Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 5 août 1880, jeudi 5 août 1880
[" No.83 XVIIIe année Ste.Anne de la Pocatière, P.Q., 5 aout 1880 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU OULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Bédaoteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019ennée.On ne s'ubenue pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par dorit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant expiration de l'année d'abonnement, ot les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l\u2019abonnement sers censé continuer, malgré même le refus de la Gasette au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration de ce journal doit être adressé à FrRMIN H.PROULX, Rédaoteur-Propriétaire.ANNONCES: Première insertion .10 centins par ligne Deuxième insertion, eto.3 centina par ligne Pour anuonosa à long terme, conditions Mbérales, Ceux qui désirent s\u2019alreaser tout partionlid- rement sux cultivateurs ponr is vente de terres instruments d'agrionlture, eta,, eto., trouverons avantagenx d\u2019asnoncer dans ce journal, MM J.B.Rolland & File, libraires à Mantrés! M.J.A.Langlals, libraire à St, Roch de Québes ont bien voulu se charger de l'agence de ls \u201c (inzotte des Cainpagnes.\u2019 BOS OCICS EET ABONNEMENT : Si la gnerre est la dernière raison des petip'es, l\u2019agriculture doit en âtre la premiere $1 PAR AN Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.ECACC ace - $ ABONNEMENT 81 PAR ax SOMMAIRE.Revue de la Semaine: Quelques détails coucernaut l\u2019Exposition de |s Puissance du Canadas, qui anra lieu daus la Cité de Montréal, devant commencer le 14 septembre ot se terminer le 2 septembre prochain ; noms des membres du comité permanent de cette exhibition et des surintendants an département d'agriculture pour cette exhibition.\u2014Les récoltes au Lac 8t.Jean promettent un grand rendement.\u2014Compte-ren- du des délibérations qui ont eu lieu à l\u2019Assemblée Législative, au enjes de la construction du chemin de fer de Québec an Lao 8t.Jean.\u2014 MM.Claudio Jaunet et le comte de Fouoault ont l\u2019intention de se mettre à la tête d\u2019un mouvement ponr engager les onltivuteurs français à venir s'établir au ac 8t.Jean.Causorie Agricole : Des maladies épizootiques et contagivuses chez les animaux ; précautious à prendre dans les deux cas.Sujets divers: Météorisationn des raminants ; moyen de les prévenir \u2014Apiculture: Du transvasement des ruches et dans quelles circonscriptions il faut le faire; de la saison couve- nable au trunvasement des ruches, Choses st autres: Acouell fait à la Gazette des Campagnes à l\u2019oc- oasion de sa dix-Luitidme année d'existence.\u2014Le progrès agricole clans notre proviuce.\u2014L'épidémie parmi les chevaux duns le district d\u2019Ottaws.\u2014Munufacture de laine et de sucre de betteraves à Bertisier (en haut).Receties : Coup de soleil.\u2014Moyon recommandé pour l\u2019enguais- sement des vaches.À nos abonnés retardataires.\u2014Nous capérous que l\u2019on répondra avec empressement à l'appel que nous faisions dans le premier numéro de la 186 année de la Gasetto des Campagnes, do payer au plus tôt les arrérages d\u2019abonrement qui nous sont dûs, Nous t'avous reçu depuis que sept piastres eur près de deux mille qui nous sont dues, Nous demandons que l\u2019on y motte un peu de bonne volonté : que ceux qui nous doivent plusieurs années d'arrérages nous fussent parvenir au moins pour le présent une partie de ce qu\u2019ils vous doivent; autrement vous serons obligé de mettre à exéoution nne menace que vous avons f iits nombre de fois sans avoir osé jusqu'à préseut la mettre à exécution : velle d\u2019avoir recours À un avocat à l\u2019égard de cenx qui so mpntrent si ubetinés À ne pas vouloir nous payer.La né.exvité cepundut nous y comtraindra et ces abonnés rota: dataiies eu - conrront dos frais judiciaires qu\u2019ils ponvent gi facilement éviter.REVUE DE LA SEMAINR Les nouvelles que nous recevons de Montréal, à l'occasion de l'Exposition de la Puissance qui aurs lieu dans la cité do Montréal depuis le 14 jusqu'au 24 septembre, nous font espérer qu'elle sera un véritable succès.Les citoyens de cette ville font de nombreuses assemblées afin d'uviser aux moyens d'aider efficacement À son organisation en accordant leur appui au comité permanent de cotto exhibition.Nos licteurs livont sans :'oute avec intérêt les renseignements suivants qui ont été fournis à La Patrie par M.le Dr G.Leclére, secrétaire du Conseil d'agriculture : De grands préparatifs se font actuellement pour donner à In prochaine exposition le plus d'éclat sible.Outre le Palais de Cristal dont la reconstrue- tion a été opérée avec une solidité parfaite, les visiteurs verront des bâtisses nouvelles construites pour la circonstance Ces bâtisses seront : lo.Un bâtiment pour l'exposition des carrosses construit d'après un plan des plus artintiques.Ce b£- timent aura 150 pieds de long ot 10 pieds de large: Zo.Un bâtiment pour les légumes, 210 pieds par 18 30.Un bâtiment pour l'exposition des machines construit dans lcs proportions relatives au nombre probable dos pièces exhibées.Toutes los machines ee ront mises en activité par une machine À vapeur de 15 chovanx de force.Cotte machine sera fournie gratuitement par un des exposants.Un arbre de couche communiguera avec le Palais de Cristal et mettra en mouvement toutes les machines doa petites indostries.4o.Un immen-e restaurant sera érigé sur le terrain de l'exposition où les visiteurs pourront prondre leurs repas À la o'rte, Co restaurant eern loué A une pers wonne exp rimontée.Le p.blic n'y sora purce quo les prix weront fixés pur le comitd d'orge.nisation qui surveillera-le service, iF IN sopauy ofl 3 .wii {TT WF don Hemp, 18 GAZETTE DES CAMPAGNES v \u2014\u2014\u2014\u2014 So.Il y aura deux bergeries A quadruples rangs, 300 mouions pourront être placés dans chaque rang.Nous y verrons aussi une porcherie à quadruples range sur une longueur de 150 pieds.Tout le long de la clôture du côté Nord-Est il y aura des étaux pour l'espèce bovine.Ces étaux pour ront contenir environ 900 sujets.60.Le Conseil à fait construire antérienrement dos étanx pour les chovaux, su nombre de 150.Cos étaux sont sans contredit los jilns beaux de l\u2019Amrrique du Nord.Ils comprennent la erèche, une pluce pour les portions, des anges ot un petil fenil avec une échelle ur y monter.Les portes seront coupées transversalement de manière A ce que Ja partie supérieure restera tonjours Ouverte pendant les heures «l'exposition, Le propriétaire des animaux exposés n'aura pas le droit de les dérober à l'inspection du publie pendant son absence comme la chose se fiinait dans les expo sitions precédentes.To.Des améliorations ont été faitos dans la bâtiment des volailles.1! y aura des cages en fil de fer toutes numérotées.Ces cages pourront recevoir 500 trios de volailles.La division intérieure a été fuile d- manière à permettre la circulation de lu foule sans encombroment, lu circulation s'opérant toujo rs dans le m me sens.Voilà pour les bâtiments.Maintenant un mot sur le terrain.Le Conseil d'agriculture a acheté de la succes-ion Bagg un tiers de plus de terrain entre les rues St, Urbain et Bleury, de sorte que le site de l'exposition sera d'environ 40 arpents en superficie.Bon Excellence le Gouverneur Général, le Marquis de Lorne, s'est engagé à présider à l'inauguration de l'exporition ie 21 septembre.Le président du comité d'organition, M.L H.Massue, de Varennes, préventors au Gouverneur une adresss de bienvenue.L'exposition s\u2019ouvriin le 14 septembre pour les industries et se termina lo 24.Liexposition agricole ne durora que du 20 ou 24 septembre.comité d'organisation pour multiplier les attraits de l'exposition a fait des arrangements pour avoir des régates à Lachine, des jeux de la Caledonian Society, un concert des symphonistes de Montréal, et uns ascension en ballon.Une troupe d'artistes de première clusse a élé engagée pour donuer des repré- sentatione au théâtre Royal.Lies joueurs de crosse de Montréal lulteront avec coux de Caughnuwuga.La somme de vingt millo piastres sera distribuée en rérompense Que les exposants.Le Conseil d'Agriculture à eu jusqu'aujourd\u2019hui des déficits vuriant de $3,000 a $8,000.Pour diminuer ces dépenses le Conseil & cru devuir charger le mode des entrées en exigeaut un certain prix pour chaque article exposé.Ue nouveau réglement n\u2019est pas préju- diciab.o sux intérets des expo ants et oontribuora uissamment à augmenter les recettes du Conseil, Autrefois pour une $1 un exposant pouvait pré penter\u2019 une \u2018variété d'objets duns toutes les clussus, aujourd'hui il payera un droit d'entrée sur chaque asticle.- Chaque exposant sera obligé d'acheter un billet d'advaission pour la durée de l'exposition.Ces billets seront vendus à des prix modérés.Le comité d'organisation engagera des corps de musique pour donner dus sérénades aux visiteurs pendant l\u2019exposition, Les prox seront adjugés jeudi, le 73 septembre.La liste sers p -bliée le 24.L* comité a fait les moilleurs Arrangements pos- sillon avec les compagnivs de vapeurs ot directeurs de chomins de fur, pour jo transport des personnes ot des objots, à des prix réduits Dex dispositions ont é:é prises avec to département des donancs pour entrée on franchise des animuux «it objets exposés venant des pays étrangors.Voici les noms des membres du comité permanent «de cotte exhibition : L M.Massue, écr., président; H.Bulmer.écr., vice-prisident; Hom.L.Beaubien, M.D.1\".P, B.Benoit, écr.M.P, J M.Browning, ocr.A.Somerville, éer., T.White, éer., À.À.Btevenson.éer., Ir.I Boivin, éer.J.B.R land, écr.; représentant la Corporation do Montréal : M.H.À.Nolson, M.Lanrent ot L.Allard.Surintendants nu déprrtoment de l'agriculture : Chevaux, Aug.Cuegrain, éor.; bates À cornes, 8.N.Blackwood, éer.; moutons, Alex.S'merville, éor.; pores, P.B.Benoit, écr., M.P,; volailles, KE.J.De- \u2018ois, écr.; produits agricoles, Le N.Gauvreau, écr.; prod sits de la laiterie, A.Cusavant, écr.; instruments agrivoles, L Beaubien, écr.; arbitre et vétérinaire consultant, D.McEchran, éer, \u2014 Les nouvellcs que nous recevons au sujet des ré- coltos au Lac St.Jeun sont des plus satisfaisantes.Les grains de toutes espèces font e-pérer un grand rendement ; Ia fenaison s'est frite duns de bonnes conditions.Il y a donc tout lieu d'espérer que les colons se relôveront de la gène qu'ils ont subi l\u2019année dernière et qu'ils se livreront avec plas d'ardeur que jamais à de nouveaux défrichemonts.Ajoutons À cels l\u2019assurance que bientôt ils auront un chomin de fer, et nous sommes certain que désorm:is rien ne le- détournera de la vocation agricole qui dès le début leur a coûté tant de travail ot de si pénibles sucrifices.Nous le disons à ls louange de nos députés ruraux A I'Avsembiée Législative de Québec, le Ill présenté à la dernière Session, permettant à la Compagnie du Chemin de fer du Québec et du Luc St.Jean d\u2019en euntinuer et pousser vigoureusement les travaux, a regu un précieux appui; on à Inissé de côté les inté- rets do parti pour ne rechercher quo les intérêts de cetto partie importante de notre psys.Nous croyons devoir donner ici lo résumé des délibérations qui ont eu lieu à l'Assemblée Législative, lors de la présentation du bill pour amend res actes voncernaut la Compagnie du chemin de fer et du lac St.Jean, le 12 juil.et dernier: M.Boutillier propose le r>nvoi À trois mois, Il cite plusieurs statuts pour prouver quo lu charte de cette Compugnie est expirée depuis plusiours annees.Cette compagnie lo wait Lrès bion, dit-il, mars il n\u2019y a pas de danger qu\u2019elle abandonne sa charte, car la lgis'ature lui à accordé un subsidede 84.000 par mille.L'orateur s'attacho à démontror que cette compagnie n\u2019est peur ainsi dire qu'un mythe et qu'elle n'a que l'intention de donner une existence légale à un corps \u201cpolitique GAZETTE DE8 CAMPAGNES \u2014 qui n'en a plus.D'après eon nouveau tracé, elle se trouve sur ub parcours de Z2 à 80 milles, à faire concurrence au chemin fer du Nord.Il soumet des docu- meuts par lesquels il essaie de démontrer que la com pagnie n'a pas fait un seul calcul précis, c'est-à-dire que tout est approximatif: longuour du chemin, niveaux, etc.Il dit que le trucé le plus court et que la compagnie aurait certninement dû adopter, n'était as celui de St, Raymond et de la rivière Juequesartiet, Hiiis de St.Alban et Ste.Jeanne de Neuville fuisunt jonction aveu le chemin fer du Nord et lui sorvant pour ainsi dire de tributaire au liou de lui fuire une concurrence quelconque.le plus, dit il, pur 86 tracé, la compagnie transporterait ses passagers et sun fret à Québec dans une hovre ou une heure et demie de moins que pur le sion.Mais les limites à bois que possèdent par là les directeurs de la compagnie sont peut-être pour quelque chose dans l'affaire.M.Beuudet dit qu'il est en mesure de prouver que la compagnie peut construire on chomin de fer de première cla\u2018so sur le tracé qu'elle a adopté.Ilin dique In différence des niveaux depuis St.Raymond jusqu\u2019au lac Simon, distance de onze milles et qui est le point le plus difficile de la ligne.M.Beaudet dit u\u2019il ne voit pas en quoi ure compagnie dont les ac tionnaires ont dépensé pour atteindre leur but In somme de $500,000 ne serait pas sérieuse.Le député de Rouville a dit que les directeurs avaient des limites à bois sur le tracé dans un but de rpéeulation personnelle.Les directeurs ont certainement des limites sur la ligne, mais ils sont nssez désiutére-sés pour ne pas insister dans un but de cupid:té.Is veulent doter cette partie du pys d'une voe ferrée.et au nom «le la compagnie je puis affirmer que le chemin d'ici à St, Raymord sera terminé 'nutomne prochain ot gue duns quatie ans la ligne entière sera construite.Je tiens surtout à informer le député de Rouville quo nos bons eont négociés et que les affaires de lu compa vie ne laistent rien à dé-irer.M.Rinfret parle dans le même sens.I\u2019 Hon.M.Ross dit que le meilleur moyen de repa trier les Canadiens c'est de les empêchor de partir en ouvrant des townships et en accordant aux colons tous les avantages possibles.Je consilère la construc tion du chemin fer du lac St.Jean comme une entreprise nationale et je trouve singu'ier, | Our ne pas dire plus, que le député de Rouville fusse une pareille op; osition à un projet qui mérite à tous égards l'en- coursgement du gouvernement, dos municipalités et du publie, Il prouve que lu charts de la compagnie n\u2019est pas expirée.Lo député de Rouville n'a aucune expérience pour jugor des pluns de la compagnie ; il n fait an chemin de for sur le papier et il n'ira proba blement jum:is pus loin que le papier.Le seu inte- rét pécuninire qu\u2019il voit dans l'entre prisu, c'est l\u2019inté rêt pécninire des colons du lue St Jean.Nous avons changé il est vrai quelqne jeu le tracé primitif, mais je demande si nous n'avions pus le droit de demander certains amerdements à notre charte, du moment que cex amendeme- ta ne tenduient qu'au succès do l'entreprise.On dit g @ nous voulous fuire de la con- onrrence su chemin for du Nord.Faire de lu concurrence à un chemin que nous avons sollicite ot demandé kur tous les tons depuis 25 uns et que nous avons enfin réussi à obtonir! Allons donc, cette sup 19 position est des plus ridicules et je n'y attache aucune importance, M.St Cyr dit quit n'est pas opposé À l'entreprise, loin de là; mais la province a déjà donné pour ce chemin des sommes considérables et la compagnie n\u2019a pas encore adopté pour ainsi dire définitivement ron tracé.Toutes ces tergiversations ne lui plaisent pas, et c'est ce qui l\u2019a induit À seconder la motion du député de Rouviile.M.Dupuis dit entre autres choses, que tont le monde déplore le départ nombreux de nos compatriotes pour les Etats-Unis, C'est donc À nous députés, a t il ajouté, de nous en occuper et de leur donner une autre direction.L'ouverture d\u2019un chemin de fer vers l\u2019im- men-e territoire Saguenay, est ce que nous avons de mieux à faire pour ia colonisation ; et quand les colons connaïtront l'étendue, le sol et le climat de ce territoire, ils ¢'y dérigeront de préférence aux Etats Unis et même 4 Manitobs, si vanté et cependant moins avuntagoux pour la colonisation que le Saguenay, par son manque de bois de commerce et de chauffage.Dans un pays très froid, une forêt est une chose inappréciable, attendu qu'elle peut être exploitée dorant l'hiver tout en servant à la consommation individuelle.M.Dupuis dit que plusieurs de ses constituants sont allés visiter ce pays fertile et qu'ils y ont fait des acquisitions considérables de terre.Ces gens étaient très compétents en matière agricole et le choix qu\u2019ils ont fat indique que nous devons faire tout en notre pouvoir pour doter cette partie floris- saute du pays d'une voie ferrée.Le bill a été udopté par une division de 28 contre 19.\u2014- Les journanx de Québec annoncent que MM.Ciaudio Junnet et le comte de Foucault ont résolu de re joindre à lu rociété de coloni-ation de Q »ébec pour travailler à coloniser ls vailée du Lac St.Jean.A leur retour en France MM, Jannet et Foucault se mettront à la tête d\u2019un movement pour engaxer les cultiva- tours français à venir s'établir daus cette partie du pays.CAUSERIE AGRICOLE MALADIES ÉPIZOUTIQUES ET CONTAGIEUSES CHEZ LES ANIDIAUR, Il n'eut pas de semaines où les journaux u'aient pas à annoncer dns certains endroits de notre pays, l'apparition de maladies épiznotiques ou contagieuses parmi les animaux de toutes espèces, A différentes saisons de l'année, et le plus souvent los oultivateurs éprouveut des pertes considérables, ne sachant les revenir parce qu'i's ignorent leur cause, et ne peuvent es contrôler.Nous croyons nécessaire de présenter aux cultivateurs quelques considérations générales propres à les guider dans les moyons de garantir leurs bestiaux d'épizootie ou maladies contagieuses.On n donné le nom d\u2019épizootie nux maladies qui at taquent en mémo temps une grande quantité d'soi- maux ; il correspond : ce qu'on appolle épidémie, relativement à l\u2019homine.Bosucoup de personnes confondent les épizuoties Avec les maludios contagieuses ; mais il est très important de les distinguer, et en le peut toujours quand te rer a on considère que les dernières se communiquent par le contact médiat ou immédiat, et ge les premières tiennent presque toujours À une constitution atmosphérique particaliére, À des aliments ou À des boissons altérées.Cependant il cet des temps et des lieux où certaines muladies contrgieuses sont si générales, qu'il est permix do les appeler épizootiques.Nous avons dit que les maludies épizootiques prenaient leur origine dane la constitution de I'atmos phère.En effet, les observations ont constaté que c'était pendant les grandes chaleurs de l'été, duns es temps humides du printemps et pendant les brumen de l'automne qu'elles naissaient le plus souvent.On elte la disparition de ces maladies presque du jour iu Jendemain par le changement de l'état de l'air, par le changement de climat on même seulement de position ; par exemple, en conduisant les troupenux de ln laine aur la montagne, des lieux découverts, dans les bois touffus, d'un marais sur des terres sèches.d'une vallée sans courant d\u2019air 8 r des sommets battus par tous vents.Des écuries trop basses, trop rarement neltoyées et par conséquent trop humidus, trop susceptibles de dégager des gaz délétères, peuvent aussi donner lieu à ds épizooties, ot malheureusemont ecs écuries sont eneore trop communes dans !A plupart de nos fermes.On ne peut nier qu'elles ne soient dues quolquefois À ls mauvaise nature des aliments et des boissons, car il y & êté constaté que plusieurs avaieut été la suite : lo.d'inondutions et de pluies qui avaient altéré ln qualité du foin, ou qui s'étaient opposées À ce qu\u2019il devint bon; 20.de séchore ses qui avaient umené po sitivement les mêmes résultats en sens contraire; Be.de la multiplication outre me-ure de certainex plantes nuisibles duns los pâturages ; 40.de l\u2019ultéra- tion des eaux servant à abreuver les bestiaux.Cette dernière cauve est très commune et n'est presque jamais observée.Le cultivateur ne doit ae manquer de ln prendre en considération.Toile marre, tel étang même où on a abreuvé sans inconvénients les bestinux d'une ferme pendant plusieurs mois de Fannée, pout devenir pestilentiel après une grande sécheresse pendant les jours les plus chauds de l'éte, par la putréfuction résultant du la mort des :inimaux v'elle contenuit, de la concentration du mucilage jen matières végétales qui s\u2019y trouvaient dissoutes, ete.Le di faut d'eau est encoru une cause très fréquente d'épizootie.Dans les endroits où l\u2019on souffre actuelle ment de la sécheresse, où par conséquent l\u2019eau manque et ne peut suffire au besoin des animaux nu pâturage il est important d'y placer des abre:voirs tempo raires et d'y charroyer de l\u2019eau ufin que les animaux n'alent pag à en munquer.Si l'on pouvait caleuler le dommage que l\u2019on éprouve en laissant les animaux souffrir de la soif, on n'hésitorait pas assurénient à prendre les précautions que nous venons d'indiquer On peut conclure de co que ross venous de dire que les maladies épizootiques proprement dites ne se communiquent ni par l'air ni par l\u2018attouchement.quoique l'état de l'air les fusse quelquefois naître, o! que tous les animaux d'un troupeau, tous los trou eaux d'un pays en soient attaqués cn méme temps.Poles tous les troupraux d'un canton, et même toutes les bites d'une ferme, lornque les premiers xymp- tdmes d'une épizootie wannoucent dans ce canton, GAZETTE DES CAMPAGNES re \u2014 = ge n'est pas moins une opération nécessaire, our excès de préesution nuit rarement; mais le plus important s\u2019est de changer le plus promptment possible de nourriture, de boisson, etc, Quant aux maladies contagieuses se communiquant d'un animal malade avec un animal sain, le cultivateur rvigneux peut toujours éviter qu'une contagion g'elconque fusee des ravages parmi res bestiaux, puisquil ne r'agit que de les empêcher de communiquer avec d\u2019vutres, d'isoler suns rotard ceux qui prennent une maladie contagieuse, et de détruire ou [aver avec des acides ot de l'esu de chaux les ustensiles que ces dernières ont touchés ou pu toucher.Il est des animaux qui sont plus euscoptibles que d\u2019autres de prendre contagion ; par exemple, ceux qui eont jeunes ou ceux qui sont d\u2019une nature faible.On divise les maladies contagieuses en deux classes, suvoir : celles dont l'eff-t est lent, et celles qui mènent rapidement à la mort.Les gouvernements, en Europe et nilleure, ont fait des lois «oercitives, soit temporaires, soit permanentes, pour arrêter les maladies contagieuses; mais comme souvent il arrive qu'on les spplique inconsidérément, et qu'on ne distingue pas toujours les maladies épizootiques et endémiques, il est encore incertain si elles n'ont pas fait plus de mal que de bien.Tuer tous les bestiaux d'un cunton est bien le moyen de les empé- cher de prendre la contagion, mais co n'est certainement pas un moyen de l'empécher de se propager, puisqu'il suffit qu'un animal se soit frotté contre un corps quelconque, un arbre, par exemple, que quel- qu\u2019un uit négligé de désinfecter son écurie, son étable, sa bergerie, etc, pour rendre nuls les effets de ce mas.sucre, Combien de chevaux qui n\u2019étaient réellement, pas morveux, de brubis qui n\u2019étuient pas clavelées, ont été victimes de ces lois! L'instruction, linstroction, répéterons.nous, et les maladies contagieuses foront moins de ravages dans nos campagnes.L'établisacment des écoles vétérinaires et l'enscignement de l\u2019art vétérinaire dans nos écoles d'agriculture, peuvent être uno diguo plus certaine contre leurs désastreux offets que tous les moyens violents employés.Nous ne voulons pas dire pour cela que les autorités ne doivent pas faire des régle- ments pour cet objet, mais noss croyons qu\u2019ils doivent rarement ordonner ls mort des animaux, et jamais vans l'avis de vétérinaires éoluirés.La société a cor- tainement le droit de fuire un mal particulier pour opérer un bien général ; cepondant fo respect pour la propriété doit engager à n\u2019agir dans ce cas que lorsqu'il est prouvé qu'il n'y à pus d'autres moyens à employer.Les maladies véritablement contagieuses sont, pour les chevaux, la morve « t lu furcin ; pour los moutons, le claveau : pour tous les animaux, le charbon, la gale ct enfin lu rage qui parait naître spontanément que dans le chien.Quant à ln dyssenterie, aux fièvres malignes, à la go :rme, aux dartres, ote., il n'est point certain qu'elles soient dos maladies contagieuses, ou on pout croire que si elles ls deviennont quelquefois, c'est nu moyen du circonstances extraordinuires.Les deux premières sont souvent épidémiques ou ende- miques, et les deax dernières wont plus souvent un bien qu'un mal. GAZETTE DES CAMPAGNES 21 Le ______\u2014 - Nous avons indiqué plus haut les précautions généra\u2018e À prendre contre les maladies contagieuses; mais il convient dans l'intérêt du cultivateur qui se trouve éloigné quelquefois d\u2019un vétérinaire, de les déve'op;er avee plus de détail.Dès qu'un cultivateur apprend qu'il y a dane son voininuge, des animaux qui offrent les premiers symptômes des malsdies décrites plus hiut, il empêchora les siens de communiquer avec eux.Il n'enverra plus ses Chevaux, ses bœufs, ses vaches, ros moutous, au pâturage avec les animaux sinsi atteints de maladie ; l empôchera même sca serviteurs d\u2019allor dans lex écuries infectées.Chaque jour il recherchera des informations eur les progrès du mal ; si les propriétaires des bêtes malades ne prenneut aucune précaution contre les dangers de la communication, il ea pre.viendra l'autorité et 1a requerra de les y contraindre : ces précautions, il les continuera tant que durera la maladie et quelque temps après.Si c'est purmi ses propres animaux que se deve loppe la contagion, il inofera aussitôt ceux qui scront attaqués, soiten les mettant dans une écurie, où il n\u2019enirera jamais que lu même personne, soit en les plaçant daus des enclos particuliers, et il appcllers un véterinaire entendu pour leur dontier res roins.Inu tile de dire ici que l'on doit évitur de s'adresser à des charlatans.Si l'animal meurt.ii lo fera enterrer à quatre pieds de profondeur uu moins; C'est une sige récaution que souvent on ne remplit pas, car il n'est pas rare de voir des animaux morts de maladies con- tagiouses séjourner pendant plheieurs mois, à peine couverts de terre, dans le coin d\u2019un champ, si on ne les dépose pas sur le bord d\u2019une rivière ou du fleuve, Que l'animal meurt ou guérisse, lo propr'étuire prendra contre la propagation de la contagion par attouchement des objets qui ont été touchés par cet animal, les précautions suivantes : 10.Ii fera brûler dans un lieu écarté la litière et le re-te du foin qui ve sont trouvés dans l'écurie au mo ment de la mort ou do la sortie \u201cle l'animal, 20, Il luvera avce de l'eau chaude les mangeoires, rateliers, longes, harnois, enfin tout ce qui # pu servir à l'animal.40.Enfin, quelques jours après, il feru blauchir les mure à la chaux et répandre de l'eau du chaux sur le sol.Pour plus de sûreté, il lavera une seconde fois avec de l'eau de chaux les crêches, rutaliers et autres lieux qu'il croira avoir éte plus particulièrement infectés.Tout donne À croire qu'au moyen de des précuutions les principes de contagion seront détruits, et qu\u2019il n'y aura plus motif de craiudre de mettre des ani maux euins dans ce local.Météorisations des ruminants.Moyen de les prévenir.\u2014Lre moyens présorvatifs des métévrisations découlent naturellement, comme ceux de toutes los maladies, des causes qui peuvent les déterminer.lo.Ne pas donner d'aliments verts qui so seraiont échauffé« on tas ; 20.Ne pus conduire les animaux dans los pâtu ra notamment dans les trofles et les lizernes, avant que le soleil ait débarrassé les plantes de l'humidité qui les recouvre.Dans le oss où l'on sorait obligé de faire pâturer dus\u2019 herbes fraîches.donner une ration de fourrages secs où de paille à la bergerie ou à | étable avant le départ, nn de sntirfaire au premier besoin et d'empêcher que les animuux ue mangent avec voracité, Qu'nd 'es pâturages svront tout à la fois abondants ot snoculents, comme ceux formés dans les prairios artificielles, conduire d'abord les animaux dans los on- droite où los herbos sont cluir-semées, ne les mener dans los trèfles que quand l'appétit sera déjà diminué, puis les éloigner de cos lieux aussitôt qu'on verra la pean du fl-ne gauche être de niveau avec li dernière côte ct lu hanche ; ne rovenir dans ces pAlurages que quand es anim ux auront ruminé et en partie digéré ; 30.Ne jimais |ixsar sans transition du vert au sec ni du sec au vert.Pundant l'hiver, alterner les aliments secs avec des racinos fourragères, telles que: betteraves, carottes, pommes de terre, navets, choux, topinambo rs, cte, ou tout nu moins du grain cuit, seigle 01 orge; suler les aliments pour riguiser l\u2019appétit ot favoriser In d'gestion.Eviter de donner des foins nouveaux qui en fermentant dans le rumon, peuvent déterminer des météorisations; ne les donner qu\u2019en petite quantité, en ayant le soin de rafraichir les an'maux, si on était nbsolument forcé d'en faire Usage ; 40.No pas luisser endurer la soif aux animaux, afin qu'ils ne prennent pas une trop grande quantité d'eau à la fois.Tels seraient à peu près les moyens de préserver es ruminants de météorisutions.Nous venons de dire que, pondant l\u2019hiver, il est bon d'alternér la nourriture sèche avec des racines four- ères.5 Rien n'est plus contraire à ln santé ot aux habitudes des ruminants qu'une alimentation eèche, et, par son usage oxclürif, nous ne pensons pas qu\u2019il soit ossible d'entretenir ces animaux avec profit.Le son, a drèche et les grains cuits, tout en produisant de bons effets sous lo rapport de l\u2019engrai-sement, ne peuvent pus remplacer les racines fourragères pour contre-bulancer les funestes effets d'une nourriture échauffante, et coûtent toujours plua cher.On ue saurait objecter qu\u2019il faut de bons terrains pour la culture des racines; nous répondrions avec conviction que partout on peut les cultiver, et que là où les plantes pivotantes ne viennont pas, les tubercules ponssent; nous dirons plus, et l'expérienos le prouve, quelque soit la qualité du sol, sans récoltes sarclées, tout bon assolemer.t est imposs'Lle.La betterave, la carotte, le navet, la pomme de terre, le topinambour, le panais, tout en permettant d\u2019ameublir et de nettoyer parfuiteraent la terre, sans avoir besoin de recourir à la jachère, produisent, pour la plupart, le plus de nourrituro sur un terrain donné, rafraichissent les animaux, les tiennont en bonne san- tà en les nourrissant bien, favorisent l'engraissement, angmentent la sécrétion laiteuse, préservent les nourrissons d'un fait trop échanffant, préparent l\u2019économie à la nourriture verte, s'opposent enfin au développe: ment des météoriantions et des irritations gastro in.testinuler, si fréquentes pendant l'hivernage, etc.La culture de ces racines, romme on le suit, n\u2019offre pus de difficultés sérieuses, et los avantages qu'elle 22 GAZETTE DES CAMPAGNES \u201c= provare compensent largement les frais qu'elle nécessite.Cultivous donc les racines fourragères ; faisons les entrer d'un quart, d\u2019un tiers et quelquefois même de moitié en poids duns la nourriture sèche; nous pourrions ainsi élever et entretenir plus de bestiaüx, les conserver en bonne santé, avoir plus d'engrais, do meilleures récoltes, ot, partant, concourir à augmen ter le bien être général.La culture de Ia belterave A sucre, que le Gouvernement de la Province de Québec doit enconrager d'une manière efficace, ser.it un acheminement vers cette importante amélioration dans notre culture.Les vultivateurs ne devront so refuser à entror dans cette voie en s'engugeant à cultiver un lopin de terre en betteraves, afin de pouvoir alimenter les manufactures de sucre de betteraves qui doiveut commencer leurs opérations sous peu de temps.Le succès de ces ma nufuctures dépendra entièrement de la bonne volonté des caltivateurs.Que chaque caltivateur cultive au moins un arpent en beiteraves, et les usines seront parfaitement alimentés, du moins pour le début d- vette importunte exploitation, or mette ee Apiculture.Du transvasement des ru hes, et dans quelles circons tances il faut le faire\u2014Ce transvacement doit avoir lieu : Yo.quand là ruche est vieille ou mauvaise; 26.quand leu abeilles sont tellement attaquées de faueses Leignes qu'il faut absolumeut enlever tous les gi teaux pour los en délivrer ; 30.Quand on veut enlever toute la production sans détruire les abeilles; 4o.Lorsqu'on a des ruches faibles en abeilles et en provisions, et que la ruche étant t:op grande, les aboilles ne sauraient assez lchauffer pour résister à l'hiver, De la saison convenable au transvasement des ruches.\u2014|) faut naturellement choisir le temps et la saison où les abcil'es puissent réparer leurs pertes, et remplacer, par d'autres provisions, celles qu\u2019on leur prend pour effectuer ce transvasement.Le commencement du mois de mai est donc le temps le plus convenable : plus tar, les abeilles ne trouveront pas grande ré- culte à fuire pour l'hiver ; il faudrait alors les nourrir pendant cette saison, si on voulait les conserver, encore courrsient ellus risque de mourir de froid, malgré toutes les précautions, la ruche n\u2019étant ni assez pouplée, ni assez remplie.C'est donc à l'époque indiquée ci dessus qu\u2019il faut transvaser les ruches inuuvaises ou trop vieilles, et celles qui sent ravagées des fausses Leignes.On peut différer, jusqu'à ln fin de l'été, le transvasement de celles qui sont peu fournivs d'aboilles et de provi sions.Pendant ja bolle saison, il y n lieu de croire que l'abondance y renaitra de toutes man'ères ; en outre on perdrait le couvain, capable de réparer lui weul les perles qu'on voudrait prévemr dans le courant de septembre, où il y a peu de récolte à fuire pour les abeilles, ni d'essais attendre; on doit alors réunir les ruches faibles pour les di-poser à passer l'hiver sans dang-r.Il ne faut pus prendre les provisions de lu ruobe qu\u2019on « réuni à une autre.il faut, au contraire, les mettre dans ls ruche, et y ajouter du miol ei la rovision n'était pas assez abondante pour sllvr jus qu'au printemps; on attache les gâteaux duns ln nouvelle rache avec des chevilles qui passent et qui traversent coux qui y sont et coux qu\u2019on ÿ met, \u2014\u2014 A \u2014\u2014\u2014\u2014 Choses et autres.Accueil full à là \u201c Gasette des Campagnes.\"\u2014Les amis de notre jourval ne nous en voudront pas si nous publions aujonr- d\u2019hui ce qu\u2019ont dit de la Gasette nos confrères de la presse, Re: cevant un octroi du Gouvernenient, il importe qu\u2019il suche 06 que l\u2019on dit de nons.Si nous avons réussi à opérer quel ue bien armi les cnltivateurs, malgré notre peu de capacité et nos uibles ressources, nous pourrions faire davantage si ii0n8 pou- vlona nous faire sider et n'avoir pas à nous occuper de Îa direction miatérielle de notre imprimerie.On pourrait dang ce sens veus yenir en aide en se faisant ün devoir de payer régu- lètement le prix de l'abonnement.Ce.n\u2019est pas exiget Vesucoup que de demander ce qui nous est dû.La \u201c Gaxeile des Campagnes.\"\u2014La Gazette des Cam; vient d'entrer dans sa dix-huitième année d\u2019oxistonce, Cette excellente revne agricole qui n\u2019existe qu\u2019au prix du plus pur dévouement de son propriétuire, à rendu et rend tous les jours des services signalés à la noble cause de l\u2019agricultwre.Nous eonatatons gue les journaux de la province et du Nouvead Brunewick donnent place dans leurs colontes à la plupart des articles qui traitent spécis'ement d'agriculture.Nous en félicitons notre confrère, et lui faisons les meilleurs souhaits de prospérité.*\u2014 Courrlor du Canada\u2014 En Gazette des Cam vient d\u2019entrer dans ss dix-hnit- ième année d'existence.Nous souhaitons à notre confrère tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite de recevoir.\u2014Le Franco-Canadien, \u2014 La Garette des Campagnes vient d\u2019eutrer dans ss 18e année d'existence.Nous souhaitons à notre oxcellent coufrère, qui remplit aveo taut de dévouement et d\u2019liabileté un role si utilé à nos agri: eulteurs, tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite de recevoir.\u2014Le Nouveuu Monde.Anniversaire \u2014La Qusette des Campagnes vient d\u2019entrer dans la 18ième année de son existence.C\u2019est un bel Âge, mais cette feuille est trop indispensable à nos cultivateurs pour que nous ne formions pas ici des vœux pour qu\u2019elle coule encore de longs jours.\u2014Ze Nouvelliste de Quebec\u2014 La Gazelte des Campagnes vieut d'entrer dans sa 18e année d'existence.Nous souhaitons à notre excellent confrère tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite de recevoir pour l\u2019habileté et le dévouement qu'il met au service de la cause agricole.- Gazette de Joliette, \u2014 La Gazette des Campagnes vient d'entrer dans la 18 anuée de son existence.C\u2019est un bel Âge, mais cette feuille est trop indispensable à nos cultivateurs pour que nous ne formions pas ici des vœux pour qu\u2019elle coule encore de longe jours.\u201474 Canada, \u2014 La Gazette des Campagnes vient d'entrer dans «a dix- huitième année d'existence.Cette importante publication mérite à plus d'un titre l\u2019enconragement.Les cultivateurs surtout ne devraient pas manquer de s\u2019abonnur à ce journal qui renferme a chaque bu- méro «es choses si utiles à l\u2019ugriculture.\u2014 Nous nous joignons à tous nus confrères pour souhaiter à la Gazette des C'ampagnes tout le snccès qu\u2019elle mérite.\u2014La Concorde, \u2014 La Gazette dea Campagnes vient dl\u2019entrer dans ss 186 année d'existence.Noa souhaits de prospérité à notre excollent confrère.\u2014 Le Constitutionnel\u2014 La Gaseltedes Campagnes vient d\u2019eutrer duns su 186 année d\u2019existence.Nous souhnitons à notre excellent confrère, qui remplit avec tant de dévonement et d\u2019habilelé un rôle si utile à nos agriculteurs, tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite do recevoir,\u2014 Courrier de St.Hyacinthe.\u2014Le Messager, publié à Lewiston, anx Etats-Unis, tout en publiant l'accueil fait à lu Gazette des Campagnes, njoute ce qui auit: \u201cNous joignons nus félicitations à celles du Courrier du Canada, et nous somrnes d'autant plus «lisposé à souhaiter lon- que vie à notre coufière de Ste.Anne, que none nons preposous e le piller régulièrement au profit de nos abonués, qui dé- wireut acquérir de précieux renseiguemeuts sur l\u2019art agricole.\u201d GAZETTE DES CAMPAGNES 23 \u2014Nous n'avons pas d\u2019objection à être pillé, si l'on donne crédit aux articles qe sont empruntés à la Gazette des Campagnos, ear notre journa agne à être connu.\u2014Z\u2019Echo d\u2019Iberville, la Foix du Peuple et le Nord reproduisent presque tous les articles de 1s Gasetté \u201cdes Campagnes, partie agricole, sans une seule fois lui en donner crédit.L\u2019Electeur, le Moniteur Acadien et l'Echo d'Iberbille out égale\" ment fait un bon accueil à la Gazette des Campagnes.L'agriculture dans notre pare Vécrivain du Courrier du Cerada, après avoir établi par des chiffres qne les cing plus Anciennes p ovinces de la Phissance du Canada sont tout ausei prospères que l'Etat le plus riche de l\u2019Union américaine, termine en disant: \u201c Nous ne craignons pas d\u2019avancer que Vart agrisole progresse seneiblement daus la Province de Québee, et que la rontine disparait pour faire place à une culture fondée sur le Lon sens et sur une méthode rationnelle, que le Journal d'agriculture et 1a Gaxette des Campagnes ont largement contribné à inculquer daus l\u2019esprit de nos populations rurales.Aussi ces deux publications méritent l\u2019encouragement de tous ceux qui ont à cœur le développement de l\u2019agriculture, nuique bare de notre prospérité.\u201d F \u2014 M, l'écrivain du Carwada rapporte que léyidémie parmi les chevaux se répand rapidement dans Je district d'Ottawa ; mais grâce aux précautions qui ont été prises, peu de cas se sont terminée futalement.\u2014 Un correspoudant du Courrier de Montréul rapporte qu\u2019une manufacture de laite est en voie de construction à Berthier, en haut; quo le proiet d'établir une manntucture de sucre de Letteraves est à la voille de se réaliser.Cela avec le commerce considérab'e qui se fait à Berthier tous les ans, sur le foin et le rain, va certainement faire de cette localité uue ville des plus mportantes de la rive nord du St.Lanrent.Ce correspondant ajoute que ces grancles améliorations sent ducs en grande partie à l'initiative et à l\u2019esprit d'entreprise du curé de la paroisse le Révd M.Champeau, et au député de la Chambre Fédérale M.Cuthbert.RECETTES Coup de soleil.Les hommes, et enrtont ceux qui ne sont pas habitués à vivre au milieu des champs, sont exposés aux coups de soleil, c'est-à-dire À éprouver sur ane partie de leur corps aue in- flummation circorscrite et d\u2019une nature particulière, qu\u2019on sttribue à l\u2019action d\u2019un vaisseau de rayons solaires plus chauds que les autres sur les fluides qui abreuvent la peau, fluides qui prennent alors une température très-élevée, et qui réagissent sur is chair pour la brûler comme do l\u2019eau bouillante.Les effets d\u2019un coup de soleil sont donc absolument les mêmes que ceux de l\u2019eau chaude, et se guérissent par de semblables moyens; c'est-à-dire l'alcali volatil étendu d\u2019eau, la solution affaibli de potasee, les aduucissauts huileux et autres.Les animaux domestiques, couverts de poils et habitués au raud soleil, doivent être moins sujets à cet accident que fhomime, mais il est probable qu\u2019ils n\u2019en sont pas compléte- ment exempts, quoiqu'il n\u2019en evit pas fait meution daus les traités de médecine vétérinaire que nous possédons.; Dans ce cas, outre les applications des outaplasmes alcalinu d'abord, et huileux ensuite, il faut mettre les animaux à l\u2019eau blanche, et les rafraichir par tous les moyens possibles.La saignée cat quelquefois nécessaire, c'est-à-dire lorsque l\u2019inflammation s'étend beaucoup.Il n\u2019en est pas de même des plantes ; les coups de soleil sont pour elles tine fréquente cause d\u2019altération et même de mort subite, les amatours de culture n\u2019en ont que trop souvent la preuve.Ce sont surtout les plantes qu\u2019on tient dans la serre Qui y sont sujettes ; austi ne doit-un jamais les exposer subite- Dient au soleil lorsqu'on les sort.Ii n'y a pas plus de remède contre les effets des cups de soleil sur l\u2019écorce des arbres, sur leurs feuilies, sur leurs fruits, que contre la brûlure, qu est une sorte de coup de soleil.Rarement un coup de soleil frappé un srbre ou un arbuate de mauière à le faire mourir ; mais les plantes annuelles pé- Tissent souvent instantanément par cette cause.Ce sout surtout les plantes on parties de plantes étiolées qu\u2019il est dangereux d'exposer au sol de soleil qui frappent les s plantes.On ne peut que les prévenir par des abris et autres précautions nécessitées par dea circonstances dans lesquelles lcs plantes se trouvent placées, Moyen recommandé pour l'engraissement des vaches.On divise des pommes de terre à l\u2019aide du coupe-racines, on en place un lit dans un ouvier, puis en recouvre avec us lit de son ; sur ce son on place de nouveau des pommes de terre, puis encore du son, et ainsi de suite jusqu\u2019à ce que la envier soit rempli.Alors on le couvre et on le Inisse dans un lien dont la température n\u2019ait pas mois de dix dégrés centigrades.Au bout de quarante-huit heures on sent une odenr d\u2019esprit-de- vin qui se dégage de la masse ot qui indique que ls ferments- tion s\u2019opers.À ce moment, on mélange bien Jes powmes de terre et le son et on les donne à manger au bétail.Les vaches, aseure-t-on, eont très-friandes de cette nourriture et leur lait acquiert une qualité remarquable.Donze à quatorze livres de pommes de terre, moitié moins de son et quatre ou six livres paille hachée, suffisent largement pour l'a'imentation d\u2019une varhe ordinaire.Nous ferous remarquer eu passant qu'il ne faut point se servir de pormmes de terre germées.iii 83 Hy : COLLEGE DE STE.ANNE COMTÉ DE KAMOURASKA PROSPHOTUS Du Cours commercial et du cours classique.Le Collége de Ste.Aune de ta Pocatière, situé à 75 milles en bas de Qu , fondé en 1827 par M.C.F, Psinchand, est ad- mirsblement situé sur un côteau élevé, à uno petite distance du fleuve St.Laurent et & un demi-mille de le gare da Grand- Trone.Il réunit à un dégré émineurt les avantages de la retraite et de In salubrité; ses parterres magnifiques, les arbres superbes et touffus qui environuent ers cours de récréations, et Is belle montagne qui \u2019svoisine, en font un des sites des plus ittoresques ct loa plus agréables qui se puisse rencontrer, Tous Pes ans on fait, tant à l\u2019intérieur qu'à l\u2019extérieur du Callége, des améliorations propres à en reudre le séjour de plus en plus agréable aux élèves.Education morale et physique.\u2014L'onseignement religieux tient le premier rang dans l'éducation des jeunes gens qui fré- quenteut cette Institntion.Le oulte est la religion Catholique, cependant on admet les élèves qui en profvsseut une autre ; mais dans un but d'ordre et de régnlarité, tous sont obligés d'assister aux exercises religieux ce do se conformer au réglement de l\u2019Institution.En tout temps et en tous lieux, les élèves sont placés sous le vigilante surveillance du lours maîtres.Les lettres que les élèves reçoivent on écrivent sont soumises à l\u2019inspection du Directeur des Ecoliers.La santé des élèves est, pour lea Directeurs du Collége, l\u2019objet d\u2019une tendre nollicitude ; anssi veillent-ils à ce que les sli- Inents soient sains et ubondauts.oil, Il n°y à pas de remède contre les coups © Les réoréations sont distribnées de manière à faciliter Je dé- lassewieut du corps ot de~Pesprit.La salebrité de Veir gn'en > GAZETTE DES CAMPAGNES respire à Ste.Anne de In Pocatière esl très-propre à conserver et à fortifier In santé des élèves ; wnis lorsqu'ils ront malados ils sont reçue à l'intirmeris où îls ont tonjours près d'eux un des maîtres.Tnetruction.\u2014Le cours d\u2019étude se divise en deux sections: le Cours Classique ot lo Cours Commercial ou Anglais.Le Cours Classique embrasse les cours de Science, ds Philosophie, de Littérature, d\u2019Hiatoire, de Latin et de Grec, tels qu\u2019ils mont enseignés dans les autres Colléges et Séminaires de cette Province.Le Cours Commercial comprend les grammaires Française et Anglaise, l'drithmétique, In Géographie, l'Histoire Sainte, des cours «le Lecture et «le Calligraphie, le Desscin linéaire, le Toisé, Aux 6x- «rcises élémentaires de Narration et de Correspondance, ln Tenite des livres (en partie sitiple «t en partie double).Droit commercial, Correspondance Commerciale, Fchange, Banquerie, Commission, etc., ete., cto.Après le Cours Commercial les Elèves, avec l\u2019agrément de leurs parents, passent dans le Cours Classique.Le Cours Classique et le Conra Commercial murchent côte à côte, mais séparément et insiépendamuent Pan de l'antre.Les jeunes gens qui se préparent ailleurs à entrer dans le Cours Classique, ne sont admis que lorsqu'ils conuaissent le Français à pou près complétement; -l\u2019étade préalable de l\u2019Au- Blais n\u2019est pas aussi etrictement exigé.Observations.\u2014Les quart-pensionnuires ct les externes te doivent s'ulbaeuter d'aucun ex reice du Collége sans permission.Outre les Bulletins semestricle transmis aux parents et les récompenses décernées à la fin de l'année aux Elèves qui se went le plus distingués, dans leurs classes respectives, pur leur progrès et leur bunue conduite, les Dir: cteurs du Collége ont établi, dans les deux cours, des sociétés littéruires qui sont des moyens puissants d\u2019émulation.Dans le Cours Classique, il y n la Raolété \u201cSt.Thomas d\u2019Aquin, \u201d et In Société \u2018* St.Louis de Gonzague \u201d dans le Cours Commercial.Deus médailles ot autres «décorations d'honneur sont distribuées sulon le mérite.Conditions : Le prix do lu pension pour les dix mois de l\u2019année scolniie est : Penstonnaires $100 + Pensionnai: 40 Exterues.2 Payable d\u2019avance et on trois termes : le premier à la rentrée, te second au 10 décembre, et le troisième au 20 mars, On ne réduit rien sur le premier terme en faveur de ceux qui arrivent après l'ouvertnre des classes, nou plus que sur le dernier & Pégnrd de ceux qui sortent avant la fin de l\u2019année.Dans | - le cours de l\u2019année il n\u2018y a déduction que pour une absenco d'au moins (leux mois.Abonnement a la Bibllothdque.15 cts.pur mois, Infirmerie dans le Collége (en sus de la pension) 15 cts.par jour.Les livres, papier, plumes, ete, peuvent être fournis par les parents où tuteurs, on par l\u2019Iustitution à des prix modérés et payés d'avance.Les élèves sortis d\u2019une autre maison no sont adwis que sur les meilleurs renseignements.Les offots que les parents doivent fournir, outro les habits, mout: nue valise, ou un coffre ou un petit meuble pour mettre leur linge ; des draps, des couvertes, na convre-pieds, des taies dloreillers, des bonnets, des sorviettes, an bassin, us miroir, du savon, des poignes, du noir et des brosses à souliers.Pour le réfeotoire : des serviettes, un couteau, Uue fourchette, une cuillère, une tasse où verre à boire.Bi les parents le veulent, ils tronveront au Collége : Un lit et sa fourniture Garniture de lit seule Bont payés à part : Piano, tenge de l'ivstrutuent.$ 5 par année.Piano, legona.du + 4 Violon o% futre lustrument, leçons.5 * * Dessin académiyue, lagons.Se Télégray bie.- \u2026.10 #0 # Costume.\u2014La costume des Sldves cot le capot et In casquette de drap bleu avec nervures blanches et ceintures de laine verte.pière anrée peuvent obtenir la permission d'user portaient svait d'entrer au Coilég.Collége de Be, Anne do la Pocatière, juillet LGV.LA LOTTERIE POUR LE BEMINAIRE DE RIMOUSKI \u2018 se tirera le 10 août prochain ct les jours suivants, Une piastre le billet.\u2014g\u2014\u2014 250 lots À gugner: terrs, cheval, voiture, bannière, chowmin de croix, vars en argent plaqué, bouquets, alburoe, volumes illustrés, montre «\u2019urgent, caluniet, modèle de goëlette, paires «eo roues, chrumos encadrés, etc, etc.600 messes pour les vivants et les défunts à l'intentiou des vorteurs «de billets, S'adresser an secrétariat de L\u2019Evêcbé de Rimonski.MAISON JAGQUES CARTIER +42 T2 3 5 NO.58, Rue de la Couronne, \u2018DALAND \"HOOY \u201cIS eutvomog BI 9p on \u20188G \"ON ST.ROUE, QUEBEC.EXPOSITION AGRICOLE ET INDUSTRIELLE DE LA PUISSANCE Ouverte au monde entier, aura lieu en la Cité de Moutréal, Commençant Mardi le 14 ET SE TENANT : VENDREDI, 24 SEPTEMBRE 1880, 8UR LE TERRAIN DE L'EXPOSITION, Avenue Mont-Royal, Mile-End 0000\u2014 Tour la lista des Piix et Blanes d'entrés dans le DÉFARTE- MENT AGRICOLE, s'adresser À GRoRGES LECLERC, Ecr., Seerétaire du Conseil d\u2019Agricuiture, Montréal, on aux Sécretaires des Sociétés d\u2019Agrieulture dde Coté ; pour 1e DEPARTEMENT INDUSTRIEL à 8.C, STEVENSoN, Ecer, Secrétaire du Conseil » dew Arts et Manufactures & Montréal, Le temps fixé pour recevoir les entrées est comme suit : Animaux, instruments d\u2019ag icu'ture, produits agricoles et de la laiterie, SAMEDI, 4 SEPTEMBRE.Manufactures, beaux arts, ouvrages de dames, ete, SAMEDI, 28 AOÛT.| l'uur plus amples i.formations, s'adressur aux soussignés.8.C.STEVENSON, Montréal.£vcrétaire du Conseil des Arts et Manufastires.* GLORGES LET TRC, Montréal, Socrétaire qu Couseil 'Agrivaliare, P.Q, x "]
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