Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 10 juin 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1977-06-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" h.J.Raymond ienault 19 rue Le Royer Ouest Xontreal Trois-Rivières, Nos 23,24,25 À Vendredi, les 10,17 et 23 juin À 1977 ; 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.7v ORGANE DU : TRIF VIEN Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuriéme dasse Port de retour garanti Abonnement $5.00 par annee L copie 20 cents Le français: état d'urgence Devant la tournure des évènements, et dans un ultime effort pour calmer |\u2018effervescence nationaliste au Québec, le gouvernement fédéral vient de déposer aux Communes son Exposé sur une politique linguistique nationale.Ce document contient les principes de base de sa nouvelle charte des langues selon laquelle, notamment, le francais et |\u2018anglais \u2014 éléments essentiels du patrimoine canadien \u2014 jouissent d'un statut égal et sont les langues officielles du pays.Ces tar- mes clairs, nous les devons non pas à M.Trudeau toujours ambivalent, mais bien au groupe parlementaire libéral du Québec qui en a assez d'une parade de vains mots.En fait, si les termes de l\u2018Exposé sont clairs, ils ne contiennent rien de nouveau.Au su de tous, l'égalité de statut des langues anglaise et française au Canada n\u2019a jamais été que théorique dans les provinces anglophones, alors que, selon les dennées assimilatrices de l\u2019histoire, elle eut toujours une portée réelle dans la seulo vince francophone du pays.n effet, et personne ne peut le nier, les anglophones du Quéke: (13% de la population) ont joui jusqu'ici d\u2019un statut particulier que l\u2019on a toujours dénié aux 926,400 francophones minoritaires vivant dans les autres provinces du pays.Alors qu'il y eut toujours au Québec une dualité foncière de cultures, partout ailleurs en Canada, la polarisation s'est exercée inexorablement dans le sens d'une absorption brutale de nos minorités.Ces constatations très simples ont certes influencé le gouvernement péquiste dans l'élaboration de sa propre charte du français, mais elles ne furent pas les seules, ni les plus déterminantes.Le constat de la vulnérabilité du français même au Québec a cbli- Gé à lui donner dès le départ une attention prioritaire.Ainsi donc, le français serait menacé même au Québec, même si M.Trudeau et certains politico- logues de son école se disent rassurés sur son avenir.Ceux qui vivent quotidiennement à Montréal ces problèmes de survie du français dans le monde des affaires éprouvent un sentiment d'insécurité dont les causes n'ont pas échappé à l\u2019élite intellectuelle du Canada anglais.En effet, les démographes anglophones qui se sont penchés sur le phénomène québécois ont toujours insisté sur sa précarité.Tout récemment, au terme d'une recherche très savante, un professeur de l'Université Bishop, Gary Caldwell, va jusqu'à prétendre que \u201cla survie de la culture principale du Québec n'est pas du tout assurée\u2018.Des projections linéaires sur notre proche avenir démographique lui permettent de prévoir l'érosion possible de la communauté françophone - du Québec, ce qui l'amène à cette conclusion complémentaire: \u2018\u2019une anglicisation à long terme du Québec\u2018.Déjà les chercheurs de la Commission Gendron avaient découvert que \u2018la fraction des francophones diminuera si les tendances ne changent pas\u2019, (cité par Louis Duchesne, Le Devoir, 18-6-77).On comprend mieux alors les raisons qui ont poussé le gouvernement à agir.Le français parlé au Québec est d'une pauvreté, d'une indigence exemplaires.Non seulement la langue s'est constamment appauvrie, mais elle s'est dégradée au contact de l'anglais dans les affaires, l\u2019industrie et le commerce, pendant que notre pseu- do-élite se refugiait dans le folklore.Un Français qui débarque à Montréal a peine à comprendre l'idiome gêné que lui sert l\u2018hom- mè de la rue.il entend partout une façon de français étriqué et pensé à l\u2018anglaise.Si la qualité de notre français ne peut se relever, si notre langage est impuissant à se dépolluer, il vaut mieux que nous en restions là dans notre effort pour permettre à la culture française de se survivre en Amérique.Clément Marchand Abénakis Les théâtres d'été, devenus au cours des 20 dernières années de véritables centres de la culture, connaîtront, cette année encore, une grande popularité.Le Théâtre des Marguerites, dirigé par Georges Carrère, fait honneur à Trois-Rivières et à sa région.Plusieurs de nos meilleurs critl- ques ont écrit que ce théâtre est le plus vivant et le plus professionnel de tous.Cette année, le Théâtre des Marguerites présente BLAISE, une comé- die-vaudeville de Claude Magniersubtils effets a prouvé sa valeur dès les premières représentations.Cette pièce à rebondissements et à Sur cette photo, on reconnaît les interprètes de BLAISE : de g.a d., Josée La- Bossière, Arlette Sanders, Denise Proulx, Georges Carrère, Mariette Duval, Jean-Pierre Masson, Gisèle Dufourd'Odanak La fidélité aux Anciens ?Cette année encore, le premier dimanche de juillet nous offre le Festival des Abénakis d'Odanak.Fête du souvenir, cette rencontre est l'occasion de diverses manifestations.Les Indiens revêtent leur costume d'apparat pour accueillir non seulement les nombreux visiteurs venus des quatre coins de la Province, mais aussi et surtout leurs frères de race habitanc le Nouveau-Brunswick ou l'Etat du Maine.En fin de matinée, a lieu à la vieille église, une heure de prière.Par la suite, ce sont les agapes familiales.Au cours de I'a- prés-midi, se déroule la parade traditionnelle: drapeaux, musique, chars allégoriques, dignitaires et invités.Suit un court moment où nous avons le temps de nous rendre à un amphithéâtré naturel situé non loin de l'église; sur une estrade décorée pour la circonstance, seront donnés les discours officiels des autorités et des principaux invités, ainsi que le spectacle des chants et danses des Abénakis.Notre regard peut être attiré par telle ou telle sculpture, tel ou tel monument disséminés ici et par MARCEL NADEAU là sur les terrains avoisinants; les étals de nombreux marchands de souvenirs peuvent aussi ne pas nous laisser indifférenes.Mais il y a plus; il ne faudrait pas manquer de visiter le Musée d'Odanak, renommé pour ses pièces d'artisanat et certains trésors de la culture abénakise ou amérindienne.Ce retour au passé nous fait nous interroger sur ce que furent et sur Ce que sont encore ces Abénakis appelés jadis \u2018\u2019Abénaquis de Saint-François\u201d ou \u201cAbénaquis de Pierreville\u201d !, D'où viennent les Abénakis ?D'où viennent-ils, d'où ve- naient-ils ?Charland d'écrire : \u2019Îls venaient du côté de l'Acadie, des bords des rivières Kennebec et Pentagoét (Penobscot pour les Anglais) et de leurs tributaires, dans le territoire actuel du Maine.Leur immigration s'est produite principalement dans le dernier quart du dix-septième siècle et les premières années du dix- huitième\u201d 2.Cet itinéraire des Abénakis constitue à la vérité, une sorte d'odyssée où se révèlent courage et fierté d'âme.Il faut être perpétuellement sur le qui-vive pour défendre territoire et tradition; qui peut se fier à l'Iroquois, à l'Anglais, et peut-être même au Français ! Une race qui s'éteint ?Aujourd'hui, que reste-t-il de ce sang proprement abénaquis ?Que reste-t-il de véritablement amérindien ?L'oubli progressif d'une langue, le mariage interracial, la limitation ou le morcellement d'un territoire: voila bien des causes de l\u201d\u2019amenuisement\u201d irréductible de la vie d'un peuple.Mais il faut nous souvenir; le passé doit éclairer le futur.Déjà en 1866, l'Abbé Maureault écrivait une Histoire des Abénakis; il n'avait, précise-t-il, qu'un but: \u201cécrire l'histoire de cette petite tribu, qui s'éteint graduellement, et qui, dans un avenir non éloigné, disparaîtra com- (Photo André Bouchard) plètement de notre pays\u201d.Etaienc-ce là des propos trop pessimistes ?Les Abénaquis d'Odanak, \u2014 du moins ceux qui restent, \u2014 donnent toujours le témoignage de la fidélité aux Anciens, et continuent encore à perpétuer la légende d'une race.Le Festival des Abénaquis d'Odanak tenu le premier dimanche de chaque juillet, marque donc un temps fort dans cette quéte du passé: peut-être pouvons-nous mieux, dans Ja fête, apprécier l'esprit de fraternité qui a permis à ce peuple de survivre jusqu'à nos jours ! 1.Charland, Th.-M.: Les Ab¢na- kis d'Odanak.Ed.du Lévrier, Montréal, 1964, 368 p.: p.(7) 3.Ibid.p.(11).3.Maurault, J.-A.: Histoire des Abénakis \u2014 depuis 1605 jusqd'à nos jours.Atelier de \u201cLa Gazette de Sorel\u2019, 1866, 640 p.; préface, p.41) Page 2 A PROPOS DU DIT DE LA CAMPAGNE D'IGOR, de LE GUILLOU Les Presses de l'Université du Québec, dans la collection \u201cTextes et Etudes Slaves\u201d dirigée par Alexis Klimov, viennent de publier le remarquable travail de Jean-Yves Le Guillou, Le Dit de la Campagne d'Igor!.Au fait, il s'agit, dans une première partie, d'un essai d'édition- reconstruction du texte russe Original, de la traduction en prose française de ces tableaux poétiques, le tout accompagné de notes historiques et linguistiques.La deuxième partie de l'étude, par contre, pour fins de comparaison, nous réfère au texte même de deux Chroniques relatant l'événement, telle qu'il s'est passé.Les origines du Dit Notons tout d'abord, que Le dit\u201d a été écrit à la suite d'un fait historique tragique: la campagne malheureuse, en l'an 1185, d'Igor, prince de Novgorod à l'époque, contre les redoutables nomades de la steppe, les Polovtses\u201d (p.VID.Par ailleurs, cette oeuvre grandiose serait le premier monument épique de la littérature de la Russie; le Manuscrit original daterait probablement du XVle siècle; il fut découvert en 1795 mais brûla dans l'incendie de Moscou en 1812; entre temps, quelques transcriptions avaient été faites, d'après lesquelles Jean-Yves Le Guillou va justement travailler.L'excellence d\u2019une épopée Dès la première lecture du Dit de la Campagne d\u2019Igor, véritable autre chanson de Rolland, nous sommes frappés par le pouvoir d'évocation d'une telle épopée où la beauté des images et du rythme concorde avec la beauté des faits et des sentiments .Ainsi débute ce digne rappel du Souvenir: \u201cNe nous serait-il point, frères, de commencer avec les paroles d'antan les récits affligeants de la campagne d'Igor, d'Igor, fils de Svjatoslav?Que ce chant commence d'après les faits de (ce) (notre) temps et non selon la fantaisie de Bojan ! (p.21).Et l'auteur poursuit plus loin: \"O Igor, tu es mon seul frère, ma seule lumière radieuse! Nous somme tous deux fils de Svjatoslav! Selle, frère, tes rapides coursiers; les miens sont prêts, déjà sellés près de Kursk.Et mes hommes de Kursk sont des guerriers éprouvés (.)\u201d (p.33) Les deux chroniques d\u2019un lointain passé Dans cette exceptionnelle épopée, jusqu'à quel point la vérité sera-t-elle sauvegardée ?Pour répondre à cette question, Le Guillou dans la seconde partie de son étude, ne pouvait mieux faire que présenter les deux principales chroniques qui racontent les réels événements de la Campagne et qui furent écrites en 1185, l'année même du célèbre combat.Ces chroniques se nomment La Chronique hypatienne et La Chronique laurentienne.Le Guillou cependant, ne donne que le texte russe de ces deux chroniques; dommages qu'il ne se soit pas permis d'en donner également la traduction (à peine dix pages! ), d'autant plus que le lecteur aurait pu, sur le champ et d'un coup d'oeil, mieux \u2018\u201cconfronter l'œuvre et nos sources historiques\u201d (p.VII).À juste titre, tout de même, de ces traductions, la bibliographie finale nous dévoile les précieuses références.MARCEL NADEAU 1.Mei (1977, 166p.Dans les 7 jours Cinéma Lumière Du 22 au 24 juin (21.30 hres), a été montré en première, le film de Migneault et de Breault: \u201c15 Nov.\u201d.Il s'agit du film qui concerne la victoire du Parti Québécois, ce fameux 15 novembre 1976 ! René Levesque de dire; \u2018\u201c\u2026.dix ans dans l\u2019histoire d\u2019un peuple, c\u2019est tellement court.\u201d Pour sa part, Gérald Godin s\u2019exprime en ces termes: \u201con a sorti le Québec de la salle des soins intensifs, nous ne sommes plus des flamants roses.\u201d Les autres films: \u201cVol au- dessus d\u2019un nid de coucou\u201d (26 juin-2 juil., 19.00 hres); \u201cDernier Tango à Paris\u201d (26-28 juin, 21.30 hres); \u201cEl Topo\u201d (29-30 juin, 21.30 hres); \u201cFando et fils\u201d de Jodorowski comme l\u2019est FI Topo, (29-30 juin, 21.30 hres).Enfin, du 3 au 9 juillet, les films de Ken Russell sont à l\u2019honneur: \u201cLa symphonie pathétique\u201d (3-4 juil, 19.00 hres); \u201cLove\u201d (id., 21.15 hres); \u201cLes diables\u201d (5-6 juil, 19.00 hres); \u201cMahler\u201d (id., 21.15 hres).On ne voudra pas non lus, manquer cet autre ilm de Russell: \u2018\u201c\u2018Litsztomania\u201d (7-9 juil, 21.30 hres).Alain Garel de dire: \u201c.Russell est à ce jour le seul ci- Jeanneau Prudent dit: LE BIEN PUBLIC néaste qui ait abordé sans détour le phénomène de la création artistique et les rapports étroits qu\u2019elle entretient avec la sexualité\u201d ([Image et Son).Un renouveau pour l\u2019Église Du 10 au 12 juin, s\u2019est tenu au Stade Olympique de Montréal, le Congrès canadien du Renouveau charismatique catholique 1977.Le thème : \u201cJésus est vivant ! Nous en en sommes tous témoins !\u201d\u2019 Près de 50,000 personnes étaient de la fête ! Entre autres, nous devons féliciter les organisateurs pour le travail accompli.Six grands ateliers; des conférenciers choisis et nombreux; divers services pastoraux.Michel Quoist, connu par ses ouvrages religieux, était le conférencier spécial de la célébration de clôture.Le but premier du Congrès ?Proclamer sa foi en Jésus ressuscité, source de l\u2019espérance chrétienne; être \u201cune interpellation pour les hommes de notre temps qui sont en quête du sens de l\u2019existence\u201d\u2019.Les secrets de Blaise Cendrars Dans les Editions Rencontre Lausanne (1969), Hughes Richard nous a présenté un \u201cDites-nous, Monsieur Blaise Cendrars.\u201d où l\u2019on peut retrouver les réponses du célèbre écrivain aux enquêtes littéraires de 1919 à 1957.Un journaliste lui pose cette question: \u201cEtes-vous collectionneur ?\u201d Cendras n\u2019aura que cette réponse : \u201cDu tout.J'avais quelques souvenirs de voyages, mais les Allemands m'ont pillé \u2018pendant l'occupation.Un jour, ils ont tout sorti sur le trottoir: 28,000 bouquins, 10,000 photos, des manuscrits.Je n\u2019ai évidemment rien retrouvé.\u201d Où tout cela est-il donc passé ?28,000 bouquins, 10, 000 photos, c\u2019était tout de même quelque chose ! Marcel Nadeau VIENT DE PARAITRE MYTHES ANCIENS ET DRAME MODERNE Tel est le titre du nouveau volume que vient de publier à Montréal, aux Editions Paulines, Maurice Lebel, professeur émérite et doyen honoraire de la Faculté des Lettres de l'Université Laval.Ce livre contient, outre un Introduction, treize chapitres où l'auteur parie du prolongement des mythes grecs dans l'oeuvre de Paul Claudel, de Jean Giraudoux, de Jean Anouilh, de Jean- Paul Sartre, d'Eugène O'Neil et de T.S.Eliot, aussi bien que dans la tragédie classique française et dans le théâtre québécois des trente dernières années.Il y est aussi question de I'Orestie d'Eschyle et de Prométhée, de Sophocle et d'Antigone, d'Euripide et de Médée.L'auteur y passe en revue, par exemple, le thème de Médée, d'Euripide à Jean Anouilh et à Robinson Jeffers, ou encore celui d'Iphigènie, d'Euripide à André Obey.Un re- cuell d'assais ce littérature com- .parée.Prix : $8.Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 Plantes.du.aol.trifluvien XVII LA FOUGERE DES AIGLES La Fougère des Aigles ou Ptéridie des Aigles s\u2019offre au regard des passants dans la Bileuetière, où elle domine dans certaines zones, ainsi que dans les pinèdes et les tremblaies.On remarque que les individus croissant dans les endroits les plus secs et les plus acides sont plus petits (rarement plus élevés que 80 cm) et jaunissent plus rapidement en automne; dans les boisés à sol plus riche cette fougère dépasse facilement le mètre.La fronde, de contour général triangulaire, est très grande et peut mesurer 75 cm de largeur et presque autant de longueur.Etalée presque à l\u2019horizontale elle donne beaucoup d\u2019ombre.La fronde se divise en segments primaires eux-mêmes découpés en segments secondaires nombreux entiers ou ondulés, avec parfois une ou deux encoches à la base.Le stipe qui supporte la fronde est lisse et cannelé contraitement à la fronde qui est finement pubescente inférieurement.Les fructifications sont disposées en rang étroit le long de la marge des segments secondaires.La marge est repliée et protège ainsi les sporanges qui libéreront à maturité des spores microscopiques; ces derniers donneront naissance à une minuscule feuille verte, le prothalle et c\u2019est à la partie inférieure du prothalle qu\u2019apparaîtront les orgues sexuels mâles et femelles.La fécondation résultante produira une nouvelle fougère avec fronde et le cycle recommencera aussitôt avec de nouvelles fructification.Ce mode de reproduction est propre non seulement à toutes les Fougères mais également aux Prêles, aux Lycopodes ainsi qu\u2019aux Sélaginelles avec quelques variantes mineures.I diffère de celui des plantes à fleurs en ce qu\u2019il comprend deux phases qui alternent : une sexuée et l\u2019autre asexuée.Pour en revenir à la Fougère des Aigles soulignons qu\u2019en Europe, où elle abonde, on l\u2019emploie comme litière pour les bestiaux.Son folklore est très riche; au Québec on se contente de l\u2019admirer surtout en automne alors que sa fronde prend une couleur rpuille qui se marie avec les ors Verger-d\u2019Or et le bleu des Asters.BOTRYCHE A FEUILLES DE SILAUS Cette petite fougère se niche dans la bleuetière .où elle est assez difficile à observer.Sa fronde stérile coriace et charnue est dressée et les segments secondaires contournés.La fronde fertile s\u2019en sépare vers la base et les.fructifications sont disposées en épis formant une grappe.Cette distinction entre fronde fertile et fronde stérile différencie le Botryche à Feuilles de Silaus de la Fougère des Aigles.Les deux frondes flétrissent en automne et persistent jusqu\u2019au printemps suivant.BOTRYCHES A FEUILLES DE MATRICAIRE Plus rare et plus effacé que le précédent, le Botryche à Feuilles de Matricaire est également plus petit.Cette mini-fougère, qui atteint 12 cm de hauteur, caractérise les endroits ouverts des sables trifluviens tout comme le Botryche à Feuilles de Silaus, d\u2019après le frère \u2018Marie-Victorin.René Verrette RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables Agréés Jeanne Frigon, C.A.postale 1464 André Saint-Arnaud, C.A.1300 Notre-Dame Case Roger Letendre, C.A.Tél.: 379-1831 Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 LE BIEN PUBLIC Page 3 BECELEBEBE Pp A AA ur le bien GELEELELELEELELE INTERROGATION Les dernières images de la semaine du Patrimoine s\u2019estompent lentement et déja émergent dans notre réalité les premières manifestations d\u2019un monde de demain.Hier: les pauvres villages de pêcheurs blottis entre le schiste noir de la Gaspésie et les flots du Saint-Laurent.Demain : grâce à une tentacule électronique, les étudiants et les professeurs du cégep seront reliés à un cerveau hypertrophié, presque omniscient mais incapable d\u2019inventer quoi que ce soit et \u201csitué quelque part dans l\u2019Ouest\u201d.Hier: une famille de pêcheurs continue de gagner quelques sous en exhibant aux touristes, ceux qui daignent s'arrêter, un amas d\u2019acier tordu, \u201cles restes d\u2019une torpille allemande qui a voulu frapper notre Gaspésie\u201d, et demain: les ordinateurs obéiront, dans le Bien et dans le Mal, à ceux qui sont les maîtres d\u2019aujourd\u2019hui.Voila les images qui se télescopent, presque douloureusement, dans notre conscience \u2018à la recherche de l\u2019équilibre perdu\u201d.Comment aller plus loin et ne pas oublier ceux qui sont notre arriére- garde dans ce si bref et si long cheminement des cavernes à l\u2019ordinateur ?Comment répondre à cette double exigence de l\u2019homme de se dépasser et de rester fidèle à lui-même ?Peut-être que la réponse est justement dans cet humble village de pêcheurs, là où un écriteau, que les naïfs prennent pour naïf, parle de \u201cnotre Gaspésie\u201d.Là où les hommes parlent d\u2019une terre, comme les autres parlent d\u2019un être cher.L'homme n\u2019a-t-il besoin de s\u2019enraciner d\u2019autant plus dans cette terre qu\u2019il s\u2019éloigne d\u2019elle ?L\u2019engouement pour les vieilles pierres, pour les meubles d\u2019antan, pour les objets anciens, n\u2019est-il pas autre chose que ce besoin de se rattacher au temps où l\u2019homme vivait près de la terre et où chaque objet gardait, comme emprisonné dans la matière, la dignité de l\u2019homme et sa force spirituelle ?Peut-être que plus nous allons vers les astres plus il nous faut nous arrimer à \u201cnotre Gaspésie\u201d.N, Rajic IMPRESSIONS Propros du jour RP e \u2018 ubli BBB BBB EGBG BULUEELECELELBELELEBE Ne dites pas : « moi je ne m'occupe pas de politique », car vous saviez que, par un côté ou l\u2019autre, la politique s\u2019occupera de vous.\u20140 Les statistiques sont souvent purs mensonges, mais des mensonges savants ! \u20140\u2014 Aprés avoir écouté les discours des grands et les murmures des petits et des faibles, qui croire ?\u2014\u2014 Il y a plus difficile que de compatir aux souffrances d\u2019un autre, c\u2019est d\u2019applaudir à ses succès.\u2014- Oublier de ne penser qu\u2019à soi pour penser aux autres et les aider, est le plus beau trou de mémoire qui soit.\u2014{)- Trop de gens veulent remettre en question, tout changer, tout bouleverser, tandis que si peu veulent travailler à leur propre amélioration.\u2014O\u2014 Le comble de la défiance est bien de se défier de soi-même.Mais c\u2019est aussi la plus utile.\u20140\u2014 Brasser des tas d\u2019idées est facile, en mettre une en patique, voilà le difficile ! \u2014 Il n\u2019y a pas de honte à n\u2019être pas tout à soi, c\u2019est même de l\u2019altruisme.\u20140)\u2014 Le bon prédicateur est celui qui rend ses auditeurs assez mécontents d\u2019eux- mêmes pour qu\u2019ils songent à se réformer.MAURICE HUOT L'ECOLE PRIVEE EN PÉRIL .La prétendue \u201cdémocratisation\u201d du système sco- laire par l\u2019abolition complète de l\u2019école privée cache de gros pièges syndicaux, rien de plus.Par suite de la dénatalité, les milieux de l\u2019enseignement traversent une crise.Beaucoup de professeurs perdent leur emploi faute d'élèves.De ce côté, l\u2019a\u201d venir est sombre.On comprend pourquoi M.Charbonneau réclame si fort l\u2019abolition des subsides versés par l\u2019état à une centaine d\u2019écoles privées à travers le Québec.Comment régler cette crise ?Depuis quinze ans, nous avons formé trop de professeurs que nous devons maintenant recycler.Est-ce vraiment possible ?On commence à comprendre que depuis 1960 on a fait fausse route dans l\u2019enseignement.Grosso modo, trop d'étudiants versés dans les sciences humaines et pas assez dans les sciences tout court.em GRAFFITI ® Je respire les clochettes du premier brin de muguet: la pureté en est si vive qu'on en a mal; je songe à cette entrevision de Dieu intolérable à la chair des plus purs d'entre les hommes.Je songe à cette fascination qu\u2019exerce un visage de tout petit enfant sur notre âme brûlée.\u2014 Ce brin de muguet ouvre en moi l'espace d'un soupir de joie.Si toutes les églises étaient fleurs, nous ne cesserions de prier sur de la beauté.* ® A la fin d'un jour bousculé, parfois je retrouve tel ménage ami.Point de raison précise à ces visites, de là qu'elles me sont si toniques.Gratuite amitié, beau jardin clos dans la cité furieuse! Je suis plutôt vif, et lui, assez lent; s'il parle, je me tais, car il exprime une certaine qualité de l'être et n'est-ce point là notre souci: donner de la qualité à nos pauvres vies, ahuries de problèmes quantitatifs ?Quant à l'amie, elle me larde de ces pointes que seule l'affection peut rendre si gaiment réactives.Cette simplicité est sans prix; nous nous avouons à peu près tels que nous sommes, redevenus sans importance sociale, nous voilà graves et joyeux, tels des adolescents qui débattent d'immenses problèmes, en se reconduisant sous les étoiles, .* Souvent ma franchise me fait penser à ce ratelier dont le porteur avait brisé une dent \u201cpour faire authentique.\u201d Frére JACQUES Prétres ou médecins Le Dr J.-Paul Escande, auteur d'un livre récent intitulé \u201cLes Médecins\u201d (1975), ¢nongait I'autre jour a la radio des idées originales sur un sujet toujours d\u2019actualité : en voici la substance qu'il vaut la peine d\u2019approfondir quelque peu.\u201cAu Moyen-Age, dit le médecin-écrivain, les gens avaient pour but de leur existence, la vie éternelle ou l\u2019au-delà.Ils avaient donc grand besoin des prêtres.Aujourd\u2019hui, la plupart des Occidentaux vivent pour la vie terrestre et font confiance aux médecins plutôt qu\u2019aux prêtres\u201d.Tout le monde sait, en effet, qu'au Moyen-Age, la science médicale était des plus limitée.On ne connaissait pas bien la cause des maladies; on ignorait les vaccins; on vivait surtout dans les villes \u2014 sans hygiène.En conséquence, les gens mouraient jeunes.Ils acceptaient la maladie et la mort comme inévitables.En contre-partie, ils avaient l'espérance d'une vice meilleure, car leur foi était vive.Et pour mériter le Ciel, ils avaient besoin des prêtres qui les assistaient tout au long de leur vie et leur donnaient l\u2019absolution à l\u2019heure de la mort.Il n\u2019en est plus de même aujourd\u2019hui.Les vaccins ont fait disparaître plusieurs maladies qui étaient autrefois cause d\u2019épidémies.Les autres maladies sont connues; on cherche leur origine et le moyen de les guérir, mieux, de les prévenir.Les gens ont donc confiance au médecin et recourent à lui, non seulement pour des maladies sérieuses, mais pour des incommodités, comme l\u2019insomnie, l'obésité, etc.Pour la grande majorité de nos concitoyens, la vie matérielle a nettement beaucoup plus d\u2019importance que l\u2019au-delà auquel ils ne pensent plus ou ne veulent plus penser, cette aberration étant due à la démission des gens d\u2019Eglise, plus qu\u2019aux progrès de la science.On veut profiter au maximum du temps qu\u2019il a à vivre et pour ce faire, se garder en bonne condition physique.Les médecins deviennent alors des conseillers, des confesseurs, quelquefois des amis., Mais quoi que puissent faire la science et la médecine en guérissant les maladies et en prolongeant la vie, elles ne peuvent rien contre la mort.Et à l\u2019heure de cette mort, de la nôtre.n\u2019est- ce pas le visage du prêtre que le croyant espère voir à ses côtés, priant avec lui et pour lui ?Car pour les sauver de la crainte et du désespoir, les hommes modernes ont encore et peut-être plus qu\u2019au Moyen-Age, besoin de prêtres, de vrais prêtres (ils sont hélas, de plus en plus rares de nos jours!) tout autant que de bons médecins.Mai 1977 L'Observatrice NUAGES Quand vous formez là-haut vos banquises ouatées, Nuages de l\u2019azur, merveilles de splendeurs, Jaime suivre, le soir, vos lentes envolées Vers des ports inconnus, incessants voyageurs ! Sous le soleil couchant ou la Lune levée, Un instant vous brillez, constants explorateurs De l\u2019espace infini, aux folles randonnées, De la pluie et du vent, fidèles moissonneurs.Nuages roses et d\u2019or aux ailes déployées, Portez vers l\u2019être cher mes rêves intérieurs, Mes espoirs renaissants aux douces mélopées, Silencieux témoins de nos heurs et malheurs.MAURICE HUOT Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 PREHISTOIRE DE LA MAURICIE OUVERTURE D'UNE SALLE DU MUSEE DE L'UQTR A l'occasion de la Semaine du Patrimoine, l'Université du Québec à Trois-Rivières a prévu un ensemble d'activités sous le fhème: EXPO- HERITAGE.Dans le cadre de cette manifestation, le recteur M.Gilles Boulet, a présidé l'ouverture de la salle amérindienne du Musée d'archéologie préhistorique le mardi 21 juin dernier.Dans une brève allocution M.Boulet a rappelé l\u2019intérêt que l'Université porte aux études québécoises, lesquelles forment l\u2019un des axes de développement de l\u2018institution trifluvienne de haut savoir.Le recteur, poursuivant ses propos, a déclaré qu\u2019il était significatif que le premier coup de canon de la Semaine du Patrimoine a été donné lors de la parution d'un ouvrage de Norman Clerment sur les Amérindiens du nord mauri- cien: \u2018Ma femme, ma hache, mon couteau croche\u201d, et le second lors de l\u2018inauguration d'une salle du Musée.En plus du directeur du Musée, M.Alexis Klimov et du conservateur, M.René Rihes, de nombreux membres de la communauté universitaire, dont plusieurs vice-recteurs, doyens et di- vecteurs de départements, ainsi que plusieurs intervenants culturels de la région, des représentants du Ministère des Affaires culturelles et des Caisses populaires Desjardins, étaient présents lors de cet événement.Leur attention a été sollicitée par la présentation d'objets quotidiens fabriqués par les Amérindiens ainsi que par deux reconstitutions : celle d\u2018un campement tel qu'il était, peu de temps après avoir été abandonné, et celle d\u2019un squelette d\u2019un chef trouvé au Cap-de-la-Madeleine.Les invités pouvaient consulter les tableaux, cartes et autres éléments didactiques ainsi que visionner des courts-métrages sur les techniques de taille et les méthodes archéologiques.Nous publions ci-dessous le texte d'un dépliant retraçant la préhistoire de la Mauricie.AVANT L'ARRIVEE DE L'HOMME Le Québec, tout comme la moitié septentrionale de l'Amérique du Nord, à connu les grandes glaciations quaternaires du dernier million d'années.Il est pratiquement exciu que l'Homme soit apparu dans notre région avant le début de la dernière glaciation, dite du Wisconsin, il y a environ 80,000 ans.Par conséquent, il faut attendre le retrait du glacier et des étendues marines (mer de Champlain) avant que les premiers Amérindiens ne signalent leur présence au Québec.Ceux-ci ont probablement suivi le recul glaciaire en direction du Nord.Ils venaient des Etats-Unis que leurs ancêtres avaient atteints il y a peut-être plus de 30,000 ans après avoir franchi le détroit de Béring alors à sec.LE PALEO-INDIEN (6.000 à 4,000 av.J.-C.) La pénétration au Québec a dû s'effectuer par l'Abitibi, la Gaspésie et les Cantons de l'Est il y a plus de 8,000 ans.La tradition Clovis est représentée en Gaspésie et sur les rives du lac Champlain au Vermont, près de la frontière; matériellement elle est caractérisée par un type de pointe lancéolée avec cannelure.La tradition Plano qui lui succède est présente sur les rives des lacs Mistassini et Albanel: une pointe lancéolée, sans cannelure et finement retouchée par pression lui est associée.Aucun site de la Mauricie n'a livré jusqu'à présent de vestiges appartenant à l\u2019une ou l'autre de ces traditions paléo-indiennes.Les Paléo-Indiens chassaient le gros gibier, principalement le caribou, dans les vastes toundras et parcs- à-lichen qui venaient reconqu'érir les terrains libérés des glaces.Gouge (Archaïque Laurentien) L'ARCHAIQUE (6.000 à 1,000 av.J.-C.) Les groupements culturels de cette période se caractérisent par la diversification de leur adaptation face aux niches écologiques.C'est ainsi que l'on voit se développer l'Archaïque maritime, avec harpons en os et autres artefacts liés à des activités de pêche.Plus près de nous, en Mauricie, des bandes semi- nomades comprenant entre 50 et 100 individus se constituaient près de l'embouchure des rivières et sur les rives des lacs où le poisson abondait.En hiver, elles se scindaient en petites bandes de 10 ou 15 personnes.Les sites de Red Mill, de Ste-Thècle, des lacs Wapizagonke, Mékinac, Brochet, Kempt, Manouane et Némiskachi ont des composantes de l'Archaïque.L'absence de céramique et le polissage sur un matériel plus varié comme des pointes à encoches latérales ou à encoches en coin, des gouges et des lests de propulseurs caractérisent ce niveau.Le climat était plus sec et plus chaud qu'actuellement, de grandes forêts de pins blancs occupaient un secteur important du Parc national de la Mauricie et le niveau du fleuve St-Laurent dépassait de quelque cinq mètres le niveau actuel.Grattoir LE SYLVICOLE (1.000 av.J.-C.à 1,600 après J.-C.) L'apparition de la céramique, de l'agriculture et des cérémoniaux funéraires caractérisent cette période.On trouve des offrandes de perles, de pipes et de poteries dans les sépultures, ainsi que de l\u2019ocre.Le climat est plus humide qu\u2019à l'Archaïique et, jusqu'aux premières années de l'ère chrétienne, demeurera légèrement plus chaud qu'il ne l'est actuellement.Les espèces végétales et animales occupent graduellement leur zone de répartition actuelle.Le Sylvicole est bien représenté en Mauricie et comprend trois étapes: \u20181.Le Sylvicole inférieur (1,000 - 500 av.J.-C.) Apparition de la céramique; pipes tubulaires et pipes coudées, pierres aviformes et pectoraux.(Batiscan et Baie-Jolie) 2.Le Sylvicole moyen (500 av.J.-C.à 1,000 ap.J.-C.) Nouveaux types de poteries avec diversification .des techniques de décoration.À partir de 500 ap.J.-C.: semi-sédentarisation et exploitation de l'environnement végétal.(Pointe-du-Lac, Ste-Angéle-de-Laval, Bécancour, St-Louis- de-France, lacs Mékinac, Brochet, Kempt, Manouane et Némiskachi.3.Le Sylvicole supérieur (1,000 à 1,600) Les Iroquois et les Hurons dominent la plaine du St-Laurent et établissent des villages permanents, comme à Tracy et à Lanoraie.Ils représentent le raffinement maximum des cultures amérindiennes.Par contre, les Algonquins, les Montagnais et les Cris demeurent au niveau culturel de l'Archaïque, (St-Louis-de-France, lacs Wapizagonke, Mékinac, Brochet, Kempt, Manouane et Némiskachi).Pointe de javeline (Archaique supérieur) Jacques Cartier, dans ses voyages de 1534, 1535 et 1541 avait observé d'importants villages à Hochelaga et Stadaconé, ainsi que sur la Côte-Nord.Lorsque Champlain passa en 1603, toutes ces installations avaient disparu.Ce fait constitue une énigme dans l'état actuel des connaissances.On a proposé: a.Le refroidissement du climat (le \u2018petit âge glaciaire\u2019 a débuté au XVie siècle et s'est poursuivi jusqu'en 1880) qui aurait eu pour conséquence de compromettre la culture du mais.b.Des guerres entre tribus dont on retrouve l'écho dans certaines traditions orales rapportées par les premiers voyageurs blancs.c.L'effet conjugué des deux précédentes.Des composantes historiques amérindiennes ont été retracées à St-Louis-de-France, Bécancour, lacs Wapizagonke, Mékinac, Brochet, Kempt, Manouane et Némiskachi.René Ribes René Verrette Pipe historique _ (Début:du XVIIe siècle) Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 CERCLE GABRIEL-MARCEL LE BIEN PUBLIC GUSTAVE THIBON INTEROGE Dieu est-il mort?Dans Le Nouvelliste (édition du 20 mai 1977, Vol.57, no.167, p.10), nous avons déjà donné l'essentiel de la conférence que l\u2019écrivain et philosophe français Gustave Thibon prononçait le 17 mai dernier au Centre Culturel de Trois-Rivières; nous voudrions maintenant le faire d'une manière plus extensive.Les bases d\u2019une discussion Sujet brûlant, sujet actuel que cette \u201cmort de Dieu\u201d.Jusqu'à des théologies qui auraient comme thème central de réflexion, cet état de fait ! Mais comment parler de Dieu ?Le conférencier de dire: \u201cCar Dieu est mystère, c\u2019est dérisoire.et pour que ce ne soit pas dérisoire, il faut que ce soit déchirant\u201d.Les mots humains ne suffisent pas; les questions posées ne reçoivent souvent pas de réponse.Même, on aurait géne a parler de Dieu comme tel, \u201ccar le mot Dieu est un mot passe-partout\u201d; ainsi parlera-t-on de \u201cTranscendance\u201d, de \u201cl\u2019Ailleurs\u201d ou de \u201cl\u2019Autre\u201d.Une définition de Dieu L'homme conçoit, connaît Dieu \u201cnon seulement comme une puissance consciente et supréme qui a créé le monde, qui en règle les mécanismes, mais encore,\u2014ce qui est infiniment plus profond, \u2014 comme la force, comme la caution de tout ce que l\u2019homme porte en lui d'appel vers la perfection, vers l\u2019absolu, vers la pureté, vers la beauté, vers la justice\u201d; de la sorte, la plus grande preuve de l\u2019existence de Dieu serait celle de \u201csouffrir de leur absence et de leur imperfection\u201d.Gustave Thibon ajoute : \u201cCe n\u2019est pas nouveau.C\u2019est tout de même étrange et prodigieux: ce Dieu que nous ne connaissons pas, nous sert de pierre de touche pour juger de l\u2019imperfection des choses que nous ne connaissons que trop\u201d.L\u2018Evénement de Nietzche Nietzche au siècle dernier voulut se faire prophète et apôtre de l\u2019idée de \u2018\u2019La mort de Dieu\u201d, comme \u201cénorme événement.\u2026 encore en chemin\u201d, \u201cce soleil déjà couché\u2019, s\u2019interrogeant sur le \u201ccomment avons-nous pu vider la mer\".L\u2019athéisme n\u2019est tout de même pas un fait nouveau dans l'histoire de l'humanité; ce qui est nouveau, c'est plutôt la manière.Dans les idéologies d'aujourd'hui, on met de côté Dieu, prétextant que \u201cla foi en Dieu correspond a un étage révolu de l\u2019évolution humaine\u201d; ou encore, on ne prend méme plus la peine de prier Dieu, \u201con l\u2019oublie; il est remplacé par des vocables avec des majuscules, comme l\u2019Humanité, l\u2019Evolution, lo Progrès, l\u2019Histoire; autrement dit, c\u2019est l'Homme qui remplace Dieu; Dieu se fait à travers l'Homme\u201d.À ce propos, Gustave Thibon allait évoquer \u2018\u201c\u2019la philosophie de l\u2019absurde et du désespoir\u201d, notamment celle des existentialistes : \u201cNous sommes placés devant un monde désorienté, devant l\u2019absence de valeurs fixes, devant l\u2019homme abandonné, condamné à la liberté, mais une liberté qu'il crée lui-même alors qu\u2019il n\u2019a pas, de nature, une liberté sans règle et sans bit, sans fondement; une autonomie sans identité en quelque sorte\u201d.L'évolution d'une pensée De plus en plus, l\u2019homme a maîtrisé la matière et l\u2019a mise à son service.Les anciens qui n\u2019avaient pas cette maîtrise, interprétaient autrement l\u2019évênement: les forces de la nature éta\u2018ant forcément mues par des forces supérieures, et ces forces bénéfiques ou maléfiques, il fallait les conjurer, se les concilier.Des membres du Cercle Gabriel-Marcel accueillirent le célébre écrivain Gusfgve Thibon à Trois-Rivières.De g.à d\u2026 le.Dr Marcel Nadeau.Clément Marchand, Gustave Thibon es Alexis Klimôr.Gustave Thibon fut ou ami antima de Gabriel Marcel.Ici le celihre essayiste à son arrivée au Centre Calturel de Trois-Rivières ou l'uttendait un nombreux auditoire.Dès lors, le caractère sacré de l\u2019univers disparaît graduellement.L'homme peut et doit devenir maître de lui-même et de ce qui l\u2019entoure; lui seul doit prendre en main son destin; \u201cl\u2019homme doit se faire lui- même, soit individuellement (ccmme dans l'existentialisme), soit collectivement par une espèce de dialectique immanente au déve'op- pement de la société (dans le marxisme)\".C\u2019est ainsi que Dieu devient de moins en moins \u201cle ciment des sociétés humaines\u201d, de poursuivre Gustave Thibon; la religion n\u2019existe plus comme phénomène social et politique; il y a laïcisation neutre ou agressive des cadres et des démarches; la fuite devant la mort marque cet escamotage de Dieu; l'analyse psychologique nous livre ce \u201créductio- nisme\u201d: le besoin de divin ne correspondrait qu\u2019à des besoins humains.Dieu toujours présent ?Le conférencier allait reconnaître que dans cette décantation, \u201cDieu n\u2019en reste pas moins étrangement présent\u201d.Or, l\u2019homme cherche de plus en plus a s'accorder les propres attributs de Dieu.Cette recherche de la Puissance, du Bonheur.de la Liberté ne fait au fond, que définir \u201cl\u2019éternelle insuffisance de l\u2019homme\u201d.\u201cle vide\u201d qu'il peut connaître; ainsi parlons-nous actuellement de son \u201cennui\u201d, de sa \u201cpeur\u201d, et jusqu'a sa \u2018\u2018peur du temps\u201d.D'autre part, l'homme ne doit-il être qu\u2019une machine à produire ?Le mythe de la révolution ou de l'érotisme n'est].pas en train \u2018de s\u2019épuiser?Quelle est l\u2019attente profonde de l'homme d\u2019anjourd'hai ?Sommesnous à l'aurore d\u2019une religion nouvelle ?Gustave Thibon de dire: Cette religion sera plus purgée, en partie, de son alliage trop humain, trop psychologique ou trop sociologique.Il faut une religion plus intérieure, plus personnelle.plus vécue.Les trois ordres de Pascal valent toujours, mais ne peuvent se confondre; on ne saurait trouver l'âme humaine au bout du scalpel; Dieu ne peut pas faire le poids de nos souffrances.Un pari à faire Un grand pari est à faire, et nous devrions le faire à l\u2019exemple même de Simone Weil; Ne devons-nous parier pour le meilleur\u201d?Si Dieu est, même si nous le nions, il sera toujours; si Dieu n'est pas.qu\u2019aurons-nous donc perdu ?Mais l\u2019homme est libre; il a des choix à faire; de la sorte.notre liberté nous accorde le pouvoir d\u2019accepter ou de refuser cette attente de Dieu.Les mots de la fin Dans la discussion qui suivit, Gustave Thibon commentait: Cnncernant l\u2019évo- tution future de notre société, devons-nous être pessimiste ?Cette substitution à Dieu se poursuivra-t-elle ?Ne faudra-t-il pas attendre tous les bouleversements possibles et impossibles pour revenir à da foi ?Faudra-t-il aller jusqu\u2019au bout du bal ou de l\u2019abime ?Ce qu'il faut, c\u2019est de revenir aux valeurs essentielles, religieuses ou métaphysiques; cette expérience de la liberté jusqu'au bou, coïncide actuellement de façon curieuse avec l'expérience de l'esc'avage jusqu'au bout; mais je dois dire, il faudra revenir à un ordre de valeurs plus justes, pour obtenir une libération véritable.Plus loin, le philosophe rappelait les liens qui doivent rapprocher la science et la foi: Si la science reste dans son domaine, celui de l\u2019observation, elle ne s\u2019opposera pas du tout à la Prière, à l\u2019Adoration.Si la science dans son interprétation des apparences, ne se fait pas orgueilleuse; si elle ne se cantonne pas en elle-même; si elle s'allie à la foi, l\u2019homme qui a grandi par la technique pourra dès lors connaître \u201cun supplément d\u2019âme\u201d.La science est d'un ordre, mais a besoin d'être complétée.En elle-même, la science est mobile, relative, approximative; la foi nous livre la vraie puissance.Quant aux preuves de l'existence de Dieu, nous avons droit à ces judicieuses remarques: Aujourd'hui, en philosophie, n\u2019y aurait-il plus que les preuves psychologiques pour prouver l\u2019exis- Page 5 tence de Dieu?Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas de preuves proprement psychologiques, mais des preuves qui sont au-delà du psychologique; ce besoin qu\u2019a l\u2019homme, ce besoin naturel ne saurait être vain : ce besoin qu\u2019a l\u2019homme d'une plénitude, d'un absolu, d'une caution, enfin de quelque chose qui ne passera pas avec lui, qui ne sera pas dévoré par le temps: ce sentiment d'une perfection.Quant aux preuves classiques de l'existence de Dieu, aristotéliciennes ou thomistes, je n'ai rigoureusement rien contre; je les crois même; cependant elles ne prouvent pas le Dieu révélé; ce Dieu est révélé précisément; ces preuves prouvent plutôt le Dieu créateur, le Premier Moteur; je les considère comme valides; mais dans l'état actuel de l'humanité et l'obscurcissement de l'esprit et les incertitudes de l\u2019âme, il se trouve que, en fait, sinon en droit, ces preuves ne sont pas reçues par une bonne partie des hommes; et que la meilleure preuve, au fond, c\u2019est ce désir qui est en nous, d\u2019une perfection qui est innée en nous, et que la terre ou le temps ne peuvent nous donner, el que la terre ou le temps ne peuvent nous donner, et que nous attendons de l\u2019avenir, et qui n'est pas dans l\u2019avenir, mais se trouve dans l\u2019éternité.Je crois que c\u2019est tout de même la preuve la plus forte; et la preuve la plus forte, c'est l'épreuve; alors, c\u2019est \u201céprouver\u201d Dieu.On peut se tromper.De plus, sentir\u201c cette chose\u201d en nous, ce n\u2019est pas communicable; on peut éveiller le divin dans une âme en Ja touchant par un mot, par un geste, par un mouvement de charité; nous sommes dans l\u2019invérifiable; heureusement, c'est invérifiable, impondérable; autrement, quel sens aurait la foi; quel sens aurait Vaventure humaine ?Alexis Klimov remercie Le président du Cercle Gabriel-Marcel allait ensuite remercier le distingué conférencier, et nous prévenir de la prochaine rencontre publique de notre Cercle: le 13 juin, 20.00 hres, à l'Hôpital Cooke a cu lieu cette rencontre.Le théme qui a été débatu, était le suivant : \u201cDe quoi avons-nous peur?\u201d MARCEL NADEAU NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 Dans les 7 jours Plutôt le Dr Théodore Gervais ! Dans le billet \u201cClaire Roy, Regards sur I'Autrefois\u201d que nous avons fair paraître en page 8 du Bien Public, il s'est malheureusement glissé une erreur; au lieu de lire \u201cDr Théodore Roy\u201d, il aurait fallu lire \u201cDr Théodore Gervais\u201d.Nous avons également souligné le fait au journal Le Nouvelliste, peu après la dite parution.Michelle Guérin parle La journaliste et romancière Michelle Guérin donnait le 3 juin dernier au Centre Socio- Culturel de La Tuque, une conférence concernant \u201cL'Ecriture\u201d.Nous espérons bien que le texte de cette conférence soit intégralement reproduit un jour! Michelle Guérin s'adressait aux membres du Cercle littéraire de La Tuque.L'art d'hier et d'aujourd'hui Alexis Klimov était récemment l'invité du Club Richelieu de Nicolet: Son entretien avait ce titre incisif: \u201cDes hommes, des choses et des insectes\u201d, et avait pour but de reconnaître le prophétisme de l'Art.Dans un prochain numéro du Bien Public, nous nous proposerons de cerner l'essentiel de cette prestigieuse conférence.Nul mieux que l'artiste, par sa sensibilité, ne sait au fond traduire le destin mème d'une humanité en recherche constante de la Vérité.Un voyage de Germaine Durand En 1951, la soeur du très regretté Louis-D.Durand, passait Une Saison à Cuba\u201d; dans une plaquette élégamment présentée qu'éditèrent les Editions du Bien Public (1973), Germaine Durand nous rappelle les grandes lignes de ce voyage qui lui laissa \u201cun souvenir inoubliable\u201d.Dans un style agréable et très personnel, l'auteur rappelle l\u2019atmosphère de paix et d'insouciance qui règnait à Cuba à certe époque.Des scènes de la vie de tous les jours se mêlent à l'évocation de la beauté des paysages pour faire de ce petit livre un témoignage précieux sur la grande île antillaise avant l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro.Par ailleurs, du même auteur doit paraître sous peu, aux Editions du Bien Public, un autre livre de souvenirs; Germaine Durand y parlera de son enfance et de sa jeunesse; elle décrira les principaux changements que Trois-Rivières a pu connaître ces dernières décennies.La nouvelle oeuvre de cette Trifluvienne érudite et cultivée fait revivre la ville au débuc du siècle.Grâce à ces chroniques alertes, des coutumes et des traditions charmantes seront sauvées de l'oubli.Enfin, Germaine Durand évoquera des souvenirs concernant son frère Louis-Delavoie.On se rappellera que Louis-De- lavoie Durand avait été le Président des fêtes du Troisième Centenaire des Trois-Rivières, en 1934; que, de plus, il a bien voulu nous laisser deux livres remarquables par leur verve et leur érudition: \u201cParesseux, Ignorants, Arriérés?\u201d et leur pendant: \u201cLaborieux, diligents, débrouillards !\u201d C'est donc avec impatience que nous attendons la publication des savoureux souvenirs de Germaine Durand.Le titre, sans doute, sera: \u201cIl me souvient.\u201d, comme celui de ses chroniques parues dans le Bien Public depuis quelques années.Cercle Gabriel-Marcel Le 13 juin dernier, avait lieu à l'Hôpital Cooke, une rencontre des membres du Cercle Gabriel- Marcel; le thème de la table- ronde fut: \u201cDe quoi avons-nous peur 2\u201d Dans un prochain Bien Pxblic, nous pourrons trouver le compte-rendu de cette discussion.D'autre part, les activités régulières du Cercle Gabriel-Mar- cel ne reprendront qu'en septembre prochain.Un patrimoine méconnu: les arbres rares et les vieux arbres du Québec La société d'animation du Jardin et de l'Institut botaniques (SAJB) anime actuellement un projet issu du programme \u201cCanada au travail\u201d et dont l'objectif est de faire l'inventaire des arbres âgés et rares, et peu communs localisés dans la partie habitée du sud-ouest du Québec.Dans ce but elle lance un appel au public pour Vaider a localiser tout les spécimens exceptionnels.Done, si vous connaissez un arbre qui vous semble être hors de l'ordinaire par son âge, sa grosseur, ou pour toute autre raison, la Société apprécierait en être informée.De plus la Société aimerait faire l'étude de vieilles propriétés ou domaines possédant une végétation intéressante et qui sont exposés à une destruction éventuelle.En résumé, il s'agit de faire connaître, de conserver et de valoriser notre patrimoine végétal méconnu et éventuellement de publier un répertoire de nos plus beaux arbres.Envoyer tous renseignements pertinents (âge grosseur, description, localisation etc) à: SAJIB, Projet patrimoine végétal du Québec a/s de Henri Bernard, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal, H1X 2B2, tél.782-4135.++++++44444 4444444444 LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1.819-378-8404 Abonnement : $5.par ann siding fe [Ett A Le Saviez-vous \u2014 Pour un décès dû à la route, il y a 25 blessés, dont 12 très gravement.\u2014p\u2014 \u2014Un autre exemplaire fossile de l\u2019archéoptéryx a été redécouvert en 1970 dans un musée où il était classé parmi les reptiles volants depuis 1857.Cet échantillon suggère que l\u2019oisca aurait été coureur, plutôt qu\u2019arboricole, ce qui remet en cause l'origine du vol chez les oiseaux.Qu \u2014 L\u2019éclair est d'une puissance incroyable : il décharge jusqu\u2019à 30 millions de volts à 100,000 ampères.Mais cette énergie ne peut être ni maîtrisée ni utili- - sée.L'énergie d\u2019un orage puissant dépasse de loin celle que dégage l\u2019explosion d\u2019une bombe atomique.\u2014\u2014 \u2014 Pour nettoyer des gants, pro- curez-vous de la sciure de bois chez un menuisier, versez-la dans un plat à four et faites-la chauffer à four doux (50 °C en- Le projet de loi no ! et la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie La Société Saint-Jean-Bap- tiste de la Mauricie a réitéré récemment aux Ministres Camille Laurin et Jacques-Yvan Morin, la teneur de gon mémoire du 10 juin 1974, concernant son attitude face à la loi 22 et ses implications.Elle mentionna également que le gouvernement actuel, dans la rédaction du texte de son nouveau projet identifié par le No 1, et qui sera soumis à la présente session, se devait de s'inspirer des prises de position de notre organisme.Or le texte du projet No 1 qui circule dans la population, prend égard à tous les points soulevés dans notre mémoire du temps.C\u2019est donc avec satisfaction que nous épaulons le dit projet sachant qu\u2019il réfiète la pensée de la société.Nous souhaitons que le projet tel qu'il est, s'il doit &tre modifié, ne le sera que sur des détails et non eur le fond.II ne faudra pas se refouler dans le paternalisme, ou afficher ce qui fut Jusqu'à tout récemment, notre complexe de citoyen de deuxième classe.GEORGES MEYERS, Directeur général.viron).Bnfilez les gants et frot- tezdes lans la sciure de bois chaude jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient propres.\u2014{ \u2014 Une nova est une petite étoile, le plus souvent invisible a loeil nu, qui, brusquement, en quelques jours ou quelques semaines, devient l\u2019une des étoiles les plus brillantes du ciel; après quoi elle perd progressivement sa luminosité exceptionnelle jusqu\u2019à retrouver son éclat primitif, au bout d\u2019une dizaine d'années.Karl Marx et Satan Fausse orientation : nos universités sont contaminées par LE MARXISME qui est be- sé sur le matérialisme athée.Nos universitaires devraient lire le petit livre du Pasteur protestant Richard Wurmbrand intitulé KARL MARX ET SATAN (Apostolat des Editions, Paris).Ce Pasteur apétre a subi 14 ans de détention dans les gedles communistes.Ayant été enfin libére, il en raconte les horreurs.En 50 ans, depuis 1917, on y a compté 80 millions de victimes, parmi lesquelles il est difficile de discerner ceux qui sont morts pour leur foi.Mais, pour le nombre des martyrs et l\u2019atrocité des supplices, nous sommes ici en présence de la plus atroce persécution de tous les temps contre les chrétiens.Et cela continue.Toutes ces horreurs découlent directement de ce qu\u2019écrivait froidement Lénine : \u201cSi, pour l\u2019oeuvre du communisme, il nous fallait exterminer les neuf dixièmes de la population, nous ne devrions pas reculer devant ces sacrifices.\u201d (Oeuvres de Lénine, tome 2, page 702).Le tyran de la Chine Mao Tse Tung a fait la même vantardise abominable.Mais alors, pouvons-nous remonter à l\u2019origine de tous ces maux ?Citons encore Lénine : \u201cUn demi-siècle après Marx, pas un seul marxiste ne peut se vanter de l'avoir vraiment compris.\u201d Pourtant tous les chefs du Communisme se sont réclamés de Marx pour ravager le monde.Marx est né à Trèves, en Allemagne, le 5 mai 1818.\u2018Par son père et sa mère il descendait de deux lignées de rabbins juifs; mais son père se convertit au protestantisme en 1818, et en 1824 les sept enfants de la famille, dont Karl, reçurent le baptême, pour éviter les conséquences des mesures anti-sémites prises par le gouvernement prussien (précurseur de Hitler).Karl Marx a donc recu une éducation chrétienne; il voulait devenir poéte.Dans sa prime jeunesse, il a écrit de belles pages sur le Christ et le Christianisme.dant, vers la vingtaine, il a apostasié et il a viré au satanisme.Dans cette aberration démoniaque, on distingue les Lucifériens et les Satanistes.LES LUCIFERIENS tiennent Lucifer, l\u2019Ange tombé, pour leur seul vrai dieu; pour eux, notre Dieu n'est que l\u2019adversaire de Lucifer.LES SATAN] savent que le diable est un Ange déchu, mais ils se donnent à lui pour le suivre dans sa déchéance: folie mortelle, damnable.Inspiré par Satan, Marx écrit: \u201cJe veux me venger de Celui qui règne dans les cieux.Il ne me reste plus que la vengeance.J'ai perdu le ciel; mon âme est marquée pour l\u2019enfer.\u2026\u201d\u2019 Celui qui avec Marx a fondé la première Internationale, BAKOUNINE écrit : \u201cSatan est le premier libre penseur et sauveur du monde.Il nous faut réveiller le diable chez le peuple et exciter en lui les passions les plus viles.\u201d Le poing fermé et tendu : signe de haine et de ralliement des marxistes communistes.Bref, Marx et ses amis sont des satanistes; ils savent que Dieu existe, mais ils veulent le combattre.Pour faire croire que Dieu n'existe pas, ils ont bâti une oeuvre monumentale, qui essaie d'imposer la doctrine fausse du matérialisme pseudorscientifique.IIs se moquent du peuple, du prolétariat; ce qu'ils veulent, c\u2019est monter une énorme machine pour entraîner l\u2019humanité vers la catastrophe et la damnation en ce monde et en l\u2019autre : \u201cDebout, les damnés de la terre!\u201d Voilà le chant de ralliement de l'Internationale marxiste et communiste.A la fin de son petit livre, le Pasteur Wurmbrand cite une lettre qu\u2019il a reçue d\u2019un sataniste, qui lui dit en substance: \u2018\u201c\u201cVotre Dieu est cruel; on voit dans la Bible qu\u2019il a détruit l\u2019humanité par leDéluge universel, qu\u2019il a écrasé Sodome et Gomorrhe sous une pluie de feu.Pour moi, devant cette cruauté, il n\u2019y a qu\u2019une réaction possible : c\u2019est la révolte éternelle.Tandis que, à mon avis, Satan n\u2019a jamais fait que du bien: il m\u2019a proposé le bonheur.\u201d \u2014 Voila comment un pauvre homme a été trompé par Satan, que Jésus a appelé le Prince du Mensonge; à ce pauvre détraqué Satan a inspiré la haine à l\u2019état pur pour le conduire à l\u2019enfer éternel.\u2014 Satan n\u2019aurait fait que du Pien?Sottise! C\u2019est lui qui est la cause remière des châtiments qui ont frappé \u2019humanité, car il l\u2019a entraînée à se révolter contre Dieu et il a provoqué la Justice divine: depuis le Déluge universel jusqu\u2019aux deux Guerres mondiales de notre siècle et jusqu\u2019à la troisième que prépare le Communisme athée.Satan est le premier responsable de nos malheurs.Il faut lire le petit livre MARX ET SATAN.puis égrener notre Rosaire, pour contrecarrer l\u2019offensive satanique du Marxisme communiste qui veut dominer le monde.Notre Dame l\u2019a promis: quand on aura assez prié, à la fin le Coeur Immaculé de'Marie triomphera et la Russie se convertira et on aura un temps de paix.GEORGES PANNETON, prêtre. Vendredri, les 13-17 et 23 juin 1977 LE BIEN PUBLIC Page 7 es mots.Do A d' fi d bre choix des parents qui désirent Uche à eau froide une éducation de qualité, plus de Au récent congrès du parti discipline à l\u2019école, et surtout l\u2019assurance d\u2019en enseignement reli- québécois, les promoteurs de l\u2019avortement sur demande ont reçu gieux, toutes choses qu\u2019ils ne trouvent pas actuellement partout dans une douche d\u2019eau froide quand le premier ministre Lévesque leur a les écoles publiques.Ceux qui vou- dit que le gouvernement ne se te- draient restreindre l\u2019éducation à nait pas lié par la résolution votée l\u2019école laïque et publique devraient admettre que si l\u2019école pri- en ce sens, à faible majorité, par les délégués.vée reprend du poil de la bête, c\u2018est que l\u2019école publique a grave- Au moment où on se plaint que Ment failli à son rôle au Québec; le nombre d\u2019enfants diminue dans futrement on n'aurait pas besoin les écoles à cause des restrictions d'écoles privées.L'école privée de naissances, il semble tout à fait idiot de réclamer l\u2019avortement sur répond à un besoin à la suite de la décadence de l\u2019éducation depuis la demande.On a connu des peuples qui ont été victimes de génocides fameuse révolution tranquille des mais que penser d\u2019un eu le ui années 1960.Mais l\u2019école privée n\u2019a pas en soi toutes les vertus.On se suiciderait collectivement ?René Lévesque doit être félicité peut la prendre aussi pour prétex- pour savoir résisté au désir de cer- te certains désordres.Certains peuvent ouvrir des écoles privées tains délégués farfelus et au mou- ° seraient enscignées de drôles de vement féministe qui déborde le Sciences! Privée ou publique, l\u2019é- bon sens.Du strict point de vue politique, le gouvernement péquis- cole en soi sera ce qu\u2019on veut en faire.L\u2019argument principal en fate aurait d\u2019ailleurs tort de consentir à légiférer pour ouvrir la porte veur de l\u2019école privée est le choix à l'avortement car la résistance se- démocratique qui doit pouvoir s\u2019exercer.rait des plus fortes chez les électeurs de.toutes croyances.ventionnée par les fonds publics.Jadis les parents payaient tout la scolarité de leurs enfants dans les écoles privées.Que cela continue, ce sera un gage de liberté supplémentaire pour l\u2019école privée.partisane et même des visées simplement économiques.Car ici, il s'agit d\u2019être ou ne pas être comme dirait Shakespeare ! \u2019 L'erreur Les récentes divisions qui sont apparues chez les conservateurs .au Québec ont des antécédents lointains.Pas plus que les libéraux, les conservateurs ne peuvent négliger le Québec pour prendre le pouvoir à Ottawa.Diefenbaker lors de sa grande prospérité politique avait joui de l'appui massif du Québec.M.Clark le sait très bien, et c\u2019est pourquoi il a passé tant de temps dans la belle province pour tenter de capter le vote aux élections partielles récentes.Cependant, ce que les conservateurs n\u2019ont jamais voulu comprendre, contrairement aux libéraux, c\u2019est qu\u2019ils ont besoin enfin d\u2019un chef francophone.Jamais les conservateurs n\u2019ont placé au poste supré- me un francophone alors que les libéraux ont eu plusieurs premiers ministres francophones ou au moins ambivalents, au gouvernement fédéral.La loi no 1 La loi no 1 que l\u2019Assemblée nationale se propose de voter prochainement vise essentiellement à promouvoir le français au Québec ct mettre un cran d\u2019arrêt à son affaiblissement chez nos gens.ll faut que cette loi soit assez ferme et explicite pour atteindre le but urgent visé.Ceux qui voudraient qu\u2019on mette trop d\u2019eau dans ce vin ne sont pas logiques.Ce n'est pas l\u2019anglais qui est menacé au Québec mais le français qui ne cesse de s\u2019appauvrir dans sa qualité même, Sans causer d\u2019injustice à la minorité anglophone, il faut que le français domine au Québec comme langue de la majorité et principal agent de sa culture.C\u2019est l\u2019esprit de la loi, et il faut éviter que le sens de cette loi soit édulcoré au point qu\u2019elle ne constitue qu\u2019une répétition du bill 22.De toute façon, notre système scolaire a besoin de réforme ct d\u2019un retour à la spiritualité, peut- être pas à l\u2019ancienne mais à la moderne.Car tant dans les écoles publiques que privées, il y a bon nombre de jeunes gens qui ne demandent que cela.Cependant, il y a un angle économique à considérer quant à l\u2019école privée ne devrait pas être sub- Les Tories auraient besoin de se mettre un peu plus à l'heure du Québec, ils ont trop tardé à ce faire, voila le pourquoi de leurs mécomptes en politiques nationa- lc et provinciale.Tl leur faudra mettre les bouchées doubles s\u2019ils veulent rester dans la course.C\u2019est pourquoi les règlements d\u2019application de la future loi 1, tout en étant souples ct nuancée, ne doivent pas chercher à plaire à tout le monde pour des raisons politiques ou même économiques.La préservation d\u2019une culture cst, je crois, au-dessus de la politique Ecoles privées Tout un battage s\u2019est organisé dans le domaine scolaire pour tenter d\u2019abattre l\u2019école privée au Québec en faveur de l\u2019école publique.Cette manoeuvre irait contre le li- 50 ANS DE SACERDOCE Mgr Beaumier, le prêtre et l'écrivain Le 29 juin prochain marquera le 50e anniversaire de l'ordination à la prêtrise de Mgr J.L.Beaumier.Vie sacerdotale en grande partie consacrée à l\u2019Oeuvre du Séminaire, notamment du Grand Séminaire (22 ans), donc à la préparation au sacerdoce des futurs prêtres.Environ 150 prêtres lui doivent quelque chose de leur préparation à la vie sacerdotale.Puis une vingraine d\u2019années au ministère auprès des religieuses de diverses communautés.Vie sans grand relief extérieur, mais toute faite de labeur quotidien, de continuité courageuse et, en définitive, féconde et heureuse pour lui-même et pour l'Eglise.Sa part d'épreuves n\u2019a jamais constitué de problème de vocation.Mais, au contraire, une occasion d\u2019affermissement et d'abandon à la Providence.Mgr Joseph-Louis Beaumier est homme d'Eglise et aussi écrivain.C'est à ce dernier titre même qu'on le connaît le mieux.N'est-il pas l\u2019auteur d'une dizaine d'ouvrages dont une remarquable biographie de Marie Guyart de l'Incarnation ?L'oeuvre de Mgr Beaumier est au- jourd'hui répandue dans tous les milieux sensibilisés aux problèmes de l\u2019Eglise.Elle est d\u2019ailleurs toute entière consacrée à \u201crappeler clairement et sans aucune ambiguïté quelques vérités élémentaires sans lesquelles l'Eglise ne saurait vivre\u201d, comme le dit si bien Dom Oury dans une brève analyse du dernier livre de Mgr Beaumier, La primauté de Pierre, que nous reproduisons, ci-dessous, à la suite de notre article.Ces jours derniers, le Nonce Àpostolique, S.Exc.Mgr Angelo PALMAS d'Ottawa, faisait parvenir à Mgr Beaumier une Bénédiction Apostolique, où nous lisons :\u201d.\u201cLe Saint-Pére invoquant sur lui les meilleurs bienfaits du Ciel, fait des voeux pour que le Treés-Haut soit toujours sa force et sa condition.Le Souverain Pontife appelle aussi les faveurs divines sur tous ceux qui participeront à cet anniversaire\u201d.C'est pour le moins un précieux encouragement à entrer dans la dernière phase d\u2019une vie sacerdotale déjà féconde.Clément Marchand L\u2019OPINION DE DOM OURY Mgr Joseph-Louis Beaumier, La primauté de Pierre, Qui vous écoute m\u2019écoute, 14 x 21, 148 pp.; + 12 pp.de photographies, Editions du Bien Public, Trois-Rivières, 1977.* * * De sa retraite féconde et laborieuse, Mgr Beaumier s'adresse une nouvelle fois non aux théologiens, mais aux fidèles indûment troublés par certains théologiens et un grand nombre de demi-théologiens, pour leur rappeler clairement et sans aucune ambiguïté quelques vérités élémentaires sans lesquelles l'Eglise ne saurait vivre; j'ajouterai volontiers: et sans lesquelles elle ne vivra pas, Elle qui est destinée à vivre jusqu\u2019à la consommation des siècles.L'ermite de Trois-Rivières continue dans ce troisième volet de son tryp- tique son plaidoyer pour Dicu, I'Eglise, pour le sacerdoce au service de l'Eglise, pour le Pape centre de l'unité et le chef effectif de l'Eglise; il semble avoir pris pour devise le: Vac mihi si non evangelisavero; il use ses forces à crier quelques-unes de ces vérités qui rendent libres, en un langage accessible à tous; il a puisé sa doctrine aux meilleures sources : l'enseignement de l'Eglise illustré par des théologiens comme saint Cyprien, saint Bernard, Dom Gréa, Moclher, le cardinal Journet, le P.de Lubac, le cardinal Daniélou, sûr avec eux de \u201cpenser avec l'Eglise\u201d (sentire cum Ecclesia).la force de son exposé vient de sa simplicité même et de sa logique.Trois parties dans ce nouvel ouvrage: la transcendence du sacerdoce, la Primauté de Pierre, l'apport théologique de Solowiew.Si comme il I'affirme \u201cun théologien de peu de foi est un théologien de peu de poids\u201d (p.52), en l\u2019écoutant lui-même, le peuple chrétien retrouvera avec joie l\u2019enseignement authentique du Magistère à l'égard duquel \u201cl'opinion de cent théologiens ne constitue pas une opinion probable\u201d (p.35).Dom Guy-Marie Oury, o.s.b. Page 8 PE cu 7 @R UE in se 2e (Photo R, Arsicaud & Fils, Tours) A LA MÉMOIRE D\u2019UN AMI DE TROIS-RIVIÈRES Il y cing ans, Trois-Riviè- res recevait officiellement un groupe d\u2019amis de France, notamment de la Touraine.C'était la réponse à une visite rendue aux Canadiens, qui étaient allés célébrer à Tours le Troisième Centenaire de la mort de Marie de l\u2019Incarnation en 1972.\u2018Le groupe francais avait à sa tête M.le Député Pierre Lepage, Président général de France-Canada.Monsieur Lepage était pour moi un ami personnel depuis plus de vingt ans et il aimait Trois-Riviéres.Nos cousins de France furent particulièrement heureux de la réception cordiale offerte à l\u2019Hô- En 1974, M.Lepage conduisait un autre groupe français au Canada, lorsqu\u2019il mourut inopinément à Toronto, au cours de ce voyage d\u2019amitié française.tel de Ville, par Monsieur le Maire Gilles Beaudoin.La Ville de TOURS, a laquelle Trois-Rivières a été jumelée en 1974, vient d\u2019honorer leur inoubliable concitoyen.Pour perpétuer le nom de M.Lepage, Monsieur le Maire de Tours, Jean Royer, a dévoilé une plaque en février dernier, donnant le nom de RUE PIERRE LEPAGE DEPUTE, dans un quartier nouveau de Tours.Mgr Joseph-Louis Beaumier DU COTÉ DES RELATIONNISTES \u2019 L'Association des Ralationnistes du Québec tenait son congrés annuel a I'Auberge des Gouverneurs de Trois-Rivie- res sous le thème de l'évaluation.Le principal invité était M.Richard Guay, député de Taschereau adjoint parlementaire au ministre des Communications.C'est ainsi que l'on peut reconnaître sur cette photo, outre ce dernier, le nouveau président M.André Saindon ct M.Jean-Guy Thibaud, ex-offi- n (Photo et texte André Bouchard) la plus importante société de tiducie T = \u2014 canadienne - française - TRUST GENERAL
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.