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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1941-11-08, Collections de BAnQ.

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[" 10 oz.$1.05-26 ois.$2.40-40 ox.$3.48 Produit de Melchers Distilficries Limited, Montréal \u2014 Borthiervitle, REDIGEE EN COLLABORATION 27e ANNEE \u2014 No 1940 J.-A.Fortin, Dir.Gérant.Le parti tory crie: Au secours! © pe .° ° Parce qu'il est en train de se noyer, il veut que le parti libéral le recueille dans sa barque.\u2014 L'hon.Mackenzie King est trop roublard pour se prêter à ce jen.\u2014 La sécession de M.J.-S.Roy, de Gaspé, soulève de formidables éclats de rire.es (Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) Ottawa, 7.\u2014 Le parti conservateur fédéral semble bien mal en point.Il n\u2019existe presque déjà plus dans les diverses provinces, et il est en train de s\u2019éteindre à Ottawva.M.R.-B.Hanson, son chef actuel, en a assez de cette pétaudière, et il s\u2019est exprimé là-dessus sans ambages, puisqu\u2019il a déclaré qu\u2019il ne serait pas candidat a la chéfrerie du parti lors de la convention qui aura lieu vers janvier 1942.Le départ de M.Hanson ne semble pas soulever beaucoup de regrets de la part de ses partisans.Le \u201cGlobe & Mail\u201d, de Toronto, et la \u201cGazette\u201d, de Montréal, ne cachent pas la joie qu\u2019ils éprouvent à voir M.Hanson prendre cette décision, surtout depuis qu\u2019il a déclaré qu\u2019il ne conseille pas à son parti d\u2019inscrire la conscription au programme tory.En face des critiques soulevées par son discours de Toronto, M.Hanson tente de faire machine arrière, mais cela lui sert de peu de chose, vu que plus il essaie d\u2019expliquer sa position, plus il se fourre dans le trou.Le \u201cGlobe & Mail\u201d et la \u201cGazette\u201d ont recruté de nouveaux adhérents conscriptionnistes dans la presse canadienne.Le \u201cStar\u201d et le \u201cStandard\u201d, de Montréal, se sont joints à eux, mais le \u201cChronicle-Telegraph\u201d, de Québec, aussi feuille de langue anglaise, observe que le pays en a asses de ces millionnaires qui, parce qu\u2019ils sont propriétaires de journaux, entendent faire la loi non seulement aux chefs de partis, mais au pays lui-même.Assurément, M.McConnell, propriétaire du Star\u201d\u2019, et M.Wright, propriétaire du \u201cGlobe & Mail\u201d, sont des millionnaires authentiques.Rien ne prouve, néanmoins, que le propriétaire de la \u201cGazette\u201d soit un millionnaire, à moins que ce personnage ne se fasse connaître, détail par lui négligé jusqu\u2019à date.M.Hanson serait-il remplacé à la chèfrerie conservatrice per M.Meighen que cela ne changerait pas grand\u2019chose.Le vieux parti tory se meurt, il est presque déjà cadavre, et tous les cataplasmes que Pon apposera sur ce machabée wen feront pas autre chose qu\u2019une momie susceptible d\u2019éveiller la curiosité des siècles futurs, telles les momies trouvées dans les pyramides égyptiennes.Un incident plutôt comique fus la sortie de M.J.-S.Roy, député de Gaspé, des rangs conservatisme fédéral.Seul conservateur élu dans le Québec aux élections générales de 1940, M.Roy est arrivé à Ottawa en proie à un beau 3èle de néophyte.H a présenté à la Chambre des Communes résolution sur résolution afin d\u2019embéter les libéraux.Ces résolutions ne sortaient certes pas de son cerveau, le cerveau de M.Roy n\u2019ayant rien d\u2019olympien.On apprit tout-à-coup cet été que le même M.Roy avait entrepris de fonder un parti oppositionniste québecois, de concert avec lineffable Sam Gobeil, ex-ministre dans le cabinet Bennett, et autres politiciens de même farine.C\u2019est ce qui fit dire à Pur des dirigeants ontariens du parti: \u2014 Le diable peut bien les emporter, tous ce qu\u2019ils en sont! On ne les voit que lorsqu\u2019ils viennent nous demander de l\u2019argent.Que font-ils de cet argent?Dieu seul le sait, puisque les résultats sont absolument nuls.Le moins nous aurons de ces parasites du Québec, le mieux ce sera pour nous dans les autres provinces.Aussi bien, lorsque M.Roy, se levant en Chambre pour expliquer sa sécession, lut une déclaration pompeuse afin de justifier sa volte-face, il ne fut pas accueilli par les exclamations de la droite libérale, mais par ses sarcasmes.Il dénonce ses anciens amis comme des impérialistes à tous crins, ce en quoi il a raison.Alors, pourquoi eut-il l\u2019au- | dace de se faire élire dans Gaspé comme nationaliste?S\u2019il faut l\u2019en croire, il a été froidement accueilli par les tories auxquels il essayait de se coller.C\u2019est la punition justement due à un minus habens qui essayait de renouveler la tactique suivie par d\u2019autres pseudo nationalistes de langue française en 1911.Le vieux parti tory devient évidemment gaga.Ses journaux parlent tour à tour de ministère de coalition, de gouvernement national, etc.La vérité vraie, c\u2019est que les Meighen, les Hanson et les Drew ont entrepris de contraindre le parti libéral à tenter le sauvetage d\u2019un malheureux qui se noie.Vieux parlementaire rompu aux coueries de la politique, M.Mackenzie King se gardera bien de lancer à le mer la bouée qu\u2019on lui demande, et le résultat est fucile à prévoir: les profiteurs ou les fils des profiteurs de 1914-18 doivent en faire leur deuil, car ils ne seront pas appelés à renouveler leurs exploits d\u2019antan, le parti libéral n\u2019ayant cure de permettre à ces exploiteurs de s\u2019enrichir à même les contrats de guerre et de se moquer de la bonne foi d\u2019un peuple qui en a assez de leur piraterie.PASCAL, Le ratage \"gaulliste\u201d reste un enseignement Pour ceux qui se lancent dans de redoutables entreprises sans y avoir mürement réfléchi \u2014 Comme quoi le maréchal Pétain n'est ni un idiot ni un anglophobe.Sn \u2014\u2014\u2014\u2014 fl, se\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Notre article du 31 octobre intitulé \u201cDréle de type, ce général de Gaulle!\u201d, a créé une certaine sensation.Il a même en les honneurs d\u2019une traduction dans la \u201cGasette\u201d, journal \u2019on ne saurait certes taxer de froideur envers PEmpire.est donc que les vues du général de Gaulle et de ses alliés ne sont pas exactement les mêmes.Le général de Gaulle est peut-être farci de bonnes intentions, mais il se conduit plus souvent qu\u2019à son tour en véritable casse-cou.Ainsi lorsqu'il amena la flotte anglaise devant Dakar, en lui promettant qu\u2019elle y serait accueillie comme une soeur, et que la garnison de ce port ajricain lui tira dessus.Quant à sa proposition aux Français de se croiser les bras pendant cing minutes sous les yeux des Allemands, le 24 octobre; elle était pour le moins inconsidérée, ainsi que Pé- pa vénement en a fourni la preuve.\u2018 .\"Le service \u2018de la propagande \u201cgaulliste\u201d a beau essayor de \u2018faire croire que cette nouvelle \u201c rive sur le tas\u201d a rem- \u2018porté un vif succès em plusieurs © françaises, il perdra son temps et il en sera pour ses frais.Nous ne sommes nulle- sym Goutte à Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteen.\u201d MONTREAL, 8 NOVEMBRE 1941 (Campenon).Gilbert La Rue, Rédacteur chef.ITE! 3 Cents Administration: Suite 333, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 Bs ct Ci Sek COURAGEZ TORITE : travaux d'imprimerie à pany.Limited Abonnement: $2.50 par année Si nous prenions conscience de nos responsabilités Nos députés fédéraux sont en session à Ottawa Gours _\u2014 .Certains chroniqueurs de journaux, et en particulier de la \u201cGazette\u201d, nous annoncent que le plus gros morceau de la prochaine session de la Législature sera l'abolition du Conseil législatif.À les en croire.cet organisme coûte inutilement 8200.000 par année, et puisque l'ère est à l\u2019économie.sa disparition est foute indiquée.D'ailleurs, notre province est le seule qui ait conservé ceîte relique du passé, et le parti libéral, lorsqu'il conquit le pouvoir en 1897.avait inscrit cette amputation sur son programme.Tels sont les arguments apportés par les adversezires du Conseil.Reste à savoir si nos péres conscrits vont prêter la main à leur hara- kiri.car d'après la Constitution, ils seront eux-mêmes appelés à voter leur exeat.Le Conseil législatif pe- rait aujourd'hui assez inoffensif, mais il n'en fut pes toujours de même.et un journaliste s'emporta un jour jusqu'à traiter ses membres de \u2018vieillards malfaisants\u201d.ce qui lui valut une brève détention dans le \u201cdonjon\u201d de l'Hôtel du Gouvernement.Inutile de dire que ce \u201cdonjon\u201d.dont on ne sait pas mé- me où il est localisé.n'a rien de ceux des châteaux du moyen-âge.En-ittendant.que 1a mesure \"voit présentée, si elle doit l'être.l'un des chroniqueurs en quettion devrait bien aller interviewer l\u2019hon.Médéric Martin.le plus bel ornement du Conseil.pour connaître son sentiment là-dessus.l'ex-maire de Montréal ayant toujours eu une façon fort pittoresque de s'exprimer.Quoique les bingos aient été tour à tour mis au ban par le Cardinal Villeneuve, l'archevêque de Montréal et plusieurs évêques de la province.ils n'en continuent pas moins de fleurir dans diverses paroisses.C'est ainsi que Sorel s\u2019est payé le luxe récemment de deux grands bingos.Nous avons un jour qualifié le bingo d'\u201c institution nationale\u201d.ferme impropre, car il n'existe pas que d.ns le Québec et n'est pas essentiellement d'origine catholique.Ainsi le Rév.Paul D.Wright.pasteur de la Winton Congregational Church, de Rochester.à quitté dimanche son église au beau milieu de l'office, en disant qu'il ne voulait plus avoir quelque chose à faire avec une congrégation \u201cbingo- tiste\u201d.I] avait annoncé le 23 septembre qu'il en agirait de la sorte si les bingos continuaient.et il venait d'apprendre qu'une diaconesse, Madame Harry L.Nelson, était en train d'en organiser un chez elle.Mme Nelson a déclaré, après l'office si brusquement interrompu, qu'elle avait en effet invité des dames chez elle et que Celles-ci entendaient bien faire ce qu'elles voudraient sans s'occuper de leur pasteur.C'est une fagon comme une autre de proclamer que l'Amérique est la terre de toutes les libertés.Une coutume que l'on commence à trouver ennuyeuse à Montréal et ailleurs.c'est celle des quêtes aux mariages et aux funérailles.Un correspondant nous écrit: \u201cAux funérailles, passe encore.puisque cet argent doit servir au paiement de messes pour les trépassés: mais aux mariages.c'est sûrement un abus.Mon fils vient de se marier dans une église de Verdun.et j'avais l'impression.lorsqu'on passa la timbale, d'être dans un salon.au cours d'une réception.où le maître de cérémonies se mottrail en tête de mendier auprès des invités.\u201d Il est vrai qu'il est toujours loisible aux intéressés de demander qu'il n°y ait pas de quête, mais ils n\u2019y songent pas toujours et de là de multiples récriminations.N'eppartiendrait - il pas plutôt sux autorités peroissia- les de solliciter cette permission en indiquant !e but précis de la quête, car ni la fabrique.ni le desservant.ni l'Ordinaire du diocèse n'ont droit de se faire payer peur une eérémo- nie qui l'a déjà été.Cédant à la pression de certains groupes anxieux de .éocter.le Québec d'un dimanche puritain, le département du Procureur général à ordonné la fermeture des derniers théâtres français ce jour-là.Pourtant les mêmes groupes se élsent les moilleurs amis de la langue française.Est-ce leur manière à eux de prouver cette vive affection on dirigeant les spectateurs de ces théd.tres vers les cinémas anglals?Car c'est ce qui Va se produire dans la majorité des cas Curieuse coincidence: cette innovation arrive juste au moment où d'excellents acteurs chassés de France par la guerre s'en vonailent chez nous avec la porspective de donner une nouvelle vogue au théâtre français.L'his- \u201cL\u2019Autorité\u201d hisants de V ment, à » qe san e Vichy, mais nous (Suile à la page 2) Sur un discours de M.Raymond Denis.\u2014 Les petits ruisseaux font les grandes rivières.\u2014 Depuis longtemps mous occuperions la place qui nous échoit, dans le domaine économique de la nation, si nous avions su canaliser les centaines de millions de piastres versés à nos concitoyens anglais.° L\u2019autre jour, nous prenions connaissance d\u2019un discours prononcé, à Chicoutimi, par M.Raymond Denis, organisateur général de la compagnie d\u2019assurance La Sauvegarde sur les causes de notre infériorité dans le domaine économique et commercial.Après avoir exposé ces causes et démontré que nous en sommes en grande partie les responsable, M.Denis montrait nettement les moyens de redressement et notre devoir devant la nécessité de conquérir notre place légitime sur celte terre canadienne, qui est bien nôtre.On a dit que notre race avait un rôle à jouer, en Amérique, et que ce rôle devait surtout consister en une influence purement intellectuelle, ne résider que dans le domaine des idées, des lettres et des arte et que nous n\u2019étions pas faits pour les affaires ct les finances.Rien de plus inexact.S\u2019il est vrai que de par notre origine, nous appartenons à une race qui, dans le monde intellectuel, a toujours brillé au sommet et détenu la palme, par contre, notre contact avec cette autre race qui est essentiellement commerciale, la nécessité de vivre au sein d\u2019un pays agricole et commercialisé, nous a vallu l\u2019avantage de nous familiariser avec la science des affaires et de pouvoir occuper une place enviable dans le domaine économique.Si nous nous sommes laissés devancer, il faut nous frapper la poitrine et nous demander pourquoi nous ne sommes par les maîtres dans notre maison.Les capitaux noue manquent.A qui la faute?Nous les aurions si nous voulions.Nous ne nous occupons pas de les réunir.D\u2019autres s\u2019en chargent, plus habiles et plus avisés que nous.Et ils en profitent.Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petites sommes forment les vastes capitaux.Nous avons les petits ruisseaux: notre clientèle, nos achats courants, nos transactions bancaires, notre épargne, nos primes d'assurances.Ne serait-ce pas assez pour faire les grandes rivières?Il ne s'agirait que de canaliser tout cela vers un vaste réservoir d\u2019où sortirait une puissance d\u2019argent incalculable.Nous ne le voulons pas parce que nous n\u2019avons pas encore compris notre devoir patriotique, l\u2019importance de ce geste et que nous obéissons à une étrange manie, incompréhensible, inexplicable de jeter notre argent aux entreprises étrangères à celle de notre race, en alimentant leur réservoir à elles et laisser le nôtre vide.Pour bien illustrer ce fait, prenons le cas de l\u2018assurance- vie.On sait que les banques et l\u2019aseurance sont les deux plus vastes réservoirs de capitaux, et des deux l\u2019assurance est le plus important.La province de Québec, en si grande majorité canadien- ne-francaise verse, par année, $40,000,000 en primes d\u2019as- surance-vie ordinaire.De ces $40,000,000, qui sortent en très grande partie de nos poches, combien vont aux compagnies d\u2019assurances canadiennes-françaises, tout aussi solides, aussi raisonnables et aussi généreuses que les autres?$1,- 268,956, soit un peu plus de 3%.Le reste est allé à des compagnies étrangères.Avec nos trente-huit millions et demi de cette année et les millions aussi nombreux des années précédentes, avec nos millions accumulés à un rythme qui s\u2019avère fort intéressant, les compagnies étrangères se sont acquis et ont acquis pour les leurs la considération et le respect des autorités et du public qui ont en elles une puissance à laquelle ils étaient, en maintes circonstances, forcés de recourir; elles ont financé des entreprises de leur race qui, tout naturellement attribuaient aux leurs les meilleurs emplois; elles ont maintenu un certain nombre d\u2019agents ou de commis subalternes cana- diens-français, mais pas une n\u2019a pensé à confier dans son ad- Sune 8 1a page 2) Une élection provinciale dans Richelieu-Verchères ets tr Elle serait déclenchée par la nomination de M.F.-E.Messier au Conseil Législatif.\u2014 Trois candidats libéraux sur les rangs: MM.Turcotte, ex-député; Robidoux, maire de Sorel, et Cournoyer, avocat.\u2014 Dissentions à éviter.\u2014_\u2014\u2014 (Correspondance spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) Sorel, 7.\u2014 Il ne fait pas de doute qu'avant la prochaine session provinciale M.F.-E.Messier, député de Richelieu- Verchères, sera nommé au Conseil législatif pour succéder à l\u2019hon.E.Choquette, représentant de la division Rouge mont.L'élection de son successeur, du point de vue libéral, ne eaurait faire de doute, M.Félix Messier ayant été élu en octobre 1939 par une majorité de 1794 voix.La nomination de M.Messier au Conseil législatif cau- eera naturellement une élection dans le comté de Richelieu- Verchères.Les candidats sur les range pour lui succéder sont M.Turcotte, industriel, ancien député de Richelieu à la Législature; M.Robidoux, maire actuel de Sorel, et M.Cournoyer, avocat, associé légal de l\u2019hon.M.Cardin.\"Ces trois aspirante possèdent des titres indéniables à la candidature, mais comme ce sont trois gentlemen, dans toute l'acception du mot, ils ne sauraient manquer de se soumettre au verdict de la convention à être convoquée.Le parti libétal a déjà trop souffert des dissentions qui se sont manifestées au sein de telles conventions.Ces dissen- tions lui ont coûté Mégantic et St-Jean.Si elles devaient continuer, il faudrait que le Premier Ministre lui-même fit le choix du candidat, choix que l'électorat serait appelé à ratifier.Notre grande industrie sur pied de guerre L\u2019énorme tâche accomplie par la Montreal Light, Heat & Power, Consolidated.Affectation de plusicurs millions a V'expansion de l\u2019outillage, en plus des formidables taxes versées au gouvernement fédéral.La Montreal Light, Heat & Power Consolidated vient d\u2019effectuer la 259ème distribution consécutive aux actionnaires de cette compagnie.Selon sa coutume, elle a joint à son chèque de dividende un dépliant qui contient diverses considération sur les événements d'actualité et leurs répercussions sur les affaires des principales compagnies d'électricité sous régie privée.Voici quelques extraits de ce petit documentaire: \u201cDurant les deux dernières années et particulièrement durant les derniers quinze mois, le Canada a mis sur pied une énorme machine de production d\u2019armements, et cela rapidement et avec efficacité.Des contrats de guerre s\u2019élevant à plus de deux billions et demi de dollars ont été accordés à l'industrie canadienne.La plupart des établissements industriels du pays tca- vaillent à pleine capacité, et bientôt quelque $600,000,000 de nouvelles usines de guerre, financées par le gouvernement, seront en pleine production.\u201cLe rôle principal dans le développement rapide du Canada comme arsenal de l\u2019Empire Britannique et des forces qui combattent Hitler, ce sont les compagnies d'utilité publique sous régie privée qui l\u2019ont joué.Ces compagnies ont mis rapidement et efficacement à la disposition des industries les énormes ap- provistonnements supplémentaires d'électricité à bas prix nécessaires pour mener la tâche à bien.Utilisant leurs propres res- | sources financières, elles ont hd- té la construction de nouvel outillage et ce qui est presque aussi important, elles l'ont fait sans que le gouvernement, ou en d\u2019autres mots le peuple du Canada, ait à fournir un cent pour ce travail à une époque où la construction couteuse d\u2019autres usines de guerre a mis le pays aux prises avec des problèmes financiers écrasants.En fait, non seulement les compagnies d'utilité privée ont fait elles- mêmes les frais que comportait la fourniture de quantités d'électricité de plus en plus considérables, mais elles sont en plus une importante source de revenu fiscal pour le gouvernement fédéral et les autres gouvernements, portant ainsi une forte part du fardeau financier imposé par la guerre.\u2018L\u2019an dernier, les principales compagnies d'électricité sous régie privée ont versé pas moins de $30,000,000 en contribution à l'effort de guerre.De ce montant, environ $10,000,000 passèrent dans les coffres d\u2019Ottawa en impôts et $20.000,000 | q furent dépensés, sans frais pour le gouvernement, en con:truc- tion d'usines, d'outillage de transmission et de distribution supplémentaires.Cette année la contribution des compagnies d'utilité publique sous régie privée sera beaucoup plus considérable\u201d.' Voici dorc qui prouve que dans le formidable effort de guerre du pays, la Montreal (Suite à la page 3) L\u2019hon.M.MacKenzie King expose la situation actuelle sans taire les dangers de l'heure.\u2014 Notre devoir est de lutter jusqu\u2019au bout.\u2014 Condition essentielle pour réaliser le summum de notre effort de guerre.La session vient de s\u2019ouvrir, à Ottawa, et l\u2019honorable M.MacKenzie King a prononcé un discours qui ne change aucunement la ligne de conduite que le gouvernement a te nue depuis les débuts de la guerre.Contenir d'une part les élans de l\u2019ennemi, qui cherche à en finir au plus tôt parce que la guerre ne le fatigue pas moins que nous, et, dans I'intervalle, intensifier notre effort de guerre qui nous permel- tra de remporter la victoire finale.Cette session sera de courte durée.Elle n\u2019est tenue que pour permettre aux ministres de soumettre à la députation ce qui a été fait jusqu\u2019à maintenant, recevoir des suggestions ct répondre aux différentes questions qui seront posées comme aux critiques de l\u2019opposition.En janvier, une autre ses sion scra tenue qui durera plus longtemps.Le discours de l\u2019hon.M.King était loin d\u2019être empreint d\u2019un esprit d'optimieme ardent.Le chef du gouvernement n\u2019a pas caché que la situation était grave, que cette guerre était une lutte à en finir entre les nations, petites et grandes, qui en tiennent pour le triomphe de la justice, et les nations, possédées du désir de conquête, qui en tiennent pour la violence.Le Canada est entrée en guerre, parce qu\u2019il fallait rés- liser la nécessité d\u2019une telle politique.Son avenir, sa liberté étaient cn jeu.S'il avait retardé, les conséquences eussent été funestes pour les Alliés comme pour lui-même.Les Etate- Unis ont voulu garder une politique de neutralité.Te se voient obligés, aujourd\u2019hui, de prendre part au conflit et Dieu fasse que leur intervention ne soil pas trop tardive.Notre Dominion, pas plus que les Etats-Unis, n\u2019aime la guerre et il veut faire tout son possible pour qu'elle se ter mine au plus tôt par la défaite de l'Allemagne nazie et de ses associés.Ligne de conduite que tout peuple qui désire la sécurité et la paix doit approuver.H nous faut, pour atteindre le but que nous poursuivons, resserrer les liens de notre union nationale.Non pas que nous comptions sur l\u2019effacement complet de ce regrettable esprit de race qui nous divise encore si cruellement et qui fait que le Canadien-francuis est traité avec un dédain révoltant par son compatriote anglais.Ce miracle ne saurait s\u2019accomplir aujourd\u2019hui.Les générations futures assisteront peut-être à l\u2019expansion d'un Cunada uni dans une fraternelle entente.Mais ce que nous demandons et ce qui est nécessaire pour réaliser pleinement notre effort de guerre, c\u2019est d\u2019oublier les divergences d\u2019opinion qui nous séparent et de faire preuve d\u2019une largeur d'esprit et d\u2019une coopération véritable pour lutter efficacement C\u2019est à cette condition et à cette condition seulement que nous vaincrons.Pointes sèches Novembre nous est arrivé avec son cortège de pluie, de brouillard et d\u2019ennuis.Est-ce cette température maussade, ce manteau humide «t froid qui nous enveloppe, qui nous transit, qui fait que nous ressentons, dans nos ames, comme une nostalgie des bcaux jours d\u2019été, comme une lassitude dé primante et difficile à secouer?Nous éprouvons à un imain- dre degré la joie de vivre, de lutter, de sourire, et les heures se font plus lentes, plus lourdes, plus pénibles, Et pourtant, tout autour de nous, c'est la même activité, les mêmes agissements, les mêmes désirs et la même folie de plaisir qui agite son grelot endiablé.Sur les champs de bataille d\u2019Europe, des milliers d'hommes versent leur sang dans une monstrueuse tuerie, voulue par la folie d\u2019un monstre inhumain.Des frères s'entretuent, les uns pour répondre à un ordre inexorable d\u2019un tyran qui veut établir le règne du paganisme et de la force sur le monde civilisé.les autres pour défendre la liberté des peuples encore libres, leur droit de vivre leur foi, leurs aspirations, cetle civilisation chrétienne conquise au prix de tant de eacrifices et d'efforts communs, Le chef de la Chrétienté, Pie XII, demande aux peuple de l'univers, en ce mois de novembre, de redoubler de prières pour nos morts, pour ceux, surtout, qui succombent, là-bas, dans l'horrible mêlée, sous la neige ct le froid, dans la boue sanglante des plaines glucees de la Russie.Ecoutons l\u2019appel du succes seur de Pierre qui demeure la grande voix de l'espérance et du réconfort.« + a Si nous poursuivons notre effort de guerre avec ume activité de plus en plus grande, cela ne veut pas dire que nous avons atteint la limite de cet effort.Il faut s'attendre à de nouveaux sacrifices, à de nouvelles restrictions.Il faut surtout opérer certaines améliorations dans la direction, dams l'administration des nombreux services qui mettent en branle 'immense rouage de la machine de guerre.C\u2019est aimsi u\u2019il va valloir modifier, intensifier le travail du bureau d\u2019information fédérale lequel, jusqu\u2019à maintenant, n\u2019a pas donné les résultats attendus.Sauf les communiqués fournie à la presse et que nous n\u2019utilisons qu'ew partie, cette publicité qui devait sortir de cet office a été play maigre, eans nerf, sans enthousiasme.ll faut en dire de même du rôle joué par la radio d'Etat.Depuis le départ de Louis Francoeur qui savait au moins donner à ses causeries un caractère de prenante personnalité et prêcher l\u2019oplimisme au coeur de nos eom- triotes, les commatateurs de la radio n\u2019ont pas en capter E confiance du public radiophile et l\u2019attacher davantage à la cause sacrée que nous défendone.ll ne faut pus s'illusionner sur les sentiments qu'entretient, à l\u2019adresoc des Alltés, le uite à la page 2) 3 5 e + ulte do 1a lire page) up.peuple de Québec.Si notre province a fait preuye/d'une belle À généreuse loyauté et contribué largement à notre effort de guerre, il faut bien savoir que nos gens ont apporté leur coopération par respect et par esprit d\u2019obéissance à nos chefs apirituels et politiques.Mais nous ne lui connaissons encore le bel enthousiaeme qui naît d\u2019un patriotisme ardent et éclairé.On ne court pas aux armes pour défendre le sol me- veo Wr TP TR ES pra .: > anh RAR 5.1400006 erty a oe) .Br ABA Car LES he ot rap { Eee Em ES im te UNO ry .rn AL men en etl ts em ae whine SE AE NL ue A A Tt I IRI ST -L\u2019'AUTORITE, MONTREAL, 8 NOVEMBRE 1941 PE TL nacé.On ne souscrit pas aux emprunts, aux oeuvres de guerre avec l'ardeur de contribuer au succès final.Non, tout cela est fait parce qu'il le faut, parce que la loi ou la nécessité obligent nos jeunes gens d\u2019endosser la tunique militaire et que l\u2019impôt est obligatoire, quelquefois forcé.Il nous faudrait de véritables animateurs pour prêcher la croisade sainte et bien faire savoir au peuple, non eeulement de la province, mais de tout le Canada que nous sommes en guerre et que c'est motre guerre à nous, celle de la défense de notre sol et de nos libertés.Cette campagne, si on l\u2019a menée, n\u2019a pas reçu l'impulsion qu\u2019elle aurait dû avoir et l\u2019on a déjà trop toléré certains colonnards qui se sont appliqués à semer l\u2019inquié tude et la démoralisation chez nos gens.On a même laissé dire que le Canada n\u2019aurait pas plue à souffrir sous la botte allemande que sous la libre et puissante protection du drapeau britannique.Nest-il pas temps de réagir et sans plus tarder?\u201c+= x Avec novembre nous arrivent les débuts de nos élégantes, C\u2019est une mode, dans le monde du snobisme, nous dit-on, que \u201cvotre petite demoiselle\u201d, toute fraîche émoulue du couvent, aille s\u2019offrir en spectacle dans un grand bal, comme on étale, à le montre d\u2019un bijoutier en vogue, les plus belles pierres de la collection.C\u2019est comme une façon de dire aux jounes premiers \u2014 comme aux vieux -\u2014 qui cherchent femme à marier, bien cossue, bien rentée: \u2018\u201cMessieurs, mesdames, c'est ma fille!\u201d Æ- le bal terminé, suivi d\u2019autres sauteries et force réceptions, la pauvre enfant retourne au foyer, gros Jean comme devant, petite Cendrillon dans l\u2019attente du prince charmant.Ce n\u2019est pas sur ce marché public que le jeune homme sérieux va chercher celle qui sera la compagne de sa vie, la femme qui devra le soutenir dans ses luttes de chaque jour et lui apporter, au foyer, la joie et le réconfort, la tendresse et l\u2019amour.Toutes ces qualités ne poussant ni ne s\u2019épanouissent sur le parquet d\u2019une salle de bal ou dans la fumée des clubs de nuit et l\u2019atmosphère des réunions mondaines.Et quoiqu\u2019il soit de mode, aujourd'hui, que nombreuses sont les jeunes filles qui soldent la note de leur prétendant et les frais dea sorties quelque peu dispendieuses, bien rares sont les jeunes gens sérieux qui vont chercher la femme de leur rôve dans ces milieux haut huppés.Si parfois la chose arrive, C\u2019est qu\u2019à travers l\u2019essaim de ces jeunes poupées en grand déshabillé du soir, il se rencontre une ime d\u2019élite que les exigences du monde ont forcée à suivre la mode, bien à regret.Il s\u2019en rencontre.Comme il arrive aussi que le prétendant épouse la dot, sans se soucier de la femme.Mais vous n\u2019empêcherez pas la terre de tourner, ni les hommes de s\u2019en- tretuer, et les femmes de danser sur le volcan qui secoue au- joürd\u2019hui notre pauvre machine ronde.: * * * \u2026 Dimanche soir, le comité de l\u2019Epargne de guerre donnait, à l\u2019Auditorium du Plateau, une mouvelle émission radiophonique afin de stimuler l\u2019achat des Timbres de guerre.Courte et intéressante séance d\u2019une demie-heure a laquelle figuraient nos mcilleurs artistes de la radio, notre charmant Trio Lyrique, et la vedette du jour au Monument National, Jean-Pierre Aumont, à qui l'on a fait une réclame quelque peu exagérée.Nous ne nous guérirons pas de cet engoûment que nous professons, chaque fois qu\u2019échoit, sur nos rives, un artiste étranger, qu\u2019il nous arrive de France ou des Etats Unis.On semble oublier que, dans notre patelin, à Montréal, nous avons d\u2019excellenis artistes dont le talent artistique ou musical est au niveau de toutes ces \u201cétoiles\u2019\u201d qu'on nous demande d\u2019applaudir.et de couvrir de billets de banque.Si Ja réclame doit fournir libre court à sa folle imagination, la critique devrait se montrer plus sévère à l\u2019adresse de tous ces its messieurs qui, dans leur pays d\u2019origine, tiennent le rôle e seconds violons.Jean-Pierre Aumont est un bon artiste de la scène et de l\u2019écran, mais le qualifier d\u2019\u201cincomparable\u201d, de \u201c\u2018grand\u201d, de \u201c\u201cmorveilleux\u201d interprète du théâtre et du m parlé, il y a tout un monde.Cette diversion nous écarte du eujet principal que nous voulions effleurer, quitte à y revenir dans un prochain article.Si nous avions véritablement conscience de nos devoirs patriotiques, pas ne serait besoin de ces séances à panache et de toute cette réclame à grands coups de tam-tam.De bon gré, avec ardeur, nous apporte- \u2014 be # Partout aux Ecoles où se préparent nos futurs chevaliers de l'air.le moral est à son point maximum.Jamais collège ne connut chez les élèves pareil enthousiasme.pareille ardeur de s\u2019instruire.Aussi le Corps d'Aviation Royai Canadien compte-t-il des \u2018\u2019gradués\u201d de première force qui font la gloire de \u201cnos ailes\u201d.Ci-haut, assis de gauche à droite.l'avisteur ROGER BOILEAU.de Montréal.ex-élève du Mont St-Louis.Son père.M.Aristide Boileau est entrepreneur général à Montréal: l'aviateur GERARD TURGEON, est Bachelier es Arts du Collège St-Laurent.Il est fils de M.Henri Turgeon.courtier; laviateur JEAN-PAUL TRUDEL, de Montréal qui a fait son cours à l\u2018Ecole du Plateau est le fils de M.Onslow Trudel de la Commission du Havre: l'aviateur LOUIS-RAYMOND CARTIER, de Beaconsfield, a étudié au Cullège de Montréal.Son père, feu M.Daniel Cartier, était professeur.indignation d\u2019accepter un $5.00 en retour du $4.00 que nous versons, après force réclame, à la caisse du gouvernement: Le soldat qui verse son sang, sur le champ de bataille, ne reçoit en retour qu\u2019une maigre solde.Les civils, à l\u2019arrière, nous spéculons sur la vie de nos enfants et nous leur ménageons chichement les armes qui les protègent et les défendent.C\u2019est ça, notre patriotisme.Comme nous avons dégénéré depuis les jours glorieux des Plaines d\u2019Abraham, de Chateauguay, de Saint-Charles et de Saint-Denis! EF.Si nous prenions conscience de mos responsabilités (suite de la page 1) ministralion un poste de quelque importance à un Cana- dien-Français.Pas de capitaux! Avec tout cet argent et autant qu\u2019il nous serait venu d\u2019autres sources, si nous l\u2019avions voulu et si nous le voulions encore, Pexploitation et le plus clair profit de nos ressources naturelles ne seraient pas complètement en d\u2019autres mains que les nôtres, et nous n\u2019aurions pas besoin de nous agiter et de réclamer pour que nos droits soient respectés.S\u2019ils ne le sont pas, frappons-nous la poitrine et disons notre mea culpa.Quand donc allons-nous suivre l\u2019exemple que nous donnent nos compatriotes anglais?I] ne eagit pas d\u2019inimitié ni de.cri de race, mais de.bon sens pratique.Avez-vous jamais connu un Anglais confier ses épargnes à des banques cana- diennes-françaises ou s\u2019assurer dans nos compagnies d\u2019assurance.Ouvrons les yeux et apprenons.Au lieu d\u2019abandonner aux autres les sommes dont ils forment leurs capitaux pour s\u2019en servir à leur profit, réservons-les donc à nos inatitu- tions qui formeront les capitaux d\u2019où sortira notre indépendance économique et ce qui en découle.Et, si nous ne voulons pas comprendre, cessons de nous plaindre et rongeons notre frein sans mot dire.D\u2019autres, plus avisés que nous, saurons bien employer à leur profit les capitaux que nous leur versons, innocemment.rions nos épargnes a I\u2019Etat pour que chaque dollar prêté soit un coup de feu tiré sur l\u2019ennemi.Et nous refuserions avec E.F.Des garcons que nous avons @ A leur dernière permission nous \u2018étions à la gare pour les voir partir .ce sont des garçons que nous avons vus | plus de Certifi grandir.En leur serrant la main nous 7 leur disions \u2018Bonne chance, comptez sur ne at =.NOUS.pour .vous aider.\u201d Avons-nous \u2018 » Ae, whi ag .+, tenu parole?Est-ce que nous les aidons =>; port.En temps \u2018autant que nous le pouvons, en leur L., fournissant les navires, les chars d'assaut, nécessaire, afin ree Jes.avions et les munitions dont ils ont 7 un si \u201cgrand besoin?Voila une façon ae i.WARE.wR.arr ld D PR 1 LE ir .oe .2 ws fde setvir- pour nous;sqlissommes restés.vss rie oS Gay Soni kd i EEE wd 4 AE + 3 ME \u201cde 3 Cest.à nous qu'il-appartient.de fournir * oy 4 .oon Lo .i, AEE : \u2018 «4 ; >.: : ; .LS ' ol + wk HEN et ze uaa ye Ce a mid d'a 5 En ; EGOPEREZ ASIA (CXMFAGNE \u2018D'ARMEMENTS DANS \u201cVOTRE \u201cMILIEU oy WE Pullibs par le Comité de l\u2019Épargne en temps de yuerve, Ones \" Le a Cog RELL Ee .+ 'Z ut rv.Ww d | CEA TRS ! Ce Sy 5 ; a a | 2\u201d Lo ak CB Ba v Cn 8 4.| 0.- ~ eo Ce So o =, \u201cyp A Da casse l'argent nécessaire pour gagner la guerre, et le moyen tout indiqué c'est d'acheter Pour vaincre, chaque Canadien doi faire so l'ennemi.Hl faut réduire ses achatt au strict main-d'oeuvre e?de matériaux qui seront affectés à la poursuite de: la guerre.L'effert total qui s'impose exige des sacrifices de le part NS MOINS: AFIN.D'ACKETER PLUS DE IFICATS D'ÉPARGNE .?; ; 4 Coups de marteau (Suite de la 1ère page) foire de celui-ci dans la province fut plutôt lamentable.Les faillites et les insuccès no se comptent plus, par suite d'interventions aussi inopportunes.Rappelons l'incident du\u2019 St-Denis, où une troupe jouant \u201cFifi\u201d.opéra-bouffe.fut arrêtée en pleine représentation par la police municipale, jetée dans la voiture de patrouille et traitée ni plus ni moins que s\u2019il s'était agi d'une rà- fle dans un boucan.Tout cela parce.que nous étions à la veille d'élections municipales et que le conseil du temps, peu scrupuleux sur l'emploi des fonds publics, avait été saisi fou*-à-coup d\u2018un formidable ac- cés de ,udeur.VULCAIN.Les cours d\u2019hôtellerie : Vendredi et samedi, les 24 et 25 octobre, les hôteliers qui suivent.des cours d'hôtellerie au Manoir de* Rivière-du-Loup, ont reçu Ja visite de M.J.-L.Boulanger, chef de cabinet du premier ministre, de M.Maurice Hébert, directeur général\u2019 de l'Office du Tourisme de Québec, et de M.H.Lavoie, assistant directeur.Le samedi était la journée du tourisme pour les auditeurs de ces cours, que suivent des hôte- llers.des régions de Québec, Chicoutimi, Lac St-Jean, Charlevoix et.ailleurs.Les représentants.de l'Ot- vus grandir cats d'Épargnedu Service de l'Hôtellerie, qui.Or, ganise cette troisième série de cours.de guerre, le prodigue aide deuxième à -Matapédia \u201c{du printemps).; 5 Vendredi: soir, M.Lavoie déroula des pellicules de l'Office du Tous risme devant les étudiants.Le-lende rendre disponibles plus de exposé complet des relations du tourisme et \u2018de l'hôtellerie et leur dit ce que la Province attendait d'eux.M.Hébert fit des variations sur le .même thème et exposa en plus le travail de l'Office du Tourisme.M.Lavoie fit part des dernières statistiques sur le tourisme, : : ee tra i.3 Te \u2018e {Le souvenir de Laurier \u2014\u2014 ra\u2014 .ziDes fêtes sans caractère politi.spas.ley, dans Je comté de bec-Est, à l'Arena de Québec, le 20 novembre, à Toceasion du centenaire de naissance du grand homme d'Etat canadien, Sir Wilfrid Laurier.Le gouvernement fédéral prendra part aux manifests- tions, comme 41.l\u2019a fait-pour, les f6- .i.CATA 3 Kingston, l'été dernier.Dés personnalités politiques de tous les partis seront appelées à dégager les Cae Tegal geet fice du Tourisme étaient les invités:| (la premiere ayant eu lieu 4 Rivid.\" = re-du-Loup l'hiver dernier, et la: - au cours| demain, M.Boulanger leur fit un!| \u201cA tous les membres des Chambres de Commerce de la province de Québec Il me fait plaisir de vous adresser par l'intermédiaire de ce journal, une chaleureuse invitation pour la clôture des fêtes du dixième anniversaire de la Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal qui \u201c | seront célébrées du 16 au 22 novembre prochain.À cette occasion, un thé-dansant aura lieu de six à neuf, samedi, le 22 novembre prochain.Si vous êtes du nombre de ceux qui viendront rehausser de leur présence ce très grand événement mondain, veuillez communiquer avec le président de votre Chambre pour qu'il puisse faire les réservations nécessaires en écrivant, avant le 13 novembre, à l'adresse ci-dessous mentionnée.Soyez assurés que la Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal sera très heureuse de vous compter parmi ceux qui assisteront à cette grande fête.RAOUL D.GADBOIS, Membre des comités d'Organisation et des Relations Extérieures, 59 ouest, rue St-Jacques, hy Le probleme de 9 e l\u2019alcoolisme Il convient de se demander s\u2019il n\u2019existe vraiment pas une solution pratique au problème de l\u2019alcoolisme.Du point de vue de la tempé- Des fêtes identiques auront lieu à St-Lin, lieu de naissance de Lau- Tier, et à d\u2019autres endroits de la province.Jan To gd ° » ° ® ° ; \u201c \u201c\u2019L'abolition du conseil municipal de Lachine.L' se 7 - - =T \u201cBats ae a age 0 2 - = _- 5s qui'auré lieu en décémbre, un referendum sera soumis en- même le Conseil, et, dans l'affifmative, de sourmettre cêtte expression d'opinion à Québec.À notre connaissance, c\u2019est au moins la sixième fois que la.Cité des Sports demande ainsi de nouveaux modes d'élections, toujours dans le but présumé d'améliorer la situation.Le plus simple, à notre sens, serait de réclamer tout simplement l'abolition du Conseil.En temps de guerre, la mode est à l'économie et personne n'oserait prétendre que depuis une dizaine d'années au moins nos échevins, qui nous coûtent si cher, aient servi à quoi que ce soit.Lorsque le maréchal Pétain, après la chute de la France, prit le pouvoir, il s'empressa, dans la partie non-occupée, d\u2019abolir les conseils municipaux comme autant de nuisances publiques, estimant que c'était l'une des mesures les plus propres à relever de ses ruines notre ancienre mère-patrie.Pourquoi la Législature n\u2019en agit-elle pas ainsi dans le Québec?Un spectateur désintéressé qui assiste aux délibérations de nos \u2018\u2019archevins\u2019\u2019 pourrait se demander s\u2019il n\u2019assiste pas à une comédie de Molière ou à un vaudeville de Courteline.Seuls les fonctionnaires municipaux jugent que c\u2019est très bien ainsi, parce qu\u2019ils sont les seuls à profiter de cette pagaille.Afin de se différencier de ses collègues, un échevin devrait proposer que le Conseil demande à la Législature sa propre abolition.En cas de refus, qu\u2019il s'adresse lui-même à la Législature, et nul doute que le premier ministre, M.Godbout, charmé d\u2019une semblable initiative, s\u2019empresserait de nommer l'édile en question maire de Lachine, comme le maréchal Pétain le fait actuellement temps à l'électorat, afin de lui offrir l\u2019occasion de décider s\u2019il ne | \u20182rait pas mieux de procéder en même temps à l'élection de toat'| des maires en France.H.-À.R.rance, toutes les mesures législatives prohibant la vente et la consommation des boissons alcooliques sont complètement échoué; il importe peu que ces lois aient été régionales ou qu\u2019elles se soient étendues à tout pays, car dans tous les cas, elles n'ont abouti qu'à la plus lamentable faillite.La solution au problème de l'alcoolisme est pourtant bien simple; elle réside dans une tempérance véritable, c'est-à-dire dans une consommation minimum et sagement réglementée.Nos ancêtres avaient résolu ce problème.Les savants contemporains les plus réputés préconisent la même méthode, et bien des pays\u2014tel la Suède et le Danemark \u2014 se prévalent aujourd\u2019hui de leur savoir et de leur expérience pour opérer les réformes qui s'imposent.Le désir inné chez l'homme de recourir à des stimulants est vieux comme le monde.C'est un désir tout à fait naturel ct que des lois ne sauraient réprimer.Autrement dit, ce n'est pas au moyen de mesures législatives que l'on imposera aux gens un code de morale ou qu'on pourra les contraindre à agir contre leur gré.Lorsqu'un gouvernement émet une loi prohibant la vente des boissons alcooliques, il convient de se demander quels pourront être les résultats pratiques d'une telle législation.Au grand détriment de la population, la bière, qui contient surtout beaucoup d'eau et dont le volume est par conséquent considérable.est nécessairement exclue des régions où règne la prohibition, pour faire place à des breuvages fortement alcoolisés, mais plus faciles à transporter.Ces breuvages, dont la fabrication échappe le plus souvent à la surveillance du gouvernement, ou qui sont le produit de la contrebande et généralement à base d'alcool frelaté, sont de véritables poisons dont l'action nocive s'exerce sur l'âme et sur le corps.Ceux qui, par leurs paroles et leurs actions, ont favorisé dans la Beauce le mouvement prohibitionniste qui vient de se traduire par un retour à la loi Scott, ont assumé une bien grande responsabilité, HITLER A LA POUBELLE \u2018Deux étudiants du Plan d'instruction des aviateurs du commonwealth nous démontrent ici ce qu'ils feront de Hitler lorsqu'ils au- © vont, avec leurs camarades, terminé leur besogne.Coîte scène n été jouée à l'aéroport d'Uplends, à Ottawa, par Frank Clark.d'Angleferré.et Michel Lebas.d'Argentine.: tes de Sir John A.MacDonald A \"+\" Jeçons de la carrière de Laurier.t.LE WHISHY car l'expérience a depuis longtemps démontré que de telles mesures prohibitives n'ont jamais contribué à relever le niveau moral d'un peuple.On ne saurait trop louer ceux qui ont eu le courage d'affirmer leurs convictions et de combattre le retour à une lui maintenant désuète et dont l'application a donné des résultats si néfastes partout où elle a été mise en vigueur.Il serait donc vain d'espérer que la Beauce puisse échapper à la règle générale.René L.Pelletierreer et A rere.Les \u201cBuckeishires\u201d S'il est permis d'en juger par une lettre d'un particulier, les soldats canadiens de langue française qui sont actuellement outre-mer sont l\u2019objet de l'estime et de l'admiration de la population de Grande-Breta- gne.\u201cM n\u2019y a pas à s\u2019y tromper, écrit un correspondant, ils (les Canadiens francais) sont pittoresques et gais; ils se conduisent bien et une sorte de légende les entoure déjà en Angleterre\u201d.Des esprits facétieux traduisent en un drôle d'anglais les noms fran- cais de quelques régiments de la province de Québec.Nos soldats de langue française le leur rendent bien en traduisant à leur façon le nom des villes anglaises.On se rappelle que, durant la dernière guerre, les soldats du fameux 22e Régiment n'avaient pas tardé à rebaptiser East Sandling, endroit où ils eurent leurs quartiers en arrivant en Grande-Bretagne.Ils n'avaient qu\u2019à prononcer le mot Sandling à la française, pour en faire \u201cSaint-Lin\", petit village québécois qui, on le sait, est la place natale de sir Wilfrid Laurier dont on célébrera le mois prochain le centenaire.: Au- A partir du 7 novembre, le d'heure des malades, qui revient, tous les premiers vendredis du mois sur le réseau français de Radio-Ca.nada, sera (rradié à 4 h.15 au leu de 3 h.45.Comme nous l'avons dé- Jà annoncé, le R.P.Louis Lalande, S.J.donnera la causerie du 7 novembre.Au poste CBF.ete, Major Salluste Lave , Rés.6450 C.-Colonbo ™ Tél.DO.665 Ls Philippe G B.C.Rés.3483 Tberville + TH.OH.3508 LAVERY & GUAY AVOCATS \u2014 PROCUREURS Avocats-conselis de l'Union 1 - tlonale des employés de ee way - iucal 768 1575 rue Bt-Douis | MONTREAL TéL BA.uns AVIS DE DIVORCE AVIS est par les présentes donné que Irma Kern, de la cité de Montréal, province de Québec, s'adres- tera au Parlement du Canada, au cours de sa prochaine session, pour obtenir un décret de divorce de son époux, Joseph Ulrich, de la cité de Montréal, province de Québec, pour adultère et désertion.DATE à Montréai, ce 17ème jour d'octobre 1941.PAUL MASSE, Procureur de la Requérante, 152 E., rue Notre-Dame, Ch.95 \u2014 Montréal, Province de Québec.AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE Avis est par les présentes donné que ELEANOR EDITH McKECR- NIE BARLOW, de la Cité de Montréal, province de Québec, s'adres sera au Parlement du Canada, A sa prochaine session pour obtenir un bill de divorce de son époux, WILLIAM JOHN BARLOW, domicilié et demeurant à 102, Queen's Road, dans la municipalité de Valois, Province de Québec, pour cause d\u2019adultère.Fait à Montréal, Province de Québec, ce 23ème jour d'octobre 1941.Mathewson, Wilson &.Smith, jourd'hui, ce sont les Anglais qui Procureurs de la demanderesse.Loi électorale de Québec \u2014 Listes des électeurs CITE DE MONTREAL Bureaux dd'enregisirements Toutes personnes des deux sexes, domiciliées dans les limites de \u2014 l arcsacques la Cité de Montréal, SUJETS BRITANNIQUES, ayant 21 ANS ACCOMPLIS et possédant les qualifications requises pour être inscrites sur la liste des électeurs, pour l'élection d'un Membre de l'Assemblée Législative, actuellement en voie de préparation, sonl priées de se présenter à celui des BUREAUX TEMPORAIRES le plus proche de leur domicile électoral, et s\u2019il y a lieu, y déposer une demande en inscription sur la dite liste des électeurs, DE 9 HEURES DU MATIN A 10 HEURES DU SOIR Par ordre: VICTOR BEDARD, Directeur du Bureau des Listes Eleciorales Provinciales de la Cité.* 518, rue St-Gabriel.Tél: PLateau 6181, Local 222.Le bureau-chef sera aussi ouvert de 9 a.m.à 10 pm, P.S.\u2014Vous pouvez déposer votre demande en inscription sur les listes électorales provinciales, à l'un des bureaux ci-dessous mentionnés, quel que soit le Comté où vous demeurez dans les limites de la Cité de Montréal.Nous invitons tout spécialement les dames et los demoiselles de se présenter à ces bureaux, autant que possible le matin et l'après-midi, afin d\u2019y éviter l'encombrement.LISTE DES BUREAUX D'ENREGISTREMENTS 18 - 19 - 20 Novembre ST-LOUIS Charles Fields \u2014 212 Villeneuve Ouest.JEANNE-MANCE Sam Anisman \u2014 219, 8t-Viateur Ouest.J.Lanthier \u2014 6960, Papineau.STE-MARIE A.Thibault \u2014 (587.24ème Ave Rosemont.M.J.Sicard \u2014 3463.Iberville.A.DeReptatigny \u2014 7761, Chabot, Arthur Noel \u2014 1977, Papineau.P.Paquin \u2014 7027, Ave Grand.0 beliand 4672, Notre-Dame Oueat A eRepentigny \u2014 7730, St-Hubert.[ny A.Bouchard \u2014 6739, boul.Monk, ©.Larochelle \u2014 585, des Ormeaux.| ouremmengy 148.Bte-Marguerite.x Bexudoin ool, de Gaspé.B.Deguire \u2014 4960, Queen Mary Rdme B.Char tin PP bo ul.Gouin Est |W.J.Berrigan \u2014 7500, Bloomfield.D.Piette \u2014 10080 Lille ° WESTMOUNT-ST-GEORGES A Au ONN E ., J.W.Lacelle \u2014 1506, Dorchester Ouest.Pelletier -\u2014 2013, Cuvillier.G.Kitenla \u2014 3524, St-Oermain.23 - 26 - 27 Novembre, V.Lafièche \u2014 2017, Nicolet.JEANNE-MANCE MERCIER C.Bélanger \u2014 4526, Papineau, {: Bobilard \u2014 3920, Delorimier, Lutaky \u2014 6824, Papineau, B.Lajeunesse \u2014 1532, Laurier Est, LAURIER NOTRE-DAME-DE-GRACE 850\" Domini Station No 33 \u2014 185, Botrel \u201cadvan oe 7 Bt sue.Martineau rug Store)-\u20146121, Monkland.E.Knapp 601, Curat! hat .teau.L.(Lalonde 5600, boul.Décarle, Rosaire Henri 8241, Drolet.Station No 6 \u2014 836 Monfort.FP oaiamelin \u2014 2274, Hector.©.Provost \u2014 821, Wellington.2 Laberre = 481s, Ontsrlo Est, Le Berger \u2014 29, 8t-Viateur Ouest, P.Barunovaky \u2014 388, Pairmount Ouest.STE-MARIE : ST-JACQUES d A.UE 65, St-Denis.E ouortin - 600), Lafontaine Est.ST-LOULS J.E.Lefrancols \u2014 1308, Gilford.CE NOTRE-DAME-DE-GRA B, Provençal \u2014 6001, Ave Western.D.Cardibal \u2014 2477, Lafontaine, Martineau (Drug Sloro)\u20145683, Monkland.Mme Nap.Nicole \u2014 1840, Demontigny Æat.| gcotion No à \u2014 1800, Orand-Trouc.- BT-JACQU Station No 17 \u2014 4000, Bt-Jacques Oues A.Blain \u2014 8194 Notre-Dame Quest.| A glemay 5 00 Oralg Eat.ST-LOU! Z.Kozloff \u2014 33 Rachel Ouest.STE-MARIE : P.Bigouin \u2014 4001, Dolorimier, ST-RENRI : E.Bouchard \u2014 4619, St-Jncques Ouest.OUTREMONT Station No 18 \u2014 5957, Gatineau.WESTMOUNT-ST-GRORGES John Jones \u2014 1414, Port.Déalré Coté \u2014 4383 St-Antoine, OUTREMONT W.8.Hertz ~ 3839, Van-Horne.J.L.Wener \u2014\u2014 6230, Côte des Neiges.WESTMOUNT-ST-GEORGES Mme H.Baker \u2014 1531 Bishop.Mme K.Snell \u2014 2187 Tupper 21 - 29 - 24° Novembre _ JEANNE-MANCE Mme J, A.Denis\u20148913, Ohristophe-Oolomb, M.Desrosiers -\u2014 5501, Jeanne-d'Ate.H, Labranche \u2014 7090, Delorimier.\u201c IBANNE-MANCE LAURIER Arthur._\u2014 Louis Bolre \u2014 789, St-Zosique Est.LAURE 8706, ème Ave Rosemont.Te DyaLorrain \u2014 7808, 8t-Denis.EUs.yJagnier \u2014 713, Henrl-Jullen.A.Demarbre \u2014 9527, Notre-Dame Eat.A.Rey \u2014 3064, Dosormeaux, MAISONNEUVE H.Delisle \u2014 1646, boul: Gouin Est.1 - J.Rochon \u2014 1666, boul, Oouln Est.| lA.Paradis \u2014 4746, Mochelaga, ; \u201c| mEROIER \u2018| Mme A.Quevilion \u2014 2291, Mont-Royal Est, 27 - 28 - 29 Novembre A.Rocheleau i Fleury.le Alice Godcharies \u2014 01371, Charlevoix.Mme May Harris'\u2014 1811, Centre; .AO.leroux \u2014 185, Sherbrooke Ouesty: .Mme ©.Bonin \u2014 4000, Hochelags.NOTRE-DAME.Mme J, O, Lefebvre \u2014 2338, Moreau.0.a.Brows dette or « Ww oa 1 BT-ANNE oh EX JA Bavard \u2014 757, Mont-Royal\u2019 Bat, R.Leroux.* Sam \u20ac A\u201d R.Désautels \u2014 2000, Laurier.Rst.|: | aT-aA lan Qt CE NOTRE-DAME-DE-GRACE | M.Cuplette \u2014 1276, Bte-Ostherins Est.A.Blewart \u2014 0022, Sherbrooke Ouest, -{-#T-LOUIS : Rare t Me W.Langford \u2014 71383, Sherbrooke ©, | A.Pellorgrad \u2014 8107, ow fù Pata.A: Lapierre -\u2014 8705, Bherbrooks Ouest, |, STE- ARIE a ant WAST n on de PR-ANNR Sc © les Spe DULG ThriSAUE 41316, Malion ony s Lous Plante
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