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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 1 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1938-10-01, Collections de BAnQ.

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[" REDIGEE EN COLLABORATION \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d (Campenon) BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL: FRONTENAC 1233 25e ANNEE \u2014 No 1297.Eff FINIR AVEC LE MONSTRE ! Il faut effacer, pour l\u2019honneur et le repos du Conseil, la cochonnerie'du marché Bonsecours de l\u2019ordre du jour \u2014 A propos du Tricentenaire de Montréal.Une autre séance du Conseil municipal a été convoquée pour mardi, le 4 octobre.Bien qu'on ne veuille pas le dire, cette séance est l\u2019oeuvre des partisans des expropriations autour du marché Bonsecours, qui, même après tant de soufflets reçus et encaissés, ne désespèrent pas de parvenir à bouffer leur p'tit million.Nous n\u2019insisterons pas davantage sur l'attitude du maire Raynault, favorable a ce \u201cscheme\u201d infernal, le plus crapuleux encore soumis à notre Conseil municipal, Adhémar- Deux a pour lui une excuse: le pauvre homme semble avoir perdu sa tête d\u2019ex-barbier, si jamais il en a eu une.Que pensez-vous d\u2019un maire déclarant qu\u2019il a voté pour le marché Bonsecours, tout en croyant a son inutilité: d'abord, parce qu'il avait donné sa parole d'honneur à l'échevin Côté, partisan du \u201cscheme\u2019\u2019; ensuite, parce qu\u2019il s'agissait là d\u2019un mariage de raison, le marché de l\u2019Est auquel il est favorable, à l'en croire, ne pouvant être établi que si l\u2019on dépense un million en pure perte autour du marché Bonsecours.C\u2019est ce que ce malheureux déficient appelle un mariage.de raison.Comment s'étonner, après cela, que l'échevin! Eugène Bélanger, du quartier Sainte-Marie, protagoniste du marché de l'Est, ait dédaigné de rencontrer notre hurluberlu dans une assemblée convoquée par celui-ci avec l\u2019apparente intention d\u2019empêcher ses adversaires de dire un seul mot?Ce que le Conseil municipal devrait faire, mardi, c\u2019est d'effacer tout bonnement, par un vote majoritaire, cette cochonnerie de l\u2019ordre du jour.Depuis que MM.Quinn et Healy ont Jaché le clan des vendus et a vendre, pour ne pas y revenir, la majorité a changé de bord et plutôt que d\u2019être convoqués à tort et à raison par un maire ayant perdu la boule, les édiles lucides et consciencieux devraient prendre sans tarder le moyen radical de tuer une fois pour toutes ce poulet faisandé dans l'oeuf.La preuve de l'abjection à laquelle pouvait atteindre la majorité de l'Exécutif et quelques échevins acheteurs de conscience: n\u2019a-t-elle pas été offerte par l\u2019échevin Léon Tréroyable AUX ÉCHEVINS HONNETES D\u2019EN | APRES DE TERRIBLES VICISSITUDES EN EUROPE, L MONTREAL, ler OCTOBRE.1938 TOMBE EN PROIE AU MAL DE MER \u2014 VOULAIT-IL REELLEMENT DECLARER LA GUERRE A HITLER, INSULTEUR DE CHAMBERLAIN ?\u2014 LE SIGNOR \u201cJIM\u201d FRANCESCHINI À L'HONNEUR Un livre canadien qui eut autrefois son heure de célébrité fut \u2018\u201cL\u2019Enfant perdu et retrouvé\u2019\u2019, dont nous avons oublié et l\u2019auteur et le héros.Pourquoi le même titre n\u2019orne- rait-il pas un autre volume consacré aux pérégrinations de M.Duplessis, puisque décidemment notre premier ministre, que l\u2019on croyait perdu, est retrouvé après une éclipse de plusieurs semaines?Il disparut le 22 août.Pour notre part, nous l\u2019avions envoyé, toujours sur des renseignements dignes de foi, à l\u2019Anse-à-Gilles, comté de L'Islet, dans le manoir de M.Donat Langelier, marchand montréalais qui est un grand fournisseur de la Commission Scolaire, de l'hôtel de ville et autres dépendances duplessis- tes; puis à Battle-Creek, Michigan, où existe un célèbre sanatorium pour le \u2018\u2018désucrage\u2019\u2019 des diabétiques, catégorie dans laquelle est classé M.Duplessis; puis sur les rives d\u2019un lac du Nord, fameux par sa truite saumonnée; et enfin à Paris, où il aurait nommé un nouveau représentant de la province avec mission de contrôler les achats de la Commission des Liqueurs et de tous les autres départements.: Que M.Dublessis, en effectuant cette nomination, ait; prévu l'éventualité d'élections provinciales au cours de l\u2019hiver, nous n\u2019en serions nullement surpris d\u2019autant moins que l'alimentation de la Caisse Electorale étant l\u2019un de ses principaux soucis, il avait tout intérêt à voir à ce que les fournisseurs français fussent avertis de ce qui s\u2019en venait.Son passage à Paiis semble de fait absolument établi, et il est hors de doute que nous en entendrons bientôt parler, surtout quand il s\u2019agit d\u2019un aussi bruyant personnage.MAURICE BOUILLANT DE COLERE Car sa venue a fait un certain bruit en Angleterre.Il y a rencontré le vicomte Castleross, et celui-ci s'est empressé de communiquer la nouvelle au \u2018\u2018Daily News\u201d, l'un des plus grands journaux britanniques, en ces termes : .© \u201cJ'ai causé avec le premier ministre du Québec, M.Maurice Duplessis, un Canadien français.Il n\u2019y a pas dans le monde un groupe d\u2019hommes qui soient plus jaloux de leurs: panier, lorsqu'il a déclaré au\u2019on avait essayé d'influencer son vote par la promesse ou le refus d'une position de choix; dans l'organisation du tricentenaire de Montréal, en 1942?N'est-ce pas établir d'ores et déjà que ce tricentenaire sera un fiasco monumental, si l'on continue à user de telles tactiques?Est-ce qu\u2019on ne parle pas d\u2019un édile assuré d\u2019une défaite retentissante et qui voudrait se créer un fromage de $15,000 par année durant trois ans à même cette célébration ?Nous ne pouvons croire que les échevins Quinn et Healy reviendront sur leur décision de s\u2019opposer à ce \u2018scheme\u2019, comme nous ne pouvons croire que l'échevin Bonnier persistera dans la sienne de le favoriser, car il a fallu que cet honnête homme ait subi une pression formidable pour voter, après bien des hésitations, en faveur du projet Bonsecours.Si l'on interrogeait d\u2019autres échevins, les uns vous diraient qu\u2019on leur avait promis de payer leurs dépenses d'é- droits que les Canadiens français.Ils insistent pour conduire leurs propres affaires, avec leurs propres écoles, leur propre langue et leur propre religion.Leur sang est français, non anglais; cependant, j'ai trouvé M.Duplessis bouillant de colère à la pensée que le premier ministre d'Angleterre | avait été rebuté par Hitler.Il avait pris l\u2019insulte pour lui- même.\u201d i Pour une information, ça, c\u2019est une information! M.Du-: plessis passait pour avoir été en Angleterre afin d\u2019emprun- ! ter 50 millions de dollars à 242 pour 100, après que M.Hep-: burn, premier ministre de l'Ontario qui devait les lui procurer par le ministère de ses amis millionnaires, dont le fameux, Vincenzo, alias \u201cJames\u201d, alias \u201cJim\u201d Franceschini, lui et! foiré dans les mains.En quel honneur M.Duplessis prend-il à son compte une; insulte faite à Chamberlain par Hitler?Va-t-il déclarer la lection, s'ils étaient favorables; les autres, qu\u2019on leur promettait de l'argent comptant sitôt après le vote; d\u2019autres entin qu'ila étaient menacés de n'obtenir quoi que ce soit pour leur quartier à moins de passer sous les fourches cau- dines de la majorité d\u2019un Exécutif soumis lui-même aux lois d\u2019un clan de bandits.CIVIS.; J'ai suivi son conseil et, bien que AH | CETTE F E voraze qui s'amoncelait devait me ° retenir plus d'un quart d'heure pri- ÉLECTRIQUE ! sonnier devant la montre d'un ma- La \u201cMaison Seagram\u2019 en donne une magnifique exhibition a Montréal.Combien de fois ne vous est-il pas arrivé, après avoir été témoin d\u2019une nouvelle manifestation du génie humain, de vous demander à vous- même: \u201cS'il était permis à nos aïeux de revenir quelques heures sur terre, quel ne serait pas leur émerveillement!\u201d En effet, depuis un quart de siècle surtout, le progrès a marché à pas de géant et c'est dans le domaine de l'électricité que les progrès ont été les plus merveilleux.Aujourd'hui la fée électricité semble devoir supplanter toutes les autres influence.Elle a aboli les distances supprimé In force d'inertie, animé l'acier, elle véhicule la parole, éclaire les nuits, se charge de la partie harassante de nos labeurs quotidiens, nous réchauffe pendant l\u2019hiver, et nous ne sommes, paraît- il, encore qu'à l'enfance de cette merveilleuse puissance puisque nous ne la connaissons que par quelques- uns de ses effets.Je me faisais cette réflexion l'autre soir, au cours d'une promenade sur la rue Sainte-Catherine brillamment éclairée de lumières polychromes et je me rappclais les pauvres lampes à arc dont la lumière trépignante éclairait Montréal lors de mon arrivée en ville.Que de progrès depuis! Qu'il y à loin entre les pauvres panneaux réclame qu\u2019éclairaient des ampoules à fil de bambou aux deux compliqués des lumières au néon! Un ami m'avait dit: \u201cAs-tu vu le \u201cHouse of Seagram\u201d?l'édifice par lui-môme, roproduction du château féodal de Scagram, en Ecosse, vant la peine d'être vu, mais si tu es amateur do belle iDumination, alors tu voudras y retourner\u201d.gasin voisin, je n'ai eu qu\u2019à m'en louer.Le tonnerre déjà commençait à gronder et les éclairs sillonnaient le ciel quand j\u2019arrivai devant le massif édifice de pierre qui semble un anachronisme tant la sobriété de son architecture et la pureté de ses lignes tranchent sur le cubisme des édifices commerciaux adjacents.Sur la façade de l'édifice se détache, en lumière atténuée et alternante, le \u201cHoure of Scagram\u201d alors que de dix points divers surgissent des faisceaux de luminosité qui semblent des jets d'aurores boréales.Tout autour l'orage rugissait, les éclairs se succédaient sans interruption, mais à intervalle régulier, sans se soucier de l'eau qui déjà ruisselait dans Ia rue et déferlait de ln côte, le \u2018House of Scagram\u201d recommençait le cycle de son chromatisme et de chaque coin de la bâtisse surgissaient des jets d\u2019aurore.J'ai voulu savoir d'où provenait ectte lumière infiniment douce qui montait dans le ciel comme un premier reflet d\u2019aube, on m'a appris que c\u2019était le résultat d\u2019une découverte nouvelle, cette lumière ost produite par le gaz d'hélium, ce moins lourd que l'air dont les Etats- Unis ont le monopole et que les Allomands convoitent tant.Ce gaz d'hélium est un produit synthétique excessivement dispendicux.L'installation du nouvel éclairage a été lui- même toute une entreprise, et l'on pourra se faire une idée de la mi- nutio du travail du fait que plus de 4,000 pieds de fil électrique y ont été employés.C\u2019est à monsieur A.Bronfman, président de la Distillers Corporation et sportman bien connu, que revient le mérite d'avoir installé à Montréal co mervoilleux éclairage, le premier du genre chez nous.Cette installation fut naturollement très coûteuse, mais, a dit monsieur Bronfman, \u201con ne fera jamais trop pour enjoliver notro ville\".guerre à l\u2019Allemagne?Pourtant notre Maurice était plutôt; taxé très de vives sympathies envers le Fuhrer.N'aurait.il ; pas soutenu des deniers de sa caisse électorale, comme on l\u2019en : soupçonne, tout ce qui était nationaliste, raciste et sépara-! tiste, depuis le Paul Bouchard de la \u201cNation\u201d, de Québec, : jusqu\u2019à l'Adrien Arcand de \u201cL\u2019lllustration Nouvelle\u201d, de; Montreal ?IL EST ATTENDU AVEC UN \u201cFANAL\u201d | Toute la fanfare conduite par notre Fouhreur national Maurice, Adrien Arcand n'étant qu\u2019un sous-Fouhreur, ne réussira pas à faire croire quil s\u2019est rendu à Londres pour, emprunter 50 millions, alors que la question tchécoslovaque battait son plein.D'ailleurs.depuis quand les premiers mi-; nistres des provinces empruntent-ils eux-mêmes?Ce n\u2019est.par lui au trésorier pour rire M.Fisher, que le Mauricien au- | rait pu ouvrir les coffres de la Banque d'Angleterre.D'autres informations nous permettent de croire qu\u2019il s\u2019est rendu à Edimbourg, Ecosse, tout comme lorsqu'il s\u2019est rendu à Pa-' ris, dans les intérêts de la Commission des Liqueurs, afin de se rendre compte par lui-même de l'excellence des marques écossaisses.Ambitionne-t-il le titre de \u2018\u201cdégustateur\u2019\u2019 ?Enfin M.Duplessis aurait foulé les quais de New-York dimanche le 25.Un Yankee a fait savoir ici qu'il avait accompli la traversée d'Europe en Amérique avec un dénommé Maurice Duplessis, qui se prétendait premier ministre de la province de Québec, \u201cmais a cause des allures du type en question \u2014 continue notre Yankee \u2014 j'avoue que je ne l\u2019ai pas cru, d'autant que je pense que M.Taschereau est toujours le premier ministre de cette province.\u201d Voilà évidemment un Yankee qui retarde en fait de politique provinciale.Il a néanmoins rencontré un \u201c\u2018type\u2019\u2019 dénommé Duplessis, se donnant comme le premier ministre du Québec, et dont les allures étranges l'ont fortement intrigué.Est-ce que le Trifluvien, malgré son surnom, aurait été atteint du mal de mer, ce qui expliquerait son retard, car on ne sait plus du tout quand il nous reviendra?Un \u2018\u201c\u2018type\u2019\u2019 attendu avec un \u201cfanal\u201d par ses partisans est certes notre Maurice.Comme nous l'avons déjà dit, les trois-quarts des députés de l\u2019Union Nationale veulent lui demander des comptes.Ceux-ci n'osent plus se montrer devant leurs électeurs, ayant été forcés de manquer à toutes leurs promesses.Ils seraient fort disposés à faire sauter par dessus bord.afin de sauver leur peau, le Mauricien au, profit de l\u2019hon, Onésime Gagnon, ministre des Mines et des Pêcheries, ou de l'hon, M.Leduc, ex-ministre de la Voirie.On assure que M.Duplessis tiendrait ses partisans par \u2018\u2019la peau du cou\u201d, gardant des billets promissoires signés par eux lors des dernières élections, afin de participer aux bienfaits de la Caisse Electorale.D'autre part, ceux-ci auraient beau jeu de demander à M.Dupleseis à même quelles sources il a rempli cette caisse électorale.On mentionne des noms fort intéressants, dont le signor Franceschini n'est pas le moindre parmi les souscripteurs.SIGISMOND.4 Leçon donnée par Roosevelt rer Abonnement : $2.50 par année sort de M.Duplessi S IL N'EN RESTERA PAS MEME ASSEZ POUR FAIRE DE LA SAUCISSE an Ce cochon de payant! (D\u2019après le \u201cJour\u201d) NOMINATIONS À LA ML, H&P.CONS.i Le vice-président et directeur gè- =X inéral de Montreal Light Heat & \u2018a annoncé aujourd'hui la nomination de James Howard Wheatley au poste de surintendant des ateliers \u2018généraux en remplacement de feu E.-J.Turley, décédé soudainement au mois d'août dernier.La nomination prend effet le ler octobre.M.Wheatley, qui appartient actuellement au service industriel de la compagnie en qualité d'ingénieur industriel de la division du gaz, est diplômé de l'université MeGill, promotion 1912, et bachelier es-sciences en génie mécanique.À sa sortie de IL Y À DES LIMITES À LA DÉMOCRATIE d'université, il entrait à la Northern ; Electric Company comme ingénieur adjoint de la division des cables où il resta jusqu'en 1915 alors qu'il devint surintendant de la produe- s \u2026 tion des fusibles à chronometre au sur Hitler, \u2014 Le petit jeu service de la British Munitions Com- \u201c \u201d\" \u2018pany de Verdun.Enrolé dans le des \u2018\u2018contre-sens\u2019.\u2018corps du génie canadien, il était en route pour l'Europe quand l'armis- \u201ctice fut signé.Après la guerre, il \u2018revint à la Northern Electric Comà des j&urnalistes yankee.\u2014 Sa fameuse déclaration L'autre jour, au beau milieu de la ; pany dans la division des ventes ! tension mondiale, le président Roo-' d'outillage électrique.Après un scvelt causa une surprise en décla- court séjour aux Etats-Unis, il en- rant à une conférence de journalistes : tra au service de la Steel Company de la Maison Blanche que le fait of Canada comme surintendant d\u2019a- \u2018d'inclure les Etats-Unis dans un'tclier de la division des boulons et front France-Grande-Bretagne con- des écrous.En 1926, il fut nommé tre Hitler est une interprétation cent ' surintendant de la Domestic Gas pour cent fausse de chroniqueurs po-.Appliances, Limited.Il e:t membre Power Consolidated, M.C.-S.Bage, \u2018sera litiques\u201d.Mais une dépêche américaine, plus 1 r | ' I Le explicite, démentait seulement l\u2018\u201ca- | toujours pas avec le rapport financier truqué, falsifié, imposé .liguement moral des Etats-Unis avec les nations européennes pour former un bloc stop-Hitler\u201d et attribuait le cent pour cent d'erreur à \u2018certaines interprétations de journaux\u201d.Un \u201calignement moral\u201d.en effet, n'est pas un \u201cfront\u201d; un \u201cbloc stop- Hitler\u201d n'est pas un front contre \u201cfront contre Hitler\u201d.Vouloir faire entendre pareille chose est commettre l'un de ces \u2018\u2019contre-sens\u201d auxquels nous a habitués le Devoir\u201d.Ces conférences de la Maison Blanche sont d'ailleurs une épreuve redoutable pour l'intelligence ct la mesure du Président.Ces conférences sont, en principe, hebdomadaires.| Chaque semaine donc, le Président reçoit en toute intimité \u2014 si l'on peut dire \u2014 les correspondants de journaux, accrédités à la Maison Blanche, ou certains journalistes de passage: cent à cent cinquante personnes en tout.La plupart du temps, les personnalités posent des questions et le Président répond aussitôt: c'est le supplice de l'interview, que M.Rooseve't, pour sa part, subit avec le sourire.La question a été mûrie et figne- ; lée pendant trois jours, elle a l'air enfantine ou naïve, mais elle recou- Yre un traquenard redoutable; la réponse doit être rapide et sans ambi- guité pour tout le monde car elle reproduite \u201cfidélement\u201d par toute la presse.Fidèlement, c'est-à-dire que si.dans un mouvement d'impatience, I Président dit, pour éluder une question inopportune sur M.Hitler : \u201cLuissons donc M.Hitler tranquille.\u201d Le lendemain certains journaux publient en première page un énorme titre : \u201cLaissons donc M.Hitler tranquil- Je, déclare le porte-parcle de la Maison Blanche\u201d.Rien de bien solennel dans les de l'Engineering Institute of Ca- \u2018nada.L'ITALIE COMMENCE-T-ELLE A SE FATIGUER DU \u201cDUCE\u201d?i ! (Dépêche spéciale à \u201cL'Autorité\u201d) ROME, 30 \u2014 Il n's a pas bien longtemps, nous disions que la révolte : grondait en Italie et que des désordres assez graves avaient eu lieu, Cette ; nouvelle arrivée en dernière heure ne fait que confirmer les précédentes: l'opposition se fait de plus en plus sentir et se manifeste de mille manières, } Un exemple saisissant est celui qui se répète fréquemment ces temps derniers.Le perti fesciste faisait afficher sur tous les murs, de temps à autre, de grandes banderoles coloriées portant: \u201cVive Mussolini! Vive Graziani! Vive le Fascisme:\u201d etc\u2026 destinées à réveiller l'enthousiasme ; défaillant des foules.Or, ces inscriptions sont systématiquement recouvertes par d'autres où l'on peut lire: \u201cVive le Roi! Vive la Famille Royale! Vive l'Italie!\u201d Et les autorités fascistes, qui ne peuvent rien objecter .à ces déc'arations, très patriotiques en somme, restent impuissantes.\u2018 De plus, la mésentente entre Roberto Farinacci, directeur de journal, et le Duce Bénito, devient de plus en plus flagrante.C'est ainsi que tandis , que le premier, dans le \u2018\u201cRegima Facista\u201d, promettait l'appui total de ; l'Italie aux prétentions hit'ériennes concernant les Sudètes, l'organe du Duce, l\u2018\u201cInformazione Diplomatica\u2019, faisait des réserves.Le roi d'Italie ! lui-même menaçait d'abdiquer plutôt que de marcher avec Hitler.Sans i la conférence de Munich, la position du Duce devenait précaire.N'a-t-il \u2018obtenu qu'un prolongement de terme?QUEL AURAIT BIEN PU ETRE LE RÔLE DE LA RUSSIE ?La fin de la crise mondiale pose cette question.\u2014 Le libre passage de l\u2019armée soviétique en Roumanie\u2014 Huit jours fatidiques pour la Tchécoslovaquie.| \u2018conférences de presse\u201d de Washing.\u2018ton.Après un filtrage peu sévère\u2014 les policiers attachés à la Maison- ; Blanche connaissent tous les habi- \u2018tués, et s'occupent seulement de vé- irifier l'identité des \u201cnouveaux\u201d \u2014 les journalistes, tasses comme des _harengs dans un couloir, attendent parfois pendant une demi-heure ou une heure que le Président les reçoive, i Ils se livrent, naturellement, à des plaisanteries de gosses et couvrent \u2018les murs d'inscriptions à la craie ou jau crayon.La Maison Blanche en \u2018est quitte pour faire lessiver, chaque semaine.les traces du passage de messieurs les gens de presse.| Tout récemment, un journaliste.fatigué de son attente avait écrit: - \u201cFranKÉie is a tardy\".ce qui signifie jà peu près: \u201cLe petit Kranklin (Roo- {sevelt) est un lambin\u201d.Des journalistes se précipitèrent taux bureaux du chef du protocole : pour obtenir l'autorisation de faire i prendre une photographie.ce qu\u2019ils .obtinrent sans difficulté.Pouvait-il supposer, le digne chef du protocole.que les journalistes allaient se venger de leur attente en faisant publier le lendemain la trop familière inscription?faisait dire aux journalistes que \u2018le Président n\u2019étant pas rentré de sa partie de pêche à la ligne\u201d.la con- féronce était annulée.Et cette fois.ce furent les journalistes qui revinrent bredouille.Le mocrates, il a tout de même pensé cette fois que la démocratie alluit un peu loin .MISTIGRIS.La semaine suivante, M.Roosevelt: président a beau être le chef des dé Quel a été au juste le rôle de inesistants il y a deux ans.le leur l'Union Soviétique dans la tragédie permettent.qui vient d'avoir son dernier acte \u2026 Car, il ne faut pas oublier que 'es à Munich?Les dépêches sont bien 1S ans d'interruption de toute rela- enntradictoires là-dessus.Une chose tion diplomatique russo-roumaine semble néanmoins certaine : que la n'avaient guère contribué à favori- Soviétie en veut à la France de n\u2019a- ser la construction des nouvelles li- voir pas exigé sa présence à cette gnes ferroviaires, qui, en 1936, man- réunion internationale, qui semble quaient encore complètement entre exclure la Russie du concert euro- la frontière (Makhilev) et Cz.rnauti, péen.chef-lieu de la Bucovine.De même, comme la communication la plus rapide entre Czernauti et la Slovaquie passe par la Pologne (Kolomen), il était nécessaire de faire dériver la ligne vers Dornavatra, Des, Satu- Selon certaines dépeches la Russie n'aurait pas fait des préparatifs spéciaux en vue d'une intervention, son généralissime, Veroshiloff, se.trouvant en Extrême-Orient.Plus M Kosi fidèle à l'alliance tchéque, la Rou.; \u201d\"8rè, *Vosice.manie avait fait savoir à Berlin qu'en | Une ligne de chemin de fer à au cas d'agression contre la Tchécoslo- Moins { voies est d'autant plus in- vaquie, elle laisserait libre passage dispensable.pour le transport d'une aux troupes soviétiques.armée de plusieurs centain:s de mil- Le problème du passage des trou le hommes avec armes ê ravitaille- \u20ac c des * ment, que la plupart des ponts et pes russes par a Roumanie date de routes de cxtte région sont.malheu- ÈS Xe - .- 3 .3 terruption, les accords Litvinow -Ti- LES ce es où en tulesco rétablirent les relations di- Selon les prévisions compétentes, plomatiques normales entre les deux même par les moyens les plus rapi- pays.De long et laborieux pourpar- des, il aurait fallu un: dizaine de lers eurent lieu déjà à cette époque- jours au gros des troupes russes \u20181a, pour déterminer le moyen le plus pour arriver jusqu'aux régions les simple ct le plus efficace d'une éven- plus menacées de la Tchécoslovaquietuelle aide militaire russe à Prague.\u2018Dj, jour critiques pour Prague! C'est l'importante base militaire; Aussi comprend-on aisément Tim.\u2018de Kjarkov, non loin de la frontière portance de cette ligne ferroviaire, roumaine, et qui est le centre mili- dont seuls les milieux politiques et taire de toute l'Ukraine, qui aurait militaires des pays intéressés con- \u2018le rôle.en cas de conflit.d'envoyer .Naissent l'actuel état de construe- les premières troupes de secours à \u2018tion.C'est sans doute l'une des rai- la Tchécoslovaquie.Environ sept di- sons pour lesquelles l'Angleterre et visions y résidèrent en 1936, mais, la France.dans la perspective de leur nambre a été porté depuis à neuf subir presque seules l'assaut alle- ou a dix.Non moins de 400,000 mand et peut-être .italien, n'ont hommes pourraient, en cas de dan- Das marché avec plus d'enthousias- ger, partir vers l'ouest, pourvu, non Rié, mA grè lea exhortations que leur seulement que la Roumanie leur ou- prodiguait de Genève ce roublard de ivre passage, mais aussi que les Maxime Litvinoff.mayens de communications, encore MARIUS.EE \"5e 1° \u2018PAGE DEUX a L\u2019AUTORITE, MONTREAL, ler OCTOBRE 1938 25e ANNEE \u2014 No:1297.ALLEMANDS ET ITALIENS \u201cS\u2019ESSAYAIENT\u201d EN ESPAGNE L\u2019effroyable puissance des armes modernes \u2014 Un explosif si violent que son \u201csouffle\u201d seul est meurtrier \u2014 Les bombardements par avions.Les armes modernes se sont affrontées au cours de la guerre d\u2019Espagne.Allemands et Italiens d\u2019une part, Russes de l\u2019autre, ont considéré cette guerre comme un \u201cbanc d\u2019essai\u201d.Techniciens soviétiques, nazistes, fascistes ont expérimenté la valeur de leurs tanks, de leurs avions, de leurs obus, de leurs bombes, etc.Depuis deux ans, ils n'ont cessé d'adresser à leur gouverne-'Espagne la proportion a été; ment des rapports sur les ré- renversée et sultats de leurs observations.| avions abattus, 80 l'ont été: par la D.C.A.et 20 seulement | par la chasse?Ainsi Moscou, Berlin et Rome, informés par leurs agents, ont été en mesure d\u2019améliorer leur armement.Il semble notamment que les Allemands aient avant tout considéré l'Espagne comme un terrain d'expérience pour leurs matériels nouveaux.Nous croyons intéressant de faire part à nos lecteurs des résultats d\u2019une très sérieuse enquête qui a été faite bliée par Excelsior, que dirige avec tant de compétence H.de Weindel.! { * Kk * Savez-vous que du point de! permet, en effet, d\u2019ouvrir le |feu à 800 mètres, ce qui don- ine la possibilité de fournir june salve déjà nourrie et qu\u2019il suffit souvent qu\u2019un seul |projectile atteigne l'adversai- Ire pour le mettre hors de combat?Savez-vous que, lors de la | Grande Guerre, sur 100 lavions abattus, BO l\u2019étaient {par la chasse, mais qu\u2019en que, sur x kx * OBUS ET BOMBES Savez-vous que la D.C.A.\u2018 EN INSCRIPTION ; Do la même manière si vous constatez que le nom d'un de vos amis est OMIS DE LA LISTE vous pouvez aussi faire une DEMANDE EN INSCRIPTION ; +++.| Revision des listes électorales provinciales Aux électeurs des municipalités de moins de 10,000 âmes En vertu de la loi électorale de Québec, les secrétaires ont dû préparer la LISTE ELECTORALE entre le ler et le 15 septembre; et dès le 16 septembre cette liste doit être déposée au bureau du secrétaire-trésorier, où tous les intéressés peuvent en prendre connaissance I] vous importe POUR ASSURER VOTRE DROIT DE VOTE de vérifier vous-même si votre nom est sur la liste des électeurs telle que préparée; Si votre nom n'est pus INSCRIT, ou s\u2019il est inscrit de façon irrégulière, vous pouvez faire une DEMANDE 100 : Vous pouvez faire une DEMANDE EN RADIATION du nom cu toute personne qui aurait été mise sur la liste électorale IRREGULIEREMENT.DANS TOUS LES CAS CONSULTEZ L'ORGANISATION LIBERALE DE VOTRE MUNICIPALITE ou des nationaux espagnols dispose du nouveau canon 100 allemand, sur lequel le se- jeret le plus formel] est gardé; : que les servants et leurs chefs B3 + 000000006000000000000000000000 000000000000000000000000600000 I ORGANISATION LIBERALE DU DISTRICT DE MONTREAL 10 ouest, rue Saint-Jacques Chambre 305 0000000000000 000000000000000000000000000000000000000 \u2018sont tous allemands, qU'IIS 110 0006000006006000000000000000000000000000000000600000 \u2018laissent approcher dc leurs pièces ni les Italiens, ni les que l\u2019on a pu constater que ce canon tire au moins a i portée pratique \u2014 à la cadence de 15 à 20 coups à la | \u2018minute?* * * Savez-vous qu\u2019un obus ob- à ce sujet.Elle est due à no.| Nationalistes espagnols.et] tre confrère Jean Quatremar-! re et elle a été récemment PU-:8,000 mètres d'altitude LA LIGNE SIEGFRIED | En face de notre admira- Savez-vous que la guerre la mitrailleuse une troupe si- {moderne sera de plus en plus'gnalée à l'arrière du front, L \\ Ù obus ob-'ble ligne Maginot les Alle-| vue purement technique, l\u2019em- {tient beaucoup moins d\u2019effet.mands \u2014 depuis que M.Sarploi des chars, de quelque \u2018que les bombes modernes;:raut, alors président du Con-i modèle et de quelque nationa- |qu'un obus qui entre dans une ;seil, les à laissés remilitariser lité qu'ils soient, a surtout{maison et y éclate, ce qui!la rive gauche du Rhin en \u2018 ! ' meurtrière et que l'arrière prenait de l\u2019altitude, puis pi- Pl sera aussi ravagé que Ie quait et se redressait a quel- front?\u2018ques metres du sol pour mix * *% \u2018trailler la colonne de l\u2019arrière à l\u2019avant.Volant en plein ciel, repéré par la D.C,A.l\u2019entreprise était pleine de risques et de toute façon contrariée ou gê- Après la Guadarrama, les procuré de grosses désillu-|arrive assez souvent à Ma-'violation du traité de Ver-\\aviateurs allemands ont mis drid, fait dans beaucoup de'sailles \u2014 ont édifié la ligne!au point une nouvelle tacti- sions à ceux qui les utilisaient?Savez-vous que la vulnérabilité des chenilles et des cas un trou dans le mur et ne détruit qu\u2019une ou deux pièces, mais qu\u2019une bombe{pas une ligne continue de;Pagn Siegfried.: La ligne Siegfried que.L'avion mitrailleur n\u2019é- n'est : Volue plus seul.Il est accom- ¢ dans ses recherches trains de roulement en par-|moderne de 150 kilos tom-! gros ouvrage, mais une suc-,Par un avion-pilote muni, ticulier, s\u2019est révélé extrème, bant sur un immeuble le pul-'cession de blokhaus assez Comme lui, de T.S.F.Tandis de même que l'insuffisance; des blindages, fit-ce pour les; chars les mieux protégés?vérise littéralement?Savez-vous qu\u2019au cours des ;rapprochés, placés en quin- LS ours des conce, chacun d'eux flan-, \u2018raids sur Barcelone l'aviation! quant d'autre du feu de ses.Savez-vous que, plus que;du général Franco a employé \u2018mitrailleuses lourdes.le char, l\u2019antichar a fait de;des bombes à fusée instanta-'hlokhaus disposent encore du considérables progrès depuis.la Grande Guerre: que, dans, la surenchère qui oppose l'an-! tichar à la cuirasse c'est l\u2019arme de la défense qui, de plus\u2019 en plus, tend à prendre la su-| périorité?| Savez-vous que le canon de 37 allemand, par exemple, perce vingt-cinq millimètres de blindage \u2014 généralement la protection maxi-: mum des chars moyens \u2014 à cinq cents mètres et que cet-' te seule performance se pas-' se de commentaire.* * * Savez-vous que, dans les| débuts de la guerre d\u2019Espa- bombes sont d'origine gne, les aviations italienne et russe ont très nettement surclassé l'aviation allemande et que les appareils de bombardement italiens en particulier étaient d\u2019une qualité telle que, même après deux ans, ils restent parmi les meilleurs qu\u2019on connaisse?Mais savez-vous que les Allemands, instruits par la guerre d'Espagne, ont depuis lors mis au point le Messerschmitt 118; que cet appareil de chasse, pour excellent qu\u2019il paraisse, a d\u2019abord été envoyé faire ses preuves sur \u201cle banc d\u2019essai\u201d espagnol.ce qui explique que sa construction en grande série n\u2019a pas epcore commencé en Allemagne?* * Avez-vous réfléchi qu\u2019à mesure que la vitesse des |centimètres; que de née qui creusent des entonnoirs insignifiants, mais projettent une multitude d\u2019éclats rasants; que ces bombes sont infiniment dangereuses pour le personnel non abrité, qui n'a même plus la ressource: de se coucher pour éviter les éclats, puisque ceux-ci filent parallèlement au sol à 15 breuses personnes qui pourtant s\u2019étaient jetées à plat ventre ont été tuées par les éclats de ces bombes?Savez-vous que des experts neutres et impartiaux sont d'accord pour estimer que ces allemande parce qu\u2019elles portent certaines caractéristiques propres aux projectiles fabriqués outre-Rhin?Savez-vous que les raids sur Barcelone se font à 7,000 mêtres d'altitude?Savez-vous que ces bombardements revêtent une extrême importance du fait de l'apparition d\u2019engins contenant un explosif nouveau, toujours d'origine allemande, et qui produit des effets de souffle d'une énorme puissance; qu\u2019il semble même que ces bombes n\u2019agissent que par le souffle; qu\u2019elles sont en effet chargées à 90% d'explosif.l'enveloppe étant constituée par ume simple tôle; que deux de ces bombes tombant sur la chaussée Calle Cortez \u2014 une voie plus large que le boulevard Haussmann \u2014 le souffle a été tel avions augmente, les temps\u2019 de tir diminuent, d\u2019où la né-! cessité d'augmenter le ren-| dement de l\u2019arme automati-' que?Savez-vous que c\u2019est la raison pour laquelle la mitrailleuse, qui était la grande arme du chasseur pendant la guerre de 1914, devient de plus en plus insuffisante; qu\u2019il est très rare, en effet, qu\u2019un seule balle et même une série de balles suffisent à mettre un avions hors de combat; qu\u2019il n\u2019est pas pos- que trois maisons de six étages chacune se sont écroulées comme des châteaux de car-; couvrir que ces bombes ne pèsent que 150 kilos et que l'on pense qu\u2019elles sont chargées à l'air liquide?Savez-vous que la force d'expansion de ce nouvel explosif est telle qu\u2019un jour une auto a été enlevée de la chaussée et transportée dans une maison à la hauteur d\u2019un deuxième étage?\u201d * * * sible d\u2019ouvrir le feu à la mitrailleuse à plus de 100 mè-; tres de l\u2019ennemi si on veut! tirer avec quelque précision; 500 kilomètres à l'heure, le\u2018 pilote ouvrant le feu à 100 mètres dispose de sept dixièmes de seconde pour tirer; que si deux avions marchent chacun à cette vitesse et viennent à la rencontre l\u2019un de l\u2019autre, ceux qui les montent ne disposent plus que d\u2019un tiers de seconde pour tirer, à condition encore qu\u2019ils ouvrent le feu 4 100 mètres; qu\u2019il semble donc que l\u2019a- Vion de chasse de l\u2019avenir \u2018 doit être équipé d\u2019un canon \u2018automatique d'un calibre isinant 20 millimètres; + atout ap qu\u2019avec un avion marchant à | Savez-vous que, dans la guerre d\u2019Espagne, les Allemands ont mis en service un fusil - mitrailleur nouveau à grand débit, servi par deux hommes, et qu\u2019ils emploient une grenade contenant un explosif inconnu et si violent tuer dans un rayon de 15 mètres?Savez-vous que les combattants ne seront plus seulement ceux qui, en première ligne, feront le coup de feu, mais aussi les ouvriers qui travailleront dans les usines pour la défense nationale et, d\u2019une façon générale, tous les travailleurs qui participeront à l\u2019économie du pays tout entière orientée vers la de lé canon automatique guerre?.nom-, que le souffle seul suffit à: minenwerter, bien connu des Une troupe?! { que le mitrailleur vole très bas, son camarade prend de altitude, mais reste en com- C e s munication avec lui par T.Saperçoit-il il la F.L\u2019avion-pilote Aussitot anciens combattants, et de'signale au mitrailleur qui, puissants lance-flammes, ins-: écl airé par lui, s\u2019en approche tallés à demeure, peu mania-;en rase-mottes, profitant des .: â = 3 3 - , bles çertes, mais dont le jet Vallées et des rideaux d\u2019ar- peut atteindre 130 à 150 mètres.Arme atroce dont la dernière guerre \\suggérer les effets.* * * Les leçons de la guerre d'Espagne ont décidé le haut commandement allemand à se.Voici, en effet, ce qui s'est passé, notamment à Bilbao et à Teruel: Dans des abris bétonnés, les gouvernementaux, mal nourris, mal équipés, ont vu pendant des semaines les obus de l'artillerie lourde des nationaux bouleverser la campagne environnante.Le ravitaillement était arrêté.Chaque jour, des escadres aériennes venaient déverser sur leurs têtes des tonnes d\u2019explosifs.Devant eux, à La déflagration incessante des torpilles aériennes secouait les casemates.Les hommes étaient obligés de sortir, outils à la main, pour dégager les créneaux.Un pourcentage considérable de \u2018combattants, saufs de toute blessure.succombaient aux adopter ce système de défen-, travers les volets de tir, ils: n\u2019apercevaient que le chaos.! je chasse se disposent de fa- + ! F à t ; | | 1 { | | | i i bres, tandis que l'attention de la D.C.A.de l'adversaire est a déjà pu'attirée par l'avion ennemi qui évolue très haut.Ainsi l\u2019avion mitrailleur restera invisible jusqu\u2019à ce qu\u2019il se trouve à quelques centaines de mètres de la troupe qu\u2019il veut attaquer, parfois deux ou trois cents mètres si le terrain s\u2019y prête.11 fondra sur cette troupe à plus de cent mètres à la seconde avant même que la D.C.Aait pu se mettre en garde, * * * L'intervention de l'aviation contre les troupes à terre en première ligne, tout à fait exceptionnelle au cours de la Grande Guerre, est devenue systématique dans la lutte qui se déroule actuellement en Espagne.L\u2019un des procédés les plus employés s'appelle la roue ou la chaîne.Plusieurs avions con a former un cercle, une grande roue verticale, et piquant chacun à tour de rôle mitraillent à bout portant les troupes.Non seulement, le nombre des tués est considérable, mais l\u2019effet moral ob- :tenu est terrible.i \u2014 Le combattant le plus 3 : \u2019 A + or > A ' * - « ruptures d\u2019anévrisme causées.brave ne résiste pas à ce gen- riens.fous et il fallait les abattre.Aussi les gouvernementaux aient essayé de les retenir, ceux-ci, ainsi qu\u2019on put le la frontière pyrénéenne, étaient partis les premiers.Lorsque les premières vagues d\u2019assaui nationalistes arrivèrent aux casemates, puis les dépassèrent, celles- ci étaient vides, abandonnées, mais intactes, en dépit du violent bombardement qu\u2019elles avaient subi.\u2018 Avec d\u2019autres hommes, combattant pour défendre leurs foyers, avec des troupes \u2018bien entraînées, des officiers de devoir, rien de pareil ne se serait produit et les troupes d\u2019assaut eussent trouvé devant elles une puissance de feu intacte, car les ouvrages étaient indemnes.De ces enseignements les Allemands se sont souvenus lorsqu\u2019ils ont entrepris les travaux de la ligne Siegfried en face de laquelle, aussi inexpugnable, se dresse notre ligne Maginot.* * * TACTIQUES AERIENNES Avant la guerre d\u2019Espagne, un \u2018avion: voulant attaquer à probablement parce que, constater lors des combats de | ! : e : Se \u2019 .;par ces bombardements AË:re d'attaque: c\u2019est la pani- D'autres devenaient | que, confiait à M.Jean Qua- | tremarre, qui nous révele cet- \u2018te derniére tactique, un sol- + abandonnèrent-ils leurs posi-! dat des brigades internatio- .11] 3 3 : tes: que l\u2019on a réussi à de.tions sans que leurs cadres! nales.! MARS.+ TETE DE NEGRE Un nègre se vantait devant quelques amis d'enfoncer un clou avec sa tête.Ils le prirent au mot et lui choisirent un gros clou.D'un coup de tête, il enfonça le clou de quelques centimètres, il redonna plusieurs coups de tête quand, hélas, le clou ne voulait plus s'enfoncer; étonné, le nègre prit son élan ct donna un fort coup de tête, ce fut en vain.Le nègre, fâché, se mit à douter de lui-même quand une idée lui vint: il entraîna ses amis de l\u2019autre côté de la cloison pour voir ce qui empéchait le clou de \u2018s'enfoncer.Là, les spectateurs virent avec étonnement un nègre, la tête nonchalemment appuyée à la cloison.SIMPLE ERREUR Lebrun rencontre son ami, le vétérinaire Leblanc, qu\u2019il n'a plus vu depuis plusieurs mois.Après quelques renseignements mutuels, celui- ci demande à son ami si sa belle- mère demeure encore chez lui.\u2014Ah oui ! soupire-t-il, on ne s\u2019en débarrassera jamais.A \u2018propos, ajoute-t-il plus vivement, je vais l'envoyer chez vous \u2018demain avec mon chien, essayez de l\u2019empoisonner ! \u2014 Je le ferai volontiers, réplique le vétérinaire avec un clignement à peu près imperceptible, mais le toutou, croyez-vous qu\u2019il \u2018puisse trouver le chemin pour s\u2019en \u2018retourner tout seul ?LA GROSSE BERTHA, CE CANON MONSTRUEUX CONTRE PARIS Dés 1918, les Allemands révaient au massacre des civils \u2014 Un véritable phénoméne scientifique \u2014 Le sanglant vendredi saint \u2014 Chronographes Par une belle matinée de mars 1918, une explosion mate faisait trembler les vitres du quartier Montparnasse, bientôt suivie d\u2019une seconde, puis d\u2019une troisième, à intervalles de vingt minutes.Il fallait se rendre à l'évidence Paris, en plein jour, était bombardé.Les Parisiens connaissnient déjà les nocturnes \u201cGotha\u201d, la plainte chromatique des sirènes; ceux qui n'avaient pas d'enfants, la plupart du temps, ne descendaient même plus dans les caves; mais ce coup d\u2019audace les stupéfia.Dans la transparente brume printanière, nos chasseurs évoluaient à 2,000 mètres au- dessus de la capitale; et de Paris jusqu'au front, tous les postes de guet téléphonaient la même réponse : \u2014 Rien vu, rien entendu: aucun avion boche en lair! Cependant, rue Liancourt, où les pavés avaient volé en cratère, un haut fonctionnaire du laboratoire municipal ramassait un fragment de métal qu\u2019il glissa dans sa poche.Un quart d'heure plus tard, il était à la présidence du Conseil.\u2014 Eh bien! K .demanda Clemenceau.ces avions allemands?\u201d ne sont pas des avions, monsieur le Président, \u2014 Tiens, tiens?fit le Tigre en le regardant sous ses sourcils.\u2014 Un canon, monsieur le Président\u2014 ., Vous travaillez trop.K .il faudra vous soigner! \u2014 Voyez.fit K .sans se troubler.Et il jeta sur la table un morceau de cuivre courbe, strié de rayures obliques : un débris de ceinture d\u2019obus.Tel fut le premier contact des Parisiens avec cette \u201cgrosse Bertha\u201d, ce fameux canon géant qui, à plus de cent kilomètres de distance.devait les \u2018pilonner\u201d jusqu\u2019au mois de septembre, à la veille de la victoire finale.Nul Français n\u2019a jamais vu la pièce légendaire.Mais des documents d'origine sérieuse ont été publiés à diverses reprises dans différentes revues françaises et alliées, l\u2019Army Ordnance américaine.la Revue de l\u2019armée de l\u2019air, et, plus récemment, dans Science et Vie, sous la plume autorisée du général Niessel.M est donc possible de se faire une idée précise du redoutable instrument de mort que les Allemands tinrent braqué durant six mois sur le coeur de notre pays.Un canon monstrueux Et, d\u2019abord, il n'y eut pas une seule, mais trois grosses Berthas, ou dou moins trois emplacements avec plates- formes bétonnées, d\u2019où tirèrent ces monstrueux engins.La première plate-forme, située près de Laon, à 122 km.de Paris, fut utilisée du 23 mars au 1er mai et du 5 au 9 août.La seconde se trouvait à Ham, près de la voie ferrée, à 100 km.de Paris, et la troisième, à 5 km.au nord de Château-Thierry, donc, à 80 km.seulement de Paris : notre victorieuse offensive du 18 juillet obligea les Allemands à l'abandonner en hâte.Le canon était formidable.C\u2019était un tube de 380 de marine, dont une chemise intérieure ramenait le calibre à 210 mm.; sa longueur était de 34 mètres, soit 160 calibres, chiffre considérable, nécessai- ne pour envoyer l\u2019obus dans la stratosphère.Le tube seul pesait 200 tonnes, soit le poids de deux locomotives et l\u2019ensemble: pièce, affüt et accessoires atteignaient le poids colossal de 750 tonnes.\u2026ÔSur 320 coups tirés au total et dont 180 frappèrent Paris, aucun obus n\u2019est arrivé entier entre nos mains; les Allemands avaient eu le soin de les munir de deux fusées d'allumage, l'une à la tête, l\u2019autre au au culot, pour éviter qu\u2019un projectile non éclaté ne nous fournit de précieux renseignements.Détail curieux, la pièce pouvait tirer 65 coups et les 65 obus successifs étaient de plus en plus gros pour tenir compte de l\u2019usure du tube.Le premier obus mesurait 21 cm.de diamètre avec une longueur de 90 em, et un poids :de cent kilogrammes, tandis que le numéro 65 avait 23 em.5 de diamètre, 1 m.11 de longueur et pesait 1156 kilos.Après le soixante-cinquième coup, il fallait rechemiser le tube.La charge propulsive était de 150 kilos d\u2019une poudre tubulaire à \u2018brins\u2019 gros comme une forte canne: la vitesse :|obtenue était de 1,600 mètres par seconde, chiffre record, vraisemblablement encore inégalé aujourd\u2019hui.En moins d\u2019une minute, l'obus, coiffé d'une \u2018\u2018fausse ogive\u201d conique arrivait dans la stratosphère où il cheminait durant deux minutes, avec une résistance \u2018très faible, atteignant l\u2019altitude de 40 km.; au bout de trois , minutes et demie, ses 12 kilos de tolite éclataient au but.Le coup de canon revenait \u2018à 50,000 francs-or, plus d\u2019un demi-million de nos francs LE TRANSPORT DES ANIMAUX D'après M.L.C.Roy, du service de l'agriculture du Canadien National les services d'agriculture provinciaux et fédéraux coopérent étroitement avec le chemin de fer our éliminer autant que possible es meurtrissures aux animaux durant leur transport.\u2014 \u201cDepuis trois ans, dit M.Roy, nous utilisons les séparations en bois dans les wagons afin de diviser les bêtes à corne, les porcs et les moutons.Nous nous sommes rendus compte que les animaux arrivent À destination en meilleur état.De plus, ajoute M.LE ministére des Travaux publics re- 4 cevru Jusqu'à midi, le mercredi 12 octobre (998, des soutnissions pour Ju fourniture et l'Instullation di l'aménagement Intérieur de l'édifice public de l'Ausotiption, 1.Q., lesguelles soutnissions devront étre cachetées, udressées AU soussigné, et porter sur Uenveloppe, vn nus de l'adresse.les mots: \u201cSoumission pour aménagement intérieur, édifice PQ.On peut consulter les plans et le devis, et se procurer la formule de soumnission nux bureaux de l'architecte en chef du ministère des Travaux publics, Ottawa, du commis des travaux, édifice de la douane.Québec.PQ, du surintendant.180 ouest.rue Salnt-laut, Montréal, 1°,Qvt au bureau de ponte de l'Ansomption, .publie, L'Assomption, ce, tres longue, avait tendance! 1.Q ce, très Tong Comme la piè- à se courber, on la redressait avec des tendeurs à haubans; \u2018avant chaque coup, on véri- {fiait, & l'aide d'un dispositif optique introduit dans la cu- \u2018lasse, que le tube était bien rectiligne.| Quand on songe que cette magnifique machine, ces tré- {sors d\u2019ingéniosité scientifique étaient destinés à tuer des en- | fants, des femmes, on mesure toute la distance qui sépare leulture et civilisation.Le coup du vendredi saint Le 23 mars 1918, à 5 heures, la grosse Bertha fut chargée ct pointée sous un angle de 62°; des sondages avaient été poussés à l'aide de ballonnets jusqu\u2019à 35,000 mètres d'altitude.La pièce était méticuleusement camouflée; dix escadrilles de chasse étaient prêtes à interdire le ciel tandis que des batteries auxiliaires devaient tirer en même temps que la Bertha, afin de gêner le \u201crepérage par le son\u201d.A 6 h.15, les avions s\u2019envolèrent, le personnel s\u2019abrita; le commandement de \u201cfeu!\u201d fut donné à 7 heures 29 minutes et 50 secondes.Un fracas sans nom \u2014 clamor ingens \u2014 déchira le ciel.Le tir continua jusqu\u2019à 14 heures.Le 24, on tira un premier coup à 7 heures, un second à '7 h.20 et un troisième à 7 h.45 : cette fois, les trois obus | tombérent sur Paris, on l\u2019ap- \u2018prit dans la journée par la \u2018Suisse.Devant ces heureux résultats, le tir fut continué.La pièce était aux ordres du vice-amiral Rogge, avec le concours du professeur Rausenberger, physicien de valeur qui avait caleulé les tables de tir.Le jour du vendredi saint, jour sinistre, un obus vint percuter.un pilier de l\u2019église de Saint-Gervais, dont la voûte s'effondra pendant le service religieux, écrasant 70 personnes.Ce fut le plus beau succès du Ferngeschätz.Morte, la bête.Les Allemands avaient cru ébranler le moral de Paris en déclanchant ce tir extraordinaire au moment précis de la grande offensive de mars.Leur attente fut trompée.Bientôt, aviation et le \u201crepérage par le son\u201d, que M.Esclangon avait porté à un haut degré de perfection, permirent d'identifier les emplacements des Berthas.Ce repérage fut un véritable chef-d\u2019oeuvre scientifique.{ Deux \u201cchronographes\u201d enregistreurs, fonctionnant au centième de seconde, furent installés à Stains et à Saint-De- nis; l\u2019obus, en passant dans l\u2019air, produisait une \u201conde balistique\u201d qui permettait de chronométrer son passage.Le temps employé par le projectile pour franchir la distance entre ces deux points fournit l'indication de sa \u201cvitesse restante\u2019 et permit de tracer la courbe complète de la trajectoire: on eut ainsi le point de départ.L'artillerie française lourde sur voie ferrée entra en action, puis l\u2019aviation et, le 3 mai, un de nos obus tomba à 10 mètres du but.Deux Berthas ou peut-être trois, furent mises hors d'état de nuire, sur les plates-formes de Laon.Quand la pièce de Fère-en- Tardenois commença à tirer, elle fut aussitôt contrebattue vigoureusement par notre artillerie à longue portée et par nos avions de bombardement de jour et de nuit; quant à la pièce de Ham, elle ne tira que quelques jours, puis fut démontée et réexpédiée en Allemagne.Telle fut la fin sans .gloire:des grosses Berthas.Pierre DEVAUX.I On ne Uendra compte que des soumin- siobs fuites sur Ix formule fournie par le ministère conformément aux conditions contenues dans ladite formule.Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de lu suutnission, fait À l'ordre du Ministre des Travaux publics et vind pur une banque À charte, au Canada devra accompagner chaque soumisglon.On ue- cepteru aussi comme garantie des bons au porteur du Doïmninion du Canada où de la Compagnie den chemins de fer Nationaux du Canada et de sen compagnies constituantes, garantic sans condition par Je Dominion du Canada, quant au capital et A l'intérêt, ou les bons susdits pour une partie de In garantie et un chèque visé pour la balance.l'ar ordre, JS M SOMERVILLE, Secrétaire.Ministère des Travaux publica Ottawa, le 27 septembre 1935 Roy, des règlements très sévères gouvernent l'emploi de bâtons, de cannes ct de fouets dans les cours à bestiaux du Chemin de fer National.Il est aussi défendu aux employés de charger les brebis à bras, car cette méthode occasionne des taches sur les animaux.D'autres règlements très sévères régissent la manipulation des animaux et le Canadien National veille à leur observation.Durant le trajet les animaux ne doivent pas demeurer 86 heures \u201cans être abreuvés et nourris.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est donné par les présentes que HAROLD MORRIS, de la cité et du district de Montréal, de la province de Québec, s\u2019adressera au parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d'avec sa femme, JENNETTE GOLD MORRIS, de la cité et du district de Montréal, pour cause d'adultère et de désertion.Daté à Montréal, province de Québec, le vingt-deuxième jour de septembre 1938.LYON JACOBS, C.R.Chambre 413, Power Bldg.105 Craig-Ouest, Montréal, Avocat du Requérant.Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cL\u2019Autorité Enregistrée\u201d, à ses bureaux de rédaction et d\u2019administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal, Il est imprimé à \u201cL\u2019Eclaireur de Montréal Limitée\u201d, 1726, rue Saint-Denis.POURQUOI EMPRUNTE-T-ON À LA BANQUE?* * POURQUOI quelqu\u2019un emprunte-t-il de l\u2019argent ?D\u2019habitude, en vue de réaliser un bénéfice ou d\u2019utiliser l\u2019argent de quelque façon.Qu\u2019il soit cultivateur, éleveur, pêcheur ou industriel, qu\u2019il exploite une mine ou une concession forestière, jamais un emprunteur ne demande à une banque une avance sur laquelle il paie des intérêts, sauf en vue de faire un profit supérieur à ces intérêts.Chaque dollar canadien représente de la richesse tangible, déjà existante, ou des salaires payés pour services rendus.On pourrait dire que l\u2019objet de chaque dollar canadien qui est émis cest de produire de la richesse, de payer des salaires et de rechercher un profit.HN arrive parfois que des dollars empruntés ne laissent temporairement qu\u2019une dette\u2014peut-être avez-vous déja essuyé une perte par suite de la sécheresse ou de quelque autre calumité naturelle.Mais, grâce à une meilleure saison, à des rix plus élevés et à l'amélioration des affaires, le perdant a des chances de se refaire.\u201cJ\u2019emprunte $1,000 à la ban- .que et je lui paye des intérêts parce qu'elle me rend un service\u201d, disait quelqu\u2019un, qui ajoutait: \u2018Pourquoi j'emprunte 81,000?17013 CmPrante \u201cPour m\u2019'en servir daus une opération commerciale et réaliser un bénéfice.\u201cMon opération menée à bien, je rembourse mon emprunt, après avoir encaissé un profit, mettons, de $100, que je \u20ac épose à la banque.\u201cLa banque a maintenant ses $1,000, plus les intérêts, et j'ai $100 que je ne possédais pas aupara vant.\u201cMultipliez cet exemple par un grand nombre d\u2019emprunteurs et par un grand nombre de jours, et vous vous rendrez compte de ce qui sc passe, pendant toute l\u2019année, dans le monde des affaires.\u201d _ La banque n'a rien de mystérieux.Un marchand emprunte à la banque et cela lui permet d\u2019acquitter rapidement ses factures, e bénéficier de certains escomptes et de partager avec ses clients l\u2019économie ainsi réalisée.Un petit cultivateur ayant une vingtaine de porcs emprunte $50 pour acheter du fourrage.Il paie $1.75 d'intérêts et vend ses porcs $100 de plus que s'il les avait apportés plus tôt au marché.Il fait un profit de $48.75.C\u2019est là une histoire vraie.En voici une autre.Un grand éleveur de porcs, qui a payé $100 d'intérêts pour les mêmes fins, nous informe qu\u2019il a réalisé un bénéfice de près de $2,000.Ce sont là des exemples des services que rend chaque jour, au Canada, le crédit bancaire en mettant en oeuvre le crédit individuel.Que désigne-t-on par le mot argent ?Des ièces de monnaie, des billets de la Banque du Canada, des billets de banque, des dépôts.Les banques à charte émettent maintenant leurs billets à concurrence de 85% de leur capital versé.Cette proportion est réduite d'année en année et le droit d'émission de la Banque du Canada s\u2019étend à mesure.Les billets de la Banque du Canada sont de l'argent.« de la monnaic légale.Les billets et les dépôts de cette Banque sont garantis (30 juillet 1938) par une couverture de 56.26% en monnaie ou lingots d'or et d\u2019argent et en change étranger.Les billets des banques à charte sont aussi de l\u2019argent: ce sont des messes de payer, et chaque dollar est gagé sur plus de vingt dollars d\u2019actif.Ils sont rachetables à demande et en espèces.Votre dépôt dans une banque à charte, po aussi de l'argent, puisque vous pouvez vous en servir pour acheter des choses.C'est le fruit de votre travail, de votre production et de vos économies.Il est remboursable en es - Vous pouvez tirer des chèques sur votre dépôt.raque votre chèque passe à la chambre de com tion, il est honoré par la banque sur la quelle il est tiré.Vos dollars canadiens sont d\u2019utiles facteurs dans un eys- tème qui produit de la richesse pour le pays tout entier.LES BANQUES À CHARTE DU CANADA Le gérant de la succursale de votre localité seru houreux de causer avec vous.Ïl répondra avec plaisir à vos questions, en s\u2019inspiran pro, prochain article de cette i pare tre Is Attendes- e expérience.= dans ce journal, 25e ANNEE \u2014 No 1297.UNE DESTINEE SHAKESPEARIENNE.LE COMTE DE CAVADONGA ET SA LUTTE AVEC LA MORT Un soir d'avril 1981, à Paris.Dans les rues où s\u2019attardent les promeneurs dans la douceur de vivre, les camelots passent en courant et l'on peut lire sur lu manchette des journaux : \u201cLa Révolution en Espagne.La République est proclamée\u201d.Autour d\u2019une grande gare, des agents commencent à former un service d'ordre.On attend le rapide de Bordeaux qui va amener en exil la famille royale d'Espagne.Le train arrive.Des voyageurs se hdtent vers la sortie.Une longue attente.Enfin, d'un wagon réservé, voici que descendent ceux que la police va encadrer, la reine Victoria, pâle sous ses cheveux encore blonds, des infants, des infantes, don Jaime, dona Béatrice, dona Marie - Christine, don Juan.Le roi n'est pus avec eux; il s\u2019est embarqué tout seul a -Carthagéne et a gagné Marseille.Voici également des dames d'honneur, des domestiques charyés de bagages.Un temps d'arrêt.La reine s'inquiète et regarde derrière elle; tous les siens ne sont pas encore là.En effet, d'une portière largement ouverte, sort une longue civière soutenue par deux infirmiers précautionneux.Une forme mince y est couchée.On distingue à peine le visage exsangue aux traits anguleux, au menton préomi- nent, aux yeux clos par l'effort de vivre.C'est don Alphonse, prince des Asturies, Uhéritier d'un trône qui vient de s'effondrer.HN a vingt-quatre ans.Il pourrait être un jeune homme vigoureux comme on l\u2019est à cet dge, mais, depuis sa naissance, ce nest qu'un pauvre malade sans cesse menacé par la mort.Et cette arrivée en exil sur une civière est le premier acte d'un destin tragique.Lorsque dom Alphonse est né à Madrid, le 10 mai 1907, on s'est réjoui que le premier né de la famille royale fût un fils.\u2018ur lui se concentraient tous les espoirs de la monarchie.Mais, à mesure que l'enfant prenait de l\u2019âge, il fallut se rendre à l'évidence : de redoutables atavismes avaient agi.L'infant était atteint d'hémophilie \u2014 la même maladie que le petit tsarévitch, maladie mystérieuse, inguérissable, qui fait que la moindre hémorragie menace de ne point s'arré- ter.Par surcroît, il était à demi paralysé.Tant qu'Alphonse XIII régna, on put donner le change sur la santé de son fils et mentir même au jeune malade.En exil à Paris, puis à Fontainebleau, il semble qu\u2019avec l\u2019écroulement de l'armature dynastique, s'était écroulée pareillement la volonté de pa- raitre, de leurrer les foules.On sut que le prince des Asturies n'était qu\u2019un malade sans espoir.Deux médecins de Lausanne, le docteur Nicod et le docteur Schodler, son signalés à la famille d\u2019Espagne comme d\u2019éminents spécialistes des maux dont le prince est atteint.Celui-ci part pour la Suisse ct, à Ouchy, s'installe dans un modeste hôtel peu habitué à de si hauts personnages.La, il reste seul, tout seul.La raison de cet abandon est obscure: peut-être s\u2019est-on déjà détaché du moribond.Deux ans s\u2019écoulent.Don Alphonse résiste à la maladie; il reconquiert des forces; il commence à marcher en s'appuyant d'abord sur une canne, puis librement.Miracle de la science ?ou miracle de la volonté de vivre ?Bien mieux, le prince recouvre le goût du plaisir.On le voit dans les bars, on le rencontre dans les dancings.Ce grand yarçon brun, aux épaules en voûte, aux regards émouvants, semble en apparence un jeune homme qui s'amuse.Un hasard lui fait rencontrer celle qu\u2019il uttend dans le secrel de son coeur.Elle se nomme Edelmira Sampredo.Son père a fait une fortune considérable dans le commerce du sucre à Cuba.Elle est jeune et brune, d\u2019une beauté éclatante avec ses grands yeux noirs aux reflets veloutés.Et, au gré du prince, elle possède un attrait particulier : comme lui, elle a été malade, très malade; comme lui, elle est venue se soigner en Suisse et y a reconquis la santé.Alertée, la famille de la jolie Cubuine intervient pour s'op- ;poser à une union sur laquelle \u201cplanent des risques mortels.La jeune fille ne cède pus; elle aime et 8'enthousiusme a l'idée qu\u2019elle achèvera de guérir don Alphonse, qu'elle le consoleru de son abandon.Le prince, de son côté( a écrit à Fontainebleau; la réponse ur- rive, nette comme une sentence : s'il persiste à vouloir se marier avec Mlle Sampredo, il devra renoncer à son titre de prince des Asturies à sex droits d'héritier.La condition est facile à remplir.Désormais, don Alphonse ne sera plus que le comte de Cavadonga.Son plus jeune frère, don Juan, qui fait ses études militaires en Angleterre, recueillera les titres de l'héritier défaillant et ses droits.Le mariage a lieu, à Ouchy, le plus discrètement possible.La reine Victoria y assiste; le roi ne s\u2019est pas dérangé.Dans cette destinée tru- gique s'intercale maintenant un entr'acte heureux, et qui sera suns lendemain.Cachés, ignorés, oubliés du monde entier, les jeunes mariés vivent leur lune de miel.Une année passe cncore.Faut-il croire qu'un sombre maléfice poursuit l'ancien infant ?Un jour, on apprend avec surprise que la comtesse de Cavadonga a quitté son mari et rejoint sa famille à Cuba.Quelle est la cause de cette rupture ?Rien ne le fait soupçonner.Probablement la triste réalité a déçu les rêves.Le heurt des caractères a fait le reste.Pourtant, entre les deux séparés sûbsiste un lien plus fort qu\u2019on ne croit, celui de souvenirs Un rapprochement a lieu bientôt suivi, hélas ! d'une rupture.Jusqu'a ce jour, malgré le dédain de sa famille, le prince des Asturies n'avait jamais eu à se préoccuper des questions d'argent; le comte de Cavadonga avait joui paisiblement de lu fortune de sa femme, Maintenant, il ne reçoit plus de son père aucun subside et la belle Cubaine, en s'éloignant, a refermé sa bourse.Don Alphonse doit, comme le plus simple des mortels \u2014 son idéal pourtant ! \u2014 gagner sa vie, travailler.Il le tente avec courage, part pour les Etats-Unis el devient représentant en automobiles.De nouveau le silence sur lui.Mais sous ce silence, quel drame caché ! L'énergie du jeune homme faiblit, ses forces s'épuisent.En vain, il lutte contre l'inexorable maladie qui revient à la charge.Un hôpital de New- York recueille cette épave.Alertée, émue enfin dans son coeur de mère, la reine Victoria prend le paquebot avec une de ses filles, accourt au chevet du mourant.Elle a peur de ne pas arriver à temps pour recueillir son dernier soupir.Quand la reine arrive à New-York, son fils vit cependant.Il vit et, nouveau miracle, ressuscite peu à peu.Sur sa route se trouve une autres jeune fille, Cubaine elle aussi, et non moins belle que la première, Mlle Maria Rocafort.Il l\u2019épouse, mais leur entente ne dure pas et, au cours de l'automne dernier, ils se séparent.La chasse au bonheur recommence.Ici ou là, partout où les Américains prétendent s\u2019amuser on est sûr de voir la longue silhouette - voitée du comte de Cavadonga.Cet été, il était sous le ciel bleu de la Floride, à Miami, le Deauville de la côte atlantique.Il fréquentait les bars, les dancings.L'un surtout, Le Casino blane, non pas qu\u2019il fût plus gai que les autres : parce qu'il y rencontrait une Américaine, très jolie, très blonde, très désirable.Miss Mildred Gaydon était a sa façon une habituée de l'endroit : clle était chargée de la vente des allumettes dans l'établissement, Et puis, l'autre jour, au cours d'une promenade en auto, d\u2019une promenade d'amoureux au claire de lune, ce fut la catasptrophe : la direction qui se rompt, l'embardée, le poteau télégraphique.Les deux promeneurs n'ont eu que des blessures légères mais, pour don Alphonse, l\u2019'hémophilie fait son oeuvre.Et c'est ainsi qu\u2019après une vie tragique et douloureuse, l\u2019ancier héritier du trône d'Espagne est mort entre les bras d\u2019une petite marchande d\u2019allumettes.Roger REGIS.L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 1er OCTOBRE 1938 EE ESA RER EEE LA CIGARETTE DE L'HEURE | THEATRES ppp 44
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