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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 25 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1938-06-25, Collections de BAnQ.

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[" REDIGEE EN COLLABORATION L'AUT@RITÉ \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d 25e ANNEE \u2014 No 1283 Nos fascistes des es Wl 0 D D La Saint-Jean-Baptiste se fait plus réaliste En ce jour de célébration de la fête nationale des Canadiens français, \u2018\u201cL\u2019Autorité\u201d est heureuse, à son double titre de journal patriote et catholique, de prendre une part active à l\u2019allégresse générale.Cette célébration a beaucoup évolué pendant la dernière décade.La pléthore des discours dits \u201csaint-jean-baptisants\u201d d\u2019autrefois a fait place à une manifestation plus réaliste, dont la procession des chars allégoriques est l\u2019enveloppe artistique.M.Joseph Dansereau, président actuel de la Société, vient de publier un message dont nous extrayons avec la plus vive satisfaction ces lignes \u201cDeux conditions sont essentielles au succès de cet événement : l\u2019examen de conscience en quelque sorte national que chacun doit faire lui-même et l\u2019ensemble des manifestations publiques par lesquelles s\u2019affirment notre mission, notre nombre et notre volonté de survivre.Il convient donc que chaque Canadien français se demande, ce jour-là, comment il a compris les droits de sa nationalité, comment il a accompli, dans le domaine propre de son action et de son influence, ses devoirs nationaux.\u201d Ce programme nous va comme un gant.Nous sommes préts a aider autant que possible la Saint-Jean-Bap- tiste dans son accomplissement, et si chacun y met du sien, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il y a moyen de le remplir jusqu\u2019au bout, en y mettant plus de sincérité que jusqu\u2019à date.ee L\u2019AUTORITE.POURQUOIUNE AUTRE RECULADE DES ÉTATS DÉMOCRATIQUES ?L'Angleterre manque de soldats, la France d'avions et les Soviets d\u2019officiers.\u2014 L'Espagne jetée en pâture à l\u2019ogre fasciste.Après avoir semblé se ressaisir lors de la menade allemande contre la Tchécoslovaquie, les Etats démocratiques\u2014 Angleterre, France, Russie \u2014 esquissent un nouveau mouvement de retraite devant les Etats totalitaires.Après l'Autriche, voilà l\u2019Espagne jetée en pâture à Hitler et Mussolini.De ceci, nous croyons démêler trois causes : Les travaillistes anglaise se montrent fort belliqueux à la Chambre des Communes et dans les élections partielles, mais ils s'opposent fermement a la conscription .en Angleterre du moins.Comme ils négligent de s\u2019enrôler volontairement, pensent-ils que l\u2019on peut combattre les millions de soldats des armées allemande et italienne avec des robots?M, Neville Chamberlain, \u201créaliste\u201d entre les réalistes, s'en rend compte et est prudent.L'armée française reste encore la première de l'Europe.Seulement, par une négligence qui serait inexplicable s\u2019il ne fallait s\u2019en prendre aux politicailleries du Front Populaire, son aviation se trouve très en retard sur l\u2019aviation allemande.Des pessimistes vont jusqu\u2019à prétendre que la France ne pourrait opposer que mille avions de première ligne à 3,000 avions allemands.Hitler disposerait, selon sir Hugh Seely, libéral anglais, de 8,000 appareils en tout et il en fabrique 500 par mois.Et cette production pourrait être,augmentée de 50 pour 100, s\u2019il était nécessaire.À ce compte, l\u2019armée française se trouverait dans la même désavantageu-: se position qu\u2019en 1914, lorsqu'elle manquait de l'artillerie lourde dont l\u2019armée allemande était si abondamment pourvue, Enfin, l'armée soviétique reste une énigme.D'aucuns, sans doute à tendances fascistes, soutiennent que son efficacité a été réduite a rien par les \u201cpurges\u201d staliniennes pratiquées depuis un an.La moitié de ses officiers instruits, di- sent-ils, ont été fusillés, envoyés en prison ou en exil, de sorte que cette masse immense de soldats est devenue impoaten- te.Quoiqu\u2019il en soit, la France et l'Angleterre ne paraissent pas beaucoup compter aur l\u2019armée des Soviets, Par contre, les Etats-Unis et l'Allemagne deviennent de plus en plus hostiles l\u2019une contre l\u2019autre.Les Etats démocratiques ont l'or et les matières premières.Avec le temps, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019elles prendront le dessus.Mais en attendant, elles encaissent des coups fort durs! CAPITAINE FRACASSE.ee 2 EN CLASSE PLUS HONNETES C'eèt l'été, La fenêtre de la classe est ouverte.Devant l\u2019école, une ferme.Une paysanne monte des gerbes au grenier, Un coup.de vent secoue ses jupes.L'instituteur gêné s'écrie : \u2014 Mes enfants, tournez la tête vers moi; celui qui regardera dehors se verra par le ciel privé de l'usage de la vue.Les bambins crédules tournent sagement la tête vers leur maître, sauf un qui se cache un oeil d'une main ct reste l\u2019autre ocil fixé sur le grenier.\u2014 Tant pis, murmurest-il, je serai borgne.Une bonne paysanne visite \u2018la ville et, en particulior, los églises car elle est très pieuse.Elle s'apergoit tout À coup qu\u2019elle n perdu son parapluie.Bien vite, elle retourne dans les trois églises qu\u2019elle vient de visiter, Rien dans la première.Rien dans 1& seconde.Elle arrive enfin à la troisième où son parapluie lui est rendu.\u2019 \u2014 Ah! dit-elle en le reprenant, vous êtes bien plus honnêtes dans cette église que dans les autres.7 Pa 2 ee I Le : NS : V/ & [¥] FEMMES A BARBE ET HOMMES-CHIENS Est-ce la preuve que nous descendons du singe?\u2014 Non! Ce sont tout simplement de ces phénomènes auxquels se plait dame Nature.\u2014 Les chauves.La nature s'étant montrée plus inclémente à l'égard des êtres humains que des animaux, leur peau ne se trouve pas être protégée contre le froid.En a-t-il toujours été ainsi et est-ce à tort ou à raison que d'aucuns prétendent que l\u2019homme porte sur la tête le reste de ce qui fût jadis la tuison fourrée de l'ancêtre préhistorique?Beauœup de chauves préfèreraient aujourd'hui avoir cette toison plutôt que de présenter à leurs contemporains un crâne aussi poil Que la surface d\u2019une bille de bil- ard.Ceux qui prétendent que l\u2019homme préhistorique était aussi velu que le singe auquel du reste ils l\u2019apparen- tente, tentent d'appuyer leur thèse par la présence, sur lu peau des hommes et des femmes, d'un duvet presque imperceptible qui, par une de ces bizarreries dont dame Natu- \"Îre est prodigue, acquiert en certains cas une vigueur inaccoutumée finissant par former une abondante fourrure donnant naissance aux phéno- mèênes connus de tout temps et que l'imagination populaire a surmom- més homme-chien et femme à bar- Un musée allemand montre le portrait de famille d'un chevalier bavarois du XVIe siècle, véritable hom- me-chien s'il en fut, et auprès de qui on peut admirer une femme jeune et charmante et leurs deux enfants eur le point d'égaler sinon de dépasser, en système pileux, leur père.L'hérédité en la matière est-elle possible?Cela paraît douteux et nulle autorité médicale n'a pu se prononcer là-dessus, les phénomènes exhibés dans les cirques ct sur les champs de foire étant souvent nés de parents pourvus d'une chevelure et d'une peau normales.Selon une théorie développée par un savant russe, M.Brandt, les femmes à barbe verraient leur ornement inattendu expliqué par l'application stricte de la doctrine de Darwin, Et c'est par l'effort obscur que font les femelles des animaux pour parvenir à la richesse et à la beauté du pelage et du plumage des mâles qu'il explique ln poussée inconsciente de la moustache et de la barbe sur les joues et le menton des malheureuses choisies par le sort.Tout cela est fort trouble et les vrales femmes à barbe ne souhaitent nullement confirmer la théorie darwinienne, à savoir : que nous rescendons du singe On a vu et l\u2019on verra des êtres exagérément velus.Au début de ce ; siècle, un Indien du nom de Rham-a- ' Sa à un corps velu comme celui d\u2019un \u2018ours et dont lu toison dépassait cinq pouces de longueur, Les hommes- chiens sont le propre de toute foire qui se respecte et si les femmes à barbe sont en générale moins heureuses que leur.consoeur Miss Anna Johns, que lança Barnum et qu'une chevelure de quatre pieds de long et une barbe fleurie n'empêch,rent pas d'êtig veuve à 27 ans, qu'elles se consolent en 89 disant qu'elles en resteront peut-être à leur premier mari, ce qui en moulte cas ., .est bien assez.MISTIGRIS.HISTOIRE DE GIFLE Marius entre un soir dans un danc- Ing; à peine est-il entré qu'il reçoit une gifle monumentale.Très digne, il toise l'individu, reprend son pardessus, son chapeau et sort.Sur le pas de la porte le groom ne s'efface pas assez vite pour le laisser passer, alors Marius dit : \u2014 Tol aussi, tu en veux une?TRAMWAY-BATEAU Marius monte en tramway avec deux amis.Avisant le receveur: \u2014 Trois pour Plan-de-Cuques! Malheureusement, ce n\u2019est pas le receveur mals un officier de marine, \u2014 Veus voyez bien, mon ami, que je suis capitaine.Alors, Marius, affolé.\u2014 Oh! Félix .On s\u2019est trompé.On a pris le bateau! ma faisait courir la foule grâce.CENTS MONTREAL, 24 JUIN 1938 SONT-ILS COUPABLES DE CE CRIME ENVERS L\u2019EMPIRE?\u2014 LETTRES ENVOYÉES ET REÇUES PAR| LE FOUHREUR ADRIEN ARCAND.\u2014 LE SANG VA-T-IL COULER DANS L'ONTARIO?Notre article du 18 juin sur \u201cL'Alliance Fasciste-Oran- giste\u201d\u2019 a fait fureur.Un correspondant nous écrit, en com-, mentant cet appui que les Orangistes de l'Ontario prêtent | aux Fascistes dé la province-soeur: \u2018Sachez que le mouve-! ment orangiste est le plus grand défenseur des libertés tant ! individuelles qu\u2019internationales.C\u2019est pourquoi les Orangistes sont tellement détestés par ici.C'est pourquoi aussi ils ne.s'opposeront jamais a ce que quelqu\u2019un puisse exprimer sa! croyance religieuse ou politique, soit par paroles ou par écrits, en s\u2019autorisant des garanties offertes par les lois br; 1 tanniques.Comme vous pouvez le voir, ce n\u2019est pas la même, chose que dans le Québec où tout ce qui n'est pas esprit de clocher se voit traité de communiste avec application de !a fameuse loi du \u2018\u2018cadenas\u201d\u2019, souvenir de l'Inquisition espagnole.\u201d \u2018 Les Orangistes, s'ils font preuve d\u2019un aussi grand libéralisme, et on nous permettra d'en douter jusqu\u2019à ce que nous.ayons l'assurance qu\u2019ils ne veulent faire là-dedans l'affaire des tories, avec lesquels notre Fouhreur Adrien Arcand a\u2019 entretenu jusqu'à date les relations les plus cordiales, \u2014 les Orangistes donc devront bientôt déchanter, en apprenant que le sieur Arcand avait aussi les relations les plus cordiales avec un dénommé G.W.Ludecke ami particulier d\u2019Hitler, lequel Ludecke vint à Montréal spécialement pour voir Arcand.UN ESPION EST À MONTREAL ! i D'après une déclaration faite à la Chambre des Communes par l\u2019hon.lan Mackenzie, ministre de la Défense Natio-' nale on vient de découvrir que l'un des espions nazis recherchés par la police américaine s\u2019est réfugié à Montréal.| Aurait-il trouvé refuge chez nos fascistes attendu que cet espion était particulièrement intéressé dans l\u2019achat de l\u2019île d\u2019Anticosti par un groupe naziste?Or, nous avons établi dans \u201cL'Autorité\u2019\u201d que l\u2019ancien consul allemand a Mont-| réal, le Dr.Kemff, était particulièrement soucieux de procurer cette base stratégique à l'Allemagne et qu\u2019il ne s'en cachait guère à nos fascistes locaux.Ecrivant le 28 septembre 1933 au major Frank Pease, alors représentant naziste aux Etats-Unis, le Fouhreur Arcand, alors rédacteur du \u201cPatriote\u201d, disait d\u2019un certain | Ludecke : \u201cS'il peut vous aider, vous pouvez le considérer comme (Campenon) BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL: FRONTENAC 1233 Abonnement : $2.50 par année pions 7 \u2014- LE PARTI DE LA VACHE À DEUX TÊTES S boche Ci HENOM pLU AND F 5 GNA 8, in p 0 TORN PR PRISENTS Pas < ENE p nz | 2 J \\ \u201c cL yoo.MAURICE le NOBLET a son ami Paul le GOUINEUX.\u2014 Ecoute Popol, y faut qu'on continue a se montrer ennemis a mort, ben qu'a nous deux on fasse la plus belle vache a deux tétes.es hE * { i L'hypocrisie du \u201cDevoir\u201d s'accen- | tue de jour en jour, à croire qu'elle | est illimitée Après avoir dénoncé! même les annonces de bière, le voi ci qui proclame à pleines colonnes les vertus médicinales du Melchers | | | LE CONGRÈS EUCHARISTIQUE SE FORME EN CORPORATION Des lettres patentes sont accordées au cardinal Villeneuve et autres personnalités religieuses.\u2014 Propagation du culte de l'Eucharistie.(Dépêche spéciale à \u2018L'Autorité\u2019\u2019) ; Québec, 23.\u2014 Le Congrès Eucharistique National vient d\u2019être formé en corporation civile par lettres patentes du secrétaire de la province.L'avis public à cet effet a été publié un correspondant du \u2018\u2018Patriote\u2019\u2019, lequel est connu d'Hitler et'de son ami \u201cl'honorable* Victor Mar- | dans la \u2018Gazette Officielle\u201d.En voici la teneur : très apprécié par le bureau de propagande nazi.Si la chose est nécessaire, vous pourrez vous servir de cette lettre comme | référence.N'oubliez pas d'atteindre Ludecke, un ami très: estimable ayant habité les Etats-Unis pendant plusieurs années.J'ai la plus grande confiance en lui.\u201cVous souhaitant toute la chance possible et ayant la plus grande confiance dans votre courage et votre succès, je suis sincèrement à vous dans notre grande cause aryenne \u2014 Adrien Arcand.RELATIONS AVEC L\u2019ETRANGER M.Arcand, avec l'inconscience qui le caractérise, disent les uns, avec son horreur de la vérité, disent les autres (son ancien premier lieutenant, le Dr.J.-G.Lambert, étant de ceux-là), a tout dernièrement prétendu que lui et son parti National Social Chrétien n'entretenaient aucune relation avec l'étranger.Eh bien! comment cette lettre du consul italien Brigidi à M.Joseph Menard du \u201cPatriote\u2019\u2019, qui était alors l'alter ego de M.Arcand, rime-t-elle avec la déclaration du Fouhreur ?Voici copie authentique de la lettre en question, laquelle se trouve entre les mains de M.Jacques Antoons, journaliste montréalais : Consolato di S.M.il Re d\u2019Italia Montreal, Canada.Montréal, le 7 mai 1934\u2014A.XIII.- Monsieur, C\u2019est avec plaisir que je remplis l\u2019'agréable mission qui m'a été confiée de vous faire parvenir les remerciement de S.E.le Chef du Gouvernement d'Italie pour la brochure \u2018\u201c\u2018Fascisme ou Socialisme'\u2019 que vous avez bien voulu lui envoyer en hommage et que Son Excellence a lu avec beaucoup d\u2019in- chand, ce conseiller législatif pour, rire que ia vente de son genièvre intéresse beaucoup blus que Ja législa- ! tion, à laquelle du reste il ne com- | prend goutte.Après avoir dénoncé ; aussi cinémas et théâtres, le \u201cDevoir\u201d est en quête de leur publicité au nom de la morale et des bons principes.Enfin, après avoir dénoncé des panneaux-réclames représentant des baigneuses en costumes qu'il estime indécents, il nous en présente une sur les rives du lac Louise en compagnie d'un jeune homme qui semble très excité.Bref, M.Henri Bourassa, fondateur du \u201cDevoir\u201d.doit trouver que celui-ci s'éloigne de tismale.* * * A propos de M.Bourasse, un chroniqueur du \u201cDevoir\u201d nous assure qu'il est en train de faire sa paix avee le journal qu'il a fondé et avec lequel il était en froid depuis cing ans, non sans raison, du reste, puis qu'il avait été proprement jeté à la porte de sa maison par feu Oscar Dufresne, président de la compagnie.à l'instigation de certains comparses.Mais il paraît que le Maître, en prenant de l'âge, perd de sa superbe, et qu\u2019il est maintenant en train d'embrasser tous ceux qui lui ont donné du coup de pied au derrière.histoire de damer le pion à ceux obstinant, les naïfs, qu\u2019il ne pardonnerait jamais.* * * \u201cL\u2019Autorité\u201d fut le premier jour- térêt.| Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considé-! ration distinguée.| Le Consul Royal d'Italie, (Giuseppe Brigidi) Brigidi, \u2018 DUPLESSIS RENIE DE GRANDS AMIS Payant d'audace, nos fascistes locaux, ou plutôt leurs chefs, ont fait savoir au maire H.-A.Stewart, de Kingston, qu\u2019ils iraient tout de même tenir leur congrès dans sa ville, après y avoir renoncé.Comme le Conseil municipal de Kingston leur a refusé l'usage des édifices ou des parcs publics, et la permission de parader, on se demande où les \u2018chemises bleues\u201d iront bien se nicher.Une autre assemblée est annoncée au Massey Hall de Toronto au début de juillet, malgré l'opposition de divers éléments de la Ville-Reine.En présence de tels faits, n'est-il pas permis de se demander si les nazistes veulent faire leur entrée dans l'Ontario par la force armée ou du moins y causer des émeutes afin d'attirer sur eux l'attention de tout le Dominion.La Gendarmerie Royale devrait avoir l'oeil, et le bon, sur ces énergumeénes, et encore plus sur les irresponsables qui risquent de les conduire à la boucherie, Il paraît que M, Duplesais, dont la sympathie, plus que cela, la haute protection, plus que cela, l'encouragement actif, étaient acquis aux fascistes, tend de plus en plus à s\u2019éloigner de ses anciens protégés.FLAMBEAU.nal à annoncer que le synode de : Montréal ferait cesser les bingos paroissiaux.Ce synode fut différé, mais les bingos.qui sont devenus un véritable scandale, disparaîtront quand même.Par la \u201cSemaine Religieuse* l'Ordinaire du diocèse vient d'avertir les puroisses récalcitrantes que la police sera mise après les délinquants.Décidément ces bingos, derrière lesquels se cachaient souvent des organisations n'ayant rien de religieux, avaient la vie dure! * * * La Société des Nations, le pacte Briand-Kellog.les conférences de La Haye et les discours de paix auront servi à quelque chose puisque pratiquement il n\u2019y aura plus de guerre de par le monde.Le Japon a trouvé la vraie formule en refusant de dé- elarer officiellement In guerre à la Chine.Cette magnifique invention a déjà Sté inaugurée ar Mussolini lors de sa campagne en Ethiopie, et jusqu'ici a toujours donné de très bons résultats.C'est ainsi que les puissances totalitaires, en déchirant les traités et en jouant sur les mots, se transforment en doux sgneaux.VULCAIN.plus en plus de son innocence bap- C\u2019est une corporation constitué sans capital-actions par l\u2019Eminentissime Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec, cardinal prêtre de l'Eglise catholique, Son Excellence J.-Omer Plante, évêque de Dobéro, coadjuteur de Québec, et le révérend Père Romain St-Cyr, des Pères du St-Sacrement, de Québec.Les buts de cêtte corporation sont de propager le culte de l\u2019Eucharistie et à cette fin d'organiser toutes sortes de manifestations extérieures de dévotion; de recueillir des souscriptions et offrandes et recevoir toutes celles qui ont pu être antérieurement recueillies ou promises pour les fins que la corporation poursuit, et de prendre à sa charge toutes les dépenses et obligations déjà encourues pour ces fins, sans in- | tention de gains pécuniers mais toujours dans un but reli- | gieux ou charitable.t ! Le montant auquel seront limités les revenus annuels des biens immobiliers que la corporation peut posséder est de $10,000.Le bureau principal de la corporation sera à Québec, dans le district de Québec.Le but semble être de créer un fonds avec le surplus qui restera du Congrès et de continuer à recueillir des souscriptions.ROBUR.Y A-T-IL UN SEUL JOURNAL CATHOLIQUE DANS QUÉBEC?L'instituteur Roland Croteau mis à pied pour avoir dit le contraire.\u2014 Un cas qui va faire du tapagea (Correspondance spéciale \u201cL'Auturité\u2019) Québec, 23.\u2014 Un malheureux instituteur laïque, M.Roland Croteau, vient de perdre son emploi dans des conditions particulières.M.Croteau est secrétaire-trésorier des Zouaves pontificaux, et il semble avoir aussi certaines tendances politiques.Laquelle de ces deux particulurités a causé son malheur?C'est à savoir, Toujours est-il que des agents de recrutement pour \u201cL'Action Catholique\u201d se présentèrent dans sa classe ot distribuérent aus petits des blancs d'abonnement pour leurs parents en les priant de spécifier que \u201cL'Action Catholique\u201d était le seul journal catholique a Québec, Après le départ de ces agents, M.Croteau se permit de déclarer aux écoliers que \u201cL'Action Catholique\u201d n\u2019était pas le seul journal catholique dans la Vieille Capitale et qu'il y en avait d'autres.D'où rapport à M.Ernest Beaubien, président de la Commission Scolaire Catholique, et soumission du cas Croteau par celui-ci au comité de discipline, qui sans tambour ni trompette expulsa le malheureux instituteur.L'affaire en restera-Gelle là?Certes non! Déjà les Zouaves s'agitent et il y a de la houle dans les milieux journalistiques et politiques.Les autres quotidiens de Québec sont le \u201cSoleil\u201d Clibéral), \u201cL'Evénement\u201d (indépendant) ot le \u201cJournal\u201d (duplessiste).\u201cL'Action Catholique\u201d mène une assez violente campagne contre le gouvernement en faveur des \u201chamélistes\u201d.Elle a aussi favorisé récemment une autre campagne afin d'engager les Irlandais grognons à sortir de la Commission Scolaire et à se créer une commission à eux, campagne favorisée par M.Ernest Beaubien, président de la Commission Scolaire Catholique «et blämée par le cardinal Villencuve.Brel, tout cela cst bien compliqué et il est certain que le cas Croteau rebondira aprés le Congrés Rucharistique, qui absorbe en ce moment toutes lex énergies québecoises.JACK. Page deux -\u2014- L\u2019ASSASSINAT D\u2019ESCOVEDO PAR LE CRUEL PHILIPPE II Lorsque les lois n\u2019étaient pas faites pour les princes.\u2014 Ensuite le roi d\u2019Espagne essaie de faire assassiner l\u2019assassin Antonio Perez.\u2014 Cherchez la femme! L\u2019assassinat d\u2019Escovédo, secrétaire d'Etat, c'est l'un des épisodes les plus compliqués, les plus tortueux, les plus passionnants aussi de l'histoire espagnole sous Philippe II.L\u2019assassinat lui-même date du 31 mars 1578, mais il se place au centre d'intrigues qui débutèrent bien avant le fait lui-même du meurtre et se poursuivirent après l\u2019enterrement de la victime.L'origine, d\u2019abord, du drame.Officiellement, la jalousie manifestée de tout temps contre son frère naturel, le brillant don Juan d'Autriche, alors vice-roi des Pays-Bas.Don Juan avait détaché à Madrid un homme à lui.Juan Escovédo, secrétaire d\u2019Etat et fort intrigant, qui eut le malheur, incidemment, de mettre le nez, un nez fureteur et long, dans les amours secrètes de la princesse d\u2019Eboli, veuve depuis peu, et maîtresse voluptueuse du beau- fils de défunt son mari, don Ruy Gomez de Silva, prince d\u2019Eboli, un certain Antonio Perez de naissance mystérieuse, légitimé en 1542 par Char- les-Quint et batard de don Ruy.Un homme fort remarquable que ce Perez, plein de dons, parlant plusieurs langues, abattant prestement les beso-: gnes les plus arides, se jouant des difficultés, grand voyageur, conaissant toutes les cours d'Europe, ayant sur la politique des vues ingénieuses, jouissant enfin de la confiance de Philippe II, si tant est que personne ait jamais réellement joui de cette confiance, et la suite démontrera tragiquement que Perez ne pouvait pas s\u2019en flatter plus qu\u2019un autre, Secrétaire d\u2019Etat du roi, puissamment riche, fastueux, d\u2019une élégance raffinée, il avait pour épouse une jeune femme admirable, Jeanne de Coello y Vozmediano, dont le nom mé- jrite de pusser à la postérité la plus reculée pour le dévouement héroïque dont elle fit «preuve à travers les sinistres aventures auxquelles nous arrivons.\u201cFAITES VITE !\u201d Escovédo, donc, se mêle des amours de la princesse d\u2019Eboli et déchaîne sa colère, Anciennement maîtresse du roi, Mme d\u2019Eboli avait un caractère violent et ne savait rien dissimuler.Elle somma Antonio Perez de la débarrasser du secrétaire de don Juan d'Autriche.Philippe II, au même moment, invitait sournoisement au même geste le même Perez qui, de son côté, trouvait Esicovédo en travers de certains \u2018projets politiques importants: À QUI APPARTIENNENT LES BANQUES DU CANADA?Quels en sont les propriétaires et que font-ils ?EAN-BAPTISTE DURAND, menuisier, votre voisin, est peut-être l\u2019un des prétendus \u2018gros bonnets\u201d auxquels appartiennent les banques du pays.ll est possible qu\u2019il en possède une ou deux actions.,Des femmes, des exécuteurs testamentaires et des retraités constituent les 63 pour 100 des actionnaires d\u2019une banque, prise comme exemple.L'analyse de la liste des actionnaires de cette banque, qui ne diffère guère des autres, révèle que près de la moitié de ses actions appartiennent à des femmes.Les groupes professionnels les plus nombreux, parmi des actionnaires, sont les cultivateurs, les marchands et les hommes exerçant une profession libérale.Les actionnaires se recrutent dans 260 professions: comptables, acteurs, barbiers, banquiers, apiculteurs, constructeurs de bateaux, maçons, menuisiers, fromagers, membres du clergé, laitiers, dentistes, médecins, bouviers, pharmaciens, cultivateurs, pêcheurs, gardes forestiers, entrepreneurs de pompes funèbres, épiciers, agents d\u2019assurances, gedliers, journalistes, typographes, acheteurs de homard, mineurs, exploitants de puits de pétrole, plombiers, agents de police, employés de chemins de fer, éleveurs, navigateurs, peseurs, shérifs, sténographes, arrimeurs, marchands de bois, cultivateurs de tabac et trappeurs s\u2019y coudoient.Voilà les personnes que vous trouvez parmi les propriétaires des banques.Elles font sans doute partie.de la bande de croque-mitaines dont d'aucuns tentent de faire un épouvantail en les désignant sous le nom de \u201cla grande banque internationale\u201d.Ce sont, pour la plupart, des Canadiens, vos compatriotes, et de braves gens comme vous.Les actions en cours des ban- ues à charte, au nombre de 445,000, sont réparties entre 50,185 personnes.Les 70% de ces actions sont dans des portefeuilles canadiens.Les actionnaires détiennent en moyenne 28.8 actions, mais les registres des banques contiennent les noms de centaines de personnes dont le nombre d'actions varie entre une et cinq.\u2018La propriété et la puissance des banques ne sont pas concen- irées entre les mains d\u2019un petit groupe.Les actionnaires élisent, shäque année, des administrateurs.Les banques à charte du Canäda comptent 172 administrateurs, qui sont domiciliés dans toutes les régions du Baye- Ce sont:des hommes d\u2019affaires ; - Qui ont fait leurs preuves, et leur \u2018 Propre succès atteste la.recti- \u2018 tude- dé leur: jugement, qu\u2019ils pe ot tions, + appliquent sans cesse à la sauvegarde de votre argent.Leur expérience des affaires étaye la compétence du personnel rétribué de la direction, pour le plus grand avantage des déposants, des porteurs de billets et des actionnaires.Les prêts gux administrateurs de banque et aux sociétés dont ils sont associés, ainsi que les prêts qu\u2019ils garantissent, ne dépassaient pas, le 28 février 1938, e centième de la somme des prêts consentis par les banques à charte.C\u2019est à peu près là la proportion habituelle.Les banques sont tenues de communiquer au Gouvernement un relevé mensuel de ces prêts.Aucun administrateur ne peut voter, ni mênie être présent à une séance du conseil au moment où celui-ci discute une demande d\u2019emprunt dans laquelle il à quelque intérêt.La loi interdit aux banques certaines opérations.Il leur est défendu de faire des prêts hypothécaires, parce que les prêts ancaires doivent être à court terme et rapidement réalisables.Il est défendu aux benques de s\u2019engager dans le commerce.Elles ne peuvent acheter leurs propres actions ou celles d\u2019une autre banque à charte, ni les accepter en garantie d\u2019un prêt.Votre banque tient à votre disposition tout un inécanisme qui lui permet d'effectuer au jour le jour, avec une rigoureuse précision, une grande variété \u2018opérations: elle finance le cultivateur et l\u2019industriel, le marchand et rexploitant de mine; elle simplifie le mouvement des affaires et facilite l'échange des marchandises et des services.Les banques à charte du Canada appartiennent à vos compatriotes, elles sont administrées par des hommes d'affaires en vue et dirigées par des hommes compétents, sortis du rang, et qui ont fait toute leur carrière dans la banque.Elles sont à votre service._ \u201cLES BANQUES À CHARTE ~~.DU CANADA ; / Te géfañt/de la succursale de votre localité sera heureux de 5 a Ursa 0 - sera heureux.de \u201cIl répondra avec plaisir à vos en s'inspirant de es propre expérience.Le cette série paraîtra dans ce journal.Attendes-le.IF L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 24 JUIN 1938 notamment quant aux relations de l'Espagne et de la Ligue, en France.Passons sur les incidents d'importance secondaire.La perte d\u2019Escovédo était décidée.Le roi insistait, devenait de plus en plus pressant.Et si gros que fit le morceau, il fallait l\u2019avaler.Perez se confia à quatre spadassins, après avoir vainement tenté d\u2019empoisonner son ennemi à trois reprises différentes : \u201cFaites vite! Ne tardez pas !\u201d écrivait Philippe II à son ministre.Et la princesse d\u2019Eboli le pressait plus encore.Le 31 mars 1578 eut lieu le crime.Le poignard est plus sûr, en ces matières, et plus rapide que le poison.Escovédo fut tué d\u2019upn coup de coutelas par deux Aragonais à la solde de Perez.Les deux autres hommes de main soudoyés par lui n\u2019eurent pas à intervenir.* + + Tout se seruit passé au mieux, et le plus discrètement du monde, si n'était intervenu un troisième secrétaire d\u2019État, Mateo Vaquez, ennemi juré d'Antonio Perez, et qui vit là une occasion exceptionnellement favorable pour se débarrasser d'un rival redoutable : Philippe II avait soin d\u2019entretenir entre ses collaborateurs les plus directs de ces haines implacables, sûr ainsi de n\u2019ê- contraire de les voir se dénoncer mutuellement.A noter avant de poursuivre, que le confesseur du roi, Diego de Chaves, consulté par Philippe sur le droit qu'avait un prince de se débarrasser sans jugement d'un de ses sujets, avait répondu cyniquement par l'affirmative : les lois ne sont pas pour les princes.CHANTAGE Vaquez, assuré de la participation de Perez au crime, et bien loin de soupçonner la participation indirecte du roi, dénonce à celui-ci l\u2019auteur de l\u2019assassinat, en demande la punition, dresse le fils d'Escovédo contre Antonio, l'envoie au roi crier vengeance.L'opinion publique de Madrid est violemment émue.Philippe II, cependant, commence par inviter Vaquez à quelque circonspection, mais sans lui révéler la vérité.Et l'autre, persistant à ne pas comprendre.poursuit si bien son enquête que Perez se sent très menacé.Il rappelle au roi la part que celui-ci:a prise dans la préparation du meurtre.Philippe rassure hypocritement son collaborateur, mais déjà il en a décidé l\u2019abandon.Pourquoi ce changement à vue ?Parce que la princesse d\u2019Eboli, sentant elle aussi que son amant est en danger, est intervenue personnellement à la cour, sur le ton menaçant qui lui est habituel : si Perez est inquiété, elle parlera; elle parlera non seulement sur l'assassinat d'Escovédo, mais sur bien d\u2019autres mystères.Philippe Il n\u2019accepte pas ce chantage : par peur d\u2019abord, par jalousie sensuelle ensuite.Il sait que la princesse connaît bien des secrets, il n\u2019oublie pas qu\u2019il l\u2019a aimée, il l\u2019aime peut-être encore.Et il se décide aux grands moyens : Mme d\u2019Eboli est arrêtée, enfermée sous bonne garde en son château de Pastrana où elle mourra après douze années de réclusion ininterrompue (18 janvier 1592) et sans qu'aucun procès lui ait jamais été fait.Ses archives ont été fouillées cependant, et beaucoup de papiers ont été brûlés.Philippe se croit en sécurité : il va maintenant sacrifier Perez.Arrété avec sa femme, enfermé avec elle à Tarraguéno, le secrétaire d\u2019Etat se défend avec vigueur.Jeanne de Coello ne témoigne ni de moins dé courage ni de moins d'intelligence.Torturée pour qu\u2019elle remette des documents secrets gardés par son mari, elle ne cède pas: et quand Perez lui envoie, de sa main, l\u2019ordre de tout livrer, elle fait un choix judicieux, ne remet que les documents secondaires, garde quelques pièces essentielles.Elle est si brave qu\u2018on finit par la libérer, et déjà elle a toute l\u2019opinion publique pour elle.Elle en profitera, lorsque le sort de son mari ne fera plus de doute, pour organiser son évasion.Elle rend visite un soir au captif, change de vêtements avec lui; sous le travesti féminin, Antonio Perez peut fuir, gagner l\u2019Aragon où le roi doit respecter les libertés régionales, les fueros.Il est parti à temps : le lendemain de sa fuite, il était condamné à l\u2019écartèlement pour concussion, trahison et assassinat.A Saragosse, \u2018Philippe II fait en vain sommation de lui livrer le fugitif.Il-va jusqu\u2019à promettre de renoncer au chef d'accusation d\u2019assassinat, .Les Aragonais se soulèvent contre 1 tre pas trahi par eux, mais au; les \u2018cavaliers castillans venus UNE HORRIBLE EXECUTION A Saint - Pierre-et-Miquelon.\u2014 Un bourreau amateur.Il s\u2019exerce sur un veau puis zigouille son \u201cpatient\u201d, M.Emile Sasco, le très distingué greffier de Saint-Pier- re-et-Miquelon, qui veut bien s'intéresser à ces chroniques, nous envoie un dossier réuni par lui sur un crime qui souleva dans l\u2019île une horreur profonde, mais dont la répression écoeura les plus endurcis.L'\u2019affaire était en elle-même assez banale jusqu\u2019au jour où, jugement rendu, il fallut le faire exécuter \u2014 faire exécuter le jugement et le criminel.Fin décembre 1888, un pêcheur de l'He aux Chiens, le père Coupard, âgé de soixante et un ans, célibataire, était trouvé mort dans sa cabane, le corps horriblement mutilé.Il ne fut pas difficile de trouver l\u2019assassin, ou plutôt les assassins, car les bandits étaient deux : un certain Ollivier, qui pê- chait avec Coupard, et le nommé Joseph Néel, ancien marin, pécheur lui aussi.Le 6 février 1889, comparution des deux hommes devant le tribunal criminel.Néel a dix-neuf ans, Ollivier vingt-cinq ans.Ils ont avoué l'un et l'autre, cherchant seulement à rejeter la préméditation sur le co-ac- cusé, pour éviter la peine capitale.Des détails immondes sont donnés devant le tribunal Isur le crime lui-même.Aucun intérêt spécial.Verdict : Ollivier, considéré comme ayant agi sous l\u2019influence de Néel et presque hynoptisé par lui, s\u2019en tire avec dix ans de travaux forcés; ' Néel est condamné à mort.Ce dernier, gouailleur, ne s\u2019émeut pas le moins du monde.En regagnant sa cellule, il se contente de dire à son gardien : \u2014 J'ai rudement bien fait de manger les deux mille cing cents francs qui me venaient de mon père ! Et en passant devant les curieux qui font la haie : \u2014 Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ?Vous feriez mieux de m'apporter du tabac ! Tout cela ne ferait pas de cette sinistre affaire une cause spécialement intéressante si ne s\u2019était posée la question de la guillotine.Point de \u2018\u2018veuve\u201d, à Saint - Pierre - et - Miquelon.Pas davantage, bien entendu, de bourreau.Comment décapiter Néel ?Pendant quelques semaines, les autorités judiciaires ne se posent le problème que par acquit de conscien- gracié.Le conseil privé de la colonie a, d\u2019ailleurs, émis un avis défavorable à la grâce.Et, en effet, le président de la République laisse la justice suivre son cours.Fort bien.Mais où prendra-t-on une guillotine et un guillotineur ?Le gouverneur demande par câble l\u2019envoi, à Saint-Pierre, de Deibler et de son matériel.Refus de Paris.Mais la Martinique est AU PRINCESS Le romanesque, le tragique et l'aventure se donnent la main dans le film \u201cSinners in Paradise\u201d qui commence au Princess, aujourd\u2019hui vendredi.Madge Evans, John Boles et Bruce Cabot tiennent les principaux rôles et la distribution compte des acteurs tels que Gene Lockhart, Marion Martin, Nana Bryant, Charlotte Wynters, Milbourn Stone, Morgan Conway, Donald Barry et Willie Fung.Réalisé par James Whale le film montre les changements qui s\u2019opèrent chez neuf pasagers d'un avion transpacifique, lors qu\u2019ils trouvent tefuge sur une île perdue, habitée seulement par un médecin et son serviteur chinois.Le deuxème film au programme est \u2018\u201cNurse from Brooklyn\u201d, avec Sally Eilers et Paul Kelly.enlever Perez et refusent de se soumettre même aux ordres de l\u2019Inquisition.Inquiet néanmoins, le fugitif franchit la frontière espagnole, passe en France, À Pau, Philippe II essaie encore de le faire assassiner par un bretteur, puis séduire par une courtisane Madrilène.Perez est sur ses gardes et Henri IV, qui la appelé a Paris, a fait serment de le protéger.Protection efficace, puisque, en 1598 encore, deux Sévillans envoyés par le roi d\u2019Espagne pour poignar- pendus sur le pont Saint-Mi- chel.En 1601 meurt Philippe II: Antonio Perez vivra désormais tranquille.Sa femme n\u2019a été \u2018mise en liberté qu\u2019à cette mort; elle succombera elle-même de misère, de désespoir, en.1609; la même année que son-mari, à-Paris.: \u2019L£ôn TREICH: ce : Néel peut, en effet, être|- der son ancien secrétaire, soût|.invitée à envoyer à Saint-Pierre sa guillotine, un instrument vénérable datant de la Révolution, d\u2019aucuns disent même historique, prétendant qu\u2019il s\u2019agissait du couperet qui décolla Marie-Antoinette.La premia- re moitié du problème est résolue.Reste à trouver un bourreau.Le gouverneur sollicite tout d\u2019abord le concours bémévole des soldats du détachement disciplinaire qui garnisonne dans l'Île.Il offre des avantages matériels devant lesquels n\u2019hésiteront pas pense-t-il, des hommes qui me passent pas pour trés sensibles.Erreur psychologique grave.Aucun disciplinaire ne consent à caresser la \u201cveuve\u201d : ni remise du temps de service, ni gratification pécuniaire ne peuvent en déterminer un seul, Bourreau ?Pouah ! Sur ce, la guillotine est arrivée, le 22 août.On constate qu\u2019elle est encore plus primitive qu\u2019on ne l\u2019avait annoncé.Le couperet est suspendu au moyen d\u2019une simple corde passée dans une poulie.I! faut dérouler rapidement cette corde du taquet qui la retient.Ce n\u2019est pas si commode à faire qu\u2019à écrire ! L\u2019exécution de Née] est fixée au 29 août.Et toujours pas d\u2019exécuteur.Dans la population de l\u2019île, pas plus de volontaire que dans la garnison.On commence à se demander s\u2019il faudra envoyer Néel se fuire couper le cou en France, lorsque le procureur de la République a une idées Un maraudeur, maintes fois récidiviste, \u2018nommé Jean-Marie Legent, est détenu en prison pour vol.Trois mois de cachot.On lui promet grâce immédiate s\u2019il consent à manoeuvrer la corde fatale.Il hésite.On marchande : il toucher« 200 francs de prime, met même d'obtenir l'aide de son frère adultérin, Guillaume Benech, guère plus recommandable que lui.Il était temps.lendemain matin.A la tombée de la nuit, la veille donc, on procéda-en hâte à une sorte de répétition générale, Néel étant remplacé, en l\u2019occurence, par un veau.Le couperet tomba, mais trop lentement, si bien que la tête de la malheureuse bête resta suspendue par un lambeau de chair qu\u2019il fallut trancher au coutelas.À toutes.fins utiles, Legent garda le coutelas et se promit de l\u2019avoir, le lendemain matin, à sa ceinture.L\u2019aube.Le réveil.Une matinée merveilleuse.\u2018Toute la population était sur pied, entourant le lieu de l\u2019exécution.Néel montre un courage impeccable, sans forfanterie : \u2014 Qui aurait cru, dit-il seulement, que la terre m'aurait, moi qui ai failli si souvent périr en mer ! Devant l\u2019échafaud, il se tourne vers la foule et, très doucement : \u2014 Que mon exemple serve de leçon !! J'ai tué, on va me tuer.Legent et Benech le ligotent sur la bascule, lentement, minutieusement, puis, lui passent la téte dans la lunette et.perdent l\u2019esprit à cette seconde si tragique : ils laissent là le misérable sans détacher la corde.Ils semblent attendre un ordre, un signe, je ne sais quoi.Les secondes passent, interminables.Néel attend patiemment, la téte dans la lunette, se contentant de recommander à son bourreau : \u2014 Surtout, ne me manque pas ! Enfin, Legent se ressaisit, 300.500.Il accepte.Il pro- » L\u2019exécution devait avoir lieu le |.\u2018 25e ANNEE \u2014 No 1283 æ adresse ses meilleurs 221, rue St-Jacques et dans ses 314 suec La Banque Provinciale du Canada triotes à l\u2019occasion de la St-Jean-Baptiste, fête nationald des Canadiens français.ELLE LEUR RAPPELLE QUE l\u2019économie est à la base de tout succès, individuel ou collectif, et elle est heureuse de mettre tous ses services à leur disposition, à SON SIEGE SOCIAL : La Banque Provinciale du Canada & voeux à ses compa- Ouest, à Montréal ursales et bureaux.& & & il fait mal son oeuvre et le bourreau doit achever la décollation au couteau.Tout cela avait été si atroce que le procureur de la République fit serment, publiquement, de ne jamais, jamais plus requérir la peine de mort.Quant au président du tribunal criminel, il fit dire dix messes pour le repos de l\u2019âme du condamné.Mieux : Legent dut quitter l\u2019Île; avant de partir, il voulut payer des dettes qu\u2019il avait .contractées avant d\u2019entrer en prison; personne ne consentit à recevoir, un franc de lui : chacun avait] lâche la corde.Comme la veille, peur de recevoir une partie de \u201cargent du sang\u201d.Enfin, à Saint-Pierre, on ne désigne plus la place sur laquelle eut lieu l'exécution et dont le nom officiel est place de l'Amiral- Courbet, que sous le nom de place Néel.Léon TREICH.\u201cGringoire\u201d.+ Le journal \u2018L'Autorité\u201d, faisant affaires sous lu raison sociale de \u201cL'Autorité Enregistrée\u201d, a tes bureaux de rédaction et d\u2019administration au no 3954 Parc Lafontaine, Montréal, I! est imprimé à \u201cL\u2019Eclaireur de Montréal Limitée\u201d, 1725, rue Saint-Denis, de danger.A AJOUTER: Intérêts sur et PE) Al COMPTE DES PROFITS ET PERTES i autre fevenu.; \u201c Profits nets transportés au compte de surplus.0.« -$-1,439,026.07 + oH} Veni et certié selon notre certiicat, By; ROSS: Dominion Textile Company Limited Extraits du \"Vu la situation qui prévaut depuis décembre 1937, on a cru préférable de réduire les importants inventaires de marchandises ouvrées et semi-ouvrées de la Compagnie.Comme résultat on a constaté, si on établit des comparaisons avec les trois premiers mois de l\u2019année 1938, une augmentation des expéditions sur la pro- , duction au cours des trois derniers mois de notre exercice fiscal.\u201cLe bilan, au 31 mars 1938, illustre bien les résultats de la diminution des affaires dont les conséquences se sont fait sentir dans plusieurs domaines.Si on compare avec l'exercice précé- dent on constate que le poste des billets et comptes recouvrables s'établit à $2,789,862.17, soit une diminution de près de 3400,000.C'est le résultat du fléchissement dans les ventes.Les inventaires ont retrogradé dans la même proportion.Les comptes recouvrables ont fléchi considérablement à $288,040.30 contre $497,621.57 qu'ils étaient l'année précédente.Nos achats de matériel de tout genre de différentes compagnies canadiennes, ont été moins importants par suite de la diminution de nos opérations.En dépit du fait que les taux des gages soient d'à peu près 6% plus élevés qu'il y a un an, le poste \u2018gages accrus \u2014 qui représente les gages de quinze jours de nos sept mille employés\u2014s'établit à $217,300.00 contre $296,000.00 l'an dernier alors que l'activité à nos moulins était plus considérable En autant que les conditions actuelles dans notre industrie proviennent d'une protection tarifaire inadéquate de même u'à une échelle de gages élevée, il est facile de voir les signaux \u201cAu début du dernier exercice fiscal nous avions commencé un programme de dépenses, imputables au compte capital, dans le but d'améliorer l'actif physiqu ramme était en bonne voie épression.Les travaux en cours ont été terminés et ont néces- e de votre compagnie.Ce pro- exécution lorsqu'est arrivée la RAPPORT DES DIRECTEURS AUX ACTIONNAIRES sité une dépense de $1,575,660.75 contre une réserve de dépréciation de $1,310,472.94.Il s'en suit que la différence a du être prise au capital d'exploitation.\u201cBien que l'actif physique de la Compagnie ait été maintenu en excellente condition, on doit remarquer qu'il se produit, dans notre industrie, des changements nombreux dans la technique de la fabrication.Pour s\u2019y conformer il nous faut nécessairement remplacer de l'outillage ancien par du nouveau.\u201cUne grève malheureuse et inutile a partiellement arrêté nos opérations au cours du mois d'août 1937.Les difficultés ont \" été fomentées par une organisation ouvrière dont une minorité militante de nos employés sont membres.Lorsque là Compagnie \u2018 a refusé de traiter vec cette organisation, à titre de représentante de nos employés, une grève à été déclarée et un piquetage illégal de tous nos établissements a été fait dans le but d'empêcher les ouvriers d'entrer.La loi et Montréal en peu de jours et un grand nombre de nos employés ont été à même de retourner au travail et ils l'ont fait.Dans les endroits moins importants, les autorités locales ne pouvaient sauvegarder les droits civils de nos employés ou de la Compagnie et l'organisation des grévistes a réussi à maintenir un blocus peu près quatre semaines.Le premier ministre nalement réussi à briser l'impasse et nos employés ont pu rentrer dans les moulins après avoir perdu un absolu pendant à de la province a plein mois de salaire.\u201cLes finances de votre Compagn état et nous croyons, hormis qu'on pe des idées révolutionnaires et fantastiques de s'infiltrer ici au dépend de tout l'ordre social et économique du pays, que le capital placé dans notre entreprise pourra continuer à compter sur un rendement équitable.\u201d ACTIF C.B.GORDON, directeur.H.8.HOLT, dwecteur.BILAN .Au 31 mars 1038 PASSIF Courant: CourauT: Argent en caisse et en banque.\u2026.socsonccnnc000000e $Ÿ 49,069.67 Acceptations sur coton.\u2026.$ 5293106, Billets et comptes cecoutrables\u2014 Comptes payables .288,040.30 Commerce moins réserve.penses sus 2,789,862.17 Provisions pour taxes.454,338.82 Comptes recouvrables-\u2014autres.\u2026.\u2026.00000000u0es 27,832.27 Gages accrus.217.300.00 {nventaires:\u2014Coton brut, moins réserve.S 1,652,103.96 DQ aux filiales.61,184.58 Marchandises et fournitures.237664632 4,028,750.28 IntérÉes accrus sur obligations., 16.372.50 Tel qu'établi et certifié par l'administration et évalué: Fonds en dépôts.RTS ae scsuvue 126,006.35 (1) Pour le coton brut, au prix coûtant ou au prix du mac- Dividende privilégié payable le 15 avril 1938.33.96.50 ché, le plus bas des deux moins r e.$1726,513.65 (2) Pour les marchandises, à moins du prix coûtant ou des Reseaves: .* prix prévalant sur le marché.Réserve de dépréciation.vuvee.$12,969,706.25 (3) Pour les fournitures, au prix coûtant moins les Réserve générale.sonosssaues 266,552.43 5 escomptes al chande de Réserve contingente, .112,466.74 13,348,725.82 itres n gotia es, moins réserve (valeur marchande - Obligations de première hypothèque, amortissables, 435%, 20 $3.366,320.00).Lee se se sa sn ca san aa nant e- _3,269,520.18 RS rie AP QUE de de EE #7 $10,159,043.57 Autorisées et émises, .$ 4,500,000.00 PLACEMENTS ET AVANCES: Moins: Remboursées.so s00s00 134,000.00 4,366,000.00 Placements dans les filiales, moins réserve.$ 3,879,653.39 CAPITAL-ACTIONS; - : DA par les filiales.su 127,716.57 Privilégiées 79%, cumulatif\u2014 Autres prêts et hypothéques, etc.25,236.13 4,032,606.09 Autorisées: 20,000 actions d'une valeur - ACTIP 1MMOBILISE: .\u2019 nominale de $100, Terrain, immeubles et machines.0.Loo.30,551,230.84 Emises: 19,406 actions.vo § 1,940,600.00 Evalué d'après les expertises de la Canadian Appraisal Ordinaires\u2014 Company, 1920, plus les agrandissements à date au prix Autorisées: 350,000 actions sans valeur coûtant, moins les amortissements.nominale.Faais Dirreres: Emises: 270,000 actions._18,375,000.00 20,315,600.00 Assurances, taxes, etc.à repartir sur les $ 10001120 surplus céatiet _\u2014 opérations futures.011.LT RE 3 ° Prime sur obligations remboursées et cs- 370,802.63 comptes sur obligations émises.284,750.00 384,761.20 - $43,127,641.70 Hi ey > = = © \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Approuvé pour le Conseil d'administration: certificat.Vérifié et certifié selon notre \u201c - Revenus nets d'exploitation, avant la dépréciation.$ 3,015,660.75 .À DEDUIRE: Provision pour dépréciation.\u2026.$ 1,310,472.94 Honoraires des directeurs.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.267.50 Rémunération des officiers exécutifs.78,988.00 Frais légaux.sesoscsessassecces 18,175.17 Intérêts sur obligations.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.197,351.23 Prime sur obligations remboursées.2,330.00 , - Provision pour imp8t sur le revenu.420,088.90 2,036,693.76 3+ Profits nets suf les opérations.# 97896699 profits\u2019 de la vente de titres de placements et a+sesainasioncnnron0eu004__: -480:059.08 & ès i SONS, comptables agréés.COMPTE DES SURPLUS Solde créditeur au ler avril 1937.À AJOUTER: Profits nets pour l'exercice terminé le 31 mars 1938 À DEDUIRE: Amortissement sur prime et escompte d'obligations.presse reveserrene Dividendes privilégiés.20u0000 Dividendes ordinaires.\u2026.- ~ Solde créditeur au 31 mars 1938.0i0innnns if P.8.ROSS & SONS, comptables agréés.l'ordre ont été rétablis à 1e sont dans un excellent rmette et qu'on encourage MONTREAL, 28 mai 1938, .\u2026.$ 3,414,368.56 +.1,459,026.07 $ 6,873,394.63 $ 16,750.00 135,842.00 1,350,000.00 1,502,592.00 arssccc000.$ 5,370,802.63 FE _\u2014\u2014\u2014\u2014 ; Montuzar, 28 mai 1938.il © > 25e ANNEE \u2014 No 1283 \u2014\u2014 \u2014 DANS-UN CHÂTEAU D'ÉC RE QUE HANTE UN FANTOME La \u201cdame en brun\u201d de Raynam Hall.\u2014 Son mari laissa mourir de faim Dorothy Walpole au XVIIe siècle.\u2014 Coup de revolver da du spectre.ns la nuit.\u2014 Photographie \u2014 Femme adultére?Si Hamlet avait eu un up- pareil photographique, humoriste, il aurait pu prendre une belle photo de fantd- me! Poursuivant son idée, notre commentateur montrait le jeu-' ne prince de Danemark déve-! loppant nuitamment sa pellicu-! le au fond d'un caveau roman-' tique, laissant tomber des larmes duns la cuvette de yutta- percha où apparaît l'image de son père, brandissunt devant la reine lu photo venyeresse \u2014Madame, connaissez-vous ce spectre?UN FANTOME DANS LE MIROIR! Le problème des fantômes u été étudié depuis quelques années de façon extrêmement méthodique; B., à lui seul,! a recueilli plusieurs centaines de témoignages, dont un certain nombre paraissent sérieux.| Il est acquis, par exemple, que le funtôme classique, vêtu\" d'un suaire blanc et trainant des chuînes, est une invention de théâtre; les apparitions humaines décrites par les témoins sont toujours vêtues des costumes de leur époque.uncienne à un groupe choisi \u2018 disuitide fantômes, parmi lesquels un shakespearien doublé d'un|une certaine \u201cdame en brun\u201d.Le premier \u201cspécialiste\u201d qui se soit occupé de ce fantôme féminin fut un certain cepitai- ne Marryat, personnage violent et singulier, qui était voisin de campagne de lord Townhend.Celui-ci, qui venait d'hériter de Rayndm Hall, >'y était installé avec un certain nom- dre d'amis, lorsque le bruit se répandit que le château était hanté; on rencontrait dans les couloirs cl le grand escalier une jeune dame a lair innocent, \u201cvêtue d\u2019une riche robe d'étolle Lrune, avec des bords jaunes ct une large dentelle autour du cou\u201d.Effrayés, les invités prirent congé sous différents prétextes, ct les domes-' tiques cux-mêmes partirent.Très nnuyé lord Townhend fit purt de ses préoceupations tique.La région était pleine de braconniers et de contrebandiers qui souhaitaient le départ du nonveau seigneur pour avoir leurs coudées franches et qui avaient sans doute vrgu- vuisé celte \u201cfarce\u201d dans le but de l\u2019éloigner du pays.\u2014Accordez-moi l\u2019hospitalité OSSE | L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 24 JUIN 1938 L.O.GROTHÉ, LIMITÉE, ENTREPRISE FAMILIALE EY INDÉPENDANTE doubles-portes avec ses compagnons, ils virent alors, par l'ouverture des battants, s\u2019approcher la \u201cdame en brun\u201d tenant une lumière.Le cupitaine mettait déjà le doigt sur la yâchette, quand le fantôme s'arréta spontanément devant la double porte et brandit lu lumière en ricanant Pour reyarder les occupants.Le coup de revolver éclata avec fracas, tous trois .bondirent (dans le couloir: il était vide, et cependant ils étaient trois qui avaient \u201cvu\u201d! Le lendemain, on constuta que lu balle avait \u2018traversé la première porte de à Marryat, qui se montra scep-|l« chambre d\u2019en face et s'était .enfoncée dans la deuxième.i Dans un livre intitulé True :Ghost Stories (Vraies histoi- ires de fantômes), qu\u2019elle a pu- bli¢ À y à environ dix-huit mois ct qui à soulevé une vive curiosité en Angleterre, l'ac- jtuelle marquise de Townshend écrit que la \u201cdame en brun\u201d , ; .trois jours, conclut-il, ct je vous'a vécu au XVile siécle.Elle Si les fantômes existent \u2014 M > : ., ; livrer : votre rever ! se nommait Doroth \u2019alpole; ou si nous leur devons tout au \u201célivrerai de votre revenante hy Walpole; moins le bénéfice du doute \u2014 il ne s\u2019ensuit pas nécessairement qu'ils aient une existence matérielle; ils peuvent également s'expliquer par des hallucinations.Même lorsque plu-: sieurs témoins décrivent, duns tous ses détails, un même fan- tome, il n\u2019est pas interdit de songer à une hallucination collective.bien qu'une telle explication soit piètre.B.\u2026 demandait aux témoins \u2014Avez-vous vu le spectre passer devant un miroir?\u2026 Le reflet, optiquement correct, de l'apparition dans le miroir eût été en effet un commencement de preuve de sa réalité.LE SPECTRE DE RAYNAM HALL Parmi les châteaux huntés qui abondent en Ecosse, celui de Raynam Full, qui appartient au marquis Villiers Stuart of Townshend, est l\u2019un des plus légitimement célèbres.Il offre une hospitalité déjà Le capitaine s'installa dans une chambre où lu \u201cdame en Lrun\u201d avait coutume de se montrer ct glissa un revolver sous son oreiller.lc'était une créature aimable et ifrivole que son mari, par une cruauté = inexpliquée, aurait laissé mourir de faim à Raysnam Hall.Son fantôme aurait! été vu par Mrs.Cyril Fitzroy Les deux premières nuits: et safille, par George Walter furent puisibles.Le troisième! Rothenell, qui \u201cvirent Les mar- sor, an moment ci il se dés- ches de Uescalier a travers son hnbillait, les deux fils de son corps\u201d, sans parler du cupi- hôte vinrent le chercher pouritaine Loftus, qui remarqua examiner un mouveou fusil; ison beau visage ct ses trugi- :Marryat en chemise, non sans ques orbites vides.Et voila, arowr pris son révolver, \u201cpour\\certes, un fantôme dûment au \u2018le cas où l'un rencontrerait lu thentifié! \u2018dame en brun\u201d.PHOTO \u201cHANTEE\u2019\u2026 long et sombre \u2014 les trois, i om, reurent ui Or, tout récemment deux dommes aperçurent un point \u201cphotographes amateurs: Mbrillant qui venait à leur ren- Indra Shira et le capitaine Hucontre: ibert Provand, \u2014 les militaires ,\u2018 \u2014C'est l'institutrice qui abondent dans cette histoire! jse rend chez les enfants, dit \u2014furent invités par lady l\u2019un des jeunes gens.Townrend; ils devraient pren- i \u2018dre différentes photographies, \u2018une rangée de doubles portes, notamment du grand escalier comme il arrive dans les vieil.château.les maisons; Marryat, son- ; geant qu'il était fort déshabillé, se cacha derriè Au retour \u2014 le couloir était Le couloir était bordé par | Provand se trouvait déjà sous le drap noir, en train de re une des'faire la mise au point, quand L'ORGUE ÉLECTRIQUE AU PREMIER CONGRES EUCHARISTIQUE NATIONAL {Indra Shira aperçut dans l\u2019escalier une forme fluidique parfaitement nette: \u2014Vite! vite! Etes-vous ;préts?s\u2019écria-t-il, il y a quelque chose sur l'escalier! L'autre s'empressa d'ôter le capuchon de l'ubjectif, tandis qu'Indra Shiru déchargeait le iy Sid Torey ns Ch ga pistolet à magnésium.\u201cWye VER I¢ XT, \"> ZN Ri Les : = \u201c4 Gand - Quand on développa la pho- À; OT IRIGY lographie, on vit appraitre en > te effet le fantôme d\u2019une femme Fes descendant l'escalier; les marches sont visibles au travers de son corps.Cette image a été publiée par The Two Worlds de Manchester.Telle est la plus récente photographie que l\u2019on uit pu prendre d'un fantôme et il est trop évident que l'hypothèse d'une aimable mystification n\u2019est pas interdite: il aurait suffi à M.Indra Shira d'exposer une pre- miére fois la plaque pour obtenir une magnifique \u201csurimpression\u201d, comme au cinéma.Mais il faut la replacer dans l'ensemble des faits précis, des témoignages concordants qui entourent cet étrange personnage de la \u201cdame en brun\u201d.Pour les amateurs de châteaux hantés, il y a un joli voyage à faire du côté de l'Ecosse! ARTHENAY.RADIO-FUNNIES Rien n'est désagréable comme la radio du voisin.On n'a pas trop à en dire durant l'hiver, mai savec la belle saison elle vient compromettre l'écoute individuelle.C'est que trop souvent on aime à se reposer sur la véranda ou le balcon et à écouter en même temps, de son \u201cBLANCHE- NEIGE\u201d À PANAME Grands éloges de ce film % AU SAINT-DENIS Deux excellents films prennent l'affiche samedi au Saint-Denis.Le premier, \u201cFemmes\u201d, met en vedette Henri Rollan ct Jeanne Boitel.C\u2019est un film trs émouvant, tout simple, ui exploite le thème bien connu de l'égoïsme humain.Jeanne Boitel et Henri Rollan encadrent très bien les débuts d\u2019Adzia Andrewska, une enfant promise déEjà au plus bel avenir au cinéma.Le clou du film, le plaidoyer de eJanne Boitel en faveur de Jadzia, est une pièce qui vaut à elle seule le prix d'entrée.Le second film à l'affiche est \u201cL\u2019Empreinte Rouge\u201d, qui groupe Maurice Lagrenée, Colette Darfeuil et Colette Broido.Un film mystérieux remarquablement agencé.AU PALACE merveilleux qui a coûté 50 millions de francs.\u2014 Une traduction en vue pour le Canada français.appareil récepteur à l'intérieur de ls maison, ses émissions favorites.Comme tout ie monde n\u2019a pas le mê- Mu goût, vous entendez des bribes d'émissions sortant des fenêtres de la rue sur laquelle vous vous promenez.Cumine on projette une traduction] Celui qui désire lire son journal, de \u201cBlanche-Neige\u201d pour le Canada) une revue ou le dernier volume pa- français, voyons donc un peu quelle yu, ne peut pas demeurer chez lui.impression ce film.merveilleux a: Il ne peut même plus dormir parce eréé duns Paris (Paname).Voilà : | que la voisine ou le monsieur, avant .!de partir pour son travail veulent J'imagine qu'un petit Poucet amé-! écouter telle ou telle émission.ricain a jeté Blanche-Ncige sur le| Le soir non plus on ne peut pas chemin des producteurs de films; prendre de repus, Jusqu'à dix heures comme un callow blanc, pour leur!On écoute et après dix heures on julonner la voie nouvelle vers lu réu-jcherche la musique de danse afin lisation de l'ivréet.{de se dérourdir les jambes.Pas de ; ; 4 Nu Var 4 itepos possible.Apres Londres et New.York Où | Certains radiophiles enragés doi- son succes fut prodigicus, = gris LE | vent se rappeler \u201cle bon temps où soit enfin cette Blanche-Neige entié- |} on n\u2019écoutait pas avec le haut par- rement composee de dessine animes.hon Sa formule avait été étublic lyua L'écoute individuelle a fait place plus de 80 ans pur Hervey de Saint- 5 Pacoute collective, ais quelle Denis dans sun célèbre traité Des | écoute collective?Rêves et du Moyen de les diriger\u201d! Un règlement devrait exister pour A la base de tous nus sonyes, disait- empêcher certaines personnes qui il en substunce, on retrouve un cli-!désirent entendre plus de bruit que ché souvenir, \u201cLe rêve consiste donc! de musique pour les forcer à fermer u hubäller ces clichés-souvenirs d'un leur appareil.Peut-être serait-il lvétement nouveau comme un bégu-' possible de \u201cbarrer\u201d le volume du nie vu un chèvrefeuille habille un radio comme on le fait pour ceraines mur\u201d.:automobiles.Il s\u2019agirait de forcer le C'est à Walt Disney, père de Mic-' manufacturier de limiter le volume hey Mouse, que revient l'honneur des radios achetés pour utilisation d'avoir le premier vêtu le \u2018 cliché des ! domestique.Pour ce qui est des nm.soupes\u201d.Ainsi naquirent le chien Goofy ct Donald le canard, Sous lu poussée de ce nouveau carnaval des animaux, lu bande de pellicule s'allunyeru, sa couleur, d'abord us- ses chocante, finit par s'adapter au climat de nos yeux; enfin, dans cer- bad le marin, noue avons assisté à wie fugitive irruption du spirituel duns le morme domaine terrestre de l'ecran.Bientôt, le public préféra même souvent le petit hors-d'ocuvre délicieux accommodé pur Walt Disura lu choucroute pesante du grand film qui le suivait sur le mei.; Un sourd travail s'accomplissait sous nus yeu.Nous devinions qu'une nouveauté sensationnelle allait sortir de ces miurceaux épurs de des- sing animes, Comme le fouilleur devine à la vue de certains débris de poteries ramenés sur le sol que la merveille pressentie n\u2019est plus loin sous la terre ui la cache encore.Leal ators que Walt Disney entreprit de montrer Blancheneige.Le choix était heureux, car Blanchenei- Re n\u2019est pas un conte comme les autres.Grimm était blibliothécaire du ret Jérôme de Westphalic, quand il recueillit sa propre histoire vers 1812.l\u2019ar la guite, le docte Griman, quittant son éphémère royaume d\u2019opérette, devint l\u2019orucle de lu philo- loyie germanique et ses pesunts trat- tes furent les livres de chevet du jeune Wagner, qui s\u2019instruisait avi- uement du folklore allemand, de ses nabis mineurs, et de ses Walkyrics souterraines.Ou aurait sans doute fort scandalisé le grand maitre (Hitlex) de lu renaissance puyano-teu- tonne en lui désignant su véritable place.a la table des enfants, entre Andersen et le chanoine Schmitt, ne et leurs fronts dégarnis, ont chacun une personnalité gentille, mais pourquoi ces quarts-de-dieux ont-il pardé l'accent tudesque de leurs pè- npan, et c'est la véritable nouveauté du film, le décor prend part à l'action.Quand Blancheneige s'enfuit dans la forét, les runces l'agrippent avec leurs doigts épineux, les sombres chênes se changent en spectres terrifiants et l'enfant épouvantée finit par plonger dans l'eau ylau- que d\u2019un lac immatériel où lez trones arbres qui flottent à sa surfuce deviennent des crocodiles de cauchemar.Los bruits du printemps nous ramènent eu pays bleu.are, cafmosphère et jusqu'à la couleur du temps sont vraisemblables dans l'invruisemblance, n\u2019est-cc pas l'essentiel ?Le film aurait, dit-on cuûté cin- quanto millions et trois ans de lu vie de six cents dessinateurs.Souhaitons que les Lusinessmen intéressés à l'affaire voient leurs capitaux quadruplés.Alors commenceront de grandes choses.Ariel libéré de son attache de chanvre remontera dans la nude et lea objets inanimés ouvriront leur âmes à la camera.esl \u201cMarianne\u201d Avignon, où eut licu le premier Congrès Eucharistique.Mlle Tamisier.Vue de l'estrade de 100,000 sièges, à Québec.L'Orgue Northern-Hammond.Croquis des pièces où sont créées les impulsions électriques qui produisent les sons de l'orgue.À l\u2019occasion de la SAINT-JEAN-BAPTISTE L'origine des Congrès Eucharistiques er nne de Tours, en France, Mader I uc haristie était très vive, qui la première eut l'idée de ces grandioses manifestations religieuses.Elle réussit à organiser le premier congrès à Avignon, en juin 1874.Le mouvement ne tarda pas à g'étendre ct A prendre des pro- A Montréal, le Congrès Eucharistique international de portions mondiales.| 910 attira plus de 100,000 pèlerins de Cette année, un premier Congrès Eucharistique national se tient à Québec et attirera dans la vieille capitale des milliers de visiteurs.intérêt de signaler que pour la permière fois, un orgue électrique Northern- Hammond sera utilisé aux cérémonies religieuses qui se dérouleront durant le L'Orgue Hammond, l'un des développements les plus récents dans la production des sons, est fabriqué à Montréal par la Northern Electric.Les notes sont produites par des infpulsions électriques et l'instrument ne p désaccorder.Il y a uctucllement dans le monde, en usage dans les églises de iverses religions, plus de 1,800 Orgues Hammond.Congrèsremonte à 1874.C'est une pieuse noiselle Tamisier, dont la dévotion à toutes les parties du monde.Il n\u2019est pas sans ut se Nous faisons nos meilleurs voeux pour Uavancement économique de nos compatriotes par la solidarité, le patriotisme et le travail.AIRD & SON LTD MANUFACTURIERS DE CHAUSSURES 916, Ontarioest - Wilfrid GAGNON, Président \u2018 tains contes comme Aladin ou Sim-: Les sept autins, avec leurs gyros! plificateurs, c'est toute autre chose ils sont nécessaires pour l'écoute collective qu\u2019une certaine collectivité, qu\u2019un certuin groupe désire entendre et même se déplacent pour entendre.I] faudra un de ces samedis consacrer une chronique à cette écoute collective qui permet a des amants des belles choses de jouir en commun d'une belle symphonie, d\u2019un beau poéme ou d'une piéce à conception purement radiophonique.Pour le moment, déplorons cette radio du voisin qui viole les oreilles de tout le monde.La politique étrangère nous tient toujours sur les épines, la radio du voisin ne nous laisse pas plus de paix que cette politique étrangère qui porte tout le monde à réfléchir et à augmenter lu tension nerveuse.La paix on lu demande, on la veux, on l'exige et il faut l'obtenir même si ça ne pluit pas à certains radiophiles.C'est beaucoup plus important que de blämer les émissions annonçant les bières et vins.Le bien-être de la être considéré plus factions de quelques collectivité doit que les satis- particuliers, JAPHET.L'attraction principale du Palace, jà partir de cette semaine est \u201cGold {Diggers in Paris\u201d, la dernière et la iplus luxueuse édition de cette fa- (meuse série de films musicaux.En iPlus de ramener à l'écran, après une absence de tros ans, le crooner Rudy Vallée, \u201cGold Diggers in Paris\u201d présente plusieurs chansons à succès, les énormes spectacles choré- (graphiques de Busby Berkeley et, naturellement, un régiment de jolies pucelles.Les comédiens \u2014 il y cn a assez pour réuliser des films\u2014sont conduits pur Hugh (WU-WU) Herbert et comprennent Allen Jenkins, Mabel Tood, Fritz Feld, Curt Bois, Ed Brophy et Melville Cooper, Les principaux rôles féminins sont tenus par Rosemary Lane ct Gloria Dick- |son.| Enfin le film présente pour la première fois à l'écrun, la Schnickelfritz Band de Freddie Fisher, un orphéun de vrais maniaques, Unie des pages les plus glorieuses, mais les moins connues, de l\u2019histoire américaine fournit le thème de \u201cYelow Jack\u201d, mettant en vedette Robert Montgomery et Virginia Bruce, qui commence au Capitol, à partir de cette semaine.Le film, dédié à la mémoire de cinq soldats qu Lraverent la mort pour sauver leurs commission de médecins militaires à Cuba, durant la guerre hispano- américaine, pour combattre la fiè- ;vre jaune.Montgomery y joue son premier role dramatique depuis Vinoubliable \u201cNight Must Fall\u201d en incarnant le sergent O'Hera, le chef de ces cing braves.Virginia Bruce joue le rôle d'une garde-malade.Le second film au programme est \u201cHold That Kiss\u201d avec Maurren O?- Sullivan et Dennis O'Keefe, 3 3 AU PAYS LK JL SE FEIVIUUN DARE I J Seaqrams RYE WHISKIES DISTILLE DUPUIS 1857 Produits de Jucepihs LL Meagratn & pone Limited.Waterloo.Out semblables, raconte l'histoire d'une ! - : Page trols To = ace \u2018 à rm HARES.SPORTS COMMENT AGIT LE BLUFF AMERICAIN A LA BOXE Le combat Louis-Schmeling aura démontré jusqu'où peut aller l\u2019ingénieuse réclame américaine.Rappelons tout d\u2019abord que cette lutte d'un peu plus de deux minutes entre boreurs a fuit tomber dans la caisse des organisateurs quelque chose comme $900,000.C\u2019est dire que chuque minute de cette joute a coûte 3450,000.l\u2019uur les Américains, friands de records, c\u2019est déjà quelque chose.Ceux qui ont suivi les péripéties de la lutte à la radio ont été à même de saisir toutes les nuances de cette publicité à outrance.D'abord, l'annonceur nous prévint que ce serait là la \u201clutte du siècle\u201d, tellement elle sera contestée, Puis, lorsque Schmeling eut été envoyé aussitôt au pays des rêves grâce à une pluie de \u201cdirects\u201d lancée par Louis, il ne se tint pas pour battu et proclama que c'était la lutte du siècle par le fait qu'aucun combut de boxe pour le championnat mondial n'avait duré si peu de temps.Avant lu rencontre, certains journaux allèrent jusqu'à pré- lendre dans leurs colonnes sportives que si Schmeling était battu, il serait emprisonné par les Nazis dès son retour en Allemagne, en vertu du principe qu'un véritable nuzi ne peut jamais être vaincu.C'était certes un beau motif de réclame.On avait aussi annoncé que les idées démocratiques de la majorité de l'assistance la porterait à conspuer Schmeling ufin d'uider Louis à se débarrasser de son udversaire.IL est aujourd'hui établi que Schmeling paraissait être un \u201cvaincu\u201d avant même de l'avoir été.Etuit-ce cette campagne sournoise qui uvait agi sur ses nerfs, comme elles ayirent autrefois sur le champion lutteur Hadsenschmitd ?Pour mettre le comble à l'uffaire les partisans de Schmeltny prétendent aujourd'hui qu'il a été vaincu par un coup trop \u201cbus\u201d.Vu que les réglements de la Lore, aux Etats-Unis, tendent de plus en plus à permettre ce qu'on appelle les coups au- dessous de la ceinture, personne à saurait se plaindre de telles tactiques lorsque leur champion est battu.Bref, on parle déjà d'un match-revanche entre Louis et Schmeliny, bien que celui-ci, par son attitude ait laissé voir qu'il n'était pas un concurrent sérieux pour le noir.Mais avec le temps, qui suit ce que réussiront les publicistes * yankee\u201d sans rivaux dans l'art du bluff et du tapaye en gros, non en détail ¢ DISCOBULE.OUI, À BAS LES MASQUES ! \u2026 Une phrase magique qui ouvre toutes les portes.\u2014 Jack Ganson dit \u201cLe Bouffon\u201d.\u2014\u2014 Dehors les gangsters! Lu farce se continue à Montréal vit la \u201cMerveille Musquée\u201d vient encore de remporter d'éclatantes victoires.Bob Wagner dit \u201cL'Etrangleur\u201d s'est vu deux fois jeté au plancher et mis en bouillie en un rien de temps.Au début du match, alors que Wagner avait tavantaye, le \u201cMasque\u201d s'est traimné Jusqu'à son manager et lui à glissé quelques mots à l'oreille.Aussitôt après, lu \u201cMerveill* faisait merveille et écrabouillait son adversaire.De nos jours, dans le sport de la lutte, il ne suffirait plus que de certaine phrase magique pour que les chances se renversent et que celui qui se croyait déjà vaincu, non seulement retrouve son aplomb et un renouveau de force, mais de plus remporte la victoire.Le promoteur Jack Ganson est actuellement à New-York à la recherche d\u2019un nouveau \u201cscheme\u201d.Les plus belles trouvailles ne durent pas éternellement et il faut savoir parer au mauvais sort.Il paraitrait que ce bouffon de grande chemin, proba- Llement sous le cop de Uinspiration des méthodes employées pour l'agrandissement du marché Bonsccours, aurait déjà fait cadeau de plusieurs milliers de piastres pour le lancement de sa fameuse \u2018\u201cMerveille\u201d Masquée\u201d.N'importe ! Qu'est-ce qu\u2019on attend pour le mettre définitivement en bière ?Qu'est-ce que la Commission Athlétique de Montréal attend pour faire cesser cette monumentule farce ?A bas les masques ! L'heure H a sonné ?AJAX.nes Si vous cherchez un breuvage plus agréable .une saveur plus satisfaisante .une qualité supérieure .fixez votre choix sur la Bière Black Horse\u2014la bière en bouteille préférée des Canadiens.Voyez comme elle pétille dans le verre, comme elle est différente.Goutez-en l'agréable saveur! Elle désaltère et favorise en même temps la digestion.Ce sont là quelques-unes des raisons de sa grande popularité.3! Oui, comme source de pure satisfaction .».« a.Black Horse est bue par plus de gens que toute autre BIERE en bouteille | 1 ' Page quatre he Folie pernicieus L'ALLIANCE NATIONALE HORS PAIR DANS LE MUTUALISME L\u2019inauguration de son nouvel immeuble révèle l\u2019ampleur de son oeuvre.\u2014 Discours de son président, du lieutenant-gouverneur et du premier ministre.L\u2019inauguration officielle, lundi le 20 juin, de l'immeuble de l\u2019Alliance Nationale, 680 Sherbrooke-Ouest, obtint un succès dépassant de beaucoup les plus optimistes espoirs des organisateurs de cette cérémonie.La présence de l\u2019hon.E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur de la province et président d\u2019honneur, de I'hon.Maurice Duplessis, premier ministre, du sénateur J.-H.Rainville, de I'hon.Alphonse Raymond, président du Conseil Législatif, de plusieurs députés fédéraux et provinciaux, de M.I'abbé Charles Beaudin et de plusieurs autres personnalités, en rehaussait la splendeur.Plus tôt dans la journée M.l\u2019abbé Charles Beaudin, aumônier actif de l'Alliance, en avait béni le nouvel immeuble.Les délégués venus de plusieurs provinces canadiennes et des Etats limitrophes des Etats-Unis pour la 18ème convention générale de cette société d'assurance mutuelle venaient de réélire au complet le bureau de direction tel que reconstitué au cours des derniers mois, et c\u2019est pourquoi le Dr.Hector Cypihot, président et directeur général de I'Alliance depuis la mort de M.Charles Duquette fut chargé de souhaiter la bienvenue aux distingués visiteurs.Il s\u2019acquitta de cette tâche avec maîtrise.Il rappela la fondation de l\u2019Alliance en 1892, de sorte que celle-ci célè- brera son cinquantenaire en 1942, la même année que le tricentenaire de la fondation de Montréal : \u201cLa mutualité, dit-.il, est un système de solidarité, d'entre\u2019aide, d'affection, de charité chrétienne.Notre société n\u2019a-t-elle pas en effet la plus belle des devises : \u2018\u2018Vincit concordia fratrum'\u2019\u2019 et pour patron l\u2019un des plus grands saints dont s'honore l\u2019Eglise saint Louis, roi de France?Elle a pour but l\u2019union des catholiques de langue française dans une commune pensée de secours mutuel, elle tend à assurer le progrès de leurs inté- - - rêts intellectuels, matériels et moraux, et pour atteindre cette fin elle aide pécuniairement les familles et les héritiers de ses membres.\u2019 L\u2019hon.E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur, président de la cérémonie et vice-président de l'Alliance, prononça ce qu\u2019on peut sans exagération appeler un joyau oratoire dont nous extrayons : \u201cSi beau que soit cet immeuble, si bien adapté qu\u2019il paraisse a ses destinations, ce nouveau foyer de notre société n\u2019est-il pas avant tout un symbole?Au dela de ses murs solides autant que gracieux, c\u2019est toute l\u2019oeuvre de l\u2019Alliance Nationale qui apparaît dans sa beauté, son actif, sa diffusion et l\u2019ensemble des bienfaits qu\u2019elle a répandus au Canada et aux Etats-Unis.Voila bien l\u2019oeuvre essentielle.L'immeuble est l\u2019enveloppe matérielle qui symbolise et com-! plète l\u2019oeuvre qui en est l\u2019âme.\u201d Appelé à son tour, l\u2019hon.Maurice Duplessis s\u2019excusa sur ses multiples occupations de n'avoir pas préparé le discours qui aurait pu rendre un hommage adéquat à une si belle oeuvre: \u2018Je ne crois pas au paternalisme d\u2019Etat, prononga-t-il, mais je crois au succès de la politique de protection telle que vous la pratiquez ici.Je crois aussi que vous êtes un rempart contre les idées malsaines .Comment du reste aurais-je pu me préparer convenablement à vous adresser la parole, séparé que j'étais de votre président par du rouge?\u201d Le Dr.Cypihot tint aussitôt à rassurer le premier ministre sur cette teinte qui semblait inquiter celui-ci.Après avoir constaté qu'au centre de l\u2019estrade aménagée pour l\u2019occasion un grand drapeau canadien recouvrant un appareil téléphonique se trouvait par hasard replié de telle façon que le rouge dominait, le président de l\u2019Alliance s\u2019en tira avec à-propos : \u2018\u2018Si vous avec vu un drapeau rouge au-dessus de l'appareil téléphonique.M.le premier ministre, il ne nous sépare pas, puisqu\u2019il n'y a entre nous aucune \u2018longue distance.\u201d C\u2019est sur cette note cordiale et gaie que se termina une cérémonie qui comptera dans les fastes de l'Alliance Nationale, de beaucoup la plus solide et la plus populaire des sociétés mutuelles du Canada français et des Etats-Unis.SPECTATOR.# 2 < ADELARD GODBOUT |! Un homme.\u2014 Un gentilhomme, \u2014 Un chef.\u2014 Vrai fils de la terre et non pas amateur terrien.\u2014 Ses adversaires, \u2014 Des énergumènes.Nous sommes un peuple de paysans \u2014 a écrit M Victor Barbeau \u2014 Nous le sommes par atavisme, par vocation et par nécessité.Inutile de démontrer en quoi nos vrigines nous rattachent à la terre.C'est elle qui a fait nos ancêtres et c\u2019est elle qui a formé chez nous tout ce qu\u2019il y a de vivace et de fertile (.) il y a de lu simplicité, de la rudesse dans la terre, il y en a aussi dans nos habitudes.I! y a de lu ténacité, de l'opi- niätreté, de la tradition .de la fidélité, de l'amour, de lu foi dans la terre et ceux qui ne l'ont pas reniée ne manquent ni de l\u2019une ni de l'autre.\u201d L'auteur aurait-il besoin de con- |erétiser sa pensée; de faire vivre par la parole des mots que la franchise arrachait à sa plume; de réu- ,nir en un faisceau réaliste tous les i éléments auxquels il fit appel?Inu- \u201ctile de chercher des modèles gâtés | par les défilés et les parades; inutile de faire la recensement de nos campagnes pour trouver l'homme qui illustre le mieux ce Crédo parce qu'il \"ne cessa jamais d'y être fidèle Adélard Godbout, chef du parti libéral, futur premier ministre de la province de Québec.possède à lui seul les qualités veulues pour nous |servir de critère de vérité.Tenace, opiniâtre,.imbu de saine tradition, petit-fils de paysans, atta- \u201cché var toutes les fibres de son être à la terre qu'il a voulu montrer toujours plus belle, toujours plus grande, toujours plus désirable à ses élè- \u201cves du collège d'Agriculture, Adélard Godbout n'a jamais renié la glè- .be dont il connaît tous les secrets, dont il sait mesurer la générosité et l\u2019avarice, la richesse et la douceur.i Et grâce au contact renouvelé de ! cette société de terriens \u2018\u201cd\u2019en bas de ! Québec\u201d, qui n\u2019u rien perdu de son sens profond de lu mesure, le chef du parti libéral a su garder intactes ises manières exquises de gentilhom- | me, * * * La gentilhommerie se définit mal: elle est surtout le produit d\u2019un ins- tinet séculaire.On peut être rude, emporté, violent même, sans jamais cesser d'être gentilhomme I y a la manière.Ainsi, un député qui n'hésite pas à faire de l'exhibitionnisme dans un wagon de chemin de fer (où n'importe où! .) ne sera jamais ;un gentilhomme.Un homme public \u2018qui a toujours à la bouche des mots .orduriers; un autre qui se déchausse \u2018en plein parlement; un dixième qui \u201crendrait des points au dernier des \u2018ivrognes; un vingtième qui asservit \u2018la religion à ses bassesses politiques; un quatre-vingt-dixième qui prononce rarement une parole sans conter trois mensonges .tous ces personnages, hélas! trop réels de notre Comédie Humaine québecoise n\u2019ont rien de ce qui caracterise un gentilhomme ou un monsieur.De même le mot \u201cmonsieur\u201d possède plusieurs sens chez-nous.Dans un certain monde, surtout en ville, on l'emploi à tout propos et hors de propos, lui enlevant ainsi sa pleine vigueur traditionnelle.A la campagne, lorsqu'un dit de quelqu'un : \u201cC\u2019est un Monsieur\u201d, on a tout dit.Car nos habitants n'ont pas oublié qu'autrefois \u201cMonsieur\u201d était lp propre frère du Roy.Dans la province de Québec, chez tous ceux qui connaissent notre population, on vénère autant les attributs du mot \u201cmonsieur\u201d que les Anglais tiennent à ceux du leur \u201cGentleman\u201d.* kx * Dans lu bouche du ministre de la Justice, ces deux qualificatifs prenaient un aspect encore plus vivant \u2018lors de la mémorable après-midi du onze juin.C'était le bon géant de St-Eloi, tout ému et tout fier, qui tendait la main à son co-paroissien, choix unanime d'un congrès enthousiaste; c'était le Normand issu d\u2019une race forte, resté inattaquable après itrente-cing années de lutte sans mer- \u2018ci pour la liberté des siens, qui sa- \u2018lunit l\u2019autre Normand, droit et honnête, pauvre et digne, incorruptible malgré l'adversité.\u201cNous avons a [la tête du Parti un monsieur et un gentilhomme\u201d, s\u2019est écrié monsieur Lapointe.L'Union Nationale (?) a ! ! ESS) (dû trembler sur ses bases en s\u2019enten- 1521.pe LA MONTAGNE.| TÉL:MArQuETTE 0421-9963 Le Conseil d'administration du Café Martin est heureux de s'associer à tous nos compatriotes Canadiens-français pour célébrer dignement notre grande fête nationale : la \u2018SAINT-JEAN-BAPTISTE.LEO/DANDURAND: Lt idant ainsi dénoncer.Nous avons à notre tête un monsieur; un gentilhomme; un chef, Faisons donc mentir le proverbe, unis- sons-nous autour de lui.Que les petites ambitions personnelles, la hai-' ne des primaires, l'envie et la jalousie des aspirants dictateurs (séparatistes, etc.) se calment: la Province saura se reconnaître et \u201cbouter dehors\u201d l\u2019usurpateur pour suivre Godbout, clair symbole d'un patriotisme éclairé.ROGER OUIMET.INCOMPREHENSION | Ce critique fort estimé du monde | théâtral est venu assister à une \\ grande première de province.La piè- \u2018ce d\u2019un auteur qui a fait ses preu- | ves promet d'être passionnante, 2 \u201ca.|si l'homme de la rampe veut-'} ê.\u2018fort bien placé et ne pas être gêné {dans l'art difficile de l\u2019audition.\u2014 Mademoiselle, dit-il à une ouvreuse enrubannée, mademoiselle, ne me placez pas à côté d'un congénè- Car le journaliste se défie des appréciations de voisins, surtout venant de la capitale.\u2014 Bien, monsieur.' \u2014 Placez-moi à côté d'un indige- ne.\u2014 Monsieur .\u2014 Je veux être à côté d'un indigène.\u201cAlors, la jeune fille, dans une candeur et un étonnement offusqués: \u2014 Mais, monsieur, il n\u2019y a pas CS i d\u2019indigène ici! L'AUTORITE, MONTREAL, 24 JUIN 1938 CET ÉNERGUMÈNE CONTRIBUE PLUS QUE TOUT AUTRE À REJETER MONTRÉAL EN ARRIÈRE DE TORONTO, \u2014 UN PUR HASARD EMPÊCHERA LES SCANDALEUSES EXPROPRIATIONS DU MARCHE BONSECOURS.\u2014 LES CORRUPTEURS OFFRENT AUJOURD\u2019HUI $3,000 PAR TÊTE D\u2019ECHEVIN PRÊT À SE VENDRE.De l'avis de tous les hommes d'affaires avertis, Montréal n\u2019est plus en train d'abdiquer son ancien titre de métropole, mais l\u2019a définitivement remis entre les mains de Toronto.Celle-ci est bel et bien devenue la Ville Reine, titre qu'elle porte depuis longtemps mais qui lui était contesté avec dérision.La faute en est principalement à notre malheureuse administration municipale, placée sous l'égide d\u2019un maire devenu 100 pour 100 fou, de 90 pour 100 qu\u2019il l'était auparavant.Dans le comté de L'Assomption, où Adhémar-Deux est bien connu, on se dit l\u2019un à l\u2019autre dans les rangs d\u2019en arrière : \u2014 Comment la ville de Montréal a-t-elle pu élire maire cet illuminé ?; Ala mémorable séance du Conseil de lundi le 20 juin, il a été traité vingt fois de menteur public par les échevins Dupuis et Savignac, et il n\u2019a rien trouvé a répondre.Pensez- .| vous qu\u2019un homme comme cela ait le sens de l\u2019honneur, à défaut du sens commun, un tout petit peu développé ?Non pas! Montréal était autrefois la ville des conventions.Elle passait pour une ville gaie.Aujourd'hui c\u2019est Toronto qui a hérité des conventions, grâce à un système de publicité supérieurement organisé, et aussi parce qu'elle a passé sa mauvaise réputation de puritanisme à Montréal.Comment vou- lez-vous que les étrangers viennent ici, alors qu\u2019ils apprennent qu\u2019ils ne pourront manger un sandwich ou boire un verre de bière sans être taxés au profit des naturels de l\u2019endroit ?$3.000 PAR TETE DE VEAU ECHEVINAL Ces problèmes ne troublent guère nos échevins, dont la seule préoccupation, pour un grand nombre d\u2019entre eux, est d'empocher la plus grosse somme possible pour la vente de leur vote dans la sale, la très sale, l'archi-sale affaire du marché Bonsecours.Dans les commencements, comme nous l'avons déjà dit, la conscience d'un échevins était évaluée à $1,000.Le prix a monté par degrés à $2,300 le 20 juin, et l\u2019on prévoit qu\u2019à la prochaine séance où il sera question des expropriations autour du marché Bonsecours, cette immense vespasienne, chaque tête de veau municipal vaudra ses $3,000.L'influence de l'argent offert se fait sentir d\u2019une séance du Conseil à l\u2019autre.Au début, deux échevins tout frais émoulus se consacraient à cette besogne de corruption avec un cynisme qui frisait l\u2018inconscience.Ensuite un gros bonhomme, accoutumé à toutes les bassesses, se joignit à eux, et à la dernière séance un membre de l'exécutif assez paisible jusqu\u2019à date devint très besogneux auprès de l'élément irlandais.N'importe qui doué d'un peu d'observation est à même de suivre de jour en jour les progrès de ceux qui disposent d\u2019une somme d'au moins $100,000 pour faire passer leur ours.Qui pourrait soutenir que l'ours n\u2019eût pas passé à la dernière séance du Conseil, si l\u2019on n\u2019avait découvert tout à coup que les options données par les propriétaires qui en ont données étaient périmées depuis le 15 juin ?Des démarches vont être aussitôt tentées pour faire renouveler ces options, de la part du moins de ceux qui les ont données, car trois propriétaires n\u2019ont pas voulu signer d\u2019option, dans l\u2019espoir sans doute d'obtenir plus cher que les autres, et de ce nombre est le père d\u2019un échevin très remuant et qui ne s\u2019est nullement gêné de prendre en plus une action en dommages de $120,000 contre la Ville.EFFROYABLE ETAT DE CHOSES Si l\u2019on songe qu\u2019à plusieurs séances consécutives les échevins qui en faisaient la demande ne pouvaient pas même prendre connaissance du dossier, toujours absent, dans cette affaire de $650,000; si l'on songe qu\u2019au cours de chaque séance des échevins cabalent ouvertement leurs collègues en faisant des grimaces à leurs adversaires; si l'on songe qu\u2019avant chacune de ces séances, de grands banquets ont lieu afin de célébrer d'avance le pillage des contribuables, eh bien! il ne faut pas se surprendre du fait que Montréal soit aujourd\u2019hui bien en arrière de Toronto sur la voie du progrès et que la distance entre les deux ait toujours tendance à l\u2019allonger.CIVIS.COMPAGNIE DE DÉCOUVERTE D'UN MONSTRE MARIN Urdinairement, en été, les nouvelles sont plulôt rares.C'est alors que brusquement les serpents de mer font tout a coup leur apparition, Qui ne se souvient de ce fameux monstre du Loch Ness, qui défraya si souvent la chronique uu cours des dernières années ?Les Ecossais ne l'ont pas oublié et s'inquiètent maintenant de la discrétion avec laquelle il manifeste son existence.Afin de mettre ordre à cet état de choses, le capitaine Muro, de New-Galloway, vient de mettre au point un projet de vaste envergure : la constitution, d'une société anonyme, la \u2018Loëh\u2019 Monster Hunt Ltd\u201d, pour organiser la chasse au monstre.Voici ce qu'a déclaré le capitaine Muro ou Munro, au correspondant du Daily Mail : \u201cNous aurons un modeste capital divisé en .actions de un schilling chacune.Les souscripteurs éverituels feraient, j'en suis sûr, un bon placement et \u2018pas plus risqué que ceux qu'on leur offre communément.Quant au conseil d\u2019administration, il réunirait les témoins des principales apparitions du monstre depuis le 2 mai 1933, jour mémorable où l\u2019hôte mystérieux du Loch Ness s'est pour la première fois révélé au monde.Il n'est nullement question de lui faire du mal ou de le capturer.Nous nous garderons méme de lui élre désagréable et de le troubler dans ses habitudes.Notre but, le seul, est de l'identifier et de résoudre un mystère dont les savants et l'opinion mondiale tout entière altendent avec impatience la solution\u201d.Mon Dieu! quelle solution ?Est-ce que le monstre du Loch Ness ne serait qu'un vulgaire sous-marin qui, à l'exemple du \u201cNautilus\u201d, de Jules Verne, dans \u201cVingt-mille lieues sous les Mers\u201d, aurait été pris pour un animal fantastique pur les riverains épouvantés ?ATHOS.25e ANNEE \u2014 No 1283 a rar are maire Raynault @ vtt ÉD Ÿ UNISSONS- NOUS ! Soyons tous unis, Canadiens français, comme les membres d\u2019une même famille à l\u2019occasion de la Saint-Jean- Baptiste.Les soussignés ° .Tél.BE.2273 ESSAYEZ NOS REPAS Propreté, Courtoisie, Service rapide PENSION FRANÇAISE CUISINE RECOMMANDEE Si vous êtes satisfait dites-le à vos amis.Si non dites-le nous.Prop.À.Petit 259 Carré St-Louis coin Luval M.Jean Villeneuve à l'occasion de la Saint- Jean-Baptiste, espère que tous les Canadiens français continueront comme par le passé de prospérer et de grandir pour la plus grande gloire du Québec.\u201cJ\u2019en profite également pour féliciter le directeur de \u201cL'Autorité\u201d, M.Gilbert LaRue, et son assistant, M.Jacques Antoons\u201d, dit-il.Et il ajoute : \u201cL\u2019Autorité\u201d est un journal qui porte dignement son nom.\u201d 90 sam.HArbour 5518 Federal Driving School Automobile it double controle pour dames et messieurs.VOULEZ-VOUS APPRENDRE A CONDUIRE ?Maison établie depuis: 1921 1621 ST-DENIS MONTREAL Chambres licenciées pour touristes.et pensionnaires.Luxe \u2014 Confort \u2014 Sécurité 363 SHERBROOK E-EST Tél.: HA.0874 Prop.: Jacques Antoons, Antoine F.Larose Pharmacien chimiste 1090 RUE ST-DENIS Prescriptions remplies avec soin.Service de livraison rapide HA.0488 Nestor Nicolas 4067 RUE SAINT-DENIS Tél: MA, 9517 Encadrenments de tous genres Nous réargentons les miroirs Choix de peintures à l\u2019huile et aquarelles Nous développons et ünpri- mons les films gratuitement à 3 sous l'épreuve Madame M.G.de Montigny- Lafontaine Artiste, peintre, sculpteur à l'occasion de lu Saint-Jean- Baptiste espère que dans un même esprit de bonne entente, la vieille race canadienne française continue à progresser et à s'épanouir.Qe > CREME A LA GLACE COUSINS DAIRY Cornet, Demiard, Chopine, Etc.PÂTISSERIE BENOIT & FRÈRES Tél.LAncaster 6633 3688 ST-DENIS, MONTREAL = Tél, LAncaster 6685 TOURIST'S ROOMS Ouvert Jour et Nuit Chambres Modernes Licenciées Mlle I, Bissonnette, Prop.3755, RUE DROLET (angle Des Pins) tététété COMME QUOI CERTAINES \u201cTRADITIONS\u201d COÛTENT CHER Les Hindous meurent par milliers du choléra en vertu d\u2019un rite.\u2014 Nos villages du Québec brûient par \u201catavisme\u201d .faute d\u2019eau.Chaque retour de lu Suint-Jeun- Baptiste nous valait autrefois un flot d'éloquence en faveur de la conservation de nos traditions.\u2014\u2019Gardons pieusement toutes nos vieilles coutumes! C'était le mot d'ordre.Les traditions, cependant, il en est de bonnes et de moins bonnes, et l'on aurait mauvaise grâce à les conserver toutes.Ainsi l'Hindoustan, si ce n\u2019est la Chine, est la contrée la Plus traditionnaliste qui soit.On y \u201ctraditionnalise\u201d méme le choléra.Ce fléau y fait actuellement d'immenses ravages, pendant que les médecins et les hygiénistes luttent avec vigueur contre d'anciennes superstitions qui entravent leur travail de sauveteurs.Des milliers de victimes sont mortes comme résultat de traditions vieilles de plusieurs siècles d'après lesquelles les cadavres des personnes mortes du choléra, de In viriole et des morsures de serpents doivent être jetées à l'eau, Il est interdit de les enterrer ou de les brûler.L'eau ainsi contaminée est done le facteur le plus terrible de la contagion du choléra.On conçoit que contre de telles coutumes les officiers médicaux anglais aient des peines énormes à enrayer le fléau qui en sept semaines a déjà fait 16,000 victimes.Le grand romancier Maurice Dekobra nous raconte à propos des coutumes brahmaniques cette scène à laquelle il lui fut donné d'assister à l\u2019ashpati, dans le Népal: \u201cSur la rive opposée du Bogmati (fleuve sacré comme le Gange), au long du Ghat, où l'on brûle les cadavres, nous aperçûmes, un groupe silencieux qui s'affairait autour d'un brancard.\u201c\u2014 C'est un mort yu'on se prépare à incinérer?demandai-je, \u201c\u2014 Mon compagnon regarda plus attentivement et me dit: \u201c= Non.C'est un vivant qui va mourir.\u201c\u2014 Ou ne vas pas le brûler vif, je pense?\u201c\u2014 Nullement.En fait, c\u2019est un homme très malade qui, selon la tradition, veut rendre le dernier soupir au bord du Bagmati .Tenez .Voyez vous-même! | \u201cLe brancard fut posé sur un plan incliné dont la base était baiîgnée par le courant de la rivière sacrée, On y installa tant bien que mal le moribond drapé de blanc, afin que ses.jambes, jusqu'à mi-mollets, trempassent dans l'eau.Puis les parents s\u2019éloignèrent.Les curieux disparurent et les porteurs s'accroupirent en silence.\u201cC'était un spectacle étrange.Le | soleil illuminait la scène.Les corneilles cronssaient et se poursuivaient d'une rive à l'autre.Derrière nous, dans les cèdres et les acacias en fleurs, des oiseaux chantaient.A vingt métres du plan incliné deux ou trois hommes à demi nus se livraient à leurs ablutions rituelles sans un regard, sans une pensée pour l'agonisant.\u201cL'agonisant?Etait-ce donc un moyen de le sauver que de lui plonger les jambes dans l\u2019eau froide?Les règles de la médecine ne peu- vent-elles en Asie vaincre la routine et la bétise humaine?En regardant mourir cet orthodoxe au teint livide, dont les jambres maigres se reflé- laient en zigzags sur l'eau verte, je pensais à ce dicton du Bengale : \u201cRien n\u2019est plus sombre que le dessous de la lampe .\u201d Les Védas et les Upanishads sont les flambeaux éblouissants qui éclairent l\u2019empyrée de l\u2019Hindoustan; mais, hélas! sous ces lampes merveilleuses, il y a une zone d'ombre épaisse où le monstre du fanatisme et la goule de la superstition attirent les individus par millions et les vouent irrésistiblement aux pratiques les plus barbares et aux rites les moins excusables.\u201d * * * Si le village de Saint-Luc, comté de Matane, vient d'être détruit, probablement sans beaucoup d\u2019assurances, n'est-ce pas par atavisme : en vertu de cette \u201ctradition\u201d de n'avoir aucune protection contre l'incendie.ARAMIS.13 AECL Ee Eel LE A TOUJOURS DISTINGUE CE VIEUX GIN BIENFRISANT UN BON TYPE ANDE Dupont trouve que son ami Durand est toujours très bien habillé et lui exprime le désir d'être con- dui chez son tailleur pour lui commander un complet veston.Le tailleur les reçoit très courtoisement et fixe son prix à 700 francs.En marchandant furicusement, Durand arrive à obtenir un rabais de 104.À la sortie, dans la rue: \u2014- Dis done, pourquoi as-tu tellement insisté sur un rabais?Nous savons bien tous les deux que tu n\u2019as pas l'intention de lui payer jamais un sou, \u2014 C'est vrai; seulement, tu vois, le type m\u2019était tellement sympathique que je voulais lui procurer la consolation de pouvoir constater par la suite qu\u2019il n\u2019avait perdu que 630 francs.J W LE VRAI GOUT CE HOLL ÆDonces 2265 Distillé et embouceillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN DE KUY PER & SON Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 | p 4 \u2014 À o | a | =) = pe un Be pol m mm m pe m oO aa) Re Cc Ce) Re) La Cc wn D m a m = a) D pa un A Nos meilleurs souhaits à l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste ° À notre clientèle canadienne-française, qui est, A ES EE LE DEP - amd + et de beaucoup la plus nombreuse et la plus fidèle que nous ayons à Montréal, et à laquelle nous nous efforçons toujours de donner in excellent service, DOMINION STORES LIMITED y "]
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