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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1917-09-01, Collections de BAnQ.

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[" i 1 ë pet RASE > Be AD RRR 6 ira SAP 5 Arias cout we Ln = 169 ST-DENIS N MAILLET, directeur F houtfonnere Canadian Northern Pourquoi M.Rodoiphe Lemieux n'a-t-ll pas dénoncé les Bérard d'Ottawa ?L'achat du capital-actions du Canadian Northern imposé au pays par un parlement qui ne détient aucun mandat du peuple restera dans nos annales politiques comme un crime national.Mais nous ne eerions pas prêts, malheureusement, à en faire peser toute la responsabilité sur le parti ministériel.L'opposition, en cette affaire, avait un devoir à reavpttr, wont elle s\u2019est acquitttée avec une inconcevable mollesse.Dès l\u2019année denrière, le parti libéral, en consentant bénévolement à lu prolongation du terme d'office du parlement\u2014consentement qui était motivé pour beaucoup de députés libéraux, par la crainte des électeurs\u2014a eucouru une part de responsabilité dans tous les actes de l'administration fédérale.Sans doute, l\u2019affaire du Canadian Northeru n\u2019élait pas alors prévue.Mais pour ne pas en être complice, l'opposition aurait dù résister plus virilement qu\u2019elle ne l\u2019a fait.Elle n'a vraiment opposé qu\u2019un simulacre de résisfance.Et quand le ministre des Finances a proposé l\u2019application du réglement de clôture, les libéraux s\u2019y sont soumis comme de pelits agnenux, contents de discontinuer la lutte.Cette étrange docilité sera, nous l'appréhendons fort, suspecte à l\u2019électorat el pourmit irrémédiablement compromettre la cause du parti libéral dans le prochain appel au peuple.Ce n\u2019est pas de cette enfantine façon que l'opposition devait combattre le merché de dupe qui grossira probablement d\u2019une centaine de millions la dette publique, Les députés libéraux auraient dû révister, au besoin par la vie leuce, à l'application du règlement de clôture.Ils auraient dû continuer de faire telentir leurs protestations jusqu\u2019à se faire expulser de la Chambre par le sergent d'armes.Lorsque tous les députés libéraux auruieut ainsi révélé de pareille relentissante fuçon leur indignation, le gouvernement n'aurait pas wœé consommer l\u2019infâme transaction.Ou, en tout cas, il aurait porté tout l\u2019odieux de l\u2019affaire, ot le parti libéral aumit été au-dessus de tout soupçon de complicité.Nous connaissons des honunes à l*Autorité\u201d.et, pour n\u2019ex nommer qu\u2018um M.Gaston Maillel.notre directeur, aui auraient réussi, en recourant à tous les maycns à la portée d\u2019un mortel, à empécher le passage de ce bill néfaste, s'ils avaient cu un siège au Parlement.TI fallait un coup de tonnerre, non le craquement d\u2019une allumette.M.Rodolphe Lemieux, qui aspire (ô décadence!) à remplacer Préfontaine dans Maisonneuve, a péroré.Îl à fermé les pâfigs, il à rugi, puis.Ü sel assis, au milieu des lazzis qui accompagnent d'ordinaire lu découverte que sous une peau de lion se enche un mouton.M.Lemieux uurait pourtant pu faire autre chose que du bruit.M.Lenrieux sait parfaitement qu\u2019il y a aussi des Bérard, à Ottawa, ct que ces Bérard font In coulisse depuis que le bill du Canadian Northern est à Paffiche.\u201c7 M.Rodolphe Lemieux craindrait-il de dénoncer les Bérard ?I ne lui entre pourtant pas daus la tête, pas plus qu\u2019à nous, que l'achat du Canadian Nu-thern, tel que proposé, peut sc faire dans un l\u2019arlement avec des prières, Alors?# f HENRI CLOU.La conscription impossible Comment l\u2019appliquer ?f Le devoir d'un gouvernement n'est pas seulement de faire face aux nécessités présentes de l\u2019administartion, mais aussi de prévoir les nécessités futures.F4 peut-être est-ce Pimprévoyance du gouvernement fédéral qui sera In cause première de son impuissance a mettre en force sa loi du service anilstaire, comme i) en manifeste l\u2019intention.T1 est.vraisembkible que si, au commencement de la guerre, et profitant de l\u2019émoi universel causé par la conflagration curopéenne, le gouvernement avait, au lieu du service volontaire, préconisé un mode de conscriplion, Je peuple canadien v\u2019aurait pas plus fait de résistan- ve que récenunent le peuple des Etats-Unis.Mais le gouvernement n'a pas prévu la nécessité militaire dont Sir Robert Borden a rapporté une ei vive impression de son dernier voyago en Angleterre.Or, depuis trois ans, en une multitude d'occasion, le chef du gouvernement cl ses collègues ont déclaré péremptoirement qu\u2019il n\u2019y aurait jamais de conseription dans le pays.Pis encore, le gouvernement A Taisé poursuivre ume campagne porsévérante qui a rendu l\u2019opinion publique irrévocablement hostile au service militaire obligatoire.De sorte qu'aujourd'hui, ct dans les neuf provinces du Dominion, malgré que la population ne manifeste pas partout son sentiment avec la même exubérance, le projet de conseription soulève une opposition qu\u2019il ecra impossible au gouvernement de vaincre., .Aussi bien le peuple ne conçoit-il pas de nécessité militaire impérieuse à l'heure présente, lorique les Alliés sont clairement sur lo chemin de la victoire, ce qui n\u2019existait pus pendant la première période de la guerre, lorsque les pays de l\u2019Entente étaient vraiment en péril.9 | Le peuple conçoit encore moins de nécessité militaire qui inrpo- «erail.le servico militaire obligatoire à notre pays ct ne l\u2019imposcrait pas aux autres colonies britanniques.\u2026, Tæ gouvernement Rorden va donc entreprendre une tâche impossible en cæmyant de mettre sa loi de conscription en force.Nous ne conscillerons à personne de refuser d\u2019obéir à la loi, puisque en agissant ainsi nous serions en contravention de la loi.Mais, bien que Sir Wilfrid Laurier lui-même ait conseillé l\u2019obéissance, nous osons prédire que la majorité sinon la presque totalité de nos concitoyens vefuseront de sc soumettre.\u2019 .Jusqu\u2019où le gouvernement ira-t-il pour dompter la résistance qu'il va rencontrer?L\u2019avenir nous le dira.Nous souhaitons que M.Borden ne s'obstine pus quand i) se # hourtera A des manifestations non équivoques du sentiment populaire.= Nous souhaitons qu'il se désiste prudemment, comme P4Awborité\u201d Te é ui a sagewment conseillé.Un gouvernement peut soumettre par la force quelques milliors de récaleitrants: il ne saurait conduire par la violonce la masse de 1a 3.ation.Nul gouyerncinent en notre pays n\u2019imposora le service militaire obligatoire, {ant que le peuple ne voudra pas., M.Borden ferait mieux de se rabattre sur la conscription du ravail, préconisée par notre+directour depuis-l6 commencement deo Ia guerre.L/\u201cAUTORITE.\u201d WE EE EER Un jugement qui cause de la joie C\u2019est celui du juge Lafontaine, empéchant la comédie du referendum À i ï 4 Nous félicitons sans réserve le juge Lafoutaive de Pintelligent arrêt qu\u2019il a prononcé ct qui aura pour effet d'empêcher le referendum du ler septembre sur l\u2019aholition du bureau de contrôle.Par cette décision, le juge Lafontaine a déjoué de patientes intrigues du conseil municipal et sauvé à la Ville une dépense inutile de 820,000.Nous ne nous en réjouissons pas parce que le bureau de contrôle nous inspire de Lrès chaudes sympathies.À la vérité, nous sommes en faveur de l'abolition du bureau de contrôle, à condition qu\u2019on aholisse en même temps le conseil municipal, Les deux corps ont été assez longtemps i 1'épreuve pour montrer leur égale incompétence.Déçus par le jugement du juge Lafontaine, les échevins, dit-on, se proposent de continuer la guerre contre les contrôleurs en tonant dans tous les quartiers de la Ville des assemblées publiques, et en faisant dresser des requêtes \u201cmonstres\u201d à la légilature demandant la suppression du bureau de vontrôle.Toute vette agitation, nous en sommes convaincus, n'aboutire à rien.Les échevins vont perdre leur temps et leur peine.Les contribuables ne se laisseront pas prendre aux dénonciations intéressées des échevins, et quant aux requêtes destinées à la législature, le jeu en est démodé.Nos législateurs ne s'en laissent plus imposer par ces pétitions qui se mesurent en milles, et.dont, la plupart du temps, les signatures sont apocryphes.Les échevins s'épargneraient.un travail pénible et beaucoup de tracas cn achetant simplement un \u2018directory\u2019 et l\u2019atlachaut, en guise de signatures, à leur formule de requête: le document aurait tout autant d\u2019effet.Nons ne connaissons pas les intentions du gouvernement Gouin, mais \u2014nous croyons en avoir déjà risqué la prédiction\u2014c\u2019est notre opinion que, la prochaine fois qu'il tentera d'introduire des réformes dans notre administration municipale, il fera disparaître du méme coup le bureau de contrôle et le conseil.l\u2019our accomplir une réforme ntile, il fuul en effel fonder un régime entièrement nouveau.Et comme il ne saurait être question de confier nos affaires à une conumission irresponsable aux citoyens de Montréal, il n°y aura, à notre avis.pas d\u2019autre alternative que de remettre les rênes de l\u2019administra- ton à une commission de quinze ou vingt membres, élus par toute la ille.Ce système nous donnera des hommes nouveaux.possédaut des aptitudes administratives, parce que les hommes nuls et incompétents ne pourront pas obtenir la inajorité des suffrages daus l\u2019ensemble de la métropole.FLAMBEAU.REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS DEUX Saltimbanques Que Maisonneuve se débarrasse du maire Tremblay et Montréal Est de M.Versailles | Le maire Tremblay, de Maisonneuve, ef le maire Versailles, de Montréal Est, devraient jépargner plus longtemps leur dutelle à ces deux municipalités.{ Ces saltimhanques ont fait leur temps, en supposant qu\u2019ils aient jamais été d'une utilité \u2018quelconque.; Le maire Tremblay a sacri- ié ln candidature à laquelle avaient droit les ouvriers dans Maisonneuve en préconisant la candidature d\u2019un Rodolphe Lenieux, qui en arrière se moque ouvertement de lui.; M.Lemieux n\u2019en est pas plus fl pour tout cela, car pour faire figure convenable, il devrait dépenser $50,000, vendre les belles valeurs qu'il posséde a Ia Banque de Montréal et dans d'autres institutions financières.© Pas de danger qu'il desserre son portefeuille, et le candidat tout désigné, déjà choisi en secret, qui lui sera opposé, est sûr de son affaire.- De M.Versailles, nous ne di- Tons qu'un mot: Que les membres de la convention ont été bien inspirés, l\u2019autre jour, en refusant même d'écouter ses explications boiteuses.Pas une mauvaise cause ne ry \" pouvait être défendue par un plus mauvais avocat.La prohibition n'est pas du libéralisme C'est pourquoi la résolution adoptée à Winnipeg n'a aucune valeur Conscriptionnistes et prohibitionnistes En faisant proposer par deux D'où nous en venons à la con- que la province de Québec etant le suffragettes et en faisant adopter, |clusiou que le même Québec qui] foyer du libéralisme.il lu devait à Ja convention libérale de Win-[s'el si réolument montré hostile \u2018nipey, wne résolution en faveur dejà la cunscription se montrera tou- la prohibition pour tout lo pays, | jours adversaire implacable de la ces bone buveurs d\u2019eau ont «ru | prohibition.avoir frappé un coup de maître.Du reste, il y a un précédent.1s se sont dit sans doute: des égands, et il intiana à ves pseu- da-buveurs d'eau de l'Ontario et d'ailleurs que s'ils voulaient continuer à lamper le scotch et le whisky à pleins verre, mieux valait «e livrer à leur sport favori en pu- \u2014Nous sommes mininienant collés au parti libéral, et s\u2019il arrive au pouvoir, nous aurons la prohibition totale et absoluc.Outre le fait que les membres de la convention de Winnipeg ne for- Mmaient pas à eux seuls tout le parti libéral (oh! loin de là!) et qu\u2019ils avaient des questions bien plus britlantes à aborder, il est permis de se demander si un parti politique serait digne de s'appeler hibé- ral, s\u2019il prétait son appui à une mesure absolument contraire à la liberté collective aussi bien qu\u2019à la liberté individuelle.Quand on songe qu\u2019un libéral indépendant, M.Dewart, a renversé une majorité de 700 voix dans le bleu Toronto pour la converlir en majorité rouge de 1,000, sildt après la loi de prohibition si arbitrairement.établie par le gouver- noment Hearst, on peut so faire une idée des perspectives ouverles à l'opposition libérale si elle avait eu à su tête un autre chef que le prohibitionniste aussi bien que conscriptionniste Rowell.T1 est curieux de constater, à l\u2019heure qu\u2019il est, combien la conscription ct In prohibition so Louchent de près.Coux qui out.été les plus ardents à préconiser la prohibition avant M guerre, sont los plus enragés, aujourÜhui, À demander à notre jeunesse de quitter ses foyers pour aller combattre outre-mer.pendant qu\u2019eux s\u2019embusquent à tous les endroits on il y a moyen de faire fortune aux dépens de conx que les consorits auront laissés derrière Teuxcanadienne.En 1897, quand eut lieu le re-!hlic que de se encher dans leurs fcrendum, la province de Québec se | cuves.prononga en masse contre la prohibition, mesure dénoncée dans le| .> her temps par ln \u201cJeunesse Religieuse leurs, parions quien dépit des hur- de Québec\u201d.l'organe par excel.| lements de John 11.Roberts ot de lence, alors, de Pliglise catholique | bande de crevés, nous boirons encore longtemps, d'excellente hière fraiche dans notre bonne Las autres provinces du Donsi-| province de Québec, qui vaut en- nion, par contre, votèrent à unelwor mieux, malgré se défauts, forte majorité en faveur de la doc- que les (provinces-soeurs.parce trine chère à John IT.Roberts et! qu'on y rencontre moins de quak- autres hypocrites de cet acabit.ers (trembleurs).\"Sylvie PICAUD.Tenez, entre nous, amus lee Ces rumeurs d'émeutes | - Au camp de Valcartier I! était temps, plus que temps, d'y opposer un démenti (De notre correspondant spécial) Québec, 31, \u2014 II était temps que le brigadier général A.O.Fages fournit des explications sur les rumeurs plus sinistres les unes que les autres ayant cours à Québec sur les derniers évènements du camp de Valcartier.On parlait de chocs entre soldats armés, de tués et de blessés, ~ Ces rumeurs n\u2019avaient encore regu confirmation, ni démenti.Quelques-uns les imputaient à Pimagination québec- quoise, mais elles n\u2019en avaient pas moins une désastreuse influence sur l'enrôlement canadien-français.Le brigadier-général Fages, en déclarant qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de rencontres à la baionnette entre soldats de Québec et d'Ontario, suivies de fusillades en masse, fera cesser un grand malaise dans le public.D'après lui, aucune émeute n\u2019a cu lieu, n\u2019a lieu, ni n'aura lieu au camp de Valcartier.> Open letter to of Canada Sir:\u2014 I appeal for your help in the campaion l\u2019Autorite has undertaken for the cleaning up of our City Hall.You are a big man, either in society, in business or in philanthropy.4 true acknowledgement of your personal merit and of the esteem in which you are held by your fellow- citizens was given by His Majesty, when you were knighted.As we say in French, \u2018noblesse oblige\u201d.| use your splendid record as a claim for further sacrifices and further activities on your part in a much more difficult field.I still recollect that when I founded the St.Luke Hospital, you were the first one to answer the call and to send a substantial cheque, hut I do not need to hunt personal souvenirs lo know that you are always prepared to open your purse when il 1s a question of charity, and to pul your shoulder to the wheel when it is a question of activity and initiative.\"Charitable institutions, hospitals, sanatoria, in and out of Montreal spell everywhere the name of Mortimer Davis as a public benefactor; the huge business of the Imperial Tobacco Company from the Atlantic to the Pacific, tell of your business ability.You are a big man, burn for big things.Here is some thing worthy of your attention.The city of Montreal is rapidly driven to ruin by a lot of irresponsible maniacs viho see in public office a satisfaction to their magalomaniu and a means of lavishly spending money on their friends and members of their family.While they are dancing with our millions, the city is ra pidly driven lowards bankruptcy, and very soon we shall see the sheriff collecting the debts of Montreal.What would you say of the red flag of the bailiff at the door of the Imperial Tobacco Company?The allusion may nol be a pleasant one, but it is u possibility as the Imperial Tobacco Compawy are like all the other big firms of Montreal, respondents for the loans of the city, loans on which our civic governors van not even meet the interest.Every property in Montreal is liable to seizure as a guarantee of the civic debt, and some day such a move will be necessary unless there is a general uprising against our despoilers of civie funds.Such an uprising should be led by men like you who would give the city the benefit of their cxperience and the protection of their integrity, men who would run the City Hall on a business basis.Would you for a minute keep Mederic Martin as manager of the Imperial Tobacco?Certainly not.Why then keep him as manager of the cily?Would you keep as a chief of department a man who comes only ceery now and then, like controller Coté?Cer tainly not.Why then should he be retained at the City Hall?Would you keep as one of your secretaries a narrou- minded waif like Ald.Lariviére?Certainly not.Why then keep him at the City Hall as leader of the council?Would you have vn your force that pompous chatrman of various committees, Ald.Dubeau?Certainly not because he is the man who lives on the pound of flesh extracted ?off poor students.Certainly not, because he has a notorious incapacity of rendering accounts.You would not like to have any thing, to do with that kd the little Brodeur or with that plumber O'Connell whose word is worth nothing.What would not be good for a large corporation like the Imperial Tobacco Company, can not be good for a large city like Montreal.The unfits of the City Hall should be ousted; all our big men should put a hand to the broom to ensure a coniplele sweep.Their interests are larger than those of the small fry, and they should give the example.As there ts no use of going to the people with those electoral jugglers, they should go to Sir Lomer Gouin, our natural guardicn, and ask of him a thorough cleaning of the Augean stables.Sir Lomer Gouin is always willing to lend an ear to the business people, and especially when men like you, Sir Mortimer, ask something, he cannot be deaf to their suggestions.Such a move on your part would double and treble the gratitude and indebtedness the citizens of Montreal feel towards you.GASTON MAILLET.Abonnement : Par malle .$2.00 par année GILBERT LARUE, rédacteur oi chef \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 Sir Mortimer Davis President of the Imperial Tobacco Company La prospérité revient ; et si vous voulez reussir en affaires, vous devez annonce = apgai i\u201d a\u201d Médecin, gue oi toi-même Les exemptions de taxes Le bureau de contrble montréa- lais a jugé bon d\u2019adopter une résolution de protestation contre les nombreusce exemptions de taxes accordées à différentes institutions par le conseil de viHe de Maisonneuve.Cette protestation était très justifiable, mais il semble que nos confrôleurs voieut une paille à Maisonneuve et négligent de voir une poutre dans Montréal.Pourtant leur mission est de voir aux affaires de Montréal d\u2019abord, et si quelque part il y a abus d'exemptions de taxes, c\u2019est bien à Montréal.S'il était permis de faire une comparaison entre les exemptions accordées par la ville de Maisonneuve et velles accordées par la ville de Montréal, il serait facile de constater qu'il y a une grande différence entre les privilèges accordés par les deux municipalités.Quand le conseil de Maisonneuve accorde une nouvelle exemption de taxes, il ne « prive d'aucun revenu puisque l'industrie nouvel- Je qu\u2019il attire dans son territoire lui amène un grand nombre de contribuables et que toute la population est destinée à profiter des sommes énormes que cette industrie s'engage à dépenser dans Maironneuve.Il n'en est pas de mème des exemptions de taxes dans Montréal, Nous avons encore dans la métropole canadienne, régie par nos contrôleurs et nos échevins, des terrains ayant une valeur commerciale de quarante ou cinquante piastres du pied, et qui ne paient aucune taxe.lls sont de plus soustraits à tout esprit de progres.puisqu\u2019on refuse de les mettre sur le marché.Nouns avons dans le coeur de Montréal des terrains évalués a cinquante et quarante piastres du pied carré, qui servent à la culture des choux et des navets et qui ne sont sujets à aucune contribution.la culture d\u2019une seule tête de chou demande une verge carrée de terrain, soit neuf pieds carrés.Ces neuf pieds carrés étant évalués à la somme de #15.00 devraient rapporter à la ville au moins $0.45, au taux ordinaire de un pour cent de taxe foncière et environ $0.20 de taxe scolaire, sans compter les taxes spéciales, lao public.est.à-dire la corporation de Montréal et le commission scolaire perdent done $0.65 par verge carrée de terrain employé à produire, au bénéfice de particuliers, un chou rapportant valant de dix à quinze sous.Ne serait-il pas plus juste que les propriétaires de cos terrains aillent cultiver les choux un peu plus loin à moins qu'ils ne paient leurs taxes à la ville de Montréal.S'ils veulent absolument garder intacts leurs terrains jusqu'à ce qu\u2019ils vaillent cent piastres du pied, ne serait-il pas juste qu'ils paient leur part des taxes qui à la longue produisent l'augmentation attendue?Avant de s'occuper des exemptions de taxes de Maisonneuve, nos gouvernants feraient bien mieux de s'occuper des exemptions de taxes dans Montréal.= Ainsi que nous le faisions observer, quand Maisonneuve dunne un privilège Sexemption de taxes, elle nugimnen- te son revenu.I n\u2019en est pas de meme chez nous.Ni le bureau de contrôle veut s'otvuper des exemptions de taxes, qu'il pense done a Montréal dabord.Charity begins at home.Avant d'aller guérir Maisonneuve de maux dont lu municipalité voisine ne se pluint pas, il serait opportun que nus contrôleurs s'occupent de nos propres maux.C'est ce que le conseil de Maisonnetive vient de leur faire entendre en intimant à nutre bureau : Médecin guéris-toi toi-même.CONCORDIA.Dans St-Jacques L\u2019attitude de \u2018\u2018l'Autorité \u201d est hautement approuvée Montréal, 30 soût M.le rédacteur de l'Autorité\u201d \u2014 Depuis quelques années notre parlement est infesté de ces politiciens de 432ème ordre dont le seul mérite fut d'avoir été l'esclave d'un parti durant plusieurs années et d'avoir exploité le sentiment ouvrier et le prestige de leurs chefs en temps d'élections.Ce sont pour Ia plupart de vieilles barbes réfractaires à toute idée de progrès et dont le seul rôle à la Chambre consiste à voter pour toute mesure présentée par leur parti, quand même elle serait mauvaise et contre toute mesure présentée par le parti advers, quand même elle serait bonne.Depuis trop longtemps Montréal a pour représenter ses intéréts à Ottawa des députés qui font piètre figure parce qu\u2019ils n'ont ni les connaissances, ni les aptitudes voulues.Cet état de chose est dû en partie au manque d'esprit de civisme de notre population qui se désintéresse trop de l'administration de la chose publique.Mais il est surtout dû à cet esprit de parti étroit et servile qu'on entretient picusement en certains quartiers par des clubs où l'on sert régulièrement aux membres des discours remplis de la démagogie la plus malsaine.Ayant subi cette formation politique, formation qui ne consiste 4 examiner les problèmes nationaux et vitaux du pays qu\u2019au prisme du parti rouge ou bleu, le peuple, dont Jes oreilles ont été rebattues des mois sonores de \u201cgrands principes libéraux et conservateurs\u201d dont il ignore souvent le premier, a fini par se former une mentalité de partis ou telle qu'il voterait pour un pantin.pourvu qu'en l'habille en rouge ou en bleu.C'est cette déplorable mentalité de l'électorat qui a fait que nous sommes affligés de tant de nullités comme députés.C'est ce qui explique pourquoi un Médéric Martin a pu défaire un L.T.Maréchal! et pourquoi un Olivar Asselin a pu se faire battre dans le quartier St- Jacques, le plus intellectuel de Mont réal, par un L.A.Lapointe dont le bagage intellectuel et littéraire est plutôt minime.Mais le règne des \u201cvieilles bare bes\u201d est dans sa période de déclin.S'apercevant tout d\u2019un coup où l'a mené son manque d'esprit civique, le peuple, trop longtemps sous le charme des endormeurs, vient de se réveiller subitement au bord de l'abime.Il commence à réaliser un peu tard, il est vrai, que sa complaisance à sider certaines gens à gravir les échelons du pouvoir était une complaisance criminelle, parce qu'elle ne nous donnait à Ottawa pour défendre nos libertés, sauf quelques rares exceptions, que des députés soliveaux.L'heure grave que nous travers sons nous commande d'élire des hommes jeunes ayant de l'énergie et du caractère et qui n'ont pas encore immolé leurs principes sur l'autel du parti.Et le premier comté où il faudra introduire ce sang nouveau est le comté de St-Jacques, représenté actuellement par M.L.A.Lapointe.Nous espérons que M.Lapointe comprenant qu'il doit s'effacer de lui-même pour le bien de la nation résignera la candidature qu'un petit groupe de libéraux de St-Jacques lui ont offerte plutôt par politesse.11 est déjà membre de la Commission scolaire de Montréal.Qu'il y dépense l'activité qu\u2019il lui reste à se dévouer à l'oeuvre de l'enseignement.Sa longue experience comme commissaire le rend précieux pour des éducateurs qui forment tous des voeux pour qu'il sorte de l'arène politique d'Ottawa.D'ailleurs M.Lapointe a fait son temps.Il est l'homme du passé, et ce qu'il nous faut actuellement ce sont des hommes nouveaux plus capable de comprendre les besoins de l'heure présente.Sur l'autel de ls patrie M.Lapointe immolera sans doute la petite Zloriole que peut lui procurer son titre de député, S.JACQUES.Théâtre National Français C'est par un très grand suceès que le théâtre National a ouvert ses portes la semaine dernière et toute la presse ainsi que le nombreux publie qui s'y est reudu ont applaudi sincèrement et avec le meilleur enthousiasme au début de l'ouverture du théâtre.Ce beau résultat était à prévoir | car tout le monde sait le suin avec lequel les spectacles sunt montés au théitre National et nous somn- mes heureux de constater que cette année, lu saison s'ouvre sous les plus brillunts auspices, Pour la semaine du 3 septembre, nous aurons comme spectacle, \u201cLes Salimbanques™, opérette an trais sectes de Ganne.Tous les amateurs de bonne musique se réjouiront car lk saven: combien ln partition en est délicieuse et comme elle est remplie d'airs plus vivants et plus gais \u2018es uns que les autres: le livret est de M.Ordonneau qui est passé comme maitre dans son genre: ce sera done un spectacle d'une gaieté folle Lt tous auront le plus grand plaisir À aller entendre à nouveau cette charmaute et délicieuse opdrette.L'interprétation en sera parfaite ; elle servira de rentrée à Mme Jeanne Maubourg.du Metropolitan Opera Houxe de New-York que l'on a entendue trop peu malheureusement Jes autres années et que la direction du théâtre National a en la bonne fortune de s'attacher pour toute Ja avec Grains cacité supérieure comme sucrant \u2018Canne pure.FINS.-En sacs de 10, 20 et 100 !ba.\u2018@ £a cartons de 2 et S lbs.Mentionnez le nom en commandant, ot dans les paquets d'origine.ner Faites toutes vos Conserves.\u201cPur GRATUIT, Ce livret d'étiquettes impri pour jarres à fous arres 0 ei vous voulez bios détocher la marque de commerce - une boule rouge \u2014 d'un Atlantic Sugar Refineries Limited Edifice \u2018Poe MONTREAL ve As = wy - - con - > : PERLTE: : RE Ee oy ER \u2014\u2014 Tant que les armées impériales Hs voudraient.bien faire une petite révolution, les Boches, mais ils ne peuvent pas, ils ne suvent pas- MM.Wilson, Lloyd George et Ribot leur disent : \u201cNous causerons avec vous, quand vous serez en dé- moeratie.\u201d C'est bel à dire: mais qu'est-ce que cela peut bien être, la démo- vratie?Scheidemann et Krzberger se grattent lu tête et réfléchissent longuement sans rien trouver, \u2014 Si nous exigions que le chancelier fût responsable de ses actes vis-0-vis du Reichstag?se deman- dent-ils avec anxiété.\u2014 Muis cela n\u2019est pas possible, leur répond le Conseil fédéral.J'abord il est de tradition que le chancehier de l'empire soit en mé- me temps président du conseil des ministres prussiens, I est inadmissible que le Parlement d\u2019empire provoque une crise daus le ministère d'un Etat particulier, Que 182 sr.Genis Tett2998 712 CLR RARE a Me à spécial Male.PTT IN OAT TU ET (UE OU A So 16,21.23.28.8 .Ce qu\u2019on fait CHEZ LES pédagogues On baille ferme aux séances.\u2014 Le jugze Lafontaine se montre un bon humoriste.-Paurquoi l'abbé Morin ne donne-t-il son terrain ?\u2014L'\u2019école Saint-Jacques mme -_\u2014\u2014 1,\"*Autorité a promis de consacrer une attention particulière à la Commiission scolaire catholique de Montréal.et elle tiendra parole.Rien qu'aux séances de la commission centrale, M.Aimé Geoffrion continue de se décrocher In mächoire et M.Richard de bailler aux corneilles, ces séances n'en offrent pas moins d'intérêt à l'observateur.Ainsi le juge La Fontaine (à qui l'Autorité\u201d n'a qu'un reproche capital à adresser: celui d'être un prohibitionniste outré)trouvait l'autre jour occasion de faire preuve d'une dose d\u2019humour qu'eût fort prisée Mark Twain.Après l'abbé Morin, curé de Saint-Edouard.qui s\u2019était présenté devant la commission, désireux de lui vendre un terrain de $76,000 pour une école, parut I'abbé Luke Callaghan, curé de Saint-Michel, anxieux, lui aussi, de passer un terrain aux commissaires pour le prix rondelet de 877.000.\u2014Les enfants de Saint-Mi- chel ont droit à notre attention, observa le juge La Fontaine ; mais avez-vous besoin d'une école tout de suite?\u2014Non, répliqua l'abbé: nous n'aurons probablement besoin de cette école que dans cinq ans; mais des difficultés peuvent se présenter d'ici là pour l'achat du terrain; si bien qu\u2019il vaut mieux se l'assurer sans retard.\u2014Oh! prononça le juge La Fontaine avec la plus grande amabilité, c\u2019est prévoir bien longtemps à l'avance.Nous sommes en guerre, el cette guerre sera peut-être suivie d'une famine.Et qui sait si cette famine n'amenera pas la fin du monde?.¥ 3 Quant à l'abbé Morin, vous apprenons de source sociale, absolument digne de foi, qu'il est le propriétaire du terrain qu\u2019il offre en vente, qu'il a payé un prix bien minime en comparaison de celui qu\u2019il demande.terrain qu'il essaya de vendre.d'ailleurs, à mamtes reprises.Pourquoi nous croyons que l'abbé Morin devrait faire un beau geste.À l'instar de Fabbé Gauthier, curé de Saint-Jacques, que ne donne-t-il son terrain pro gra- tia Deo à li Commission scolaire\u201d Ce serait la plus magnifique réponse à adresser à ceux qui reprochent à nos prêtres de se constituter agents d\u2019immeubles vis-a-vis de Ja Commission scolaire.Puis, M.l'abbé Morin prendrait ainsi la voie la plus ouverte pour obtenir l\u2019école après laquelle il =oupire.la Commission scolaire, qui se plaint de manquer de fonds, ne pourrait refuser la construction immédiate de l'école si on lui abandonnait gratuitement le terrain.Et quelles bénédictions prodigueraient les paroissiens de Saint-Edauard à Jeur dévoué pasteur! En parlant de l'abbé Gauthier, nous sommes naturellement appelés à parler de l\u2019école Saint-Jacques.Est-il vrai que lhorreur qui s'élève actuellement à l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis va rester Jà encore une année?Xi la Commission scolaire actuelle n'a pas assez d'argent pour construire une école moderne sur les terrains acquis au coin des rues De Montigny et Sanguinet, pourquoi l\u2019ancienne commission a-t-elle acquis ces terrains, qui lui ont coûté quelque chose comme $100,000, à part celui de l\u2019abbé Gauthier, cédé pour rien?Que la Commission scolaire actuelle nous éclaircisse ce point.Mais pour Dieu, MM.de St- Sulpice devraient rendre un service signalé à la Ville de Montréal, à qui ils doivent quelque chose, après lout.Et ce service serait: De démolir leur vieille école.ce qui obligerait bien la Commission scolaire à en construire une autre.\u201cI\u2019AUTORITE.\u201d _ - La prospérité revient ; L\u2019AUTORITE MONTREAL, SAMEDI, 1er SEPTEMBRE 1917 Volte-face DE Méderic L'homme qui préchait la révolte parle de faire arrêter oeux qui ont suivi ses conseils Aux plus beaux soirs des assem- blécs anti-couscriptionnistes, Méderie n'en manquait pas une.11 disait aux amis, en se frottant les mame: - Quelle chance! Voilà qui as sure ma réélection à la mérorie de Marial!.\u2026.Et Médérie pérorait, pérorait.I! dénonçait les grands journaux commie des feuilles atipendiées, ajoutant qu'on ne devait tout.de même pas casser leurs vitres, ce qui était une invitation pour le moins indirecte.Puis il faisait bâtonner devani l'édifice de la \u201cPatrie\u201d ceux qu'il avait souleves.Aujourd'hui, il annonce que les assemblées auti-conscriptionnistes sont strictement prohibées \u2014 de par ordre du maire de Montréal \u2014 et qu'il fera arrêter ceux qui ont prêché la révolte à ses côtés.C'est le comble de l'impudence, ou hirn uous n\u2019y sommes pas.Après cela, 1 n'esl que de tirer Pechelle.E-pérons que les Montréalais en ont assez des facéties du personnage et qu'en avril prochain ils sauront le retourner à ees \u201ccendres\u201d de Laval des Rapides, d'où il n\u2019aurait.jamais dû sortir, \u2014\u20142 rer pr Er M, Larivière \u2026 fait le diable II aurait voulu se faire cholsir dans Malsonneuve M.Fechevin Larivière fan un tapage de tou- les diables parce qu'il n'a pas été choisi candidat libéral à la Chambre des Communies pour la division de Maisonneuve.Entre nous, bien que nous ne professions pus une amifié exagérée pour M.Rodolphe Lemieux.le candidat désigné, nous le préférons encore de beaucoup ay petit Emery au rrand nez, ni rouge.ni blen.et qui nous fait penser à ce singe de la Fable se promenant avec une lanternr magique qu'il oubliait toujours d'éclairer.mem rte ES lt Médéric prend le frais à sa somptueuse résidence d'été sur le bord de la Rivière des Prairies en fumant des peg top oi cn se promcnant en automobile à mé- me l'argent des citoyens.Plus ques à Bon appétit, bonne digestion, santé parfaite, avec nos fameux dentiers hygiénl- $5.00 A nos amis les ouvriers \u2014 À l'occasion de la Fête du Travail, l\u201cAutorité\u201d est heureuse de présenter ses meilleurs souhaits aux ouvriers de Montréal, parmi lesquels elle compte tant de milliers de lecteurs.Un trio couteux La taxe sur le revenu nous éclairera sur la fortune de la trinité Béique-Dan- durand-Lemieux Un conseil à Sir Wilfrid les Jecteurs de l'Autorité\u201d ont pu se convaincre que la plupart des mesures adoptées par nos gou- verminis es ces dernières années 1Vaieu: été précon:isées longtemps à l'avance.Pendant que tant de journaux s'appliquent à bourrer leurs colonnes de stériles argutiee, évitant romme la peste foute idee nouvelle, et sont en grande mesure responsables de ln stagnation ca- nadienne-française, nous nous ef- forcons de mettre en IJumière les mesures les plus propres à nous tirer du marasme.AMnsi, depuis le commencement de la guerre 1 Autorité\u201d réclamait la conseription de la richesse, qui vient d'être réalisée (oh! en partie seulement) par l'impôt.sur par nous le revenu.Nous nous arrêtons aujourd\u2019hui sur fa nouvelle loi parce qu\u2019elle offre un avantage que beaucoup de nos lecteurs n'ont sans doute pas encore saisi: c'est de vous permettre de connaître enfin la grosseur du magot que les Béique.les Dandurand.les Lemieux ont amassé vendant que nous, libéraux.dête- nions le pouvoir à Ottawa.On sait que ees messieurs n'ont jamais rempli d'autre fonction que celle de ventouses vcollées aux flancs du parti libéral pour en extirper autant de pièces d\u2019or qu\u2019il était possible.Il est donc juste que nous sachions combien le prétendu dévouement de « trio à Ta cause li- bérile coûts au pays.Jamais les perspectives de reve- tir au pouvoir n'ont éfé aussi riantes pour sir Wilfrid Laurier; mais si le vieux loup de mer veut rendre s« barque à hon port sans accident, 31 devra la délester de cerfains navigaleurs trop encombrants.telle la trinité Béique-Dan- durand-lemieux.d\u2019indigestio Ce pauvre gros M.Flavelle Un qui à dû \u201crecevoir ça en plein front\u201d, c'est le dénommé Flavelle (qui a gagné le titre do \u201csir\u201d dans le cochon), quand il apprit que l'Angleterre, fatiguée d\u2019être exploitée, ne voulait plus de son porc, ni de son bacon.Ce patron des \u201cmessieurs habillés en soic\u201d devra désormais exer- cer son patriotisme dans une autre || sphère que le jambon et la saucis- ge.Il Jui reste les munitions, mais là encore le gouvernement trouve que les Canuyens sont \u201cben chérants\u201d el il annonce que la fabrication des obus sera discuuli- nuée si ce n\u2019est pour des projectiles de calibres spéciaux.Faut-il que ce pauvre Flarelle, mis en gros appétit par les cing millions tirés du bacon par s« compagnie Davies, sente {out à coup les vbus lui \u201cplier\u201d entre les mains?Ni ça continue comme c'est parti, Flavotle et consorts ne voudront plus de guerre, quand ils constateront que ça ne paie plus.Et l'on aura passé la conecrip- tion pour rien! Netre prochaine saison d\u2019Opéra \u2014\u2014atimmlihtui Semaine du ler octobre au théâtre His Majesty's.L La vélèbre troupe de grand opéra San Carlo dont la réputation est maintenant bien établie cn amérique.commence sa sixième eaison do succès à New-York, la semaine prochaine.Après un séjour de quelques semaines dans la grande métropole, la troupe viendra a Montréal, an grand complet pour une semaine au théâtre His Majesty's, commençant le Ter octobre prochain.Ta belle réputation qui précède ln Compagnie d\u2019Opéra San Carle est une assurance que nots aurons des représentations de Aout premier ordre.C'est une organisation sérieuse et complète et qui comprend plusieurs emi- nents artistes.Notre saison n'ou- vrim le ler octobre avec \u201cLa Gioconda\u201d, L'exquise prima donna soprano Elizabeth Amsden fera sn rentrée à Montréal dans cet opéra.Ie deuxième soir on donneru \u201cRigoletto\u201d avee une distribution en- tiérement différeute.incluant la merveilleuse soprano Madame Edvige Vaccari ct l\u2019éminent baryton Antola.Te mercredi en malinée \u201cMartha\u201d.Encore nouvelle distribution incluant Madame Marie Kuestner soprano dramatique dont le succès ici il y a un an fut considérable.Puis viendront \u201cCarmen\u201d.\u201cAida\u201d.\u201cTa Traviata\u201d, \u201cLes Joyaux de la Madonne\u201d ot \u201cIl Trovatore\u201d.La direction de notre prochaine saison d'opéra s'attend avec raison A ee gue ce soit un tres gros sue A eee eee rn .A nf pei py pire ZZ Yt 7 y 2 74 = Né S'adresser a + L\u2019\u2018\u2019Autorité \u201d* ne donne que des informations ex- =| clusives.\u201cFaole La Presse\u2019, \u201cFaole La Presse\u2019, 33, rue Cherrier.38, rue Charrier.LA M ETHODE NOEL Trois geuisrneurs, deux premicre mninintres «ù des milliers de personnes ont visité l'Ecole depuis seize ans.COURS FOUR GARCONS ET MILLETTES .MATIERES Cutéchiome \u2014 Lungue française \u2014 Langue nuglaise \u2014 Arilhimétique - \u2018l'enve de Hvres \u2014 Géographie \u2014 Hiotuirss, ete, ete.LE PUBLIC Pour avoir une idée de In méthode Noel, il faut visiter l'école.Sn maison Granger et Frères vient d'y installer le matériel de clusse lo plus complet en Amérique.Le publie peut visiter les clnaves (ous les jours, ALCIDE NOEL \"3er die 88, rue CHERRIER QUELLE EST LA PERSONNE QUI AUX TAUX SUIVANTS NE PEUT ASSURER SA VIE?L.P.CHARLEBOIS EXPERT EN ASSURANCE Offre une assurance spéciale de protection sur Ja vie avec une compagnie des plus puissantes aux taux nets suivants par $1,000,00 : Âge 20 LF RR * 20 9.12 \u201c30 9.61 * 36 10.30 \u201c 10 11,37 \u201c 45 13.05 » 20 .16.09 Pour informations complètes relativement à cette offre.s'adresser immédiatement, étant donné que l'offre n\u2019est valable que pour une période limitée.| L.P.CHARLEBOIS Chambre 521 Edifice \u2018\u2018 Transportation MONTREAL, QUE.Phone: Main 1716 où St-Louis 6007.| vès, Les amateurs viendront e- me du dehors pour cette semaine de grand gala et il et bien cor- Chaque année.les Français de Montréal.partis au début de la s guerre ct revenus du front, com- tain qu'en refusera du monde à fmémorent dans une soirée artisti- chaque représentation.Nous auf que ct littéraire cel immense éve.noncerons prochainement louver- {nement historique, ture de ln vente des billeis, La socièté las Saos-au-Dus, \u2014_\u2014\u2014\u2014 jen l'oouvre est éminemment pa- : Iriotique, mérite certes d\u2019être en- La Société mr \u201cI S D n= 7 oT -d - 6S acs au 0S | vue femiue ahisuit à son mari trop attaché \u201cde voudrais La soriété- Les Sacs-au-Dos de être tivre afin d'être plus souvent 0.+ avec vous.Noyes livre po \"9147, célébrera au Monument Na-| SES ee un res lui ré ; , poadit il je Te veux bien, pourvu que tional, dimanche, 9 septembre.le vos Aone ant Hivre almanach, afin vey .- {roisième anniversaire de la ha- que je à \u2018a lecture: puisse en changer lous des avec taille de ln Marne.ane\u201d bonnes EE ee des L'INSTITUT _DENTAIRE du Franco-American Medical Institute Incerporé par le Gouvernement 164 ST-DENIS et si vous voulez réussir en affaires, il faut annoncer UN PEU PLUS BAS QUE SAINTE-CATHERINE ca oaks rhe 1 rtf rage so J Nr AEE was way ST amt Tiadads ars rR AT amet.NEE) nas what W EET * FH ota 0 "]
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