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Titre :
L'ami du peuple, de l'ordre et des lois
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. [...]
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est un journal bihebdomadaire fondé à Montréal en 1832 par John Jones et le superintendant de police Pierre-Édouard Leclère. Il est conservateur et loyal à l'autorité britannique, ce qui l'oppose à l'opinion politique des Patriotes. En 1833, Alfred Rambau prend la relève de Michel Bibaud comme rédacteur du journal. Il conservera ce poste jusqu'à la fin de la publication, en 1840.

L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois est secrètement commandité par Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; durant cette période, les sulpiciens, seigneurs de Montréal, de Deux-Montagnes et de Saint-Sulpice, négocient en Angleterre leur droit de propriété au Canada.

Sur un ton modéré, Alfred Rambau défend l'autorité de la religion catholique et l'appartenance du Bas-Canada à l'Amérique du Nord britannique et affronte les indépendantistes et les républicains.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 73-74.

Éditeur :
  • Montréal,1832-1840?
Contenu spécifique :
mercredi 30 mars 1836
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1836-03-30, Collections de BAnQ.

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[" Lada A A A AS mme VOD.EVs pe \u20142 MONTRE SZ, n, MB GREED, 96 MARS, LES.MELANSAS- L'OLIVIER, CHAVITRE FEENIER, Ah: quel ploisse of Bravo! bras Les nuire cosle Maud les coutennx ! vite, vite & Gant! (ouite.) A voir ces deus hommes, dont l\u2019un avait jet\u201d une corde autour des reins de son cumuvrade, ot s'efforçait de l\u2019uttirer à lui, on eût dit un condamne et un esécuteur des lmutes acuvres qui s'élevaien sur lu potence, Ce ne fut jus sans peine quc Tonio pertint Apercher son crédute conpère sur l\u2019une des des voie re peurfoudee ! ares, ez th must Jets dde branches de Volisicr ; wis, y élunt parvenu, it le lin fortencent, et fice du suecés de aa ruse, il se hâta de descendre, \u2014 Eh! cumpère Libario, es-tu bien lälmut ?\u2014 Comme cu.respiration, \u2014 Ft vois-tu quelque choc ?\u2014 Non,\" je ne vois rien, \u2018Du n'us tecriblement géné là == Vois-tu pus le renaud ?\u2014 Pas le moins du monde, Est-il curieux avec son tenard ! \u2014 Ah?tu ne le vois pus ; ence cus, je vais te le montrer.Tonio saisit sa hache d'un bra vigoureux, et fait voler des éclats du vieux tronc.; siste et gémit en vain, son heure de mort est urrie ture, Liborio dont l'ivresse n\u2019était pas si complète qu'il nepût »\u2019upercevoir de ln trahison, et qui trembluit detuus sus membres, chaque fois que lu coguée.tombuit sur le pitori où, il était attaché.Ohétvhé! es-tu fou ?Ah ! traître, ah! volcue, Au secours! uu secours ?mivéricorde ?c'en est fuit du fils de mis mère ! Sang de Jésus-Christ 7 corps du diable ?tonnerre ?M aurait poursuivi longtemps encore cette litanie de malédictions, lorsqu'un affreux craquement Jui annonça que tout espoir étuit perdu.Alors il | recuillit ses coprita: le sentiment de su conservation impos silence it su colère.Il songeait du tnoîne à faire bonne fin; muis sex craintes étaient wul fondées, L'arbre penchase noble tète, et tomdha lentement sur le sol, en poussant un lugu- LS bre \u20ac t oui 3% it dans les plai de l'uir,comme tes derniers soupirs d\u2019une âme nue nisante, Tonin n'avait point attendu cc moment.Ou le voyait courir à toute jambes sur les terres des Bobborghetti, appelant «es alliés à son sccours ; sar déjà lu vengeance s\u2019élunçait à su poursuite, Les eris de Liborio avaient dunné l'éveil, et les Fabrizj furieux se hâtuient d'accourir, quoique troptard, Lélas! Des coups de fusil sillonnaient la plaine ; muis, heureusement pour Tonio, la eolère tend les hommes muludroits, | La peur lui donnait des ailes, le désespuir en pritait a ses ud.vessaires.i On ne peut savoir qu'elle aurnit été l'issue de celte chasse, oi les Sobborghetti ne fusent ne- vourue de leur côté pour fuice respecter leur ter.Titoire, Des coups de siflet, des cris nigus traver- térent alors lu pluine, et se perdirent duns les montagnes voisines, | À ce signul, les paysans, les voisins, les amis saînicent leur nrmes, et se préci- fitérent au secours des combattans de leur parti, [ Les côteuux voisins étaient couverts de geus armés qui passaient, lec uns auprès des autres, sans chercher à se nuire, mais qui commençaient leurs ! hottilités dés qu\u2019ils nvaient atteint ln plaine.La était le rendez-vous des combattans.L'arbre de paix n'élevait plus ses rameaux protecteurs ; les | lieux qui l'avaient væ naître et mourir devinrent ; un champ de carnage, C'était là que les chef | animaient leurs partisans de la voix ct du guste, Les coups de feu se succéduicut mus reliche ; les pierres tombuient comme lu grôle ; ct quand deux cembatlans parvenaient à s'approcher, ils se sai.tiomicat aux cheveus d'une ain, et, de l'autre, s'attaquaient avec le couteau, cherchant moins & se préserver d'une blessure qu\u2019à frapper leur en- memi.Alors, aux cris de fureur succédaieut des cris de douleur ; les vainqueurs abusaïent de la victoire, et les vai | 8 Les femmes et les enfans cuz-mômes ne demeu- tèrent pas spectateurs oisifs de cette sauginnte mêlée ; on les vit se précipites au milieu des combattans pour leur fournir des armes et des Munitions, où pour relever les blessés, Endn la nuit, plutét que la victoire, vint mettre Un terme à ces ativcités Les Sobborghetti crurent avoir triomplié, puisque ln sentence qu'ils valent obtenue avait reçu son exécution 3 les Fabris) répondaient qu\u2019ils v'étaieut dignement vengés, et que l'honneur était sauf.En effet, ils emportérent Parle mulencontreux, comme les | | veliceut soteieuellement sur leure propres domaines, Le trounce coupé ne s'élevait plus qu'à un pied envicor vu-deseus due sul; mis ln joie des Fabrizj fut; A le en cemerquant qu\u2019il portait qui pouvait perpétucr un jour la ploice de son urectre, Quelle que fat à cette Époque V sit dans l'ile, du événement au hic qui peuve de- vaitappcler ht pis sevicuse attention de Pantoité, | et C'est ce qua arrive, Dis troupes envoyées sus les tieux contraignirent les deux partis ennemis à déseiter Jeurs domaines respectifs, «Là se dispers ser dans les moutagues, Quelques aus des fugitits osctent suvenlurer uns les villes voisines, où ils pénéticrent sous des nonts supposés Ceci se pursuit en 198.A duter de cet évênc- ment, chaque fois qu'un Fabrizio ct un Sobborghetto se trouvaient en présence, il fallait mettre l'épée à lu nain, Souvent il arriva qu\u2019un membre de l\u2019un de ces familles, passant quuisiblement son chemin dutis en lieu détourné, fut frappé par un coup de feu Giré de derriere une haie, «L lu voix publique nommuit nisément le coupable.Ce fut dune de semblables rencontres que pési- vent successivement les principuua chets des funil- les ennemies Duran ceux qui ne furent point frop- L'arbre 2.ft emcissons déjà Andréa di Fubrizj et Lorenzo di son flanc présente une large ouve-f, Héritiers de Ju haine comme des biens de leurs 1 wncétres, ces jeunes louveteuux, malgré lu faiblesse Ohé toh ! qu'est-ce que cela veut dire ¥ | de Jeur âge, s\u2019étuient déjà cencontrés plus d\u2019une | à s\u2019enroler Sous le< drapeaux de leur nouvelle paper, se trouvaient deux jeuves geus que nous con- Subburghetto, âgés alors de treize à quatorze ans.foir duns de sangluntes milées, CHAPITRE DEUNIEME, La ième coupe d'umertome Fat réservée À vos repusts Mènme soleil et mème lertrane Doivert accompagner vos pau, Sur cette route de misère Supportez-vous pour molus souffrir.Allons, enfats, tève À ta guerre, V1 est coujours tesips de anvugle ?Plusieurs aunées s\u2019étasent écoulées, La Corse, divisée cu deux départemens, le Golo et le Linmone, eubissait alors la domination de la France.Un homme, né sur ce rocher fertile, faisait brile ler d\u2019un éclat si villa gloire des armées francai- ses, que toutes les gloires antérieures s'éclipsaient devant ecfle-tä.Les Corses, fiers d\u2019une patrie qui avait denn le jour À ce grand capitaine, se jetaient en foule dans les rangs de ees formidables bataillons qu\u2019il guidait à lu victoire Les 5 j tons épars des dens nobles familles dont nous avons raconté l'histoire, nvuient plus dan motif pour suivre une semblable impulsion.De tout temps, lu gloire militaire à caché sous son munleus les illustrations appouvries.Andréa et Lorenzo, devenus hommes, pouvaient, à la vérité, se montrer de nouveau dans les lieux témoins de leurs sanglaus démélés ; car le temps et les vicissitudes politiques en avaient effacé les traces ; mais leur amour propre, froissé par des pertes de fortune, et, plus que toute autre chose, le désir d'acquérir de lu rehotainée, les portérent bicutôt r tric.Ms furent incorporés dans le premier ba.| taillon des chusscurs curses, on als ne tardérent pas à se faire remarquer par leur brillent courage et par des talens qu'ils devaient à leur educa.| tion.La discipline militaire ct là nécessité de ne \u2018 donner à leurs chefs que des sujets de satisfaction, curent bientôt ussoupi duns le cœur de: ves jeunes geus les éluns d'une haine hérédie tire, Los dangers du combat ne connaissent pas | de distinetion ; nussi les haines s'umollissent | promptement sous lin Lente du soldat, ct s'étel- guent sur le champ de batuiile, Andréa et Lorenzo vécurent ensemble, duns le : principe, sur le pied d\u2019une froide politesse ; mis | Île étutent compagnons d'arnies et souvent cama - rades de lit, Continucllement wis en contact par |! lee besoins du service, depuis surtout qu'ils avui- il ent gagné des épaulettes, ils nimnieut à causer emsemble des lieux qui les avafent su nuître ; ils ; se ruppehiicnt mutuellement les jeux de leur pre- | mière enfance, notamment à cette époque qui nvait dévancé les huines de voisinage, ct tous deux, par un procédé plein de délicatesse, évitaient uvee, soin tout cc qui pouvait réveiller le souvenir d'une époque sanglante.D'ailleurs, depuis qu'ils vivaient sur le continent, leur pays et tout ce qui : s\u2019y ruttuchuit Îcue étaient devenus plus chere Plus lu patrie s\u2019éloiguait, et plus ils éprouvaient : le besoin de se tapprocher l'un de l'autre, En.\u2018 fin, île partagenient les mêmes périls, les mimes | fatigues et la mime gloire 5 il n\u2019en fallait pus : autant pour fundre lu gluce, ot changer leur | froide bienveillance en chaude anutié : c'est ce qui arriva.\u2014 \"Te souvicnt-il, disait un jour Andren à Jo, renzo, de mes jeunes aineurs avec ta petite sœur, ; la chucmante Ansarclla 7 encore un tendre vejcton, un héciticr présomptif i Avnhes du désest enpoitent leurs morts, et l'enses | \u2014 Oh! oui, il m'en souvient, répondit Lorenze l'auvre ve r! voilà bien du temps que je uni reçu de ses nouvelles.À l'époque que tu vic de me rappelee j'étais fort espiegle, et je me plui.bis singulicrement à mettre cette chere petite duns l'embarras des premières confidences , je lu ; Fuisais rougir jusqu'au blune des jeux en dui juu- lant de toi devant des étrangers.-\u2014 Et erois-tu, reprit Andréa d'une voix un peu Émue, croj-tu Qté ta sœur uit fait choix maiute- ment d'un époux # \u2014Sivelu était, j'en serais informé, à moins que mes lettres n'uieut Été égurécs, te que je see fais assez porté à eroîre ; cuv, wimi que je le dis suis, depuis long-tenps je Auelréu, tu changes de couleur Z serais-tu indisposé, où plutôt Je souvenir d'Annarelhe produit-il chez toi un semblable ebet ?\u2014 de l\u2019avouctai, Lorenzo, je ne puis penser suns nltemdrissement à tout ce que j'ui perdu : mon di oo Matis qu'as-tu donc, père, mu bonne mère, mes amours d'enfance, 8 les montagues si majestueuses.\u2014 Suns doute! répondit Lorenzo, je partage tous Les regrets et j'éprouve les mêmes sentimeus devant les mèmies souvenirs, Mais ayons Lun es- iy hous sommes jeunes encore tous deux ; qui suit 2 le bonheur note attend peut-être aux lieux où nous l'avons tissé ! poir, cher u C'est apres de semblubles entretiens que nus deux jeunes gene se sentufent plus que jumais dis- Pusés à s'entruimer comme d'anciennes cuntaise sances Hurriva un jour que Lorenzo perditaur parole, nu jeu, Une soume assez considéral:le qu\u2019il n'était pas eu smeure de payer, N'orunt confier sa faute à son mul, i ne suvait à quel saint se vouer, et son embarens Ct fort goad 5 nus Andréa chers clin par tous Jes moyens à connaître In cause de ectte Cristeuse imolite, et quand elle ui fot cone nue,il s\u2018empresss de venir au secours de son con pagnon ; mais il y mit tant de délicatesse, que Loretza n\u2019cut aucun prétexte de refuser ce qui lui était oficit »i nollement, Ju providence lui fournit bientôt une vecusion de reudre à son semi service pour service : Andrca tombu dungereuxe- ment malade, et Lorenzo Jui prodigua avec ussi- duité les soins les plus tendres, Depuis ce moment on remarqui entre ces jeunes quais la plus grande intimité.Nous ne les ouivrons pus dans cette longue carrière où lu gloire militaire fit oublier tant de dune gers ct tant de faute, Cette époque appartient à des noms trop lustres pour servir de cadre à l\u2019histoire obscure de deux jeunes oficiers qui, en d'autres temps, cussent été des héros, et qui ne fureut alors que de bous soldats, L'année IS13uallait nie, L'armée française uvait éprouvé ces immortels cevers où son courage ct sa résignation se nunilestécent si gloticusement.Napoléon voulant donner nu chef de In nation po- lon se unTtémoiguage de se haute satisfaction, lui accorda le rang ct les honneurs de maréchel | de France, ot lui confia le commandentent d'un corps d'armée coupasé de Francais et de Polonais, Le hasard voulut que Lorenzo et Adeca fussent compris parmi les ofliciers désignés pour faire patrie de cc corps d'armée, Le 18 octobre, jour de néfaste mémoire, Poulatowski vaîneu, triste ct blessé, à peine necompa- gué d\u2019une poignée de soldats suivait 1a route qui conduit à l'egau.Arrivé sur les boss de l'Elster, cetle troupe aussi malheureuse que vaillante fut atteinte par les hordes de Cosaques qui tes suivaient sans relâche comme d\u2019usides vautours qui guettent une proies Mors kes combatians changé- reut de rôle 5 ls fuyards s\u2019arrétérent tout d'un coup, et le même péril leur inspirunt la tuême pensée, ils scrrérent spontanément Jeurs rangs et reprirent Poffensive, Long
de

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