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Titre :
Photo-journal : tout par l'image
Lié au Petit Journal, Photo journal met l'accent sur les illustrations et couvre notamment le monde du spectacle.
Éditeur :
  • Montréal :Photo-journal,1937-1981
Contenu spécifique :
jeudi 23 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Photo-journal : tout par l'image, 1937-09-23, Collections de BAnQ.

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[" I*j5u PHOTO.® JOURNAL MONTREAL le jeudi 24 SEPTEMBRE 1937 TOUT PAR L'IMAGE \u2014 NOUVELLES ILLUSTREES DU MONDE ENTIER\u2014TOUT PAR L'IMAGE DIJO D\u2019AMOUR transatlantique tytfl ccftfse une {grande tléeeptùnt à une jeune fille d9Outrentant -(Voir page 3) - «mm */ Leurrée par le portrait flatteur qu'il lui fit, elle persuada son père de lui payer un voyage en Europe afin de voir le prince de ses rêves.mais lisez en page 3 la désillusion qui l'attendait.Gomme quoi l\u2019argent peut faire le bonheur: un chômeur gagne m billet de sweepstake -(VOIR PAGE 4)- Le singe aux gestes humains -(Voir page 7)- Photos de vacances primées par PHOTO-JOURNAL MONTREAL 21 SEPT.1937 WOTO-JOURNAB PAGE 2 Voici les exercices que cette fillette fait tous les matins avant son déjeuner mmÊ mm i Voici la petite Thérèse, 4 ans, fillette de M.et Mme Armand Leclerc.M.Leclerc, qui est professeur de culture physique, est photographié avec sa fillette h la Plage de Ville LaSalle.mm mm mm I g Premier mouvement du premier exercice (pie la petite Thérèse accomplit tous les matins.mm mam g Deuxième m o u v emcnt.Voyez avec quelle souplesse elle se penche sans - plier ; les genoux.Toujours molodive avant cela, elle est, aujourd'hui, en excellente santé.Premier mouvement du deuxième exercice.«IS e®!* mm S; \\ i: -ri g Deuxième m o u vement : cet exercice a pour but d\u2019assouplir les muscles dès le bas âge.Ceux qui habitent en dehors de Montréal peuvent s'abonner à en écrivant à 1242, rue Saint-Denis ABONNEMENTS: Canada .$2 par année ($1.25 pour 6 mois) Etats- Unis.$2.50 ($1.50 pour 6 mois) 0 Voici maintenant le troisième exercice, excellent pour les hanches.ÉSSll: ¦ m: Quatrième exercice poùr l\u2019assouplissement des chevilles et des mollets.mm S ® mMB .g Enfin, voici le cinquième exercice pour l\u2019assouplissement des bras.?¦ i\t¦.,C :\tv h ¦\t' \"A\"'-7 >.V» v-i- x3 v tJm mm .\u2022 \"*fc< A wmm - v- j m v>t v 7 ,y P®?,*?4^^ M?%\t: ¦4 .fyvs Photo de notre concours des photographies de vacances primée par \u201cPhoto-Journal\u201d.Photo prise à la Baie Missisquoi surnommée \u201cVenise en Québec\u201d.?Demandée en mariage par câblogramme Carlotta Lamer, de Salin-na, Kas., ex-épouse de B.Rogers, frère de Buddy ^ Rogers, est en route pour les Indes où elle doit épouser J.William Sinclair, inspecteur pour une compagnie d\u2019huile.Il fit sa demande en mariage par câblogramme, manière commode, pratique et fort expéditive assurément, mais pas à la portée de toutes les bourses.Mais pour les gens timides, c\u2019est épatant.A la demande générale PHOTO-JOURNAL prolonge jusqu'au 1er OCTOBRE SON CONCOURS de beauté doté de 4 prix de $25.00 H est donc encore temps de nous soumettre votre meilleure PHOTO pour ce CONCOURS ! ¦ \u2022 «; ; < > \\ ¦¦SZÎ- MONTREAL\u2019 23 SEPT.1937 PHOTO-JOURNAL PAGE 0 L'amour par correspondance Joue un vilain tour à une jeune fille d'Outremont Ravie par l'élégance de son correspondant' parisien, elle décide de s'embarquer pour l'Europe .mais, lisez plutôt ce qui l'attendait dans la Ville-Lumière ; pour elle, c'est là que, vraiment, la lumière se fit ?O \u2022 Le fils d'un industriel et la fausse photo fixé à la semaine suivante.Dans de telles circonstances.mieux ne vaut pas attendre, diable! 9\t9 Les jeunes gens et jeunes filles qui s\u2019amusent à correspondre, à titre de passe-temps, avec des étrangers, forment une légion qui tend sans cesse à s\u2019accroître.Grâce aux petites annonces des journaux ou magazines, on peut trouver ainsi jusque dans les pays les plus reculés le \u201cjeune homme, beau, intelligent, de bonne famille, intellectuel, d\u2019assez jolie fortune\u201d, qui invite \u201cblonde ou brunette, élégante, jolie, jeune, sportive et sensible\u201d à lier connaissance par voie épistolaire avec lui.Bref, c\u2019est le couple idéal assorti.On n\u2019a qu\u2019à tremper la plume dans l\u2019encrier, à aligner cinq ou six pages de fadaises sentimentales sur papier de luxe, et le roman merveilleux «nnmence! Les préfaces de ces aventures romanesques promettent toujours une intrigue savamment nouée, mais l\u2019épilogue n\u2019est pas toujours celui qu\u2019on attendait.A preuve cette odyssée d\u2019une jeune fille d\u2019Outremont qui vient de subir la plus cruelle désillusion de ses vingt-quatre printemps.a o Il y a huit mois, la toute charmante Aline Laforest, fille de médecin, une jolie brune, vraiment ensorceleuse avec ses grands yeux rêveurs et son nez classique, ne sachant que faire pour tromper son ennui, vit dans une revue l\u2019adresse d\u2019un Parisien, Henri Du-martin, qui demandait une correspondante au Canada.Le tableau qu\u2019il traçait de lui-même était très modeste!.Jugez-en vous-même : \u201cErudit, jeune, grand, brun, fils d\u2019industriel, artiste à ses heures, musicien\u201d.rien ne faisait défaut au \u201cpedigree\u201d.C\u2019étaient les seuls talents que, pour le moment, il se décernait humblement.Portrait flatté Comment résister à un t e 1 portrait enchanteur ?D \u2019 a i 11 e u rs, correspondre n\u2019engage à rien.C\u2019est plutôt une façon fort agréable d\u2019occuper les loisirs d\u2019une désoeuvrée.La flamme ne tarda pas à jaillir du brasier allumé.Chaque courrier d\u2019Europe apportait les lettres de là-bas.Elles étaient ma foi, assez bien tournées.Ici et là quelques fautes d\u2019orthographe, mais pourquoi y attacher tant d\u2019importance quand on en fait soi-même davantage?D\u2019ailleurs, ils écrivent si bien, ces Français! quelle différence avec nos petits Canadiens! On échangea tout d\u2019abord d\u2019histoire, de littérature, de poésie et même de politique.Henri Dumartin citait des phrases d\u2019hommes célèbres, envoyait des photographies, des impressions: on causa parlait des manufactures de son illustre père et de ses voyages dans les capitales européennes.Aline se laissa prendre à la glu et passa des nuits bianches à composer des petits chefs-d\u2019oeuvres pour son gentil correspondant d\u2019outre-mer.Echange des photos Un jour, elle lui envoya sa photographie.Celle d\u2019Henri Dumartin lui parvint par retour du courrier d\u2019Europe.Il était aussi bien tourné que ses lettres.Avec sa petite moustache brune, ses tempes un peu dégarnies, son front altier, sa taille fine, son regard de conquérant, il faisait songer à ces poètes de l\u2019époque romantique ou à ces palladins chevaleresques du Moyen-Age.Sur sa photo, il \u201cfaisait noble\u201d avec monocle, haut-de-forme et gants de chamois.Aline fut éblouie et dès lors l\u2019A m o u r avec u n grand A, fut la note dominante de ce duo transatlantique.Départ pour l'Europe Deux mois plus tard, on parlait de fiançailles, puis de mariage.La jolie Aline en perdait appétit et sommeil.Elle fit part à ses parents de son idylle que jusque là ils ignoraient, affirmant sa décision d\u2019aller en Europe rencontrer l\u2019objet de ses rêves.Son père se demanda s\u2019il ne fallait pas plutôt l\u2019envoyer pour quelques semaines dans un sanatorium soigner ses nerfs, mais Aline avait son petit caractère.Elle fit des scènes, pleurnicha, amadoua sa mère, et finalement gagna son point.Le départ fut triel.j\u2019travaille comme mécanicien: Henri m\u2019aide comme huileur! C\u2019est un brave gars quand même, vous savez ! Fausse photo Le beau voyage Elle s\u2019embarqua à New-York sur le \u201cNormandie\u201d.La traversée lui occasionna bien le mal de mer, mais peu importait, Paris, Paris la Ville-Lumière lui apparaîtrait bientôt, avec toutes ses splendeurs, et là bas, rue Cernuci, le Prince Charmant l\u2019attendait! Un télégramme avertit ce dernier de l\u2019arrivée inopinée de la fiancée sur parole .Quand on voyage, on ne lésine pas.Aline prit place à bord d\u2019un avion et quitta Le Havre pour Le Bourget.Quelques heures plus tard, elle débarquait à Paris, ou plutôt, Paris la recevait.Première déception Henri Dumartin n\u2019était pas, hélas! au rendez-vous.\u2014Il est probablement trop occupé à gérer les affaires de son père, se dit Aline qui se rendit en taxi, rue Cernuci.Deuxième désappointement L\u2019\u201chôtel\u2019\u2019 des Dumartin était une maison d\u2019apparence plus que moyenne.\u2014Ils ont des goûts modestes, se dit-elle.Elle sonne à la porte.Une brave grosse commère au visage accueillant la reçoit dans ses bras.\u2014Que mon fils sera content de vous voir ! s\u2019exclame-t-elle.Henri a reçu votre télégramme hier.Il m\u2019a souvent parlé de vous! Il sera ici tantôt, il est encore à l\u2019usine!.Aline est vraiment déçue, elle qui s\u2019attendait à pénétrer dans un intérieur luxueux, d\u2019être accueillie par quelque majordome en livrée ! mais la mère de son correspondant est une si brave femme à la figure joviale et si franche qu\u2019elle ne veut pas lui laisser voir combien elle est trompée dans son attente.Le père est un gros bourgeois.Il s\u2019esclaffe lors-qu\u2019Aline lui parle de ses entreprises industrielles.\u2014Ce sacré Henri, dit-il pendant qu'un gros rire lui ébranle le ventre : il est toujours farceur !.Pour sûr, ma petite, que j\u2019suis indus- Aline n\u2019en revient pas!.prise d\u2019un doute affreux, elle montre la photo reçue.Le père Dumartin rit de plus belle.\u2014Mais! c\u2019est pas lui!.i! a voulu jouer une autre blague .c\u2019est le portrait de son cousin, Alcide Campai, un professeur de lycée, celui-là même qui écrivait les lettres qu\u2019Henri recopiait.Tenez, le voici, son vrai portrait, là, au-dessus de l\u2019horloge .Aline voit dans un cadre aux dorures salies par les mouches, une grosse figure bouffie, pas trop laide peut-être, m a i s excessivement vulgaire.Le regard un peu ahuri.La bouche semble indiquer une bonne nature, mais le tout est l\u2019écroulement de ses rêves de petite tête folle romanesque./ La fuite Elle ne peut plus contenir les sanglots de rage et de découragement qui montent à sa gorge.Elle se lève brusquement.\u2014Dites à Henri que je dois sortir pour une course urgente .je reviens dans deux heures .murmure-t-elle d\u2019une voix sourde.Elle hèle un taxi et se rend dans un hôtel cacher ses larmes dans le secret d\u2019une chambre.Pour ne pas cire ridiculisée par ses amies et sa famille, elle prolonge s o n voyage e n Europe et fuit sur la Côte d\u2019Azur pour revenir à Montréal un mois après.La trop sentimentale Aline eut beau inventer les plus habiles prétextes pour expliquer les causes de sa rupture, la vérité se fait jour tôt ou tard.C\u2019est ainsi que moi-même je fus mis au courant du roman d\u2019amour raté.Aline en pleura des jours durant.Elle en a assez de l\u2019amour par correspondance ! Elle préfère sa poupée à son mari i Cette enfant de 11 ans est May Frances Alexander, de Neelyville, Mo., mariée récemment au grand efllanqué William H.Grimes, 67 ans, photographié avec elle sur cette vignette.Leur ciel conjugal semble être obscurci par des nuages, car la fillette en pleurs déclara aux autorités qu\u2019elle aimait beaucoup mieux sa poupée Martha que son mari i PHOTO-JOUn «MJ PAGE 4 MONTREAL 23 SEPT.1937 COMME QUOI L'ARGENT FAIT LE BONHEUR! \u2022\t9 Un pauvre diable gagne cent cinquante mille dollars avec un billet de sweepstake, à Québec.« a Dans une sombre mansarde mal éclairée, et aux meubles rares et déchiquetés, à Québec, sur une vieille rue presque déserte, François Chénard songeait.Il revoyait en imagination son enfance heureuse au milieu de sa famille, puis il se rappelait la tragédie qui était venue soudainement interrompre cette félicité.Son père et sa mère étaient morts dans un incendie désastreux, puis son frère et lui, qu\u2019on avait sauvés des flammes, furent mis dans un orphelinat.Deux ans plus tard, alors respectivement âgés de seize et dix-huit ans, ils entrèrent au patronage St-Vincent-de-Paul, sur la Côte d\u2019Abraham.Là on leur apprit à se tirer d\u2019affaire dans la vie et à gagner leur pain.Gérard devint cordonnier et François obtint un emploi de livreur pour un grand magasin.Tout alla assez bien pendant quelques années, mais un jour, le pauvre Gérard mourut d\u2019un accident d\u2019auto.François quitta le patronage et songea à se marier, mais la jeune fille qu\u2019il courtisait lui avoua un jour qu\u2019elle en préférait un autre qui gagnait beaucoup plus que lui.Le pauvre François en fut atterré.Il était de ceux qui n\u2019aiment qu\u2019une fois; donc ses projets matrimoniaux si bien élaborés ayant échoué, il résolut d e rester célibataire.Pour oublier son chagrin, il décida de voyager, mais comme il n\u2019en avait pas les moyens, il dut faire comme les vagabonds, marcher tout le jour et dormir bien souvent à la belle étoile.Quand il pouvait trouver du travail, durant ses pérégrinations, il l\u2019acceptait volontiers, mais il semblait avoir perdu l\u2019ambition de se créer un avenir.Des années passèrent sans apporter aucune amélioration à son sort.Il voyageait d\u2019une ville à l\u2019autre, se faisait des amis qu\u2019il quittait ensuite avec regret pour reprendre son chemin.Nul endroit ne le retenait.Par un copain rencontré au hasard, il apprit que sa petite amie Fernande Chantal était mariée avec celui qu\u2019elle lui avait préféré, Hubert Fontaine, et qu\u2019elle était fort malheureuse.François souffrit de cette révélation.Le nom de sa bien-aimée avait réveillé en lui tout un monde de souvenirs et mû par un attrait invincible, il reprit le chemin de Québec, avec quelques dollars seulement dans scs poches.11 se loua à bon compte un logement délabré et se trouva du travail comme journalier.Trois ans plus tard, il rencontra Fernande avec ses trois enfants sur la rue.Il lui parla assez longuement et apprit que son mari était décédé depuis un an et qu\u2019il l\u2019avait laissée pauvre.Ayant eu son adresse, François allait la visiter fréquemment, mais il ne pouvait rien faire pour elle étant pauvre et dénué de tout lui-même.Mais c\u2019était un réconfort pour lui que de revoir cette femme qu\u2019il aimait encore.Elle gagnait sa vie à faire un peu de couture pour des clientes riches; avec ce gagne-pain elle ne pâtissait pas trop.François aurait voulu la marier mais ses moyens ne le lui permettaient pas.et c\u2019est ce qui le rendait malheureux.Ses cinquante ans bien sonnés lui avaient appris que la solitude n\u2019est pas toujours une bonne amie.C\u2019est à toute son existence passée et à ses divers souvenirs qu\u2019il songeait en ce soir de septembre, prés de la lampe qui éclairait à peine.Il se rendit à la taverne prendre un verre de bière pensant que cette boisson endormirait quelque peu son chagrin et lui ferait oublier sa solitude.Un ami qui était là offrit de lui vendre un billet de loterie d\u2019Irlande de $2.50.C\u2019est à peu près tout ce qu\u2019il lui restait dans ses poches pour finir la semaine.Néanmoins, il se décida à acheter ce billet, espérant que la chance lui sourirait au moins une fois dans sa vie.Puis il continua sa pénible existence sans plus penser à ce billet qu\u2019il avait acheté, quand un jour, une lettre vint 1 u i apprendre qu\u2019il avait gagné cent cinquante mille dollars ! Il n\u2019en put croire ses yeux et crut qu\u2019il devenait fou.Mais le premier moment de saisissement passé, il s\u2019assura que tout était bien authentique et s\u2019en alla faire part de la bonne nouvelle à Fernande.Il en profita pour la demander en mariage une seconde fois et fut heureux cette fois de se voir accepté.Il fit ses préparatifs de noce et dans l\u2019intervalle il rentra en possession de son argent.Son premier soin fut de s\u2019acheter une maison et de la meubler confortablement.Tout ce qui lui avait manqué jusqu\u2019à présent il l\u2019aurait, maintenant qu\u2019il était riche.Il renouvela sa garde-robe qui en avait grand besoin.Un mois plus tard, tout souriant, François Chénard conduisait à l\u2019autel Mme Fernande Fontaine, la femme qu\u2019il avait toujours aimée.Il la combla de dons et entoura ses enfants de soins paternels.Sa vie antérieure qui n\u2019avait été qu\u2019un long cauchemar s\u2019était transformée en un rêve doré.Il pensa qu\u2019u- Il dut faire comme bien des vagabonds: marcher tout le jour, vendre des guenilles et coucher souvent à la belle étoile., \u2022\u2022\u2022\u2022V r-:'y \u2019 y-,* *\u2022 Vtpl'e- Ph Petlt3 Va Ue cw\u201ece laba Pla ,haVnnmt3\t^oU^e\u2019e\\ \\q bovd Tr\\\\\\ceT\\^y , -a\\iKte .'rêt ent a';eC .'ç^oto-3ourn\u2018' .Ries du Normand, le joyeux bébé de M.et Mme Gérard Gagné, de la rue Berd, à 'Montréal.Vo' # ¦ w « r- \u2022 i - frHOTO-iOURNAK 10 MONTREAL S3 SEPT.1937 La grande pitié des enfants de Bilbao wmz'M.WÆfâ'MM.' '_____ W''Wk .\"r ' s, wmu 4000 nfants de Bilbao ont fui les horreurs cle In guerre civile espagnole pour se réfugier, près de Southampton, sur le sol hospitalier de la Grante-Bretagne.En prenant soin d\u2019eux-mèmes, loin de leurs patents, ces petits ont assumé les responsabilités des adultes.En voici trois qui sont entrain de vaquer h de légers travaux domestiques pour oublier la tristesse de Jeur exil.Ils semblent cependant très bien s\u2019adapter à leur nouvelle vie, pleine d\u2019imprévu, en terre étrangère.Les citoyens anglais ont pu fonder ce camp de secours, grâce â l\u2019aide financière de quelques généreux et sympathiques individus.?- Un village de 500 tentes bien aménagées a été érigé près de Southampton pour les petits réfugiés de Bilbao.Le village est divisé en deux parties, l\u2019une pour les filles et l\u2019autre pour les garçons.Il y a même une chapelle et un théâtre de vues animées à leur disposition, et quand les petites filles ont fini de faire leur lavage, comme celles que représente cette vignette, elles vont au cinéma, où elles oublient leurs vlscissitudes.Des médecins et infirmières sont attachés au camp, de sorte que les enfants ne manquent pas de soin.WW; 7\t^ W »\t;\t.mm mmm MW *-\t* -V ¦x x ;F§flte «-v f-W ; mm i lempêtes et rayons de soleil s\u2019entremêlent pour obscurcir ou illuminer la vie de ces jeunes réfugiés basques, \u201corphelins de Bilbao\u2019\u2019, dans leur camp anglais, près de Southampton, Angleterre.Leur corps est là mais leur coeur est à Bilbao, là où Ils Jont laissé des parents en proie à l\u2019angoisee, au foyer désert.Us se rappellent avec émotion leur sol natal déchiré par des anarchistes.isM® wBESSSEjm W$MÊ WM: t-.i;4?' ¦' A- i I MM Ces garçons sont renvoyés au camp après s\u2019en être évadés quand ils apprirent que Bilbao avait capitulé.Ces enfants sont telleraent démoralisés par leurs terribles expériences et la vue de leur sol natal ravagé par les obus, qu\u2019à la moindre provocation, ils font des crises hystériques difficiles à contrôler.Une jeune fille basque brisée par l'émotion parce qu\u2019elle craint que sa famille n\u2019ait péri en Espagne, cherche la consolation et le réconfort dans les bras d\u2019une sympathique amie britannique.lif» 'Ætëxi -'f Mm Mm ¦\t/:/ V SS^Æ- : a m m !?P Wÿv j ' 2>y .A\" .rw ci' .' MM Vx.'. MONTMAK IS SEPT.1957 tHOTO-JOURNAS fAM U i c r\\CI I P PAP, MARGUERITE SIMARD \u2014 (GRAND ROMAN D\u2019AMOUR SE DEROULANT A MONTREAL ET AUX ENVIRONS) \u2014 TOUS LES NOMS DANS CE ROMAN SONT FICTTFa l**\tL.U 1\\ I M\\H wm H I I 1b CHAPITRE PREMIER Cheveux au vent, sûre d'elle-même, Simone Gauthier conduisait à belle allure son Joli roadster vert, tout brillant de nickelages Irais poils.Elle passa, sans en voir les pelouses Ileu-ries, devant le Parc Lafontaine, continua son chemin par la rue Sherbrooke, tourna au coin de l\u2019Avenue du Parc et.à toute allure, se dirigea vers Outremont.Il était sept heures et demie du soir.Simone se hâtait.Pour plusieurs raisons.La première était que son grand-père n'aimait pas voir reculer même de quelques minutes l'heure du souper, et que Corinne, la cuisinière le lui aurait dit sans ambages.La seconde.C\u2019est précisément à cause de cette seconde raison, qui la faisait gracieusement sourire que Simone pressait de plus en plus, de son pied chaussé de daim clair l'accélérateur de la petite voiture verte.Le souper d\u2019une jeune fille moderne ne prend pas grand temps, mais il faut, avant de se mettre à table, prendre son bain et s\u2019habiller, et, dame.Elle pensait aux menus événements de sa journée, une journée bien à son goût.Le matin, elle était allée nager à la superbe piscine de la Palestre.Elle avait pris le lunch avec une de ses amies et, tout l\u2019après-midi, elle avait joué au bridge.Dans son petit sac.posé à côté d\u2019elle, sur le siège vacant, elle pouvait compter quatre dollars et quelques sous, ses gains.Elle avait été extraordinairement chanceuse.Et ce soir, oh! ce soir.Maurice allait venir la chercher, pour aller danser au Manoir de Sainte-Marguerite.Ils se rendraient dans l\u2019automobile du jeune homme, plus puissante que la sienne.Elle n\u2019aurait plus à conduire, mais â se laisser emporter dans la nuit bleue, qui rendait encore plus beau le paysage, avec les Laurentides naissantes.Il ne s'agissait pas de s'attarder, après une si belle journée et dans la perspective d\u2019une si agréable soirée.PENSEES ROSES Simone ralentit cependant à la traversée de la rue Mont-Royal, mais pour redonner ensuite â sa voiture une vitesse un peu exagérée pour le quartier.Sa voiture.Simone en parlait toujours avec un peu d\u2019orgueil.Cette petite auto lui appartenait en propre, et n\u2019avait rien de commun que le garage avec la lourde et commode auto de son grand-père, véritable voiture de famille que Simone trouvait un peu bien démodée.La petite pointe d\u2019orgueil avec la-Cuellc Simone parlait de son auto faisait bien rire un peu Maurice, mais au fond il était fier\u2014la jeune fille n\u2019en doutait pas\u2014de se dire qu\u2019il accompagnait cette charmante Simone qui avait une voiture bien à elle.Lul-môme n\u2019en possédait une que parce que son travail (11 était voyageur de commerce) l\u2019exigeait.Cela donnait aussi à Simone un petit air d\u2019indépendance pas du tout désagréable.Maurice ne pouvait tout de même pas dire que Simone ne l\u2019avait agréé que parce qu'il avait une belle auto.Car Simone, si elle aimait bien Maurice (au fond pourquoi pas?n\u2019était-il pas joli garçon et charmant?) n\u2019en était pas encore Venue à se dire: Je l\u2019épouserai.Je ne peux être heureuse qu\u2019avec lui! Elle attendait, se donnait du temps, et sa grand\u2019mère, un peu effrayée de ces continuels atermoiements lui faisait quelquefois doucement la morale.\u2014Il faudra te décider un jour, Simone.Maurice ne peut être indéfiniment ton chevalier servant.Tu l\u2019aimes ou tu ne l\u2019aimes pas, mais 11 faut que tu saches ce que tu veux faire.C\u2019est ton avenir ma petite fille.Ton grand-père et mol ne serons pas toujours là.Et je ne voudrais pas que tu commettes d\u2019erreur! Qu'en penses-tu mon mari?.Mais quand sa femme en venait \u2022ur ce chapitre, le juge Gauthier faisait entendre quelques paroles sans Suite et se plongeait complètement ans son journal, tandis que Simone souriait et que sa grand\u2019mère soupirait.Il y avait, dans la maison un autre personnage que l\u2019avenir de Simone intéressait: Corinne, la cuisinière, qui servait la famille Gauthier depuis près de 22 ans.\u2014Monsieur Maurice est bien aimable, Mam\u2019zelle Simone, disait-elle parfois.Un ben bon garçon, et si smart! Il a un ben bel avenir devant lui itou.J\u2019cré que si vous le mariez vous aurez pas tout à fait tort.On a beau dire que l\u2019argent ne fait pas le bonheur, il y contribue saprement, et je vous assure qu\u2019il vaut mieux marier un homme qui gagne cinquante piasses par semai- L\u2019ACOIDENT En pensant & tout cela, Simone souriait.A sa gauche, la montagne élevait son flanc escarpé.Encore quelques minutes de chemin sur le boulevard Mont-Royal et elle serait chez elle.Allons vite.Le pied de la jeune fille pressa plus fort l\u2019accélérateur et ce qui suivit fut comme un rêve.Un silhouette noire et longue surgit soudain à moins de deux pieds des-fanaux.R y eut un choc, un cri.Une autre voiture, qui venait en sens inverse s\u2019arrêta en même temps que celle de Simone qui, tremblante, le coeur battant à se rompre, ne pouvait que répéter à mi-voix: \u2014J\u2019ai frappé quelqu\u2019un.J\u2019ai frappé quelqu\u2019un!.Et soudain, une vision atroce: \u2014 J\u2019ai tué un homme!.Elle ne sut pas comment elle fit pour sortir du petit roadster vert ni pour se précipiter sur la chaussée où elle vit toute l\u2019étenduo de son malheur.Couché sur le côté, le front fendu, baignant dans son sang, un jeune homme était étendu, inanimé.Simone s'agenouilla & côté de lui, à peu près incapable de rien faire ni penser.Elle entendit, comme dans un rêve une voix masculine (celle de l\u2019occupant de la seconde voiture) dire: \u2014R faut appeler l\u2019ambulance, vite!.\u2014Non, reprit une autre voix, il ne faut pas toucher au blessé jusqu\u2019à ce qu'un médecin l\u2019ait vu.R doit bien y en avoir un pas très loin d\u2019ici.R faudrait avoir une couverture pour le couvrir tout de même.R n\u2019y faut pas toucher avant l\u2019arrivée de la police.Tremblante, Simone retourna à sa machine et y prit la couverture de plaid qui lui servait par les journées fraîches.\u2014Ah! dit l\u2019un des hommes, c\u2019est vous qui.\u2014C\u2019est moi, articula péniblement la jeune fille.Mon nom est Simone Gauthier.Je ne l\u2019ai pas fait exprès! Des larmes coulèrent de ses yeux, qui se portèrent sur la victime toujours étendue et inerte, un beau et vigoureux jeune homme.\u2014Est-il mort, demanda Simone, presque folle à l\u2019idée que la réponse puisse être affirmative, est-il mort?.Et ce lui fut un soulagement suprême d\u2019entendre ime des deux voix L\u2019un des deux occupants de la seconde auto se dirigea vers une habitation pour téléphoner à l\u2019ambulance.Son compagnon, penché sur le blessé tâchait d\u2019épier les moindres signes de vie.Et Simone, effrayée par la rapidité et la brutalité de l'accident essayait de coordonner ses Idées.Dire que quelques minutes auparavant elle rentrait, Joyeuse, après une bonne journée, heureuse à la pensée d\u2019aller danser avec son ami, et que quelques secondes avaient suffi pour mettre un mort peut-être dans l'existence jusque là si calme de la jeune fille.Un jeune homme si beau, si bien mis, et elle l\u2019avait peut-être tué!.R lui semblait voir les journaux du lendemain, paraissant avec d\u2019énormes manchettes où son nom s\u2019étalerait comme celui d\u2019une criminelle!.La petite-fille du juge Gauthier tue un jeune homme sur le boulevard Mont-Royal.Un jeune homme est tue par Simone Gauthier.Simone Gauthier a tue un jeune homme.Et son coeur lui répondait, tué, tué, tué, criminelle.Au fond de son âme, un petit diable moqueur agitait des clochettes et disait en riant: \u2014Ahi ahl ah!.Mon auto, ma voiture, mon roadster.On n\u2019est plus si fière, hein, la belle.Et toujours ces clochettes au timbre aigu.Simone ne s'apercevait pas qu'elle s'évanouissait.Heureusement celui qui avait téléphoné revenait.R vit la jeune fille si blême qu\u2019il comprit.\u2014 Remettez-vous, mademoiselle, l\u2019ambulance sera là dans quelques minutes, avec la police I On va prendre soin du blessé.Prendre soin du blessé.le mot chassa le petit diable moqueur et fit taire les clochettes.Blessé n\u2019est pas mort et peut-être y avait-il espoir.Oli! qu\u2019elle le désirait et comme elle priait en elle-même pour que ce Jeune homme inconnu (sa victime) revienne à la vie, à la santé et no garde do l'accident qu'un souvenir que les années effaceront!.RESPONSABILITE MORALE Le vent apporta vite le cri prolongé de la sirène.La voiture d'ambulance et celle de la police arrivèrent en même temps.Le blessé fut dirigé sur l'hôpital Notre-Dame.Simone regarda filer la rapide auto et se retrouva seule sur la route avec les policiers et les deux occupants de l\u2019autre auto.Un des constables se mit nu volant du petit roadster vert et Simone monta dans l\u2019autre voiture.Pendant le trajet, elle ne pleurait pas, elle no pensait à rien qu\u2019à l\u2019inconnu emporté sanglant sur la civière et qu\u2019on opérait peut-être déjà, pour l\u2019empêcher de mourir.Elle ne songeait même pas à ses grands parents dont l\u2019inquiétude devait être grande et qui ne devaient rien comprendre à ce retard, pas plus qu\u2019à Maurice qui s\u2019impatienterait peut-être.Enfin, on arriva, et la Jeune fille, les policiers et les deux témoins furent Introduits dans un bureau d\u2019aspect sévère.Une bouffée de Joie monta au coeur de Simone.Elle venait de reconnaître, dans le chef de police qui allait l\u2019interroger un des vieux amis de son grand-père, le chef Legrand.Déjà, celui-ci l\u2019avait reconnue.\u2014Simone, mais que faites-vous ici, en si impressionnante compagnie?.\u2014Ahl Monsieur Legrand, c\u2019est qu\u2019un accident terrible vient d\u2019arriver.J\u2019ai, en rentrant chez mol, renversé et peut-être tué un Jeune homme.Je vous jure que Je ne l\u2019ai pas fait exprès.\u2014Evidemment, ma pauvre enfant.Votre g and-père est-ll averti?\u2014Non, avoua Simone qui semblait tout étonnée de la question.Non, Je n\u2019ai pas pensé à le prévenir.\u2014Tut.tut.tut.fit la chef de police qui, en même temps, décrocha son appareil téléphonique.La conversation fut brève, et quelques temps après le Juge Gauthier apparut.C\u2019était un vieillard encore beau, do taille moyenne, avec un visage énergique et d\u2019épais cheveux blanc* Tout en lui respirait la loyauté et la franchise.On comprenait que la ré* putatlon qu\u2019on lui avait faite durant ses années do service était méritéo, \"Le juge Gauthier est un chic type, disaient les récidivistes les plus en* durcis.C\u2019est pas lui qui cliargç pour rien le pauv\u2019monde.Y est bed correct toujours!.\u201d Simone se précipita dans ses bras.La vie revenait.Mais bientôt, épui* sée la jeune fille s'affaissa sur un banc.Le chef fit appeler une des matrones de la police qui l\u2019emmena.Et pendant que les témoins faisaient leur déposition, le juge Gauthier téléphonait à l\u2019hôpital Notre-Dame.Ce fut le Docteur Bourgeois lui-même qui répondit.Le jeune homme blessé s'appelait André Laurendeau, vingt-huit ans, employé a la Canadian Silk Ltd.Il avait une fracture compliquée du bras droit, les deux chevilles enflées par des entorses et si les blessures de la tête semblaient ne pas être graves, le choc cérébral avait été terrible.Le patient était en un assez grave état pour que l'on puisse craindre des suites funestes.Sur ces entrefaites, Simone revint, La matrone lui avait fait prcndrO un cordial qui lui avait rendu ses forces.A l\u2019air grave du chef do poil* ce et de son grand-père, elle comprit.Elle pâlit et les mains Jointes: \u2014U est mort?articula-t-elle.\u2014Non, répondit le chef Legrand, 11 n'est pas encore mort.Mais 11 est très grièvement blessé.Vous avez encouru une terrible responsabilité, ma pauvre Simone.S\u2019il meurt, vous se* rez accusée d\u2019homicide par imprudence, car, les deux témoins l'ont dit et vous no le nierez pas.vous alliea trop vite.Vos freins n'ont pu fonctionner, et c'est pourquoi vous avez heurté ce jeune homme.S'il no meurt pas, vous serez condamnée à une amende de $200.00 et votre per* mis de conduire vous sera ôté pen* dant un an.Est-ce clair?\u2014Très clair.Merci, chef.Simone et son grand-père regagnèrent tristement leur maison.Dan?le salon, Mme Gauthier pleurait à gros sanglots.Près d\u2019elle Maurice l\u2019atr très ennuyé fumait sans rien dire.Ce fut mie triste soirée et la jeune homme partit de très bonnq heure, sans que Simone fasse rien pour le retenir.Quand U fut parti, le juge Gauthier appela sa petite* fille, la fit asseoir à côté de lut et lui parla on ces termes: \u2014Simone, Je prends soin de toi depuis ta naissance.Tu es la flllo de mon fils et ma petite fille chérlo.Tu as quelques défauts, mais de très fortes qualités.Dis-moi, qu'as-tlf l'intention de faire pour ce Jeune homme, s\u2019il revient à la santé?\u2014Tout, grand-père, tout, pourvu que je ne puisse pas me dire quo J'ai même sans le vouloir tué m£ homme en pleine Jeunesse.\u2014Eh bien, voilà.Tout le temps qu\u2019il sera à l'hôpital, et qu\u2019il ng pourra pas travailler, c\u2019est toi qui pourvoira à son salaire.C'est toi qui, également, paiera les frais d\u2019hôpital.Tu vas prendre en entier ta responsabilité morale.A partir d\u2019aujourd\u2019hui, Je cesse de te donner l'ar» gent que Je t'allouais chaque mois.Lundi, tu te chercheras de l\u2019ouvrage.Je ne suis pas riche à millions, Simone, tu le sais bien, mais tu trouveras, Jusqu\u2019à ce que ta dette soit payée, ta chambre et tes repas £ notre table.Qu\u2019en penses-tu?.Simone tendit son front à son grand-père.Le Juge Gauthier avait une fois de plus porté un jugement équitable.J'ai compris, grand-père dit-elle, et Je vous remercie.Je forai ce que vous dites.Et le mémo petit diable moqueur qui agitait de si agaçantes clochettes se fit entendre de nouveau: Et Maurice, disalt-il?.Hélas! Simone pouvait-elle avouer qu\u2019au moment précis do l\u2019accident elle pensait moins à Maurice qu\u2019à 1g belle soirée de plaisir qu'il lui avait promise 1_.(Suite la semaine prochaine)] ' .\u2022\u2022O:;-:-:-.*:; Couché sur le côté, le front fendu, baignant dans son sang, un jeune homme était étendu, inanimé.nés qu\u2019un qui en gagne cinq., ou répondre: \u2014Non mademoiselle, il pas, pantoute.\tn\u2019est pas mort et je ne crois pas qu\u2019il en vienne là, bien qu\u2019il soit bien attrapé tout de même!. rHOTO-JOURMAI! .ÇAÇf 12 MONTREAL 23 SEPT.1937 LES CONTES DE LA VIE REELLE LA MORT DU (par Alexandre GUENET) \u2022 \u2022 C'était un gamin comme il en pullule dans tous les faubourgs.Sa mère?il ne l'avait jamais connue: il se souvenait simplement qu'un jour, des hommes vêtus de noir étaient venus, qu'on l'avait recouverte de terre boueuse pendant qu'une fade odeur de cierges brûlés se mêlait à celle des feuilles mortes.Son père?il le haïssait.C'était un ivrogne qui le battait.\u2022 « N\u2019iiyant jamais connu mieux que la misère du taudis où ils gîtaient sur le bord du canal, il aurait quand même accepté sans se plaindre les coups de pieds et les croutons secs qu\u2019on lui distribuait, s\u2019il n\u2019eut été affligé d\u2019un pied bot.Parce qu\u2019on le voyait sans cesse fouiller dans les poubelles, en quête de détritus que sa faim, toujours inassouvie, le réduisait à grignoter, on l\u2019avait surnommé '\u2022Le Rat\u201d.o A onze ans, on se laisse facilement abrutir par la misère.On ne cherche pas h approfondir le pourquoi de la vie qui veut que les uns pâtissent alors que les autres n\u2019ont rien fait pour mériter le bien-être, le luxe, la santé.\"Le Rat\u201d, sans vouloir le laisser voir, était profondément malheureux.Etait-ce sa faute si sa figure jaunâtre, ses yeux caves aux pommettes saillantes, son corps souffreteux, lui donnaient cet aspect misérable et chétif?S\u2019il avait pu du moins manger à sa faim et partager les jeux de ses camarades.Chaque jour, on le voyait trainer ses souliers éculés fuir les pavés brûlants des ruelles aux murs lézardés et crasseux, son pauvre pied bot battant son épaisse semelle cloutée.Il ue savait même plus rire, tant il se sentait un pauvre diable de gosse abandonné.L\u2019endroit qu\u2019il préférait pour s\u2019y retirer, c\u2019était l\u2019extrémité du port, là où le canal se jette dans la mer.Des heures durant, la tête enfouie dans ses mains, il regardait vers l\u2019infini, suivant le sillage des vaisseaux filant vers les pays inconnus qu\u2019il entrevoyait en rêve d\u2019après ce que lui en avaient dit des marins.Il aurait voulu lui aussi partir, déserter ce coin de terre qui ne lui avait jusqu\u2019ici procuré que pauvreté et souffrance.Le halètement des lourds paquebots crachent des nuages de fumée noirâtre, le grincement des treuils, le clapotis des vagues, le fracas dos chaînes rouillées ou des ancres gigantesques éclaboussant le flanc d\u2019acier des navires, il n\u2019aimait rien tant que cette musique d\u2019un peuple au travail.C\u2019était surtout le soir qu\u2019il goûtait sa solitude dans la brume.1! laissait follement voguer son imagination.Son existence aurait alors été heureuse.n'eut été la perspective de retourner au foyer.\u201cLe Rat\u201d s\u2019était fait un ami, son seul ami.C\u2019était un chien, aussi laid que son maître, un de ces chiens bâtards toujours affamés qu\u2019on pourchasse pour leur lancer des pierres ou les conduire à la fourrière.\u201cLe Rat\u201d le prit sous sa protection et c\u2019est ainsi que Loulou devint son confident, celui auquel il racontait ses peines, ses espoirs.Loulou semblait le comprendre en le regardant de ses bons yeux humides et lui léchait les mains.Un soir survint une véritable catastrophe.Son père, à la suite d\u2019une rixe, fut trouvé mort.\u201cLe Rat\u201d ne pleura pas.Bien plus, il se crut délivré d\u2019une part de ses soucis.Du moins, on ne le battrait plus; mais il ne prévoyait pas ce qui l\u2019attendait.Dès le lendemain, le sachant désormais sans aucun soutien, deux constables se présentèrent pour le conduire à un orphelinat.\"Le Rat\u201d refusa obstinément de quitter les lieux: il pleura, mordit, griffa, se débattit, mais il lui fallut bien céder.Loulou?.il ne le revit jamais, et cela mit le comble à son chagrin qui fut intense.Dès lors, ce fut un véritable enfer.Finies à tout jamais les randonnées sans but sur les grèves, les heures d\u2019oisiveté sur la jetée où il allait écouter chanter son amie, la mer.Trop habitué à vivre indépendamment, sa nature sauvageonne ne put s\u2019acclimater à la discipline de fer de l\u2019orphelinat où dès son arrivée, il devint le souffre-douleur de ses nouveaux compagnons, i n c onscicnts de leur cruauté envers le nouveau venu.Il est vrai qu\u2019il jouissait d\u2019un certain confort: son lit était chaud, la nourriture substantielle et abondante, mais \u201cLe Rat\u201d avait soif de liberté.Son parti fut vite pris, il s\u2019évaderait.Un beau matin, on constata sa disparition.Il demeura introuvable.Connaissant à la perfection les moindres recoins du quartier.il ne tarda pas à ré- \" RAT \" pérer un abri sous un tas de bâches près d\u2019une goélette échouée.L\u2019endroit n\u2019était pas si mauvais: il n\u2019avait qu\u2019à éviter les perquisitions des gendarmes lancés à sa poursuite.De plus, il lui était facile de se procurer quelques vivres en commettant des larçins parmi les ballots de marchandises entassées dans les entrepôts ou en fouillant parmi les amoncellements de fruitages dans les hangars mal surveillés, mais cette vie devint rapidement insoutenable, surtout sans son ami Loulou dont il ne se consolait pas de la perte.Retourner à l\u2019orphelinat?.il ne voulait même pas y songer.C\u2019était même pour lui une véritable hantise qu\u2019entrevoir cette perspective: jamais il ne réintégrerait cette froide prison, ces murs nus et blanchis à la chaux qui l\u2019encerclaient, l\u2019étouffaient.La nuit, \u201cLe Rat\u201d goûtait un peu de repos.Retournant flâner aux endroits les plus isolés du canal, il regardait couler lentement l\u2019eau qui semblait l\u2019appeler, l\u2019inviter à s\u2019y laisser glisser pour y trouver enfin la paix, loin de tous ceux qui le faisaient souffrir.La première fois que cette idée-traversa son cerveau, il frissonna.Le lendemain cependant, des marins attardés virent sa maigre silhouette se découper dans les brumes gri-âtres du soir.Il en fut de même jusqu\u2019à l\u2019automne alors que, vêtu simplement d\u2019un mince paletot effiloché trouvé sur le sable déjà recouvert de frimas, \"Le Hat \u2019, grelottant jusqu\u2019aux os par les fines pluies glacées de novembre, une toux opiniâtre déchirant sa poitrine creuse, réalisa qu\u2019il ne pourrait continuer indéfiniment cette vie de vagabondage et de rapines.Un soir, ne sachant plus que faire ni où aller, il entendit de nouveau l\u2019appel muet du grand fleuve.\u201cLe Rat\u201d prit peur et voulut s\u2019enfuir, mais soudain, des bruits de pas lui parvinrent: il devina qu\u2019on avait découvert sa retraite.Une angoisse sans nom 1 étreignit.De nouveau, il vit l\u2019eau fuyante que moi-raient les feux rouges d\u2019un océanique glissant comme un énorme fantôme vers l'inconnu.B se pencha davantage au-dessus de l'abîme.A l'aube, pendant que le soleil se levait comme à regret d'un lit de nuées grisâtres.deux ouvriers trouvèrent un corps étendu parmi les joncs de la berge.L'était \"Lp Rat\u201d.Ses prunelles encore en-tr'ouvertcs étaient sans vie.mais ses lèvres décolorées semblaient pour la première fois sourire.\u2019 SI S y./*\"¦ 'I V P* -1 Wm& \u2022vXv-tt' Du cinéma à la diététique il y a loin, cependant Clara Bow, de renommée populaire, a su franchir la distance, sans trop de difficultés.On la voit ici coiffée du bonnet du marmiton et en train de servir la meilleure portion de viande à son époux, Rex Bell, un acteur de Hollywood.jgLjvC:- rbW; { Charlie Chaplin, né à Brough Market, Herne Hill, Angleterre, conserve pour son pays d\u2019origine un grand attachement.C\u2019est lui qui offre le premier prix pour le champion de la course aux paniers, dans laquelle chaque concurrent est supposé porter 12 paniers sur sa tête. MONTREAL 23 SEPT.1937 PHOTO-JOURNAU PAGE 13 Ui ( 11 .4 % Màïjifa-zf! WM- ' i»:2% r^v \u2022%*>?'* ¦ *'- &S- i-* ?; J -.s'- -, ¦ -, .r-:.-;.; Dans les flammes Le feu s\u2019attaque partout même aux barges qui sont à proximité de l\u2019eau, son redoutable ennemi.Cette barge q u i transporte d e l\u2019huile a pris feu près de Bayonne, N.J.Pendant tout le temps que s\u2019effectua sa destruction par ce terrible élément qu\u2019est le feu, une fumée blanche très dense so répandit dans ces parages, offrant un spectacle nuageux e t blanchâtre aux spectateurs du port.La photographie de cette conflagration fut prise du haut d\u2019un avion.AMS*-' : '\u2022\u2022\u2022' .> Le premier ministre de la Grande-Bretagne durant la guerre, David Lloyd George, s\u2019improvisa pompier ces jours derniers, quand un incendie menaça de détruire ses vergers.Le fameux homme d\u2019état lutta pendant deux heures afin de maîtriser les flammes qui se propageaient rapidement à travers les arbres.Ne criez pas, ce n\u2019est pas un sauvetage réel mais plutôt improvisé.C\u2019est une répétition d\u2019exercice qu\u2019ont faite les pompiers dans le but de se préparer adéquatement pour leur tournoi national du 5 septembre dernier.Le pompier James B.B.Neville saute du haut do la fenêtre d\u2019une école de manoeuvres, à Chicago, et se demande s'il va rebondir bien haut.Ses compagnons le reçoivent avec des acclamations. PHOTO-JOURNAL PAGE MONTREAL 23 SEPT.1937 Défense chinoise par mer, par terre et par les airs ^ TL ''&CZX- mm; :: .'-r À.:\u2019 -/- : : '< :>;V^ Wmâ - : - La tension des esprits atteignit son point culminant, quand un avion japonais ' survola au-dessus de l\u2019automobile officielle britannique à Shanghaï et ouvrit le feu, avec comme conséquence fatale, la mort de l\u2019ambassadeur anglais Sir Hugh Knatchbull - Hugesson, qui était dans la voiture.Les relations diplomatiques entre le Japon et la Grande-Bretagne, se trouvent compromises par le fait même.mim.mààh \u2019V^-eûv Parce que les bombes ne connaissent pas la différenciation des sexes, on enseigne aux jeunes japonaises à porter des masques à gaz.Les écolières de Tokio paradent dans les rues de la ville, la tête ornée de ces masques qui n\u2019ont rien d\u2019esthétique mais qui sont fort pratiques en temps de guerre.mu i i .si V.mm I Wmm .'\t; < x .v \u2022 x ¦ ¦.à WÊËÊ ¦ Les troupes japonaises se dissimulent derrière leurs barricades faites avec des sacs de sable, afin de se protéger contre les Chinois.Si le Japon est victorieux en Chine, il essaiera ensuite la conquête de la Russie et des Indes, son rêve gigantesque étant de dominer sur le monde entier.Les Japonais sont alertes et surveillent de leur point stratégique, A Shanghaï, les avions ennemis.Le révérend Peong K.Yoen prétend que la Chine vaincra le Japon, par son pouvoir spirituel qui dérive du plus pur patriotisme et de la foi dans l\u2019immortalité de la vie.C\u2019est cette conviction qui fortifie l\u2019âme de la Chine, qui prouvera au monde entier qu\u2019elle est supérieure à l\u2019armée japonaise motorisée. MONTREAL 13 SEPT.19371, PHOTO-JOURNA1] PAG» 15 Le Japon rêve de dominer le monde entier *5» 'frpjr~À v5>/'?P 'i ¦\t.' «ilüii *- !>)- it T 1 i ORIGINALITE Essayez ce truc If H Mlle Margaret Annette Campbell, secrétaire d\u2019un garagiste, de Middlesex, Angleterre, et son époux A 1 f red J âmes Caley, n\u2019ont aucune terreur des mauvais présages, puisqu\u2019ils ne craignirent pas de sauter dans ce vieux camion usagé, à leur sortie de l\u2019église, après la cérémonie d u mariage.Leur sourire radieux nous laisse supposer qu'ils entrevoient un avenir sans nuages.Nouvelles de Chine Quoiqu\u2019ils soient à des milliers de milles de distance d?leur sol natal, ces Orientaux du quartier chinois de Chicago, lisent attentivement- toutes les nouvelles qui leur viennent de Chine.I Ces deux copains sont forcés de monter sur des éenasses pour examiner la condition de ces plantes élevées qui requièrent des soins.C\u2019est une besogne qui semble nécessiter une habileté à tout faire, même à se percher haut dans les airs- 4 i tHQTO-JOURNAU 18 MONTREAL w IB SEPT.1937 La lingerie de la cuisine :V'\t¦ mml % ^ j i r i » *MMhÆÈ?àm ' }, x&i IW; i____¦ < / i 'Ey:; üaa 1 CEM WjtÆfê CT^fy)W)>ia»ay»a \u2022 ¦ \t \u2022JyVi-v.-''¦¦y l\u2019ÿêm wmm&m : :*y.'- Une bonne ménagère est aussi méticuleuse pour sa lingerie de cuisine que pour celle qui est plus facilement mise devant les regards des invités.Voici un assortiment de torchons, de serviettes à verrerie et de serviettes à déjeuner, où la simplicité n\u2019exclut pas la qualité de la toile.ACCESSOIRES PRATIQUES Pour la cuisine : \u2022 , .¦ Certains produits, comme la farine, le sel, le thé, peuvent très bien, sans s\u2019altérer demeurer dans le sac où on les a achetés, à la condition qu\u2019il soit bien clos et facile à ouvrir en même temps, ce qui n\u2019était pas toujours facile.Mais on a trouvé la pratique invention que voici : un petit appareil qui se fixe sur le sac, en assure la fermeture et est muni d\u2019une cuiller à mesurer.LE COEUR S'EVEILLE t-hwagwmnam Par Madame Charles Péronnet M.iwnwta (Rèaumi do CG qui prilcede) Sabine, la cousine de Germaine Barrai taquine Lucien Normand sur scs intentions matrimoniales mais propose de lut aider dans scs dé~ marches; celui-cl refuse, sûr qu'il est de conqudrlr seul l'obfet de ses convoitises.L'annonce de ta nouvelle prospérité du Docteur Barrai tait grand bmlt Sans le petit t>ü-liiar de Nolrlieu et Want aux oreilles de François Thorel.Le lendemain, il rencontre Gudule et s'informe du docteur et de sa jeune fille.Gudule tris loquace raconte tout ce qu'elle a vu et entendu à Paris; elle laisse même entrevoir à François.les fiançailles en perspective de Lucien et do Germaine.La jeune industriel en reçoit un coup mortel nu coeur et décide de s'éloigner de celle qu'il adorait quand elle était pauvre et qu'il était riche.Il brute tous scs souticnirs et se plonge dans une méditation triste et désespérée même.Pendant ce temps.Lucien Normand, profite d'un moment où Germaine est seule au salon de sa tante, à Paris pour lui faire sa demande en mariage.La jeune fille refuse mais area ménagement, de crnlnte de blesser la vanité de son cainarade d'enfance.Lucien n\u2019en peut croire scs oreilles.Germaine se trompait elle-même cur ses propres sentiments, et 11 fallait lui laisser le loisir de se recon-nattre.\u2014Vous ne sauriez me congédier ainsi, reprit-elle d'un ton assuré, prenez le temps de rétléchlr, la choss en vaut la peine, et pcrmettez-mol d'adresser à votre père une demande formelle.Je suis convaincu qu'il l'appuiera, en considération des avantages sans nombre qu'offre cette union.Cette suffisance extrême finit par Impatienter la Jeune fuie.\u2014Il est possible que mon père appuis votre demande,, répondit-elle brièvement; mais il est certain que nia réponse est irrévocable.Je suis très honorée, très touchée aussi, ajouta-t-ollo par un effort do charité; mais Je persiste dans mon refus.Un éclair d'orgueil blessé traversa le regard froid do l\u2019avocat; sans ajouter une parole, il la salua profondément et quitta le petit salon.Dans le hall, U rencontra Sabine qui se tenait aux aguets, le sourire aux lèvres.\u2014Je veux vous féliciter la première, dit-elle avec amitié, maman et Gaston seront si contents I \u2014Je voua remercie; mais vos félicitations sont hors do saison, ré-pondlt-11 rudement, votre cousine repousse ma demande d'une façon Irrévocable, c'est son mot.La Jeune femme leva les bras d'un air éploré.\u2014Vous vous êtes querellés sans doute !.Germaine est un peu ombrageuse.Lalssez-mol Intervenir, ce serait si gentil do l'avoir pour belle-soeur, nous nous entendons si bien ! .\u2014Je regrette de ne pouvoir vous donner cette satisfaction, Je ferai de mon mieux pour que la femme que Je choisirai sous peu ait également le bonheur de vous plaire.\u2014Oh i Lucien, tout n'est pas désespéré peut - être; Germaine vous reviendra, soyez patient.\u2014Il est trop tard.Je serai marié d\u2019ici un mois 1 Et 11 laissa retomber la porte brusquement derrière lui, ce qui pour un homme aussi pondéré, marquait le dernier degré do l'Irritation.Voilà plusieurs mois que le docteur et sa fille sont rentrés à Nolrlieu, et maintenant, c'est l\u2019été, non pas l'été brûlant et radieux des contrées méridionales, mais des Jours doux et sereins qui conservent, malgré leur beauté, une poésie mélancolique.! Les moissons Jauntssnot et s'éten- dent à perte de vue sous un ciel pâle, l\u2019eau des rivières est devenue limpide et coule paresseusement; il y a un charme nouveau dans l'horizon fuyant, borné par les hauts peupliers qui dessinent au loin leurs silhouettes amincies.Gennaine et son père s'attardent en de longues promenades- Ils recherchent la fraîcheur pure des matins et la tendre lueur des soir-s.Depuis une semaine Mme David est venue les rejoindre et la réunion leur est précieuse à tous trois.Les deux vieillards revivent en leur jeune compagne, elle est l'espérance.Auprès d\u2019elle.Us ne se sentent pas vieillir et se surprennent à oublier le passé pour ne songer qu\u2019à l\u2019avenir.Un Jour, bientôt peut-être, Ger-nralne les quittera; eUe doit suivre sa voie et fonder un foyer à son tour, c'est dans l'ordre; mais comme alors la maison leur paraîtra déserte.La jeune fille ne semble point y songer-, sa vie est active et remplie.Résistant aux supplications de Mme do Châtel et de Sabine, elle a voulu revenir à Nolrlieu, et son père qui s\u2019est attaché à son humble clientèle ne souhaite pas davantgae l\u2019abandonner pour se fixer à Paris.Ses soins, devenus gratuits, ne sont que plus appréciés; sa fille est un précieux auxiliaire dans son labeur journalier.Une source intarissable de bonté et de compassion s'est ouverte dans l\u2019âme de la Jeune fille, au contact do la vie réelle, au sortir do l\u2019existence factice qui était la sienne, \"son coeur s\u2019est réveillé\u201d, a-t-elle coutume de dire, et ce coeur \u201cst désormais attentif à la grande clameur de la misère humaine.Le vieux curé l\u2019appelle son bras droit; les petits Losset adorent la belle demoiselle qu'ils admiraient avec crainte autrefois, et leur jeune mAman sait à qui s\u2019adresser maintenant pour trouver aide active et empressée.Germaine se dit heureuse.Pourquoi donc y a-t-il une ombre sur son front et de la mélancolie dans sea yeux ?Loin de la tenter, les propositions do mariage que sa tante de Chàtel no so lasse pas de transmettre, lui semblent une of- fense; elle sait si bien que c'est à sa dot qu'on les adresse.Peut-elle oublier qu'une fois, du moins, on l'a recherchée pour elle-même et que François Thorel a prisé si haut son amour qu'il ne s'est pas souvenu qu'elle était pauvre ?A présent, c'est lui qui lutte pour lo pain de chaque Jour, et telle est sa fierté (peut-être aussi son orgueil blessé), qu'il n'approche plus du cottage.La jeune fille le rencontre parfois dans La rue, à l'église elle jette un regard furtif sur son visage amaigri et sérieux et ces visions fugitives lui sont précieuses.Mais elle se méprise d'y tenir encore puisque l'ami des mauvais jours no songe plus à elle.\u2014Il est trop tard, maintenant, se dit-elle avec amertume, le bonheur ne passe qu'une fois et Je l'ai méconnu.Durant ces derniers mois, elle avait caressé un projet audacieux; mais l'attitude froide et hautaine du Jeune ingénieur paralyse toute initiative.Un jour, au retour d'une promenade avec tante Rosine, elle trouva son père seul et triste au logis.Pour lo distrah-e, elle lui conta les progrès des bâtisses nouvelles qui s'élevaient rapidement de tous côtés.Toutefois il ne se dérida pas \u2014J'ai reçu une visite d'adieu en ton absence, dit-il enfin.Et comme Germaine l\u2019interrogeait du regard: \u2014François Thorel part pour le Canada, continua le docteur, il a les bras liés par la mauvaise volonté de son associé et désire utiliser son activité dans un pays neuf, plutôt que d'assister Impuissant à l\u2019effondrement de ses plans généreux.D'ici un an ou deux, rien ne subsistera des réformes qu'il avait entreprises avec tant d'ardeur, les patrons seront retombés dans la routine, les ouvriers dans l'ivrognerie, et c\u2019est plus qu\u2019un homme de coeur ne peut supporter.La jeune fille chancela sous le choc.Oh Dieu! était-ce le moment de parler, de confier à ce père indulgent le souhait de son coeur en détresse?.Une fausse timidité avait fermé ses lèvres Jusqu'à ce Jour, n'était-ü pas trop tard à présent ?Elle vint s'agenouiller près du docteur: \u2014Cher papa, commença-t-elle en cachant son visage sur les genoux.Il tenta de relever son front.\u2014Qu'y a-t-il, chérie, parle sans crainte.Mais elle se taisait toujours.\u2014Tu me semblés triste depuis quelque temps, si ta mère était là, à ma place, tu lui raconterais ta peine; eh ! bien, ma fille, essaie de te persuader qu'elle assiste invisible à notre entretien- Qui nous dit, au reste, que Dieu ne permet pas cea retours ?.Germaine tremblait; toutefois, elle surmonta son trouble.\u2014Vous souvenez-vous, un soir, M, Thorel m\u2019a écrit et ce soir-là, J\u2019aï promis, qu'une fols ou l'autre, Je vous dirais tout.Elle pleurait.\u2014Calmc-toi, ma petite, je me souviens en effet; mais rien no presse.\u2014Cela me fera du bien de voiu avouer combien j'ai été dure et hautaine.\u2014Avec François ?Elle fit signe que oui.\u2014Tu lui feras des excuses pour apaiser ta conscience et vous vous séparerez bons amis.Est-ce là ce que tu désires ?\u2014Non, oh non!.Laissez-moi revenir en arrière.C'était l\u2019hiver dernier; vous savez qu'il venait très souvent chez nous, et nous avions fini par nous entendre assez bien, du moins en apparence.Un jour, je no sais comment cela se fit, il se mit à me parler de ses projets, de tout ce qu'il rêvait encore pour l\u2019amélioration du ¦«rt des ouvriers.Il me dit qu'il vaincrait tous les obstacles aveo l'aide d'une femme tendre et dévouée, et.et il me demanda d'être cette femme.Le docteur carassa doucement la tête brune inclinée devant lui.\u2014Qu'as-tu répondu, ma fille?\u2014Oh! père! c'est alors que cela devint terrible.J\u2019ai paru si surprise, si mécontente! Je lui ai laissé entendre que sa recherche m\u2019offensait, que notre éducation, nos goûts, nos habitudes, tout nous séparait.Mille sottises enfin qui l'ont profondément blessé.C'était mon orgueil qui parlait ainsi, car vous ne sauriez vous (A suivre à la page 20) MONTREAL is SEPT.1937 : Il paroît qu'en dépit du grand nombre qu'on en voit, les vraies blondes, c'est-à-dire celles dont les cheveux d'or ne doivent rien à l'art du teinturier sont très rares.On a tout de même pu en grouper ici cinq fort jolies, toutes Canadiennes.En haut à gauche, Miss Esme Barter, modèle professionnel à Toronto; en PHOTO-JOURRAtr .ÎAS! 19 SB Les belles blondes do BS iSSlfpi! ¦ ¦ v- /T mmï ^W.JÆ ¦v>*V VO ' - 'T'smM haut, au centre: Miss Betty Annan, jeune bureaucrate; à côté.Miss Judith Evelyn, membre de la troupe du théâtre Hart House; en bas, à gauche, Miss Edith Dalton, de Toronto, et à côté, Miss Louise King, chanteuse de radio.11 y en a encore beaucoup d'autres, et la rumeur ne paraît pas très fondée .Ü ilpOlii :C\u2018; ., ./J&.A '«m-i ¦ S sa mm® mmmm WwP: \u2022ttv-'r'\u2019' y 1 ti v- I- .Beige et brun La cape s\u2019avère, cet automne encore, la grande favorite.Ce bel ensemble en donne une idée.Il est composé d\u2019une jupe brune, d\u2019un gilet presque masculin beige et d\u2019une cape de même ton doublée de brun, qui peut, au besoin, être reversible. MONTREAL 23 SEPT.1937 PHOTO-JOURNAK page 23 r -v \u2022 Rfe- ^ : l ¦' I ' ' J te«îi .tV y Les fleurs d'au- tomne Au cours des derniers beaux jours, et même l\u2019automne sous un manteau, nous porterons avec plaisir des robes imprimées.Celle que voici nous offre, sur un fond bleu marine des fleurs d\u2019arrière-saison Imprimées en blano.Avec un manteau long ou un swagger, il n'en faut pas plus pour composer un ravissant ensemble.Pour rinstitutrice Une jeune institutrice ne pourra faire autrement que trouver charmante cette robe qui est aussi chic que pratique.A une jupe ample et plissée, comme le veut la mode, elle joint un corsage tailleur boutonné et muni de poches.Le foulard de couleur est facultatif.Uni et quadrillé Un bel ensemble d\u2019automne que celui-ci, formé d\u2019une robe de lainage quadrillé jaune, vert et rouge et d\u2019un manteau uni.C\u2019est à la fois simple et pratique et jeune aussi, ce qui ne gâte rien.Tout blanc y .,.\t;.- ¦\t, > ' «g «igg M \"Mi -\u2022f ' * î VA'Ï Pour accompagner une robe du soir de chiffon blanc, Alix a créé un manteau de caracul blano bordé de renard blanc.La fourrure est si souple que les manches sont travaillées comme si elles étaient en tissu.\u2014vxrnà X \u2022\t¦* .v .\u2022 ü \u2022\u2022\u2022'*'C-'V:\u2019r .f ' .\t.j-Xy l ¦ p£Jj$s4î .| ertï&iH,.mm ¦ ; ¦ liHÉ zsterw \u2019 Uni et imprimé Mit Z I' é| Un bon moyen pour falré une robe neuve avec deux anciennes, ou encore, d\u2019uti.User deux coupons d\u2019étoffe de métrage insuffisant: une robe-jumper comme celle-ci, qui réunit de façon charmante l\u2019uni et l\u2019imprimé.Pour le soir Cette exquise robe du soir, création parisienne est en tissu de verre, irisé comme les perles.La jupe, très ample, forme petite traîne.Les épaulettes sont formées de pavots roses pâles, formant une guirlande et un gros pavot rose est posé â la ceinture, en avant. tHOTO-JOURNAC RAGE 24 MONTREAL 23 SEPT.1937 Qui est cette fémme ?f : \u2022 - :- \" T- \u2022 *,>i,/''\t'iîfe; ;< ' fc* .; >v -'ÿl ' \" ¦.¦ mmmÊm ssfiüai Du sucre à la pellicule Géraldine Sprockets, héritière du roi du sucre et l\u2019iine des plus jolies filles de la société de New-York, vient de signer un contrat avec le \u201cproducer\u201d Edmund Grainger, pour tourner dans une série de films.On voit la nouvelle débutante au royaume du film avec son \u201cproducer\u201d Edmund Grainger.Plusieurs photographes d\u2019Hollywood reconnaissent une artiste par un nez, un oeil, un menton, un coin du visage dissimulé derrière un chapeau à large bord.Pouvez-vous en faire autant?Voici votre chance.Qui est cette femme?Constance Bennett?Non! Marian Marsh?Non! Olivia de Havilland?Non! Si votre choix ne tombe pas sur Joan Fontaine (car c\u2019est elle) vous perdez.Sonja Henie à Londres Passant par Londres pour se rendre en Norvège où.elle doit passer une courte vacance, la célèbre patineuse et artiste de cinéma Sonja Henie visita le metteur en scène Monty Banks, ancien acteur d\u2019Hollywood.De ce déjeuner sortira peut-être un film britannique avec la jeune Norvégienne comme vedette.pH**** mim jT'r i ijfitnmBilg K8> \u2022 \u2022 x : : f «MÙ Andy prendrait un© autre femme Charles Correll, le fameux Andy, de \"Amos and Andy\" et Alyce McLaughlin, \u201cMadame Queen\u201d ex-danseuse, sont en frais do regarder une maison miniature qu\u2019ils habiteront bientôt si leur mariage a lieu tel que projeté.¦\tP m .\"¦ I'm*- MONTREAL 23 SEPT.1937 PHOTO-JOURNAB ™GE 25 La ligue de charité du film Au pays du film Parmi les membres du comité de la Ligue de charité d\u2019Hollywood qui assistèrent au récent déjeuner préparatoire à la campagne annuelle de charité on remarquait, de gauche à droite: Marjorie Gateson, Anita Louise et Paula Stone.Une recrue Phot ET CE N'EST PAS DU THEATRE ;\t\u2022 a SMi \"¦ .' : \" ¦¦.y:;'-.-.-y .¦ ¦ ¦ ' - ^ I iiüü :- SIBliÉ :.-
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