Progrès-dimanche, 9 juillet 2000, Cahier 2
[" / \\ _¦ Annie Brocoli fait de la grande fête joyeuse ;eN i ïSiSi i i \u202243 CHICOIITIMI (CL) - Elle dort dans le coeur d'une marguerite, chevauche une coccinelle et, sur la portte d une musique, enchante les enfants.Annie Brocoli veut faire de la vie une grande fête joyeuse, comme on creuse un puits au fond d un désert pour qu au-delà des apparences on puisse rêver aux trésors cachés.Sur la musique de son amour, Jean-François Munger, nourri aux humeurs des vents du fjord du Saguenay, elle recrée la magie de sa propre enfance, dansée avec sa mère dans le sous-sol de la maison familiale.«Mes plus beaux souvenirs!» dit-elle.Elle a 7 ans et transforme le salon en salle de spectacle.Elle a 20 ans et rêve d'être la mère de nombreux enfants.Elle rencontre un musicien, compositeur aux ambitions «ton bleuet» qui accompagne des artistes dans leurs tournées.Le besoin de l'enfant est si impérieux que, bien vite, Antoine naît en 1995 et Marie-leanne en 1997 Que peut-elle être sinon la mère dansante de sa propre enfance?Pour eux, elle invente des histoires, fredonne des mélodies, devient ce qu elle a toujours voulu être : femme de scène modulant ses jours couleur fête.Jean-François crée une musique pour ses mots, puisant dans tous les styles.Us sont d'accord : pourquoi diminuer la musique comme si les enfants ne grandissaient pas aux choix musicaux de leurs parents.«J'avais envie d entendre de la musique d'adulte avec des paroles d enfants et leur faire parcourir le plus de styles possibles de l'univers musical.» Scrforge Il y avait un rêve.Il n'y avait pas d'intention.Les chansons ont d'abord été créées pour Antoine et Marie-Jeanne.Avec une telle confiance cependant qu'une cassette a échoué, par un hasard dirigé, sur le bureau d'une personne qui leur a ouvert les portes de la maison DKD.Annie Grenier quitte l'emploi quelle occupe dans un hôtel et devient Annie Brocoli, mère de deux enfants qui a trouvé le moyen d'en avoir plein les bras.Au grand dam d'Antoine qui, dans les premiers temps, manifeste sa désapprobation à partager cette mère chantante avec des milliers de frères et soeurs dont certains glissent dans l'oreille d'Annie : «Je voudrais que tu sois ma maman».«Antoine a compris qu'il n'a rien perdu.Que c'est moi qui reviens à la maison.Maintenant il est fier de ce que fait sa mère.» Elle reçoit du courrier, de nombreux baisers et des témoignages de tendresse.Elle répond a toutes les lettres et devine avec un peu de crainte, que certaines seront lourdes de peine.«Je me demande ce que je ferai.Je ne serai pas indifférente.Je sais bien qu'il y a des enfants qui souffrent.» Elle ne les reniera pas.Il a suffi d'évoquer les enfants de certains pays visités pour que ses yeux s emplissent de larmes.Ce besoin de la fête, cette soif de la joie, c'est un peu sa manière de conjurer la peine incontournable.«Je ne veux pas que mes chansons soient éducatives.Je veux donner du plaisir.Avoir du plaisir.Se laisser aller.Danser.La peine vient bien assez tôt.Je n'ai rien contre ce qui est éducatif.Mais je ne veux pas qu'on oublie le plaisir » Pour Annie Brocoli, les événements se sont précipité.A peine une année, elle avait trois fans.Pour se faire connaître elle a donné des spectacles gratuits dans certains centres commerciaux.Ix disque, à peine sorti, a suscité l'engouement.Ses fans sont devenus plus nombreux.Et tout va très vite : le vidéo, les livres, la télévision.«Je ne veux pas être un produit.Je suis une mère qui consomme pourtant les produits pour enfants.Cela semble contradictoire ce que je dis.Annie Brocoli ce sera aussi des objets que les enfants voudront.» Pour elle, qui affronte comme mère l univers Pokémon, tout cela est en continuité.Les enfants veulent des traces tangibles des personnages qu'ils aiment.Ses spectateurs ont entre 2 et 8 ans, accompagnés de parents qui n'hésitent pas à suivre le mouvement.C'est bien ce qu elle espérait.Plaire aux parents autant qu aux enfants parce quelle même apprécie ceux qui s'adressent aux enfants avec respect de leur intelligence et de leur compréhension.Le disque a su répondre à certaines attentes.«Il y a de la place pour de nouveaux artistes.Les enfants ont peu de choix finalement.» Elle pense aussi à ceux qui grandissent et se questionne sur sa propre évolution.Suivra-t-elle le rythme de ses propres enfants?Sans doute, croit-elle, car sa motivation première est de créer pour eux.Les chansons naissent de ses idées.Ses idées jaillissent au fil des moments vécus.«Un trou dans mes souliers» lui a demandé une semaine de travail.Le chocolat fut plus facile.«J'adore le chocolat, les animaux, les fleurs.Je trouve que cela nous ramène à l'essentiel.» Elle déteste la violence et a choisi d'inventer des histoires pour ses enfants plutôt que de leur faire vivre la violence d'un chaperon rouge dévoré par un loup et autres contes qui ont nourri bien des cauchemars.«Je voulais que ce soit doux, sans violence.» Autre texte en page B3 t PROGRES-DIMANCHE / CAHIER B, le 9 Juillet 2000 - B1 f \u2022 iRlcrconte-art par Christiane Laforge contrebassiste Jean Cyr.Pulperie hors les murs Vernissage à Laterrière Jusqu'au 4 septembre, la Pulperie de Chicoutimi présente une exposition sur les inondations de 1996, à la sacristie de l\u2019église Sacré-Coeur.On propose aussi des visites guidées du quartier du Bassin, de 10 h à 17 h.Sans oublier la reprise des Visites à la lanterne.On en prévoit deux cette semaine.Une première le mardi 11 juillet, en compagnie de Michel Lemelin et Martin Dufrasne: «En descendant la rue Racine», pour découvrir la vie marchande de Chicoutimi entre 1842 et 1920.Les billets sont disponibles à la sacristie de l\u2019église Sacré-Coeur.Le mercredi 12 juillet, on s\u2019instruit sur la vie quotidienne des gens du bassin au début du siècle en compagnie de Jean-Alain Tremblay: «Un mercredi soir au bassin en 1915».Pour information 698-3100 ou 698-3167.L\u2019île-du-repos La saison des spectacles bat son plein à l\u2019Auberge Ile du repos de Péribonka.Samedi et dimanche, 14 h, se déroule le tournoi d\u2019improvisation.Quatre équipes de la région se disputeront la coupe Barley-Gour-gane.samedi à21 h et dimanche 14 h.La grande finale se jouera dimanche 21 h.Le samedi 15 juillet, le célèbre Bob Walsh, voix d\u2019or du blues québécois, sera en spectacle avec ses musiciens, 1 har-moniciste Guy Bélanger et le La Corporation de développement touristique de Laterrière présente son exposition estivale des oeuvres d\u2019artistes et artisans de la région.On peut voir cette exposition au local Quatre-Saisons de la rue Notre-Dame de Laterrière.Le vernissage aura lieu mercredi 12 juillet à 20 h.Au Camp musical Les concerts de musique au Camp musical du Lac-Saint-Jean se poursuivent chaque semaine.Mercredi on entendra Karin Lôffler, violoniste et Maurice Laforest, pianiste.Vendredi 14 juillet, desJeu-nes interprètes présenteront «Le fantôme de l\u2019opéra ».Mélodies et texte dramatique original dans une version remaniée pour trois solistes et un narrateur.Ces deux concerts sont à 20 h.ROSAIRE AUDET expose présentement à la galerie de 1 hotel Holiday Inn Saguenay.Rosaire Audet Le peintre de Jonquière Rosaire Audet présente une nouvelle exposition, jusqu au 30 septembre, sous le thème «Transfert d\u2019idées et symboles».Il utilise comme médium le brossage et gravure sur aluminium et cuivre, technique acquise à l\u2019Université Laval à Québec.Le vernissage aura lieu ce dimanche 9 juillet.13 h, à la galerie de l\u2019Hôtel Holiday Inn Saguenay de Jonquière.Événement en arts visuels Du 16 au 23 juillet.Espace Virtuel présente un événement d\u2019art public qui regroupera cinq artistes et se déroulera en cinq endroits de la ville.«Quand la rivière nous titille» mettra à l\u2019oeuvre Marie-Josée Laframboise de Montréal sur les battures urbaines de Chi-coutimi-Nord.Elle utilisera le muret existant et les marées pour exprimer sa relation avec la rivière.Julie Bacon, de New-Castle en Angleterre, suspendra à la structure du pont de Sainte-Anne des objets hétéroclites et familiers recueillis parmi des familles de la ville.Ginette saint-Amand de Chicoutimi sera au bassin, à la hauteur du moulin à farine.Avec des mètres de cordes et des racines elle composera un réseau de noeuds cou rant sur le sol parmi la végétation.Kelly-Lyn Wood, de Calgary, travaillera sur une ancienne structure de béton de la coulée historique de Val-Lombrette, située près de la rue Sydenham.Pierre Dumond de Jonquière a choisi le plan d eau du parc Rivière-du-Moulin pour proposer un lien entre l\u2019art, l\u2019eau et la nature.Cet événement sera l'occasion de plusieurs autres activités: rencontres avec les artistes.pique-nique thématique, visite guidée.Sous la direction de Martial Després, directeur artistique d\u2019Espace Virtuel.Concert à la cathédrale Pierre Grandmaison donnera un concert, le samedi 18 juillet à la cathédrale de Chi- Théâtre et spectacles, été 2000 Titre amour compte double Ecce Mundo Image «ln> Dam -en-Terre 668-3016 1-888 289-3016 Chicoutimi Téâtre Ecce 549-4101 Mundo, UQAC 1-800- 563-4101 Chicoutimi La\t549-3910 Saguenéenne Québec Isaime La fabuleuse histoire d'un Royaume Bal des Lasers e^La Baie des fontaines Hystérie bleu banane LeSurvivetx Avec Service .'Intrus Ville Salle Norm Fauster adapt:Josée Labossière Serge Thibodeau R.E.Gilbert, L.Harvey, J Boudreault.N.Carrière Jonquière Le Palace La Baie Palais Municipal (1-877) 548-0130 697-5151 1-888-673-3333 chanson québécoise, de C Dion à la Bolduc Gh.Bouchard:\tLouis spectacle hisloriqueWauthier 200 comédiens, danseurs, figurants Palais Municipal 697-5151 1-888-873-3333 son, lumière, multimédia Louis Wauthier Hébertville Dolbeau- Mistassmi Robervai Stéfany Tremblay Stéfany Tremblay, Daniel Tremblay centre touristique Vauverl Place de la Traversée ISaint- éiicien salle Azimut, du Cégep \u20ac79-0257 Yves Amyot Yves Amyot LPotvin, S.Perron, Sarah OueHet C.Oueüet.VBouchard m m i v x x x x x x x X X x x X X X X sauf 26-29 juif 20h30 oui 11.50$ 4 26 30 PIERRE GRANDMAISON en concert le 18 juillet, à la cathédrale de Chicoutimi.coutimi.Natif de Montréal, cet organiste a une longue carrière derrière lui.et de nombreuses tournées à travers le monde.On peut l\u2019entendre souvent sur les ondes de Radio-Canada.Il a écrit de nombreux motets pour choeurs, a composé et interprété une séquence musicale aux grandes orgues de Notre-Dame de Montréal pour un film de Walt Disney sur le Canada.Il a aussi écrit trois messes du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, ainsi que «Symphonie Thos ».oeuvre dédiée au pape Jean Paul II pour son dixième anniversaire de pontificat.Il est chevalier de l'Ordre National des Arts et des Lettres de France et a reçu l\u2019ordre du mérite diocésain Mgr.Ignace Bourget de l'Archevêque de Montréal, monseigneur Jean Claude Turcotte. deuxième soliste du Ballet national de Toronto uillaume Côté se sent bien dans la danse par Christiane Laforge LAC À LA CROIX (CD- À Idix-huit ans.Guillaume Côté Idevient second soliste du Bal-Jlet national de Toronto.Ce jeune prodige de la danse, ori-ginaire de Lac-à-la Croix, ancien élève du Prisme cultu-I rel.ne cesse de gravir les échelons.Accueilli à douze ans, à l\u2019école Nationale de ballet, il a finalement choisi le Ballet national pour y faire carrière.En vacances pour un mois, il était revenu dans sa région natal, le temps de reprendre contact avec parents et amis.Il a abrégé son séjour pour participer à un spectacle de jazz à Toronto, histoire de se garder en forme.Diplômé à seize ans de l'École nationale de ballet, Guillaume voyait s\u2019ouvrir devant lui bien des portes prestigieuses.Après un séjour de six mois à New York, pour tra-vailler sous la direction de Peter Martin à la School American Ballet, Guillaume est revenu à Toronto.«Aux États-Unis la compétition est plus agressive, non constructive.C\u2019est plus une rivalité.J\u2019ai décidé de revenir à Toronto pour la qualité de vie.Je m\u2019y sens chez moi.» Depuis un an.il est danseur dans le corps de ballet.Un danseur qui a su faire sa marque pour être déjà deuxième soliste à dix-huit ans.Le premier soliste a vingt-quatre ans.«L'intérêt c\u2019est que l'on obtient des rôles plus intéressants.mais c\u2019est aussi plus de responsabilités.» Il avoue aimer travailler sous la direction de James Kudelka.un ontarien et chorégraphe qui a été directeur des Grands ballets à Montréal.D\u2019atteindre si jeune certains postes fort convoités suscite bien sûr quelque jalousie.«C\u2019est un moment de transition, mais ici la compétition est saine.L\u2019environnement est sain et il se crée de vraies amitiés.» Son premier rôle principal à la compagnie a été au printemps dans Les Sylphides.«C\u2019est plus de pression, surtout de danser devant 3000 personnes.Mais j\u2019ai toujours la même passion.J\u2019adore être en forme, être en santé.La danse est exigeante, difficile, mais je m\u2019y sens bien.» Même s\u2019il est membre du corpsdeballet.GuillaumeCôté profite de toutes les occasions pour retourner à l\u2019École nationale de ballet.«Ton instrument est ton corps.Dans la compagnie on perd parfois certaines techniques.L'école me permet de maintenir la pression pour ne rien perdre de tout ce que l\u2019on nous a appris.Et à dix-huit ans.je n\u2019ai pas encore eu le temps de tout apprendre.» Sous la direction de James Kudelka.la compagnie a retrouvé un second souffle.Cependant, constate le jeune danseur, le nombre de représentations va en diminuant avec les années.La danse moderne prend de plus en plus de place.Il y a plus de danseurs et donc moins de travail pour chacun.Parmi les nombreux rêves qu'il a faits, il n'a pas oublié l'Europe.«J'attends d\u2019être un danseur complet.Non un danseur parfait, précise-t-il.Je veux acquérir plus d\u2019expérience de la scène avant de cibler les compagnies européennes.En Europe, les corps de ballets sont tellement gros.On peut compter jusqu\u2019à 110 danseurs.DEUXIÈME- Guillaume.Côté est maintenant deuxième soliste au Ballet national de Toronto.Et je vise de devenir premier danseur.» En 1999.il a eu l'occasion d\u2019aller à Paris.«La danse est universelle, dit-il.Mais les Européens ont une autre approche.» On ne le sent pas impatient.Il a tout le temps devant lui.bien qu'une carrière de danseur se termine tôt.Il continue ses études au conservatoire de musique.Composer de la musique pour la danse fait partie de ses ambi- tions.«Actuellement, je suis très heureux de ce que je vis.Et j'apprends à être autonome, à prendre des responsabilités.Il y a encore des ajustements à faire.» Pleine de détermination Annie Brocoli atteint toujours ses objectifs par Christiane Laforge Brocoli sera en spectacle, cet Chicoutimi.Elle s\u2019éveillera CHICOUTIMI (CL) - Annie après-midi, au Vieux Port de d une nuit passée au coeur % PROJETS- Annie Brocoli ne se limite pas à la scène, elle publiera des livres et regarde du côté de la télévision.d une marguerite, ouvrant ses pétales sur lesrêves à raconter dont le petit Jérémie est le moteur.Toute de blanc vêtue, elle parlera aux enfants des voyages qu\u2019elle a fait avec sa coccinelle.Certains devineront qu elle parle d\u2019une voiture.D'autres croiront qu'elle se laisse emporter sur les ailes rouges pointillées de noir d'un insecte porte-bonheur.Peu importe pour Annie Brocoli.L\u2019important c\u2019est le plaisir.Lors de son tout premier spectacle, elle était morte de peur.Elle mettait en doute la valeur de ce qu\u2019elle avait créé avec la complicité de son conjoint.Jean-François Mun-ger.et l'admiration de ses enfants.Antoine (5 ans) et Anne-Marie (3 ans).«Je me demandais: est-ce que les enfants vont m'aimer?Les enfants, c\u2019est le plus beau public.Ils ne trichent pas.Quand tu les ennuies ils le montrent.» Annie aimeraient jouer avec des musiciens.Cependant, elle a réalisé que les enfants sont très concentrés sur un personnage: Elle a donc opté pour la bande sonore et les décors que l\u2019on retrouve dans le vidéo.Cela lui permet une certaine liberté pour réagir à ce qui se passe souvent dans la salle.Des imprévus vivants et heureux qui personnalisent beaucoup chaque spectacle.La scène ne limite pas son regard.Bientôt, il y aura des livres, dont le premier met en scène le chaton de ses chansons.Il y aura aussi la télévision.Des négociations sont en cours.«J'ai toujours réalisé ce que j\u2019ai voulu.».Donc, il y aura la télévision.Car si la carrière d'Annie Brocoli semble prendre un envol rapidè et facile, elle sait qu'il y a beaucoup de détermination derrière tous ses rêves réalisés.«J'obtiens toujours ce que je veux», conclut-elle.Qu'on se le tienne pour dit, Annie Brocoli a des idées plein la tête et.maintenant qu'elle a ouvert la porte de ses rêves, pas question d\u2019y trouver une limite.PROGRES-DIMANCHE / CAHIER B, le 9 Juillet 2000 - B3 Chrystine Brouillet s\u2019inspire de la vie quotidienne \"\t__ ___________ méchants!».dit les plats dont je parle dan! HULL CPC) - On ne le croirait peut-être pas à la voir, mais Chrystine Brouillet est boulimique.Quotidiennement, elle se gave d\u2019expériences de vie pour ensuite les évacuer d\u2019un jet dans ses livres.Tout inspire cette auteure d\u2019une quarantaine de romans qui a à peu près l\u2019âge de sa production y compris les pathologies mentales.Le syndrome de Munchhau-sen, grave et étrange maladie, se trouve au centre de son plus récent polar, Soins intensifs.C\u2019est en voyant un reportage à RDI sur cette maladie très rare, crayon et calepin en main comme chaque fois qu elle regarde la télé, que la romancière a été piquée d\u2019intérêt.Aidée de son recherchiste Gilles Langlois, l\u2019auteure s\u2019est lancée dans une fouille longue et difficile.«Il y a peu de documents et peu de cas du syndrome de Munchhausen», explique-t-elle.Après avoir lu et relu toutes les informations compilées, Chrystine Brouillet a fréquenté les cabinets de médecins, les salles d\u2019urgence et les ailes de pédiatrie afin d\u2019interviewer médecins et infirmières.Elle dédie même son livre à Marquis Fortin, médecin sans le secours duquel elle n\u2019aurait pu écrire ce livre, un des plus difficiles à accoucher de sa carrière déjà bien entamée.Très peu de gens connaissent le syndrome de Munchhausen, qui porte le nom de ce baron allemand fabulateur du XVIIIe siècle.Il peut prendre deux formes, soit «simple» ou «par procuration».Celle où, le plus souvent, celui qui est atteint du syndrome simple cherche à tout prix à être malade, en se mutilant ou en consommant des médicaments ou des produits toxiques.Ils ne sont pas à confondre avec les masochistes, parce que bien plus fascinés par la maladie elle-même que par la souffrance.Le syndrome par procuration frappe davantage les mères, qui inventent ou créent des maladies chez leur enfant.C\u2019est le cas d\u2019un des personnages pivot de Soins intensifs, Denise Poissant, une physiothérapeute qui rêvait d\u2019être infirmière.Son fils Kevin, âgé de deux ans et demi, est devenu un abonné des salles d'urgence qu\u2019il fréquente de façon hebdomadaire.Enquêtant sur un autre cas, la détective Maud Graham devient suspicieuse sur les visites répétées de Mme Poissant et de son fils à l\u2019hôpital, d\u2019autant les plats dont je parle dans Soins intensifs ont été testés.Je suis très très professionnelle! se vante la romancière.Ça me fait vraiment plaisir de faire de la pub aux commerçants que j\u2019aime beaucoup.» Afin de préparer et de documenter un de ses nombreux nouveaux méchants! l\u2019auteure.On y trouve aussi beaucoup de petits détails piquants.Mme Brouillet aime bien émailler ses récits de délicieux épisodes où elle laisse libre cours à sa passion bien épicurienne pour la bonne bouffe.Son roman, en- nlus d'être une excellente lec- projets a venir, «un roman uire possède la qualité supplé- d\u2019amour» cette fois, Chrystine mentaire d être un petit guide Brouillet fera un voyage à Paris gastronomique des bonnes et a Venise vers la fin de l ete adresses de Québec et de Mon- Sans doute aussi une belle j .\toccasion de faire encore un «Tous les restaurants et tous pèlerinage gastronomique.^_POSiTiON ^^rtistes et artisans de Laterrière DU 13 JUILLET AU 13 AOÛT 2000 TOUS LES JOURS de 13 h à 21 h INSPIRATION - Chrystine Brouillet se gave d\u2019expériences de vie à chaque jour pour ensuite les évacuer d\u2019un jet dans ses livres.plus que les médecins du CHUL qu\u2019une seule intrigue, celle de de Québec n\u2019arrivent jamais à Denise Poissant.Mais c était identifier le mal qui fait souf- beaucoup trop étouffant d etre frir le petit, comme les symptô- toutletempsdanslemilieuhos-mes changent à chaque fois.pitalier.Heureusement que je L\u2019inspectrice de Chrystine travaillais avec le personnage Brouillet, qui revient pour une de Maud, que 1 on connaît déjà, sixième aventure rocamboles- etlavilledeQuébecquiestdeja que flaire le pot aux roses.En plantée comme décor.Il n y parallèle, on suit l\u2019histoire du avait qu'à ajouter quelques petitMaxime Desrosiers, Hans et demi, et de son père Bruno, mêlés à une histoire de meurtre et de règlement de comntes.«À l\u2019origine, il n > avait au local «QUATRE SAISONS» 6148, rue Notre-Dame, Laterrière (face au presbytère) - IMF.: 678-1416 LE JOUR 543-3234 Gk, ' Prerf\u201e lf)ç LE SOIR co, Æqi cfe 'Pri \"Oo de dfçf *OS \u2022V, ret % HORAIRE DU 7 AU 13 JUILLET \u20ac.ÎNf\\\\A C»mv.p.1 U ü i.I - | OM I\u2019 H SUD 668-0 I i I LA VIE APRÈS L\u2019AMOUR Ven, au Jeu.: 13h10 - 15h30 - 19M0 - 21H30 FILM DE PEUR Ven.au Jeu.: 13h30 - 15h30 - (13* Lang wlguarei 19h30 - 21h30 I m TT\u2019MÆ Of\u201c TT LAISSEZ-PASSER LA TEMPETE refusés Ven.au Jeu.: 12h50 - 15h25 - (G Dec aux | enfantai 18h50 - 21h25 LE PATRIOTE Ven.au Jeu.: 13h30 - 19h30 (13+Wence) A>.^70 RANG.ST PALI 549-4.137 FILM DE PEUR\t(13+Umg «âpre) 2e film: DES GARS, DES FILLES _ _ (G) LA TEMpTtE- \"\" (G Déc.aux j.enfants) 2e film: COMMÉRAGES\t(13+) Visitez notre site internet: http //www cinema.ca Promotion estivale Gné-Pai Saguenay ?Tondeuse et coupe-herbe à gaz Honda Une valeur de 2000 S Équipements Villeneuve inc.Z ta.Peter Travers.ROtUNt.STONE SENSAmNNEL, LE JEU0EIIHURREY EST RR VRAI MUR K FQRCE.- Jack Mathews, NEW YORK DAILY NEWS mohmlmeetlpène (Version fnnfolse de ME, MVSHZ AND *IENE) «*ww.memy*eUindirene com JH A\t, CINÉMA ODYSSÉE 1 SON L\u2019AFFICHE! rCHICOUTIMt\t| digital COMSIIITEZ LE GUIDE-HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL i 7 finalistes pigés le 30 juin 7 finalistes pigés le 31 juillet 7 finalistes pigés le 31 août * Bons d'achats dans les boutiques participantes .^ cmns Une valeur de 1500 S zf?H Carrefour RACINE »et 19 prix de participation Une collaboration de: ÇKRS590 La région en direct progreî ^dimanche Déposez votre coupon au restaurant du Ciné-Parc 2470, rang Saint-Paul Chicoutimi 5494337 Nom: Seul le coupon originale sera accepté 00453262 Marc Lévy.à éviter\t^ Un Grisham bien en deçà des attentes par Denise Pelletier «Le testament», par John Grisham, traduit de l'américain par Benjamin Legrand, éditions Robert Laffont.Monstre sacré de l\u2019édition mondiale, vendant ses livres à des millions d\u2019exemplaires, John Grisham possède une technique très sûre pour attirer le lecteur et le tenir captif jusqu\u2019à la fin des histoires à suspense qu\u2019il invente.Depuis quelques livres, cependant, on dirait qu'il cherche, avec plus ou moins de bonheur, à diversifier ses sujets, délaissant le monde clos des avocats et des cours de justice pour s'aventurer sur d\u2019autres territoires.Cette fois-ci, il y a encore des avo cats, mais il y a aussi un récit d\u2019aventures qui se déroule dans la jungle brésilienne.Un avocat y part à la recherche d\u2019une femme à qui son père, en mourant, a légué toute sa fortune, qui représente plusieurs milliards de dollars.Cette femme, Rachel, est une enfant illégitime qui a depuis longtemps quitté le confort de la civilisation pour devenir missionnaire.Les enfants légitimes du vieillard sont outrés du contenu de ce testament et le contestent en cour.Grisham fait d\u2019eux un portrait peu flatteur, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Tous plus ou moins ruinés malgré les cinq millions que chacun a reçus de son père au jour de sa majorité.Ce sont les méchants, alors que Rachel, la missionnaire, est la bonne: à son contact, Nate, l\u2019avocat qui la recherche, devient à son tour un homme meilleur.Un peu trop blanc ou noir, tout ça.Une histoire intéressante donc, mais racontée de façon très technique, comme une énumération de faits, une succession de descriptions dans lesquelles on ne sent jamais l\u2019âme: ni celle des personnages, ni celle de l\u2019auteur.Le suspense est mollement maintenu, la psychologie demeure superficielle, et les questions soulevées par la situation, questions sur l\u2019argent, la générosité, la cupidité, la responsabilité, les relations entre parents et enfants adultes, ne reçoivent pas de réponses vraiment valables.john Grisha & MARC LEVY testament HcM Sdhf*\tLjftun! Et si c\u2019était vrai.Monsieur Grisham était-il trop pressé de sortir un autre best-seller, ou a-t-il tout simplement perdu la main?Toujours est-il que l\u2019on a l\u2019impression d\u2019un récit froid, présenté dans une langue (ou une traduction?) approximative, sans élégance.On le lit jusqu\u2019au bout, davantage par respect pour les bons récits que cet auteur nous a déjà donnés, comme «Le client», «La firme», «L\u2019idéaliste», «Le couloir de la mort», que par intérêt véritable pour ce nouveau récit.Et si c\u2019était vrai.Le livre de Grisham est peut-être décevant, mais «Et si c\u2019était vrai.» du français Marc Levy, publié par le même éditeur, est franchement raté.Même si ce roman a attiré l\u2019attention de Steven Spielberg, qui veut l\u2019adapter au cinéma, il n\u2019en demeure pas moins un livre à oublier tout de suite, si on a eu la patience d\u2019aller jusqu\u2019au bout.Lauren, une jeune femme victime d\u2019un accident de voiture, se retrouve à l\u2019hôpital, plongée dans un profond coma.Mais son «-esprit», son fantôme en quelque sorte, se retrouve chez Arthur, un homme tout à fait ordinaire, qui croit d\u2019abord avoirdes hallucinations, mais qui doit se rendre à l\u2019évidence: il vit avec un fantôme, charmant de surcroît.Le problème, c\u2019est que lui seul voit Lauren, lui parle et lui fait une place près de lui: ses amis et ses proches le croient fou.Arthur veut donc réunir le corps et l\u2019esprit de Lauren, ce qui donne lieu à une série de péripéties invraisemblables.Si le sujet peut sembler intéressant, du genre du moins dont raffole le cinéma américain, l\u2019auteur ne maîtrise ni l\u2019écriture ni la structuration du récit.Une fois les paramètres de l\u2019histoire établis, il ne sait pas trop où aller avec tout ça, les dialogues piétinent et le récit s\u2019égare en détails sans intérêt, encavalcades et poursuites mal décrites et auxquelles on ne croit guère.De plus, c\u2019est écrit dans un français affreux, le texte regorge de fautes d\u2019orthographe et de grammaire qui ne font pas honneur à l\u2019éditeur.¦ /y PLUS GRANDE REVUE MUSICALE AU OUÉDEC V: -x \u2022 a K o ^ [VI\\ ©©DOWS v:#*' A w * % \\ .W T % Ut JL -pÆè æ.i I ¦ s* i aï pyv : * * I +»* * J «Encore plus spectaculaire!» *\t- Pierre-O.Nadeau, Journal de Québec t\t\u2022\t* «Bleuetissime! avait-on envie de crier (.) Ce$t vivant, le rythme est soutenu (.) des voix capables «d'accoter» Ginette Reno.» - Michèle LaFerrière, Le Soleil / Réservations ou renseignements: Réservez dès maintenant\ti îvfUiiki (418)548-0130 votre forfait souper-spectacle\tCKRS590 3?i \\ir Muni ffirh { ;ih»*Ii»:b 945 G LES PRODUCTIONS w-rvr\t-r\t- wm Hydro IjRRJJVU \u2014^ OU 1-877-548-0130 Une table digne de la Bougresse lot.Québec tmn nian «« 00454285 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER I, le 9 Juillet 2000 - B5 Atelier d'estampe Sagamie Claudine Cotton expose des créations originales 53heriault ALMA (PÉT) \u2014 Quand on entre à la galerie de l\u2019Atelier d\u2019estampe Sagamie d'Alma, on se surprend, pendant un instant, à chercherdu ^\t^\t5 regard plu G ¦btMMfeV sieurs des élémentsde l\u2019exposition deClaudine Cotton.Effectivement, on y trouve une exposition caméléon.L\u2019Atelier d\u2019estampe présente, jusqu\u2019au 11 août, l'exposition «Mes dossiers» de cette artiste chicoutimienne.L\u2019exposition propose des traces de projets qu\u2019elle a réalisés dans différentes villes, entre 1996 et 1999, notamment Québec, Amos et Moncton.L\u2019ensemble fait preuve d\u2019originalité.On trouve même des éléments collés à un fluorescent qui éclaire la salle.L\u2019artiste a utilisé des lentillescornéennes pour constituer la base de mouches, collées à la structure.Les autres éléments de l\u2019exposition ne manquent pas, non plus, d originalité.On trouve, à la galerie, des photographies et artéfacts de performances, de manoeuvres 1 ofîr,nc autant d\u2019élé- et d\u2019installations, autant d\u2019éléments témoignant de son travail pour le moins original.L\u2019aspect caméléon de l\u2019exposition se manifeste de différentes manières.Ainsi, Claudine Cotton a fabriqué un présentoir imitant celui que compte l\u2019Atelier.Situé à quelques pas de cet outil usuel de l\u2019AES.le sien présente plutôt de grandes photos représentant des projets qu elle a réalisés.Les visiteurs peuvent ainsi prendre connaissance avec l\u2019univers de l\u2019artiste; s\u2019ils se retournent, ils trouvent, sur une table, de petits cartons donnant un résumé des présentations : contexte, titre, lieu et date.Lespersonnes intéressées à passer à un autre niveau peuvent faire quelques pas et ouvrir un dossier sur l\u2019ordinateur dont ils peuvent faire usage.Ils y trouvent des pages et des pages d\u2019explica- tions sur la démarche de l\u2019artiste.Celle-ci ne manquepasd\u2019ori- ginalité, comme le démontrent textes et photos.L\u2019une d\u2019elles témoigne de sa présentation d\u2019un collier.fait d\u2019aiguilles de montre.Lors d\u2019un vernissage, à Montréal, elle a pris place dans un présentoir qui tournait, à l\u2019occasion d\u2019une présentation de type performance.A un autre moment, elle a enregistré des battementsdecoeur de personnes âgées comme éléments constituant une «chorale » d\u2019un genre inhabituel.Des photos témoignent de ces différentes présentations et bien d\u2019autres.En consultant les cartons, on voit que l\u2019exposition témoigne de «Qu\u2019est-ce que l\u2019apnée», de 1998.à Place de la gare à Chicoutimi, Fondre les glaces réchauffer des pierres (Abiti-bi-Témiscamingue en 1997), à L\u2019Oreille coupée et le reste.Une photo où elle porte 24 bra-celets de type Médic Alert témoigne aussi de l\u2019originalité de Claudine Cotton; elle faisait, dans ce cas, référence à 24 de ses défauts «susceptibles de rendre les autres allergiques».Sur un mur, on voit aussi un texte dont l\u2019artiste a fait un usage inhabituel.Imprimé sur une large feuille constituée de la pâte caoutchoutée utilisée pour fabriquer la gomme à effacer, elle a symbolisé le processus d\u2019effacement : elle a troué l'espace réservé à chacune des lettres constituant ce texte.Unpeuplusloin, une impression numérique sur tissu, représentant l\u2019artiste dans un décor, couvre l\u2019ensemble d\u2019une fenêtre, à la manière d\u2019un rideau fermé; l\u2019image présente une scène qu\u2019on auraitpu retrouver en regardant par la fenêtre.Dans la petite pièce attenante à la galerie, on trouve des napperons faits à partir de la même image autoréférentielle; l\u2019artiste tenait à ce qu\u2019ils soient utilisés, au quotidien.Un peu plus loin, dans la pièce principale, un matelas fait à partir de couches.Même dans la salle de bains, on trouve un élément de l\u2019exposition : sur un tissu presque aussi grand qu\u2019un drap et déposé sur le porte-serviette, on peut lire un texte brodé.Sur un des murs, on pouvait voir, cette semaine, une oeuvre de l\u2019artiste montréalais Thomas Corriveau, création dont la nature suggère, au premier abord, un lien avec les lentilles cornéennes utilisées par Mme Cotton.«Cela ne fait pas partie de l\u2019exposition, même si, à certains égards on peut croire le contraire.Thomas Corriveau a voulu voir ce que cette oeuvre donnait, sur le mur, mais cette approche d\u2019intégration aux lieux fait partie de la vision de Claudine Cotton», explique Nicholas Pitre, directeur de l\u2019Atelier d\u2019estampe Sagamie.La galerie ferme ses portes du 10 au 21 juillet, pour le congé estival.L\u2019exposition sera donc de nouveau accessible du 24 juillet au 11 août, aux heures habituelles.C RÉATION - L\u2019artiste chicoutimienne Claudine Cotton présente l\u2019exposition -Mes dossiers, à l\u2019Atelier
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