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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-10-13, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019Unité permanente anticorruption, ou les affres d\u2019une escouade spécialisée Page B 3 La fiancée américaine, le roman le plus impressionnant de l\u2019automne Cahier Livres www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C I I I N» 2 3 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 2,61 $+taxes=3,00$ Mort, le club vidéo ?) La culture prend désormais des chemins différents pour se rendre jusqu\u2019au consommateur-spectateur, qui a lui aussi changé ses habitudes h ! VZil h! ««\u2022fl FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Alors que le téléchargement de films prend de l\u2019ampleiu-, le club vidéo a-t-il encore un avenir?Le Devoir et l\u2019Office national du film (ONF) proposent un dossier siu les clubs vidéo et siu les changements dans la diffusion de la culture.A voir siu www.ledevoir.com/clubvideo.CATHERINE LALONDE Est-ce la mort du club vidéo ?Est-ce que, comme le groupe The Buggies en 1979 avec sa populaire chanson Video Killed the Radio Star, on ne se retrouve pas à chaque nouveauté technologique à hurler au deuil d\u2019un art et d\u2019une époque ?« On manque de recul historique, estime effectivement Anouk Bélanger, profes-seure en sociologie à l\u2019UQAM et spécialiste des médias et de la culture de masse.Parce que, du point de vue du marché et des ventes, tu veux convaincre le consommateur d\u2019acheter telle nouvelle technologie, car l\u2019ancienne est morte.» Avec Christian Poirier, professeur- chercheur à l\u2019Institut national de la recherche scientifique et spécialiste du cinéma québécois et des industries culturelles, elle a pensé pour Le Devoir la mort du club vidéo.« Le club vidéo est-il vraiment, irrémédiablement en déclin ?demande Poirier.Blockbuster a disparu, mais un nouveau dispositif s\u2019est mis en place.Avec le numérique, de nouveaux intercom PAGE A 14 : CLUB Lire aussi > Ciub vidéo \u2014 Les derniers romantiques Page E1 Aujourd\u2019hui Sciences > Les espoirs d\u2019éradication du sida.Françoise Barré-Sinoussi, qui a participéà la découverte du VIH, a donné le coup d\u2019envoi à un vaste projet international de recherche.Page B 6 Le monde > Le Nobei de ia paix à une Union européenne enlisée dans une crise profonde.Page C 8 Avis k;} Réinventer i\u2019urbanisme Pages A 8 et A 9 Sommet de la Francophonie Marois lorgne la place du Canada en Afrique Son refus de rencontrer Joseph Kabila est bien accueilli par l\u2019opposition CHRISTIAN RIOUX à Kinshasa, République démocratique du Congo Alors que le gouvernement de Stephen Harper se désengage de l\u2019Afrique francophone, Pauline Marois songe à occuper la place laissée vacante par le gouvernement canadien.Au premier jour de son voyage à Kinshasa, où se tient le XIV\" Sommet de la Francophonie, et à la veille de sa première rencontre avec Stephen Harper, la première ministre du Québec a rencontré des représentants de l\u2019opposition congolaise, dont certains l\u2019ont félicitée pour son refus de rencontrer le président Kabila.« Le fait que le gouvernement fédéral tende à se replier » en Afrique ouvre « un espace que nous pourrions occuper», dit la première ministre.«Dans la mesure de nos moyens », s\u2019empresse-t-elle d\u2019ajouter.Pauline Marois pense en particulier aux secteurs de la santé et de l\u2019éducation, où « il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites ».« Ce ne sont pas des vœux pieux », précise la première ministre, qui a déjà discuté d\u2019un «plan d\u2019action plus concret » avec son ministre des Relations extérieures, Jean-François Lisée.Si le Canada «y est moins, on y sera plus », dit-elle.Récemment, le gouvernement canadien a réduit de 10 % les budgets de l\u2019ACDI.Il a aussi VOIR PAGE A 14 : MARDIS Lire aussi > Droits de ia personne: Harper veut envoyer un message clair à la RDC.Page A 10 Si le Canada « y est moins, on y sera plus » Républicain avant tout.Yvan Lamonde \u2022 Jonathan Livernois PAPINEAU ERREUR SUR LA PERSONNE Boréal www.editionsboreal.qc.ca Essai 2o8 pages ¦ 22,93 $ PDF et ePub : 16,99 $ 77831303093841 sun TOUS LES VOLS SONT OPÉRÉS PAR SUNWING AIRLINES Tous les passagers vivent l'expérience du service ^ Verre de champagne \u2022 Choix de repas chauds \u2022 Vin au repas \u2022\tTour aussi peu que 40$ par trajet maximisez votre expérience de vol Boissons non-alcoolisées \u2022 Collations \u2022 Service de serviettes chaudes\tToutlsles inclusions du service Élite avec en PLUS: Sièges avec plus \u2022 Sièges en cuir \u2022 Écouteurs \u2022 Primeurs cinématographiques \u2022 Sac à\td'espace \u2022 Présélection de sièges \u2022 10kg d'extra sur la franchise de dos pour enfants-Service courtois et amical\tbagages «Enregistrement et embarquement prioritaires NOUVEAU! La présélection de sièges et le surclassement en £ùte peuvent maintenant être réservés en ligne ! - ' \"\".ECONOMISEZ FAWHIUS *PAR 4gou APUlTtS ^ l'i\t¦¦ SUR LES TAXES POUR DES VACANC-ES JUSTEPQUBJ/OUS DÉPARTS DU l\"\" NOV.2012 AU 28 FÉV.2013 ?COLLECTION Emplacement de choix face à la mer Miniclubs supervisés pour enfants Fortement recommandés par des vacanciers Sunwing FAMILLES CONÇUE PAR NOS EXPERTS JUSTE POUR VOUS Variété de catégorie de chambres et emplacements Aubaines « Séjour gratuit pour enfants » Chambres spacieuses (certaines pouvant accueillir 3 enfants ou plus CAYO SANTA MARIA C(/B;| Memories Paraiso Beach Resort ?Suite jr.balcon \u2022 22,29 nov., 6 et 13 déc.7 enfant de 2 à 12 ans séjourne gratuitement yMimnocuBA Memories Varadero ?plus Ch.supérieure balcon vue jardin \u2022 22,29 nov., 6 et 13 déc.7 enfant de 2 à 12 ans séjourne gratuitement cm COCO CUBA Memories Flamenco Beach Resort ?Suite junior balcon vue jardin \u2022 13,20,27 nov.et 4 déc.7 enfant de 2 à 12 ans 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SE L NE» 12,19 et 26 janvier Pour réserver vos vacances Sunwing, contactez votre agence de voyages ou visitez Sunwing.ca/fr Départs de Montréal.Les économies de 200$ par couple (100$ par personne) sont d'une durée limitée applicable sur des nouvelles réservations effetuées entre le 11 et le 19 octobre 2012 (inclusivement).L'offre n'est pas applicable sur des réservations de vols seulement ou de portions terrestres.Ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle, est sujette à changement et peut être retirée en tout temps sans préavis.Les économies sont déjà reflétées dans les prix.L'économie de 30% s'applique au Memories Varadero à Cuba.Jusqu'à 2 enfants de 2 à 12 ans séjournent gratuitement lorque partageant la chambre avec 2 adultes.L'enfant doit payer les taxes et frais relatifs au transport.Le prix est par personne, basé en occupation double pour un forfait vacances d'une semaine incluant taxes et frais relatifs au transport sauf la taxe locale au départ de certaines destinations (Cuba 25 CUC, Rép.dom.30$ US, Honduras 37$ US, Costa Rica 28$ US, Panama 40$ US).Sièges limités à ces tarifs.Offre sujette à changement et pouvant être retirée en tout temps sans préavis et ne pouvant être Jumelée à d'autres offres promotionnelles.Conditions générales de croisières: Le prix indiqué est basé sur une occupation double le vol, l'hébergement et les transferts.Les places sont limitées.Le pays d'enregistrement des navires de NCL: Bahamas.L'offre est sujette à la disponibilité et peut être modifiée sans préavis.Vols opérés par Sunwing Airlines.Les prix n'incluent pas la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 2,00 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Veuillez vous référer aux modalités et conditions de la brochure Vacances Sunwing 2012-2013.Titulaire d'un permis du Québec.13/10/2012. LE DEVOIR, LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 A3 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rudy Occhietti et Serge Lavoie, qui affirment avoir mis du temps avant de dénoncer i\u2019agente Stéfanie Trudeau: à ia suite de ieur arrestation et ia confiscation de ieur matériei, ie SPVM avait toutes ies cartes en main pour retirer ia poiicière de ia circuiation, pensaient-iis.Simon Pagé n\u2019a pas vouiu être photographié.« Matricule 728 » 'frois citoyens encore sons le choc BRIAN MYLES Rudy Occliietti, Serge Lavoie et Simon Pagé ont atteint leur premier objectif avec la suspension de la policière Stéfanie Trudeau, mais ils ne trouveront pas de réconfort tant qu\u2019ils resteront visés par des accusations criminelles.Les trois hommes encaissent encore le choc de leur arrestation brutale par M\u201d® Trudeau, le 2 octobre dernier dans le Plateau.«C\u2019est comme si on avait été violé.Et c\u2019est nous autres les coupables», confie Rudy Occhietti, 46 ans, rencontré dans le repaire officiel des «gratteux de guitare», rue Papineau.Deux des trois artistes se sont rendus au centre opérationnel nord du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour leur identification formelle et la prise d\u2019empreintes digitales, vendredi en fin de journée.Jusqu\u2019à preuve du contraire, Occhietti, Lavoie et Pagé sont passibles d\u2019accusations d\u2019entrave et de voies de faits sur Stéfanie Trudeau.Des accusations supplémentaires d\u2019intimidation planent aussi sur Serge Lavoie et Simon Pagé, sous prétexte qu\u2019ils auraient insulté la policière.L\u2019enquête disciplinaire sur Stéfanie Trudeau prend aussi une nouvelle tournure, et elle sera élargie sur ses 18 ans de carrière.Des citoyens qui n\u2019avaient jamais porté plainte sortent de l\u2019ombre pour faire part de leurs démêlés avec la policière, qui n\u2019en était pas à ses premiers écarts de langage et soubresauts d\u2019agressivité.«On ne sait pas combien de fois elle a agi de cette façon et on est pris avec ça, dit une source au sein du SPVM.Les gens ont beaucoup de difficultés à aller en déontologie parce que c\u2019est trop compliqué.» \\ A bout de nerfs Serge Lavoie est «à bout de nerfs».«On est fatigué.Ça fait une semaine qu\u2019on fait ça», lance le musicien de 49 ans.Son père, un retraité de la police de Montréal après 29 ans de service, est venu le réconforter.«Depuis que fai vu ça, ça ne me tente plus de dire que fai été dans la police», affirme Marcel Lavoie.Des trois rescapés, Simon Pagé semble le plus affecté.Il est resté dans la pénombre à naviguer sur les réseaux sociaux pendant la majeure partie de l\u2019entretien.Il a constaté avec chagrin et désarroi la déferle numérique de hargne et de mépris à l\u2019égard de Stéfanie Trudeau.«Matricule 728» fait maintenant l\u2019objet d\u2019une surveillance policière et elle bénéficie d\u2019un soutien psychologique, résultat de la propagation virale des images accablantes de sa deuxième intervention bâclée en moins de six mois.Un professeur de Terre-bonne a publié son adresse et un groupe Facebook s\u2019est constitué pour réclamer son assassinat.Le SPVM enquête sur ces deux incidents.«J\u2019aurais le goût de la serrer dans mes bras maintenant, cette fille-là.Elle va devenir la plus grande victime dans notre dossier», lance Simon Pagé dans un cri du cœur.Syndrome de Stockholm?Les trois comparses traitent seulement M\u201c® Trudeau comme ils auraient voulu être traités: avec respect.Abus en série Rudy Occhietti et Serge Lavoie ont mis du temps avant de dénoncer publiquement Stéfa-niq Trudeau.A la suite de leur arrestation et la confiscation de leur matériel, le SPVM avait toutes les cartes en main pour retirer la policière de la circulation, pensaient-ils naïvement.Dans les jours suivants, ils l\u2019ont vu en patrouille dans les rues du Plateau.«On a fait dans nos culottes.On avait peur de sortir, on ne savait plus quoi faire», avoue M.Occhietti.La pression des amis et le poids des images qu\u2019ils détenaient leur ont procuré un surplus de courage.«J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on a fait notre devoir.On veut que la police et les citoyens se rendent compte qu\u2019il y a d\u2019autres façons de policer notre quotidien », enchaîne-t-il.Le film des événements rejoue dans sa tête pendant qu\u2019il s\u2019exprime.Tel un accidenté de la route qui n\u2019arrive plus à se souvenir s\u2019il a fait un ou dix tonneaux avant de se réveiller à l\u2019hôpital, Rudy Occhietti recompose la scène dans son théâtre intérieur.Entre le moment où l\u2019agente Trudeau l\u2019accoste parce qu\u2019il a Démission demandée Quelques dizaines de personnes réclamant la démission de la policière Stéfanie Trudeau ont manifesté, vendredi soir.Estimant que le comportement de la désormais célèbre «matricule 728» est symptomatique d\u2019un problème réel au sein des forces de l\u2019ordre, les manifestants disaient dénoncer la brutalité policière dans son ensemble, i^rès un départ de la place Emilie-Gamelin, la marche s\u2019est arrêtée brièvement devant le quartier général du SPVM avant de se poursuivre, pacifique.La protestation se déroulait sans anicroche au moment de mettre sous presse.une bière à la main au pied de son local de pratique et celui où elle le plaque au sol pour lui passer les menottes, il s\u2019écoule «cinq ou dix secondes», estime-t-il.«Et elle a eu le temps de me demander mon permis de conduire, mes papiers d\u2019assurance, de me dire que je refusais de m\u2019identifier et que je résistais à mon arrestation.Elle m\u2019a garroché des questions par la tête tout en commençant à me malmener», dit-il.Il n\u2019y a aucune image de ces premières secondes déterminantes pour la suite de l\u2019intervention.Mais l\u2019avocat des trois artistes, Denis Poitras, en a assez vu et entendu pour tirer ses propres conclusions.Stéfanie Trudeau «a fabriqué de fausses accusations, ce qui est un méfait, un acte criminel».«Il y a assez d\u2019abus dans ce dossier comme ça.Pas besoin de refaire d\u2019autres abus en les accusant», lance-fil.L\u2019oubliée La rapidité avec laquelle la conversation dégénère en confrontation est l\u2019un des multiples points de contention daps cette affaire.A la lumière des images filmées par un quidam, et mises en ligne sur notre site Internet, de sérieuses interrogations pèsent aussi sur l\u2019arrestation de Karen Molina.M\u201c® Molina marchait dans la rue Papineau au moment de l\u2019arrestation de Serge Lavoie.Alertée par les cris et le comportement rageur de Stéfanie Trudeau, elle s\u2019est mise à la filmer, pendant qu\u2019un certain Kyle la filmait.On entend clairement la policière lui dire : «Madame, vous vous en allez maintenant» et «Dégage!».Jamais M\u201d® Molina ne s\u2019approche à moins de trois mètres de la policière.Outrée par la scène, elle passe à faction.«Je vais appeler la police.Elle n\u2019a pas le droit de faire ça», dif elle.Son sens du devoir civique lui vaut maintenant une accusation d\u2019entrave.Francis Dupuis-Déri n\u2019exige rien de moins qu\u2019un arrêt des procédures contre les quatre civils.Selon le professeur en sciences politiques de l\u2019UQAM, cette affaire prouve la nécessité d\u2019une enquête publique sur la conduite des policiers durant le conflit étudiant.Des indices laissent croire que «l\u2019agente 728 agit dans un environnement au mieux indifférent, au pire complice face à ses préjugés et sa manière d\u2019intervenir», écritil.«Qu\u2019elle ait pu s\u2019exprimer ainsi devant ses collègues et sur les ondes radio du SPVM révèle qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cas isolé et que ses propos en apparence inacceptables sont, en fait, acceptés par ses collègues.Il s\u2019agit d\u2019un problème collectif au sein de la police.» Le Devoir IA Voir aussi > Un nouveau \" point de vue sur i\u2019arresta-tion.Les images filmées par Kyle sur ledevoir.com Pas touche à la subvention de 60% Les écoles privées acceptent de discuter avec la ministre de l\u2019Éducation, mais pas de voir leur financement diminuer LISA-MARIE GERVAIS Oui à l\u2019ouverture aux élèves en difficulté, mais pas touche à la subvention de 60%.Telle est la position de la Fédération des établissements d\u2019enseignement privés (FEEP), qui a réagi vendredi,aux propos de la ministre de l\u2019Education, Marie Malavoy.Celle-ci propose de faire de l\u2019acceptation de tous les élèves une condition du financement des écoles privées, afin de soulager d\u2019un grand poids le réseau public qui a «hérité de tous les enfants en difficulté».Pour Jean-Marc Saint-Jacques, directeur du collège Bourget et président de la FEEP, le seuil de financement des établissements privés est non négociable.«Notre base de financement doit demeurer.C\u2019est un compromis historique.Ça a déjà été de 80 % dans les années 1970 et là, c\u2019est 60%», a dit M.Saint-Jacques, en précisant que c\u2019est 90% en France, avec l\u2019obligation d\u2019accepter tout le monde.«Est-ce qu\u2019on a les moyens et comment on peut faire plus, c\u2019est de ça qu\u2019on peut discuter.» Disant avoir déjà amorcé une collaboration en ce sens, les écoles privées jouent la carte de l\u2019ouverture.«On est prêt à se laisser questionner et on a des comptes à rendre.Et s\u2019il le faut, on est prêts à revoir nos pratiques », a assuré M.Saint-Jacques.Il souligne à cet effet qu\u2019un rapport contenant des pistes de solution a été déposé depuis la fin 2011 sur le jiureau de l\u2019ex-ministre de l\u2019Éducation, Line Beauchamp.L\u2019une de ces propositions est de considérer le réseau privé comme une commission scolaire, qui gère des établissements qui ont différentes vocations, notamment d\u2019accueillir des élèves handicapés et en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (EHDAA).« On pourrait avoir des établissements avec une vocation spéciale, mais de là à obliger toutes les écoles à accepter des EHDAA.» Pour l\u2019heure, il n\u2019y a que 12 écoles privées, sur un total de 190 écoles, qui offrent exclusivement des services en adaptation scolaire à ce type d\u2019élèves.C\u2019est un accueil d\u2019environ 10% de tous les élèves en difficulté, dit-on.La FEEP reconnaît que c\u2019est peu mais argue que, de toute façon, la Loi sur l\u2019enseignement privé ne l\u2019autorise pas à en accepter davantage.Tests d\u2019admission La FEEP tente de déboulonner certains mythes qui lui collent à la peau.«Les parents ne nous choisissent pas parce qu\u2019on est une élite intellectuelle, mais parce qu\u2019on va accompa- gner les élèves dans une démarche de progression.Ils savent qu\u2019on va les encadrer», a souligné M.Saint-Jacques.Parmi ces mythes, celui voulant que toutes ses écoles fassent passer des tests d\u2019admission.Selon lui, 11% des établissements ont des listes d\u2019attente, ce qui laisse croire qu\u2019ils sélectionnent les élèves à l\u2019entrée.La sélection est plus répandue à Montréal, où le nombre d\u2019établissements et le bassin de population accentuent la concurrence entre les écoles.Certaines écoles du réseau public font aussi passer des tests d\u2019aptitude pour filtrer, les élèves les plus doués.A la Commission scolaire de Montréal, la plus grosse au Québec, trois écoles sélectionnent au sens des écoles privées, explique le porte-parole, Alain Perron.D\u2019autres, qui ont des programmes de musique ou de sports-études, font également passer des tests non pas scolaires, mais pour vérifier l\u2019habileté de l\u2019élève dans la discipline qu\u2019il choisit.Pour Alexandre Cusson, membre du C.A.de la FEEP, l\u2019image du réseau privé doit être redorée, car elle n\u2019est pas celle «qu\u2019on dépeint à gauche et à droite.» «Il y a une recette qui est appréciée et l\u2019encadrement l\u2019est aussi », a-f il avancé.Le public se réjouit La polémique attaquant la vache sacrée qu\u2019est la subvention des écoles privées tombe à point nommé alors que les examens d\u2019admission de la plupart des collèges privés ont lieu en fin de semaine.Et signe que la société et surtout les deux réseaux sont polarisés sur le su-jef le réseau public a salué vendredi les déclarations de la ministre de l\u2019Éducation.La Centrale des syndicats du Québec voit d\u2019un bon œil que la ministre reconsidère le financement du réseau concurrent.«Si cela a pour effet de réduire le nombre d\u2019élèves qui fréquentent les écoles privées, il faudra prévoir et planifier l\u2019intégration de ces élèves et du personnel dans le système scolaire public», a toutefois prévenu la présidente de la CSQ, Louise Chabot.Selon la critique libérale en matière d\u2019éducation primaire et secondaire, Francine Charbon-neau, la proposition péquiste augmentera l\u2019écart entre les riches et les pauvres.«Si on leur coupe les subventions, on va faire des écoles de très riches et il va y avoir le réseau public, qui devra faire avec ce qu\u2019il a», a-t-elle affirmé.Des échanges téléphoniques ont eu lieu vendredi entre la FEEP et, le cabinet de la ministre de l\u2019Éducation, mais aucune rencontre n\u2019a été fixée pour le moment.Le Devoir Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience nne ^ 514*861 *0630 Vieux-Montréal Abat-jour Illimités LAMPSHAD Obtenez 15% de rabais ! 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l\u2019abolition du placement syndical, s\u2019est rallié à la position du parti, a indiqué la ministre.«Oui, il s\u2019est laissé aller un peu, a-t-elle dit.Mais il a bien dit durant la campagne électorale qu\u2019il allait suivre le PQ et qu\u2019il serait solidaire.Et il l\u2019est.» Gilles Chapadeau accompagne la ministre lors de ses rencontres avec les acteurs de l\u2019industrie.Le Devoir Fermeture de Gentilly-2 : un fonds de 200 millions pour les régions touchées Bécancour \u2014 Le gouvernement Marois a confirmé vendredi la création d\u2019un fonds de diversification économique de 200 millions de dollars sur cinq ans pour les régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie.L\u2019annonce a été faite à Bécancour par la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Elaine Zakaib.Le nouveau gouvernement péquiste s\u2019était engagé à soutenir l\u2019économie de ces régions dans la transition qui suivra le déclassement de la centrale nucléaire de Gentilly-2.Trois étapes La ministre Zakaib a précisé que ce plan de diversification économique comprenait trois étapes: rassembler des experts du milieu via une table régionale, établir les créneaux porteurs et susciter des projets d\u2019investissement.Selon M^® Zakaib, la mise en place du fonds de diversification devrait générer des investissements privés de 1 milliard de dollars d\u2019ici cinq ans.En considérant l\u2019effet levier du fonds, les investissements liés au déclassement de la centrale et ceux associés aux programmes de soutien aux entreprises, les investissements globaux devraient atteindre 3,5 milliards, ajoute la ministre.Elle estime que les retombées économiques seront de l\u2019ordre de 460 millions par année, et qu\u2019elles permettront de soutenir plus de 2600 emplois directs et indirects.La table de diversification économique, qui relèvera directement de la ministre, sera coprésidée par le président d\u2019innovation et développement économique Trois-Rivières, Réjean Hardy, et le président du Centre local de développement de Bécancour, Jean-Guy Paré.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marois justifie le compromis sur la taxe santé Le compromis du gouvernement sur la taxe santé était nécessaire en raison du statut minoritaire du gouvernement, s\u2019est défendue la première ministre Pauline Marois.Interrogée vendredi en marge du XIV® Sommet de la Erancopho-nie à Kinshasa, elle a soutenu que cette décision «améliore le sort de 2 millions de Québécois qui vont payer la moitié de ce qu\u2019ils payaient».«Nous aurions aimé en faire davantage», a-t-elle ajouté.«Mais vous avez entendu comme moi l\u2019opposition dire qu\u2019ils nous renverseraient» si le premier plan de match, comprenant des hausses d\u2019impôts rétroactives pour les mieux nantis, avait été privilégié.Le Devoir MAÎTRES QUÉBÉCOIS MARCEL BARBEAU JEAN-PHILIPPE DALLAIRE MARCELLE PERRON MARC-AURELE FORTIN CLARENCE A GAGNON A Y JACKSON OZIAS LEDUC JEAN-PAUL LEMIEUX RITALETENDRE JEAN McEWEN DAVID MILNE JEAN-PAUL RIOPELLE MARC-AURELE DE FOY SUZOR-CÔTÉ ^a/ene KDÙmc/e 13-23 octobre Depuis 1975 25 - 29 octobre Toronto International Art Fair - Metro Toronto Convention Centre Booth 200 2160 rue Crescent, Montréal, 514.842.1270 www.lafitte.com Nos rabais d\u2019automne s\u2019envolent.% % A6 LE DEVOIR LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Première rencontre entre le ministre Pierre Dnchesne et PASSÉ À l\u2019issue d\u2019une première rencontre avec le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, les représentants de l\u2019Association pour une solidarisé syndicale étudiante (ASSE) ont réaffirmé que la participation de l\u2019association à un éventuel forum sur l\u2019éducation universitaire sera conditionnelle.«Si les réponses sur le sommet qu\u2019on nous donne ne sont pas satisfaisantes, on ne participera pas.On va s\u2019organiser sur nos bases traditionnelles, on sera dans la rue», a déclaré le secrétaire aux relations externes par intérim Jean-Michel Savard, rapporte Radio-Canada.L\u2019ASSE souhaite que le forum soit formé aux deux tiers de représentants du milieu universitaire.Elle demande également qu\u2019aucun enjeu ne soit écarté.La pqsition historique de l\u2019ASSE est pour la gratuité scolaire.Les représentants étudiants ont affirmé que le ministre Duchesne s\u2019est montré à l\u2019écoute, sans fournir de réponses pour l\u2019instant.Le Devoir Christiaii Paradis et Scott Gomez, même combat ?Le NPD dénonce près d\u2019un an d\u2019inaction pour former un comité sur le français au travail GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Pour le député néodémocrate Robert Aubin, le ministre Christian Paradis «fait du Scott Gomez» dans le dossier linguistique : façon de dire qu\u2019il est incapable de «livrer la marchandise», comme le joueur du Canadien qui a passé un an sans marquer de but.Cela, car 11 mois après avoir promis la formation imminente d\u2019un comité sur le français au travail, M.Paradis n\u2019a toujours pas donné suite à son engagement.En effet, le comité promis n\u2019a pas été formé et son mandat n\u2019a pas été défini.Au bureau du ministre Paradis, on réitère au Devoir que le gouvernement a «pris l\u2019engagement de confier à un comité l\u2019étude de la situation du français dans les entreprises privées du Québec assujetties à la réglementation fédérale.Nous honorerons cet engagement au terme d\u2019une démarche sérieuse et réfléchie».SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Christian Paradis avait indiqué que l\u2019objectif du comité consultatif serait « d\u2019évaluer si un problème existe en ce qui concerne la langue française au sein des entreprises privées qui opèrent dans la sphère fédérale» et ne sont pas soumises aux dispositions de la loi 101.Relancée à savoir si des gens ont été approchés, si quelqu\u2019un travaille sur le dos- l F ^ \" *¦ imt ' _ \u201c 11 A£,ll jlUill ¦\u2022 Il ills Kl 4 I I |itQ* iWii iiB ip ¦ |jjâ]» !P i l JT P CONDOS www.toiucondos.com \u2022 À DEUX PAS DU VIEUX-MON'mÉAL \u2022 A DEUX PAS DE LA DUE SAINTE-CATHEDINE À DEUX PAS DU QUARTIER DES SPECTACLES A DEUX PAS DU CAFÉ I \"\tcinéma» jhï ÀDEUXPAS DU GYM a ^ m À DEUX PAS DES 5 À 7 m NI t!* iB \u2022À DEUX PAS DE TOUT- IS ^ Tour de condos luxueunituée sur la rue Union à partir de 199,01111$ jusqu'à 15 millions .fSfjAeru» e/eà- rten&iy iioouNivEnsiir (ENFACEOEPLACEVILLE-MAniEI 514.244.518] HEURES D'DUVERTURE: SAMEDIS DIMANCHE 12H-17R LUNDI AU VENDREDI 12H-19H AUSSI SUR RENDEZ-VDUS sier au sein du gouvernement, ou encore si un échéancier quelconque a été établi, l\u2019attachée de presse du ministre a répété intégralement les deux phrases de réponse précitées.Les mêmes questions avaient suscité mot à mot les mêmes réponses lors d\u2019un premier suivi en mars 2012, puis en juin 2012.Le gouvernement avait annoncé son intention de former ce comité le 24 novembre 2011.Au bureau du premier ministre, on soulignait alors que la composition du comité serait complétée avant Noël 2011.La formation du comité avait été annoncée au milieu d\u2019une petite tempête linguistique, alors que plusieurs unilingues anglophones faisaient les manchettes \u2014 notamment un vice-président à la Banque Nationale.Lieutenant politique de M.Harper au Québec, Christian Paradis avait indiqué que l\u2019objectif du comité consultatif serait « d\u2019évaluer si un pro- blème existe en ce qui concerne la langue française au sein des entreprises privées qui opèrent dans la sphère fédérale» et ne sont pas soumises aux dispositions de la loi 101.Or, le Nouveau Parti démocratique est désormais « Quand le gouvernement nous parle d\u2019une démarclie sérieuse et réflécliie et qu\u2019il dit que c\u2019est important à ses yeux, c\u2019est du vent» convaincu que «l\u2019intention, c\u2019est de laisser ça mourir à petit feu», dit le député Robert Aubin (Trois-Rivières).«Il ne se passe absolument rien, on n\u2019a pas encore décidé le mandat, le budget, quoi que ce soit.Quand le gouvernement nous parle d\u2019une démarche sérieuse et réfléchie et qu\u2019il dit que c\u2019est important à ses yeux, c\u2019est du vent», juge-t-il.Dans les circonstances, M.Aubin se dit inquiet de voir que c\u2019est M.Paradis qui devra approuver ou rejeter l\u2019offre d\u2019achat, de Nexen par la société d\u2019Etat chinoise CNOOC, une transaction de près de 15 milliards.«Il n\u2019a pas pu trouver en 11 mois trois personnes qualifiées pour un comité consultatif sur le français, mais il va réussir à démêler un dossier complexe comme Nexen en 30 jours?J\u2019ai des doutes», raille M.Aubin.Le Bloc doute «Ça fait 323 jours sans action, ça commence à être long, ajoute le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé.Ils ont lancé une balloune et ne savent plus où elle est rendue.C\u2019est oublié.En plein Sommet de la Francophonie, c\u2019est plutôt paradoxal.» En même temps, M.Paillé soutient que le mandat de ce comité est mal ciblé.«On parle d\u2019aller voir si un problème existe.Mais on sait qu\u2019il existe, le problème, et on connaît la solution : l\u2019application de la loi 101.» Les futures conclusions du futur comité devraient être dévoilées publiquement, avait indiqué M.Paradis l\u2019an dernier.Le Devoir Faculté de l'éducation permanente Vous avez l'ambition.nous avons 25 certificats universitaires.COMMUNICATION APPLIQUEE COOPÉRATION INTERNATIONALE CRIMINOLOGIE DROIT ÉTUDES INDIVIDUALISÉES FRANÇAIS LANGUE SECONDE GÉRONTOLOGIE GESTION APPLIQUÉE À LA PQLICE ET À LA SÉCURITÉ GESTION SERVICES DE SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX GESTION PHILANTHROPIQUE INTERVENTION AUPRÈS DES JEUNES INTERVENTION EN DÉFICIENCE INTELLECTUELLE JOURNALISME PETITE ENFANCE ET FAMILLE PUBLICITÉ RÉDACTION RELATIONS INDUSTRIELLES RELATIONS PUBLIQUES SANTÉ COMMUNAUTAIRE SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL SANTÉ MENTALE TOXICOMANIES TRADUCTION I ET II VICTIMOLOGIE ADMISSION HIVER 2013 514 343.6090 www.fep.umontreal.ca Université fm de Montréal www.artisan-du-store.ca Store SOLUTION 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A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET REINVENTER Les piégés de la densification Que ce soit en banlieue ou en ville, les territoires se densifient, mais non sans vice de conception et opposition citoyenne ISABELLE PORTER à Québec Pour créer des milieux de vie plus vivants, on rejette de plus en plus le modèle de la maison unifamiliale au profit de constructions plus hautes et de milieux denses.Mais cette densification comporte son lot de pièges.Le principe paraît simple : en regroupant les gens, on attire plus de commerces de proximité et les services publics sont plus faciles à financer.Avec tous les bénéfices environnementaux que cela entraîne.Or, ça ne se passe pas toujours comme ça.«Ce qui est malheureux, c\u2019est qu\u2019on est en train de le faire dans une conception banlieusarde, explique Daniel Gill, de l\u2019Institut d\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal.On densifie les territoires mais sans services de proximité.» Le problème, explique-t-il, c\u2019est que les villes de banlieue laissent des promoteurs construire d\u2019imposants immeubles à condos dans des zones isolées, loin des carrefours de transport en commun et des services.Quant aux promoteurs, ils sont souvent réticents à intégrer des commerces aux projets rési- dentiels si les règlements de zonage ne l\u2019imposent pas.Dès lors, «les résidants doivent prendre leur voiture pour aller chercher une pinte de lait».Les villes sont en train de «manquer une belle occasion», ajoute-t-il, parce que la «demande pour des projets plus denses est là».La construction en hauteur doit s\u2019accompagner de récompenses, selon l\u2019architecte Owen Rose du Centre d\u2019écologie urbaine.«Avec la valeur foncière qui augmente, on devrait avoir des services et des équipements municipaux à la hauteur, du transport collectif et des parcs de qualité.» Résistances populaires L\u2019autre piège de la densification est l\u2019acceptation sociale.Au centre-ville comme en banlieue, les projets se butent q des résistances locales.A Québec, le projet de l\u2019îlot Irving a été rejeté lors d\u2019un référendum l\u2019an dernier parce que les citoyens s\u2019opposaient à ce que le zonage passe de quatre à neuf étages.Plus récemment, c\u2019était au tour des résidants d\u2019Ahuntsic de dire non au projet Musto.«Quand on rencontre les gens, si on parle de densification, on est à peu près sûrs d\u2019avoir des réactions néga-tives, explique le président de l\u2019Ordre des urba- ! Ill h.I YAN DOUBLET LE DEVOIR Un piège important de la densification est l\u2019acceptation sociale.À Québec, on a commencé à parler de «densification douce» pour mieux vendre le concept aux citoyens des quartiers.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019étalement urbain entraine le boom des banlieues, qui offrent souvent bien peu de services de proximité.nistes, Claude Beaulac.Les gens tiennent à leur quiétude et ils ont peur de la perdre.Ils ont choisi un milieu de vie et on le transforme.» A Québec, on a commencé à parler de «densification douce » pour mieux vendre le concept.On recourt aussi au terme « consolidation » et à la notion moins abstraite de «ville compacte».Le problème découle du fait que la densification est trop associée à la construction en hauteur, alors que c\u2019est beaucoup plus que ça, poursuit M.Beaulac.Les gens réagissent mieux quand ils comprennent qu\u2019on crée «un milieu de vie», dit-il.«Ce qui est important, c\u2019est comment on gère la cohabitation.» La hauteur seule ne suffit pas à expliquer la densité.Ainsi, le centre-ville de Vancouver, celui de Berlin et le Plateau-Mont-Royal ont des densités similaires, explique Owen Rose.Or, le premier est constitué de tours, le second d\u2019immeubles de cinq ou six étages en moyenne et le Plateau est rempli de duplex et triplex.Comment est-ce possible?Parce que les triplex du Plateau sont collés à la rue et qu\u2019on a tendance à mettre davantage d\u2019espaces vides autour des immeubles plus haut.«Si les trois densités sont presque pareilles, choisissons ce qui nous convient le plus, dit-il.Ce n\u2019est pas le chiffre qui compte, c\u2019est l\u2019aménagement.» Démographie oblige Tous s\u2019entendent pour le dire : la densification est devenue un enjeu incontournable pour les villes.On ne pourra éviter le phénomène, selon Daniel Gill.Non pas à cause de l\u2019environnement ou des arguments de Jan Gehl, mais à cause de la démographie.«C\u2019est une tendance lourde parce que le modèle de la famille n\u2019est plus dominant.La famille traditionnelle représente moins d\u2019un tiers des ménages, dit-il.Comme la population vieillit, les gens vont vouloir vivre dans des formules plus denses comme des copropriétés ou des résidences pour retraités.La densification ne viendra pas de préoccupations environnementales, mais tout simplement de la demande des citoyens vieillissants.» Et les familles ?Elles resteraient en banlieue, selon lui.«Je le dis souvent aux gens de la Ville de Montréal: \u201cN\u2019essayez pas de garder les familles à Montréal, ça ne fonctionne pas!\u201d» Entre 2001 et 2006, 82% des Montréalais de 25 à 40 ans qui ont déménagé et sont devenus propriétaires ont acquis une maison unifamiliale, souligne-t-il.Ailleurs au Québec, c\u2019est 88%.«En ce moment, la densification ne se fait pas par les jeunes, mais par les baby-boomers.» Le Devoir «Quand on rencontre les gens, si on parle de densification, on est à peu près sûrs d\u2019avoir des réactions négatives» LA VIE SUR UN PLATEAU CONDOS BUREAU DES VENTES 514-937-7171 433, RUE SAINT-MARTIN, MONTRÉAL \\\\\\v ïïvD nil] nunv üiLü 9168 http://www.se7t.ca DIMAPfCHE 14 OCTOBRE 2012 A 9 L'ÜRBANISME Des idées pour le Québec venues d\u2019ailleurs Véritable guide pratique de l\u2019aménagement, l\u2019ouvrage de Jan Gehl Cities for People présente toutes sortes de solutions pour rendre les villes plus animées et agréables.En voici quelques-unes.Rome, Italie: les escaliers comme dernier recours Les escaliers sont des barrières psychologiques pour les piétons, note Gehl.«Là où c\u2019est possible, on les évite», écrit-il.Toutefois, on peut les « maquiller» pour que le parcours semble plus facile avec des paliers et un aménagement invitant, comme l\u2019escalier de la Trinité-des-Monts à Rome.Quand même, mieux vaut miser sur les rampes d\u2019accès qui permettent aux personnes à mobilité réduite et aux enfants de poursuivre leur chemin plus facilement.San Francisco, États-Unis : pius de soieii et moins de vent En 1985, San Erancisco s\u2019est dotée d\u2019une politique climatique pour contrer les corridors de vent dans le centre-ville.Elle impose aux immeubles des constructions en escaliers et des limites aux hauteurs qui permettent au soleil d\u2019atteindre les rues.Les promoteurs doivent en plus mener des tests pour s\u2019assurer que leurs projets ne créent pas de problèmes éoliens.Bogota, Coiombie: tous ies dimanches sans voiture A Bogota, on réserve des rues aux cyclistes, les «ciclovias», tous les dimanches.Créée pour encourager la pratique du vélo, cette pratique a été imitée un peu partout en Amérique centrale et du Sud.Gehl note que le dimanche convient tout particulièrement à ce genre d\u2019activité parce que la circulation automobile est limitée et que les gens ont plus de temps pour faire de l\u2019exercice.Danemark: ie virage à droite mauvais pour ies véios Le virage à droite au feu rouge n\u2019a pas la cote au Danemark.Cette pratique «serait inconcevable dans les villes se voulant propices à la marche et au vélo», écrit Gehl.« Une bonne visibilité aux intersections est cruciale.» C\u2019est pourquoi le Danemark interdit aux voitures de se stationner à moins de 10 mètres d\u2019un carrefour.Copenhague, Danemark : déneiger pour ies piétons et ies véios A Copenhague, les zones piétonnes et pistes cyclables sont dégagées avant les voies réservées aux voitures.«Autant que possible, une ville doit être propice à la marche à longueur d\u2019année, à toute heure du jour et de la nuit.» Un modèle difficile d\u2019application Les idées de l\u2019architecte danois Jan Gehl comportent plusieurs embûches JENS NOERGAARD LARSEN AGENCE ERANCE-PRESSE A Copenhague, comme dans toutes autres villes du Danemark, il est interdit axrx voitures de se stationner à moins de 10 mètres d\u2019un carrefour pour assurer une bonne visibilité axrx intersections.ISABELLE PORTER à Québec Les idées de l\u2019architecte danois Jan Gehl sont applicables partout, selon le président de l\u2019Ordre des urbanistes, Claude Beaulac, mais il y aura des embûches.La première ?Le grand nombre de professionnels concernés par l\u2019aménagement des lieux publics.«Il y a un besoin énorme de coordination et de compréhension mutuelles, dit-il.Il faut penser aux usagers à pied, aux usagers à bicyclette, en voiture.Vous avez des commerçants, des fournisseurs de services de communications, les égouts, l\u2019aqueduc, l\u2019électricité, le gaz, les services d\u2019urgence, la sécurité publique, la signalisation, l\u2019éclairage, l\u2019animation des lieux.Ça fait beaucoup de monde.» il ajoute que le pouvoir des villes est «limité» par rapport aux compagnies de télécommunication qui «ont des pouvoirs au niveau fédéral» et des «exigences techniques» pour l\u2019emplacement des fds.Pour contrer ces problèmes, tous ces acteurs ont signé en juin une déclaration «en faveur d\u2019une gestion concertée et d\u2019un développement harmonieux des espaces publics».Pour l\u2019urbaniste Jayne En-gle-Warnick, qui signe la postface du livre Cities for People, il faut agir en priorité sur l\u2019aménagement des rues.«La rue constitue l\u2019espace public le plus important d\u2019une ville, écrit-elle.A Montréal, la configuration de bon nombre de rues montre que le bien-être des citadins n\u2019y est pas une priorité.» Quand même, ajoute-t-elle, Montréal a déjà de «bons points de départ».«Des quartiers qu\u2019on peut parcourir à pied, une culture cycliste en plein essor, des places publiques et des parcs où s\u2019attarder, une agriculture urbaine qui gagne en popularité et la possibilité de vivre sans voiture.» Et qu\u2019en est-il des petites villes?Les idées de Jan Gehl valent-elles seulement pour les grosses?Non, dit M.Beaulac, mais partout, il «faut faire évoluer les mentalités».Mais dans le milieu des urbanistes, les propositions de Gehl sont très populaires.«Le livre est un franc succès auprès des urbanistes et des designers urbains», dit-il.L\u2019Qrdre a d\u2019ailleurs participé au montage financier de la traduction au Québec.Le Devoir FERNANDO VERGARA ASSOCIATED PRESS À Bogota, les vélos sont rois.«Il y a un besoin énorme de coordination et de compréhension mutuelles.Il faut penser aux usagers à pied, aux usagers à bicyclette, en voiture.» & YAN DOUBLET LE DEVOIR L\u2019aménagement doit être réalisé en fonction des cyclistes et des piétons.Un divorce ?M® Michel Houle, avocat 514-845-5545 ceNtre culturel chrétieN de ^oHtrèAl La foi est-elle irrationnelle ?Avec Thomas De Koninck, philosophe et Louis Roy, théologien Jeudi, le 18 octobre 2012, à 19 h 30 Église des dominicains, 2715, Côte-Sainte-Catherine, Montréal Contribution suggérée: 10$ - 514.738.6664 centreculturelchretiendemontreal.org vous ETES INVITE A UNE ASSEMBLÉE PUBLIQUE sur le rapatriement au Québec de l'assurance-chômage Avec Roger Valois, Yves Lessard et Pierre Céré m 18 octobre à 19h Montréal \\ Centre St-Pierre 1212, rue Panet cpagîr Organisé par O rai Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 - Jyoisette' «^aoem/^ d\u2019est à/ oous/ der\t» GaÂiersr Clairefontaine etses/codectiofis/ dceaitof, ciresà/cacAete/f mstrumentsycû\u2019écriture' 446, moiJhiJit^picei HLieinx^Æjnlréal ^e^i>Aone> ; 614 S46-^S0 ^lêemis/cf\u2019ouaefturo.' câe/âefuû'eue/aendredè cf& 10 Â/ 00 à/ IPÀ/ 00 les/samaÂs/ eù cfùmmcÂes/ c/& 10 Â/ 00 ce/ I^Â/ SO A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 ACTUALITES Droits de la personne : Harper promet d\u2019envoyer un message clair à la RDC FANNIE OLIVIER à Dakar StepTien Harper a assuré que le Canada allait exprimer son inquiétude quant aux droits de la personne en République démocratique du Congo, mais il n\u2019a pas précisé pourquoi il n\u2019a pas envisagé de boycotter le Sommet de la Francophonie afin d\u2019envoyer un message fort au pays hôte.Pourtant, le premier ministre a déjà menacé de ne pas se rendre au Sri Lanka, où se tiendra le prochain Sommet du Commonwealth, si ce pays ne fait pas de progrès sur le plan des droits de la personne.Interrogé sur ce standard différent, M.Harper n\u2019a pas expliqué les raisons de la position canadienne envers la RDC.Les élections du président Joseph Kabila ont été entachées d\u2019irrégularités, alors que les affrontements armés et les viols sont légion dans l\u2019est du pays.D\u2019ailleurs, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a choisi de ne pas rencontrer le président de la RDC.Quant à M.Harper, il participera malgré tout à un souper officiel avec M.Kabila samedi soir.A Dakar, au Sénégal, où il tenait un point de presse avant de s\u2019envoler pour Kinshasa, M.Harper a toutefois exprimé ses «graves» inquiétudes à l\u2019égard du manque de respect pour les droits de la personne en RDC.Il a rappelé que son ministre en charge de la Francophonie, Bernard Valcourt, avait lui-même visité le pays hôte cet été pour s\u2019enquérir des progrès.«Le ministre Bernard Valcourt a déjà visité le Congo pour exprimer nos inquiétudes envers les violations des droits de la personne, et nous exprimerons très clairement pendant notre visite notre préoccupation à cet égard.Et ce sera bien clair», a-t-il fait valoir.A sa gauche, le président sénégalais Macky Sali a pour sa part insisté sur le fait que tous les pays n\u2019avaient pas le même passé, et qu\u2019on ne pouvait donc s\u2019attendre à ce qu\u2019ils aient le même respect des droits de la personne.«L\u2019Afrique a besoin de démocratie pour son développement.Nous devons aider les pays africains à évoluer dans cette dynamique.Nous devons savoir aussi que tous les pays n\u2019ont pas la PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Stephen Harper salue à son départ de Dakar, vendredi, au terme d\u2019une visite de deux jours au Sénégal.M.Harper doit maintenant participer au Sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo.même histoire et ne marchent pas à la même cadence», a indiqué M.Sali.Selon lui, le Sénégal, perçu comme un pilier démocratique dans un continent où l\u2019instabilité est fréquente, ne peut être comparé à un pays sorti d\u2019une guerre, en proie à des affrontements tribaux.«Nous allons de notre côté donner notre message fraternel à nos amis de la RDC, mais dans le respect des spécificités de chacun.» Mal à l\u2019aise avec le manque de transparence des dernières élections congolaises, ainsi qu\u2019avec les crimes commis sur le territoire, le président français François Hollande a hésité longuement avant de décider de participer au sommet.Il n\u2019y restera en fin de compte que quelques heures.Deux jours Stephen Harper a terminé vendredi une vi- site officielle de deux jours au Sénégal, au cours de laquelle il a notamment offert une aide spécifique pour la région du Sahel, aux prises avec une grave crise alimentaire.Il a également profité de son séjour pour rencontrer des gens d\u2019affaires, particulièrement des Canadiens investissant dans le secteur minier.Il a d\u2019ailleurs confié qu\u2019il s\u2019attendait à ce que les relations commerciales avec le Sénégal, voire avec toute la région, gagnent de l\u2019importance dans le futur.«Compte tenu du bilan du Sénégal de bonne gouvernance, de transparence, de démocratie et de droits de la personne, ce pays a vraiment l\u2019occasion de devenir le centre des investissements canadiens dans toute la région africaine», a signalé M.Harper.La Presse canadienne Certains anciens combattants seront indemnisés très rapidement Ottawa \u2014 Les avocats du gouvernement fédéral ont consenti à une procédure accélérée pour les 900 anciens combattants les plus mal en point du pays, qui doivent être indemnisés pour les montants retranchés à leur pension d\u2019invalidité.Une lettre signée par les avocats impliqués dans un recours collectif contre le gouvernement fédéral \u2014 et obtenue par La Presse canadienne \u2014 présente ces paiements comme une mesure intérimaire pendant que se poursuivent les discussions devant mener à un règlement avec quelque 4500 anciens soldats.Le gouvernement canadien a livré, jusqu\u2019au printemps dernier, une bataille judiciaire féroce contre les anciens combattants dont les pensions d\u2019invalidité avaient été réduites du montant des allocations des Forces canadiennes pour perte de revenus et soutien du revenu.La Cour fédérale a rejeté «sans équivoque» les arguments du fédéral en mai dernier.Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a ordonné la fin des déductions le DQuillet, mais les anciens combattants les plus souffrants continuent à perdre une portion de leur pension d\u2019invalidité parce que d\u2019autres prestations qu\u2019ils reçoivent dépassent la limite de 75% de leur salaire militaire.Les avocats ont expliqué que les paiements intérimaires commenceront le 22 octobre.Rétablissement immédiat Les anciens combattants ayant subi les blessures les plus graves, connus sous le nom de «clients à somme nulle», devraient profiter d\u2019un rétablissement immédiat de leurs avantages, d\u2019autant plus que plusieurs d\u2019entre eux sont incapables de travailler et dépendent de l\u2019argent qui leur est versé par Qttawa, affirment les groupes de défense des anciens combattants.Les soldats ayant participé à la mission en Af ghanistan font partie de ceux qui profiteront le plus de la procédure accélérée, ont-ils ajouté.Ces paiements seront effectués en dépit de l\u2019issue des négociations ; on ne sait pas quel montant est en jeu.La société d\u2019assurance responsable du dossier, la Financière Manuvie, dispose d\u2019une liste des anciens combattants admissibles et procédera l\u2019an prochain à une évaluation des cas individuels pour déterminer si les paiements de chaque ancien soldat seront permanents, et à quel taux.Certaines évaluations internes réalisées par le gouvernement estiment qu\u2019un règlement dans ce litige pourrait coûter jusqu\u2019à 600 millions de dollars, en fonction de la date limite qui sera déterminée lors des négociations avec les avocats qui représentent les anciens combattants.Ce montant pourrait gonfler rapidement, puisque certains pourraient avoir droit à une compensation remontant à 1976.La Presse canadienne Kevin Page attend toujours 25 ministères et agences fédérales ont toutefois affirmé qu\u2019ils collaboreraient avec lui HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ce sont maintenant 25 ministères et agences fédérales qui ont accepté, en théorie du moins, de collaborer avec le directeur parlementaire du budget pour révéler où s\u2019abattront les coupes budgétaires fédérales.Kevin Page ne remise pas pour autant sa menace de poursuivre en justice tous les autres qui se font encore tirer l\u2019oreiÛe.Ainsi, sur les 25 organes ayant entrepris des discussions avec le bureau de Kevin Page, 7 sont de gros joueurs: Travaux publics.Sécurité publique.Industrie, Développement des Ressources humaines, Ressources naturelles.Transports et Statistiques Canada.M.Page tente d\u2019obtenir de chaque entité fédérale le détail des mesures d\u2019austérité qui seront mises en place en interne.Il veut savoir combien d\u2019argent et de postes seront retranchés de chaque secteur d\u2019activité de chaque entité.M.Page veut ainsi pouvoir donner aux élus les informations nécessaires pour qu\u2019ils votent de manière éclairée à la Chambre des communes.Jusqu\u2019à présent, Qttawa n\u2019a que fourni le montant global que chaque entité devra retrancher de ses dépenses.Qttawa entend réduire ses dépenses de 5,2 milliards de dollars par année.«Prenons l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments [secouée par la crise du bœuf contaminé] », illustre M.Page en entrevue avec Le Devoir.«Elle doit retrancher 56 millions de dollars d\u2019un budget de près de 700 millions.C\u2019est 7 ou 8% de son budget.Pour n\u2019importe quelle organisation, réduire ses dépenses de 7ou 8%, c\u2019est très important.Moi, je trouve difficile de croire qu\u2019on peut couper autant sans qu\u2019il y ait de réduction de services.» M.Page veut donc savoir où cette réduction de services se fera.Argent dépensé, argent épargné Pas plus tard que la semaine dernière, le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, avait soutenu que M.Page outrepassait son mandat, car il devait seulement s\u2019intéresser à l\u2019argent dépensé par Qttawa, pas à l\u2019argent épargné.Pour M.Page, cette affirmation est «incompréhensible».«A mon avis, c\u2019était une ligne de communication, mais il aurait été impossible de défendre une telle thèse en justice.» M.Page ignore ce qui a poussé les sous-minis-tres à collaborer avec lui.Il suppute que des divisions devaient exister entre eux, que la pression journalistique en a fait plier certains et que peut-être y avait-il «un sentiment voulant que personne ne gagnerait» à entamer une poursuite judiciaire.M.Page avait menacé de s\u2019adresser aux tribunaux pour obtenir l\u2019information qu\u2019il réclame.Il affirme que sa menace tient toujours pour la trentaine d\u2019organismes qui n\u2019ont toujours pas répondu à sa requête, notamment la Défense nationale.M.Page se garde bien de «crier victoire».Pour l\u2019instant, il n\u2019a reçu aucune information, seulement une indication de volonté de le faire.Nuance.«C\u2019est positif, mais c\u2019est une relation difficile en même temps», convient-il dans son tfanc-parler habituel.Il demande d\u2019obtenir l\u2019information d\u2019ici une semaine.«Si ce n\u2019est pas possible, c\u2019est peut-être une indication voulant que l\u2019information n\u2019existe pas et ça, ça m\u2019indiquerait qu\u2019il y a un problème.» Que les coupes se font à l\u2019aveugle, quoi.Le Devoir LaGrande BRADERIE MODEQuébécoise Edition automne-hiver 2012 18-19-20-21 OCTOBRE Ne manquez pas l\u2019événement MODE et magasinage le plus attendu de la saison! 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