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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 24 février 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1945-02, Collections de BAnQ.

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30e Année — No 8 SAMEDI, 24 FEVRIER 1945 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 24, 1945 30th Year — No.8 -mm mm au L) Z 2 L’emploi total est-il possible ?Les ouvriers organisés ne doivent rien laisser au hasard pour atteindre cet objectif.— A l’industrie ou au gouvernement cà fournir cet emploi ?Dans nos journaux de cette semaine, nous lisions que l'hon.M.Brooke Claxton, ministre de la santé dans le cabinet King, au cours d'une causerie qu'il prononçait devant les membres du Maritime Labor Institute, de Halifax, avait dit que : "Le gouvernement canadien a l'intention de procurer 1,000,000 do nouveaux emplois, après la guerre, et c'est par le truchement des entreprises publiques et privées que les autorités canadiennes espèrent arriver à ce but." Dans sa causerie, le ministre canadien a déclaré que les autorités canadiennes se proposaient d'augmenter le nombre des entreprises au pays, en multipliant les encouragements et les avantages aux femmes comme aux hommes."Nous voulons", dit-il, "utiliser leurs ressources créatrices pour développer les richesses naturelles du pays.Ce que nous voulons, c'est édifier sur les bases de notre prospérité.Les Canadiens ont investi des millions de dollars dans les emprunts d'épargne de guerre parce qu'ils ont eu confiance dans leur pays et en eux-mêmes.Nous allons maintenir cette confiance afin que les Canadiens aient le même entrain pour faire des placements en temps de paix." L'hon.M.Claxton a ajouté que le but du gouvernement, dans l’organisation de l'après-guerre, est d'établir la production et la consommation sur des bases continues.Pour cela, la conversion des usines de guerre en industries de paix sera lacilitée par le gouvernement et, dit-il, elle serait accompagnée de l'établissement de nouvelles industries."Il faut que l'augmentation de la production soit accompagnée d'une plus grande consommation et de placements plus considérables en capital dans les divers domaines." Le ministre a déclaré que, pour arriver à ses fins, le gouvernement canadien se propose de maintenir les contrôles sur les prix et les salaires aussi longtemps que cela sera nécessaire, qu'il désirait maintenir les salaires aussi élevés que possible, maintenir les prix des produits de la ferme et des pêcheries à des niveaux alléchants, en procurant de nouveaux marchés à ces deux catégories de produits, et finalement, que le gouvernement canadien allait adopter un vaste programme de sécurité sociale.Le conférencier a terminé en déclarant que la clef de la prospérité, c'est la production.Il faut que tout le monde travaille et que le revenu national soit de $8,000,000,000, permettant une production dans l'ordre de 50 pour cent plus élevée qu'en 1939.Aux Etats-Unis, on nous informe que le gouvernement s'est attelé à la tâche de trouver 60,000,000 d'emplois pour l'après-guerre et qu'il croit fermement réussir dans ses projets.Pour les ouvriers, il s'agit en tout premier lieu de ne pas s'emballer et de croire dur comme fer qu’aussitôt le conflit terminé, ils auront tous un emploi assuré ou une compensation sous forme d'allocations quelconques.Pour certains économistes, trouver de l'emploi pour tous les travailleurs est une impossibilité.C'est aussi l'avis de certains conférenciers, par exemple, M.J.-S.Duncan, président et administrateur général de la Massey-Harris.Il va jusqu'à dire que nous n'avons pas à nous faire d'illusion et que la période de paix nous réserve des déboires et de grandes diffi-cutés.Il prévoit même une baisse générale des salaires.Voici ce que dit M.John-W.Scoville, dans "The Barrons", édition du 19 janvier, au sujet de l'embauchage total : Prenez plusieurs sophismes économiques, mélangez-les parfaitement avec une douzaine de mots dépourvus de sens et assaisonnez au goût avec de l'ignorance économique et de l'avarice du groupe des oppresseurs ; laissez cuire deux ans au four de la discussion populaire.Vous obtiendrez ainsi un plat au goût désagréable, indigeste et connu sous le nom de "Problème de l'embauchage dans l'après-guerre." Les avocats de l'embauchage total prétendent que chacuir a droit à un emploi et ils décrètent que si l'industrie ne peut fournir de l'emploi, c'est au gouvernement d'y pourvoir.La garantie d'une situation dans l'entreprise privée est une chose que le gouvernement ne peut donner, sans remplacer la liberté de l'individu, comme cela s'est fait en Russie, en Allemagne et en Italie, on sait avec quel résultat.Nous comprenons que le problème de l'embauchage devra subir les tractations des divers intérêts économiques et sociaux qui, chacun à sa façon, voudront le régler à leur avantage.Les travailleurs organisés doivent dès maintenant s'atteler à la tâche d'assurer cet embauchage total qu'ils souhaitent tant.Ils doivent recourir aux mesures propres à leur permettre de ne pas subir une dépression, comme après l'autre guerre.C'est pourquoi ils doivent voir eux-mêmes à leurs intérêts.On n'est jamais si bien servi que par soi-même et le proverbe nous dit : "Aide-toi, le Ciel t'aidera".p HACHETTE Coup d’oeil sur l’après-guerre Dans un de ses communiqués aux journaux, M.Roger-W.Babson dit que- les gouvernements ont tort de tant parler du "besoin de plus de main-d’oeuvre" et les ouvriers de réclamer "des salaires plus élevés”.Il dit croire que les deux ont tort, parce qu’ils troussent le patronat à installer plus de machines pour épargner du temps et à établir des procédés qui, après la guerre, nous jetteront dans un joli chaos.M.Babson accuse les travailleurs de pousser à la mécanisation outrée et il donne l’avertissement qu’après la guerre, cette machinerie jettera sur le pavé un grand nombre de travailleurs.C’est pourquoi il les encourage à placer chaque semaine le surplus de leur paye dans l’achat des bons de guerre.Cela les mettra à l’abri du besoin et les rassurera quant à leurs bénéfices de sécurité sociale.Aux Etats-Unis, la loi de sécurité sociale assure à l’homme qui devient incapable de travailler de $10 à $50 par mois (selon le nombre d’années de son emploi) plus la moitié de ce montant comme prestation pour son épouse lorsqu’elle a atteint 65 ans; l’assurance-chômage donne au travailleur de $2 à $00 per semaine, se-Ion l’Etat dans lequel réside le travailleur lorsqu'il devient sans emploi, chômage dont sera probablement cause la macinerie qu’installent aujourd’hui les employeurs effrayés.Au Canada, l’assurance-chômage n’est pas aussi libérale, parce qu'elle le paie qu’un maximum de $14.40 par semaine.Si le chômeur refuse sans motif une offre d'emploi que le fonctionnaire de l'assurance JUGE convenable dans son cas, ou s'il néglige de profiter d’une occasion d’emploi convenable, il s’expose à perdre son droit aux prestations pour une période n'excédant pas six semaines à compter de la date de son refus.Il ne faut pas craindre de perdre ses prestations d'assurance-chômage parce que le gouvernement place l’argent qu’il receuille des primes hebdomadaires des employeurs et des salariés, parce qu'il fait exactement comme les banques et les compagnies d'assurances qui placent les fonds de leurs déposants et de leurs assurés, afin d'en tirer les bénéfices qui.en fin de compte, augmenteront les prestations aux assurés.En fin de compte, l’après-guerre nous apportera des problèmes dont la solution sera longue et épineuse.Ce sera encore le combat éternel entre la machine et l’homme.Augmentation du salaire minimum plus facile Ottawa, 19.— Les ministres provinciaux du Travail ont été priés de donner leurs vues sur l’opportunité d'une conférence entre eux et le ministre fédéral du Travail dans le but d'étudier toute proposition qui viserait à donner plus de latitude aux autorités provinciales en ce qui concerne l’établissement d’échelles de salaire minimum, a déclaré l’hon.Humphrey Mitchell.Dans sa lettre aux ministres provinciaux, le ministre fédéral a insisté sur le fait que .son ministère est d'avis qu’il faut maintenir la règlementation actuelle des prix et de salaires exercée en vertu de l’Arrêté régissant les salaires.Le ministre*a suggéré que cette conférence soit tenue le 19 mars.Les logements salubres La Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes de la province vient de prendre attitude à l’égard du problème du logement, dans un long mémoire préparé par la Chambre de Commerce des Jeunes de Lévis et que la Fédération adresse nu gouvernement provincial.Ce mémoire s'inspire évidemment des meilleures intentions, mais on semble en droit de lui reprocher de ne point faire de suggestions concrètes en vue de la solution du problème des taudis.Rien ne nous semble plus facile que d'énumérer les conditions économiques et sociales qui ont déterminé la crise du logement dans les centres urbains de notre province; mais d’indiquer un remède efficace qui nous débarrasserait de cette plaie du manque de logements et du pullulement relatif des taudis, c'est une autre paire de manches, conune dirait l’autre.Le mémoire dont il est ici question, comme tous les autres mémoires que nous avons lus sur le sujet, attribue la crise du logement à cinq causes : (1) l’insuffisance des gages des travailleurs, chose qui ne nous est pas inconnue, loin de là, surtout dans la province de Québee: ( 2 > l'industrialisation incontrôlée et que, pour notre part, nous croyons pouvoir attribuer à l'état de guerre et à révolution du pays vers l’industrialisation engendrée par ses richesses naturelles; (3) l'individualisme et le capitalisme, qui ignorent les principes de l'humanitarisme chrétien et :de la sociologie; (4i l’absence de préoccupations d’ordre social chez les pouvoirs publics; (5) l'ignorance des principes élémentaires de l’urbanisme.Si nous croyons bien comprendre l'esprit du mémoire de la Chambre de Commerce des Jeunes, nous pouvons dire que la solution du problème du logement requiert une réforme profonde et complète de la société moderne.C’est une réforme qui prendrait’du temps et qui risquerait de nous apporter une solution à nos maux que dans une ou deux générations.Nous croyons, en toute humilité, qu’il y a d’autres causes plus immédiates qu’il nous faut rechercher et trouver.Et, en fin de compte, ce problème est plutôt temporaire que permanent.A sa solution, il faut apporter toutes nos énergies, dans tous les domaines, et rie toutes les façons.A la cessation des hostilités, les choses rentreront dans l’ordre d’elles-mêmes.par la réintégration des populations rurales dans leur do- maine, ce qui rétablira quelque peu l'équilibre rompu.Cependant, le problème n’en sera pas ixntr cela complètement résolu.Les restrictions sur les matériaux et la main-d’oeuvre enlevées, il y aura plus de construction.Les capitaux ayant à trouver un emploi rémunérateur ne pourront faire autrement que de se diriger vers la construction.Mais, en attendant, cela ne nous donne pas une solution immédiate à un mal angoissant.On reconnaît que la solution du problème du logement.dans les centres urbains congestionnés nous amène irrésistiblement et avant tout à une affaire d’argent.Nous savons que la construction de logements salubres pour les familles nombreuses est une impossibilité financière parce que ceux qui pourraient ou devraient profiter rie l’aubaine sont sans le sou et qu’il leur faut de toute nécessité avoir recours à l’Etat ixmr la fourniture de l’argent nécessaire.Nous aurions aimé que ce mémoire nous fournisse des plans concrets de solution.Toutefois, nous ne désespérons pas qu’à force d’étudier le problème, de présenter des solutions, après en avoir analysé toutes les causes médiates et.immédiates, nous ne puissions pas, avant la fin des hostilités, trouver une solution qui permettra de loger tout le monde dans des conditions hygiéniques et de confort relatif.Peut-être qu’on pourra nous reprocher à nous-mêmes de ne pouvoir donner une solution qui satisfasse aux besoins de l'heure présente.Mais nous faisons cependant les efforts nécessaires pour aider efficacement.à la solution de ce problème, et nous offrons la collaboration des ouvriers à tous ceux qui peuvent faire quelque chose pour tirer nos gens de l’embarras et de la misère des taudis.Nous agréons la conclusion du mémoire, quand il y est dit : “Donc, guerre totale aux taudis, car ils engendrent la mort.Donnons enfin à nos populations urbaines des logis convenables, hygiéniques, des terrains de jeux, des places publiques pour les enfants si nous voulons vraiment sauvegarder la santé publique.” Enfin, nous croyons que c'est un tort de faire appel à tous les gouvernements, ou de se reposer sur eux de la tâche à accomplir en vue de la solution du problème.Rappelons-nous toujours qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, et agissons en conséquence.Tous à l’oeuvre.sans tarder.Les nominations c nationale Ottawa, 21.— Il n’y a pas eu plus de 46 nominations de faites jusqu’ici dans le nouveau ministère de la santé nationale et du bien-être social.et aucune de ces nominations n’a un caractère permanent.Voilà ce qu'a révélé, mardi, le Dr George Davidson, sous-ministre du bien-être.Il a ajouté que tous les nouveaux fonctionnaires sont au courant de la situation ainsi que de la politique du ministère qui consiste à ne nommer personen à titre permanent, sauf les anciens combattants des deux guerres et les fonctionnaires qui jouissaient déjà la santé I de la permanence dans d'autres ministères avant de permuter à celui de la santé.Il y a actuellement environ 200 personnes à la division du bien-être et 300 à celle de la santé.On estime qu'il en faudra 600 au bien-être lorsque l’organisation du ministère sera complète.Aux services de la santé, [l’augmentation du personnel dépendra d'une part de la libération de personnel médical actuellement en service dans les forces armées, et, d’autre part, de la décision éventuelle d’établir un système d’assurance-santé et de l’octroi de gratifications aux provinces pour l’amélioration de la santé publique.¦o U) z -30 3X00:; 8 y 3 H S PAGE 2 SAMEDI, 24 FEVRIER 1945 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 24, 1945 Le problème de l’atelier ferme' Une brochure de 84 pages intitulée “The Closed Shop” a récemment été publiée par le service des relations industrielles de l’iiniversité Queen, L'ouvrage est basé sur l’étude des mesures prises par les unions ouvrières aux Etats-Unis et au Canada pour assurer la sécurité d’emploi à leurs membres.La brochure comprend une analyse passablement complète du statut juridique des unions ouvrières fonctionnant dans les deux pays comme “associations libres" et de leurs caractéristiques et fonctions comme agences de négociations.La distinction entre l’atelier fermé proprement dit et râtelier syndical, l'atelier d’union, ainsi (pic l’atelier d'union préférentiel, de même que les clauses de maintien d’affiliation syndicale dans les conventions collectives telles qu’on les entend aux Etats-Unis, font l’objet d’une étude approfondie.L'activité de l’Ameri-can National Defence Mediation Board et de son successeur, le National War Labor Board, concernant les ateliers fermés et l'affiliation syndicale y est analysée, et l'on en vient à la conclusion que “l’atelier fermé dans les Etats-Unis est clairement une institution en voie de formation” et qu’il “est survenu dans une société où ni la loi, ni l'opinion publique ne lui accordent leur pleine sanction,” Le problème au Canada L’auteur écrit qu'au Canada, le problème de l’atelier fermé “prend de l’importance", et il déclare que j “sa légalité n’y est pas un sujet de controverse comme aux Etats-Unis, ; la discussion s'étant bornée à savoir s’il est désirable aux t>oints de vue de l’employeur et des travailleurs, plutôt qu'à coîîlester sa légalité.” L'on déduit des analyses-types de conventions collectives en vigueur au Canada “qu'il est probablement bien exact d'en conclure (des conventions-types) qu’environ un tiers des conventions collectives maintenant effectives au Canada contiennent une clause d’atelier fermé, d’atelier d'union ou de maintien d’affiliation".Il y a quantité de citations et de commentaires des arrêtés en conseil (nationaux) et de la législation nationale et provinciale, et l’auteur ajoute en conclusion : "qu’il est donc évident, après analyse des lois j et ordonnances actuelles que la lé- ! gislation canadienne permet, en j somme, les conventions collectives j et d'ateliers fermés”.L'auteur a recours à des citations et à des résumés de rapports de commissions de conciliation et d’enquêtes dans le cas de conflits ouvriers, de 1941 à 1944 inclusivement, pour indiquer l'allure du mouvement de sécurité sociale au Canada.Les j derniers chapitres contiennent une récapitulation et.une analyse critique des arguments en faveur ou contre l’atelier fermé et des questions ! sociales en jeu.Union internationale des peintres, local 349 M.J.-L.Morel, agent d’affaires du local 349 de l’union internationale des peintres, a annoncé, au cours de la dernière réunion, tenue sous la irrésidence de M.Jos.Renaud, qu’il avait conclu plusieurs ententes avec les employeurs désirant obtenir une mam-d’oeuvre compétente.Il profite de l’occasion pour faire un pressant appel aux peintres non unionistes de joindre les rangs du local 349 afin de mieux protéger leurs intérêts, d’améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail.M.Morel a également soumis un rapport de ses activités de la semaine.Quatre nouveaux membres ont été initiés.M.E.DeSève, qui a gagné le tirage du mois de contributions, a donné un compte rendu de la dernière séance régulière des unions internationales, à titre de délégué du local 349.En l'absence de M.J.-M.Hogue, secrétaire-correspondant, c’est M.Raoul Gervais, secrétaire-trésorier, qui a lu la correspondance échangée entre les quartiers généraux et les officiers de l’union locale.Un chèque représentant des bénéfices mortuaires a été remis à M.Petitpont, membre du local à l'occasion de la mort de sa femme.Plusieurs questions de routine ont également été discutées.Assez âgé pour l’armée, trop jeune pour la bière De Régina nous vient la nouvelle qu’un jeune soldat de 18 ans, avait été condamné à $100 d'amende par la Cour de la Police Montée, parce qu’il était entré dans une taverne, avant l’âge requis pour ce faire.Le jeune soldat a déclaré que ses copains avaient recueilli le montant lui permettant de payer son amende.Un avocat de Régina, qui a déclaré qu'il porterait cette cause en appel, a ajouté : “Si un jeune homme est assez vieux pour se battre pour son pays, il est assez vieux pour pouvoir boire un verre de bière.” Sans vouloir pousser notre jeunesse à l'intempérance ou à l’ivrognerie, il nous semble que cet avocat a dit là une chose très sensée.Mais avec les lois, il ne faut pas jouer, si mal faites qu’elles soient ou si mal interprétées qu’elles soient.Requête des débardeurs La question des allocations familiales a été longuement discutée, à la dernière assemblée du local 375, de l’Association internationale des débardeurs, sous la présidence de M.Karl Trolsaas.Ils ont prié le secrétaire d'envoyer une lettre à l'hon.Maurice Duplessis, premier ministre, le priant de ne pas retarder la mise en vigueur de ces allocations.qui doivent être payées à partir du mois de juillet, afin que les débardeurs dont la plupart ont de grosses familles puissent en jouir, j Vingt-cinq nouveaux membres ont été initiés.M.J.-M.Shannon, secrétaire, a annoncé que les arrimeurs ont renouvelé leur contrat de travail | avec les débardeurs aux mêmes con- I ditions que l'an dernier.Tout laisse prévoir que les membres de l’asso-1 dation auront plus de travail, cette ! a nnée.La crise du logement La crise du logement nu Canada j ne s’améliore pqs, et le gouvernement ne relâche pas ses restrictions j sur les matériaux et la main-d'oeu- j vre qui pourraient remédier à la situation.Les journaux de cette se- I maine nous racontent à ce sujet un fait typique.“En Angleterre, lorsque votre demeure a été bombardée, vous trouvez place ailleurs.Au Canada, on vous jette à la rue et vous ne pouvez trouver place nulle part”, déclarait (mardi) une épouse britannique de guerre, Mme Cari Anderson, après qu’avec son mari et deux autres familles, elle eut été chassée du logis qu’ils habitaient à Ahuntslc.Dix-sept personnes vivaient dans ce foyer, y compris une vieille dame de 96 ans.On leur conseilla de s’adresser à la police et de demander l'aide de la Cité.Mme Anderson dit: “Ils nous ont dit d’aller coucher en prison.Ma soeur est mariée à un Canadien outre-mer et je vais faire l’impossible pour la persuader de ne pas venir ici.” Lorsque le cas de ces familles fut connu, elles reçurent dix appels leur offrant de l’aide, mais cette sollicitude s’arrêtait aux Anderson.Parce qu'ils ONT des enfants, les deux au-très familles n’ont encore reçu au-cime offre de secours.Autre exemple de la protection j aux familles ayant des enfants ! Modifications à un contrat Le contrat de travail entre les employeurs et l'union de la robe expirera le 31 mars prochain et déjà tout est mis en oeuvre du côté de l’union pour renouveler cette entente aux meilleures conditions possibles toujours en vue de la période d'après-guerre et dans l'intérêt des membres de l’union.Le contrat de travail actuel contient une clause stipulant que le contrat sera renouvelé automatiquement si, dans les 60 jours qui précèdent la fin de l’entente, les deux parties en cause n’ont pas manifesté l’intention d'y suggérer ou d'y apporter des changements.Or, cette année, l’union désire certaines modifications.Une première conférence entre les employeurs et les représentants de l’union a eu lieu, récemment, pour étudier les demandes de l’union qui ont été formulées après une longue étude de la part des conseils conjoints et des exécutifs, lesquelles ont été approuvées par les membres réunis en assemblée spéciale.Voici les demandes présentées à la Guilde des Manufacturiers de Robes de Montréal (Montreal Dress Manufacturers' Guild), par le comité conjoint de l'Union internationale des ouvriers de la robe de Montréal : 11 ) Chaque employeur devra verser 4V,i de la paye pour un fonds spécial, et ce montant ne sera pas déduit du salaire reçu par l'employé mais bien de la paye de l’employeur.Trois pour cent (3Ç;-) du dit fonds sera appliqué au paiement d’une semaine de vacances payée à tous les membres de l’union, travaillant dans l’industrie depuis un an ou plus, et l'j'f sera appliqué à un fonds de secours à la maladie pour les membres de l’union.(2) Revision des échelles de salaires minima pour tous les métiers dans l’industrie de la robe pour se conformer à l’échelle des salaires maintenant payés.Faire application au ministère du Travail pour l’extension de cette révision à l’industrie entière dans les échelles de salaires minima.i3) Tout temps supplémentaire payé à temps et demi.L’union est prête à coopérer avec les patrons en permettant la déduction du temps perdu, de l’heure entre 5 et 6, pour encourager les ouvriers à entrer au travail en temps.(4) Pour le paiement des fêtes légales nationales : Noël, le Jour de l’An, la Confédération et la Fête du Travail.(5) Tous les presseurs, opératrices et finisseuses devraient travailler à la pièce.(6) L’octroi d’une augmentation de salaire de $5.00 à tous les coupeurs, et de $4.00 à toutes les drapeuses.(7) Le métier des machines à bords devrait être reclassifié dans la catégorie “A” des opératrices sur machine spéciale.Ces demandes sont faites par le Comité conjoint des ouvriers de la robe.Montréal, locaux 205 et 262.Menace de grève aux salaisons des E.-U.Washington.— La Packinghouse Workers’ Union, représentant 125,000 ouvriers de l’industrie de la mise en conserve aux Etats-Unis, menace de déclarer la grève si la Commission du travail ne prend pas une décision que l’on attend depuis longtemps au sujet des salaires de ces ouvriers.M.Tilford Dudley, conseiller régional de l’union, a dit que la déclaration de grève fut retardée la semaine dernière alors que l’on apprit que des membres publics devaient réclamer le 19 février que la commission rende sa décision.Les principales compagnies de mise en conserves sont visées et ce sont Swift, Armour, Cudahy et John Morrell.D’après M.Dudley, la commission aurait pris sa décision au début de janvier mais ne Ta pas encore fait connaîtra au public.Un comité chargé de l’instruction Ottawa.— L’hon.Humphrey Mit-chel annonce la formation d’un comité chargé de coordonner étroitement l’instruction à donner aux vétérans après la guerre et leur placement dans des emplois.Le comité étudiera aussi des projets pour la formation à d’autres occupations des travailleurs déplacés de leurs emplois de guerre, et il fera des arrangements avec la Commission d’assurance-chômage pour fournir l’instruction aux hommes et aux femmes pendant qu’ils reçoivent les bénéfices de l’assurance-chômage, afin de les préparer pour des emplois nouveaux.L’un des codirecteurs du Service sélectif national, H.L.-E.Westman, a été nommé président du comité, et Mme Rex Eaton, codirectrice du Service sélectif national pour la division féminine, a été nommée vice-présidente.Font aussi partie du comité, MM.R.-J.Talion, membre de la Commission d’assurancc-chômage; R.-F.Thompson, directeur de la division de la formation professionnelle au ministère du travail, et le capitaine de groupe Byron-F.Wood, adjoint du sous-ministre pour s’occuper des affaires du ministère du travail en ce qui concerne le placement des vétérans.On fait remarquer que Tune des “conditions statutaires" pour rece-chômage est que le travailleur assu-volr des bénéfices de l’assurance-rable doit être prêt, pendant qu’il retire les bénéfices, à entreprendre un cours de formation à la direction de la Commission d’assurance-chômage.Election à la loge Loyal Star No 27 Les Dames auxiliaires de la Fraternité des wagonniers d’Amérique, loge Loyal Star No 27 viennent de procéder à l’élection des membres du bureau de direction pour Tannée 1945.Mme A.Vincent, 5e vice-présidente générale de la Grande Loge, présidait.Voici le résultat de l’élection: Présidente.Mme L.Denis; vice-présidente, Mme G.Martin, sec.-fin.Mme A.Gauthier; sec.-trés., Mme C.Letendre; sec.-corr.Mme J.Sauvé; dames maréchales.Mme A.White et Mlle F.Letendre; chapelain anglais, Mme Kelly; chapelain français, Mme F.Desjardins; pbrte-drapenu, Mme Gervais; gardienne, Mme Leclerc; reporter, Mlle F.Letendre; musicienne et mascotte, Mlle R.Letendre; syndics: M.Bachand, L.Denis et Mlle F.Leten-dre; présidente du comité des bébés, Mme C.Letendre.Les dames auxiliaires tiennent à remercier les membres de la loge pour leur encouragement.Toutes les femmes des wagonniers sont, invitées à se joindre à la loge No.27.Les réunions ont eu lieu les 3e mardis de chaque mois en la salle des Chevaliers de Colomb, rue de Lamontagne.Pour renseignements, on est prié de communiquer avec la présidente, Mme L.Denis, 3891, Evelyn, Verdun, téléphone WI.7514.Importante réunion de l’union des rembourreurs Hier soir, l’union internationale des rembourreurs a tenu une importante réunion, sous la présidence du nouveau président, M.Albert Poirier.M.Poirier a pris part aur.négociations lors de la signature du récent contrat de travail chez Wood-house.Les salaires des rembourreurs dans ce grand magasin ont été portés do $1.10 à $1.25 de l’heure.Il annonce de plus que les négociations à l’Atlas Bedding Co., et à la St.Louis Bedding Co., ont également eu d’heureux résultats.Tous ceux qui désirent faire partie de l’union sont priés de demander leur entrée dès maintenant.Décision attendue par les ouvriers I.e mini.- ; ci 1 1 fédéral du travail rendra sa décision dans quelques semaines touchant la demande faite par la loge 712 de l’union internationale des ouvriers de Taviojmcrie pour la clause “du maintien des membres" dans le contrat de travail qui sera conclu entre les compagnies d’avionnerie locales et l’union.L’union a présenté cette demande au tribunal d’arbitrage qui a siégé sous la présidence de Thon, juge O.Boulanger, dans l’immeuble de la Chambre immobilière.L’union avait tout d’abord réclamé une clause d’atelier fermé mais elle en est venu à un compromis.Elle demande maintenant que la clause d’atelier fermé s’applique à tous les nouveaux membres et que la clause "du maintien des membres” soit incluse dans le contrat pour les membres qui font actuellement partie de l’union.M.D.-A.Paterson représentait les employeurs, et M.Drummond Wren, les employés.L’union a réclamé la protection des ouvriers.De leur côté, les autorités des diverses compagnies ont souligné que leur personnel avait diminué de 50 pour cent dans certains cas, de 12,000 employés à 6,000 et de 9,200 à 6.200 à la Noorduyn et à la Fairchild respectivement.Local 116-B des couvreurs en gravois Le local 11G-B des couvreurs en gravois a tenu sa réunion régulière, mercredi soir, sous la présidence de M.Emile Godmaire.Les membres ont été notifiés que les négociations du nouveau contrat de travail sont commencées avec les patrons.M.Onésime Renaud, agent d’affaires, fit un rapport intéressant à ce sujet.M.Renaud révèle que le Conseil national du travail a, dernièrement, rendu une décision favorable aux ouvriers de la construction, tou-* chant le rajustement de salaire de base, avec effet rétroactif au 15 février 1944.Le suffrage municipal à 18 ans Ottawa, 21.— Le conseil municipal d’Ottawa a endossé une résolution adoptée par le conseil municipal de Windsor, Ontario, demandant que l’âge donnant le droit de vote à une élection municipale soit abaissé h dix-huit ans.Le conseiller F.McRae a déclaré : “Si nos jeunes gens sont assez vieux à 18 ans pour se battre outre-mer pour nous, ils devraient pour le moins avoir un mot à dire dans une élection municipale.” AVIS D’A I* I’ Lie A T I O N i* O U u Di v o i: c i: Avis est par les présentes clonin' quo Ovjla Berna ni, fabricant, .b* Montréal Québec, s'adressera an Parlement du < anacla, A sa présente* on il sa prochaine session afin d’obtenir un bill de Divorce d’avec* son épouse, Simone Des-lonpchanips Bernard.b* Montréal Québec, pour cause d’adultère Montréal, 21» janvier, 1910.MEUGLER & Procureurs 201 rue ouest St Montréal, Québe M BUGLER, du requérant, iques.Ta AVIS DE DEMANDE DE DIVORCE Avis est par les présentes donné qu Armand ho* Cécile !.Brun, de Montreal, Province de Québec, épouse d’Anlonio Lm-hance, vérificateur du meme lieu, s'adressera au Parlement du Canada A sa prochaine ou à la cession subséquente, afin d'obtenir un Bill de Divorce contre b* dit Antonio La* chance, son époux, pour case d’adultère et d’abandon.l.n date :1 Montréal.Province de Québec, ce 29ème jour de Janvier.1915.GUSTAVE DUTAIID, C.U., 59 rue St.Jacques Ouest, Montréal.' ti-l) Procureur
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