Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 17 février 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1945-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
&irtg ;e Année No 7 SAMEDI, 17 FEVRIER 1945 MONTREAL - SATURDAY, FEBRUARY 17, 1945 30th Year No.7 EN MARGE DE L'ELECTION DE GREY-NOHD.Après Grey-Nord, des élections générales.?• Si les conservateurs prenaient le pouvoir, serait-ce la conscription pour outre-mer immédiate ?— En serait-il de même si le gouvernement King était maintenu ?— Mais qu’arriverait-il si, par extraordinaire, le CCF était vainqueur ?Dans l’un ou l’autre cas, quel serait le rôle joué par nos indépendants ?Le résultat des élections dans Grey-Nord (Ontario) est diversement commenté, tant par la presse de langue française que par celle de langue anglaise, aussi bien que par un certain nombre de journaux américains.En général, la presse anglaise est plutôt satisfaite du résultat, elle y voit un encouragement, un réconfort à nos troupes d'outre-mer.Inutile de dire que l'attaque de John Bracken, le leader du parti conservateur, y a contribué ; il lança un défi au candidat libéral, le général McNaughton, de prouver l'envoi de renforts adéquats à notre armée d'outre-mer et d’expliquer ou même de nier que les conscrits avaient jeté leurs armes à la mer durant leur transport ''forcé" en Angleterre (chose qui a été mise au point depuis l'élection) ; il paraît même que c'est cette entrée en scène du leader conservateur qui assura la victoire de son candidat, M.W.-G.Case, un fils natif de l'endroit et ex-maire de Owen Sound.D'après une revue à la hâte des journaux de langue française, la victoire du candidat conservateur semble avoir causé toute une surprise ; certains pronostiquaient une victoire du général McNaughton, tandis que d'autres étaient quasi assurés que le candidat CCF emporterait le morceau.Nous ne voyons guère sur quoi ces derniers basaient leur opinion, car, dans cette campagne, leur position n'était pas claire, si Ton se rappelle qu’à la Chambre des Communes les députés CCF avaient soutenu la politique King et avaient voté confiance en l'attitude prise par le gouvernement.Tel étant le cas, on peut se demander pourquoi ils ont mis un candidat sur les rangs.La question qui se posait aux électeurs de Grey-Nord était simple, on peut la résumer comme suit : "Etes-vous en faveur du volontariat pour envoyer les renforts nécessaires à notre armée d'outre-mer et de n'avoir recours à la conscription que s'il était prouvé impossible d'obtenir ces renforts par le volontariat !" ou : "Favorisez-vous la mise en vigueur immédiate de la conscription militaire pour outre-mer ?" Si cette élection était un "test case", le doute n'est plus possible, l'électorat de cette division est en faveur de la conscription pour outre-mer.En sera-t-il de même dans la majorité des comtés électoraux advenant le cas où le premier ministre décréterait la dissolution des Chambres et fasse des élections générales dans le délai prescrit par la loi ?Tout semble indiquer que c'est ce qui se produira.Ce serait alors la chute de l'administration Mackenzie King et son remplacement par qui ?Par un gouvernement conservateur qui a a son programme la mise en vigueur intégrale de la conscription militaire avec l'envoi outre-mer des milliers et des milliers de jeunes gens qui sont actuellement dans les camps militaires et dont la plupart ont reçu l’entraînement voulu pour être envoyés outre-mer dans un très court délai.Si, par extraordinaire — ce qui semble tenir du fantastique le CCF prenait le pouvoir, la conscription non seulement militaire mais industrielle — soit de tout et de tous — serait egalement mise en vigueur.Entre ces trois hypothèses que devient la position prise par la majorité du Québec — libéraux dissidents, indépendants, bloc populaire et conservateurs de l'Union Nationale ?Tcus ces gens-là vont-ils tourner leur capot et recommander à l'électorat — canadien-français principalement — de voter pour les candidats de Mackenzie King en invoquant que de "trois" maux il faut choisir le moindre.Advenant, au contraire, que le clan des "indépendants" et des dissidents mette des candidats sur les rangs dans toutes les divisions électorales du Québec, que cet exemple soit suivi dans quelques districts des autres provinces, et que, disons, une cinquantaine soient élus, quelle sera leur attitude dans le prochain Parlement ?Vont-ils voter avec ce nouveau gouvernement conservateur, donc en fav§ur de la conscription — ce qui est inadmissible — ou voteront-ils avec la nouvelle opposition libérale, (Suite à la troisième page) La commission renverse sa décision La Commission des Relations ouvrières de la province de Québec vient de reveler deux décisions de certification, qui avaient été rendues en faveur des Syndicats nationaux des travailleurs des usines à papier, soit à la Wayagamack, aux Trois-Rivières, et à la James MacLaren & Paper Company, à Buckingham et Masson, Que.A la Wayagamack La Commission a notifié le Syndicat National des Travailleurs de la Pulpe et du Papier de la Wayagamack Inc., d’avoir “l’obligeance de suspendre toutes négociations au sujet de cette convention jusqu’à ce qne nous ayons pu vous donner de nouvelles instruction à son sujet.” Dans sa lettre à la Consolidated Paper Corporation, Limited, Wayagamack Division, Trois-Rivières, la Commission de Relations ouvrières de la province de Québec dit : “Des enquêtes récentes faites par notre Commission auprès des associations ouvrières qui se disputent la prépondérance de votre plant nous obligent de faire une revision des décisions qui ont été prises concernant les certifications accordées dans le ipassé.“On nous informe que la conven-ion collective de travail arrêtée entre le Syndicat National des Travailleurs de la Pulpe et du Papier et ’°tre Compagnie serait de nouveau l’étude pour renouvellement.“Voulez-vous avoir l’obligeance de suspendre, au sujet de ce contrat ou de son renouvellement, toutes négociations jusqu’à ce que la Corn mission puisse donner de nouvelles instructions au sujet de cette con ention." A Buckingham et à Masson La.Commission a envoyé à la Fia ternité Internationale des Papetiers, Local 260, Buckingham, une lettre dont nous extrayons le passage qui suit : La Commission, après s’être conformée aux dispositions de la Loi à cet effet.DECIDE, par les présentes, d’émettre un certificat de re connaissance en faveur de la Fraternité Internationale des Papetiers.Local 260, pour représenter tous les paper makers" à l’emploi de James MacLaren & Paper Co.Limited, Buckingham et Masson, aux fins de conclure avec ceux-ci une conven-ion collective de travail, le tout conformément aux dispositions de la Loi des Relations ouvrières de Québec.” La même lettre a été envoyée par la Commission à la Fraternité Internationale des Travaileurs de la Pulpe, du Papier et des Moulins à Papier, Local Buckingham 212, poulies autoriser à représenter tous les employés des deux plants de Buckingham et Masson, à l’exception des ’paper makers", à l’emploi de James MacLaren Paper Company, Limited.C’est donc dire que les Syndicats Nationaux qui se vantaient d’avoir délogé les Internationaux des moulins à papier du Québec, commencent à perdre du terrain, quand la Commission des Relations ouvrières prend la peine d’aller au fond des choses et de faire les enquêtes nécessaires.Après une nouvelle enquête dans les moulins de la Wayagamack, aux Trois-Rivières, et de la MacLaren, à Buckingham et à Masson, la Commission s’est vue obligée de renverser sa décision et de reconnaître les Unions Internationales à la place du Syndicat National.Un drapeau canadien Un drapeau canadien, voilà ce qui manque le plus à nos soldats outre-mer , déclarait Maurice Desjardins, correspondant de guerre canadien-français, à son arrivée dans la métropole après un long séjour en Europe de plus de deux ans qui 1 a vu suivre nos soldats en action en Afrique du Nord, en Sicile, en Italie, en France, en Belgique et en Hollande.En France surtout , disait-il à un ancien confrère montréalais, "les gens nous demandent comment il se fait que nous n’avons pas de drapeau canadien." La raison ?Elle est bien simple : c'est que les Canadiens n ont pas encore eu le courage de s'entendre pour adopter un drapeau qui leur soit propre et qu'aucun gouvernement n'a voulu ou pu présenter un projet acceptable au pays.Nous convenons que cette question est très délicate mais qu'il y a moyen de la résoude d'une façon ou de l'autre.Mais il s'agit tout d'abod de le vouloir.Dans certaines parties du pays, chez nos amis les Américains, on juge avec sévérité la tiédeur des Canadiens de langue française pour la cause de la liberté que nos alliés défendent avec nos soldats sur les champs de bataille de l'Europe; on les accuse de tirer de 1 arrière, de ne vouloir pas accepter la conscription ou, comme disent nos amis de l'Ontario, "l'égalité de sacrifice en garantie de l'égalité des droits", malgré que sur ce point il y aurait beaucoup à dire.Par contre, les Canadiens de langue anglaise sont plus ardents pour voler à la défense de l'Empire britannique, ce qui s'explique assez bien par le fait que les descendants des Anglais au pays se croient toujours en Angleterre — ou dans une colonie anglaise — et qu'en s'enrôlant pour service outre-mer ils jugent qu'ils défendent leur propre cause.Et, par-dessus tout, ils ont un drapeau : l’Union Jack, qu'ils voudraient voir adopter par le Canada.Ce n est pas un drapeau canadien, mais c'est le drapeau qu'ils ont suivi avant de traverser l'océan et qu'ils continuent de suivre dans leur pays d'adoption.Les Canadiens-français, eux, n ont même pas l'illusion de suivre le drapeau de leur ancienne mère-patrie — le tricolore — et ils doivent marcher à la bataille sous les plis du drapeau du vainqueur.Non pas que la vainqueur les ait maltraités, non pas qu'il leur ait enlevé leurs droits, parce que tous se plaisent à reconnaître que les Canadiens qui durent accepter le joug de la fière Albion ont été traités avec plus d'égards qu'ils ne l’auraient été par leur ancienne mère-patrie dont nos soldats libèrent aujourd'hui le sol des envahisseurs allemands.Mais, dans le coeur, ce n'est pas la même sensation qu'on ressent.Les Américains, nous dit-on, jugent le Canada français avec sévérité parce qu'il ne veut pas accepter la conscription pour service outre-mer et ils trouvent étrange -— pour ne pas dire plus, que nous entretenions deux armées, l'une pour faire la lutte commune en Europe et au Japon et l'autre pour la défense du pays, qui ne peut être attaqué, donc qui n'est pas menace.Ils pensent peut-être de nous ce que nous pensions a eux avant Pearl Harbor, alors que nous estimions — du moins tous ceux qui étaient alors en faveur d'un effort de guerre intégral — que nos soldats n allaient pas outre-mer pour sauver le pays, mais bien pour sauver la civilisation, la liberté du monde, la liberté de culte, la liberté de vivre notre vie propre.Personne au pays ne doute de la nécessité d'avoir un arapeau canadien.La perte de prestige que nous avons subie quant a cette carence est inestimable.La question des Français a nos soldats le dit assez.Voyez-vous le spectacle magnifique, splendide, émouvant el grandiose de nos Canadiens faisant leur entrée triomphale a Paris, précédés du drapeau du Canada.Entendez-vous les cris joyeux des Fiançais et des Françaises acclamant nos braves pious-pious.Comment fièrement auraient résonné leurs chants d allégresse et combien émouvantes auraient été leurs effusions : Voila les Canadiens ! Vive les Canadiens ! Vive le Canada .' Au lieu de cela, ils sont entrés dans la Ville-Lumiere sous les étendards tutélaires de Sa Majesté britannique : 1 Union Jack.Et, à Berlin, à leur arrivée, Hitler dirait, a la vue du drapeau canadien : "M.King a tenu sa promesse qui] ma faite en 1937: ses soldats sont venus, ils ont vaincu, ils sont ici, je vois leur drapeau ! " Qu'attendons-nous pour assurer le succès de nos armes sur les champs de bataille où flotterait notre drapeau ?Nos soldats n ont pas seulement besoin de munitions, ils doivent aussi avoir un mobile intérieur qui les pousse à faire des actes d héroïsme, impossibles parfois, allant jusqu'au sacrifice de leur vie.Cette force intérieure, c'est le drapeau du Canada qui la leur fournira.R.HACHETTE.RUE SHERBROOKE EST MONTREAL PAGE 2 SAMEDI, 17 FEVRIER 1945 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 17, 1945 LA SUN LIFE OF CANADA EST UNE ENTREPRISE AU SERVICE DU PUBLIC, ad,™,.trée dans l’intérêt de ses assurés.Telle était, en 1865, l’idée maîtresse de ses fondateurs; et depuis, pendant près de quatre-vingts ans de progrès continus, on s’en est toujours fièrement tenu à cette idée qui guidera les destinées de la Compagnie dans les générations à venir.Au cours de l’an dernier, la Sun Life of Canada a enregistré $220,323,142 d’affaires nouvelles.Le chiffre des assurances en vigueur accuse une augmentation de $139,107,959 et s’élève maintenant à $3,312,525,426.Les versements effectués au cours de l’an dernier sont de $80,582,921, ce qui porte à $1,710,446,363 le montant global des versements effectués par la Compagnie depuis sa fondation.Les affaires enregistrées par la Compagnie au cours de 1944 constituent une preuve tangible de ses progrès constants.Les affaires et l’actif de la Compagnie se sont accrus et on remarque, au compte de surplus et aux autres fonds, une augmentation qui servira à accroître la sauvegarde des intérêts des assurés.?On obtiendra un exemplaire du rapport annuel de 1944 en s'adressant au siège social, à Montréal.Remarques du Président de la Sun Life ofiCanada Montréal.— En 1944, la Sun Life ; a versé aux détenteurs de polices et aux bénéficiaires plus de 80 millions de dollars.L'augmentation de l'actif de la Compagnie est la plus élevée qu'on ait enregistrée depuis sa fondation.il y 74 ans; le chiffre total de l'actif est maintenant porté à un milliard cent soixante-dix-neuf millions de dollars.Les gains de l'année ont été très satisfaisants et le rajustement de dividendes en cours profitera aux assurés en réduisant le coût des polices où prédomine l'élément protection I.'augmentation de l'actif, enregistrée au cours des cinq années de guerre, est de 260 millions de dollars.M.Arthur B.Wood, Président et Directeur général de la Sun Life of Canada, en soumettant aux détenteurs de polices le meilleur rapport annuel que cette grande compagnie d’assurance canadienne ait jamais publié, révéla qu’en dépit d’un grand nombre de problèmes exceptionnels créés par la guerre, la Compagnie progresse constamment et l'assurance qu'elle offre étend ses bienfaits à un nombre de plus en plus grand de personnes.,11 décrivit l'assurance-\ie comme une entreprise en vertu de laquelle les individus indépendants pourvoient, par eux-mêmes, à leur protection et à la protection de leurs familles, allégeant ainsi le fardeau imposé à la communauté par toutes sortes de mesures sociales qu'elle doit prendre pour aider plus tard ceux qui auront besoin d’assistance.M.Wood a particulièrement insisté sur le fait que l'actif d'une compagnie d'assurance-vie, si élevé soit-il.ne représente après tout que l'accumulation des contributions des assurés.Cet actif, soigneusement placé et conservé, garantit les engagements pris par la Compagnie en vertu de ses polices.Remarquons tout spécialement, dit M.Wood, que le nombre des détenteurs de polices des compagnies d’assurance-vie du Canada et des Etals-Unis, ajouté au nombre des bénéficiaires, représente plus de la moitié de la population globale des deux pays.Et cette proportion s’accroit d’année en année.Dans ses commentaires sur les points saillants du rapport annuel de la Compagnie, M.Wood fit remarquer que l'augmentation de $139 millions, enregistrée au cours de l’année, porte le total des assurances en vigueur à un nouveau sommet, soit à $3,312,525,000.Ces contrats se répartissent comme suit: au Canada, 32 p.100; aux Etats-Unis.41 p.100; en Grande-Bretagne et dans les autres pays britanniques, 21 p.100; dans les autrs pays, 6 p.100.Parlant des rentes viagères, il mentionna que les versements annuels effectués actuellement dépassent $10 millions et que près de $34 millions sont mis en réserve pour des pensions de retraite destinées à des particuliers ou à des employés de compagnies.Parmi les rentiers de la Compagnie, 57 ont plus de 90 ans; cette longévité, ajouta M.Wood, est attribuable, dans une certaine mesure, à l’absence de soucis chez ces vieillards qui ont eu soin de s'assurer un revenu, si modeste soit-il.La Compagnie a réalisé, en 1944, des gains très satisfaisants.Les dividendes aux détenteurs de polices ont absorbé près de $9 lé millions.Mesure pour tout employé Ottawa.— Le ministre du Travail.l'hon.Humphrey Mitchell, annonçait hier la soumission, par le Conseil national des relations ouvrières en temps de guerre, d'une recommandation à ; effet que les règlements sur les relations ouvrières en temps de guerre s'appliquent au moins six mois de plus aux employes classés comme professionnels ou personnel scientifique.En faisant cette recommandation, le Conseil propose la subdivision des unités de négociation de manière que les employés dont l'occupation est professionnel puissent élire ou nommer (selon le cas) des représentants-négociateurs en leur nom propre, s’il y a lieu.Le Conseil est d'avis que cette mesure fournira aux employés professionnels l'occasion d'acquérir quelque expérience de la négociation collective, s’ils le désirent, et, cette expérience étant acquise, ils seront en position pour décider de la sorte de négociation collective qu'ils préfèrent.Délai de G mois Le Conseil promet de réexaminer, après cette période de 6 mois, l'application des règlements aux tra-railleurs professionnels.Le 9 janvier 1945, le Conseil na; tional entendit plusieurs organisations représentant des travailleurs professionnels qui demandaient un jnouvel arrêté en conseil, applicable exclusivement aux employés profes-.ionnels.Parmi les corps profes-! sionnels qui s'adressèrent alors au Conseil il y avait l'American Institute of Electrical Engineers, l'Insti-| tut Chimique du Canada, la Société Canadienne d'ingénieurs Forestiers, l'Institut Royal Canadien d'Archi-! lecture, l'Association of Professional ! Engineers of Manitoba, l'Ontario Architects' Association, l'Institute of : Radio Engineers, et autres organi-j sations.Se sont opposés à toute modifica-I tion dans les règlements actuels, les représentants de l'Association des Manufacturiers Canadiens, du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, du Congrès Canadien du Travail de l'Association Canadienne des Techniciens et de l’Association Canadienne des Travailleurs Scientifiques.Au cours des séances, les Universités canadiennes se sont opposées à la négociation collective pour les professeurs d’Universités.Dans le rapport, qui est maintenant devant le ministre du Travail, le Conseil souligne que le coût d’un nouveau Conseil national et des Conseils provinciaux indispensables pour s’occuper spécialement des employés professionnels, serait considérable, et que la proposition à l’effet d'inclure les employés professionnels ayant une mesure d'autorité pour l'engagement et le congédiement de personnel scientifique, ne donnerait pas des résultats satisfaisants.800,000 personnes à la solde d’Ottawa Ottawa.— Le gouvernement du Canada compte actuellement plus de 800.000 personnes sur ses listes de paie, si l’on ajoute aux employés civils tous les membres des forces i armées, les employés du Canadien National, ceux de la radio et des organisations fédérales du même genre.Dans Ottawa même, un total de 32.000 employés civils touchent en moyenne $115 par mois et l'émission de 'ces chèques mensuels atteint $3.680,000.Il faut un personnel de 290 employés pour l'émission de ces chèques.M.Jos.Matte réélu Québec, 14.— M.Jos.Matte, éche-vin du quartier S.-Roch, a été élu par acclamation, pour un 7e mandat à la présidence du conseil fédéré des métiers et du travail de Québec et Lévis, au cours d'une séance ré-I gulière, mardi soir.Les employés de tavernes L’union internationale des employés de tavernes, local 200, rencontrera le ministre provincial du travail, l’hon.Antonio Barrette, lundi prochain, à 10 heures du matin, au nouveau palais de justice.C'est ce qu'a annoncé, dimanche dernier, M.Charles Lalonde, secrétaire, au cours de la dernière réunion tenue à 1331a est, rue Ste-Ca-therine, sous la présidence de M.Nelson Fortier.M.Roméo Savard, propagandiste et président du comité de recrutement, profite de l’occasion pour inviter tous les employés de tavernes, membres ou non du local 200, à prendre part à l'entretien au cours duquel il sera surtout question de l'ordonnance no 23 à laquelle sont assujettis les employés de tavernes.Le local 200 désire des modifications à cette ordonnance, surtout en ce qui a trait aux salaires.Plusieurs autres questions ont été discutées dans l'intérêt des membres.Campagne de recrutement le ter mars On a jeté les bases de la nouvelle campagne de recrutement qui débutera le 1er mars prochain.Tout laisse prévoir qu'elle remix>rtera un succès sans précédent.Trois nouveaux membres ont été admis au sein de l'organisation et deux autres ont été réinstallés.M.Savard a été nommé président du comité des fêtes qui marqueront le 10e anniversaire de fondation du local.M.Lalonde en est le secrétaire et M.Nelson Fortier, l’âme dirigeante.La prochaine réunion aura lieu le dimanche, 25 du courant, à 2 h.30 p.m., au même endroit.Les unionistes doivent avoir les mains libres Toronto.— Le ministre du travail de l'Ontario, M.Charles Daley, a déclaré que les activités politiques ne devraient pas être un obstacle aux activités syndicales des travailleurs.M.Dalcy parlait devant les membres de la Fédération du travail de l’Ontario, qui tenait son congrès à Toronto.Le ministre a dit que si le gouvernement ontarien favorisait les syndicats ouvriers, il ne fallait pas que les mouvements des syndicats ouvriers soient gênés par différents facteurs politiques.Voici ce qu'a dit le ministre: “Le Syndicat ouvrier tend à améliorer la situation du travailleur et à le rendre plus apte à faire son travail parfaitement.Il tend à réhausser le niveau de l'activité industrielle dans son ensemble.Les syndicats ouvriers sont aussi bons pour les employeurs que pour les travailleurs eux-mêmes.Toutefois, les syndicats doivent avoir le privilège de prendre eux-mêmes, dans une entière liberté d’action, les décisions qu'ils croient devoir prendre dans les diverses circonstances.On ne doit pas permettre que les éléments politiques interviennent pour imposer leurs vues aux travailleurs".Nouvelle fédération Londres.14.— Le chef des tndo-unions britanniques a accepté de plein gré la suggestion de Sidney Hillman de jeter les bases d'une nouvelle société ouvrière internationale.On s’attendait aue le chef des syndicats ouvriers anglais, Sir Walter Citrine, combattit pour le maintien de la vieille Fédération internationale des trade-unions, au cours de la conférence mondiale qui se tient actuellement ici.Citrine a déclaré que les délégués ne devaient pas agir à la légère, mais prendre une décision au sujet de la formation d'un nouvel organisme international quand l'ensemble des délégués auront été consultés et que la plupart auront eu le privilège de se faire entendre sur le projet.Le travail féminin dans l’après-guerre La Commission de la Jeunesse canadienne fait actuellement des enquêtes qui démontrent que l'utilisation de la machinerie industrielle et la simplification des opérations imposées par les conditions de guerre ont révolutionné le travail fait par les femmes.De juin 1941 à octobre 1943, le nombre des femmes recevant salaire au Canada a augmenté de 400,000.En mai 1944, on comptait un million de femmes salariées.Un porte-parole officiel dp Bureau International du Travail a déclaré ce qui suit au sujet de l’embauchage des femmes.1.— La guerre a établi le fait qu'il n’y a pas de grandes différences entre l’habileté vocationneuue des hommes et des femmes.2.— Presque tout emploi peut être rempli par des femmes, à condition que l’on fasse les arrangements techniques nécessaires.3.— Les femmes sont maintenant admises à suivre des cours techniques d'où on les excluait auparavant et elles ont prouvé qu'elles étaient des travailleuses industrieuses et efficaces.Le fait que l'on compte maintenant 30,974 hommes morts au service de la patrie et que 29,000 aient épousé des Anglaises obligent les Canadiennes à envisager la nécessité de continuer à travailler après la guerre.Les perspectives de mariage sont diminuées.On ne pourra garder toutes les ouvrières des usines après la guerre, mais le travail domestique pourra lui être substitué dans nombre de cas.Un grand nombre.d’ouvrières d'usines faisaient autrefois du travail domestique.Il faudra cependant améliorer les conditions de ce travail et offrir un salaire adéquat.Journal suspendu Williamsburg, Virginie.— Le journal "The Fiat Hat”, organe des étudiants du collège William & Mary a été suspendu pour avoir publié que “le temps devrait être venu pour les nègres de fréquenter le collège, de fraterniser, etc.AVIS IV A I» P L I C A T I O N DE DI VO K TE AVIS «*st ici donné que DonAhv f'ntheriiie Henson Hunter, do la eitê de WeHtmonnt, distriet do Montréal, pro vince de Québec, s’adressera au Parle tnent du Panada, A la prochaine session des chambres, et >i non entendue alors, A la session suivante, pour obtenir un décret de divorce contre son époux Charles Thomas Walter Hunier, lance caporal, de ladite cité .le Westmoimî.pour cause d'adultère.JOHN E.f'KA.NKSHAW, E M A N I > E D E DI VORCE Avis est par les présentes donné qu'Armandine réelle Le Brun.rie Montréal.Province «D» Québec, épouse d’Antonio Laoliancç, vérificateur du même lieu, s'adressera au Parlement du Canada A sa prochaine ou à la se-sion subséquente, afin d'obtenir un Bill de Divorce contre le dit Antonio I a-chance, son époux, pour case d'adullèr-et d'abandon.En date A Montréal, Province de Québec, ce 2î)ème jour do Janvier.IfMf» GUSTAVE DUTAUD.C.R.HO rue St.Jacques Ouest.Montréal, 5-9 Procureur fie la Requérante A V T S D'A P P L I P A T I O N DE DIVORCE AVIS est bd donné que Elizabeth t'arr, fie la cité et du district fie Montréal.province de Québec, s’adressera an Parlement du Canada, A la 'prochaine session des chambres, et si non onten due alors.A la session suivante, pour obtenir un décret de divorce contre son époux Norman Horn* Johnstone, von fleur, des mêmes lieux, pour cause d'adultère JOHN E.CRANKHTÏAW.CR 4 8 Procureur de la requérante.t SAMEDI, 17 FEVRIER 1945 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 17, 1945 PAGE 3 Phone PL.0746 SHELL SERVICE STATION Shellubrication with Moto-Sway Shell Gasoline and Motor Oils Mount Royal and St, Urbain, MONTREAL, QUE.A.MALO L.TAMBOS RECTOR’S BAR - B - Q BROILED STEAKS ON CHARCOAL lVe deliver Special Large Chickens at Moderate Prices 4903 - 05 St.Lawrence Blva.MONTREAL Tél.HA.7847 Téléphone FR.5620 3940 ADAM LEPAGE AUTOMOBILE ENR’G Réparations générales — Carrosserie Spécialité : Moteurs rebâtis à neuf PEINTURE VENTE AUTOMOBILE DE BELLEFEUILLE Tributs Floraux — Gerbes de Noces NOUS LIVRONS PARTOUT FLEURISTE 6101 boul.Monk WI.9484 MArquette 9331 446 Place Jacques-Cartier HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE $1.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.ALEX.JULIEN, prop.MONTREAL 6821, ST-HUBERT DIRECTEUR .FUNÉRAILLES, DOllard 1142 Buanderie- IMPERIAL - Laundry & SUPPLY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS .DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage .Superior Laundry Service 4 Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET 4222 Wellington Examen de la Vue Lunettes — Réparations des ouvriers syndiqués Visiteur aux écoles A.GINGRAS, o.d.OPTOMETRISTE — SIGHT-SPECIALIST YO.4014 VERDUN for trade-union workers Eye Inspector tor Schools Eyes Tested Glasses Fitted 2461, rue des Carrières, Montréal CRescent 4167 Cours sur la confection du vêtement féminin Les Ecoles d'Arts et Métiers tondent l'Ecole de Mode et I de Correction de Montreal.L’honorable Orner Côté, secrétaire provincial, vient d’autoriser l’ouverture de l'Ecole de Mode et de Confection de Montréal fondée par les Ecoles d’Arts et Métiers de la province de Québec.Les cours du jour qui s'y donneront sur la confection du vtement féminin s’ajouteront à ceux qui existent déjà depuis quelques années, à la section féminine de l’Ecole d’Arts et Métiers de Maisonneuve.Les matières au programme sont l’anatomie, le dessin à vue, le croquis de mode, l'histoire du costume, l’harmonie des couleurs, les textiles, les plans et tracés des patrons, le drapage, l'assemblage et le montage, la coupe et la couture.L'Ecole de Mode et de Confection de Montréal s’ajoute aux quarante Ecoles d’Arts et Métiers et Centres d’initiation artisanale répandus dans la plupart des villes industrielles de la province, et complète leur programme d'enseignement qui pourvoit à la formation générale et à la spécialisation des futurs techniciens par des cours théoriques et pratiques sur tous les métiers qualifiés et semi-qualifiés.M.Gabriel Rousseau, directeur général des Ecoles d’Arts et Métiers, a confié la direction de l’Ecole de Mode et de Confection de Montréal à M.Gérard Le Testut, diplômé du McDowell Institute, de New-York, autrefois professeur à la section de coupe et de confection de l’Ecole d’Arts et Métiers de Maisonneuve.La nouvelle école occupera deux salles spacieuses clans l'immeuble récent qui abrite présentement l'Ecole provinciale d’Avionnerie et où s’établira bientôt l’Ecole des Métiers de la Construction.Environ cinquante élèves pourront suivre les cours théoriques et pratiques du jour de l'Ecole de Mode et de Confection de Montréal qui ouvrira ses portes aussitôt que le nombre des inscriptions le justifiera.On peut obtenir tout renseignement supplémentaire en s'adressant, soit à l'école, 2275 est, rue Laurier, tél.FA.1124, tous les jours de 10 h.à midi et de 2h.à 4 h., et le soir, de 7 h, 30 à 9h„ soit au bureau d'admission des Ecoles d'Arts et Métiers, 35 ouest, rue Notre-Dame, tél.BE.2858, de 9 h.du matin à 5 h.de l’après-midi.Causes de frictions au travail M.Herbert Moore, psychologue industriel senior chez Stevenson and Kellogg, Limited, a souligné, cette semaine, certaines causes de frictions au travail dairs l’indusrie au cours d'une causerie qui faisait partie de la série ‘‘Studies in Supervision", sous les auspices du National Breweries Limited, au Moyse Hall de l'université McGill.“Ces causes de frictions n'atteignent que rarement le stage de griefs bien établis, “dit-il”, et sont rarement des causes de grève ou d’interruption du travail.Elles sont susceptibles de saper le moral, mais à cause de leur peu d'importance, nous sommes portés à les ignorer et nous découvrons bientôt que leur effet sc révèle sous la forme d'une explosion personnelle qui ébranle le moral de tout un service.” M.Moore cite sept causes de frictions: “Le défaut de bien définir le travail des employés: le fait de faire trop pour les employés; le fait de ne pas donner un entrainement approprié aux employés; le défaut à apprécier à sa valeur le bon travail de l’employé; le défaut de donner une reconnaissance appropriée aux employés; le défaut de corriger les facteurs d’irritation dans l'environnement; ne pas fournir aux employés des périodes de repos appropriées.Après Grey-Nord des élections générales.?(Suite de lu première page) donc avec le parti politique qu’ils auront contribue à renverser du pouvoir ?Cruelle énigme ! pourrait-on dire, et que comptent-ils pouvoir accomplir ?Ils pourront se vanter d’avoir été la cause du discrédit dont on accable injustement le Québec, car nous n’avons pas précisément une bonne presse aux Etats-Unis.On s'étonne ici que nous ayons deux armées, l'une pour laite cause commune avec les armées américaines et britanniques et l'on ne tarit pas d’éloges sur le courage et ia part importante que celle-ci prend à la lutte sur le front ouest et l'autre, pour faire uir service militaire inutile au Canada qui ne peut être attaqué et dont l'intégrité serait immédiatement défendue par les forces américaines.On ne comprend pas l'attitude prise par les "isolationnistes" du Québec, qui veulent une victoire des alliés mais ne veulent rien faire pour l'obtenir.C'est assez difficile à expliquer, tout ce qu'on peut invoquer, ce sont les hauts laits de nos armées, la lutte héroïque de nos gars à Dieppe et le nombre imposant des volontaires canadiens-lrançais qui ont fait le suprême sacrifice sur les champs de bataille depuis le début de l'invasion en Italie, en France, en Belgique et en Hollande.Et, pour conclure, on finit par dire que ce n'est qu'une minorité remuante qui s'oppose à notre effort de guerre intégral et que ceci est compensé par le travail formidable exécuté dans nos avionneries, nos fabriques de munitions de tous genres et nos chantiers maritimes.Cela contrebalance le mauvais effet de la première impression et nous fait voir sous un jour plus favorable.SOCIUS.Coronado, Californie, le 12 février 1945.“La Nouvelle-Zélande n’est pas le paradis mais.” “En Nouvelle-Zélande que l’on a considérée comme le laboratoire sociale du monde, le revenu national est plus équitablement partagé et l’égalité est plus réelle que dans aucun autre pays de l’empire britannique”.Voilà ce qu’à déclaré mardi, au déjeuner du Rotary Club, à l’hôtel Mont-Royal, l’hon.David Wilson, haut-commissaire de la Nouvelle-Zélande, au cours d’une conférence où il a mis en lumière les progrès accomplis par son pays, sa législation sociale et son effort de guerre.LEGISLATION’ SOCIALE "La crainte de la faim ou de la misère n’existe pas au pays", a-t-il dit.’L’homme physiquement apte n’a qu’à vouloir travailler pour gagner sa vie."Pour une contribution minime de 5 p.c.de son salaire, le citoyen jouit des pensions de vieillesse à 60 ans, de pensions pour invalidité permanente, de bénéfices en maladies, de bénéfices en cas de chômage, d’une loi universelle de mise à la retraite à 65 ans, de soins médicaux gratuits, de médicaments gratuits, d’hospitalisation gratuite, de soins dentaires gratuits, etc.PAS D’EVICTION I)E LOCATAIRES "Les logements ouvriers d’état sont aussi une source de grande satisfaction.L’ouvrier n’a qu’à payer ponctuellement son loyer et à ne pas causer de dommage à la propriété.pour en être le tenancier permanent.La Nouvelle-Zélande a établi l’égalité absolue de l’homme et de la femme, et le droit de vote à tous, à l’âge de 21 ans.De plus il n’y a que le vote individuel, le vote basé sur la propriété ou autre considération n’existant pas.AUCUN PROBLEME DE RACE ’’La Nouvelle-Zélande”, affirme M.Wilson, "possède un régime démocratique authentique, et il fonctionne bien.Les Maoris jouissent de droits égaux avec les blancs, devant la loi, comme en pratique, ce qui fait que nous n’avons aucun problème de race à résoudre.CONSCRIPTION Parlant ensuite de l’effort de guerre de son pays, l’hon.Wilson dit que la conscription existe, pour service au pays, et que la conscription industrielle s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes Toutefois, les naturels du pays sont exemptés de toute loi de conscription."Evidemment”, dit en terminant l’orateur, "la Nouvelle-Zélande n’est pas le paradis, mais c’est un coin de terre où nous sommes heureux de vivre.Nous ’ avons un standard de vie très élevé, la législation sociale la plus avancée et la plus bienfaisante au monde, la paix intérieure des races et des classes, un climat et un panorama insurpassés, et l’air de la liberté et de l’égalité y est plus pur que partout ailleurs, sur notre globe”.Présenté par M.lan Macdonald, l’orateur fut remercié par le vice-président Don.Stewart.Le président Wurtele Rankin occupait le fauteuil présidentiel.Retard causé par le manque de personnel Ottawa.— Le retard apporté à la mise en marche du nouveau ministère de la santé et du bien-être ne peut être imputé au gouvernement et aux chefs administratifs, a déclaré l’hon.Brooke Claxton, en charge de ce nouveau ministère, "II ne fut jamais d’époque où les médecins canadiens aient été surchargés comme ils le sont aujourd’hui, a déclaré M.Claxton.Nous comptons quelque 2,000 médecins dans nos forces armées et U n’existe au pays aucune source où nous puissions puiser.Cela explique pourquoi l’organisation de la section médicale de notre ministère est retardée.Par ailleurs, il nous manque le personnel technique et autre, sans compter le logement.Nous so: un les dans cette malheureuse situation qui ne sera pas éclaircie avant que nous, puissions obtenir ce personnel entraîné.” Bernard Shaw et la démocratie Selon la BBC.Georges Bernard Shaw approuve les deux tiers de la définition qu’Abraham Lincoln a donnée de la démocratie.Je crois, dit-il, en un gouvernement, du peuple et pour le peuple, mais pas en ce que prétend Lincoln, un gouvernement par le peuple.Par démocratie j’entends un ordre social favorisant le bien-être de toutes les classes de la société, et non d’une seule.Et par là je n’adhère pas en im gouvernement par une assemblée.” PAGE 4 SAMEDI, 17 FEVRIER 1945 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 17, 1945 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD L’union des Est publie par la Fédération provinciale du Travail du Québec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, president.Jos.Matte, .J.-B.Arsenault et Chs-E.Challfour, vice-présidents; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur; Marcel Francq, administrateur; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez loutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Téléphone : LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd.11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal travailleurs en tabac M.Fernand-L.Lachaine, vice-président canadien de l’union des travailleurs en tabac CT.W.I.U., A.F.of L.) annonce que des demandes de certification ont été faites à la Commission des relations ouvrières de la province de Québec pour les employés de la General Cigar Co., Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and Chs.E.Chalifour, vice-presidents; Gustave Francq, secretary-treasurer and editor; Marcel Francq, manager; Henri Richard, associate editor Address all communications to 11 St.Paul Street West Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal Satisfaction au local 116 des travailleurs de métal en feuille Mardi dernier le local 116 des travailleurs de métal en feuille tenait son assemblée régulière sous la pré- i sidence du confrère Alfred Bourbonnais assisté des vice-présidents Alfred Lamontagne et Léon Van ' Morhemz.Après la lecture des minutes de la dernière assemblée, qui furent adoptées, le président fit prendre l'obli-1 gation à 15 nouveaux membres qui1 furent acceptés par le bureau d’exa- i men du local.L'agent d’affaires fit rapport de1 l'entrevue qu’il eut récemment à ! Québec avec l'honorable Antonio Barrette, ministre du travail, et la Commission d’apprentissage nouvellement formée dans l'industrie de la construction.Le délégué fit rapport que cette assemblée fut des plus intéressante et des plus amicale et que le nouveau ministre du travail, par l’éloquence de ses paroles, a su convaincre les délégués qu’il entendait donner suite à ses promesses | et que nos jeunes allaient enfin i avoir l'avantage d’apprendre leur métier sous la surveillance de tech- ! nicicns qualifiés.Espérons que cette ! nouvelle pièce de législation deviendra sous peu force de loi, ce qui permettrait à la nouvelle commission de commencer ses opérations au nouveau centre d'apprentissage.Rapport fut aussi donné de l’entrevue des délégués du Conseil de la Construction avec le Conseil national de guerre au sujet d’une décision favorable aux ouvriers donnée par le Conseil régional en temps de guerre du Québec.Plus tard, sous l’influence de la Chambre de Construction de Montréal ce même Conseil Régional de Québec rescindait sa décision et par le fait même privait les ouvriers de la construction de Montréal de plusieurs milliers de dollars.Le Conseil National de guerre après avoir étudié soigneusement les plaintes formulées par la délégation de Montréal donna gain de cause aux ouvriers et ordonna au Conseil Régional ri ?Québec de L’emploi sans permis d’aides domestiques Ottawa.— L'on peut maintenant i mployer sans permis du Service sélectif, des aides domestiques à temps partiel pour une période équivalant à trois relais de travail complets dans une semaine.C'est ce qu’a annoncé récemment le directeur du Service sélectif national, M.Arthur MacNamara.Antérieurement, le Service sélectif exigeait un permis quand une aide domestique était employée pour plus de 24 heures par semaine.Le nouveau règlement permet l'emploi sans permis, même quand les trois relais complets reviennent à plus de 24 heures pour la semaine.A l’avenir il ne sera pas non plus nécessaire pour un employeur d'obtenir la permission du Service sélectif pour faire de la réclame en vue d'obtenir une employée de cette catégorie.La nouvelle ordonnance est l'effet d'une interprétation des termes "emploi secondaire à temps partiel." maintenir sa première décision et de donner les directives nécessaires aux parties intéressées avec rétroactivité au 15 février 1944.Ces quelques lignes espérons-le sauront certainement intéresser les non-organisés qui vont recevoir par le fait même assez d'argent, pour payer leur initiation dans leur local respectif.Avis aux intéressés: le bureau est toujours ouvert pour renseignements supplémentaires.Il a aussi été fait rapport que plusieurs patrons des plus importants ateliers de Montréal par l'entremise du local 116 et le Service Sélectif national ont consenti à transférer temporairement d'un atelier à un autre certains groupes d'ouvriers en vue de maintenir certains contrats de guerre des plus urgents et là encore les officiers et membres ent été à même de constater qu'il existe une entière coopération dans cette importante industrie et cela est le moto des membres du local 116.Les provinces seront désormais consultées Ottawa.— Le Bureau International du travail a décidé d’émettre les représentants des provinces et des Etats sur le même pied que les délégués des gouvernements fédéraux afin d'éviter les difficultés constitutionnelles dans la ratification des mesures prises par cet organisme international dans le cas des pays qui ont une constitution fédérale.C'est-à-dire que les provinces du Canada auront à l’avenir le droit d'envoyer des délégués, comme le gouvernement central, à ces conférences internationales.C'est ce qu'a déclaré M.Paul Martin, député d’Essex et secrétaire Parlementaire au ministère du Travail, dans une conférence de presse qu’il a tenue en arrivant de Londres, ait il représentait le gouvernement du Canada à la conférence du Bureau international du travail.M.Paul Martin a déclaré que six nays, comme le Canada, la Suisse, les Etats-Unis et l’Australie, avaient des constitutions fédérales.Plusieurs questions soulevées devant le Bureau international du travail relèvent des juridictions provinciales ou des Etats quand il s'agit d’un nays vivant sous un régime fédératif.Quand vient le moment de ratifier les décisions prises par cet organisme international, ces confédérations se trouvent en face de difficultés constitutionnelles.Pour obvier à ces difficultés, le Bureau international du travail : modifié sa constitution afin que les gouvernements centraux puissent ratifier les recommandations endossées par les provinces.Les représen-1 Wants des provinces feront partie ri?la représentation du gouvernement central dans les pays fédéraux qui n'ont toutefois qu'un seul vote à l'assemblée.Pour enlever les taches d’encre sur la soie, verser sur l'étoffe tendue quelques gouttes de térébenthine.aujajgwg FERNAND-L.LACHAINE rue Parthenais, et General Cigar Leaf Plant, rue Récollet, Montréal, locaux Nos 237 et 238 et de l’Im-perlal Tobacco Co., Granby, local 242, et que les négociations de contrat de travail commenceront prochainement avec les compagnies susmentionnées.On nous apprend aussi que vu les beaux succès déjà obtenus par l’union des travailleurs en tabac pour les employés de cette grande industrie déjà organisée, cette association a décidé d'élargir ses cadres et de permettre à tous les travailleurs en tabac non-organisés, de bénéficier des mêmes privilèges.Une grande campagne d'organisation bat donc son plein dans le Québec et donne tout lieu de croire que les employés sont conscients du besoin de s’unir et de s’organiser dans une union connaissant leur travail, conditions et salaires, et apte à leur apporter les corrections nécessaires et de leur permettre l'obtention de salaires appropriés à l'époque que nous traversons et de l'époque incertaine à venir.A tous les travailleurs en tabac du Québec intéressés, adressez-vous à M.Fernand-L.Lachaine.3265.rue St-Antoine, Montréal, FI 3920.Election des officiers du local 234 des travailleurs en tabac A l'élection des officiers du local 234 des travailleurs en tabac (Imperial Tobacco Co„ Montréal) tenue dernièrement, les officiers suivants ont été élus pour l’année 1945: Président.Léopold Barrette; 1er vice-président, Raymond Lalonde; 2e vice-président, Ls-Philippe Leclerc; secrétaire-correspondant, Paul Bérubé; secrétaire-trésorier, Fernand L Lachaine; Mlle Cécile Clément.-istante-secrétairc; Henri Quesnel.capitaine-steward; Mlle Marie-Ange Sauvé, secrétaire-steward; vérificateurs.Mlle Thérèse Lavoie, Paul-E.Dubois et Jean Lalonde; guide, Rosario Brunet: sentinelle, Stanley Murdock.Québec est choisi pour son hospitalité Ottawa.— La prochaine conférence du Conseil supérieur du Bureau international du travail se tiendra dans la ville de Québec durant les mois de mai ou de juin prochain."j'ai transmis l'invitation du gouvernement canadien et du gouvernement de la province de Québec, à la conférence de Londres", a dit M.Paul Martin."L'invitation a été acceptée tout probablement parce que l'on avait en mémoire la réputation que Québec s’est acquise par son hospitalité traditionnelle, surtout à la suite des conférences Churchill-Roosovelt”.Les droits de succession Nos gouvernants manquent tout-à-fait de prévoyance et de logique en accroissant sans le moindre discernement les imi>ôts de tous genres que nous connaissons depuis quelques années.Parmi les taxes iniques, il y a celle des successions qui peut être citée comme un chef-d’oeuvre d'absurdité.Le gérant général d'une importante compagnie de fiducie citait récemment le cas d’une héritière qui, bien qu’on lui eut légué le revenu d’un placement d’un demi-million de dollars (le capital devant plus tard aller à d'autres personnes) ne retire pas un seul cent de la succession une fois les impôts payés.Apparemment une héritière à l'aise, elle sera cependant sans gite et sans nourriture si elle ne trouve pas une autre source de revenu.En d'autres termes, cette personne ne serait pas en moins bonne situation si le légataire, au lieu d'économiser.au lieu de travailler avec acharnement pour créer et développer une entreprise qui procure de l'emploi à des centaines d'ouvriers et des revenus imposants à l’Etat, avait simplement gaspillé son temps et son argent et avait compté sur le gouvernement pour le faire vivre avec des secours directs et des assurances sociales.Et il n'en est lias ainsi uniquement pour les grosses successions, mais aussi pour les petites, tout comme les salaires modestes de l'ouvrier n’échappent pas au fisc insatiable.— Montréal-Matin.Accidents coûteux L'hon.M.Barrette a révélé, en réponse à "ceux qui prétendent que les gouvernements ne font rien ou presque rien, au point de vue réellement pratique, pour les classes laborieuses.qu'en 1944 seulement la province de Québec, en vertu de la Loi des accidents du travail, avait versé à titre de compensations aux ouvriers accidentés une somme de $7,035,591.et payé un montant de $1.470,098, pour soins médicaux et frais d’hospitalisation, ce qui représente.pour ces deux seuls item, un déboursé total d'environ huit millions et demi de dollars en une année.Si l'on tient compte, de plus, des pensions payées aux vieillards, aux mères nécessiteuses et autres, a ajouté l'hon.M.Barrette, on constatera que les classes laborieuses du Québec reçoivent approximativement vingt-cinq pour cent du budget total de la province, y compris, cela va toutefois sans dire, la part, Appui aux allocations familiales fédérales A une conférence préliminaire convoquée par les Ouvriers Unis des Textiles d'Amérique, pour discuter la loi des Allocations familiales, de nombreux organisateurs et représentants d'unions internationales, à Montréal, ont donné leur appui à la loi fédérale et ont fait des projets pour la convocation d’une conférence'publique dans le but d'assurer que la loi sera effective en juillet 1945.Il y eut de fortes protestations contre les tentatives du Premier Ministre de la Province, M.Duplessis, d’empêcher la mise à exécution de cette législation sociale qu’il cherche à détourner de son but réel.M.R.Kent Rowley, directeur canadien de l’Union du Textile, qui présidait la réunion, déclara que les prétextes constitutionnels de M.Duplessis ne doivent pas empêcher une plus juste distribution des richesses du pays pour le bien-être et la sécurité de nos familles canadiennes.Le nombre de représentants à cette réunion préliminaire fut si encourageant qu’un comité de neuf fut immédiatement élu.Ce comité est chargé de tous les préparatifs d’une grande conférence publique, et de toutes déclarations publiques qui s’imposeront jusqu'à cette date.Plusieurs unions offrirent des contributions financières pour aider à la campagne.Le but de la conférence, tel qu'exprimé par plusieurs délégués, fut de réaffirmer l’appui des unions ouvrières pour la Loi fédérale des Allocations familiales et d’indiquer l’opposition des ouvriers organisés à toute tentative des autorités pour saboter l’administration de cette loi.En vue de la position du Premier Ministre provincial, M.Duplessis, l’on craint, qu’à moins que les unions ne renouvellent catégoriquement leur appui de la loi, le public puisse croire que les ouvriers ne sont pas intéressés aux Allocations familiales.Les officiers et organisateurs présents venaient des Unions Internationales des Ouvriers en Electricité, des Machinistes, du Textile, des Distilleries, des Rembourreurs, des Charpentiers-Menuisiers, des Chaudronniers, des Plonbiers, de l’Union des Marins et beaucoup d’autres.La conférence eut lieu à l'Hôtel Mont-Royal et il fut décidé que le Comité annoncerait bientôt la date de la conférence publique.(Signé) Madeleine PARENT.Secrétaire du Comité.de contribution du gouvernement fédéral en ce qui concerne les pensions.Faites corriger les pincements de nerfs dans votre épine dorsale, et vous vous maintiendrez en santé.CHIROPRATICIEN Diplômé de Palmer 4553, rue Saint-Denis CHIROPRATIQUE ajoutera de la vie à vos années et des années à votre vie.Tel.: HArbour 7524 HOPITAL STE-THERESE NOUVELLE ADMINISTRATION Maternité Privée Licenciée Private Maternity Hospital Plaçons Bébés .• ) Babies placed and well Médecins Spécialistes taken care of Gardes-Malades Maternity Specialists Graduées SfiH Graduate Nurses 4824, SAINT-DENIS MONTREAL LAncaster 1022 Rés.: 6631 rue Saint-Denis CA.3920 PAUL GAUTHIER Notaire & Commissaire 84 ouest, rue Notre-Dame Tel.MA.8424 MONTREAL SAMEDI, 17 FEVRIER 1945 - - MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 17.1945 PAGE 5 The incorporation of Trade Unions -K- The National Syndicates Are an Incorporated Body and the International Unions, affiliated with the American Federation of Labor and the Trades and Labor Congress of Canada, are opposed to the Incorporation of Trade Unions.— Why ?.By J.A.D'AOUST, Fourth Vice-President, International Brotherhood ot Paper Makers and Vice-President oI The Trades and Labor Congress of Canada.For some time, the subject matter of incorporation of a Trade Union has been under discussion, especially by some employers, corporation lawyers, the National Syndicates in the Province of Quebec and the representatives of the International Unions, affiliated with the American Federation of Labor and the Trades and Labor Congress of Canada, and it will be noted that all those (except representatives of the International Unions) want Labor Unions to be incorporated.This is desired by certain employers and corporation lawyers because they want to have Labor Unions held legally responsible for the acts of their Union and their members.The National Syndicates desire incorporation because they want to sue employers for not paying ,wages as prescribed under the Minimum Wage Laws or wages set up under the Professional Syndicates' Act and they also want to be able to sue a delinquent member for non-payment of dues.The Trades and Labor Congress of Canada and the American Federation of Labor have for a long time been opposed to the incorporation of Trade Unions because they do not want to place Labor Unions in a Straight Jacket or allow certain employers and corporation lawyers to continually bring Labour Unions in the Courts for the purpose of using up their administration and defense funds.In the Province of Quebec, there Ls legislation that prevails whereby, a non-incorporated Labor Union can be sued, but cannot sue because of its status.That legislation was adopted a few years ago by some Government which was not too friendly, at the time, towards Trade Unions and for a while, its effects were felt.There are several important reasons for opposition to incorporation.Labour Unions have always been and are opposed to laws requiring the incorporation of unions, because compulsory incorporation will be a most effective means of regulating and restricting the functions of labour unions.The corjxiration is an artificial, legal entity — a creature of the state.Created by legislative authority, it lends itself readily to legislative and political control, and its life is dependent upon the states as expressed by the will of the Legislature.Labour Unions arc created by the voluntary and fraternal association of the members for mutual aid and protection.Therefore, state regulation, restriction or government control are diametrically opposed to the principles of free trade unionism.Compulsory incorporation, therefore.should continue to be opposed by organized labour.Labour : nions, however, with the idea in mind that certain benefits may be derived from incorporation, frequently ask — What is the objection to voluntary incorporation of labour unions?One of the benefits unions feel might be derived from incorporation is that the membership may escape liability for acts of the incorporated union.It is very doubtful whether officers or members would escape liability for wrongful or unlawful acts, induced, committed or participated in by them solely by reason of incorporation.Courts frequently go behind the corporate entity, and incorporation would not render union members immune from liability for unlawful acts unless there is a statutory exemption.By incorporating, the union itself would be more accessible to legal liability, even though the individual members would not be liable for the wrongful acts of the union.As for protection against individual liability or wrongful acts of the union Officers, the Nonis-LaGuardia Act provides: "No officer or member of any association or organization, and no association or organization participating or interested in a labour dispute, shall be held responsible or liable in any court of the United States for the unlawful acts ot individual officers, members, or agents, except upon clear proof of actual participai ion in, or actual authorization of, such acts, or ratification of such acts after actual knowledge thereof." This section of the Norris-La-Guardia Act gives the immunity which is sought in Federal cases.Of course, not all states have passed a Norris-LaGuardia Act.But that is what organized labour should strive to have done.As opposed to this dubious benefit, there are numerous active disadvantages and dangers which must be considered.Incorporation would undoubtedly open the door to litigation over the extent of charter powers and corporate obligations.Over the years, the courts could define and restrict these powers, and they would be subject to legislative control.A corporation is not sufficiently flexible and is unadaptable to the needs of labour organization, so far as their internal organization, functioning and des-cipline arc concerned.A Union corporation charter, although obtained voluntarily, would be subject to revocation by the suit of the state for exceeding its powers or abusing its privileges.Already, some states have passed laws removing the protection given by the state labour Relations Act to a Union, if the Union refuses to take into membership any person who applies.This could very well be made a condition for revocation by the state of a union corporate charter.Voluntary incorporation would tend to encourage the enactment of compulsory incorporation laws and we must always remember that what a state or Province gives by legislation, it may take away by legislation.In the consideration of this question, we are called upon to weigh the probable future introduction of legislation and bureaucratic legislation of the internal affairs of Unions.This would entail the submission to harassing examination of the internal affairs of Unions for the purpose of promoting the interest of those opposed to Unions, and for the purpose of affording in- Ottawa.L’hon.Ian Mark mzic ministre des affaires des anciens combattants, a publié des chiffres qui montrent qu’au cours du mois de décembre.3.208 anciens militai- Poor Pay Cited In Labor Crisis Washington.— Blame for the current manpower crisis was laid by the AFL on the thin pay envelopes given workers in the plants involved.The situation was covered in the January issue of Labor's Monthly survey which said: "Most of the manpower shortages are in plants where labor conditions arc substandard.Low wages are the chief problem."In many of the plants converted from civilian work, wages were low before the war.and the plants, caught in the WLB wage freeze, have not been permitted to raise their wages to adequate levels.Situations of this kind can be corrected if the WPB certifies to the WLB that low wages are interfering with war production.” Other causes cited by the Survey were: inadequate housing, inadequate transportation, impossibility of getting adequate meals and food, home duties forcing housewives to leave their work.who would utilize the same to the disadvantage of labour unions in bargaining relations.This is an 'important problem which has received wide consideration and will, no doubt, continue to receive attention under changing economic conditions.However, those who have studied the problem with the welfare of labour unions in mind have never wavered from the view that the incorporation of trade unions, whether voluntary or compulsory.is disadvantageous to the interests of organized labour.res des deux sexes ont profité des avantages accordés par l'ordonnance concernant la réadaptation après la démobilisation.!.' montant lotal affecté en décembre à l’application des dispositions de l’ordonnance concernant la réadaptation après la démobilisation, a été rie $178,673.47, soit une augmentation de plus de $25,000 sur le total du mois de novembre.Le montant consacré aux anciens combattants des deux sexes qui, au moyen de la formation professionnelle ou de l’instruction supérieure, se préparent à un rétablissement, plus stable dans le domaine industriel ou professionnel, a été d'environ $130,000.De plus, au cours de décembre, des emplois pour 11.875 vétérans de la présente guerre et de la dernière guerre ont été trouvés par le service sélectif du placement, de concert avec le ministère des affaires des anciens combattants.Les anciens combattants des deux sexes de la présente guerre qui ont.été placés pendant ce mois se chiffrent par 9.148.Jusqu’ici on a trouvé approximativement, 200,000 emplois pour les vétérans de la présente guerre et.plus de 104.500 pour ceux de la dernière guerre.Le total des placements dépasse de beaucoup les libérations des trois armes pendant le mois, ce qui indique que les occasions d'emploi sont plus que suffisantes pour les militaires libérés.formation to employers and others L’aide donnée aux anciens combattants The National Syndicates in the j Province of Quebec are an incorporated body which can be sued and can sue, under the' provisions ! of the Professional Syndicates Act.However, in making use of these.powers, it.is a well known fact that any employer being sued for non-, payment of minimum wages is con- ; sidered to be an everlasting enemy j of the Syndicates.The National Syndicates can sue their own members for non-payment of dues, and to our knowledge, some judgments have been rendered in their favour.However, it is a well known fact also that when a delinquent member become dissatisfied with the effectiveness of the Syndicates' Union and considers that they do not protect his interests, the National Syndicates sue this member, they can be sure that they will never get this or any member that w'as sued to become a member in the National Syndicates again.In the United States, the American Federation of Labor has met many attempts by States legislators] to impose incorporation on Trade j Unions.With the passage of the Colorado \ anti labour enactment wherein compulsory incorporation of labour unions is provided the subject of j incorporation of labour unions is receiving considerable attention, and the American Federation of Labour j is opposed to compulsory or volunt- | ary incorporation of labour unions.| either in the United States or in j Canada.ISN'T IT THE TRUTH ?Ti-JoÇ ^ I’VE HAD A RAISE, DAD ! HOPE YOU KNOW (YOU BET! I'VE A ) i .THINGS TO BUY / THAT'S SPLENDID §Üf~,çf\ WILF.' m
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.