Le monde ouvrier = The labor world, 1 avril 1939, samedi 22 avril 1939
25e Année — No 16 SAMEDI, 22 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 22, 1939 25th Year — No.16 DRINK DOW'S ALE Standard of Strength and Quality Cf jUtUtidP (Dimripf rtii'fiiUtir TRY BLACK HORSE mm ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest * INSTRUIRE ET AMELIORER .Téléphone : LAncaster 5361 A bâtons rompus L'on nous rapporte qu'un brave curé d'une paroisse d'en bas de Québec a fait au prône, dimanche dernier, une sortie contre Le Monde Ouvrier, qu'il aurait traité de toutes sortes de choses.Si cela lui fait du bien dé déverser sur nous un peu de son trop-plein de bile, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, car cela ne nous a fait aucun mal et cela l'aura soulagé.Toutefois, lorsqu'il dit que la déclaration que nous avons publiée au sujet de l'attitude du clergé catholique des Etats-Unis en regard des unions ouvrières affiliées à la Fédération Américaine du Travail, au Congrès des organisations industrielles et aux Fraternités d'employés ierroviaires est fausse, nous regrettons devoir lui dire qu’il se tromoe, car s'il veut se donner la peine de se procurer un livre intitulé : 'The Modem Social and Economie Order", publié par "Our Sunday Visitor Press", de Huntington, Indiana, il trouvera cette déclaration à la page 198, au cours d'un article écrit par le Très Révérend Mgr Francis J.Haas, Ph.D., LL.D., professeur à l'Université Catholique d'Amérique.Nous espérons qu'une fois convaincu de la véracité de ce que nous avons publié, M.le curé se rétractera, sinon.* * * * La même farce se continue : l'enquête des comptes publics est reprise.Naturellement, c'est encore ce pauvre vieux Charles Lanctôt qui revieni sur le tapis : ses docteurs viennent dire et redire qu'il est bien malade, que s il était arrêté ce serait une quasi-condamnation à mort, etc., etc.; tout comme c'est toujours le même rancunier de Duplessis qui répète la même vieille rengaine : le régime libéral a volé la Province.Oui, c'est entendu, tout le monde le sait, les gros entrepreneurs fournissaient à la caisse électorale ce qu'ils avaient volé à la Province.Mais ce que le peuple sait aussi, c’est que cela se passe exactement de la même façon sous le nouveau régime .peut-être avec un peu moins de sans-gêne, si c'est possible d en avoir moins que les autres.Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que ce sont les mêmes gros bonnets, les mêmes compagnies, qui fournissent à la caisse électorale des deux partis ; de cette façon, quoi qu'il arrive, ils sont toujours du bon bord.A quoi sert-il de remuer tout ce fumier ?L'écurie de la race est aussi sale aujourd'hui qu'elle l'était hier.Le peuple n'a plus grande estime, ni confiance dans nos hommes publics ; à force de les entendre se traiter de brigands et de voleurs mutuellement, il finira par ne plus en avoir du tout pour personne ; on le prépare inconsciemment à écouter avec complaisance ceux qui prêchent le renversement de l'ordre social actuel pour le remplacer par une dictature de droite ou de gauche.Si le gouvernement actuel veut absolument faire punir ceux qui ont volé la Province, qu'il les traduise devant les tribunaux mais qu'il cesse de jouer le double rôle d'accusateur et de juge en même temps.•» * * Morts de faim.— Un député conservateur, M.Denton Massey, de Toronto, a non seulement déclaré mais a réitéré à la Chambre des Communes que des milliers de chômeurs-célibataires avaient péri de faim, de froid, de maladie par suite de privations et de manque de soins.On a protesté avec véhémence contre cette déclaration, mettant en demeure ?1.Massey de citer les noms de ces malheureux, ce que ce dernier n'a pas fait et pour cause.Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas un grand fond de vérité dans cette déclaration, tout exagérée qu'elle paraisse.Qu'il y ait :S milliers de victimes du chômage, de la dépression, c'est incontestable ; tout comme la malnutrition, les privations, les ennuis, le découragement en °nt conduit des milliers et des milliers à une mort prématurée.Tout ça, c'est malheureusement trop vrai et prouve qu'il y a quelque chose de radicalement défectueux dans notre système social actuel.Comment y remédier ?C'est là le hic.Si on prêche un ordre social nouveau, on passe pour un socialiste, voire même un communiste, et le cadenas n'est pas lom ; si on réclame un pouvoir d'achat — sous forme de salaire ____ plus grand et des journées de travail moins longues — pour donner du travail à ua plus grand nombre de travailleurs — on nous accuse de vouloir ruiner l'industrie.Alors que reste-t-il à faire, à invoquer ?Rien, tout simplement endurer son mal et laisser les politiciens continuer à rire de nous,.mais alors on passe pour des imbéciles, et puis apres.quelle différence cela peut-il bien faire, il y a si longtemps qu'on nous traite comme si nous en étions tous.mais, au fait, nous en sommes peut-être et nous ne le savions pas.Ce qui prouve qu'en fin de compte le député Massev a raison mais * ne Peut prouver que les autres ont tort, alors c'est lui qui a écopé, mais pas encore autant que les milliers de vagabonds-célibataires canadiens qui sont morts de faim au milieu de l'abondance nationale ; seulement cette La qualité prime tout V xy* 1 L age d'obtention de la pension de vieillesse Notre ami Heaps, député C.C.F.de Winnipeg, vient de réclamer à nouveau que l'âge d'obtention de la pension de vieillesse soit ramené à soixante-cinq au lieu de soixante-dix ans comme la loi le veut aujourd'hui.Il a accompagné sa demande de toutes sortes de raisons militant en sa faveur tout en déclarant que ce n'était qu'une demi-mesure, qu'avant longtemps il faudrait abaisser l'âge à 60 et même plus bas.Cela a soulevé toute une campagne de protestations dans la plupart des journaux capitalistes qui y voient une impossibilité matérielle et la ruine financière du pays à brève échéance.Il y a certes du pour et du contre, tout depend évidemment du point de vue auquel on se place.Nous estimons que, sous le système actuel, à l'âge de soixante ans, il est presque impossible à un homme de se trouver une situation, voire même du travail intermittent.Que lui reste-t-il à faire ?Tomber sous le secours direct.Que ce soit d'une manière ou d'une autre, il est à la charge de 1 Etat.Quelle différence cela peut-il bien faire alors et n'est-il pas préférable qu il touche une pension de vieillesse qui le retirera automatiquement de la grande armée des salariés ?Nous avouerons bien franchement que le principe du système de pensions de vieillesse actuel est radicalement faux, car c'est ni plus ni moins qu une charité déguisée, il faudrait qu'elle soit contributive en tripartite le salarié, 1 industrie et l'Etat.Cela ne peut se faire d'un seul coup mais peut fort bien s établir graduellement, en la rendant contributive à partir d un certain âge, cela se pratique dans la plupart des pays européens et cela peut se faire ici également.Il est vrai que c'est dans le Québec que nous avons comparativement le plus grand nombre de pensionnés, soit 49.95 pour cent, tandis qu'il n’est que de 36.97 pour cent dans 1 Ontario, par exemple.Il doit y avoir des raisons pour cet état de choses.Certains prétendent que c'est parce que dans le Québec on accorde des pensions plus facilement que dans les autres provinces.Aucune preuve n'appuie cette prétention, qui, pour nous, n'est pas la bonne.Nous estimons que si dans le Québec nous avons un plus fort pourcentage de pensionnés, c'est tout simplement dû au fait que les salaires y étant plus bas, les vieillards de 70 ans sont généralement sans aucune ressource, qu ils n ont pas été capables de réaliser des économies, ce qu'ils ont gagné durant leurs années productrices ayant à peine suffi à élever leur famille qui est presque toujours plus nombreuse que dans les autres provinces.Quoi qu il en soit, et qu on le veuille ou non, il faudra tôt ou tard rabaisser l'âge d'admission à la pension de vieillesse à 60 ans ; que cela obérera le Trésor fédéral et par ricochet celui de chaque province, c'est incontestable ; il faudia trouver les fonds quelque part, on en trouve bien pour combler les déficits du C.N.R., pour faire des armements, pour une foule de choses moins indispensables que de prendre soin de ceux qui ont contribue a créer par leur travail la richesse nationale et qui en retour n ont pas trop souvent été payés le salaire auquel ils avaient droit.Cela se resume à une simple question de justice.abondance est collective, individuellement elle se transforme et devient ' creve-la-faim".* * * , f®.Consei1 municipal de Toronto vient de passer unanimement une resolution priant le gouvernement fédéral de faire une enquête ( ?) publiaue sur les agissements, les opérations, activités, et propagande des orqanisa-tions communistes, fascistes et nazistes au Canada, ainsi que sur leurs sources de revenus et les propriétés qu'elles possèdent.On en profiterait pour faire enquête également sur tout autre qroupe ou organisation cherchant à promouvoir ou à enseigner l'athéisme des doctrines subversives, anti-démocratiques, anti-britanniques ( ?) ou ’anti canadiennes au pays.' ‘ Cela ferait une fameuse enquête et nous réserverait bien des surprises tout comme cela permettrait de satisfaire bien des petites rancunes des vengeances inassouvies.Qui mènerait cette enquête impartiale pour quelle ne fasse pas plus de mal que de bien ?K H * * * ,Ai1nS1 c1®st d®cide' la ,aqe sur la gazoline a été augmentée de deux cents le gallon, 8 cents au lieu de 6 cents.On donne comme prétevfe quon va lancer tout un vaste programme de construction de nouvelles routes modernes.Silon en juge par le genre de route qu'on a construit 1 an dernier, nous n aurons pas de quoi nous en vanter.L'autre raison CJ.S*™ gouvernement de l'Ontario vient de faire de même.Çà c°en est une bonne On oublie que, dans la province-soeur, l'enregistrement des automobiles est la moitié moins cher que dans le Québec, que les plaques y sont fournies gratuitement et que le permis de conduire coûte S?00 tandis qu ici ,1 es de S2.50 - il était de S5.00 l'an dernier.N'oublions pas que dans 1 Ontario ils ont de belles routes.En avons-nous ici et combien pt; u .Ce qu'il y a de plus arbitraire dans tout cela, c'est la manière dont on Yu f P,VTPOUr ™Ç°Ser Cette nouvel,e ta™ Nui, d'après le Royal Auto, mobile Club, se traduit par trois millions de dollars par année Or l'a mise en vigueur avant que le proiet de loi fût même adopté.Et que dire de la declaration du premier ministre Duplessis qui, s'adressant à l'Oppo (Suite à lu quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 22 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 22, 1939 | La vie des unions ouvrières pQr Ben-Drdet LES EMPLOYES DE TRAWWAYS ET LE SOLOTRAM Une question qui n’est pas encore répriée et qui semble ne pas l'être de sitôt est celle du solotram (one man car).Cette question est venue de nouveau devant l’assemblée mensuelle de l'Union des employés de tramways, Division No 790, mercredi dernier, tenue sous la présidence du confrère Gérard Gagnon.A la suite d’un rapport de l’exécutif sur le sujet, le confrère Jean Renaud demanda de plus amples renseignements relativement à l’entente qui avait été conclue entre le comité conjoint des deux unions et les autorités de la compagnie, il y a déjà trois mois, concernant l’inauguration du système de solotram d’Ahuntsic et du boulevard Saint-Laurent au terminus de la rue Craig.On se rappelle, dit-il, que cette entente devait être en vigueur jusqu'au 14 avril, alors que les parties intéressées devaient faire une étude sérieuse de la question du solotram, sur tous les circuits du service de tramway.Ce fut le président Gagnon qui répondit en donnant les renseignements demandés.Il déclara que la question semblait rester dans le statu quo.On attend, parait-il.le rapport du comité d’enquête institué par le gouvernement provincial pour étudier le problème du tramway à un seul employé.Toutefois, ajoute M.Gagnon, il n'y a aucune raison de craindre que le système du solotram soit établi sur le circuit Saint-Laurent.Une discussion animée s’engagea sur cette délicate question.On fit voir tous les inconvénients résultant du solotram ; on se plaint avec raison des mauvaises conditions de travail engendrées par ce système.Les membres ont démontré toute la gravité des maladies anormales qui existent chez les employés de tramways.On a affirmé que, lorsqu'un employé occupe son tram les minutes et les secondes sont comptées ; il ne peut s’absenter pour aucune considération, de là, risque de maladies des voies urinaires.Un comité d'enquête, composé des confrères Gérard Gagnon, Alberto Brodeur.Raoul Trépanier et Osias Hébert, a été nommé pour étudier tous les griefs qui sont formulés en rapport avec le solotram et discuter les meilleurs moyens à prendre pour établir une discipline à être exercée dans l’intérêt tant des employés que de la compagnie des tramways.Le confrère Alzée Bastion, ex-organisateur de la Fédération Américaine du Travail.présent à la réunion, expliqua le but de sa visite.Il dit qu’il a pris l’initiative de fonder une boulangerie d’union, située au numéro 4317, rue Guimont, Maisonneuve — téléphone : FRontenac 66G8 —.Le pain qui sortira de son établissement sera revêtu de l'étiquette de l’union internationale des boulangers d'Amérique.If fit donc un appel chaleureux aux employés de tramways de lui accorder leur patronage, ce qui fut convenu à l’unonimité.Les unions des buandiers et des employés de tavernes reçurent également la faveur des membres qui s'engagent à encourager les produits unionisés de ces organisations.Un vote de condoléances a été adopté à l'occasion de la mort du regretté Georges-Raoul Brunet, ancien président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.CONTRAT COLLECTIF AU MOULIN DE BEAUPRE Les employés du moulin de la Sainte-Anne Paper Company, à Beaupré, sont à préparer le texte d’une convention collective de travail qui sera prochainement soumis au conseil d'administration du moulin.Cette semaine, M.R.Germain a présidé une importante assemblée des trade-unions intéressées, le local 138, et M.Jos.Matte .organisateur de la Fédération Américaine du Travail, a exposé aux membres présents les principes fondamentaux des Unions Internationales.INAUGURATION D'UNE .SALLE DE REUNION La jeune union des employés d’hôtels et de restaurants, local 382, s’affirme de plus en plus dans la voie du progrès.Il y a à peine une année que ces travailleurs ont eu l’heureuse idée de se constituer en union pour revendiquer des meilleures conditions de travail et un salaire décent.Vu le nombre grandissant des adeptes, le besoin urgent se faisait sentir d’aménager dans un endroit plus spacieux.Donc, samedi dernier, cette union inaugurait solennellement une nouvelle salle de réunion.sise au numéro 1252, rue Stanley, par une soirée récréative à laquelle elle avait convié tout son effectif.Des invitations spéciales avaient été lancées à plusieurs sommités du Travail Organisé.On a remarqué, au hasard des rencontres : les confrères Alfred Mathieu et J.-A.Sullivan, vice-présidents du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal ; Kent Rowly, président du local 18748.de l’Union des Employés de buerau ; Maurice Silcoff, vice-président général de l’Union des Chapeliers d’Amérique et organisateur des locaux 36, 49 et 93, de Montréal ; Ben.Drolet, chroniquer du Monde Ourvier, et autres.Des discours de circonstance ont été prononcés par les confrères Alfred Mathieu, Maurice Silcoff et Jack Lenger.Un programme varié de danses et de divertissements a été exécuté, sous la direction de l’orchestre unioniste Percy Sky.Un entrain charmant régna toute la soirée.DU RECRUTEMENT CHEZ LES BARBIERS Les membres de l’Union des compagnons barbiers, local 455, se sont réunis, mardi soir, sous la présidence du confrère Bruno Roy.pour discuter l’établissement d’un plan de recrutement assez avantageux pour les ouvriers barbiers qui désirent devenir membres non-bénéficiaires.Jusqu’ici.pour appartenir a l’union internationale des barbiers, les adeptes étaient obligés d’accepter le plan d’assurances en bénéfices en maladie et de décès.On adhérant à l’union sous le plan projeté, les membres n’auront qu’à payer mensuellement une cotisation minime, sans aucune participation aux bénéfices précités.Le but que se propose l’union est de recruter autant que possible les membres de cette profession, dans le but d’aider au relèvement du local 455 de Montréal.Pour une solution définitive, la question a été laissée à l’exécutif qui en fera une étude approfondie et fera rapport à l’assemblée de mai prochain.Une résolution de vives sympathies a été adoptée à l’adresse dé la famille Brunet, à l’occasion du décès du confrère G.-R.Brunet, ancien président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.NOUVELLE UNION DE CHAPELIERS Les employés de la firme Morgan Hat Company se sont formés en union.On se rappelle que ces ouvriers ont déclanché une grève tout récemment, dans le but d’améliorer leur situation.Après quelques jours de négociations avec les directeurs de la firme en question, un contrat de travail a été signé dans l’intérêt et à la satisfaction des parties intéressées.Depuis lors, le confrère Maurice Silcoff a entrepris de faire comprendre à cas travailleurs le besoin urgent d’une solide union, s’ils veulent conserver les conditions de travail qu’ils viennent d’obtenir.A la suite de cette tentative, les intéressés décidèrent de fonder une union locale spéciale poulies travailleurs en chapeaux d’hommes, sous l’égide de l’Union internationale des Chapeliers et Casquettiers d’Amérique.Le confrère René Bédard a été élu président du nouveau local No 93, dont la charte sera officiellement installée aujourd'hui.le 22 avril, en la salle des quartiers généraux de l’organisation, 1207, rue Université.A cette occasion, des orateurs de marque adresseront la parole.ELECTION D’OFFICIERS CHEZ LES CORDONNIERS Il y avait de l’entrain à l’assemblée de l’Union des travailleurs en chaussures, local 249, vendredi dernier, à leurs quartiers généraux, 1331A ,rue Sainte-Catherine Est, à l’occasion du renouvellement du mandat des officiers.Pour la circonstance, les membres avaient été appelés à venir nombreux exprimer leur choix de ceux qu’ils jugent les plus aptes à diriger une union telle que la leur.Parmi l’assistance, on remarquait un grand nombre de dames et de demoiselles, qui paraissaient porter un vif intérêt aux délibérations.C’est le confrère Charles McKercher, représentant canadien au bureau de l’union internationale, qui présidait la nomination et l’élection des officiers.Le confrère Lionel Thibault agiss-ait comme secrétaire de l’élection.La position la plus contestée fut celle de président pour laquelle la lutte se faisait entre les confrères Ovide Drolet et Henri Belland, sortant de charge.Celui-ci, au premier tour du scrutin, l’emporta par une majorité substantielle.Les vice-présidents élus sont les confrères Delphis Jodoin, premier vice-président, et R.Talbot, deuxième vice-président.La position de secrétaire-archiviste fut confiée au confrère Noël Gervai, qui fut réélu pour la onzième fois.La position de secrétaire - financier - trésorier et agent d’affaires fut de nouveau confiée au confrère Charles McKercher, qui occupe cette position depuis vingt-sept ans.Ce fut réellement une marque de confiance et de reconnaissance à ces officiers dévoués pour les services qu’ils rendent à l'organisation.Le confrère Pacifique Goulet fut élu sergent d’armes.Le comité exécutif se composera des confrères : R.Delamarre, Noël Poirier, Delphis Jodoin, Ovide Drolet, Jos.Giroux, H.Desrosiers, R.Talbot, H.Garlarneau, Jos.Bernier, G.-A.Dupont, Noël Gervals, Jos.Beauregard, Almanzor Rivard, ainsi que des compagnes Alice Riendeau, Marie-Anne Dupras et Edna Tremblay, représentant les dames et demoiseilles employées aux firmes Slater Shoe Co., et Eagle Shoe Co.Vérificateurs : Jos.Giroux, Jos.Beauregard et R.Talbot.Délégués au Conseil des Métiers et du Travail : Charles McKercher, Lionel Thibault, Jos.Giroux, Mlle Edna Tremblay et M.Alphôtus Mathieu.Délégués au Congrès de la Jeunesse : Delphis Jodoin et G.-A.Dupont.Le confrère Charles McKercher a été choisi pour représenter le local 249 à la convention de l’Union internationale des Travailleurs en chaussures, dont les assises se tiendront, cette année, à Toronto, Ont., le 19 juin prochain.Un rapport intéressant de l’état financier a été présenté par les vérificateurs, montrant un surplus satisfaisant.Invité par le président d’élection, le confrère Ben.Drolet, chroniqueur du Monde Ouvrier, présida l’installation des nouveaux officiers.A l’issue de la séance, des rafraîchissements furent servis.-: o :- CONVENTION DES OUVRIERS DE LA FOURRURE Le local 66 de l’Union internationale des Ouvriers de la fourrure sera représenté à la 13e convention biennale de cette organisation, dont les assises s’ouvriront, lundi, le 5 mai, en l’hôtel President, à Atlantic City.Cette décision a été prise au cours d’une assemblée spéciale, tenue lundi de cette semaine, en la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri.Le confrère Maurice Rochette, président du local, occupait le fauteuil présidentiel, assisté du secrétaire Ovila Valliôre.Le confrère Albert Roy donna lecture d’un communiqué émanant du secrétaire général, Pietro Lucchi, exposant les raisons motivant la tenue de cette convention rendue absolument nécessaire pour faire un examen sérieux du travail et des activités de l’union internationale, durant les deux dernières années ; la multiplicité des problèmes qu’elle a à envisager, en rapport avec les événements nationaux et internationaux qui se produisent présentement.Le secrétaire Lucchi insiste pour que les délégués qui seront choisis soient les plus aptes à discuter les problèmes qui confrontent les membres de l’union internationale.UN CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE FONDATION L’Union des Chapeliers pour dames (Millinery Workers), local 49, célébrait, vendredi dernier, par un grand bal, son cinquième anniversaire de fondation, en la salle Auditorium, 375, rue Ontario O.En effet, c’est le 14 avril 1934, que les bases de l’organisation furent jetées.Les débuts de cette union furent difficiles ; cependant, aujourd’hui, on la compte parmi les unions les mieux organisées ; elle possède un contrat de travail avec les plus importantes fabriques de chapeaux pour dames, en cette ville.L’union n’a rien épargné pour rendre cette fête aussi agréable que possible, et malgré la température inclémente, plus de 500 personnes étaient présentes et ont coopéré à faire de cet événement social un véritable succès.Parmi les personnalités éminentes du Travail Organisé, on remarquait les confrères Claude Jodoin, organisateur de l’Union de la confection pour dames ; Paul Fournier, organisateur du local 49 ; J.-A Sullivan, vice-président du Conseil de Métiers et du Travail de Montréal ; San; Sugar, du local No 36, de l’Union de Chapeliers ; H.Levine, secrétaire de la Ligue de l’Etiquette de l’union ; Maurice Silcoff, vice-président général de l’Union internationale des Chapeliers d’Amérique et Ben.Drolet, chroniqueur du Monde Ouvrier, et autres.Un programme de danse fut exécuté, sous la direction de l’orchestre unioniste Irving Laing.Ce fut une fête annivesair bien réussie.-: o :- CHEZ LES BUANDIERS L'union fédérale, local 122 des ouvrier de la buanderie, affiliée au Congrès de ; Métiers et du Travail du Canada passera-t-elle à l'union internationale des buandiers d’Amérique?Cette question fit le sujet d’une vive discussion au cours de l’assemblée du local 122.tenue mercredi soir dernier, sous la présidence du confrère Lucien Brissette qui était assisté de la compagne Flore Kelly, vice-présidente Une autre question non moins importante fut celle du travail exécuté dans 1-maisons de détention pour femmes, et q ; a pour effet de créer une concurrence déloyale au travail libre A ce sujet M.l’honorable Albini Paquette, ministre c! la santé publique, a été avisé de la cho et demande lui a été faite de bien vouloir faire parvenir à l’union des copies do lois régissant les prisons, et de plus d'bien vouloir prendre en considération le griefs soumis à ce sujet.Le confrère Roméo Lepage, agent d'affaires, rapporte que les ouvriers >¦' ouvrières qui auraient des réclamations à faire concernant des salaires dus ou r -tenus par les employeurs de les présenter collectivement à l'Office des salaires raisonnables.Il attaqua ensuite l’Ordonnance No 17 sur laquelle les salaires actuels ont été fixés.II blama sévèrement les patrons qui étaient les seuls représentants sur le bureau de conciliation et pour avoir fixé des salaires aussi bas dans l'industrie de la buanderie.Il cita le fait qui s’est produit lors de la tenue d'une assemblée générale des employés de la buanderie et où l’on s'opposa à ce qu’un représentant de l’union fasse partie du bureau de concilia -lion, et c’est par la suite que l’Office d> salaires raisonnables a émis l'Ordonnance en question.HUMANITE Outre nombre de nos aliments, les fourrures de nos pelisses, les cuirs de nos souliers ou de nas reliures, l’écaille de nos peignes, la graisse de nos onguents, bre: : une grande partie de notre luxe ou de notre bien-être est due au meurtre d’animaux hier pleins de vie et qui ne nous faisaient aucun mal.— Fernad Vandérem DK.M.AMM-: III-: IHYOUCI Avis est pu r 1rs présentes donné * i ’* 1 - ' I lop,.Beers, de le Pilé de M.mt r.'-jil.dan-district de Montréal, dans la Province -(jttéheo, s'adressera an Parlement du Pan., ila.;*l la jireeliaine session, afin d'otdenir an Pill de divoree d'avee son mari.Il- ’1" .Pereival Alvin Itoss.de ia t'ité de Mm ’ t'-dans le distriet de Montréal dans la I’1"' de Qnéliee.demeurant présentement dans P dite t'ité de Montréal, pour eause d'adult-n et d'nlmndou.A Montréal, le 27iètno jour de mars ) '¦ John B.(’• Bluett ouest, rue St-.Turques, Montréal.12111 Procureur de fa requérant'1 b£S ^ GRADS SAMEDI, 22 AVRIL 1939 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 22, 1939 PAGE 3 Ce que I Union Typographique Internationale fait pour ses membres Il nous fait grandement plaisir de publier aujourd'hui la sixième causerie à la radio qui fut faite le 9 courant, par M.Gaudias DesBiens le sympathique et dévoué président de l'Union Typographique Internationale de Québec, local No 302 ; elle traite avec conviction de ce que fait cette organisation ouvrière non seulement pour ses membres mais pour 1 industrie de 1 imprimerie en général, nous pourrions même dire pour la population en général ; elle réfute également quelques-unes des légendes qu'on s'est plu en certains quartiers à répandre sur les unions internationales en prétendant que leurs membres envoient ''leur1' argent aux Etats-Unis sans en rien retirer en retour; les chiffres cités au cours de cette causerie prouvent éloquemment, et avec preuves à l'appui, que c est tout le contraire qui est vrai, que nos membres québécois retirent beaucoup plus des quartiers généraux qu'ils ne leur envoient.— Le Monde Ouvrier.Mesdames, messieurs, L’Union typographique internationale de Québec qui existe depuis plus de cent ans, remercie chaleureusement le comité de propagande du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis de lui fournir l'occasion de dire à la population de Québec et du district, comment fonctionnent les unions internationales intéressées dans l’imprimerie.D'abord, il y a le Conseil des métiers alliés de l'imprimerie formé par les unions suivantes: les typographes, les prcssiers, les relieurs, les clicheurs, les photograveurs.Notre conseil se réunit une fois par mois, et plus souvent lorsque la situation l'exige.Là les représentants des unions intéressées étudient la situa-:.on de l'industrie de l'imprimerie, et les moyens à prendre pour procurer le plus e:p'; mm mm GAUDIAS DesBIENS Président de VUnion Typographique de Québec.d'ouvrage à nos ouvriers, et de meilleures conditions de travail.Le Conseil des Métiers Alliés de l'Imprimerie transige avec nos employeurs, cependant que chaque union intéressée par ces représentants contracte des conditions de travail qui varient suivant le genre de métier, comme par exemple les pressiers n’ont pas les mêmes heures, et le même salaire que les relieurs, et les typographes n’ont pas non plus les mêmes heures ni le même salaire que les photograveurs, etc.Chaque union a donc, avec les employeurs une entente appelée contrat collectif régi par un comité paritaire approuvé par le gouvernement.Je dirai donc à mes auditeurs et auditrices invisibles, comment- les typographes de Québec sont traités par l’union internationale, et celui qui vous parle en ce moment, en connait quelque chose, puisque j'en suis membre depuis 37 ans; c'est vous dire que lorsque l'on fait partit' d'une société aussi longtemps c’est parce que nous y sommes bien traités.Notre union accepte dans ses cadres tout typographe qui a fait un apprentissage de cinq ans.Un apprenti, lorsqu'il a deux années d'apprentissage est enregistré et une contribution minime lui est alors chargée, il est régi par un comité appelé comité des apprentis.Ce comité est tenu de faire un rapport à tous les mois à notre bureau-chef.Cet apprenti-là a, dès le début, lors de on enregistrement, passé une dictée afin de connaître sa force sur le français, s’il a le nombre de notes suffisantes il est enregistré.Par contre, s'il n'a pas l'ins-tniction voulue, le comité l'avise qu’il n'a pas les capacités au point de vue du français pour devenir un typographe, et le patron en est avisé immédiatement.Si la formation de l'apprenti est complète, son admission dans l'Union une fois son apprentissage terminé, n'en est pas lias moins intéressante et se fait automatiquement.Il est permis à nos apprentis d'assister aux séances de l'Union, c’est vous dire que, ayant subi un entraînement à l’unionisme durant cinq ans il n’est pas étonnant après cela que l’Union typographique internationale de Québec, comme toutes les autres unions internationales d'ailleurs, soit formée de membres sincères et convaincus.Les avantages Mesdames et messieurs, vous vous demandez peut-être, y a-t-il avantage quelque part d’appartenir à vos unions?Je vous répondrai immédiatement qu’il nous faudrait plusieurs quarts d’heure à la radio pour pouvoir vous citer toutes les protections que les unions internationales accordent à leurs membres.Comme nous aurons l'occasion d’y revenir, je vous donnerai seulement qu’un faible aperçu pour le moment.Prenons par exemple, les typographes et les pressiers.Nous payons nos contributions sur le salaire mensuel, soit $1.40 pour contribution, $2.30 pour le fonds de pension et le bénéfice mortuaire.Ce montant de $3.70 que l'on paie tous les mois nous donne la garantie de notre salaire.Un bénéfice en maladie de S5.00 par semaine, une pension de vieillesse et autres avantages.A l'âge de 60 ans, un typographe qui cesse de travailler pour une raison ou une autre, reçoit une pension à vie de $32.00 par mois et $500 au décès.De plus, s’il est atteint d’une maladie grave, il reçoit tout ce qu’il faut pour aller subir une cure au sanatorium des typographes à Colorado Springs et sans qu'il lui en coûte un sou; plusieurs typographes et pressiers de Québec ont déjà bénéficié de ces avantages.Le sanatorium des typographes à Colorado Springs, celui des pressiers dans le Tennessee, sont les plus beaux de l’Amérique du Nord.En plus, les pressiers et typographes possèdent des écoles techniques en plusieurs endroits au Canada et aux Etats-Unis, et nos membres peuvent suivre des cours par correspondance.Le vieux cliché de certains adversaires des unions internationales à l'effet que nous envoyons notre argent aux Etats-Unis sans en retirer un certain bénéfice, est passé de mode depuis bien des années et en voici la raison: Nous avons payé depuis dix ans à notre bureau-chef, qui est à Indianapolis, les sommes suivantes: Nous avons envoyé au bureau-chef en cotisations et autres redevances pour une période de 10 ans, soit de 1929 à 1939, la somme de $41,679.96.Nous avons reçu en bénéfices mortuaires du bureau-chef ]x>ur la même période, la somme de $12,475.00.Nous avons également reçu, toujours pour la même décade, pour la pension de nos vieux typographes qui dépassent 60 ans d’âge, et qui sont forcés d'arrêter de travailler, la jolie somme de $78.552.00.Après calcul fait, nous avons donc reçu seulement, nous les typographes, la somme de $49.347.04 de plus que nous avons payé au bureau-chef.Chez les relieurs et les pressiers ce sont les mêmes conditions qui existent avec toute proportion gardée, car le nombre de membres est moins élevé.Nous avons ici à Québec 25 personnes qui reçoivent régulièrement $32.00 par mois.L’Union typographique a payé en pension en trente ans à scs membres au Canada et aux Etats-Unis, la jolie somme de $26,802,187.00.En bénéfices mortuaires depuis 47 ans, $11,176.644.15.Pour l'éducation technique de ses membres en 31 ans, $515.485.14.Elle a dépensé à son hôpital pour les malades et son entretien, $8.161.094.02.Notre union a aussi dépensé pour la réduction des heures de travail et pour aider aux augmentations de salaires et autres conditions de travail, la jolie somme de $24.407,716.95 en 40 ans, au Canada et aux Etats-Unis.Il y a 75.000 membres dans notre organisation.Ce sont là, mesdames et messieurs, des chiffres et j’invite les comptables et auditeurs d’aller chez notre sympathique et dévoué secrétaire financier, M.William Gams, au No 332 rue Arago, qui se fera un plaisir de leur laisser prendre connaissance de notre système de tenue de livres qui est ds plus simples mais des plus parfaits.Toutes nos unions internationales intéressées dans l’imprimerie, les typographes, les pressiers, les relieurs, etc., sont réglées par le même système et bénéficient des mêmes avantages.Je voudrais qu'un employé d’imprimerie qui désire joindre les rangs de l'union de son métier puisse le faire sans crainte.Le patron lui-même, qui étant organisé dans 1 association des maîtres-imprimeurs ou 1 association patronale des imprimeurs, devrait se faire un devoir de conseiller à ses employés de suivre son exemple, et de prouver à ses clients qui sont dans la proportion de 95% organisés, que lui aussi est en faveur que les ouvriers qu'il emploie soient des unionistes.Je fais un appel chaleureux aux typographes, pressiers et relieurs, leur disant de ne pas se fier sur les méthodes modernes pour améliorer leurs connaissances et leurs conditions de travail, il est certain que leur apprentissage se terminera à l'âge de 70 ans avec comme résultat d'être une chaige de plus pour le gouvernement.La marque syndicale Je profite aussi de cette occasion qui m’est fournie, pour dire aux marchands, hommes d affaires ou industriels, que les métiers intéressés dans l’imprimerie seraient très heureux s'ils exigeaient sur leurs imprimés l’étiquette de l’union; il ne leur coûte pas un sou de plus et ceci encouragerait les ouvriers organisés dans les trade-unions.Je me ferai un plaisir de fournir à tous ceux qui en feront la demande une liste des maitres-imprimeurs qui paient des salaires raisonnables et qui ont choit a 1 étiquette de 1 union.Nos imprimeurs de Québec sont parfaitement outillés pour exécuter tous les travaux les plus difficiles, et la main-d'oeuvre québécoise peut rivaliser avec les ouvriers des autres parties de la province et du pays.Avant do terminer, je dis aux ouvriers de Québec qui ne sont pas encore organisés, joignez-vous donc aux unions internationales, nous ne sommes pas des communistes, loin de là, nous leur faisons la guerre, et à ceux qui nous critiquent, je citerai les paroles de Mgr Robert E.Lucey, dans un article publié dans le Commonwealth, revue catholique américaine: “Les critiques contre les unions jettent les ouvriers dans les bras des agitateurs, et la manière d’agir contre les chefs ouvriers est parfois d'une injustice flagrante”.Ce sont des paroles que nos critiqueurs devraient bien s'ancrer dans la tète.Il n’y a pas de communistes chez-nous; parce qu’un communiste c’est un enfant illégitime, dégé- néré, né des mauvaises conditions de travail, des bas salaires et des injustices de toutes sortes.Comme le communiste se recrute chez les malheureux qui ne sont pas organisés ou mal organisés, il n'y a pas de place pour eux dans nos unions internationales.Les unions internationales ont grandi et prospéré à Québec, mais cela n’a pas été sans difficultés car il leur a fallu faire face non seulement à des arguments mais aussi à une campagne de dénigrement bien montée.A défaut d’arguments sérieux, il a nécessairement fallu tomber dans les exagérations.Pour pousser de l avant sa propre organisation, un certain groupe n’a pas hésité à propager toutes sortes de mensonges sur notre compte.Heureusement, les Unions internatlo-les, bien faites, solides, parfaitement unies, ont pu résister victorieusement à toutes les attaques; attaques parfois très malpropres lancées contre elles.Nous sommes fiers de proclamer notre attachement aux unions de métier.Nous sommes fiers de rester attachés à nos principe c,
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