Le monde ouvrier = The labor world, 1 janvier 1938, samedi 22 janvier 1938
24e Année — No 4 SAMEDI, 22 JANVIER 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 22, 1938 24th Year — No.4 TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it DRINK DOW'S ALE Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 A bâtons rompus Nos gouvernants, tant à Ottawa qu’à Québec, ont été assiégés, au cours de la semaine, par plusieurs délégations ouvrières qui, toutes, ont soumis des mémoires plus ou moins longs et plus ou moins sensés, et qui malheureusement se contredisent trop souvent.C’est bien déplorable de devoir constater la division qui règne dans les rangs de la grande famille ouvrière et c’est avec cela qu’on veut tenir en échec la toute puissance des associations patronales et du grand capital.Et dire qu’il serait si facile de s’entendre, si ce n’était de l’ambition, de l’orgueil démesuré de quelques bonshommes qui se croient être les sauveurs de la classe ouvrière et préfèrent être le grand manitou dans un petit groupe que de jouer le deuxième violon dans un grand.* * * • A Ottawa, les membres du gouvernement Mackenzie King ont reçu tout d’abord — car à tout seigneur tout honneur — les représentants du Congrès des Métiers et du Travail du Canada qui compte un effectif de membres en règle de plus de 130,000 et forme le groupe ouvrier le plus important, tant au point de vue membres qu’influence, il a d’ailleurs fait ses preuves au cours de ses cinquante-trois années d’existence tant dans le domaine législatif qu’économique.Après cela sont venues les délégations du Congrès pan-canadien de la Fédération canadienne du Travail et de la Confédération des ouvriers catholiques et nationaux, qui ont présenté également des mémoires, mais, dans chacun de ceux-ci perçait le désir de tomber à bras raccourcis sur les unions internationales, un tas de petits roquets jappant après un molosse qui ne se soucie guore d’eux, sachant qu’il est le seul et unique qui représente véritablement le Travail Organisé au pays.• * • A Québec, l’honorable Maurice Duplessis et les membres de son Cabinet ont reçu cette semaine la délégation des syndicats catholiques et celle des unions internationales, nationales et fédérales affiliées au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Dans chaque cas, l’entrevue a duré environ trois heures et les délégués ont été cordialement reçus.Qu’en résultera-t-il?Personnellement, nous estimons que c’est une grosse dépense de temps et d’argent — car chaque délégation comptait plus de cent personnes - pour le bien que nous en retirerons; nous restons convaincus que nous obtiendrions un meilleur résultat si nous maintenions sur place, durant toute la durée de la session législative un représentant parlementaire - disons un “lobbyist” - qui surveillerait de’ près toute la législation présentée et verrait à ce que suite soit donnée aux resolutions adoptees par la conference annuelle et soumises au gouvernement par la suite.S’il est vrai qu’il y a trente-six manières de tuer un chat il n'y en a fence® P°Ur °bt®nir ®® C‘U° ^ demande d’un gouvernement: c’est la pcr.si.s- * * * hnn.m°S amiS d0S sy!ldicats f‘nUl0,ifnics ont certes une dose de culot pas banaie.nous avons releve dans le mémoire qu’ils ont présenté au gouvernement pioyincial une demande pour un subside de $10.000 afin de les aider à aom®hnfH la, Pr0paRande P0ur Ieur chapelle d’adoration mutuelle et combattre le communisme.Pourtant s’ils ont le nombre de membres qu'ils prétendent avoir.ceux-ci doivent payer leurs cotisations et cela doit se chiffrer pas mal puisqu ils n envoient pas leur argent aux Etats-Unis et que leur caisse Irnv vlde pas pmir aider leurs membres en grève, la preuve, c’est la dernière » z sar-s rts s rjraz £ zfàszxz'F&z; zstr, "n f» paient pas de cotisations et n’auraient un effectif n amiS ,dos syndicats ne T,T„ , *“ «AK provinciale qU1 auia lieu ~ a moms d Imprévu - les 16 et 17 juillet prochain.SOCIUS.CHEZ LES OUVRIERS EN PRELART Les ouvriers en prelart.local GOG.se solidarisent de plus en plus.Cette nouvelle union tenait, ces jours derniers, une assemblée pour déterminer l’attitude que les membres devaient prendre, au sujet de l’ordonnance No 4 de l’Office des salaires raisonnables, que les patrons de cette industrie veulent imposer.La réunion générale de tous les employés de la Dominion Oil Cloth eut lieu à la salle du Club Ouvrier Papineau, 11178.rue Sainte-Catherine Est.sous la présidence de M.P.Hébert.L’orateur invité pour la circonstance fut M Gus-, Francq.secrétaire de la Fédération provinciale du Travail.M.Francq traita de la nouvelle loi des salaires raisonnables.Il expliqua que cette loi mettait en danger l'existence même des unions ouvrières, en même temps que le niveau de vie actuel des travailleurs.Il souligna le fait oue les patrons ont le pouvoir, d’ici l’application de cette loi.le 15 février prochain, de baisser les salaires de leurs employés, ce qui sera un avilissement de leur pouvoir d'achat M.Francq mit les ouvriers en garde contre les contrats que Ton tente de leur présenter et leur dit d’étudier sérieusement tout document avant de le signer.Il ajoute, en plus, qu'un contrat d'union était préférable a tout contrat collectif.Ces remarques fun nt saluées par des applaudissements.Une resolution a été adoptée afin de s'en tenir aux décisions antérieures, c’est-à-dire de s’organiser sérieusement, jusqu’à ce que le local GOG soit organisé au complet.TO OUR ENGLISH READERS Due to an abundance of reading mat this week, the report of the delegat which met Premier Duplessis and me bers Of his Cabinet, this week, will be pi lished in English in our next issue. PAGE 2 SAMEDI, 22 JANVIER 1938 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 22, 1938 La délégation ouvrière à Québec La délégation des représentants des différentes organisations ouvrières affiliées au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, soit l’exécutif provincial, les différents conseils des métiers et du travail et des unions locales, fut reçue par l'hon.Maurice Duplessis, premier ministre, et Thon.William Tremblay, ministre du Travail, et plusieurs autres membres du Cabinet.M.Candide Rochefort, député de Sainte-Marie, présenta la délégation.Celle-ci se composait des représentants suivants: R.-J.Talion, secrétaire-trésorier du Congrès des Métiers et du Travail du Canada: Raoul Trépanier, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et président de la Fédération provinciale du Travail; Gus.Francq, président de l’exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et secrétaire de la Fédération provinciale du Travail; Orner Fleury, Pierre Lefèvre et Jack Cuppello, membres de l’exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; Alphétus Mathieu et David Wolfe, représentants du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal; Jos.Matte et Albert Lamonde, Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis; J.-B.Arsenault et Emile Lajoie, Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières; Alfred Graveline, Conseil des Métiers et du Travail de Saint-Hyacinthe; Alzé Bastien, organisateur général de la Fédération Américaine du Travail; P.-A, D’Aoust, vice-président canadien de l’Union internationale des Papetiers; James Brodrick, représentant canadien de l’Union internationale des Electriciens; L.-A.Beaudry, vice-président de la Fraternité des Wagonniers d’Amérique; Archie R.Johnstone, représentant provincial de l’Alliance internationale des Employés d’hôtels, tavernes et restaurants; Jos.Tremblay et J.Baillie, Loge 606, de Montréal, Fraternité des Wagonniers d’Amérique; J.-W.Blaquière.J.-E.Gariépy et J.-Robert Guy, Union Typographique Jacques-Cartier No 145, Montréal; A.Lamonde et Jos.Bell, local 18006, Québec, Employés des élévateurs à grains: Alphonse Morrissette, local No l.Employés textiles, Louiseville; Cyprien Miron, Alfred Mathieu, loge Sainte-Marie No 234, Montréal, Fraternité des Wagonniers d’Amérique; Oscar Boyer, local 568.Montréal, Union internationale des Electriciens; Joseph Guay, local 163, Trois-Rivières, Union internationale des Papetiers; Léo Rettinger, division 790, Montréal, Employés de tramways; Wilfrid Caron, local 137, Québec, Union des Travailleurs de la pulpe et du sulfite; R.Kent Rowley, local 18148.Montréal, Union internationale des Employés de bureau; Jos.Lemelin, Nap.Lemelin, Jos.Lamontagne, local 730, Québec, Fraternité unie des Charpentiers-Menuisiers; Jules Bélanger, local 248, Québec, Fraternité des Wagonniers d’Amérique; Jacques Berthiaume, local 523, Québec, Union des Employés de théâtres; Gérard Gagnon, division No 790, Montréal, Union des Employés de tramways; Valmore Lemieux, Edmond Gingras et J.-M.Landriault, local 152, Québec, Union internationale des Pressiers et Assistants; J.-E.Martel, local 397.Québec, Union des Employés de garages: Théo.Gravel, local No 2, Québec.Union des Employés municipaux; Geo.Blackburn.Québec, Union des Travailleurs de la pulpe et du sulfite; Jules-H.LaRocque, Edouard Bernier, Ernest Lemieux, Gaudias DesBiens.Benoit Bourret, local 302, Québec, Union internationale des Typographes; Ludger Morel, J.-M.Laplante, local 662, Québec, Fraternité des Wagonniers d’Amérique; Bernard Shane, organisateur général de l’Union internationale des Travailleurs en vêtements de dames, Montréal: Mlle Sally St-Aubin, local 262, Montréal, Union internationale des Travailleurs en vêtement: J.Picotte, local 216, Cap de la Madeleine, Union internationale des Travailleurs de la pulpe et du sulfite; Léo Garneau, Edouard Lapointe, local 604, Québec, Association internationale des Machinistes; Jérôme Brisebois.local 1086, Montréal.Fraternité des Commis de chemins de fer; Albini Dufresne, local 604, Québec, Association internationale des Machinistes; Chester Jordan, local 250, Québec, Union internationale des Papetiers; Gérard Gravel, local 137, Québec, Union internationale des Travailleurs de la pulpe et du sulfite; L.Dcssiof, local 205, Montréal, Union des Travailleurs en vêtements; Reginald S.Mayo, local 251, Gatineau Mills.Union des Papetiers; L.Bibeau, local 33, Montréal.Union internationale des Clicheurs et Stéréotypeurs; P.-René Ilagicl local 262, Montréal, Union des Employés de théâtres; J.-B.Béchette, local 1118, Québec, Union internationale des Electriciens; Alphonse Raymond.Fraternité des Employés de chemins de fer, Rivière-du-Loup; Jos.Morrissette, local 604, Québec, Association internationale des Machinistes; C.-A.Giguère, Geo.Bérubé, local 730.Québec.Fraternité unie des Charpentiers-Menuisiers; Paul-E.Lamontagne, local 511, Québec, Union internationale des Plombiers; Jos.Bouffard, Alphonse Desrochers, Ed.Desmarais, C.-Eug.Lapointe, local 601.Québec, Fraternité internationale des Chaudronniers; A.Renaud, agent d’affaires, local 349, Montréal, Fraternité internationale des Peintres; Victor Francoeur, local 1584, Sainte-Anne-de-Bellevue, Fraternité unie des Charpentiers-Menuisiers; E.-E.Corcoran, local 250, Québec, Union internationale des Papetiers; Michael Walsh, local No 2.Québec, Union des Employés municipaux; J.-A.-P.Haydon, représentant de Labor, Ottawa: A.Duquette .local 115, Montréal, Union amalgamée des Travailleurs en vêtements; et plusieurs autres dont les noms nous échappent.En sa qualité de président de l’Exécutif provincial, M.Gustave Francq introduisit tour à tour les porte-parole de la délégation; le premier item se lisait comme suit: ACCIDENTS DU TRAVAIL Nous demandons que soit amendée l'actuelle loi de compensation des accidents du travail de façon à couvrir toutes les maladies professionnelles et non plus seulement une fraction, connue à présent; et qu’une indemnité de 100% soit décrétée pour tous les accidents et toutes les maladies professionnelles, sans exception, au lieu du 66%% actuel.Nous insistons également pour que le Travail Organisé soit directement représenté sur la Commission des Accidents du travail.Nous nous déclarons opposés à ce que le médecin patronal puisse agir comme arbitre et conseiller la Commission des Accidents du travail et prions le gouvernement de faire cesser cette pratique que nous considérons comme défectueuse parce que contraire à toute justice envers l’accidenté.En d’autres cas, des personnes blessées au travail n’ont reçu que 12% d’indemnité puis, la maladie passée, ont été trouvées incapables de reprendre le travail et réduites â chômer.Nous demandons, dans des cas de ce genre, que l’accidenté ne soit pas privé de son emploi ou, à défaut, ait droit à une compensation qui lui permette de vivre décemment.^ " GRADS Le délégué Alphétus Mathieu insista sur le droit du Travail Organisé d’être représenté sur la commission des accidents du travail — comme sur tontes les autres d’ailleurs; — il insista également pour que la loi soit amendée de manière à ce qu’elle couvre toutes les maladies professionnelles et de porter le taux de la compensation à 100 pour cent de la perte du salaire de l’accidenté En ce qui concerne le choix du médecin — dont le premier ministre avait parlé — il ajoute qu’en maintes occasions, le médecin de la Commission ne semblait guère être favorable à l’accidenté et qu’on prenait trop souvent le médecin patronal comme conseiller ou même comme arbitre.Au premier abord, il favoriserait plutôt la création d’un bureau médical.Le délégué Francq fit remarquer que le système de computer le salaire de l’accidenté pour déterminer le montant de la compensation prêtait à maints mécontentements, il suggère un système plus simple et qui ne laisserait aucun doute, soit de prendre le salaire de l’accidenté le jour de l’accident et de multiplier celui-ci par 300.Il demande à ce que si la loi est amendée, au cours de la prochaine session, le Travail Organisé en soit avisé afin de pouvoir l’étudier au préalable.Le premier ministre soumet qu’il a l’intention de créer un bureau médical qui donnerait meilleure satisfaction que le système actuel, et que si d’autres amendements sont apportés nous aurons l’occasion de les discuter au comité des bills privés.La question du chômage, travaux publics et construction d’habitations fut présentée par M.Orner Fleury.Cet item se lisait comme suit: CHOMAGE, TRAVAUX PUBLICS ET CONSTRUCTION D’HABITATIONS Tous reconnaissent que le chômage continue à être le problème le plus angoissant de l’époque que nous traversons et qu’il ne peut se résoudre que par l'adoption de mesures plus hardies que celles adoptées dans le passé.Nous reconnaissons pleinement les difficultés auxquelles vous avez à faire face et les- efforts faits, conjointement avec les autorités fédérales et municipales, pour améliorer la situation précaire de milliers et de milliers de chômeurs.Le Travail Organisé, tel que représenté par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a toujours prétendu que la première chose à faire était de pourvoir à l’occasion d’emploi, et si les entreprises privées ne suffisaient pas, le gouvernement devrait faire tous les efforts possibles pour procurer de l’emploi, en entreprenant des travaux publics, etc.Nous soutenons que les secours directs devraient être utilisés seulement quand tous les autres moyens ont été épuisés et ils ne devraient être accordés qu’à ceux qm sont incapables de travailler.Cependant, en accordant les secours directs, ils devraient être proportionnés aux besoins de celui qui les reçoit et non pas seulement pour lui procurer de la nourriture, le vêtement et le logement.Les femmes sans travail devraient recevoir la même considération que celle accordée aux hommes.tout ennui possible le salaire de l'ouvrier durant une période de 12 mois a dater du jour ou cet ouvrier cesserait d’être « secouru » pour être réabsorbé par une occupation rémunératrice.n„„c?"oi.c}ue’ da,ns U‘1C certaine mesure, de l’emploi ait été créé par la consti uction et la réfection de routes et autres projets semblables, il reste mz*Ho0UPi àifaire pour donner de l’occupation aux nombreux ouvriers des d„dev,a constnlcfclon Qui sont probablement les plus affectés par la , du chômage.Nous vous suggérons, en particulier, l’adoption d’un rSIT élaboré de construction d’édifices publics, de réparation et de remodelage d autres, tant au point de vue sanitaire que de la sécurité.,,, sornrr>es en faveur d’un large programme de construction dhabitations, mais a condition que tous les travaux de ce genre soient rémunérés selon l’echelle des salaires des unions, que notre mouvlmen nn'TeTnrn fc rcprcscnté ,£ur toutes les commissions désignées pour mettre ainsi z mf excc,ltlon Pt due le prix du loyer mensuel des maisons éventuel f é ^ depassc pns lc cinquième du salaire mensuel du locataire »*.wn.e neuiy cm que tout en reconnaissant le travail accompli par les gouvernements pour procurer de l’emploi il n’avait pas été suffisant pour assurei du travail a tous les ouvriers, particulièrement aux hommes de métiers tatS etc." ‘mp°rtance deS travaux cie construction d’édifices publics, d’habi- A ce sujet, l’honorable M.Duplessis dit qu’il ne fallait pas oublier que le c lomage relevait du gouvernement fédéral parce qu’Ottawa a plus de revenus, P us de pouvoir pour taxer, pour arrêter l’exode d’une province à une autre et qu en somme le chômage constituait un problème national parce qu’il existe Pa‘ °at.au ?anada- "M-algré cela”, dit-il, “nous avons demandé au gouvernement federal de dépenser une somme de vingt millions de dollars conjointement 'ia°,Uf;.c^.c,ui aurait form6 un montant de 40 millions dont 20 millions continué LdrnSeSa Montreal- Lo gouvernement fédéral a refusé.Nous avons continue nos demarches.Le gouvernement fédéral devrait faire sa part.eouvornemon CfS1t- ^ re?°n?e a une f
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