Le monde ouvrier = The labor world, 1 janvier 1925, samedi 24 janvier 1925
e Année — No 4 SAMEDI, 24 JANVIER 1925 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 24, 1925 Page 1 *4* •!¦*¦!¦ ¦fr-fr**********'!'* "ft** Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it ******* *****************4.*** % aUuf ark) m CrilUmar ©uwief + + + * + + + + + + + + + + Drink DOW’S ALE Standard of Strength and Quality * + * ?Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Les “Meneurs ouvriers” ‘Tempérant de nature, il s’oppose à toute législation sociale susceptible d’entraver la liberté individuelle.Les prohibitions arbitraires dans n’importe quel domaine lui ont toujours répugné, liespectueux des lois, prudent par tradition dans les questions sociales et n’ayant jamais goûté à la vie dure des ouvriers européens, il n’écoute pas volontiers les meneurs ouvriers et les propagateurs du socialisme.Posséder un “bien” reçu des ancêtres, nécessaire à la subsistance de la famille nombreuse et qu’on doit transmettre intact, sinon agrandi, à ses fils, voilà qui fait mépriser les utopies communistes!” LA PRESSE.’elles sont les caractéristiques du paysan de la province de comme le conçoit M.Raton, dans une de ses brochures intitulée ' habitant”.Nous lui concédons volontiers toutes ses qualités it un être parfait sans aucun défaut.11 aime le progrès et met t en oeuvre pour faire donner à sa terre un rendement extraordi-aire, à tel point que le Pactole coule dans ses poches.Il a depui mgteinps abandonné le.J instruments aratoires primitifs de son arrière rand-pére; les durs travaux des champs sont depuis des années iconnus de lui ; grace aux tracteurs, labourer sa centaine d’arpents est evenu un jeu d enfant.Tout, chez lui, se fait à la vapeur et à l’éiec-.ricité, aussi a-t-il beaucoup de loisirs et il en profite pour orner son prit de tout ce qui est grand et beau, les chefs-d’oeuvre de la litté attire française sont ses favoris et la science n’a plus de secrets pour lui.L’hygiène dans sa demeure est poussée à ses extrêmes limites, aus i les maladies contagieuses et infantiles sont-elles disparues corn plètement ainsi que les corbillards blancs qui menaient tant de petits chérubins au cimetière.Ce monsieur Paton aurait pu dire tout cela et être resté encore bien au-dessous de la vérité.La preuve, c’est que nos campagnes ne se désertent pas; que l’on ne tait plus, comme autrefois, des centaines et des centaines de campagnards affluer dans nos villes et faire la vie dure aux ouvriers dont ils cherchent à couper les salaires en s'offrant à meilleur marché; que les quelques centaines de mille de nos compatriotes qui s’épuisaient et se gangrénaient dans les filatures de la Nouvelle-Angleterre, nous reviennent à pleins trains, heureux de venir jouir de la prospérité inouïe dont tout le monde jouit dans les campagnes de la province de Québec.N est-ce pas, que c’est un joli tableau, brossé de main de maître qui dépeint fidèlement la véritable situation de l’habitant de chez nous.Etes-vous surpris, après cela, que ces braves gens n’écoutent pas volontiers les meneurs ouvriers et les propagateurs du socialisme; et pourquoi les écouteraient-ils?Puisqu’ils jouissent de tous les biens ae ce monde et que leur vie est un véritable paradis terrestre.Je ne savais pas encore, dans ma candeur naïve, que ces dangereux meneur» ouvriers avaient eu la singulière témérité d’aller prêcher leurs doetri nés subversives dans ces milieux de luxe, de bonheur et de prospérité.Ne savent-ils donc pas que si ventre affamé n’a pas d’oreilles, ventre repu n’en a pas non plus?Heureusement que leur audace grande a été récompensée comme elle le méritait et qu’ils ont été rabroués de splendide façon., 11 y a pourtant une chose qui me chiffonne : pourquoi diable faire îtervenir, dans un si joli tableau, une chose aussi laide qu ’un meneur ~r>«> irt peut-il y avoir entre ce hâbleur qui vit aux -ieis qui ont la faiblesse de l’écouter et de suivre ses ns pernicieux, et l’être supérieur et libre qu’est le campagnard'! ait -ce pour donner plus de relief aux ombres ou simplement pour ¦ter l’habitant plus haut, toujours plus haut, Excelsior! Silence mystère ! Je ne chercherais pas d’ailleurs à en découvrir la raison, serait peine perdue.Mais puisqu’il n’y a pas de place dans nos riantes campagnes pour meneurs ouvriers, la place étant déjà prise par d’autres sortes de ueurs qui ne les valent pas toujours, voyons donc s’ils sont utiles, re même indispensables, dans les centres industriels.Voyons d’abord si nous nous entendons bien sur ce qualificatif “meneurs ouvriers”?Qu’est-ce que c’est, en (Infinitive, que ces ens-là?Si je ne me trompe pas, on désigne généralement sous ce tre ceux qui cherchent à faire comprendre aux ouvriers qu’il est de ¦ur devoir de s’organiser, de se solidariser afin de présenter un front ni aux attaques des patrons sans scrupule qui cherchent à payer le mins cher possible pour la plus grande somme de travail qu’ils peu-ent faire donner aux infortunés que le Destin a placés sous leurs rdres ; ceux, encore, qui sacrifient leurs moments de loisir à renseigner i classe ouvrière sur ses devoirs mais aussi sur ses droits; ceux qui, iresque toujours, sacrifient leurs propres intérêts, leur santé, leur vie nême, aux intérêts généraux de la masse ; ceux qui épousent les querel-es des gagne-petit et cherchent à leur faire rendre justice et y réussis ent souvent; ceux qui, tous les jours de l’année, sont sur la brèche our réclamer la part de soleil et de bien-être à laquelle a droit la plus îshéritée des créatures humaines; ceux qui ne craignent pas d’exiger j nos gouvernants une législation progressive en rapport avec les ingers de l’industrie moderne et les conditions économiques d’au-urd ’hui ; ceux, en un mot, qui ne veulent pas que le société actuelle it composée de quelques rares privilégiés qui ont de trop et d’une ande masse qui a trop peu.C’est bien cela, n’est-ce pas, qu’on tend par des “meneurs ouvriers”?Si nous sommes d’accord là-îsus, j’ajouterai qu’il n’y en aura jamais de trop de ceux-là et ’ils jouent un grand rôle dans notre triste humanité.Il est fort possible que “l’habitant de chez nous” ne soit pas posé à les écouter volontiers, mais il n’en est pas de même de l’habi-it des villes, qui est tout aussi intéressant et utile que son frère des ipagnes et qui a besoin de ces “meneurs ouvriers” pour se protéger se défendre; car, enfin, s’il n’y avait pas de “meneurs”, il n’y ¦ait pas-d’unions ouvrières, et s’il n’y avait pas d’unions ouvrières, el serait le sort de l’ouvrier et dans quelles conditions vivrait-il?i salaires tomberaient du jour au lendemain, au lieu de huit heures travail par jour on retournerait bien vite à la journée de dix et douze heures; les conditions hygiéniques dont nous jouissons au-rd’hui dans nos ateliers et nos usines disparaîtraient en vitesse; ouvriers ne seraient bientôt plus que de simples outils, des machines roduire des intérêts, entre les mains de nos capitaines d’industrie ietit et de grand calibre.Si l’ouvrier, le salarié jouit de quelque bien-être, d’un peu de idération, si on le craint parfois, il le doit aux “meneurs” qui à la tête des syndicats professionnels, des fédérations de métiers i corps centraux.Il le sait bien, d’ailleurs.Il est possible qu’il ite pas toujours leurs conseils, qu’il soit réfractaire à l’idée nisation, que pour lui la devise: “Toms pour un, un pour tous”, as la signification qu’elle est censée avoir et qu’il ne comprenne ’,ore que “l’Union fait la force”; mais, quand il rentre en lui-;1 se rend compte que ce sont les “meneurs ouvriers” qui sont tables amis et ses meilleurs défenseurs.jour viendra — et il n’est pas éloigné — où tous les ouvriers, mrs de la pensée comme travailleurs manuels, comprendront ; étaient unis comme les autres groupes de la société le sont, ent une force irrésistible devant laquelle rien ne résisterait s domineraient le monde, y compris “l’habitant de chez nous” écouté pas volontiers les “meneurs ouvriers” et préfère se faire rrer par les flatteurs qui vivent à ses dépens.' GUS.FRANCQ.Les Demandes du Travail organisé à la Législature Les représentants du Travail Organisé sous l’égide du Congrès des Métiers et du Travail du Canada sont allés présenter leurs demandes au Gouvernement de Québec, cette semaine.L’entrevue eut lieu jeudi et fut certainement l’une des mieux réussies, tant sous le rapport du nombre de délégués qui y prenaient part, de la diversité et de l’importance des sujets traités ainsi que des résultats obtenus.Cette délégation était conduite et présentée par M.Gustave Francq, le président du Comité Exécutif de la Province de Québec du du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Elle était composée comme suit: J.T.Foster, vice-président général du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; A.Béland et Jo§.Pelletier, membres de l’Exécutif Provincial; Alphétus Mathieu et H.Massé, représentants du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal ; G.Gagnon, N.Arcand, A.Gervais, A.Bastien, du Conseil des Métiers de la Construction de Montréal; J.McClelland, membre du Conseil Exécutif de l’Association des Machinistes; G.R.Brunet, membre du Conseil Exécutif des Pressiers; M.E.Alarie, pour les Cigariers; Z.di Muro et K.Slousky, de l’Union Internationale des Barbiers; A.Labrèche et T.J.Coughlin, représentant les Fraternités d’Employés de chemins de fer; Georges Bérubé, A.Légaré, A.Boucher, E.Larose, E.Marchant, représentant le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec, ainsi que plusieurs membres d’unions de différents centres industriels.Les ministres présents à l’entrevue étaient: l’hon.L, A.Taschereau, premier ministre; l’hon.A.Galipeault, ministre du Travail, les honorables MM.Lapierre, Mercier, David, Nicol; le sous-ministre Louis Guyon, ainsi que plusieurs officiers du Département du Travail, les inspecteurs des établissements industriels et plusieurs membres de la Législature.Voici les résolutions qui furent présentées: 1.— Législation émanant des décisions de la Conférence Internationale du Travail, (a) Etablissement de la journée de huit heures dans les entreprises industrielles et commerciales.— Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire, au moment actuel, de nous étendre bien longuement sur le bien fondé de cette revendication, pour vous prouver que son application est devenue une impérieuse nécessité tant au point de vue de la justice que pour aider à résoudre l’angoissant problème du chômage.De plus, il a été démontré par un grand nombre d’enquêtes qu’avec le développement intensif de la machinerie moderne huit heures de travail par jour sont plus que suffisantes pour épuiser la vitalité de la moyenne des ouvriers.Cette législation est d’ailleurs déjà en force ou le sera dans nombre de pays où la ratification a été recommandée.Au nombre de ceux-ci, on peut citer: l’Allemagne, l’Argentine, la Belgique, le Chili, le Danemark, l’Espagne, l’Esthonie, la France, la Grèce, l’Italie, l’Inde, la Lettonie, la Lithuanie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, la Serbie, le Sud-Africain et la Tchésiovaquie.Au Canada, la Colombie-Anglaise a adopté cette mesure qui est devenue en force le 1er janvier de cette année.La Législature de la province d’Ontario, lors de sa dernière session, a adopté la résolution suivante: “ La Chambre est d’avis qu’en principe général et sous réserve des exceptions raisonnables, la main-d’oeuvre agricole étant du nombre, les heures de travail des personnes employées aux entreprises industrielles, tant publiques que privées, ne devraient pas être de plus de huit dans la journée et de quarante-huit dans la semaine; toutefois nous reconnaissons que, tant que la journée de huit heures ne sera pas généralement eu lorce, sou adoption eu Ontario mettrait cette province a la merci d’une rivalité injuste da la part d’autres provinces où la journée de huit heures n'est pas établie.” Dans nombre d’établissements industriels de notre province, -la tournée de travail de huit heures a été mise en vigueur par la force économique des ouvriers eux-mêmes ou pour donner de l’ouvrage à un plus grand nombre de travailleurs; nos institutions financières et la majorité des bureaux d’hommes de professions libérales ont également adopté la journée de huit heures et même d’heures plus courtes.Pourquoi faudrait-il que seul, l’ouvrier continue à fournir un effort plus grand?b) Adoption de mesures législatives destinées à assurer une plus grande protection aux femmes et aux enfants engagés dans les entreprises industrielles et commerciales.c) Coopération avec les autres provinces en vue d’obtenir la ratification par le Canada des autres conventions et recommandations.d) Nous vous demandons également que la province de Québec soit représentée officiellement aux conférences annuelles de l’Organisation Internationale du Travail.2.— Le travail du dimanche et la loi d’un jowr de repos sur sept.— Quoiqu’on ait pu constater, au cours de l’année dernière en particulier, une diminution sensible dans le travail du dimanche dans la grande industrie, il y a malheureusement encore trop de manufactures où ce système est en force.Il y a dans les grands centres, dans une certaine industrie surtout, une violation continue et systématique de l’Article 4467 des Statuts refondus, 7 Ed.VII, chapitre 42, section 2, qui dit: “Il est défendu, le dimanche, dans un but de lucre, sauf néanmoins le cas de nécessité ou d’urgence, d’exécuter ou de faire exécuter aucune oeuvre industrielle, ainsi que d’exercer aucun négoce ou métier, etc.” Ceux qui violent cet Article, prétendent qu’ils ne tombent pas sous son application du fait que 1‘Article 4471 les en exempte, parce qu’il dit: “ Nonobstant toutes dispositions à.ce contraires contenues dans la présente section, quiconque observe consciencieusement et habituellement le septième jour de la semaine comme jour du sabbat et s’abstient réellement de travail ce jour-là, n’est pas sujet à être poursuivi pour avoir fait du travail le premier jour de la semaine, si ce travail ne dérange pas d’autres personnes dans l’observance du premier jour de la semaine à titre de jour saint, et si l'endroit où se fait ce travail n’est pas ouvert au commerce ce jour-là.” De ce fait, des patrons permettent ou obligent leurs ouvrières — surtout celles d’une autre religion que la leur — à travailler le samedi, mais les contraignent toutes à être à l’ouvrage le dimanche, ils violent ainsi non seulement l’esprit de la lois mais la conscience de leurs employés en les empêchant de remplir leurs devoirs religieux.Nous réclamons une enquête sérieuse sur ces faits et de plus nous croyons que l’abrogation de l’article 4471 mettrait fin à bien des abus.Ceux que nous représentons s’objectent au travail du dimanche, à moins de cas d’absolue nécessité, et vous prient d’y mettre fin.tionner que si les travaux sont censés durer une période prolongée (soit plus d’une année ou saison), le Ministre du Travail aura autorité de modifier ou varier cette échelle de salaires de temps à autre, suivant les circonstances ou les besoins de l’industrie.D faudrait de plus qu’un mécanisme soit prévu rendant plus efficaces les dispositions ouvrières des contrats du gouvernement et donnant autorité aux officiers des justes salaires d’enquêter et de faire observer les termes du contrat, ce qui éviterait à l’ouvrier l’obligation de poursuivre en justice pour obtenir ce qui lui revient ou être contraint d’accepter le salaire que l’entrepreneur veut bien lui donner.La loi d’un jour de repos sur sept pour les employés d’hôtels, clubs et restaurants est constamment violée par suite d’une fausse interprétation qui lui a été donnée et qui tendrait à dire que: ‘‘du moment qu’un employé a eu vingt-quatre heures de repos réparties dans plusieurs jours de la semaine, la loi est couverte”.Afin de faire disparaître cette ambiguïté, nous vous demandons d’amender cette loi, de manière à lui faire dire : ‘ ‘ que les employés auront un jour de repos de vingt-quatre heures consécutives par semaine”.Nous vous suggérons également d’étudier l’opportunité d’étendre les provisions de cette loi aux autres industries où le travail doit, par sa nature, être continu ou son arrêt causer de graves préjudices; mais, afin d’éviter les abus, qu ’aucune industrie ou commerce ne puisse se prévaloir de cette exception qu ’après en avoir obtenu l’autorisation de l’inspecteur en chef des manufactures, et ce permis ne devrait couvrir qu’une période déterminée.3.— Abolition des bureaux de placement privés.— D’après les rapports du surintendant .général des bureaux de placement provinciaux, il y a eu, au cours de ’année, 38,855 inscriptions de faites dans ces bureaux et sur ce nombre 18,267 placements ont été faits; ils ont donc prouvé leur efficacité et il n’y a aueune plainte contre eux.D’un autre côté, on ne peut dire la même ehose des bureaux de placement privés, des plaintes nombreuses ont été faites contre ceux-ci, nous vous demandons à nouveau de les supprimer complètement, puisque les bureaux de placement du gouvernement donnent satisfaction il n’y a aucune raison plausible pour maintenir des bureaux privés qui ne la donnent pas.jMMENT ON REDUIT LE COUT DE LA VIE EN FRANCE En vue d’enrayer la hausse continuelle du coût de la vie, le Gouvernement français a l’intention d’adopter des mesures destinées à mettre fin à l’augmentation illicite du prix des denrées alimentaires et autres articles de première nécessité.Afin de rendre plus effective la nouvelle législation concernant la hausse illicite, il a paru nécessaire de la compléter par trois sortes de mesures: 1.le rétablissement de l’affichage obligatoire des prix; 2.la répression de la spéculation sur les fonds de commerce, qui est l’une des causes principales de la vie chère; 3.la répression d’un acte trop souvent accompli par de.?commerçants peu scrupuleux qui, pour éviter l’avilissement des cours, n ’hésitent pas à détruire volontairement des marchandises ou des denrées en parfait état de conservation.Grâce à ces mesures énergiques, le Gouvernement français espère enrayer la hausse des prix.j 4.—Echelle du salaire raisonnable dans les contrats du gouvernement ou subventionnés par lui.— En avril 1908, la Législature de Québec adopta la résolution suivante, qui fut présentée par l’hon.M.Taschereau, appuyée par l’hon.M.Roy, et adoptée: “Résolu:—Que tous les contrats du gouvernement devraient contenir des conditions nécessaires pour prévenir les abus qui peuvent se présenter dans les sous-contrats, et qu’on devrait faire tous les efforts possibles pour payer aux ouvriers les gages courants dans la localité où l’ouvrage se fait, tels que payés aux ouvriers compétents, et cette Chambre concourt cordialement dans cette politique et croit que c’est le devoir du gouvernement de donner effet immédiat à la présente résolution.” Cette résolution était presque identique à celle qui avait été adoptée en mars 1900, par la Chambre des Communes; le gouvernement provincial se conforme à cette résolution, en autant qu’il insère dans ses contrats une clause qui se lit comme suit: “ L’entrepreneur sera tenu de payer aux ouvriers engagés sur lesdits travaux les salaires qui sont généralement acceptés comme gages courants aux ouvriers compétents de chaque métier dans la localité; l’entrepreneur est tenu et contraint de se conformer au texte de cette clause.” Rien, dans cette clause, ne détermine quel sera le taux des salaires qui devront être payés, ni le nombre d’heures de travail qui seront autorisées ; tien non plus ne donne autorité à l’officier des salaires raisonnables de les fixer ni de les faire mettre en force; en eas de contestation, l’ouvrier est contraint d’avoir recours aux tribunaux.Nous demandons à ce qu’un Statut soit adopté d’après les grandes lignes de l’ordre-en-Cbnseil fédéral approuvé le 7 juin 1922 et amendé par un autre ordre-en-Conseil, en date du 9 avril 1924, qui rend son application plus facile, plus claire et mieux définie.Nous croyons qu’au lieu d’insérer cette clause dans le contrat à sa signature, il.serait plus juste et plus satisfaisant qu’elle le soit dans les demandes de soumission et que de plus elle soit complétée par l’échelle des salai.es qui devra être payée et le nombre d’heures travaillées durant l’exécutio ¦’u contrat; comme mesure de protection pour le patron et l’ouvrier.ïe Statut rrait men- 5.— Allocation aux mères de famille nécessiteuses.— Une loi de ce genre est non seulement désirable mais nécessaire dans la province de Québec où les familles sont généralement nombreuses.L’enfant est le plus grand actif de l’avenir, cet actif devrait être jalousement protégé et il ne peut y avoir de meilleur système de protection que celui de permettre à la mère de famille veuve ou abandonnée d’élever elle-même ses enfants.Si le chef de famille disparaît, ou s’il devient incapable de travailler d’une façon permanente, ou ne peut contribuer au soutien de sa famille, que devient celle-ci?L’introduction d’un système de fonds de pensions aux mères serait non seulement un acte de justice mais également une mesure de prévoyance et un bon placement.Cinq provinces au Canada et quarante Etats de la grande république voisine ont actuellement adopté un fonds de pensions aux mères; ce n’est donc pas une innovation que nous réclamons.6.— Nomination de la Commission du salaire minimum pour les femmes.— Nous vous prions à nouveau de procéder sans délai à la nomination de cette Commission et de vous prévaloir de l’autorité que vous confère la loi depuis le 17 mars 1919.Nous désirons attirer votre attention sur le fait que cette loi protégera autant, si non plus, le bon patron consciencieux que l’ouvrier.Actuellement, celui-ci paie un salaire raisonnable à ses employées sans y être contraint par la loi, tandis que le patron sans scrupule profite de l’abondance de la main-d’oeuvre pour payer des salaires de famine, il se trouve alors dans une position plus avantageuse pour faire une concurrence déloyale au bon patron; c’est une question humanitaire et d’une haute portée morale, et nous espérons que vous nommerez cette Commission dans le plus bref délai possible.7.— Mesures éducationnelles.— Tout en reconnaissant tout ce que le Gouvernement a fait jusqu’ici pour développer l’instruction publique dans notre province, nous croyons qu’il y a encore moyen de faire plus; en conséquence, nous vous suggérons les mesures suivantes: a) Instruction gratuite et assistance à l’école obligatoire.b) Enseignement obligatoire et uniforme des langues française et anglaise dans toutes les écoles de la province.c) Emission de tous les manuels par le gouvernement sur la recommandation des bureaux de l’instruction, et leur vente à prix coûtant aux écolieTs.d) Uniformité de touB les livres d’écoles à travers la province.e) Gratuité de l’enseignement dans toutes les écoles du gouvernement provincial, techniques et autres.f) Permission d’enseigner aux seules personnes qui détiennent un diplôme d’une école normale, sauf pour les cours d’enseignement primaire tels que donnés dans les jardins de l’enfance, autres institutions semblables et cours techniques.g) Obligation pour toute personne âgée de moins de 21 ans, travaillant dans une manufacture, atelier ou ailleurs qui ne sait pas lire ou écrire couramment une des deux langues officielles de ce pays de suivre les cours du soir.h) Amendement aux lois de l’enseignement, afin de fixer pour les instituteurs un salaire minimum en rapport avec le coût de la vie, et permettre de poursuivre les commissions scolaires qui paient moins que ce salaire minimum.i) Nomination d’un Ministre de l’Instruction dont la fonction consisterait à surveiller la bonne administration des Commissions scolaires, et à faire observer les autres règles et règlements se rapportant à l’enseignement.j) Nous vous suggérons également de voir s’il ne serait pas opportun de changer le système de donner des bourses d’études pour les étudiants qui vont parachever leur éducation à l’étranger et de le remplacer par un autre qui consisterait à faire venir ici des professeurs de renom, ce qui mettrait en valeur nos collèges et nos universités en formant des hommes d’élite dans les différentes sciences, et profiterait à un plus grand nombre d’élèves.k) Nous vous demandons également la réouverture de l’Ecole des Arts et Métiers de Québec.8.— Réparation des accidents du travail.— Comme la Commission d’étude de la réparation des accidents du travail a maintenant terminé son enquête, et que des renseignements précieux ont été recueillis, nous vous prions de faire imprimer ce rapport et d’en faire la distribution aux personnes intéressées qui désireraient en prendre connaissance.Nous vous prions de plus d’adopter dans le plus bref délai possible une loi conforme aux désirs exprimés non seulement par les ouvriers mais par un grand nombre de patrons.9.— Protection plus efficace permettant aux travailleurs quels qu’ils soient de s’organiser en associations ouvrières.— Malgré les termes de la Loi concernant les grèves et contre-grèves, 11 George V, chapitre 46,’Article 2520c, qui dit que la loi s’applique ‘‘au renvoi d’un employé ou de plusieurs employés à raison d’affiliation à des associations ouvrières”; et que ces violations devront être soumises à un bureau d’arbitrage; nous avons été avisés que les autorités civiques de Montréal exigent de tous ceux qui se présentent pour avoir un emploi de constable dans le département de la police, qu’ils signent une déclaration assermentée s’engageant à ne faire partie d’aucune union ou association autre que la société de bienfaisance ou de retraite ou l’association athlétique de la police de Montréal.Nous croyons que ceci constitue non seulement une atteinte au droit d’association garanti à tout citoyen de ce pays mais une violation détournée de l’esprit de la loi concernant les grèves et contre-grèves dans certains services municipaux et nous vous prions, pour mettre fin à cet abus d’autorité injustifiable, d’amender l’article 2520oc de la loi, paragraphe b, pour qu’il se lise ainsi: ‘‘b) Le refus d’engagement d’un ou de postulants ou le renvoi d’un employé ou de plusieurs employés à raison d’affiliation à des associations ouvrières.’ ’ 10.— Mesures d’hygiène industrielle.— (a) Nous vous prions de bien vouloir adopter des règlements concernant l’hygiène en rendant obligatoire l’enlèvement du vieux papier à tapisserie avant d’en poser du nouveau, ainsi que le lavage de la kalsomine ou autre coloris avant de redécorer une bâtisse à neuf.b) Interdiction de se servir d’aspergeurs à peinture ou tout au moins d’en contrôler l’emploi suivant les règles d’hygiène nécessaires pour protéger la santé des ouvriers qui opèrent ces machines ou qui se trouvent à leur proximité.c) Examen des barbiers et inspection sanitaire des salons de barbiers.— Les rapports entre le client et le barbier sont des plus importants, en ce sens qu’il y a risque d’infection pour un client et vice-versa si le barbier manque d’expérience ou de connaissances hygiéniques ; de plus, il devrait y avoir des inspections périodiques des salons de coiffure afin de s’assurer si les règles de l’hygiène y sont bien observées.En plus une demande fut faite pour l’introduction du système de ‘‘poil” avancé dans les élections provinciales pour permettre aux employés de chemins de fer et voyageurs'de commerce de déposer leur bulletin de vote la veille ou même l’avaut-veille de l’élection, tout comme cela se pratique au fédéral.* * * Ce fut le président de l’Exécutif Provincial, M.Gus.Francq, qui présenta la délégation ainsi que les orateurs qui traitèrent des différents sujets cités plus haut; tous les porte-parole de la délégation présentèrent le sujet qui leur avait été confié, d’une manière éloquente avec force preuves à l’appui.Au cours de la discussion, le premier ministre demanda l’opinion de la délégation sur l’opportunité d’établir comme fête légale la Saint-Jean-Baptiste.A ceci, M.Francq répondit que le Travail Organisé avait des problèmes trop sérieux à résoudre pour s’occuper de questions d’aussi peu d’importance, que ce sujet n ’avait pas été discuté par eux, mais qu’il lui semblait qu’il y avait déjà assez de fêtes légales observées, une fois par la population française, d’autres fois par la population de race anglaise, pour ne pas créer d’autres sujets de division et de difficultés.“Si vous décidez que la Saint-Jean-Baptiste sera fête légale, pourrez-vous refuser de faire la même ehose pour la Saint-Patrice, la Saint-Georges et la Saint-André?Ce qui sera juste pour la majorité de notre population le sera également pour, la minorité, et si nous continuons de créer des fêtes légales, elles seront toutes de moins en atteindre — dans un but politique probablement — ne sera pas atteint, bien au contraire.’ ’ M.Massé, parlant au nom des ouvriers des usines Angus, se déclara absolument opposé à décréter une nouvelle fête légale avee la Saint-Jean-Baptiste.Toute la délégation endossa cette manière de voir.L’hon.M.Taschereau demanda si la délégation endossait la mesure annoncée dans le discours du Trône d’établir un fonds pour aider à l’instruction des enfants dont le père a été victime d’un accident du travail.M.Francq répondit qu’avant de se prononcer, le Travail Organisé désirait voir et étudier la législation à eet effet, mais, qu’en principe, il était favorable à toute législation qui étendrait l’instruction et aiderait la classe ouvrière.% Le premier ministre déclara alors que le bill y pourvoyant serait apporté comme amendement à la loi des accidents du travail pour en faire un droit au lieu d’une charité.Concernant l’Union de la Police, une discussion eût lieu entre le Premier Ministre et M.Francq, le Premier déclarant qu’il ne favorisait pas d’intervention de la part de la Législature dans les affaires de Montréal et suggérant que les autorités civiques fussent approchées pour leur faire abandonner la décision prise d’exiger que tout postulant signe une déclaration affirmant qu’il ne joindrait pas l’Union des policiers.M.Francq répondit à cela que l’amendement qu’il suggérait ne visait pas seulement la Ville de Montréal, mais toutes les municipalités ayant un corps moins observées et le but qu’on cherche à de police, que e'était un amendement à une loi générale quoiqu ’il fut vrai que dans l’occurence elle visait Montréal.“Jusqu’aujourd’hui, dit-il, il y a eu des injonctions, des appels aux injonctions, une enquête de la police, choses qui ont empêché le Travail Organisé d’entrevoir les autorités municipales à ce sujet, mais nous irons certainement les entrevoir sans exposer aucun nem-bre de l’Union de la police; nous avons décidé de supporter les policiers et nous irons jusqu’au plus haut tribunal de l’Empire s’il le faut pour faire reconnaître le droit d’association à tout citoyen canadien, fut-il un constable ou un journalier.En dépit de tout ce que pourra faire le Conseil de Ville de Montréal, l’Union des policiers continuera de vivre en dépit de tous; c’est une organisation qui a un statut légal reconnu et personne n’a le droit d’empêcher un policier d’en être membre si cela lui plait.A quoi sert-il de faire signer ces déclarations, car elles sent signées au moyen d’une influence indue et ne valent pas un chiffon de papier, c’est tout simplement inviter les jeunes constables à faire une fausse déclaration qui ne les empêche pas de rejoindre l’Union des policiers, c’est un petit régime de terreur qui ne durera pas et ne peut qu’apporter la tempête.” # * * L’hon.M.Galipeault, le ministre du Travail, déclara que la journée de huit heures avait fait un grand pas en avant à la suite de l’entrevue; (M.Francq ayant insisté pour que la Législature passe une résolution en faveur de la journée légale de huit heures, tout comme l’avait fait la Législature d’Ontario) ; il s’agit, dit-il, d’aplanir les difficultés qu’il y a à son application, il émit l’espoir que les voeux des ouvriers à ce sujet pourraient se réaliser sous peu.Concernant la loi d’un jour de repos sur sept, il déclara qu’il était favorable à cette mesure, mais qu ’il avait reçu des plaintes contre son application de la part des garçons de salle (waiters), ce qui le faisait hésiter à imposer une pénalité à un ouvrier qui violerait la loi.Le ministre déclara que la politique du gouvernement était de ne plus émettre de licences de bureaux de placement et de supprimer les autres graduellement; il est heureux de voir que les ouvriers apprécient les services rendus par les bureaux de placement provinciaux tenus par le gouvernement.La commission du salaire minimum des femmes sera nommée incessamment.Cette commission a été autorisée en 1919 et aura pour mission d’enquêter sur els conditions des salaires des femmes dans le commerce et l’industrie.Le ministre informa la délégation que, se rendant à son désir, le rapport de la Commission des Accidents du Travail sera imprimé sous peu et que des copies seront disponibles pour les personnes intéressées.Il en profita pour remercier M.Gus.Francq et les autres membres de la Commission du splendide travail accompli et des renseignements obtenus.Au sujet de la clause des salaires raisonnables, le ministre déclara qu’il avait l’intention de préparer une législation donnant plus d’autorité et de pouvoirs à l’officier du salaire raisonnable afin qu ’il puisse préparer une échelle gages courants qui sera annexée aux contrats du gouvernement et affichée sur les travaux, en cas de contestation, l’une ou l’autre des deux parties aura le droit d’en appeler au ministre dont la décision sera finale.L’hon.Lauréat Lapierre assura la délégation qu’il étudierait les diverses demandes qu’elle avait présentées et que les ouvriers pouvaient compter sur son concours le plus entier.Au nom de la délégation, M.Francq émit le voeu que les Hons.MM.Taschereau et Galipeault assistent à la Conférence Internationale du Travail qui aura lieu à Genève en mai prochain et où la réparation des accidents du travail sera à l’ordre du jour.M.Foster demanda également que le gouvernement se hâte de donner son opinion au gouvernement fédéral au sujet de l’établissement des pensions de vieillesse, déclarant qu’il ne cherchait pa» à discuter le mérite de cette question mais obtenir l’opinion du gouvernement.Le premier ministre dit qu’il craignait que si le gouvernement accède aux demandes faites et établit un système de subventions aux mères nécessiteuses et contribue à un système de fonds le pensions, que cela ne signifie plus de taxes pour le peuple.Ce à quoi, M.Foster répondit que cela ne changerait pas grand’ chose, car il fallait quand même qu’on supporte les pauvres d’une mf&ière ou d’une autre ; que, somme toute, le système de pension est un simple substitut pour la charité.La délégation se déclara satisfaite les explications franches et précises que lui avait faites le gouvernement, ce qui nrouve qu’il réalise l’importance du Travail Organisé, la modération de ses demandes et son désir d’être juste envers la classe ouvrière.C’est de bon augure pour l’avenir.Telle est, en peu de mots, l’impression ressentie par les représentants attitrés des ouvriers organisés.ABANDON SEVEN-DAY WEEK A referendum in Lethbridge, and in Edmonton and Medecine Hat has resulted in the abandonment of the seven-day week for municipal fire fighters.Calgary was the only city that declared against the six-day week.The units of the International Association of Fire Fighters, affiliated to the A.F.of L., aided by the general trade union movement in these cities, led the fight for a shorter work week. SAMEDI, 24 JANVIER 1925 MONTRE AL SATURDAY, JANUARY 24, 1925 La Banque d’Hodhelaga 50me ASSEMBLEE ANNUELLE M.Beaudry Leman, gérant général, commente les progrès de cette institution.— Les bénéfices nets, s’élevant à $737,083, en augmentation de $136,961 sur l’exercice précédent, représente 15.12% du capital versé.— Les dépôts ont augmenté de $56,721,000 à $96,824,000.— L’actif a passé de $72,547,000 à $122,255,339.— L’actif immédiatement réalisable dépassé 54% du passif ¦ .envers le public.LA BANQUE D’HOCHELAGA PRENDRA, LE 1« FEVRIER, LE NOM DE “BANQUE CANADIENNE NATIONALE” La cinquième assemblée annuelle des actionnaires do la Banque d’Hochelaga a eu lieu jeudi le 15 janvier 1925, à midi, au siège soeial de la Banque, Place d’Armes, Montréal.Après leB formalités d’usage, le président a invité le gérant général, M.Beaudry-Lenran, à lire le rapport annuel, dont on trouvera le texte ci-dessous: Le relevé de la situation de notre Banque et des opérations du dernier exercice méritent, à plusieurs points de vue, de retenir l’attention.PROFITS ET PERTES Le compte Profits et Pertes de l’exercice clos le 29 novembre 1924 fait ressortir des bénéfices nets de $737,083, soit une augmentation de $136,961 sur l’exercice précédent.Ce résultat est d’autant plus satisfaisant que la Banque l’Hochelaga à laquelle l’absorption de la Banque Nationale et la réorganisation qui l’a suivie ont imposée cette année des frais excxeptionnels très importants, n’a profité des avantages de la fusion que pendant les sept derniers mois de l’exercice, du 1er mai au 29 novembre.Le capital versé de la Banque, qui a été porté à $5,500,000 au moment de la fusion, avait été de $4,000,000 au cours des cinq premiers mois de l’exercice, ce qui représente un capital moyen pour l’année de $4,875,000.Les bénéfices nets de l’exercice représentent 15.12 peur cent du capital versé et 7.38 pour cent du capital, de la réserve et des profits non répartis, — à rapprocher de 15 et de 7,28 pour cent en 1923.Après répartition de $475,000 eto dividendes, souscription de $25,000 au fonds de pension du personnel, provision de $103,750 pour impôts fédéraux, et versement de $125,000 au Trésorier provincial, représentant l’amortissement annuel des $15,000,000 d’obligations cédées à la Banque, il reste un solde de profits non distribués de $247,941, alors que ce solde créditeur était, en 1923, de $239,658.LE BILAN Les dépôts qui s’élevaient à $56,721,000 fin novembre 1925, atteignent maintenant $96,824,000.Cette augmentation de plus de $40,000,000 est surtout attribuable à la fusion; mais il est intéressant de souligner que depuis le 31 mai dernier, la Banque a enregistré à ce chapitre un accroissement de plus de $1,700,000.Cela démontre que la pratique de l’épargne est toujours en honneur dans la vieille province de Québec, renommée pour sa stabilité économique.Cela indique en outre que notre institution, qui est depuis un demi-siècle ua service du public, possède de plus en plus sa confiance.Nous nous préoccupons sans cesse, du reste, d’offrir à notre clientèle toute la sécurité qu’elle est en droit d’attendre.En ragerd du chiffre des dépôts qui constitue de beaucoup le plus fort élément de notre passif, s’inscrit un actif très important, dont nous avons cette année, augmenté la liquidité.Notre encaisse en or et autres espèces et en billet du Dominion s’élève à $7,553,396.Notre encaisse totale, qui était d’environ 13 millions en 1923, dépasse cette année les 20 millions.Cette augmentation de 7 millions se justifie surtout par nos dépôts aux réserves centrales d’or, qui ont été portées, d’une année à l’autre, de $2,500,000 à $6,000,00 et par nos billets du Dominion, dont le montant a passé de $5,448,460 à $6,459,958.L’actif immédiatement réalisable de la Banque d'Hochelaga s’établit à $60,197,885, contre $32,653,075 fin novembre 1923.L’an dernier, notre actif immédiatement réalisable était l’équivalent de 51 pour cent de notre passif total envers le public.Cette année, il dépasse 54 pour cent de ce passif.L’accroissement de plus de 27 millions et demi qu’accuse notre actif immédiatement réalisable est représenté par des valeurs de tout repos: obligations gouvernementales, municipales et scolaires.Cette augmentation remarquable de la liquidité de son actif n ’a pas empêché la Banque d’Hochelaga de prêter son concours à toutes les entreprises agricoles, commerciales, industrielles et financières, sainement conçues et solidement organisées, qui ont réclamé sa coopération.Nos prêts courants et escomptes, qui se chiffraient l’an passé par $34,254,000, s’élèvent cette année à $53,521,000, déduction faite de toutes créances irrécouvrables ou douteuses et de larges réserves et provisions pour parer à l’avenir.Cet accroissement du chiffre des prêts courants et escomptes montre combien la Banque a étendu son champ d’action.Nous signalions, lors de la dernière assemblée annuelle, que l’actif de la Banque avait plus que doublé en moins de dix ans, ayant passé de $33,323,000 en 1914 à $72,547,000 en 1923.L’actif total de notre Banque s’établit aujourd’hui à $122,255,339, ce qui la place au cinquième rang parmi les grandes institutions du pays.L’énorme accroissement de l’actif est attribuable en grande partie, sans doute, à la fusion mais il y a lieu d’observer que, depuis la fusion l’actif a augmenté de plus de 3 millions.50ème ANNIVERSAIRE La Banque d’Hochelaga a atteint en 1924 sa cinquantième année.Fondée en 1873, elle commençait ses opérations l’année suivante.A la fin de 1874, son actif s’établissait à $1,021,096, et le chiffre de ses dépôts était de $302,000.Si l’on mesure ses progrès de dix ans en dix ans, on constate que son actif a suivi la progression suivante: en 1884, $1,715,000; en 1894, $4,942,000; en 1904 $14,375,000; en 1914, $33,323.000; en 1924, $122,255,000.L’augmentation des dépôts a été la suivante: en 1894, $491,498; en 1894, $3,229,036; en 1904, $8,847,000; en 1914, $21,293,000; en 1924, $96,824,000.Il serait intéressant d’énumérer les entreprises dont la Banque d’Hochelaga a assuré, par son concours, le succès et le développement.Tout le monde sait que notre institution a été, depuis cinquante ans, un facteur de premier ordre dans le progrès économique du Canada, et surtout de la fprovince de Québec où elle a toujours concentré la plus grande partie de ses activités.LA FUSION L’absorption de la Banque Nationale, effectuée au cours de l’exercice qui vient de se terminer, a été le digne couronnement de ce demi-siècle de service.Comme on le disait très justement, il y a quelques semaines, un grand journal de Montréal: “On apprécie mieux aujourd’hui grâce au recul, la portée générale de la fusion de la Banque d’Hochelaga et de la Banque Nationale.L’absorption de celle-ci par une institution solide n’était pas seulement une opération importante au point de vue des administrateurs, actionnaires, clients et déposants de la Banque Nationale; c’était avant tout un problème d’intérêt public.C’est la prospérité et le crédit de notre province qui étaient en jeu.’ ’ C ’est bien ainsi que les administrateurs de notre Banque envisagèrent la question lorsque la fusion leur fut proposée.Le public partagea leurs vues.On en trouve aujourd’hui la preuve dans la situation fifnaneière que nous venons d’analyser.LES SUCCURSALES DE LA BANQUE La fusion des deux banques a donné lieu à un remaniement des succursales.Au moment de la fusion, la Banque d’Hochelaga comptait 197 succursales et la Banque Nationale, 108, soit un total de 305 succursales, dont 219 dans la province de Québec.La Banque n’a quitté aucun endroit où elle était déjà représentée; elle a, tout au contraire, ouvert ailleurs de nouveaux bureaux pour répondre aux besoins et à la demande du public intéressé.La diminution du nombre total des succursales vient de ce que nous avons fermé un certain nombre de bureaux qui faisaient double emploi.La Banque a pu réaliser ainsi d’appréciables économies de frais d’administration, tout en répar-tissant ses succursales de manière à offrir à la population toutes les facilités nécessaires.Il est peut-être opportun de signaler qu’il y a eu et qu’il existe encore une multiplication inutile de succursales de banques.Une concurrence saine entre institutions offrant d’égales garanties est désirable, pourvu qu’elle soit justifiée par les besoins des populations desservies.Mais lorsque la concurrence dépasse ces bornes, elle n’est qu’un gaspillage d’énergies qui pourraient être utilement employées autrement.Nous avons maintenant, comme vous le savez, une filiale à Paris.Grâce à la Banque Canadienne Nationale (France), nous sommes mieux que jamais en état de favoriser les relations financières et économiques franco-canadiennes.Notre Service des relations est d’ailleurs organisé de manière à offrir à la clientèle toutes facilités pour ses opérations avec l’extérieur.LE PERSONNEL DE LA' BANQUE C’est, pour les administrateurs, un devoir bien agréable de signaler aux actionnaires que tous les employés de la Banque se sont acquittés de leur tâche, qui par suite de la fusion s’est trouvée considérablement augmentée, avec un zèle éclairé et un dévouement au-dessus de tout éloge.Il ne nous est pas moins agréable de reconnaître que notre institution s’est attachée, par la fusion, des hommes de valeur et d’expérience, dont les qualités de premier ordre avaient eu à se manifester dans des circonstances difficiles, et dont la collaboration sera à l’avenir, pour notre Banque, un puissant facteur de progrès.LA CAISSE DE NOEL Nous avons donné, cette année encore, beaucoup d’attention à la Caisse de Noël.Au moment de la clôture de l’exercice, les petites sommes accumulées dans cette Caisse formaient un total de $926,600.La Caisse de Noël rend service aux nombreux déposants, petits et grands, qui s’y inscrivent, parce qu’elle leur montre le chemin de la Banque et leur fait prendre des habitudes d’économie méthodique.On pourrait ajouter qu’elle sert l’intérêt publie, puisqu’elle donne lieu à une vaste campagne en faveur de l’épargne, source intarissable de capital.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Le 1er février prochain, la Banque d’Hochelaga prendra le nom de Banque Canadienne Nationale.Nous ne voyons pas disparaître sans regret le vieux nom sous lequel notre institution a grandi, s’est fortifiée et >a élargi sa sphère d’action.Les fondateurs de la Banque lui choisirent un nom historique qui cadrait parfaitement avec le milieu où elle débutait.Cependant, il y a plus de trente ans, les administrateurs de la Banque d’Hochelaga constatèrent devant l’extension prise par notre institution, qu’il convenait de lui donner un nom mieux en rapport avec l’importance et l’étendue de ses opérations et qui la rattachât au pays entier.On attendait des circonstances opportunes pour donner suite à ce projet.Nous avons éprouvé les mêmes hésitations que nos prédéceseurs, mais il nous a -iL i- j._ ________m ^ ^ __ 'a semblé qu’il n’y aurait guère d’avantages et qu’il y aurait des inconvénients 'à en différer plus longtemps la mise à exécution.Si le changement de nom entraîne quelques ennuis et quelques dépenses, il deviendrait beaucoup plus difficile et onéreux de le faire dans quelques années.Après avoir considéré la question sous toutes ses faces, nous avons choisi le nom de Banque Canadienne Nationale, qui nous a paru le meilleur qu’on pût trouver à tous points de vue.La plupart des choses qui ont une grande valeur ne s’obtiennent pas sans peine; vous n’aurez donc pas été étonnés que nous ayons dû vaincre nuelque résis tance pour obtenir ce nom.il va sans dire que seul le nom change, 'et que l’institution demeure la même conservant comme actif inaliénable ses traditions de droiture, de loyauté, de prudence et d’attachement à l’intérêt public.L’INSPECTEUR GENERAL DES BANQUES Le Parlement a apporté, au cours de sa dernière session, un nouvel amendement à la loi des banques.Il a pourvu à la nomination d’un inspecteur général des banques, attaché au ministère des Finances, et à qui il a confié d’importantes fonctions.Nous n’avons pas à exposer ici le rôle de ce haut fonctionnaire; vous le connaissez.Les banques sont maintenant soumises à un triple régime d’inspection: service d’inspection propre à chaque banque, examen des deux vérificateurs délégués par les actionnaires, contrôle de l’inspecteur général.Nous avons accueilli avec satisfaction la nomination d’un inspecteur général puisqu’elle peut offrir une garantie additionelle pour la sécurité des déposants.Les banques à charte, qui reçoivent des dépôts, sont avant tout les gardiennes de l’épargne populaire.LES IMPOTS Il nous paraît à propos de faire remarquer que les taxes de toute nature grèvent lourdement les budgets des banques.Au cours de l’exercice qui vient de se terminer, la Banque d’Hochelaga a dû pourvoir aux impôts suivants: $94,534 au trésor fédéral, $52,453 aux gouvernements des provinces où elle a des succursales, $40,009 de taxes d’affaires à divers municipalités, et $99,107 de taxe foncière sur les immeubles qu’elle occupe, — soit un total de $286,103 pour une "période de douze mois.De l’avis général, le surélèvement des taxes entrave en ce moment l’essor économique du pays.Cet état de choses est d’autant plus frappant, qu’aux Etats-Unis et en Angleterre, on réduit sensiblement l’impôt, et des observateurs perspicaces voient dans cette initiative un facteur important de reprise des affaires dans ces pays.Le secrétaire du Trésor des Etats-Unis, qui a pris pour devise: “Le plus gros revenu compatible avec la moinde perturbation’’, se propose d’apporter de nouveaux dégrèvements aux capitaux engagés dans les entreprises commerciales et industrielles.L’interdépendance de toutes les classes de la société est un fait économique, et non une théorie politique, si l’on entrave le progrès d’un groupe de producteurs, on compromet la prospérité générale.OBSERVATIONS GENERALES La récolte de céréales, dans l’oue3t canadien, a été notablement inférieure en volume à celle de l’année précédente.Cependant, la hausse considérable des cours attribuable au volume relativement faible de la moisson mondiale, compense ce déficit quantitatif.Dans la province de Québec, au dire de M.le ministre de l’Agriculture, la moisson est plus abondante que celle des vingt dernières années.Bien que la hausse des denrées récoltées dans notre province soit loin d’égaler celle des produits de l’Ouest, il ne paraît pas douteux que, dans l’ensemble du pays, la capacité d’achat de la classe agricole se soit sensiblement accrue.L’augmentation des prix des produits du sol atténuera le déséquillibre qui existe depuis plusieurs années entre la ville et la campagne, et stabilisera la situation économique.Notre monnaie assainie revient à la parité de l’or.La hausse du cours de la livre sterling, qui s’est beaucoup accentuée depuis quelques semaines, présente pour le Canada des avantages directs et indirects.D’abord, elle aug- mente la puissance d’achat de la livre traduite en dollars canadiens.Elle accroît, par conséquent, les facultés d’importation du Royaume-Uni, gros acheteur de produits canadiens, sans compter qu’elle favorise le placement des capitaux britanniques au Canada.Ensuite, elle rend moins onéreux le règlement international de nos comptes.Chacun sait que nous achetons aux Etats-Unis plus que nous n’y vendons en Grande-Bretagne plus que nous n’y achetons.Nous sommes donc créanciers de celle-ci et débiteurs de ceux-là.Dans nos règlements de comptes, nous soldons notre excédent d’importations des Etats-Unis par notre excédent d’exportations vers la Grande-Bretagne.En d’autres termes, nous compensons avec les livres que nous doit la Grande-Bretagne les dollars que nous devons aux Etats-Unis.Le relèvement de la livre à New-York facilite le règlement de nos comptes avec u'i République voisine.L’état du ’ commerce extérieure du Canada est satisfaisant.D’après les plus récents relevés du Service fédéral de la statistique, le commerce total du Dominion au cours des douze mois finissant le 29 novembre dernier s’est chiffré par $1,882,970,446 contre $1,923,230,749 pendant la période correspondante en 1923.Les exportations ont augmenté, d’une année à l’autre de $1,015,651,417 à $1,070,065,289 tandis que les importations ont fléchi de $907,579,332 à $812,905,157.Si le commerce total a diminué de quelques 40 millions, la balance favorable s’est accrue d’environ 149 millions.Le développement de nos exportations est d’autant plus nécessaire que notre pays a de grandes facultés de production.L’amélioration de la situation dans plusieurs pays étrangers ne pourra qu’activer l’expansion de notre commerce extérieur.Dans les deux pays avec lesquels nous faisons les trois quarts de nos échanges, Grande-Bretagne et Etats-Unis, les dernières élections offrent des garanties de stabilité très propices au progrès économique.L’Europe continentale se trouve encore en face de problèmes ardus, mais le plan Dawes a tracé les grandes lignes de mesures propres à assainir la situation financière.Au Canada, nous disposons de ressources immenses, mais nous avons un urgent besoin d’une immigration saine et laborieuse, qui collaborera avec nous à la mise en valeur de nos richesses naturelle».Pour mener à bien cette oeuvre et assurer à notre pays une prospérité durable, deux moyens s’offrent à tous: le travail et l’économie.Une commission internationale, réunie il y a quelques années à Bruxelles pour étudier la situation des grands pays européens et faire des recommandations pratiques, ne trouva pas d’autres remèdes à suggérer que le travail et l’économie.Il n’y en a pas d’autres, ni pour l’Europe, ni pour le Canada.Economie dans l’administration fédéraie, provinciale et municipale, qui permettra seule d’alléger le fardeau du contribuable.Economie dans l’exploitation de nos ressources.Des orateurs, entraînés par leur éloquence, ont souvent assuré que nos richesses sont “inépuisables”; mais on s’aperçoit aujourd’hui qu’il n’est rien sur terre d’inépuisable, et l’on comprend que si abondante que soient certaines de nos matières premières, il importe de les exploiter avec discernement.Economie dans la fabrication, par l’amélioration de l’outillage, des méthodes et des procédés, par une plus judicieuse répartition des tâches, par une meilleure organisation.Economie enfin, dans la consommation.Descendants d’une race économe, nous avons en partie perdu la puissance d’épargne de nos aïeux.Presque tout le monde pourrait, tout en satisfaisant d’une façon raisonnable à ses besoins légitimes, réaliser d’appréciables économies, qui apporteraient à chacun le bien-être et la quiétude, et dont la somme serait pour le pays un puissant élément de progrès économique.-:o :- LE PARTI TRAVAILLISTE BRITANNIQUE ET LES MINEURS Le Comité du Parti travailliste britannique a invité le Comité Directeur de la Fédération ds Mineurs d’Angleterre à participer à une Conférence commune des Mineurs, des Syndicats et du Parti travailliste.La Conférence aura pour tâche d’élaborer des propositions d’ordre général relatives à la politique à suivre par le Parti Ouvrier dans le problème minier.DES EMPLOYES REÇOIVENT DES MEDAILLES DE SAUVETAGE Le Canadian Electrical Association a présenté, le 9 décembre, des médailles de bronze à Claude Bradshaw et John McGraw, membres du personnel de la construction des lignes de l’Ottawa Electric Railway Company, qui ont aidé à sauver la vie d’un de leurs compagnons de tra-vai, Leo Clemens, le 17 mai.Pendant qu’il travaillait sur un poteau, à Ottawa, son oreille vint en contact avec un fil chargé de 2,200 volts, et il perdit connaissance.Ses deux compagnons réussirent à le ramener à la vie en appliquant la méthode Schaeffer (ou méthode penchée”).M.A.A.Dion, gérant de l’Ottawa Electric and Gas Company, présenta les médailles au nom de la Canadian Electrical Association.Il fit observer que cette méthode de rapiener à la vie a été adoptée par toutes les compagnies d’électricité sur tout le continent, à l’exclusion de tout appareil mécanique et a réussi mieux que toute autre à sauver la vie des victimes d’accidents.La “méthode penchée”, dit-il est également efficace dans les eas de noyade et d’asphyjxie.Ses avantages sont qu’il n’est pas besoin d’un expert pour l’appliquer; qu’elle peut être enseignée facilement; qu’elle est indépendante de tout appareil mécanique, et, ce qui est le point le plus important de tous, qu’elle peut être appliquée immédiatement, dans les premières secondes qui ont une si grande influence sur les chances de la victime de revenir à la vie, moments qui sont trop souvent perdus pendant qu’on attend l’arrivée d’appareils.M.Dion espère qu’avant longtemps la méthode sera enseignée à tout le monde, même aux enfants, et offre les services du personnel entraîné de la compagnie pour en faire la démonstration à tous les intéressés.M.William MeLachlan, investigateur officiel de la Canadian Electrieal Association dans les eas de rappel à la vie, a rappelé plusieurs cas dans lesquels la “méthode penchée” de rappel à la vie a prouvé sa supériorité.-:o:- CHARPENTIERS-MENUISIERS Le local No 52 des dames auxiliaires de la Fraternité Unie des charpentiers menuisiers d’Amérique, organise une grande soirée de euchre, pour le 13 février prochain, à la salle Lavoie, 875 Ontario est.Cette fête ouvrière sera présidée par Mme.L.Gonthier.-:o:- REDUCTION DE SALAIRE DANS LA CONSTRUCTION L’union des briqueteurs, de Toronto, a accepté la proposition du “Builders’ Exchange” de réduire le salaire des briqueteurs, de $1.25 de l’heure qu’il était l’an dernier, à $1.12 et demi de l’heure, pour 1925.Cette entente est intervenue, samedi soir, au cours d’une conférence qui a eu lieu entre les regrésentants autorisés des deux associations.Elle met fin au différend qui existait entre les briqueteurs et les patrons, et qui menaçait de dégénérer en grève, à Toronto.-:o :- LE SEMAINE DE 48 HEURES Dans un article que publie la Berne internationale dû Travail, M.P.Sargant Florence, de la Section des Sciences économiques de l’Université de Cambridge, étudie les rapports entre la semaine de 48 heures et la production industrielle maximum.D’après M.Florence, l’étude scientifique des résultats obtenus par une modification de la durée du travail ou par l’introduction de pauses, ainsi que l’examen des variations de rendement aux différentes heures de la journée, tendent à nne mérite conclusion, à savoir que, dans l’ensemble, la semaine de 48 heures est celle qui permet le mieux d’obtenir une production maximum avec un minimum d’accidents, de temps perdu et de frais généraux, et, en même temps, d’assurer une répartition rationnelle du travail sur les jours de la semaine et les périodes de la journée.Les recherches, sur lesquelles cette conclusion est fondée, ont été effectuées par l’auteur de l’article, dans des fabriques des Etats-Unis et de Grande-Bretagne; et les enquêtes de M.Florence sont comparées avec celles qui ont été entreprises par le Conseil d’enquête sur la fatigue industrielle Industrial Fatigue Eesearch Board, et autres institutions.-:o :- LES SYNDICATS BRITANNIQUES Le Conseil Général de la Confédération des Syndicats britanniques a décliné l’invitation de participer au Congrès minoritaire communiste, convoqué pour le courant du mois de janvier.-:o :- LE CHOMAGE EN ITALIE Les dernières statistiques disponibles concernant le chômage en Italie démontrent que pour l’année se terminant le 30 septembre 1924, il y a eu une dimi nution dans le nombre des sans-travail de 180,634 à 115,590.-r:o:- La tête d’un vieillard est un toit couvert de neige.* * * On prétend que, lorsqu’on sème, c’est pour recueillir.Moi, je trouve que, quand on s’aime, c’est pour dépenser.BtaSSRlS LE MEILLEUR GIN Fabriqué à Berthierville, Que.sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros 42 unces - Prix $3.80 Moyens 26 “ • « 2.5S Petits 10 “ - “ 1.10 The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Limited - Montréal CANAClAfi M MRunitUtt WIHUO c« ¦ **C«rr«tJlLïc DISTIL.EKME A BERTHIERVILLE f, DEMANDEZ LA BIERE POPULAIRE ASK FOR THE POPULAR BEER M MOLSON I Brassée à Montréal depuis 138 ANS Brewed in Montreal sinoe 138 YEARS V LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL — Meets every 1st and 3rd Thursday of each month »t Building Trades Hall, 417 Ontario Street East.President, J.T.Foster, 747 Stuart Avenue: Corr.-Secretary, Gus.Francq, ,11 St.Paul St.West.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL —To promote the Interests of the Allied Union Label (which can be had In either the French or English language).— The following organizations comprise Council: —Typographical Union, No.176; Jacques-Cartier Typographical Union, No.145; Printing Pressmen and Assistants’ Union, No.52; Bookbinders' Union, No.91; PhotoEngravers’ Union, No.9; Stereotypers and Electrotypere’ Union, No.91; Mailers’ Union, No.39.President, Thomas Black, Vice-President, L.Desjarlais; Recorder, J.J.A.Ricard, A.Lemarier, G.Valllères; Auditors: R.Pageau, A.Larcher, G.Bru-nelle.TYPOGRAPHICAL UNION No.176.— Meets every first Saturday at No.248 St.James Street.Thomas Black, President, 858 Wiseman Ave, Outremont; James Philip, Secretry-Treasurer, 248 St.James Street.Buiness hours : 9 a.m.to 5.30 p.m.; Saturday; 9 a.m.to 1 p.m.ONION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER, No.145.— Assemblée le 1er samedi du mois, salle de l'Union du Commerce, 149 rue Berrl.Président, Joseph Gauthier, 723 rue Lafontaine; Sec.-Arch., Jos.St-Hilaire, 500 Dorchester Bet; Sec.-Fin.et Trésorier, Louis Gadoury, 201 rue Drolet.UNION DES RELIEURS, Local 81.—Assemblées tous les 1er et 3e mercredis de chaque mois, à la salle de l’Union, 3 rue Craig Est, à 8 h.p.m.Président, C.H.Fraser, 283B rue Saint-Georges.Secrétaire-financier et agent d’affaires, Jos.Pelletier, 3 Craig Est, chambres 22-23.Téléphone: Est 8997.BOOT AND SHOE WORKERS, No —Meets every Wednesday at 8 a 243 Maisonneuve St., President, Emery iP phinals, 3066 Adam St.; Rec.-Sccretary,\ Poirier, 245 des Erables; Fin.-Secret""' and business agent Chas.McKercher, Maisonneuve St„ Gareau Hall.BOOT AND SHO'C WORKERS.No.249.— Meets every Friday, at 8.00 p.i at 243 Maisonneuve St., President, Geo.Ste-ben, 278a Delorimler: Recording-Secretary, Jos.ltacette, 343a Plessis St.: Financial Secretary and Business Agent.Chas.A, McKercher, 243 Maisonneuve.Gareau Hall.BOOT AND SHOE WORKERS’ UNION, LOCAL 257 DE ST-HYACINTHE.— Assemblée tous les vendredis à 8 heures du soir, au No 71 rue Mondor.Président, Ernest Gendron, Secrétaire-financier, Arthur Brodeur, Village St-Joseph, St-Hya-cinthe; trésorier, C.E.Lemieux, 19 rus St-Simon.UNION INTER.DES TRAVAILLEURS EN FOURRURE, No 66 — Assemblée tous les 1er et 3e mercredis, a 8 heures du ^ i?s?^e de l’Union du Commerce.149 rue Berrl.Prés., Arthur Paquette, 16^ Chambord ; Sec.-arch., A.Beaupré, 680a, De Gaspé; Très., G.R.Bourgeau, 135 Amherst; Agent d'affaires, A.Roy, 182 Sainte-Catherine Est.MUSICIANS’ PROTECTIVE ASSOCIATION OP MONTREAL.Local No.406 V S’ ,of M-—Assemblée le 1er dirnan-' ehe du Trimestre et le premier vendredi des deux mois suivant, à 10 heures du matin » la salle des Musiciens, 266 Saint-Denis.Président, J.C.Molinari; Sec.-archiviste, J.I.Paquet; Sec.-Trés., A Delcourt, 266 rue Saint-Denis.Tél.: Est 7014.Heures de bureau: 10 heures a 12.30 heures.CLUB OUI iR SAINTE-MARIE PARTI OUVRIER.—Assemblée tous h 1er et 3e lundis du mois, a la salle d Cordonniers, 1215 rue Ste-Catherine E Président, Alfred Mathieu, 406 Forsyl 1er vice-président, Aldéric Lanierre.• rue Hogau; 2e vu - 976 rue DeMontigny _ A.Lavoie, 706 rue Fro„.secrétaire-financier, J.Ph.Figeys, _ Satnt-André; tél.: Est 7232; gardien.Hotte, 806 rue Logan.BRICKLAYERS, MASONS AND TILE LAYERS’ INTERNATIONAL ORGANIZATION, LOCAL 4 of MONTREAL —Meeting every 2nd and 4th Tuesday, 417 Ontario Street East.President, J.H.Dun- H.more; Secretary-correspondent, George H.Chapman; Financial-Secretary, H.Olive; "" siness Agent, H.Olive, 417 Ontari- c”" Office hours: 9 to 11 a.m! and East 6 p.m Phone: Bast 887.mtario St.4 to ION INTERNATIONALE DES TAILLEURS DE PIERRE DE MONTREAL issemblée tous les 1er et 3e ludis de tque mois, à 8 heures p.m., à.la salle l’Alliance Nationale, 235, rue Beaudry, ^aident, A.Laurin, Sec.-Correspondant, i Poulin, 1039, rue Bourbonnière, O.tê, secrétaire-financier, 636, rue Garnier.JE SAINTE-MARIE No.234 DE LA FRATERNITE DES WAGONNIER8 DES VOIES FERREES D’AMERIQUE, semblée les 1er et 3e vendredis de chamois, au No 417 rue Ontario Est.Pré-nt, L.A.Beaudry, 196 Deslry; vice-ildent, H.Massé, 134 Mentana : secrétai-rchiviste et correspondant, C.Miron, Chapleau, 1er mai 485 Fullum; sec.-ncier, R.B.Lamarche, 1377 Delorlinier ; orier, A.Bertrand, 585 Aylwin; chape-Jos.Dufault, 591 Frontenac; gardien, Miron, 182 Laurendeau, Montréal Est; le.E.Denige, 160c Hogan; guide, W.air, 634 Des Erables.1EAU—OFFICIERS DU CONSEIL DE DISTRICT DES CHARPENTIERS-MENUISIERS D’AMERIQUE.—Présl • Arthur Fortier; vice-président, Ed ïhlaume; sec.-fin., Albert Marot; sec.E.Lanthier; sec.-arch., J.O.Ga u : agents d’affaires, P.Lefèvre, Ed ry, Ed.Henry, Ed.Toussaint, R ch.Bureeau, 417 Ontario Est.Asseip-! tous les mercredis.Téléphone: Est ETERNITE UNIE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS D’AMERIQUE, LOCAL 134.— Fortunat Doucet, Prési-;; Secrétaire-Financier, J.A.Roy.558, Wolfe; Secrétaire-Trésorier, E.Tisdel-Secrétaire-Archiviste, P.Lefèvre, 1410, iue Papineau, Tél.Bélair 8162-W.Le 1 s’assemble tous les lundis soirs, au 417 Est, rue Ontario, Salle No 1.ION No 1558 DES CHARPENTERSI, IAISONNEUVE.—Assemblées tous les edis soirs, à 8 h., Salle Lafertiêre, des rues Sainte-Catherine Est et In Président, J.A.Chamberland, le Saint-Germain; vice-président, E.>au ; secrétaire-financier, Elz.Delisle, Cartier; sec.-Arch., O.Proulx, 974 X; Bec.-trés., E.Parent, 427 Bourbon; conducteur, W.Roberge; gardien, Parenteau; syndics, S.Parenteau, G.ird et A.Robert.TERNITE UNIE DES PEINTRES 1ECORATEURS, LOCAL 349.—Assem-tous les lundis à 8 p.m., 417 ont*n° Président, Emile Pelletier, 6121, Do-Vice-Président, M.Lepage, 3150 St- v îce-JT rcBiucin, u*.~ , =nt; Sec.-fin., F.Gariépy, 554 Dorlon.Lrch., Jos.Delisle, 485, ^Jntario Est, ier, E.Lemay, 3037, Casgrain ; Agent ner.IM.JUUUJUV, OO»l .—.° m aires, L.P.Boisseile, 417 Ontario BUREAU DE PLACEMEN PROVINCIAL Sous le contrôle du Gouvernement < Province de Québec FRANCIS PAYETTE, Sarintendflu 8-10 rue Saint-Jacques Heures de bureau: 9 a.m.A ff p.m.Tél.: Dépt.des femmes: Main 218.Tél.: Dépt.des hommes: Main 2241 Mous plaçons gratuitement, les ho mes, femmes et jeunes gens.Nous t frons du travail aux Journaliers Ouvriers appartenant à tous les con de métiers: Dans les fabriques, 1 usines, les travaux de la construetii ou de l’agriculture.Nous offrons di places dans les Hôtels, Restaurant bonnes places pour domestiques, hon mes et femmes.Ingénieurs, chauffeur Débardeurs et Terrassiers, Commis .Sténographes.Les propriétaires et 1 agents des chantiers sont tout spéeia ment invités à présenter leurs demand au Bureau Provincial.E For coughs take half a teaspoon of Minard’s internally in molasses.For sore throat and chest heat and rub well into affected parts.For cold in head heat and inhale.SMinard*s gives quick relief DO NOT BE IMPOSED UPON! No shoes are Union Made, under our Fair Arbitration contract, except those having this stamp.INSIST upon having them for The Whole Family.BOOT & SHOE WORKERS’ UNION 246 8UMSMER STREET, BOSTON, MASS.OOLLIS LOVELY, President.CHARLES L.BAINE, Sec.-Treauurer.4?^pOT WORKERS UNION Le seul journal ouvrier bilingue de la province de Québec.La meilleure arme entre les mains des travailleurs.Hftîe falnir tuorui â&IT Cr filimiif (Duarifr The only bilingual labor paper in the Province of Quebec.The most efficient medium laborers have ever had.th Year — No.4 SAMEDI, 24 JANVIER 1925 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 24, 1925 PRICE: 5 CENTS emieux Act and Labor A Tribute to Sam Gompers, my chief The fact that the Privy Council, the highest court in the British realm, reversed the judgment of the Appellate Court of Ontario in which the Lemieux Act was involved, and condemned this Act as ultra vires of the Dominion, has caused some unusual comment both from the press generally, and labor leaders prominently.It is generally conceded that the Lemjeux Act which in one sense was intended to prevnt strikes, not not altogether effective in what it aimed to do, only that it seemed to give time for both employers and employees get together, and was the factor, very often, in settling labor differences.However some new legislation will be necessary now and Tom Moore, president of the Trades and Labor Congress of Canada, is reported in an interview from Ottawa, to have said that the action of the Privy Council will turn Labor’s clock back twenty years.It will harm Labor generally.He felt that it was high time that changes were sought in the Canadian charter, and that Labor’s suggestion long ago that the British North America Act be changed required heed.The propaganda of class conflict will be helped by the decision,,said Mr.Moore, and will tickle what it known as the Left Wing of Labor or in other words the “Beds.” President J.T.Poster of the Montreal Trades and Labor Council feared the decision would help to make strikes more frequent.In fact he regretted the action of the Privy Council very much, as the law had cost a lot of money and had been operating over seventeen years.Going further he explained that he was not able to criticize such a body of jurists as the Privy Council composed but he would lay an objection to the British North America Act, which he thought might ultimately be scrapped.He referred to the Industrial Disputes Act, which now would be looked for as requiring change.It had not been altogether satisfactory to Labor in general.Its repeal was asked for by a certain group on the grounds that it interfered with individual rights.Still the principles underlying the Act were well intended.It would, from his viewpoint, indicate that the Federal powers had no need to make legislation of the kind and each Province was competent to enact such laws individually.Labor would oppose a confusion of Acts such as this would lead to, if every Province were different.He cited the trouble arising in a similar way from the Workmen’s Compensation Acts being different in several Provinces.The Labor World believes that so far as the discard of the Lemieux Act is concerned it would be a more severe blow to the public in general, than it would be to Labor.The public will suffer most.Labor could always carry on with its own economic force and would be able to get what it desired, if not by conciliation or arbitration, then by a strike.Strikes, without the Lemieux Act, will become more frequent in public utilities bringing untold suffering and hardships.It wll render the position of the saner element of Labor more difficult —sweeping the floor from under his feet in some cases—and precluding his right to invoke arbitration at a crucial point in differences between employees and employer.It is altogether deplorable and we hope that some new Act might be at once created that would not be ultra vires.Can it be done?That is the question.By E.LE GUARD “I have fought a good fight, I have finished my course, I have kept the faith.” ?| AstheWorker sees his World ' ry aiid Digest of Important Events of the Week, Here and Abroad.i —As a resulted of negotiations conducted between Albert Thomas, director general of the International Labor Of' e, Geneva, Switzerland, and Eafael eto, former Mexican minister in Swe-n, recently transferred to Rome, an agreement has been reached whereby an invitation is to be extended the Mexican government and labor federation to be come affiliated with the international organization at Geneva.It is predicted this action will open the way for Mexico joining the League of Nations, —Figures compelled this week by immigration Commissioner Husband show that 7,100 aliens who procured American visas before the new immigration quota law became effective on July 1, last are stranded in European ports unable to ob tain permission to cross because the quotas of the countries of which they are listed as citizens of subjects are exhausted.Belief committees are caring for their needs.—J.S.Woodsworth, Labor M.P, for Winnipeg Cen., says: “Immigration should be stopped until the unemployment problem is solved.The Federal Government should be compelled to assume full responsibility for the maintenance of all immigrants for a period of two yars from the date of their arrival in Canada.—This week a memorial meeting is to be held in New York, at which a motion picture of the last days of President Gom-S is to be shown, including the El Paso ivention, the Mexico City demonstra-n, Gompers’ last illness, the funeral iin crossing the United Statuts, and the rial in Sleepy Hollow.The pictures ;re taken by the Fox Film Corporation.—According to a report made to a immittee in Manitoba, Nicholas Flet-ler, secretary of the Manitoba Compen-ition Boaid, furnished figures as to the «cssments cost on each $100 of pay roll evailling in the different provinces, and via Scotia was found to be highest, ierta, $1,13; Manitoba, $1,17; Onta-$1,34; British Columbia, $1,46; Nova ia, $2,06.e shall resist any and all attempt to r the workers ’ living standards, any-i and everywhere.Ours is a oons-neverending fight for a full and 3te recognition on the part of all yers of labor of the principle of ive bargaining, for justice, decent and tolerable and humane condi of employment—Pres.Green, newly d president of American Federation Labor.—Eight railroad systems, with their subsidaries, ordered byt the Interstate Commerce Commission to" install automatic train stop devices on portions of their lines by January 1, 1925, have been granted an extension of time, in most eases untill July 1, next, The lines are the Norfolk & Western.Indianapolis & Louisville New York, New Haven & Hartford; New York Central; Burlington; Union Pacific; Southern, and Chicago & Northwestern.The Commission denied a petition for exemption filed by the Delaware and Hudson.—California second State to ratify Child Labor Amendment, Assembly approving measure by big ma jority.—Opposition to Italian government announces intention to boycott election.—Soviet police have exiled 90,000 Russians, says Kerensky paper in Paris —President McMahon of United Textile Workers denounces reduction of wa ges in Fall River, Mass., mills, i j—German professor announces discovery of cure for locomotor ataxia.—First State supreme court of women sworn in to try case in Texas.—Senator Walsh of Montana scores campaign against Child Labor Amendment.—Boiler explosion at Lopg Beach, Cal., kills three men and injures 16.—Kansas Supreme Court hands down decision ousting Ku Klux Klan from State.—Fourteen-year-old Pennsylvania boy found guilty of first degree murder for killing of his grandmother.—Governor Davis of Kansas and his son charged with accepting bribes in returns for pardon.—Three hundred weavers strike at Fall River, Mass., in protest against wage cut.—Oklahoma law compelling contractors to pay workmen the current wages in the community where work is under way declared unconstitutional by United States District Court.—Premier Mussolini of Italy offers bill to wipe out Freemasonry.—Pennsylvania Railroad to spend $60,000,000 in 1925.—Twenty-one lolled when trains collide in the Ruhr Valley, Germany.—King of Italy orders Premier Mussolini to back down on general elections order.—Four New Jersey brewers indicted charge of conspiracy to violate dry act.—France warns Soviet government to stop propaganda on French territory.—Wages cut in Youngstown, Ohio, steel mills as result of bi-monthly wage settlement.—Latest type of gasoline car given successful trial run over Pennsylvania railroad.—Big increase in freight car loadings reported.DOLLAR STILL LIMPS BADLY, PRINTERS’ INQUIRY SHOWS The bureau of statistics of the International Typographical Union has just completed an exhaustive survey on living costs, according to announcement from international headquarters in Indianapolis.The figures show practically the same result as that reached by Herbert Hoover, Secretary of Commerce, whose department recently completed a survey.The dollar of today is worth 58 cents, taking the 1913 dollar as a basis of comparison, said Thomas K.Lewis, director of the union’s bureau.Secretary Hoover found the cost of living about 72 per cent above the pre-war level, which Lewis said, would make the dollar worth about 58 cents.‘ ‘ The value of the dollar is a popular theme for statisticians,” said Lewis, “but opinions vary widely.This is due to different bases of computation.Recently an authority gave a 67-cent value, but undoubtedly that was based on broader financial transactions than those affecting the ordinary citizen.We feel that our survey must be about accurate, since the result agrees with Secretary Hooker’s conclusions.’ ’ The survey covers various cities and Senate and regions of the United States.‘Was it not worth it, just to dare to be One’s simple self, to think, to live, to do, And not be ashamed?To live one’s life Fearless and pure and strong, true to oneself, Though the false world were full of lies and hate, And blind men lead each other through the dark, Too weak to sin, ashamed of what is good, Unable to do evil, thinking it?” / Again between the living and the dead the impenetrable veil has fallen— that mysterious veil which faith, abashed, can only kneel, beyond which religion may not step.All paths end here.Whether Dives or Lazarus, none may escape these dread portals.From that pilgrimage beyond no traveler has ever yet returned, out of that profound silence no smallest word has ever yet been spoken.The democracy of death recks not of kings or serf.The relentlessness of his" chisel fashions alike in frozen marble the lips of age and those of youth.Samuel Gompers is dead.He has set sail upont that tideless sea whose ships drift out never to return.He has gone into that tremendous vista of silence where dwell the unnumbered hosts.The bell that tolls above his bier is heard “On Greenland’s icy mountain and India’s coral strand,” for they who hew the world’s wood and mine its coal, who build its bridges and sail its ships, who drive its engines and harness its electricity, mourn his passing.He was their friend; there was none greater, none more true.He understood the men of toil, for he lived their lives, he spoke their language.With them he toiled at the shoemaker’s bench, the cigar maker’s table.Their sorrows were his sorrows, their struggles his struggles.Unflinchingly he fought their battles; untiringly he builded for their weal.He went hungry with them.His wife and children with theirs knew what it was breathlessly to watch for the raven’s visit.His birth-star arose above the slums of a great city.His childish feet knew not the feel of green-swathed turf.The song of birds, the perfume of flowers, the magic of water purling over pebbles where the willows bend were not for }iim.The bitter needs of life too early clasped his boyish fingers to the shoemaker’s awl, the cigar maker’s blade.The stitching of leather, the monotonous rolling of brown leaves, mercilessly pressed downward the wondering, eager eyes of childhood.Not for him the dazzling silence of starry skies, the shimmer of sunlight on pink and white masses of apple trees in springtime, the stately march of towering mountains beneath the flaming red and gold of sunset skies.Drab streets and leaden walls that encircle “the sad and simple annals of the poor” hold little of storied song or picture yet the young lad, bent above his daily task, dreamed dreams and caught the shining radiance of a vision that led him afar, even unto the gates and into the presence of the high and migthy ones of earth.Statesman and lawmaker, financier nd philanthropist, president and king, soldier and sailor, musician and artist, the writer of books and the singer of songs, the healer of bodies and the doctor of souls, all were his friends, all paid tribute to the greatness of his soul, the br Miancy of his mind, the tenderness of his heart.He was not the Columbus of the labor movement, but that he would have been its Casablanca had the need arisen, no one who -knew him could doubt.He voiced the cry of the inarticulate multitude—the human cry for better homes ,better food; for opportunity for leisure to inhale the perfume of flowers and gaze upon their beauty; to bask in the sunlight; to study the stars and muse in the moonlight; to loiter by the limitless ocean; to thrill to the music of the world’s greatest artists; to drink in the beauty of the painted canvas, the sculptured marble; to make friends with the great minds of all ages.To break the shackles of the toiling giant Labor, to lead him from his belching furnace, from the dust and grime of his factory, from the blackness of his mine, step by step into the glory of understanding the ethereal beauty of a Raphael, the exquisiteness of a Michael Angelo, is a concrete demonstration of a scientific principle of industrial life underlying the safety of government.To transform despair into courage, to inspire for despondency, to guide the falthering steps of weakness into the pathway of strength and duty, to turn the tears of grief into the swelling tide of joy, to bring sunlight out of darkness—is there more noble aim for man to struggle to attain?Ambition spurred him, a noble, unselfish ambition to give and give of self in the service of humanity.That which was paramount in h’is life was duty, service.When duty called no other consideration weighed: to service he consecrated his devotion, his love.Kindliness, charity, faith, friendliness, love, hope, eheer, belief, these he gave in unstinted measure to all sup plicants at the wide-open door of his heart.He was neither awed by position nor coerced by rank.He bowed to no man cognition of his selfless, burning desire to serve those who most need service, the demonstrated wisdom of his leadership, the established incorrptib-ibility of his character.He had personal ends to serve.He cared not whether his was the popular cause, whether his was the smooth and pleasant road.Reckless of consequences to himself, with blazing, fearless zeal he threw into the battle for right and justice the full power of his keen mind, the concentrated force of his trained intelligence, the strength of his profound knowledge of human nature.He had the “courage which inspires a man to do liis duty, to hold fast his integrity, to maintain a conscience void of offense at every hazard, every sacrifice, in defiance of the world.” He was hated, feared, loved, reverenced, denounced, applauded, condemned, but neither the howlings of the mob nor the paeans of the multitude could swerve him from his high and lofty ideals.There was no sordid stain “on the mountain peak of his integrity.” Faithful to his friends, just to his enemies, he was fair to all mankind.His lips knew well the unquenching bitterness of the waters of Marah; the stones up Calvary’s toilsome way had marked his tired steps; yet his soul lost not its undaunted courage, his heart kept ever bubbling its spring of hope, the eyes of his faith looked away and above and visioned, the radiance of a future whose splendor undimmed glowed through the illimitable distance.His soul was free.He was unshackled by creed or dogma.To make today better than yesterday, to make tomorrow betteT than today, was to him a devout religious belief.He worshipped at no temple save the great, unwalled, undomed temple of freedom; for freedom was his ideal, the ultima thule of all his struggles— that freedom which waits upon the altar of truth and justice.Liberty was his passion, justice his devotion, humanity his love.A man of dreams and visions, of fire and passion, he was yet the epitome of practical action and achievement.Strongly magnetic, overflowing with and understanding sympathy and love that are wholly divorced from maudlin sentiment, without conscious effort he drew men to him and held them in bonds of strong and unchanging friendship.He inspired .devoted love and commanded unsought that unquestioning loyalty for which kings and rulers have sighed in vain and for which their kingdoms’ treasures were a guerdon small.Samuel Gompers was no misanthrope, no wailing Jeremiah.He loved life because he understood life and was in attune with its eestacies and tears, with its thrills and pangs, its roses and thorns, its sunshine and shadow, its cro .es and crowns, its Golgothas and Pisgahs.He loved his fellowmen.In his heart malice found no place.He forgave his enemies—and forgot them.The complexities of his many-sided nature harbored naught of hatred or revenge.There was too much to be done in the short span of one life to squander golden hours in the uselessness of hatred.He might loathe, abhor, the words, the policies, the deeds of others; he might express just resentment and indignation because of those who maligned and vilified him, who ascribed to his base, dishonorable motives, but never did he seek reprisal.Revenge was not for him.He firmly believed that truth is mighty and will prevail.He was always ready to build the golden bridge that his enemy might cross over to him and this was not actuated by policy.It was the normal expression of his nature.(Trent souls; broad minds, warm hearts have no time for the withering blight and smallness of revenge.Human nature was his absorbing, ceaseless study.He comprehended its weakness no less than he understood its strength, for he was very human—he knew himself.He knew fellowmen profoundly—the heights to which they rise, the' depths to which they sink.For their victories, none more quick to give full, generous meed of praise; for their mistakes, none so patient in that charity that “suffereth long and is kind.” To the men and women of labor, if he felt impelled to censure, it was given face to face.Before the critics of labor, if his sense of justice would not permit defense, he refused to condemn.If he could not lift up he would not shove down.If he could not help he would not injure.Never would his voice mingle with the howling of the mob— “Crucify him, crucify him!” Too well he knew that there is ever waiting a Judas to betray,'a would-be Gaesar to destroy.Vanity he had not, for vanity is but the hand-maiden of weakness.Tremendous pride was his, the pride that accepts with complaint the consequences of one’s acts, ever ready to snatch victory from defeat, to meet disaster with a smile; the conscious pride of rectitude that fears no probe, that courts the pitiless light of full publicity.Neither promise of success could lure nor fear of failure frighten him from the great highway of right.The primrose path melting into wide, vague distances, held for him no charm.He was a mind of definite clearness, his a character of unpurchasable integrity.For him the glitter of gold held no allure.If affluence and ease had been his goal, wealth could have been his for lifting of a finger.To offer him “all the sun sees, or the close earth wombs, or the for place or power; he was unfettered profound seas liide,” tempted him not.by pledge or promise.That for forty Poverty was no cross, riches would have years the men and women of labor been a burdeq.should have placed and replaced the He was imperious ; d rmntle.and.like scepter in his hands was but the re- nil great souls, he and the winning simplicity of childhood.His was a nature of deep affection, the proud affection which gratefully accepts but which never requests.In the pain of those he loved he was the veriest coward; for himself suffering but evolved the strength with which to bear it.He was a keenly sensitive as the ten-derest woman, but no slander, hatred, envy, contumely could swerve him from his rightful course.He lived with his own self-respect, he never sought his own approbation.Secure in that, he could live serene no matter how the storms might rage.That the forces of destiny molded his life into the world’s greatest labor statesman took from the realm of music a possible interpreter of extraordinary promise.Through all his life his most entrancing, exquisite happiness center-1 ed in the opera.There was no weariness so profound, no disappointment so keen, no hurt so heart-breaking, but that an evening at the opera could not bestow its compensating benediction.To physical fear he was a stranger; his life’s achievements were a surpassing demonstration of unconscious moral courage.Few there are who knew that in the last years of his life he lived in almost total blindness.He was dependent upon someone to walk with him, to travel with him, to read to him.At the age when the average man considers active life as ended, more than half blind, he “carried on,” accomplishing a prodigious amount of varied work that well might tax a man forty years his junior.Never was he heard to complain, never did he make a friend or colleague feel uncomfortable or ill at ease because of his handicap.So perfect was his manner, so quick, keen, retentive his mind that his friends forgot his semi-blindness; acquaintances and strangers did not suspect it.And that was as he wished it to be—no plea for sympathy, no special consideration because of physical disability, but only a strong man bravely fighting the battle of life and believing with all the intensity of his soul that the battle in which he was engaged was for the ultimate good of all the people.Born under a foreign flag, as a child brought across the waters to the land of his parents’ adoption, in boyhood and young manhood, in maturity and in age, he loved his country with a flaming, consuming passion.“My country, ’tis of thee, blest land of liberty,” were to him no idle words.To him literally meant “land of liberty,” and with all the ardor of his intense nature ho unremittingly denouncedt hat which savored of unfreedom of restriction of liberty.He believed in his country, in the matchless greatness of its institutions, in the fundamental principles upon which its government -’is founded.To quote his words: “America is not merely a name.It is not merely a land.It is not merely a country, nor is it merely a sentiment.America is a symbol; it is an ideal.The hope of all the world can be expressed in the ideal—America.” He attacked, opposed, not government, but those who in high places would subvert the tremendous power of office to ignoble ends.For such he had only scorn, but scorn tempered with the understanding of human weakness, of the limitation of human intelligence, with the belief that— When the sun grows cold And the stars are sld And the leaves of the judgment book unfold— Such will be found the admixture of good and evil, of strength and weakness, that only charity should be showii the man, unceasing wariare waged against the evil of his deeds.Because above all else he would have his country great and free; because he would have it become the beacon star of hope for all the world, leading the peoples of the earth to that which is highest and noblest, purest and best in he development of humanity toward that goal where men may become as gods; because in all his life he knew not to advocate a reform or to struggle for a principle on the ground of per-al preferment or gain, he was fe irless in his attacks to correct evils, relentless in his efforts to abolish abuses, unflinching in his warnings of threatening perils.Always unafraid, always alert to danger to the country he loved so well, to the toilers he served so generously, to those who come after him the memory of his life will forever be an inspiration to nobler manhood, to higher ideals.His life was a demonstration of himself; not an apology for himself.To the last hour of his life he was as full of hope as is the budding springtime.He carried lightly his more than three score years and ten.He found no time to sit in the shadows of the evening dreaming of the days that had passed.The tranquil, downward path that loiters through the quiet, green valley knew not his step.The glow of the sunrise was ever in his eyes—the mountain peaks of the east forever beckoned to yet greater heights to soar.He had no yesterdays.He lived today, and while he lived and worked his eyes visioned afar the golden promise of the future—today was ever lived to shape tomorrow for its fulfillment.Samuel Gompers.is dead, but the world is richer that he lived; for goodness does not die; character lives on, love reaches beyond the trappings 0f woe, the austerity of dearn—for love alone is immortal.The legacy he left to his friends is the memory of a true, an honest, an unstained life, consecrated to the serv- Bootleggers & Prohibition Bootleggers and prohibition, sound like synonymous terms.One means the other.One base of supplies for the bootlegger has been uncovered this week at St.John, Newfoundland, where it is stated 90,000 cases of booze have been brought into that, port since November 1, not for local consumption of course, but in accordance with the act passed last year, and amended this year, whereby liquor in transit may be stored locally on payment of a tax of 50 cents per gallon.Last year the tax was 75 cents per gallon and the reduced charge appears to have encouraged the bootleggers.Newfoundland has apparently wrested the location of “Bootleggers’ Paradise” from St.Pierre — a sorry triumph at the best.This merely shows one little side to the “industry” which prohibition creates.Between Quebec and Malone, N.Y., the steady flow of liquor and beer across forbidden lines still goes on.There has been a reluctant temporary stoppage of the flow of contraband along alcoholic trails.Enforcement agents have increased their staff , and are maintaining stricter watch since Coolidge forces have decided to really enforce what is called prohibition.Prices for Canadian delivered hootch have tumbled since the big New Jersey coast raids, besides there was a tremendous delivery for Christmas.Canadian beer and ale is still going over in truck loads galore.Fearful bribes have been offered on the Northern New York lines, one officer being offered $15,000 if he would find it convenient to be on duty elsewhere for a couple of hours each day.The bootleggers here are bold and do not deny their identity.Many of the drivers of autos and trucks have nothing to do with the cargoes, but are merely paid for the run so much, no matter what happens to the cargo.Plenty of women make money by driving a ear which operates as a pilot to the big trucks which follow the leader across the border and then scoot wherever they can to get back.It’s a disgrace to both countries! ?» f — ?1C ¦>f justice, freedom, humanity.Solving Printers’ Troubles An interesting letter has been sent out to the various typographical unions of Canada, from the Head office at Ottawa of the Ontario and Quebec Conference of Typo Unions, signed by President J.A.P.Haydon, The message reads in part as f ollows : The Executive Committee or the Ontario And Quebec Conference of Typogra phical Unions, with the knowledge and consent of President James M.Lynch and the other nimbera of the Executive Council of the International Typog.aphical Union, has endorsed a proposition which calls upon the Dominion Government to jjiace a 10 cents per pound import duty on all magazines and other printer matter entering Canada from United States.This is not unreasonable request, and we are firmly convinced that if the government accedes to it many1 of the present problems affecting the printing industry of Canada will be solved.At the present time all of the individual parts of a magazine, if imported into Canada from United States, are subject to import duty-—Paper, ink, manuscript, advertising mats, etc., might be mentioned.However, when all of these things aie combined into a magazine it enters Canada absolutely duty free.The effect of this are apparent.The value of American magazines imported into Canada in 1922 was approximately $3,000,000—an increase of 300 per cent in the past ten years.This means that approximately one milieu copies of American magazines are circulated amongst Canadian readers each month.This is having the effect of Americanizing the Dominion and also educating Canadian people to purchase American-made products.If this is allowed to continue it will ultimately result in the denationalization of Canada.We are firmly convinced if a customs duty of 10 cents per pound was placed upon all American magazines that some of them having large circulations here will open Canadian branch offices, and in a short time the Canadian editions will present our viewpoint and assist in the building up of a bigger and better Dominion.Furthermore opportunity will be afforded for une employment of Canadian printers and mechanics.Tom Moore on Immigration Tom Moore, the capable head of the Trades & Labor Congress of Canada gave a strong address in Montreal Tuesday afternoon at a luncheon given under the auspices of the Social Workers’ Club, at the Edinburgh Café.Mr.Moore was heartily received.Whether emigration from Great Britain to Canada, or from Canada to the United States, any relief of distress that might result would be only temporary, he declared.In addressing the Social Workers on the subject of immigration and unemployment as inter related, Mr.Moore was emphatic in his opinion that there is no ultimate solution of the latter problem merely by movement of the population, but that there were economic causes which must be Temoved.The speaker dismissed as untenable the suggestion which had been made to him in some quarters that the divine law of the creation of life must be interfered with to remove unemployment.“Unemployment is undoubtedly the outcome of bad industrial development, careless or negligent economic rules in the carrying on of out industry,” he declared.“Rather than look for a solution by interfering with the right of birth and life, we should look in the direction of changing our economic laws.” Mr.Moore went on to explain the attitude of Labor to immigration, which, ho said, was not in any way intended to prevent the free movement of people, but was designed to restrict the inducing r?people to come here on the part of those who had a selfish motive for doing so.” Sigma: “What’s the most important law in physics?” XI: “Shake well before using.” * * * “How do you get so many girls?” “Oh, I just sprinkle a little gasoline on my handkerchief.’ ’ —C.C.N.Y.Mercury.AUSTRIA FAVORS GOODS MADE BY 8-HOUR WORKERS The Austrian Chamber of Deputies, which has been engaged recently in the preparation of a new customs tariff, has adopted a provision authorizing the government to increase by 33 1-3 per cent the import duties on industrial products coming from country which do not apply the eight hour day convention of the International Labor Organization.The text of the resolution voted by the Chamber of Deputies is as f ollows : “The government is authorized to increase, by an amount not exceeding one-third, by means of government order and with the consent of the chief committee of the Chamber of Deputies, the import duties provided by the customs tariff, on industrial products exported from states which have not ratified the Washington Convention of 1919 on hours of labor and whose standards in regard to hours of work is considerably below that of the said convention.” Liberty has written his name in letters of fire that all of time cannot efface.History has inscribed his deeds in records that the future can not change.Nature was kind to him.While yet the sunset colors painted deep the western sky, wrapped in the “dreamless drapery of eternal peace,” she laid him down to sleep beneath the evening star.Failing powers, that tragedy of advancing age, had not swept him from the arena of active achievement.He died as he had lived, as he had wanted to die, in the full panoply of sevice.“To outlive usefulness is a double death.” A New National Habit Shopping by telephone is rapidly becoming a national habit.The articles bought over the telephone include:—food of all kinds, groceries, hardware, kitchen utensils, notions, sheets, blankets, pillow-cases, comforters, towels, shades, gloves, rubbers, overshoes, slippers, boys’ clothing, jerseys, underwear, pyjamas, books, drugs, toilet supplies, etc., etc.Call up your favorite store and try it.Merchants usually take exceptional care to fill telephone orders satisfactorily.Every Bell Telephone is a Long Distance Station Page 4 SAMEDI, 24 JANVIER 1925 MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 24, 1925 m // G.In NEW bags of 7.14, 24, 49 and 98 lbs.The cake you make with FIVE ROSES is too good to waste.And what is left—if any— keeps fresh and moist till eaten.That’s real economy! FIVE ROSES FLOUR nvERosEsy fir Breads Puddinqs Pastries HOTEL WORKERS AGAINST TIPS Resolutions denouncing the tipping system and urging the establishment of a fixed wage were unanimously adopted at the fourth conference of the Hotel, Restaurant, and Bar Workers’ International held in Berlin November 25-27.Other resolutions called for the free movement of hotel workers from one country to the other, with the proviso that such wanderers immediately attach themselves to the union of the country where they are stopping, and for a campaign for the eight-hour day, even in the hotel industry.International dues were fixed at one and one-quarter cents per member per year, effective for 1924, and the office of the general secretary was shifted from Amsterdam to Berlin.After a Rumanian delegate named Roeslinger had denounced the “yellow Socialist” .leaders of the International in true Communist style, he was excluded from the conference'and a resolution was passed providing that only unions affiliated with central bodies forming part of the International Federation of Trade Unions would be admitted to the Hotel Workers’ International.Reports from different countries showed that, after having been hit hard by the post-war crises, the hotel workers’ unions were generally coming back strong and the prospects were good for rapid gains in membership.There were twenty-nine delegates present from Belgium, Denmark, Germany, Austria, Sweden, Czechoslovakia, Rumania, France, Poland, Italy and Holland.Reports from Norway, Yugoslavia, Switzerland and Spain expressed regret at not being able to send delegates.One of the last resolutions passed declared that the German Waiters’ League and the Geneva Association were not to be regarded as real trade unions.THE CANADIAN DOLLAR * ABOVE ALL Labor Delegation at Quebec A delegation headed by Mr.Gustave Francq, Chairman of the Executive of the Trades and Labor Congress of Canada for the Province of Quebec, met the Cabinet at Quebec on Thursday, laying before them the programme desired by Labor and the exact labor needs of the Province from their viewpoint.The delegation most ably presented the claims of Labor and was hea-d by Premier Taschereau, with wrapt attention questions and cross fire being continuous for over two hours.Numbers of members of the Legislature and officials of the Labor Department list énted to the exposition with earger earnestness.There are ten distinct heads which were dealt with exaust-ively: 1.Legislation emanating from decisions of the International Labor Office and falling within the jurisdiction of the Provincial Governments.2.Sunday work and the law covering one day’s repose in seven.3.Abolition of private employment agencies.4.Mothers ’ Allowance.5.Minimum Wage Board for Women.6.Educational measures.7.Workmen’s Compensation Act.8.Protection of citizens so that they might join whatever labor organization they may desire.9.Abolition of private employment agencies.10.Industrial Hygiene.In connection with the recommenda The return of the Canadian dollar to a parity with the United States dollar—in fact, it has been temporarily at a pre mium-is bound to please the Canadians, I ü“ 07 Winter natlonaT Labor Office remarks the Cleveland Times and Com- the Hon.Mr, Taschereau and his Min-mercial, and “will offset the smart of isters were asked t0 consiaer the eight the depreciated dollar of 1921.” We are hour day law in the Province of Que-reminded by this paper that : bee.More protection for women and For many months following the war, children engaged in industry; co-oper-Oanadian currency was at a substantial ation with other Canadian Provinces discount, compared with the currency of I to secure ratification by the Dominion the United Staes.At one time the Cana- of outstanding labor resolutions of im-dian dollar was off as much as 15 cents, Port; and representation of the Pro-and a discount of about 10 cents continu- vince of Quebec at the annual meetings ed for months.°f the International Labor Organiza- The cheap Canadian dollar became a t’ons are a*so requested, very sensitive topic to the patriotic Cana- The law °°vering Sunday work seems dians.Bankers may explain the technic- to be °I>en to Nation in connection with al reasons to their own satisfaction.But c^ub> k°teb an
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