Le nouvelliste, 8 juin 1991, Cahier 3
[" Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 8 juin 1991 aits et spectacles Restaurants Vacances / vevaee LA VISITE MENSUELLE D'UN «ZOOTHÉRAPEUTE».Un instant de soulagement et de bonheur Michel Cloutier Shawinigan-Sud Dans le silence de leur coeur trop souvent brisé par la maladie, la présence subite d\u2019un chat et d\u2019un chien autour d\u2019eux peut faire jaillir un instant de soulagement et de bonheur.Dans leur vie qui se prolonge souvent dans l\u2019isolement presque complet, les personnes chroniques, vivant au quatrième étage de l\u2019hôpital régional de la Mauricie à Shawinigan-Sud, se laissent séduire par cette visite mensuelle toute spéciale: celle de Pierre Garceau et ses animaux.L\u2019animateur, en «zoothérapeute» qu\u2019il est, s\u2019amène joyeusement avec un superbe chat himalayen et deux chiennes chinoises.Dès qu\u2019il pénètre dans la salle, tranquillement attendu par les nombreux bénéficiaires en fauteuils roulants et les infirmières attentives, Pierre voit déjà l\u2019ivresse en gagner plusieurs.Et doucement, l\u2019une d\u2019elles, les mains tremblantes, se met à prendre l\u2019animal dans une flatterie émerveillée.«Qu\u2019elle est belle! qu\u2019elle est belle!», répète la vieille dame, la voix cassée par l\u2019âge.Ses yeux bleus s\u2019animent vigoureusement comme si elle retrouvait une énergie nouvelle au fond de son coeur.À ses côtés, un brave monsieur aussi âgé (dans les 80 ans) fait un formidable effort en réclamant à son tour la vigoureuse bête.Il reçoit le chat himalayen.Le serrant contre sa joue, le voilà qu\u2019il pleure comme un enfant.Une exaltation amoureuse lui traverse l\u2019esprit en revoyant ses propres chats d\u2019avant sa fatale maladie qui le condamne désormais sur cette chaise.Le mois passé, certains malades ont retrouvé le sourire, alors qu\u2019ils sont habituellement enclins à sombrer dans la nostalgie.D\u2019autres, plus ouverts, se sont affectueusement endormis avec les bêtes, oubliant leur état précaire.Un geste consolateur qui semblait tenir du miracle.Merveilleux «La réaction d\u2019un malade chronique en présence d\u2019un animal, c\u2019est merveilleux et généralement très positif», constate M.René Boisvert, conseiller en condition de vie depuis six ans auprès des bénéficiaires chroniques de l\u2019hôpital régional de Shawinigan-Sud (CHRM).Cette thérapie nouvelle est pratiquée à titre d\u2019essai à cet hôpital, bien qu\u2019elle soit déjà exercée à l\u2019hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan où des observations sont faites sur une base scientifique, semble-t-il./ \u2019 « Â 'mr m\t4 son Pour M.Boisvert, la plupart des 45 malades chroniques du CHRM dont l\u2019âge moyen atteint les 80 ans, ont déjà eu un animal à la maison.«Ils ont dû se défaire soit de leur chat, de leur chien ou de leur oiseau qu\u2019ils affectionnaient sans doute beaucoup, au moment de devoir aller vivre en institution.» Il ajoute que revoir ainsi des animaux avec des yeux de grands-pères et de grands-mères, leur fait revivre les bons moments de leur vie.Les passions qu\u2019ils nourrissaient dans leur foyer remontent en surface et des sentiments nouveaux viennent labourer leur pensée, même s\u2019ils ont le corps malade et souffrant.L#présence d\u2019animaux donne manifestement un caractère spontané et vivant, avec un échange de tendresse pure chez ceux dont les traits du visage étaient restés tendus, creusés et douloureux.Même les moins expressifs étaient transportés d\u2019émotions.«Nous visons l\u2019agrément et la détente pour nos bénéficiaires.M.Pierre Garceau nous rend visite une fois par mois depuis 4 ou 5 mois», dit encore le conseiller en condition de vie.M.Yava Tej Venu assister à cet après-midi de thérapie nouvelle, M.Yaya Tej, travailleur social au CHRM, s\u2019est dit enchanté des résultats immédiats.Pour lui, il est certain que la présence d\u2019animaux a un rôle bénéfique au plan psychologique et physiologique.«C\u2019est un genre d\u2019intervention nouvelle pour des gens qui souffrent d\u2019isolement et qui ne peuvent se déplacer.Faute de visite, ils s'ennuient et l'animal devient un rayon de soleil», dit-il.M.Réal Turcotte Témoin de ce traitement thérapeutique, M.Réal Turcotte, directeur du Centre d\u2019emploi du Canada à Grand-Mère, était sur place pour constater le succès qu\u2019obtient aisément M.Pierre Garceau.Car le travail de ce dernier s\u2019inscrit dans un projet d\u2019encouragement! à l\u2019activité indépendante du Centre d\u2019emploi.Ce qui permet à M.Garceau de lancer sa propre entrepris^ moyennant une subvention fédérale.«C\u2019est étonnant et très innovateur.Nous voyons que ce projet-là peut aider les malades à se rétablir», de commenter M.Turcotte \u2022 j V T* Pour Pierre Garceau, «zoothérapeute» «Leur porter du bonheur, c'est enrichissant intérieurement» Shawinigan-Sud (MC) Pierre Garceau n\u2019a pas de formule magique pour transmettre un peu de flamme amoureuse aux frêles malades dont l\u2019âme est souvent meurtrie par trop de souffrance.Il leur offre le plus candidement possible la présence de ses animaux dont la douceur et Quelle tendresse! Mme Aldéa l.aquer-re-Mnntamheault, de Champlain, s'est liée d'affection avec «totoune».(Phiitomt-dia < lundi (.ill) le charme, devenus irrésistibles, font s\u2019ouvrir les bras et les mains de chacun! C\u2019est ce qu\u2019il appelle de la «zoothérapie».Le nom n\u2019est peut-être pas encore dans le dictionnaire, mais il laisse déjà son empreinte dans le coeur de bien des malades.«J'ai le goût de leur porter du bonheur à nos malades et c'est enrichissant intérieurement», confie-t-il modestement.Voilà que le cerceau qu\u2019il dresse avec entrain au milieu de la place, stimule ses petites chiennes chinoises qui se mettent à sauter d\u2019un bond à chaque appel répété.Le rire éclate chez les infirmières et les malades en sont tendrement ébahis.«il faut aimer les personnes âgées, les ma lades, les handicapés pour animer des après-midi comme celui-ci», avoue-t-il.Cette vocation n\u2019est pas arrivée comme l\u2019éclair, du jour au lendemain.Non.Auparavant, Pierre Garceau faisait carrière dans le domaine de l\u2019automobile.Mais il s\u2019est senti davantage attiré par le monde fragile et souvent délaissé des personnes âgées.Il s\u2019est mis alors à faire du bénévolat dans les centres d\u2019accueil de la région, et même à porter la communion aux personnes dévotes chez les moins autonomes.Un jour, il vit à la télévision un animateur qui égayait les personnes âgées avec de petits animaux.Ce fut le coup de foudre et aujourd\u2019hui, M.Garceau est passé maître dans cet art d\u2019animer cette thérapie nouvelle.«Me voilà à animer un peu partout, à Montréal.à Québec et dans la région.Non seule ment chez les âgés, mais aussi chez les défi cients intellectuels et physiques», explique-t-il en terminant \u2022 Hagiol Photo t\u2019jlruk Ktutuhamp P2 Le Nouvelliste samedi 8 |um 1991 N \\ QUI DEVIENDRA L\\~ «LE» GRAND CHEF?¦.a.Qui succédera comme grand chef des Premières nations à George Erasmus, probablement l\u2019autochtone le plus connu au Canada?C\u2019est mardi que l\u2019un des six candidats en lice sera élu.y»- Bob Cox Presse Canadienne Les candidats à la course au leadership de l'Assemblée des Premières nations, le plus important organisme représentant les Amérindiens du Canada, a pris certains aspects que l\u2019on croyait réservés aux campagnes électorales de l\u2019homme blanc.Six candidats désirent occuper ce poste qui, en plus d\u2019être rémunéré 85 000 $ par année, accorde à son titulaire le prestige dû à celui qui est chargé de représenter en hauts lieux les 500 000 Canadiens possédant le statut d\u2019Indien à une époque où les questions amérindiennes sont plus que jamais à l\u2019avant-scène des événements.l a campagne des candidats à la succession de Georges Erasmus se poursuit maintenant depuis cinq semaines et ces derniers ont dû se contenter d\u2019un budget de 35 000 S chacun pour faire parvenir leur message aux chefs des 633 bandes indiennes qui seront appelés à voter, mardi prochain, à Winnipeg.Un septième candidat, Sol Sanderson, qui a dû faire campagne en solitaire parce qu'il a été disqualifié, sa tribu n\u2019appartenant pas à l\u2019Assemblée, affirme toutefois que son nom se retrouvera quand même sur les bulletins de vote.La véritable campagne électorale a débuté en juin dernier, à Winnipeg, lorsque Elijah Harper s\u2019est levé, à l\u2019Assemblée législative du Manitoba, et a rejeté l\u2019Accord constitutionnel du lac Meech, sous prétexte qu\u2019il ne tenait pas compte des revendications des Amérindiens.Les favoris Parmi les conseillers de Harper, à l\u2019époque, se trouvaient les deux principaux candidats actuels, Phil Fontaine et Ovide Mercredi.«Je crois que rien n\u2019est encore gagné», reconnaît Mercredi qui, à l\u2019instar de Fontaine, est originaire du Manitoba.Les deux hommes peuvent d\u2019ailleurs tous deux compter sur des appuis importants un peu partout au pays.Fontaine est le président de l\u2019Assemblée des chefs du Manitoba et fut déjà chef de la tribu de Fort Alexander.Cet homme de 46 ans à la chevelure prématurément blanchie, parle d\u2019une voix calme et réfléchie.Les termes «conciliation» et «consensus» reviennent souvent dans son discours.Il a été durant onze ans fonctionnaire auprès du ministère fédéral des Affaires indiennes, terminant sa carrière à titre de directeur régional au Yukon.Il s\u2019est fermement engagé à combattre en faveur des droits des Amérindiens, soutenant avec fierté qu\u2019il était normal qu\u2019un membre des Premières nations soit à l\u2019origine de la débâcle du lac Meech.«Nous avons pour toujours modifié le cours de l\u2019histoire du C anada et rendu possible à ce pays de se forger un nouvel avenir», a-t-il affirmé durant un débat télévisé des candidats sur la chaîne anglophone CBC.Mercredi, avocat Mercredi, 45 ans, un avocat vif d\u2019esprit et très articulé, a tenté tout au long de sa campagne de démentir ceux qui prétendent qu\u2019il n\u2019est pas assez près de la communauté autochtone du Canada, sous prétexte qu\u2019il vit constamment à Ottawa où il représente, à titre de chef adjoint, l\u2019Assemblée des chefs du Manitoba.Ses adversaires soutiennent en effet qu\u2019il n\u2019est pas un «vrai» Indien.Même s\u2019il fait partie de la tribu de «Grand Rapids», il n\u2019est pas enregistré comme Indien avec statut, sa mère ayant perdu son statut officiel après avoir marié un Cri sans statut.L\u2019Assemblée des premières nations ne représente que les Indiens possédant le statut officiel en vertu de la Loi des autochtones.L.es autres groupes autochtones, soit environ la moitié de la population autochtone du pays, sont les Inuit, les Métis et les Indiens sans statut.Mercredi oeuvre pour l\u2019Assemblée des premières nations depuis de nombreuses années mais n\u2019est chef adjoint du Manitoba que depuis 18 mois.Les Canadiens ont appris à le connaître lors du début de la crise d\u2019Oka en juillet dernier lorsque Erasmus, alors en vacances, délégua Mercredi pour affirmer l\u2019appui de l\u2019Assemblée du Manitoba aux Mohawks sans toutefois admettre la violence utilisée.Il affirme que son type de leadership est nécessaire à l\u2019Assemblée des premières nations et est celui requis par ses chefs.«F.n moi, ils auront un représentant qui saura toujours prendra position.Ils connaîtront mes idées sur tous les problèmes qui se poseront.» Manifestation pacifique Il suggère par ailleurs à l\u2019Assemblée des premières nations de mettre au point une stratégie énergique en vue de l\u2019organisation de manifestations sous forme de désobéis- sance civile non violente.Il réclame également l\u2019appui de l\u2019organisation à divers groupes, notamment aux Cris du Nord québécois qui sont en lutte contre le développement hydroélectrique de leurs régions.Si les idées de Mercredi se veulent pacifiques et ressemblent au message qu\u2019a laissé le célèbre Mahatma Gandhi, celles de Bill Wilson s\u2019apparentent beaucoup plus aux idées préconisées par Martin Luther King.Wilson, 47 ans, chef adjoint de l\u2019Assemblée de la Colombie-Britannique, dit rêver d\u2019un meilleur avenir pour les siens.Il parle d\u2019un ton agressif qui lui vaut de chauds applaudissements de la part de ses auditoires, mais son style rend beaucoup d\u2019Amérindiens craintifs.Il affirme notamment que les Indiens auraient dû assassiner les premiers colons européens qui se sont installés sur leurs terres.Il réclame par ailleurs des compensations pour les jeunes Amérindiens qui ont subi des sévices dans les écoles des Blancs et favorise tout simplement l\u2019abolition du ministère des Affaires indiennes.«Assez, c\u2019esl assez», a-t-il affirmé lors du débat télévisé des candidats.«Nous avons été poussés trop loin et trop longtemps par les institutions du gouvernement.» Wilson se considère un intellectuel égal ou même supérieur à Pierre Elliott Trudeau.«Je n\u2019ai que dédain pour les gens stupides», dit-il.Ses adversaires, sous le couvert de l\u2019anonymat, affirment qu\u2019il est trop maladif pour bien représenter l\u2019Assemblée des premières nations.Il est diabétique mais affir- me que sa maladie est parfaitement contrôlée.Pas de violence Wilson affirme s\u2019opposer aux armes à feu et à la violence, mais ajoute que les autochtones doivent affronter la violence quotidiennement sur les réserves, déchirés qu\u2019ils sont par le chômage, un taux très élevé des suicides, la pauvreté et l\u2019alcoolisme.«Ne me parlez pas d\u2019armes à feu lorsque je vous entretiens de la violence réelle que subit un peuple qui n\u2019a aucun avenir», affirme-t-il.Un autre radical dans cette course à la chefferie, Mike Mitchell, 44 ans, est le chef du secteur canadien de la réserve d\u2019Akwa-sasne, sur la frontière québéco-ontarienne.Ouvrier spécialisé dans le montage de structures immobilières et cinéaste, il est reconnu depuis toujours comme un militant des causes amérindiennes.Les récents événements violents sur sa réserve ont toutefois fait de lui un homme un peu plus modéré.Il tente depuis ces événements d\u2019apaiser les esprits et de mettre fin à la guerre des clans qui a déjà fait deux morts.Les plus conservateurs des candidats dans cette course sont Bill Montour, 49 ans, chef de la réserve des Six Nations, près de Brantford, en Ontario, et Neil Sterritt, 50 ans, chef héréditaire de la nation Gitk-san, en Colombie-Britannique.On n\u2019accorde aucune chance de victoire à ces deux derniers.Les deux ont d\u2019ailleurs entrepris leur campagne avec beaucoup de retard sur leurs adversaires et sont très peu connus au niveau national.* Avant 65 ans, une personne sur dix est frappée d'une déficience auditive plus ou moins prononcée au Québec; après 65 ans, c\u2019est une personne sur deux.swjæpr; WT '/ Vivre avec la surdité Québec (PC) Dur d\u2019oreille ?Obligé de faire répéter à tout bout de champ?Consolez-vous: vous n\u2019êtes pas seul à vivre pareil problème.Avant 65 ans, une personne sur dix est frappée d\u2019une déficience auditive plus ou moins prononcée au Québec; après 65 ans, c\u2019est une personne sur deux.Si la surdité congénitale tend à diminuer grâce, notamment, aux programmes de prévention, celle reliée au vieillissement, elle, est en hausse.L\u2019année dernière, 85 pour cent des adultes ayant une incapacité d\u2019audition, étaient âgées de plus de 65 ans.Dans 10 ans, ce même groupe comptera pour 89 pour cent de la clientèle.Les conditions d\u2019emploi constituent l\u2019une des causes les plus importantes de la surdité chez le adultes.Entre 1986 et 1990, la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec a reçu 12 431 demandes de réclamations pour la surdité professionnelle, dont 8373 furent acceptées.Selon la CSST, la surdité acquise en milieu de travail représente actuellement la maladie professionnelle qui génère le plus grand nombre de réclamations.L\u2019âge moyen des personnes ayant fait une demande pour cause de surdité acquise en milieu de travail est de 56 ans.«Le problème est sérieux», note, en entrevue, la directrice générale de l\u2019Institut des sourds de ( harlcsbourg, Mme ( laudette Gauvrcau, «parce que les personnes en perte d'audition ont ten dance à se retirer du reste du monde et à s\u2019isoler.Elles se sentent coupées de toute communication avec autrui et craignent que leur sécurité ne soit menacée.» Claudette Gauvreau dirige l\u2019un des neuf centres de réadaptation du Québec dont le mandat est précisément de venir en aide aux personnes frappées de problèmes auditifs.«La déficience auditive est un monde rempli de préjugés, ajoute Mme Gauvreau.Les gens aux prises avec ce handicap invisible en parlent peu parce qu'elles ont souvent peur: peur de perdre leur emploi parce qu'elles entendent moins bien; peur de faire répéter pour ne pas embêter les pa rents et les amis.» La directrice de l\u2019Institut des sourds de Char-lesbourg dit aussi que les limitations découlant de la déficience auditive sont encore très mal reconnues, et qu\u2019elles sont trop souvent considérées comme un mal nécessaire propre à la vie moderne.Les services Et pourtant, les personnes qui entendent moins bien peuvent bénéficier, au Québec, d\u2019une gamme très variée de services techniques et professionnels aussi bien en milieu hospitalier qu\u2019en cliniques publiques et privées et en centres spécialisés.Dans un centre comme l\u2019Institut des sourds de Charlesbourg, les programmes d\u2019aide, mis à la disposition des déficients auditifs, sont fort impressionnants.Une équipe multidisciplinaire assure notamment des services en audio-logic, développement de la communication, intégration scolaire et communautaire ainsi qu\u2019en milieu de travail, support à la famille sans oublier, bien sûr, l\u2019aide technique pour les nombreux appareils de plus en plus sophistiqués disponibles sur le marché.Mais avant de s\u2019y présenter, une personne en perte d\u2019audition va d\u2019abord consulter son médecin puis un oto-rhino laryngologiste afin d\u2019ob- tenir un diagnostic médical.«Très souvent, malheureusement, confie Claudette Gauvreau, la démarche s\u2019arrête là.On ne croit pas utile d'aller plus loin.» L\u2019Institut des sourds de Charlesbourg, qui dessert la grande région 03, reçoit 500 nouvelles demandes d\u2019aide par année.Preuve que beaucoup de personnes souhaitent aller au bout de leur démarche.Serge Jobidon y tient un véritable musée d\u2019accessoires de toutes sortes destinés à faciliter la vie des personnes atteintes de problèmes auditifs.Détecteur et réveille-matin avec ampoule clignotante, vibrateur avertisseur à placer sous le matelas ou l\u2019oreiller, avertisseur alphanumérique, casques d\u2019écoute pour basses ou hautes fréquences, appareil téléphonique à réception visuelle et, évidemment, la gamme d\u2019appareils de plus en plus miniaturisés et performants que l\u2019on porte à l\u2019oreille, et plus encore.Des aides auditives dont le coût d\u2019achat oscille entre 14 $ et 18(H) $.La Régie de l\u2019assurance-maladic du Québec défraie, à certaines conditions, des aides auditives et des services reliés à l\u2019achat, l\u2019ajustement, la réparation ou le remplacement.[.\u2019Office des personnes handicapées, par son programme d\u2019aide, absorbe les frais pour l\u2019aide non couverte par la Régie à titre palliatif.Mais la patience est de rigueur car le nombre de demandes a considérablement augmenté au cours des dernières années.En novembre 1990, 17(H) dossiers concernant les aides auditives étaient en attente d\u2019une réponse à l\u2019Office des personnes handicapées.I es délais d\u2019attente variaient de deux à six mois.«Côté aide technique, soutient Serge Jobidon, nous n'avons absolument rien à envier aux autres pays.Nous sommes à l'avant garde.Mais un vaste champ reste inexploré.Du côté, entre autres, des centres d'accueil et des maisons d'héhrrgrment.il y a encore heaueoup de travail à faire afin de faci liter l\u2019autonomie des personnes ayant une déficien ce auditive.»* v » X * > À la recherche de la liberté Trois-8;- U N°\u201c' it dan* le J jre part.\u201e de vous\t- Il y a treize ans, notre famille quittait le Laos, pays du Sud-Est asiatique.Malgré ces années passées, les souvenirs sont encore présents dans notre mémoire.Même si j\u2019étais très jeune à cette époque, je n\u2019ai pas oublié la nuit de notre fuite.C\u2019est une nuit de tempête mais surtout d\u2019angoisse.Notre départ n\u2019avait pas été décidé à la légère.Notre cauchemar avait commencé en 1975, deux ans avant notre fuite et année de la rentrée du parti communiste au Laos.Même si ce royaume avait connu de nombreuses guerres, la vie n\u2019avait jamais été aussi difficile.Dans un endroit comme l\u2019Amérique du Nord, il est difficile de croire que, du bout de leurs fusils, les militaires exercent leur pouvoir.Pourtant, c\u2019était le cas dans le royaume du million d\u2019éléphants.Ce n\u2019était pas la guerre, mais la liberté n\u2019existait pas et les gens étaient exploités injustement.Partout où l\u2019on allait, les soldats nous surveillaient, lis s\u2019installaient chez des gens sans y être invités.Mon père me racontait qu\u2019il n\u2019était pas rare de voir des militaires venir s\u2019établir chez nous.Mes parents n\u2019avaient pas d\u2019autre choix que de les accueillir.La fuite Après avoir vécu trois ans sous le régime communiste, mon père décida de s\u2019enfuir.Selon lui, la vie et le bonheur n\u2019étaient plus possibles au Laos.Ce n\u2019était pas la richesse qui attirait mes parents; c\u2019était la pensée que nous ne pouvions plus nous promener sans être épiés, qui les avait incités à prendre une telle décision.Mon père s\u2019enfuit donc avec son ami nous laissant seuls derrière.Il avait été planifié que plus tard nous irions le rejoindre.Quand?Nous ne le savions pas.Trois jours plus tard, ma mère nous informait qu\u2019il fallait partir.Nous savions que mon père était en Thaïlande, la terre des hommes libres.La Thaïlande et le Laos étaient séparés par le fleuve Mékong.Le seul moyen de transport dont nous disposions était une chaloupe.Cette nuit-là, le vent soufflait fort et la pluie tombait en rafale.Cette tempête n\u2019était pas un bon présage et la séparation d\u2019avec nos terres, nos familles et amis était cruelle.Il fallait pourtant nous résigner.Cette nuit serait notre dernière en terre laotienne.La traversée était dangereuse.On pouvait nous surprendre en pleine fuite et nous tuer sur-le-champ.D\u2019ailleurs il n\u2019était pas rare de voir des corps flotter sur le fleuve.Ces cadavres étaient ceux des gens qui comme nous fuyaient le régime.Malheureusement, ils avaient été découverts et tués de sang-froid.Ils avaient risqué leur vie pour trouver un peu de liberté! Peut-être l\u2019ont-ils retrouvée là où ils ont échoué.Nous ne savions pas si Dieu était avec nous cette nuit-là ou si la tempête avait incité les militaires à rester à l\u2019intérieur.Une chose était sûre cependant: notre traversée s\u2019était effectuée sans problème.Arrivés près de la côte thaïlandaise, nous respirions mieux mais nous ne nous doutions pas de ce qui nous attendait; en effet, à son arrivée mon père avait été arrêté et jeté en prison.De plus, un pêcheur nous avait découverts et dénoncés aux policiers.On nous arrêta et on nous menaça de nous renvoyer.Les policiers nous avaient dépouillés de notre argent et de nos bijoux et nous avaient laissés dehors sans nourriture pendant plusieurs jours.Finalement lorsque mon père termina son séjour en prison, il fit quelques démarches pour nous libérer.Grâce à la bonté d'un policier, on nous transféra dans une prison, procédure normale pour les réfugiés, afin de constituer les dossiers.Ensuite, nous avons rejoint mon père dans un camp pour réfugiés.Le camp «Nong-Khaï» Nong-Khaï, camp de réfugiés de la Thaïlande, comptait à cette époque, en 1978-79, près de 30 000 émigrants.Il y avait des grands bâtiments subdivisés en petites pièces.Nous vivions dans l\u2019une de ces pièces dépourvues de mobilier.Dans ce camp, il y avait une école, un hôpital et une église catholique.Pour nous aider à survivre, l\u2019ONU et l\u2019aide internationale nous fournissaient de la nourriture.Les conditions de vie, malgré cela, n\u2019étaient pas très bonnes.Grâce à ses anciennes relations, mon père pouvait commencer à exercer son ancien métier de caté-chète.Même si notre revenu augmentait, mes parents ne voulaient pas que nous passions le reste de notre vie à Nong-Khaï.Un nouveau pays C\u2019est alors que Mgr Bach, évêque responsable des catholiques en Asie, nous apprenait que le Canada était prêt à accueillir 300 familles de réfugiés.Mon père, qui avait connu plusieurs Canadiens, alors que nous habitions au Laos, s\u2019em- pressa d\u2019écrire une lettre aux Oblats de Trois-Rivières.Dans cette lettre, il demandait qu\u2019on nous parraine.En même temps, il remplit un formulaire d\u2019accueil au Canada.Un nouvel espoir était né pour nous, même si nos chances étaient minimes.En effet, le nombre élevé des membres de notre famille pouvait être un problème.Quelques mois plus tard, on nous informait qu\u2019un comité de parrainage du Québec faisait des démarches pour nous faire quitter la Thaïlande.Grâce à la générosité des paroissiens de Saint-Étienne-des-Grès, le comité avait ramassé le montant nécessaire pour nous accueillir.Il ne nous restait plus qu\u2019à attendre la réponse du Canada.Cette réponse ne s\u2019est pas faite attendre bien longtemps.La liste des départs fut affichée peu de temps après la réception de la lettre.Malheureusement il manquait deux noms des membres de notre famille à la liste.Il fallut alors attendre deux semaines, le temps que les noms manquants y soient inscrits.Après 17 mois dans le camp, nous pouvions enfin quitter la Thaïlande.Nous étions heureux de partir, mais nous craignions ce qui nous attendait.Nous ne savions pas si la vie serait meilleure au Canada.Malgré ce doute, un Boeing 747 nous emporta, le 17 février 1980 vers une terre inconnue, le Canada.Nous avions déjà quitté le pays qui nous avait vus naître, qu\u2019avions-nous à perdre?Nous priions simplement que ce soit un bon pays pour un bon départ.i hob Muniionc Pour des jeunes Manitobains en visite Vive le Québec pour.La Ronde et la poutine! Isabelle Légaré Trois-Rivières La poutine n\u2019apparaît pas sur le menu des casse-croûte de la base militaire canadienne de Shilo, au Manitoba.Le fromage est râpé, enfoui sous des patates frites arrosées d\u2019une sauce brune à peine épicée.Rien à voir, affirment des amateurs de la chose, avec nos mixtures originales surmontées, elles, de fromage en grains.Les gros manèges n'existent pas non plus à Brandon, la deuxième plus grosse ville du Manitoba après Winnipeg.Ilya bien un parc d\u2019attractions, mais il est vingt fois \u2014 minimum \u2014 plus petit que celui de La Ronde, témoignent en coeur une dizaine d\u2019enfants manitobains qui profitent d\u2019un retour aux sources temporaire, dans la région, de leur enseignante trifluvienne.Justement, Trois-Rivières.quel est leur verdict?«C\u2019est beau.Il y a beaucoup d\u2019arbres, et c\u2019est la capitale mondiale du papier journal», ajoute cette classe d\u2019immersion française, confirmant ainsi qu\u2019elle a bien appris sa leçon.Kllc était une fois dans l\u2019Ouest Aussitôt son baccalauréat en adaptation scolaire complété à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, en 1987, Dominique Côté, de Trois-Rivières, a quitté la résidence de ses parents.Claudette et Serge, pour aller enseigner dans une école anglophone de Brandon, la deuxième plus grosse ville du Manitoba après Winnipeg.Elle n\u2019y allait que pour un an, a déclaré Dominique à l\u2019époque.L'amour, toujours l\u2019amour, la jeune femme de 25 ans habite cette région encore aujourd'hui.Et c\u2019est à un groupe d\u2019immersion française de la base militaire de Shilo qu\u2019elle transmet depuis deux ans ses connaissances.Une classe composée de onze élèves de cinquième et sixième an- A w> nées, le seul groupe francophone au deuxième cycle.Les parents de ces enfants ont décidé, il y a trois, quatre ou six ans, que l\u2019apprentissage du français serait très bénéfique pour leur progéniture.«Nous voulons leur donner une chance pour le futur et en même temps, nous voulons préserver la langue française», explique avec une léger accent Mme Danielle Davis, une mère accompagnatrice québécoise.Elle a épousé, il y a treize ans, un militaire anglophone.Qui prend mari prend pays.Danielle élève donc ses deux enfants dans les plaines de l\u2019Ouest canadien.Ces derniers bénéficient de la dualité linguistique de papa et maman.Le cas des enfants Davis n\u2019est pas unique.Shilo est composée de plusieurs couples bilingues.Parallèlement, des parents unilingues profitent à leur tour de l\u2019ouverture d\u2019esprit et culturelle qu\u2019ils ont eue de par le passé, lorsqu'ils décidèrent en fait d\u2019inscrire leurs petits dans un groupe d\u2019immersion fran- cophone.Voyager en français Apprendre ses mathématiques, son histoire et sa géographie en français, ça peut paraître exotique.Mais voyager dans la langue de Molière, au Québec de surcroît, alors là.«J\u2019ai toujours rêvé d'amener ma classe loin, loin, d'être capable de faire un voyage avec les enfants en français», explique Dominique Côté qui a aussitôt pensé à Montréal, Québec, Charlevoix et bien entendu, à son Trois-Rivières natal pour cette aventure d\u2019une dizaine de jours.Les explorateurs dorment à l\u2019hôtel, à la maison des Côté, chez leurs gentils voisins.Ils se déplacent même en minibus.Comme quoi on a pensé à tout.Vendre ce projet de voyage aux parents n\u2019a pas été difficile en soi.Tout le monde s\u2019est impliqué à la vente de chocolats, de décorations de Noël, d\u2019épices, de plats «Tup-perware».,.Le directeur de l\u2019insti- tution primaire s\u2019est également montré très coopérant.Membre actif du «Men\u2019s Club» (un regroupement semblable au club Lions), le patron de Mme Côté lui a remis un chèque faisant foi de son important coup de pouce financier.Un voyage comme celui-là coûte environ 825 $ par enfant.Les quelques réticences que ce genre d\u2019initiative suscite sont apparues, en fait, chez les autres instituteurs et élèves de l\u2019école, quelque peu jaloux de voir une collègue ou leurs petits camarades s\u2019envoler pour le Québec, les poutines, La Ronde, le métro et.Trois-Rivières.Réaction normale, déclare Dominique, habituée aux tapages verbaux qu\u2019une cour d\u2019école, envahie par des enfants bilingues et unilingues anglophones, peut provoquer.«Mais ce n\u2019est pas la majorité qui a essayé de me décourager», préfère-t-elle ajouter, même à des milliers de kilomètres de ceux qui ont chuchoté que cette enseignante francophone et ses élèves pouvaient bien y rester \u2014 au Québec \u2014 que cette province allait se séparer du reste du Canada de toute façon.«Depuis Meech Lake»., soupire maman Davis, fière de porter un bermuda imprimé de fleurs de lys.Les jeunes se sont procuré, eux aussi, des gilets, tasses et tout autres souvenirs traditionnels à l\u2019effigie du Québec.Ils en auront des histoires à raconter de retour à Shilo.«Au Manitoba, il n'y a que des prairies.Ici, vous avez des montagnes et de l\u2019eau.Et c\u2019est vert, pas brun», décrit Élaine Grosinger qui est impatiente de revenir, cet été, s\u2019installer à nouveau dans la région de Montréal, à Longueuil plus exactement.Promotion de papa oblige.Ses compagnons de voyage l\u2019écoutent, l\u2019envient un peu, selon, qu\u2019ils aient déjà habité la province ou qu\u2019ils aient digéré, sans maux d\u2019estomac, le fromage en «crottes» de la poutine * I 34 Le Nouvelliste Trois Rivières Samedi 8 juin 1991 Arts et spectacles Mario Trudel défriche encore sa longue percée Isabelle Lét>aré Trois-Rivières Mario Trudel «trippe».Pas autant qu\u2019une signature de contrat avec les Productions Guy Cloutier et la sortie d\u2019un troisième album le permettent, mais l\u2019auteur-compositeur et interprète jubile tout de même un peu.C\u2019est le temps qui lui manque, en fait.Mario Trudel a entrepris une tournée de visibilité qui l\u2019amene un peu partout au Québec.Le public identifiera, une bonne fois pour toutes, son visage à ses chansons qui tournent régulièrement à la radio.officiellement le chanteur en 1987.Deux ans plus tard, son second microsillon et les hits «Reviens» et «Chevaliers-enfants» donnent son coup d\u2019envoi sur les palmarès.«J'ai préparé, je crois, la musique que jouent les jeunes chanteurs actuellement.Je fais partie de ceux qui ont influencé la musique que nous écoutons présentement à la radio», s\u2019encourage Mario Trudel avec raison.Mario Trudel Lorsqu'on a 36 ans et qu\u2019on fait le métier de chanteur de façon professionnelle, et ce depuis quinze ans, on apprend que la patience est une qualité qui rend apte à produire certains effets, et que sa pratique est en soi une vertu.Mario Trudel ne garde pas de goût amer de sa longue percée.«Je suis de cette génération où rien ne se passait pour les chanteurs québécois francophones.» Au début des années 80, Séguin, pas plus que Rivard, ne produisait de disques.L\u2019ère disco battait son plein.Trudel en a profité, quant à lui, pour offrir son matériel mi-rock, mi-jazzé dans les bars de la province.Son premier album «Sans bagages» présente Les Grandes vacances.la grande rencontre Mario Trudel et Guy Cloutier se connaissaient déjà de réputation, et pour s\u2019être rencontrés sur quelques plateaux de télévision.Mais c\u2019est à Sainte-Julie, dans le cadre de l\u2019enregistrement d\u2019une émission des Grandes vacances, que l\u2019agent des Simard, Blouin, Saint-Clair, Minville, etc.s\u2019est vraiment montré intéressé aux oeuvres de Trudel, et par le type lui-même.De retour au Québec, Mario a reçu un appel de Cloutier.«Il m\u2019a demandé ce que je faisais.Je n\u2019ai pas hésité longtemps avant d\u2019accepter son offre.Tout arrivait à point, je voulais changer de compagnie.» Mario Trudel n\u2019est pas de ceux qui se plaignent tout haut qu\u2019on les a mal guidés dans le passé.«Disons qu'il fallait que je change de «gang» pour aller plus loin.» La course se poursuit Trois albums en quatre ans.«Je n\u2019ai pas eu le temps d\u2019arrêter», répète l\u2019auteur-compositeur et interprète.«En déséquilibre» est sans aucun doute celui dont il est le plus fier.Et Trudel prendra tout son temps pour le présenter.«J\u2019espère qu\u2019il aura une longue vie.Je veux quelque chose de gros.» Cet été, aucun spectacle ni festival apparaissent à l\u2019agenda de Mario Trudel.11 travaillera plutôt à sa remise en marché.Mais ce n'est pas l\u2019envie qui lui manque de monter sur les planches.«Je suis un gars de scène.Je suis impatient, mais il ne faut pas brûler des étapes.» Le mardi 11 juin, Mario Trudel sera au Gosier, à titre de membre du jury du concours Lauren-tide Rock * SUPER BINGO PRIX TOTALISANT 5000$ OU: HÔTEL DELTA SALLE DES CONGRÈS QUAND: 9 JUIN 1991 COÛT: 2\u2019 LA CARTE D ENTRÉE UNE INVITATION DE F I 'W>|f a Le Nouvelliste DIMANCHES C\u2019fcS' ___ Disto-bar 109, LAVIOLETTE, TROIS-RIVIÈRES Ri Heureux qui, comme Ulysse, a beaucoup voyagé Bertrand Gosselin revient.à Batiscan Doris V.Hamel Batiscan Le chanteur-compositeur Ber-trand Gosselin n\u2019a pas vécu l\u2019été au Québec depuis 22 ans, il a choisi d\u2019effectuer un grand retour sur la scène du Parc de la rivière Batiscan, le dimanche 23 juin, à 21 h, dans un spectacle, «Heureux d\u2019être ensemble».Bertrand Gosselin arrive de Chine, de For-mose, où il a donné quelques concerts.Il a représenté le Québec au Venezuela, au Brésil, afin de représenter la chanson française.Depuis cinq ans, il était ailleurs à parler et à chanter le Québec.Il a beaucoup composé.Il arrive riche d\u2019un album, «Novo», qui sera disponible à la mi-juin.Un album qui contient des chansons composées dans plusieurs pays du monde, en Hollande, en Belgique, en France sans oublier l\u2019Argentine, le Brésil, le Québec.«Je m\u2019accompagne de différents instruments, mais le vocal est pour moi très important.Je me sers de ma guitare, mais les stvles sont diversifiés, imprégnés des pays où j\u2019ai vécu.«Maria Klisa» sur un rythme de «bossa-nova», «Bergerac», ma favorite sent le Périgord», mentionne Bertrand qui possède les arts du cirque lui permettant de jongler facilement d\u2019un style à l\u2019autre.Il a joué et chanté dans les châteaux en France, dans les séchoirs à tabac aussi.Il y a sept ans, Bertrand possédait une collection importante d\u2019instruments de musique dont il s\u2019est départi en partie, depuis.«Je possède sept cornemuses et nulle part ailleurs qu'en France on en retrouve une telle variété.La cornemuse du centre de la France, celle de l'époque de la Renaissance me plait particulièrement.La cornemuse est mon instrument de predilection avec le «bôdhram» irlandais, un instrument de percussion » Passionné du cirque autant que de la musique, le chanteur-compositeur a composé sur les amuseurs publics.Ils l\u2019ont inspiré à un point tel, qu\u2019il croit qu\u2019il lui serait possible de vivre en France les 60 prochaines années sans s\u2019ennuyer une minute.Il appliquerait alors à sa vie d\u2019artiste la diversité découlant des nombreux talents qui l\u2019habitent, qu\u2019il s\u2019agisse de marcher sur un fil, jouer de plusieurs instruments de musique à la fois, ou chanter en s\u2019accompagnant de sa guitare.«Je suis Québécois, nationaliste dans l'âme, très fier de parler du Québec.En Chine, on m\u2019a posé beaucoup de questions.Ils voudraient être indépendants eux aussi.Mais ils ont peur d'être envahis par les armées.Je leur ai mentionné que nous, ici, nous discutions.Je leur ai parlé de la réalité québécoise, de la richesse de notre culture, de notre vie dont je suis fier.» Bertrand Gosselin a beaucoup voyagé ces derniers temps.Le 23 juin, il sera à Batiscan.Il a côtoyé beaucoup de misère au Brésil, mais il a aussi vu la richesse, la beauté.Il a su apprécier la culture, la langue.Il a vu les 7000 kilomètres de plage sur la mer qui est «jaune ci- tron», tellement elle est souillée par les produits chimiques et c\u2019est, selon Bertrand, comme ça, partout dans le monde.«Je sens la planète et il est tellement important de prendre conscience et de poser les gestes qu\u2019il faut.Je me sens nationa liste parce que nous devons préserver notre culture, une culture sans frontière.Je suis un amoureux de la langue française, même si je parle plusieurs langues.J\u2019adore notre langue.Je vis dans mon dictionnaire.» Bertrand Gosselin est citoyen de la planète.Il a composé une chanson sur la guerre, «A quoi ça sert la guerre?», qu\u2019il chantera à Batiscan, en primeur, puisque cette chanson ne se retrouve pas sur son nouvelalbum.Cette chanson lui a été inspirée par la guerre du Golfe alors qu\u2019il était en Chine.La vie lui apporte beaucoup.Il sent les situations.Il les décode pour exprimer en chansons les choses et les événements qui le marquent.En écoutant «Gitan», «Belle amie», «Le pouvoir des caresses» et «Voyager, quel plaisir»: il n\u2019y a aucun doute: Bertrand Gosselin aime la vie!* MUSÉE PIERRE-BOUCHER DU SÉMINAIRE 858, LAVIOLETTE, TROIS-RIVIÈRES EXPOSITION \"Rodolphe Duguay en mémoire 1891-1991\" VERNISSAGE LE DIMANCHE 9 JUIN À 14 HEURES L 'esposition se poursuivra jusqu'au 3 septembre 1991 BIENVENUE À TOUS! Une invitation: Le Nouvelliste ( vstr C )r< hcslrc symphonique de Trois Rivières Gilles Bellemare Dircttrui artistiqur Le Club lcClub Le Club SUPER GALA DE LUTTE Lundi 10 juin, 22 heures A''EÇ l TROlS-fflVÆRES « D CO» '-es ________ JETHRO TOLL direction musicale DAVID PALMER ancien membre du groupe JETHRO TULL Billets en vente Parterre 20$ Mezzanine 27$ Loqef| Au stade de baseball de Trois-Rivières A la Billetterie de la salle J.-Antonio-Thompson au (819) 380-9797 et chez Archambault Musique.3760, b o u I .des Forges.(trais de service et laves mclus) en collaboration avec LUB Disce-bar 109, LAVIOLETTE, TROIS-RIVIÈRES LE «SHOW» Vendredi, 21 juin 1991 à 21h00 i« Cunt> Le Club Le Club | u Club l* Club Le Club (ouverture des portes a 19h00) U Nouvelliste samedi 8 |um 1991 P5 Cinéma «Un bon flic», avec Michael Keaton Quand Robin des Bois habite New York Isabelle Légaré Trois-Rivières Un enfant bouleverse une vie.Alors trois d'un coup! Des fillettes de surcroît.Mignon.Et lorsqu\u2019on est inspecteur dans les quartiers les plus détraqués de New York, la vie de famille peut sembler tout aussi risquée.et combien épanouissante.«Un bon flic» (One Good Cop), avec Michael Keaton, nous présente un policier au coeur d\u2019or et d\u2019acier.La vie d\u2019Artie (mais c\u2019est Arthur qu\u2019on comprend tout au long de cette traduction française) se résume premièrement à des bagarres contre la pire rapace newyorkaise: trafiquants, déséquilibrés, meurtriers, etc.Artie et son collègue des huit dernières années, Stevie, (Anthony LaPaglia), s\u2019en sortent toujours vivants, amochés mais avec un sourire qui montre toutes leurs dents.Un jour par contre, sur les lieux d\u2019une prise d\u2019otage à laquelle ils doivent jouer les négociateurs, Stevie ne répond plus lorsque Artie lui crie qu\u2019ils sont sains et saufs.Le choc.Surtout que le bon flic devient le tuteur des enfants de son copain veuf et aujourd\u2019hui décédé.Sa vie ne sera plus la même, celle de sa femme Rita (Rene Russo) non plus qui se prend véritablement d\u2019affection pour les trois jolies orphelines qui hébergent avec eux, le temps qu\u2019on leur déniche un foyer d\u2019adoption.La suite est prévisible.Il nous montre plutôt l\u2019album d'une famille reconstituée, avec ses excellentes et ses photos manquées.«Un bon flic» contient certaines longueurs, des scènes prévisibles, a-t-on mentionne, des cliches aussi.Mais dans l\u2019ensemble, il s\u2019agit ici d'un bon divertissement qui nous rappelle les plus grandes aventures de Robin des Bois.Micheal Keaton n'est pas à son mieux dans cette production.Ses gestes et paroles sonnent faux par-fois.U\u2019exi vrai qu\u2019il n'est pas très bien appuve par la traduction que les français ont faite de One Good Cop.Mais ca.on n'a pas fini de le répéter.Il faudra juste s\u2019habituer aux «flingues», «mon pote», et à toutes les autres «espèces d'en-cul.\"\u2022 «Un bon flic» est présentement à l'affiche du Cinéma Impérial.Il met en vedette Michael Reaton (Beetlejuice, Batman, Pacific Height, etc.), Rene Russo (Mr.Destiny) et les petites Blair Swanson, Grace Johnson et Rhea Silver-Smith.Mais «Un bon flic», de Hey-wood Gould, a ceci de particulier, il nous présente deux histoires: celle d\u2019Artie au boulot (avec toutes les cascades et la violence que la profession de policier dans la Big Apple amène), et celle d\u2019un inspecteur à la maison où l\u2019attend une sédui- sante épouse et d\u2019attachantes soeurettes.C\u2019est gagné vous croyez?Pas tout à fait, dans un comme dans l\u2019autre scénario, Artie n\u2019est pas au bout de ses peines.C\u2019est rare qu\u2019un film policier \u2014 américain s\u2019entend \u2014 joue autant avec les vraies émotions, et que ça réussisse, assez en tout cas pour qu\u2019on espère cet équilibre dans d\u2019autres drames d\u2019action à venir.Rene Russo y est pour beaucoup, plus en fait que la présence des fillettes.Leur sort émeut, bien sûr, mais Gould n\u2019a pas concentré ses images sur leurs visages enfantins.Les propriétés de stars ont du mal à se vendre Beverly Hills (AP) Le marché de l\u2019immobilier en Californie du Sud n\u2019est plus ce qu\u2019il était: les propriétés de stars tels Sylvester Stallone, Lee Majors ou feu Sammy Davis Jr ont du mal à se vendre.Du coup, les prix baissent: la demeure de l\u2019actrice Lucille Ball (décédée en avril 1989) ne vaut aujourd\u2019hui «que» 4,25 millions $, la moitié du prix initial.De telles propriétés, d\u2019ordinaire, attirent les gens \u2014 ceux qui en ont les moyens bien entendu.«Beaucoup de gens vivent une vie ennuyeuse, et le fait de vivre dans la maison d'une célébrité leur donne de la stature», explique Mike Silverman, un agent immobilier.«Quand elles ne se vendent pas, c'est qu'elles sont surévaluées, ou que le marché est mauvais.» La maison de Lucille Ball, par exemple, «avait un prix beaucoup trop élevé.» En Californie, le prix médian d\u2019une maison est de plus de 200 000 $, deux fois plus que la valeur nationale.Un prix médian de 200 000 $ signifie que la moitié des maisons coûtent plus cher, et l\u2019autre moitié moins cher.La valse des millions La propriété de Sammy Davis, décédé en mai 1990, vaut actuellement 4,25 millions $, le prix de départ.Celle de Lee Majors sur la plage de Malibu atteint 4,9 millions $, et le ranch de Sylvester Stallone coûte 6,7 millions de dollars.«J'ai eu pas mal d'appels, parce que ya appartient à des stars.Les réactions sont plutôt bonnes, mais le marché est mauvais», déplore Mike Silverman.La maison de Lucille Ball, avec ses 4,25 millions $, constitue une bonne affaire, souligne-t-il.«Il y a plusieurs milliers de mètres carrés, et elle est au nord de Sunset Boulevard, ce qui est un plus.Si le marché était meilleur, je l'aurais probablement vendue.»* CINEMA CARTIER SHAWINIGAN FESTIVAL DU HOMARD.La salade César Le feuilleté d\u2019escargots à la crème d\u2019ail si/ ,'2s -xi/ sLf si/ Le potage du jour ¦vil*\tyk, sir \\i/ /p* Le homard frais préparé selon votre goût: Homard bouilli au beurre à l\u2019ail ou beurre citronné Homard grillé au beurre à l\u2019ail ou beurre citronné Homard au coulis de poivrons rouges Homard aux fines herbes Homard thermidor -fck.àk* Ak.Ak, Ak.^ Les délices du chef Ronald La tulipe aux mille secrets xi/ .xi* si/ si/ si/ si/ ^x *^x 1 homard Café, thé tisane 1 lA homard IS-5* 18,5J AUBERGE GODEFROY 17575.bout.Bécancouf.St-Ovéqo*r«.Réservation*: (819) 233 2200 Jusqu'au 13 juin Un Mm de Olivet Stone LE FILM LSI IMPECCABLE .VAL KILMER OFFRE UN JIM MORRISON FORT CRFDIBLE \u2022 JOURNAL DE MONTREAL Il y a des choses connues et des choses inconnues et entre les deux il y a THE DOORS .- Jim Morrison.Ill version française \u2019 **L*A*f O THROUGH CXXUMM\tOT CANADA Samedi 19h30 et 21h45 Dimanche au jeudi 19h30 Lundi à 4* OUVERTURE des guichets à 19 h 30 -si Vl\\|t xL filllllH fcfj I i Ik ill lui tin mt'illi'tir liotnim ' ELLE\\ R\\RU\\ dans le film de BI.AKE KDW \\KI)S » mes deux vies nertHHi Irjnçute de Twitch JIVVIV SKITS loBETH KflLUKS lORiUl.SE BRA 2268, ST-MARC, SHAWINIGAN 536-7091 GAGNANT DE 7 OSCARS dont meilleur film Spécial D* seulement julli loderts les nuits avec mon ennemi BILL MURRAY RICHARD DREYFUSS Bob est un ami d'un genre 1res particulier.U genre a vous rendre fou.S T I \\ I S I 1 L M AI I ON I l>\\X' la pro|ection débute au ctépuscule H I OSCAR CINÉ-PARC TROIS-RIVIÈRES ROUTf «OlSORTIf l«) }11 J1(*9 -I I- VIRSION FRANÇAIS?OC «IftCmNBCT tflMOSNl-DWiSriMIti' WKDOVKU dm OEM WKUatvT; WM» Ai DW MflUü \u2022'Jl TW m .Mttüon ¦ \u2022 VOttCLfi \u2019 -RtUOS- IWSCOîNr.lMCOSN) S Tous les soirs 20h, dimanche 14 et 20h PLEUR DE LYS CARREFOUR TROIS HiVifHES 0\t32\" T Cinéma IMPÉRIAL cine-entreprise 4425 Bout Royal Trois-Rivières Ouest 373-1001 iviLMi* KiDih sain 18* LMA vecsion français* SISAN SARANDON GEENA DAVIS HORAIRE: 16h30 et 21h35 .^a* m i m m k m o n M n#u \\ mu mi; V t.de ONE GOOD COP 4^,\tHORAIRE: 14h et 19h iÊÊk BILL MURRAY RICHARD DREYFUSS G\u201d vu Ml § Bob est un omi d'un genre très particulier, le genre à vous rendre fou.Comment i%?v.f.de: \"WHAT ABOUT BOB?\u2019 Présentement à l'affiche HORAIRE: 13h10 \u2022 15h10 - 17h10 \u2022 19h10 et 21h10 18 :: Le métier de policier est un sale boulot .mais il faut bien qu'on nous débarasse des ordures STEVEN SEAGAL SAUVAGE version française de 'Out For Justice i Maintenant à l'affiche! # HORAIRE: 13h30 - 15h30 17h30 \u2022 19h30 ef 2lh30 P6 Ll Nouvelliste samedi 8 juin 1991 Arts visuels Les livres L'animal incarné de ' Pitre André Gaudreault Trois-Rivières Nicholas Pitre, encore peu connu dans notre région, a eu l\u2019excellente idée de rappeler, dans un communiqué de presse, la démarche qui l\u2019a conduit à l\u2019exposition qu\u2019il présente jusqu\u2019au 23 juin à Là Galerie du 75, Saint-Antoine à Trois-Rivières.Natif de Rimouski, l\u2019artiste a fait ses études en arts visuels jusqu'à la maîtrise, à l\u2019université du Québec à Chicoutimi.En plus d\u2019un stage en peinture à Ottawa, il a touché à la gravure sur bois et à la céramique.Depuis les cinq dernières années, il a participé à une quarantaine d\u2019expositions de groupe dont la Triennale internationale de Tournai en Belgique.Après avoir exploré le domaine des fins dernières en traçant des corps étendus et dépouillés, déboublés et éthérés; après avoir apprivoisé la mort pour mieux capter l\u2019essence de l\u2019être, son absolu et sa totalité perpétuelle; après avoir exploré le sombre dans une triple polarité symbolique: l\u2019inconscient, l\u2019âme et la mort; Nicholas Pitre aborde maintenant le vaste domaine de la représentation animalière comme forme symbolique, écrit l\u2019artiste à propos de sa démarche.La présente recherche vise le même objectif: tenter de peindre l\u2019invisible.Elle y parvient cependant en empruntant un itinéraire radicalement différent: en prenant le parti de représenter l'homme par la bête.Nous sommes alors dans le mythe.Mais l\u2019artiste ne tentera pas de refaire le centaure.Dépassant la mythologie connue, le créateur va mettre au monde ce qu\u2019il appelle une nouvelle bête hybride: l\u2019animal incarné.Toutes les images de l\u2019exposition (acrylique sur toile) ne participent pas nécessairement de l\u2019homme et de la bête, comme la série des zèbres avec des membres Nicholas Pitre près de l\u2019un de ses étonnants tableaux qui sont présentement en exposition jusqu'au 23 juin à La Galerie du 75, Saint-Antoine à Trois-Rivières.humains, par exemple.Mais la bête y est toujours présente et leur force de suggestion est telle que toutes les représentations tiennent le même langage: zèbres, humains, élans ou autres animaux.Dépassant la simple représentation naturaliste, l\u2019animal mythique, par sa fusion avec l\u2019humain et la charge émotive que lui confère le peintre, transpose notre réalité contemporaine et devient une projection de nos peurs et de nos angoisses inavouées.l\u2019artiste réorganise les attributs corporels et psychologiques de la bête et de l\u2019homme, il les fusionne en un nouveau système de pensée, il les combine pour mieux percer les arcanes de l\u2019âme humaine, écrit encore Nicholas Pitre.Le peintre a-t-il atteint parfaitement son but?11 faut croire que oui devant l\u2019espèce d\u2019angoisse existentielle que secrétent ses images quand est passé l\u2019effet de sur- prise amusée que peuvent créer ces zèbres à membres humains, notamment.On peut voir cette exposition intitulée «L\u2019animal imaginaire» du lundi au dimanche de 14 h à 17 h et les jeudis et vendredis soir de 19 h à 21 h.« CENTRE DE LA CULTURE DE GRAND-MÈRE PRESENTE TARIFICATION TPS INCLUSE ADULTES: 6,50$ - ÂGE D\u2019OR 6$ \u2022 ENFANTS 4,50$ (Moins de 14 ans) Aussi disponible tour de calèche (coût en sus) OUVERTURE LE 15 Mil 1991 Autoroute 55 sortie 226.Ouvert tous les jours de lOh à 18h \u2022 ES CHLN55AM k&m Théâtre du Vieux Hocher présente DES CLCWHS ET DES HOMMES Une comédie de YVES E.ARNAU mise en scène de CLAUDE COLBERT Entrée: 17,50$ Samedi: 19,50$ TPS incluse du mardi au vendredi à 20h30 le samedi 21h A s *\u2022%.GILLES\tSERGE DESCàTEAUX christiaenssens T* \u2022 t % THERESE MARC MORANGE SELLIER MARK BEGIN BRIAN PERRO ST m Gnatid t/lnm Sf*.r,ui,rH 10 beA^eOié Grand Mere L\t'S A CHEm THEATRE D\u2019ETE 3 SPECTACLES A NE PAS MANQUER 7 JUILLET PIERRE FLYN 18$ TPS INCLUSE 4 AOUT LOUISE FORESTIER fl 18$ TPS INCLUSE 11 ET 12 AOÛT RICHARD SÉGUIN 20$ TPS INCLUSE PRIX FORFAIT POUR LES 3 SPECTACLES 50$ AVANT LE 22 JUIN Pour informations et réservations: Centre de la culture de Grand-Mère TÉL.: (819) 538-1716 Les âmes soeurs ou comment traverser la vie André Gaudreault Trois-Rivières écriture était un vieux rêve pour\tl\u2019ex-Trifluvienne, Marie\tGaudreau, qui vient de publier son premier roman, «Les âmes soeurs», chez VLB éditeur.«Depuis que j\u2019ai pu tenir mon premier crayon, je savais que j\u2019écrirais, dit-elle.J\u2019écrivais des choses qui convenaient à mon âge, puis ensuite des nouvelles et même un récit qui était en fait plus long que ce premier roman.Bien sûr tout cela n\u2019a jamais été publié», révèle la jeune auteure.C\u2019est sans doute bien ainsi, confie-t-elle, parce que le récit était bien davantage autobiographique que «Les âmes soeurs».Comme la plupart des auteurs, Marie n\u2019avait donc pas échappé à la tentation autobiographique.Même si elle a vraiment étudié chez les Ursulines de Trois-Rivières et si le milieu de vie qu\u2019elle décrit enfant et adolescente puisse être près de la réalité, le récit est tout à fait fictif, avoue l\u2019auteure.C\u2019est l\u2019histoire de deux jeunes % soeurs, Lucie, cinq ans, et Suzan- J?ne, huit ans, qui s\u2019adonnent à des -g jeux amoureux qui ont toute l\u2019in- ' nocence de l\u2019enfance, mais qui vont quand même marquer la peti- 'B te.Elle en fera d\u2019ailleurs une sorte J de fixation, ce qui l\u2019empêchera d\u2019é- E tablir la communication avec les & autres.Lucie est une introvertie qui F de 15 à 20 minutes.La cuisson terminée, le riz doit se détacher facilement à l\u2019aide d\u2019une fourchette.Pour la sauce, caraméliser le sucre, déglacer avec le porto et le vermouth, laisser réduire à sec.Ajouter le fond brun et laisser mijoter.Dresser dans le centre de l\u2019assiette une couronne de riz moulé.Disposer au centre de fines tranches de volaille, napper de sauce autour de la galette.Servir avec les légumes de votre choix, têtes de champignons, petites carottes, ou haricots verts.Salade de légumes et ses oeufs dorés INGRÉDIENTS feuilles d\u2019endives ou salade frisée 70 g de riz cuit Unde Ben's de marque Converted 40 ml de lait écrémé 70 g de légumes variés (carottes, pois mange-tout, courgettes, asperges ou champignons) V: jaune d\u2019oeuf muscade râpée fines herbes au goût sel et poivre chapelure TECHNIQUE Faire cuire le riz à grande ébullition en utilisant moitié eau, moitié lait.Quand le liquide ne dépasse plus la surface du riz, couvrir et, à feu très doux, poursuivre la cuisson jusqu\u2019à ce que le riz soit tout à fait sec.À la fin de la cuisson, ajouter la muscade, le jaune d\u2019oeuf, les fines herbes, le sel et le poivre.Laisser refroidir le riz, puis façonner de petites croquettes en forme d\u2019oeuf.Battre le blanc ainsi que le demi-jaune d\u2019oeuf restant.De ce mélange badigeonner les oeufs de riz, les passer dans la chapelure.Cuire les oeufs au four à 375°F ou encore dans la chapelure.Entre-temps, peler et laver les légumes, les faire cuire dans l\u2019eau bouillante salée jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient cuits mais encore croquants.Retirer de l\u2019eau, égoutter et laisser refroidir.Au moment de servir, déposer la salade sur une assiette, les légumes et les croquettes de riz.Arroser de votre vinaigrette préférée.Donne 1 portion.* rz Pierre Beaulac Plaisirs de Bacchus Vins californiens Pierre Beaulac Depuis quelques années on retrouve de plus en plus de vins de la Californie sur les tablettes des magasins de la Société des alcools du Québec.La majorité de ces vins, eux, sont issus principalement des cépages Cabernet Sauvignon et Chardonnay.11 semble que ces cépages, produisant les grands bordeaux et les giands bourgognes en France, donnent de très bons résultats au pays de l\u2019Oncle Sam, car les vins américains, dégustes au cours des dernières semaines, étaient bons et vendus à des prix intéressants.Voici quelques-uns d\u2019entte eux ainsi que les maisons qui les produisent.Coastal Ridge Les vignobles de Coastal Ridgc sont situés dans les vallées côtières de North Coast et Central Coast.La North Coast comprend Napa Valley , Mendocine, I akc et Sonoma.Elle bénéficie d\u2019un micro-climat tempéré-chaud particulièrement favorable à la culture du Cabernet Sauvignon.Le climat de la Central Coast, englobant Santa Barbara et Paso Robles, est tempéré-frais, ce qui favorise la production de v ins blancs.Les vins dégustés, Cabernet Sauvignon et Chardonnay ne peuvent être qualifiés de grands vins.En contrepartie, ce sont des vins typés et tics agréables à boire présentement.Ils se comparent avantageusement aux vins passe-partout que nous trouvons sur toutes les cartes de v ins.1 e Cabernet Sauv ignon est vendu 11,25 $, et le Chardonnay autour de 12 $ la bouteille.Deux bons achats.Mondavi Réputée pour ses grands vins de Cabernet Sauvignon, qui souvent tivali-sent avec les plus grands de l\u2019Europe, la maison Mondavi fait aussi de la grande production.Cette grande production n\u2019est pas pour autant à dédaigner.De cette maison on retrouve, en distribution générale, en blanc le Sauvignon Robert Mondavi et en rouge son Cabernet Sauvignon Woodbridgc.Ils se vendent tous les deux autour de 10 $.Encore ici ce sont de bons achats.Benziger Glen-F.llcn Winery Le Domaine Benziger Glen-Ellen est de facture récente.Il a été fondé en 1980 par la famille Benziger.Les vignobles sont situés dans la vallée de Sonoma, à une quarantaine de kilomètres de San Francisco.Il s\u2019étend sur une cinquantaine d\u2019hectares, dont plus de la moitié est plantée de Cabernet Sauvignon.Outre sa propre production, cette compagnie achète de plusieurs autres vignobles.Deux Cabernet Sauvignon de cette maison sont disponibles au Québec En distribution générale son Cabernet Sauvignon 1987 à 10 $ et en spe cialité le 1986 Cabernet Sauvignon Sonoma Valley à 15 $.Dans les deux, cas ce sont de très bons vins.Autres hons vins dégustés À ces diverses dégustations, il m\u2019a été donné de découvrir d\u2019autres tics; bons vins produits par de nombreuses autres maisons californiennes.1 ntic; autres le Sauvignon blanc 1988 de Buena Vista Winery vendu en spécialité au prix de 13 $.Le Mirassou, vendanges tardives 1987 de Miiassou Vi neyards.Vendu en spécialité au prix de 13 $ la bouteille de 375 ml.De la même maison on retrouve toujours en spécialité un v in issu du cépage Si rah, le Monterey County 86 et 87.Ils se vendent autour de 12 $.D\u2019autres maisons étaient présentes à ces dégustations.1 cuis vins ne sont pas encore disponibles au Québec.Advenant leur disponibilité, j\u2019auiai l\u2019oc casion de revenir sur le sujet.D\u2019ici là.Bonne soit! Le samedi au bistro l'Etiquette c'est un buffet de pâtes à vous couper le souffle, plein de sortes.plein de sauces exquises 095$ à volonté Le samedi, dès 5h p.m.C'est le rendez-vous des \"Pâtophiles''.L'Etiquette Castel-des-Prés 375-4921 MADAME.invitez votre conjoint, votre père et ami à notre buffet chaud et froid à volonté.Spécialité du chef: pièce de rosbif 11,95$ adultes Vt prix pour enfants de 5 à 10 ans 4 ans et moins GRATUIT Tain et service en vin RESERVATI0R AVART LE 12 JUIR 1991 O 70.0\t7 Un seul service A 11h\t___ W # ^ ©\u201c # O VISITEZ notre boutique de golf pour des idées-cadeaux de la fête des Pères.1975.rue Grimard Trois-Rivieres G8Y 4N3 me.mm** rtyW* Tête-à-queue, direction Red Lobster ! DEUX BONS CHOIX POUR 12.99 $ v_ l ne li iis de plus, Red Et ibster en a de b< mues p< mr \\t his ! Ct mime deux homards trais des Maritimes, pesant chacun a peu près \\ de liv re, pour 12.99 5 seulement.Ou encore, pour le même pnv un demi homard et 19eivvelles! Kh oui.la un litied un délicieux homard des Maritimes acci impartie du crevettes en sauce au v in et a tail et de crevettes frites bien dorées.I )eu\\ repas alléchants i < mi prenant, à vok mte.nos petits pains ail et homale h mt frais tout chauds et notre nouvelle salade ( esar maison -,\tMais comme cette i itlie ne durera qu un f\ttemps limite, v a pas de temps a ^ >,\tperdre pour pi uivoir en pr< iliter \\li us faites vite demi tour vers chez Red I/ibster ! Red Lobster tus apprécierez la difference I X-lta.450, rue Sherbrooke O (Lntrée sur Président-Kennedy) Delta Sherbrooke Par chambre, par nuit Du vendredi au _ dimanche du lrr juin au S2t> Il août 91 Inus les jours du I\" fuMst fin I H aottt 91 wôra ^AiiEvntU) Par chambre, par nuit Du vendredi nu I\t< dimanche du l'-' juin au |\tIl nnùt \u2018il Ions Ir-s jours du i\t1n juillrt au 18 août 91 \u2022( rtU* offre a cours selon lu rhxponihilité rt ne s *|»f>liqii
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