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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1980-03, Collections de BAnQ.

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[" Volume XXXI no 2, Mars-Avril 1980 -y\u2014I fëg^mmSË iii iMÿÿ ÜvÜi àféflCrtf «T/ /1l#(OdiMIÊ\u20ac/ CT MC t£ÿ- 1 0 Wf-, i * vif5i EiraMsmw Minæra PRECURSEUR Revue d'information missionnaire publiée par les Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception avec l\u2019autorisation de l'Ordinaire de Montréal.NOTRE COUVERTURE: Une mosaïque rappellant les événements religieux qui ont marque le 4e centenaire du diocèse de Manille, aux Philippines.Directrice et Rédactrice en chef: Huguette Turcotte, m.i.c.Collaboratrices à la rédaction: Équipe M.I.C.Secrétaire à la rédaction: Géraldine Vaillancourt, m.i.c.Services artistiques: Fleur-Ange L\u2019Heureux, m.i.c.Isabelle Ethier, m.i.c.Anita Julien, m.i.c.Secrétariat de l'AMIC et Diffusion: Équipe M.I.C.Abonnement: 1 an $3.00 2 ans $5.00 à l\u2019étranger $4.00 à vie $50.00 Pour tout changement d\u2019adresse s\u2019il vous plaît, faire parvenir l\u2019ancienne et la nouvelle.Adresse: AMIC C.P.157 Suce.Laval-des-Rapides Ville de Laval, Qué.H7N 4Z4 tél.: 663-6210 -SOMMAIRE ÉVÉNEMENTS MISSIONNAIRES EN ASIE par Huguette Turcotte, m.i.c.35 L\u2019HOMME SANS CHEMIN par Colette Soucy, m.i.c.39 VISITE DE MGR PAUL GRÉGOIRE EN HAÏTI .40 UNE RELIGIEUSE MISSIONNAIRE.PRIX NOBEL DE LA PAIX.41 HOMMAGE POSTHUME AU P.LÉO-PAUL BOURASSA, S.J.42 C\u2019EST UN CHEMIN PEU BANAL QUE CELUI DE LA FOI par Lise Desrosiers.43 «J\u2019ÉTAIS ÉTRANGER ET VOUS M\u2019AVEZ ACCUEILLI.» .47 FONDS D\u2019AIDE AUX FAMILLES DE RÉFUGIÉS .50 APPEL À DEVENIR par Aida Sabandal, m.i.c.51 L\u2019ASSOCIATION MISSIONNAIRE DE L\u2019IMMACULÉE-CONCEPTION ET SES COLLABORATEURS LAÏCS .55 MISSIONNAIRES CHEZ NOUS .56 DÉPARTS M.I.C.59 COURRIER M.I.C.60 EN BREF.62 Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec ISBN 0315-9671 Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 0357.Port de retour garanti.Membre de ('Association canadienne des périodiques catholiques 34 par Huguette Turcotte, m.i.c.Le 4e Centenaire de l\u2019érection du diocèse de Manille, aux Philippines, a été l\u2019occasion de célébrations importantes: le Synode diocésain tenu en octobre 1979; le Congrès Missionnaire International du 2 au 7 décembre clôturé par un Envoi solennel de 60 missionnaires philippins à d\u2019autres pays.Les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, présentes aux Philippines depuis 1921, y ont actuellement une communauté nombreuse et plusieurs établissements. Parmi les missionnaires partants, deux M.I.C.: S.Angelita Yap (au centre) et S.Alicia Posadas (à droite).Sempio assistante générale^\tBantilan, S.Guadalupe Sempo,^ mjssjonnaire et participantes a\t_____ provinciale- ________________i LE 4e CENTENAIRE DU DIOCÈSE DE MANILLE C\u2019est le 6 février 1579 que le pape Grégoire XIII érigeait, sous le patronage de la Conception de la Vierge Marie, le territoire des îles Philippines, avec siège à Manille, la capitale.Le premier évêque fut un Dominicain, Mgr Domingo de Salazar, arrivé en 1581, qui relevait alors de l\u2019archevêque de Mexico.Le diocèse de Manille est donc le plus ancien de l\u2019Asie après celui de Goa, en Inde (1553).On peut apprécier le chemin parcouru par le catholicisme en quatre siècles si l\u2019on considère que les Philippines comptent aujourd\u2019hui 62 circonscriptions ecclésiastiques.LE SYNODE DIOCÉSAIN L\u2019événement le plus important de l\u2019année jubilaire fut sans contredit le Synode convoqué par S.Ém.le Cardinal Sin, archevêque de Manille, pour examiner tous les aspects de la vie diocésaine et pour connaître la pensée du clergé, des religieux et des laïcs sur les orientations à poursuivre.C\u2019était le 4e Synode et le premier depuis 54 ans.Ouvert solennellement le 1er octobre 1979 au «Pius XII Catholic Center», le Synode s\u2019est terminé le 28 par une messe d\u2019action de grâces à la Cathédrale de Manille.129 délégués prirent part aux assises dont 28 laïcs parmi lesquels on remarquait 8 représentants du secteur jeunesse.Tous participèrent activement aux délibérations sur les quatorze sujets à l\u2019étude: Justice sociale \u2014 Culte \u2014 Oecuménisme \u2014 Clergé et Vocations \u2014 Éducation (incluant catéchèse et pastorale scolaire) \u2014 Changements dans l\u2019Église \u2014 Responsabilité missionnaire (comprenant pastorale de l\u2019immigration) \u2014 Affaires temporelles \u2014 Affaires communautaires \u2014 Laïcat \u2014 Affaires judiciaires \u2014 Communications \u2014 Administration et Structures.Après un mois de travaux assidus, les participants au Synode ont voté 187 propositions présentées au Cardinal Sin pour revision et approbation.À la messe de clôture célébrée à la Cathédrale le 28 octobre, le Cardinal a élevé à bout de bras le volumineux dossier des propositions synodales, dans un geste émouvant d\u2019hommage aux délégués pour l\u2019excellence de leur collaboration.Dans un message livré le 3 décembre, il a demandé à l\u2019ensemble du Peuple de Dieu d\u2019attendre avec patience, compréhension et obéissance la promulgation des résultats du Synode.Comme le remarque l\u2019éditorialiste de l\u2019organe diocésain «CORMANILA», le Synode a permis de 36 constater l\u2019engagement profond des catholiques envers leur Église locale, leur lucidité pour constater les difficultés comme aussi leur audace créatrice pour suggérer des solutions, signes certains que le partage des responsabilités est un élément important pour la croissance harmonieuse de la vie diocésaine.LE CONGRÈS MISSIONNAIRE INTERNATIONAL Il s\u2019est tenu à Manille du 2 au 7 décembre 1979, sous la présidence du Légat papal, le Cardinal Agnello Rossi, Préfet de la S.C.pour l\u2019Évangélisation des Peuples, entouré de sept cardinaux, 140 évêques, des prêtres, laïcs et experts de 43 pays.Tous les Directeurs nationaux des Oeuvres Pontificales Missionnaires avaient été invités.Pour sa part, le Canada a délégué l\u2019abbé Jacques Faquin, p.m.é., responsable des OPM au secteur francophone, et Mgr Gérard Dionne, évêque auxiliaire de Sault-Ste-Marie, président de la Commission des Missions de la Conférence des évêques catholiques canadiens.S.Monique Préfontaine, supérieure générale des Soeurs Missionnaires de Nmmaculée-Conception, était représentée par S.Guadalupe Sempio, assistante générale.Le thème du Congrès: «La Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu aux peuples de l\u2019Asie» indique clairement l\u2019orientation des travaux proposés aux participants en vue d\u2019atteindre l\u2019objectif fondamental: «réflexion théologique sur la signification et les tâches concrètes de l\u2019évangélisation dans le monde de ce temps, à la lumière de la Parole de Dieu, de la Tradition chrétienne et des enseignements récents des Souverains Pontifes (particulièrement de «Evan-gelii Nuntiandi» de Paul VI), en essayant de discerner comment et où l\u2019Esprit Saint conduit l\u2019Église aujourd\u2019hui.» Cette étude s\u2019est faite au moyen de carrefours dont le choix était laissé aux participants: 1.La théologie de la Mission, appliquée particulièrement à l\u2019Asie; 2.Les Églises locales en Asie, l\u2019inculturation de la foi et de la vie chrétienne; 3.Le dialogue avec les autres traditions religieuses de l\u2019Asie; 4.L\u2019Évangile, le Royaume de Dieu, développement et libération; 5.Les communautés ecclésiales de base et les ministères dans les Églises du continent asiatique; 6.Prière, spiritualité et formation missionnaire; 7.Coresponsabilité dans l\u2019évangélisation; 8.La mission et les tâches spécifiques de l\u2019éducation chrétienne; 9.Les mass media et l\u2019évangélisation. JOURNÉE EUCHARISTIQUE NATIONALE D\u2019ACTION DE GRÂCES Le 7 décembre fut consacré à un hommage national à l\u2019Eucharistie, en esprit d\u2019action de grâces.L\u2019Église Santo Domingo de Quezon City fut le site d\u2019une cérémonie d\u2019ordination durant laquelle 30 séminaristes furent élevés au sacerdoce et 40 autres au diaconat des mains de S.Em.le Cardinal Rossi.Plus tard dans la soirée, une foule recueillie envahit l\u2019immense stade «Araneta» pour une célébration eucharistique nocturne présidée par S.Em.le Cardinal Cordeiro, archevêque de Karachi, Pakistan.Des milliers de personnes se succédèrent toute la nuit devant le Saint Sacrement dans une vigile d\u2019adoration préparatoire à la fête de l\u2019Immaculée-Conception, patronne des Philippines.ENVOI MISSIONNAIRE Le Congrès s\u2019est terminé par un geste de foi profonde, particulièrement significatif en cette circonstance: celui de l\u2019envoi à d\u2019autres nations de 60 missionnaires philippins, prêtres et religieuses, qui vont rejoindre 133 autres prêtres et 532 religieuses déjà à l\u2019oeuvre «ad extra».Deux des nôtres participaient à cet envoi: S.Alicia Posadas et S.Angelita Yap.Présidée par le Cardinal Légat, la cérémonie de départ eut lieu à la Cathédrale de Manille.À l\u2019appel de son nom, chaque missionnaire s\u2019avança pour être présenté au Cardinal Rossi et recevoir de ses mains une croix de bois.Ce fut ensuite le moment de la profession de foi, proclamation ardente d\u2019une foi transmise aux Philippines par les missionnaires européens il y a quatre cents ans et qu\u2019une nouvelle génération d\u2019apôtres philippins s\u2019apprête à transmettre à son tour jusqu\u2019aux confins du monde.Comme dernier acte de l\u2019impressionnante cérémonie, le Cardinal Légat, au nom de l\u2019Église, adressa aux partants les paroles du Christ à la première Pentecôte: «Allez donc, proclamez l\u2019Évangile et faites des disciples de toutes les nations» (Mt 28,19) Oui, c\u2019est vraiment un vent de Pentecôte qui vient de souffler sur les Philippines! Comme nous y invite l\u2019Église durant le mois de mars, prions pour que ces événements favorisent l\u2019éclosion de nombreuses vocations missionnaires en ce pays afin qu\u2019il soit fidèle à sa mission évangélisatrice en Asie.LES INTENTIONS MISSIONNAIRES DE PRIÈRE Mars 1980: LES VOCATIONS MISSIONNAIRES AUX PHILIPPINES.Pourquoi particulièrement aux Philippines?Parce que ce pays, évangélisé depuis quatre siècles, «a la grande vocation d\u2019être la lumière du Christ en Extrême Orient, de proclamer sa vérité, son amour, sa justice et son salut, par la parole et par l\u2019exemple, devant les peuples d'Asie leurs voisins» (Jean-Paul I, aux évêques des Philippines le 28 septembre 1978, veille de sa mort).Parce qu\u2019il est le 6e pays catholique du monde par le nombre des baptisés, comptant à lui seul les deux tiers de tous les catholiques d\u2019Asie.Le diocèse de Manille vient de célébrer le 4e centenaire de son érection (2-7 décembre 1979) et la plus émouvante des nombreuses manifestations qui ont marqué cet événement fut sans contredit l\u2019envoi missionnaire de 20 prêtres et 40 religieuses, tous Philippins.Le mouvement est donc amorçé.Il est permis d\u2019espérer que ce pays deviendra «le phare permanent qui donne un témoignage éclatant aux antiques et nobles cultures de l\u2019Asie» (Paul VI), grâce aux nombreuses vocations missionnaires demandées à Dieu dans la prière.Avril 1980: QUE LES CHRÉTIENS D\u2019AUSTRALIE ET D\u2019OCÉANIE AIENT ET PARTAGENT LE DÉSIR D\u2019ÉTENDRE LE ROYAUME DE DIEU.38 ¦ Pour l\u2019homme sans chemin Qu\u2019importe hier ou demain Il n\u2019a que pauvre destin Dans l\u2019instant frêle qui le tient Mais un jour vient où l\u2019homme ne rêve plus Désabusé il se retourne vers lui Un jour vient où il ne rêve plus Et avant l\u2019heure commence l\u2019agonie Un jour vient où l\u2019homme ne rit plus Songeur il s\u2019attriste sur sa nuit Un jour vient où il ne rit plus Et avant l\u2019heure commence l\u2019agonie Un jour vient où l\u2019homme ne crée plus Sans cesse il redit car tout est dit Un jour vient où il ne crée plus Et avant l\u2019heure commence l\u2019agonie Un jour vient où l\u2019homme ne prie plus Le robot s\u2019avance mais l\u2019âme s\u2019est enfuie Un jour vient où il ne prie plus Et avant l\u2019heure commence l\u2019agonie Un jour vient où l\u2019homme ne vit plus Il respire encore mais le souffle est parti Un jour vient où il ne vit plus Et avant l\u2019heure commence l\u2019agonie Pour l\u2019homme sans chemin Qu\u2019importe hier ou demain Il n\u2019a que pauvre destin Dans l\u2019instant frêle qui le tient Et pourtant Aujourd\u2019hui comme demain Dans l\u2019instant frêle que je tiens Au creux de ma main ton destin JE SUIS TON CHEMIN S.Colette Soucy, m.i.c.Hong Kong Les visiteurs montréalais: S.E.Mgr Paul Grégoire, l\u2019abbé André Lamoureux (à gauche) et l\u2019abbé Pierre St-Cyr.L\u2019archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, s\u2019intéresse personnellement à l\u2019apostolat L\u2019archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, s\u2019intéresse personnellement à l\u2019apostolat des quelques six cents missionnaires issus du diocèse et communique chaque année avec eux par l\u2019intermédiaire de la Commission de pastorale missionnaire dont S.Marie Bilodeau, m.i.c., est responsable.Cette année, son intérêt a pu se manifester par un geste plus concret encore, celui d\u2019une visite à ceux qui travaillent en Haïti, pays où se trouve le plus grand nombre de missionnaires montréalais.Son voyage voulait aussi «témoigner, selon la proposition de Vatican II, des liens qui unissent les évêques dans le monde, et exprimer la sympathie et l\u2019appui d\u2019une Église plus favorisée à une Église plus pauvre.» Accompagné de l\u2019abbé André Lamoureux, directeur du Service de Presse, et de l\u2019abbé Pierre St-Cyr, son secrétaire, Mgr Grégoire a rencontré plusieurs groupes de missionnaires, tant à Port-au-Prince qu\u2019en d\u2019autres régions d\u2019Haïti.Les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, qui comptent une centaine de religieuses en Haïti, ont eu la joie d\u2019accueillir les visiteurs canadiens à la Maison Provinciale le 2 décembre.Des compagnes de Hin-che et de La Boule s\u2019étaient jointes à celles de la capitale pour la circonstance.Lors d\u2019une autre réunion à Manrèse, Mgr Grégoire parla longuement de l\u2019« Évangélisation des jeunes par les jeunes».Des garçons et filles de Montréal et Québec désirent collaborer avec les missionnaires canadiens en Haïti.Il faudrait trouver les modalités des réponses à faire à ces demandes qui auront peut-être des répercussions dans l\u2019avenir de ces jeunes.Quoique bref, le séjour en Haïti de l\u2019archevêque de Montréal a certainement fortifié les liens étroits qui unissent nos églises et réconforté ceux des nôtres qui collaborent à la croissance du peuple haïtien.S.E.Mgr Grégoire, accompagné de l\u2019archevêque de Port-au-Prince, Mgr Li-gondé, visite la communauté M.I.C.à la maison provinciale. Mère Téresa, en présence de son frère Lazare et de quelques religieuses, répond aux questions des journalistes à Rome.^4/ % °e/ Qui aurait pu prédire, le jour où Mère Téresa Bojaxhiu décidait de quitter le grand collège de Calcutta où elle instruisait l\u2019élite féminine de la ville, pour aller s\u2019ensevelir dans les bas-fonds au service des parias, qu\u2019elle posait le premier geste d\u2019un cheminement qui la conduirait jusqu\u2019au Prix Nobel de la Paix?Ce qui nous semble paradoxal et aberrant est souvent conforme aux illogismes de l\u2019Évangile: «Celui qui s\u2019abaisse sera élevé.Qu\\ perd sa vie à cause de moi la sauvera» (M 16,25).Le geste prophétique de Mère Téresa, dont elle-même n\u2019a jamais soupçonné les répercussions, n\u2019en finit plus de secouer le monde! Sa Congrégation des Missionnaires de la Charité,née en 1950, compte aujourd\u2019hui plus de 1800 membres, masculins et féminins.À Calcutta, à Manille, en Tanzanie, à Rome \u2014 et bientôt en Pologne \u2014 des imitateurs de Mère Téresa se préparent dans ses noviciats à servir l\u2019humanité destituée, moribonde, opprimée, sans voix.Leur vocation, c\u2019est de reconnaître le Christ sous ses aspects les plus pauvres et l\u2019aimer à travers ceux que la société méprise.Qui dira la contagion de l\u2019amour et les répercussions imprévisibles d\u2019une option radicale inspirée de l\u2019Évangile?L\u2019émerveillement nous saisit devant l\u2019aboutissement inattendu de la vie de Mère Téresa, humble religieuse missionnaire devenue, aux yeux de l\u2019humanité entière.l\u2019incarnation de la Paix et de l\u2019Amour! Huguette, m.i.c.Mgr Grégoire retrouve au travail en Haïti les Missionnaires de la Charité de Mère Téresa.41 Hommage posthume au P.Léo-Paul Bourassa, s.j.Ce grand ami de la communauté s\u2019est éteint le 10 décembre 1979 à la maison des Jésuites de St-Jérôme après plusieurs mois de maladie.Âgé de 75 ans, il était depuis février 1974 le directeur spirituel de notre maison de prière «Solitude Délia Tétreault» à St-Sulpice.Le Père Bourassa aimait à raconter comment, alors qu\u2019il était jeune étudiant au Collège Ste-Marie, il avait servi de messager à l'un de ses professeurs qui connaissait notre Fondatrice.C'est ainsi qu\u2019il rencontra Mère Marie-du-St-Esprit et qu\u2019il fut fortement impressionné par sa personnalité, sans soupçonner toutefois qu\u2019il deviendrait plus tard un maître incontesté de sa spiritualité, étudiée et méditée assidûment durant la dernière étape de son ministère auprès de la communauté.À cette influence, pourrait-on retracer l'orientation de sa vie?C\u2019est possible puisqu\u2019il entre chez les Jésuites et que l\u2019année 1936 le voit arriver à Suchow, en Chine, où il retrouve un groupe de Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.Cette étape de treize années fut marquée par l\u2019occupation japonaise.Les Soeurs qui ont vécu ces événements s'entendent pour dire que les bonnes relations du Père Bourassa avec les autorités civiles, grâce à sa connaissance du japonais, leur valurent d\u2019être mieux traitées durant cette période critique.Plus tard à Hong Kong où il dirigea le «China Bulletin», son accueil fraternel à plusieurs de ses anciennes collaboratrices expulsées de Chine fut un grand réconfort.Sa carrière a connu plusieurs étapes et il s\u2019est surtout distingué dans le domaine des publications.Appelé à Rome en 1957, il travailla à la revue internationale «Le Christ au monde» jusqu\u2019en 1965, date de son retour au Canada pour assumer la responsabilité de I organe des Jésuites, «Le Brigand».Rédacteur alerte et cultivé, il a écrit jusqu à la fin, et en particulier des articles sur la Chine dont il suivait l\u2019histoire avec grand intérêt.Qui dira combien de souffrances il a offertes pour ce peuple durant sa maladie?Les quinze dernières années de sa vie furent consacrées à l\u2019animation spir tuelle des religieuses.Bonté, écoute, douceur, recherche et fidélité à la volonté de Dieu manifestée dans le moment présent, sont les éléments caractéristiques de son attitude envers celles qui recouraient à lui.Consulté par tous les âges, il fut un guide spirituel apprécié dans le cheminement de chacune vers le Christ, l\u2019Ami intime qu\u2019il a servi avec tant de fidélité jusqu\u2019à la fin! Ses funérailles et /inhumation eurent lieu à St-Jérôme le 13 décembre.Que le Seigneur accueille dans la joie de son Royaume ce grand missionnaire à qui nous devons tant de reconnaissance! Une missionnaire laïque en Bolivie C\u2019EST UN CHEMIN PEU BANAL QUE CELUI DE LA FOI.par Lise Desrosiers Je suis de celles que le Renouveau Charismatique a touché au coeur il y a 4 ans.Le Seigneur m\u2019a fait un beau cadeau: celui de changer mon agir et ma façon de voir les choses.V J\u2019ai fait l\u2019expérience du Renouveau au Québec en écoutant, en observant, en pesant le pour et le contre de ce que je voyais; beaucoup aussi par la rencontre de gens expérimentés, convaincus et engagés, par des témoignages, soirées de prière, beaucoup par le Café Chrétien de Montréal et ses animateurs, quelques retraites.Tout cela complété par une recherche personnelle, des lectures, des cours de Bible.Et cela a débouché dans un désir d\u2019engagement concret.Lentement, est né en moi le goût de vivre une expérience missionnaire.J\u2019ai alors frappé à la porte des Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.Durant plusieurs mois, nous avons partagé, échangé, élaboré des projets, jusqu\u2019à ce que, finalement, les morceaux du casse-tête se rassemblent: je pouvais partir vers l\u2019Amérique du sud, plus précisément en Bolivie.J\u2019ai quitté Montréal le 1er septembre 1978 pour Mexico afin d\u2019étudier l\u2019espagnol et commencer mon inculturation au tiers-monde.Et trois mois plus tard, c\u2019était l\u2019arrivée à La Paz.ENFIN, LA BOLIVIE! Ce pays de l\u2019Amérique latine, considéré comme l\u2019un des plus pauvres, est divisé en trois zones.La première, l\u2019Altiplano, située à 4.000\tmètres, est une région austère de hauts plateaux bordés par deux chaînes de montagnes très élevées et balayées par des vents froids.(Lieu favorable à la retraite, on y est vraiment seul avec Dieu!).Puis, les Yungas et son climat chaud, région des fruits, des vallées et des fleurs, un vrai paradis! Enfin, les plaines tropicales qui comprennent 70% du pays.La Bolivie est un pays de contrastes et très accidenté, ce qui rend les communications difficiles.La population est d\u2019environ 5.600.000\tdont plus de la moitié 43 est Indienne.L\u2019espagnol est la langue officielle mais les Indiens parlent l\u2019Aymara ou le Quechua.La politique est tellement instable que ce pays peut se vanter d\u2019avoir vécu 188 coups d\u2019états en 154 ans! LA PAZ C\u2019est la capitale la plus élevée du monde, située à 3,658 mètres.En quittant l\u2019aéroport, on la découvre avec surprise, en forme d\u2019entonnoir avec, au loin, l\u2019Illimani somptueux et enneigé.En raison de l\u2019altitude, l\u2019air est raréfié et les pentes nombreuses nous obligent à nous déplacer au ralenti.Je demeure dans une zone marginale où les maisons sont en «adobe» (briques de terre); les routes sont de pierres ou de gravier.À la saison des pluies il n\u2019est pas rare de voir des maisons inondées par l\u2019eau.La plupart des habitants sont des montagnards venus de l\u2019Altiplano pour mieux vivre en ville mais qui n\u2019ont réussi le plus souvent qu\u2019à grossir les rangs des pauvres.Beaucoup de gens font du commerce, du transport et de la contrebande.On rencontre aussi des couturiers et des brodeurs de costumes pour les grandes fêtes dont les travaux sont magnifiques! D\u2019autres gagnent leur vie comme vendeurs ambulants ou transportent des charges incroyables sur leur dos: meubles, planches, cercueils, etc.Il est triste de les rencontrer, courbés sous leurs fardeaux, n\u2019ayant que quelques feuilles de coca à mâcher pour tromper leur faim.LA SITUATION DES ENFANTS La plupart des enfants vont à l\u2019école seulement une demi-journée, soit le matin ou l\u2019après-midi ou le soir pour les moins fortunés.Le reste du temps, ils se tiennent dans la rue avec leurs amis parce que le plus souvent il n\u2019y a personne à la maison.La maman est partie vendre ses pro- duits dans la ville et revient tard le soir; parfois elle va plus loin encore et s\u2019absente plusieurs jours.Le papa n\u2019est pas là non plus, pour les mêmes raisons, ou il peut avoir quitté le foyer définitivement.Les enfants portent très jeunes des responsabilités d\u2019adultes.Il n\u2019est pas rare de voir une petite de 8 ou 9 ans remplacer la mère si elle est décédée ou absente.L\u2019enfant prend soin des plus jeunes, prépare les repas, lave le linge, etc.Le garçon lui, aide à vendre au marché ou devient cireur de souliers.La maladie affecte un pourcentage important de la population.La mort est chose coutumière ici; il semblerait que les Boliviens ont presque apprivoisé la mort.De plus, la mortalité infantile est très élevée.On voit parfois un papa avec le cercueil de son enfant sur ses épaules, se dirigeant vers le cimetière accompagné de sa famille.La boisson est aussi une réalité de notre zone.On boit, on fête, on danse pour oublier la dure réalité.On s\u2019endort quotidiennement en écoutant les plaintes et les lamentations d\u2019hommes ivres dans la rue ou les disputes des familles.MON TRAVAIL AVEC LES ENFANTS Mon travail s\u2019est dessiné à partir de toutes ces réalités: aller chercher ces enfants délaissés qui ont des responsabilités d\u2019adulte et créer pour eux des activités, en essayant de conscientiser les familles; organiser des sports, des travaux manuels adaptés au milieu, par exemple, en utilisant des boîtes de conserves vides, de vieilles planches, etc.pour en fabriquer des jeux.Il y a évidemment la catéchèse, la visite des familles, la collaboration avec la Coopérative de Santé pour l\u2019hygiène préventive, et j\u2019en passe! Nous voulons surtout permettre à l\u2019enfant d\u2019être enfant et d\u2019oublier quelques heures la dure réalité qu\u2019ils vivent, et je crois que nous y arrivons.De voir leurs yeux rieurs dans leur petite figure noircie par la poussière et la saleté, de les voir nous saluer et nous sauter au cou., c\u2019est la plus belle des récompenses! Ce qui me remplit d\u2019espérance, c\u2019est aussi le fait que quelques étudiants de la zone commencent à prendre en mains leur responsabilité et s\u2019unissent à mon travail; ils font du théâtre et du chant avec les enfants.NOUS, DANS NOTRE CONFORT NORD-AMÉRICAIN, QUE FAISONS-NOUS?Nous parlons facilement de justice, de liberté, de démocratie, de charité et de partage en continuant de gaspiller l\u2019énergie et les autres ressources dont manque la presque totalité des pays d\u2019Amérique Latine.Admettons qu\u2019il n\u2019est pas facile de s\u2019engager dans notre société contemporaine: société de facilité technique qui nous en- gourdis face à la réalité de la misère des autres; qui nous centre sur nous plus souvent qu\u2019autre-ment, provoquant névroses et psychoses en quantité incroyable.Savons-nous que le meilleur remède à ces maux, c\u2019est le Christ Libérateur et l\u2019ENGAGEMENT?Mais un engagement respectueux des valeurs et des cultures des peuples.S\u2019engager ne veut pas dire seulement quitter son pays pour aller faire un travail humanitaire quelque part, ou entrer en communauté.Non, le premier engagement commence près de soi, dans sa propre famille d\u2019abord, pour s\u2019étendre ensuite dans sa paroisse, dans une zone marginale, chez les gens délaissés, etc.Il y a tant de besoins, et il y a tant de moyens d\u2019aider! Et le meilleur des moyens, c\u2019est de s\u2019engager soi-même avec beaucoup d'AMOUR.LE RENOUVEAU CHARISMATIQUE Le Renouveau a été pour moi un tremplin qui m\u2019a fait renaître à la foi, qui m\u2019a fait reprendre contact avec le Seigneur d\u2019une façon personnelle.Mais il y en a d\u2019autres.Il suffit d\u2019ouvrir les yeux et de chercher la forme d\u2019animation et de prière qui nous rejoint, que ce soit une formule plus classique ou plus extériorisée, peu importe, si elle nous fait découvrir la présence du Christ.C\u2019est elle qui brillera toujours, même dans les moments les plus difficiles.Avec Lui, rien n\u2019est perdu.Lorsqu\u2019on fait confiance au Seigneur, tout converge vers un but: l\u2019Espérance et la Résurrection.«Que Yahvé soit un lieu fort pour l\u2019opprimé, un lieu fort aux temps de détresse! En toi se confient ceux qui connaissent ton nom, Tu n\u2019abandonnes point ceux qui te cherchent, Yahvé.(Ps.9: 10-11) mm week-end Pour des jeunes de 17 ans et plus qui veulent Découvrir E.nsemble une Foi qui s\u2019 Implique c'est un REGARD sur le monde d'aujourd\u2019hui, une RECHERCHE en ÉQUIPE avec des hommes et des femmes qui ont une expérience d\u2019engagement dans différentes parties du monde, comme missionnaires.bienvenue! Pour information: 46 S.Louise Denis, 54, rue Desnoyers, Pont-Viau (Lavai) H7G 1A4.Tel.: 663-6460 Les réfugiés du sud-est asiatique J'ÉTAIS ETftAA\u2019Gg^ À Rimouski, S.Armandine Gauthier accueille la famille Quan Mon Nghia.L\u2019année 1979 a été marquée par un événement qui a eu des répercussions profondes au Canada: l\u2019exode des «réfugiés de la mer» au sud-est asiatique.Suite aux appels des gouvernements et des chefs religieux, des programmes d\u2019accueil se sont instaurés dans toutes les régions du pays.Et beaucoup d\u2019entre eux sont maintenant parmi nous! La pastorale des immigrants a été une préoccupation constante de notre Congrégation missionnaire dès ses débuts.En 1916, peu d\u2019années après l\u2019arrivée de nos premières Soeurs en Chine, notre Fondatrice rappelait au Canada des missionnaires parlant la langue, accompagnées de quelques jeunes filles, pour les mettre au service des immigrés chinois de la métropole.C\u2019était un premier geste \u2014 et combien éloquent \u2014 suivi de beaucoup d\u2019autres, en sorte qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019assistance aux immigrants englobe tous ceux qui ont besoin de nos services.1968: LA PREMIÈRE VIETNAMIENNE Dès 1968, une circonstance fortuite \u2014 où nous croyons reconnaître l\u2019intervention de Délia Tétreault \u2014 attira l\u2019attention de l\u2019une des nôtres sur les aspects pénibles de l\u2019immigration des Vietnamiens à Montréal.Écoutons S.Reina Martel, m.i.c., relater 47 cet événement et le cheminement qui suivit cette première rencontre: «Au début de 1968, une jeune Vietnamienne, récemment arrivée au Canada, traversait une période de détresse et de nostalgie.Elle se réfugia, tout en larmes, dans le bocage de la Maison Mère, au 2900 du Chemin Ste-Catherine, à Montréal.«Une missionnaire en congé l\u2019aperçut mais hésita à s\u2019en approcher, croyant tout d\u2019abord qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une élève de l\u2019école Délia Tétreault.Mais comme la «pleureuse» s\u2019attardait, elle se décida à l\u2019aborder.La jeune fille fut invitée à entrer au couvent et raconta son histoire.«Une nuit, dit-elle, l\u2019ennui et le découragement m\u2019empêchaient de dormir et je fus prise d\u2019une violente crise de désespoir.Dans mon désarroi, je ne savais où me tourner pour obtenir du réconfort.Tout à coup, j\u2019entendis quelque chose en moi qui disait: «Va à Délia Tétreault.Va à Délia Tétreault.» Je passais tous les jours devant votre école pour aller à l\u2019Université.Alors aujourd\u2019hui, n\u2019y tenant plus, j\u2019ai pénétré dans le bocage.» «La missionnaire qui a accueilli et aidé cette jeune fille repartit pour l\u2019Afrique quelques mois plus tard et me la confia.Ce fut notre premier contact avec une Vietnamienne.«En novembre de la même année, je vins demeurer à notre maison du 314, Chemin Ste-Catherine et je fus très heureuse d\u2019y trouver une autre jeune étudiante Vietnamienne venue au Canada sur la recommandation d\u2019un Père Jésuite du Vietnam.Elle était pensionnaire chez-nous.Encore cette fois, j\u2019eus l\u2019occasion d\u2019aider, de réconforter, de soutenir.C\u2019est par cette jeune fille que je connus une autre de ses compatriotes, compagne d\u2019études.Celle-ci, suite à des problèmes de toutes sortes, dut retourner au Vietnam en 1974, sans avoir pu terminer son cours.Une correspondance suivie s\u2019établit avec cette famille là-bas.En 1976-77, le désir d\u2019émigrer au Canada se fit jour mais il était déjà trop tard pour partir par les voies ordinaires.Un seul moyen restait à envisager: la fuite.Lettres et petits colis se multiplièrent jusqu\u2019au jour d\u2019octobre 1978 où je reçus un télégramme m\u2019annonçant l\u2019arrivée de la famille à Pulau Bidong, en Malaisie: ils avaient fui sur un petit bateau, comme tant d\u2019autres.Et la question fut posée sur de nombreuses lettres et télégrammes: QUI assumerait la responsabilité de leur entrée au Canada?Les autorités majeures de la Congrégation furent mises au courant de la situation.Après maintes démarches, elles s\u2019engagèrent comme répondant d\u2019honneur pour cette famille, le parrainage de groupes privés n\u2019étant pas en vigueur à l\u2019époque.«Le geste sauveur de la communauté fut accueilli avec une joie délirante! Mes amis répondirent: «Notre plaisir dépasse toutes les descriptions en recevant votre merveilleuse lettre du 10 novembre.C\u2019est la première lettre reçue depuis notre arrivée Jacqueline, la première Vietnamienne rencontrée sur notre route.v* * 4 22* t + #' WJ dans l\u2019île il y a deux mois.Mes enfants rient et sautent de joie! Nous sommes tellement émus, tellement excités par cette nouvelle que nous ne pourrons certainement pas dormir de toute la nuit!» Une lettre subséquente annonçait que les agents de la délégation canadienne avaient interviewé la famille et qu\u2019ils étaient accepté globalement, les 18 ensemble! «Nous remercions Dieu et nous vous remercions!» «Ils arrivèrent les uns après les autres, le 4, le 18 avril et le 15 juin 1979.Le devoir d\u2019accueillir, d\u2019accompagner, d\u2019aider et de réconforter se continua sous un nouvel aspect et se poursuit toujours après plus de 6 mois.Ici, l\u2019occasion est bonne pour rendre hommage au dévouement et à la générosité d\u2019une grande amie laïque qui, depuis plusieurs années, est mêlée de près au déroulement de l\u2019histoire de cette famille.Non contente de s\u2019engager personnellement, elle a exercé une influence bénéfique sur son milieu de travail en le sensibilisant aux besoins de nos frères déracinés, en quête de réconfort et d\u2019amitié».ACTIVITÉS DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS Aux Philippines et à Hong Kong, l\u2019existence de camps de réfugiés a permis à plusieurs religieuses M.I.C.d\u2019apporter une aide directe et personnelle.Dans ces deux pays, l\u2019assistance revêt des formes diverses: visites aux familles, cours de français et d\u2019anglais, services de correspondance et d\u2019interprétation, hébergement de réfugiés lors de séjours hors du camp, démarches auprès des autorités de l\u2019immigration canadienne, distribution de médicaments et d\u2019aliments, organisation de programmes de loisirs pour les enfants, etc.Signalons particulièrement le 48 Au camp José Fabella de Manille, S.Jeanne d\u2019Arc Allary, m.i.c., visite la famille Vien Van Cam, maintenant établie à Toronto.itSilfl I lîiîil iSiii' ÈMÆ «\u2022 « \u2022' V ¦ f^î'îv r-irrm programme de parrainage entrepris à Manille par S.Jeanne d\u2019Arc Allary à la suite de contacts avec les réfugiés du «Tung An».Ce bateau, arrivé aux Philippines le 26 décembre 1978, est demeuré dans les eaux territoriales avec sa cargaison humaine jusqu\u2019au 8 août 1979, jour où les 914 réfugiés non encore sélectionnés par les gouvernements des pays d\u2019accueil furent descendus sur l\u2019îlot Tara hâtivement aménagé pour les recevoir.Les applications pour le Canada de ces familles délaissées pour des raisons diverses furent envoyées à Montréal et présentées à plusieurs diocèses engagés dans le parrainage de réfugiés, grâce à la collaboration d\u2019une M.I.C.de Montréal.À date, plusieurs de ces familles sont déjà arrivées et une vingtaine d\u2019autres sont attendues d\u2019ici quelques mois.* Les frustrations des longues démarches et des attentes interminables sont oubliées le jour où l\u2019on est convoqué par l\u2019Immigration pour recevoir une famille au refuge Meurling! Ceux qui ont vécu ces impressions inoubliables peuvent en dire quelque chose.Pour les réfugiés, cette arrivée dans un pays accueillant est l\u2019aube d\u2019une VIE nouvelle, la chance de leur vie! Qui d\u2019entre nous ne voudrait FAIRE VIVRE?Nous espérons que le projet d\u2019un FONDS D\u2019AIDE AUX FAMILLES DE RÉFUGIÉS, présenté aujourd\u2019hui à la bienveillance de nos lecteurs, permettra d\u2019intensifier notre action envers les familles, constituées surtout de femmes et d\u2019enfants, qui vivent des attentes interminables dans les camps du sud-est asiatique.PASTORALE DES IMMIGRANTS AU CANADA Une réunion du Comité de Pastorale des immigrants des Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception tenue à Montréal en octobre dernier a permis de faire un tour d\u2019horizon sur les activités poursuivies dans ce domaine dans la plupart de nos maisons du Canada.Depuis le lointain Vancouver, où les Soeurs ont fait des démarches pour réunir une famille vietnamienne dispersée, en passant par Ottawa où le Centre Chinois a parrainé un groupe de sept personnes, jusqu\u2019à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Ri-mouski, Chicoutimi, Granby, Saint-Jean, Joliette.des Soeurs se sont rendues disponibles pour l\u2019accueil et l\u2019accompagnement des immigrants.On a constaté que plusieurs des nôtres \u2014 même celles qui sont à la retraite \u2014 peuvent apporter une aide précieuse comme interprètes.C\u2019est vraiment une situation nouvelle qui nous interpelle ici.Autrefois, dans l\u2019élan de leurs jeunes années, nos missionnaires sont parties à la rencontre de l\u2019Asie.Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019Asie qui vient vers elles et vers nous tous.Souhaitons que la présence des réfugiés en notre pays soit pour nous l\u2019occasion de vivre ces paroles: «J\u2019étais étranger.et vous m\u2019avez accueilli.» (Collaboration M.I.C.) 49 À MANILLE ET À HONG KONG FONDS D\u2019AIDE AUX FAMILLES DE RÉFUGIÉS L\u2019année 1980 est celle de la FAMILLE.Que ferons-nous pour les familles de réfugiés dans les camps des Philippines et de Hong Kong?Nos compagnes missionnaires sont en contact direct avec elles et peuvent leur apporter une assistance matérielle, un encouragement à garder l\u2019espérance d\u2019un avenir meilleur.Le PRECURSEUR fait appel à ses lecteurs pour appuyer l\u2019assistance de nos missionnaires à ces familles réfugiées dont les besoins sont grands.La création d\u2019un «Fonds d\u2019aide aux familles de réfugiés» permettra à tous ceux qui le désirent de collaborer personnellement à ce projet durant l\u2019année 1980, «Année de la Famille».Que le Seigneur vous le rende en paix et en joie profonde au sein de vos propres familles! Je désire souscrire au «FONDS D\u2019AIDE AUX FAMILLES DE REFUGIES» créé par les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception pour assister directement les familles de réfugiés dans les camps des Philippines et de Hong Kong.NOM.Merci en leur nom! ADRESSE Ci-joint le montant de $ Remplir ce coupon et l\u2019envoyer à : Procure des Missions Maison Généralice des M.I.C.121, rue Maplewood Montréal H2V 2M2 Désirez-vous un reçu d\u2019impôt?OUI ?NON ? HONG KONG Le personnel du Scolasticat interprovincial et deux Jésuites de Hong Kong.\u2022 ' ' ' N.D.L.R.- Sous ce titre, S.Aida Sabandal, m.i.c., relate les débuts du Scolasticat interprovincial de Hong Kong.Elle en décrit la croissance \u2014 réelle mais invisible \u2014 qui en fait la vie.Nous présentons ici une synthèse de la traduction française préparée par S.Colette Soucy, m.i.c.LA SCOLASTIQUE M.I.C., UNE VISIONNAIRE DE L\u2019AU-DELÀ Au coeur de la jeune scolastique M.I.C., un appel s\u2019est fait entendre.Un appel \u2014 même venu de l\u2019invisible et continué dans l\u2019invisible parce que situé pleinement dans le monde de la Foi \u2014 qui engage non moins totalement dans le monde du risque, des défis d\u2019envergure.La M.I.C.qui accepte cet appel est une femme qui a reconnu dans sa vie, l\u2019amour personnel et actif du Seigneur; une femme que la reconnaissance et l\u2019espérance habitent; une femme qui, librement, abandonne au Potier l\u2019argile de son être, au Jardinier, la croissance de sa fleur, et qui veut, forte de la force du Seigneur, chercher en Lui tout son appui pour répondre, dans le quotidien, aux avances de l\u2019Amour.LE GRAIN EST MIS EN TERRE.Le Centre International de Formation M.I.C.est né, comme toute vie, dans l\u2019effort et la douleur: longue recherche en vue du logement, nombreuses délibérations, démolition des murs du premier étage de «Good Hope», nouvelle construction, aménagement, etc.Période d\u2019angoisse prolongée > Quelle joie pour S.Ghislaine d'accueillir à Hong Kong sa provinciale de Montréal, S.Gemma de Grandpré, lors du Conseil d\u2019institut.pour obtenir visas et passeports.Attentes qui engagent déjà dans les voies de la Foi et de l\u2019Espérance.LA SEMENCE ÉCLATE.Des quatre coins du monde, les sept scolastiques et les trois responsables de l\u2019équipe de Formation se trouvent enfin réunies à Good Hope.Sans trop de délai et en dépit des différences sociales, culturelles et linguistiques, une nouvelle fraternité M.I.C.apparaît.Pour sa plus grande gloire, le Sei- gneur a voulu que la Semence éclate! Pour des raisons d\u2019ordre pratique, l\u2019anglais est choisi comme langue de communication.À mesure que le Projet CIF/M.I.C.se définit et s\u2019articule dans la vie du groupe, il devient une ouverture de plus en plus grande à l\u2019Univers, à l\u2019Église, à la Vie Religieuse, à l\u2019Internationalité, à la Mission.Il devient aussi une découverte du rôle irremplaçable de chacune, de sa responsabilité personnelle et de la réponse unique qui est la sienne.TIGE VERTE.NE CRAINS PAS! La tige est verte, pleine de vitalité, mais elle a toute la fragilité de «l\u2019enfant d\u2019un an».Par contre, elle a déjà aussi la résistance que donne la victoire des premiers affrontements: pour l\u2019enfant, la crise des premières dents, la température des rougeoles ou des vaccins protecteurs; pour la plante, les intempéries: le soleil trop ardent, l\u2019inondation, les piétinements aveugles.Pour la scolastique M.I.C., l\u2019année du début signifie pour la plupart: adaptation à un milieu nouveau et différent; étude d\u2019une langue particulièrement difficile; chocs de cultures et de mentalités.Mais la Tige, couleur d\u2019espérance, n\u2019a rien à craindre.Le Seigneur qui a précédé et accompagné sa naissance, n\u2019est-il pas là pour assurer sa croissance?DÉJÀ, LES FRUITS APPARAISSENT.Oui, ils sont là aussi variés que savoureux.Chaque M.I.C.du Scolasticat, par sa correspondance et son abandon au soleil comme à la pluie de l\u2019Amour, est déjà, elle-même, un fruit qui nourrit l\u2019autre, qui soutient l\u2019autre, qui favorise le devenir de l\u2019autre.EMMA FEROLINO i DES PHILIPPINES AIDA SABANDAL 1 ASUNCION CAMAJALAN i \u2022\texcellent professeur de Bible et de Morale \u2022\tdanseuse émérite \u2022\tcompagne authentique, aimable, sociable.\u2022\ttaille et coeur d\u2019artiste \u2022\tguitariste \u2022\tprofesseur d'éthique \u2022\tchroniqueuse au C.I.F.\u2022\ttranquille et silencieuse mais capable de rire, chanter, danser, causer longuement.\u2022\tprofesseur dans une école primaire portugaise.52 MARY ?catéchise en sa langue mandarine DE TAIWAN MARY HSU ET LOURDES LWO i toutes deux: \u2022\tardentes à l\u2019étude de l\u2019anglais \u2022\tdésireuses de communication \u2022\tdélicates et douces, gentiment taquines.LOURDES ?\u2022 nous évangélise par sa disponibilité à servir grâce à ses talents de couturière.DE SAN FRANCISCO NANCY VY SO T \u2022\tstature imposante: 5\u2019 8\u201d \u2022\tprofesseur d\u2019anglais aux réfugiés vietnamiens \u2022\tétudiante en français et en cantonnais \u2022\tcomptable à l\u2019école primaire «Good Hope» \u2022\thumour et originalité proverbiales: \u2022\tun courant d\u2019air frais! DE HONG KONG ESTHER LIEU \u2022\tfleur et fruit authentique de l\u2019environnement.\u2022\tdévouée tout autant dans la cuisine que dans les randonnées en ville: ses recettes sont pleines d\u2019arôme.\u2022\tcomptable à l\u2019école «Tak Oi» DU CANADA GHISLAINE PARENT T \u2022\tsimplicité et dévouement: héritage du Québec! \u2022\tdisponible pour: yoga, travail de secrétariat \u2022\tanimatrice et modératrice d\u2019un club à l\u2019école \u2022\tprofesseur de français pour une quinzaine d\u2019étudiants ALINE DUMAS professe l \u2022\tpremière responsable avec Nicole et Asuncion de l\u2019animation spirituelle et de la bonne marche du Centre \u2022\tparfaite bilingue (originaire du Nouveau-Brunswick) \u2022\tprofesseur de psychologie, sociologie et \u2018Counselling\u2019 au Séminaire St-Esprit d\u2019Aberdeen \u2022\tresponsable des jeunes filles que la vie M.I.C.attire \u2022\tporte et coeur toujours ouverts.NICOLE BEAULIEU professe I \u2022\tincarne l\u2019axiome: «Le bien ne fait pas de bruit».\u2022\téconome, professeur d'anglais et d\u2019éthique \u2022\tfuture étudiante en cantonnais \u2022\tdisponibilité totale\t> 53 Première excursion aux Nouveaux Territoires, Hong Kong.* S.Aida et ses élèves de «Tak Oi».k )P O ^ ^ èV9 «\"vil6.0
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