Le soleil, 27 juillet 2003, Cahier 2
[" Cahier B LE SOLEIL Le dimanche *27 ji illet 2003 Didier Fessou La mère morte B 3 Des thrillers pour tous les goûts B 4 > > V ' - > r *0 r * ¦¦MNMNNMHBMaMMKSMMMi a .// s'agit du sixième roman de Ying ( hen « QUERELLE D\u2019UN SQUELETTE AVEC SON DOUBLE DE YING CHEN Les voix de limaginaire Blnny Vigneault Collaboration spéciale ¦ Vous êtes un écrivain et nous ehc*rehez a articuler une histoire qui ne se laisse pas mettre en place facilement.Un jour, au hasard d\u2019une promenade, vous revient à l\u2019esprit l\u2019image troublante d\u2019une femme sortie des décombres de sa mai son après avoir été ensevelie plusieurs jours.Image capté© jadis sur le vif, aux nouvelles de 17 h ou dans un entrefilet.Vous pensiez l\u2019avoir oubliée mais voilà qu elle resurgit avis* force et soulève une foule de questions inattendues (pii donnent un sens à \u2014\t-\tvotre entreprise.\t.1.V.\u2022 \u2022 m Il ne s'apt là que dune hypothèse au sujet du point do départ du sixième roman de YingL'hen, Querelle d'un squeletteai eeson double, publie en mai aux Éditions du Boréal Qu\u2019en est-il exactement ?Faute d\u2019avoir parlé avee l\u2019éeri-vaine, je me prête volontiers à imaginer Mais laissons là pour l\u2019instant les spéculations et parlons de ce roman de YingL'hen L\u2019ensemble s\u2019articule comme un dialogue de sourds entre deux femmes seules dont la vie semble s\u2019être en quelque sorte arrêtée.Les deux personnages se partagent la narration de l'histoire, en alternance, au gré d\u2019un enchevêtrement do très courts chapitres.La première, celle qui prend d\u2019abord la parole et ouvre le récit, est prisonnière des décombres de sa maison à la suite d\u2019un violent tremblement de terre.Ensevelie jusqu\u2019à mi-corps, impuissante, elle voit les débris et le sol s'affaisser lentement sur elle.Ses heures sont comptées.La seconde, qu\u2019on connaît comme étant la femme de A., se prépare à recevoir les invites de son mari.Elle a passé la journée à organiser cette soirée.Fendant qu\u2019elle attend le traiteur et aussi le pâtissier d\u2019en face, qui doit lui livrer un gâteau, la femme de A.tue le temps en se perdant dans ses pensées.L\u2019histoire respective de ces deux femmes se déroule lentement et ne se laisse jamais totalement appréhender, comme la nature de leur relation d\u2019ailleurs.Sont-elles dos sœurs, des jumelles, des copies?Laquelle est réelle?L\u2019une est-elle le fruit de l'imagination de l\u2019autre?Rien n\u2019est moins sûr.Alors que son oeuvre s\u2019élabore plus que jamais sous le signe du mystérieux et de l\u2019envoûtant, YingChen montre ici encore qu\u2019elle est passée maître dans l\u2019art de cultiver l\u2019ambiguïté.En ce sens, Querelle d'un squelette (tree son double s\u2019inscrit dans la même veine que les deux précédents, lin mobile et Un rhum/) dans lu mer.I )es lieux imprécis.I In temps et une époque incertaine.Les repères spatio-temporels, sociaux et culturels ordinairement attendus sont ici superflus.Là n\u2019est pas l'essentiel, doit-on comprendre.Pris entre les deux personnages, le lecteur assiste en observateur curieux à la querelle dont parle le titre tout en se questionnant sur ce qui explique leur différend.De plus, comme dans les ouvrages précédents, celui-ci fréquente volontiers le fantastique.Alors que son œuvre s\u2019élabore plus que jamais sous («signe du mystérieux et de l\u2019envoûtant, Ying Chen montre ici encore qu\u2019elle est passée martre dans l\u2019art de cultiver l\u2019ambiguïté Habitant, à ce qu\u2019il semble, le même village, mais tout de même séparées puisqu'à des lieux différents, chacune dans sa propre maison, comment les deux femmes pourraient-elles communiquer sinon par l\u2019esprit?C\u2019est aussi ce que se demande la femme de A.qui, esseulée, maigre à faire peur, en proie à l\u2019angoisse et au désœuvrement, refuse d\u2019entendre cette voix qui l'appelle à l\u2019aide.« Les vicissitudes des autres que je raconte ou bien que je révise silencieusement, souligne-t-elle, ne sont donc d\u2019aucune utilité autre que celle d'un passe-temps, celle d\u2019un feu dans la cheminée quand la nuit s\u2019approche.Et j\u2019admets que toutes ces histoires sont les miennes, sans exception.Par exemple, pour que le sort de cette sinistrée m\u2019intéresse, il faudrait qu\u2019elle ait un rapport étroit avec moi, un lien singulier.Il faudrait qu\u2019elle devienne moi tout court, et que je descende dans sa tombe.» (p.14fi) Le refus de la femme de A.d\u2019entendre la voix de l'autre et de lui porter secours s\u2019explique moins par l\u2019incompréhension - à tout prendre, légitime face à une situation pour le moins ésotérique - que par l\u2019insensibilité qu elle s\u2019obstine à manifester.Incapable de se sortir d\u2019elle-même.Plus que dans bien d\u2019autres romans, cette histoire laisse beaucoup de place au lecteur.Plus encore, elle porte en son cœur le rôle de l\u2019imagination et de la création.Réalité et Voir VOIX en B 2 ?Le roi des mots et de Faventure Arturo Pérez-Reverte fait flèche de tout bois dans son plus récent roman, La Reine du Sud L R Rémy Charest Collaboration spèciale ¦ Peu d'auteurs en mènent aussi large et nous entraînent aussi agréablement à leur suite que le grand auteur espagnol Arturo Pérez-Reverte.Il n'est pas donné à tout le monde, en effet, de concevoir un roman qui soit à la fois le portrait intime d'une femme blessée mais déterminée - Teresa Mendoza, narcotrafiquante hispano-mexicaine surnommée la Reine du Sud-, un reportage sur les milieux de la drogue mexicains et méditerranéens, une interrogation littéraire sur les limites de la réalité et de la fiction et un roman policier où se côtoient des galeries entières de personnages intéressants & multidimensionnels.Pas étonnant qu\u2019ii faille près de 600 pages à Arturo Pérez-Reverte pour raconter en parallèle l'histoire de Teresa Mendoza elle-même et celle du reporter-auteur qui en suit longuement les traces pour tenter d\u2019en percer le secret.Entre les mains d'un moindre auteur.Lfl Reine du Sud serait un livre poussif et lourd, encombrant son récit de trop de détails et d\u2019entour-loupettes - car il y en a.des orgies de détails sur le monde de la drogue, dans ce récit qui tarde constamment à nous raconter l\u2019ascension de la Reine du Sud.Mais voilà, c\u2019est bien Arturo Pérez-Reverte qui est à la barre de cette grande aventure au pays des narcotrafiquants, le créateur du Capitaine Alatriste (pure aventure) et du Cimetière des bateaux sans nom.où pointait déjà ce style de roman d'aventure existentiel.Bien qu'il s\u2019agisse essentiellement d'un seul récit, le livre se divise constamment en deux modes : un premier, direct, où l'on suit les aventures de Teresa elle-même, et un deuxième, minutieux, où Voir MOTS en B 2 ««CHIVES »« - Il SOLIIl Le roman de PèrezJRererte ne manque çu de réel dans ses descriptions des milieux de la drogue.\u2022 - LE SOLEIL Le dimanche 27 jlillet 2003 B 2 CHOIX TÉLÉ VOIX Suite de la B 1 _____Richakd Thehhien_____ U Th êché! Aujourd\u2019hui, la chronique de paresse improvisée de François-Ktienne Paré, la poutine de Patrick Lafleur, «Touchez pas à mon char», par la colérique Danièle Lorain, l\u2019envieuse Stéphane Vecchio nous entretient de commedia dell\u2019ar-te, et Louise Laparé nous rappelle que ce sont toujours les mêmes qui ont «toute».Le Meilleur de l'Été., Itadlo-Canada a 17 h.Une vraie blonde ¦ Un film à découvrir sur le monde superficiel du show-business, avec Matthew Modine, Daryl Hannah et Maxwell Caulfield.Un acteur toujours au chômage s\u2019entête à jouer dans d'obscures productions d\u2019avant-garde, alors qu\u2019un de ses collègues devient une vedette instantanée en acceptant un rôle dans un mauvais soap.Son rêve : rencontrer une vraie de vraie blonde.Cinéma grandes premières : La Vraie Blonde, TQS à 22 h.ARCHIVES LE SOLEIL ¦Jorane a conjugue sa voix envoûtante et son violoncelle aivv instruments de l'OSQ.au dernier Festival d'été.Jorane et LOSQ ¦ Rendez-vous dans la cour du Séminaire de Québec, où .lorane conjuguait sa voix envoûtante et son violoncelle aux instruments de l\u2019Orchestre symphonique de Québec, le 13 juillet dernier, durant le Festival d\u2019été.Radio-Canada présente un montage de 55 minutes du concert.Au pupitre de l\u2019OSQ, David Bowser.L'Été de la musique : Festival d'été de Québec \u2014 Jorane et l'OSQ, Radio-Canada à 19 h 30.x P*.-*- * -> - V -x?i V» jB»;- C'î-Vw.i - - eTi PHOTO TIRÉE 0 -ALGUES ET FAUNES DU LITTORAL OU SAINT-LAURENT MARITIME Une agrégation d'oursins verts a Trtdoussac.Simple et explicite, le guide d'Anne Rossignol et Robert Chabot permet de mettre un nom sur ce que nous ramassons lors de nos balades du dimanche sur la plage.Le peuple du varech Un guide pour mieux connaître le littoral du Saint-Laurent André Magny AMagny (a lesoleil.com ¦ Laminaires, mollusques, étoiles de mer et oursins sont au nombre des sujets photographiés dans le récent guide de Robert Chabot et Anne Rossignol, A/t/itcs et Faune du littoral du Saint-Laurent maritime.Un livre qui s\u2019annonce indispensable poulies amants des côtes du Saint-Laurent.Pendant près de trois ans, les pieds dans le sable blond, la plage à perte de vue, une biologiste et un prof en algologie (eh oui, ça existe !) de l\u2019Institut des sciences de la mer de Ri-mouski (ISMER) ont arpenté les côtés de l\u2019estuaire maritime, que ce soit à Tadoussac, Rimouski, Gaspé ou Pictou, en Acadie.Le résultat donne un premier guide entièrement en français sur l'identification de ce qui peuple le varech.Simple, explicite, éducatif, avec des photos parfois tout simplement superbes.le guide d\u2019Anne Rossignol et Robert Chabot a la grande qualité de mettre un nom sur ce que nous ramassons lors de nos balades du dimanche sur la plage.Ça évitera donc à l'humble marcheur de mettre toutes les moules dans le même panier alors Les auteurs ont mis trois ans pour réaliser leur guide qu'il peut y retrouver mye, coque, palourde ou fausse-vénus ! Les auteurs ont évidemment pris soin d\u2019identifier les régions du Saint-Laurent où se retrouvent les espèces mentionnées dans le livre.D\u2019ailleurs, pour Anne Rossignol, l\u2019endroit qui semble l\u2019avoir le plus charmée quant à la richesse des espèces rencontrées, c\u2019est aux Petites Bergeronnes, où « buccins, oursins, anémones, espèces d\u2019algues et crabes-araignées abondent dans ce coin », précise-t-elle.Le guide de 113 pages édité à la fois par l\u2019ISMER et Pêches et Océans Canada possède également un glossaire, qui devrait surtout intéresser les spécialistes, en raison des planches que le lecteur y retrouve, des définitions et de la classification des espèces répertoriées dans le guide.Un conseil en terminant, consultez les tables de marée pour savoir quand sera la prochaine pleine lune: la marée basse laissera à ce moment-là sur la plage des richesses encore plus en abondance.ROBERT CHABOT ET ANNE ROSSIGNOL, Algues et Faune du littoral du Saint-Laurent maritime.ISMER et Pêches et Océans Canda, IIS pages.fiction, dit-on, sont irrémédiablement liés?Parce que nous avons une conscience, nous avons l\u2019imagination Celle-ci est à la fois notre plus grande force et aussi, parfois.notre ultime échappatoire.Les deux personnages de ce roman, chacune à leur manière, illustrent parfaitement cette idée.Et je reviens avec mon hypothèse quant au point de départ de Querelle d\u2019un squelette arec son double.Qu\u2019est-ce qui a pu intéresser Ying Chen pour qu elle écrive l\u2019histoire de cette femme ensevelie et de cette autre, tout aussi perdue que sa vis-à-vis?Quel effet cette histoire a-t-elle produit sur l\u2019écrivaine pour qu elle tienne à la rapporter ?Parmi les thèmes de ce roman, l\u2019incommunicabilité et l\u2019indifférence arrivent certainement bons premiers.Comment devient-on sensibles à ce que les gens vivent autour j de nous ?Avec un minimum de sensibilité, bien sûr.Par la com-; munication.aussi, et par l\u2019imagination.Ainsi s\u2019invente-J t-on souvent nos proches, nos amis, nos collèges de tra- vail, voire les inconnus que l\u2019on croise du regard.Ainsi deviennent-ils pour nous, jusqu\u2019à un certain point, des personnages.« Il faudrait qu\u2019elle ait un rapport étroit avec moi, un lien singulier, disait la femme de A.pensant à l\u2019autre.Il faudrait qu\u2019elle devienne moi tout court, et que je descende dans sa tombe.» Lorsque la communication fait faut bond, l\u2019imagination prend le relais.Comme le fait si admirablement ici le livre de Ying Chen.YING CHEN, Querelle d'un squelette arec son double.Montreal.Boréal.2003,168p.MOTS Suite de la B 1 l\u2019on suit le reporter qui tente de percer son secret, au fil de ses rencontres avec des témoins et des participants à la trajectoire de cette femme, d\u2019abord simple compagne d\u2019un pilote flamboyant au service des narcos mexicains, El Guë-ro Davila, puis trafiquante de haschisch marocain sur des hors-bord naviguant entre Gibraltar et l\u2019Espagne, puis en-, fin « reine » trafiquante revenue dans son Mexique natal.Cette façon de faire entraîne un changement de rythme régulier, comme si le livre oscillait entre la vie effrénée des narcotrafiquants et celui, plus distant et réfléchi, du reporter-auteur.Lancé sur la piste de Teresa Mendoza, cette fille déterminée et « presque jolie », comme tout le monde le répète, le reporter est d\u2019ailleurs conscient des limites inhérentes à sa capacité de bien rendre compte de la réalité de ce personnage qu\u2019il suit à la trace.« Dans mon métier, explique-t-il en décrivant sa rencontre avec Teresa, réalité et légende ne sont que de simples matériaux de travail.Le problème est plutôt qu\u2019il est impossible de vivre durant des semaines et des mois en étant techniquement obsédé par quelqu'un, sans se faire de l\u2019individu en question une idée personnelle, précise, et forcément inexacte.(.) Voilà pourquoi, par ce matin pluvieux de Culiacân, je savais que la femme qui se tenait devant moi ne serait jamais la véritable Teresa Mendoza, mais une autre qui la supplantait, en partie créée par moi.» Peut-on jamais vraiment rendre compte de la réalité?Avouons qu\u2019il est plutôt épatant de réussir à bien se poser des questions existentielles, tenant presque de la sémiotique, dans le contexte d\u2019un vrai roman d\u2019aventure.D\u2019ailleurs, le roman ne manque pas de réel, dans ses descriptions des milieux de la drogue.L\u2019omniprésence des divers rouages du narcotrafic dans le nord du Mexique, par exemple, y est rendue avec une précision exceptionnelle : jusqu\u2019aux chansons, les corridos, composées par les groupes populaires en souvenir d\u2019aventures particulièrement remarquables vécues par les trafiquants.Les descriptions des plats, des lieux, des gens sont si précises qu\u2019on croirait presque sentir les parfums des tapas ou l\u2019eau de mer qui fouette le visage.Et le livre ne manque pas d\u2019humour non plus, comme en témoigne cette remarque sur un cousin pas très futé du Guëro Davila, « un minable du genre à qui on confie un camion de coke et qui vous livre un camion de Pepsi ».Bref, dans La Reine du Sud.Pérez-Reverte fait une fois de plus flèche de tout bois: littéraire sans en avoir l\u2019air, aventurier mais pas pressé, intime et presque géopolitique à la fois.Le lecteur qui prend le temps de s\u2019y arrêter regrette presque d'en revenir, une fois le livre refermé.Les descriptions des plats, des lieux, des gens sont si précises qu\u2019on croit sentir les parfums des tapas ou l\u2019eau < de mer qui fouette le visage ARTURO PÉREZ-REVERTE, La Reine du Sud.traduit de l'espagnol I par François Maspéro.Paris, Seuil.592pages.\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t Réseau Câb.\t18h30\t19h00\t\t19h30\t20h00\t\t20h30\t21h00\t21h30\t\t22h00\t22h30\t231)00\t231)30\t CD(src) 6\tDécouv Crocodile Le survivant du Jurassique\t\tFestival d'été de Québec - Jorane et T0SQ\t\tRequiem contre\tGildor Pied poule.L De Larochelière, L.Jalberl\t\tLe Téléiournal\tAngèle Dubeau.\tCiné-club: LA FILLE DU PUISATIER\t O(TVA)\t7\t|Un monde de fous [Top 10 Endroits mystérieux\t|Ciné-dimanche: AIR FORCE ONE\t\t\t\t\t\t\t\tLe TVA réseau (h45)\tDrôles de maison | Infopublicité\t GT (TQS) 13\tCinéma: CŒUR VAILLANT\t| Cinéma: LA VRAIE BLONDE\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t ifîl (TQc)\t8\tRamdam\tMondial rmpro Juste pour rire Québec c France\t\tfie plaisir croît avec l usage Marcel Dubé\t\t\t1 Vivre en ville Moscou, les orphelins de Lénine\t\t1 Loeil ouvert: Jouer avec le feu 10e concours intern de piano Van Cliburn |\t\t O(CBC) 12\tALICE WONDERLAND\tNat Things Up Close and Toxic\t\tMovie: RAIDERS OF THE LOST ARK\t\t\t\t\t1 Venture\tCanadian Reflections\tTrack & Field CB (CTV) 14\tTravel Travel\tSue Thomas F 8 Eye The Signing\t\t[Charmed A witch in Time\t\t[law & Order Criminal Intent Phantom\t\tLaw & Order: Criminal Intent Maledictus\t\tNews\tCFCF News 1(T (GLOBAL) 3\tGlobal Sunday\tFuturama\t|Kmg ot the Hill\t\tI The Simpsons\t1 That 70s Show\t| Malcolm m Middle\t| The Simpsons\tThe Restaurant\t\tInside Entedainment\tGlobal Spods 52 (ABC) 22\tABC s News Sunday\tMovie: THE PENNSYLVANIA MINERS STORY\t\t\t\t[Alias ADark Turn\t\tThe Practice: Burnout\t\tNews\tThe Practice CÎ?(CBS) 21\tCBS Evening News\t60 Minutes\t\tBecker\tKing ot Queens\tMovie: PICNIC\t\t\t\tNews\tLoves Raymond Fo*\t34\tGilmore Girls (18h)\tFuturama\tIking ot the Hill\t\tThe Simpsons\tBanzai\tMalcolm in Middle | The Simpsons\t\tCharmed\t\t[ Boarding House: Nodb Shore\t C£)(NBC) 18\tNBC Nightly News\t| Dateline NBC\t\t\t\tLaw & Order Criminal Intent Phantom\t\tThe Restaurant\t\tNews\tG Michael Spods ! 57 (PBS) 43\tL.R Wall Street\tGlobe Trekker Hungary and Romania\t\tNature Monkey in the Mirror\t\tMystery!\t\tVirsky The Spirit of the Ukraine\t\tNews\tMovie RDI\t19\tGrands reportages (18b)\tJournal RDI\t|Histoires oubliées\t\tZone libre\t\t[ Le Téléiournal\tI RDI à l'écoute\tAmerica Quand la dépendance s installe\t\tLa vie,, rien d'autre\tSecond regard ARTV\t31\tSol (18h)\tOrgueil et préiugés\t\tLActors Studio Robert DeNiro\t\tThema: Istanbul: VOYAGE VERS LE SOLEIL\t| Istanbul: Une génération entre deux rives\t\t\t\t\tUn bateau pour Istanbul Canal D\t20\tHumour (18 h)\tInsectla\t\tMystérieuse planète Le feu de la création\t\t1 Hors séné K la recherche de l Atlantide\t\t\t\tCinéma: STAR TREK III:.SPOCK\t Canal Vie\t35\tCoup de cœur (18b)\tQuand la vie est un combat Besoms sans tin\t\tSecondes pour la vie Deuxième peau\t\t1 Métamorphose\t(Maigrir aujourd'hui [Au-delà médecine |\t\tCa sex'plique\tLe sexe Les nouvaux marchés du plaisir ¦\t Discovery\t37\tConstruction (18b)\tDaily Planet\t\tDisc Showcase Thrill Rides Put to the Test\t\tExtreme Rides\t| Weather X Dangerous Waters\t\t\t\tDaily Planet\t E vasion\t23\tLe guide Debeur\tLa route gourmande\t| Europe express\t\tGris\t| Plaisirs de France\t\tCyclisme Tour de France\t\t\t\t\t Historic\t25\tTrouvailles (18b)\tLégendes du hockey\t\tTournants Massacre à Sharpeville\t\tHist d'alcool Un p tit coup de circonstance\t\tCinéma: LADY JANE\t\t\t MusiMax\t32\tMade in France\tMax Lounge Annie Dufresne et Raphaël Torr\t\tMusicographie Jane Birkin\t\tStars Jane Birkin - Arabesque\t\tStars S Gainsbourg - Musique and Music\t\tMusicographie: Jane Birkin\t Musique Plus 30\tFax\tI.D Mode\tTop otthe pops\tConcertPIus Eminem live à Barcelone\t\tLe Groulx Luxe C'est n importe quoi\t\tHipHop Freestyle\tDollaraclip\tFax\t| Made in France\t Sériés +\t24\tLargo Winch (18b)\tMonde aime Raymond\tHommes quarantaine\tLes condamnées Le piège\t\tAmy: Discipline\t\tSix pieds sous terre La chambre\t\tCinéma: LA FAUTIVE\t TLC\t39\tWild Weddings (18b)\tTrading Spaces\t\tRepoMen Stealing tor a Living\t\tWorld's Most Daring Robberies\t\tSports Disasters It\t\tTrading Spaces\t CB\t15\tJournal de France 2\t24 heures à Rio\t\tItinéraire.gourmet | Double ie\t\t\t\tTV5 Le lournal\t| Grands duels du sport\t\tgymnastique féminine | Spécial: C'est du Befde\t Z\t26\tAlerte Météo (18b)\tFarscape Fatale Dichotomie\t\tRobot Wars\t\tMetal hurlant Une beetle dans la mare\t\tCour à scrap Moulin à vent\t\tHighlander Une prison dorée\t RDS\t33\tSports 30\tAGP Golt Omnium Greater Hartford\t\t\t\t\t\tSports 30\tCyclisme\t\tSpods équestres\t Sportsnet\t38\tSporlsnet News\tUEFA Soccer Manchester vs America\t1 You Gotta See This\t\t\t\t\t\tSporlsnet News\t\tFIFA Soccer Canada vs a communiquer\tur le titre, j'ai hésité entre « la mère morte» et «une toute petite mort ».En référence aux Chambres de bois d'Anne Hébert.Tiens, et si j'utilisais les deux?C'est une idée.Le titre avec l'une, le lead avec l\u2019autre.Lead ?En France, où plus personne ne parle le français, ils appellent ça un chapeau.Au Québec, où plus personne ne parle l'anglais, ils appellent ça un lead.C\u2019est le premier paragraphe d'un article.Le coup d'envoi.Doit être dynamique et accrocheur.Doit donner le ton.Sinon le lecteur, grand amateur de sensations fortes, s'en va voir ailleurs s\u2019il n'y a pas plus excitant à lire.Journalistiquement parlant, une réputation se joue sur les six premières lignes ! Donc, le lead.Que voici avec cette citation : « Quelqu'un a dû lui faire très mal un jour pour que tant de violence l\u2019habite et qu\u2019il n\u2019en paraisse rien quand elle sourit et tend la main.J'ai lu toute l'œuvre d\u2019Anne Hébert et une grande partie de ce qui a été écrit sur elle.Elle reste insaisissable.Même si elle habite chacun de ses livres, ce que l\u2019on dira d\u2019elle ne sera jamais qu\u2019une partie de la vérité.Elle a bien pris soin de brouiller toutes les pistes qui conduisaient à son jardin secret.Qu\u2019y avait-elle enfoui de si précieux ou de si monstrueux pour ne laisser personne l\u2019approcher?» La violence qui porte l'œuvre d'Anne Hébert, je l\u2019ai retrouvée dans deux modestes romans.Deux romans écrits par deux femmes.Lune, Marie-Geneviève Cadieux, étudie la littérature à l\u2019Université du Québec à Montréal.L\u2019autre, Céline Cyr, s\u2019est fait un nom à Québec à titre d'historienne.Il va sans dire que leur cousinage littéraire relève du hasard.Quel cousinage?La mort de la mère, le sentiment d\u2019abandon, la violence.***** Dans AV dis rien, Marie-Geneviève Cadieux explore l\u2019ambiguïté des amours incestueuses.Le corps est un fraudeur, mais il dit toujours l'absolue vérité.C\u2019est l'histoire d une enfant.Élise.12 ans.qui a perdu sa mère et qui a été adoptée par son oncle Jean.Un soi-disant artiste.Du genre à conserver les petites culottes maculées de sang de sa nièce au prétexte que ces tâches sont « des pétales rouges nés du ventre ».Non seulement il les conserve, mais il se propose d\u2019en faire une exposition ! Timbre et vieux dégoûtant.Arriv a ce qui devait arriver.L\u2019oncle et la nièce assouvissent le désir qu\u2019ils ont l\u2019un de l\u2019autre: «Confuse.Élise ne parv ient pas à mettre le doigt sur ce qu\u2019elle veut réellement.Ni à nommer l\u2019émotion qu elle ressent lorsque Jean, les yeux plein de ferveur, regarde le ventre qu\u2019il s\u2019apprête à entrouvrir.» Élise a honte.Mais le plaisir.Convaincant ?Oui et non.l\u2019as toujours facile à suivre.Souvent obscur, ténébreux, confus.On ne sait pas trop où on est: Bruges, Ostende.Paris Ni avec qui on est: Élise.Camil, Jean.Sans compter Pascale, la thanatologue, et Hubert.son assistant.On devine qu\u2019Élise est décédée.C\u2019est un autre de ces romans où le lecteur se retrouve bien malgré lui dans la position du voyeur.Une position inconfortable.Je me fous de savoir que l\u2019amant de la narratrice passe son doigt dans ses grandes lèvres, le porte à son nez, puis se lèche ledit doigt ! Quelle idée d\u2019écrire des trucs pareils ?Ah, l\u2019influence de Nabokov et de sa Lolita dans les cours de littérature.La relation d\u2019un quinqua avec une nymphette mi-femme mi-enfant semble exercer un fascinant pouvoir de séduction auprès des étudiantes.D\u2019autres influences aussi.À preuve cette note intitulée «démarche d\u2019écriture pour Ne dis rien»: « Pour moi, l\u2019écriture me permet de m\u2019aventurer au cœur de territoires inconnus et de faire fa- ce à certaines peurs.Avec AV dis rien.je souhaitais non pas apprivoiser, mais adoucir ma crainte de la mort.Durant l\u2019écriture, l\u2019inceste s\u2019est imposé rapidement comme un thème lié à la mort.Lors de mes recherches sur l\u2019inceste, j\u2019ai lu Plaisirs honteux de Michelle Desaulniers.Ce recueil m\u2019a bouleversé car il levait le voile sur le plaisir sexuel lors d'un abus.Cette lecture faisait écho à celle du conte gothique Premier Amour, de Joyce Carol Oates, où une enfant tombe en amour avec un jeune homme.Leur relation tient de l'abus et de l'initiation.Je voulais proposer un roman où les frontières entre tendresse et abus, mort et vie, plaisir et douleur sont floues.» !\\>ur être flou, c'est flou.Si c\u2019est l\u2019effet recherché, mademoiselle Cadieux.c'est réussi ! Mais si vous voulez faire carrière, écrivez donc un peu pour les lecteurs et non pas seulement pour vous ***** C'est une toute autre histoire que propose Céline Cyr avec Le temps d'une photo.Une histoire avec deux intrigues, comme c\u2019est souvent le cas.L'une de ces intrigues est inutile, mais permet à la narratrice de se définir comme une madame drabe qui mène une vie drabe dans un quartier drabe.Intrigue numéro un : l\u2019ado de la voisine disparaît.Oubliez ça.Kim était juste partie passer la soirée chez son grand-père.Tout le monde s\u2019est énervé pour rien.Intrigue numéro deux: Félix s'est fait la malle pour les beaux yeux de Petite Biche.Avant de les abandonner à leur sort, il prend une photo de ses enfants cordés sur un sofa.Son épouse, Jeanne, saute une coche et se réfugié dans l'univers d\u2019Anne Hébert.De temps à autre, avec un tube de rouge à lèvres, elle recopie des phrases de la romancière sur le miroir du salon.Des phrases comme celle-ci: «Les Marie-Geneviève\tCeline Cadiein\tCyr CELINE CYR NE CMS RIEN morts m'ennuient, les vivants me tuent.» Ou comme celle-là : «Ce n\u2019est rien qu'une toute petite mort.» Jeanne decide d'emmener les enfants au zoo de Granby.La route est belle et la journée pleine de promesses.Jusqu'au moment où Jeanne frappe un arbre.Seuls les enfants survivent à l\u2019accident.Ils sont places dans la parenté et finissent par se perdre de vue La narratrice, elle, a été recueillie par ses grands-parents.Us lui apprennent à détester son père, à craindre les hommes, à avoir pour de la vie, à renoncer à aimer.Elle a si bien appris la leçon qu elle s\u2019économise (au propre comme au figuré) et ne participe pas à la vie Un jour, longtemps après, Louis est atteint d\u2019un cancer incurable II convoque la fratrie, l\u2019our refaire une photo.Comme autrefois.Voilà un roman sombre, morose, désenchanté, l\u2019our dire que l\u2019enfance est un cancer qui vous rongera durant toute votre vie.*\t* MARIE-GENEVIÈVE CADIEUX, \\e dis rien.Us Herbes muges 160pages *\t* CELINE CVH, Le temps d'une photo.Les Intouchstbles 126 pages Didier Fessa ii DFesst iu l?lesi Oeil n mi Djian, bon en tranches Le héros de « Frictions » donne de ses nouvelles tous les 10 ans.Au lecteur de recoller les morceaux.¦ (© Libération) \u2014 Petit déjà, dans la cour de récréation, on entendait des conneries comme : « Raconte pas ta vie, elle est pleine de trous.» Et alors?Est-ce une raison suffisante pour ne pas la raconter, sa vie?Philippe Djian raconte une vie, on espère pour lui que c\u2019est celle d\u2019un autre, et elle est pleine de trous.Pire, elle n\u2019est qu\u2019un trou immense au fond duquel il a ramassé quelques éclats, cinq exactement, des bribes circonstanciées, des morceaux de vie remis dans l\u2019ordre chronologique, en gros un fragment tous les 10 ans, un bout de vie, brute, ébréchée, noircie, aux bords coupants.Même pas un truc genre puzzle à reconstituer patiemment, avec un modèle sur le couvercle de la boîte, non, une vie bonne pour la casse, trop de pièces manquantes, rien à en tirer, ni un rébus dont chaque syllabe déchiffrée donnerait la clé d\u2019un tout.Aussi, de loin, le livre a de faux airs de recueil de nouvelles, et de près, quand on a le nez dedans, pris comme une souris dans sa tapette, c\u2019est trop tard, cette vie-là vous colle à la peau, vous dit des trucs des autres qui.mettons que ce soit le cas de le dire, vous pendent au nez.Tout le monde a une mère.FRICTIONS À TOUT VA C\u2019est donc l\u2019histoire d\u2019un type qui raconte sa vie pleine de trous, il ne dit pas les trous, il a assez à faire avec ce qui reste, les bosses, à 11 ans, c\u2019est la première phrase, «Je dois dire que s\u2019il y en avait un qu\u2019on ne s\u2019attendait pas à voir, c\u2019était bien lui », le père, on ne le reverra plus mais pendant les 20 premières pages, il va falloir se le cogner, le père, sa BMW et sa patte folle.On comprend qu\u2019il ne vient pas souvent, qu\u2019il laisse des enveloppes pleines de fric, du fric de Dieu sait où, qu\u2019on est toujours à deux doigts de se foutre sur la gueule, ça a bien dû arriver, ce soir on est passé près avec les verres qui volent.Que l\u2019amour paternel et l\u2019amour filial ne se décrètent pas, surtout dans les familles où on ne sait pas se parler, il faut le lire entre les lignes ce peu d\u2019amour invisible, les cicatrices, on les verra plus tard.Pas grand monde pour mettre de l\u2019huile dans les rouages, voyez le titre.Frictions, et la définition en exergue : «Friction, n.f.-v.1370; lat.frietio.Manœuvre de massage consistant à frotter vigoureusement une partie du corps pour provoquer une révulsion ou faire absorber un produit par la peau.2.(1752) PHYS.Résistance à un mouvement relatif entre des surfaces de contact.3.Fig.Heurt, désaccord entre personnes.» De loin, le livre a de faux airs de recueil de nouvelles, mais de près, cette vie-là vous colle à la peau ARCHIVES I t SOIE II L'air de ne rien commenter, Philippe Djian brosse dans «Frictions» le portrait d'une génération.Et ça frictionne à tout va et dans tous les sens du terme : tous les 10 ans, il y a dans les parages de notre narrateur et de sa mère de quoi passer un sacré shampoing à tout ce qui bouge, à commencer par la maman qui se frotte à n\u2019importe qui, baiser lui fait circuler le sang, moitié sang, moitié alcool, ça vaut mieux que de tomber amoureuse, ça n\u2019empêche pas, on verra ça.on aura tout vu.À 20 ans, le jeune homme nous en offre une deuxième tranche, il pose pour des parfums ou des sous-vêtements, même pas pédé, il a une fiancée, l\u2019oublie pour une autre qu\u2019il oublie aussitôt.C\u2019est la fille de Roger, Roger l\u2019amant de sa mère, sa mère qu\u2019il ne quittera jamais.À 30 ans, il a de l'argent, on ne sait pas comment, cette fois c\u2019est la mère qui vient chercher les enveloppes, il a épousé une des plus belles filles du monde, ça n\u2019avance à rien, ils ont des amis, des ennuis, une piscine, et ne craignent pas les tremblements de ter- re, ça sent le gaz et ils ne perdent rien pour attendre.Il a une mère aussi, elle ne nous rajeunit pas.A 40, du morceau de vie précédent lui reste une fille, une librairie pour femmes, acquise Dieu sait comment, une petite maison d\u2019édition spécialisée dans les livres de femmes, femmes auxquelles, on l\u2019a vu, il ne comprend pas tout.Survient Vincent, le sosie de son père, en pire probablement, fatalement la mère en tombe amoureuse, et ce n\u2019est pas rien de garder par devers soi une mère amoureuse d\u2019un type dont on croit qu\u2019il ne la mérite pas.À 50, sa fille Lili ne veut plus qu\u2019on l\u2019appelle Lili, elle se croit grande, va pour Lilian, si ça ce trouve elle va se marier.Avec un connard, si ça se trouve.Lui, celui qui dit «je» et même pas son nom, à force de coucher avec des vieilles copines, il va bien nous faire une connerie, non ?Si.Et puisqu\u2019on a dénoncé la première phrase, on vous doit bien les dernières : « Plus tard, j\u2019ai retrouvé ma mère.Elle était seule dehors, installée sur un fauteuil de toile, une cigarette à la main.J\u2019ai écrasé la cigarette et j\u2019ai posé ma tête sur ses genoux.» Avec ça, débrouillez-vous pour recoller les morceaux.La cohérence des pots cassés, c\u2019est Djian qui s\u2019en charge, par une formidable énergie d\u2019écriture, une évidence à se mettre dans la tête des gens, l'air de ne rien commenter, de donner du dialogue brut, juste, de feindre de ne jamais se mêler de commentaire ou de psychologie, mais d\u2019en donner pour l\u2019argent, de ne reculer devant aucun malheur, il nous tire le portrait d\u2019une génération, ascendants et descendants compris (rien ne dit qu\u2019ils sont Américains, mais on le suppose, à tort probablement, pour la bonne raison que seuls les meilleurs Américains savent écrire comme ça), la chair est triste hélas, on le lit dans ce livre.PHILIPPE DJIAN, Frictions, Gallimard.ISO pages.h % f V, L'EXTRA NUMÉRO LE SOLEIL VOUS INVITE AU CIRQUE! Grâce à l'EXTRA NUMÉRO LE SOLEIL, quatre familles gagneront à tous les jours quatre billets pour voir le spectacle «ENVOL» présenté par Les Nuits du Cirque, en vedette durant le mois d'août à l'Agora de Québec.\t^ r « a Tous les détails dès lundi\t^ Js au dos de votre cahier Sports EXTRA\tl\\Jlt?S .d U.NUMERO LE SOLEIL \\ B 4 LE SOLEIL\tLe dimanche 27 ji illet 2003 b' lerre Billard £uis pane [ Le rebelle I solitaire Malle pur Pierre Billard BIOGRAPHIE Ascenseur pour un cinéaste ¦ On doit au réalisateur français Louis Malle des films comme Zuzie du ns le métro.Le Souffle ou error ,Atl(in-lieCitji et/l// reroir les enfouis.Avec la parution de son livre Le Jlebelle sol Ho ire, le biographe Pierre Hillard veut rendre justice au cinéaste disparu en l!)iir> à l\u2019âge de 63 ans des suites d'un cancer du sang.Figure emblématique du cinéma français depuis les années 50, Malle ne faisait pour- I tant pas partie d'un courant particulier.Qu'on aime ou non son cinéma, son parcours demeure impressionnant.À 24 ans, il obtient la Palme d\u2019or à Cannes avec son premier film-documentaire, Le Momie du silence.Puis, sa réputation d\u2019étoile montante s\u2019ancre définitivement Ascenseur pour Véchafaud, soutenu par la lumineuse musique de Miles Davis.Son cheminement est singulier, si bien que ses œuvres ne semblent pas toujours avoir de ligne directrice, ce qui l\u2019amènera d\u2019ailleurs à dire: «Dans mes films, la continuité, c\u2019est moi.» Ses aventures avec de nombreuses actrices (Jeanne Moreau, Susan Sarandon et Candice Bergen) accentuent le mythe de celui qui avoue spontanément en parlant de lui-même et de ses films : « Qu\u2019est-ce que j\u2019ai qui plaît tant et qui plaît si peu?» Isolé du courant de la Nouvelle Vague, il demeure le seul cinéaste français à avoir travaillé de façon aussi constante aux Ktats-Unis, sans obtenir toutefois tous les honneurs espérés.Notons au passage que Malle a failli adapter au grand écran l'opéra-rock Stormania.Finalement, quoique vendu à Malle et son cinéma, Pierre Billard parvient avec une écriture soignée à analyser minutieusement la filmographie de son sujet, nous donnant l\u2019envie de redécouvrir ses films.Pierre Blais (collaboration spéciale) * * * * PIERRE BILLARD, lonix Malle, le rebelle solitaire (Plon) rM «DANS UN ETE DE SUITES, EST Œ FltM D'ACTION ET D'AVENTURE LE PLUS ORIGINAL» -jasv «.LA LIGUEi EST.TRES BON SEAN CONNERÏ.\t^BMB PEUT ENCORE SA.VK LE MOCf \u201c HUNtMT ÎHt WAlt $\u2019»!C ¦OUINAi des Gentleman ExtraiS«dina version française de «LEAGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN ° À L\u2019AFFICHE ! PLACE CHAREST ?BEAUPORT ?.-.au*», KM r-M-tAruj\tFAMOUS PLAYt RS\tl t S P**OME HADE S Of IfVtS CINf M A O» S CHUTE S ?QAIERIES DE LA CAPITALE ?CINÉMA LIDO ?ST-NICOLAS ?cinBma [ VERSION ORIGINALE ^\t^\tI CONSULTEZ LA CHRONIQUE MÉGANTIC ?ANGLAISE\tSTE-FOY ?J CINÉMA DU JOURNAL\t?SON OIOITAL fruftcafee de -28 DAYS later 16 A L'AFFICHE! ste-foy ?Æ CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA OU JOURNAL LES CRITIQUES SONT D'ACCORD AtffiilUIT.MïEZ-VOtJSElMG-ÏOtJSiN!._____ TIME « EBLOUISSANT.une aventure comique divertissante' mKMnoAu THE NEW YORK TIMES t: $ ÿ Ô A'V\t\u2022 /\t?/heures .\"pERflTES pjntes.movifs.com VOYEZ-LE MAINTENANT KtaBOIlAMPTW.' BEAUPORT/ ST»RC1Tt SltfOv; PUWCMPTST\tUOOlMz ' STOEOROES/\u2019laMWMltWl.I^l|,,lll>t TMX -\u2014\u2014\u2014,,-1.UOCRMOUWI.ST NICOLAS \u2019 OOYSStE1-\u201d™\t;v-Vi J.I I ¦^AÜT» « Un film pas comme les autres! Dànfyfixar se sont dépassés! Vous adorerez ce film que vous ayez 5 ans ou 9f ans! » P* l»e«ar« N»«m.N*T «CMT V0YE2-LE MAINTENANT ¦1\u2014 : r4\u201c'\t1 13 JOWQUIÉRE ?ST-NICOLAS CONSULTEZ c* PAGE HQRAiBE CINEMA Do VENEZ VOIR ./ \\ ¦ *.-# f \\ \\ # \u2018AS IV'.EtfNHHL
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