Argus, 1 janvier 1989, Automne
[" Volume 18 numéro 2 ARGUS \u2018UV1 htfû.des professionnels avertis en information Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Quebec ARGUS Comité de rédaction / Editorial Committee Pierre Meunier, président Louise Carpentier Nathalie Groulx John Leide Michel Lefebvre Josée Schepper Monique St-Jean, secrétaire Correctrices/Correctors Mireille Cliche Wayne Lebel Aktouf Nylda Luce Payette Huguette Thibault Argus est une revue publiée 3 fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.Elle vise à l\u2019information et à l\u2019éducation de la profession.La rédaction laisse aux auteurs l\u2019entière responsabilité de leurs textes.L\u2019abonnement annuel est de 25$ (9$ le numéro) au Québec, 30$ (10$ le numéro) au Canada et 30$ U.S.(10$ U.S.le numéro) pour l\u2019extérieur du Canada.Les étudiants bénéficient d\u2019un prix spécial de 15$ l\u2019abonnement annuel.Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée, au plus tard un mois suivant la date de parution, à l\u2019adresse suivante: Argus Secrétariat de la CBPQ 307, rue Ste-Catherine Ouest, suite 320 Montréal (Québec) H2X 2A3 Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être faite avec la mention de la source.Les articles de la revue sont indexés dans Pascal Thema, 7205; Sciences de l\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (LISA), Library Literature et dans Point de repère.Dépôt légal à la Bibliothèque nationale du Canada et à la Bibliothèque nationale du Québec.Argus is a journal published 3 times a year by the Corporation of Professional Librarians of Québec.It aims to publish original papers to inform and educate the profession.Articles are the entire responsibility of the authors.The yearly subscription is $25 ($9 an issue) in Québec, $30 ($10 an issue) in Canada and $30 U.S.($10 U.S.an issue) outside Canada.A special student rate is $15 for the yearly subscription.Any request concerning missing issues should be sent, no later than a month after the date of publication, to the following address: Argus Secretariat of the CPLQ 307 Ste-Catherine Street West, Suite 320 Montréal, Québec, H2X 2A3 Articles may be reproduced, in whole or in part with proper credit to their source.Articles are indexed in Pascal Thema, part 205.Sciences de /\u2019information-documentation, Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (LISA), Library Literature and in Point de repère.Legally deposited as required with the National Library of Canada and the Bibliothèque nationale du Québec.Courrier de deuxième classe - enregistrement no 5794 La lettre d\u2019Argus Volume 18, Numéro 2 / Automne 1989 ISSN 0315-9930 L\u2019INFORMATION = UN PRODUIT! ARGUS Comme nous l\u2019avions mentionné dans le numéro précédent, ARGUS se doit de répondre de plus en plus aux divers champs d\u2019intérêts des bibliothécaires professionnels en matière d\u2019information, de recherche et développement et de formation.Dans cet esprit, nous avons amorcé depuis quelques semaines une réorganisation majeure de la revue, s\u2019inscrivant dans le plan triennal d\u2019orientation stratégique de la CBPQ, énoncé et entériné par les membres réunis à la 20ième assemblée générale.En conformité avec ce rapprochement progressif entre le contenu des articles sollicités et soumis au Comité de rédaction et vos préoccupations en tant que praticiens, le présent numéro vise à vous conscientiser sur votre apport à la vie économique de l\u2019entreprise et à valoriser la dimension produit/service de vos interventions.Ainsi, l\u2019apport du bibliothécaire professionnel à la vie économique de l\u2019entreprise et le compte rendu (Valeur économique de l'information et de l\u2019intervention du bibliothécaire) de l\u2019atelier réalisé dans le cadre du dernier congrès annuel identifient la valeur ajoutée à l\u2019information par les produits et services offerts par les bibliothécaires et la contribution effective de ces derniers au développement de l\u2019entreprise.Tandis que Senior Connections: An Information Referral Service for the Elderly propose un élargissement et une diversification des services de référence offerts dans le but de répondre à des besoins marginaux de clientèles particulières.En regard du slogan du 20ième anniversaire de la CBPQ, si nous désirons être de véritables professionnels avertis en information, nous devons nous préoccuper de la qualité, de la pertinence et de la promotion de nos produits et services.La lecture du présent numéro vous sera des plus profitables! Pierre Meunier, bibl.prof.Président du comité de rédaction Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec La lettre d\u2019Argus Pierre Meunier.Page 37 L\u2019apport du bibliothécaire professionnel à la vie économique de l\u2019entreprise Comité ad hoc sur la valeur économique de l'information et de l\u2019intervention du bibliothécaire professionnel .Page 39 Senior Connections: An Information Referral Service for the Elderly Inez Speer-Brisjford.Page 58 Compte rendu Valeur économique de l\u2019information et de l\u2019intervention du bibliothécaire Josée Schepper Monique St-Jean.Page 65 Pour en savoir plus Lectures suggérées My Loan Duong Robert F.Clarke.Page 70 À propos de recherche Index des résumés de thèses parus dans la rubrique «À propos de recherche» Paulette Bernhard.Page 71 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 37 \u2022 \\ des rats onçu par des bibliothécaires pour des bibliothécaires, multiLIS intègre une multitude de fonctions avant-gardistes.Il donne à tout moment une vision précise de la situation: aux gestionnaires, aux préposés et aux usagers.Toutes les fonctions sont intégrées à partir d'une même banque de données où elles vont à la fois puiser et verser de l\u2019information.Vous avez donc un contrôle absolu de toute la gamme des opérations.Les usagers, eux, sont ravis, car multiLIS est accessible aux petits rats comme aux grands érudits, selon leur capacité d\u2019utilisation.B*\"ch le M* r-fluwri us NT*\u2019 v> ; \u2022Système automatisé véritablement intégré, développé par l'université du Québec à Montréal ?\tInteraction avec l\u2019usager, unique en son genre ?\tSix fichiers d\u2019autorités en accès direct » Catalogage en format régulier ou en format MARC intégral *\tAcquisitions, prêts, recherche (booléenne, troncature) \u2022Production de rapports et statistiques \u2022\tMultilingue \u2019Fonctionnalité «réseau» 1 Pour petites ou grandes bibliothèques, spécialisées, publiques ou académiques multiLIS opère sur toute une gamme d'ordinateurs -\tles ordinateurs VAX de Digital -\tles TOWER 32 de NCR -\tet plusieurs autres équipements qui utilisent le système d'exploitation UNIX system V ©s ¦\tQu, rOI) \u2022 J9si vuébern / V© ***i Çuet UchQIJ).c i/ï ¦atu> Malgré ses caractéristiques avant-gardistes, multiLIS est peu coûteux et ne requiert pas d\u2019analyste sur place pour son entretien.Les experts sont unanimes: multiLIS est largement en avance sur la concurrence.C\u2019est d\u2019ailleurs le premier système en importance au Canada et le cinquième en Amérique du Nord.Demandez une rencontre d\u2019information sur multiLIS; vous verrez: c\u2019est passionnant! Écrivez-nous: multiLIS Groupe Sobeco Inc.Édifice Sobeco 505, boul.René-Lévesque Ouest Montréal, Québec H2Z 1Y7 Ou appelez-nous à frais virés au (514) 878-9090.Un service de Sobeco L\u2019Apport du bibliothécaire professionnel à la vie économique de l\u2019entreprise* le Comité ad hoc sur la valeur économique de l 'information et de l'intervention du bibliothécaire professionnel de la CBPQ Ce comité est composé de: Pierre Meunier, Président, Bibliothèque municipale de Montréal, Céline Amnotte, Bureau Martineau Walker, Jeanne Bazinet, Centre Marie-Vincent, Michel Boisvert, Radio-Québec, Monique Côté, Centre de documentation en économie et en administration (UQAM), Lucie Dion, Alcan Aluminium Ltée, Monique Dumont, Société Radio-Canada, Marcel Marcotte, Lavalin Inc., Gilles Paré, Le Devoir, Josée Schepper, Institut canadien de l'information scientifique et technique, Carole Urbain, Ecole nationale d'administration publique, Mireille Cliche, Bibliothèque municipale de Montréal et François Chartrand, Recherchiste Economiste, Radio-Québec.Les entreprises accordent habituellement une valeur d\u2019usage et d\u2019échange à l\u2019information.Dans un contexte de l\u2019explosion de l\u2019information et de surabondance de la production littéraire, le recours à un spécialiste de la documentation offre des possibilités intéressantes pour le développement de l\u2019entreprise et le soutien à la recherche.Compte tenu de sa formation, de ses compétences et de ses habiletés, le bibliothécaire professionnel ajoute de la valeur à l\u2019information.Certaines expériences montrent comment le travail du bibliothécaire a des incidences sur la rentabilité de l'entreprise.Enfin les besoins en information des secteurs de la biomédecine, de l\u2019ingénierie et des affaires, trois domaines importants de l\u2019économie québécoise, sont présentés afin d\u2019identifier les moyens d\u2019intervention du bibliothécaire dans le secteur de l\u2019information.La présence de ces gestionnaires modernes de l\u2019information au sein d\u2019une équipe dynamique contribue à l\u2019utilisation maximale des ressources dans le contexte actuel d\u2019extrême compétitivité.Businesses usually attribute a value to the use and exchange of information.In light of the information explosion, and the overabundance of written documentation, the information specialist can offer interesting opportunities for corporate development and research support.Due to his/her education, experience and skill, the professional librarian adds value to information.Certain experiences have shown how the librarian\u2019s involvement can have an impact on the profitability of a business.Lastly, the information needs of the three important areas of the Quebec economy-biomedicine, engineering and business-are presented in order to illustrate how the librarian is involved in each case.The presence of a modern-day information manager on a dynamic management team contributes greatly to the maximum use of resources in today\u2019s competitive environment.L\u2019apport du bibliothécaire professionnel dans la vie économique d\u2019aujourd\u2019hui est souvent méconnu de la parti des décideurs économiques et politiques.Il nous apparaît important de démontrer comment la profession de bibliothécaire peut être Thtimement liée au développement en général et de l\u2019entreprise en particulier.INTRODUCTION L\u2019information gérée par un spécialiste de la documentation: une nécessité pour l\u2019entreprise.La plupart des entreprises, incluant les écoles, les gouvernements et les universités, sont encore aux antipodes du management global de l\u2019information, c\u2019est-à-dire bien loin de manier de façon rationnelle et efficace le facteur économique qu\u2019elle constitue désormais.Par le présent texte, nous désirons montrer les enjeux et les potentialités offerts par l\u2019application de l\u2019analyse de la valeur au secteur de l\u2019information et l\u2019intérêt que devraient y avoir des sociétés soucieuses d\u2019accroître leur compétitivité.L\u2019information devient chaque jour davantage un facteur de production et nombre d\u2019activités, de services ou de produits dont la finalité est relative à la maîtrise de cette information se développant dans les organisations industrielles ou tertiaires.Or le coût de la maîtrise de l\u2019information dans les grandes sociétés industrielles est loin d\u2019être négligeable et il a même tendance à croître plus que le coût des matières premières ou celui de la main d\u2019oeuvre directe de production.* Ce texte correspond au document de recherche réalisé par le Comité ad hoc pour la production de la brochure «L\u2019information une valeur sûre pour l\u2019entreprise/lnformation: an asset for business».Avril 1989 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 39 Compte tenu de cette conjoncture, il nous apparaît que l\u2019entrepreneur ou l\u2019administrateur doit avoir recours à des expertises afin d\u2019optimiser toutes les sources d\u2019information qui lui sont disponibles.Un contexte explosif! Où que l\u2019on se retourne, on constate une chose, une véritable explosion de l\u2019information.Les hommes d\u2019affaires, les scientifiques, les universitaires, les administrateurs, les fonctionnaires doivent prendre rapidement des décisions importantes et complexes dans les domaines les plus divers.Les conséquences d\u2019une décision prise sur la foi des données erronées ou incomplètes amène des coûts élevés ou des conséquences imprévisibles.La masse de documents les plus divers constitue une véritable jungle où seuls des spécialistes peuvent trier efficacement le bon grain de l\u2019ivraie.L\u2019arrivée de l\u2019informatique n\u2019a fait qu\u2019ajouter un peu beaucoup de complexité à l\u2019exercice.Soudainement on peut accéder instantanément aux informations les plus diverses aux quatre coins du globe à un coût accessible.À un moment où la planète n\u2019est plus qu\u2019un village grâce à des moyens de communication inégales, à un moment où les barrières tarifaires entre pays s\u2019estompent, les décisions doivent se prendre rapidement dans un environnement pas toujours familier.Telle entreprise au Burkina Faso est-elle rentable?Peut-on obtenir son dernier rapport trimestriel?Existe-t-il déjà un brevet pour le médicament que l\u2019on veut commercialiser?Le projet de thèse de doctorat a-t-il déjà été traité?Le centre de ressources documentaires, la bibliothèque pourront résoudre en peu de temps ces énigmes.Mais le coût en vaut-il la chandelle?Quand le personnel du laboratoire aura perdu quatre semaines d\u2019un temps précieux pour apprendre que le produit existe déjà et est commercialisé aux Philippines, peut-être devra-t-il changer d\u2019avis.La complexité des décisions à prendre tant chez l\u2019homme d\u2019affaires que chez l\u2019universitaire, exige que l\u2019information - sur laquelle repose toute décisions éclairée - soit la plus pertinente et la plus à jour possible.Ce n\u2019est pas sans raison que l\u2019entreprise privée se dote à grands frais de centres spécialisés qui mettent au point des techniques très poussées afin de répondre presque instantanément aux questions des usagers.Il n\u2019est pas surprenant de constater que plus de 80% du budget de ces centres soit consacré au personnel.Ce qui importe c\u2019est d\u2019obtenir l\u2019information de la plus haute qualité et traitée selon les préoccupations de l\u2019entreprise.Les fonctions du bibliothécaire sont en pleine mutation.L\u2019aspect conservation et traitement de la documentation est de plus en plus subordonné à l\u2019aspect courtier en information».Cette information doit être de première qualité et accessible selon les paramètres souhaités par l\u2019entreprise.1.ÉTAT DE LA SITUATION: EXPOSÉ DE LA PROBLÉMATIQUE 1.1 Explosion de l\u2019information Avant même de tenter d\u2019expliquer tout le phénomène de l\u2019explosion documentaire et d\u2019exposer toute la problématique s\u2019y rattachant, il est primordial de nous entendre sur la signification que nous accordons au terme «document».Après une recherche en ce sens, nous croyons que la définition de Dijk et Slype (Dijk, 1969) est l\u2019une des plus appropriées: «Sera un document.tout support d\u2019une information susceptible d\u2019appren- dre quelque chose à quelqu\u2019un» (Dijk, 1969, p.17).Ainsi, désignerons-nous par «document» tout article de périodique, rapport, monographie, etc.y compris les clichés photographiques.Ces précisions étant faites, examinons dès maintenant le phénomène de l\u2019explosion de l'information.Certaines études, dont celle de King et Griffiths (King, 15p.), démontrent que le volume de littérature double à tous les 15 à 17 ans.Plus précisément, Dijk et Slype estiment la production mondiale annuelle à quelque 10 millions de documents avec un taux de croissance de 3 à 5,5% par an, selon les disciplines.Si nous comparons toute cette production à la capacité de lecture d\u2019un individu, nous nous retrouvons avec un véritable problème.En effet, l\u2019étude Dijk et Slype démontre qu\u2019une personne peut consacrer à la lecture, un maximum de 1 à 2 heures par jour, compte tenu des autres activités auxquelles elle prend quotidiennement part.Suivant ces conditions, elle parvient à lire entièrement entre 200 à 1 000 documents par année.Pour se faire aisément une idée de l\u2019infime proportion des connaissances assimilables en une vie d\u2019homme versus la production mondiale, reprenons la comparaison de Dijk et Slype: «Si on représente la production mondiale annuelle de documents techniques et scientifiques par le Petit Larousse illustré, une personne lisant 4 documents chaque jour de l\u2019année, soit environ 1 400 par an, prendrait connaissance en un an de 10 rubriques du dictionnaire.Il faudrait cinq années pour en lire une page mais, pendant ce temps, quatre nouveaux volumes auraient paru» (Dijk, 1969, p.20-21).Au fil des années, un autre phénomène est également associé à la production littéraire: il s\u2019agit du déplacement de la masse bibliographique, du «livre» vers «l\u2019article 40 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 de périodique».Selon l\u2019UNESCO, au début du XIXe siècle, il existait une centaine de périodiques scientifiques alors que vers les années 1850, on en dénombrait environ 1 000.Avec la venue du présent siècle, ce nombre est passé à 10 000 pour finalement se chiffrer aujourd\u2019hui à plus de 100 000.Ainsi, de nos jours, la prolifération du nombre de revues disponibles sur le marché, est vertigineuse, surtout dans le domaine scientifique.En effet, aussitôt qu\u2019un nouveau champ d\u2019intérêt scientifique apparaît, la publication d\u2019une nouvelle revue suit presqu\u2019immédiate-ment.Par exemple, dans le secteur biomédical, on estime que le nombre de ces publications croît annuellement de 5%.Une autre caractéristique qui mérite d\u2019être portée à notre attention est, sans aucun doute, l\u2019accroissement rapide du nombre d\u2019articles publiés dans chaque périodique.Mais comment et qui peut exploiter convenablement toute cette masse d\u2019information?Selon une étude de Bénichoux (Bénichoux, 1985), les chercheurs qui sont, de prime abord, chargés de faire progresser, dans tous les domaines possibles, les connaissances fondamentales et les techniques d\u2019application, consacrent que la moitié de leur temps et de leur réflexion à la recherche proprement dite alors que l\u2019autre 50% est utilisé à consulter des archives, à lire des publications, à en écrire d\u2019autres et, enfin, à les communiquer oralement.Plus spécifiquement, le chercheur passe 30% de son temps et de son attention à rechercher avec opiniâtreté les antécédents et les méthodes de recherche déjà identifiés dans des documents publiés ou, mieux encore, dans ceux en cours de publication.C\u2019est ainsi que selon King et Griffiths, tous les professionnels aux États-Unis qu\u2019ils soient scien- tifiques, ingénieurs, médecins, avocats, enseignants ou hommes d\u2019affaires, lisent annuellement plus d\u2019un milliard d\u2019articles de périodiques dont près du tiers de cette quantité est consulté uniquement par les scientifiques et les ingénieurs.Toujours selon cette étude, chaque individu de ces deux dernières catégories lit annuellement une moyenne de 110 articles de périodiques, 78 rapports techniques et 12 monographies.Ainsi, les membres du domaine des sciences et de l\u2019ingénierie totalisent annuellement plus de 500 millions d\u2019heures passées à la lecture, soit l\u2019équivalent de 20 millions de dollars américains.Cette même étude révèle que si nous considérons les coûts d\u2019acquisition, de traitement, d\u2019identification, d\u2019accessibilité et de lecture, et que nous excluons un facteur multiplicateur relatif à la pertinence de la publication, nous pouvons évaluer le coût de chaque article de périodique lu, à environ 45,00$ alors qu\u2019il se situe à 55,00$ par rapport technique lu.Dans ce monde croissant de littérature et de limitation en espace, en temps et en argent, les spécialistes de la documentation ont un défi de taille à relever.Ils doivent repérer uniquement les documents valables, développer un sens critique basé sur l\u2019identification des besoins et des intérêts de la clientèle à desservir et faire appel à leurs dons d\u2019analyse et de synthèse.Mais, au moment présent, le spécialiste de la documentation est non seulement confronté au phénomène de l\u2019explosion documentaire mais également, aux nombreux systèmes et équipements permettant d\u2019identifier et de rendre accessible l\u2019information disponible.Décider quelle technologie servira le mieux les intérêts du Service documentaire et de sa clientèle et acquérir une bonne connaissance du contenu de ces banques pour mieux répondre aux besoins des utilisateurs, sont des défis de taille compte tenu des 370 fournisseurs qui distribuent un total de 2 805 banques de données dont 1 092 touchent le domaine des sciences, de la technologie et de la médecine.875-9650\tJOCELYN GENDRON 875-5635\tDIRECTEUR \tService aux Collectivités et Corporations LA GRANDE LIBRAIRIE\té MONTREAL.OISIR *\t'* /1LIRE *Ct i-sr, fl .LIBRAIRIE AGRÉÉE\tLIBRAIRIE AGRÉÉE 182 EST, SAINTE-CATHERINE / MONTRÉAL, QUE.H2X 1K9\t ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 41 Pour bien saisir toute l\u2019importance à accorder au phénomène de l\u2019explosion documentaire en relation avec les nouvelles technologies, examinons le cas des 19 banques de données les plus interrogées dans le domaine de la santé.L\u2019étude de White (White, 1988, p.120 - 139) nous révèle que ces dernières banques couvrent 3 000 revues publiées aux États-Unis et autres pays et répertorient, pour les trois dernières années, plus de 800 000 références spécifiques au secteur biomédical.Si nous couvrons la période de 1966 à nos jours, c\u2019est plus de 3 500 000 références qui sont interrogeables en ligne.Mais, dans toute cette masse documentaire et considérant toute la technologie disponible, que désire véritablement l\u2019utilisateur sinon que d\u2019obtenir, en temps voulu, l\u2019information qui l\u2019intéresse pertinemment, quel que soit le genre de document: livres, périodiques, compte-rendus de Congrès, rapports d\u2019études, communications scientifiques, rapports privés, brevets, recueils de données factuelles, etc.Quand nous réfléchissons en termes de Service documentaire, il faut toujours considérer que celui-ci n\u2019est pas installé au bénéfice d\u2019un seul usager: il exerce ses activités au profit d\u2019une collectivité plus ou moins large.Dans ce sens, le rôle du Service ne consi-dèrait-il donc pas à amasser un fonds documentaire recouvrant les préoccupations de l\u2019ensemble des usagers et de diffuser cette information auprès de ces usagers?Mais quelles personnes sont les plus aptes à fournir un travail professionnel répondant à ce besoin d\u2019information, sinon que les Bibliothécaires.En effet, leur rôle ne serait-il pas de choisir pour l\u2019usager, parmi les 10 millions de documents qui paraissent annuellement et à travers tous les systèmes informatisés d\u2019identification de l\u2019information, les quelques documents qui parais- sent les plus pertinents à leurs champs d\u2019activité?1.2 Présence des bibliothécaires et des bibliothèques par milieux d\u2019intervention L\u2019augmentation croissante des informations sur des systèmes complexes et interdépendants qui sont générés sans la compartimentation sécurisante des disciplines classiques appelle des solutions nouvelles où le professionnel de l\u2019information a un rôle principal à jouer.Quelle est la place du professionnel de l\u2019information dans la société québécoise?Bibliothèques de maisons d\u2019enseignement Au Québec on retrouve 18 bibliothèques de type universitaire embauchant 450 bibliothécaires professionnels ce qui représente 26% des effectifs (CREPUQ, 1988, p.29).L\u2019université ayant été historiquement le berceau du développement des bibliothèques pour la diffusion du savoir, on ne se surprend pas de constater que c\u2019est actuellement le secteur le mieux pourvu en ressources professionnelles.Les bibliothèques de maisons d\u2019enseignement représentent environ 22,2% des bibliothèques (Annuaire des bibliothèques canadiennes, 1988/89, p.426 - 435) du Québec et embauchent à elles seules 30,0% des bibliothécaires (Liste des membre de la CBPQ, 1987, p.78) professionnels du Québec.Loin d\u2019indiquer une surreprésentation des professionnels dans ce secteur, ces données soulignent la sous-représentativité des secteurs des bibliothèques publiques et des bibliothèques spécialisées.Bibliothèques publiques Au niveau des bibliothèques publiques, les 141 bibliothèques municipales autonomes (Commission Sauvageau, 1987, p.346) embauchaient en 1984,\t202 bibliothécaires professionnels (Commission Sauvageau, 1987, p.206) soit un bibliothécaire par 32,432 habitants: à la même époque en Ontario on comptait un bibliothécaire pour 7,744 habitants, c\u2019est à dire 4 fois moins de professionnels en documentation au service du citoyen du Québec par rapport au citoyen de l\u2019Ontario.Au chapitre de la performance (en termes de prêts per capita) de nos bibliothèques, la Commission Sauvageau (Commission Sauvageau, 1987, p.203) a évalué l\u2019augmentation moyenne de la performance d\u2019une bibliothèque municipale à 131,7% par suite de l\u2019embauche d\u2019un bibliothécaire professionnel: par ailleurs, les bibliothèques qui ont subit des départs de professionnels sans remplacement ont subit une baisse de performance variant de 4,8% à 41,5%.L\u2019embauche d\u2019un professionnel de l\u2019information est un investissement qui porte fruit.Avec la démocratisation de l\u2019accès à l\u2019enseignement que nous avons vécu, il est essentiel de développer un réseau de bibliothèques dynamiques capables de prendre la relève lorsque les années d\u2019apprentissage formel auront été complétées.Bibliothèques spécialisées Un secteur souvent négligé et pourtant d\u2019une importance vitale pour l\u2019activité économique du Québec c\u2019est le secteur des bibliothèques spécialisées de l\u2019industrie, des services, du domaine bancaire et financier, du droit.Les bibliothèques spécialisées représentent 22,2% des bibliothèques du Québec et pourtant n\u2019embauchent que 11% des bibliothécaires professionnels.Une étude effectuée par Hélène Houde, établit que 41,1% des grandes entreprises (Houde, 1981, p.152) ayant leur siège social à Montréal offrent un service d\u2019information documentaire et seulement 22,6% ont retenu les services d\u2019un bibliothécaire pro- 42 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 Tableau I Répartition des bibliothèques par milieu d\u2019intervention t.publiques (30.3») B.gouvernementoUi (17.IV) B.d'h e pilau * (8.2V) B.*p*t loi****» (22.2V) Compilation d\u2019après l\u2019Annuaire des bibliothèques canadiennes 1988/89, p.426-435 Tableau II Répartition des bibliothécaires actifs par milieu d'intervention RecHorch* \u2022* \u2022n»«lgn#m*r*f (4.41) B.publiau*t (22.2V) B.d'*n**lgn*m*nt (37.2V) B.d'hfipiteu* (3.1V) B.\u2022peclallae** (14.2V) Compilation des bibliothécaires actifs d\u2019après la liste des membres de la CBPQ 1987, p.78 fessionnel.Par ailleurs on constate aussi que les 10 entreprises les plus florissantes selon Financial Post 500 embauchent des bibliothécaires professionnels.Est-ce un luxe de relation publique?Ce serait fort douteux.Les impératifs d\u2019une saine gestion qui ont fait le succès de ces entreprises commandent d\u2019avoir des services efficaces et productifs.Sans faire de la présence d\u2019un bibliothécaire une assurance de succès automatique, l\u2019addition d\u2019un professionnel de l\u2019information qualifié à une équipe déjà dynamique et productive ajoute un élément de synergie qui contribue à conserver et à conquérir des marchés.2.L\u2019APPORT ÉCONOMIQUE DU BIBLIOTHÉCAIRE À L\u2019ENTREPRISE 2.1 Compétence et formation du bibliothécaire Face à la profusion de publications dans tous les domaines, aux nouvelles technologies, et à l\u2019importance primordiale de l\u2019information dans un contexte de compétition et d\u2019excellence, le bibliothécaire professionnel est un atout précieux pour toute organisation soucieuse de son efficacité et de son avancement.Le bibliothécaire, fort d\u2019une formation universitaire de deuxième cycle lui ayant permis d\u2019acquérir une formation spécialisée doublée d\u2019une solide expérience de recherche, est en mesure de rendre accessible ce monde de plus en plus complexe de l\u2019information.Les études de baccalauréat donnent une formation de base dans un domaine de spécialisation, sciences humaines ou médicales, droit ou économie ou autres.Ces connaissances sont essentielles pour un bibliothécaire oeuvrant dans un secteur spécialisé.La maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l\u2019information prépare ensuite à l\u2019exercice de la profes- ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 43 sion par des cours de gestion, de traitement documentaire, de référence, d\u2019informatique et une foule de cours adaptés aux différents types d\u2019usagers et de bibliothèques.Dans une discipline en plein essor, les bibliothécaires sont ainsi en mesure d\u2019occuper des fonctions diversifiées, allant du spécialiste de l\u2019informatique documentaire, au catalogueur, en passant par le gestionnaire de documents administratifs, le courtier en information, et bien sûr le responsable d\u2019une bibliothèque ou d\u2019un centre de documentation.Les compétences du bibliothécaire professionnel permettent à une organisation de maximiser la richesse potentielle de l\u2019information et sa valeur primordiale pour les usagers, qu\u2019ils soient chercheurs spécialisés, étudiants ou citoyens d\u2019une municipalité.Une bibliothèque ou un centre de documentation mal organisé peut parfois nuire autant que l\u2019absence de service documentaire, par la confusion et le fouillis ainsi créés.Le bibliothécaire professionnel sait organiser ces ressources documentaires de façon à les rendre accessibles.Il alimente quotidiennement les besoins d\u2019information des usagers, en répondant à une demande ponctuelle et urgente, parfois par des ressources repérées à l\u2019extérieur, ou en apportant une information continue sur l\u2019évolution d\u2019un domaine, selon les intérêts précis des usagers.Il sait aller au-devant des besoins de ses usagers et innover, tant dans les services offerts que dans leur organisation.Par des programmes de formation continue et ses contacts professionnels, le bibliothécaire reste à la fine pointe de l\u2019information.Le bibliothécaire professionnel est la clé d\u2019accès à toutes les sources d\u2019information et de connaissances.Il permet à une organisation d\u2019atteindre le maximum de rentabilité dans un service documentaire, qui autrement, risquerait de passer à côté des objectifs pri- mordiaux d\u2019accessibilité, de pertinence et d\u2019innovation de tout centre d\u2019information.Le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada reconnaît bien la spécificité du bibliothécaire quand il écrit que les bibliothécaires facilitent au chercheur l\u2019accès aux documents nécessaires à sa recherche, ce qui lui permet de mener sa recherche à bonne fin.D\u2019autres organismes, auteurs ou personnalités de la scène nord-américaine reconnaissent l\u2019importance d\u2019avoir à leur disposition un Service documentaire ainsi que du personnel qualifié.Il en est ainsi pour Jocelyn Jacques, Président de l\u2019Office des ressources humaines (Québec) et ex-Direc-teur général de l\u2019École nationale d\u2019administration publique.Pour celui-ci, «Ces centres sont en fait un réservoir de connaissances dont nous avons tous besoin, professeurs et chercheurs, pour mener à bien nos divers travaux et activités d\u2019enseignement.Savoir que l\u2019on peut compter sur des ressources documentaires pertinentes et un personnel compétent et disponible rend notre labeur quotidien moins pénible et plus intéressant encore» (ALAIN, Jean-Marc, 1988, p.vii).L\u2019étude King et Griffiths nous rappelle: «Even so, the extent of number of readings from library materials, time spent by energy professionals in reading these materials and the value déterminent by what they are willing to pay suggests that library materials and services are extremely valuable.» (King et Griffiths, p.6-14) Quant à Virginia R White, celle-ci met l\u2019accent sur l\u2019importance du choix du bibliothécaire dans les centres de recherche: «In a research laboratory the library is an integral part of the scientific program.Its main function is to serve the research staff by providing information and assistance at every step of the investigative process.The selection of the library director, of the chief librarian, is as important as the selection of a member of the research staff.Although a good librarian will not make a research institution great, the contribution of a superb, well-stocked, well-managed library to the research output can hardly be overestimated».(White, 1988, p.121) Signalons, finalement quelques passages de l\u2019étude de Dijk et Slype reflétant le rôle du bibliothécaire: «De nos jours, la documentation a pris, suivant M.L\u2019Hermite, président de la Commission de la Documentation de TAN RT (Association Nationale de la Recherche Technique) en France, un caractère collectif; elle est devenue un service commun, assumé par le documentaliste; une meilleure productivité de la recherche est assurée par la division du travail, entre le documentaliste qui filtre la documentation utile, et le chercheur qui exploite, sans devoir consacrer de 10 à 30% de son temps à la rechercher lui-même.À ceci, M.Boutry ajoute: *Pour l\u2019homme de laboratoire, le document est une partie de son outillage, au même titre qu'un tournevis ou qu\u2019un galvanomètre.La question ne se pose pas de prendre du temps pour le rechercher, ni même pour connaître son existence: le document devrait venir de lui-même se placer sous les yeux de son 44 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 lecteur compétent».» (Dijk et Slype, 1969, p.19).Enfin selon les propos recueillis le 19 avril 1989 auprès de Bernard Lamarre, Président-Directeur-gé-néral de Lavalin Inc: «Être informé permet d'agir» «Chez LAVALIN, la bibliothèque est un instrument essentiel.Sans elle, il nous serait presque impossible d'assurer nos activités.» «Le bibliothécaire est celui qui nous tient à la fine pointe de la science et des besoins.Il nous évite de retourner à l'école pour assurer notre formation continue».2.2 Présentation des concepts de la valeur économique de l\u2019information Quand on aborde la notion de valeur économique, la première chose qui nous vient à l\u2019esprit c\u2019est qu\u2019un produit quelqu\u2019il soit doit posséder une valeur marchande ou un prix.Le produit peut être un service ou quelque chose de plus matériel.Le prix résulte fondamentalement de la rencontre de deux facteurs: l\u2019offre et la demande.En effet, tout producteur de biens ou de services trouve nécessairement un demandeur ou un acheteur prêt à débourser un certain montant pour se procurer le bien ou le service en question.Dans le cas de l\u2019information cependant on se heurte dès le départ à la nature même du produit.En effet, comment peut-on définir l\u2019information?Elle ne se définit que par rapport à celui qui la rassemble et l\u2019oriente d\u2019où son caractère hautement subjectif.De plus, l\u2019information est transitoire par nature, ce qui est valable aujourd\u2019hui ne sera pas ce qui sera utile demain.De même l\u2019information n\u2019est ças un produit matériel; nous faisons un choix avec un ou des éléments intangibles.Voilà autant d\u2019éléments qui rendent l\u2019in- formation ou les informations plus difficiles à quantifier.Cela n\u2019exclut pas l\u2019absence de valeur au contraire.On pourrait ainsi qualifier à l\u2019information une valeur d\u2019usage, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle répond à un besoin précis de quelqu\u2019un dans le temps.S\u2019il s\u2019avère que cette valeur d\u2019usage contienne des éléments susceptibles d\u2019intérêt de la part d\u2019autres individus et que ces derniers manifestent un intérêt par un déboursé de fonds pour en faire l\u2019acquisition, on parle alors de valeur d\u2019échange.C\u2019est la rencontre d\u2019un producteur et d\u2019un acheteur.Un autre aspect de la valeur c\u2019est celui de la valeur ajoutée; en effet, si l\u2019information est une matière première alors la création et la diffusion de cette matière première impliquent nécessairement un investissement en travail.Ce travail se rajoute naturellement aux éléments d\u2019information déjà disponibles en les enrichissant.De la sorte, il augmente potentiellement la capacité d\u2019échange avec d\u2019autres acheteurs il induit de la valeur ajoutée au produit.Le bibliothécaire est celui dans le processus qui facilite l\u2019induction de la valeur ajoutée.Son intervention systématise l\u2019information la rendant apte à fournir une réponse rapide, pertinente et exhaustive au besoin du milieu.2.3 Valeur économique de l\u2019Intervention des bibliothécaires professionnels.Le bibliothécaire professionnel conserve et organise des tonnes d\u2019informations qui s\u2019accumulent depuis la nuit des temps et s\u2019assure que l\u2019on puisse s\u2019en servir rapidement.En transformant, en traitant et en diffusant l\u2019information, le bibliothécaire ajoute une valeur à l\u2019information, une sorte de «plus-value» qui rend l\u2019information accessible aux utilisateurs.Une information non traitée dispa- raît dans la masse qui l\u2019entoure et devient donc inutilisable.On peut parler de cinq types de valeur ajoutée à l\u2019information: -\tl\u2019accès physique à une documentation organisée; le traitement des documents: Le bibliothécaire décrit chaque document afin d\u2019en faciliter le choix et le repérage.Il en fait ressortir le contenu par l\u2019attribution de mots-clés identifiant les sujets traités.Enfin, il peut en faire un résumé descriptif, critique ou analytique; -\tle travail de référence: Le bibliothécaire professionnel aide l\u2019usager à clarifier sa démarche.Il définit les stratégies de recherche.Au besoin, il établit des profils d\u2019intérêts qui permettent au client, par la diffusion sélective de l\u2019information, de demeurer au fait des nouveautés dans son domaine; -\tl\u2019effet multiplicateur:\tLe bibliothécaire professionnel fait une bonne sélection des documents, assure leur diversité et leur exhaustivité (quand elle est souhaitable), vérifie l\u2019exactitude des informations et leur nouveauté.Ce faisant, il encourage une utilisation soutenue des ressources du système d\u2019information et de documentation, qui à son tour contribue au maintien et à la mise à jour des compétences; la conception, la mise sur pied et l\u2019implantation de systèmes d\u2019information automatisés: En tant que gestionnaire des systèmes d\u2019information, le bibliothécaire professionnel évalue la pertinence, l\u2019originalité et l\u2019efficacité des systèmes offerts sur le marché.Mais il peut également développer ou conseiller quant au développement de systèmes de repérage ou de gestion de l\u2019information, qu\u2019elle soit ou non de nature documentaire.ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 45 PIERRE 1AROCHELLE 615, 4ème RUE SHAWINIGAN, QC G9N 1G9 (819) 537-1617 1-800-567-9373 -\tSPECIALISTE EN RELIURE DE LIVRES DE BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES -\tLAMINAGE DE CARTE GEOGRAPHIQUE OU TOUT AUTRE DOCUMENT (SANS LIMITE DE GRANDEUR) -\tSERVICE RAPIDE -\tPRIX COMPETITIFS -\tNOUS EMPLOYONS TOUJOURS DES MATERIAUX DE PREMIERE QUALITE Depuis 25 ans, nous offrons un service de qualité à travers toute la province.Çjù.Yy?\t, ft iéb.46 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 59595 Le travail du bibliothécaire professionnel ajoute donc de la valeur à l\u2019information.Le défi du bibliothécaire repose sur sa capacité à rejoindre les besoins d\u2019informations diversifiés de l\u2019organisation et d\u2019anticiper les éléments d\u2019impact de l\u2019environnement sur l\u2019entreprise qu\u2019il dessert.C\u2019est donc à travers l\u2019utilisation de l\u2019information qu\u2019on peut voir la valeur économique des interventions du bibliothécaire.Les exemples suivants montrent comment le travail du bibliothécaire a des incidences sur la rentabilité de l\u2019entreprise.Deux bibliothécaires de l\u2019ICIST (Institut canadien de l\u2019information scientifique et technique) ont reçu récemment un prix spécial, en même temps que des chercheurs du Conseil national de recherches du Canada, pour leur rôle dans l\u2019identification de la toxine mortelle des moules de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard.En fournissant avec célérité certains renseignements sur cette toxine, ils ont favorisé une intervention rapide, de nature à réduire les pertes pour l\u2019industrie des pêches.Qui ne se souvient du célèbre incendie de BPC à Saint-Basile-le-Grand?Un autre bibliothécaire de l\u2019ICIST a fourni aux équipes de chercheurs de l\u2019Institut de recherches en biotechnologie du CNRC, le support documentaire nécessaire aux analyses.De plus, l\u2019efficacité du réseau des bibliothèques a permis l\u2019obtention rapide d\u2019un document essentiel sur la chimie analytique des BPC.Ainsi, temps et argent ont été économisés grâce au savoir-faire du personnel des bibliothèques de l\u2019institution.Citons aussi un exemple d\u2019intervention chez Alcan.Avant de procéder au regroupement des directions d\u2019Alcan Aluminium Ltée et d\u2019Aluminium du Canada Ltée en juillet 1987, tous les contrats signés par les deux sociétés ont dû être examinés afin d\u2019y déceler d\u2019éventuelles clauses empêchant la réorganisation.Le système automatisé de gestion des contrats a d\u2019une part épargné de nombreuses heures de recherche et d\u2019autre part, il a permis un repérage exhaustif et d\u2019une grande fiabilité.Mentionnons enfin l\u2019utilité des banques d\u2019informations juridiques.Chez Martineau Walker par exemple, une recherche de jurisprudence menée par le bibliothécaire donne un accès instantané à des jugements québécois, canadiens et américains.Une telle recherche demanderait autrement qu\u2019on se rende dans plusieurs centres d\u2019information, sans obtenir pour autant un aussi large éventail de sources ou des résultats d\u2019une précision comparable.En milieu de communications, le système de repérage des séquences de tournage permet, rapidement et de façon très précise, de mettre en ondes une illustration de la nouvelle.L\u2019analyse et l\u2019indexation réalisées par le bibliothécaire permet ainsi d\u2019éliminer les coûts de production d\u2019une nouvelle image.En milieu municipal, nous pouvons souligner l\u2019expérience des «Livres dans la rue» de la Bibliothèque municipale de la Ville de Montréal.Le bibliothécaire organise des rencontres de lecture animée là où vivent des jeunes défavorisés, c\u2019est-à-dire dans les parcs, dans les rues et les ruelles aux abords des HLM, etc.Le bibliothécaire, par ses activités suscite la curiosité et l\u2019intérêt de ces jeunes pour la lecture.Il captive leur attention et nourrit leur imagination.Ces activités de lecture animée ont sûrement un impact sur le niveau de délinquance de ces jeunes.Toute organisation qui désire conserver sa part du marché se doit de créer et de maintenir une saine relation avec son environnement à travers la définition de sa mission, ses objectifs, ses vec- teurs de croissance, ses plans de développement et ses activités.Il en est de même pour l\u2019exploitation des services d\u2019informations et de documentation.Les exemples décrits précédemment montrent, qu\u2019une entreprise bien informée grâce au travail d\u2019un bibliothécaire professionnel est une entreprise qui épargne du temps, de l\u2019argent, de l\u2019énergie et qui devient donc plus productive et plus compétitive.Une entreprise à la fine pointe de l\u2019information offre donc de meilleurs services.Il est difficile de faire le total des dollars générés ou économisés par le travail d\u2019un bibliothécaire.Cependant on peut constater que les entreprises qui dominent leur part de marché possèdent un système d\u2019information et de documentation professionnel.3.BESOINS PARTICULIERS DE CERTAINS SECTEURS IMPORTANTS POUR L\u2019ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE 3.1\tLa recherche: source vitale de développement La recherche est essentielle pour toute entreprise.Elle est le garant d\u2019un développement équilibré de ses activités.Elle devient encore plus importante pour chaque entreprise désireuse de se positionner sur son marché.La survie économique des entreprises dépend de leur capacité d\u2019innover.(Crener, M., 1975, p.479) Et ce processus d\u2019innovation se réalise par la conceptualisation et l\u2019orientation des recherches de nouveaux produits et services et le développement technologique.(Boisvert, M., 1980, p.373) 3.1.1\tVue globale des investissements Parmi les pays de l\u2019OCDE, le Canada est l\u2019un de ceux qui investissent le moins en recherche et développement.Malgré tout, cette activité représente des sommes importantes.Selon Sta- ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 47 tistiques Canada, en 1985, les gouvernements et les entreprises consacraient près de 1,41% du produit intérieur brut (PIB) à la recherche, soit plus de 7 milliards de dollars.18% de ces investissements sont effectués au Québec et plus de 51% en Ontario.3.1.2 Financement de la recherche L\u2019entreprise privée constitue le plus grand responsable de l\u2019exécution de la recherche et du développement au Canada.On retrouve ci-dessous la répartition des principaux intervenants dans ce domaine.Par ailleurs les sociétés canadiennes financent majoritairement leurs activités de recherche.Bien que nous serions portés à croire que le secteur tertiaire regroupe le plus d\u2019activités de recherche et développement, c\u2019est dans le milieu industriel que se consacre encore le plus de ressources financières, et plus particulièrement dans les secteurs des télécommunications, de l\u2019avionnerie, des équipements de bureau, de l\u2019ingénierie et de l\u2019informatique (Tableaux V, VI et VII) Tableau III Données générales sur la recherche 1985\tQuébec\tOntario\tCanada Produit intérieur brut\t\t\t en 000,000$\t109,076\t184,973\t479,446 PIB en % du Canada Valeur ajoutée par l\u2019activité\t23%\t39%\t manufacturière en 000,000$\t25,543\t55,355\t101,358.5 Population en millions\t6.598\t9.073\t25.377 Population en % du Canada\t26%\t36%\t 1986\t\t\t R-D en 000,000$ (Sc.& Sc soc.) Québec-Objectifs 1992 (*)\t1,497 2,783.1\t3,879\t7,185 1985\t\t\t R-D en % du PIB Québec-Objectifs 1992 (*)\t1.4% 2.0%\t1.9%\t1.41% R-D en % du Canada\t18%\t51%\t Dépenses fédérales par $ prov.\t2.70$\t10.00$\t R-D,A/AM\t5.9\t6.3\t R-D/Pop.en $\t228.0\t387.0\t247.59 (*) Source: Statistique Canada.1988.SC88-001, vol.12, no.9, Répertoire régional de la R-D au Canada, 1979 à 1986.Ottawa, octobre 1988, 5 p.Statistique Canada.1988.CD31-003, 1985.Industries manufacturières au Canada: niveaux national et provincial, 1985.Ottawa, 1988, 362 p.(*) Québec (Province).1988.Ministère du Commerce extérieur et du développement technologique.La maîtrise de notre avenir technologique, un défi à relever, plan d\u2019action Québec 1988-1992: document de consultation.Québec.1988, 107 p.Tableau IV Niveaux d\u2019exécution de la recherche Responsables de l\u2019exécution de la R-D selon la région et le secteur de financement en 19867 en 000,000 $ (Sciences et sciences sociales) Objectifs-1992 \tQuébec\t(%)\tQuébec\t(%)\t\tOntario\t(%)\tCanada\t(%) Fédéral\t437\t(29)\t895\t(30.9)\t1,203\t(31)\t2,384\t(33) Provincial\t152\t(10)\t429\t(7.1)\t140\t(4)\t466\t(6) Entreprises\t632\t(42)\t1,350.7 (48.5)\t\t1,837\t(47)\t2,924\t(41) Autres\t276\t(19)\t193.2\t(6.9)\t699\t(18)\t1,411\t(20) Universités\t\t\t181.7\t(6.5)\t\t\t\t TOTAL\t1,497\t(21)\t2,793.1\t\t3,879\t(54)\t7,185\t Sources: Statistique Canada.1988.SC88-001, vol.12, no.9, Répertoire régional de la R-D au Canada, 1979 à 1986.Ottawa, octobre 1988, 5 p.Québec (Province).1988.Ministère du Commerce extérieur et du développement technologique.La maîtrise de notre devenir technologique, un défi à relever, plan d\u2019action Québec 1988-1992: document de consultation.Québec, 1988, 107 p.48 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 Tableau V Recherche et développement Sources de financement par groupes d\u2019industries en 1986 (en 000,000$) Secteurs\tSociété exécutante\tGouv.fédéral\tAutres\tÉtranger\tTotal\tPrévisions 1988 Mines & Pétrole\t54\t7\t25\t\t\t86\t58 Industries\t1 805\t266\t214\t439\t2 724\t3 264 Services\t604\t135\t202\t76\t1 018\t1 072 Total\t2 464\t409\t440\t515\t3 828\t4 427 %\t64%\t11%\t12%\t13%\t\t Source: Statistique Canada.1988.SC 88-001, vol.12, no.5.Dépenses encourues au titre de la recherche et du dévelooppement industriels, 1979 à 1988.Ottawa, juin 1988, 6 p.De façon générale, pour la plupart des secteurs, les activités de recherche sont plutôt consacrées à la production (réalisation et mise en marché de nouveaux produits et développement de nouvelles techniques de fabrication), bien qu\u2019il se réalise quelque peu de recherche fondamentale.Au Québec, un organisme gouvernemental, le Centre de recherche industrielle du Québec, a pour mandat de soutenir le développement industriel.Le CRIQ juge l\u2019information si importante pour l\u2019entreprise qu\u2019il s\u2019est doté d\u2019un service autofinancé à plus de 40%, industrie-information, dont l\u2019une des tâches est de fournir à la PME l\u2019infrastructure documentaire qui lui fait cruellement défaut.Les activités de recherche québécoises sont concentrées dans les domaines de l\u2019ingénierie, de la santé, des pâtes et papier, des télécommunications, de la bureautique et des équipements de bureau et dans l\u2019industrie pharmaceutique (nous donnons ci-après qùelques perspectives de ces principaux secteurs industriels).En 1985, dans les seuls domaines des télécommunications, de l\u2019a-vionnerie, des machines de bureau et des médicaments et drogues, on consacrait 377 millions de dollars à la recherche et au développement, et on employait plus de 5 000 chercheurs.Index m UN RÉPERTOIRE QUI VOUS FERA GAGNER DU TEMPS! Le seul répertoire bibliographique portant exclusivement sur le monde des affaires et la vie économique du Québec.Un instrument de recherche documentaire qui permet un choix judicieux d\u2019articles parmi les principales publications d\u2019affaires québécoises (Les Affaires, Finance, PME, Commerce, This week in business, Affaires +, etc.) L\u2019INDEX DES AFFAIRES permet entre autres de: \u2014\tconstituer des dossiers sur des entreprises; \u2014\tsuivre l\u2019évolution d\u2019un secteur économique; \u2014\tanalyser un marché; \u2014\tidentifier des clients ou fournisseurs potentiels; \u2014\tmieux gérer ses finances personnelles; etc.De consultation simple et rapide, l\u2019INDEX DES AFFAIRES offre 12 000 articles indexés par année publiés sous forme de 10 mensuels et d\u2019une refonte annuelle.Pour abonnement ou renseignements: Il\t4999 Ste-Catherine ouest, suite 430, Westmount, yC Il HUI 111 il\tH3Z 1T3 (514)484-5951 flÜSfEÏBf\tLes spécialistes en édition de base de données ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 49 Tableau VI Recherche et développement Dépenses totales intra-muros Prévisions 1955 (en 000,000$) pour le Canada PERSPECTIVES INDUSTRIELLES QUÉBÉCOISES Secteurs\tIntra-muros\tEtranger\tTotal Pétrole et gaz\t33\t20\t53 Pâtes et papier\t89\t\u2014\t89 Avions et pièces\t501\t\u2014\t501 Télécommunications\t831\t220\t1051 Électronique\t(19%)\t\t \t305\t\u2014\t305 Bureautique et équipement de bureau\t330\t115\t445 Médicaments et drogues\t127\t\u2014\t127 ingénierie\t332\t\u2014\t332 Ordinateurs\t226\t\u2014\t226 Autres\t\t\t1298 Total de tous les secteurs\t\t\t4427 Source: Statistique Canada.1988.SC88-001, vol.12, no.5, Dépenses encourues au titre de la recherche et du développement industriels, 1979 à 1988.Ottawa, juin 1988, 6 p.Statistique Canada.1987.SC 88-001, vol.11, no.11.R-D dans les industries pétrolières, projections pour 1988.Ottawa, novembre 1987, 6 p Tableau VII Recherche par activité et par secteur en 1986 (en %) pour le Canada Secteurs\tRecherche fondamentale\tProduits\tProcédés\tServices techniques Avions et pièces\t9%\t87%\t2%\t1% Électronique\t12%\t83%\t3%\t2% Ingénierie\t8%\t60%\t7%\t24% Pâtes et papier\t13%\t34%\t43%\t11% Pétrole et gaz\t7%\t38%\t36%\t20% Source: Statistique Canada.1988.SC 88-001, vol.12, no.1.Activités de R-D industrielle.Ottawa, février 1988.6 p.Les petites et moyennes entreprises (PME) Quelques centaines de millions seront consacrés au cours des 5 prochaines années au développement des PME.Une structure appelée «Centre de création d\u2019entreprises» permettra d\u2019offrir aux entrepreneurs des outils nécessaires à la mise sur pied d\u2019une PME et au développement de produits et de nouveaux marchés.Les pâtes et papiers La production mondiale est de 147 millions de tonnes.La production au Canada est de 23.8 millions de tonnes.Le 2e pays au monde.Les exportations canadiennes sont de 8.2 millions de tonnes.Le 1er pays au monde.Livraison des industries de pâtes et papiers en 1985 en milliers de dollars Canada:\t18,074,629$ Québec:\t6,054,234$ Ontario:\t6,036,236$ Colombie Britannique: 3,437,486$ Total de toutes les industries:\t248,492,634$ Les télécommunications Concentration des dépenses en recherche et développement (R-D) selon les prévisions 1985 en % des dépenses totales intra-muros: 28% Dépenses intra-muros en R-D des firmes sous contrôle canadien par rapport aux dépenses totales de l\u2019industrie en 1983: 78% 50 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 Dépenses étrangères au Canada en R-D selon les prévisions 1988: 270 millions $ Dépenses au Québec en R-D en 1985: 134 millions $ - 16% des dépenses totales R-D au Québec Personnel dans l\u2019industrie au Québec en 1985: 1,920/9,574 total des recherches au Québec.Gaz et pétrole Concentration des dépenses en R-D en 1985 en % des dépenses totales intra-muros : 7% Dépenses intra-muros en R-D des firmes sous contrôle canadien par rapport aux dépenses totales de l\u2019industrie en 1983: 20% Dépenses courantes intra-muros affectées à la R-D, financées par les sociétés et exprimées en% de leurs ventes, 1984: .5% Les avions et pièces Concentration de dépenses en R-D selon les prévisions 1985 en % des dépenses totales intra-muros: 10% Dépenses intra-muros en R-D des firmes sous contrôle canadien par rapport aux dépenses totales de l\u2019industrie en 1983: 44% Dépenses courantes intra-muros affectées à la R-D, financées par les sociétés et exprimées en % de leurs ventes, 1984: 10,1% Dépenses en R-D fédérales en 1986: 125 millions $ Dépenses en R-D du Québec en 1985: 193M $ - 24,3% des dépenses totales - R-D au Québec Personnel de la recherche au Québec en 1983 dans l\u2019industrie: 1,635/3,615 au Canada dans l\u2019industrie Personnel de recherche au Québec en 1985: 2,274/9,574 chercheurs au Québec Les machines de bureau Dépenses courantes intra-muros affectées à la R-D, financées par les sociétés et exprimées en % de leurs ventes, 1984: 1,5% Dépenses en R-D au Québec en 1985: 25 millions $ - 3,2% des dépenses totales R-D au Québec Personnel de recherche au Québec en 1985: 401/9,574 chercheurs au Québec La recherche médicale et paramédicale En recherche bio-médicale: McGill University est au 6e rang dans le monde.L\u2019Université de Montréal est au 15e rang dans le monde.L\u2019Université Laval a obtenu son 1er prix Nobel - Dr.Jean Dusseault.En recherche bio-médicale au Québec il y a: 1,500 chercheurs 35 centres et instituts de recherche affiliés à 5 réseaux universitaires.De plus: 2 centres relèvent de Concordia 1 laboratoire Bio-recherche Ltée (privé) 1 institut de recherche en biothech-nologie (gouv.fédéral).À Montréal: On y retrouve 50% des chercheurs canadiens dans le domaine de la santé.On y trouve la plus forte concentration d\u2019instituts bio-médicaux au Canada.Drogues et médicaments Dépenses totales en R-D en 1985: 25M $ - 3,2% des dépenses totales R-D au Québec Investissements Les multinationales investissent en fonds canadiens à Montréal: 42% et à Toronto 58% 85% de l\u2019industrie des drogues et médicaments est contrôlée par l\u2019étranger La loi C-22 sur les brevets a permis les investissements suivants: Merck Frost:\t200\tmillions\t$ Nordic:\t50\tmillions\t$ Boeringerlngelheim: 5-10 millions $ Sandoz & Rhone Poulenc: équivalent à 4,9% au-dessus de la moyenne nationale Références Association canadienne des pâtes et papiers.1988.The role of Canadian wood pulp in world markets.1988 36p.Office de planification et de développement Québec.1988.Québec à l\u2019heure de l\u2019entreprise régionale: plan d\u2019action en matière de développement régional.1988 90 p.p.24 Québec (Province), 1988.Ministère de l\u2019Industrie du commerce et de la technologie.Les principaux centres de recherche en santé au Québec en 1988.Québec 1988, 129p.Québec (Province), 1988.Ministère du Commerce extérieur et du développement technologique.La maîtrise de notre avenir technologique, un défi à relever.Plan d\u2019action 1988-19S2: document de consultation.Québec, 1988, 107p.Statistique Canada.1985.\tSC31- 003, 1985.Industries manufacturières au Canada: niveaux national et provincial, 1985.Ottawa, 1988, 362p.Statistique Canada.1987.Division des sciences de la technologie et du stock de capital.Le calcul de la R-D non comptabilisée: un modèle exploratoire.Ottawa, août 1987, 24p.Statistique Canada.1988.\tSC88- 001, vol.12, no.5.Dépenses au titre de la recherche et du développement industriel 1979 - 1988.Ottawa, juin 1988, 6p.Statistique Canada.1988.SC88-202, 1988.Statistiques sur la recherche et le développement industriel, 1988.Ottawa, 1985, 119p.Thibault, Danielle.1989.«Pilule amère pour les chercheurs».Revue Commerce, février 1989, p.111 -116.ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 51 3.2 Secteur biomédical 3.2.1.En biothechnologie et en génie biomédical Dans ce domaine, la gestion de l\u2019information présente trois défis particuliers: une croissance de l\u2019information galopante: L\u2019information primaire augmente à un rythme vertigineux.Ainsi, on estime actuellement à 20 millions le nombre de séquence nucléotidiques issues de centaines d\u2019organismes.La banque de données factuelles PIR (Protein Identification Resource, produite par la National Biomédical Research Foundation) compte 5 000 séquences et son contenu double à tous les deux ans.Évidemment, l\u2019information secondaire (articles, comptes rendus de conférences, publications de toutes sortes) croît en conséquence; (De Lise, 1988, p.47-52) - la complexité et l\u2019Interdépendance des informations: Les systèmes vivants sont des structures complexes qui interagissent et les propriétés d\u2019un système sont dépendantes des conditions qui prévalent dans les autres systèmes environnants ainsi que des antécédents de ces différents systèmes.Les caractéristiques du vivant sont bien souvent perdues bien avant que ces systèmes ne deviennent simples.Traditionnellement, selon le modèle réductionniste adopté avec tant de succès dans les sciences physiques, on limitait le champ d\u2019étude et on l\u2019approfondissait:\tc\u2019est ainsi que sont apparues la virologie, la bactériologie, la mycologie.L\u2019importance de la génétique et de la biochimie soulignant l\u2019unicité fondamentale des êtres vivants et l\u2019échec de l\u2019approche réductioniste nous amènent vers une approche plus systémique du vivant (McGregor, George, 1986, p.97-106).Ainsi, l\u2019étude des systèmes biologiques, par cette approche, comprend l\u2019acquisition des connaissances relatives au phénomène biologique étudié (étude axée sur les mécanismes de fonctionnement biologique, la formation de modèles physiques et la mise en application des lois de la physique, à partir de modèles, aux êtres vivants.la multidisciplinarité: L\u2019intérêt économique des applications pratiques de la biologie moléculaire, de la biophysique, de la génétique et de l\u2019immunologie ont accentué cette tendance et contribuent à éroder les frontières entre les disciplines.D\u2019ailleurs, le génie biomédical se définit par: «.l\u2019utilisation des concepts et des méthodes de l\u2019ingénierie pour la réalisation et l\u2019utilisation de systèmes, appareils et instruments servant à la recherche biologique et médicale, aux applications cliniques et à l\u2019étude des organismes vivants.C\u2019est en somme le terrain de rencontre de deux professions, la médecine et l\u2019ingénierie, dans le but d\u2019utiliser les connaissances scientifiques pour l\u2019amélioration et la préservation de la santé de l\u2019individu et de la communauté.Le domaine du génie biomédical est donc très vaste et il touche à la biophysique et à plusieurs autres disciplines biomédicales.» (Roberge, Fernand, 1971, p.4).Ceci inclut l\u2019étude des propriétés physiques des tissus et des matériaux utilisés comme substituts, l\u2019étude dynamique de systèmes biomécaniques implique des transferts de masse et d\u2019énergie, les modélisatiosn d\u2019une foule de phénomènes biologiques, le développement et l\u2019utilisation d\u2019instruments et d\u2019appareils pour fin de recherche et de diagnostic, de systèmes et techniques thérapeutiques, et l\u2019étude et l\u2019amélioration des systèmes de distribution de soin de santé.Rushmer identifie au tableau VIII un certain nombre de secteurs à potentiel d\u2019interaction en constituant la matrice des points d\u2019interaction des différentes disciplines du génie et des sujets d\u2019étude médicale.(Rushmer, Robert F., 1972).Le bibliothécaire spécialisé en biotechnologie, en génie génétique ou en génie biomédical doit être habile dans l\u2019interrogation de banques de données bibliographiques ou factuelles et dans l\u2019établissement de profils d\u2019intérêts.La recherche de brevets, d\u2019études de marché et de données sur les produits, les firmes et les recherches en cours constituent une part importante de son travail quotidien.La documentation périodique est la principale source d\u2019information en recherche.À cause de cette érosion entre les diverses disciplines scientifiques, les informations pertinentes sont dispersées dans toute une gamme de périodiques et deviennent de ce fait beaucoup plus difficiles à repérer Le nombre de périodiques dans ce domaine a considérablement augmenté depuis 1980.De plus le nombre de pages d\u2019un article dans ce domaine est en moyenne de 6, un article plus long sera publié en deux sections distinctes plutôt qu\u2019en un seul.On assiste à une augmentation générale de nombre d\u2019articles par périodique.L\u2019usage des bases de données pour le repérage rétrospectif et de la DSI pour la mise au courant devient fondamentale afin de venir à bout de cette masse phénoménale d\u2019informations.Les brevets constituent une source importante d\u2019information en biothechnologie.Par ailleurs il est très difficile de faire des recherches exhaustives de brevets existants ou de demandes déposées.L\u2019innovation est protégée 52 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 en échange de la divulgation.Mais quiconque a déjà fait une recherche par sujet sur des brevets prend conscience de l\u2019insuffisance de moyens de repérage dans ce domaine.Bien qu\u2019il soit possible actuellement de repérer un grand nombre de brevets, la certitude de l\u2019exhaustivité de la recherche ne peut être acquise sans une recherche au Bureau canadien des brevets.Les impacts économiques nous obligent à tenir compte des marchés pour le développement des nouveaux produits.Les études de marchés et les banques de données de marché nous fournissent des données telles que le prix actuel, les séries chronologiques, les données sur les compétiteurs, les firmes impliquées, les projets de développement.Enfin un nombre important de bulletins de nouvelles ont vu le jour en biotechnologie; ces bulletins contiennent de l\u2019information très récente sur les découvertes, les brevets, les nouvelles compa- gnies, les conférences et les réunions le plus souvent dans une forme très concise.3.2.2.En intervention clinique Selon de nombreux auteurs du domaine, la bibliothèque médicale, constitue une importante source d\u2019information essentielle à la réalisation de diagnostiques, de soins thérapeutiques, à la gestion de la prestation des soins de santé et à l\u2019analyse prévisionnelle des requêtes de sources hospitalières.Une étude réalisée en 1977, par l\u2019University of Connecticut Health Center nous indique que sur 50 recherches, plus de 20% des intervenants (médecins et scientifiques de la santé) estiment que la documentation fut pertinente à la prestation des soins cliniques.Et plus de 86% du personnel impliqué a bonifié de ces connaissances (Scura, Georgia, 1981, p.51).Une autre expérience menée par l\u2019University of Illinois Library Research Center auprès de quatre (4) bibliothèques d\u2019hôpitaux appuie cette thèse.La bibliothèque d\u2019hôpital a un effet direct sur la qualité des soins de santé en facilitant une meilleure prise de décision, en immunologie et en physiologie cardiovasculaire et en permettant d\u2019identifier des mécanismes de contrôle de certaines infections.(King, David N., 1987).3.2.3 En pharmacologie La production industrielle dans ce domaine est caractérisée par des forces concurrentielles considérables.Ainsi on y retrouve des besoins en information très variés demandant une grande capacité de télécommunications et de transfert de l\u2019information.À titre d\u2019exemple, Burnows Wellcome Inc.(Crowford, Cynthia C., 1986) identifie les besoins suivants: des bibliographies de produits, particulièrement sur leurs applications, des documents sur la recherche et le développement axés sur la mise en marchés de produits thérapeutiques et de documents axés sur les modalités d\u2019utilisation des médicaments.Compte Tableau VIII Table de concordance entre les champs d\u2019intérêts en ingénierie et les secteurs d\u2019intervention médicale Champs d\u2019intérêt en ingénierie\tSecteur d\u2019intervention médicale\t Dynamique des fluides\tRhéologie et Hermodynamique\t Propriétés des matériaux\t\tPropriétés mécaniques des tissus Étude des structures\t\tAnatomie et Pathologie Thermodynamique Chaleur, Énergie calorifique\t\tMétabolisme et régulation de la température corporelle Mécanique, Étude des ondes et des vibrations\t\tÉtude des rythmes cardiaques Thérapie physique Dynamique, Cinétique Étude des mouvements Forces énergétiques Instrumentation\t\t\t\tTransmission énergétique Travail Fonctions neurologiques Informatique (applications)\tInformatique (applications)\t Circuits électroniques\tÉlectrophysiologie\t Systèmes de contrôle\t\tContrôles biologiques Théorie de la communication\t\tThéorie de la communication Source: Rushmer, Robert F.1972.Medical Engineering.New York, Academie Press, p.8.ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 53 tenu de la grande quantité d\u2019information requise, un service d\u2019information documentaire s\u2019impose dans ce domaine.3.3 Ingénierie Selon David Bawden (1986, p.208-214), la créativité scientifique est favorisée par l\u2019apport de quatre types d\u2019information, soit l\u2019information interdisciplinaire, périphérique, prévisionnelle et l\u2019information sur les exceptions et incohérences.En génie, les difficultés de communication entre les spécialités sont considérables.Le génie de l\u2019environnement, par exemple, fait autant appel aux connaissances des ingénieurs qu\u2019à celles des physiciens ou des microbiologistes.Il s\u2019ensuit des problèmes de normalisation de vocabulaire de plus en plus grands.Dans ce contexte particulier, l\u2019intervention du bibliothécaire s\u2019impose afin de contourner les difficultés liées à l\u2019indexation et à la définition des concepts.Compte tenu de ce contexte, les bibliothécaires utilisent diverses méthodes afin d\u2019organiser et de repérer les informations pertinentes, soit l\u2019établissement de structures synoptiques entre les mots du vocabulaire d\u2019indexation (ex: renvois de vedettes-matières, thésaurus, etc), l\u2019utilisation de techniques de repérage exploitant le vocabulaire libre, c\u2019est-à-dire le langage des utilisateurs, la référence à des réseaux informels de communication et l\u2019intégration de techniques de stimulation formelles de la créativité (ex: utilisation de nouvelles technologies, la formalisation de relations avec les secteurs périphériques, la surexposition à l\u2019environnement, la collection d\u2019informations interdisciplinaires, la représentation par analogies, etc.).En 1979, Hedvah L .Shuchman, (1981, p.63-162), a fait enquête auprès de 15 000 ingénieurs oeu- vrant dans 29 entreprises américaines.Son étude met en évidence des besoins d\u2019information sur les connaissances de base dans le domaine (82% des répondants), sur les technologies utilisées par l\u2019entreprise (72%), sur des données physiques (57%) et sur les produits (49%).En avion-nerie, on note des besoins un peu différents: 84% des répondants identifient d\u2019abord les connaissances de base, 79% mentionnent les technolgoies, 61% l\u2019informatique, 44% la réglementation.On peut toutefois penser qu\u2019une nouvelle enquête traduirait une préoccupation plus universelle pour l\u2019informatique.D\u2019après la même étude, les ingénieurs recourent amplement aux ressources documentaires pour solutionner leurs problèmes.La moitié d\u2019entre eux disent consulter des rapports internes, 35% se rendent en bibliothèque, 20% interrogent ou font interroger des bases de données et 14% consultent un bibliothécaire.Pour un ingénieur, avoir accès à des périodiques spécialisés, à des rapports techniques, à des bases de données, aux normes et à des bibliographies est indispensable.3.4 Secteur des affaires Les gens d\u2019affaires, notamment ceux qui travaillent dans les domaines de l\u2019assurance et des banques, ont des besoins d\u2019information considérable.Leur intérêt s\u2019oriente principalement vers les études de marchés, les analyses financières, les profils industriels.Pour obtenir des données sur la concurrence, des études de crédits ou des statistiques, il faut recourir massivement aux banques de données.Plusieurs sociétés importantes telles que Domtar, Kraft, Catelli, Ultramar., des agences de publicité, des firmes de gestion ainsi que Crédit Lyonnais Canada, n\u2019hésitent pas à utiliser les services d\u2019entreprises de repérage de l\u2019information.Ainsi, la compagnie Micromedia de Toronto dessert 200 clients pour un chiffre d\u2019affaires de 4,5 millions de dollars en 1987.(Glustein, 1988, p.8) D\u2019autres serveurs oeuvrant dans ce domaine, dont Dialog (offrant près de 320 bases de données dans une centaine de disciplines du secteur des affaires), Infoglobe (8000 clients), FP On Line, IPSharp and Associates, Infomart, CAN/OLE, SMD et SOQUIJ.Par ailleurs, Sodarcan, une firme spécialisée en assurance, dispose d\u2019un centre de documentation qu\u2019on considère comme «un rouage essentiel de la politique commerciale de l\u2019entreprise» (Deschamps, 1987, p.9).La diffusion sélective de l\u2019information constitue l\u2019une des tâches essentielles du bibliothécaire, au même titre que l\u2019exploitation des bases de données pour étudier, par exemple, les facteurs influant sur la durée de vie.Enfin, la Revue Commerce (Beauregard, 1987, p.54-59) soulignait en 1987 l\u2019existence d\u2019une véritable industrie des banques de données.Ces banques représentent un chiffre d\u2019affaires de 2,7 milliards de dollars, avec une augmentation annuelle de 18%.Quel que soit donc l\u2019angle avec lequel on considère l\u2019importance économique de l\u2019information et par conséquent, la contribution du bibliothécaire professionnel, on doit se rendre à l\u2019évidence: l\u2019apport de ce dernier à l\u2019entreprise est indéniable.CONCLUSION: UN POINT DE VUE D\u2019USAGER* En considérant la nécessité absolue que prend aujourd\u2019hui l\u2019utilisation de l\u2019information juste et par: François Chartrand Recherchiste économique Radio-Québec 54 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 rationnelle dans le processus de fonctionnement de toute forme d\u2019entreprise, il ne fait plus aucun doute, grâce au présent document, que le recours aux services des bibliothécaires professionnels s\u2019avère indispensable.La présence de ces gestionnaires modernes de l\u2019information au sein d\u2019une équipe dynamique contribue en effet à l\u2019utilisation maximale des ressources dans le contexte actuel d\u2019extrême compétitivité.Noyés sous une masse critique de documents et d\u2019informations provenant de milliers de sources, les décideurs soucieux de nouvelles performances et de rendements remarquables, se doivent de faire appel au potentiel extraordinaire des bibliothécaires professionnels.Il appartient maintenant à ceux-ci de prendre la place qui leur convient.Boisvert, Maurice.1980.Le manager et la gestion.Montréal, Les Editions Agence 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the special services it provides to promote them For 'urther information on tne National Library services and collections contact External Relations National Library ol Canada.395 Wellington Street Ottawa.Canada K1A 0N4 La Bibliothèque nationale du Canada est une institution fédérale situee a Ottawa, dont le rôle principal, est de rassembler le patrimoine publie du Canada, de le conserver et de le mettre a la disposition de tous les Canadiens La Bibliothèque nationale du Canada possède la collection la plus complete au monde d ouvrages canadiens constituée de tous les types de publications livres, périodiques, enregistrements sonores et autres En tant qu institution culturelle d'importance au Canada, la Bibliothèque nationale se ooit d'apporter son soutien et de collaborer à l'eftort de créativité des Canadiens, de diffuser le savoir et l'information tout en reconnaissant qu'il faut relier le present, le passé et l'avenir Les collections de la Bibliothèque de même que les services spéciaux mis en place pour les mettre en valeur, reflètent les multiples facettes et le muthculturalisme de la mosaïque canadienne Pour de plus amples renseignements sur ies collections ei les services de la Bibliothèque nationale, prière de communiquer avec les Relations extérieures.Bibliothèque nationale du Canada.395.rue Wellington, Ottawa Canada Kl A 0N4 i*i t rr\tCanada «U ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 55 OeLisi, Charles.1986.«Computers in molecular biology: current applications and energing trends».Science, vol.240, no.4848 (April, 1 1988), p.47-52.Deschamps, Pierre.1987.«Chez Sodar-can, un centre de documentation sans limites».Le Devoir, (15 octobre 1987), p.9.Dijk.Marcel Van et Slype, Goerge Van.1969.Le service de documentation face à l\u2019explosion de l'information.Paris, Éditions d\u2019organisation, 1969, 265p.Glustein, Hyman.1988.«Quebec firms turning to Micromedia as their one-stop corporate library».This week in Business, (July 16 1988), p.9.Houde, 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d\u2019entrevue et sélection du personnel (23 février) ?\tRédaction de rapports (30 mars) ?\tFinancement extérieur (27 avril) ?\tRelations publiques et votre bibliothèque (11 mai) Tarifs (incluant café-croissants et repas du midi) Membre: 85.00 $\tpar activité\t?ou 225.00 $\tpour trois activités\t?ou 350.00 $\tpour cinq activités\t?Membre sans emploi: 50.00 $ par activité\t?Étudiant: 50.00 $ par activité\t?Non-membre: 140.00 $ par activité\t?Mode de paiement (aucun remboursement; crédit possible pour autre activité) ?\tChèque\tNuméro de la carte: ?\tVISA\tDate d\u2019expiration: ?\tMASTER CARD\tSignature: À retourner le plus tôt possible à: La Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 307, rue Ste-Catherine ouest, suite 320 Montréal (Québec) H2X 3A3 Tél: (514) 845-3327 Fax: (514) 845-1618 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 57 SENIOR CONNECTIONS: An Information Referral Service for the Elderly Inez Speer-Brisjford Professor, Palmer School of Library and Information Science, Long Island University, New York, N Y.Senior Connections, a library-based Information and Referral (l&R) program, aims to link older persons to the health and social services they need.The unique feature of the program is that it is operated by older volunteers who work and train together with student interns from schools of Library Science and Social Work.The program has demonstrated that the availability, accessability, and informational capabilities of the library make it an appropriate site from which to help older residents in the home communities.The team model combining the information expertise of the librarian, the human relation skills of the social worker, and the experience and talents of the older volunteers has proven to be service- and cost-effective.Portions of this paper were presented at the Congrès CBPQ (mars 1987).Senior Connections, Système d\u2019information et de référence a pour objectifs de faciliter, aux personnes âgées, l\u2019accessibilité aux services sociaux et de santé requis.L\u2019originalité de ce système repose sur la participation conjointe des personnes âgées, à titre de bénévoles, et des étudiants en bibliothéconomie et en service social au programme d\u2019initiation et aux opérations courantes.L\u2019expérience a démontré que la bibliothèque constituait un centre d\u2019information privilégié auprès des personnes âgées.Ce modèle faisant appel à l\u2019expertise des bibliothécaires dans le secteur de l\u2019information, aux habilités en relations humaines des spécialistes en travail social et aux connaissances et talents des personnes âgées, constitue un service très économique.Ce texte correspond partiellement à une conférence présentée au congrès annuel de la CBPQ (mars 1987).BACKGROUND Public human services in the United States have proliferated since the 1930\u2019s, but the people who need them most are often unaware of their existence or do not know how to gain access to them.One response to this problem was the development of Information & Referral (l&R) services.I&R services are human services, available to all inquirers on an equal basis, free of charge, and designed to link the inquirer with the needed services.The basic tool is a file of current, accurate information on services available to members of the community and a network of contacts with local providers of public and private services.In the early years, l&R services made use of the files and directories that had been organized and published to help human service agencies locate the resources needed by their clients.In the 1940\u2019s, they began to depart from this practice and to rely to a grea- ter extent on information from local sources.Information on the resources available in a given geographical area was gathered, verified, and published by local community health and welfare councils.Identifiable l&R services developed in the 1960\u2019s when the United States Public Health Service authorized funds to establish them.The services were expected to reduce hospitalization and to increase the use of community resources by the chronically ill and the elderly.Many other federal agencies began to fund l&R as important program components.Concurrently, the affiliates of national voluntary health organizations and local volunteer groups began to organize l&R services related to specific problems of health, substance abuse, family dysfunction, and other community-wide concerns.In the 1970\u2019s, there was a rapid growth of broad, generic programs.In growth rate, they superseded the specialized programs for target populations.The new programs were established in social agencies, as well as, in non-traditional settings such as train and bus stations, shopping malls, public libraries, banks, the workplace, wherever people tend to congregate.This growth was spurred by the United States Social Security Act of 1974, which designated l&R as a universal service for all citizens.At that time, when l&R services were being organized in public libraries in the United States, the Library System of Nassau County, New York, began to encourage its fifty-four member libraries to develop programs.The libraries are not branches of a consolidated central public library system; they are each operated autonomously.There is great diversity in content and level of activity among the programs that were developed.Most offer employment information services for teenagers.Educational and'recreational information is also commonly provided.A few offer health and social service information.58 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 SENIOR CONNECTIONS The Senior Connections program, organized in October 1984, represents a return to the 1960\u2019s model of l&R programs for special populations, with significant differences.The program trains members of the target group to be volunteer service providers, shares tasks and responsibilities among professionals and volunteers, and affirms community connections and linkages in providing services for the elderly.The public library offers a convenient, accessible, and highly respected setting for l&R services.Older persons who are not accustomed to seeking information or help from traditional human service agencies are often reluctant to use them.One goes to a library for information.To turn to the library for information, then help, about such personal concerns as health, housing, transportation, and socialization needs, can be accepted as an extension of a customary library activity.In this setting l&R services can overcome the reluctance of older persons to ask for help.In addition, libraries are open later than most social agencies, as well as during weekends.They are also storehouses of information, including social resource information.The Nature of the Program Senior Connections was designed and implemented by Long Island University and Adelphi University in cooperation with the Nassau County Library System.Both universities are located in the county.The program is appropriate for the area because the population of the county increased rapidly after World War II and now the proportion of the elderly is increasing.Senior Connections is an interdisciplinary training program.The Administration of Aging of the U.S.Department of Health and Human Services funded the project for a 15 month period, 1 October 1984 to 31 December 1985.During this time the number of library sites increased from 8 to 19; now 24 participate.The program expanded with the receipt of an award from the New York State Legislature for the fiscal year 1 July 1985 to 30 June 1986.The Legislature has continued to fund the program each year and recently announced that support would continue for 1988-1989.In addition, small awards have been received from other sources to support specific activities.In Senior Connections, student interns from the library school and the social work school work with volunteers in public libraries to organize and operate l&R services for the elderly.Most of the volunteers are retired persons.\"Seniors help Seniors\" through a program operated by volunteers.The program is supervised and monitored by professional librarians and social workers.A basic premise of Senior Connections is that it combines the information and retrieval skills of the librarian, the human relations skills of the social worker, and the life experiences of the older adult volunteer.The Purpose of the Program The goal of the program is to provide access to services for older persons in their own communities through l&R services based in local public libraries.The three major objectives of Senior Connections are: 1.\tto provide joint training for older volunteers and student interns in the development and operation of l&R services that are located in public libraries and related to the needs of the elderly in the community; 2.\tto prepare a cadre of volunteers to assume staff responsibility for l&R service delivery in cooperation with the library staff; and 3.\tto expand the role of the public library as a community information center and a community service that are targeted, but not limited, to promoting access to services for older persons.INTERDISCIPLINARY TRAINING FOR PROFESSIONAL TEAMWORK Professional Differences Historically, social workers had a leadership role in the development of l&R services.As the services expanded beyond traditional social service agency settings, other professionals, para-professionals, and volunteers began to staff the programs.With the development of programs in the library, librarians became involved as service providers.It is a premise of Senior Connections that a library-based l&R program can effectively link persons to services through professional collaborations between librarians and social workers.In planning the project, the two professions were examined for commonalities and differences within the perspective of l&R services, complementary relationships in professional teamwork, and inter- and intra-professional opportunities for curriculum building.Librarians and social workers approach l&R from different philosophical and ideological perspectives, but they share such professional commonalities as knowledge of community resources, sensitivity to community needs, and accountability to the community for services rendered.Both are expected to respond to inquiries with accurate, current information and to safeguard the confidentiality of the inquiry.They differ in their expectations of roles in l&R service delivery.Librarians are trained information specialists.They organize the information resource files and retrieve the material as needed, but they tend to be uneasy with the counseling and ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 59 advocacy components of l&R services.They are also less accustomed to working with illiterate, deprived persons than social workers are.Social workers, on the other hand, tend to be less prepared for the development of the information resources, but they are more involved in follow-up, counseling, and advocacy.Interdisciplinary Training The Senior Connections was expected to enhance the social workers appreciation of information resources and recognition of the librarian as a human service intermediary.Librarians were expected to enhance their skills in interviewing, problem delineation, referral, outreach, and advocacy.It seemed that the l&R services would be enhanced by using the librarian for service-entry and using the social worker for referral and follow-up to the human service agencies.The program offered an opportunity for crossprofessional pooling of data for purposes of community assessments and planning, especially for outreach services to under-served populations.The goal of the training was not to prepare professionals to \"think alike\", but rather, to \"act together\".Senior citizen volunteers were included in the training program.They tended to be well-educated, often retired professionals.While sharing the educational and working experience, students and volunteers developed supportive relationships and tended to stimulate explorations of new approaches to the development of the program.Usually the volunteers were residents of the community in which they served.Often they identified informal helping resources in the community that were not to be found in printed directories.The Senior Connections program offers an opportunity for both professional schools to develop aca- demic courses that include classroom content and fieldwork.Short term counselling, community organization, and inter-organizational networking are included for all students, as well as content related to information technology.The integration of policy and the principles of practice is reflected in the content of the curriculum.In addition to the development of new courses in the schools, Senior Connections offers opportunities for presenting joint seminars, workshops, and institutes during the meetings of the professional associations of librarians, social workers, l&R practitioners, and, by invitation, at various universities.DESIGN AND IMPLEMENTATION Staffing Senior Connections is staffed by a director, two field work supervisors, a consultant on volunteer training, and a secretary for clerical support.The director and one supervisor are members of the faculty of the Adelphi University School of Social Work, and one supervisor is a professor at the Palmer School of Library and Information Science of Long Island University.The consultant on volunteer training is a retired professor.In addition to the staff, there is an Advisory Board which includes adminitrators from the two schools and representatives from the Nassau Library System, the County Department of Senior Citizens Affairs, and the social service agencies that are interested or involved in l&R services.A project evaluator was engaged to make a formal evaluation during the first year of operation as part of the final report to the federal government related to the initial grant and to prepare the annual evaluations for the report to the State of New York.Consultants are called upon, as needed, from the two universities and the community in the areas of gerontolo- gy, information systems, volunteer training, and public relations.Students participate in the program through registrations for the course in their respective schools.They receive regular course credits.Each library participating in the program appoints a staff librarian to serve as their representative and to coordinate program activities at the site.The Nassau Library System is responsible for recruiting and selecting the libraries to participate in the program.The volunteers enter the program from many sources.Some are already volunteer workers at their neighborhood public library, some respond to newspaper reports or enter through the Retired Senior Volunteer Program (RSVP) of the county.The l&R Library Coordinators often identify and recruit volunteers through their personal acquaintances among the patrons of the library.Local Senior Citizen clubs are also resources.Publicity The program received, and continues to receive, publicity in newspapers.This supports the continuous recruitment effort.A brief article appearing in the Sunday edition of The New York Times and in Newsday (17 February 1985) resulted in 220 calls from interested candidates.Flyers, posters, appearances of staff members on local radio and television programs generate interest in volunteering for the program.Active volunteers also recruit their friends.The two schools collaborated to design a combined educational program of the students from both disciplines.The program includes content on gerontology, l&R services, and methods of training volunteers.The educational program includes weekly seminars for all students^ and volunteers together, as well as separate weekly meetings for each group 60 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 with its own advisor.In addition, the students and volunteers meet with the coordinator of the library to which they are assigned according to a mutually established schedule.There is an annual colloquium to which an outstanding speaker is invited (e.g.U.S.Congressman Owens; national president of the Alliance of Information & Referral Services).Volunteers also receive certificates of appreciation on the annual Volunteer Recognition Day.Service Service is delivered to inquirers in the participating libraries by the student-interns, the volunteers, and their l&R coordinators.A student from each discipline is assigned to work as a team with a group of volunteers under the direction of the librarian who is the l&R coordinator in a specific library.Students are expected to enroll for two semesters (one academic year).Initially, it was the intention to assign students to the same site for the entire year, but because of the rapid expansion of the program, most were reassigned at the end of the first semester.They continued to maintain contact with the first site, but it was less frequent.The library science student has primary responsibility for organizing the files, identifying helpful information resources in the library, helping social work students and volunteers to use the material efficiently, and locating information resources in the community.All members of the team answer inquiries when they are on duty at the desk, but the volunteers perform this function most frequently with the support and assistance to the other team members.The social work students interview and perform follow-up and referral to social agencies when problems requiring further attention emerge during the course of the inquiry.With ihe prior consent of the inquirer, a telephone call is made a few days after the initial contact to determine whether the inquirer requires further assistance or information.A record is kept of the kind of information that is frequently requested.On the basis of this, some teams organize seminars for the community to which experts are invited and during which attendees are encouraged to ask questions.Social Security benefits, planning for retirement, health matters, physical fitness of the aged are popular topics, as are home maintenance, and finding affordable repairmen.Finding nursing homes for relatives, hospices, and homes for the aged are serious social problems.In Nassau County, transportation emerged as a problem for aging persons who no longer drive their own cars.The program that developed in each library reflects the nature of the inquiries received there and the needs of the community.It is related to the response to inquiries of the Senior Connections team combined with the efforts of the library staff.In this respect the programs are as individual as the autonomously-operated libraries that host them.RESULTS During the initial project period of the Senior Connections, October 1984 to December 1985, the number of library sites increased from 8 to 19, and the number of volunteers increased from 24 to 53 persons.By 1988, there were 24 participating libraries.Further increases were limited by the resources available for expansion of the program.During the first four months of actual operation in the 8 original library sites: -\tan unduplicated count of 201 persons were served, 90% were over 56 years of age; -\tmore than 52% of the inquiries were walk-ins, 38% were telephone calls, 10% were calls or letters from community agencies on behalf of clients.The percentage of walk-ins highlights the importance of the library as a site; -\tmore women (70%) requested information than men (30%).This may be due in part to the greater number of women in the older population and in part to the tendency of women to ask for help with problems in management more readily than men; -\tthe most frequently requested information related to cultural and recreational services, health, transportation, financial management, and housing.The number of clients has increased steadily over the years reflecting both the expansion of the program to additional sites and in- Table 1 - Number of Service Contacts to Clients Reported by Volunteers, Interns, and Library l&R Coordinators: 1984-1987.\t 10/01/84-06/30/85 \t\t\t405 07/01/85-06/30/86 \t\t\t1,270 07/01/86-06/30/87 \t\t\t2,140 07/01/87 - 12/31/87 \t\t\t4,100 TOTAL\t\t\t 7,915 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 61 Table 2 - Categories of Information Requested by\t Clients in 11 Libraries: 01/1987-\t12/1987 Health\t\t\t48% Recreation\t\t.16% Housing\t\t.11% Financial \t\t.10% Transportation\t\t\t4% General Information \t\t\t4% Home Maintenance\t\t\t3% Employment \t\t\t2% Legal \t\t\t2% creased activity at each site.In the early days, information on cultural and recreational events was most frequently requested; inquiries related to personal problems have increased steadily over time.The products of the program include a Volunteer Handbook and a Training Syllabus to guide trainers and trainees in the operation of library-based l&R services.A videotape on Senior Connections called \"Ask Me\" was produced., Workshops on various aspects of the program have been offered at the two sponsoring universities, as well as at other sites during professional meetings and by special invitation.The volunteers produce a newspaper for the exchange of information and program suggestions, and other public relations materials are produced at each library site.The educational program of Senior Connections is designed to provide joint training in the development and operation of l&R services for elder volunteers and student interns.Since 1984, 49 students have completed academic internships under the supervision of faculty supervisors from the Adelphi University School of Social Work and the Palmer School of Library and Information Science.In a survey of 25 respondents conducted during 1986-1987, 15 social work and 10 library science students reported that they gained greater awareness of the problems of the aging, increased knowledge of the use of information resources and human service systems, and acquired new skills in interdisciplinary collaboration, program development, and training volunteers.A second objective of Senior Connections is to prepare a cadre of volunteers to assume responsibility for l&R service delivery in cooperation with the library staff.The reports of requests for service shows that by 1987 more than three-quarters of the inquiries were filled by volunteers.The third objective of Senior Connections is to expand the role of the public library as a community centre promoting access of older people to the services they need.Table 4 shows attendance at events sponsored by the Senior Connections programs of twenty-two libraries in 1987.IMPLICATIONS The Senior Connections program demonstrates that the public library is an appropriate site for l&R services.It is especially suited to meeting the needs of the older Table 3 - Respondents to\tInquiries in 11\tLibraries: 01/1987-12/1987\t\t Volunteers\t\t\t78%\t Student Interns\t\t\t13%\t Library Staff\t\t\t9%\t Total \t\t\t100%\tN = 689 Table4 - Attendance at Education and Training Pro- grams In 22 Libraries: 01/1987 -12/1987 County-wide Education Program.580 Regional Volunteer Training Workshops.203 On-site Information Programs .313 Special Events (Volunteer Recognition Day,colloquia, anniversary celebrations, programs at senior centers) .1,404 Public Education (Community-wide conferences, open house programs, Lunch & Learn).1,100 Total.3,600 62 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 persons, because it is conveniently located and accessible.As a highly respected community institution, the library is an appealing setting for volunteering.The senior volunteer tends to be well-educated, often a retired professional.The program operates through existing structures and makes use of a fund of information that already exists in the library* Experience has shown that the professional librarian with staff responsibility for l&R operations at each site is pivotal to the development of the program and the integration of the program in the library and its community.Communication and coordination of efforts in all respects of the program are essential.Some libraries in the county have well-developed general l&R services with neighborhood outreach components.The librarians are aware of Senior Connections and maintain contact with its staff, but they do not participate formally in its program.There were already l&R services in some of the libraries in which Senior Connections programs have been established.Most offered health, recreation, and career information and employment referral.Senior Connections at these sites complements existing services, fosters an increase in the number of inquiries by and about older persons, and stimulates the development of programs to meet their specific needs.During the first year of Senior Connections, it became apparent that, even at sites with no existing l&R services, the programs with little staff commitment and administrative support fared poorly.On the basis of this experience, Senior Connections is being established only at library sites where there are no competing l&R services for the elderly and where both staff and administration are supportive.Programs similar to Senior Connections can be implemented in areas remote from schools of library science and social work.Curricular support from universities is desirable but not required.Similar programs have been organized by librarians who participated in Senior Connections as students and continued their association as volunteers for a year or more following graduation from library school.For a program that includes a social work component, the participation of a human service agency is necessary, and an active board of directors is essential.Ideally, the board of directors should include volunteers, young people, and the elderly, as well as professional librarians, social workers, and someone with experience in l&R service.The unifying concept is not curricular concerns but rather professional, personal, and social linkages in delivery of services to the elderly.From its inception Senior Connections has been largely funded through federal and New York State grants, with smaller amounts from private foundations and contributions in-kind from the schools and libraries for special purposes.The current plan is to work toward institutionalizing the program with the Nassau County Library System taking over the directing role.The universities will continue to participate as active team members.Each individual library will be expected to fund its own program.The programs are not expected to become self-supporting because fee-for-service is not envisaged; grants may be sought for special purposes.Senior Connections is an apt name for a program that involves a combined effort-across disciplines, between universities, across age groups and educational and experiential backgrounds-to reach out and connect aged persons with information and service resources.?SOLIDEMENT ETABLIES DEPUIS DES DECENNIES ACCUEILLANT DYNAMIQUE ET COMPETENT L OFEICE PERSONNALISE LA COMMANDÉ SPECIALE QU.ON ECOUTE UN SYSTEME INFORMATIQUE A VOTRE SERVICE UN RESEAU OE SERVICES DANS UN RESEAU DE LIBRAIRIES ENCORE PLUS DE NOUVEAUTES POUR REPONDRE A UNE CLIENTÈLE TOUJOURS PLUS SPÉCIALISÉE DES STRUCTURES UN PERSONNEL DES SERVICES DES LIVRES POUR LA MAURICIE (04) CARREFOUR DES BOIS-FRANCS VICTORIAVILLE (819) 758-9449 POUR MONTREAL (06A)\t1691.EST RUE FLEURY (514) 384-9920 POUR LES LAURENTIDES (06B) CARREFOUR DU NORD.ST-JEROME 432-9100 POUR LA MONTEREGIE (06C) LES PROMENADES ST BRUNO (514) 653-0546 POUR LAVAL (06E)\tCENTRE COMMERCIAL DUVERNAY (514) 661-6000 POUR L\u2019ESTRIE (05)\tCARREFOUR DE L ESTRIE (819) 569-9957 POUR L'OUTAOUAiS (07)\tLES GALERIES DE HULL (819) 770-4058 POUR PLUS D INFORMATION UN SEUL NUMÉRO (514) 384-9920 DEMANDER: JEAN-CLAUDE GUICHARD OU LOUISE TREMBLAY ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 63 Un REGARD suffit.Pour une gestion complète des ressources documentaires Vous désirez un système souple et polyvalent qui permet une gestion complète des ressources documentaires?REGARD est un système informatique conçu spécialement à cette fin.C\u2019est l\u2019outil par excellence du personnel et des usagers: \u2022\tdes bibliothèques; \u2022\tdes centres de documentation des écoles (bibliothèques scolaires); \u2022\tdes services centralisés de gestion de la documentation audio-visuelle; \u2022\tdes services centralisés de traitement et de préparation de la documentation.GRICS REGARD regroupe toutes les qualités que vous recherchiez: \u2022\tcommunication facile avec les Services Documentaires Multimédia pour la récupération des notices sur support magnétique; \u2022\tmise à jour interactive des données; \u2022\tfacilité et convivialité du logiciel grâce à l'approche par menu et à l\u2019utilisation des clés de fonctions; \u2022\tmodule complet de gestion de la circulation des documents (prêts et renouvellements, retours, réservations, mises en réserve) convenant tant aux bibliothèques qu\u2019aux services centralisés de gestion des documents audio-visuels; \u2022\tmodule de recherche des informations et des documents disponibles, accessible à l\u2019usager du centre de documentation, débutant ou expert; \u2022\trecherche rapide de documents par l\u2019utilisation de mots-clés ou d\u2019expression, ce, avec l\u2019aide d\u2019opérateurs booléens (caractéristiques supplémentaires: troncature, masque, parenthésage, etc.); \u2022\tprogrammes d\u2019impression et d\u2019exploitation des différentes données; \u2022\tpour les organismes d\u2019enseignement: mise à jour massive des données concernant les emprunteurs (liens avec SIGNE ou OMÉGA); \u2022\tet bientôt, production de statistiques sur les prêts et liens avec le disque optique numérique (CD-ROM) des Services Documentaires Multimédia.Depuis plus de 20 ans, la Société GRICS offre des produits de haute aualité.Sa structure de concertation lui permet de répondre aux besoins particuliers de sa clientèle.Avec la Société GRICS, on s\u2019assure d\u2019une solution adéquate qui sera constamment supportée et régulièrement améliorée.c\u2019est une assurance pour l\u2019avenir.Pour obtenir plus d\u2019informations ou pour de la documentation: Service à la clientèle: (514) 251-3730 64 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 Compte rendu La valeur économique de l\u2019information et de l\u2019intervention du bibliothécaire Josée Schepper Membre du comité ad hoc sur la valeur économique de l'information et de l'intervention du bibliothécaire Monique St-Jean Membre du comité de rédaction de la revue Argus Compte rendu de l\u2019atelier sur la valeur économique de l\u2019information et de l\u2019intervention du bibliothécaire1 tenu le samedi 27 mai 1989 au Château Mont-Ste-Anne dans le cadre du 20ième congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec.M.Michel Boisvert en tant que président sortant de la CBPQ, présente l\u2019origine du comité sur la valeur économique qui fut créé à l\u2019automne 1988 dans la foulée des recommandations du groupe ad hoc sur la situation du bibliothécaire professionnel.M.Pierre Meunier, président du comité ad hoc sur la valeur économique de l\u2019information, dirigeait l\u2019atelier.Il présente le mandat du comité qui était chargé de définir les concepts de la valeur économique de l\u2019information, d\u2019identifier l\u2019apport du bibliothécaire professionnel, de réaliser un ensemble documentaire visant à éveiller la profession et la société en général à ces concepts ainsi que de réaliser une grille d\u2019auto-apprentissage à l\u2019usage du professionnel.M.Mario Polèse, économiste, directeur de l\u2019INRS-Urbanisation, Mme Céline Amnotte, bibliothécaire professionnelle, directrice des 1 Le présent compte rendu tente de refléter le plus fidèlement possible les propos des animateurs.services documentaires chez Martineau-Walker et enfin Mme Monique Dumont, bibliothécaire, superviseur à la recherche et au service à la clientèle des services documentaires à la direction générale des programmes au secteur de l\u2019information à Radio-Canada et présidente d\u2019INFOGES Inc.animaient cet atelier.EXPOSÉS DES ANIMATEURS M.Mario Polèse - On pose la question: Est-ce que l\u2019information est importante?Est-ce que l\u2019information a une valeur économique?Bien sûr que l\u2019information a une valeur économique.La question ne se pose même pas, c\u2019est une évidence! C\u2019est à ce point une évidence que la réponse, qui sera toujours positive, n\u2019apportera pas grand chose de plus au fond de la question.Parler de la valeur économique de l\u2019information c\u2019est à la fois trop vaste et trop peu et ceci pour deux raisons principales: 1.\tParce que l\u2019information est un concept beaucoup trop vaste et que tous peuvent revendiquer le statut d\u2019intervenant.2.\tParce que le travail du bibliothécaire est beaucoup plus que le simple stockage et le catalogage de l\u2019information.Affirmer que l\u2019information a une valeur économique est tout à fait équivalent à affirmer que les connaissances, les ressources humaines, le capital ont une valeur économique.Ce sont des évidences et l\u2019entreprise nous dira toujours, avec raison, que ces éléments sont importants.Et somme toute, qu\u2019est-ce que cela nous apprend le plus?Hétérogénéité du concept En fait le concept d\u2019information est trop vaste pour être utile concrètement; c\u2019est un terme générique qui recouvre un ensemble très hétérogène: des numéros de téléphone, le prix des actions, les horaires de cinéma, une adresse, le 2ième président des États-Unis.Comment rattacher une valeur à ces informations ponctuelles?C\u2019est impossible et pourtant elles ont une valeur! Information et rôle du bibliothécaire Dans certains cas le bibliothécaire a un rôle à jouer, dans d\u2019autres non.L\u2019information n\u2019est pas propre ni exclusive au bibliothécaire.C\u2019est justement parce que le terme «information» est imprécis, trop imprécis pour être compromettant, qu\u2019un grand nombre d\u2019intervenants peuvent faire valoir ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 65 leur Implication particulière.C\u2019est également pour cette raison qu\u2019elle échappera toujours à des efforts rigoureux de quantification.Ce n\u2019est pas, par ailleurs, parce qu\u2019on ne peut arriver à la quantifier que l\u2019information soit sans valeur économique.Prix, coût d\u2019opportunité, offre et demande Si on revient à la question de base, quelle est-elle donc la valeur économique d\u2019un bien ou d\u2019un service?C\u2019est le prix que la société est prête à consentir pour l\u2019obtenir.La notion de prix englobe ici la notion de coût d\u2019opportunité.Le coût d\u2019opportunité c\u2019est le temps que nous consacrons à une activité donnée car durant cette période de temps aucune autre activité d\u2019importance ne peut être entreprise simultanément.Pour un bureau d\u2019avocat, le coût d\u2019opportunité c\u2019est le coût honoraire d\u2019un avocat.Si l\u2019avocat consacre une heure à chercher un document, il ne fait pas de consultation durant ce temps.Le coût d\u2019opportunité est représenté par le temps mis à effectuer sa recherche traduit en temps honoraire de consultation.L\u2019information obéit à la loi de l\u2019offre et de la demande et l\u2019information, comme toute marchandise, n\u2019a de valeur que si elle est demandée.Bien public et bien privé Pour comprendre pourquoi l\u2019entreprise, en règle générale, est peu disposée à financer de grandes bibliothèques et pourquoi la quantification de la valeur économique de l\u2019information est très difficile, il faut distinguer entre ce que les économistes appellent les biens publics et les biens privés.Ce dont les bibliothécaires s\u2019occupent en général et les services qu\u2019ils rendent sont généralement considérés comme un bien public.Un bien privé pour l\u2019économiste est toujours d\u2019utilisation exclusive ou du moins prioritaire au bénéfice de celui qui a payé ce bien.Le bien lui appar- tient et il peut en disposer à sa guise.Aussi l'utilité ou le plaisir que procure ce bien est équivalent à son prix unitaire de production sinon ce bien ne serait pas fourni par le marché.La plupart des choses que l\u2019on achète sont des biens privés.Le bien public, quant à lui est d\u2019une utilisation difficile à privatiser; l\u2019utilisation est générale et les bienfaits comme les coûts se répartissent dans toute la société.Le bien public est difficilement divisible et il est peu probable (et c\u2019est ce qui est important) qu\u2019un agent économique unique puisse ou veuille en assumer tout le coût de production.Les exemples sont les autoroutes, la défense nationale, le système d\u2019éducation de base et .les grandes bibliothèques.De plus l\u2019information traitée par le bibliothécaire est presque par définition du domaine public (tout le monde y a accès).Financement des bibliothèques et tarification Ce n\u2019est pas tant que l\u2019information de base traitée soit issue du domaine public, que le fait que le service rendu est difficilement divisible en coûts particuliers ou en bénéfices.Et c\u2019est pour cette raison que ces coûts sont généralement récupérés par voie de taxation ou subventionnés par l\u2019État.Comment pourrait-il en être autrement! C\u2019est aussi pour cette raison que même à l\u2019intérieur des entreprises il n\u2019y a généralement pas de tarification directe pour les services documentaires; ces coûts sont généralement intégrés dans les coûts généraux de toute l\u2019entreprise, parce que cette action est difficilement divisible en coûts unitaires.L\u2019çntreprise se dote d\u2019une bibliothèque dans certaines circonstances bien spécifiques: 1.\tLorsque les informations recherchées sont très spécialisées et ne sont pas disponibles ailleurs.2.\tSi l\u2019accès rapide à l\u2019information est essentiel.3.\tSi le système public est défaillant ou s\u2019il n\u2019est pas aussi présent qu\u2019il pourrait l\u2019être.Le financement pourrait se faire si on chargeait des frais d\u2019utilisation «user charges».Comment les calculerait-on?.Dans une situation de marché complet (et on peut se demander si c\u2019est souhaitable dans ce cas-ci), en stipulant que les bibliothèques devraient s\u2019autofinancer, on ne se poserait plus de questions sur la valeur économique de l\u2019information, pas plus qu\u2019on ne se pose de question sur la valeur économique des kiosques à journaux ou des librairies.Rôle social du bibliothécaire Le rôle du bibliothécaire dépasse les tâches traditionnelles qui lui sont généralement attribuées, mais quel est le rôle du bibliothécaire dans le système économique?Et ce n\u2019est pas parce que le service qui est rendu est difficilement divisible et donc difficilement calculable sur le marché, qu\u2019il doive être gratuit ou négligeable.Ce sur quoi il faut plutôt insister, c\u2019est le coût de l\u2019information.Dans l\u2019entreprise, chacun de nous le savons, pour obtenir des informations, il en coûte des efforts et du temps; ce sur quoi il faut insister c\u2019est la capacité du bibliothécaire par son travail de réduire les coûts d\u2019information non seulement pour l\u2019entreprise mais pour n\u2019importe qui.et ça, ça se chiffre.Les bibliothécaires doivent insister sur la valeur du service qui est rendu: les services de recherche de document, d\u2019information, de repérage, de stockage.Le bibliothécaire possède l\u2019expertise pour repérer et obtenir l\u2019information qui est du domaine public.Il est même à l\u2019origine des systèmes de classification et de repérage.On pourrait faire une analogie avec des biens ou des marchandises: pour avoir accès 66 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 à des biens, il est essentiel d\u2019avoir un bon système de distribution: entreposage, commerce de gros, marketing, transport.Il est inutile de convaincre l\u2019entreprise de la valeur économique des marchandises pour lui faire prendre conscience de l\u2019importance d\u2019un bon système de distribution.Sans un bon système de distribution, tout le système s\u2019arrête.Une information qui ne se repère pas, qui ne se retrouve pas faute d\u2019un système adéquat de bibliothèques ou de professionnels qualifiés aura une valeur zéro.Tout comme la tomate qui n\u2019a jamais été livrée ou qui pourrit dans un entrepôt, un livre qui ne se retrouve pas a une valeur zéro.Codifier, stocker et repérer les connaissances d\u2019une civilisation: le bibliothécaire est le gardien de tout le savoir d\u2019une société.Si les connaissances accumulées d\u2019une société ne sont pas codifiées, indexées et repérables, elles se perdent.Imaginez la perte pour une société et imaginez le prix à payer pour remplacer cette mémoire! Combien en coûterait-il de remplacer la bibliothèque du parlement, la bibliothèque nationale du Québec?.Tout comme un bon réseau routier ou un bon système d\u2019éducation, toute la société profite des services du bibliothécaire mais ce service a un impact difficilement mesurable.L\u2019apport économique du bibliothécaire est un apport global et son impact sur l\u2019économie est aussi global.L\u2019existence d\u2019un réseau efficace de bibliothèques est un élément indispensable dans notre société.Bref parler de la valeur économique de l\u2019information c\u2019est trop vaste et trop peu à la fois.Mme Céline Amnotte - Pour la profession juridique, l\u2019information a une valeur économique certaine dont elle est consciente.C\u2019est la matière première de son travail quotidien.Dans un cabinet de 150 avocats, donc un bureau important, où on couvre tous les secteurs, l\u2019intervention du bibliothécaire professionnel qui sait rendre accessible rapidement et efficacement l\u2019information est déterminante.Cinq personnes travaillent à la bibliothèque et au centre de documentation où l\u2019on conserve les dossiers de recherche des avocats.L\u2019intervention du bibliothécaire se reflète au niveau de l\u2019innovation et de l\u2019organisation afin de rendre accessible rapidement l\u2019information dont on a besoin de façon vitale.L'innovation L\u2019innovation est un aspect très important dans un milieu hautement concurrentiel, milieu à la fois conservateur et aussi soucieux d\u2019être à l\u2019avant-garde.Innovation au niveau des systèmes de recherche et de repérage de l\u2019information; notamment l\u2019implantation d\u2019un nouveau système de classification mieux adapté à la pratique professionnelle du cabinet.Nouveaux services au niveau de la jurisprudence par exemple, la recherche manuelle est très longue et très fastidieuse; les services de repérage de la bibliothèque et du centre de documentation peuvent aider à améliorer la productivité.Les recherches sur bases de données entre autres les recherches de jurisprudence sur SOQUIJ pour le Québec, repèrent en quelques minutes la liste des jugements pertinents sur un sujet.Le gain de temps est énorme et l\u2019importance des coûts d\u2019opportunité est bien mis en évidence.L\u2019organisation Mettre en oeuvre et gérer le centre de façon à obtenir et à conserver l\u2019appui de la direction dans l\u2019organisation des services d\u2019information.Le secteur privé exige aussi du bibliothécaire qu\u2019il sache, grâce à sa formation, créer un milieu propice à la diffusion de l\u2019information par des méthodes efficaces et innovatrices, le tout dans un contexte chaleureux.Mme Monique Dumont - Le principal défi des bibliothécaires est de nous distinguer comme professionnel de l\u2019information.De montrer comment ils apportent une différence.Aujourd\u2019hui, l\u2019information est un terme tellement galvaudé; on parle de société de l\u2019information et nous voilà parachutés au 22ième siècle.Il devient difficile de démontrer comment le fait de nous confier des mandats de traitement ou de repérage apportera une valeur ajoutée à l\u2019organisation où nous oeuvrons.J\u2019apporterai ici deux exemples, l\u2019un tiré du secteur privé et l\u2019autre du secteur public.Secteur privé La firme Sodarcan Inc.travaillait à établir une banque de données afin d\u2019approcher une clientèle potentielle en fonction d\u2019une stratégie de synergie, c\u2019est-à-dire en offrant des services d\u2019assurances de type personnel et de type commercial à une clientèle identifiée.Le but de la constitution de cette banque était d\u2019approcher un client sous des volets multiples.Le service de documentation a été amené à intervenir en tant que coordonnateur du projet qui était un projet d\u2019une banque de données entre les réseaux de connaissances des différents clients.Ce qui a été invoqué comme arguments afin d\u2019obtenir ce mandat a été principalement: 1.La vision globale de l\u2019information dans toutes les régions du Canada et la capacité de recueillir et de traiter l\u2019information afin de créer une banque de données centrale.En co- ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 67 rollaire: La connaissance des systèmes informatiques, non seulement du point de vue traitement de données mais surtout du point de vue du repérage de l\u2019information.Cette notion ultime de repérage est distinctive du bibliothécaire professionnel.2.Le bibliothécaire a une très bonne connaissance des sources d\u2019information afin de mettre à jour la banque de données.Cet argument fut sans doute déterminant.La valeur économique de l\u2019information apportée était évidente car elle se traduisait en termes de contrat d\u2019assurance, de commissions et d\u2019honoraires.Secteur public À Radio-Canada, nous avons utilisé deux approches de quantification de type rapport coûts/ bénéfices en termes de production.Par exemple, si un journaliste demande une séquence de tournage illustrant le centre-ville de Montréal et que c\u2019est notre secteur de l\u2019audio-visuel qui fournit cette séquence, il est clair que l\u2019on peut transporter la valeur du service en coûts de production.C\u2019est-à-dire le coût d\u2019un cameraman avec son équipement qui va s'installer à 17 heures sur le coin de Peel et René-Lévesque pour tourner la séquence demandée.L\u2019autre mode de quantification est en rapport avec la qualité des émissions d\u2019information: par notre apport écrit ou audio-visuel nous contribuons à améliorer la qualité des émissions d\u2019information et cette qualité se mesure en termes de cotes d\u2019écoute qui se traduit elle-même en budget de publicité et par la suite en budqet global.Ces deux exemples démontrent dans deux secteurs différents l'application des concepts de valeur économique de l\u2019information et de l\u2019apport du bibliothécaire professionnel.QUESTIONS DE L\u2019AUDITOIRE Question - On parle beaucoup de la valeur économique de l\u2019information au moment de son utilisation, mais on parle peu de la valeur que prend l\u2019information pendant que l\u2019on forme les éventuels utilisateurs.Quelle est la valeur que l\u2019information a en fonction des différents niveaux de formation des utilisateurs?M.Mario Polèse - On revient au problème de base: le prix d\u2019un bien ou d\u2019un service est fixé par la demande.On peut faire une analogie avec le jeu d\u2019échecs; nous sommes en face d\u2019un problème d\u2019offre et de demande.Si personne ne sait jouer aux échecs en conséquence le prix des jeux d\u2019échecs est zéro.Si la clientèle potentielle n\u2019est pas formée, la demande restera basse.Au fond c\u2019est un problème de sensibilisation.Mme Monique Dumont - Cette démarche est semblable à la démarche d\u2019entreprises qui passent le pas entre les besoins particuliers en information et une vision globale de l\u2019ensemble des besoins en information dans l\u2019organisation.Dans les entreprises on a souvent tendance à perpétuer une structure individuelle de l\u2019information (téléphone arabe, contacts, fichiers personnels cachés dans les bureaux.) car les coûts associés à cette structure sont cachés dans le budget global de l\u2019organisation et sont difficiement identifiables.Une structure répondant aux besoins d\u2019information selon une vision globale, comme la création d\u2019un centre de documentation, a un coût A VOTRE SERVICE DEPUIS 1946 PERIODICA AGENCE INTERNATIONAL INTERNATIONALE SUBSCRIPTION D\u2019ABONNEMENTS AGENCY \u2022\tEntreprise canadienne-française.\u2022\tService professionnel d\u2019abonnement.\u2022\tGestion informatisée.\u2022\tService personnel aux collectivités.1155.avenue Ducharme.Outremont.Que.H2V 1E2 C.P 444, Outremont.Que.H2V 4R6 Tel : (514) 274-5468 Télex: 05-25134 Pour le Québec et l\u2019Outaouais: 1-800-361-1431 68 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 bien identifiable dans le budget de l\u2019organisation.Certaines entreprises croient faire des économies en misant sur la structure individuelle, c\u2019est une illusion.Les services d\u2019information peuvent s\u2019associer à des investissements de R&D dans l\u2019entreprise.La volonté d\u2019investir dépend du niveau de maturité de l\u2019organisation.M.Mario Polèse - N\u2019oublions pas ici l\u2019importance du coût d\u2019opportunité; si le bibliothécaire ne fait pas ce travail quelqu\u2019un d\u2019autre aura à le faire.et peut-être pas aussi efficacement.On réalisera alors que les coûts entraînés par l\u2019emploi de sources alternatives comme l\u2019utilisation des bibliothèques universitaires par les entreprises, entraînera des coûts plus importants et en accumulant les cas, on pourra réussir à établir la nécessité d\u2019un système d\u2019information structuré.Question - Douze nations de la communauté européenne tentent de s\u2019unir afin d\u2019améliorer le transfert d\u2019information d\u2019un pays à l\u2019autre.Pensez-vous qu\u2019il existe des réseaux en Amérique qui pourront aider au transfert et à l\u2019internationalisation de l\u2019information?M.Michel Boisvert - Au mois d\u2019août à Paris se tiendra le congrès de l\u2019IFLA qui abordera ce problème dans le cadre de son thème: La valeur économique de l\u2019information.Les réseaux sont déjà une réalité au Canada et en Amérique et devraient continuer de se développer dans le futur.Question - Doit-on défendre la valeur économique de l\u2019information ou l\u2019apport du bibliothécaire professionnel à cette information?Mme Monique Dumont - En ce qui me concerne, la réponse devient évidente lorsque l\u2019on regarde les coûts de production.La production d\u2019un topo nécessitant trois ou quatre heures de tournage est perdue si les in-dexeurs n\u2019étaient pas là pour traiter le document.Comment cet apport joue-t-il un rôle dans la qualité des émissions d\u2019information?Les professionnels se sentent parfois fortement dévalorisés par la non-reconnaissance officielle, au niveau des échelles salariales par exemple, de l\u2019importance de leur travail.M.Pierre Meunier réitère la notion de coût d\u2019opportunité associé, le bibliothécaire étant la personne la mieux placée pour effectuer le travail efficacement.Il incite l\u2019auditoire à utiliser la grille d\u2019autoévaluation et il remercie les participants à l\u2019atelier.?ired«SnU \u2019.ICO^V\" dOtN^cV à\u2018 de w' C^Uecc\" f^av-r ^¦JêaUQ^' ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 69 Pour en savoir plus Lectures suggérées My Loan Duong Responsable de la bibliothèque de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal Robert F.Clarke Head of Library and Information Studies Library>, McGill University Voici quelques références additionnelles sur les thèmes étudiés dans le présent numéro.VALEUR ÉCONOMIQUE DE L\u2019INFORMATION Bradley, Clive.1988.«The Information Explosion».Aslib Proceedings, Vol.40, no.10 (October 1988), pp.265-272.Brooks, Martin.1988.«Business use of Information Services».Aslib Proceedings, Vol.40, no.10 (October 1988), pp.273-275.Byrd, Gary D.1989.«The Economie Value of Information».Law Library Journal.Vol.81, no.2 (Spring 1989), pp.191-201.Burk, Cornelius F.et Horton, Forest W.1987.InfoMat: A complete guide to discovering corporate information resources.Englewood Cliffs, N.J., Prentice-Hall, 1987.Cawkwell, A.G.1989.«The value of Information».Outlook on Research Libraries, Vol.11, no.7 (July 1989), pp.1-5.Crawford, Marshall.1989.«Information as a commodity».ASLIB Information, Vol.17, no.2 (February 1989), p.42.Elan, Joyce.1989.«Information Executive Report\u2019s: Is there new Breath of Information Executive».Leaders, (April 1989), pp.167-168.Karczewski, Aline.1988.«Quel management pour les centres de documentation?» Documentaliste, Vol.25, no.2 (March-April 1988), pp.46-48.Neill, S.D.1989.«The information analyst as a quality filter in the scientific communication process».Journal of Information Science, Vol.15, no.1 (1989), pp.3-12.Roberts, N.et Clarke, D.1989.«Organizational information concepts and information management».International Journal of Information Management, 9 (1989), pp.25-41.Schreuder, Paulien.1988.«Information made to measure: in- formation brokering in the Netherlands».Open, Vol.20, no.3 (March 1988), pp.88-92.SERVICES DE RÉFÉRENCE AUX CLIENTÈLES PARTICULIÈRES Baker, Sharon L.et Ruey, Ellen Dew.1988.«Information and referral services - attitudes and barriers: a survey of North Carolina Public Libraries».RQ, Vol.28, no.2 (Winter 1988), pp.243-252.Bingham, Karen H.1989.«The psychology of adult development and aging: a survey of reference sources».RSR Reference Services Review, Vol.17, no.1 (1989), pp.71-80.Havens, Carol.1988.«The case for aging: a bibliographic essay».Behavioral & Social Sciences librarian, Vol.6, no.3/4 (1988), pp.1-8.Van Fleet, Connie.1989.«Public library service to older adults: survey findings and implications».Public Libraries, Vol.28, no.2 '(April 1989), pp.107-113.?70 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 A propos de recherche Index des résumés de thèses parus dans la rubrique «À propos de recherche» Paulette Bernhard Professeur adjoint, École de bibliothéconomie et des sciences de l'information, Université de Montréal Beheshti, Jamshid.1987.Beyond circulation statistics: patterns of book use by undergraduate students in an academic library.Ph.D., University of Western Ontario.vol.17, no 1, 1988 Bernhard, Paulette.1986.La bi-bliothèque/médiatèque: instrument d\u2019éducation dans l\u2019enseignement secondaire au Québec.Ph.D., Université de Montréal.vol.17, no 1, 1988 Deschatelets, Gilles H.1983.Towards an optimal level of participation in the user-system interface of bibliographie online search services.Ph.D., University of Western Ontario.vol.17, no 1, 1988 Durand, Marielle.1975.L\u2019étude des manifestations du pouvoir de l\u2019autorité de l\u2019adulte sur l\u2019enfant-personnage et des réactions de celui-ci face à ce pouvoir dans la littérature enfantine.Ph.D., Université de Montréal.vol.14, no 4, 1985 Gardner, Richard Kent.1968.Education for librarianship in France: an historical survey.Ph.D., Case Western Reserve University.vol.14, no 4.1985 Howard, Helen Arlene.1977.The relationship between certain organization variables and the rate of innovation in selected university libraries.Ph.D., Rutgers University, State University of New Jersey vol.14, no 4, 1985 Lajeunesse, Marcel.1977.Associations littéraires et bibliothèques à Montréal au XIXe siècle:\tl\u2019apport sulpicien.Ph.D., Université d\u2019Ottawa.vol.16, no 4, 1987 Laliberté, Madeleine Anne.1977.Selected grammatical and syntactical problems in adapting PRECIS to the French Language.Ph.D., Case Western Reserve University vol.16, no 4, 1987 Leide, John Edgar.1975.Classification development effected from graphical hierarchies.Ph.D., Rutgers University, State University of New Jersey.vol.16, no 4, 1987 Mittermeyer, Diane.1984.The concept of bureaucracy in public library administration: a study of selected organizational variables in two different library administrative settings.Ph.D., University of Toronto.vol.17, no 1, 1988 Ress-Potter, Lorna Katherine 1987.A bibliometric analysis of terminological and conceptual change in sociology and economics: with application to the design of dynamic thesaurus systems.Ph.D., University of Western Ontario.vol.17, no 1, 1988 Rolland, Paule.1981.Essai anthropologique de quelques systèmes de classification documentaire.Ph.D., Université de Montréal vol.16, no 4, 1987 Savard, Réjean.1985.A study of the orientation towards the generic and the field-specific models of professionalism among public library personnel in Québec.Ph.D., University of Toronto.vol.17, no 1, 1988 ?Argus est saisi et mis en page par: Créations VMC Enr.Édition électronique et traitement de textes (514) 445-2719 ARGUS / Automne 1989 / Volume 18 / Numéro 2 71 WM* W*' ¦wct» Nous comblons tous vos besoins d'abonnements * UT* I Uém
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