Le devoir, 4 novembre 2011, Cahier B
LE DEVOIR, LE VENDREDI 4 NOVEMBRE 2011 CULTURE Éric Goulet lance un album country I à Coup de cœur francophone Page B 5 LE MONDE fT' La journaliste égyptienne §7 Mena Eltahawy au Page B11 PASCAL GRANDMAISON, FREDERIQUE BOUCHARD Jérôme Minière est Tartiste invité ce soir au Vendredi nocturne du Musée d’art contemporain de Montréal.Un musée le soir Les Vendredis nocturnes du MAC présentent l’art contemporain sur une note de musique, cette fois en terrain Minière Les Vendredis nocturnes du Musée d’art contemporain de Montréal viennent séduire les fanas de musique depuis 2007.Ce soir, c’est au tour de l’univers électropop de Jérôme Minière de servir d’attrait.JEROME DELGADO Le premier vendredi du mois, c’est l’éclatement, la fête.C’est soir de Nocturne, la manière toute musicale que le Musée d’art contemporain (MAC) a trouvée pour bousculer les habitudes culturelles.Les Nocturnes proposent la rencontre inusitée de deux mondes que l’on imagine, à tort, aux antipodes.On visite une expo avec des airs dans la tête.Pour ce vendredi de novembre post-Halloween, quoi de mieux que la chanson pop de Jérôme Minière?Celui que le collègue Sylvain Cormier a déjà surnommé «l’extraterrestre» navigue en effet entre deux eaux, sinon plus.Chanteur électro-acoustique à la voix douce, auteur de textes faussement naïfs, pleins de bon sens.Minière, Québécois à l’accent français, incarne un des personnages les plus hybrides de notre répertoire.Toujours selon le critique ès chansons du Devoir.«C’est une pop qui semble toute légère et inoffensive en surface, mais qui dit souvent des choses vraiment im- placables.» «Une sacrée brocante à bruits, écrira-t-il une autre fois.Avec des chansons.» Jérôme Minière lui-même se considère «à cheval sur plusieurs médiums».Peintre en herbe à l’adolescence, puis études en cinéma, son travail est aujourd’hui «centré sur l’art de l’écriture pour créer des atmosphères.C’est par accident si je suis musicien», dit-il au bout du fil.Jérôme Minière se dédouble parfois.Herri Kopter, musicien également, est son âme exploratrice, celle qui fouine côté bruits.Kopter et Minière alternent comme dans «un processus de respiration».«Je travaille selon un cycle d’éveil-sommeil.Je m’ennuie, sinon», dit le principal intéressé.Un visage expérimental, un autre pop, et une tête sur les épaules.Le vrai le faux, l’album qui vient de lui valoir quatre nominations au dernier gala de l’ADISQ, joue aussi sur les paradoxes.C’est le spectacle qui en a été tiré et qui a été créé il y a presque un an à Tulipe, que Minière reprend ce soir.Avec ses fidèles musiciens et en s’appuyant sur la même am- biance visuelle, soit la projection de vidéos au style épuré et rigolo.«Comme à La Tulipe, le travail vidéo a été pensé pour accompagner chaque chanson, explique-t-il.Ce sont des vidéos à l’esthétique minimaliste proche de farte povera Brut et simple.» Pas de doute, Jérôme Minière a du visuel dans la chair.Il est un des seuls (avec We Are vers 1995, le milieu de l’art actuel québécois.Michel de Broin, Emmanuelle Léonard, Mathieu Beauséjour — ces deux derniers font partie de l’actuelle Triennale — sont parmi ses premiers amis.Puis il se met à travailler avec eux, crée l’ambiance sonore pour l’installation Darbo-ral de Massimo Guerrera (un autre de la Triennale 2011).Pascal Grand- « On veut que les gens fréquentent le musée de manière différente pour s’approcher de l’art», dit Louise Simard, responsable multimédia au MAC Wolves) à avoir sa deuxième chance aux Nocturnes — la première, le show Autoplayback, remonte à 2008.«Pour Iæ vrai le faux, confie-t-il, fai essayé d’intégrer le fruit ^fÀutoplayback, de mettre mes recherches expérimentales dans un contexte pop.» Il apprécie, sinon, le fait de se produire à nouveau dans la salle Beverley Webster, alors que le MAC vibre au rythme de la Triennale québécoise.«Ça me fait croire qu’on est bien à notre place, qu’on n’est pas loin de tout ça.» Il faut aussi dire que le natif d’Orléans, à une centaine de kilomètres de Paris, a côtoyé très tôt, dès son arrivée à Montréal maison, un de nos chefs de file en art vidéo, réalise le clip de la chanson Les yeux tout autour de la tête, tube succès de l’album Petit cosmonaute (2002).C’est à travers cette collaboration que Louise Simard, responsable du multimédia au MAC et coordonnatrice des Nocturnes, découvre Jérôme Minière.«Il a un talent exceptionnel, dit-elle sans retenue.Il a une dimension poétique, une autre ludique.C’est un grand artiste, de la valeur de ceux de la Triennale.Et il pense toujours ses spectacles en fonction de la salle.» Minière est le type même des musiciens recherchés pour les Nocturnes.Des gens avec une si^ature et une belle énergie.Dj Champion a inauguré la série en 2007 et une Cœur de pirate encore méconnue est aussi passée à la salle du sous-sol.Louise Simard ne s’en cache pas: les gens dans la vingtaine sont le public cible.Il ne faut pas s’étonner si elle fréquente les scènes émergentes pour dénicher les étoiles de demain.Jean Leloup est trop vieux.Arcade Pire, trop cher.«On veut que les gens envisagent le musée autrement, dit-elle.Qu’ils le fréquentent d’une autre manière pour s’approcher de l’art différemment.Q’ils se donnent rendez-vous au MAC un vendredi soir, c’est formidable!» L’attrait, c’est donc un spectacle d’une heure.Mais pas seulement.Dès 17 h, le musée du centre-ville s’imprégne d’une ambiance sonore en accord avec l’invité du soir.Ça, c’est pour les oreilles.Pour les papilles gustatives et pour l’état général des visiteurs, un service de bar est offert.Celui de ce soir a une identité particulière: le voilier dans le hall d’entrée, œuvre de Dean Baldwin incluse dans la Triennale québécoise, a été conçu pour qu’on y vende de l’alcool.Le mariage de la fête et de l’art ne pourrait avoir meilleur décor.Collaborateur du Devoir Jérôme Minière ce soir aux Vendredis nocturnes.Musée d’art contemporain de Montréal, 185, rue Sainte-Catherine Ouest, www.macm.org.Cl et a 48 heures plus tard Après deux jours à leur table à dessin, les bédéistes sont prêts à présenter leur journal exécuté dans le cadre des 48 heures de la bédé à Montréal.Ce soir, on peut prendre part à deux tables rondes: Construire un récit à 19h30 et Le travail en duo entre scénariste et dessinateur à 20h30.Un match d’impro et un party clôturent la soirée au bistro Le Parc des Princes, 5293, avenue du Parc.Demain, les auteurs se rassemblent à 19h à la librairie Le Port de tête, 262, avenue du Mont-Royal Est, pour le lancement de leur création collective de zines et de livres, www.48h.aencre.org.Concerts Dimanche à 14h30, le Théâtre Oufremont reçoit le virtuose américain du piano Koji Attwood dans im concert hommage à Horowitz.1248, avenue Bernard Ouest, Montréal, ® 514 495-9944, www.theatreoutremont.ca.Aussi, les jeunes musiciens de l’ensemble Les Petits Violons lancent leur saison des Dimanches en musique ce week-end à 16h.Entrée libre, 628, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Outremont.www.kspetitsviobns.com.Nom de code: 75 Pour souligner son, quoi, 75®, c’est ça?la SRC a rassemblé une manne d’archives, sorti des boîtes Bobinette et des heures d’extraits radio et télé pour composer l’exposition Radio-Canada, une histoire à suivre, présentée au Musée de la civilisation de Québec.Elle aborde le passé mais aussi le futur de Radio-Canada, tout en mettant en lumière les artistes du micro et de l’écran comme les artisans des coulisses.Jusqu’au 23 septembre.85, rue Daîhousie, « 418 643-2158, www.mcq.org.Cuisine au féminin De sœur Angèle à Anne Sophie Pic en passant par grand-maman, le Musée de la femme de Longueuil les célèbre toutes avec Le chef?.c’est elle!, son exposition sur celles qui ont porte le tablier et façonné l’histoire de la cuisine.Une collaboration avec le Musée Escofher de l’art culinaire en Prance, présentée jusqu’au 17 février.Pause gourmande les dimanches, entre llh et 15h, avec dégustations et conférences au menu.460, rue Saint-Charles Ouest.« 450 748-1600, www.museedelafemme.qc.ca.Mielleux Cet été, nous vous avions parlé des ruches situées en plein cœur de Québec.Eh bien, les Urbainculteurs ont recuelli les fruits des récoltes de leurs butineuses et on peut désormais s’en procurer des pots de 500 ml chez J.A.Moisan à Québec, au Comptoir des terroirs et au restaurant Chic Alors de Cap-Rou-ge, puis à Montréal du côté de l’épicerie bio Club Organic.Une heure d’évasion Dimanche, on gagne une heure dans la journée.Pourquoi ne pas l’utiliser pour lire, visiter le libraire du quartier, fouiner dans les rayons de la biblio, s’inviter chez un ami pour le thé et lui demander ses suggestions de lecture?Émilie Folie-Boivin B 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 4 NOVEMBRE 2011 WEEK-END CULTURE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Michelle Parent (à gauche) fait une sorte de théâtre qui donne la parole à des voix que l’on n’entend pas souvent, comme Mauve, qui fréquente la maison Passages.Du théâtre par des femmes en difficulté L’organisme Passages et Pirata Théâtre présentent üa maison au théâtre Denise-Pelletier CAROLINE MONTPETIT Pour monter une pièce de théâtre avec les jeunes femmes en difficulté de l’organisme Passages, à Montréal, Michelle Parent avait choisi le texte du roman Océan-mer de l’auteur italien Alessandro Barrico.C’est l’histoire de divers personnages qui tentent de prendre congé de leur vie, passagèrement, ou de reprendre des forces devant la mer et grâce â elle.Mais lorsqu’est venu le temps de réécrire la pièce avec les femmes de Passages, il s’est avéré que la majorité d’entre elles n’avaient jamais vu la mer.Il a donc fallu s’inventer une autre mer, symbolique, â grands coups de couverture, de peinture, de poissons.Et la pièce a alors pris un autre nom, pour s’intituler Za maison.Pour une femme comme Mauve, qui fréquente la maison Passages depuis neuf ans â cause, entre autres, de problèmes de toxicomanie, les ateliers de la maison Passages, de théâtre et d’écriture, sont effectivement une occasion d’oublier ses problèmes, durant quelque temps.Pour la clientèle de Passages, c’est aussi une occasion de se stabiliser, de répondre â une certaine routine.«Je suis une des rares qui tiennent un agenda», dit Mauve, qui suit des cours comme bénévole auprès d’Ambulance Saint-Jean, qui s’est inscrite â un diplôme d’études professionnelles pour devenir infirmière auxiliaire, mais qui n’a toujours pas de domicile vraiment fixe.«Pour l’instant, je vis chez mon père, mais je ne sais pas pour combien de temps», dit-elle.Depuis le début des ateliers entourant La maison, une trentaine de femmes ont participé aux ateliers.Aujourd’hui, il en reste cinq, qui sont par ailleurs jumelées avec des actrices professionnelles, qui participeront aussi au spectacle.En cours de route, certaines femmes sont retombées dans le chaos, tandis que d’autres se sont trouvé un emploi.Histoire triste L’organisme Passages accueille depuis plus de 20 ans des jeunes femmes en difficulté de 18 â 30 ans.Au fil des années, le profil de ces femmes s’est énormément diversifié, et on y accueille désormais autant des femmes aux prises avec la prostitution que des femmes enceintes ne sachant pas où aller, des femmes battues, des femmes toxicomanes, ou encore des femmes souffrant de problèmes de santé mentale, une clientèle en croissance d’ailleurs, selon Mauve et Michelle Parent.Sur le site de la maison, dont l’adresse est confidentielle, on apprend que 100 % des femmes hébergées â Passages sont pauvres, que 100 % d’entre elles sont sans abri, que 80 % ont connu un «placement», que 30 % sont en contact avec leur famille alors que 25 % sont en rupture avec elle, que 55 % ont un problème de consommation de drogue, dont 25 % par injection, que 50 % ont vécu de la violence, que 50 % disent avoir un problème de santé mentale non traité, que 25 % sont mères et n’ont pas la garde de leur enfant et que 15 % sont enceintes.«Si on avait demandé à ces femmes d’écrire une pièce de théâtre à partir de leur expérience personnelle, cela aurait été une histoire triste», dit Michelle Parent.«Ça se serait passé sur la rue Sainte-Catherine», ajoute Mauve.Par l’entremise de la maison Pirata Théâtre, Michelle Parent fait une sorte de théâtre qui donne la parole â des voix que l’on n’entend pas souvent.Elle a mené plusieurs projets en collaboration avec Passages.«Mais je pourrais tout aussi bien faire du théâtre avec des chaujfeurs de taxi», dit-elle, souriant de ses beaux yeux bleus comme la mer.Le spectacle La maison sera présenté du 9 au 12 novembre â la salle Ered-Barry du théâtre Denise-Pelletier.Le Devoir Jusquau 8 janvier 2012 vilbt.'W Musée national des beaux-arts du Québec Québec B B HÔTEL CLARENDON Au Musée d’Orsay et au MBAM La couleur déferle sur les murs des musées ISABELLE PARE Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) n’est pas le seul â avoir troqué le blanc de ses salles d’exposition pour une déferlante de couleurs.A Paris, le prestigieux Musée d’Orsay, tout juste rouvert après des travaux majeurs de réaménagement, a lui aussi opfé pour la mare aux coloris.A l’instar du musée de la rue Sherbrooke, le musée parisien, qui réunit les principales œuvres des impressionnistes et l’art occidental de 1848 â 1914, vient de mettre le point final â une rénovation majeure de 28,4 millions de dollars, 25 ans après son ouverture en 1986.Le filon conducteur de ce remodelage en profondeur: le redéploiement des œuvres dans une vague de tonalités puissantes, allant du bleu pétrole au rouge lie-de-vin, en passant par le mauve aubergine et le gris profond.Lors de l’ouverture de son nouveau pavillon le mois dernier, le MBAM, réaménagé de fond en comble, avait lui aussi ouvert grand la porte â l’arrivée en force de couleurs safurées.Eaut-il voir lâ un nouveau courant muséal?«Le blanc tue toute peinture, en dehors de l’art du XX‘ siècle et de l’art contemporain.Lorsque vous placez une peinture académique ou impressionniste sur un fond blanc, le rayonnement du blanc, son halo d’indétermination autour de l’œuvre empêchent la révélation des contrastes de valeur, parfois si subtils.Le blanc est l’ennemi de la peinture, â mon avis», explique Guy Co-geval, président du Musée d’Orsay, sur le site Internet de l’institution, rouverte au public le 12 octobre dernier.Une volte-face pour le monde muséal Volte-face majeure, donc, no-famment pour les toiles des impressionnistes qui s’affichent PIERRE VERDY AGENCE FRANCE-PRESSE Le Musée d’Orsay à Paris a redéployé ses œuvres sur des murs aux tonalités puissantes, allant du bleu pétrole au rouge lie-de-vin, en passant par le mauve aubergine et le gris profond.désormais sur des cimaises gris anthracite, en lieu et place du blanc immaculé jusqu’ici érigé en religion par la plupart des musées.Le Musée d’Orsay, dont les 73 Monet, 39 Sisley et 88 Degas sont parmi les attraits majeurs, attire trois millions de visiteurs par an.«Des peintures de Courbet ou de Manet commandent des arrière-plans différents de ceux des impressionnistes, dont les coups de pinceau sont plus rapides et légers», précisait récemment M.Cogeval au journal La Croix.Des liens étroits unissent d’ailleurs le Musée d’Orsay et le Musée des beaux-arts de Montréal puisque Guy Cogeval fut aux commandes du MBAM de 1999 â 2006, assisté par Nathalie Bondil, qui a maintenant pris la relève.Même esprit, donc, même philosophie?«Ces tableaux ont été peints pour des intérieurs bourgeois.Nous sommes plus proches de l’esprit original.Les cadres dorés, surtout ceux qui étaient des- tinés aux salons, retrouvent leur éclat visuel et leur rôle emphatique sur des fonds de couleurs», estime M.Cogeval.Au MBAM, Nathalie Bondil avait elle aussi insisté sur l’importance de mettre en valeur, par des teintes précises, les différentes écoles de peinture de la collection permanente du Musée des beaux-arts.D’où l’orange brûlé associé aux maîtres flamands, le bleu royal â la peinture française, et le mauve profond aux peintres modernes.Ajoutées aux bois exotiques utilisés pour garnir les cimaises et â la musique d’époque offerte dans l’audio-guide, ces teintes prononcées viennent rappeler l’époque des cabinets et des salons où ont d’abord été présentées ces œuvres, avait insisté Mme Bondil.«Tous ces éléments, précise la directrice, contribuent â la compréhension visuelle et â la qualité de l’expérience muséale.» Le Devoir E N BREF Dans l intimité des La grande histoire in Devoir La rédactrice en chef du Devoir, Josée Boileau, viendra parler de la grande histoire du quotidien le dimanche 6 novembre â 14h, â la bibliothèque du Mile End.Elle traitera des défis d’être un journal indépendant et de paraître quotîdîenne-ment, depuîs 100 ans.La rencontre durera une heure trente.- Le Devoir Radio-Canada demande une licence pour une nouvelle chaîne télévisée Radîo-Canada, quî célèbre cette année les 75 ans de sa création, veut s’offrir une nouvelle chaîne télévisée qn guise de cadeau d’anniversaire.La société d’Etat a déposé une demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour l’obtention d’une nouvelle chaîne qui serait baptisée Trésor.Cette nouvelle chaîne puiserait essentiellement dans les milliers d’heures d’archives de Radio-Canada afin d’offrir une rétrospective de ses quelqpe 60 ans de télévision, a signalé la société d’Etat dans un communiqué publié hier.Le vice-président principal par intérim, Louis Lalande, estime qu’il est «essentiel de partager et de rendre disponible aux citoyens la plus vaste collection d’archives télévisuelles au pays».- La Presse canadienne Un premier gala pour les arts visuels L’Association des galeries d’art contemporain annonce la tenue d’un premier gala des arts visuels le mardi 13 décembre.L’événement, qui se tiendra au Théâtre Rialto, sera animé par le comédien Emmanuel Bilodeau.Plus de 15 prix seront remis lors de cette soirée, dont ceux des meilleures expositions en galerie privée, en établissement muséal, en centre d’artistes autogéré et en région.Ce nouveau gala sera aussi l’occasion de nommer le galeriste et le commissaire de l’année, ainsi que la meilleure critique d’art de l’année.Les prix Pierre-Ayot et Louis-Comtois, présentés par la Ville de Montréal, ainsi que la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, décernée par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), seront également remis lors de cette soirée.- Le Devoir À la mémoire de Jacques Floirat (1940 - 2011) C’est avec une très grande tristesse et à regret que Renaud-Bray perd un collaborateur de longue date, Jacques Floirat, après une dure lutte contre le cancer.À titre de vice-président et associé, Jacques a apporté une importante contribution stratégique à l’entreprise pendant plus de 30 ans.Son apport est indéniable ; il a notamment travaillé à l’informatisation de notre réseau de librairies et a participé activement à sa restructuration et à son développement.Dans le milieu du livre et le commerce de détail, beaucoup des personnes qui l’ont côtoyé ont pu apprécier ses qualités humaines et professionnelles.Il laisse derrière lui une vie entière dévouée à son travail.Les membres de la direction se joignent à l’ensemble des employés de Renaud-Bray pour transmettre à sa famille et à ses amis et collègues, nos plus sincères condoléances.Parc des Oiamps-de-Bataille, Québec I 418643-2150 11866220-2150 I innba.qcx:a/caillebotte Cette exposition est réalisée par le Musée nationcd des beaux-arts du Québec, Culturespaces et ]e Musée Jacquemart-André (Paris, France).Gustave Caillebotte, â Araenteufl Cdétafl), 1893.Huile sur tioUe, 157 X117 cm.CoIL particullëre.Photo : courtoisie du Comité CallMx}tta Renaud-Bray http://www.mnba.qc.ca/caillebotte LE DEVOIR, LE VENDREDI 4 NOVEMBRE 2011 B 3 WEEK-END CINEMA A l’affiche cette semaine SOURCE MEDIAFILM CA HAROLD ET KUMAR FÊTENT NOËL États-Unis, 2011,90 minutes Comédie deTodd Strauss-Schulson avec John Cho, Kal Penn.Les retrouvailles entre Harold et Kumar prennent rme tournure embêtante quand ce dernier lait brûler l’arbre de Noël du beau-père.• Y.O.: AMC Fonm, Place liSalle, Cavendish, Colisée Kiiidand, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché central • Vf: Quartier latin.Place LaSalle, StarCité, Lacordaire, Marché central L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE France, 2909,117 minutes Drame d’Éiic Lartigau avec Romain Duris, Marina Fois, Niels Arestrup.Ayant causé accidentellement la mort de l’amant de sa femme, rm père de famille en instance de divorce fait disparaître le cadavre, met en scène sa propre mort puis, sous l’identité de sa victime, part en Hongrie où il renoue avec sa passion pour la photographie.• V.O.: Quartier latin, Beaubien.• V.O., s.-t.a.: AMC Forum.MARTHA MARCY MAY MARLENE États-Unis, 2010,102 minutes Drame psychologique de Sean Durkin avec Elizabeth Qlsen, John Hawkes, Hugh Dancy.Fuyant une secte dominée par un gourou charismatique, une jeune femme trouve refuge dans la maison de campagne de sa sœur et de son beau-frère, où la sollicitude de ces derniers réveille sa paranoïa.• V.O.: AMC Forum.• V.O., s.-t.f : Cinéma du Parc.SURVIVRE AU PROGRES (Surviving Progress) Canada, 2011,86 minutes Documentaire de Mathieu Roy et Harold Crooks.Ce documentaire explique comment le progrès et ses pièges ont servi puis desservi la race humaine, de la période préhistorique à nos jours, sur les plans social, économique, scientihque et technologique comme moral et écologique.• V.O.: AMC Forum, Cinéma du Parc.• Vf: Beaubien, Ex-Centris.TROU STORY Canada, 2011,79 minutes Documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie.Portrait au passé et au présent de l’industrie minière canadienne, à travers son histoire, les lois réputées laxistes qui la régissent, les coûts écologiques et humains qu’elle génère, et les profits marginaux que les compagnies étrangères versent au gouvernement • V.O.: Beaubien, Ex-Centris.Otto Dix en autant de tableaux 10 FOIS DK Un portrait d’Otto Dk Scénario et réalisation: Jennifer Alleyn.Photo: Sébastien Gros, Jennifer Alleyn.Montage: Natacha Dufaux.Musique: Fabienne Lucef Michel F Côté.Québec, 2011,56 min.FRANÇOIS LEVESQUE Lorsque son regard s’est perdu dans la contemplation du Portrait de l’avocat Hugo Simons, 1925, la cinéaste québécoise Jennifer Alleyn a eu le coup de foudre pour l’œuvre d’Otto Dix.Chargé d’histoire, ledit portrait tisse des ramihca-tions étonnantes entre le peintre allemand et la ville de Montréal.C’est l’une des nombreuses informations que l’on peut glaner dans le documentaire fascinant que Jennifer Alleyn a consacré à cet artiste singulier qui, de corps grotesques en poses outrées, exorcisa la noirceur du monde sur ses canevas.Sobrement découpé en dix tableaux, 10 fois Dix n’en a pas moins de la gueule pour autant.En guise de préambule, la cinéaste échafaude un brillant petit suspense à partir d’une activité on ne peut plus banale, c’est-à-dire la livraison d’un tableau d’Otto Dix dans l’entrepôt d’un musée.Tout autour, les professionnels s’affairent, prudents et respectueux de ce qui se trouve à l’intérieur de la caisse de bois.Au rythme d’une musique un brin mystérieuse, on découvre par petits bouts de gros plans un portrait inquiétant.Au contact de la lumière d’une lampe de poche, les yeux écar-quillés semblent virer au blanc.Ées zombies entrent au musée?Plus loin, des ombres expressionnistes confèrent à l’endroit des airs de manoir hanté.Juxtaposant de manière fluide peintures, archives audiovisuelles (certaines saisissantes), extraits de conférences, témoignages d’experts et de proches glanés in situ, Jennifer Alleyn aligne devant sa caméra de bien intéressants intervenants, dont le fils du peintre, Jan.Dire de Jennifer Alleyn qu’elle est rompue au monde de la peinture relève du pléonasme, en témoigne son très beau film L’atelier de mon père, un documentaire intime consacré à l’œuvre de son papa, le peintre Edmund Alleyn.Lauréat du prix Un tremplin pour le monde lors du 29" Eestival international du film sur l’art, 10 fois Dix confirme le sens de l’image de la cinéastq et la justesse de son regard.A l’affiche pour une semaine seulement dans les cinémas Beaubien et Le Clap.Collaborateur du Devoir TAPIS ROUGE POUR MAÏWENN PEDRO RUIZ LE DEVOIR HIER SOIR, le chic cinéma Impérial déroulait son tapis rouge pour accueillir la flamboyante Maïwenn.Son film Polisse, Prix du jury au dernier Festival de Cannes et grand coup de cœur pour nous et pour le public français qui s’y rue en salle, assure l’ouverture du 17* Cinemania.Maïwenn a réussi le pari de réaliser une œuvre chorale puissante et libre, extrêmement documentée, collée au quotidien de la brigade de protection des mineurs à Paris.A la distribution, Maïwenn en photographe aux côtés de Karin Viard, de Joey Sfarr, de Lou Doillon, etc.La cinéaste rencontrera le public demain à 15h05, toujours à l’impérial.Fusion(s) bienvenue (s) H; ; Martin Bilodeau Comme dans tout secteur massivement soutenu par les fonds publics, chacune des institutions québécoises de cinéma cherche à préserver sa part du gâteau.Normal.Or, dans le secteur des festivals de cinéma et des rendez-vous cinématographiques, il y a tant de créneaux que la ligne d’horizon ressemble à un accordéon.Chaque mandat empiète sur celui d’un autre, un peu, beaucoup, en invoquant une spécihcité qui n’est pas celle de l’autre, une légitimité toujours plus légitime que celle des concurrents.Notre festivalite aiguë, diagnostiquée il y a belle lurette, a littéralement balkanisé le secteur.Rappelons que ce sont les institutions qui, faute d’une politique claire en la matière, ont laissé se morceler l’offre en saupoudrant leur soutien.C’est aujourd’hui une institution, la SODEC, qui suggère par la voix de son directeur, Erançois Macerola, le regroupement de quelques événements sous un même chapiteau.Une excellente idée, à mon avis, tièdement reçue au début de septembre, mais que vient appuyer la fusion annoncée cette semaine des Rendez-vous du cinéma québécois avec La Grande Nuit du cinéma (qui organise la Soirée des Jutra).En réparant un non-sens causé par une mauvaise gestion d’ego lors de la naissance des Jutra, nés de la cuisse des RVCQ, les deux organisations témoignent aujourd’hui d’une maturité et d’un gros bon sens qui ne peuvent qu’être bénéfiques au cinéma québécois, ainsi qu’aux cinéphiles.Bravo! A l’autre extrémité du spectre du gros bon sens, il y a le Eestival des films du mon4e, qui ne joue plus son rôle de vaisseau amiral.A preuve: son déclin, observable depuis une vingtaine d’années, coïncide avec la naissance d’autres événements, dont Cinémania, qui s’ouvrait hier soir, et les Rencontres internationales du documentaire, qui s’ouvrent mercredi prochain.Même le Eestival du nouveau cinéma, ressuscité par un mécène à la fin des années 1990, a profité de la désaffection des distributeurs au ÉEM.Au beau milieu du champ de tir automnal, la plus belle saison en matière de sorties en salle, les événements malgré tout s’enchaînent, voire se recoupent (le festival image-nnation n’est pas encore terminé que Cinémania commence), tous animés d’un même désir: une couverture médiatique pour valider leur existence, du public dans leurs salles pour confirmer cette validation qui relève souvent de la fiction.Mais l’un et l’autre ne vont pas nécessairement de pair.A force de recommander un nouveau festival chaque semaine, les médias égarent le public.En Europe, on s’assemble.Le Eestival de Cannes est un événement phare dans une offre regroupée qui inclut deux autres événements ayant des mandats spécihques: la Quinzaine des réalisateurs, proposée par la Société des réalisateurs de films, et la Semaine de la critique, chapeautée par l’Association des critiques de cinéma français.En parallèle de la sélection officielle, la Berlinale organise à travers Panorama et Eorum une sorte de ENC européen (pour le premier) et international (pour le second), tandis que Generation se consacre au cinéma pour les enfants, un peu dans l’esprit du Eestival international du film pour enfants de Montréal.Bref, ces deux grands événements internationaux rassemblent sous un même chapiteau plusieurs événements ou mandats spécifiques qui en font la richesse, et leur regroupement leur donne des forces.Nous possédons à Montréal cette richesse.Mais en dehors du ENC, qui s’inspire visiblement de ces modèles sans avoir les moyens de ses ambitions, cette richesse est éparpillée.Quiconque désire remettre la métropole sur la carte des grands événements internationaux de cinéma — d’où elle a disparu, ne laissez personne vous faire croire le contraire — sait qu’un regroupement s’impose.Le moment est à mon avis d’autant mieux choisi que le cinéma québécois brille à l’international et que les distributeurs d’ailleurs ont les yeux tournés vers nous.11 serait dommage et inutile qu’une idée qui pourrait être bénéfique pour tous déclenche une guerre de fusions municipales.À voir à Cinemania ODILE TREMBLAY Cinemania, rendez-vous de films francophones, a fricoté un gros menu jusqu’au 13 novembre et accueille des invités de marque.À voir: Une vie meilleure de Cédric Kahn, présent à Montréal pour lancer son film, tourné en partie à Montréal et coproduit par Cinémaginare.Une vie meilleure, à la fois parcours initiatique d’un homme vers sa maturité (excellent Guillaume Canet) et charge contre tm système capitaliste qui broie les petits poissons, aborde habilement une descente aux enfers et sa rédemption.Et puisque les cinéastes en Erance comme ici, signe des temps, remettent en question les dérives capitalistes, Cédric Klapisch livre une œuvre de révolte et d’humour avec Ma part du gâteau, dans lequel une ouvrière dont l’usine a fermé (Karin Viard) devenue femme de ménage d’un riche courtier (Gilles Lellouche) choisit son camp.Klapisch, à qui la Cinémathèque québécoise consacre une rétrospective, y donnera un cours de maître dimanche à 15hl5.Toujours sur fond d’usine en perdition et de solidarité, le film de clôture Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédi-guian, avec un ton militant mais beaucoup de lumière, nous entraîne à Marseille, où un couple vandalisé refuse la loi du Talion.Un incontournable: Le havre du Einlandais Aki Kaurismaki, fable tournée au Havre, truffée de références cinématographiques, et hommage à la Erance.L’ironie fine du célèbre cinéaste se double d’une tendresse infinie pour ces personnages hors du temps, dont André Wilms en écrivain solidaire et Jean-Pierre Darroussin en détective, qui évoque d’abord l’inspecteur Javert sorti des Misérables de Victor Hugo.A savourer: La fée des Belges Fiona Gordon et Dominique Abel.Une histoire surréaliste et romantique, conte de fées, puisque fée il y a et que la dame prétend exaucer trois souhaits sur demande.L’amour s’en mêle, l’ange du bizarre et trois pintes de larfelu.Pater d’Alain Cavalier est un étonnant pas de deux entre le cinéaste et son ami l’acteur Vincent Lindon, tour à tour eux-mêmes ou incarnant le président de la République et son premier ministre.Étrange satire du pouvoir, œuvre en jeux de miroirs, Pater s’amuse de tous les vertiges.Le Devoir E N BREF Javier Bardem dans le prochain Bond Londres — L’acteur espagnol Javier Bardem sera le méchant dans Skyfall, le prochain James Bond réalisé par Sam Mondes, et l’agent 007 incarné par Daniel Craig devrait succomber aux charmes d’une «Bond girl» française, Bérénice Marlohe, ont révélé hier à Londres les producteurs.Le 23" épisode des aventures du célèbre agent au service de Sa Majesté doit sortir sur les écrans à l’automne 2012,50 ans après le premier épisode, Dr.No, a souligné le producteur américain Michael G.Wüson lors d’tme conférence de presse en présence des principaux acteurs de Skyfall.Judi Dench incarnera tme nouvelle fois M.-AFP INSTITUT DE RECHERCHE EN ART CANADIEN Gail et Stephen A.Jahslowsk)^ Survivre au progrès DE MATHIEU ROY*, HAROLD CROOKS 14H15 16H15 18H15 20 H 30 MARDI: 16H15 18H15 20H30 ?MATHIEU ROY SERA PRÉSENT Â LA SÉANCE DE 20 H 30 LE VENDREDI Trou story DE RICHARD DESJARDINS, ROBERT MONDERIE 15H30 17H15 19 H 00 Monsieur Lazhar DE PHILIPPE FALARDEAU 13H30 15H45 19H35 21H00 MERCREDI : 15H45 19H35 21H00 JEUDI: 13H30 15H45 ?MEILLEUR LONG MÉTRAGE CANADIEN -TIFF 2011 S'»! Pianète yoga DE CARLOS FERRAND 14H00 17H45 JEUDI : 14 H 00 Laurentie DE MATHIEU DENIS, SIMON LAVOIE VENDREDI Â MERCREDI : 21H30 S'»! « 4 AU 10 NOVEMBRE 2011 BILLETTERIE : 514 847-2206 CINEMAPARALLELE.CA 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTRÉAL EXC3NTRIS Université Concordia Beaux-arts L’Université Concordia salue les contributions remarquables de Martha Langford, l’une des historiennes de l’art les plus en vue du Canada.Mme Langford, professeure associée d’histoire de l’art, a été nommée titulaire de la chaire de recherche et directrice de l’Institut de recherche en art canadien.Au pays, l’Institut Gail et Stephen A.Jarislowsky est le principal établissement de recherche consacré à l’art canadien.finearts.concordia.ca B 4 LE DEVOIR LE VENDREDI NOVEMBRE 2011 WEEK-END CULTURE Mon Coup de cœur francophone au Club Soda Trouvailles et retrouvailles SYLVAIN CORMIER Alain Chartrand, le directeur général et artistique du festival de chanson Coup de cœur francophone, avait envoyé un petit message à chacun: à moi aussi.Anciens de la revue Chansons, amis et collaborateurs du festival, toutes époques confondues.Non seulement étions-nous conviés au spectacle d’ouverture de son 25® Coup de cœur, mais en quelque sorte à un conventum.En cela, j’étais hier moins en devoir pour Le Devoir que l’un des Ratés Sympathiques de 1998 et 2006.Ça m’est devenu très évident quand Monique Giroux, en duo avec la Monique Giroux de 1998, a redonné II venait d’avoir 18 ans, la tragique de Dalida.Replongée en apnée dans ce premier soir où chanteurs et critiques avaient troqué leur place, je revoyais Valérie Letarte, regrettée Valérie, pétri-hée dans un coin à l’idée de livrer un monologue de son cru siu les coulisses du métier (une merveille).De fait, siu la scène du Soda hier, il y avait certains de «nos» musiciens, Jean-Sébastien Fournier aux claviers, Jean Garneau à la guitare.Dans la salle, forcément, 25 ans de Coup de cœur nous contemplaient, 21 dans mon cas, on se revoyait et on accusait le coup.Bigre, 25 ans, dis donc.Salut François Blain, qui était là quand le Coup de cœiu a été fomenté à la Brasserie de La Salle, rue Ontario.Salut les co-pains-copines de CIBL presque tous passés à Radio-Canada, salut les gars de Rue Frontenac, Philippe Rezzonico, Patrick Gauthier.Salut Laïuent Saulnier du Voir, qui n’imaginait tellement pas devenir Laïuent Saulnier des FrancoFolies.Salut Marie-Christine Blais pionnière de Chansons.Salut Patrice Duchesne, passionné suprême de chanson québécoise.Ceux d’hier et ceux de demain se courcircuitaienL ça faisait de l’électricité.Salut Labiur qui n’était peut-être pas née il y a 25 ans et qui débarquait hier de sa Belgique pour chanter (ce soir au même Soda) sa drôle de chanson électro, salut Eisa LeBlanc la belle garrocheuse de folk-trash qui va chanter dimanche très tard à L’Esco.11 y avait tout ce monde-là, et le spectacle d’ouverture après.Ça faisait beaucoup.C’est évidemment à Monique Giroux que revenait d’animer la soirée anniversaire: elle a les 25 éditions au compteur.Franchement, j’ai trouvé tout bon, je n’avais pas l’esprit critique.Chacun a chanté son «coup de cœur francophone», c’était un chouette concept, les choix étaient fascinants, des trou- vailles souvent: Pierre Flynn qui a sorti de nulle partZzü Nuit de Gilles Vigneault, Andrea Lindsay partageant La Javanaise avec Luc de Larochellière, beaux les tourtereaux.Coral Egan a chanté J’veux pas dormir ce soir de Ferland comme si c’était un torch song et la place était en feu à la hn.Alecka a réinventé L’Escalier, Marianne Aya Omac récemment arrivée a déniché d’elle-même Dédé Fortin et son Répondeur, c’était sa trouvaille et elle était toute hère.Et ainsi de suite.Je suis parti écrire ces lignes en pensant à Dédé avec les Colocs au Coup de cœiu de je-ne-sais-plus-quel-le-année: aq même moment sur scène, l’Élage Diouf des chœurs de Tassez-vous de d’là chantait du Zachary Richard.Cette édition ne sera pas ordinaire.Bon 25®.Le Devoir AU-DELA DE L’EFFET «WOW!» KARLOS OLIVA LA CONTORSIONNISTE ANDREANE Leclerc Nadère tend vers la danse pour Tangente.Partie au cirque à 14 ans, elle cherche, pour Di(x)parue, à détourner l’effet et le spectaculaire de ses poses nouées.«Le chemin du coccyx jusqu’aux vertèbres cervicales, le travail des doigts et des orteils m’intéressent beaucoup plus que la contorsion classique, expliquait-elle cette semaine en entrevue.J’ai fait les cirques traditionnels, j’ai vécu deux ans en caravane entre les lamas, les zèbres, les hommes-canons, mais fai toujours été incapable de me satisfaire de juste montrer ce que je peux faire avec mon corps.» A lire demain dans le cahier Culture, une entrevue croisée entre Leclerc et Angela Laurier.Di(x)parue, au Monument-National jusqu’au 6 novembre.DANSE Drame de couple autour d’une baignoire D’UN CARACTERE RESPECTABLE Chorégraphie: Lara Kramer.Interprétation: Lara Kramer et Lael Stel-lick.Jusqu’au 6 novembre au MAI [Montréal Arts Interculturels] FRÉDÉRIQUE DOYON La jeune chorégraphe Lara Kramer s’est fait remarquer au dernier Festival Danse Canada avec Fragments, une pièce qui s’inspirait de la siuvie de sa mère comme pensionnaire autochtone (ojibwée) dans deux écoles du Manitoba.D’un caractère respectable navigue dans les mêmes eaux troubles.On assiste au quotidien d’un couple instable.Mari agresseur ou trop aimant?Femme fragile.et violente?On ne sait trop, et c’est là peut-être la force de cette pièce-performance qui tisse la trame d’une violence latente, exposant les meiutrissiues intimes plus que les combats.Une violence qui s’exprime finalement aussi souvent envers soi-même qu’en-vers l’autre.Le bourreau et la victime ne semblent pas toujours être ceux qu’on croyait.La pièce s’ouvre sur ime scène de bain étrange.Une femme est aflàlée sur/dans sa baignoire, telle une épave, quasi immobile.Puis un homme entre, serrant maladivement contre lui une dizaine de chemises blanches, qu’il répandra au sol, avant d’y livrer ime curieuse danse de taureau blessé, aux mouvements initiés par la tête et aux chutes fréquentes.S’ensuit une série de scènes où tendresses et maladresses du couple se muent en tensions et corps à corps brutaux.Une scène éloquente: elle détache lentement les boutons de chemise de son compagnon, et tire celle-ci avec une lenteur et une douceur qui tranchent avec leur finalité: attacher le jeune homme à la baignoire, qui bondira comme un animal blessé.La trame sonore (tantôt des bruits de télé qu’on zappe dans la pièce voisine, tantôt des musiques qui appuient plus le propos), cosignée par la chorégraphe et Scott Russell, forme un bel équilibre avec la construction dramatique.Mais l’alternance un peu convenue entre sollicitude et rage du couple finit par lasser.On aurait devancé les moments de solo de Kramer, où une autre dramaturgie s’installe alors qu’elle trouve refuge et réconfort étrange dans sa baignoire, ou dans l’eau qui s’est répandue au sol.Reste que Lara Kramer est une chorégraphe-performeuse à surveiller.Elle évolue sur scène avec aplomb et construit les états dramatiques avec efficacité.La danse, mal^é le côté très physique de la pièce, reste assez sommaire.Beaucoup de portés au bord de la chute.Corps pris de tremblements.Mais si ces corps disent l’espoir, la douleur, l’amour, le désir refoulé, alors ils dansent.Le Devoir Beethoven à Espace Musique Espace Musique entreprend dimanche 6 novembre, de 9h à midi, dans le cadre de l’émission animée par Alain Lefèvre, la diffusion d’une intégrale des sjmi-phonies et des concertos de Beethoven.Le choix des interprétations, puisées dans les enregistrements marquants ou rares des débuts de la stéréophonie, a été confié au journaliste du Devoir Christophe Huss, qui sera pendant cinq semaines l’invité de l’émission.- Le Devoir Suspeuse avaut la diffusiou de Siegfried L’opéra Siegfried de Wagner mis en scène par Robert Lepage au MefropoHtan Opera sera diffusé demain en direct dans les cinémas de plus de 40 pays.La dernière représentation en date, mardi, ajoute du suspense à ce rendez-vous, car la fameuse «machine» qui permet de configurer les décors ne s’est pas déployée dans l’ultime scène de l’opéra, celle lors de laquelle Siegfried vient délivrer Brünnhilde de son rocher en flammes.Jay Himter Morris et Deborah Voigt ont dû chanter à l’avant-scène.-LeDevoir Uu débat sur l’opéra au ciuéma Dans le cadre du colloque international organisé par l’Observatoire du cinéma et la Cinémathèque québécoise, et consacré à l’impact des innovations technologiques sur l’historiographie et la théorie du cinéma, l’historien et professeur Réal La Rochelle, la musicologue et réalisatrice à Espace Musique Sylvia L’Ecuyer, le président de l’Association internationale du théâtre à l’université, Jean-Marc Larme, et notre collaborateur Christophe Huss débattronfi aujourd’hui de 17h à 18h30 à la Cinémathèque, des enjeux posés par la diffusion des opéras dans les salles de cinéma.L’entrée est libre.- Le Devoir A LA TELEVISION I Le Téléjournal 18 h KAM PAI1 A votre santé / U n plat, un repas/Mario Jean Paguet voleur Une heure sur terre / L'île meurtrière Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Kiwis et hommes/Jim Corcoran, Blaise 0h05 Les lionnes TVA nouvelles Le cercle J E Du talent à revendre Ça finit bien la semaine / Eric Salvail TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesgue 23h45 Le Match Kaboum Tactik/Badtrip La une gui tue' / Olivier Charbonneau A la di Stasio Bar ouvert / Nabila Ben Youssef , Queen Ka Belle et Bum A LA PETITE SEMAINE (2003) Gérard Lanvin Atomes crochus Un souper presgue parfait L'arbitre WHITEOUT ENEER BLANC (2009) avec Gabriel Macht, Torn Skerritt, Kate Beckinsale 1 Rire et délire True Blood / Les condamnés Dumont Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Report Exploration Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Sports 24 heures I 17h50 Champion Journal ER Cliguez/ Luis Oliva Eaut pas rêver/En Australie Signature TV5 le journal 23h35 Un flic / Dancers I Destruction Enchères Homicides Un tueur SI proche Autopsie Enguêtes EBI / Sexe et bonbons C'est incroyablei Gangland Desserts Pa Cuisinez Louis Décore ta vie Design V 1 P Des maisons d'occasionS Vendre ou rénover'7 BveMaison Idées-grandeur Manon/cuisine Meubles Poussettes |l7h30 Palmarès Rajotte MNet Rise Against 1 Les Dudesons RuPaul Drag Queen Club des BG Room Raiders Séduction 101 DécompteM+ Cliptographie / U2 Partie 1 de 2 Gainsbourg, l'homme gui aimait les femmes Génération 2000 CELIBATAIRES EN CAVALE (1996) avec Vince Vaughn, Jon Eavreau | [Ange gardien Bonne chance ZACKETCODY LEEILM (2011) Cole Sprouse Glee / Un miracle de Noël Dawson/Tout feu, tout flambe Ean Club Ange gardien Hors d'ondes | Les Simpson Torn et JerryT Hero Sguad Batman Avengers 1 star Wars Les Simpson 1 American Dad EamilyGuy South Park Les Simpson Célibataire che American Dad 17h00 Le5à7(D) Hockey 360° LNH Hockey/Canadiens de Montréal c Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadiens express | USS Enterprise Le Panthéon des tordus Pawn Stars 1 Pawn Stars NCIS enguêtes spéciales L'OEIL DU TEMOIN (1981) avec Sigourney Weaver, William Hurt I Les belles histoires Comme magie Danser'7 Les Touilleurs / La bistronomie C'est juste de la TV La liste Affaire criminelle Partie 4 de 5 | CSI Les experts CSI Miami / A bout de souffle CSI Les experts LA Enguêtes prioritaires Castle / La guerre des cuisines Bones/Sans contrefaçon Un, Dos, Très Le sanctuaire / Kanaan Lestripeux Jobs de bras Sales Jobs / Eabricant de tofu Péril en haute mer/Coincés Chasseurs de fantômes Chasseurs de fantômes Les stupéfiants |l7h30 Terre TV Grand musée CodeChasten 19h45 Cherche Portes iTout le monde Eestival REGARD Environnement Mini-école médecine Dossiers H CORIM 1 Le temps d'un week-end 15 bonnes raisons/Miami Guide restes VOIR Hell's Kitchen Sur le pouce / Charlevoix Sans crier gare /Turguie Course 1 Géant Qui vient jouer RelieE RubyTEO Dans ma cour lArrêtcourt L'OEIL DU DIABLE (1960) avec Jarl Kulle, Bibi Anderson RelieE Artistes Voix humaines ¦iIlilJililiMl8h05 LA PUGILISTE (2000) Jaime Tirelli LE ELIC DE BEVERLY HILLS (1984) Eddie Murphy OPERATION DRAGON (1973) Bruce Lee 23h50 ERIC D'ENEER (1998) | |l7h10 NUMERO QUATRE 19h05 Grand Rire Partie 2 de 2 |20h40 Making ANGLE MORT (2010) 22h20 LES PREDATEURS (2010) Adrien Brody Cinéma Eestin Post-Mortem Rouge Ciel Eco-tourisme TED Maison Blanche Erida Kahio Webpresse ca Auditions S LHJMQ Hockey / Saguenéens de Chicoutimi c Remparts de Québec (D) GROStitrestv Le Lab BoxeRock Le Lab |l7h00News Coronation St Coronation St Jeopardyi Ron James 1 Rick Mercer the fifth estate CBC News The National 22h55 News /23h05 George S Coronation St liÜlIllîHSlCTVNews eTalk The Big Bang CSI NY/GetMeOutof Here! Grimm / Bears Will Be Bears Blue Bloods/Black and Blue CTV National CTV News 0h05 Mental Evening News Global National ET Canada Ent Tonight A Gifted Man House / Unwritten / Amy Irving Ringer NewsEinal ET Canada 0h05 ET ^¦EH^HWild Kratts Explorers Joanna Lumiey' s Nile The Agenda With Steve Paikin Heartbeat Partie 1 de 10 Allan Gregg The Interviews The Agenda With Steve Paikin Coast 130 Rock World News ABC 22 Local The Office Ext Makeover Home Ext Makeover Home 20/20 ABC 22 Local 23h35 News Jimmy Kimmel I Channel 3 News CBSNews Ent Tonight A Gifted Man CSI NY/GetMeOutof Here! Blue Bloods/Black and Blue 3 News 23h35 David Letterman | Newschannel 5 NBC News Jeopardyi Wheel Eortune Chuck Grimm / Bears Will Be Bears Dateline NBC Newschannel 5 23h35 Tonight Show J Leno Two and Hait Two and Hait The Big Bang The Big Bang Kitchen Nightmares Eringe / Novation /Arye Gross Eox 44 News Met-Mother King of the Hill American Dad | PBS NewsHour BBC News Vermont Week Wash Week iMcLaugh Give Me the Banjo Business Charlie Rose I News America Business PBS NewsHour Jounal Need to Know Give Me the Banjo BBC News Charlie Rose CTV News eTalk The Big Bang CSI NY/GetMeOutof Herei Grimm / Bears Will Be Bears Blue Bloods/Black and Blue CTV National CTV News 0h05 Mental Criminal Minds/Open Season Criminal Minds/Legacy Criminal Minds / Haunted Criminal Mind / Cradle to Grave Criminal Minds/The Performer Criminal Minds/Solitary Man Criminal Minds Criminal Minds Elashpoint/Eirst in Line Criminal Minds/Epilogue Unforgettable The Borgias Elashpoint/Eirst in Line Criminal Minds I Cash Cab How It's Made Daily Planet Canada's Worst Driver Man vs Wild Mayday / Pilot Betrayed Daily Planet Man vs Wild Ax Men / Curse of Kalina Trashopolis/Los Angeles Ancient Aliens The Pacific/Okinawa 22h15 Cities of Underworld 23h15 Hitler's Stealth Lighter 0h15 Decoded Warehouse 13 / Insatiable XIII The LastTemplar/The LastTemplar Partie 1 de 2 EAST & EURIOUS (2009) avec Paul Walker, Vin Diesel WATCHMEN 16h00 Horse Racing (D) 1LNH Hockey / Canadiens de Montréal c Sénateurs d'Ottawa fD) Eootball Saskatchewan vs Edmonton (D) SportsCentre Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau LE MEILLEUR DE JOSEE ET DE SES INVITES Le temps passe vite quand on est en bonne compagnie: il y a 10 ans que Josée di Stasio a pris le relais de son collègue Daniel Pinard à la barre du rendez-vous gourmand du vendredi soir.Pour souligner cet anniversaire, on nous a concocté une édition spéciale réunissant les meilleurs moments de cette aventure télévisuelle réussie.Des vedettes, chefs ou pas, des destinations culinaires alléchantes et beaucoup de bien bon «manger».Télé-Québec, 20h UNE HEURE EN NORVÈGE Le 22 juillet dernier, un pays que l’on croyait bien tranquille, la Norvège, était sous le choc à la suite d’un attentat à la voiture piégée en pleine capitale et d’une tuerie sur les lieux d’un rassemblement de jeunes socialistes.Une heure sur terre présente ce soir un documentaire de la télévision publique norvégienne qui remonte le fil de cette terrible journée.Radio-Canada, 21h NOSTALGIE, QUAND ELLE NOUS TIENT Le tristounet mois de novembre n’appelle pas seulement le port de la moustache, il incite fortement à se rappeler que, dans le temps, c’était bien mieux.La nostalgie est au centre de cette édition de La liste: des suggestions de livres, de films et de disques pour se complaire dans cet état d’esprit rassurant mais légèrement malsain.Artv, 22h30 LE DEVOIR, LE VENDREDI 4 NOVEMBRE 2011 B 5 WEE-MD MUSIQUE Eric Goulet lance un album country à Coup de cœur francophone Sa propre enseigne gossée dans le bois d’arbre SYLVAIN CORMIER Il m’aperçoit au fond de la cafétéria de Radio-Canada, je le regarde s’approchant et c’est incroyable à quel point il a la charpente de ses idoles du rock.Bâti cqmme Keith Richards, notre Eric Goulet.Pas grand, chevelu et grisonnant, jambes en tuyaux.Cool à vie, c’est plus fort que lui.Il zieute la petite pile de compacts apportée exprès.Une vie de musique.Il y a les disques des années 1990 avec Possession Simple, ceux de la dernière décennie avec Les Chiens, les deux de Monsieur Mono, son alter ego noir foncé.Rien en son nom propre, lui dis-je.Eric Goulet Volume 1, ce disque 100 % orthodoxe country qui aurait bien pu être un «side project» comme les spectacles de son groupe-pour-le-plaisir de reprises de Beatles (Les Ringos), est le premier à sa propre enseigne gossée dans le bois d’arbre.«Eh oui, n’est-ce pas un paradoxe?» Peut-être pas.Quand on gratte la surface du rock, on trouve le country.«Bas les masques! C’est mon coming out country.Le country, c’est l’authenticité, pas de pseudo, pas de fake.Alors je signe.» On est tous country quelque part, dans sa génération qui est aussi la mienne.«Quand j’étais kid, j’avais quasiment tous les disques d’Elvis, et Elvis, à la base, c’est country.» On vient tous du Ranch à Willie, on est tous amoureux de Renée Martel et on a tous du Paul Brunel-le dans le code génétique.«Tu peux pas te sauver d’où tu viens.Ma grand-mère me chantait des tounes western, mon oncle jouait de l’accordéon.Le country, pour moi, c’est d’abord de la musique live.Et c’est encore ça.Tu le sais peut-être pas, mais je joue du banjo dans un band de blue-graps, depuis sept-huit ans déjà.» Eric Goulet joue tout le temps avec tout le monde.Plus à l’aise avec une guitare qu’avec la vie en général.C’est bien pour ça que son nom est partout en p’tit dans les livrets des albums des autres et jamais en gros sur une pochette à lui, jusqu’à ce Volume 1.Un bel alignement des planètes a été nécessaire pour que ça arrive.«Il a fallu une couple de rencontres qui déclenchent l’affaire, avec le guitariste Cari Prévost des Mountain Daisies [qui travaille aussi avec Steplren Laulkner], et puis avec Eric Blanchard des disques Nomade, avec qui j’avais fait le disque d’Isabeau et les Chercheurs d’or, l’an dernier.» Merveilleux album country-folk.^ Les copains qui jouent sur Eric Goulet Volume 1 jouissent intensément: l’occasion est si rare d’être country aussi radicalement.Rick Haworth s’offre un festival de pedal steel, Eric jubile: «J’en voulais tellement.Je suis un malade de pedal steel.» Carl Prévost s’est consolé de ne pas enregistrer de nouvelles chansons avec Laulkner en jouant tous les riffs çountry de sa vaste collection.Eric l’a laissé se défouler: «Je voulais un trip de groupe, je suis un gars de groupe.» C’est la grande permission, mais pas le grand n’importe quoi: le meilleur de l’amicale des fadas de country.L’album contient de splendides chansons originales d’Eric, des reprises de Paul Bru- wmm msÈtSS, PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Le country, c’est l’authenticité, pas de pseudo, pas de fake.Alors je signe», lance Éric Goulet.nelle et Marcel Martel, L’hôtel des cœurs brisés de Laulkner, l’adaptation en valse country de L’âme à la tendresse, en duo avec Mara Tremblay, avec des harmonies qui vous arrachent le cœur.Duos, trios abondent: ailleurs, c’est aux doux timbres d’Isabeau Valqis et de Corinne Montpetit qu’Eric marie sa voix rock’n’roll.«Ça se chante tellement bien avec une fille, du country.C’est bien pour ça que tout le monde veut chanter avec Emmylou Harris.» Je lui dis qu’en auto, ça roule tout seul, tellement qu’on ne sait plus quand c’est du Brunelle ou du Goulet.Ça le réjouit.«Mission accomplie.Je pense que ça peut rejoindre un public plus grand que notre gang de tripeux.Tu sais, avec Cari, j’ai joué à Saint-Tite, et puis la crowd de Saint-Tite a dansé sur mes tounes.J’en revenais pas, fai regardé Cari, fai dû faire une drôle de face, il m’en parle encore.Pour le monde de Saint-Tite, c’était pas un exercice de style.Pour moi non plus.C’est pour vrai.» ^ Le Devoir ¦ Lancement-spectacle au Monument-National le 7 novembre; première montréalaise à ro Patro Vys les 16 et 17 novembre; Monsieur Mono en spectacle demain au Bistro In Vivo (www.coupdecoeur.ca).VITRINE DU DISQUE I Extrait sonore: ledevoir.com/culture/musique MUSIQUE CLASSIQUE Le Philharmonique de New York et le disque CHRISTOPHE HUSS Ly ouverture de la Maison ' symphonique de Montréal nous vaut, après celle de l’orchestre du Mariinski de Saint-Pétersbourg, la visite — ce soir et demain après midi — de l’Or-chestre philharmonique de New York, un ensemble à la riche discographie.Dirigé aujourd’hui par Alan Gilbert, cet orchestre est une institution très ancienne, née en 1842, sous le nom de Société philharmonique de New York.Cette société a réussi à amalgamer d’autres institutions.Le point final de ces regroupements date de 1928.Le Philharmonique fusionne alors avec la Société symphonique.C’est sous l’appellation «philharmonique-symphonique» que l’orchestre apparaît dans le premier de ses plus fameux enregistrements: Une vie de héros de Richard Strauss sous la direction de son dédicataire, Willem Men-gelberg, une légende de l’histoire du disque, gravée entre le 11 et le 13 décembre 1928.De Mahler à Toscanini Le Philharmonique de New York eut comme chef légendmre Gustav Mahler, pendant les deux dernières années de sa vie (1909-1911).Dommage que Mahler n’ait pas vécu plus longtemps, car dès 1917, l’orchestre se mit à en- w — ^nm g-f 14 r
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