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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-11-12, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 CINEMA Les 13®'Rencontres internationales du documentaire de ” Page B 3 NATURE Le Nord et ses caribous aux Québécois! Page B 8 Jouets ou la passion du jeu Dans le placard, sous les escaliers, sur le lit, au Musée McCord Le Musée McCord ouvre dimanche son exposition Jouets, une affaire historique qu’il faudra revisiter chaque année.Pour jeunes et moins jeunes, dit-on.JÉRÔME DELGADO Il faudra faire preuve de beaucoup de retenue devant la nouvelle exposition du musée McCord: Jouets, qu’elle s’appelle.Et si ce n’était une certaine éthique du comportement du visiteur, parions qu’on serait plusieurs à tripoter les objets en vue! Poupées, voitures, peluches, train électrique, maisonnette: le musée d’histoire canadienne a ressorti ses classiques.Pour la première fois en 20 ans, précise la directrice Suzanne Sauvage, en poste depuis le printemps.L’abondante collection de pièces tirées de l’enfance (11 000 numéros) n’est peut-être visible qu’à travers une infime partie (400 objets), mais elle a de quoi fasciner.«On s’adresse aux enfants entre trois et dix ans, mais aussi aux parents», dit Mme Sauvage, enthousiaste.Faut dire que Jouets est un peu son bébé.«Quand fai commencé à voir les collections, fai eu un coup de cœur pour ces jouets.Il fallait les montrer rapidement, dit-elle sans admettre qu’elle voit là l’affirmation d’un nouveau McCord.On me disait d’attendre à l’an prochain.Je n’ai pas voulu.Il a donc fallu travailler très fort» Pour elle, l’expo n’est pas l’affaire d’un commissaire, mais le travail d’une équipe.Les jouets proviennent d’ailleurs de trois collections (arts décoratifs, archives photographiques Not-man et ethnologie et archéologie).L’urgence de la livrer en novembre, c’était bien sûr d’annoncer Noël, mais aussi de lancer une tradition.«Je veux créer un rendez-vous des Montréalais et de leurs enfants, dit Suzanne Sauvage.Chaque année, il y aura une scénographie et des thèmes différents.» Trois lieux familiers Pour cette première, la salle se divise en trois sections associées à trois lieux familiers, domestiques: le placard, d’abord, puis l’escalier et enfin le lit.On note une volonté de sortir des sentiers battus.Pour relier cette maison de l’imaginaire, un interminable et étonnant défilé de voiturettes parcourt l’aire d’exposition.Ça descend, ça monte, ça tourne, ça traverse les parois.Le design, œuvre de l’agence Orange Tango, est mordant d’efficacité.Ça commence donc avec le Placard enchanté et sa vitrine de poupées tous âges confondus.De la vieillotte en céramique (fin XIX® siècle) à la Bout’d’chou des années 1980, en passant par l’incontournable Barbie.Et même, nouvelle acquisition, la Lalaloopsy de nos jours.Le trésor à faire sourire: la poupée en chiffon des an- nées 1970 avec pantalon pattes d’éléphant et les bras longs comme ça, un puissant rappel de la mainmise féministe.Cette entrée dans le placard annonce l’étendue de l’ensemble de l’exposition.Plus de 100 ans d’amusement sont couverts, une histoire qui n’exclut pas totalement les dernières années.L’escalier surprise La deuxième partie.L’escalier surprise, ne manque ni d’audace ni de malice.Faut se pencher pour observer la jungle d’animaux qui fourmillent sous les marches.Puis pour apprécier ce jeu d’échecs composé pour l’occasion avec des figurines de plomb d’origines variées: les Black Watch et l’infirmière dans le rôle de la reine affrontent une armée «safari» un brin fantaisiste, dont le roi roule à moto.La pièce d’anthologie est à dé- PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR couvrir sur le palier supérieur, à travers un télescope: une maison de poupée en bois, datant selon les estimations de 1880.Magnifique ouvrage qui a sa valeur patrimoniale: elle a appartenu à Adaline Van Horne, fille de William, le Montréalais bâtisseur du système ferroviaire canadien.La maison est un de ces objets jamais montrés.Acquise par le musée il y a 20 ans, elle nécessitait un grand coup de balai.Et derrière ses couches de peinture, ses papiers peints et ses «vrais» tapis, elle avait beaucoup à dire.«Elle était très sale, explique Anne MacKay, restauratrice en chef.Elle nous a surtout permis de faire une étude plus approfondie.L’extérieur, par exemple, on peut l’imaginer avec de la brique.Ça nous donne une idée de la façon dont pouvaient être construits d’autres jouets.» L’idée, certes, n’était pas de la remettre à neuf.«Il ne faut pas effacer ses traces d’usure, insiste Anne Mackay.Elles sont aussi significatives.» La dernière partie.Le lit voyageur, sous ses moutons en 5 *1 ^ â I T- suspension, offre un monde plus mystérieux avec son éclairage tamisé.Ici, les navettes spatiales côtoient les hiboux de tradition autochtone.Et il débouche sur un théâtre de ma- rionnettes où les enfants pourront même se raconter des histoires.Jouer, quoi.Ce ne sera pas le seul endroit où les petits et grands esprits pourront se défouler.Un peu partout, des éléments interactifs ont été prévus.Ils n’étaient pas encore en place cette semaine, mais on nous a parlé d’accessoires plutôt de véritables artefacts de collection.Le musée tient à ses trésors.Des activités parallèles Une série d’activités parallèles serviront d’ailleurs à ça: se défouler, manipuler, jouer.Les dimanches de décembre, janvier et février, il y aura des ateliers de bricolage.La relâche du printemps sera faite de «Journées Lego» et d’un jeu d’échecs géant.Et, commanditaire oblige, un concours mené par Le Lait invite les jeunes à créer un jouet à partir d’un berlingot.Jury et prix sont prévus, comme quoi tout est sérieux dans le monde du jeu, même quand la chose s’intitule Berlingo rigolo.Collaborateur du Devoir ¦ Jouets, Musée McCord, 690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, du 14 novembre au 6 mars.www.musee-mccord.qc.ca.Cl et a Rodin au Château Des moulages du musée Rodin ont traversé l’océan pour s’exposer au Château Frontenac, une première en Amérique du Nord.Les visiteurs peuvent voir, dans le hall du Fairmont, les représentations de luxe de 22 œuvres, dont Le Penseur, Le Baiser, Eternelle Idole, L’Eternel Printemps et Etude pour le Secret.Ces moulages sont, au trait près, des reproductions exactes des œuvres du maître.Elles sont accompagnées de l’historique de l’œuvre, de répliques des dessins d’Auguste Rodin, ainsi que d’un aperçu de quelques reproductions de dessins de Matisse.Jusqu’au 12 décembre.Entrée libre, www.fairmont.com.«Demain» en expo Pour célébrer son 25® anniversaire, le Centre design & impression textile de Montréal présente l’exposition Demain.Les 16 artistes représentés, du Québec et d’ailleurs, ont tous un lien avec le centre et sont réunis sous l’inépuisable thème «Demain».Fondé en 1985 par Monique Beauregard et Robert Lamarre (1950-2002), dans la foulée du Plan national de la formation en métiers d'art, le Centre design & impression textile est un lieu d'aide à la communauté des créateurs et imprimeurs textiles.Jusqu’au 26 novembre à la galerie T, 4710, rue Saint-Ambroise, suite 326, à Montréal, www.designtextile.qc.ca.La mode à Thotel L?hôtel Sofitel Montréal Le ' Carré Doré présente Ea-shion Stills - Si la mode m’était contée, une exposition de photographies qui propose un regard original sur le monde de la haute couture, avec des clichés pris dans les coulisses des défilés de mode et des séances de photos des Dior, Chanel et Yves Saint Laurent.Les quatre photographes participants, Derek Hudson, Françoise Huguier, Jean-Marie Pé-rier et Gérard Uféras, ont immortalisé des mannequins et créateurs tels Kate Moss, Jerry Hall, Caria Bruni et Karl Lagerfeld.Sofitel s’est associé à la galerie parisienne Polka pour présenter cette exposi- POLKA GALERIE PARIS Gérard Uféras, Chanel Haute Couture, Paris.tion dans ses 10 hôtels d’Amérique du Nord et d’Europe, dont la finale se tient à l’établissement montréalais jusqu’au 3 janvier 2011.www.sofitel.com.Emilie Folie-Boivin Diane Précourt 8633 B 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 WEEK-END CULTURE Information : le liwe noir des municipalités STEPHANE BAILLARGEON La magouille dans les hôtels de ville, réelle ou présumée, défraie la chronique au Québec.La plus grande association de journalistes au pays en rajoute en publiant un «dossier noir» de l’information municipale au Québec.Le document, d’une trentaine de pages, diffusé depuis hier par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (fpjq.org), dénonce «le chantage et les pressions» exercés par certaines villes pour empêcher les médias «d’accomplir leur travail».Le rapport multiplie les exemples concrets et se termine sur un appel à l’adoption «de nouvelles règles pour une meilleure circulation de l’information municipale au Québec», selon le titre exact du mémoire déposé auprès du ministère des Affaires municipales, de la Fédération québécoise des municipalités, de l’Union des municipalités et de la Commission d’accès à l’information.Dès l’introduction, la FPJQ parle d’un «affront au droit du public à l’information».Le problème récurrent a fait l’objet d’une documentation spéciale au cours de l’année.Il ressort de ce triste florilège que les maires connaissent parfois mal leurs obligations de transparence, mais qu’ils ba- Le rapport dénonce «le chantage et les pressions» exercés par certaines villes fouent aussi allègrement et en pleine connaissance de cause leurs obligations démocratiques.Le document présente des dizaines de cas, dont celui de Saguenay, où le maire Jean Tremblay contrôle jalousement l’information, menaçant un reporter ici, contournant les demandes là.Certains élus ont menacé les reporters et leurs médias de représailles économiques.D’autres ont carrément lancé des campagnes de dénigrement public.Le survol panquébécois fait aussi état d’empêchement de capter et de diffuser des débats municipaux.La Fédération propose donc la création d’un programme de formation sur le journalisme à l’intention des élus.Elle souhaite normaliser l’enregistrement des séances de conseils municipaux et l’accès aux réunions des élus.Il est aussi recommandé d’élargir et de simplifier l’accès aux documents publics.La FPJQ veut «dépolitiser» le traitement des demandes d’accès à l’information.Elle demande ultimement de rendre obligatoire la diffusion de l’ordre du jour des séances d’un conseil et de tous les documents préparatoires remis aux élus dans les 48 heures suivant la tenue des réunions officielles.Le Devoir JUSQU’AU 10 AVRIL 2011 Musée national des beaux-arts du Québec Québec DB Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150 /1866 220-2150 / www.mnba.qc.ca *.-fetKrifiî./'vkl LfcF- CônadiéO Hertage — an dernier, devant la salle presque remplie du théâtre Maisonneuve, le concert Je me souviens a provoqué un enthousiasme pour le moins débordant avec sa fusion de trad québécois et de rythmes moyen-orientaux.Demain soir, au même endroit, le Festival du monde arabe propose une version améliorée de sa création originale.Deux événements dans un: l’alliance des cultures et le lancement du disque Bayati Ana de Backs-trings, le groupe montréalais dirigé par l’excellent quanouniste Nizar Tabcharani, également codirecteur artistique de la soirée avec Sean Dagher.«Cette année, la grosse différence est que la moitié du répertoire est tirée du disque de Nizar.On en joue presque toutes les pièces, explique Sean Dagher.Quant à celles que nous avons interprétées lors de la première édition, on a conservé celles qui étaient jusion-nées.Les autres qui ne présentaient que le visage québécois ou arabe n’ont pas été retenues.» L’excitant concept regroupe 17 musiciens, une quinzaine de danseurs et quelques chanteurs des deux mondes.Gigues et dabkés moyen-orientales se marient, tout comme le chant québécois et la dalou-na lyrique.Une pièce est lancée à la manière «quèbe», les Libanais répondent avec leurs instruments.Les reeleux injectent leur swing, leurs comparses les relancent en improvisant.Tous ornementent.Lan dernier, Nizar Tabchari-ni n’a pu s’impliquer autant qu’il le désirait.Il avait toutefois composé la pièce titre de l’événement.Demain soir, il occupera tout l’espace avec Backs- trings.Formation en musique savante orientale, adepte de l’école libanaise du quanoun, il est également très influencé par le jazz et la musique classique occidentale depuis son arrivée à Montréal, en 2004.Le disque Bayati Ana le reflète.«“Bayati Ana” signifie ma propre gamme.C’est une façon de tracer un pont qui relie mon parcours du Moyen-Orient au Québec, relate-t-il.Chaque pièce révèle un élément différent de ce voyage.Certaines sont plus orientales, d’autres plus fusionnées avec le jazz ou la musique québécoise.Mes arrangements laissent beaucoup de place à l’improvisation et aux dialogues entre les instruments».Maqâms métissés, percussions et batterie rassemblées, harmonies occidentales, techniques de jeu très variées tout comme les modes utilisés, courts solos, citations africaines et latines: le disque s’avère une belle découverte.Demain soir, plusieurs musiciens trad reviennent: David Boulanger, le violoneux à l’attaque dévastatrice, Benoît Bourque, aussi bon animateur que chanteur, et Pascal Veillet-te, l’harmoniciste à la vaste palette, entre autres.Mais de nouveaux éléments s’ajoutent: «Nous intégrons la trompette, le trombone et le saxophone.Les trois peuvent s’adapter à tous les styles que nous abordons», explique Sean Dagher.Une autre façon de bonifier un mariage déjà fort bien consommé.1») Collaborateur du Devoir ¦ Au théâtre Maisonneuve, samedi 13 novembre à 20h ¦ Renseignements: 514 842-2112, www.festivalarabe.com iPŒL «LIVE AT SMALLS» Kevin Hays Trio (Smalls Dve) C’est nouveau sans l’être.Vieux et neuf à la fois.Le truc?Tout dépend du point d’observation: les albums produits par le club de jazz new-yorkais Smalls ne sont distribués au Québec que depuis l’été.Alors, ce Kevin Hays enregistré en août 2008, deuxième numéro d’un catalogue qui compte aujourd’hui 20 titres, a des airs de nouveauté.Ce qui donne l’occasion d’en parler, de lui mais aussi de la série entière d’albums de ce tout récent petit label au répertoire déjà riche.Le club, situé dans Greenwich Village, offrant une programmation de la meilleure tenue, on ne s’étonnera pas de voir que les enregistrements live sont du même acabit.Pour les six titres consultés, toujours la même qualité de son (quasi-studio), le même répertoire qui célèbre le jazz dans ses déclinaisons multiples, le même plaisir de la spontanéité.Jam! Qn souligne particulièrement ce Kevin Hays parce que c’est brillant, vif, précis.Et parce que l’éclatant swing du pianiste est pur plaisir.Guillaume Bourgault-Côté CUASSIQUE ______________ ?») LE SAGE Schumann: L’œuvre pour piano, volume 11.Eric Le Sage.Alpha.Deux CD 169.Jean-Efflam Bavouzet, Eric Le Sage, Alexandre Tharaud et quelques autres.Qu’on se le dise: les grands pianistes de l’heure ne sont pas chinois! Ce ne sont pas non plus ceux qui enregistrent pour les majors-, l’Anglais Steven Qsborne, dans ses CD Hyperion, le montre aussi bien que Bavouzet chez Chandos ou Le Sage chez Alpha.Voici le dernier volume de l’intégrale de l’œuvre pour piano et de chambre de Schumann.Le Sage a gardé pour la fin quelques essentiels {Carnaval, Scènes d’enfants.Toccata, Arabesque), des œuvres intimes (Albumblàtter) et une vraie rareté, absolument admirable: les Etudes sur un thème de Beethoven, en l’occurrence celui du 2® mouvement de la 7 Symphonie.Les deux disques sont un résumé optimal et essentiel de l’art schumannien de Le Sage: des élans naturels dans un océan de simple poésie.Le Sage ne triture jamais et ne surjoue jamais Schumann; il le vit et le respfre.Christophe Huss BANDE SONORE ?») VIVA ELVIS - THE ALBUM RCA-Sony «Elvis as you’ve never heard him before», promet-on.Entendez: de nouveaux arrangements bing bang badaboum construits sur mesure et dans la démesure pour les besoins du spectacle Viva Elvis.La voix d’Elvis est la voix d’Elvis, telle qu’enregistrée et exploitée six pieds au-dessus de son corps décomposé.Il n’y peut rien, Elvis, c’est titille Eisa Marie qui dispose, l’ex-Priscilla qui raque, et le Cirque du Soleil qui fait son cfrque.Tout ça intéresse qui ça intéresse, le travail des musiciens québécois n’est d’ailleurs pas inintéressant, et Marie-Mai fait preuve d’une belle retenue dans son duo virtuel avec cet homme mort avant sa naissance.J’en parle ici parce que c’est plus fort que moi, ça me peine.J’aime Elvis avec Scotty et Bill ses Blue Moon Boys, avec James Burton et les gars de son TCB band des années 70.Pour moi, les enregistrements d’époque sont intouchables et toute «réinvention» est un blasphème.C’est ma religion, eh! Sylvain Cormier CUASSIQUE ^ean-Efnam AVpUZET ____ ?») BAVOUZET Ravel: Concertos pour piano.(+ Debussy et Massenet).Jean-Ef-flam Bavouzet, Orchestre symphonique de la BBC, Yan Pascal Tortelier.Chandos CHSA 5084.À 48 ans, Jean-Efflam Bavouzet a enfin trouvé une étiquette qui a su investir sur lui.Qu’il a dû être difficile pour un tel artiste d’assister à l’ascension irrésistible de talents moindres! En trois ans, Bavouzet est sorti de l’ombre grâce à une intégrale de rêve de l’œuvre pour piano de Debussy.La nouveauté, c’est que Chandos lui offre maintenant d’enregistrer des concertos.Après Bartok, accompagné par le sage Noseda, voici un vrai partenariat, avec Tortelier, dans la Eantaisie de Debqssy et les concertos de Ravel.À la clé, la plus grande version des Ravel depuis 1959, date du miraculeux disque de Samson François et Cluytens.Le ton, la respfration, la balance, la culture sonore et esthétique: tout colle et renvoie dans les cordes la récente frigorifique version Aimard-Boulez.Et en complément, quelques pièces de Massenet.C.H.HIP-HOP CHATEAU ROUGE Abd Al Malik Barclay A l’inverse de Grand Corps Malade, l’autre grand du slam français, le toujours philosophe Abd Al Malik vient de montrer, avec son Château rouge, qu’il est possible de se réinventer.Château rouge, quatrième disque du Français d’origine congolaise, n’a rien, mais rien à voir avec Dante ou Gibraltar.Du piano arpégé, Abd Al Malik plonge dans le hip-hop, dans l’électro, et surtout dans la musique africaine — question de rendre hommage à son grand-père Valentin, récemment décédé.Et tout ça se fait avec les textures synthétiques du déjanté Gonzales, qui a réalisé le disque.C’est donc méconnaissable, souvent pour le mieux.Le titre Ma jolie, rumba congolaise, est délicieuse et vaut le détour à elle seule.Mais quand il plonge dans le R&B, ou ^ors quand il chante en anglais, Abd Al Malik déçoit.Mention spéciale à la pièce-titre, un véritable court métrage de douze minutes oû dansent le piano et la voix passionnée du slameur.Si on peut encore le nommer ainsi.Philippe Papineau EOUK-ROCK E'I’E PASSER LA ERONTIERE Été 67 Fias /T4A Tous les collègues et les gens de l’industrie musicale qui sont passés par les FrancoFolies de Spa cet été semblaient unanirqes sur le concert des Belges d’Été 67: c’était du bon.Ils arrivent à Coup de cœur francophone ce soir, avec en poche les pièces de leur deuxième album.Passer la frontière, qui n’a pas encore trouvé de maison de disques au Québec.Et la quinzaine de morceaux laissent présager un concert au regisfre plutôt large, à l’ADN folk.Été 67 a donc un fond très acoustique, proche de l’america-na, avec des tendances à lutiner dans plein de styles connexes.Il y a quand même quelques bons morceaux rock {Drogue douce tire sur le Beck), tandis que d’autres font songer à Johnny Cash époque American Recordings (Sans rêves.Crime passionnel et ses chaînes).Les Belges offrent un disque qui demande trois ou quatre écoutes, mais les mélodies devraient prendre vie plus rapidement sur scène.Au Lion d’or ce soir à 20h30, avec l’excellent Sunny Duval.P P MONDE -sr m U 5' DOUTE BLEUE LA S'" NOTE BLEUE Oktoecho Elyxium L’ensemble montréalais qui explore les métissages savants entre le Moyen-Qrient et les autres cultures revient avec une formation plus dénudée que sur le disque précédent.Ici, les pièces écrites par Katia Makdis-si-Warren laissent beaucoup d’espace à l’improvisation et la contribution du contrebassiste Peter Herbert permet aux autres musiciens de se plonger dans des atmosphères plus proches du jazz contemporain ou de la musique actuelle.Mais la délicatesse orientale demeure en toile de fond, en dépit de quelques moments de déconstruction loufoque.Le piano aéré et subtil de Marianne Trudel dialogue avec l’oud ou se fond dans la douce mélopée d’Ismail Hakki Fencioglu.Des lignes claires et impressionnistes apparaissent.Des percussions rythmiques ou arythmiques, caverneuses ou pjus haletantes, changent le ton.A travers le pouls urbain, les attaques et même un certain bruitisme, on respire et on cause intimement, très librement, superbement.Yves Bernard COMPIUATION morns'^ Ont II «*‘'1 owws+i Oi-riPj ?») .EEATURING Norah Jones Blue Note - EMI Elle paraît timide, mais Gee-thali Norah Jones Shankar est une grégaire.Une volontaire.Tu viens jouer avec nous?Gui.Tu chantes avec moi?Encore oui.Elle est comme Emmylou Harris; tout le monde la veut et elle veut tout le temps.Elle enregistre avec ses idoles (Ray Charles, Willie Nelson, Dolly Par ton), ses copains et copines (Ryan Adams, Sahsa Dobson), même avec des gens qu’elle ne connaît que de nom mais qu’elle admire de loin (GutKast, Herbie Hancock).Souvent, elle lance des projets, s’offre des groupes à temps partiel rien que pour chanter en différentes compagnies ce qui lui chante: ici présents, les Little Willies (bluesy Love Me d’Elvis) et El Madmo (délicieusement twangy The Best Part).Rassembler ainsi ses collaborations est une riche idée qui fera économiser: aller chercher tout ça seules albums d’origine prend du temps et de l’argent.Ma préférée: Loretta, à trois voix, avec le couple Gillian Welch-David Rawlings.Pure soie.S.C. B 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 WEEK-END VINS les vins de la semaine Les vins sont notés defàfffff Avec des 1/2.^ Le vin gagne à séjourner en carafe.LA BELLE AFFAIRE Canernet-Sauvignon 2008, Baron Philippe de Rothschild, Vin de Pays d’Oc (12,90 $ - 407551) Il n’est jamais aisé de traduire avec intégrité et réalisme Texpresr sion d’un cépage.C’est ce qui arrive ici avec ce «cab» tout simple mais diablement savoureux.Coloré, le vin offre un fruité mûr, sans caractères herbacés, des tanins affirmés, sans rugosité.1.?! LE SAUVIGNON Saint Clair 2010, Marlborough, Nouvelle-Zélande (17,40 $-10382639) Tout frais, tout beau débarqué des antipodes, ce sauvignon élancé, aromatique et très net sur le plan de l’expression fruitée n’en finit plus de grimper aux parois du palais, le chatouillant au passage avec ce petit vertige fait de contrastes et de sensibilité.1.LA PRIMEUR EN BLANC Bourgogne 2007, Boisset (23,95 $-11008112) Il y a de la vibration dans les 2007 en Bourgogne, une énergie fine derrière un fruité pas trop large mais plutôt long, effilé, précis.C’est le cas de ce blanc sec, net et vivant, au fruité soutenu par une touche d’élevage qui ajoute au charme et à la longueur.Style moderne.1.LA PRIMEUR EN ROUGE Sessà 2005,1 Vigneti di Poggiofo-co, Maremma (39,25 $ -10538728) Le trio cabernet-sauvignon-mer-lot-alicante, solidement boulonné sur une structure ferme mais fort civilisée, plonge en profondeur sur bien des niveaux.Celui des parfums, amples, puissants, puis ses saveurs ensuite, riches, étoffées, puissantes et longues.Vin de grands soirs! 2.VINS PLAISIR Deux pays, deux vins, mais chacun trois étoiles.Les Cornuds 2007, Vinsobres, Perrin, France (19 $ -11095981 - 2 ©) au fruité et aux tanins abondants, lisses, bien mûrs; et Shiraz 2006, Peter Lehmann, Australie (19,90 $ -10829031 - 1), à la fois épicé, mentholé, substantiel et fondu.fff fffi fff?i fff Mellot.Conterno et Haut-Brion Jean Aubry L ¦ événement Montréal Passion Vin aura ^ une fois de plus laissé dans son sillage cette impression qu’il se fait des grands vins partout, il est vrai, mais aussi qu’ils ne sont accessibles, en raison de leur prix et de leur rareté, que par une poignée d’amateurs fortunés de par le monde qui peuvent se les payer.Les grands crus de Bordeaux, par exemple, en sont l’exemple parfait.Une question d’ailleurs posée dans la salle à ce sujet à Bruno-Eugène Borie (Ducru-Beau-caillou) ne faisait que confirmer ce mouvement de balancier d’offres et de demandes.Pour mon collègue de La Presse, Jacques Benoit, «les Bordelais n’ont qu’à arrêter de monter leurs prix!».Parfaitement d’accord.Il y a une humanité derrière le vin qui exige en quelque sorte que ceux qui l’élaborent doivent préserver coûte que coûte ce lien de fidélité tissé au fil des ans avec le consommateur, au lieu de l’écarter du revers de la main avec des hausses de prix carrément indécentes.Mais voilà, le système capitaliste réformé n’est pas pour demain.Et puis les banques ne sont pas des oeuvres de charité, à ce que je sache.Je nuancerais, cependant.Comme le soulignait le big boss du célèbre St-Julien, la Gironde possède essentiellement trois créneaux industriels qui lui assurent son fonds de roulement, à savoir l’industrie forestière des Landes, l’aérospatiale et.le vin.Ma question: pourquoi les Bordelais se priveraient-ils de capitaliser à fond sur cette dernière industrie, née — et voilà qui est ironique — de l’assèchement de marais grenouillant de bestioles au XVI"^ siècle?Imaginerait-on la SAQ s’interdire de faire des dividendes sous prétexte qu’elle est un monopole, ou la Ville de Laval s’empêchéerde brader ses zones humides aux promoteurs pour y construire des châteaux.de carte?Je préfère en ce sens le Médoc et ses châteaux, même si c’est triste à mourir en hiver.Mais je m’écarte du sujet.Grands vins, donc.A commencer par les sau-vignons et pinots noirs de ce cher Alphonse Mellot qui a fait rigoler la salle avec un «Comme quoi on peut être gai et pas con!» sans doute inspiré par la dégustation de sa magnifique Cuvée Edmond 2002, enlevante comme un grand bourgogne, minérale comme un Pessac-Léognan, tout en s’assurant de cette folie douce, de ce style affiné propre à l’artisan Mellot père, mais aussi et surtout le fils maintenant.Ses pinots 2006, «En Grands Champs» comme «Génération XIX», visent juste, au cœur du fruit, avec cette fragilité et cette grâce ligérienne typiques des terroirs locaux.Dommage que ses coteaux du Charitois n’arrivent pas par conteneurs entiers au Québec! Eranco Conterno, de la maison piémontaise Aldo Conterno, nous a servi pour sa part ses nebbiolos sur des truffes blanches d’Alba arrivées fraîches pour l’occasion sur un risotto touillé par les chefs du Latini.Mieux que le Pogo-moutarde, convenons-en.«Il Pavot» 2006 des Langhe: d’une exquise pureté avec cette approche florale bien nette, plus sérieux au palais par sa texture mûre, bien serrée.Plus de dimension avec le Barolo, surtout au niveau du cru Bussia dans la cuvée Romirasco, d’une présence peu commune, d’une race, d’une longueur mais aussi d’une jeunesse capables d’affronter deux décennies de cave sans sourciller.Château Haut-Brion Certains préféreront Latour ou Cheval Blanc, Margaux ou Mouton, Lafite ou Petrus; moi, je suis sensible à Haut-Brion.Non pas parce que les dégustateurs assis derrière moi y sont allés cette journée-là d’un «C’est bon en hostie!» truculent, mais parce que je conserve de mes nombreuses visites au domaine, avec Jean-Bernard Delmas, cette leçon d’histoire liée aux terroirs qui traversent les siècles avec une signature qui demeure unique et singulière.La dégustation sur cuves des juvéniles 2010 confirme d’ailleurs ce caractère empyreumatique typique du cru.Haut-Brion est en ce sens celui, sur la planète vin, pour qui chacune des lettres du mot «terroir» possède les racines les plus profondes.C’est son fils Jean-Philippe qui, depuis 2004, lui succède avec intelligence, respectueux de cet héritage, à titre de régisseur et chef de l’exploitation.Six millésimes proposés, six moments forts, un fil conducteur.Vous devinez lequel.VOIR PAGE B 7: VINS f % -im JEAN AUBRY Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANdONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I «N >D «E >X REOROUPEHENIS DE DUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat vente échangé 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente échangé 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIETES A VENDRE HORS FRONTIERES Condo, unité de coin dans «le Colonial».Espace ouvert, grande fenestration, beaucoup de lumière.Plafonds hauts, poutres apparentes, murs de briques.1 stat.intérieur.Poss.de bureau ou résidence.MIS 8423712.B.JOSSERAND 514-773-8145 R.JOANNETTE 514-943-3980 Optimum Courtier immobiiier PROVENCE, 30 mm nord d Aix Mas 18eme restore, 6 chambres, bcp de charme Pisc chauffée Disp Tt lannee, location saisonnière de prestige georgina causton@free fr CHALETS CHALET À VENDRE 107 pi de facade sur le Lac Mégantic Vue magnifique 4 saisons rénové en 2002 2 planchers, 2 c a c, 2 s d bains, chauffage electrique belle plage de sable naturelle cabanon tel en journée 1-819-583-5946 TERRAINS AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit ^!sS Ste-Adèle, 4 beaux terrains de 40.000 a65,000 pi2 Bellevue 49.000 $/ch 1 km autoroute 15, sortie 69 514-5914406 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CDN-ÎLOTWILLOWDALE 61/2 Haut duplex, 3 c c, 5 electros Chauffage et garage inclus Dec 1928$ 514 713 0432 DiSCRIMiNATiON INTERDITE La Commission des droits de ia personne du Québec rappelle que lorsqu un logement est offert en le cation (ou sous location), toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la gros sesse, I orientation sexuelle, letat civil, I âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convie tiens politiques, la langue, I origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou I utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap LAVAL-CHOMEDEY41/2 Aire ouverte, 3 côtes ensoleilles, pl flottant et ceram , grand salon, grande s am, 2 c c fermées 3eme de triplex 1 stat Près Carrefour Lavai, Al 3 15 440 Dec 970$ 450 508 1219 PLATEAU, haut duplex rénové, 3 c a c, aire ouverte 6 electros a/c metro Mont Royal très éclairé, 1,445$/mois Libre immed 514-588-7712.ROSEMONT-PETiTE PATRIE 12e ave, près Belanger, metro 3 Q Ent rénové Cuisine et s/bain refaites a neuf Pl bois franc 2 balcons Très lumineux Poêle, frigo, laveuse et secheuse superpo sees 680$/mois.514-781-8157 CHALETS A LOUER EDUCATION APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER SUPERBE 61/2 RÉNOVÉ Prox metro, 5 electros fournis, boiseries, aspir central, 2e etage, 1 300$/mois.514-341-8579 MEUBLES CONDO VIEUX-MONTRÉAL 600 P c, 1 cac, 6 electros, piscine, gym, poss garage, 2 mm stations metro 1 500 $/ms 514464-8847 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Royal 514 830-2433 Marie Peiietier DEMENAGEMENTS LES DÉMÉNAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage Entreposage Pianos Assurances compi Estim gratuite www.breton-savard.com 514254-1447 La pauvreté ne disparaîtra pas d’elle-même.Faites un don 1-877-488-4222 www.ArmeeduSalut ca Un don d espoir pour la vie AVIS DE DECES Rita Morin-Roy (1914-2010) C’est avec tristesse que les enfants (Pierre-Georges, Jean-Louis, Louise, André, Sylvie et leur conjoint et conjointe), les petits-enfants, arrière-petits-enfants et arnère-arnère-petit-enfant de Rita Monn-Roy vous informent de son décès, le mardi 9 novembre 2010 à la Résidence Saint-Georges de Montréal Madame Monn-Roy était l’épouse de feu monsieur Louis Nazaire Roy Les membres de sa famille seront heureux de vous accueillir au Complexe funéraire Urgei Bourgie, 1255 avenue Beaumont, Viiie Mont-Royai, H3P 3J1.Urgel Bourgie (514) 735-2025 Consultez le registre à sa mémoire www.urgelbourgie.com le vendredi 12 novembre 2010 de 17h à 21h30 et le samedi 13 novembre de 8h30 à 10h30 Suviront les funérailles à 11h en l’église Saint-Viateur, 1175 avenue Laurier Ouest, Outremont, H2V 3R5 Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation CHSLD St-Georges (Montréal) ou à la Fondation de l’Institut de Cardiologie (Montréal) pfcffëmorieL U Mémorlel 1856 lue Du Hovra Montréal Oc M2K 2X4 Tél 514 625-1149 Téléc 514 525-7998 Pour une publication section décès Bureou ouv9rt du lundi ou vBndrwll de lOWO à 18830 Pot téléphone télécopieur ou par counlel le somedi et dimanche de 12h00 ô 17h30 Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules 1.866.627.8653 LE DEVOIR LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 B 7 WEEK-EP RESTOS Les bonnes lourebettes CAFE BIRKS 1240, square Philip, Montréal ® 514 397-2468 L’endroit idéal pour le thé et les petits amuse-gueules de Christophe Morel et Rolland Del Monte, qui nous font saliver avec leurs sucreries.Repas légers et adaptés pour le midi avec de superbes vins au verre.CHEZ LA MERE MICHEL 1209, rue Guy, Montréal ® 514 9344)473 Ce restaurant, même après de nombreuses années, est resté h-dèle à son style et à sa cuisine malgré les modes qui se succèdent On y retrouve les plats classiques qui ont fait le succès de cette belle et prestigieuse maison, ainsi qu’une cave qui honore la aiisine de Mme Delbuguet CHEZ MA GROSSE TRUIE CHÉRIE 1805, rue Ontario Est Montréal ® 514 522-8784 Ne vous hez pas au nom, même si la nourriture servie met en évidence le digne cochon.L’ambiance est très sympathique dans ce haut lieu du recyclage de bon goût et le chef, au talent sans équivoque, est prometteur.Belle carte de vins au verre.TAPEO 511, rue Villeray, Montréal ® 514 495-1999 Une petite place avec une grande chef.Des tapas toujours aussi créatifs et une ambiance qui nous mène du Portugal à l’Espagne.Ne pas hésiter à demander les spéciaux du jour.Un bistro à fromages Philippe Mollé ien ou presque n’a changé depuis 20 ans dans ce recoin bjen caché de Saint-Lambert.L’Échoppe des fromages de la familîe Dubois défend les fromages au lait cru, les bonnes huiles d’olive, et surtout l’art de bien vivre et de bien manger.Max Dubois, qui affine une grande partie des 200 fromages et plus offerts à sa boutique, a repris le flambeau familial après le décès de son père, qui avait déjà un sérieux penchant pour les fromages au lait cru, et plus spécialement pour l’itabe à l’époque.11 perpétue la tradition farnibale en continuant de défendre les artisans fromagers du Québec et tout ce qui découle des arts de la table.Ainsi, on trouve chez lui du bon saucisson, du vrai pain de campagne, des huiles d’obve qu’il importe d’Italie comme au bop vieux temps.À la suite de l’affaire de la bs-tériose en 2008, qui lui laisse encore un goût amer, Max remet tout en question lorsque les fonctionnaires font une razzia à sa boutique sans crier gare.Grande gueule, et convaincu avec raison du bien-fondé de l’artisanat fromager au Québec, il se battra jusqu’au bout pour défendre la cause et ses valeurs persoimelles.La poussière est aujourd’hui retombée, mais, toujours vigilant, Dubois poursuit son travail d’éducation et envisage même de fermer sa rue pour promouvoir «sa cause».L’endroit est chargé de comptoirs, et le plancher et les PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Max Dubois affine une grande partie des 200 fi’omages et pins offerts à sa boutique de Saint-Lambert murs témoignent de 20 ans de fréquentation d’une cbentèle fidèle qui a granderpent contribué au succès de L’Échoppe.Le midi, on peut assister dans l’arrière-boutique au ballet des fidèles qui, assignés à leur table, s’assurent du grilled cheese du jour, des tartines fromagères gratinées ou encore de la croûte chaude au fromage de chèvre servie avec salade, le tout accompagné le plus souvent de vins «découvertes» dont ce magicien du goût sait nous faire profiter.Seule réserve: il faut, pour apprécier l’endroit, prendre son temps et ne pas être pressé.Le dimanche matin, la rue s’illumine avec une formule qui ressemble à un brunch.Les can-qollis, la tor ta, le gâteau Reine Élizabeth ou la tarte au citron complètent à merveille les plateaux de from^es qui nous font découvrir et aimer les fromages d’ici autant qu’une visite gourmande en Italie, en France, en Espagne ou au Portugal le ferait pour les fromages de là-bas.¦ Pour un repas le midi pour deux personnes, avec deux verrqs de vin, compter 45 $.¦ L’Échoppe des fromages, bistro, achat et dégustation, 12, rue Aberdeen, Saint-Lambert, s 450 672-9701.Collaborateur du Devoir VINS SUITE DE LA PAGE B 6 ¦ 2005: la qualité d’un grand vin est d’offrir de prime abord l’équilibre parfait.Ce 2005 est plus que suffisant à ce chapitre, sachant qu’à l’image des cinq autres millésimes dégustés il n’y a ici rien à enlever ni à ajouter.Lumineux, passablement vineux, la trame déjà soyeuse (!) se prolonge sur une finale rigoureuse et porteuse du plus beau fruit qui soit.Très longue garde, avec une apogée prévisible en 2020.¦ 2003: le sous-sol argileux a fourni à la plante l’apport hydrique pour assurer l’équilibre, même si les tanins riches, moelleux et bien mûrs semblent portés par une acidité en retrait.Du relief, sans lourdeur.Apogée prévisible: 2012.¦ 2001: ceux qui auront fait la razzia sur la majorité des 2001 à Bordeaux auront été lucides.Simplement royal ici! Tonalités hautes, détaillées, avec touche animale fine, bouche civilisée, bien nourrie, empreinte de rigueur, d’autorité minérale en finale.Apogée prévisible: 2015.¦ 2000: «Excellent sur un T-Bonel», dira Jean-Philippe.Pour sa part, l’ossature de ce 2000 offre encore beaucoup ÜiiJiüCÜL Ciel ! Mon Café Boutique spédalisée 6303 rue Saint-Hubert Montréal, QC, Canada H2S 2L9 Téléphone : (514) 274-5316 www.delmoncafe.com Faites le tour du monde dans votre tasse à café ! Café provenant des saveurs du monde : Guatemala, Jamaïque, HaïU, Des Galapagos, Cuba, Ethiopie, halle, Colombie et Yémen.Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Véronique Langlois au 514.985.3457 ou vlanglois@ledevoir.com de chair, de tenue, un grain moelleux généreux, une patine gracieuse, longue.Apogée prévisible: arrive à maturité, pourra tenir.¦ 1999: l’éclipse du soleil en août lui confère un aspect plus «froid», plus strict, plus droit, avec cette sensation d’aller au cœur du cru avec cette race immédiatement perceptible.Lais- se méditatif.Apogée prévisible: maintenant, pourra tenir.¦ 1995: le fruité est ici emmuré derrière une cote de maille minérale qui ajoute au caractère dramatique et à l’austérité d’ensemble.Robe sombre, registre tertiaire multidimensionnel.Apogée prévisible: prêt, pourra tenir.¦ Potentiel de vieilbssement du Va d’Or Sept-lles 7/-1 Lever du soleil: 6h49 Coucher du soleil: 16h28 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Auj.Var 4/-4 Sol 11/1 Sol 11/2 Sol 13/5 Sol 10/6 Baie-Comeau 7/i GasiDé Saguena Quebec Q/1 Trois-Rivieres 8/0 rbrooke /O Montreal neau ©MeteoMedia 2010 Demain Plu 14/11 Demain Mel 5/-1 Sol 10/-1 Sol 11/1 Var 12/6 Plu 9/7 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Auj.Nua 13/9 Sol 20/12 Sol 22/12 Sol 22/3 Sol 15/6 Plu 14/11 Sol 22/4 Sol 16/7 Plu 14/14 Var 3/-7 Sol 3/-5 Tokyo Sol 19/15 Nua 18/16 Auiourd-tuil,.( Ce soir ^ Demain 9 % 'è- 3 HH 10/1 Ensoleillé.frT' Brumeux par Passages endroits.nuageux.Québec AuJourdjJj 9 Ensoleillé.i Gatineau Auiourd-hut.9 EnsoleilléTî Ce soir Demain 9/-1 Ciel var Brumeux par endroits Ce soir Demain 10/2 Ciel va Brumeux par endroits.Dimanche 7/4 NuageiAavéi percées de soleil.Dimanche.5/1 Nuaged percées de soleil.Dimanchi 7/0 AversesI 40%.Lundi Faible pluie Lundi Aversesîe pluie ou de neige, pdp 80%.Lundi ÿVL 8/-2 Averses iâblêes, pdp 60%.C’EST COMME AVOIR UN MÉTÉOROLOGUE DANS VOTRE POCHE.Obtenez la météo pour emporter avec meteomedia.com Météo Média vin: 1, moins de cinq ans; 2, entre six et dix ans; 3, dix ans et plus.©: le vin gagne à séjourner en carafe.¦ Jean Aubry est l’auteur du Guide Aubry 2011 — Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $ et chroniqueur à l’émission d’Isabelle Maréchal sur les ondes du 98,5 FM.www.guide- aubry.eom MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Il a joué dans Le Quai des Brumes avec Michèle Morgan -Argent.2.Contient des cendres -Naturisme.3.Incisives - Basset.4.Morceau de musique -On y parle irlandais.5.Forçat.6.Bière anglaise légère -Article arabe - S'oppose à l'ubac.7.Rubidium - Petit appartement.8.Attaché - Agent de Louis XV - Bain bouillonnant.9.Jeunes équidés -Touffes de cheveux.10.Mollusque - Adverbe.11.Partagé - Monté.12.Relative au sérum - À toi.VERTICALEMENT 1.Actrice américaine révélée dans Le Magicien d'Oz.2.Division du temps -Langue indo-européenne.3.Disposé en boucles -Dorloté.Bien marquée - Humer.Un peu acide - Orientée.Douze mois - Délayé dans une substance -Monnaie moldave.Entêtée - Ooupole.Poisson - De très petite taille - Sud-est.Sur la Oôte d'Azur -Note - En début de portée.10.Descendre une pente -Vêtement d'été.11.Liqueur obtenue par infusion certaines de plantes - Exercée.12.Olaquent des dents -Bien établi.MiOlNiD AlR SlOlN BlAlViO AlM GiV NiElE AiN EiN UlViE ElUlS 1495 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO B 8 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 WEEK-END ¦¦ ¦¦;¦¦ Le Nord et ses caribous aux Québécois! Louis-Gilles Francœur Les Inuits l’appellent «la rivière qui marche».Ils désirent ainsi la migration annuelle des caribous du Grand Nord québécois.Lorsque cette migration commence, c’est un filet de plusieurs dizaines de kilomètres par des centaines de mètres de largeur qui strie la toundra.L’ami André Croteau, un ancien chroniqueur de chasse et pêche que j’ai toujours considéré comme un véritable mentor, me racontait avoir assisté pendant des journées entières au défilement des caribous lors d’une chasse printanière.Cela devenait presque hallucinant, disait-il, car même si on s’avisait d’abattre une bête-trophée, les autres continuaient d’en faire le tour sans pour autant que le flot de muscles et de panaches ne change de direction.Le spectacle, m’expliquait-il, était si grandiose qu’il valait à lui seul le déplacement, déjà fort coûteux à l’époque.Mais ce seront là des images du passé pour des années, sinon des décennies à l’est de la rivière George, qui s’écoule du côté sud-est de la baie d’Ungava.En effet, le puissant troupeau de la George est en train d’imploser, soit le contraire de ce qu’on appelle une explosion de population.Sa population s’effondre à un rythme alarmant parce que le trop grand nombre de bêtes a littéralement modifié l’habitat et les réserves alimentaires, devenues insuffisantes.Examinons quelques chiffres, que nous livrait Denis Vandal, le directeur de l’expertise pour la région Nord-du-Québec au ministère des Ressources naturelles et de la Eaune (MENE).Ce troupeau, qui comptait 776 000 têtes lors du recensement de 1993, n’en comptait plus que 73 000, selon le recensement conjoint réalisé l’été dernier par Québec, Terre-Neuve, et les grands organismes inuits des deux provinces.Le cycle d’évolution de ce cheptel a commencé par une croissance lente à compter des années 1950, laquelle s’est accélérée pour atteindre 263 000 têtes en 1976, jusqu’au pic de 1996.Les premiers signes de déclin étaient déjà très clairs en 2001, année où les biologistes dénombraient une chute d’effectifs globaux de 776 000 à 385 000 têtes.Cela semble correspondre d’ailleurs à ce que disent certaines légendes inuites, selon lesquelles le troupeau disparaît et réapparaît aux trois générations.Avec la courte espérance de vie humaine des temps anciens, cela correspondait à environ 70 à 80 ans, ce que corroborent les relevés scientifiques d’aujourd’hui, qui donnent par ricochet une valeur nouvelle à ces annales verbales sur l’abondance des gibiers que se transmettent par tradition orale les autochtones de génération en génération.Les biologistes ont commencé à relever des signes de déclin du troupeau de la George dans les années 1990, alors qu’il était un des plus im- i portants au Canada.Le poids moyen des bêtes diminuait, et surtout le «recrutement» annuel, ou la relève si l’on veut, se faisait moins abondante, car la rareté de la nourriture et l’allongement de la migration vers des réserves de nourriture plus lointaine affaiblissaient les femelles, qui accouchaient de faons moins forts et moins bien nourris par la suite, ce qui les rendait plus fragile aux maladies, à l’effort et aux prédateurs.Québec a bien tenté dans les années 1980 et 1990 d’enrayer ce déclin, d’autant plus prévisible qu’on ne pouvait pas enrayer la croissance exponentielle du troupeau par la chasse, ce qui aurait évité l’implosion actuelle.L’éloignement de ces troupeaux et d’autres facteurs ont empêché une gestion du troupeau par la chasse, car il devenait littéralement impossible d’imaginer qu’un nombre suffisant de chasseurs puissent se rendre dans cette région.Dans le sud du Québec, grâce aux modulations de la récolte sportive, il est possible de gérer les populations d’orignaux et de cerfs de Virginie.Mais toutes les techniques de gestion de la faune sont mises en échec dans le Grand Nord, où la chasse a, somme toute, un impact marginal sur un cheptel de cette importance.Le ministère a pensé à donner une chance aux Inuits de développer une chasse commerciale au caribou.Mais les problèmes de logistique, notamment de transport de la viande et de coûts globaux, ont fait en sorte que cette chasse n’a jamais permis de récolter plus de 3000 caribous par an, un détail par rapport à l’ampleur du troupeau.Quant à la chasse en pourvoirie, elle permet tout au plus de récolter du côté québécois environ 850 têtes par année, et cela, en accordant deux caribous par permis à chaque chasseur.Le problème, c’est que Développement économique Canada a décidé d’assumer une partie de la facture de publicité de cqs pourvoyeurs à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis, ce qui a remplacé la clientèle québécoise par celle de riches millionnaires étasuniens.Le prix des forfaits de chasse a bondi de 2300 $ à plus de 6000 $ en quelques années, ce qui a littéralement évacué les Québécois de leurs territoires nordiques au profit des étrangers.Nous avons déjà raconté dans cette chronique à quel point ce territoire n’est plus celui dp Québec, mais un club privé déguisé pour les Étasuniens: les guides francophones y sont aujourd’hui une minorité et on annonce même les forfaits en argent américain! Le problème, c’est que si l’on veut que le troupeau de caribous de la George puisse être un jour contrôlé par la chasse sportive, il faudrait que le territoire soit réinvesti par les Québécois en priorité.Terre-Neuve a décidé de prendre l’affaire en main: non seulement cette province va-t-elle réduire la récolte de caribous sur son territoire pour permettre au troupeau de croître à nouveau, mais elle a interdit aux pourvoyeurs terre-neuviens de permettre à des étrangers de chasser le caribou chez eux.Si la récolte doit être réduite, estime Terre-Neuve, on la réservera en priorité aux citoyens de cette province.Voilà un exemple que Québec devrait impérativement imiter, ce qui permettrait de ramener les SOURCE FRED KLUS MRNF prix des chasses automnales à des dimensions plus acceptables chez nous.Cela permettrait aussi aux chasseurs d’ici de redécouvrir et de s’approprier ce territoire au moment où Québec s’apprête justement à le désenclaver avec le Plan Nord.C’est en fait toute la gestion de ce territoire qu’il faut revoir désormais dans une logique d’accès démocratique en y créant des ZECS de chasse et pêche à côté de ces pourvoiries qui ressemblent dans certains cas à de véritables clubs privés pour étrangers.Et il faut aussi tenir compte du fait que de riches villégiateurs d’ici, dotés d’avions, ont littéralement accaparé des lacs et des territoires qu’ils considèrent comme leur propriété, alors qu’il n’en est rien.Sans oublier les droits des autochtones.?Su^estion de lecture: La Révolution des gaz de schiste, par Normand Mousseau, éditions Mul-timondes, 146 pages.Pour ce professeur de physique, il faut dépasser l’opposition primaire à l’exploitation de cette ressource pour débattre d’urgence du modèle économique, environnemental et social sur l’ensemble des filières.Pourquoi, en effet, ne pas prospecter les voies qui mèneraient à une gestion collective de cette richesse dans une logique de développement viable pour les gens d’ici, d’aujourd’hui et de demain?Normand Mousseau LA RÉVOLUTION DES Gazâr, , schiste LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE LEST Section Nord-Est G P DPF BP BC Pts Montréal 10 5 1 39 34 21 Boston 8 4 1 41 27 17 Ottawa 8 6 1 41 42 17 Toronto 5 7 3 32 42 13 Buffalo 5 10 2 44 Section Atlantique 55 12 G P DPF BP BC Pts Philadelphie 10 4 2 53 35 22 NY Rangers 8 7 1 44 44 17 Pittsburgh 7 8 1 47 46 15 NY Islanders : 4 9 2 35 51 10 New Jersey 4 10 2 29 Section Sud-Est 53 10 G P DPF BP BC Pts Washington 12 4 0 57 40 24 Tampa Bay 8 5 2 45 42 18 Atlanta 7 6 3 51 57 17 Caroline 8 8 0 50 53 16 Floride 6 7 0 40 34 12 ASSOCIATION DE UOUEST Section Centrale G P DPF BP BC Pts St Louis 9 2 2 33 26 20 Detroit 9 3 1 42 34 19 Columbus 9 5 0 40 33 18 Chicago 8 9 1 51 53 17 Nashville 5 5 3 31 Section Nord-Ouest 38 13 G P DPF BP BC Pts Vancouver 8 4 2 40 34 18 Minnesota 7 5 2 33 35 16 Colorado 7 6 1 47 46 15 Calgary 7 7 0 39 40 14 Edmonton 4 7 2 35 Section Pacifique 48 10 G P DPF BP BC Pts Los Angeles 10 3 0 39 26 20 Anaheim 9 7 1 44 52 19 Dallas 8 5 0 43 37 16 Phoenix 5 5 5 37 56 15 San José 6 5 2 36 33 14 Hier Montréal 3 Boston 1 Vancouver 5 Ottawa 1 (3) Detroit 6 Edmonton 1 (3) N Y Rangers 3 Buffalo 2 (Final prolongation) Washington 6 Tampa Bay 3 Philadelphie 8 Caroline 1 Atlanta 5 Minnesota 1 St Louis 1 Nashville 1 (apres 2) Canadien 3 Bruins 1 Giontâ et Gomez s’aftirment Boston — Le jeu de puissance qui fournit deux buts.Brian Gionta et Scott Gomez qui contribue à l’attaque et PK Subban qui obtient son premier but dans la LNH en saison régulière: le Canadien ne pouvait pas manquer son coup face aux Bruins, en utilisant une recette semblable.Le Tricolore a signé sa victoire de la saison, hier, en l’emportant 3-1 au TD Banknor-th Garden.Le but en supériorité numérique de Gionta, son troisième de la saison, a rompu l’égalité de 1-1 au début du dernier vingt Subban avait également fait mouche en attaque massive, en première période.Gomez, qui livrait son match en carrière, a ajouté le filet d’assurance à mi-chemin en troisième.C’était pour lui un premier point en huit rencontres.Tomas Plekanec a amassé deux aides.Zdeno Chara a été le seul qui a trompé la vigilance de C^ey Price, auteur de 34 arrêts.A l’autre bout, le Einlandais Tuukka Rask a été mitraillé de 41 lancers.Le premier vingt, âprement disputé, a pris fin sur une égalité de 1-1.Le Canadien a pris les devants grâce à son jeu de puissance, à 5:19.Subban a dégainé sur réception de la passe de Plekanec.Rask a été déjoué du côté du bouclier.Les Bruins ont créé l’égalité à 15:49.Milan Lucie a fait tout le travail en zone ennemie, contournant le filet avant de ré-pérer Chara, qui s’avançait.Le tir du géant défenseur n’a donné aucune chance à Price, qui a vu sa séquence de minutes sans avoir accordé de but être stoppée à 89 minutes sept secondes.Le rythme de de la deuxième période a été affecté en raison de nombreuses pénalité.Les Bruins ont eu le meilleur 13-10 dans les tirs, et aucun but n’a été marqué.Un a par contre été refusé.Celui de Jeff Halpern vers la fin de l’engagement.La Presse canadienne FOOTBALL Calvillo choisi joueur par excellence de la section Est Le quart des Alouettes Anthony Calvillo a été choisi le joueur par excellence de la section Est, et sera donc en lice pour le titre de joueur par excellence dans la LCE en 2010.Il s’agit d’une troisième nomination consécutive pour Calvillo, qui a mis la main sur les honneurs lors des deux dernières saisons.Il a été mis en nominations à six reprises pour cet honneur depuis le début de sa carrière, lui qui a mis la main sur le titre à trois reprises, soit en 2003, 2008 et 2009.Il vise donc un troisième titre en autant de saisons.Calvillo a encore une fois connu une excellente saison, même s’il a été ennuyé par une blessure au sternum.En 15 matchs seulement, il a complété 380 des 562 passes qu’il a tentées (67,6 %), ce qui lui permit de gagner 4839 verges.Il a aussi réussi 32 passes de touché et n’a à l’origine que de sept interceptions.Son coefficient d’efficacité est de 108,1 pour la saison, soit le meilleur dans la LCE.Il a également gagné 107 verges au sol en 16 courses.Le quart des Stampeders de Calgary, Henry Burris, est l’autre joueur en lice.Les finalistes ont été sélectionnés par 69 électeurs, dont les membres du comité de sélection des CEC comprenant des journalistes dans chacun des marchés de la LCE ainsi que les entraîneurs de la ligue.Les gagnants seront connus lors d’une cérémonie à Edmonton le 25 novembre.La Presse canadienne Souvenirs àe 110 % JEAN DION Certains s’y avouaient irrémédiablement accros, d’autres (plus nombreux) disaient ne pas souffrir de la regarder en peinture.Elle, c’est 110 %, la séance de crêpage de chiton quotidienne de feue Télévision Quatre-Saisons autour du merveilleux monde du sport, et surtout du Canadien de Montréal, qui a réalisé le tour de force de tenir l’antenne pendant une décennie.Le programme où tout le monde parlait en même temps et où d’évidents ego enclins à la démesure entraient en collision en direct.Émission-culte que cette table ronde débridée, version musclée de La Ligue du vieux poêle?Daniel Poulin en est convaincu.A tel point qu’il a décidé de pondre un bouquin sur l’envers du décor, lui qui, journaliste de Radio-Canada à la retraite, estime avoir participé à quelque 200 épisodes de 110 %.Ée lancement de Dans les coulisses de 110% (éditions au Carré) avait lieu hier au bar Normand, avenue du Mont-Royal, question de rappeler que les échanges en ondes prenaient souvent des allures de discussion de taverne.L’idée lui en est venue à la suite des nombreux commentaires que lui faisaient les gens un peu partout, dans la rue, dans l’autobus.Ceux-ci se disaient en accord ou pas avec ce qu’il avait déclaré, mais ils voulaient surtout savoir si les collaborateurs à l’émission s’entendaient bien malgré les sempiternelles prises de bec — sans parler des fréquentes attaques personnelles — et s’ils se montraient aussi fougueux derrière les caméras que devant.Poulin a donc interviewé une bonne partie des participants réguliers k 110 %> (quelques-uns ont refusé), et il a refilé les cassettes à un auteur fantôme qui a fait le tri des déclarations afin, dit-il, «d’éviter qu’on pense que je me livre à un règlement de comptes».Et le résultat est d’une candeur franchement étonnante.On est habitué, en certains milieux, à entendre dire que tout le monde est beau, gentil et propre de sa personne?Pas trop de ça ici.Quand un n’est pas capable de sentir un autre, il le dit.Quand un doute de la compétence d’un autre, il le dit aussi.Daniel Poulin présente 110 %o comme une joute oratoire qui pouvait certes parfois déraper, mais dont l’intensité pouvait faire en sorte que des protagonistes en sortent épuisés.Et on constate qu’en effet, il y avait probable ment autant d’action en coulisse que sous les projecteurs.La ferveur n’était pas du chiqué.Le Devoir 5596 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 B 9 LE MONDE 6^' I ST-FELIX EVENS REUTERS Des médecins volontaires soignent les malades dans Cité-Soleil.81 autres décès Le choléra s’installe à Port-au-Prince Port-au-Prince — Le choléra a apporté son nouveau lot de morts et de malades hier en Haïti, avec un bilan atteignant désormais 724 décès et 11 000 hospitalisations, tandis que l’épidémie confirmait sa présence à Port-au-Prince, tant redoutée par les autorités sanitaires.Le nouveau bilan communiqué hier par le ministère haïtien de la Santé confirmait la tendance des derniers jours, avec 81 morts de plus dans le pays.La veille, les autorités avaient recensé 60 décès sup-pléfuentaires en 24 heures.A l’échelle du pays, le nombre d’hospitalisations avait augmenté d’environ un millier hier par rapport à mercredi.Selon des statistiques disponibles sur le site Internet du ministère de la Santé, 497 décès, soit plus des deux tiers du total des morts recensées, se sont produits dans le département de l’Artibonite, principal foyer de l’épidémie.Le Claude Suréna, prési- dent de l’Association médicale haïtienne, a noté «une petite flambée» dans certaines parties de la ré^on de l’Artibonite, où l’épidémie s’était déclarée mi-octobre, mais un ralentissement des décès et des hospitalisations dans d’autres localités de la région «grâce à une bonne prise en charge et une grosse sensibilisation».C’est pourtant sans doute à Port-au-Prince que la situation est potentiellement la plus inquiétante.Le bilan du choléra dans la capitale, qui était toujours d’un mort mercredi, est monté à quatre hier.Les organisations humanitaires ont aussi observé beaucoup d’autres cas pouvant sans ^and doute être attribués à l’épidémie.«On craint beaucoup une flambée qui serait assez importante vu les conditions dans les camps», a déclaré le 0“^ Suréna, pour qui «il faut veiller à cela et faire un maximum de sensibilisation».Agence France-Presse 18 morts et 130 blessés Attentat contre la police antiterroriste à Karachi Karachi — Au moins 18 personnes ont été tuées et une centaine blessées hier soir dans un attentat à la voiture piégée contre un immeuble abritant des bureaux de la police antiterroriste de Karachi, la grande ville du sud du Pakistan.L’attaque a été revendiquée par les talibans pakistanais, dont les innombrables attentats contre les autorités gouvernementales et les forces de sécurité avaient jusque là relativement épargné Karachi, la capitale financière et mégalopole de quelque 17 millions d’habitants.Karachi, grand port sur la mer d’Oman d’où partent chaque jour les dizaines de camions-citernes chargés de ravitailler en carburant les forces de l’OTAN en Afghanistan, était secouée ces derniers mois par les assassinats politiques et attentats visant des minorités religieuses.L’attentat a visé des bureaux de la police criminelle et antiterroriste, dans l’un des quartiers les plus sécurisés de la ville, proche des bureaux gouvernementaux, du consulat américain et des grands hôtels fréquentés par les Occidentaux.Les assaillants, en nombre indéterminé, ont d’abord ouvert le feu sur les policiers de faction avant de précipiter leur véhicule bourré d’explosifs contre le bâtiment de deux étages, qui s’est effondré, selon la police.Agence France-Presse Abbas veut plus que des slogans de Washington Ramallah — Mahmouçl Abbas a invité hier les Etats-Unis à aller au-delà des simples «slogans» dans, leur soutien à la création d’un Etat palestinien.Eace à la paralysie des pourparlers directs de paix, qu’il impute à la reprise par Israël de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le président palestinien a émis l’idée de demander au Conseil de sécurité des Nations, unies la reconnaissance d’un Etat palestinien.Washington, qui dispose d’un droit de veto au Conseil de sécurité en tant que membre per-manenf s’oppose à une telle initiative.Mahmoud Abbas juge cependant que les Etats-Unis et l’Union européenne se rapprochent désormais des positions palestiniennes.«Le monde commence à évoluer.L’Europe a commencé à évoluer et l’Amérique a commencé à évoluer», a dit le président de l’Autorité palestinienne dans un discours à l’occasion du sixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, son prédécesseur.Sous l’impulsion de Washington, des négociations de paix directes entre Israéliens et Palestiniens ont repris début septembre.Les Palestiniens ont toutefois rapidement suspendu leur participation en raison du refus israélien de prolonger un moratoire sur la construction de nouveaux logements dans les implantations juives de Cisjordanie.Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, dont le gouvernement est dominé par des partis favorables aux colons, a résisté aux pressions internationales en faveur d’un nouveau gel de la colonisation dans des territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer un futur Etat.Benjamin Nétanyahop se trouve présentement aux Etats-Unis où il a,rencontré hier la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton.Durant cette visite, Israël a annoncé de nouveaux projets immobiliers à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.Reuters Huit mois après les élections L’Irak se dote d’un gouvernement de « partenariat national » Bagdad — Au terme de huit mois de paralysie, les responsables irakiens se sont entendus sur l’attribution des trois principaux postes politiques en Irak, avec notamment le maintien du chiite Nouri al Maliki comme premier ministre.Le Kurde Djalal Talabani a été réélu dan^ la soirée au poste de chef de l’Etat et a aussitôt reconduit Maliki dans ses fonctions et a annoncéqu’il allait demander au premier ministre de former le prochain gouvernement Un peu plus tôt, le poste de président du parlement était revenu à Oussama al Noudjaih, un sunnite du bloc Irakia de l’ancien premier ministre lyad Allaoui, arrivé de justesse en tête des élections législatives le 7 mars dernier.D’autres membres du bloc Irakia entreront au gouvernement et l’un d’eux prendra le poste de ministre des Affaires étrangères.Allaoui lui-même sera placé à la tête d’un nouveau conseil de stratégie politique.La nomination de ces trois personnalités aux postes clés de l’Etat est le fruit d’un accord de partage du pouvoir forgé mercredi soir après d’âpres négociations entre les différentes formations irakiennes pour sortir le pays d’une crise politique.Les Irakiens attendent depuis les élections du 7 mars la constitution du gouvernement Mais la réélection de Talabani puis la nomination dans la foulée de Maliki, qui dispose désormais de 30 jours pour former son gouvernement, ont été marquées par le départ d’une soixantaine d’élus du bloc Irakia.Leur décision illustre les difficultés de la cohabitation à venir.LJI J't» Les élus irakiens se sont réunis au parlement hier.«Grâce à Dieu, nous avons franchi hier soir une grande étape, ce qui est une victoire pour tous les Irakiens», a déclaré le président du gouvernement autonome kurde, Massoud Barza-ni, hier à Bagdad.L’inclusion d’Irakia au sein de ce que Barzani a appelé un gouvernement de «partenariat national» devrait aider à prévenir le risque d’une reprise des violences confessionnelles.Nouri al Maliki avait pu conforter son statut de favori à sa propre succession en s’assu- rant mercredi soir le soutien d’une trentaine de membres du bloc Irakia.«Ce qui est le plus important, c’est que nous soyons enfin sortis de l’impasse», a dit Amer al Eayyadh, doyen de la faculté de sciences politiques à l’Université de Bagdad.Mais le maintien au pouvoir de Maliki ne peut que déplaire aux durs de la communauté sunnite, hostiles à l’influence de l’Iran sur les dirigeants chiites irakiens.Nombre d’entre eux jugeront insuffisantes les garanties obtenues THAIER AL-SUDANI REUTERS pour la formation du gouvernement.Minoritaires face aux chiites, les sunnites détenaient les postes clés du pouvoir du temps de Saddam Hussein.«Dans tous les cas, nous nous retrouvons dans le même climat qu’en 2005, lorsque les sunnites estimaient être sous-représentés au gouvernement, ce qui avait grandement contribué à l’instabilité du pays», déclare Yahya al Koubais-si, chercheur à l’Institut irakien des études stratégiques.Agence France-Presse Londres évalue les risques sociaux de ses coupes Londres — Le gouvernement britannique s’est employé hier à minimiser la portée des violences qui ont affecté une manifestation étudiante la veille à Londres, mais certains commentateurs y voient le signe possible de troubles à venir en conséquence de la réduction des dépenses publiques.La marche organisée mercredi contre un projet d’augmentation des frais d’inscription universitaires était la première grande manifestation directement liée aux mesures d’austérité annoncées en octobre par le gouvernement de coalition des conservateurs et des libéraux démocrates.En marge de ce défilé, un petit groupe de jeunes s’en est pris à un immeuble de bureaux qui abrite le siège du Parti conservateur, affrontant la police, brisant des parois vitrées, allumant des feux et faisant intrusion dans le bâtiment.Associations d’étudiants, responsables de police et dirigeants politiques ont tous imputé ces débordements à une poi- «Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un cas isolé.Nous prévoyons d’autres manifestations, car certaines de ces mesures vont être compliquées.» être compliquées», a déclaré le député conservateur Kwasi K\yarteng.Evoquant ces troubles à son arrivée à Séoul pour le sommet du G20, le premier ministre David gnée de provocateurs, mais les scènes d’émeute dominent la couverture médiatique de la manifestation et alimentent un débat sur leurs suites éventuelles en période de rigueur économique.«Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un cas isolé.Nous prévoyons d’autres manifestations, car certaines de ces mesures vont Cameron les a condamnés en faisant savoir que les manifestations ne le dissuaderaient pas de mener à bien son programme, qui prévoit 81 milliards de livres (90 milliards d’euros environ) de réduction des dépenses publiques sur quatre ans.«Nous serons absolument déterminés en suivant cette voie», a-t-il dit.Des sondages indiquent cependant que si la plupart des électeurs conviennent de la né- cessité de réduire le déficit, beaucoup se demandent si la coalition au pouvoir ne va pas trop loin et trop vite.«L’ampleur des manifestations d’hier [mercredi] est propre à encourager des adversaires d’autres volets du programme [d’austérité] à emboîter le pas aux étudiants», dit un éditorial du Guardian, quotidien souvent critique envers le gouvernement.Mais l’étendue des mesures gouvernementales, qui vont de la défense aux services sociaux en englobant presque tous les autres secteurs couverts par les dépenses publiques, rend peu probable qu’une cause unique s’impose comme l’objet d’un mécontentement général et suscite des troubles à grande échelle.Reuters EN BREF Pyongyang invité à rompre son isolement Séoul—Barack Obama a exhorté jeudi la Corée du Nord à cesser ses provocations tout en lui promettant respect et aide économique si elle renonce à son arguai nucléaire.Le président des Etats-Unis a en outre invité son homologue chinois Hu Jintao à user de son influence auprès des autorités nord-coréennes pour les amener à mettre fin à leurs initiatives hostiles à l’égard de la Corée du Sud.Le naufrage en mars de la corvette sud-coréenne Cheonan, qui a coûté la vie à 46 marins, a doimé lieu à ime nouvelle détérioration des relations entre le nord et le sud de la Péifinsule.Une enquête internationale a conclu à la responsabilité de l’armée nord-coréeime, qui continue toutefois à ifier son implication.ous la pression de Pékin, qui a refusé de prendre parti, le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné le naufrage sans en imputer la responsabilité.La Corée du Nord a ensuite exprimé le souhait de renouer les négociations à six sur le démantèlement de son programme nucléaire, deux ans après les avoir interrompues, mais Séoul et Washington exigent des garanties quant à sa boime foi.-Reuters Moscou identifie la taupe Moscou — La taupe à l’origine du démantèlement en juin d’un rpseau d’agents de Moscou aux Etats-Uifis est un responsable des services de renseignement russes.Sa défection a mené à une vaste purge.Selon le quotidien russe Kommersant, qui citait hier des sources anonymes au sein des services secrets, le traître a été identifié comme étant le colonel Scherbakov, im responsable du SVR, le service de renseignement extérieur.Cette information a été confirmée par im responsable de la commission à la sécurité de la Douma, Guennadi Goudkov, un ancien des services.«Le préjudice causé par le colonel Scfierbakov est tellement énorme qu’il faut en analyser les causes», a-t-il dit.D’après les sources de Kommersant, Scherbakov a «longtemps travaillé au SVR comme chef du département américain du service travaillant avec les agents illégaux».-AFP Sudoku par Fabien Savary 2 3 2 9 8 8 7 2 1 1 5 4 2 8 1 6 7 8 3 5 9 4 2 6 7 5 2 3 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1618 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6 5 1 4 9 8 7 3 2 8 7 9 5 2 3 6 1 4 2 4 3 6 1 7 8 5 9 7 1 8 3 5 4 9 2 6 4 3 2 9 7 6 1 8 5 9 6 5 2 8 1 3 4 7 3 9 7 1 4 2 5 6 8 5 2 6 8 3 9 4 7 1 1 8 4 7 6 5 2 9 3 1617 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com B 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 NOVEMBRE 2010 ZEITGEIST FILMS SEVILLE Incarné par le comédien Rémy Girard, le notaire Lebel (dans le film Incendies de Denis Villeneuve) affirme que la mort n’est jamais la fin d’une histoire.Parfois, tout commence par la conclusion.Mourir al dente r/ Josée Blanchette La semaine dernière, j’ai vu le film Incendies, rédigé mon mandat d’inaptitude et perdu ma belle-maman.Ça s’appelle peut-être un reality check ou un maturity check, mais chose certaine, la mort était au rendez-vous à chaque tournant avec sa gueule de carême et ses larges yeux cernés (merci Barbara).«La mort n’est jamais la fin d’une histoire», nous rappelle le notaire Lebel incarné par Rémy Girard dans Incendies, un rôle qui fera davantage pour la profession que toutes les pubs fort bien tournées de Pierre Légaré à TLMP.Devant ma notaire, le lendemain, j’ai essayé de prévoir la fin de l’histoire, façon de ne pas périr ébouillantée, assassinée par le système, l’indifférence générale et l’inconscience de ma descendance affairée à tweeter.Je préférerais rester al dente, si ce n’est pas trop vous demander.C’est écrit dans mon mandat d’inaptitude: pas plus de six minutes à petits bouillons.Je ne veux pas être attachée ni être réanimée.Si j’ai à revenir, ce sera sous forme gazeuse; y a encore beaucoup d’avenir de ce côté.Aussi, pas de gavage (sauf si c’est une recette de Ricardo, Stefano ou Di Stasio), mais va pour l’hydratation.Je préfère la vodka Ume-canneber-ge à l’Ensure aux fraises.Vous tamponnez l’intérieur de la bouche avec une éponge au bout d’une tige de bois.Comme je l’ai fait pour mon grand-père, le soir de sa mort, avec un peu de gin-tonic.Ça ne l’a pas réanimé.Pas tué non plus.11 y a des façons plus civilisées que d’autres de se saouler à mort.Et pour en causer, il reste la barmaid ou le notaire.Ma notaire à moi est d’une rigueur procédurière pour régler les détails qui servent à maquiller nos vieux restes, à envelopper la perte et donner un semblant d’ordre à ce cafouillis qu’on appelle la vie.La trentaine lucide, ma notaire est aussi une grande observatrice; elle connaît la nature humaine mieux que bien des diplômés en psycho et assiste régulièrement aux démonstrations de petitesse, au règlement successoral, au dévoilement de la vérité supérieure, celle qui accompagne les dernières volontés.La maturité, yo man Deux choses me sont apparues évidentes chez la notaire.La première, l’âge adulte n’est plus arrêté à 18 ans comme autrefois.Dans la vraie vie, on parle plutôt de 30 ans.Les notaires ne vous recommanderaient jamais de mettre votre destin entre les mains d’une personne plus jeune que ça aujourd’hui.Je l’ai même entendu à l’émission de LeBigot dimanche dernier: les sociologues considèrent que l’adolescence s’étire désormais jusqu’à 30 ans.Une fois ce détail réglé — mon fils pourra être mon mandataire dans 23 ans —, qui nommer ad-venant le décès de mon mari tout neuf?La belle question.«Nous avons beaucoup de connaissances, mais peu d’amis», a insisté la notaire en attendant que je lui trouve un nom dans mes amis Eacebook.Comprenez que la charge est costaude.Ce mandataire doit non seulement s’occuper de la santé d’une présumée légume mais également de la gestion de ses finances, de ses biens, sans compter la reddition annuelle des comptes.«On ne peut pas rétribuer les mandataires pour tout ce qu’ils font C’est impossible!, s’est désolée la notaire.Y a plein de gens de ma génération qui vont se retrouver sous curatelle publique parce qu’ils n’ont pas cultivé de vraies amitiés et parce que les familles sont réduites ou recomposées.Et ils vont attendre longtemps pour avoir un nouveau manteau d’hiver.» Je préfère al dente à congelée, remarquez, c’est plus rapide.Cela réglé, j’ai eu du mal à trouver quelqu’un à qui j’oserais demander ce dernier service.D’abord, la plupart de mes amis sont trop matures, dirais-je poliment.Ensuite, je me suis toujours débrouillée seule (ou presque).Si le père Lacroix n’avait pas 95 ans, c’est à lui que je penserais.11 m’enverrait au ciel direct.J’ai songé à une amie pratiquante et plus jeune que moi.Si la religion vous enseigne quelque chose, c’est bien à vous oublier pour les autres.Ma religion consiste à ne compter que sur moi et à payer avec ma Visa lorsque je demande un service.Du sacrifice de soi à l’accomplissement de soi Toute cette petite réflexion m’amène à vous parler d’Hortense, ma belle-mère fraîchement trépassée et enterrée en ce funeste novembre, à l’âge de 91 ans.Cette infirmière, une des pre- mières femmes de sa génération à avoir fréquenté l’université, une féministe abonnée au Devoir, avait des principes à revendre et du bleu de méthylène pour soigner le reste.Dans la famille d’Hortense (huit enfants), on mourait de tuberculose.Sa soçur y est passée en laissant deux jeunes enfants.A sa mort, Horten-se a épousé son beau-frère pour s’occuper de son neveu et de sa nièce, deux enfants adoptés.Quelques années plus tard, le E" janvier 1958, Hortense est entrée dans un orphelinat et a demandé qu’on lui remette un enfant.«Donnez-moi celui qui ne s’en sortira pas», a-t-elle dit.Elle s’est enfermée durant six mois dans une chambre avec le bébé de 22 jours afin de rebâtir son système immunitaire et de le protéger des microbes.Cet homme de 52 ans est devenu ceinture noire en taekwondo, triathlète, un cœur d’or dans une charpente de muscles.Je le sais, je l’ai marié.Quatre ans après cet orphelin sauvé, Hortense a conçu son premier enfant à l’âge de 42 ans avec son beau-frère.Comme quoi on peut naître d’un mariage de raison.«C’était très courant à l’époque, des histoires comme celles-là», m’a confirmé le père Lacroix.Et Hortense ne s’en faisait même pas une gloire, badinant à ce sujet, en sachant bien qu’on n’est jamais remboursé pour toute sa peine, pour les menus et grands services rendus ici-bas.Aujourd’hui — et je le constate sans nostalgie —, les Hortense sont devenues rares, des histoires dont on tire un bon film.Nous sommes passés du sacrifice de soi à l’accomplissement de soi.Et nous mourrons comme nous aurons vécu.Bien seuls.cherejoblo@ledevoir.corn Twitter: @cherejohlo ¦ «Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux.» - Les Vieux, Jacques Brel ¦ «Longévité.Prolongation inconfortable de la peur de la mort» - Ambrose Pierce, Le Dictionnaire du diable ¦ «Un bel enterrement n’est pas une improvisation.Il faut y consacrer sa vie.» - Auguste Detœuf Les marchands du temple Quel monde entre le salon funéraire, où l’on exige la moitié du montant de la facture tout de suite, et l’église, où le curé nous invite à payer par chèque et à laisser une somme plutôt dérisoire en comparaison dans la corbeille des quêtes le jour des funérailles.Quel saisissant contraste entre le croque-mort qui manie la langue des dollars en huit copies à signer et le représentant de Dieu qui parle la langue de la miséricorde en vous Taisant confiance.«Notre rapport à la mort est piégé par la société mercantile», constate le père Lacroix.Tout reste encore à faire de ce côté.Et le deathboom qui s’annonce risque de faire kaboom.«Je peux mettre les 800 $ où vous voulez, madame, mais il faut que ça totalise 5800 $», m’a répondu le monsieur des pompes à qui je demandais d’expliquer les 800 $ de «services administratifs», comme c’est la coutume dans ce genre de maison: «Vous savez, il y a une téléphoniste 24 heures et le bâtiment vaut des millions, faut que ça se paye!» Malgré touf nous avons choisi le cercueil le moins coûteux, celui qu’on ne présente pas dans la salle des ventes «parce qu’on manque d’espace» et dont on peut vous montrer une photo sur demande.11 faut être fait fort pour résister à ce genre de pression.Heureusement que ma belle-mère avait demandé des funérailles «simples», à son image.Si vous ne ressortez pas écoeuré des bureaux administratifs d’un salon funéraire, c’est que vous ressortez les pieds devant.http://blogues.chatelaine, com/ blanchett/ FILMS SEVILLE Une scène du film Ce qu’il faut pour vivre, de Benoît Pilon.Reloué: Ce qu’il faut pour vivre de Benoît Pilon, l’histoire d’un Inuit qui vient se faire soigner à Québec pour sa tuberculose.L’infiçmiè-re qui le prend en charge (incarnée par Éveli-ne Gélinas) me fait penser à ma belle-mère: pieuse, dévouée, bonne et généreuse, totalement en phase avec Pépoque (les années 1950).Un magnifique film que nous avons visionné en hommage à Hortense.Merci à toutes ces femmes sans qui le Québec ne serait pas ce qu’il est devenu.11 en reste, j’en ai croisé une au salon funéraire cette semaine: 96 ans, ex-infirmière, bénévole dans une popote roulante.elle m’a parlé de sa recette de carrés aux canneberges «de saison».Aimé: le livre de Josée Masson, Mort, mais pas dans mon cœur - Gui- Mort, mais pas dans mon cœur Josee Masson der un jeune en deuil (Les éditions Logiques) .Quoi dire, quoi faire au salon funéraire, aux funérailles, à la maison.Comme expliquer le mystère de la mort aux enfants qui ont tant de peine et qui cherchent des réponses.Cette travailleuse sociale qui s’est intéressée au deuil chez les enfants et les adolescents nous explique Pimportance deg larmes collectives et des rites funéraires.A lire, à tout âge.Suivi: les débats de la commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.J’ai également parcouru le document disponible sur le Web concernant cette délicate question dont ne sont pas absents les termes «euthanasie» et «suicide assisté».Qn prend même bien soin de définir ces mots.Le document d’une trentaine de pages est disponible sur le site de Pi^semblée nationale du Québec: http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/CSMD/mandats/Mandat-12989/index.html.Les dates des prochaines audiences publiques sont également disponibles à cet endroit.J’ose une seule question: transférer une vieille dame de 91 ans atteinte d’Alzheimer de la résidence où elle demeure depuis six ans (3000 $ de loyer par mois) vers un hôpital où elle n’a jamais mis les pieds, en avertissant la famille quatre heures après le transfert, est-ce que ça s’appelle mourir dans la dignité?Si j’ai bien saisi, c’est une pratique courante dans les résidences pour se garder les coudées franches.Est-ce qu’on doit aussi prévoir un code-barre tatoué sur le front dans son mandat d’inaptitude?
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