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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2010-07-16, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 JUILLET 2010 ALL ANIMALS HW/ETHE SAME PARTS» ( T CULTURE Une publicité de Pamela Anderson sur le végétarisme jugée trop osée , Page B 4 MONDE La Corée du Nord souffre de l’absence de soins Page B 9 PHOTOS DOMINIQUE PARENT L’art dans un écrin de beauté Pour le Tour des arts, 40 artistes ouvrent les portes de leur atelier dans le décor enchanteur de Sutton Il ne reste que trois jours pour s’aventurer sur le circuit du Tour des arts de la région de Sutton, le plus ancien événement du genre.La 22® édition de ce concept, qui a fait plusieurs petits à travers le Québec, constitue un excellent prétexte pour découvrir la surprenante effervescence culturelle d’une région qui pullule d’artistes et dont le panorama bucolique croise trop rarement noü'e chemin.ETIENNE PLAMONDON EMOND Sutton — Des paires de ski clouées sur les devantures des commerces aux anciens télésièges récupérés en bancs de parc, Sutton célèbre visiblement le 50® anniversaire de son centre de ski, réputé pour ses pistes de sous-bois.Plus que les clins d’œil aux sports d’hiver, ce sont la quantité et la concentration des galeries d’art qui nous épatent lorsqu’on traverse le village.L’artisanat comme l’art contemporain cohabitent sereinement près de la rue Principale, abondamment ponctuée par ce type de salles.Il y a quatre ans, Sutton est entré dans le palmarès des cinq villes dont la proportion d’artistes parmi les citoyens était la plus élevée au Canada.Depuis, la ville a été détrônée par Bolton-Ouest village voisin.«Beaucoup de gens de la communauté artistique ont considéré que Sutton avait un cachet suffisamment intéressant pour les amener à y vivre, à y prendre résidence», explique Pierre Pelland, nouveau maire de Sutton, qui mise beaucoup sur l’engagement des citoyens provenant de ce milieu.Ceux-ci multiplient les initiatives de médiation culturelle, d’éducation auprès des enfants ou d’orga- Sur cette photo, la sculptrice Nicole Côté dans son atelier.Plus haut, un totem d’oiseau qu’elle a conçu et qu’il est possible d’observer dans sa cour, dont la vue donne sur les sommets appalachiens.nisation de spectacles.Si, historiquement, les pistes de ski ont été créées pour retenir la main-d’œuvre industrielle pendant l’hiver, Sutton s’appuie maintenant sur son bouillonnement culturel pour attirer les touristes durant la saison estivale.Le Tour des arts, qui sillonne les villages de Sutton, Knowlton, Bolton, Abercorn, West Brome et Mansonville, demeure le fer de lance de cette démarche.Pour l’occasion, 40 artistes présentent leurs œuvres et ouvrent leur atelier au public.Un contact privilégié, tant pour les créateurs que pour les amateurs.«On a un devoir d'expliquer, de montrer aux gens notre travail, comment on le fait, comment on le réalise.Ça intéresse les gens.E faut vraiment essayer de les introduire à notre univers, nos équipements, nos outils, nos matériaux.Les gens sont curieux de savoir ça», dit la sculptrice Nicole Côté, qui explique avec passion les moindres détails propres aux techniques de fabrication de son art «Cest archi-important, considè- re aussi Brigitte Normandin, dont les créations iconoclastes en déstabilisent plus d’un.Ça démystifie l’artiste à l’œuvre, les arts en général, et [ça contribue à ce que] les gens ne se sentent pas intimidés quand ils voient des œuvres d’art et des galeries.» Celle qui s’efforce de tout mettre en place pour vaincre la gêne de ses visiteurs ajoute que ça fait en sorte «que des gens continuent à venir [les] voir même après le Tour des arts».Un événement incontournable pour les artistes, donc, car il s’agit aussi d’une source de revenus non négligeable.«Je pense qu’on fait la moitié de notre année en neuf jours», admet Nicole Côté, qui évoque les ventes qu’elle réalise auprès de clients américains, ontariens ou québécois qui sont de passage à ce moment de l’année.Un tour imité, mais qui se distingue A l’heure actuelle, plusieurs autres régions du Québec ont calqué ce concept inventé à Sutton.Pour les organisateurs du Tour des arts, celui-ci demeure tout de même unique.«On se distingue, pas juste parce qu’on est le premier, mais beaucoup par [.] la variété et la qualité de ce qui est offert», affirme Francine Denault, peintre rencontrée dans la galerie Farfelu, qui a déjà participé à d’autres circuits semblables.Elle précise qu’ici un jury sélectionne les artistes qui ont l’honneur de participer à l’événement.Une quarantaine d’ateliers à visiter en un seul week-end, un plan ambitieux?Le Tour des arts a prévu le coup.Dans la galerie Arts Sutton, aménagée dans le gymnase d’une ancienne école primaire, les gens peuvent jeter un coup d’œil sur une exposition collective.Peinture, aquarelle, joaillerie, ébénisterie et vitrail, cet espace généralement consacré à l’art actuel se transforme pour l’occasion en une vitrine éclectique des artistes et artisans qu’on peut rencontrer.Ainsi, le voyageur peut découvrir les styles qui l’interpellent avant de se lancer sur les routes panoramiques, qui ne se dévoilent que si l’on en fait notre desti-nation.Déjà bien connu des amateurs de randonnées et de plein air, ce site, situé à un peu plus d’une heure de route de Montréal, mérite le détour pour sa scène pastorale et ses montagnes à perte de vue.«Quand je n’étais pas dans le Tour [comme artiste], [le] faisais et je n’en revenais pas de la beauté des lieux qu’on pouvait découvrir à cause de ça.Les [artistes] arrangent leur environnement.Ça permet aux gens de voir des coins assez enchanteurs», s’exclame Nicole Côté à l’endroit où elle aménage les totems qu’elle a conçus: une cour champêtre dont la vue donne sur les sommets appalachiens situés de l’autre côté de la frontière américaine.Au-delà des arts visuels, ce coin des Cantons-de-l’Est profite de l’occasion pour organiser une panoplie de spectacles musicaux ou théâtraux.L’un des plus attendus se déroulera ce dimanche.Enrique Batiz, directeur musical de rOrchestra sinfonica del esta-do de Mexico, livrera une prestation sur le piano de l’église historique Good Shepherd.Planté dans une «nature absolument merveilleuse et inspirante», selon Miklos Takacs, cet humble patrimoine religieux a été remarquablement reconverti en salle de spectacle par le directeur de la Société philharmonique de Montréal.L’acoustique s’y avère impeccable.L’entrée est libre, car M.Takacs avait promis aux anciens paroissiens que, pour eux, «l’église serait toujours grande ouverte».Une contribution demeure par contre suggérée à la sortie et une réception payante en compagnie du maestro conclura le Tour des arts.Le Devoir ¦ Le Tour des arts, jusqu’au 18 juillet, www.tourdesarts.com Etienne Plamondon Emond a été invité à visiter la région par la ville de Sutton Cl e a Contes à rouler Pédaler, c’est bien, mais se faire raconter une histoire en roulant, voilà qui est intéressant.Jusqu’au 18 juillet, la conteuse Arleen Thibault, accompagnée au violon par Anne-Hélène Chevrette, partage avec ses invités sur roues (qu’ils soient à vélo ou en patins) six contes contemporains imaginés à partir des sculptures-bancs du parc linéaire de la rivière Saint-Charles, à Québec.Balade gratuite, départ de la Maison Do-rion-Coulombe, au 332 de la rue Domagaya aujourd’hui, demain et dimanche, à 15h30 et à 20h.www.societerivierestcharles.qc.ca ou® 418 691-4710.Cinq ans d’art Pour célébrer ses cinq années à l’intérieur des murs de l’ancienne caserne de pompier, la maison de la culture Maisonneuve propose l’événement HoM’Arts, une rétrospective d’expositions marquantes.En plus de la programmation régulière, demain, le commissaire de l’exposition Horn’Arts, Serge Marchetta, rencontre le public à la maison de la culture pour parler des œuvres exposées.Dès mercredi, le Mouvement Art public présente Passez un bel été, une exposition de dix photographies installées sur l’espace ga-zonné du marché Maisonneuve, au 4375 de la rue Ontario Est.Pour plus d’info: ® 514 872-2200.Montréal jazz La relation que Montréal entretient avec le jazz a toute une histoire, qui est racontée dans l’exposition Jazz à la librairie Monet.Le Café Montmartre, Rock-head’s Paradise, El Moroco et le Café St-Michel y revivent, ces lieux mythiques ayant accueilli les Oscar Peterson, Myron Sutton, Johnny Holmes, Louis Metcalf, Steep Wade, Maury Kaye et René Thomas.En plus de pouvoir y observer les œuvres de cinéastes, écrivains, affichistes et peintres qui furent influencés par ce courant musical, le photographe Douglas Capron présente une série de portraits de musiciens qui occupent la scène jazz actuelle.Entrée libre.Jusqu’au 29 août.2752, de Salaberry.www.li-brairiemonet.com.L’amour brille sous les étoiles Lues dans une allée, un jardin ou à la fenêtre, les plus belles scènes d’amour reprennent vie au préau du collège de LAssomp-tion, interprétées par Yves Cor-beil, Christian Bégin et Béatrice Picard.Pour les Rendez-vous amoureux, les acteurs ont reçu carte blanche, dans un cadre à mille lieqes des lectures traditionnelles.A 19h30 ce soir, Corbeil est à la barre de la soirée à la québécoise.Demain, Bégin est l’hôte de celle à l’anglaise, tandis que dimanche, c’est Picard qui mène l’après-midi à la française, dès 16h.www.hector-charland.com.Chic, un lancement Nouvelle vitrine de la relève en design graphique.Chic Moustache lance le concours pour sa collection de t-shirts à l’image de la Belle Province le jeudi 22 juillet au Goethe-Institut, dès 18h.Pour info: www.chicmoustache.com.Emilie Folie-Boivin B 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 JUILLET 2010 WEEK-END CULTURE Charles Mackerras, 1925-2010 Le musicien des musiciens n’est plus CHRISTOPHE HUSS Le chef d’orchestre Charles Mackerras est mort à Londres le 14 juillet à l’âge de 84 ans des suites d’un cancer.La maladie n’avait pas mis en veilleuse son inébranlable énergie; Mackerras devait diriger Idomenée de Mozaft dans un mois au Festival d’Edimbourg et un programme Dvorak-Mar-tinu avec le Philharmonique de Berlin, le 1®" octobre.Charles Mackerras, Australien, né près de New York, était un citoyen du monde.Aux antipodes, on pleure un «titan australien»; en Angleterre, son pays d’adoption, il était l’un des 65 membres du très sélect Ordre des compagnons d’honneur de la royauté.Prague, sa ville de cœur, l’avait fait citoyen d’honneur.Charles Mackerras — «the musician’s musician», selon la grande chanteuse Janet Baker — n’a jamais été à la tête d’un grand orchestre américain ou d’une institution européenne de prestige, mais il fait partie de la race très rare d’artistes interprètes qui ont marqué et fait dévier le cours de l’histoire de la musique.Felix Mendelssohn a remis au répertoire la musique sacrée de Bach; Pablo Casals a ressuscité ses Suites pour violoncelle-, Arthur Schnabel a joué les Sonates pour piano de Beethoven sous forme d’intégrale et, pour l’éternité, les rôles de Tosca et Norma sont marqués par Maria Callas.Mackerras occupe la même place: c’est à lui que nous devons d’avoir ouvert les frontières aux opéras de Leos Janacek, devenu l’une des coqueluches du monde lyrique.Ses enregistrements Decca des grands ouvrages du compositeur tchèque, avec le Philharmonique de Vienne, resteront à jamais.C’est lui aussi qui a déclenché, par son enregistrement à Prague, avec Renée Fleming, l’engouement pour Rusalka de Dvorak.Je me souviens qu’à l’issue d’une session d’enregistrement de ce disque au Rudolhnum, la di- rectrice du Philharmonique tchèque de l’époque me disait: «Mackerras est tellement extraordinaire qu’il est capable de corriger des fautes de tchèque à des Tchèques.» Sonorités et authenticité Prague a marqué Charles Mackerras.Après avoir étudié le hautbois, le piano et la composition à Sidney, il voyage en Europe et arrive dans la capitale tchèque en 1947, où il étudie la direction avec le légendaire Vaclav Talich.11 s’installera ensuite à Londres et au Sadler’s Wells Opera, il fera connaître Katia Kabanova, Jenufa et L’Affaire Makropoulos dès les années 1950.Toujours dans les années 1950, Mackerras laisse libre court à une seconde passion: «savoir comment les choses pouvaient se jouer au moment où elles ont été créées».11 retrouve ainsi l’orchestration originale de la Royal Fireworks Music de Haendel, qui comprend 24 hautbois, et la joue en 1959 \ Musée national des beaux-arts du Québec Québec H B - ^ K'5* y > LA PEINTURE À L’ÉPOQUE DE LA VIOrOMA comms nom HOLLomr LomnES DU 27 MAI AU 6 SEPTEMBRE 2010 P.VRC DES CHAMP.S-DMATAIIXE, QUÉBEC G1R 5H3 WVt W.MNBA.QC.CA 'S?!' L EXPOSmON EST OBGANISÉE ET MISE El» ClfiCUlAIION WH ART SERVICES INIERNATIOIIAL.AtEXAUORIA.VIRGINIE (ÉTATS-UNIS).LA CIRCULATION NORD AMÉRICAINE DE L'EXPOSiTlON EST SOUTENUE PAR THE CHtSHOLM FOUNDATION, ET HISCOX EST LE COMMANDITAIRE DU CATALOGUE WILLIAM POWELL FRITH.IA GARÉ DU CHEMIN DEFER (DÉTAIL), 1862.HUILE SUR TOILE, 116,7 X 256,4 CM GRACIEUSETÉ OU ROYAL HOLLOWAY, UNIVERSITY OF lONDCW pour le bicentenaire de la mort du compositeur.La musique tchèque, Haendel, mais aussi Mozart et Beethoven ont accompagné ce chef modeste et brillant, l’un des cinq musiciens les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de rencontrer.L’ornementation dans la musique vocale de Mozart est un sujet qui a absorbé Mackerras toute sa vie.11 fut le premier à se rapprocher de Jonathan Del Mar lors de son travail d’édition critique des symphonies de Beethoven et il a enregistré les symphonies de Brahms dans l’effectif dont disposait le compositeur.Les interprétations de ce musicien aussi immense que discret sont marquées par une acuité rythmique impressionnante et une grande clarté polyphonique, née d’un travail préparatoire acharné sur les partitions de chaque musicien et d’une quête inépuisable de la sonorité juste.Le Devoir RADEK MICA AGENCE ERANCE-PRESSE Sir Charles Mackerras, un chef d’orchestre renommé à l’origine de la redécouverte du compositeur tchèque Leos Janacek dans les années 1950, est mort du cancer, à l’âge de 84 ans.CONCERTS CLASSIQUES Peu d’égards pour le peuple CONCERTS POPULAIRES Grands airs de l’opéra français.Berlioz: Marche hongroise de la Damnation de Faust.Bizet: extraits de la Suite n° 1 de Carmen, airs «Je dis que rien ne m’épouvante» et «La fleur que tu m’avais jetée».Farandole de LArlésienne.Offenbach: Chanson de Kleinzach des Contes d’Hoffmann.Gounod: Faust-La Nuit de Walpurgis.Massenet Méditation de Thaïs, airs et duo de Manon.Saint-Saëns: Bacchanale de Samson et Dalila.Marianne Fiset (soprano), Marc Hervieux (ténor).Orchestre métropolitain, Alain Trudel.Centre Pierre-Charbonneau, mercredi 14 juillet 2010.CHRISTOPHE HUSS Quel gouffre entre la puissante et léchée prestation de «l’Orchestre du Festival» et Jean-Marie Zeitouni à Lanaudière samedi dernier et ce qu’ont présenté l’Orchestre métropolitain et Alain Trudel aux Concerts populaires ce mercredi.Le programme célébrait la fête nationale française, donc la révolution, c’est-à-dire l’affranchissement du peuple.Pour une telle occasion, on aurait pu lui porter plus d’égard, à ce peuple, qu’en lui présentant des mises en place orchestrales poussives grevées de défaillances individuelles (cors et violoncelles — comme si souvent au Métropolitain — mais avec une contagion à d’autres pupitres).Le sel de la plupart des pièces symphoniques choisies résidait dans la tenue et (ou) l’emballe- ment rythmique.Ces deux dimensions furent assez médiocrement mises en valeur.C’est la musique de ballet de Faust qui s’en tirait le mieux.La Marche hongroise était transformée en galop, la Farandole de LArlésienne en rien du tout et la Bacchanale de Samson et Dalila en pas grand-chose.Je ne sais si ce que j’ai entendu bénéhciait du nombre de répétitions usuel, sinon c’est inquiétant; chef et orchestre sauront en leur âme et conscience qui devrait le plus s’inquiéter.Dans la Méditation de Thaïs, le blâme est évident et va à la violoniste solo Johanne Morin.Jouer faux avec une telle constance en étant première chaise d’un orchestre professionnel est un défi que seule Jeanne Lamon àTafelmusîk est susceptible de relever.On peut espérer que ce concert servira au moins à préparer constructivement les trois suivants: dimanche 18 à 19h30 au Théâtre de verdure du parc Lafontaine, jeudi 22 au parc du Millénaire à Dorval et le U août à file des Soeurs (parc Vancouver).Mais bon, on était aussi venu entendre Ma-riannne Fiset, auréolée d’un engagement pour chanter Manon à l’Opéra de Paris en 2012, et Marc Hervieux, l’enfant du quartier.Fiset a fait preuve d’une musicalité posée, faisant naître de beaux phrasés étoffés par une voix qui prend ampleur et conhance.Marc Hervieux apparaissait plus détendu dans la seconde partie, le concert culminant alors naturellement dans les airs et, surtout, un admirable duo de Manon de Massenet.Le Devoir E N BREF 4,25 millions pour la traduction Le Conseil des arts du Canada a annoncé la reconduction jusqu’en 2013 du Programme national de traduction pour permettre aux éditeurs d’augmen- ter le nombre d’œuvres canadiennes traduites dans l’une ou l’autre des langues officielles.Le ministère du Patrimoine prolonge ainsi son engagement, pris en 2009-2010, offrant au total 4,25 millions en aide sur quatre ans aux éditeurs du pays.Ce programme s’inscrit dans la FeuîUe de route pour la dualité linguistique déployée sur cinq ans par le gouvernement conservateur.Trois nouveaux projets pilotes seront aussi instaurés pour supporter jusqu’à 75 % des honoraires d’un réviseur bilingue et couvrir une partie des frais de lecture.- Le Devoir A LA TELEVISION 1 Le Téléjournal LE JOURNAL D'UNE NANNY (2007) avec Laura Linney, Donna Murphy, Scarlett Johansson.Zone doc / Hier encore, je l'espérais toujours Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Des kiwis et des hommes | TVA Nouvelles Sucré salé Caméra témoin VLOG Le négociateur / Les mal-aimés Partie 2 de 2 Toute la vérité / A ne pas mélanger TVA Nouvelles Juste pour rire en direct 23h15 Sucré salé 23h45 LA CLE DES SECRETS (2005) Kate Hudson.KaboumI / Humour noir Tactik/J'ai un kick sur.Tactik Toute une famillel Curieux Bégin / Du fromage, trois fois par jour tous les jours Les chansons d'abord KEANE (2004) avec Amy Ryan, Abigail Breslin, Damian Lewis.La guerre des clans Atomes crochus Le mur Ouébec Ste-Madeleine P.O.CONEIANCE EATALE (2006) avec David Haydn-Jones, Paul Popowich, Amy Jo Johnson.La magie de Criss Angel La porte des étoiles / Dimension parallèle Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Artisans du changement Le Téléjournal RDI économie Le National Le Téléiournal 123h45 Sports 124 heures 17h50 Champion Journal ER Passe-moi les jumelles Eaut pas rêver/Le Laos Club social TV5 le journal 23h35 Pékin Ex press 4 1 Steeve Diamond Partie 2 de 2 Scènes de crime Autopsie Histoires de crimes NCIS enquêtes spéciales C'estincroyablel 1 Sexe Réalité 1 Recette V IBBQ de Louis Décore ta vie Airoldi-sortie Airoldi maison Changez déco César parle chiens ByeMaison Ma maison Maison Sarah 1 MARIAGE: MODE D'EMPLOI | 17h30 Palmarès Décompte MusiguePlus Danse ou crèvel Tila: Célib et Bi Tila: Célib et Bi La plavlist de.Les années / Beau Dommage Le grand décompte MusiMax Génération 2000 / 2000 U2: RATTLE AND HUM (1988) U2.Célébrités L'herbe est plus verte / Jephthé VRAKIavie Dans le trouble Touchepasi Eamille parfaite Amitiés d'une saison Radio enfer Stan- ses stars | Changement 1 Fan Club Hors d'ondes 1 Les Simpson 1 Iron Man Spider-Man Batman Wolverine X Star Wars Les Simpson | RENAISSANCE (2006) avec Romola Garai, lan Holm, Daniel Craig.Les Simpson ^¦ÏTÏT^^H Info Sports Sports 30 PGA Golf - Omnium Britannigue 2e ronde LCE Eootball /Alouettes de Montréal c.Lions de la Colombie-Britannique (D) | 1 La caverne d'Ali Baba Rome, grandeur et d./ Néron L'Antiquité / Super canons The Unit: Commando d'élite MEURTRES EN DIRECT (1982) avec George Grizzard, Sean Connery.Cormoran Ouelle famillel Rumeurs Anne - pignons verts C'est juste de la TV Comme magie Les grandes entrevues / Eranck Dubosc Cinéma 1 Les experts L.A.: Enquêtes prioritaires Victimes du passé Protection de témoins Joséphine: ange gardien / Paris- Broadwav Recherches La porte d'Atlantis/Trio S'coucher Jobs de bras Les stupéfiants Péril en haute mer Chasseurs de fantômes Les tripeux 1 Le cobaye Pk Head's Up |l7h30Terre.TV 1 Campus CursUS-santé Science tourne Prix CERIUM | Palliative Care Démocratie RévolutionTranquille CORIM 1 Jardins du monde / Etats-Unis Cyclisme - Tour de Erance Vallonnée: Bourd-de-Péage à Mende Guide restes VOIR Le globe cooker / Madagascar .de la pêche 1 PinkyDinky 1 Carmen camp.Panorama Douce folie L'art d'être parent L'INVAINCU (1957) avec Karuna Bannerjee, Kanu Bannerjee.D'mes affaires 1 Trajectoires Presserebelle 118h20 COEUR ET TRIO (1987) Eric Stoltz.ANIMAL (2001) Rob Schneider.Ile EESTIN nu (1991) avec Judv Davis, lan Holme, Peter Weller.lUN DIRECT AU COEUR (1962) I |l7h35 LA DESTINATION UL.PALACE POUR CHIENS (2009) Emma Roberts.20h45 Cinéjour BANDSLAM (V.E.) (2009) Alyson Michalka.LA DESTINATION ULTIME (2009) | Le sexe avant JC: l'Egypte kabuki, le chemin des fleurs Les jeux de Ganesh Il faut sauver le Dakota Horizon/Turquie Le sexe avant JC: Grèce Airbus/ Boe.H» 1 Mémoire P 1 Les éclectiks JeffyPOP Bar à Victor BoxeRock Le guide de l'auto Juste pour rire Bar à Victor BoxeRock Mémoire P 17h00 News Coronation St.Wheel Eortune Jeopardvl Ron James Rick Mercer Republic of Doyle CBC News: The National 22h55 CBCNews/23h05 Stampede Ghost iNews eTalk Access H.Law & Order / By Perjury Medium / Who's That Girl?Elashpoint / Unconditional Love News 1CTV News 0h05 CSL NY News End Leash E.T.Canada Ent.Tonight NCIS / Nine Lives 90210/Okaeri, Donnai ReGenesis / Paint Hope News Thirsty T.Ent.Tonight EingerTips Think Big Around the World The Agenda with Steve Paikin Heartbeat Allan Gregg EilmIOl The Agenda with Steve Paikin CoupI Be Millionaire World News Eox 44 News Smarter Than Wife Swap / McLeish/ O'Dell Primetime: You Do?20/20 The Office |23h35 News 0h05 Kimmel News Evening News Ent.Tonight 48 Hours Mystery Medium / Who's That Girl?Elashpoint / Unconditional Love News 123h35 David Letterman I News 1 NBC News Jeopardyl Wheel Eortune THE JENSEN PROJECT (2010) avec Brady Smith, Kellie Martin.Dateline NBC News 23h35 Tonight Show J.Leno Eamily Guy The Simpsons 2 1/2 Men 21/2 Men House / Private Lives The Good Guys / Small Rooms EOX 44 News at 10 TMZ 1 Scrubs 1 Seinfeld | iNews Journal Vermont Week Wash.Week BBC News Need to Know P.O.V./ Good Eortune Business Charlie Rose MaîKtCTi J News 1 Business PBS NewsHour Roadside Adv Outdoors Wash.Week I Need to Know BBC News News 1 Charlie Rose I iNews eTalk Access H.Law & Order/Bv Periurv Medium / Who's That Girl?Elashpoint / Unconditional Love News 1 CTV News 0h05 CSL NY American Justice The Eirst 48 Criminal Minds / P911 Criminal Minds Criminal Minds/Aftermath The Glades / Pilot Criminal Minds 1 Wind at My Back At the Concert Hall Pact Presents Behind Camera White Collar/All In Dexter / It's Alivel 23h10 Law & Order/Standoff Ohio W.Trace Cash Cab How It's Made Daily Planet Salvage: Code Red Man vs.Wild / Deep South E2: Eorensic Eactor Daily Planet Man vs.Wild Urban Legends Urban Legends Dive Detectives / Ghost Ship Jurassic Eight Club THE NINTH GATE (1999) avec Erank Langella, Lena Olin, Johnny Depp.Anc.Discoverv Trailer Park Trailer Park ReGenesis / Escape Mutant THE UNOUIET (2008) avec Cara Buono, Julia Anderson.K.vs.Spenny Pure Pwnage Misfits NCIS Off the Record SportsCentre LCE Eootball / Blue Bombers de Winnipeg c.Tiger-Cats d'Hamilton (D) LCF Football / Alouettes de Montreal c.Lions de la Colombie-Britannique (D) | ^HîTïïîTTÏÏ^H NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau LES CHANSONS D’ABORD Le français se fait rare au Festival d’été de Québec.A l’exception de la soirée en l’honneur de Gilles Vigneault, seul le spectacle d’ouverture, que présente ce soir Télé-Québec, met en avant la chanson dans la langue de chez nous.Pour cette rencontre France-Québec, on a réuni Michel Fugain, Enrico Macias, Ariane Moffatt, Roch Voisine, Corneille et plusieurs autres.Télé-Québec, 21h ZONE DOC Hier encore, je t’espérais toujours L’histoire de Nadine Bari, une femme dont le mari guinéen a étrangement disparu et qui a «enquêté» longuement pour comprendre les raisons de cette disparition à saveur politique.Radio-Canada, 21 h U2: RATTLE AND HUM Les fans de U2 déçus de ne pouvoir les voir «en vrai», leurs deux spectacles prévus ce soir et demain ayant été reportés à une date encore inconnue, peuvent se rabattre sur ce «rockumentaire» tourné pendant la tournée de l’album The Joshua Tree en 1987, époque à laquelle le groupe a acquis son statut de «star planétaire».Musimax, 22h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR LE VENDREDI 16 JUILLET 2010 B 3 WEEK-END CINEMA « Un pur régal pour Iqs aficionados du fado et une découverte bioule pour les néophytes de œ genre mnsIcfiL» À l’affiche cette semaine SOURCE MÉDIAFILM CA UNE FAMILLE UNIQUE (The Kids Are Ale Right) États-Unis, 2009,106 minutes Comédie dramatique de Lisa Cholodenko avec Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruflalo.Conçus par insémination artificielle et élevés par un couple de lesbiennes, une adolescente et son jeune frère sentent le besoin de connaître leurs origines.• V.O.: AMC Forum.• V.f.: Quartier latin.I AM LOVE (lo SONO l’amore) Italie, 2009,119 minutes Drame de Luca Guadagnino avec Tüda Swinton, Flavio Parenti, Hppo Delbono.En intégrant la bourgeoisie milanaise, Emma a renoncé à ses origines russes.Mère et épouse modèle, elle tombe éperdument amoureuse d’un jeune restaurateur ami de son fils.La liaison aura des conséquences inattendues.• V.O., s.-.t.a.: AMC Forum.M.NOBODY (Mr.Nobody) France, 2009,139 minute Science-fiction de Jaco Van Dormael avec Jared Leto, Sarah PoUey, Diane Kruger.En 2093, Nemo, un homme plus que centenaire, va bientôt mourir, dernier de sa race dans un monde où l’immortalité est devenue la norme.11 confie à un journaliste les souvenirs confus de ses multiples vies antérieures.• V.O., s.-t.f.: Beaubien.• Vf.: Quartier latin.MUSICA EN ESPERA Argentine, 2009,106 minutes Comédie sentimentale de Hernan A Goldfrid avec Diego Peretti, Natalia Qreiro, Norma Aleandro.Une employée de banque enceinte, qui a caché à sa mère le départ du géniteur, convainc un compositeur de musique de films de se faire passer pour son conjoint.En échange, elle s’engage à retrouver une mélodie de ligne en attente dont a besoin le musicien.• V.O., s.-t.a.: AMC Forum.ORIGINE (INCEPTION) États-Unis, 2010,148 minutes Science-fiction de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio, Ken Watanabe, Marion CotiUard.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Place LaSaUe, Carrefour Angri-gnon, Cavendish, Colisée Kirkland, StarCité, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché central.• Vf: Quartier latin.Place LaSalle, Carrefour Angrignon, StarCité, Lan-gelier, Lacordaire, Marché central.• V.O., s.-t.f : Cinéma du Parc.71 -V ‘ .1 ¦ .'U / //////// K-FILMS L’envoûtement pour le fado persiste depuis bientôt 30 ans et se poursuit dans Fados, un hommage aux airs d’autrefois mais aussi aux relectures d’aujourd’hui.L’âme de tout un peuple FADOS Réalisation: Carlos Saura.Scénario: Carlos Saura, Ivan Dias.Image: José Luis Lopez linares.Montage: Julia Juaniz.Portugal-Éspagne, 2007,88 min.ANDRÉ LAVOIE Le fado partage quelques gènes avec le tango et le blues: une musique née au cœur des quartiers mal famés, complaintes mélancoliques inspirées par les affres de l’exil, le poids de la misère ou les blessures d’un amour impossible.Dans le port de Lisbonne au XIX" siècle, les paysans portugais venus trouver du travail dans la capitale chantaient ainsi leur mal de vivre, créant sans le savoir des sonorités qui allaient décrire l’âme de tout un peuple.La beauté discrète du fado ne pouvait échapper à Carlos Saura, celui qui a trouvé un formidable second souffle en s’intéressant au flamenco (Carmen, L’Amour sorcier) et au tango.En marge des analyses psychanal5ttiques de son pays jadis sous la dictature (Cria Cuervos, Maman a cent ans), le cinéaste espagnol nous en a mis plein la vue, grâce à la complicité des plus grands directeurs de la photographie, dont Vittorio Storaro.Cet envoûtement persiste depuis bientôt 30 ans et se poursuit dans Fados, un hommage aux airs d’autrefois mais aussi aux relectures d’aujourd’hui, dont une à la sauce hip-hop.Après une introduction succincte sur les origines de cette musique, celle-ci prend toute la place, totalement ancrée à l’intérieur d’un immense studio, véritable terrain de jeu pour des artistes de tous les âges, des plus traditionnels aux plus audacieux.Ce vaste espace dénudé, décoré ici et là de miroirs, enrobé de couleurs chatoyantes, est aussi tapissé d’écrans amovibles nous laissant découvrir les charmes de Lisbonne et de ses habitants.Dans cet environnement lisse et contrôlé se succèdent avec élégance de vieux routiers comme Carlos Do Car-mo (également superviseur musical du film), de grandes figures telles que Caetano Velo-so et Chico Buarque, et plusieurs jeunes artistes qui suivent plus ou moins fidèlement les traces de leurs aînés.Cette vîsîon quelque peu es-thétlsante semble en rupture avec les origines canailles de cette musique, surtout lorsque Carlos Saura reconstruit, de façon proprette, ces petits cafés de la capitale où le fado règne en roi et maître.Avec toutes ces possibilités techniques, le cinéaste réussit de remarquables fusions entre la danse, la musique et des Images d’archives, comme celles évoquant la fièvre démocratique de la Révolution des œillets en avril 1974, un moment charnière dans l’histoire du Portugal.Les révolutions se font aussi en chantant.Collaborateur du Devoir • V.O., s.-Lf : Quartier latin, Beaubien.• V.O., s.-fa.: AMC Forum.Physique et sorcellerie UAPPRENTI SORCIER (The Sorcerer’s Apprentice) Matt Lopez, Doug Miro, Carlo Bernard.Avec Jay Baruchel, Nicolas Cage, Alfred Molina, Teresa Palmer, Monica BeUucci, Alice Krige, Toby KebbeU, Qmar Benson Miller.Photo: Bojan Bazeli.Montage: William Goldenberg.Musique: Trevor Rabin.États-Unis, 2010.FRANÇOIS LÉVESQUE The Sorcerer’s Apprentice est davantage un film de producteur que de réalisateur.En effet, on sent la grosse patte de Jerry Bruckheimer (Pirates of the Carribean) dans les moindres recoins de cette coûteuse entreprise destinée à la famille.Nul ne lui disputera son flair pour réunir tous les ingrédients d’un gros et gras succès, ce par quoi se soldera probablement ce film-ci.La réunion du réalisateur Qon Tur-teltaub) et de la vedette (Nicolas Cage) de deux de ses productions les plus payantes.National Treasure et sa suite, se veut certainement pour lui un gage de bonne fortune.L’intrigue classique de l’élu maladroit qui se révèle finalement digne de la tâche que le destin lui a assignée plaira aux 8-12 ans, à qui le film s’adresse au premier chef Qui plus est quand l’apprenti du titre est interprété par l’attachant Jay Baruchel, dont ce film devrait ci- DISNEY L’intrigue classique de l’élu maladroit qui se révèle finalement digne de la tâche que le destin lui a assignée plaira aux 8-12 ans.menter définitivement le statut à Holl5rwood.L’acteur montréalais incarne Dave Stutter, un étudiant en physique qu’une visite jadis chez un antiquaire a laissé avec le souvenir traumatisant d’un affrontement entre deux sorciers rivaux.L’objet de la discorde?Une poupée gigogne dont chaque pelure garde prisonnier un mauvais mage et au centre de laquelle attend patiemment la vile Morgane.Et, bien sûr, il se trouve que seul Dave, vaguement parent de Merlin l’enchanteur, peut la détruire définitivement.Après s’ètre inspirés d’un segment du classique animé Fantasia, lui-mème tiré du poème de Goethe Der Zauberlehr- ling, les scénaristes ont imaginé une intrigue qui, bien que ni très neuve ni particulièrement imaginative, s’avère solide.Ils auraient toutefois gagné à resserrer le tout au mitan, longuet et bavard, quoique non dépourvu de réparties bon enfant qui font mouche.L’approche superficielle et expéditive de la double intrigue sentimentale trahit un manque d’enthousiasme à l’écriture et donne bien peu à faire à mesdames Belluc-ci et Palmer.Passage obligé.Plus choyé, Alfred Molina apporte une certaine superbe au vilain.Eait à signaler, le récit est marqué par un parti pris intéressant de vouloir rendre magique la science et scientifique la magie.En cela, le film se montre stimulant envers son jeune public.The Sorcerer’s Apprentice constitue à tous égards un produit holl5rwoodien plus ingénié qu’inspiré.Dotée d’effets spéciaux de premier ordre, cette mégaproduction estivale se défend cependant adéquatement dans les autres départements.Les enfants l’aimeront sans doute plus que leurs parents, simplement Collaborateur du Devoir • V.O.: Cinéma Banque Scotia, Place LaSalle, Cavendish, Colisée Kirkland, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché Central.• V.f: Quartier latin.Place LaSalle, StarCité, Marché Central.Cinq films canadiens à Locarno, dont deux en compétition internationale Cinq longs métrages canadiens seront présentés au 63" Eestival du film de Locarno, qui se tiendra du 4 au 14 août, dont deux en compétition internationale, a annoncé hier Téléfilm Canada.Curling du réalisateur Denis Côté et LA.Zombie — une coproduction avec l’Allemagne, les États-Unis et la Prance — du cinéaste Bruce Labruce ont été sélectionnés en compétition internationale.Ils feront partie des 20 films provenant de partout dans le monde qui se disputeront le Léopard d’or (Pardo rf’um), selon ce qui a été dévoilé hier dans la vUle italo-suisse de Locarno.Téléfilm a fait valoir que «Locarno avait une longue et importante feuille de route en tant qu’importante tribune pour de jeunes cinéastes de la relève».Le cinéaste québécois Denis Côté, un habitué de Locarno, a affirmé que son travail avait «toujours été encouragé et respecté au festival malgré la facture très différente des œuvres» qu’il y a présentées.Denis Côté a remporté cinq prix en cinq ans à Locarno,^y compris pour les films Les Etats nordiques (2005), Nos vies privées (2007) et Elle veut le chaos (2008).Le deuxième long métrage de Maxime Giroux (Demain), Jo pour Jonathan, sera présenté en compétition dans la section Concorso cineasti del présente (Compétition cinéastes du présent), une section qui vise à mettre en valeur de jeunes réalisateurs d’œuvres novatrices dans leur démarche, leur sujet ou leur approche.Les autres longs métrages canadiens sélectionnés par le festival cette année sont Ivory Tower d’Adam Traynor et You Are There de Daniel Cockburn.La Presse canadienne E N BREF Des images de Chaplin longtemps onbliées refont snrface dans nn festival Arlington, Virginie — Un court métrage muet égaré depuis des décennies renferme une grande surprise pour les cinéphiles et historiens du cinéma, alors qu’un visage familier émerge des buissons en uniforme de police, arborant cette moustache inoubliable.Le film de 1914, A Thief Catcher, éfait disparu depuis faut d’années que tout le monde avait oublié que Charlie Chaplin y faisait une courte apparition dans le rôle d’un policier bouffon, avec tous ses gestes et mimiques caractéristiques.Sorti de nulle part, le film de 10 minutes a surgi à la fin de l’année dernière dans une vente d’objets antiques au Michigan.L’historien du cinéma Paul Gierucki pensait avoir mis la main simplement sur une autre comédie des studios Keystone et n’a pas visionné le court métrage avant plusieurs mois.Puis, en mars, il a finalement vu Charlie Chaplin apparaître à l’écran et frapper quelques voyous dans ce film mettant en vedette Eord Sterling, Mack Swain et Edgar Kennedy.Char-Ile Chaplin est à l’écran pendant trois minutes.Après vérification faite en compagnie de son ami et collectionneur Richard Roberts, M.Gierucki a déterminé qu’ü s’agissait bien de Mustre personnage, dans l’une de ses premières apparitions à l’écran.La première projection publique du film, probablement depuis 1914, aura lieu demain dans le cadre d’un festival de comédies àArlingfon, en Virginie.MM.Gierucki et Roberts font partie d’un groupe surnommé llie Si-lent Comedy Mafia (la mafia du comique muet), qui organise chaque année le Slapsticon Eestival, près de Washington.-AP consuttez nahv site internet INCEPTION avec soue^ltres français FRANÇOIS TRUFFAUT XI2 PICASSO AND BRAQUE CO TO THE MOVIES LES AMOURS IMAGINAIRES ESTOMAGO Sam.et Dlm.:15h15 Mâlro Place des arts rCINÉMA DU PARC l§5j Autobus 80/129 I 3575 Du Parc 514-281-1900 VIFvsriAr.c i n e m a d tA P a 1*0 .c O m «UN «MEGA» FILM D'AUTEUR.Un film absolument brillant, spectaculaire et fin.» - Marc-Andrâ Luamlor, La Premsa LEONARDO C A P R INCEPTION DU RÉALISATEUR DE THE DARK KNIGHT version originale anglaise avec sous-titres français HCBir'giRgîrl www.inceptionmovie.com WkBMKre~s Funxsi horaire: 18h30 - 21h15 Métro Place des arts rCINEMA DU PARC consuttez notre site internet Autobus 80/129 13575 Du Paie 514-281-1900 LE FILM DE L'ÉTÉ ! DÉJÀ PLUS DE 1 000 000 $ AU BOX OFFICE! «Dign« des meilleurs films américains du genre!» aonnini Provtnttier, le SolSI «.Atterrissage réussi.Présence exceptionnelle de Michel Côté.Ce film vaut le détour.» Uicfié/e Coiae-ldrQ.le Journ»! Ht Monlre»l «Le grand succès de l'été.Vraiment très émouvant, très poignant!» Jeen-^MllmeOion, Salut tontour', Tvi «C'est un film réussi, efficace, très bien filmé, extrêmement bien joué.» C'est bien melll^r le matm, Premere 0>*tn« «Un véritable carrousel d'émotions!» C/tuM 0«nnén«A le tntjeumi ft C «Allez voir ce film ; c'est un succès instantané, je vous le garantis!» «La meilleure performance de Michel Côté depuis C.R.A.Z.Y.! Prenant du début â la fin!» MICHEL MAXIME LEFLAGUAIS SOPHIE PRÉGENT NORMAND D’AMOUR SYLVAIM AFCHAMBAULT N T R E CI piche-iefiim.com PRESENTEMENT A L'AFFICHE! CONSULTEZ L'HORAiRE CINÉMA B 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 JUILLET 2010 WEEK-END CULTURE Une publicité de Pamela Anderson sème la controverse à Montréal FABIEN DEGLISE La blonde s’en amuse, mais ne s’en offusque pas.L’actrice d’origine canadienne et fantasme vieillissant pour adolescents prépubères, Pamela Anderson, a qualifié hier de «déhile» la décision de la Ville de Montréal qui a refusé cette semaine de délivrer un permis pour la tenue d’un événement dans la rue où sa dernière campagne pour le végétarisme devait être présentée.Sur une affiche, l’ancienne bimbo s’y dévoile en tenue légère, découpée en morceaux comme un animal de boucherie.La composition graphique a été jugée sexiste par les autorités municipales.Elle a toutefois été exposée hier matin dans un restaurant branché de la rue Saint-Laurent où Mme Anderson, de passage à Montréal à l’invitation du volet anglo du festival Juste pour rire, a fait une brève apparition devant une meute de journalistes.Celle qui pendant des années a campé le rôle de C.J.Parker dans Alerte à Malibu a dénoncé avec le sourire le puritanisme de la Ville.«Je croyais que Montréal était une ville progressiste, a-t-elle indiqué au cours d’une conférence de presse.Cela n’a pas de h on sens.» Elle voit toutefois un aspect positif dans la controverse, qui a fait qu’au-jourd’hui «tout le monde parle [de cette campagne].On ne ALL ANIMALS HAVE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une publicité audacieuse de Pamela Anderson n’a pas obtenu le permis municipal nécessaire afin de présenter un événement promotionnel prônant le végétarisme.pouvait pas espérer mieux».La direction de la culture et du patrimoine de la Ville, qui n’a pas voulu délivrer de permis pour l’événement, s’est refusée hier à tout commentaire sur le sujet.L’actrice, qui depuis quelques années a mis son corps au service du groupe de végétariens radicaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), était hier à Mont- réal pour la présentation d’un spectacle intitulé The Pam’s Variety Show.L’événement était tenu dans le cadre de Just for Laughs.Mme Anderson y a joué la reine de la soirée aux côtés d’humoristes de calibre dans la sphère anglophone de l’humour: Damian Whitewood, Beardyman, Michael Costa et Kristeen Von Hagen étaient du nombre.Paradoxalement mal à l’aise face au mur de caméras et d’appareils photo qui l’attendaient hier matin, Pamela Anderson s’est réjouie à l’idée d’être à Montréal pour ce rassemblement de drôles, tout en rappelant avoir eu beaucoup de plaisir en 1997 lorsqu’elle a été l’invité d’honneur de la célèbre émission Saturday Night Live.L’ancienne playmate a d’ailleurs démontré ses talents d’humoriste en reconnaissant «être connue non pas pour [ses] performances debout [standup]», mais plutôt pour celles où elle est allongée (lie down).La blague faisait référence à la célèbre vidéo porno amateur dans laquelle Pamela et son exmari, Tommy Lee, ont joué à la fin du siècle dernier.Ix document a fait — et fait toujours — le tour du globe, permettant ainsi à l’actrice de rester sous les feux de la rampe, et ce, malgré un vide qui s’est installé dans sa carrière artistique.Le Devoir Le permis de la «Fox News du Nord» n’est pas garanti, dit le CRTC Ottawa — Québécor Media vient de se heurter à un obstacle dans ses efforts pour lancer sa nouvelle chaîne d’information en continu Sun TV News en service obligatoire sur le câble et le satellite, selon ce qu’a appris la Presse canadienne.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a informé Québécor que son projet de chaîne télévisée, surnommée la «Fox News du Nord» par ses détracteurs, ne pourrait pas être considéré pour une licence à transmission obligatoire de catégorie 1.Le CRTC a affirmé, dans une lettre obtenue par la Presse canadienne, qu’aucune demande de licence de catégorie 1 ne sera étudiée avant octobre 2011, après le changement de tous les signaux de télévision au mode digital.La solution proposée par le CRTC à Québécor serait plutôt d’appliquer, pour une licence d’exploitation de service de nouvelles concurrentiel, une demande qui pourrait être étudiée immédiatement.Cela signifierait que la nouvelle chaîne devrait négocier avec les câblodistributeurs et les fournisseurs de signaux satellites pour avoir une place dans leur palette de chaînes.Présentement, les distributeurs — câble et satellite — du Canada anglais doivent offrir les chaînes CBC’s News Network et CTVs News Channel, mais ce statut particulier doit prendre fin l’année prochaine.Une autre option qui s’offre à Québécor, selon le CRTC, est de transformer la station généraliste Sun TV, présentement en ondes, en chaîne de nouvelles et d’analyse.La Presse canadienne THEATRE Chanson, cochon et dérision MIAM MIAM D’Édouard Baer.Au TNM jusqu’au 19 juillet EABIEN DEGLISE La sauce a été montée à la fourchette.Miam Miçm, de l’amuseur-séduc-teur français Édouard Baer promet sur papier, depuis une semaine, le bonheur: une balade en règle dans un univers décalé où sens de la répartie et répliques assassines font souvent bon ménage.Le tout sur fond d’un théâtre transformé à la hâte en restaurant pour mieux rigoler des petits travers de l’humanité.Oui, sur la carte, le menu est alléchant.Sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde (TNM), où l’objet scénique est présenté dans le cadre du festival Juste pour rire, le drôle et sa troupe en ont toutefois livré, mercredi soir, une exécution respectable, mais sans plus.On résume l’action: une troupe de théâtre sans spectateurs est contrainte, pour vivre, de louer sa salle à des groupes communautaires pour la tenue de soirée dansante.Un soir, un homme ténébreux se présente à la porte croyant être dans un vrai restaurant.Il est insistant.Les petits apprentis escrocs se laissent impressionner, n’arrivent pas à résister et doivent finalement mettre en scène les attentes du méchant.Pour éviter le pire.Sur cette trame absurde, Baer — qui a écrit la pièce — accroche des dialogues incisifs pour mieux s’amuser du grotesque de la situation et des personnages qui vont l’alimenter: une jeune actrice écervelée, un assistant souffre-douleur, une directrice de théâtre alcoolique, un président d’association.Entre autres., Au milieu de cette ratatouille, Édouard Baer frétille comme une poignée d’ail émincé dans de l’huile chaude, en s’élevant dès les premières minutes à la hauteur qui est la sienne: celle du baveux souriant, maître de la taquinerie précise et artisan du comique de situation impossible qui, assisté d’une distribution en totale harmonie avec son projet de divertissement, séduit.Le rythme est efficace.Le décalage, assumé.Les mots, assemblés avec un sens aigu du sarcasme, mais l’ensemble de ces bons ingrédients s’inscrivent finalement sur un arc comique dont l’extrémité finale ne sustente pas entièrement.La faute à qui?A quoi?A des longueurs, à une intrigue qui s’étiole sous l’effet de raccourcis narratifs néfastes à l’intrigue et que l’on tente de masquer finalement par des chansons.La nature est ainsi faite: quand on cherche à allonger une béchamel avec de l’eau, ça finit toujours un peu par paraître! Le Devoir oo Oo GENEVIEVE BERUBE Rup-ture(s) est une création exploratoire inspirée par les écrits mélancoliques du philosophe méconnu Léon Chestov.Les Confins à Montréal complètement cirque Un cirque audacieux qui n’a pas encore trouvé son âme RUP-TURE(S) Les Confins.A Espace Go jusqu’au 17 juillet.ISABELLE PARÉ Curieux ovni contemporain, que ce cirque aux relents d’existentialisme russe présenté par la jeune troupe de cirque de Québec Les Confins, pour sa première prestation montréalaise.Parrainée par Ex Machina de Robert Lepage, la troupe fondée en 2008 par Sylvain Génois (acrobate pour AOS) revendique la convergence des genres et jette, avec audace, un pont entre les arts du cirque, le théâtre, la danse contemporaine et l’improvisation musicale.La troupe, qui espère devenir la première compagnie de cirque permanente de la Vieille Capitale, présentait pour la première fois en avril dernier à la caserne Dalhousie ce Rup-ture(s), une création exploratoire inspirée par les écrits mélancoliques du philosophe méconnu Léon Chestov.En ouverture, un homme allongé dans son lit, songeur, feuillette un livre de Chestov.La régie musicale, pilotée par l’artiste Erédéric Lebrasseur (un collaborateur occasionnel d’Ex Machina), domine la scène et tissera tout au long du spectacle la toile de fond sonore de ce cirque aux aspirations philosophiques.Le personnage principal (incarné par Génois) croisera tour à tour divers personnages lors de rencontres à deux, trois ou quatre, où le cirque, il faut le dire, joue un rôle plus que secondaire.Hormis le très inusité numéro de chaise aérienne livré par Geneviève Bérubé, l’envolée sous stroboscope de la trapéziste Anne Eay Audet-Johnson ou les apparitions cocasses de Erancis Julien au yo-yo et à la jonglerie, il faut admettre que Rup-ture(s) n’a pas encore réussi à insuffler une âme à ce cirque qui cherche sa voix ailleurs que dans la performance.Le problème n’est pas tant le thème insolite, voire audacieux de Rup-ture(s) que la difficulté de ses jeunes créateurs à soutenir cette diversité de styles, et surtout à porter le difficile texte qu’ils revendiquent.Malgré toutes leurs bonnes intentions, les interprètes ne semblent ni convaincus ni convaincants.Le personnage principal, autour de qui devrait orbiter toute l’action, s’avère complètement effacé, au point où l’on reste de glace quand il commet l’irréparable dans sa baignoire.Au final, on cherche toujours l’âme de ce cher Chestov.Le Devoir Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesamionces@ledevoir.corn I *N «D *E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 -150 Achat-vente-echange 160 -199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-echange 251 -299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit RÉGION TREMBLANTT Vous cherchez une propriété borddel’eaul Je peux vous aider.Huguette Matin 1-888-686-9116 www.chaletdunord.com APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 2 min.MÉTRO ACADIE - Cachet.Très gr 3 1/2, lumineux, rénové, pl bois, poêle, frigo 685$ chauffe, eau chaude, libre 514835-7502 AHUNTSIC 4 M2 const, neuve, gr balcon, h-triplex, ensoleille, a/c, pas d'animaux, ref, libre, 514^844376 CDN, AVENUE RIDGEWOOD Grands 1 1/2 et 3 1/2 Chauffe/eau chaude inclus Contactez Kim 514 710-7157 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'etat civil, l'âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap HO-MA,61/2,r.dec.de triplex, 3 c c, pl bois, s de lav au s -s 3 balcons Stat Septembre 950$ non-chauffe 450 589-6025 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CHALETS À LOUER EMPLOIS DIVERS EMPLOIS DIVERS EMPLOIS DIVERS LONGUEUIL-MAGNIFIQUE 51/2 Spacieux haut triplex, très éclairé, rénové 15 mm metro, ts services Libre 850$ 514 458-7519 PLATEAU - Ch-Colomb/Mt-Royal 71/2, haut triplex, 3 c c, pl bois Balcons Cachet Rénové Août 1500$ 514 521-8871 Près métro Beaubien, 4 V2 réno.2 ch fermées, entrees lav/sec, ideal pers seule ou couple calme, 890$, chauffe, libre, 514791-0828 ROSEMONT BEAU 5 M2, BAS DUPLEX, tranquille, près services, s-sol compris, accès exclusif grand parterre, les entrees lav/sec, lav-vais compris, 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pas responsable des erreurs répétées.Merei de votre attention.LES DEMENAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage - Entreposage - Pianos Assurances compI Estim gratuite www.breton-savard.com 5142541447 La sclérose en plaques ne bouleverse pas que la vie d’une seuls personne à la fois Elle bouleverse des familles entières Société canadienne de la sclérose en plaques 1800 268 7582 www scleroseenpIaquBS ca LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 JUILLET 2010 B 5 WEEK-END MUSIQUE Festival d’été de Québec Rammstem : la démesure ISABELLE PORTER Québec — Québec sera l’hôte dimanche de ce qui sera vraisemblablement la plus grosse production de son histoire avec la présentation du spectacle de stade du groupe de métal allemand Rammstein sur les plaines d’Abraham.Mon Dieu, protégez-nous.On a beaucoup donné dans les superlatifs au Festival d’été de Québec, mais ceux-ci sont justifiés.Réputé pour ses concerts à grand déploiement (pyrotechnie, lance-flammes, effets spéciaux, etc.), Rammstein devrait mettre le paquet.«Nous allons essayer d’amener avec nous tout le matériel que nous pourrons.On veut que ce soit le plus opulent [sic] possible», nous a dit Paul Landers, l’un des deux guitaristes en entrevue.Pour ce faire, le groupe de métal industriel a même dû faire venir la scène par bateau jusqu’à Québec.«Ça faisait très longtemps que nous souhaitions venir en Amérique du Nord et l’organisation [du Festival d’été] nous en a donné l’occasion», nous a-t-il expliqué en allemand avec l’aide d’un traducteur anglais.Le concert, qui est présenté en exclusivité nord-américaine, doit servir de prélude, voire de répétition à une longue tournée mondiale de trois ans qui débuterait en novembre.Après le concert, les six musiciens (le chanteur Till Linde-mann, les guitaristes Richard Zven Kruspe et Paul H.Landers, le bassiste Oliver Riedel, le batteur Christoph Schneider et le claviériste Christian Lorenz) laisseront derrière eux la scène afin Erics JOERG KOCH AGENCE ERANCE-PRESSE Christoph Schneider, Paul Landers et Till Lindemann, du groupe Rammstein, à leur arrivée au MTV Europe Music Awards, à Munich en novembre 2007.qu’elle soit récupérée en novembre pour les premières dates de la tournée en Amérique du Sud.Champ de bataille et défoulement Créé en 1994, le groupe fait l’objet d’un culte comme seules les formations métal sont capables d’en créer.L’impact de l’annonce du spectacle de Québec sur le Web donne d’ailleurs l’impression que le spectacle fait partie de la grande histoire du groupe avant même d’avoir eu lieu.Quand on lui demande si le fait de jouer sur un champ de bataille l’inspire, Paul Landers rétorque: «Où qu’il se produise, Rammstein joue toujours sur un champ de bataille».Façile mais efficace.Evidemment, les ados adorent.«Les jeunes veulent se révolter contre tout et le métal est une façon de le faire parce que c’est très agressif», convient Landers.Dans leur musique comme dans leurs spectacles, «les gars du groupe offrent ce qu’ils ai- meraient eux-mémes voir ou entendre», ajoute-t-il.Bref, le défoulement total.Musicalement, Rammstein est plus accessible que bien des groupes du genre puisqu’il ne boude pas les mélodies et offre des performances théâtrales qui ne peuvent, dit-on, laisser personne indifférent.D’emblée, le fait qu’il chante en allemand lui confère sans l’ombre d’un doute une sonorité particulière qui le distingue des autres.Pour le reste, malgré leurs 40 ans bien sonnés, les membres du groupe font beaucoup dans la provocation primaire en se frottant à tout ce qui peut subsister de tabous dans notre société.L’histoire traumatisante mais véridique de cet Allemand qui avait convenu avec son correspondant Internet de le manger leur a notamment inspiré une chanson {Mein Teit) dont le vidéoclip a tous les traits du film d’horreur.Abonnés aux diktats des censeurs, les gars de Rammstein ont vu leur dernier album Liebe ist fur aile da (l’amour est pour tout le monde) être interdit temporairement de vente en Allemagne parce qu’on leur reprochait de glorifier la violence, le sadisme et le sexe non protégé.Or le public en redemande et sur Twitter, par exemple, on peut voir des banlieusards de tous les pays se vanter d’écouter leurs titres dans les écouteurs du bureau pour ne plus entendre le patron.Le Devoir ¦ Sur les plaines d’Abraham, dimanche à 19h45.Première partie du groupe finlandais Apocalyptica.VITRINE DU DISQUE ^|) Extrait sonore: ledevoir.com/culture/musique Éric Le Sage, maniaque de Schumann CHRISTOPHE HUSS Le pianiste français Eric Le Sage est en visite au Domaine Forget demain pour le grand hommage au bicentenaire de Robert Schumann (1810-1856).C’est une bonne pioche pour le Domaine, puisque Le Sage est le schumannien le plus en vue du moment, grâce à son intégrale de l’œuvre pour piano et de la musique de chambre, en cours de parution sur, étiquette Alpha.Eric Le Sage se décrit, en entrevue au Devoir, comme un «poly-monomaniaque», puisqu’il s’est attelé à une intégrale Schumann après le succès d’une intégrale Poulenc, parue chez RCA.Grande différence: alors qu’après Poulenc il considérait, lucide, qu’on «peut vivre sans connaître un quart des œuvres» qu’il venait d’enregistrer, dans Schumann, il ne voit rien à jeter, même pas les Etudes sur un thème de Beethoven, la dernière des œuvres qu’il vient d’enregistrer.L’intégrale comprendra 20 CD en 12 volumes, avec en appendice le Concerto pour piano que Le Sage compte enregistrer avec Stéphane Denève lorsque le chef irançais aura pris ses fonctions de successeur de Roger Norrington à Stuttgart.L’éditeur Alpha semble fort content des accpmplissements musicaux d’Eric Le Sage et le destine à piloter une anthologie de la musique de chambre de Faqré.Schumann accompagne Eric Le Sage depuis ses cours avec la grande pédagogue Maria Cur-cio, qui lui avait fait travailler les Davidsbündlertànze pendant tout un été.«Ces cours magnifiques m’ont ouvert l’univers de Schumann», reconnaît le lauréat du Concours Schumann de Zwickau en 1989.Il est heureux qu’Alpha ait accepté son projet d’intégrale même si «Schumann ne vend pas», comme le proclame haut et fort l’industrie du disque.Ce faisant, il poursuit une longue tradition française puisque les noms d’Yves Nat et de Reine Gianoli sont étroitement liés à ce compositeur.Douloureux, plus que dépressif L’œuvre pour piano de Schumann a appelé beaucoup d’interprètes, mais consacré peu d’élus.Pourquoi?«Il faut être très incarné, comme un acteur.On a l’impression de rentrer dans un tableau; d’étre en même temps dedans et dehors.En même temps, il faut garder un esprit clair, avoir un contrôle de tout cet univers.Sinon on se noie.Certains interprètes s’emballent: ça marche, mais c’est fatigant et donne un côté un peu hystérique à cette musique.Il ne faut pas oublier que Schumann aimait aussi l’ordre.Il est donc délicat de trouver l’équilibre entre la sous-couche de douleur originelle du compositeur et la dimension vivante, joviale et humaine.La musique de Schumann n’est pas dépressive, alors qu’elle est souvent réduite à celq.» Les modèles, Eric Le Sage les trouve ponctuellement dans certaines œuvres: «Les Kreisleriana par Horowitz, les Variations Abegg par Clara Haskil et certains enregistrements de Martha Argerich, d’Emil Guilds ou de Vladimir Sofronitzki.» Pour Yves Nat, il avoue qu’il était plus impressionné quand il avait 20 ans, à la réécoute, aujourd’hui., Au Domaine Forget, demain, Eric Le Sage pilotera une journée commémorative en trois étapes avec des concerts à 14h30, à 17h et à 20h30, débutant par les Scènes d’enfants et s’achevant avec le Trio opus 80.Le pianiste restera quelques jours au Domaine, où il jouera mercredi un programme de musique française en duo avec Alexandre Tharaud.Le Devoir ¦ Eric Le Sage: concerts au Domaine Forget 418 452-3535.¦ Intégrale Schumann.Neuf volumes parus chez Alpha (dis-fr.SRI).Pour débuter: volumes 4,6 et 8.Éric Le Sage JEAN-BAPTISTE MILLOT ROCK REVOLUTIONS The Very Best OE Steve Winwood Steve Winwood Island - Universal A n’en pas douter, au show Santana du Centre Bell hier soir, plusieurs se seront déplacés expressément pour «l’invité spécial».Mazette! Steve Winwood, c’est l’histoire du rock en concentré.C’est l’ado épatant du Spencer Davis Group, capable de pousser I’m A Man ou Gimme Some Lovin’ comme un véritable p’fit Ray Charles britiche, c’est le jeune homme se révélant génie pop psychédélique avec Traffic {Dear Mr.Eantasy, The Low Spark of High-Heeled Boys), c’est le demi-dieu parmi les demi-dieux du «supergroupe» Blind Faith en 1969, et c’est l’homme qui, trop doué pour son bien, saupoudrera de trop rares merveilles les quatre décennies suivantes (While You See a Chance, Higher Love).Bienvenue autant qu’opportune, cette compilation présente Winwood à chacune de ses «révolutions», couvrant tout et n’oubliant presque rien.Même le présent est représenté, époque sans envergure mais pas sans intensité.Sylvain Cormier MONDE mallu magalhàes MALLU MAGALHAES Mallu Magalhàes Sony Music Brésil Le voyage débute avec un piano rock & roll et une guitare Harrison, façon White Album.Et puis cette voix délicate, presque timide, envoûtera jusqu’à la finale intime qui suivra des accents dramatiques du nouveau millénaire.Entre les deux, de la pop du Nord bien ficelée, principalement chantée en anglais, des injections de MPB en brésilien et toutes sortes de petits effets conférés par le réalisateur Kassin, que l’on a connu avec, entre autres, Moreno Veloso + 2.Mallu Magalhàes, de Sâo Paulo, âgée de 18 ans, déjà deux disques à son actif, chante, joue de la guitare, du ukulélé et du gazou.Elle pose sa verdeur rafraîchissante en sifflotant de iaçon insouciante sur de la slide ou en se laissant porter par des clochettes sous la guitare électrique, du romantisme sur des cordes somptueuses, des accents de country, de reggae ou de guitare plus distordue.En première montréalaise au Cabaret du Mile End, mardi 20 juillet à 20h30.Y.B.REGGAE YA FO Y! Sarazino Cumbancha De tous les artistes invités cette année par le Festival international Nuits d’Afrique, Sarazino est le descendant le plus direct de Manu Chao.Dirigé par le chanteur claviériste Lamine Fellah, qui a vécu ici dans les années 1990, l’ex-groupe montréalais a depuis lors recentré sa démarche à Quito, d’où la présence plus accrue de la langue castillane.Le disque est à dominante reggae: un reggae qui se décline en roots, en rock, en funk ou en ragga, chanté ou râpé en plusieurs langues, parfois survolé par des mélopées africaines.Mais l’âme latina plane sur les mélodies accrocheuses et les jeux vocaux qui se succèdent rapidement.Cela ajoute à la densité cette pulsion mondiale ponctuée de paroles de paix ou d’amour, global ou personnel, mais reflétant également la réalité politique de l’Amérique latine.Des invités comme Toots Hib-bert et Blanquito Man entrent aussi dans la danse.Sans eux, on prévoit néanmoins de très belles retrouvailles au Cabaret du Mile End, ce soir à 21h.Yves Bernard MONDE KWAZIBANI Nomfusi &The Lucky Charms Universal Jeudi prochain, le Balattou devrait vibrer autant que lors des concerts Baaba Maal, Papa Wemba, Habib Koité ou tous ces autres qui ont offert leur premier concert montréalais dans ce petit lieu mythique du boulevard Saint-Laurent avant de devenir connus d’un public beaucoup plus imposant.Nomfusi, jeune chanteuse sud-afiicaine à la voix tout en puissance, tout droit sortie de l’école de la vie à la dure et de l’église, vient livrer avec son groupe The Lucky Charms les notes déchirantes de Kwazibani sur une soul fortement teintée de rythmes urbains du pays de Mandela, du vieux swing américain, de syncopes et de ces harmonies vocales pour le moins allumées.Elle ne révolutionne pas la musique.Mais il y a ce souffle, cette âme ardente, ce sens du tragique, cette autorité vocale, le cri du cœur de ces écorchées qui cherchent la beauté de l’humain et pour qui la musique demçure l’exutoire le plus libérateur.A découvrir absolument! Y.B.CLASSIQUE loh^nn hch PASSIO SK
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