Le devoir, 29 mai 2010, Cahier A
L N I Place à la finale de la coupe Charade Cahier E Éva Circé-Côté Une tête à Papineau Cahier F WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.Ci NM18 4 LES SAMEDi 29 ET D i M A N C H E 30 M A i 2010 2,44$+taxes=2,75$ Multiculturel, dites-vous ?Cet homme vit le rêve du multiculturalisme canadien.Il est président de sa communauté, qui a sa mosquée et son école publique en banlieue de Toronto LISA-MARIE GERVAIS Toronto — Centres commerciaux, chaînes de restaurants, vertes pelouses et bitume.Située à une trentaine de kilomètres à peine au nord du centre de la Ville reine, Vaughan, ime localité de 285 000 habitants, est im paradis de banlieusards.venus des quatre coins du globe.La communauté italienne catholique située dans Woodbrige, un secteur de Vaughan, est articulée autour d’une immense cathédrale se dresse,quelque part au loin à droite de l’autoroute 400.A gauche, sur un ciel bleu immaculé se dessine Peace Village qui, avec ses maisons cossues en briques, constitue le cœur de Maple, dans la ville de Vaughan.«Avant, on pouvait voir la mosquée depuis l’autoroute», raconte fièrement Hamid Rahman, un membre influent de la communauté musulmane ahmadie.Mais aujourd’hui, plus de 15 ans après sa construction, la mosquée Bait’ul islam est désormais cachée par les 330 maisons qui ont poussé comme des champignons tout autour.C’est que la municipalité de Vaughan, qui n’a acquis le statut de ville de plus de 100 000 habitants qu’au début des années 1980, se développe à un rythme effréné.La population de ce qui était jadis de vastes champs de maïs et de tomates explose.Avec 10 000 nouveaux arrivants par année en moyenne, elle pourrait atteindre 430 000 habitants en 2030.«C’est la ville qui connaît la plus forte croissance au Canada», assure Mario Ferri, conseiller municipal.Et les nouveaux habitants qui s’y installent VOIR PAGE A 10: MULTICULTURALISME ¦ Autres textes en pages A 6 et A 7 « On croit qu’il y a de l’espace pour tous et que la diversité est notre richesse» FRANÇOIS PESANT «C’est un sentiment tout à fait normal et naturel que de vouloir se regrouper entre personnes qui ont les mêmes antécédents.[.] On ne devrait pas avoir peur de la non-assimilation.On travaille, voyage et interagit avec la société canadienne», dit Lai Khan Malik, président de la communauté musulmane ahmadiyya du Canada.Sommets du G8 et du G20 Trois jours de sécurité coûteraient autant que 5 ans de sauté maternelle HELENE BUZZETTI ALEC CASTONGUAY Ottawa — Alors que la vérihcatrice géuérale du Cauada a auuoucé hier qu’elle euquêtera sur le coût de la sécurité des sorumets du G8 et du G20, le Nouveau Parti démocratique iuvite Ottawa à cousacrer uue somme proportiouuelle à sou iuitiative eu sauté materuelle.Le NPD estime que le Cauada devrait allouer 1,4 milliard de dollars sur duq aus à ce projeL uue goutte d’eau à sou avis eu comparaisou du milliard qui serq dilapidé pour garautir la sécurité de 20 chefs d’Etat peudaut trois jours.Le premier miuistre Stepheu Harper dit vouloir faire de l’amélioratiou de la sauté des ferumes daus les pays eu voie de développemeut le projet-siguature de sa présideuce du G8.Or, à quatre semaiues de la teuue du sommet, le Cauada u’a toujours pas auuoucé com-bieu d’argeut il est prêt à cousacrer à cette iuitiative.«Le Canada doit promettre une somme significative d’argent frais, a laucé le député Paul De-war eu couféreuce de presse hier.Pas de l’argent déplacé, pas de l’argent ré-annoncé, pas de l’argent présenté avec une nouvelle étiquette.Du nouvel argent.» Eu comité parlemeutaire cette semaiue, la ruiuistre de la Coopératiou iuter-uatiouale, Bev Oda, a plutôt iudiqué que les sommes — uou chiffrées — seraieut puisées à même Taugmeutatiou de 8 % du budget global de TACDI accordée cette auuée.Pour le NPD, ce u’est pas acceptable, car TAC-DI avait probablemeut déjà décidé commeut dé-peuser sou budget additiouuel.«C’est du vieil argent, juge M.Dewar.Ce 8 % est déjà budgété.S’ils coupent de manière radicale dans d’autres programmes, alors nous avons un problème.Déplacer de l’argent n’est pas le but de cet exercice.» Le NPD a cité des évaluatious iuteruatiouales établissaut à 30 milliards de dollars Targeut uéces-saire d’ici 2015 pour sauver la vie de 10 ruillious de VOIR PAGE A 10: SÉCURITÉ Bev Oda J ¦’d o| MATHIEU BELANGER ET JACQUES NADEAU LE DEVOIR PERSPECTIVES Entre la haine et la gentUhommerie ¦ À lire en page B 1 INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 9 Avis publics.C 6 Bourse.C 2 Carrières.C 5 Décès.C 9 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 7 Mots croisés.D 5 Météo.C 4 Perspectives.B 1 Rencontres.D 4 Sports.C 9 Sudoku.C 7 Est-ce la fin des abeilles?L’agriculture menace un insecte dont elle a pourtant besoin LOUIS-GILLES ERANCŒUR % agriculture a terrible-' ment besoin des T 5 I abeilles, mais ses pra-A ^ tiques nouvelles participent grandement, quoique dans une mesure difhcile à déterminer, au déclin généralisé de ce pollinisateiu- et de ses cousins sauvages partout sur la planète.Certes, on a identihé plusieurs problèmes dont les impacts directs sont plus visibles comme les empoisonnements aux pesticides et le Varroa, un aca-rien qui décime les ruches éta-suniennes depuis 20 ans mais qui pose un problème sérieux ici depuis 2003 environ, alors que ce parasite faisait perdre aux apiculteurs 50 % de leurs ruches.En 2006, le fléau a frappé 80 % des ruches, précise Jocelyn Marceau, coordonnateur de la hlière apicole au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).Le Varroa n’est pas le seul qui contamine les ruches, ajoute aussitôt Christian Made, le président d’intermiel, un des plus importants apiculteurs du Québec, installé à Mirabel avec quelque 4000 ruches.M.Made utilise maintenant une troisième génération de produits antiparasitaires en raison de la résistan- « L’agriculture veut aujourd’hui un champ propre, alors que c’est une pratique destructrice poiu- les abeilles, et donc pour l’agricultm-e» ce développée par le vilain.Madeleine Chagnon, une biologiste spécialisée en apiculture de TUQAM et de Laval, voit de nouveaux problèmes avec les OGM et avec les nouvelles semences enrobées de pesticides qui finissent par se retrouver dans le pollen et les butineuses.Aujourd’hui, 100 % du maïs planté au Québec est enrobé de pesticides, dit-elle, mais ça ne VOIR PAGE A 10: ABEILLES 77831302385522 SOLAIRES Les yeux de Kim Cattrall Lunettes Solaires par IRIS m vCattrall FENDI Dior Jusqu'au 31 mai 2010.CQA.CH GUCCI EMPORICfH?MMAM OCCHIALI IRIS paie les taxes sur les lunettes solaires.Recevez une Carte IRIS de 50$ avec tout achat de lunettes solaires.Courez la chance de gagner un voyage de 5 jours pour 4 à New York.IRIS iris.ca A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 MAI 2010 ACTUALITES Six constats d’infraction contre Alain Pigeon La FTQ prend la défense son nnméro 2 KATHLEEN LEVESQUE La FTQ-Construction ne voit pas matière à s’inquiéter dans le fait que son directeur général adjoint, Alain Pigeon, partage son temps entre ses activités syndicales et ses projets dans la construction résidentielle.En réaction aux révélations du Devoir concernant les six constats d’infraction émis par le Directeur des poursuites criminelles et pénales contre Alain Pigeon, la FTQ-Construction s’est portée à la défense de son numéro 2.M.Pigeon aurait agi comme entrepreneur sans détenir de licence en vigueur pour la construction en 2008 de six résidences à Granby.Pour la FTQ-Construction, M.Pigeon n’était pas l’entrepreneur du projet, mais «il a fait appel à des entrepreneurs pour ne pas être en conflit d’intérêts», a expliqué hier le porte-parole du syndicat, Eric Demers.Selon Alain Pigeon, son deuxième emploi se limite à des investissements personnels.M.Demers a renchéri: «H investit pour garnir son fonds de pension et il le fait dans un milieu qu’il connaît.» Par ailleurs, le syndicat estime que les activités de M.Pigeon à l’extérieur du cadre de la FTQ ne nuisent en rien à sa prestation au travail non plus qu’à la perspective de défense des travailleurs de la construction.«Alain Pigeon remplit ses fonction^ de façon exemplaire», a assuré Eric Demers.Outre le dossier de Granby, M.Pigeon a mené au moins un autre projet de construction résidentielle, à Sherbrooke, mais sous la bannière d’une autre entreprise, ACJSS.Cette entreprise n’est pas enregistrée dans le répertoire des entrepreneurs de la Régie du bâtiment.Par ailleurs, le collègue de M.Pigeon Dorima Aubut, qui siège à la vice-présidence du comité exécutif de la FTQ-Construction, aurait également des activités dans l’industrie de la construction autres que syndicales.En octobre 2006, M.Aubut a acheté un terrain à Saint-Donat, dans Lanaudière, pour 5000 $.Il a obtenu, à titre d’entrepreneur, un permis de construction pour une résidence de deux étages; les travaux étaient alors évalués à 140 000 $.Six mois plus tard, il a revendu le tout pour la somme de 187 000 $, comme l’indique l’acte notarié entre M.Aubut et les acheteurs.Le Devoir Congrès 2010 de la Fédération des sciences humaines du Canada Comment réconcilier les enfants-soldats avec leur passé immoral ?EMILIE BOMBARDIER STÉPHANE BAILLARGEON Le sujet des sciences humaines, c’est l’humain, trop inhumain.C’est par exemple cet enfant de 13 ans, enrôlé de force dans un groupe armé de l’Amérique latine, et dont l’histoire a été racontée par la pro-fesseure Cecilia Wainryb, hier matin, à l’Université Concordia, dans le cadre de la première journée du Congrès 2010 de la Fédération des sciences humaines du Canada.L’ancien enfant-soldat avait 17 ans quand Mme Wainryb lui a demandé de se rappeler sa première expérience violente.Il a confié avoir participé à une tuerie épouvantable pour venger l’assassinat de trois de ses cousins.«Nous avons tué 25 membres des forces paramilitaires et en avons capturé une dizaine, a expliqué le jeune.Le commandant nous a ordonné de les démembrer et d’envoyer les morceaux à leur famille.» Ce qui fut fait.L’adolescent enragé a découpé une victime à la scie électrique, les doigts, puis les bras, puis les pieds, jusqu’aux yeux de sa victime, qui ont été remis à sa mère.Mme Wainryb, du Département de psychologie de l’Université de rutah, ouvrait la conférence intitulée Dénoncer: les enfants humiliés, avilis, bafoués à laquelle participaient trois autres chercheurs spécialisés dans l’aide aux enfants.Elle-même s’intéresse à la reconstruction d’une architecture morale chez les anciens enfants-soldats.A.^ I Il y aurait entre 300 000 et 500 peine sept ou huit ans.Reconnaître ses torts Il y aurait entre 300 000 et 500 000 de ces jeunes assassins dans le monde, certains âgés d’à peine sept ou huit ans.Un protocole onusien interdit leur recrutement, mais il n’est visiblement pas respecté par les groupes armés qui kidnappent des enfants pour les réduire à l’esclavage et les enrôler de force, y compris dans les escadrons de la mort.Leur réintégration pose le problème de la réconciliation avec soi-même.Comment retourner à la vie «normale» après avoir commis des atrocités, tué, pillé, violé?LIONEL HEALING AGENCE ERANCE-PRESSE 000 de jeunes enfants-soldats dans le monde, certains âgés d’à IAccordO ^ Desjaidins J md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par LoyaltyOne, Inc.et IRIS, Le Groupe Visuel (1990) Inc.t ROLEX «En parlant du temps où ils violentaient les autres, les enfants en viennent à s’interroger sur ce qu’ils ont fait et pourquoi ils ont agi ainsi, dit la psychologue.Ce questionnement constitue une part essentielle de leur développement moral.[.] La tâche de la réconciliation est particulièrement difficile.Il ne fciut pas tomber dans l’immoralisme.Il faut que les anciens enfants-soldats reconnaissent le mal, l’immoralité de leurs actions sans se réduire à leurs mauvaises actions du passé.Il faut qu’ils finissent par s’accepter comme êtres complexes, capables de bonnes et de mauvaises actions.» Détresse sur le vif La profonde détresse à laquelle Mme Wainryb tente de remédier, Reza Deghati, alias «Reza», l’a saisie sur le vif en 25 ans de conflits armés et dans une centaine de pays.Le photographe émérite, qui donnait la deuxième d’une série de conférences consacrées aux droits de la personne, manifestait d’ailleurs son inquiétude devant l’absence de soutien moral qu’il constate dans la plupart des stratégies d’aide humanitaire.«Les organismes ne s’occupent que de la reconstruction matérielle au lendemain d’une guerre.La destruction la plus considérable est pourtant invisible.Un enfant à qui l’on présente une nouvelle paire de souliers n’en voudra probablement pas.Ce qu’il souhaiterait recevoir, c’est un fusil pour se venger.C’est cette dynamique qu’il faut renverser.Il faut créer une nouvelle aide humanitaire.» Sans jamais rester cantonné au rôle de spectateur, l’artiste d’origine iranienne encourage également à sa façon le témoignage des âmes les plus bouleversées.Ayant mis sur pied magazines, stations de radio et diverses autres tribunes communautaires en Afghanistan, sa vision d’une intervention plus bénéfique et plus efficace repose sur l’éducation et le dialogue.Le Congrès 2010 des sciences humaines se poursuit la semaine prochaine sur le campus de l’Université Concordia.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 OYSTER PERPETUAL DAY-DATE EN OR JAUNE 18 CARATS Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienn Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO MAI 2010 A 3 ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514)866-3876 ROLEX Vente et service Les méthodes des hôpitaux québécois sout mal adaptées aux aîués Plus du tiers des nombreuses personnes âgées qui font un séjour à l’hôpital en ressortent avec des pertes d’autonomie LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Certaines pratiques courantes dans nos hôpitaux ont des effets dévastateurs sur la santé des personnes âgées.Un état des lieux réalisé par des experts des instituts universitaires de gériatrie de Montréal et de Sherbrooke montre qu’un séjour à l’hôpital pour une bête fracture de la hanche ou une légère pneumonie vient souvent de pair avec des pertes fonctionnelles qui sont loin d’être anodines chez les personnes âgées.Une réalité que le ministre de la Santé souhaite changer.Alors que le Québec se prépare à voir ses aînés surpasser en nombre ses enfants d’ici 2021, le document, dont Le Devoir a obtenu copie, met en lumière le manque de préparation de nos hôpitaux en prévision de cette importante vague grise.Déjà, les aînés mobilisent 45 % des hospitalisations alors qu’ils ne représentent que 14 % de la population.En 2036, les plus de 65 ans formeront alors plus du quart de la population, un poids que notre réseau public ne peut assumer.Et pour cause.Malgré la mise en place d’unités de courte durée gériatriques GdCDG) un peu partout au Québec, la majorité des soins hospitaliers accordés aux personnes âgées ne sont toujours pas adaptés à leurs besoins, constate le groupe d’experts présidé par la gériatre Marie-Jeanne Kergoat.«A l’hôpital, la personne âgée fait face à une organisation qui [.], par une approche de soins par organe, une philosophie peu individualisée d’immédiateté et de vitesse, va à l’encontre de ses besoins et peut contribuer à la survenue de complications.» En fait, plus du tiers des patients âgés hospitalisés en soins aigus subissent un déclin fonctionnel, lit-on dans ce document intitulé L’approche adaptée à la personne âgée en milieu hospitalier.Parmi ceux-ci, 40 % présenteront une atteinte dans plus de trois activités de la vie quoti- JOEL SAGET AGENCE ERANCE-PRESSE Chez la clientèle dont la mobilité est moins assurée, un alitement de 24 heures suffit pour entraîner une perte de la mobilité autonome.dienne (se laver, s’habiller, marcher ou se nourrir, par exemple).Pour plus de la moitié, la situation va persister au-delà de trois mois, au risque de déclencher un déclin progressif et irréversible.Des pratiques nuisibles Au banc des accusés, des processus de soins inadaptés qui favorisent le développement de pathologies menant à des pertes d’autonomie, certaines passagères, d’autres irréversibles.Il suffit parfois de quelques jours d’hospitalisation, voire d’un seul, pour que des pertes soient notées.Les personnes âgées de 75 ans ou plus perdent en effet de 5 à 10 % de leur masse musculaire par semaine d’alitement.Chez la clientèle dont la mobilité est moins assiuée, un alitement de 24 heiues suffit pour entraîner une perte de la mobilité autonome.Le principe vaut pour l’installation prématurée d’une sonde urinaire ou d’une couche, souvent motivée par un manque de personnel, mais qui entraîne rapidement l’incontinence.Le comité recense ainsi une foule de «pratiques par défaut» qui «nuisent à la santé des personnes âgées hospitalisées».La liste des doléances est longue: environnement hostile ou mal adapté, dépersonnalisation des soins, alitement plus ou moins prolongé, mauvais usage médicamenteux, procédures infantilisantes, malnutrition, un mal qui touche par ailleius 35 % des patients âgés à l’admission mais qui grimpe à 50 % au congé.Des petits gestes pour améliorer les choses PoLu en contrer les effets, les experts mettent en avant une foule de petits gestes quotidiens qui peuvent avoir un impact.Prendre le repas dans un fauteuil plutôt qu’au lif encoiuager la marche plutôt que l’alitemenf instaïuer un horaire mictionnel, limiter la mise en place de cathéter, assurer le port des lunettes, des prothèses auditives ou du dentier.Bref, tout poiu favoriser l’autonomie et la mobilité des patients.La démarche suppose la révision complète de la philosophie de soins dans nos hôpitaux.Comment?En passant d’un «modèle biomédical, ciblant l’amélioration de l’organe ou du système malade, à un modèle intégrateur psychosocial centré sur la personne et ses objectif de vie, qui vise autant la récupération fonctionnelle que le traitement approprié de la maladie», lit-on dans cet important cadre de référence publié en janvier dernier.Incendies de forêt Les pompiers resteront en alerte AMELIE DAOUST-BOISVERT Les incendies de forêt tiendront en alerte les pompiers encore ce week-end, alors que des vents pourraient alimenter les brasiers qui ont déjà ravagé 400 000 hectares.Une soixantaine d’incendies faisaient rage hier soir, don,t 13 étaient hors de contrôle.À La Tuque, le porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SQPEEU), Marcel Trudel, a indiqué que son équipe s’attendait à une journée plus difficile aujourd’hui, avec vents soufflant à 30 km/h.Le secteur le plus touché comprend un large corridor est-ouesf de La Tuque jusqu’au réservoir Gouin et Val-d’Qr.Des évacuations ont eu lieu dans quatre compiunautés de Haute-Mauricie.Evacuée, la communauté de Wematoci compose avec un contexte difficile et le chef Simon Coo-Coo a souhaité que les autorités déclarent son territoire «zone sinistrée».Mais il faudra prévoir plusieurs jours avant de venir à bout du feu dans le secteur du territoire autochtone, qui vient de recevoir l’appui de pompiers venant du Maine.Par ailleius, près de la moitié de la communauté de Mana-wan, soit un peu plus d’un millier de personnes, a été évacuée veps Joliette.À Qbedjiwan, une centaine de citoyens, surtout des personnes ayant des problèmes dp santé, ont aussi été évacués.À Parent, une quinzaine de ci- toyens souffrant de la fumée ont également été évacuées.Des renforts sont d’ailleurs arrivas hier d’autres provinces et d’Etats de la Nouvelle-Angleterre.Qn estime que mille sapeurs-pompiers travaillent à éteindre les brasiers.Après la pluie.Selon le chercheiu au Centre de foresterie des Laurentides Martin Girardin, ces incendies impressionnent entre autres parce qu’ils se sont faits plus rares dans la forêt boréale ces dernières décennies.«En 1910-1920,^ 22 % de la forêt en Abitibi a brûlé.On n’a pas vu ça depuis», rappelle ce spécialiste de rhistorique des incendies, qu’il reconstitue à l’aide des informations contenues dans les cernes de croissance des arbres.Alors que les périodes de sécheresse extrême sont de plus en plus fréquentes depuis 100 ans au nord, dans la taïga, la forêt boréale a plutôt essuyé davantage de précipitations dans la même période, révèle une étude qu’il a publiée en 2009.«Depuis deux ans, il pleuvait beaucoup et la SOPFEU n’avait pas beaucoup de travail», contrairement à ce qu’on observe cette année, dit le chercheur.«Les feux, c’est en dents de scie d’une année à l’autre», souligne-t-il.Mais des années aussi dévastatrices que 1910-1920 sont à craindre.Car «même avec des prévisions de réchauffement climatique optimistes, les modèles climatiques l’anticipent».Le Devoir Avee La Presse eanadienne 29 mai - Journée nationale pour l’abeille domestique! Plus qu’un insecte ordinaire.L’abeille domestique est la championne des insectes pollinisateurs.Cette dernière génère un impact économique majeur en agriculture : À travers le monde, les abeilles génèrent des revenus de 153 milliards de dollars, soit 10 % de la production agricole mondiale.Aux États-Unis, elles engendrent 15 milliards de dollars et au Canada, 1,7 milliard de dollars.Soixante-dix pour cent (70 %) des cultures ont besoin des insectes poliinisateurs.35 % des aliments consommés dépendent de i'abeille! La Table filière apicole du Québec et le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD) veulent sensibiliser la population au rôle indispensable de l’abeille domestique dans notre alimentation quotidienne et dans le maintien de la biodiversité végétale par son travail de pollinisation.En ce jour, reconnaissons son rôle fondamental pour l’humanité.I Table Ifilière apicole ¦G' ‘"'Al ^ CRSAD En somme, le comité juge qu’il faut cesser de voir un poumon malade ou une hanche fracturée là où il y a un être humain, vulnérable, certes, mais qui pourra reprendre normalement le cours de son existence s’il est traité en conséquence.Pour y arriver, il propose une formule d’intervention en trois paliers qui permet de recentrer les interventions de l’équipe médicale autour de la personne et de son autonomie à préserver.L’idée sourit au ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui ne rate pas une occasion d’en faire la promotion.Encore hier, le ministre y a longuement fait référence lors du coup d’envoi des travaux d’agrandissement du centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.Et il s’est assuré de le faire suivre à tous les directeurs d’établissement.«Le ministre juge que c’est un excellent rapport et il espère que cette approche sera étendue à la grandeur du réseau», précise son attachée de presse, Karine Rivard.Un projet-pilote en ce sens serait d’ailleurs déjà sur la table à dessin de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.En espérant que le tout se mettra rapidement en place, et pas seulement dans les unités de gériatrie, prévient le comité, qui conclut que «la poussée démographique [devra conduire Québec] à étendre cette approche de soins à l’ensemble de l’hôpital».Le Devoir EN BREF PLC: Robillard présidente de l’aile québécoise Lucienne Robillard a été nommée présidente de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada à la suite d’un vote unanime du conseil de direction, jeudi soir.Elle remplace ainsi Marc La-vigne, qui a démissionné le 14 mai, après quelques mois en poste.Mme Robillard, ex-mi-nistre dans les gouvernements de Jean Chrétien et Paul Martin et au sein du gouvernement de Robert Bourassa à Québec, avait accepté, en début d’année, de reprendre un rôle actif au sein du parti à titre de coprésidente de la prochaine campagne électorale.Michael Ignatieff a tenu à remercier M.Lavigne pour sa loyauté envers le parti.L’autre candidat en lice était Stéphane Lacoste, l’actuel secrétaire de l’organisation et proche de Denis Coderre, ancien lieutenant au Québec de M.Ignatieff qui a démissionné fin septembre en accusant la garde rapprochée de Toronto de tirer les ficelles au PLC.- La Presse canadienne Le Madrid vendu?L’emblème kitsch de l’autoroute 20 entre Montréal et Québec, arborant fièrement dinosaures géants et camions monstres, le restaurant Le Madrid pourrait être vendu sous peu, rapportent Le Nouvelliste et le Courrier Sud.L’actionnaire principale, Julie Arel, confirme que des pourparlers sont en cours.La vente pourrait se concrétiser d’ici un mois, ajoute également son conjoiuL Daniel Paulin.Une des clauses de la vente: conserver les fameux dinosaïues et bigfoot.L’identité de l’acheteiu potentiel demeiue inconnue.Le groupe Pacebook «Contre la démolition du Madrid» rassemble déjà 1222 membres.-Le Devoir SOLDE MI-SAISON jusqu'au dimanche 30 mai 2010.COMPLETS 279|99$etpius Tailles fortes et élancées 299,99$ RETOUCHES GRATUITES* VESTONS SPORT 149,99$ à 249,99$ Tailles fortes et élancées 159,99$ et plus RETOUCHES GRATUITES* CHEMISES HABILLÉES 29,99$ et plus Tailles élancées 34,99$ CRAVATES 19,99 $ et plus * RETOUCHES GRATUITES par nos tailleurs sur les articles à moins de 50 % de rabais.CHEMISES SPORT Manches courtes 39,99 $et49,99$ Tailles fortes et élancées 49,99$ et plus POLOS Unis ou rayures 39,99 $ et plus Tailles fortes et élancées 49,99$ et plus CHAUSSURES Pointures 7 à 12 79,99$ 799,99$ et plus Sélection de vêtements dans certains magasins, jusqu'à 50 % de rabais! .ca LE GRAND MAGASIN À MONTRÉAL 4475 bout Métropolitain Est* Sortie 76, voie de service côté nord entre Pie IX et Viau.LAVAL Carrefour Laval'^ OUEST Fairview Pointe-Claire’’ RIVE-NORD Place Rosemère QUÉBEC Place Ste-Foy* RIVE-SUD Quartier 01x30''', Promenades St-Bruno MONTRÉAL Centre Rockland, Complexe Desjardins JOLIETTE Galeries joliette '''Tailles fortes et élancées disponibles dans ces magasins. A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO MAI 2010 ACTUALITES Marée noire Pelland LAISSEZ VOTRE ARGENT TRAVAILLER MÊME QUAND VOUS NE TRAVAILLEREZ PLUS La gestion de votre portefeuille change du tout au tout à la retraite.Pour y voir plus clair, le service Vision retraite Desjardins^ vous offre des solutions de placement qui facilitent la gestion de vos revenus de retraite tout en prolongeant la longévité de votre capital.NOUVELLE OPTION de revenu de retraite exclusive à Desjardins Portefeuilles profilés à capital garanti - Revenu de retraite Stabilité des revenus Capital et rendement garantis ' Solution de placement basée sur votre profil d'investisseur ' Admissible à l'assurance-dépôts^ Votre conseiller ou planificateur financier^ de Desjardins vous accompagne dans la gestion de vos revenus de retraite.Rencontrez-le dès maintenant! 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Sourcils froncés, regard frondeur, le jeune Cliase, âgé de liuit ans, crie en agitant le poing.Ses talents d’acteur lui ont valu le rôle principal dans une pièce de théâtre musicale montée par sa classe de troisième.Derrière lui, dans la bibliothèque de l’école, se tiennent des incarnations hautes comme trois pommes de Malcolm X, Nelson Mandela et Martin Luther King, coiffées de dreadlocks, qui bientôt se déhancheront sur un succès de Michael Jackson.Ici, aucune chance de croiser le fantôme de l’opéra ou encore le Jean Valjean des Misérables, grand classique littéraire français.Non.Ce n’est vraiment pas la préoccupation de l’école alternative Africentric, la première école de Toronto 100 % noire.«Les jeunes apprennent tout simplement à être fiers de leur histoire, de leurs origines.On suit le, programme [du ministère de l’Éducation] de l’Ontario, mais on ajoute un peu de notre héritage afro pour le rendre plus riche pour nos élèves», explique Véronica Sullivan, responsable de la bibliothèque et des technologies de l’établissement public.La Commission scolaire du district de Toronto compte une quarantaine d’écoles alternatives entièrement subventionnées par la province.L’école Africentric, qui a ouvert ses portes en septembre dernier, est issue d’une lutte menée par la communauté afro- canadienne de Toronto, un peu â l’image de la longue marche des esclaves noirs vers la liberté.Elle jouit â tout le moins d’une popularité retentissante puisque 130 élèves, soit trois fois plus que le nombre attendu, y sont inscrits.Et la liste d’attente de quelque 60 noms continue de s’allonger.Identité et réussite Il y a une trentaine d’années, l’idée d’une école centrée sur l’histoire et les besoins de la communauté noire avait germé dans l’esprit de quelques leaders influents.Au fil des ans, le projet s’est incarné dans une école primaire qui devait avoir pour mission de rehausser l’estime de soi et de renforcer le sentiment d’appartenance des enfants noirs — d’où qu’ils soient — â leur communauté et de contribuer â enrayer en amont l’effarant taux de décrochage scolaire (40 % chez les ados noirs).Thando Hyman, la directrice de l’école, était prédestinée pour piloter le projet.Très impliquée dans la stratégie et la planification de la réussite des enfants noirs, cette détentrice d’une maîtrise en éducation avait passé en revue les facteurs de réussite scolaire des jeunes filles de la communauté et leurs résultats.«Il y a claire- ment une corrélation entre l’identité, la confiance et l’estime de soi et leur capacité de réussir à l’école», a-t-elle noté.Le 29 janvier 2008, après un débat enflammé, la Commission scolaire du district de Toronto CTDSB), la plus grosse au Canada, a voté â 11 contre 9 pour la mise sur pied d’une telle école.Un an après son ouverture, rétablissement spscite toujours la controverse.À la différence que certains parents et divers représentants de la communauté noire des environs de Toronto, réconfortés par cette victoire, se sentent encore plus aptes â défendre « Ce serait bien que les enfants voient qu’ils ne sont pas seulement des consommateurs mais des producteurs d’Histoire» —Tliando Hyman leur projet «C’est tellement important pour les enfants de se voir reflétés dans la société et d’avoir des modèles», a expliqué la directrice.Ségrégation?Ainsworth Morgan, ex-footballeur professionnel devenu enseignant, déplore qu’on prête des intentions ségrégationnistes â l’école où vont ses enfants.«Ça me fait rire.C’est insulter les gens qui vivent dans la vraie ségrégation, là où c’est régi par la loi.Mais ici, c’est un choix fait par 100 % des parents», avance-t-il.«On s’inquiète du sort des Noirs.Comment vont-ils fonctionner dans une société multiculturelle?Comment vont-ils interagir avec les autres?.A-t-on les mêmes discussions sur les écoles de Blancs?Non.Tout le monde s’en fout.Ce n’est même pas un sujet de conversation, a-t-il dit C’est parce qu’on croit que ceux qui font partie de la communauté dominante n’ont pas à s’ajuster.Moi, je dois dire à mes enfants qu’ils ont deux choses à apprendre.Ils doivent se connaître eux-mêmes et connaître l’autre, savoir comment fonctionner dans son univers.» Mais n’est-ce pas au milieu familial de transmettre sa culture et ses valeurs?«Certains parents ne connaissent rien sur eux-mêmes, rien de la contribution des Afro-Canadiens au monde.Ils savent qu’ils sont noirs.Point, soutient Mme Hyman.Ce serait bien que les enfants voient qu’ils ne sont pas seulement des consommateurs, mais aussi des producteurs d’Histoire.» Et enseigner â ces jeunes Noirs qui üs sont et d’où üs viennent n’omet aucun détail, pas même les pires clichés.Les Noirs savent se mouvoir magnifiquement bien, ont de belles lèvres pulpeuses et des cheveux crépus?Ici, on en parle.«Quelque chose d’aussi simple qu’une coiffure devient un sujet d’importance pour les enfants», confirrqe la charismatique directrice.À l’école Africentric, même les motifs des uniformes rappellent ceux des tissus aûicains.Bien sùr, la réussite scolaire demeure une priorité.L’un des objectifs de l’école est que 80 % des enfants de troisième année puis- sent lire â leur niveau.«On travaille beaucoup sur la lecture et le développement de la pensée critique, des compétences en phase avec notre pédagogie.Nos classes de 3% 4" et 5" année ont, par exemple, beaucoup fait de recherche-action sur Haiti, ce qui est très à propos avec tout ce qui arrive là-bas», explique Thando Hyman.N’empêche, le pari était risqué.Et nommer l’école «Africentric» est une prise de position sans équivoque qui prête le flanc â la critique.«J’aurais aimé qu’on n’utilise pas le mot ‘Africentric” pour désigner l’école.Ça fournit une cible à ses détracteurs et ça nous empêche d’avancer et d’avoir de réelles discussions sur le fond», croit M.Morgan.L’heure du bilan En cette fin d’année scolaire, tous les regards — surtout les plus sceptiques — sont tournés vers l’école Africentric.Mais la directrice admet qu’elle n’est pas en mesure de dresser un bilan des résultats.«Ça prend trois ou quatre ans avant de pouvoir tirer des conclusions à partir des données sur les résultats scolaires, rappelle Mme Hyman.L’année inaugurale, peu importe l’école, est souvent consacrée à disposer les pierres de fondation.C’est ce qu’on a fait avec notre équipe de profs, les parents et les élèves.» Des problèmes?«L’espace», lance la directrice, qui y voit une preuve de succès, â tout le moins populaire.Africentric, qui se trouve sous le même toit qu’une autre école, la Sheppard Public School, devra s’agrandir ou chercher â déménager.Pour l’instant, le fait qu’elle ait pi- gnon sur rue au nord du centre-ville de Toronto, près du parc Downsview dans le «L» formé par les autoroutes 400 et 401, sert bien la communauté noire, dispersée de Mississauga â Scarborough.Winsome, une Jamaïcaine d’origine comme bien des parents qui envoient leurs enfants â l’Africentric, habite tout près de l’école, â quelques pas de Jane and Pinch, un quartier connu pour sa forte concentration noire.Mais aussi son trafic de drogue et sa violence, dont les médias s’abreuvent Elle tenait â ce que son fils de troisième année fréquente cet établissement, pas seulement pour sa spécificité.«Les professeurs sont excellents», affirme-t-elle.Winsome, qui a dù laisser sa carrière d’enseignante pour devenir nourrice lorsqu’elle est arrivée au Canada, a vu son fils s’améliorer.«Il a plus confiance en lui, est plus curieux et me pose beaucoup de questions sur notre culture et nos origines», dit-elle.Et ses résultats scolaires?«Attendons la fin de l’année», avance-t-elle.L’école s’ouvrira l’an prochain aux élèves de 6® année.Puis de 7® et de 8t.La directrice peine â prendre la mesure de tout ce qu’il reste â faire.«Il n’y a pas de think tank en éducation afro-centrique au Canada.Alors qu’on a un réel besoin d’enseignants, de penseurs dans ce domaine», constate-t-elle.Autant de gens qu’il faudra former, qui seront peut-être bien recrutés â même la pépinière de l’école Africentric.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 MAI 2010 A 7 DITES-VOUS?«Les vendredis, la prière du midi se tient vers 13h30 à la mosquée.Si 75 % de mes élèves fréquentent la mosquée, comment vais-je les garder à l’école?» le défi de l’équité «Il faut voir comment on arrive à se comprendre, à travailler et à vivre ensemble en harmonie » LISA-MARIE GERVAIS CF est jour de compétitions d’athlétisme à l’école publique Teston Village, dans la ville de Vaughan, secteur Maple, en Ontario.Dans la cour, au plein soleil, les enfants rigolent et se chamaillent dans un mélange d’ourdou et d’anglais, participent aux activités de courses, de sauts en hauteur et en longueur.De jeunes filles portant le hidjab prennent position à la ligne de départ.De l’autre côté de l’immense parc, derrière la cour d’école, la blancheur éclatante de la mosquée de Peace Village, une enclave musulmane, éblouit.L’école Teston Village, qui accueille des enfants de la maternelle jusqu’à la 8" année, est une école publique comme toutes les autres.A la différence que 75 % de ses 560 éléves sont issus de la communauté musulmane ahmadie, dont les membres, pour la plupart originaires du Pakistan, résident à Peace Village.Le reste de la clientèle de cet établissement, qui est financé dans sa totalité par le gouvernement ontarien, est un groupe hétérogène d’enfants parlant 24 langues différentes.Dans le milieu de l’éducation depuis 25 ans, le directeur de l’école, David Nimmo, reconnaît que cela pose tout un défi.«Mais c’est un défi dans le sens positif du terme.On a la communauté ahmadie, mais on a aussi beaucoup d’autres groupes.Il faut voir comment on arrive à se comprendre, à travailler et à vivre ensemble en harmonie.» Les décisions qu’il prend sont guidées par les Board Policies and Procedures, une sorte de code d’éthique de la commission scolaire.«J’essaie de traiter tout le monde avec équité.Mais attention, équité ne veut pas dire égalité.Ce n’est malheureusement pas toujours juste \fair]», a-t-il indiqué.Pourtant, M.Nimmo est très généreux sur les accommodements raisonnables, qui ne se traduisent pas simplement par la reconnaissance de certaines célébrations religieuses ou la vente de samossas toutes les deux semaines.Selon lui, il est primordial de valoriser les jeunes et le contexte socioculturel dont ils sont issus.Dans certains cas, il s’agit simplement de construire des ponts pour favoriser une meilleure compréhension.«Un canot n’est pas qu’un simple bateau.Mais en ourdou, il n’y a qu’un mot pour désigner une embarcation», explique M.Nimmo.Accommodements Parfois, ces accommodements vont plus loin.«Les vendredis, la prière du midi se tient vers 13h30 à la mosquée.Si 75 % de mes élèves fréquentent la mosquée, comment vaisfe les garder à l’école?On leur permet alors de manger en classe et d’aller prier ensuite au gymnase, dit le directeur.Si des parents viennent me voir pour demander que leur enfant ait un endroit où prier, il est de mon devoir de leur en trouver un.» Ici, le port du voile, que ce soit le hidjab ou la burqa, ne suscite guère la controverse.C’est un choix personnel et familial que l’école respecte entièrement.Les cours d’éducation physique sont donnés à des groupes mixtes.«Le seul moment où on sépare les filles des garçons, c’est à la piscine mqni-cipale», note M.Nimmo.A la demande de la communauté ahmadie, la municipalité a accepté d’installer un rideau dans la grande fenêtre qui donne sur la piscine.Les filles se baignent ainsi à l’abri des regards.Idem pour les garçons.Or, précise Nadeem Mah-mood, un parent siégeant au conseil de l’école et résidant à Peace Village, cet accommodement consenti par la ville de Vaughan semble plaire aussi aux autres communautés installées dans la région, dont la communauté italienne.«Les femmes plus âgées sont bien contentes de ce système», assure-t-ü.Les cours d’éducation sexuelle, une composante des cours d’éducation physique, sont parfois contestés par plusieurs parents.David Nimmo privilégie ici le dialogue.«On envoie une lettre d’explication aux parents.On leur dit qu’on n’essaie pas d’imposer notre morale, que ce sont leurs valeurs qui priment.Mais on leur dit aussi qu’on présente aux enfants la sexualité en termes cliniques pour qu’ils n’apprennent pas ça dans la rue, de la mauvaise façon», a-t-il dit.Les limites Bien sûr, ces accommodements consentis par l’école ont des limites.Ainsi, on n’allait pas empêcher d’enseigner un professeur de maternelle très compétent mais dont la grosse voix autoritaire dérangeait les mamans qui ne voulaient pas d’une figure si peu maternelle pour leurs bouts de choux.Les classes qui mélangent les élèves de deux niveaux déplaisent aussi aux parents, qui croient que les enfants du niveau plus avancé ne vont pas progresser.«Mais je me dois de respecter la loi qui oblige les commissions sco- laires à s’assurer que les classes de 1% Z et 3‘ année ne contiennent pas plus de 20 élèves», explique M.Nimmo, qui, encore une fois, privilégie le dialogue frapc avec les parents.A l’école publique Teston Village, deux professeurs sont musulmans, mais ils n’appartiennent pas à la communauté ahmadie.Aux parents qui le pressent d’engager quelqu’un de la communauté, M.Nimmo répond qu’il n’est pas maître de l’attribution des postes, qui relève du syndicat.Malgré tout, cette gestion d’école, qui peut sembler révolutionnaire pour le Québec, ne saurait remettre en cause les objectifs de réussite scolaire.C’est justement parce que 81 % des élèves n’ont pas l’anglais comme langue maternelle que des ressources ont été déployées en renfort, insiste le directeur.Et dans un tel contexte, pourquoi ne pas célébrer la diversité?«Au moment des annonces avant le dîner, les enfants jouent de la musique des différents pays d’où ils viennent.Au cours d’une activité spéciale, on leur permet de porter leurs habits traditionnels.On est constamment en train de chercher des façons de se rapprocher d’eux», a-t-il conclu.Le Devoir À l’école Teston Village, le port du voile, que ce soit le hidjab ou la burqa, ne suscite guère la controverse.LA VIE OFFRE BIEN PLUS QU'UNE VOLVO.IL Y A LA JOIE DE FETER LE RETOUR DU PRINTEMPS ET DE L’INTÉGRER À SON QUOTIDIEN.C’EST POURQUOI VOUS TROUVEREZ DES NOUVELLES OFFRES D’ALLOCATIONS EXCEPTIONNELLES PENDANT NOTRE ÉVÉNEMENT « LA VIE.C’EST LE PRINTEMPS ».issuiuscr ivs'iTnm VOLVO 030 2011 379$ Mensualité de location basée sur un terme de 48 mois Avec un acompte de 650 $* 1,000$ En accessoires sans frais" [a .lùL VOLVO Volvo, pour la vie [ÉVÉNEMENT « LA VIE.C'EST LE PRINTEMPS » DE VOLVO découvrez-en davantage sur www.johnscottivolvo.com concessionaires de iivraison en Europe JOHN SCOTTi AUTO LTÉE 4315, bout Métropolitain Est Saint-Léonard 1 888 378-3167 ^Offres à durée limitée par l'entremise des concessionnaires Volvo participants aux acheteurs au détail admissibles seulement, sous réserve de l'approbation de crédit.Exemples de location sur la C30 T5 Level 1 2011.Taux de 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déduit du prix des accessoires admissibles avant taxes.Toute portion non utilisée de ce rabais ne sera pas remboursée et elle ne peut pas être accumulée pour s'en servir à l'avenir.À la place de l’offre de 1 000 $ en accessoires sans frais, le client a l'option de recevoir un crédit de 500 $ pour réduire le prix négocié avant taxes des véhicules admissibles.L’offre se termine le 31 mai 2010.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre et peut devoir commander ou échanger le véhicule.Certaines conditions s'appliquent.Votre concessionnaire Volvo vous donnera tous les détails.Les véhicules peuvent différer de l’illustration.©2010 La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.« Volvo, pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.Pensez toujours à boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com LUCI A de rabais sur toute la collection le samedi 29 et dimanche 30 mai.ALAIN GIROUX HÔTEL REINE ÉUZABETH 900, Renô-Lôvsaque Oimt Montréal (514)801-8138 £e (Projet cPoraf Martin Pillion, direction fE-iisemfr^ ^ Aa Clii/iiLc Concert pour fifaïti Au bénéfice des Sœurs de la Providence Sûus la présùûnce £^onneurde Monsieur Jean (Doré Ccintole BUIY I 3 I flu/ der Tiefen rufe ich.Ilerr.su dir ¦ JehoAA febci/tion RflCH motet/ du Xyil’frcinçoi/ Chaipentiei.de Bro//ord.du Monl.Moulinié.Bouxignoc.Compra Avec la participation de Mesdames Catherine-Elvira Chartier, soprano, Josée Lalonde, alto et de Messieurs Bernard Cayouette, ténor et Martin Dagenais, basse Dimanche 30 mai 2010, 14 h - 1431, rue Fuiium, Montréai __ 15,005-50,00$ ^1 Desjardins Réservations et informations : (514} 397-4789 p,3340 A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE SO MAI 2010 ACTUALITES L’Opus Del «donne la chair de poule» au NPD HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Bloc québécois n’est pas le seul parti à trouver déplacée la présence de rOpus Del sur la colline parlementaire.Le député du Nouveau Parti démocratique Pat Martin prétend que ce ^oupe chrétien lui «donne la chair de poule».Prié de commenter les révélations du Devoir cette semaine, à savoir que le vicaire canadien de rOpus Dei avait été invité au restaurant parlementaire pour rencontrer des députés et des sénateurs, Pat Martin n’a pas caché son dédain.«L’Opus Dei fait peur, a-t-il dit en affichant un rictus révélateur.Je ne peux pas comprendre pourquoi un député les inviterait sur la colline parlementaire.Je n’assisterais certainement pas à quelque événement leur étant rattaché.Ils me donnent la chair de poule.» Le député, qui se dit catholique, ne cées tiennent compte de la remise du fabncant Basé sur une allocation de 24 000 km par annte avec 0,10 $/km supplémentaire 1 Fbur profitez de l'ensemble sport sans frais, l’achat de l’Er>semble Tech est obligatoire (700 $).2 Le rabais équivalent à l’achat est offert sur toutes les Vsrsa à hayon 2010 (1000$ de rabais sur les Vsrsa à hayon 2010 1 8 S / 1300$ de rabais sur la Versa à hayon 2010 1 8 SL) Le rabais est déduit du prix négocié avant les taxes et peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat ou la location.#, t, *,**, tf, 1, 2, Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Les modèles illustré sont à titre indicatif seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Vc^ez votre concessionnaire pour tous les détails.Taxes, immatnculation et assurance en sus.Certains Irais sont p^ables à la livraison.Frais d'inscnption du contrat de 49 $ (incluant les frais d’inscnption au RDPRM) pour les offres de location/ financement et les droits sur les pneus neufs inclus.Les offres de location/financement sont disponibles uniquement auprès de Nissan Canada Rnance pour un temps limité, sont sujettes à l’approbation de crédit, sont exclusives, ne peuvent être jumelées à aucune autre of^ et peuvent faire l'objet de changements sans préavis.Les pnx peuvent faire l’objet de changements sans préavis et ne peuvent pas être jumelés à aucune autre offre Les pnx inclus le rabais du manufactuner La radio par satellite est offerte dans les 10 provinces canadiennes et dans les 46 états contigus des Etats-Unis.Un abonnement mensuel de base est requis et vendu séparément après une pénode d’essai, selon l'entente de service accessible en ligne à xmradio.ca.Les frais et la programmation peuvent faire l'objet de changements © 2009 XM Satellite Radio Ina La marque XM et les logos s'y rattachant sont des marques de commerce déposées de XM Satellite Radio Inc Les autres marques de commerce appartiennent à leurs propnétaires respectifs * Estimation de la consommation de carburant, le kilométrage réel peut vaner selon les conditions de conduite À utiliser à titre comparatif seulement ^ ^Chez les concessionnaires participants Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à 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pacages et pâturages le trèfle blanc qui s’y implantait naturellement, poursuit Christian Made.On coupe les foins avant maturité.La luzerne est aussi coupée trop tôt.Les champs ne fleurissent plus.Les abeilles ont tout juste les bordures de champs et les bords de chemins.Elles peuvent à peine compter sur les bandes riveraines et les talus naturels, qui disparaissent systématiquement pour agrandir les cultures.On enterre même les fossés de ligne pour ne pas avoir à respecter la bande riveraine pourtant riche en fleurs sauvages.» «Il faudrait modifier beaucoup de choses pour mieux coordonner le travail des abeilles et des polli-nisateurs sauvages, explique Domingo de Oliveira, un spécialiste des pollinisateurs qui enseignait à rUQAM avant de prendre sa retraite.Il n’est pas facile de vendre l’idée au milieu agricole qu’il doit participer à la protection de l’abeille parce qu’il en dépend pour une grande part.Ça viendra peut-être, car il y a une évolution: la preuve, dans les années 1980, personne ne payait pour pol-liniser ses champs.Devant le déclin des insectes pollinisateurs — et l’abeille n’est pas le seul, car ces problèmes frappent aussi les bourdons et d’autres insectes —l’abeille devient maintenant de plus en plus essentielle pour l’agriculture mondiale.» Un cocktail de causes Aux Etats-Unis, en 2005 on comptait 2,5 millions de ruches, dont certaines abeilles franchissent plus de 35 000 km par an pour aller pollini- ser des cultures aux quatre coins du pays.Mais en 2007, le «syndrome de l’effondrement des ruches», le SER, a réduit leur nombre à 900 000.L’Espagne perdait en 2006 la moitié de ses ruches.Et en Europe, les pertes ont atteint 90 % dans certains pays à cause de ce syndrome, toujours relativement inexpliqué, même si on sait que les parasites y contribuent pour beaucoup.Mais ce qu’on ne sait pas vraiment, précise Domingo de Oliveira, c’est si les parasites frappent fort parce que les insectes sont faibles à cause d’autres facteurs.Ou si c’est l’inverse.On est devant un «cocktail de causes», dit-il, dont notamment la malnutrition causée par un déclin généralisé de la biodiversité en milieu agricole et le remplacement d’espèces nourricières comme l’ancien colza au profit du canola.Aux pesticides qui tuent parfois des ruches entières en quelques heures, s’ajoutent les déficiences immunitaires possiblement attribuables à l’absorption de pesticides chimiques ou d’OGM, aux abus d’antibio- tiques dans les ruches, au transport trop prolongé des ruches sur de longues distances, voire aux ondes électromagnétiques qui pourraient désorienter les butineuses.Les biologistes Chagnon et de Oliveira sont d’accord: on est fort probablement devant «l’effet combiné de plusieurs facteurs», qui vont varier d’un pays à l’autre mais qui aboutissent au même résultat.Et ce résultat, souligne Christian Made, c’est aussi une fragilisation croissante de l’espèce, qui demeure le dernier rempart de la pollinisation si essentielle pour l’alimentation des humains.Au point d’ailleurs «qu’on se demande si l’abeille survivrait aujourd’hui sans le soutien des humains», renchérit la biologiste Chagnon.C’est pourquoi on a fait du 29 mai la Journée internationale de l’abeille, cette gardienne de la biodiversité qui est à sa façon une sentinelle de l’environnement.Comme l’ancien canari des mines.Le Devoir Une affaire de milliards Rien ne vaut l’émergence d’un problème comme le syndrome d’effondrement des ruches (SER) pour mobiliser les esprits autour de la valeur économique de l’abeille.On rapporte — mais ce n’est pas confirmé — qu’Einstein aurait dit que «si l’abeille disparaissait, l’homme n’aurait plus que quatre ans à vivre».L’auteur de cette phrase pensait sans doute au fait que 35 % du «volume des aliments» consommés par les humains dépend du mécanisme de pollinisation, dont principalement de l’abeille, en raison du déclin, voire de la disparition de nombreux autres pollinisateurs sauvages.Une autre étude de l’Institut national de recherche agricole (INRA) de Erance a établi que 75 % des différentes «cultures agricoles» dépendent des mêmes pollinisateurs.Et la beauté du monde en dépend aussi pour beaucoup, car 80 % des plantes à fleurs dépendent de ces butineurs impénitents.En Europe, selon une compilation d’Andrew Pettigrew, un agronome du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), on évalue à 153 milliards la productivité agricole qui dépend des pollinisateurs, dont principalement l’abeille.Ce montant représenterait, selon lui, le dixième dç la valeur totale à l’échelle de la planète.Aux Etats-Unis, où une centaine d’espèces de plantes commer- ciales dépendent des pollinisateurs, les abeilles seraient responsables d’un gain de productivité de 15 milliards et au Canada, de 1,7 milliard.Au Québec, la valeur de la contribution des abeilles à l’activité économique atteignait globalement près de 98 millions en 2008, dont 86 millions environ pour la seule valeur ajoutée à la production apicole attribuable à ces insectes.Si on s’en tient aux bénéfices directs de l’apiculture, cette petite industrie, qui compte 376 producteurs «enregistrés» — auxquels s’ajoute un nombre indéterminé d’amateurs et de tout petits producteurs artisans —, générait en 2008 des ventes de miel d’une valeur de 8,5 millions.Les activités de pollinisation des vergers et cultures agricoles ou encore des bleuetières généraient de leur côté en 2008 des transactions d’une valeur de 2,8 millions, soit plus du double du 1,3 million comptabilisé annuellement vers 2002.Ce chiffre illustre bien l’intérêt croissant du milieu agricole pour le soutien des apiculteurs, dont le travail compense la perte des pollinisateurs sauvages.La troisième activité la plus payante de ce secteur était la vente des reines, ce qui générait des ventes totales d’un quart de million de dollars annuellement.Louis-Gilles Francœur SUITE DE LA PAGE 1 sont d’origine des plus diverses.Ce phénomène de peuplement des banlieues par de petites «poches» de minorités visibles n’est pas unique à Vaughan et encore moins à la grande région de Toronto.Il est également observé dans de grandes villes nord-américaines, notamment Los Angeles.Selon un calcul fait à partir des données du recensement de 2001 de Statistique Canada, on dénombrait 6 «enclaves ethniques» au pays en 1981, tandis qu’il y en avait à cette date plus de 254.De ce nombre, 135 se trouvent à Toronto, 111 à Vancouver et 8 à Montréal.Peu préoccupé par la cohésion sociale dans sa banlieue, qui, selon lui, va de soi, Mario Eerri explique ce qui régit son modèle de développement qui sonne un peu comme un slogan: «Ouvrez les portes de Vaughan et vous verrez le monde».«Bien sûr, on a des plans qui déterminent sur quelles terres il est permis de bâtir.[.] Mais on est toujours très accommodants.On croit qu’il y a de l’espace pour tous et que la diversité est notre richesse.Ces gens-là contribuent à embellir les lieux et ils amènent avec eux des traditions et des pratiques à partager», soutient-il.La plupart des résidants ont fui la Ville reine pour venir profiter des grâces de la banlieue.Parmi eux, des Russes, des Latino-Américains, des gens de l’Asie du Sud, des Pakistanais et des Italiens, ces derniers représentant à eux seuls environ 45 % de la population des lieux.«À Vaughan, on est en train de bâtir l’un des plus grands projets de la communauté juive du Canada.Les juifs ont acheté 40 acres et ont construit un centre communautaire, des écoles, un centre de santé et des maisons pour personnes âgées», souligne M.Eerri.Opération de charme ahmadie La communauté ahmadie a elle aussi son grand projet aux accents communautaristes.Les affaires vont plutôt rondement pour cette communauté qui, ayant essaimé dans 195 pays du monde parce que persécutée puis chassée de son Pakistan d’origine pour des divergences de croyances sur l’islam, a abouti en sol canadien.Les membres de communauté ahmadie de l’Ontario vivaient un peu partout sur le territoire avant de poser leurs pénates à Maple.«Ça devenait intéressant.On avait soudainement l’occasion de vivre à côté de notre mosquée», a dit Lal Khan Malik, président de la communauté musulmane ahmadiyya du Canada.Acre par acre, les Ahma-dis ont racheté les terrains et les maisons autour après avoir demandé au promoteur d’y faire quelques modifications, notamment pour séparer plus aisément les hommes et les femmes.«C’est un sentiment tout à fait normal et naturel que de vouloir se regrouper entre personnes qui ont les mêmes antécédents.[.] On ne devrait pas avoir peur de la non-assimilation.On travaille.voyage et interagit avec la société canadienne.» «B n’y a absolument aucune restriction pour quelqu’un qui n’est pas de notre communauté et qui voudrait vivre ici», a insisté M.Malik, l’air toujours aussi médusé lorsqu’on lui pose la question.C’est que depuis quelque temps, cette enclave musulmane dérange.Alors que la municipalité de Vaughan met tout en œuvre pour faciliter la vie de ses habitants, d’autres s’inquiètent de son caractère exclusif.Venus de Erance, d’Allemagne et de partout au Canada, les médias ont fait leurs choux gras de ce «cas emblématique» de la doctrine multiculturaliste «au pays des caribous.» Echaudée, la communauté semble être passée plus sérieusement en mode séduction, question de s’assurer que plus personne ne la confonde avec une quelconque communauté appartenant à une frange intégriste de l’islam.«On est surpris de voir des réticences à notre égard.C’est la même chose que les Grecs de Toronto, ils sont des maisons, des restaurants.Les Chinois aussi», a dit M.Malik en insistant sur le caractère pacifiste et ouvert de la communauté.Vrai, par contre, que les femmes portent le hid-jab et dans certains cas la burqa — un choix, disent-elles de leur propre aveu.Vrai aussi que la vie est organisée en fonction de la prière cinq fois par jour, à faire autant que possible à la mosquée.Les mariages sont souvent arrangés entre les familles, le plus souvent Pakistanaises d’origine et, bien sûr, ahmadies.Mais il serait tout aussi indu de passer sous silence le fait que les portes de la mosquée sont ouvertes à tous, que la journaliste du Devoir a pu y entrer sans voile et a eu le droit de visiter l’endroit dans ses moindres recoins, de l’extrémité du minaret jusqu’au sous-sol.Toujours prompts aux échanges constructifs, la plupart des Ahmadis de Maple ont répondu patiemment à toutes les questions qui leur étaient posées.«On a l’habitude», note Tanya Khan, jeune mère de famille et enseignante.«On organise des visites de notre mosquée pour des groupes et des cotes.» Depuis plusieurs mois, la communauté ahmadie s’est unie aux autres habitants de Vaughan pour organiser «Run for Vaughan», un événement qui aura lieu demain et qui vise à amasser des fonds pour la construction d’un hôpital qui fait cruellement défaut dans cette municipalité.N’y a-t-il pas là exprimée la volonté d’un meilleur vivre-ensemble?Une minorité de plus en plus visible Il n’y a rien dans la littérature scientifique qui parle de l’inclination à coopérer des groupes ethniques selon qu’ils partagent le territoire avec d’autres groupes de minorités visibles ou des Canadiens d’origine, constate Keith Banting, directeur de la Chaire de recherche en politiques publiques de l’Université de Queen’s.«Mais il y a un sondage majeur qui conclut que les communautés de minorités ne sont pas moins enclines à s’impliquer dans l’action communautaire et la recherche du bien commun», a-t-il soutenu.La cohésion sociale est tributaire du bien-être de la communauté d’accueil, mais aussi de celle des nouveaux arrivants, qui doivent pouvoir s’intégrer socialement et économiquement.Or, bien que ces conditions ne soient pas toutes remplies, les relations semblent plutôt bonnes, admet M.Banting.«C’est de la magie ou quoi?» Un chercheur suédois séduit par le «modèle canadien» lui avait posé la question lors d’un colloque.«Je ne savais pas quoi répondre.J’imagine que c’est l’interaction qui existe entre les groupes».Le temps y est pour beaucoup, fait-il remarquer en citant les enquêtes majeures qu’a réalisées sur le sujet le sociologue et spécialiste de l’immigration et des études ethniques.Jeffrey Reitz.Ainsi, un groupe ou un individu au pays depuis longtemps capterait mieux l’essence des valeurs canadiennes.M.Banting reconnaît que, fort heureusement, le repli identitaire qui, comme le suggère la thèse du politologue américain Robert Putnam, pourrait contribuer à la désintégration du tissu social dans un contexte d’hétérogénéité ethnique, n’existe pas au Canada.«La peur qu’ont les Européens, cette crainte que nous soyons en train de construire des sociétés parallèles, n’existe pas ici.Les indicateurs d’intégration, notamment celui de l’acquisition d’une langue, nous montrent que les immigrants s’intégrent, même dans les enclaves», analyse-t-il.Des sondages menés auprès des minorités visibles ont montré, à sa grande surprise, qu’ils ne s’opposaient pas davantage que les Canadiens d’origine au mariage gai.«Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont tous pour.Es étaient divisés sur la question comme le sont le reste des Canadiens», a-t-il avancé.Des enquêtes du sociologue Jeffrey Reitz ont également montré que les immigrants installés depuis longtemps n’avaient pas moins le sentiment d’appartenance au Canada que des Canadiens d’origine.Avant de pouvoir s’installer en banlieue et de s’acheter une propriété, certains immigrants ont vécu un purgatoire dans un milieu urbain plus instable et plus diversifié en terme de mixité raciale.L’idée de ces familles devenues plus à l’aise financièrement et qui choisissent volontairement la banlieue peut-elle expliquer le climat pacifique qui y règne?Keith Banting n’ose pas l’affirmer, mais il remarque qu’une certaine réussite économique et sociale permet effectivement à des groupes de pouvoir se concentrer dans les banlieues et d’y vivre dans une relative harmonie.Par contre, le politologue reconnaît l’existence de «soubresauts collectifs», notamment lorsqu’il a été question de reconnaître les tribunaux de la charia.Et sans qu’il n’y ait, à proprement parler, de débats sur le port du voile ou du kirpan, le malaise persiste.Certains ne parviennent pas à voir une saine intégration dans ce qui a l’apparence d’un repli identitaire.«Le Canadien descendant européen blanc appartient certes à une majorité raciale, mais en termes ethniques, il est minoritaire.Ce pays en est un de minorités ethniques», a-t-il avancé.Devant ce constat, reste plus qu’à trouver les meilleures avenues pour organiser ce vivre-ensemble.Le Devoir SECURITE En 1995, les conservateurs avaient reproché aux libéraux alors au pouvoir d’avoir consacré 8,1 millions pour rénover un site d’Halifax SUITE DE LA PAGE 1 femmes et de jeunes enfants.La part du Canada serait de 1,4 milliard de dollars sur cinq ans, soit environ 300 millions par année.«La sécurité de ce sommet nous coûtera à elle seule un milliard de dollars, a rappelé M.Dewar.Verrons-nous des sommes similaires pour sauver la vie de femmes et d’enfants?» Le Bloc québécois a dit appuyer les revendications du NPD, mais insiste pour que l’avortement soit inclus dans le panier de services financés à l’étranger.Un demi-million de femmes meurt chaque année pendant leur grossesse ou l’accouchement.Les experts estiment que 13 % de ces décès (70 000) sont dus à des avortements amateurs.La critique s^amplifie L’absence d’engagement financier envers les enjeux de fond est d’autant plus mise en évidence que la facture des mesures de sécurité déployées à Hunstville et Toronto a été, elle, révélée et elle suscite la controverse.D’ailleurs, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Eraser, a décidé d’ouvrir une enquête, comme le lui avaient demandé le NPD et le Parti libéral du Canada.«Notre bureau devra attendre la fin des sommets pour faire le travail.Nous ne pouvons cependant pas confirmer pour l’instant quel genre de travail nous effectuerons», a dit au Devoir le porte-parole de Mme Eraser, Ghislain Desjardins.Il ajoute que la vérificatrice générale «considère qu’un milliard de dollars est un montant considérable», même si les coûts de ce type d’événements sont généralement élevés.Le budget annuel total du gouvernement fédéral sera de 281 milliards cette année.Les comparaisons avec d’importants sommets antérieurs continuent de susciter des questions.Par exemple, le sommet des Amériques, qui a paralysé la ville de Québec en 2001 avec son imposant périmètre de sécurité, a coûté près de 75 millions de dollars aux quatre corps policiers chargés de la sécurité de la trentaine de chefs d’Etat.La sécurité du sommet de la Erancophonie de 2008 à Québec a coûté 30 millions, celle du sommet du G20 d’avril 2009, à Londres (ville qui a connu des attentats terroristes), a coûté 30 millions de dollars, celle du G8 de Kananaskis (Alberta), 190 millions, et celle des Jeux olympiques de Vancouver, qui ont duré 17 jours, 900 millions.Loin, loin, cher, cher Les partis d’opposition estiment qu’une partie des coûts prohibitifs s’explique par le fait que le gouvernement conservateur s’est entêté à tenir son sommet du G8 dans la petite ville de Huntsville, où tout doit être construit, dont les baraquements des policiers.Or, en 1995, Jason Kenney avait reproché aux libéraux alors au pouvoir d’avoir consacré 8,1 millions de dollars pour rénover un site d’Halifax certes bucolique, mais mal équipé pour accueillir les chefs du G7.«Je suis certain qu’il y a des centres de conférences disponibles dans ce coin du monde et ailleurs au Canada qui auraient pu accueillir cet événement sans qu’on ait à dépenser des millions de dollars pour les mettre à niveau», avait déclaré M.Kenney alors président de la Canadian Taxpayers Eederation et aujourd’hui ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.Mardi, les documents budgétaires du gouvernement ont révélé que la facture pour assurer la sécurité des deux sommets est passée de 179 à 833 millions de dollars.Le gouvernement affirme que la facture totale atteindra 930 millions, ce qui en fera les plus coûteux de l’histoire du Canada.Le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, a lui aussi décidé de se pencher sur cette facture.Par contre, il prévient qu’il aura besoin de la coopération du gouvernement pour faire un véritable travail, puisque dans le passé, ce dernier a refusé de lui ouvrir tous ses livres comptables.«On va avoir besoin de toutes les informations dans un délai raisonnable», a-t-il dit.M.Page fera une comparaison du coût de la sécurité avec d’autres sommets tenus dans le monde.Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, qui fait face à un barrage de questions sur le sujet depuis le début de la semaine, a dit bien accueillir la vérification de M.Page.Le gouvernement Harper affirme qu’assurer la sécurité de deux sommets consécutifs (un fait sans précédent), dans deux villes bien différentes, fait grimper la facture.Vie Toews affirme que le calcul et la planification ont été faits par des experts.Le ministre soutient que la sécurité a dû être renforcée après l’attentat commis la semaine dernière par un groupe anarchiste dans une banque du centre-ville d’Ottawa.«C’est un bon exemple de la préparation qu’on doit faire devant la violence, notamment terroriste, qui menace notre sécurité», a-t-il dit Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la 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