Le soleil, 3 septembre 2005, Cahier X
[" LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005 Y Reportage publicitaire d'intErét public LE MOUVEMENT SYNDICAL QUÉBÉCOIS Vil t\u2019 I * ensemble NOUS \\!é*ùïé UV\\ AyO& ivxSOr*^ Tl Ümmwuwif wosftMX ^ - y./ mernu iTv».^ .' AUTOMNE UOLGAMQUE A L\u2019HORIZON.Traditionnellement, depuis plus d\u2019un siècle la fête du Travail récompense les travailleurs et rappelle les luttes syndicales pour obtenir de meilleures conditions de travail.Celle de lundi prochain prend une importance toute particulière en ayant comme fond de scène les relations tendues entre les syndicats et le gouvernement du Québec.En effet, les négociations pour le renouvellement des conventions collectives des 536 000 travailleurs syndiqués de l\u2019éducation, de la santé, des services sociaux et des organismes gouvernementaux ont repris après une pause estivale.Cependant, le climat demeure à la confrontation.On le constate avec la rentrée scolaire qui se fait sous le signe de la turbulence.La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) promet un début d\u2019année mouvementé.Pour le moment, l\u2019organisme syndical cible plutôt les décideurs des commissions scolaires et tente de minimiser les impacts sur les élèves et leurs parents.Mais on prévient que cette stratégie sera révisée fin septembre si les négociations ne progressent pas.Parmi les grands enjeux de cette négociation on remarque : les salaires, les primes, les vacances, les disparités régionales, la conciliation travail-famille, les droits parentaux, les assurances et la retraite.Au chapitre des salaires, les syndicats demandent des hausses salariales de 4,5 à compter du 1* octobre 2003, 4 % à partir du 1* janvier 2005 et 4 % l\u2019année suivante.La présidente Monique Jérôme-Forget du Conseil du Trésor s\u2019en tient à une offre ferme de T 2,6 % en six ans, incluant d\u2019autres demandes comme l\u2019équité salariale, la retraite, les disparités régionales et les assurances.La ministre soutient qu\u2019une hausse salariale de 12,6% sur six ans est plus que raisonnable.D\u2019autant plus que cette offre ne tient pas compte des avantages sociaux, précise-t-elle.Elle se montre prête à modifier la répartition de la somme proposée, mais pas de la revoir à la hausse.Pour sa part, la présidente Claudette Carbonneau de la CSN se dit convaincue que l\u2019Etat peut faire beaucoup mieux.Elle reconnaît la réalité du déséquilibre fiscal, mais ajoute qu\u2019on ne peut demander éternellement aux gens de gagner des salaires de misère.Il ne faut pas oublier, selon les syndicats, que les coupes sombres des années 1990 ont lourdement hypothéqué les conditions de travail des salariées de l\u2019État Le salaire annuel moyen dans le secteur public est de 29 002$, soit 41 923$ pour un emploi à temps plein et de 17622$ pour les temps partiel ou autres.La FTQ et la CSN forment un front commun de plus de 200000 personnes ; il n\u2019est pas impensable que d\u2019autres organisations syndicales s\u2019y joignent pense le président Henri Massé de la FTQ.Il n\u2019y a pas eu de discussions en ce sens, mais tous visent des objectifs similaires, précise-t-il.D\u2019ailleurs, la CSQ a fait partie de ce front commun jusqu\u2019au printemps dernier.D\u2019autres syndicats ne ferment pas la porte non plus, comme le Secrétariat intersyndical des services publics, à titre d\u2019exemple. 1 li SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005 Reportage publicitaire o'intIrêt public p.LE MOUVEMENT SYNDICAL QUÉBÉCOIS I Il faut un règlement satisfaisant cet automne ! Les négociations dans le secteur public n\u2019ont jamais été faciles, reconnaît d'emblée le président Henri Massé de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQJ Cette fois-ci, les employés de l\u2019État font face à une politique salariale rigide alors que leur rémunération s\u2019éloigne de plus en plus de celle du secteur privé dans plusieurs catégories d'emploi.Homme d\u2019influence, il conserve cependant son optimisme et insiste au cours d\u2019une entrevue sur l\u2019objectif de son organisation syndicale: obtenir un règlement satisfaisant au cours de l\u2019automne.Confiant, il affirme que le programme d\u2019action de la FTQ est prévu pour y arriver.«Nous devrons avoir des négociations intenses et sérieuses et nous mettrons la pression qu\u2019il faut pour y parvenir.» Et ce ne sera pas à n\u2019importe quel prix.Ce n\u2019est pas vrai, comme l\u2019a déclaré le premier ministre Charest, que les fonctionnaires bénéficient de conditions de travail enviables.«Si demain matin le gouvernement mettait à pied tous ses employés non permanents, il paralyserait du coup l\u2019appareil gouvernemental.» Wal-Mart En parallèle, la campagne de syndicalisation dans les magasins Wal-Mart se poursuit en partenariat avec les Travailleurs et travailleuses unis de l\u2019alimentation et du commerce (TUAC).Cette syndicalisation est essentielle, mais la FTQ n\u2019ira que là où les employés le demandent.«Pas question d\u2019achaler ceux qui ne veulent pas.» M.Massé rappelle que le marché du détail représente une part très importante du secteur des services.On consacrera donc toute l\u2019énergie nécessaire pour aider ces travailleurs qui sont souvent sous-payés en plus de faire face à des conditions de travail précaires.À titre d\u2019exemple, chez Wal-Mart peu d\u2019employés paient de l\u2019impôt parce que leurs revenus sont insuffisants.M.Henri Massé, président de la FTQ Il ne faut pas bâtir l\u2019économie du Québec sur du «cheap labor» affirme M.Massé.Malgré l\u2019échec de Jonquière, d\u2019autres brèches soutiennent l\u2019espoir: négociations en cours au magasin de Saint-Hyacinthe ; accréditation syndicale décrochée par le personnel de trois ateliers automobiles de Wal-Mart (Saint-Hyacinthe, Hull et Gatineau) et requête en accréditation déposée pour les quelque 200 employés du magasin de Hull.Les PPP, une voie dangereuse Plus grande centrale québécoise avec son demi-million de membres et forte de ses 125 ans d\u2019histoire, la FTQ n\u2019hésite pas à s\u2019engager résolument dans la défense des droits de la personne et dans la recherche d\u2019une plus grande justice sociale.En ce sens, les partenariats public-privé (PPP) inquiètent au plus haut point les membres du Bureau de la FTQ.«Pour nous, ce n\u2019est pas une question idéologique», de dire M.Massé.La FTQ a fait le tour du sujet et a constaté bien des expériences négatives, ce dont ne parle pas le gouvernement Charest La question est fort simple, selon lui : si ça coûte plus cher, on ne doit pas aller dans cette voie.Par contre, il est clair que la santé, les services sociaux et le transport en commun doivent demeurer du domaine public.Le bien-être de la population prime sur tout.Cest pourquoi la FTQ réclame haut et fort un débat public et démocratique sur la place du secteur public et sa capacité à répondre aux besoins des Québécois.Henri Massé exige également que le gouvernement Charest fasse connaître sa vision économique.Des pans traditionnels de l\u2019économie québécoise sont en train de se dégrader dramatiquement sans intervention énergique de l\u2019État.M.Massé cite plus particulièrement des secteurs comme ceux du meuble, des vêtements, du textile, de la forêt et manufacturier dans son ensemble.Une tournée des régions lui a permis de constater que partout on crie au secours! POUR QMt Qk La FTQ rapréianta plus d'un domi-million de mem us les secteurs d'activités, partout au Québec '¦y ¦ Z- QUEBEC Ce qu'ils pensent de certains aspects de la négo.Michel Tremblay, président de la FP-CSN La Loi 30, adoptée par le gouvernement Charest bafoue le droit de négocier collectivement en transférant au niveau local 26 matières des conventions collectives.«C\u2019est la moitié de nos acquis obtenus par 40 années de mobilisation et de négociations centralisées», analyse Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnels-CSN.Anciennement appelée Fédération des professionnels et professionnelles salarié (e)s et des cadres du Québec, cette organisation syndicale regroupe 7000 professionnels œuvrant dans plus de 150 établissements du réseau de la santé et des services sociaux.La FP-CSN refuse carrément un système à deux vitesses qui déboucherait sur des conditions de travail inégales d\u2019une région à l\u2019autre.D\u2019autant plus que les régions mieux nanties pourraient offrir plus pour attirer de la main-d\u2019œuvre, entraînant dans les autres une pénurie dont souffrirait la population.On a donc convenu, en s\u2019inspirant du modèle du secteur de l\u2019automobile, d\u2019établir un modèle d\u2019entente avec un établissement pour ensuite l\u2019étendre aux autres de même type.Ainsi, d\u2019expliquer Michel Tremblay, on pourra maintenir des conditions de travail uniformes dans les organismes dont la mission est identique.Lina Bonamie, présidente de la FIIQ La présidente Lina Bonamie de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) conseille au premier ministre Jean Charest de changer de conseiller en communication.Elle est encore abasourdie par les propos qu\u2019il a tenus début août devant les jeunes Libéraux.«Comment en pleines vacances, a-t-il pu dire des choses aussi aberrantes alors que les véritables négociations ne sont pas encore enclenchées?Recherche-t-il l\u2019affrontement à tout prix?» Pour sa part elle entend reprendre les négociations en parlant de conditions de travail, de salaires et d\u2019équité salariale.Dans ce dernier cas, elle juge tout à fait inadmissible d\u2019inclure ce rattrapage dans les hausses salariales de 12,6% proposées par le gouvernement Cela signifierait un appauvrissement pour tout le monde et enverrait un message très négatif aux collègues masculins.«L\u2019équité salariale doit se régler à part Pas question de dire aux femmes d\u2019utiliser leurs augmentations salariales pour corriger cette injustice.» Launer Goulot, vice-président de la FSSS Vice-président responsable de la négociation du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).Laurier Goulet connaît bien les problèmes du réseau de la santé et des services sociaux.Son organisme représente 105 000 des 225 000 travailleurs de ce secteur public.La FSS est réputée pour sa combativité et son expertise dans le domaine des conditions de travail dans son milieu.Dans cette négociation-ci, l\u2019organisme syndical propose entre auVes des moyens pour contrer la pénurie de main-d\u2019œuvre et assurer la formation des travailleurs, revendique la création de postes et le remplacement des absences prolongées.La conciliation travail-famille constitue également une priorité.Préoccupés par la qualité de vie au travail, les membres de son organisation syndicale manifestent aussi une grande inquiétude face au partenariat public-privé.«Les syndiqués sont prêts à aller pas mal loin avant d\u2019accepter de perdre leurs emplois.» I LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005 Reportage publicitaire o'int(r(t public LE MOUVEMENf SYNDICAL QUÉBÉCOIS ¦ L'APTS, une force inévitable en santé et services sociaux Forte de 23 OOO membres dans tout le Québec, l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) prévoit que les négociations pour le renouvellement des conventions collectives, échues depuis plus de deux ans, seront ardues L'organisation syndicale représente les diplômés universitaires et collégiaux de plus de 80 titres d'emploi.Les coprésidents, Mme Dominique Verreault et M.Denis Côté, analysent au cours d'une entrevue que la solidarité syndicale de leurs membres sera renforcée du fait qu\u2019ils se retrouvent majoritairement à l'intérieur d\u2019une même organisation.Parmi ceux-ci on retrouve notamment des professionnels et des techniciens des secteurs de laboratoire, de la radiologie, du psychosocial, de la réadaptation, de la diététique, de l'éducation spécialisée et des archives médicales.LAPTS, née du regroupement de sept syndicats professionnels, a bien tiré son épingle du jeu lors du maraudage imposé par la loi 30.Votée par le gouvernement Charest, cette législation a forcé la fusion des unités de négociation dans les établissements de santé et de services sociaux.Les deux coprésidents attribuent principalement ce succès au type d'organisation syndicale proposé qui connaît bien la réalité et les besoins spécifiques de ses membres.Mme Dominique Verreault, coprésidente de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.Un agenda précis En plus de modifier le paysage du syndicalisme québécois, les lois 25 et 30 ont retardé le processus de négociation.L'agenda automnal contient des défis importants comme, par exemple, la conciliation travail-vie personnelle, la pénurie de main-d'œuvre, I?surcharge de travail et les partenariats public-pnvé [PPP).«La présence de l'APTS partout au Québec permet d\u2019avoir une vision juste des demandes de nos membres», affirment les coprésidents Verreault et Côté.L'équité salariale fait partie des luttes que mènent les syndicats fondateurs depuis le milieu des années 1980.Le processus d\u2019équité salariale est un exercice qu\u2019on ne doit faire qu'une seule fois.« C'est un principe qui ne se négocie pas.Le gouvernement doit appliquer la Loi sur l'équité salariale », insiste Mme Verreault.Pas question non plus d'accepter des partenariats public-privé qui transformeraient négativement le portrait de la société québécoise.On ne peut permettre à des intérêts privés en quête de profits de faire main basse sur une main-d'œuvre spécialisée déjà insuffisante.La privatisation, d\u2019expliquer M.Côté, ne réglera pas la pénurie de main-d\u2019œuvre.Au contraire, la priorité c\u2019est d'assurer l\u2019accessibilité aux soins dans le réseau public.M.Denis Coté, coprésident de l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.La fonction publique sert mieux la population LAI trance de ta Fonction publique du Canada (AFPC) lutte avec acharnement contre la privatisation des services publics parce que ce processus comporte des effets pervers.« Partout au pays, les citoyens et les citoyennes s\u2019opposent à ta privatisation des services publics ».precise la présidente Nycole Tumtei au cours d'une entrevue.La présidente Nycole Tu miel de l'Alliance de la Fonction publique du Canada.Il est primordial que tous aient accès aux mêmes services et soins, pas seulement les mieux nantis.Éprise de justice sociale et d'égalité des travailleurs et des travailleuses, l'AFPC soutient que la privatisation affaiblit l'objectif des syndicats à l\u2019égard d'une meilleure société en favorisant le profit personnel au détriment collectivités.De plus, responsable envers le Parlement et le peuple canadien et non envers des actionnaires, la fonction publique offre un atout indéniable de transparence.La présidente a encore frais à la mémoire la fameuse restructuration du secteur public mise de l'avant par le gouvernement Chrétien, au milieu des années 1990.Ce fut un gâchis: 45000 emplois perdus, surcharge du travail des employées et employés demeurés en poste et diminution bien sentie des services à la population.Quelques années plus tard, il a fallu recréer près des deux tiers des emplois éliminés.Elle souligne que le premier ministre Paul Martin lui a dit qu'il ne répéterait pas un tel geste.Or dernièrement les médias ont fait état de la volonté du gouvernement fédéral de revenir à la charge avec des rumeurs de suppression de 41 000 postes.LAFPC n'a jamais été mise au parfum d'une telle volonté Cela ne l'empêche pas de reprocher au gouvernement fédéral de réduire les services à la population sous prétexte de modernisation et d'efficacité.À titre d'exemple, elle cite la décision, au cours de l'été, de fermer neuf bureaux de la Commission de la fonction publique à travers le Canada (dont celui de Québec).Efficience du milieu de travail Mme Turmel conseille au gouvernement de s'appliquer plutôt à fournir aux fonctionnaires tous les outils dont ils ont besoin pour optimiser leur rendement.Des changements dans les méthodes de travail et la mise en place de nouveaux équipements sont susceptibles d'améliorer le milieu de travail.Cependant, tout cela dépend de la manière dont la nouvelle technologie est mise en place et gérée.«Il est illogique d'investir dans la modernisation de l'État si en bout de piste il ne reste plus d'argent pour la formation du personnel.Quand on essaie d'en discuter, les ministères et organismes gouvernementaux se renvoient la balle.» Le syndicat réclame également que les dispositions du Code canadien du travail soient étendues aux employés de l'État.Cela offrirait un bien meilleur cadre pour les relations syndicales-patronales.L'employeur ne s'impose aucune contrainte.Il veille au contraire à ce que toutes les règles soient en sa faveur.D\u2019autre part, les fonctionnaires ont un rôle essentiel à jouer dans la protection de l\u2019intérêt public en divulguant les fautes graves commises dans leur milieu de travail.Ils devraient donc bénéficier d'une meilleure protection à ce sujet.LAFPC représente plus de 150 000 membres d\u2019un océan à l\u2019autre, dans les secteurs privé et public.AGENTE DE RELATIONS HUMAINES ARCHIVISTE MEDICALE AUDI0L0GISTE DIETETISTE ERGOTHERAPEUTE HYGIENISTE DENTAIRE ORTHOPHONISTE PHYSIOTHERAPEUTE PSYCHOEDUCATRICE PSYCHOLOGUE TECHNICIEN EN GENIE BIOMEDICAL TECHNICIENNE DE LABORATOIRE MEDICAL TECHNICIENNE EN DIETETIQUE TECHNICIENNE EN EDUCATION SPÉCIALISÉE TECHNICIENNE EN ELECTROPHYSIOLOGIE MÉDICALE TECHNICIENNE EN TRAVAIL SOCIAL TECHNOLOGUE EN RADIOLOGIE THERAPEUTE EN READAPTATION PHYSIQUE TRAVAIL! FUSE SOCIALE «J\u2019aime mon travail.À cause de la pénurie de main-d\u2019œuvre en santé je suis en surcharge de travail.M.Charest, la santé est-elle toujours votre priorité?» Le Fonds de justice sociale de l\u2019AFPC L\u2019APTS EST PRÊTE À NÉGOCIER ! APT Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux Contribuer à abolir la pauvreté Alliance de la Fonction publique du Canada X4 « LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005 Reportage publicitaire d'intérêt public Il MOUVEMENT SYNDICAL QUÉBÉCOIS 1 Le Québec demeure un château fort du syndicalisme Le taux de syndicalisation de la main-d\u2019œuvre a connu un léger recul au Québec en 2004, après cinq années d\u2019augmentation continue.Il est passé de 4 7,5% à 40,2 % comparativement à l\u2019année précédente.Cependant, cette présence syndicale demeure de loin la plus élevée en Amérique du Nord, selon les plus récentes données du ministère du Travail du Québec.En effet, le taux global de syndicalisation au Québec se compare avantageusement à celui de l'Ontario (27,9%), du Canada (31 %) et des États-Unis (13,8%).Même la France vient loin derrière, avec un taux dépassant à peine les 8%.Malgré tout sans crier au «désastre national» il y a lieu de s\u2019inquiéter, analyse le secrétaire général René Roy de la FTQ.Un an, souligne-t-il au cours d\u2019une entrevue, ne signifie pas l\u2019enracinement d\u2019une décroissance.Une fluctuation est normale sur une base annuelle.Par contre, quand il regarde autour du Québec, il se dit inquiet du fait que le taux ontarien a déjà rivalisé avec celui d\u2019ici, autour des 28% ; aux États-Unis, le déclin est plus marqué avec un ratio tombé de 37 à 13% en quelques décennies.Législations néfastes Il y a deux ans, il avait prévu la possibilité d\u2019un gel de la progression syndicale et même le recul.Il expliquait son inquiétude par l\u2019adoption de lois antisyndicales votées sous le bâillon par le gouvernement Charest et les amendements au Code du travail.Il soulignait également les lois pour empêcher carrément la syndicalisation du personnel des garderies en milieu familial et les personnes qui gardent à domicile des aînés ou des gens en perte d\u2019autonomie.«On ne peut pas dire que le gouvernement actuel à Québec a soutenu le mouvement syndical par ses législations, bien au contraire», affirme le secrétaire général de la FTQ.Certains effets de ces gestes se sont combinés, l\u2019an dernier, à de nombreuses pertes d\u2019emplois syndiqués survenues dans le secteur manufacturier (aéronautique, aluminium, vêtement textile et meuble).Des régions écopent en 2005 Le Syndicat canadien des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP) occupe justement une place importante dans le secteur manufacturier, notamment en foresterie, pâtes et papier.L\u2019organisme syndical n'a pas enregistré de diminution l\u2019an dernier.Le vice-président exécutif, M.Clément L\u2019Heureux, prévoit qu\u2019il en sera autrement cette année.Le nombre d'emplois perdus à la suite de fermetures d\u2019usines se chiffrait déjà autour des 1500 le mois dernier.La perte de ces emplois est dramatique pour les régions.Il déplore, au cours d\u2019une entrevue, l\u2019incapacité du gouvernement québécois à se doter d\u2019une stratégie réaliste à long terme pour revitaliser l\u2019industrie fondée sur les ressources forestières.«L\u2019État ne nous écoute pas.Les élus ont bien de bonnes idées sur papier, mais ils n\u2019ont jamais d\u2019argent pour les concrétiser.» Le long litige avec les États-Unis sur le bois d\u2019œuvre nuit énormément à cette industrie ici et il a bien hâte d\u2019en voir la fin.Au Québec, 41,5% des travailleurs masculins et 38,5% des femmes ayant un emploi sont syndiqués.Les premiers sont davantage syndiqués dans le secteur privé alors que c\u2019est le contraire dans le secteur public.Le salaire horaire moyen des syndiqués québécois est de 20,37$, selon Statistique Canada, contre 16,42$ pour celui des non-syndiqués, un écart de 3,95$.Le nombre de syndiqués québécois s\u2019est établi à 1 280 800 l\u2019an dernier, soit 22 700 de moins qu'en 2003.La progression globale fut de 178 000 nouveaux adhérents en cinq ans.La FTQ représente environ 43% des syndiqués, les syndicats indépendants 23%, la CS N 21 %, la CSQ 9% et la CSD 4%.Année 1999\t\t\t39,5% Année 2000\t\t\t39,9% Année 2001\t\t\t40,4% Année 2002\t\t\t40,4% v Année 2003\t\t\tH\tro w Année 2004\t\t\t40,0% 37%\t38%\t39%\t40%\t41%\t42% L'équité salariale, un droit à la dignité et à l'égalité Malgré tout près de neuf ans plus tard, les travailleuses et travailleurs du secteur public québécois réclament toujours que l\u2019équité salariale se réalise et que cesse la discrimination salariale basée sur le sexe.Pourtant, durant cette période, le gouvernement du Québec s\u2019est fait dire clairement par la Cour supérieure du Québec qu\u2019il ne pouvait prétendre avoir légalement atteint l\u2019équité salariale pour les employés du secteur public.Faim de l'égalité une priorité va au-delà de l'équité salariale.Le 21 novembre 1996, l'Assemblée nationale a adopté à l\u2019unanimité une loi visant à éliminer la discrimination salariale à l'égard des femmes.Grâce à cette législation, on peut dire que désormais l\u2019équité salariale est inscrite dans les moeurs du Québec comme un enjeu de justice élémentaire et de reconnaissance du travail des femmes dans toute la société.L\u2019attitude du gouvernement libéral qui tente de refiler la facture de l\u2019équité salariale à l\u2019ensemble des syndiqués de l\u2019État fait bondir la présidente Claudette Carbonneau de la CSN En face, dit-elle, le premier ministre Charest reconnaît que les femmes ont été discriminées.En arrière, il leur dit quelles devraient elles-mêmes payer pour compenser leurs pertes salariales.«Nous n\u2019accepterons jamais que l\u2019équité salariale fasse partie des hausses salariales proposées à la table des négociations et que les femmes financent elles-mêmes cette injustice.Nous n\u2019avons même pas à discuter de concession à ce sujet.C\u2019est une question de justice pour laquelle nous avons ferraillé très dur pendant plus de 20 ans.Le gouvernement ne doit pas chercher des entourloupettes car nous ne plierons pas là-dessus».L'égalité, une priorité Faire de l\u2019égalité une priorité va au-delà de l\u2019équité salariale.À titre d\u2019exemple, la présidente Nycole Turmel de l\u2019Alliance de la Fonction publique canadienne y ajoute des problèmes comme ceux des garderies publiques et la protection des femmes enceintes ou qui allaitent.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que ce syndicat composé à 60% de femmes milite pour l\u2019égalité.Depuis plus de 20 ans, l\u2019AFPC lutte avec ténacité contre le gouvernement fédéral, celui des Territoires du Nord-Ouest et Postes Canada pour obtenir l\u2019équité salariale.La présidente rappelait dernièrement que le syndicat a fait d\u2019énormes progrès.En effet, en 1999, il obtenait l\u2019équité salariale pour quelque 200 000 membres actuels et anciens.Ainsi, l\u2019AFPC a fait avancer la cause de l\u2019équité salariale pour toutes les Canadiennes.Cette victoire n\u2019était cependant pas une fin, mais un commencement puisque de nombreux autres employeurs refusent d\u2019accorder l\u2019équité salariale aux travailleuses à leur emploi.Soutien à la famille D\u2019autres pièces maîtresses font partie aussi des préoccupations syndicales, comme entre autres la conciliation travail-famille et le régime d\u2019assurance parentale.Dans le premier cas, la FTQ réclame de l\u2019Etat une politique respectueuse des besoins et attentes des femmes, des hommes et des familles du Québec.L\u2019organisme juge que tous les milieux sont concernés par cette question : travail, scolaire, communautaire, services publics sociaux, municipalités, services en général commerce et bien sûr l\u2019État.MAFte * m MAÜPef?M»5^TiON / f Dans toutes les professions et dans toutes les catégories d emploi, les 113 000 membres de la Fédération de la santé et des services sociaux MBPttfnr/ de la CSN sont présents partout au Québec pour assurer à la population des services de qualité ktoriv RTW U ni Peur cfuLKjtr 1rs cknrs & » rnf ration DM PHOfMSIONNtIFS c«t 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