Ici Radio-Canada, 20 février 1971, ICI Radio-Canada
'-•'V \ ; " I SmDIO-GûNACA mDQONÆA ryoooNÆA ryoooNÆA Volume 5, numéro 9 du 20 au 26 février 1971 television En mouvement du lundi au vendredi, 10 h 30 Savez-vous que vous pouvez vous procurer «En mouvement» livre écrit par les deux animateurs de la série télévisée Depuis septembre 1968, la série En mouvement fait partie de l'horaire matinal de la chaîne française de télévision de Radio-Canada, du lundi au vendredi à 10 h 30.Ce quart d'heure de conditionnement physique, théorique et pratique, plaît à tellement de téléspectateurs que les deux animateurs de la série, Claude Bouchard et Jean Bru-nelle, ont décidé d'écrire un ouvrage où les lecteurs découvriront l'essentiel de la série télévisée.Lancé à Québec par les Editions du Pélican et les Editions Ici Radio-Canada.En mouvement est un livre susceptible d'intéresser autant les jeunes que les adultes, sans distinction d'âge ou de sexe.Bien sûr, on doit s'attendre qu’un ouvrage comme celui-là nous offre un programme élaboré d'exercices physiques.Les auteurs n'y manquent pas.Mais en outre, ils ont l'intelligence de nous expliquer la raison de tous les exercices proposés.Dans une première partie théorique, Claude Bouchard et Jean Brunelle motivent constamment le lecteur.Il faut bien l'avouer: nous sommes tous un peu paresseux, et la perspective de faire de l'exercice physique ne nous enthousiasme guère.Encore faut-il y être poussé par des raisons impérieuses.C'est précisément ces raisons que nous présente clairement le livre En mouvement.Nous savons tous aue 'a vie moderne tend par tous i?s moyens à supprimer l'effort.Ce que nous savons moins, c'est que cette mollesse sciemment organisée nous conduit presque à coup sûr vers les pires ennuis, dont les maladies les plus graves, voire la mort.C'est une véritable mise en garde que nous font les auteurs d En mouvement au chapitre quatre, notamment quand ils écrivent: «L'inactivité physique habituelle rend l'homme plus vulnérable devant certains dangers, devant certains agents du milieu.Sa fragilité est encore plus évidente si d'autres influences négatives, venant d'une mauvaise alimentation et d'un excès de tension, sont aussi perceptibles.» Bilan des méfaits de l'inactivité physique, selon les auteurs de En mouvement: «L'inactivité physique semble jouer un rôle néfaste dans le développement de l'obésité, des douleurs lombaires, des problèmes d'esthétique corporelle, des maladies coronariennes, de certaines maladies psycho-somatiques, de certains problèmes de la santé mentale et de l’incapacité à rencontrer des urgences physiques.» Le lecteur sera sans doute porté à croire que les auteurs exagèrent un peu.Malheureusement non.Claude Bouchard et Jean Brunelle savent parfaitement de quoi Ils parlent.Bien qu'assez jeunes tous les deux, ils ont déjà une longue expérience professionnelle et Ils ont fait tous les deux des études poussées dans les sciences de l’éducation en général et de l'éducation physique en particulier.Claude Bouchard est directeur du laboratoire du département d'éducation physique de la faculté des sciences de l’université Laval.Bachelier en pédagogie, maître ès sciences de l’université de l'Oregon, Il a également étudié à l'institut pour la recherche sur la circulation et la médecine du sport, à Cologne.Ses travaux ont porté sur «le fondement biologique de l'entraînement physique et sur la croissance et le développement biologique de l'enfant en relation avec son niveau de maturité».Fondateur du laboratoire d'éducation physique de l'université Laval, Claude Bouchard a été le lauréat, en 1969, du prix Max-Burger de la Société médicale allemande de gérontologie, pour un ouvrage qu'il a écrit sur le vieillissement et l’entraînement physique.Quant à Jean Brunelle, il est aussi professeur agrégé au département d’éducation physique de la faculté des sciences de l’université Laval, bachelier en pédagogie, licencié en éducation physique de l’université de Louvain et membre de nombreux comités et groupements chargés de structurer l'orientation de l'éducation physique au Québec.Jean Brunelle a publié, individuellement ou en collaboration, onze ouvrages sur l'éducation physique, dont la Pensée pédagogique en éducation physique, l'Education physique adaptée et le Parcours organique.Facilement reconnaissable à sa couverture en vert et jaune représentant des athlètes stylisés, En mouvement, un bouquin de 281 pages abondamment illustré, est en vente dans toutes les librairies au prix de $5.A ceux qui ne pourraient se le procurer en librairie, Radio-Canada propose de l'envoyer par la poste au coût de $5.25, frais de port inclus.Fernand Côté mu**- •tVrV\A * »&***&' •' — *&&&%& 4|> ?Le samedi 20 février, la radio de Radio-Canada présentera, à partir de 10 h 30 (au lieu de 11 h 45), un Tel quel spécial au cours duquel nous suivrons les péripéties du concours à l'issue duquel sera décerné le grand prix du document d'information de la Communauté radiophonique des programmes de langue française.Ce sont les quatre organismes de la Communauté, soit I ORTF pour la France, la SSR pour la Suisse, la RTB pour la Belgique et enfin Radio-Canada qui ont soumis des documents sonores d une durée maximale de 30 minutes, que nous entendrons durant l'émission.Par la suite, le jury (qui est constitué de dix membres) délibérera et donnera son verdict, en ondes.avant la fin de ce Tel quel.Le concours se déroule à Lausanne.à l'occasion de la réunion des chefs d’information de la Communauté.Nous ne connaissons pas encore les productions présentées par la France, la Belgique et la Suisse; par contre, nous savons que Radio-Canada a soumis un document tiré d'un Tel quel diffusé sur les ondes de Radio-Canada le 17 octobre 1970.Il s'agit d’un Tel quel réalisé par André Hamelin et animé par Réginald Martel.Il traite d'un sujet on ne peut plus radiophonique, puisqu'on y parle du bruit comme élément de pollution.Cette pollution sera évoquée par de grands spécialistes aussi bien à New York qu'à Paris, à Londres et à Montréal.Outre Réginald Martel, nous entendrons les journalistes Charles Témerson, à Paris; Simone Auger, à New York, et Jean Charpentier, à Londres.Signalons pour terminer que ce concours est annuel et que l'an dernier, c'est le document de l’ORTF qui avait remporté la palme.Crescendo dimanche 21, de 14 h 00 à 17 h 30 L’OSM mardi 23, 20 h 30 L opéra « Louise »; William Tritt, pianiste Nicole Lorange et Los Très Compadres L’OSM joue Saint-Saëns «Bel canto» et jeunesse.C'est sous ce double symbole que se déroulera le prochain Crescendo qui sera diffusé le dimanche 21 février à partir de 14 heures, à la radio de Radio-Canada.Du côté du «bel canto», les auditeurs pourront entendre I o-péra-concert Louise de Gustave Charpentier, enregistré en public la semaine précédente à la salle Claude-Champagne.Il s'agit du cinquième opéra-concert diffusé cette saison, et dans les rôles principaux nous entendrons les voix de Nicole Lorange (Louise), Pierre Duval (Julien), Joseph Rouleau (le père) et Fernande Chiocchio (la mère).Au pupitre, nous trouverons Jean Deslauriers et, comme pour chaque opéra-concert, c’est Marcel Laurencelle qui est le chef des choeurs.Par ailleurs, plusieurs comédiens assureront les liens dramatiques entre les principaux airs.Réalisateur: Armand Plante.Des jeunes Si l'on fait exception du groupe Los Très Compadres qui viendra nous apporter un peu de l'ambiance du Mexique dans le cadre de l'émission Carré d'as, tout le reste de ce Crescendo (animé par Gilles Moreau et coordonné par Denis Harbour) doit être consacré à la jeunesse.Nicole LORANGE .••• ta En premier lieu, au cours de Destination-étoiles, avec le jeune chansonnier Etienne Bouchard, accompagné dans son tour de chant par l'ensemble de Georges Tremblay, également dans Aujourd'hui pour demain, qui nous permettra d’entendre un nouveau chanteur plein de talent.André Alain, et enfin dans le domaine de la musique classique, l'émission Images mettra en vedette le pianiste de 19 ans William Tritt.Il interprétera des oeuvres de Schumann, de Liszt et de Rachmaninov.William Tritt a déjà pris part à plusieurs concours; il a été soliste aux matinées de l'OSM et il participe, cette saison, au Concours national de Radio-Canada.La violoniste de réputation internationale Ida Flaendel sera l'invitée de l'Orchestre symphonique de Montréal, le mardi 23 février à 20 h 30, à la radio de Radio-Canada, aiors quelle jouera le Concerto no 3 en si mineur, opus 61, de Camille Saint-Saëns.Composé en 1880 et créé l'année suivante au théâtre du Châtelet de Paris, le Concerto en si mineur avait été conçu pour mettre en valeur le style du violoniste espagnol Pablo de Sarasate.Modèle d'élégance et de raffinement, cette oeuvre, franche d'accent, dont les trois mouvements sont marqués: Allegro non troppo — Andantino quasi allegretto — Molto moderato e maestoso, révèle à la fois le respect et la parfaite connaissance des ressources de l’instrument.D'autre part, les parties solistes qui sont destinées à faire briller l'interprète le font toujours avec esprit et sans ambition alourdissante.Ce concerto qu'a choisi Ida Haendel nous permettra encore mieux, si possible, d apprécier son immense talent.Reconnue partout comme l'une des grandes violonistes de notre génération, la virtuose a eu l’occasion de jouer avec les orchestres les plus réputés du monde entier.Ainsi, il y a quelques jours, elle s’est produite en so lo avec l’orchestre de la BBC de Londres et, après ses concerts de Montréal, elle nous quittera de nouvéau pour effe tuer une autre tournée qui I mènera au Mexique, en Esp; gne, en Angleterre et en Aile magne.Cette émission, réalisée p Pierre Rainville, comprend aussi des oeuvres de Rich, Strauss et du compositeur su se contemporain Liebermar Franz-Paul Decker sera au p pitre de l’OSM.Los TRES COMPADRES Horizons jeudi 25, 20 h 30 Récital de Montréal vendredi 26, 22 h 30 « Quand la femme fatale porte le masque » Claude Savard, pianiste joue Bach et Mozart Que se passe-t-il Quand la femme fatale porte le masque?Des écrivains et des historiens répondront à cette question, lors de la diffusion de la troisième tranche de la série la Femme fatale, dans le cadre d'Horizons, le jeudi 25 février à 20 h 30, à la radio de Radio-Canada.Tolstoï disait: «Si seulement tu savais ce qu’elles valent, toutes ces femmes distinguées et toutes les femmes en général.L’égoïsme, la crainte, la sottise, la médiocrité en tout.Voilà les femmes lorsqu’elles se montrent comme elles sont.» Et Napoléon: «La femme n'a pas à se réaliser mais à servir.» Cependant, l’Empereur ne fit pas exception à la règle.La femme fatale eut raison de lui et lui coûta le pouvoir.Evidemment, la femme fatale fut parfois reine, impératrice ou chef d'armées; mais c'est à l’ombre des grands hommes quelle put gouverner à sa guise.Et malgré son masque, il n'échappe à personne que c'est elle qui décide.Ainsi Jean Orieux, le biographe subtil de Voltaire et de Talleyrand, pense que la femme fatale cache sous une beauté physique inaltérable, une volonté de fer.C’est une femme du* re, psychologiquement cruelle, qui ambitionne la première place à tout prix.Il ajoute que «les reines de la main gauche ont régné beaucoup plus que les reines légitimes».Guy Breton, ie biographe des femmes célèbres, parle de la funeste Lucrèce Borgia dont «il fallut que le coeur s'arrête pour que chacun pense qu’elle en avait un», et qui n'hésita pas à empoisonner ceux qui ne lui plaisaient pas.Il évoque également Agnès Sorel, «la dame de beauté» qui, selon Balzac, ne paraissait que 30 ans alors qu'elle en avait 60, et qui influa sur Charles Vil et sur le destin de la France.Elle obtint, sur l'oreiller, ce que Jeanne d’Arc obtint par les armes.Il y eut aussi Diane de Poitiers, qui se voulait femme fatale et usait des maquillages, parures à la mode, exercices physiques et régimes alimentaires, pour entretenir une beauté qui lui permit de former «un ménage à trois» avec Henry II et Catherine de Médicis.Et que dire de la trop intelligente et trop habile Gabriel le d'Estrée qui ne consentit à entrer dans le lit d’Henry IV que lorsqu'il eut accepté ses vues politiques?Par contre, Alain Decaux «é-prouve toutes les faiblesses d'un amoureux transi» pour Madame de Montespan, et Guy Breton n'aime pas Madame de Pompadour, la femme fatale sévère, austère et affreusement moralisatrice.Enfin, Jean Orieux nous parle de Madame de Staël qui aurait bien aimé être une femme fatale mais à qui manquait le physique de l’emploi.Jean Lantier nous conseille de nous méfier des femmes au visage tranquille comme celui de la Mona Lisa car, selon lui, «elles peuvent être mortelles».A cette émission d'Horizons, il sera aussi discuté des nouveautés de l'édition, et on parlera encore de la Littérature allemande de l'après-guerre.Il est également à signaler la première émission de deux sur la Littérature de science-fiction, d'après un texte d’Yves Thé-riault et les témoignages de Victor-Lévy Beaulieu, Pierre Tur-geon, Claude Jasmin, Jean Basile, Jacques Benoit, Ronald La-belle, Gilles Tremblay et Lauren-tin Lévesque.On y traitera, entre autres sujets, de la raison de l'absence de cette littérature au Québec, où les écrivains sont plus que jamais aux prises avec des tensions sociales et des exaspérations politiques qui les obligent «à agir et à donner sa pleine mesure à la réalité».Horizons du 25 février est réalisé par Aline Legrand, Fernand Ouellette et Gilles Archambault.La radio de Radio-Canada vous convie à un autre Récital de Montréal en compagnie du pianiste Claude Savard, le vendredi 26 février à 22 h 30.Au programme: la Sonate en la majeur, K.331, de Mozart.Fameuse entre toutes, la Sonate en la majeur, dont le finale a acquis une célébrité mondiale, est née à Paris en 1778.Installé dans la Ville-lumière depuis quelques mois seulement, Mozart écrit, influencé à la fois par les souvenirs de Mannheim et par l'esprit nouveau des maîtres français.D'une expression plus précise et volontiers plus pathétique, la phrase musicale se resserre et se modernise.Bref, le jeune homme acquiert Ici une foule de connaissances et d'aspirations nouvelles qui ne cesseront de se manifester tout au long de sa carrière.Cette Sonate en le majeur est incontestablement d'origine française tant par son style que par sa disposition.Ce n’est qu’à Paris que Mozart pouvait écrire une sonate de ce genre qui remplaçait volontiers l’allegro initial par un andante; l'andante par un menuet.Quant au rondo final, il est l'exemple parfait du rondo français avec son mineur et son majeur, suivis d'un da capo.Cette émission du 26 février mettant en vedette Claude Savard, que les auditeurs ont maintes fois eu l'occasion d'entendre, nous permettra également d'écouter le très beau Prélude et fugue en si bémol mineur, no 22 de J.-S.Bach.Réal.: Jean-Yves Contant.Concert public (salle Claude-Champagne) Le Groupe baroque de Le Groupe baroque de Montréal sera l’invité de Radio-Canada au prochain concert public qui aura lieu à la salle Claude-Champagne de Montréal, le dimanche 21 février à 20 h 30.Nous entendrons des oeuvres de Telemann, de Buxtehude, de Couperin-le-Grand, de Bach.Fondé en 1968 par le violoniste Taras Gabora et le baryton-basse Gaston Germain, le Groupe baroque de Montréal comprend en outre Gaelyne Gabora, soprano; Claire Segal, violoniste; Stephen Kondacks, altiste; Laurien Laufman, violoncelliste, et Mireille Lagacé, claveciniste.S’étant donné pour Montréal but de faire connaître le riche répertoire de la musique baroque écrit spécialement pour voix et instruments solos, l'ensemble s'est déjà produit à Montréal, Québec, Ottawa, Winnipeg et aux Etats-Unis, ainsi qu’à la radio et à la télévision.Les mélomanes qui désirent assister gratuitement à cette soirée peuvent se procurer des billets aux différents comptoirs de distribution TRS.Ce concert, que réalise André Clerk, sera diffusé le dimanche 28 février à 10 heures, aux Grands Concerts de la radio de Radio-Canada, et, à CBF-FM, le samedi 6 mars à 20 heures.I «O* {.**
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