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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1946-10, Collections de BAnQ.

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Vol.VI N° 2 Octobre 1946 QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDITORIAL A l'honneur, Cécile Rouleau, directrice, p.89.ÉDUCATION ET FORMATION Formation religieuse SOLILOQUES : Mon Mémento, Victorin Germain, pire, p.91.Formation sociale Figures de la Sociologie catholique, Jules-Bernard Gingras, D.Ph., D.Péd., p.94-101.— La personnalité, Pascale France, p.97.Formation familiale Jouer avec l'enfant, Robert E.Llewellyn, ptre, p.99.Formation nationale Martyres Christi, Paul-Emile Gosselin, ptre, p.102.Formation pédagogique La discipline dans l'école active, Roland Vinette, D.Péd., p.104.—- Le Cercle d'étude en marge de la lecture, p.107.PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE .LEÇONS-TYPES: Religion, p.110; Langue française, p.120; Langue anglaise, p.151 ; Mathématiques, p.163 ; Histoire du Canada, p.177; Géographie, p.182.7766 90 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1946 m H I T O R I Al, A L’HONNEUR «L’Enseignement Primaire» se doit de signaler au personnel enseignant la nomination de monsieur B.-O.Filteau, secrétaire du département de V Instruction publique, au poste de président de VAssociation Canadienne d’Êducation, nomination faite lors de son récent congrès tenu à Edmonton, en août dernier.En acceptant ces nouvelles responsabilités, monsieur Filteau met à l’honneur tous les canadiens de langue française et plus spécialement ceux de la province de Québec.Qui d’entre nous ne connaît pas monsieur Filteau ?Très peu, en effet.Soit comme professeur d’école normale, soit comme secrétaire du Comité catholique, soit comme secrétaire du Département de VInstruction publique, partout, monsieur Filteau a révélé de la distinction, de la bonté, de l’intelligence, de l’infmmation, de la culture; et c’est depuis plus de quarante ans, qu’avec ponctualité et dévouement, il se dépense au service du bien commun.N’était-il pas tout désigné pour occuper cette haute fonction ?Aussi, sommes-nous assurés que le nouveau président pourra continuer de diriger vers le progrès cette association dont le but principal est de s’occuper des intérêts de Véducation et de la culture en général au Canada.Depuis vingt-quatre ans, à tour de rôle, vingt-trois présidents ont engagé leurs talents et leur zèle pour mener à bien une aussi belle cause.Il nous fait plaisir de souligner que, parmi eux, monsieur W.P.Percival, secrétaire anglais du Département de V Instruction publique, l’une de nos belles figures dans le monde de l’éducation occupait le fauteuil présidentiel il y a trois ans.Que monsieur Filteau accepte nos hommages et nos vœux de succès.Nous savons qu’il est à la hauteur de la situation, que par sa compétence, il aura raison des difficultés de l'heure et qu’il saura faire découvrir le vrai visage de la province de Québec et le faire rayonner dans tout le pays.MORALITÉ La grande campagne de moralité est inaugurée dans toutes les écoles de la Province.Par la prière, nous sommes devenus les apôtres de la moralité chrétienne.Nous n'avons pas le droit de nous arrêter en chemin.A la prière, nous joindrons maintenant le sacrifice.Tant par ses exemples que par ses enseignements, le Christ lui-même n a-t-il pas prêché la prière et le sacrifice ?Le mot d’ordre du mois d’octobre sera donc: Au nom du Christ-Roi, tous apôtres de la moralité par nos sacrifices ! Comme le mois dernier, nous laissons à votre initiative personnelle la manière d’inculquer à vos enfants la notion du véritable sacrifice et de célébrer mieux que jamais la fête du Roi des cœurs, des intelligences et des volontés.Éducateurs, par nos prières, par nos exemples, par nos sacrifices, traçons le chemin à nos élèves et entraînons-les à notre suite au royaume de la vraie paix.Cécile Rouleau, directrice. 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 91 Formation religieuse.SOLILOQUES par VICTORIN GERMAIN, ptre de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.XXXVII.—MON MÉMENTO Un des repos de l’esprit, c’est de mettre de l’ordre parmi des documents épars et importants; or, c’est à quoi je viens de passer une bonne demi-journée; j’ai révisé, en effet, d’anciennes ou de plus récentes notes de retraite et je m’en suis dégagé un programme, un code particulier, un mémento de vie spirituelle.Pas de longs développements, pas de littérature, mais de sèches, concises et pratiques indications, consignées d’abord pêle-mêle, au fur et à mesure des grâces actuelles, puis, aujourd’hui, ordonnées, organisées, groupées en paragraphes distincts et plus faciles à rejoindre.A cette heure, je les transcris au propre.Les prémices, c’est au Seigneur qu’il les faut réserver.Aussi veux-je être attentif à reprendre contact et conversation, dès les premiers instants de mon réveil, avec notre Père des cieux.C’est pour Dieu que je vis; je me remets à sa disposition; je lui veux tous les hommages; je me veux le bien parfait; je recherche l’assistance de Marie; c’est pourquoi, dès que je prends conscience du jour nouveau, je murmure, hommage personnel: « Mon Dieu, je vous donne mon cœur; )) puis, hommage solidaire: « Mon Dieu, je vous offre toutes les messes qui seront célébrées durant cette journée; » puis, communion spirituelle: « Mon Dieu, je désire vous recevoir dans mon cœur; )) et enfin, recours à la médiatrice obligée: « O Marie, ma bonne mère, préparez vous-même mon cœur à recevoir Jésus.» Un peu plus tard, je poursuis ce discours; c’est la 'prière du matin, brève, mais quotidienne et à genoux.Cela toutefois ne suffit pas à un chrétien.L’esprit de prière doit m’animer en tous mes devoirs d'état.Ces devoirs, je dois les surnaturaliser, leur donner une valeur d’éternité; c’est mon intention qui vaudra, aux soins les moindres et les plus prosaïques comme aux travaux les plus délicats ou les plus ardus, un parfum d’agréable encens.J’aurai donc soin de formuler cette intention en récitant pieusement la formule d’offrande bien connue de l’Apostolat de la Prière: « Divin Cœur de Jésus ».(1) Je m’habituerai aussi à dire, après un manquement: « Pardon, mon bon Jésus! » à l’occasion d’un renoncement nécessaire ou spontané: « Pour vous, mon bon Jésus! » et au cours d’un bonheur ou même d’une épreuve: « Merci, mon bon Jésus.» Je prendrai mes repas sans gourmandise, avec sobriété, ayant soin, partout et toujours, de réciter sans vaine ostentation, avec la discrétion qui convient, le bénédicité et les grâces.(1) Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur immaculé de Marie, les prières, les œuvres, les joies et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel.Je vous les offre, en particulier, pour l’intention générale de ce jour et de ce mois, et pour l’intention missionnaire. 92 ENSE1G N EMENT 1*R I MAIRE Octobre L’homme ne vit pax seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dent., VIII, 3).A la fin du jour, c’est de mon Seigneur et Père que je prendrai le dernier congé.Je choisirai, pour ma prière du soir, un moment commode et, au besoin, anticipé; mais, sur le point de me coucher, je repasserai devant Dieu ma journée, je réciterai pieusement l’acte de contrition, les trois Ave Maria, et la prière prudente: « Mon Dieu, je sais que je mourrai ».(2) * * * Ma dévotion fondamentale sera la messe, centre et pivot de toute ma vie spirituelle.Je n’y assisterai point sans: 1° renouveler, dès le commencement, mes intentions générales qui sont les fins mêmes du sacrifice: adoration, action de grâces, réparation, intercession.Per Ipsum, et cum Ipso et in Ipso.2° Sauf exceptions, suivre l’office du jour dans mon missel, m’unir en tout au célébrant et prier vraiment avec l’Eglise.Son sacrifice est aussi le mien.3° Avoir une attention particulière à la consécration séparée qui est faite du corps et du sang et qui représente l’immolation de la divine Victime.« Mon Seigneur et mon Dieu ».(2) Mon Dieu, je sais que je mourrai.Peut-être n’ai-je que peu de moments à vivre; peut-être ne sortirai-je pas du lit où je me coucherai aujourd'hui: aussi, m’avertissez-vous d’y entrer comme dans mon tombeau.Je sais, Seigneur, qu’à l’heure de ma mort, je voudrais avoir vécu sans péché, et vous avoir toujours aimé: mettez-moi dès à présent dans ces saintes dispositions.Oui, mon Dieu, je déteste le péché, je crois tout ce que l'Église m’enseigne; je mets en vous toute mon espérance; je vous aime de tout mon cœur, et j’aime mon prcohain comme moi-même; je veux vivre et mourir dans votre amour.Je vous remets mon âme, qui vous a tant coûté, ô mon Dieu; ne permettez pas que le sang précieux que vous avez versé pour elle lui soit inutile.Vierge sainte, intercédez pour moi.Mon bon Ange gardien, mon saint Patron, tous les saints et saintes du paradis, obtenez-moi la grâce de vivre dans la crainte de Dieu, de mourir dans son amour, et de le servir sur la terre, afin de le louer pendant l’éternité.R.Ainsi soit-il.In manus tuas .C’est en vos mains.Seigneur, que je remets mon âme et ma vie (Complies).4° Voir dans la communion, qui est la manducation de l’Agneau, une partie intégrante et hautement significative du sacrifice auquel je veux participer.Que le Corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde mon âme pour la vie éternelle! Veni, Sancte Spiritus ! Veni, Sancte Maria ! Tant de gens ont la belle humilité de se recommander à mes prières, tant de gens ont des titres à cette redevance, que je veux les englober dans mon mémento des vivants: Mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs; mes grands-parents, mes oncles et tantes, mes cousins et cousines; les amis de ma famille; mes protecteurs, mes bienfaiteurs, mon confesseur; mes collègues, mes amis, mes subordonnés; toutes les personnes pour qui je dois prier; toutes celles qui se sont recommandées à mes prières, comptent sur mon intercession ou en ont simplement besoin.Je ne négligerai pas non plus mon mémento des défunts: {Enumération analogue et, pour finir:) Les âmes les plus délaissées du purgatoire; celles pour qui j’offre le saint sacrifice; celles pour qui il convient que je prie.C’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés {II Macc.XII, 46).* * * Toutes mes journées devraient être consacrées à Yaction de grâces.Je soignerai particulièrement le quart d’heure qui suit la sainte communion et me voit, quoique indigne, ciboire vivant et conscient de la présence réelle.J’y réciterai avec application, et désir des indulgences plénières, les prières 0 bon et très doux Jésus (3), A Jésus- (3) O bon et très doux Jésus, me voici prosterné en votre très sainte présence.Je vous prie et vous conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes égarements et une volonté très ferme de m’en corriger; tandis qu’avec un grand amour et une grande compassion, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux les paroles que déjà le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus: Us ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os.(Indulgence: pour récitation devant l’effigie de Jésus en croix, dix ans: moyennant confession, communion et prière aux intentions de N.S.P.le Pape, plénière.PPO, 171). 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 93 Christ, roi universel (4) et Seigneur, mon Dieu (5).Je me renouvellerai souvent dans les dispositions requises pour le gain des indulgences plénières, indulgences que je veux voir toutes déversées en mon nom et par les mains de Marie, sur les âmes les plus délaissées du purgatoire.La parfaite charité serait que j’abandonne volontiers en leur faveur tous les mérites satisfactoires de ma vie et même les suffrages versés à mon crédit après ma mort.A cette même fin de délivrance, j’entretiendrai aussi la pratique des oraisons jaculatoires enrichies d’indulgences partielles.Je profiterai du cœur-à-coeur de la divine présence pour repasser souvent, comme on rappelle à un bienfaiteur ses complaisances, la série des bienfaits dont, au cours (4) O Christ Jésus, je vous reconnais pour Roi universel.Tout ce qui a été fait a été créé pour vous.Exercez sur moi tous vos droits.Je renouvelle mes promesses du baptême en renonçant à Satan, à ses pompes et à ses œuvres et je promets de vivre en bon chrétien.Je m’engage tout particulièrement à faire triompher selon mes moyens les droits de Dieu et de votre Eglise.Divin Cœur de Jésus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les cœurs reconnaissent votre royauté sacrée, et que, par ce moyen, le règne de votre paix s’établisse dans le monde entier.Ainsi soit-il.(Indulgence plénière, une fois le jour, aux conditions ordinaires.PPO, 245).Seigneur, mon Dieu, dès aujourd’hui, j’accepte de votre main, avec résignation et de bon cœur, le genre de mort qu’il vous plaira de m’envoyer avec toutes ses douleurs, ses peines et ses angoisses.(Indulgence: sept ans, chaque fois: plénières, pour l’heure de la mort, à quiconque, au jour de son choix, confessé, communié, aura récité cette prière, ou toute formule équivalente, avec un vrai sentiment d’amour de Dieu.PPO.591).de mon existence, j’ai personnellement été l’objet.Le bienfait appelle la reconnaissance: mille bienfaits appellent mille reconnaissances; un seul bienfait de Dieu épuise toute gratitude humaine.Or, je dois à Dieu, dès toujours, le dessein éternel de ma création.Je lui dois la lignée de mes ancêtres, la désignation particulière de mon père et de ma mère, la création de mon âme, l’attribution, dès ma naissance, d’un ange gardien spécial et la grâce du saint Baptême; l’atmosphère chrétienne de mon foyer, de ma famille et du milieu où j’ai grandi; mon éducation, si imparfaite soit-elle; mon instruction, si déficiente soit-elle; ma religion, si peu éclairée soit-elle; et ma confirmation, et mes communions, et mes absolutions; des grâces exceptionnelles de préservation, de conversion, de persévérance, et tant de sermons, de retraites, de lectures, de bons conseils! tant de bonnes pensées entretenues ou suggérées, tant de bonnes paroles dites ou entendues, tant de bons exemples donnés ou reçus! Et telle amitié sérieuse, tel bienfaiteur, tel protecteur; l’aisance ou la pauvreté, la santé ou la maladie, les accidents et les deuils, telle épreuve morale, telle consolation, tel encouragement .Qu’y a-t-il en ma vie de bienfaisant et qui ne vienne de Vous ?Chacune de mes pensées, chacune de mes paroles, chacune de mes actions, je vous les dois, chacune de mes respirations, chacun des battements de mon cœur, je vous les dois, ô Dieu très bon.Mon âme, ah! que rendre au Seigneur pour tous les dons de sa munificence ! Te Deum laudamus ! Magnificat anima Dominum ! A suivre.? 94 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Formation sociale.Figures de la Sociologie catholique par JULES BERNARD GINGRAS, D.Ph„ D.Péd.Montréal.Le premier catholique social : Villeneuve — Bargemont Le 16 octobre 1887, se produisait un événement que ni le 19e siècle ni le 20e n’ont le droit d’oublier.Ce jour-là donc s’ouvraient toutes grandes les portes de bronze de Saint-Pierre-de-Rome pour y recevoir, avec les mêmes honneurs qui accueillirent autrefois les empereurs chrétiens, un prince et une dynastie nouvelle.Ce prince, c’était le monde des travailleurs; cette dynastie, c’était la démocratie moderne.Ainsi fut baptisée, par la main du pape, la démocratie.Dorénavant elle pourra être dite chrétienne, sans que les termes s’opposent, pourvu cependant qu’elle soit justement définie.La démocratie, ce régime,— dit Léon XIII,— dont la puissance doit surtout avantager les humbles et les petits.Ainsi, en même temps, fut définitivement enterré le préjugé qui représentait l’Église comme inféodée aux pouvoirs politiques ou économiques, comme dévouée au maintien d’un ordre social favorable aux riches et mortel pour les pauvres.Cette alliance nouvelle entre l’Église et les travailleurs,—- et dont les encycliques sociales seront la charte,-— que de fois ne l’a-t-op point taxée d’opportunisme ?« C’est la crainte du socialisme et du communisme montant, disait-on, qui pousse l’Église à faire des concessions, à rechercher l’alliance de l’ouvrier.Les papes savent d’où vient le vent et ils se rangent du côté du plus fort .» Comme il est aisé de répondre à une telle accusation! L’Église a-t-elle jamais renié le Christ, pauvre entre les pauvres ?Même quand elle reconnaît les pouvoirs établis, même quand elle sanctionne de son autorité morale les biens légitimes des riches, même quand elle reçoit les princes et signe avec eux des traités, a-t-elle jamais renié la double loi de justice et d’amour, qui est l’essence même de sa doctrine ?A-t-elle laissé se tarir la source de dévouement qui, dans nos institutions, prend soin de toutes les misères et panse toutes les blessures, secourt aussi bien le pauvre que le malade et l’ignorant ?S’est-elle lassée de crier aux riches leurs devoirs, de leur rappeler l’éminente dignité de ceux qui n’ont rien ?Le sermon sur la montagne n’est-il pas le thème séculaire de sa prédication ?Mais la plus actuelle des réponses, le 19e siècle nous l’offre.La plus actuelle des réponses, c’est l’histoire du mouvement social catholique.Bien mal avisé celui qui voudrait en fixer le commencement à 1891.L’encyclique Rerum No varum est un point d’arrivée aussi bien qu'un point de départ.Elle synthétise et promulgue une doctrine étayée sur un demi-siècle d’études, de discussions et d'expérience, où toute la chrétienté a eu sa part.L’Église, en matière sociale surtout, ne met son sceau que sur des théories dont le temps et les hommes ont démontré la valeur.C’est donc plus haut qu’il faut remonter pour constater d’où nous sommes partis, et comment s’est édifiée, par les efforts conjugués de plusieurs générations 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 95 de savants et d’hommes d’œuvres, ce que nous appelons la doctrine sociale de l’Eglise.Le plus simplement et le plus familièrement du monde, nous feuilleterons ensemble quelques pages de cette glorieuse histoire.Et parmi les figures que je désire évoquer pour vous, nous commencerons par les ancêtres: les ancêtres sans lesquels les grands chefs du mouvement social ne s’expliqueraient pas.* * * C’est en terre provençale et dans le domaine de Bargemont que naissait, en 1784, celui qui devait être le premier catholique social de France et peut-être du monde.Il s’appelait Alban de Villeneuve-Barge-mont, fils du comte du même nom.Cadet de famille, il sera connu dans l’histoire sous le nom de Vicomte de Villeneuve-Barge-mont.1784, époque tourmentée, s’il en fut.Alban prend sa part des souffrances de sa famille, connue pour son ancien et irrévocable attachement à la monarchie légitime.L’agonie d’un régime, l’agonie des principes traditionnels de sa patrie traversent son enfance et préparent sa destinée.A l’âge où le regard franchit le cercle familial pour prendre conscience de la société et de l’humanité, il se trouve en face d’une nouvelle conception de la vie personnelle et de la vie sociale.Tout monarchiste qu’il est de conviction et de tradition, à travers les excès des principes de 89 et les emportements de la Révolution, il entrevoit la petite flamme de vérité qui s’y glisse, il a surtout l’intuition d’un rôle à jouer dans ce monde en travail.Pour se préparer, il étudie, donnant de plus en plus sa sympathie aux économistes libéraux, dont la vogue croit sans cesse.Le libéralisme est dans l’air.Au lieu de se raidir dans les préjugés de sa caste, il se déclare prêt à prendre une part active dans le sauvetage de la France.Et on le voit bientôt accepter la préfecture de Meurthe-et-Moselle, puis celle du Nord; il cumule durant toute la Restauration.C’est à Lille que s’exerce son administration, Lille, en pleine croissance et en pleine adaptation.C’est là qu’il assiste au début de l’industrialisation moderne.Enthou- siaste d’abord, il ne tarde pas à déchanter.Sa nature loyale et les principes de son christianisme lui en font un devoir.Il voit de ses yeux, à côté de réalisations séduisantes, l’incidence malheureuse du capitalisme.Il voit le découragement, parfois le désespoir de l’ouvrier mal rétribué.Il voit les yeux rougis des ouvrières, les traits décharnés des enfants sous-alimentés.II entre dans les foyers sans feu, sans lumière et sans joie.Au lieu de la chanson du pot-au-feu, il y entend les quintes de poitrines contaminées par l’usine.Dans les faubourgs humides de Lille, il y a trop de cheminées sans fumée, trop de regards éplorés, trop de rides sur les fronts, trop de larmes et trop de funérailles.D’autre part, il recueille de terribles confidences.Il sait que non seulement les corps, mais les âmes sont menacées, il sait qu’après les horreurs révolutionnaires, la France marche vers de nouvelles crises, que ces crises seront sociales, que leurs causes enfin seront d’ordre économique.Son esprit fait le même trajet que son cœur.Tout d’une pièce, il réagit.Il perd ce respect que tout bon libéral porte en soi à l’endroit des lois économiques.Il les appelle meurtrières et criminelles, quand des considérations ne les règlent pas.Sans être philosophe, il perçoit le drame de la personnalité humaine broyée par la machine, l’appât du gain, la concurrence.Le chrétien éminent, qu’il fut toujours, ne peut accepter la défaite des valeurs spirituelles, même au profit de grandioses réalisations matérielles.Tout cela est sous-jacent à sa remarquable étude sur le paupérisme.On y entend clairement le sociologue, qui crie son désenchantement de l’école libérale; le chrétien, qui s’apitoie sur les souffrances de ses frères; enfin le fonctionnaire, qui s’ingénie à chercher une recette merveilleuse pour guérir un si grand malade.Que n’avons-nous le loisir de relire ensemble quelques pages de ses rapports au gouvernement.Vraiment, ce préfet ne ressemble à aucun autre.Tout l’intéresse dans la vie de ses administrés.Voilà qu’il sollicite l’appui du ministre,— et aussi quelques écus,— en faveur d’œuvres d’assistance aux ouvriers chômeurs ou malades, aux veuves, aux enfants nécessiteux. 96 E N S EIG N E M E N T P RIM A IR E Octobre De l’ordre des effets, remontant jusqu’aux causes, c’est toute une réglementation du travail qu’il réclame, qu’il appelle de ses vœux.Songeons-y.INous sommes dans le premier quart du dix-neuvième siècle, cinquante ans avant Karl Marx, soixante ans avant Rerum Novarum, et voici un préfet qui nous tient un langage que ne désavouerait pas le député le plus avancé, le plus dévoué aux réformes sociales, en notre bon parlement de 1946.Prêtons l’oreille à cette voix de 1825.C’est un ancien libéral qui parle.Il faut que les lois régissent le travail afin d’en améliorer les conditions et d’en proscrire les abus.Il doit être défendu aux industriels de recevoir des enfants au-dessous de 12 ans; plus que cela, tout candidat à l’usine devra savoir lire, écrire et calculer; sinon, on le renverra à l’école.Enfin, il devra être examiné par un médecin et trouvé apte à se livrer sans danger aux travaux industriels.Il ne sufft point d’interdire l’atelier aux jeunes, aux malades et aux ignorants, il faut encore protéger la santé, la moralité, la sécurité de ceux qui y sont admis.Les ateliers seront salubres, ni trop humides ni trop sombres.Les travailleurs des deux sexes y seront décemment séparés.Les patrons devront encore songer à l’avenir de leurs ouvriers.Qu’ils établissent des caisses d’épargne et de prévoyance! Que des cours soient donnés, dans l’usine même, aux ouvriers qui en ont besoin, afin que personne ne soit privé de connaissances rudimentaires.Et pour assurer l’exécution de toutes ces mesures, le vicomte propose que des inspecteurs soient nommés par l’État pour recevoir les rapports des patrons à ce sujet, rapports qu’ils vérifieront ensuite sur place.En 1828 sa pensée s’est encore affermie: Il faut donner à la France une législation sociale.L’autorité gouvernementale doit fixer elle-même l’âge d’admission des adolescents à l’usine.Une assurance sociale obligatoire pour tous doit être organisée.Il faut le plus tôt possible fonder des écoles professionnelles pour préparer les jeunes à l’exercice d’un métier.Ah! si les contemporains avaient écouté le préfet de Meurthe-et-Moselle, que de crises le monde du travail aurait évitées.Si, dès le début, le capitalisme libéral avait été maintenu dans de justes limites, le jeu de la concurrence soumis aux exigences du bien commun, la technique n’aurait jamais pris le pas sur l'homme.Le grossier matérialisme, qui a fleuri partout dans le monde depuis un siècle, nous aurait probablement été épargné.* * * Ce rapport devait être le dernier.Avec l’abdication de Charles X, le vicomte de Largement disparaît du fonctionnarisme mais il entre à la Chambre, comme député de l’arrondissement d’Hazebrouck.A ce titre, il prend part à toutes les délibérations si importantes, qui marquent les séances parlementaires, sous la Monarchie de Juillet.Cette seconde étape de sa vie est la conséquence et le couronnement de la première.En effet, les idées sociales font lentement leur chemin.Les suggestions de ses rapports préfectoraux sont l’une après l’autre portées à l’attention des députés.C’est ainsi qu’il a l’honneur d’être le champion de la première loi réglementant le travail industriel, votée en 1941.Cinq ans plus tard, il se fait l’avocat d’une loi sociale destinée à la protection des nouveaux foyers, facilitant ainsi le mariage des pauvres.Villeneuve-Bargemont ne devait pas voir l’accomplissement de tous ses vœux, mais les résultats de ses efforts sont appréciables.Ces essais législatifs, tout incomplets qu’ils apparaissent, devaient être une semence dont nous bénéficions.Ce qui reste de lui nous en dit long sur sa pénétration, son sens chrétien, sa science de l’économie; pénétration qu'on pourrait appeler prophétique et qui sut dépister tous les dangers de l'erreur libérale; sens chrétien qui informait jusqu’aux affaires publiques.Fonctionnaire, il voulait des gouvernants honnêtes et chrétiens; économiste, il ne concevait pas une organisation de la Cité sur des bases purement utilitaires, il ne concevait pas un ordre social ou économique consacrant le paupérisme et la misère, un ordre social ou économique sacrifiant des vies d’homme.Économiste, il (Suite à la page 101) 1941) ÉDUCATION ET FORMATION 97 La Personnalité par PASCALE FRANCE, Jamais, autant qu'aujourd'hui, on n’a parlé et discuté de la personnalité, de sa valeur, aussi bien dans le monde social que dans le monde des affaires.Comme si la personnalité était quelque chose de nouveau sous le soleil ! Comme si jamais elle n’av; it joué un rôle immense dans la vie des individus, et comme si, pour des milliers d’entre eux, elle n’avait été directement l’instrument de leur succès.En effet, des psychologues modernes émettent toutes sortes de théories sur la personnalité, des hommes d’affaires sont prêts à payer de grosses sommes pour l’acquérir, et un grand nombre d’humains des deux sexes livrent de louables efforts pour la cultiver.Chose étrange, la plupart reconnaissent comment e'ie est indispensable à la réussite et au bonheur d’une vie, et bien peu cependant sont en mesure de dire ce qu’elle est exactement.C’est que la personnalité ne se définit pas par une phras^, ni ne se décrit en quelques traits ou principes.Elle ne consiste pas seulement dans l’énergie, la jeunesse, la force d’attirance qui émanent de certains individus, pas plus que dans la façon de sourire ou l’esprit « sophistiqué )> de certains autres.La personnalité, en somme, est autre chose et plus que cela.Elle a son essence, si l’on peut s’exprimer ainsi, dans l’ensemble de nos qualités propres considérées dans leur action avec le monde extérieur.Il ne s’agit donc pas d’une (( livrée » que l’on peut endosser pour telle ou telle circonstance spéciale de la vie.Non, en réalité, la personnalité est plutôt la moyenne de ce que nous sommes chez nous, en public, en groupe ou en particulier, dans nos attitudes, dans nos pensées et par dessus tout, dans nos gestes.C’est un tout qu’on peut analyser, à volonté, un tout qui a ses côtés et ses facettes comme une pierre précieuse.Quelques-uns sont polis et brillants, d’autres sont rugueux et ternes.Aussi, à mesure qu’ils avancent dans la vie, les humains, bon gré mal gré, manifestent les côtés avantageux ou désavantageux de leur personnalité.Car il faut bien admettre que, même chez les individus où cette personnalité est la plus puissante et la plus attachante, elle n’est pas toujours exempte de rugosités et d’ombres.Le talent sans le tact, la beauté sans la chaleur, la courtoisie sans l’hospitalité, le sens des affaires sans la conscience sociale, la science sans la sagesse sont tous des traits magnifiques traversés de sérieuses égratignures.Ce qui nous amène à dire que si cette chose subtile qu’est la personnalité est en grande partie déterminée par notre héritage physique, et que si la majorité de nos qualités se développent pendant les premières années de notre vie,— voire avant l’adolescence,-— il y a quand même moyen de cultiver consciencieusement cetle personnalité et d’enrichir ces qualités.Ce serait sans doute de la présomption d’espérer une méthamorphose radicale de la personnalité parfois chétive et pauvre héritée de la nature, mais il est certain que par l’observation et par de raisonnables efforts, il y a lieu de tirer le meilleur parti possible des dons innés, fussent-ils peu nombreux et maigres.Il n’y a donc pas raison de se décourager lorsqu’à la suite d’un premier inventaire, le bilan de nos possibilités nous paraff mince, car bien des personnes peuvent vivre dix-huit, vingt-cinq ou quarante ans sans développer des qualités de caractère qui, une fois qu’elles ont atteint leur plein épanouissement, peuvent valoir à leurs détenteurs une place heureuse dans le monde. 98 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Ce qu'il importe donc à pnme abord de savoir, une fois admises la valeur de la personnalité et son influence dans la vie des individus et dans leurs succès, ce sont les éléments fondamentaux qui la composent et les éléments secondaires qui viennent s’ajouter aux premiers.Oq a depuis longtemps accoutumé de songer au charme quand on pense à la personnalité et, d’une façon générale, on ne commet pas d’erreur quand on les considère comme synonymes.En effet, quand on observe l’évolution d’un individu et qu’on s’attarde à chercher la raison de sa réussite heureuse dans la vie, infailliblement on a besoin d’affirmer: cet être-là est doué d’une personnalité extraordinaire.D’une femme à qui le succès tant personnel que social aura également souri, on dira plutôt : elle possède un charme incomparable.Mais dans un cas comme dans l’autre, on aura voulu exprimer à peu près la même chose: le prestige, l’attirance exercée par ces créatures privilégiées.Malgré nous, elles nous feront envie.Et croyez-lc ou non, on a parfaitement le droit de les imiter.De les imiter dans ce qu’elles ont de meilleur, de les imiter à la condition, cependant, de rester soi-même.En effet, le conseil unanime que donnent les psychologues à ceux qui travaillent à la culture d’une belle personnalité peut se résumer à ces trois mots: (( soyez vous-même )>.Ce qui confirme la vérité longtemps prouvée à l’effet que Marie ne peut pas être Suzanne et que Jules ne peut pas être Pierre.Car si cela était, les ressources de l’une se confondant avec les travers de l’autre seraient vite gaspillées, tout comme les qualités de l’un s’altérant des défauts du voisin s’annihileraient fatalement.Aussi, au début de cette série d’articles sur les points indispensables au rayonnement de la personnalité, articles qui viseront à accroître chez les gens de bonne volonté le développement de ces « recettes )) qui font le charme, nous vous répétons: Restez vous-mêmes.Restez vous-mêmes mais en atténuant les ombres qui vous empêchent de briller pleinement.Restez vous-mêmes en ne détruisant pas votre fonds naturel mais en le cultivant de votx-e mieux.Sachant qui vous êtes et ce que vous possédez, il ne vous est pas défendu d’emprunter ce qu’il y a de meilleur chez ceux et celles que vous admirez, mais à la condition que ces emprunts ne soient pas que superficiels et qu’une fois ajoutés à votre capital naturel, ils ne déforment pas désastreusement celui-ci.Ces emprunts, vous pourrez les faire à même l’art de plaire, la façon de s’habiller, l’art de recevoir, à même le charme proprement dit que vous admirez tant parfois chez les autres.Ces arts ne sont d’ailleurs que des variations précieuses qui peuvent s’ajouter sans surcharge au thème de la personnalité.Des uns et des autres, nous en causerons demain, ou plutôt les mois prochains. 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 99 Formation familiale.louer avec l'enfant par ROBERT E.LLEWELLYN, pire.S’amuser.Ce mot constitue un peu du cauchemar des maîtresses d’école et des professeurs: l’élève qui s’amuse en classe ou en étude, qui distrait ses voisins et trouble le professeur, est une calamité hélas! courante.Peut-être trop rapidement conclut-on que l’amusement doit être banni de l’enseignement, que la récréation est une concession à la faiblesse humaine, et que l’enseignement et la formation se font exclusivement dans la salle de classe.Je ne veux pas du tout prétendre que la salle de classe est nécessairement ennuyeuse: j’en sais qui sont des paradis d’intérêt d’où les élèves ont peine à s’arracher; mais elle demeure la salle de classe, celle où l’on travaille, où l’on apprend.Or il y a autre chose dans la vie de l’enfant que le travail qu’il fait à l’école, que la religion à laquelle il est formé à la paroisse, que les besoins matériels et l’éducation auxquels on satisfait à la maison.Si l’instruction, l’éducation et la formation religieuse appartiennent aussi bien à la maison qu’à l’école, le jeu, si important pour l’enfant, n’est pas un temps mort, un vide que personne ne doive se soucier de remplir: car l’enfant se révèle et se forme par ses récréations peut-être plus encore que partout ailleurs.Pour le connaître Je connais un inspecteur d’école qui s’arrange pour arriver au temps d’une récréation.Il tire de sa poche une balle et la lance vers les enfants; il ne se passe pas deux minutes avant que toute la marmaille se soit mise au jeu, lançant et recevant la balle avec enthousiasme et maladresse.A ce moment ils sont naturels, ils crient, s’exclament, se font les uns aux autres des remarques, et très vite en font aussi à l’inspecteur.Au bout de trente minutes, la récréation a été largement dépassée, mais l’inspecteur a une excellente idée de tout le « personnel enseigné )) de l’école qu’il visite.Il a vu comment ces enfants réagissaient, de quelle éducation ils faisaient preuve, quel était leur langage, quelles étaient leurs préoccupations, quel était leur vocabulaire, quelles étaient leurs idées.Et derrière cette jeunesse enthousiaste et débordante, il a appris le plus souvent, au prix de quelque essoufflement, la valeur du maître ou de la maîtresse qui les avait formés.Or, c’est le premier problème de l’éducateur, de l’éducatrice: connaître le matériel humain qui leur est confié, découvrir les ressources d’enthousiasme et de persévérance de chacun, percer à jour le caractère des taciturnes, déceler la timidité, l’orgueil, le manque de confiance, la vile paresse ou la fermeture de cœur.Nulle part mieux qu’au jeu cette étude n’est possible, quand chacun donne toute son ardeur à la tâche de s’amuser, et n’a plus le temps de penser à déguiser son âme et son caractère.Donc, le maître qui veut connaître ses élèves doit vivre avec eux en récréation.Pour l’éduquer L’enfance est le délai nécessaire à un être humain pour être prêt à vivre en société avec ses frères en humanité.Et l’éducation est le moyen essentiel de cette préparation.Quand l’enfant sait se dominer par égard pour les autres; quand il a appris à aimer les autres malgré leurs défauts, et à s’en méfier malgré les apparences; 100 ENSE1GNEMENT PRIMAI RE Octobre quand il a appris à collaborer, à faire de son mieux, et à persévérer, l’essentiel de son éducation humaine est faite.En classe il va apprendre des éléments de connaissance dont il pourra se servir toute sa vie, bien ou mal.Il va apprendre à compter avec les autres, il va apprendre l’autorité; il va apprendre enfin des disciplines qui l’enchantent ou lui déplaisent, et découvrira cju'cn ne fait pas toujours dans la vie ce qu’on veut.Mais il sait que l’école n’a qu'un temps, qu’elle ne prend que quelques heures dans la journée, quelques mois dans l’année, et peu d’années dans la vie.Il s’arrange pour faire de l’école un compartiment à part, que l’on se résigne à sacrifier, et se rattrape pendant les récréations de la contrainte qu’il s’est imposée.L’éducateur qui se contentera de travailler sur l’enfant-en-classe risque de l’atteindre à un moment où il s’est caparaçonné de solide résignation, et où rien ne l’atteint vraiment profondément.A moins que l’enfant ne s’ouvre devant l’éducateur comme devant quelqu’un qui a pénétré dans sa vie, qui l’a compris, et qui peut partager ses soucis, ses travaux et ses rêves.C’est en récréation que se fera cette fusion.Pendant les jeux choisis, lancés, encouragés où peu à peu la discipline de camp, l’esprit d’équipe, de persévérance se développent, l’enfant découvre, parce qu’il n’y fait pas attention, qu’il appartient à un groupe: il devient social; il réalise la valeur de l’effort, l’importance de la compétence, le rôle de la compétition.Il devient un homme.Et dans l’intervalle il devient un bon élève.Le prestige du maître Je connais bien des maîtres et maîtresses qui accomplissent cette part de leur tâche avec un dévouement et une compétence admirables, et qui n'ont pas perdu une ligne de leur autorité.J’en connais d’autres, il est vrai, qui s’y sont complètement (( coulés ».Le rôle du maître ne cesse jamais.Ce n’est pas parce qu’il est au milieu du jeu qu’il doit s’y donner complètement, comme s’il était l’un des jeunes qui l’entourent.Pour lui, le jeu est un moyen tie connais- sance et de formation.Son esprit est intéressé bien plus aux réactions de ses élèves qu’au jeu lui-même.Son rôle n’est pas de participer directement au jeu: c’est de montrer des jeux-nouveaux et éducatifs, c’est de les lancer, de les diriger, de les animer sans cesse pour qu’ils atteignent le maximum de leurs possibilités d’éducation.Il demeure l'arbitre tout-puissant et incontesté, il plane au dessus de la partie et des partis.Les enfants sentent que s’il prend part au jeu, ce n'est pas pour s'amuser lui-même, mais parce qu’il les aime et qu'il veut qu’ils s’amusent à fond.Son prestige s’en accroît, et son autorité — puisqu’il connaît aussi bien des jeux que de la science! -et donc son influence.La joie commune Parmi les amusements formateurs, je donne une grande place au chant et aux danses de folklore.Les Ecoles ÎSormales ont accordé une place à ces amusements, parce qu'on estimait que les jeunes maîtresses d’école en avaient besoin.Et leur attente n’en a pas été trompée.Le chant et la ronde sont des instruments de eliscipline collective.On s’amuse, bien sûr; et pour peu que le chant choisi ait de l’entrain, on est pris tout entier, et on chante de toutes ses forces.sinon de son mieux.Mais en même temps on prenel conscience ciue, toute la classe ensemble, on appartient à un groupe, et que si un seul ne chante pas en mesure, tout le chœur s’en ressent.On apprend les pas simples qui constituent une ronde, ou une danse carrée, ou une série de figures; c’est à la fois une gymnastique et une discipline personnelle qui pénètrent par le truchement du jeu; c’est le sens de l’équilibre et du rythme; le sens de la musique; et de ce chef la découverte qu’on travaille tous ensemble à quelque chose d’amusant et de joli qui ne sera parfaitement réussi que si tout le monde sans exception fait bien: ce sera donc encore le sens de la perfection personnelle et de la perfection collective qui pénétrera ces jeunes esprits et les façonnera pour la vie sans même qu’ils s’en aperçoivent.Cette éducation dépasse largement, il est vrai, le cadre de l’école.Mais le rôle 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 101 du maître, de la maîtresse a une portée sociale qui dépasse, elle aussi, les cadres de la maison de classe.Les enfants rentrent chez eux avec un bagage nouveau de chants et de rondes, bagage contagieux, et peut-être que par eux, la maison apprendra de nouveau la joie simple, l'amusement familial, la santé du cœur et de l’âme.Pour vivre La vie ne compte pas seulement les heures du travail et de la prière; elle compte aussi largement sur cette détente nécessaire, qui est, quand le temps en est venu, un acte de religion aux yeux de Dieu.Ce quart d’heure de récréation à l’école est aussi nécessaire, vous le savez, que les heures de classe; le maître peut en profiter pour faire un grand et beau travail de formation chez ses élèves.Les enfants savent si mal s’amuser quand on ne leur montre pas comment faire, et si peu de gens savent le leur montrer.Le jeu ouvrira plus facilement les portes du cœur, et de cette collaboration sur le terrain, dans la cour ou la salle de récréation, naîtra aussi un' collaboration plus efficace dans le travail de classe, ensuite.?Figures de la Sociologie catholique (Suite de la page 9//) était aussi adorateur du plan divin, où chaque individu a sa place et la possibilité de vivre normalement.Deux grandes œuvres lui ont valu une juste renommée.Elles furent toutes deux publiées la même année 1841, sous le titre A’Économie politique chrétien ne en 3 volumes, et d’Histoire de l’économie politique, en 2 volumes.* * * Le Vicomte de Villeneuve-Bargemont devait mourir en 1850, sous la Ile république, à l’âge de soixante-six ans.Pendant les années de suprême recueillement qui précèdent sa mort, il prépare une exposition de sa philosophie religieuse: (( Le livre des affligés.» Vrai testament spirituel de cette grande âme, cpii nous le montre penché déjà sur la tombe et encore préoccupé de ceux qui souffrent autour de lui.Toute à son rêve libéral, la science économique du temps ne pouvait faire un sort glorieux ni à l’homme ni à l’œuvre.Pour elle, Villeneuve-Bargemont était un saboteur du dogme libéral, un iconoclaste audacieux à ensevelir pieusement dans l’oubli.Peut-être le traita-t-elle de rêveur, comme tant de fois les générations l’ont fait à l’égard de ceux qui les dépassaient.C’est à peine si les classiques de l’Economie le nomment au passage.(1) Son rêve cependant ne devait pas mourir, puisqu’en 1891, Léon XIII le proclamait vivant et actuel.Nous pouvons dire qu’il vit toujours, sans cesse progressant, jamais complètement réalisé.* * * Quiconque a la bonne fortune de mettre la main sur ses œuvres, maintenant rarissimes, s’arrête souvent avec étonnement suides phrases comme celle qui faisait l’admiration d’Eugène Duthoit, président des Semaines sociales de France.« Une juste fixation des salaires devrait être la condition première de toute entreprise d’industrie .le profit de l’entreprise ne devrait se régler qu’après le prélèvement d’un salaire suffisant ».\ieille et évidente vérité, qu’un Pie XI n’eût pas désavouée.On imagine cependant ce qu’une pareille assertion, écrite en 1841, pouvait avoir de méritoire et de révolutionnaire.Nos modernes législateurs pourraient s’en inspirer lorsqu'ils tentent de jeter un impossible pont entre le capitalisme toujours insatisfait et le travailleur toujours aux abois.Tant que le dividende sera sacro-saint, tant que le profit, le surprofit indéfini sera un dogme, tant que l’argent pourra tout acheter, même les consciences, tout inspirer, même des textes de lois, la question sociale sera pendante.(1) Gide et Rist en font mention.L’abbé Calippe, dans son «Histoire des tendances sociales chez les catholiques du 19e siècle » tenta de la sortir de l’oubli.Jusqu’ici seul y a réussi, M.A.Théry, en lui consacrant une thèse publiée à Lille, chez Taffin-Lefort, en 1911, sous le titre, — Un précurseur du catholicisme social, le Vicomte de Villeneuve-Bargemont. 102 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Formation nationale.Martyres Christi p a/ PAUL-ÉMILE GOSSELIN, ptre secrétaire du Comité permanent de la Survivance française en Amérique.Le dix-huit octobre 1946 marquera le troisième centenaire de la mort glorieuse du père Isaac Jogues, de la Compagnie de Jésus, et de son compagnon d’apostolat, le « donné » Jean de la Lande.Il convient qu’en cet anniversaire le peuple cana-dien-français s’incline devant la mémoire de ses pères dans la foi et qu’il prie avec confiance les deux martyrs qui sont devenus ses protecteurs.Isaac Jogues était né à Orléans en 1607.Il n’avait donc pas atteint la quarantaine au moment de sa mort.Sa famille appartenait à la riche bourgeoisie orléanaise.Il aurait pu, comme beaucoup d’autres, se faire une carrière honorable dans le siècle, tout en s’adonnant aux œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles.Pendant ses études au collège des Jésuites à Orléans, il entendit l’appel de Dieu qui le voulait apôtre de son Eglise dans les forêts sauvages du Nouveau-Monde.Il fut docile à cet appel.Ses études secondaires achevées, il entra au noviciat des Jésuites à Rouen.Il étudia ensuite la philosophie au célèbre collège de La Flèche.Le père Ennemond Massé, l’un des deux premiers missionnaires jésuites en Nouvelle-France, venait de quitter ce collège pour retourner au Canada.Ce fut l’enthousiasme soulevé par cet apôtre pour l’Amérique qui détermina, semble-t-il, la vocation canadienne du bienheureux Isaac Jogues.Coïncidence étrange! Les deux missionnaires moururent au Canada, à quelques mois d’intervalle, en 1646, le père Jogues chez les Mohawks, le père Massé à la mission huronne de Sillery.La Société d’His-toire Régionale de Québec et les paroissiens de Sillery ont célébré, en juin dernier, le troisième centenaire de la mort du père Massé, premier missionnaire jésuite en Acadie.Les fêtes eurent lieu près du tombeau du père Massé, à Sillery, en face de l’ancienne Résidence des Jésuites.Cette maison, la plus ancienne peut être au Canada, a été probablement le témoin de colloques enflammés entre ces deux illustres Anciens du collège de la Flèche.Le père Jogues fit ses études théologiques au collège de Clermont, à Paris.Il y fut ordonné prêtre en janvier 1636.Trois mois plus tard, il quittait Dieppe pour la Nouvelle-France.Il devait passer dix ans dans ce pays et y subir deux fois le martyre.Un mois et demi après son arrivée à Québec, le père Jogues s’embarquait sur un frêle canot d’écorces pour le pays des Hurons.Il s’y dépensa pendant six ans, en compagnie des pères de Brébeuf et Charles Garnier, appelés comme lui à un glorieux martyre.En août 1642, il fut capturé par les Iroquois, au cours d’un voyage à Québec.Son compagnon, René Goupil, fut mis à mort.Le père fut torturé et passa l’hiver en captivité chez les Iroquois.Il fut délivré grâce à l’intervention des Hollandais, alliés des Iroquois.Il retourna en France où il arriva à la Noël 1643.Comme il ne pouvait célébrer canoniquement la messe à cause des mu- 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 103 tilations que les Iroquois avaient infligées à ses mains, il sollicita une dispense de Rome.Le pape Urbain VII fut grandement touché par le récit de ses souffrances.Il accorda aussitôt la dispense demandée en s’écriant: « Il serait peu convenable qu’un martyr du Christ ne pût boire le sang du Christ.» L’année suivante, le père Jogues revenait à Québec.Pendant deux ans, il exerça son zèle apostolique à Québec même et dans les environs.A l’été de 1646, le gouverneur de Montmagny jeta les yeux sur lui pour une ambassade au pays des Iroquois.Il ne se faisait aucune illusion sur le sort que lui réservaient ses anciens bourreaux.Avec l’agrément de ses supérieurs, il accepta néanmoins la mission qu’on lui proposait.Le 16 mai, les deux ambassadeurs, Jean Bourdon et le père Jogues quittaient les Trois-Rivières pour le pays des Mohawks.Trois semaines plus tard, le missionnaire abordait à Ossernenon, la bourgade où il avait été captif des Iroquois, trois ans plus tôt.Il alla prier sur la tombe de René Goupil.Les négociations de paix aboutirent et les ambassadeurs revinrent triomphants à Québec.Le 24 septembre, le bienheureux Isaac repartait pour le pays des Mohawks, cette fois à titre de missionnaire principalement.Il était accompagné d’un (( donné » Jean de la Lande.Ainsi qu’il l’avait écrit en France avant son départ de Québec, il ne devait pas revenir.Quelques jours après son arrivée chez les Iroquois, il fut invité traîtreusement à un festin par des guerriers de la tribu de l’Ours qui avaient comploté sa mort.Au moment où il se courbait pour entrer chez son hôte, un Iroquois lui fra- cassa le crâne d’un coup de tomahawk.Son compagnon, Jean de la Lande, fut massacré le lendemain.Leurs corps furent jetés dans la rivière Mohawk et leurs têtes empalées sur la palissade qui entourait le village.Les deux victimes de la barbarie indienne ont reçu de Sa Sainteté le Pape Pie XI la consécration suprême de la canonisation.Le Chef de l’Eglise a voulu rendre témoignage à l’effusion de leur sang pour le nom du Christ et à la sainteté de vie dont cette effusion n’était que l’aboutissant.Comme catholiques, nous devons rendre à ces deux athlètes de l’Evangile l’hommage de vénération qu’ils méritent.Nous ne devons pas oublier cependant qu’ils sont aussi, avec six de leurs compagnons d’apostolat, les protecteurs officiels de notre race.C’est la grâce de Dieu qui, en tout premier lieu, avant les labeurs des hommes, fait les peuples.Son Eminence le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, le rappelait, le vingt-quatre juin dernier, dans une allocution aux fidèles de sa ville archiépiscopale.Si nous voulons continuer à grandir et à prospérer, demeurons-Lui fidèles et prions avec confiance ceux qui sont nos intercesseurs auprès de Lui.Isaac Jogues a aimé de toutes les fibres de son cœur d’apôtre ce pays du Canada qui est aujourd’hui notre patrie.U y a répandu son sang pour des desseins d’apostolat catholique et français qui sont restés les nôtres, Dieu merci.Il doit nous être un exemple de fidélité à notre vocation et un encouragement à marcher dans les chemins que nous ont tracés nos ancêtres.Québec, 30 juin 1946.? 104 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Formation pédagogique.La discipline dans l'école active I- Conception de la discipline par ROLAND VINETTE, D.Péd., professeur Ecole normale Jacques-Cartier, Montréal.L’école active n’est pas qu’une conception renouvelée de l’enseignement.Elle est cela, sans doute, et nous croyons l’avoir suffisamment démontré dans des articles antérieurs (1), mais elle est aussi, comme nous le verrons plus loin, une conception retrouvée de 1?discipline.Nous employons à dessein les qualificatifs « renouvelée )) et « retrouvée )), car, qu’il s’agisse d’enseignement ou de discipline, l’école active ne fit que remettre en lumière les principes aujourd’hui trop oubliés de la vraie tradition pédagogique.Il ne faut donc pas croire qu’en matière de discipline comme d’ailleurs en matière de méthodologie, l’école active est un produit du siècle, de la Révolution ou de la Renaissance.Il est vrai que de nombreux pédagogues ne font remonter les origines de l’école active qu’à l’une ou l’autre de ces époques, mais leur erreur provient de leur ignorance, consciente ou non, de tout ce cpii a existé avant la venue de leurs maîtres.Par ailleurs, il ne faudrait pas croire que nous n’avons rien à apprendre ou à prendre de l’école active, sous prétexte que tous les principes sains qu’elle énonce sont contenus dans la pédagogie traditionnelle catholique.S’il est vrai que la pédagogie dont nous nous réclamons contient tous les principes essentiels d’une saine pédagogie, il n’est pas moins vrai d’affirmer qu’un grand nombre de maîtres et même de pédagogues les ignorent et qu’un nombre beaucoup plus considérable ne les appliquent pas.Il nous (1) L’école active, 1^'Enseignement primaire, septembre 1944.L’école nouvelle, Y Enseignement primaire, septembre 1945.Les principes anciens dans la pédagogie nouvelle, h’École canadienne, octobre 19^.faut donc retrouver la vraie conception de la discipline, conception qui est à la fois celle de la véritable école active et celle de la pédagogie traditionnelle authentique.Il existe deux conceptions radicalement opposées de la discipline.L’une est essentiellement erronée; l’autre est juste, même si elle donne lieu à de mauvaises applications.La première, celle que l’on rencontre le plus souvent, sinon dans les exposés théoriques, au moins dans la pratique quotidienne de l’éducation, considère la discipline comme un ensemble de moyens propres à assurer l’ordre extérieur en vue d’assurer le succès de l’enseignement et la tranquillité du professeur.Que ces deux fins soient légitimes et qu’elles supposent un minimum d’ordre extérieur, personne ne le contestera.Aussi, la fausseté de cette conception de la discipline ne vient pas du fait qu’elle est ordonnée à l’ordre extérieur, mais bien de ce qu’elle est exclusivement ordonnée à cet ordre.D’un accessoire, elle fait l’essentiel; d’une fin immédiate ou d’un moyen, elle fait une fin ultime.Si tous les maîtres n’ont pas cette conception de la discipline, n’est-ce pas que la plupart se conduisent comme s’ils pensaient de même?Ne sont-ils pas tous satisfaits et ne dit-on pas d’eux qu’ils ont une bonne discipline, quand le silence et l’ordre régnent dans l’école ou dans la classe et qu’ils peuvent donner leurs leçons en paix ?C’est contre cette attitude générale des maîtres, attitude absolument contraire à la vraie pédagogie traditionnelle. 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 105 que l’école active se révolte avec raison.Cherchons donc la vraie notion de la discipline et sachons y conformer notre conduite.Selon le bon sens, la droite raison et la saine tradition, la discipline a pour fonction essentielle la formation morale, individuelle et sociale de l’enfant.C’est donc à la formation de ce dernier que doivent être ordonnées toutes les mesures disciplinaires, y compris le règlement.Le bon maître doit y penser constamment et juger ses méthodes à la lumière de ce critère.L’ordre extérieur sera quand même obtenu, mais comme un moyen seulement et non plus comme une fin.Nous concédons volontiers que les auteurs en général et les maîtres en grand nombre admettent cette conception de la aiscipline, mais il est facile de constater que la plupart agissent comme s’ils l’ignoraieni.C’est là, à notre avis, l’une des raisons cpii expliquent l’absence presque totale de formation morale chez une forte proportion de la jeunesse.On lui a donné, et souvent à profusion, des règles de conduite pour sa vie personnelle et sa vie sociale, ce qui esl instruction et donc objet de l’enseignement, mais on a oublié de l’entraîner à la pratique habituelle de ces règles de vie, ce qui est formation ou objet de la discipline.Que l’enfant sache se conduire en dehors de la classe ou de l’école, cela ne semble pas important, pourvu qu’en classe il ne dérange pas le maître.* * * Chez ceux qui considèrent la discipline comme élément de formation, on peut discerner trois écoles: l’école autoritaire, l’école libérale et l’école active.Les tenants de l’école autoritaire veulent, au moyen de la discipline, former le caractère de l’enfant, son sens moral, son sens social.Pour atteindre ce but, on entoure l’enfant d’une barrière infranchissable de défenses, par laquelle on prétend le protéger contre les mauvaises influences qui pourraient s’exercer sur lui, et on lui impose une série d’actes plus ou moins conformes à la formation qu’on veut lui donner.Deux principes semblent être à la base de toute cette formation morale: la fuite ou l’ignorance du danger ou du mal et la répé- tition forcée d’actes vertueux.Ces deux principes sont évidemment l’objet d’applications variées, selon le temps et le milieu, mais ils n’en demeurent pas moins, dans leur ensemble, les principes directeurs de toute une pédagogie.Le jansénisme chez les catholiques et le puritanisme chez les protestants sont deux applications bien caractéristiques de cette pédagogie.Par-1 iculièrement chez nous, les influences du jansénisme en ce domaine sont encore bien vivantes et faciles à discerner.La fausseté des deux principes cités n’est pas difficile à démontrer.L’erreur du premier vient de son exclusivisme.En effet, si l’ignorance ou la fuite peuvent être un moyen de lutter contre le mal et d’échapper au danger, ce ne sont pas là les seuls moyens de lutter victorieusement.Bien plus, ils peuvent être particulièrement inefficaces, surtout dans un monde comme le nôtre où l’ignorance et la fuite sont choses impossibles, tellement le mal est étalé au grand jour et le danger nous guette à chaque pas.Quant au second principe, il est essentiellement faux.La répétition forcée d’actes vertueux n’a jamais engendré la vertu.Il faut que ces actes soient aimés ou au moins voulus par ceux qui les accomplissent.D’ailleurs, la vertu ne s’impose pas, ne se donne pas; elle s’acquiert.On objectera peut-être que des enfants soumis à cette discipline autoritaire sont devenus des hommes d’une haute valeur morale.On peut répondre que ces hommes sont devenus tels, malgré la discipline autoritaire à laquelle ils furent soumis, grâce à d’autres influences, facteurs ou concours, grâce le plus souvent à leur acceptation volontaire de ce régime inhumain.Quant aux autrec, que sont-ils devenus ?Les volontaires, des révoltés, sinon à l’école, presque toujours dans la société.Les mous et les apathiques, des hypocrites à l’école et, dans la vie, la masse des irresponsables que l’on mène par le bout du nez.Ces gens ne peuvent se conduire: ils ne l’ont jamais appris, ils ont toujours été conduits.L’école libérale est tout à l’opposé de l’école autoritaire.D’inspiration rousseau-iste en général, elle prétend que la nature a doté l’enfant de toutes les tendances nécessaires à son développement moral et que ces tendances sont essentiellement bonnes.Il n’y a donc qu’à laisser faire 106 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre l’enfant.Aussi, la discipline libérale n’impose pas de règles de conduite.L’enfant se les donnera lui-même.L’erreur est ici évidente: c’est la négation du péché originel et de ses conséquences.Pour former des anarchistes, il n’y a pas de plus sûr moyen.Aussi, très peu de pédagogues ont osé prêcher une telle théorie.Quant à ceux qui ont voulu en faire l’essai, ils sont vite revenus de leur erreur.L’école active reconnaît que l’enfant possède les tendances nécessaires à sa formation morale, mais, contrairement à l’école libérale, elle prétend que ces tendances doivent être dirigées.Comme l’école autoritaire, elle reconnaît qu’il faut protéger l’enfant et lui faire accomplir des actes vertueux, mais, contrairement à l’école autoritaire, elle prétend que cette protection et cet exercice ne seront efficaces que si l’enfant leur apporte son concours.En d’autres termes, selon l’école active, la formation morale ne s’impose pas plus que l’instruction ou la formation de l’esprit.De même que c’est l’enfant qui s’instruit et forme son intelligence sous l’habile direction du professeur, ainsi, c’est lui qui forme son cœur et sa volonté avec le sage concours de l’éducateur.Dans son lumineux exposé de la conception thomiste de la discipline, le R.P.Mailloux, o.p., résume ainsi cette pensée: (( Comme la doctrine, ou l’enseignement habilement proposé, soutient l’esprit dans so?i effort pour saisir la vérité, la discipline, ou cet ensemble de régulations coercitives, de préceptes positifs aussi bien que négatifs, fortifie la volonté dans son élan vers le bien.» (2) Seule la discipline ainsi comprise est apte à former des hommes capables de se conduire par eux-mêmes, de conformer à la loi et à l’ordre leur vie personnelle et leurs rapports sociaux.De même que pour instruire l’enfant et former son intelligence l’école active f?it usage des moyens ordinaires de l’enseignement qu’elle emploie selon son esprit propre, ainsi, en matière de formation, elle se sert de moyens connus de tous les maîtres, mais elle les adapte à sa conception de la discipline.Ce sont ces moyens que nous étudierons dans les articles suivants en nous efforçant de faire ressortir les différences, dans leur application, par les différentes écoles.(2) La discipline au service de la personnalité, 'L'Enseignement secondaire, octobre 1943; Les Conférences pédagogiques, vol.1, no 3.? 1946 ÉDUCATION ET FORMATION 107 Le Cercle d'étude en marge de la lecture DEVONS-NOUS LIRE ?La lecture est une obligation et une nécessité pour l’éducateur.L’éducateur digne de ce nom doit être un fervent de la lecture.Pour être parfait éducateur il faudrait être un érudit.La lecture est le moyen par excellence de conserver les connaissances déjà acquises et d’en emmagasiner de nouvelles.L’éducateur doit lire pour se former et devenir quelqu’un.Il doit lire en vue de son travail professionnel en regard des élèves qui lui sont confiés.Il doit lire afin de se tenir au courant de l’actualité pour son profit personnel et celui de ses élèves.Si ces derniers sont en âge de se former une opinion sur les événements, c’est à l’instituteur de les guider.Si l’éducateur faillit à son devoir, qu’il craigne que d’autres se chargent d’y suppléer et les acheminent sur une fausse route.L’instituteur ne pourra renseigner ses élèves sur des événements qu’il ne connaît pas.Il ne pourra les éclairer sur les livres à lire n’étant pas au courant lui-même des volumes à mettre entre les mains des enfants.L’instituteur a-t-il le temps de lire ?— Il doit en prendre le temps.Dix minutes de lecture constituent une détente intellectuelle.Il n’y devrait pas manquer chaque jour.Si les cercles pédagogiques organisent des bibliothèque's, c’est certainement parce que leurs membres ont le temps de lire.On suggère les bibliothèques circulantes où chacun fournit un volume permettant à ses collègues de bénéficier de la lecture de plusieurs volumes tout en n’ayant qu’un léger déboursé à faire pour l’achat du livre à être offert à la bibliothèque du cercle.L’éducateur doit lire pour se distraire.Après le travail ardu de la préparation de la classe, de la correction des devoirs, l’instituteur trouvera grand profit à des lectures divertissantes.Ce sera un repos intellectuel.Il se permettra quelques lectures légères: œuvres d’imagination.Il est bon de faire de temps à autre une lecture de repos.C’est une manière excellente d’échapper à la monotonie, mais il faut garder une proportion entre le travail et le repos.User de modération dans la lecture divertissante comme en toutes choses.En classe, créer un centre d’intérêt.A-morcer le goût de la lecture.Pour créer cette atmosphère il faut être soi-même pénétré de l’importance, de la nécessité et de l’efficacité de la lecture.Comment convaincre les élèves d’une chose qu’on ne sait pas apprécier soi-même ?Nous devons lire pour toutes les raisons énumérées.Que lire et comment lire ?Si vous nous demandez: « Que lire?»*et « Comment lire ?)) vraisemblablement, nous vous répondrons des choses que vous savez, pour la plupart.Cependant nous avons la 108 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre ferme conviction que cet article vous apprendra quelque chose de nouveau.Tout le monde sait que tous les livres ne se lisent pas de la même manière.Bacon disait: « Quelques livres se goûtent, d’autres s’avalent et quelques autres se mangent et se digèrent.» Aussi bien pouvons-nous dire que les lecteurs se divisent en trois catégories: ceux qui sont passionnés, ceux ejui lisent par goût et ceux qui n’aiment pas la lecture.Avant de fixer les lois d’une lecture profitable, donnons ici les règles matérielles nécessaires pour tous les genres de lecture.Lorsqu’on lit de jour, la clarté doit venir de gauche.Le soir, la lumière indirecte est la meilleure.Pour la quantité de lumière il faut un minimum de 15 à 20 lumens sur le livre.L'installation doit être confortable et reposante.On aime à croire qu’il n’y a pas un seul tituhire de classe qui ne consacre au moins quelques minutes par jour à la lecture.Un instituteur se doit d’être au courant des différents journaux ou revues, quitte cependant à en faire un choix.D’autre part ce serait vraiment honteux de perdre deux ou trois heures par jour à lire des journaux.Le plus souvent on doit se contenter de l’éditorial et des grandes lignes.Dans les revues, il faut s’habituer à dépister par la simple lecture en diagonale, les articles d’intérêt spécial.Quelles sont les normes d’une lecture profitable ?D'abord l’attention.L’attention est la condition fondamentale de toute lecture bien faite.C’est une habitued qui ne s’acquiert que par la pratique.Une bonne manière d’acquérir cette précieuse qualité, ainsi que le goût de la lecture, c’est d’y consacrer chaque jour, à la même heure, quelques minutes.Bientôt cette habitude deviendra un plaisir.Faut-il lire lentement ou vite ?Il faut laisser à chacun sa personnalité.L’essentiel est de lire d’une manière repo- sante et suivant son rythme personnel.Toutefois, disons qu’il nous appartient, à nous éducateurs, de faire acquérir aux élèves l’habitude de lire assez rapidement en ayant toujours les yeux plus loin que l’esprit c’est-à-dire à un rythme assez accéléré pour que l’esprit puisse saisir l’idée d’avance.La lecture trop lente chez l’enfant est une mauvaise habitude à corriger.Il faut lire avec méthode.L’absence de méthode est une source de distraction.Il est bien de résumer chaque chapitre en deux ou trois phrases.A la fin du volume, on en a ainsi une idée claire et précise.Faisons-nous aussi une espèce de catalogue mental de nos impressions.Il faut savoir distinguer clairement les arguments douteux, probables ou certains, afin d’être en mesure de porter un jugement sur tel ou tel volume.On conseille également de lire le dictionnaire à la main, c’est-à-dire de chercher la signification de tous les mots inconnus.Enfin il est bon de prendre des notes.Le seul fait de lire le crayon ou la plume à la main est suffisant pour stimuler la pensée.Une lecture est utile dans la mesure où elle augmente notre développement intellectuel.Toutefois, il faut éviter d’abuser des notes dans la composition d’un travail.Les mots purement livresques ne peuvent servir à grand’chose si on n’y ajoute ses idées personnelles.Pour terminer, quel est le meilleur système à adopter pour la classification des livres et des fiches ?Le système alphabétique est a rejeter et ]e système décimal, à conseiller.En général, on fait dix grandes divisions auxquelles viennent s’ajouter des subdivisions.On recommande, pour les références, la fiche internationale de 5x3 et pour les notes à copier, la fiche de 8 sur 53d> Quant aux découpures de journaux et travaux personnels, ils se conservent très bien dans des chemises.Et voilà pour la question: « Devons-nous lire ?Que lire ?Et comment lire ?» Puissent ces quelques idées vous faire aimer davantage nos meilleurs amis: les livres. OBE1SSATICE ET REPRESSIOU L’obéissance intégrale: Plus les ferments de révolution et d’anarchie travaillent les masses, plus les élites doivent s’efforcer de maintenir ou de restaurer, quand c’est nécessaire, le principe, d’autorité.L’obéissance, c’est la sauvegarde de l’ordre.Eduquer, c’est ordonner, c’est mettre de l’ordre dans les pensées, les paroles et les actions de l’enfant, c’est régler son attitude morale et son attitude physique ; et pour bien ordonner, il faut être bien obéi.De la fermeté de l’autorité dépendent donc en grande partie les résultats de l’éducation.L’éducateur doit être un peu austère, c’est-à-dire soucieux de respect détaillé de son autorité, un peu impassible, c’est-à-dire difficilement attendri par les crises de larmes ou de nerfs, un peu tenace aussi, c’est-à-dire rarement ébranlé par l’insistance souvent féconde en ressources de certains enfants gâtés ou particulièrement bien doués.(« A propos d’autorité ») Victorin Germain, ptre. 110 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Lecons"Types (d’après le nouveau programme) .OCTOBRE .Religion QUATRIÈME, CINQUIÈME, SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES PROGRAMME CHOEUR PARLÉ à la louange de Notre-Dame des écoles, à l’occasion du centenaire de nos écoles confessionnelles N.P.— Le mois d’octobre ramène la dévotion au saint Rosaire.(Voir Enseignement Primaire d'octobre 1945.) Il ramène aussi le dimanche des Missions.(Voir Enseignement Primaire.) Pour la fête du Christ-Roi, voir Enseignement Primaire d’octobre 1944.Première semaine LA RÉDEMPTION Voir Enseignement Primaire d’avril 1945 et adapter.Application à l’école Le crucifix dans l’école catholique 1.Lui donner la place d’honneur.2.Instruire les enfants du sens de cette pré- sence du crucifix dans l’école.Les habituer à saluer le crucifix, la croix du chemin.3.Travailler, par l’école, à la conservation d’une tradition canadienne-française et catholique: suspendre le crucifix à la place d’honneur au foyer.Deuxième semaine LA GRÂCE Application à l’école L’éducation est une œuvre de grâce 1.L’éducation chrétienne peut se résumer à « vivre en état de grâce ».2.L’éducation chrétienne exige le retranche- ment de tous les vices qui entravent l’action de la grâce et l’acquisition de toutes les vertus qui favorisent son épanouissement.3.L’éducation chrétienne s’opère par le con- cours de la grâce: travail et exemples des éducateurs fécondés par la grâce. 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 111 Troisième semaine NOTRE-DAME DES ÉCOLES Instruction spéciale à l’occasion du centenaire des écoles.1.Donner l’instruction au commencement du mois, si l’on veut.2.Suggérer aux élèves la préparation d’une fête.3.Laisser les élèves préparer eux-mêmes cette fête.( Voir suggestions suivantes) (Dans ce choeur, la lettre D désigne le dirigeant ou la dirigeante; 1, 2, 3, 4, 5 désignent un ou une élève.) D — Notre-Dame des écoles est la patronne de la jeunesse étudiante Chœur — Notre auguste et sainte Patronne ! D — N’est-ce pas que nous sommes fiers, nous, les écoliers de .d’avoir pour patronne Notre-Dame des écoles ?1 — Comment pourrait-il en être autrement ?Chœur — Oui, nous sommes fiers, ô Notre-Dame des écoles de vous reconnaître pour notre Patronne.D — Qu’est-ce qui nous rend si fiers de notre Patronne ?1 — C’est qu’elle est au-dessus des anges 1 2 — C’est qu’elle est plus grande que tous les saints ! 3 — C’est qu’elle est la Mère de Dieu ! Chœur — Gloire à Marie, Reine des anges et des hommes 1 Gloire à Marie, Mère de Dieu 1 1 — Elle est toute pure 1 2 — Elle est toute sainte ! Ie groupe — Elle est l’immaculée ! 3 — Elle est toute-puissante ! 4 — Elle est tendre et compatissante ! 5 — Elle est notre Mère ! 2e groupe — Gloire à Marie, notre Mère ! 1 — Elle est pleine de sollicitude pour ses enfants 1 2 — Elle est toute bonté pour les petits ! 3e groupe — Gloire à vous, ô Marie, notre Reine et notre Mère ! Chœur — Gloire à vous ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère ! D — Ce qui me frappe le plus en Marie, c’est qu’elle est apparue à des enfants.1 — Ses apparitions les plus merveilleuses, elle les a faites à des enfants.2 — Des enfants humbles comme nous.3 — Des enfants faibles comme nous.4 — Des enfants ignorants comme nous.5 — Des enfants avec des défauts, comme nous.Ie groupe — A La Salette ! 2e groupe — A Lourdes ! 3 e groupe — A Fatima ! Chœur — Merci, ô Marie, de nous aimer, nous, les enfants, comme une bonne et tendre Mère ! D — Ce qui m’impressionne davantage, c’est que la sainte Vierge a instruit les enfants.1 — Elle leur a enseigné à prier.2 — Elle leur a dit de faire pénitence pour les pécheurs.3 — Surtout, elle leur a recommandé d’éviter eux-mêmes le péché et de vivre en état de grâce.4 — Elle leur a appris que les peuples seraient heureux s’ils se convertissaient.3 — Elle leur a confié des secrets du bon Dieu.Ie groupe — Marie a instruit les enfants des plus profondes vérités.2e groupe — Marie a fait l’école aux enfants, mais elle leur a recommandé de s’instruire.3° groupe — Marie est Notre-Dame des écoles !.Chœur — Vive Notre-Dame des écoles, notre auguste et sainte Patronne !.D — Marie a toujours enseigné.1 — Elle a enseigné son Jésus.2 — Elle a enseigné les apôtres.3 — Elle a enseigné les premiers chrétiens.4 — Marie a enseigné les saints et les grands savants de tous les siècles.5 — Marie a enseigné les hommes de tous les temps et de toutes les conditions.Chœur — Nous vous louons, ô Marie, Notre-Dame des écoles !.D — Vous possédez, ô Marie, toute science et toute sagesse, Sedes sapierdiae.,1 — Vous avez donné au monde la Lumière Eternelle.2 — Vous enseignez la loi de Dieu et vous nous conduisez dans la voie du salut.3 — La loi de Dieu est sans tache, elle convertit les âmes; la parole du Seigneur est fidèle, elle donne la sagesse aux petits.4 — Les ordonnances du Seigneur sont lumineuses, elles éclairent les esprits.5 — La loi du Seigneur est plus désirable que l’or, plus précieuse que les pierreries, plus douce que le miel le plus pur.Choeur — O Marie, vous nous enseignez toute science et toute sagesse; nous ne savons par quelles louanges exalter votre bonté.Vous êtes vraiment Notre-Dame des écoles !.D — Que sont toutes les sciences sans Dieu ?Ie groupe — Des philosophes sans Dieu ont conduit les peuples à la révolution.2e groupe — Des savants sans Dieu ont inventé des engins de mort et de destruction.3e groupe — Des écrivains sans Dieu ont corrompu les mœurs et amené la décadence des nations .Chœur — O Marie, nous ne voulons pas de science sans Dieu.D — O Marie, enseignez-nous la science avec Dieu.1 — Enseignez-nous la science de Dieu.2 — Enseignez-nous la science qui conduit à Dieu.3 — Enseignez-nous la science qui donne le bonheur en Dieu.Chœur — O Marie, soyez notre Institutrice, soyez-nous Notre-Dame des écoles !.D — Ce qui fait que Notre-Dame des écoles surpasse tous les éducateurs, c’est qu’elle connaît ses enfants.Ie groupe — Elle connaît l’obscurcissement de notre intelligence. 112 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre 2e groupe — Elle connaît la faiblesse de notre volonté.3° groupe — Elle connaît notre inclination au mal.D — Notre-Dame des écoles connaît chacun de nous en particulier.1 — Elle sait nos pensées les plus secrètes et nos affections les plus profondes.2 — Elle sait nos goûts cachés et nos aptitudes personnelles.3 — Elle sail nos difficultés à l’étude.4 — Elle sait nos répugnances naturelles pour le travail sérieux.5 — Elle sait tous nos défauts de caractère.Chœur — Vous nous connaissez tous, ô Notre- Dame des écoles, et vous voulez que nous nous instruisions.Ie groupe — Vous voulez que nous nous instruisions dans les lettres.2° groupe — Vous voulez que nous nous instruisions dans les sciences.3e groupe—Vous voulez que nous nous instruisions dans les arts.] —Vous voulez que nous nous instruisions pour notre plus complet développement personnel et notre propre bonheur.2 — Vous voulez que nous nous instruisions pour le bonheur des autres et le bien de la société.3 —- Vous voulez que nous nous instruisions pour m‘eux travailler à la gloire de Dieu par l’Action catholique.Chœur — O Notre-Dame des écoles, désormais, nous voulons nous instruire, nous aimerons à nous instruire toujours davantage.D — Notre-Dame des écoles, daignez être toujours notre institutrice ! 1 — Daignez nous parler par nos bons parents.2 — Daignez nous parler par nos dévoués professeurs.3 — Daignez nous parler par nos amis, les bons livres.4 — Daignez nous parler vous-même au fond de notre cœur.5 — Daignez allumer en notre âme la flamme d’un grand idéal chrétien !.Chœur — Oui ! daignez allumer en chacune de nos âmes la flamme d’un grand idéal chrétien ! D — Notre-Dame des écoles, daignez agréer nos bonnes résolutions.Ie groupe — Nous vous promettons d’être attentifs en classe et appliqués à l’étude.2e groupe — Nous vous promettons de cultiver notre intelligence et de former notre caractère.3e groupe — Nous vous promettons de croître, à l’exemp'e de Jésus, « en sagesse et en grâce ».Chœur — Notre-Dame des écoles, nous voulons être l’honneur de nos écoles catholiques ! D — O Notre-Dame des écoles, nous aimons nos écoles catholiques.1 — Nous aimons nos professeurs si dévoués.2 — Nous aimons nos camarades.3 — Nous aimons nos livres.4 — Nous aimons nos salles de classes.5 — Nous aimons tous nos bienfaiteurs.Chœur — Vivent nos écoles catholiques ! D — Notre-Dame des écoles, nous vous acclamons ! Chœur (bis).D — Notre-Dame des écoles, nous vous remercions ! Chœur (bis).D — Notre-Dame des écoles, nous vous prions de nous bénir ! Chœur (bis).Chœur — Vive Notre-Dame des écoles, patronne de la jeunesse étudiante catholique ! * Cantique à Notre- D;i me des Ecoles Air: Ave Maria Refrain: Ave, ave, ave Maria (bis) En ce centenaire D’un bienfait très grand.Reçois, bonne Mère, Nos mercis fervents.L’école chrétienne Est chère à ton cœur ; Tu fus sa gardienne Chez-nous, quel bonheur ! Vierge, avec tendresse Tu bénis la loi Qui rend la jeunesse Fidèle à sa foi.De ta main auguste Garde les soutiens D’une loi si juste Source de vrais biens.Notre enfance, ô Mère, T’acclame en ce jour.Entends sa prière Et son chant d’amour.Dame des écoles, Nous formons ta cour.Puissent tes paroles Nous guider toujours.Douce souveraine, Nous t’offrons nos fleurs; O sgi,s toujours Reine, Reine de nos cœurs ! Si l’orage gronde Sur l’enseignement, O Reine du monde Sauve tes enfants ! Donne-nous l’obole De ta charité; Garde nos écoles, Garde nos foyers.Protège l’enfance, Ses éducateurs Mère d’espérance, A toi, tous les cœurs 1946 PÉDA'GOGIE ET MÉTHODOLOGIE 113 Consécration à Notre-Dame * des Ecoles O Notre-Dame des Écoles, en ce centenaire de la fondation de nos écoles publiqi es catholiques, nous vous acclamons comme notre Patronne, notre Mère et souveraire Institutrice.Nous vous consacrons nos âmes d’enfants, nos éducateurs à qui nous devons tant de reconnaissance, nos commissions scolaires qui nous veulent du bien, tous ceux qui de près ou de loin s’intéressent à notre éducation.Daignez nous bénir tous, maîtres et élèves, nous guider et nous soutenir dans les sentiers de la véritable éducation chrétienne, pour la plus grande gloire de Dieu, le bien de l’Église et de la Patrie.Ainsi soit-il.Sketch pour la fête de Notre-Dame des Écoles Une institutrice, ancienne normalienne a fait un catéchisme sur la dévotion à Notre-Dame des Écoles à l’occasion du centenaire de l’établissement de nos écoles confessionnelles et de nos commissions scolaires.Une élève était absente.Elle s’enquiert auprès de ses compagnes de ce qui a été dit au catéchisme lorsqu’elle voit ces dernières en train de préparer un programme de fête en l’honneur de la Patronne de la jeunesse étudiante.Elle s’enthousiasme pour cette dévotion et se met de la partie pour préparer une fête extraordinaire à Notre-Dame des Écoles.Pauline et Gabrielle causent .Lucie — Vous avez l’air bien sérieuses, vous autres, aujourd’hui ! Pauline — C’est que nous n’avons pas chômé une demi-journée, comme toi, tu sais, et que nous avons une chose très importante à organiser.Lucie — Quelque chose à organiser ?.Serai-je de la partie ?.J’aime tellement les organisations !.Je tâcherai de n’être pas malade pour vous aider.Gabrielle — Tiens, regarde la belle image que nous avons gardée pour toi.Lucie — Merci! Vous êtes bien gentilles d’avoir pensé à moi quand j’étais absente .Une image de Notre-Dame des Écoles ?.Je crois que je devine quelque chose !.Qui vous a donné cette image ?.Gabrielle — Voyons, tu sais bien que c’est Mademoiselle (ou Mère).Lucie — Et pourquoi ?.Avez-vous toutes reçu chacune une image ?Pauline — Tiens !.Tu ne devines plus?Lucie — Maligne! Dis-moi donc de quoi vous parliez quand je suis arrivée.Gabrielle — Ne te fâche pas et dis-nous d’abord ce que tu devines en voyant ton image.Lucie — Bien, je pense que Mademoiselle a dû vous parler au catéchisme de Notre-Dame des Écoles et qu’elle vous a donné une image pour que vous y pensiez.Pauline — Très bien, alors, tu la mérites ton image.Lucie — Merci encore.Et, que vous a-t-elle dit, Mademoiselle ?Pauline — Oh! de fort belles choses; mais tu ne vas pas nous demander de te répéter le catéchisme.Lucie — Vous aimez autant que moi les catéchismes de Mademoiselle et vous serez bien contentes de répondre à nos questions.Gabrielle — 11 faut avouer que tu possèdes à un haut degré l’art de questionner, Lucie.Lucie — Merci du compliment.Et dites-moi maintenant pourquoi Mademoiselle vous a parlé de Notre-Dame des Écoles aujourd’hui puisque nous sommes dans le mois du Rosaire.Pauline — Exerce un peu ta perspicacité.Lucie — Est-ce dans ce mois-ci qu’il y a la fête de Notre-Dame des Écoles ?Pauline — Précisément; et cette année, il faut la fêter d’une façon extraordinaire.Gabrielle — Voyons, dis-le vite.Lucie — C’est facile à trouver.Puisque nous fêtons le centenaire des écoles primaires catholiques, il convient de rendre un hommage spécial à l’auguste Patronne des écoles.Je suis sûre que Mademoiselle vous a dit cela.Pauline — Tout juste, mon amie.Et tu trouves ce projet raisonnable ?Lucie — Magnifique !.Admirable ! .Gabrielle — Et tu veux être de la partie ?Lucie — Pour sûr !.Je voudrais commencer tout de suite ! Mais, je ne sais pas ce que Mademoiselle vous a dit ce matin à ce sujet.Pauline — Eh bien! voici: nous avons eu une instruction en trois points; Mademoiselle s’est chargée des deux premiers et c’est nous qui faisons le troisième.Lucie — Tu m’intrigues toujours toi, Pauline.Qu’est-ce que cela me fait le nombre de points de l’instruction religieuse ?.Pauline — Du calme, ma chère, puisque je te résume immédiatement le premier point.Mademoiselle nous a dit que la protection de la très sainte Vierge sur notre pays a toujours été tangible.C’est Marie qui a éclairé, guidé, protégé nos explorateurs, nos pionniers, nos missionnaires, .nos guerriers .^nos fondateurs d’institutions religieuses.l’Église canadienne à ses débuts, les défenseurs de nos droits après la conquête anglaise .Lucie—Excuse-moi si je t’interromps, Pauline.Quel film magnifique tu fais dérouler devant mes yeux ! Je vois défiler Jacques Cartier en pèlerinage à Notre-Dame de Roc Amadour, Champlain se rendant à Notre-Dame de Recouvrance, et surtout Marguerite Bour-geoys et les fondateurs de Ville-Marie élevant de leurs mains un sanctuaire à Notre-Dame de Bon Secours .« 114 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Pauline — Alors, vois-tu, Lucie, puisque la sainte Vierge a veillé sur notre pays d’une façon si touchante et puisque nos ancêtres avaient une telle dévotion à Marie, il est bien sûr qu’elle a pris soin de l’éducation des enfants et qu’elle s’est penchée avec amour sur les écoles.Lucie — Je n’ai pas de peine à le croire.La première institutrice de Ville-Marie n’a-t-elle pas consacré à Marie son institut, la congrégation de Notre-Dame ?Et pourquoi, si ce n’est afin que cette bonne Mère bénisse les enfants confiés à ses Soeurs ?Pauline — Alors, tu admets, comme nous l’a dit Mademoiselle, qu’après les luttes longues et difficiles contre l’Institution Royale qui prétendait mettre toutes les écoles sous le contrôle d’un comité protestant, la sainte Vierge ait inspiré à nos gouvernants de 1846, des catholiques convaincus, cette loi bienfaisante qui dotait notre Province d’écoles confessionnelles, c’est-à-dire cette loi qui nous donnait des écoles catholiques séparées.Lucie —Oh ! oui, Pauline; je crois que c’est grâce à notre céleste Mère que nos écoles catholiques se sont multipliées comme par prodige.Je voudrais voir au-dessus de ma tête une grande carte de la province de Québec, où toutes les écoles catholiques apparaîtraient comme autant de points lumineux et scintillants .Ce serait comme une myriade d’étoiles !.une vision ravissante, n’est-ce pas ?.Gabrielle — Souhaitons que notre Province, avec toutes ses écoles catholiques, présente ce spectacle agréable aux regards de Marie qui la contemple du haut du ciel !.Lucie — Et si toutes les écoles remerciaient en même temps Marie et la louaient en un chœur immense, en ce centenaire, ce serait une fête extraordinaire à la sainte Vierge, n’est-ce pas ?.Gabrielle — Le jour est tout indiqué; c’est le troisième samedi d’octobre, fête de Notre-Dame des Écoles.Lucie — Tu parles de cette fête et je ne l’ai jamais vue dans mon missel ?.Gabrielle — Il n’y a pas une messe spéciale en l’honneur de Notre-Dame des Écoles, mais il y a la fête quand même.Mademoiselle nous l’a répété ce matin encore.Lucie — Alors ^d’où vient cette dévotion à Notre-Dame des Écoles ?Gabrielle — C’est le second point de notre catéchisme, Lucie.Jeannine entre dans le trio.Jeannine — Comment, vous répétez le catéchisme en récréation ?Gabrielle — Nous voulions simplement tirer nos plans pour la fête de Notre-Dame des Écoles; mais Lucie veut tout savoir avant de se mettre de la partie et nous le lui concédons car son concours nous est précieux.Jeannine — Indispensable, c’est notre artiste, notre poète !.Alors, commencez à élaborer votre programme; je me charge d’instruire Lucie en peu de mots.Gabrielle et Pauline se retirent.Lucie — Tu es bien aimable, Jeannine.Vois-tu, j’ai encore manqué la classe ce matin.Si j’avais la santé pour être assidue, comme je serais heureuse ! Jeannine — Nous allons le demander avec toi à Notre-Dame des Écoles.Lucie — Merci, ma bonne Jeannine.Jeannine — Voici donc ce que nous a dit Mademoiselle sur l'origine de la dévotion à Notre-Dame des Écoles.Vers 1894, en France, la France de Notre-Dame, des lois néfastes se préparaient pour ruiner l’éducation chrétienne.Alors un pauvre curé de La Roche, dans le département de l’Yonne, songeant à l’amour de Âlarie pour sa patrie, créa l’œuvre de Notre-Dame des Écoles.Lucie — Tu dis une œuvre?Était-ce une association ?Jeannine — Une association qui aurait eu même son sanctuaire.Et tu comprends le but que se proposait une telle œuvre.C’était: 1) d’honorer la sainte Vierge sous ce pieux et gracieux vocable afin qu’elle protégeât toutes les écoles et qu’elle préparât pour l’avenir des générations fortes et croyantes; 2) de travailler au salut de la société surtout par la prière des enfants organisés en une fervente croisade.Lucie — C’est bien une semblable croisade qu’il nous faudrait encore aujourd’hui pour le succès de la campagne de moralité lancée par nos évêques.Jeannine — Tu as raison Lucie.Dis aussi qu’il nous faut cette croisade pour conserver nos écoles car lorsque la moralité est en baisse, les écoles sont toujours en danger, tu sais.Mais revenons à la France, plus ou moins.L’œuvre de Notre-Dame des Écoles reçut les plus hautes approbations.Elle fut bénie par Sa Sainteté Léon XIII, approuvée par un grand nombre de cardinaux et de prélats^.Même notre premier cardinal canadien.Son Eminence le Cardinal Taschereau, voulut s’inscrire au nombre des bienfaiteurs insignes.Lucie — Est-ce que l’œuvre prospéra rapidement ?Jeannine — C’est malheureusement le contraire qui arriva.Le gouvernement français décréta la fermeture du sanctuaire de Notre-Dame des Écoles et le dévot promoteur de l’œuvre eut tant de peine qu’il en mourut de chagrin.L’œuvre tombait avec l’ouvrier sous les coups de la libre pensée.Lucie — Je ne comprends pas comment la sainte Vierge qui est si puissante n’ait pas sauvé cette œuvre ?.Jeannine — Écoute encore un peu Lucie, et tu vas voir combien la sainte Vierge est bonne et puissante .Mais elle avait d’autres desseins.La vieille France impie et sectaire la repoussait. 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 115 elle s’en vint en Nouvelle-France et à Ville-Marie, c’est-à-dire au Canada et à Montréal.1 te‘J* Lucie — Vraiment ?.Alors, c’est nous, les enfants de la province de Québec qui sommes ses privilégiés ?.Retour des deux premières.Gabrielle — Ton instruction est bien longue, Jeannine.Lucie—Moi, je ne l’ai pas trouvée longue, elle est si belle .Terminons-la ensemble .Quel sanctuaire la sainte Vierge se choisit-elle à Montréal ?Gabrielle — La congrégation de Notre-Dame l’abrita sous son toit.Les choses se passèrent ainsi.En 1899, se fondait à Montréal, la première école Normale de filles (après celle des Ursulines de Québec).La religieuse qui dirigeait alors les études de son institut la plaça immédiatement sous le patronage de Notre-Dame des Écoles.Le Canada catholique ferait donc revivre l’œuvre commencée en France.Lucie — Je me souviens maintenant que Mademoiselle, qui est une normalienne, nous a déjà fait une description de la magnifique statue de marbre qui est représentée sur cette image.Gabrielle — Cette dévotion a bien dépassé les murs de l’École normale, maintenant.Elle a été approuvée chez-nous par les plus hautes autorités religieuses et scolaires.J’ai même retenu des noms et des dates.Mais, le temps presse pour notre programme de fête .Pauline — Laisse-moi ajouter que la dévotion à Notre-Dame des Écoles a franchi les limites du Canada.Les enfants des missions d’Afrique du Japon, sans parler des enfants de Terre-Neuve et de ceux des plaines glacées du Canada septentrional, honorent et prient Notre-Dame des Écoles avec ceux de la Guadeloupe, de 1 a république d’Haïti et de l’Amérique centrale.Gabrielle — Tu as oublié les petits espagnols du Texas, du Mexique, du Pérou et du Chili qui invoquent et chantent Nuestra Senora de las Escudos.Lucie — Vous m’avez conquise à cette dévotion.Eh bien ! il faut que ce centenaire de nos écoles confessionnelles soit l’occasion d’une fête grandiose à Notre-Dame des Écoles.Car nous devons tant la remercier pour le passé et la louer pour notre bonheur présent.Tant d’enfants n’ont pas les mêmes privilèges que nous 1 Pauline — Nous devons aussi beaucoup prier pour l’avenir.Lucie — Grâce à Dieu, nos écoles catholiques ne sont pas en danger comme celles de certains pays depuis la guerre ! Mais précisément, je trouve que nous ne pouvons jamais trop prier pour conserver ce trésor précieux et peut-être pourrions-nous aussi le mériter pour ceux qui en sont privés ?Pauline — Tu as toujours un grand cœur charitable, Lucie, c’est pour cela que nous te réclamons comme directrice de l’organisation de notre fête.Lucie — Je suis plus modeste que cela dans mes ambitions: je serai votre secrétaire.J’ai mon crayon et j’inscris immédiatement au programme ce que vous me dicterez.A ce moment, Jeannine et deux autres: Marcelle et Antoinette arrivent.Lucie — Alors, que ferons-nous ?Jeannine et Gabrielle (presque ensemble) — Moi, je veux .Lucie — Une à la fois, s’il vous plaît !.Marcelle — Moi, j’aime les dévotions courtes mais ferventes.Je propose de dire, avec piété, la simple prière à Notre-Dame des Écoles.Lucie — Fort bien, mais pour une fête, n’auriez-vous rien de plus à suggérer ?Antoinette — Moi, si tu veux savoir toute ma pensée, j’aime la dévotion sonore, quelque chose qui nous fait vibrer l’âme en même temps que les cordes vocales; je propose un cantique à Notre-Dame des Écoles, un cantique spécial pour le centenaire.Lucie — Très bien trouvé ! C’est beau un cantique et cela exprime, en effet, toute l’allégresse d’une fête.Avez-vous autre chose à ajouter ?Pauline — Voici le programme que nous avons élaboré, Gabrielle et moi, quand tu causais avec Jeannine.Nous désirons: 1) un chœur parlé à Notre-Dame des Écoles, un chœur qui soit une belle prière collective; 2) une consécration à Notre-Dame des Écoles ; 3) évidemment, nous changerons cet ordre, car il convient de commencer par la sainte Messe le jour de la fête de Notre-Dame des Écoles.Gabrielle — Et nous acceptons les propositions de Marcelle et d’Antoinette.Jeannine — N’oubliez-vous pas quelque chose?A votre mère, ne donnez-vous pas des fleurs au jour de sa fête ?Marcelle — Des fleurs naturelles ?Jeannine — Pour notre Mère du ciel, nous ferons un bouquet spirituel; un beau bouquet de roses spirituelles ou de rosaires car nous sommes dans le mois du Rosaire .Lucie — Bravo ! Quel beau programme de fête vous avez composé ! Vous y êtes allées de votre esprit et de votre cœur.Maintenant qui assumera les rôles ?.Pauline — J’ai commencé le chœur parlé — Gabrielle a même terminé la consécration.Antoinette nous fournira le cantique qu’elle aime et Marcelle enluminera un beau bouquet spirituel.Marcelle et Antoinette — Nous aurons recours à Lucie.Lucie — D’accord, mes amies ?.Toutes — Oui ! Oui ! Lucie — Le programme est complet.Comme Notre-Dame des Écoles sera bien fêtée chez-nous ! Allons ensemble soumettre ce beau programme à notre chère maîtresse.Lucie — Vive Notre-Dame des Écoles, patronne de la jeunesse étudiante ! Toutes — Vive Notre-Dame des Écoles, patronne de la jeunesse étudiante ! 116 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES LE BLASPHEME Application à l’école: L’école et le respect du nom de Dieu I — Revision de la leçon précédente Le serment 1.Qu’est-ce que le serment?(Cauly, page 159, N ° 29) 2.Pourquoi dites-vous prendre Dieu à témoin « par lui-même » ?« par ses créatures » ?(2'; paragraphe) 3.Quelle condition essentielle faut-il pour qu’il y ait véritablement serment ?(3e paragraphe) 4.Quand un serment est-il invocatoire ?Don- ner un exemple.5.Si le serment est fait pour confirmer une promesse, comment l’appellerez-vous ?Exemple.6.Quand sera-t-il imprécatoire ?Exemple.7.Est-il permis de faire serment?(N° 30) 8.Donnez un cas où le serment pourrait devenir obligatoire ?9.Précisez les trois conditions requises pour la légitimité du serment ?10.Est-on obligé de remplir un serment fait dans ces conditions ?(N ° 31) 11.Pour quelle raison la violation du serment est-elle grave ?12.N’y a-t-il pas des circonstances où le serment n’oblige plus ?13.Que faut-il penser de l’emploi des expressions : Je vous jure .parole d’honneur .?14.Rappelez une parole de Notre-Seigneur blâmant l’abus du serment ?.« Moi je vous dis de ne point jurer, ni par le ciel, ni par la terre .» 15.Que conseillait-il ?.« Dites: cela est, cela n’est pas; ce que 'ous ajouterez de plus serait mal.» ?II -— Leçon nouvelle ; LE BLASPHÈME A) Préparation de la leçon But précis Le blasphème, Cauly, page 162.numéros 32-33.Le blasphème I — Nature f J S l , .fa) directement contre Dieu.parole injurieuse 1 b) indirectement contre Dieu.r Il — Gravité \ l f III — Sanction a l a) blasphème direct: grave de sa nature.b) blasphème indirect: plus ou moins grave suivant la matière.a) temporelle.b) éternelle.Moyens concrets Récits de scènes évangéliques — Images représentant ces scènes: Jésus accusé de blasphème; Jésus chez le grand-prêtre.— Tableau synoptique de la leçon au tableau noir — Sentence et affiche.Participation active Recherche de citations évangéliques —- Récit, par les élèves, de l’histoire de Julien l’Apostat.— Organisation d’une campagne réparatrice du blasphème. 1946 PÉDAGOG E ET MÉTHODOLOGIE 117 But moral direct Montrer aux élèves la gravité du blasphème, leur inspirer l’horreur de ce péché et les convaincre de la nécessité de respecter Dieu et ses créatures.Application à l’école: Faire comprendre aux élèves l’influence qu’ils peuvent exercer en unissant leurs connaissances, leurs talents, leurs efforts, pour réparer et combattre le blasphème, à l’école d’abord, puis, par rayonnement, dans la famille et dans la société.Devoir (au choix) 1.Apprendre les invocations: Dieu soit béni ! etc.(Cauly, page 164) 2.Retracer de mémoire le plan de la leçon.3.Dessiner une affiche qui engage à lutter contre le blasphème: illustration significative, sentence, mot d’ordre.4.Narration: raconter avec quelle fierté un écolier a empêché un de ces camarades de blasphémer.?B) Leçon donnée en elasse Introduction Nous venons de rappeler les paroles de Notre-Seigneur nous enseignant qu’il ne veut pas nous voir prendre le nom de Dieu en vain pour confirmer la vérité de nos paroles.Mais, nous savons que ce nom de Dieu peut être employé en vain d’une manière encore plus méchante et plus ingrate.Dans le cas du faux serment, l’homme faisait de Dieu son complice, en vue de retirer quelque profit.Nous verrons aujourd’hui que l’homme peut, hélas ! descendre plus bas encore et s’attaquer à Dieu, entraîné uniquement par un sentiment d’orgueil ou de haine.Nature Vous qui avez entendu parler si souvent des bontés de Dieu pour les hommes, vous qui apprenez depuis toujours que Dieu est l’Être suprême auquel nous devons respect, amour et adoration, vous qui savez que Dieu est non seulement notre Père, mais notre juge, vous vous demandez, sans doute, comment l’homme peut s’attaquer à Lui ?Et pourtant cela arrive fréquemment, car le blasphème n’est pas autre chose que cela: une parole injurieuse à Dieu.Pour bien comprendre ce qu’il est, partons d’un fait connut Un jour, vous avez vu un enfant être peu délicat pour son père, un petit garçon murmurer parce qu’on ne voulait pas lui accorder un plaisir, une sortie.et cela vous a fait mal au cœur, n’est-ce pas?Cette attitude ingrate d’un fils pour ses parents nous révolte.et le bon Dieu, celui que Notre-Seigneur nous fait appeler « notre Père », le bon Dieu à qui nous devons tout, absolument tout, se peut-il qu’un chrétien lui manque de respect ?Hélas ! oui .et cela arrive souvent.a) directement: Vous savez, pour avoir vu vivre et entendu raisonner atitour de vous, que les plans de Dieu sont parfois bien impénétrables.Pourquoi ce méchant prospère-t-il ?Pourquoi ces époux si bons, si chrétiens ont-ils tant d’épreuves ?Une âme de foi qui comprend la vie dira: Secret de la Providence divine ! D’autres, qui se croient chrétiens et qui le disent, se révoltent contre l’injustice apparente du souverain législateur et dans leur folie ils vont jusqu’à dire que Dieu n’est pas juste, qu’il n’y a pas de Providence et même il s’en rencontre pour attribuer à Dieu la méchanceté, la dureté, etc.Ils nient donc les perfections de Dieu ou lui attribuent des défauts.c’est la première manière de blasphémer.(Voir Cauly, N ° 32, 1°) Et puis, l’homme, dans ses excès de colère et de méchanceté, peut maudire Dieu et même souhaiter sa non-existence.Quelle absurdité, n’est-ce pas ?c’est la deuxième forme du blasphème: souhaiter du mal à Dieu.(Cauly, numéro 32, 2°) Si nous remontons dans l’histoire, nous découvrons une autre sorte de blasphème, c’est le mépris de Dieu.Vous avez étudié l’an dernier, l’histoire de Julien l’Apostat.Lequel d’entre vous peut la raconter ?(voir histoire générale) « Tu m’as vaincu, Galiléen ! » Parole de mépris devant la force supérieure de Dieu.Vous avez là un exemple d’une troisième sorte de blasphème, celui que commettent ceux qui ne peuvent nier Dieu, c'est le mépris de Dieu.(Cauly, numéro 32, 3°) b) indirectement: Dans les différents cas que nous venons d’énumérer, l’injure est adressée directement à Dieu.Considérons maintenant, que le blasphème peut attaquer Dieu indirectement, c’est-à-dire, dans ses créatures.Comment cela se fait-il ?Voyons par une comparaison.Vous venez de faire un beau devoir, un dessin que vous croyez réussi .vous l’admirez, lorsque votre compagnon se met à critiquer votre ouvrage et à le tourner en ridicule.Vous êtes blessé, vous avez de la peine, parce que ce dessin, c’est votre œuvre, votre propriété, quelque chose de vous-même.Eh ! 118 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre bien tout ce qui existe a été créé par le bon Dieu, tout par conséquent lui appartient de droit et quand nous méprisons ses œuvres, c’est une injure qui retombe indirectement sur Lui.Parmi toutes les œuvres divines, il en est qui sont plus près de Dieu, qui le touchent davantage.Ainsi l’Église, voulue, par Lui pour enseigner la vraie religion, l’Église organe par lequel il manifeste et rappelle aux hommes ses volontés, ne peut être attaquée sans qu’il y ait blasphème.Les prêtres et les religieux, parce qu’étant consacrés à Dieu, ont droit à un respect spécial.Vous pouvez d’ailleurs trouver une parole de l’Évangile qui confirme cette vérité.« Oui vous méprise, me méprise », affirme Notre-Seigneur à ses apôtres, nous enseignant par là que celui qui injurie un de ses ministres s’attaque par le fait même à celui qu’il représente, à Dieu.Et, comme les méchants s’attaquent souvent à ce qui est noble et pin-, ils vont jusqu’à insulter la très sainte Vierge, niant ses grandeurs, ses privilèges.Vous comprenez combien Dieu est offensé par ce blasphème, car la sainte Vierge, c’est la créature qu’il a comblée de grâces, c’est la ffile du Père, la Mère du fils et l’épouse du Saint-Esprit.Enfin, le blasphème contre les Saints est injurieux à Dieu, parce que c’est lui qui est la source de toutes les grâces qu’ils ont reçues pour devenir des élus du ciel; ils sont ses amis et les insulter, c’est insulter Dieu.Gravité Il suffit de savoir ce qu’est le blasphème pour comprendre toute la malice de ce péché.Une injure directe envers Dieu est, par nature, un péché grave.Tandis que beaucoup d’autres actes ne deviennent péchés qu’à cause des circonstances, le blasphème direct est essentiellement grave.Ceci quant à la matière.Car, vous savez qu’il faut trois conditions pour un péché mortel: 1° matière grave; 2° connaissance suffisante; 3° plein consentement de la volonté.Il peut donc arriver qu’un homme blasphème sans qu’il y ait faute grave, s’il manque une des trois conditions.Quant aux blasphèmes indirects, il est entendu que leur malice est plus ou moins grande suivant la matière.Sanction Un regard sur l’histoire nous montre comment le blasphème a toujours été considéré comme une faute très grave.Vous rappelez-vous que les Juifs lapidaient les blasphémateurs ?Qui peut citer un passage de l’Évangile où il en est question ?— Les Juifs prennent des pierres pour les lancer à Jésus, parce qu’il se dit le Messie.Au procès de Jésus, le grand-prêtre dit: « Il a blasphémé .qu’avons-nous besoin d’autre témoignage ?il mérite la mort 1 » Qu’était ce blasphème?Aux yeux des Juifs, Jésus était un homme comme les autres, et en se disant le Fils de Dieu, il usurpait les attributs divins, donc il blasphémait.Sous la loi nouvelle, on ne lapide plus, mais les législations chrétiennes contenaient des lois bien rigoureuses pour punir les blasphémateurs.Voyoqs ensemble, dans votre manuel.Aujourd’hui, les lois civiles ne punissent plus cette faute, mais, la loi divine est toujours là et pour ceux qui ne savent pas observer ce second commandement de Dieu, des peines sont réservées en enfer.C’est d’ailleurs l’occupation continuelle des démons: dans leur rage d’avoir perdu le paradis, ils blasphèment contre Dieu, et ceux qui les imitent, méritent bien d’aller demeurer avec eux pour toute l’éternité.Synthèse : Compléter avec les élèves le tableau synoptique esquissé au corns de la leçon.Leçon morale Je vois que vous savez ce qu’est le blasphème.Je vous demande maintenant: Qu’est-ce que vous pensez de ce péché-là ?Seriez-vous prêts à tout sacrifier pour ne pas le commettre?Si vous aimez vraiment le bon Dieu de tout votre cœur, quelle doit-être votre résolution ?Il me semble, que vous devez vous dire chacun: « Non seulement je ne puis le blasphémer, mais je me sens obligé d’être « délicat », « poli » avec lui, en évitant dans mes discours les expressions qui, sans être un blasphème, seraient grossières ou irrespectueuses pour lui ou pour ses créatures.» Le grand défaut de la jeunesse, c’est le manque de respect du nom de Dieu, des saints et des choses saintes.C) Application à l’école Je sais que vous avez assez de « cœur », assez de « cran » pour prendre conscience de vos responsabilités; aussi, je vous mets froidement en face d’un grave problème.Voici: Vous avez le blasphème en horreur, et par contre, vous savez que c’est un mal assez répandu chez-nous, c’est là une bien triste constatation .eh ! bien, resterez-vous là à vous croiser les bras, alors que dans votre pays, dans votre paroisse, chez-nous peut-être, vous entendez insulter votre « Père des cieux » ?Votre sang de Canadiens-Français Catholiques ne bouillonne-t-il pas quand vous entendez parler du blasphème comme d’un défaut national ?Et, vous resterez inactifs ?Non pas.La jeunesse des écoles est une force pour l’avenir qu’elle tient entre ses mains; mais, la J.E.C.a révélé que les jeunes sont aussi une force actuelle, à condition qu’ils se rappellent que: l’union fait la force.Alors, que ferez-vous ?(Faire parler les élèves — Les amener, par des sous-questions, à suggérer les idées suivantes.) Lutter contre le blasphème dans l’esprit de la «Campagne de Moralité.» Et donc: 1 ° acquérir Vhabitude du respect de tout ce qui a un caractère religieux.C’est d’ailleurs une marque de bonne éducation et comme ils 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 119 sont ridicules ceux qui se croient hommes parce qu’ils emploient des expressions grossières ! Comme elles sont plus ridicules les fillettes qui imitent les garçons dans ce hideux défaut ! Et, ensuite?2° réparer les blasphèmes.Que vous soyez chez-vous, dans la cour de l’école ou sur la rue, il est si facile de faire tout bas, une invocation pour consoler votre Dieu qui vient d’être outragé.Dans ce mois du rosaire, trouvez-vous une circonstance où nous pouvons facilement réparer?.Oui, le «Dieu soit béni » après la bénédiction du Saint Sacrement.Et, nous arriverons à ce que vous proposiez: une campagne contre le blasphème, car elle fait partie de la campagne de moralité demandée par nos Evêques.a) Campagne de prière.C’est une vérité connue qu’on ne peut rien faire sans la grâce; demandons-la avec humilité et confiance.Si vous voulez vraiment travailler pour la gloire de Dieu et le respect de son nom, vous serez exaucés.Que ce soit une intention du mois du Rosaire.b) Campagne de parole.Ayez l’effronterie du bien », celle-la est la seule permise; et, lorsque vous entendrez blasphémer un compagnon, un frère, demandez-lui donc si cela arrange les affaires ?Si cela va mieux, après ?c) Campagne d’aclion.Les ennemis de Dieu font tant de propagande pour atteindre leur but, ne pouvez-vous pas vous mettre en frais pour ime noble cause?C’est si facile.Chacun apporte ses connaissances, ses talents naturels, son temps et vous organisez une campagne scolaire, qui aura sa répercussion au dehors.Pensez-y bien ce soir, et demain matin, nous ferons l’élection d’un chef de propagande, et tous, la main dans la main, vous travaillerez pour la grande cause: le respect du nom de Dieu, dans notre école, cette année 1946-1947.Conclusion pratique: Peu- la prière, la parole et l’action vous prouverez que la jeunesse apprend dans nos écoles catholiques le respect et l’amour de Dieu et surtout vous prendrez, pour l’avenir, l’habitude d’affirmer vos convictions religieuses et de les défendre « jusqu’au bout ! » ?Deuxième semaine LE VOEU Application à l’école: Fidélité à son Alma Mater Plan à développer Cauly, page 165, numéros 35-38.FIDÉLITÉ à son ALMA MATER Pourquoi ?) pour se rappeler ses promesses.?) pour fortifier ses convictions.Comment l — Fidélité f a) en gardant foi aux principes reçus.à son j b) en les pratiquant habituellement, éducation [ c) en les transmettant fidèlement.2 — Fidélité à ses maîtres f a) en leur témoignant de la reconnaissance, j b) en gardant confiance en eux.' c) en revenant chercher conseil.Quand 3 — Fidélité f a) en y revenant avec joie.à son j b) en contribuant à ses œuvres, institution [ c) en favorisant son expansion.Partout et toujours.?Troisième semaine Voir Fêle de Notre-Dame des Écoles. 120 ENSEIGNEMENT PHI M AIRE Octobre Langue Française PREMIÈRE ANISÉE Première semaine N.P.— Les élèves qui se sont présentés en classe, pour la première fois, en septembre, ont terminé leur premier mois de scolarité.Quelques-uns savent déjà se débrouiller seuls.Pour les autres, les timides, F institutrice s'en occupera particulièrement afin qu ils puissent eux aussi donner un bon rendement scolaire.Au cours du mois d'octobre, les élèves apprennent à se servir de leur livre de lecture, à copier des modèles inscrits sur leur cahier par le titulaire; ils s'exercent aussi à écrire, sans modèle, les mots étudiés dans la lecture.L'institutrice fera écrire de petits mots sous dictée.T — Mon Premier Livre de Lecture Forest Ouimet Texte bébé a bu.léa a obéi, léo a le bébé, lili a lu.Lecture par les élèves Questions d'intelligence 1.On a parlé d’une petite fille dans ce texte, pouvez-vous la nommer P 2.Quelle action a fait lili ?3.Pouvez-vous nommer le livre dans lequel vous apprenez à lire ?4.Aimez-vous votre livre de lecture?Pour- quoi ?5.Quelle action a fait le bébé ?6.Quels breuvages le bébé peut-il boire?7.Léa a fait une très belle action; pouvez-vous nommer cette action ?8.Savez-vous ce que signifie: « obéir à sa maman » ?b.Le bon Jésus aime-t-il les enfants qui obéissent à leurs parents ?10.Combien de fois avez-vous lu le mot bébé dans ce texte ?Lecture individuelle.Épellation individuelle.Exercices pratiques Phonétique : N.P.— Les exercices de phonétique se donneront à l’occasion de l’étude des sons et des articulations.L’exercice, cette semaine, portera sur l’articulation b: ba, be, bi, bo, bu.bé, bè.Vocabulaire : 1.Comment appelez-vous un tout petit enfant ?2.Quel est le mot qui nous fait penser à l’élève qui lit dans son livre de lecture?3.Des deux mots: lili et léo, lequel est un nom de petit garçon ?Gra nimaire : 1.Trouvez, dans le texte, un mot de quatre lettres ?2.Pouvez-vous trouver, dans ce texte, des mots qui s’écrivent avec des lettres semblables ?3.Combien y a-t-il de voyelles dans le mot obéi ?Diotée: lili a lu.bébé a bu.léa a obéi.léo a le bébé.N.P.— Cette dictée sera écrite par les élèves à tour de rôle, au tableau noir, avant d'être écrite sur le cahier.Il —Mon Premier Livre de Lecture Congrégatwon Notre-Dame Etude de la lettre b.N.P.— Le titulaire aura soin de préparer des gravures représentant un bébé: bébé qui dort, bébé qui s’amuse, bébé et sa maman (on trouvera de jolis bébés sur les gravures de calendrier).Faire causer les enfants sur ces gravures.Questionnaire suggéré: 1.Y a-t-il des gravures nouvelles dans la classe, ce matin ?2.Combien y en a-t-il ?3.Qui peut me dire ce qu’on voit sur la pre- mière gravure ?4.Que fait le bébé ?5.Qu’est-ce qu’un bébé ?.Un tout petit enfant 6.Avez-vous un petit bébé à la maison ?7.Est-ce un petit frère ou une petite sœur ?8.L’aimez-vous ?Q.Comment se nomme-t-il ?10.Racontez-nous ce qu’il a fait d’aimable depuis quelques jours.N.P.— Les autres gravures suscitent d’autres questions et sous-questions qui amènent des réponses très personnelles.Présentation de la leçon: Maintenant que nous avons bien parlé de nos petits frères et de nos petites sœurs restés à la maison, que nous avons vu de beaux petits bébés sur les gravures, nous allons apprendre une lettre qui nous permettra d’écrire le mot bébé. 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 121 Écoutez bien: bébé.Répétez après moi: bébé, bébé, bébé./V.P.— Bien surveiller la prononciation, les élèves sont portés à dire bébé.- Vous avez très bien dit le mot bébé, regardez bien la lettre qui nous fait penser au bébé.!\.P.— Le maître écrit b en caractère d'imprimerie.Quand les élèves savent bien lire la lettre b, il s'agit d'apprendre à l'écrire.Puis, le maître écrit sur le tableau noir, toujours en caractères d'imprimerie, les voyelles a, e, i, o, u, en laissant une dislance qui permettra de faire précéder chaque voyelle de la lettre b.Nous avons alors les sons ba, be, bi, bo, bu.En faire apprendre la lecture, l'épellation, l'écriture, au tableau et sur le cahier.Enfin, l’étude des mots bébé.bobo.etc.Exercices pratiques Phonétique : Le travail, cette semaine, portera sur l’articulation de la lettre b et des sons: ba.be, bi, bo, bu.Vocabulaire : 1.Quel est le mot qui nous fait penser à un tout petit enfant ?2.Comment se nomme notre père à la maison ?3.Que signifie le mot pape P Gram maire : 1.Comptez les lettres dans le mot bobo.2.Dans le mot pape, y a-t-il des lettres seni-_ blables P 3.Écrivez le mot bébé, mettez un point sous les voyelles.Dictée: * papa.pape, pipe, bébé, bobo.Deuxieme semaine I — Mon Premier Livre de Lecture F OREST-OUIMET bébé lili a la banaue.aline a obéi à léo.nina a une bobine.Texte Lecture du texte par les élèves Questions d'intelligence 1.Bébé lili a un fruit; pouvez-vous le nommer ?2.Qu’est-ce qu’une banane ?3.Où poussent les bananes P 4.Que faut-il faire avant de manger une banane ?5.Connaissez-vous d’autres fruits que la ba- nane ?Nommez-les P b.Qui a une bobine dans les mains P 7.Nina, est-ce une petite fille ou un petit garçon ?8.Qui peut me dire ce que c’est qu’une bobine de fil P 9.Que fait maman avec une bobine de fil P 10.Il y a trois noms de petite fille dans ce texte, qui peut me les nommer ?Lecture individuelle.Épellation individuelle.Exercices pratiques Phonétique.L’exercice, cette semaine, portera sur l’articulation n: na.ne, ni.no.nu, né.nè.Vocabulaire : 1.Quel est le mot qui désigne un fruit ?2.Dans ce texte, quels sont les noms de petites filles ?3.Vous avez, dans le texte, le nom de l’objet qui sert à votre maman pour coudre vos robes.Pouvez-vous le nommer ?Grammaire : 1.Combien y a-t-il de lettres dans le mot: _ banane ?2.Écrivez le mot bobine et soulignez les deux lettres semblables.3.Dans le mot aline, combien y a-t-il de voyelles P Dictée : aline a obéi à léo.bébé lili a la banane.II — Mon Premier Livre de Lecture Congrégation Notre-Dame Texte papa a la pipe, bébé a bu.léa a le bébé, lili a lu.Lecture par les élèves Questions d’intelligence 1.Qu’est-ce que papa prend pour fumer P 2.Avez-vous déjà vu une pipe ?3.Qui est capable de dessiner une pipe P 4.Papa peut-il fumer autre chose que la pipe ?5.Quelle action a fait bébé ?6.Nommez les breuvages que le bébé peut boire P 7.Léa, est-ce un nom de petit garçon ou de petite fille ?8.On a nommé deux fois le même mot dans ce texte, pouvez-vous le trouver P 9.Qui léa a-t-elle entre les bras P 10.Quelle action lili a-t-elle faite P Lecture individuelle.Épellation individuelle.Exercices pratiques Phonétique: Exercices sur l’articulation l: la.le, li, lo, lu, lé. 122 ENS EIG N E M E N T P RIM AIR E Octobre Vocabulaire : 1.Écrivez le nom d’une petite tille ?2.Comment se nomme un objet qui sert à fumer ?3.Quel est le mot qui désigne un tout petit enfant ?tirammaire: 1.Écrivez le mot pipe et soulignez les voyelles.2.Combien y a-t-il de mots dans la phrase: bébé a bu.3.Cherchez, dans le texte, un mot de quatre lettres.rHctée: papa a la pipe, bébé a bu.Troisième semaine 1 — Mon Premier Livre de Lecture Forest-Ouimet Texte aline a relu, lili a une robe rare, bébé rira à la lune, irène obéira à rené.Lecture du texte par les élèves Questions d'intelligence 1.De quel vêtement parle-t-on dans le texte ?2.Qui porte cette robe ?3.Comment est la robe de lili ?4.Avez-vous une robe ?De quelle couleur est-elle ?5.Avez-vous déjà remarqué la lune, le soir ?6.Comment est-elle ?7.Est-elle toujours ronde ?8.Quand la lune paraît-elle P 9.Que fera bébé en voyant la lune P 10.Trouvez, dans le texte, les noms des petites filles et le nom du petit garçon.Lecture individuelle.Épellation individuelle.Exercices pratiques Phonétique : L’exercice, cette semaine, portera sur l’articulation r: ra, re, ri, ro, ru, ré, rè.Vocabulaire : 1.Écrivez le nom d’un vêtement.2.L’astre qui paraît durant la nuit se nomme: la .3.Dites-nous le nom d’un petit enfant.Grammaire: 1.aline a relu.Combien y a-t-il de mots dans cette phrase ?2.lili a une robe rare.Soulignez les voyelles.3.irène obéira à rené.Mettez un trait sous le nom de la petite fille.Dictée : lili a une robe rare, bébé rira à la lune.11 — Mon Premier Livre de Lecture Congrégation Notre-Dame Texte lulu a la pipe de papa, bébé a le dada de léo.léo a du bobo.Lecture par les élèves Questions d’intelligence 1.De qui lulu a-t-elle la pipe?2.A quoi sert une pipe ?3.Que met-on dans la pipe pour fumer ?4.Comment nommez-vous ce qui sert à allu- mer la pipe P 5.Qu’est-ce qu’un dada ?6.A qui appartient le dada ?7.Qui a le dada de léo ?8.léo est-il malade ?9.Qu’est-ce qui vous le dit ?10.Qui a du bobo ?Est-ce un petit garçon ou une petite fille ?Lecture individuelle, ftpella lion individuelle.Exercices pratiques Phonétique : Exercices sur l’articulation d: da, de.di.do, du, dé, de.Vocabulaire : 1.Comment se nomme un jouet pour les petits enfants comme celui de léo ?(Ce mot es/ écrit dans le texte.) 2.Lequel de ces deux mots représente notre père, à la maison: pipe, papa?3.Soulignez le mot qui nous fait penser à un tout petit enfant: bébé.bobo.Grammaire : 1.lulu a la pipe de papa.Combien y a-t-il de mots dans cette phrase ?2.Soulignez tous les mots du texte qui ont deux lettres semblables.3 léo a du bobo.Soulignez les voyçlles.Dictée : lulu a la pipe de papa, bébé a le dada de léo.Quatrième semaine Récapitulation. 194ti PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 123 DEUXIÈME ANNÉE Première semaine Exercices pratiques Exercice d’observation « N.P.— Un tableau, représentant une cour de récréation ou une scène d’enfants au jeu, favorisera l’exercice d’observation.Questionnaire suggéré: ].Quels personnages voyez-vous sur cette image ?2."Que font-ils ?3.A quel jeu se livrent- ils ?4.Aimez-vous jouer ?5.À l’école, y a-t-il un temps réservé au jeu ?6.Comment appelons-nous ce moment de la journée ?Presentation du texte: La récréation, c’est bien cela.Vous vous rappelez, n’est-ce pas, la petite Colette dont nous avons parlé le mois dernier ?Bien ! Cette semaine, nous allons voir si elle aime la récréation et comment elle s’y conduit.Lecture par le maître Texte Colette en récréation Colette aime aussi la récréation.Elle est heureuse de sauter et de courir.Elle est gentille avec les élèves de son âge.Après la récréation, elle retournera en classe pour reprendre son travail avec plus d’ardeur.Vive la joyeuse Colette I Questions d’intelligence 1.Quelle histoire se continue dans ce texte?2.Où retrouvons-nous Colette ?3.Le mot récréation veut-il dire lire, écrire ou s’amuser ?4.Avec qui Colette s’amuse-t-elle en récréa- tion ?5.Comment se conduit-elle avec les élèves de son âge ?6.Où retournera-t-elle après la récréation P 7.Comment reprendra-t-elle son travail ?8.Pourquoi dit-on: « Vive la joyeuse Colette » ?9.Si Colette sait s’amuser en récréation, cela veut-il dire qu’elle n’aime pas la classe ?10.Et vous, aimez-vous la récréation?Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture iudivîduelle.Epellation.Vocabulaire : 1.A l’école, comment nomme-t-on le temps réservé au jeu ?2.Où se prend la récréation ?3.Quelles sont les deux actions faites par Colette, durant la récréation ?4.Complétez: a) Celui qui saute fait des .b) Celui qui court se nomme le .5.Trouvez le mot qui manque: Èlre gentille, c’est pratiquer la .6.Quelqu’un peut-il remplacer le mot élève par un autre mot qui signifie la même chose ?7.Ajoutez un mot de qualité au mot course ?8.Nommez deux jeux que vous préférez.Grammaire: L Le mot récréation désigne-t-il une personne ou une chose ?2.Quels sont les mots de trois syllabes dans: Vive la joyeuse Colette?3.Dans: Elle est heureuse de sauter et de courir, il y a un petit mot qui remplace Colette, pouvez-vous le trouver ?4.Quel est le mot qui désigne des personnes dans la 3e phrase ?Dictée: Colette aime la récréation.Elle est heureuse de jouer.Elle est gentille avec les élèves de son âge.Vive la joyeuse Colette.Rédaction orale: Faire raconter, par les élèves, le jeu qu’elles préfèrent le plus pendant la récréation.Deuxième semaine N.P.— On trouvera facilement un tableau représentant des enfants d’âge scolaire, en train de s’amuser à la maison ou dans les champs, un jour de congé.Nous suggérons le tableau intitulé « La chasse aux papillons », page 15 de Mon livre de lecture, C.N.D., deuxième année.Questionnaire suggéré: 1.Combien d’enfants voyez-vous sur cette gravure ?2.Sont-ils à travailler ou à s’amuser ?3.Où s’amusent-ils ?4.A quoi s’amusent-ils ?5.Croyez-vous qu’ils s’amusent un jour de classe ?6.Comment nomme-t-on les jours où il n’y a pas de classe ?7.Aimez-vous les jours de congé ?8.Croyez-vous qu’ils sont nombreux les enfants qui n’aiment pas les jours de congé? 124 ENSEJGNEMENT PRIMAIRE Octobre 9.Peut-on aimer l’étude et aimer aussi les congés ?10.Colette est-elle moins bonne élève parce qu’elle aime les congés ?Présentation du texte: Non, mes enfants, elle n’est pas moins bonne élève.D’ailleurs le texte que nous allons étudier cette semaine nous dit comment elle apprécie les congés.Ecoutez bien.Lecture par le maître Texte Colette en congé La maîtresse annonce, pour le mois de novembre, la fête du Centenaire des écoles.Colette devine tout: un congé suit toujours une fête.Adieu leçon et devoir pour ce jour-là.Colette cherche dans sa petite tête d’écolière ce que veut dire: Centenaire.Qui répondra à la question de la future savante ?N.P.— Pour bien faire comprendre aux élèves le mot Centenaire, le titulaire dessinera en couleurs, soit au tableau, soit sur une carte, le nombre 100 suivi du mot Centenaire.Si possible, se procurer des gravures représentant des vieillards, des églises et surtout des écoles vieilles de 100 ans.Questions d’intelligence 1.Quelle fête est annoncée pour le mois de novembre ?2.Qu’est-ce que Colette a deviné à l’annonce de cette fête ?3.Pourquoi a-t-elle songé au congé ?4.De quoi sera-t-elle dispensée ce jour-là?5.Le mot Centenaire est-il difficile pour Co- lette ?0.Y a-t-il ici quelqu’un qui peut dire ce qu’est un centenaire ?7.Quel âge aurez-vous si vous devenez centenaire ?H.Colette est-elle savante ?9.Quel mot du texte nous dit qu’elle le deviendra ?10.Qu’est-ce qui nous permet de croire qu’elle deviendra savante ?11.Est-ce qu’il n’y a que le congé qui intéresse Colette ?Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture individuelle.Êpeilation.Exercices pratiques Vocabulaire : 1.Depuis combien de temps, existe une per- sonne ou une chose centenaire ?2.Comment se nomme la personne qui fait la classe ?3.Novembre, est-ce un jour, un mois ou une semaine ?4.Quel nom donne-t-on au jour où les élèves sont exemptés de la classe ?5.De quel mot vient centenaire ?6.Que devient une personne qui, comme Co- lette, cherche toujours à savoir le pourquoi de chaque chose ?7.Quel est le contraire de savant ?8.Que signifie: dire adieu à sa leçon et à son devoir ?Grammaire : 1.Trouvez, dans le texte, un nom propre de personne ?2.Le nom que vous portez, est-il, un nom com- mun ou un nom propre ?Ecrivez-le.3.Centenaire, est-ce un nom commun ou un nom propre ?4.Ajoutez un mot de qualité à leçon et à devoir ?ô.Essayez de former une phrase avec les mots suivants: Colette, savante, sera, future, une.Dictée : Colette aime le jour de congé.Adieu leçon et devoir.La future savante demande à sa maîtresse ce que veut dire centenaire.Vive le Centenaire des écoles ! Rédaction orale: Faire raconter un jour de congé, par les élèves.Troisième semaine N.P.— Pour l'exercice d’observation, on se servira, cette fois, d'une gravure représentant une petite fille à l'étude.Les questions suggérées ici sont inspirées par la gravure que l'on trouve à la page k,, de Fleurs vivantes, par Jeanne VArchevêque-Dug uay.Questionnaire suggéré: 1.Qui voyez-vous sur cette gravure ?2.Que fait-elle en ce moment?3.Croyez qu’elle est à faire son devoir?4.A-t-elle l’air appliquée ?3.Une enfant qui s’applique ainsi fait-elle des progrès ?6.Celle-ci aura-t-elle un bon devoir ?7.Quel nom pourrions-nous lui donner ?8.Pourrait-elle porter le nom de chaque petite fille studieuse qu’il y a ici dans la classe ?9.De quelle petite fille avons-nous parlé dans les textes précédents ?Préésentarion du texte: Si vous le voulez, nous l’appellerons Colette.Nous avons vu que Colette aime les récréations et les congés, mais elle aime aussi l’étude et s’y donne tout entière, quand c’est le temps.Écoutez bien, je vais vous lire le texte que nous étudierons cette semaine./ 19-Mi PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 125 Lecture par le maître Texte Colette à l’étude Colette veut être la première en classe.Elle étudie sa leçon chaque jour et prépare son devoir avec soin.Quand la clochette sonnera pour l’étude, Colette se mettra au travail avec joie.Demain, à la correcton, elle aura une belle étoile.Bon courage, écolière studieuse ! Questions d’intelligence 1.Quel rang de la classe Colette veut-elle obtenir ?2.Que fait-elle, chaque jour, pour y arriver ?3.Comment prépare-t-elle son devoir P 4.Qu’est-ce qui annonce l’heure de l’étude P 5.De quelle manière Colette se met-elle au travail P 6.Quand se fera la correction du devoir P 7.Quelle récompense aura-t-elle si elle a un bon devoir ?B.Que souhaite-t-on à la petite écolière P 9.Quelle sorte d’écolière est-elle ?iO.Pourquoi dit-on qu’elle est studieuse?Lecture par les élèves • Lecture silencieuse.Lecture individuelle.Epellation.Exercices pratiques Vocabulaire : 1.Comment nomme-t-on le ^travail fait par Colette, après la classe ?2.Qu’étudie-t-elle chaque jour P 3.De quel autre nom vient le mot clochette ?4.Avec soin, qu’est-ce que cela signifie P 5.Étoile veut-il dire :ci un astre lumineux que l’on voit au firmament P 6.Être la première en classe veut-il dire: être la première rendue ou avoir le meilleur résultat P 7.Qu’est-ce qu’une clochette P 8.Que signifie: se mettre au travail avec joie?9.Qu’entend-on par: faire la correction du devoir ?10.Quel nom peut-on former avec le mot sonner ?Grammaire : 1.Dans le texte, trouvez un nom commun de personne.2.Soulignez les quatre noms de choses dans la phrase suivante: Colette étudie chaque jour sa leçon et prépare son devoir avec soin ?3.Quelle action Colette fera-t-elle avec la clochette ?4.Trouvez deux qualités que peut avoir une étoile dans votre cahier de devoirs ?5.Complétez la phrase: Bon courage, écolière.Dictée : Colette étudie, chaque jour, sa leçon et prépare son devoir avec soin, pour être la première de sa classe.Pour son travail, elle aura une belle étoile.Redaction orale: Faire raconter une séance d’étude.Quatrième semaine Récapit ulation.?TROISIÈME ANNÉE Première semaine Texte Une curiosité profitable — Qu’est-ce qu’un centenaire ?demande le petit Raymond à son oncle Lucien.Surpris de cette étrange question, l’oncle Lucien demande: — Mais, où donc as-tu vu ce mot-là ?— Moi, mon oncle, je ne l’ai pas vu: c’est un grand garçon de l’école qui disait à un compagnon que son grand-père est mort centenaire.Cela veut-il dire qu’il est mort riche ?— Non, mon garçon, cela veut tout simplement dire, qu’il est mort à l’âge de cent ans.— Ah ! j’aurais dû y penser.Merci, mon oncle, je m’en souviendrai toujours de ce mot-là ! Présentation «lu U-xte: N.P.— Le texte ayant été rnis au tableau noir, le maître entame une conversation familière sur la curiosité en général.Il souligne le fait que, dans la plupart des cas, la curiosité est punie.Les enfants vous raconteront un las de choses au sujet de ce défaut.Ils iront même jusqu’à remonter à notre grand-père Adam, pour finir avec des aventures tout-à-fail personnelles.Habilement te maître dirigera la conversation et s’en tiendra, autant que possible, à l’aventure racontée dans le texte.Celle-ci terminée, te professeur procédera à la lecture expressive et explicative.Ces exercices étant bien faits, on passera à l’explication du morceau .Questions d'intelligence L Complétez le sens de la phrase en remplaçant les points par la bonne expression.i 126 E N S El G N E M E NT FRI MAI R E Octobre a) Le titre du morceau est.une curiosité profitable.b) Le petit Raymond questionne son oncle.Lucien.c) L’oncle Lucien est surpris de cette .étrange question.2.Soulignez la bonne expression qui complète la phrase.a) Raymond parle à son oncle Lucien: 1) de la pluie.2) de la neige.3) du centenaire.b) Le grand-père qui est mort centenaire est mort: 1) pauvre.2) à l’âge de cent ans.3) riche.3.Soulignez la bonne expression dans les phrases suivantes.a) Le grand garçon de l’école parlait: 1) à un compagnon.2) au professeur.3) à sa mère.b) Raymond se souviendra toujours du mot: 1) confitures.2) visage.3) centenaire.4.Complétez la phrase en soulignant la bonne expression.a) Une étrange question veut d:re: 1) une question ordinaire.2) une question extraordinaire.3) une question triste.b) Être surpris d’une question veut dire: 1) être étonné.2) être content.3) être mécontent.{V.P.— Le maître s’efforcera, dans les exercices suivants, de faire acquérir, aux enfants, un vocabulaire soigné.5.Choisissez, parmi les mots suivants, le mot qui correspond à l’une des définit.'ons qui suivent et mettez-le dans les parenthèses.a) Curiosité, centenaire, oncle.1) Frère de notre père ou de notre mère.oncle 6.2) Désir de connaître .curiosité 3) Personne qui meurt à l’âge de cent ans.centenaire b) École, compagnon, grand-père.1) Camarade.compagnon 2) Père de notre père ou de notre naère.grand-père 3) Maison où l’on va pour s’ins- truire .école Donnez le contraire de: «) grand.petit b) mort.vivant c) riche.pauvre Lecture par les élèves Lecture silencieuse: V.P-— Le maître habituera les élèves à lire un texte seulement des yeux, sans remuer les lèvres.torture collective: •V.P.— Voir la première leçon de septembre, page W.Lecture individuelle.N.P.— Voir la première leçon de septembre, page 40.Exercices pratiques Phonétique : Surveiller le son an comme dans grand, etc.Vocabulaire : Mettez le mot exact dans la parenthèse.1.Le petit mot que l’on dit pour adresser un remerciement s’appelle.merci 2.Un assemblage de lettres pour former un son s’appelle.mot 3.Une demande que l’on fait pour savoir une chose s’appelle.question Orthographe d’usage: Si vous pensez que tous les mots sont bons, écrivez 0, dans la parenthèse; s’il y a un mot mal épelé, écrivez son numéro dans la parenthèse.1 mot mort centenaire 2 oncle garçont compagnon 3 mercit.(3) riche.(2) école.(0) Phraséologie : Formez une petite phrase avec: chacun des mots suivants: curiosité, centenaire, école.Anal y se: 1.Écrivez les noms propres de la phrase sui- vante: Qu est-ce qu’un centenaire^ demande le petit Raymond, à son oncle Lucien.Raymond, Lucien 2.Dans la phrase: Non, mon garçon, cela veut tout simplement dire qu’il est mort à l’âge de cent ans, quels signes de ponctuation remarquez-vous?.virgules, point 3.De quel genre sont les mots: question, oncle ?.féminin, masculin Dictée (adaptée au morceau): Raymond pose une question à son oncle Lucien.Le grand-père est mort centenaire.Le garçon dit: merci ! Rédaction: Faire un court résumé oral du texte.Deuxième semaine Texte Un centenaire Ce midi-là, Raymond revient de la classe tout rayonnant.— Mais, qu’as-tu ?lui demande sa mère.— Maman, imagine-toi que, ce matin, le maître nous a dit que, cette année, on célèbre le centenaire des écoles dans la Province, et j’ai été le seul à savoir ce que c’est qu’un centenaire.Je me suis rappelé ce que mon oncle Lucien m’a dit.l’autre jour, au sujet du grand-père centenaire.Le maître doit nous expliquer, 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 127 dans une prochaine leçon, ce qu’est la Commission Scolaire.— Tu écouteras bien, les explications, mon chéri, et tu m’en donneras des nouvelles.Présentation du texte: N.P.— Le texte ayant été mis au tableau, le maître entame une conversation familière sur le centenaire en général.Il souligne le fail que, celle année, nous célébrons le centenaire des écoles dans la Province.Les enfants, ayant été préparés par le texte précédent, seront en mesure de donner de bonnes explications sur le mot centenaire.Habilement le maître orientera la conversation vers le centenaire mentionné dans le texte et il en fera ressortir toute Vimportance.Ensuite, le professeur fera la lecture expressive et explicative du morceau.Ces exercices étant bien faits, on passera à Vexplication détaillée du texte.Questions d’intelligence 1.Complétez le sens de la phrase en remplaçant les points par la bonne expression.a) Le petit Raymond revient de la classe tout.rayonnant.b) Cette année on célèbre le centenaire des.écoles.c) Raymond a été le seul à savoir ce qu’est un.centenaire.2.Soulignez la bonne expression qui complète la phrase.a) Le titre du morceau est : 1) La rentrée des classes.2) Une curiosité profitable.3) Un centenaire.b) Cette année nous célébrons le cente- naire des écoles dans: 1) le monde entier.2) la province de Québec.3) le Canada.3.Soulignez la bonne expression dans les phrases suivantes.a) Le petit garçon nommé, dans le texte, s’appelle: 1) Raymond.2) Jean-Marc.3) Jean-Paul.b) Dans une prochaine leçon le maître parlera : 1) des vacances.2) des jeux.3) de la Commission Scolaire.4.Complétez la phrase en soulignant la bonne expression.a) Être tout rayonnant veut dire: 1) éclairer le chemin où Von marche.2) paraître content.3) briller comme le soleil.b) Une province, c’est: 1) une partie d’un pays.2) une ville.3) une paroisse./V.P.— Dans les exercices qui suivent, le maître verra à faire acquérir, aux enfants, un vocabulaire soigné.5.Choisissez, parmi les mots suivants, le mot qui correspond à l’une des définitions qui suivent et mettez-le dans les parenthèses.a) Maître, année, nouvelles.1) renseignements.nouvelles 2) homme qui fait la classe .maître 3) durée de douze mois.année b) Midi, matin, jour.1) première partie du jour.matin 2) durée de vingt-quatre heures jour 3) milieu du jour.midi N.P.— On voudra bien, pour l’étude de ce texte et du suivant, tenir compte de toutes les Notes pédagogiques données précédemment.Lecture par les élèves Lecture MÜlencieuse.Lecture collective.Lecture individuelle.Exercices pratiques l'honctique : Surveiller le son in, comme dans matin.Vocabulaire» Trouvez le terme juste et complétez la phrase.1.Le petit mot employé pour désigner sa mère est.maman 2.Le mot qui dit qu’une personne ou une chose compte cent ans d’existence est.centenaire 3.Le mot que l’on emploie pour montrer que l’on aime beaucoup une personne est .r.chéri Orthographe d’usage: Si vous pensez que tous les mots sont bons écrivez 0 dans la parenthèse; s’il y a un mot mal orthographié, écrivez son numéro dans la parenthèse.1 2 3 centenaire midi classe (0) tnère mata in maître (2) anné oncle grand-père .(1) Phraséologie : Formez une petite phrase avec chacun des mots suivants: leçon, centenaire, maman.Analyse : 1.Dans la phrase: Je me suis rappelé ce que mon oncle Lucien m'a dit.Vautre jour, au sujet du grand-père centenaire, il y a deux noms communs de personnes, pouvez-vous les trouver?.oncle, grand-père 2.Dans la phrase: J’ai été le seul à savoir cela.à quel temps est le verbe être?.passé indéfini 3.Le mot nouvelle, est-il du masculin ou du féminin ?.féminin Dictée (adaptée au morceau): Raymond revient de la classe, le midi.Le maître nous a dit cela.Raymond donnera des 128 ENSEIGNEMENT ER 1 M AI RE Octobre nouvelles à sa maman.Cette année nous célébrons le centenaire des écoles.H eduction : Faire un résumé oral du texte.Troisième semaine Texte Lu Commission Scolaire Les Commissaires, mes enfants, sont des personnes qui représentent vos parents.Ils travaillent à donner, à tous les enfants de la municipalité scolaire, les meilleures écoles, les meilleurs professeurs et les meilleurs livres.Leur réunion forme la Commission Scolaire.Ce sont des gens qui s’intéressent à l’éducation et qui veulent que les petits Canadiens-Français deviennent de vrais catholiques et de grands patriotes.Vous devez avoir beaucoup de reconnaissance à leur égard, car ils travaillent pour vous.Présentation du texte: N.P.— Le texte ayant été rnis au tableau noir, le maître commence une causerie familière sur la Commission Scolaire.Dans les campagnes, les enfants sont beaucoup plus renseignés sur ce sujet que les enfants de la ville, car chaque paroisse possède sa commission scolaire et ils en entendent beaucoup plus parler à la maison.Dans les villes, le sujet devient beaucoup plus abstrait, car il n'y a qu'une commission scolaire pour toute la ville.Cependant, pour un maître qui veut s’en donner la peine, le sujet peut devenir très intéressant.Il s'appliquera à faire ressortir les nombreux avantages que la commission scolaire apporte aux enfants.Puis, il fera la lecture expressive et explicative du morceau.Ces exercices termines on passera à T explication détaillée du texte.a) Le titre du morceau est : 1) La Commission Scolaire.2) Un vilain tour.3) Le prix du temps.4.Complétez la phrase en soulignant la bonne expression.a) Donner aux enfants les meilleures écoles veut dire: 1) leur mettre dans leurs mains.2) en donner une à chaque enfant.3) bâtir, pour eux, des écoles modernes, confortables et propres.b) Les meilleurs professeurs sont: 1) des professeurs qui ne disputent jamais.2) des professeurs qui enseignent très bien.3) des professeurs qui rient toujours.N.P.— Voir le texte précédent.5.Choisissez, parmi les mots suivants, le mot qui correspond à l’une des définitions qui suivent et mettez-les dans les parenthèses.a) Livre, patriote, reconnaissance.1) Celui qui aime sa patrie P.patriote 2) Feuilles imprimées et réunies en un volume P.livre 3) Souvenir d’un bienfait reçu ?.reconnaissance b) Professeur, parents, commissaires.1) Personnes qui foi nient la com- mission scolaire P.commissaires 2) Personne qui enseigne P.professeur 3) Le père et la mère?.parents Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture collective.Questions d'intelligence 1.Complétez le sens de la phrase en remplaçant les points par la bonne expression.a) Les commissaires représentent vos.parents.b) La réunion des commissaires forme la commission scolaire.c) Les commissaires s’intéressent à 1’.éducation.2.Soulignez la bonne expression qui complète la phrase.a) Les commissaires veulent faire des petits Canadiens-Français des: 1) païens.2) voleurs.3) catholiques.b) Les commissaires veulent encore faire des petits Canadiens-Français des: 1) peureux.2) patriotes.3) paresseux.3.Soulignez la bonne expression dans les phrases suiv antes.Lecture individuelle.Exercices pratiques Phonétique : Surveiller le son on.comme dans commission.Vocabulaire: Mettez le mot exact dans la parenthèse.1.Action de développer toutes les facultés d’un enfant.éducation 2.Qui a rapport aux écoles.scolaire 3.Personne qui demeure au Canada Canadien Orthographe d'usage: Si vous pensez que tous les mots sont bons, écrivez 0, dans la parenthèse; s’il y a un mot mal orthographié, écrivez son numéro dans la parenthèse.1 2 3 égard reconnaissance patriotte.(3) catholique petit éducation .(0) écaule livre enfant.(1 ) 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 129 Phraséologie : Formez une petite phrase avec chacun des mots suivants: commission scolaire, Canadien-Français.centenaire.Analyse : 1.Commissaires, est-ce un nom de personne, d’animal ou de chose ?.personne 2.Comment appelle-t-on le petit signe qui suit le l dans l’éducation ?.apostrophe 3.A quel temps est sont dans la phrase: Ce sont des gens qui s’intéressent à l’éducation ?.présent de l’indicatif Dictée : Le petit enfant va à l’école, cette aimée.Nous avons la plus belle école.Je suis une petite patriote.Vive notre école ! Kédaction : Oralement, dites qui les commissaires représentent.Quatrième semaine Récapitulation.?QUATRIÈME et CINQUIÈME ANNÉES Première semaine N.P.— L’exercice d’observation que nous proposons ici est fait d’après le tableau intitulé « Première Messe à Ville-Marie ».On trouvera ce tableau dans l’Histoire du Canada des C.S.Viator, Cours intermédiaire, page 39.Questionnaire suggéré: 1.Quelle scène voyez-vous sur cette gravure?2.Quel endroit se nommait Ville-Marie ?3.Combien de femmes apercevez-vous sur le tableau ?4.Pouvez-vous les nommer ?5.Laquelle demeura à Ville-Marie?Présentation «lu texte: Mes chers élèves, Jeanne Mance ne fut pas la seule femme héroïque et pieuse à venir à Montréal; il y en eut plusieurs autres.Le texte que nous allons étudier cette semaine, trace la vie d’une de celles-là sans la nommer.Cependant, je suis sûr que vous la connaissez.Lecture par le maître Texte Une éducatrice Qui suis-je?— Je suis une Française, d’une piété profonde et éclairée.Je rêve d’instruire et d’éduquer les sauvagesses de cette contrée si lointaine qu’on appelle la Nouvelle-France.Je connais les dangers.Je m’embarque pour une dure traversée des mers.J’arrive enthousiaste à Montréal.Le Gouverneur me donne une étable de pierre.Je la fais nettoyer et tâche de recruter le peu de filles et de garçons capables d’apprendre.Quelques années plus tard, je fonde la Congrégation Notre-Dame.Aujourd’hui, on joint, à mon nom, le titre de Vénérable.Pouvez-vous dire qui je suis?Questions d’intelligence 1.Nommer la principale qualité de Marguerite Bourgeoys ?2.Quel était son rêve ?3.Où établit-elle sa première école ?4.Quelle communauté a-t-elle fondée?5.Par quel titre l’Eglise a-t-elle reconnu ses mérites ?Lecture par les élèves Lecture silencieuse.Lecture individuelle.Exercices pratiques Vocabulaire : 1.Expliquez les mots suivants: a) Contrée ?Certaine étendue de pays.b) Enthousiaste ?.Qui a de l’émotion extraordinaire de l’âme.c) Recruter ?.Attirer dans une société.d) Vénérable ?.Premier degré dans la procédure île canonisation.2.Donnez l’antonyme de: a) profond ?.superficiel b) éclairée?.obscurcie c) lointaine?.prochaine d) danger?.sécurité 3.Trouvez les synonymes de: a) je connais ?.Je sais b) danger ?.péril c) dure?.ferme, solide, difficile * d) profonde?.grande, extrême 4.Cherchez les homonymes de: «) suis?.suit, suie b) mer ?.mère, maire 130 ENSEIGNEMENT P RIM AIR E Octobre Orthographe : ].Exercice sur les lettres muettes finales.Au mot donné, ajoutez un mot de la même famille: a) un avis ?.aviser b) le trépas ?.trépasser c) un os P.osselet d) un excès P.excéder e) un travers ?.traversée /) un berger P.bergerie .Your classroom is nice ?.Votre classe est belle.7.How are the pupils ?.Comment sont les élèves?8.The pupils are tall.Les élèves sont grands.L’occasion s’offre ici d’expliquer l’expression: time are you ?(Comment êtes-vous, ou Comment vous portez-vous P) Quand l’élève est familiarisé avec la question, ajoutons: aujourd’hui, to-day.La réponse: 1 am very well, je suis très bien, je me por te très bien, thank you.merci; et vous, and you; je suis malade./ am sick; je suis fatigué./ am tired, etc.Grammaire 1.Le verbe to be à la forme négative.2.Les trois genres: Masculine Gender (pour les hommes et les garçons).Feminine Gender (pour les femmes et les filles).Neuter Gender (pour les animaux et les choses).Exercices 1.Fxercice oral: Indiquer des objets, des êtres, des personnes (utiliser des images ou des cartes) et dire à quel genre ils appartiennent.Les élèves répondent en anglais.2.Exercice écrit: Indiquer, au moyen de la lettre m, / ou n, le genre des mots suivants: boy (m) , man (m).girl (f).woman (f).table (n) , desk (n), etc.N.P.— Multiplier les exercices: surveiller la prononciation.Troisième semaine Le mot Vocabulaire : Sir, monsieur; madam, madame; miss, mademoiselle; brother, frère; sister, sœur ; father, père; child, enfant; year, année; month, mois; answer, réponse; to answer, répondre; weather, température; cold, froid ; fine, beau; warm, chaud; in, en, dans; on.sur; wall, mur; God, Dieu; glad, content; white, blanc; name, nom; eleven, onze; twelve, douze; thirteen, treize; fourteen, quatorze; fifteen, quinze; calendar, calendrier; to pray, prier; to write, écrire; to read.lire.La ph rase How is the weather?Quel temps fait-il P If is .II fait .Leçon-type « Ales enfants, vous savez qu’on ne traduit pas l’anglais mot à mot.Ainsi, les anglais, au lieu de dire; quel temps fait-il ?disent: Comment est la température ?Nou$ allons écrire cette phrase au tableau Ecrivez-la dans vos cahiers.Maintenant, si vous voulez répondre: il fait beau, vous écrirez: it is fine; écrivons-Ie; épelons-le.Supposons que vous voulez dire: il fait froid, vous direz: it is cold.Remarquez qu’en anglais on ne dit pas: il fait froid mais, elle est froide parce qu’on parle de la température.» iV.P.— Quand la manière de traduire les expressions est bien comprises, il ne faut pas s'attarder mais plutôt revenir, chaque four, avec la température quotidienne.Grammaire L’emploi de it fournit l’occasion d’expliquer les genres.Ce petit mot il est nouveau.Trouvez-vous qu’il ressemble à un petit mot que nous avons déjà vu ?— Oui, à I.Pronoms personnels: lie, she it.Nous avons vu que il se traduit par he Nous allons apprendre du nouveau.1.Combien y a-t-il de genres en français?.Deux genres.2.Quels sont les pronoms sujets de la troisième personne du singulier pour le masculin et le féminin ?.Il et elle.3.Combien y a-t-il de genres en anglais?.Trois genres.Le pronom sujet masculin en anglais, celui qui traduit le il se dit: he.Exemple: En parlant de mon père, je dis: Il est vieux.He is old.Le pronom sujet féminin, celui qui traduit elle se dit: she.Exemple: En parlant de ma mère, je dis: Elle est vieille.She is old.Le pronom-sujet neutre, celui dont on se sert pour parler de la table, du pupitre, et qui peut 1940 PÉDAGOGIE El' MÉTHODOLOGIE 153 se dire en français: il ou elle, en anglais se traduit par il.Exemple: En parlant du pupitre: il est vieux: it is old.En parlant de la table: elle est vieille: it is old.C’est pour cette raison que, quand nous parlons de la température, nous disons: It is warm.t is cloudy, etc.Il fait chaud, etc.Le pluriel de this: these.ce ou ceci ou ce .ci: ces, ceux-ci ou ces .ci.Le verbe « to be s à la forme interrogative.Is this the blackboard?Are you a good boy?etc.Est-ce le tableau ?Etes-vous un bon garçon ?etc.Quatrième semaine Revue 1.What is your name?Comment vous appe- lez-vous ?.My name is .Mon nom est.2.Are you old ?Êtes-vous vieux ?.No, I am not old, I am young.Non, je ne suis pas vieux, je suis jeune.3.How is the weather, to-day ?.The weather is not very fine; it is cold.Quel temps fait-il, aujourd’hui?Le temps n'est pas très beau; il fait froid.4.What have you on your desk ?.On my desk, I have a pencil.Quest-ce que vous avez sur votre pupitre?Sur mon pupitre, j’ai un crayon.5.Have you a reading-book or a grammar ?.I have a reading-book.Avez-vous un livre de lecture ou une grammaire ?6.Have you not two copybooks, three books and a ruler ?.Yes.N’avez-vous pas deux cahiers, trois livres et une règle ?7.Show me your eraser ?.This is my eraser; it is red.Montrez-moi votre gomme élastique?Ceci est ma gomme élastique; elle est rouge.8.I love Mary.She loves me.She is my mother.Mary is our dear Mother in heaven.J’aime Marie.Elle m’aime.Elk est ma mère.Marie est notre chère Mère au ciel.9.I have two mothers.J’ai deux mères.SEPTIÈME ANNÉE Première semaine iV.P.— En septième année, k professeur donne à la classe une ambiance mariale comme en sixième année.A l’invocation O Mary, ajouter k Hail Mary.Méthodologie CENTRE D’INTÉRÊT Dévotion au Rosaire //ail Mary, full of grace, the Lord is vnth Thee, blessed are Thou amongst women and blessed is the fruit of Thy womb, Jesus.Holy Mary, MoMer of God, pray for us sinners, now and at the hour of our death.Amen.Je vous salue Marie .Prononciation: les mots soulignés sont à noter.Traduction.Mémorisation.Récitation: chaque jour au début du cours d’anglais.Le mot Vocabulaire : To bless, bénir; Blessed Virgin, Sainte Vierge; holy, sainte; autumn, automne; Dur Lady, Notre-Dame; Queen, reine; heaven, ciel; to say the beads.dire le chapelet; to recite the Rosary, réciter le Rosaire; to hear Mass, entendre la messe: to go to communion, confession, aller communier, à confesse; to make the sign of the Cross, faire le signe de la Croix; dear, chère; ta adore, adorer; to ask, demander; to beg, implorer, demander, to thank, remercier; to hope, espérer; to believe, croire; to forgive, pardonner; to help, aider; to liskn to, écouter; to die, mourir; etc.La phrase 1.Who is our Mother in Heaven ?2.Who is our Creator ?3.Who speaks ?4.Who prays ?5.The child who prays Mary, shall be blessed 6.The child who prays Mary, shall be saved.Traduction: Qui est notre Mère au ciel ?Qui est notre créateur ?Qui parle ?Qui prie ?L’enfant qui prie Marie sera béui.L’enfant qui prie Marie sera sauvé.Grammaire La forme progressive: conjugaison affirmative, négative et interrogative. 154 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre I am going to church.Je m'en vais à l'église.Am I going to church ?Est-ce que je m'en vais à l'église ?I am not going to church.Je ne m'en vais pas à l'église.Am I not going to church ?Est-ce que je ne m’en vais pas à l’église ?I am reciting the Rosary.Je récite ou suis à réciter le Bosaire.1 am not reciting the Rosary.Je ne suis pas à .Am I reciting the Rosary P Suis-je à réciter .‘é Am J not reciting the Rosary P Ne suis-je pas à réciter .?Who is praying P Qui prie en ce moment P Qui est à prier P Who is speaking ?Qui parle en ce moment ?Qui est à parler ?1.Dans l’invocation 0 Mary (voir sixième année), aux explications données, le professeur ajoute: a) la comparaison entre with et without; b) le nom: sin péché et le verbe to sin; c) we pronom sujet et us pronom com- plément; d) le pronom who, dans who have, sert à amorcer l’étude des pronoms who.whom et whose.2.Dans le Hail Mary: a) Les pluriels irréguliers sont amenés par woman, women (noter la prononciation du pluriel: women); b) Sinners avec la règle du doublement des consonnes finales; c) différence entre al et to; d) Y h muet dans hour amène les autres: /ionor, /ionest, fteir.Death, la mort; to die, mourir; died, passé.Pluriel irrégulier: 1.Man, men; woman, women; child, children; foot, feet; tooth, teeth; ox, oxen.Traduction: homme, femme, enfant, pied, dent, bœuf.2 Church, churches; mass, masses; dress, dresses; class, classes.TrtADucTiON: église, messe, robe, classe.Revue a et au: A prayer, une prière; an angel, un ange; a hammer, un marteau; an honor, un honneur; an apple, une pomme; a priest, un prêtre; an hour, une heure; an honest boy, un honnête garçon; a hat, un chapeau; a cap, une casquette Deuxième semaine Méthodologie CENTRE D’INTÉRÊT La formule d’inscription N.P.— La préparation de la séance d'inscription se continue.L'enthousiasme se maintiendra plus facilement en hâtant la réalisation du projet.Dès que les phrases choisies par le professeur et les élèves sont prêtes, il est sage de faire préparer la formule d'inscription générale, au propre, en lettres moulées, etc.En exigeant de chaque élève une formule d’inscription bien remplie, signée, le professeur peut constater si ses leçons ont été bien assimilées.Il serait aussi utile que chacun apprenne les questions et les réponses par cœur, en vue de faciliter la réalisation de la deuxième partie de notre centre d'intérêt: la conversation occasionnelle que nous ferons naître individuellement entre le Président de l'enregistrement et chaque élève qui se présentera.La réalisation de celle deuxième partie sera fixée à la fin de novembre.Le mot ?Vocabulaire : To live, demeurer; avenue, avenue; street, rue; road, route; way, chemin; city, cité; town, ville; village, village; block, pâté de maison; sidewalk.trottoir; country, campagne ou pays; French.français; English, anglais; Irish, irlandais; Canadian, canadien; France, France; England, Angleterre; Ireland.Irlande; Scotland, Écosse; Scotch.écossais; America, Amérique; American, américain; the United States, les États-Unis; catholic.catholique; protestant, protestant; Germany.Allemagne; German, allemand; China, Chine; Chinese, chinois; Japan, Japon; Japanese, japonais.La phrase 1.With whom do you live?Avec qui demeu- rez-vous ?2.With whom are you ?Avec qui êtes-vous ?3.With whom were you yesterday?Avec qui étiez-vous hier ?4.With whom do you speak?Avec qui par- lez-vous ?5.With whom are you speaking?Avec qui êtes-vous à parler ?Grammaire La réponse à la question de la formule d’inscription: Where do you live, amène les explications suivantes: 1.In, at, to, on.Al dénote le repos, l'étal: Je demeure à Sainte-Hélène: ï live at St.Helen; To dénote le mouvement: Je m’en vais à Sainte-Hélène: I ara going to St.Helen.Pour les grands centres on emploie in de préférence à at: Je demeure à Montréal: I live in Montreal, Je demeure à Bordeau: I live at Bordeau.Sur la rue Saint-Pierre: On St.Peter Street.2.L’emploi des lettres majuscules pour les mots Street, Avenue, Road.3.L’étude des expressions composées: Main Street, Maple Avenue, St.Louis Road, Montreal City.Rue Principale, avenue des Érables.Chemin Saint-Louis.Ville de Montréal. 194ft PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 155 \l.P.— Faire remarquer l'inversion des termes et la règle des ncms employés comme adjectifs et conséquemment invariables comme Maple, dans avenue des Érables.Troisième semaine Méthodologie ]\.P.— En poursuivant la préparation de la formule d'inscription, les questions se succèdent: What is your nationality ?Quelle est votre nationalité?What is your religion?Quelle est votre religion?In which grade were you last year?Dans quelle année étiez-vous, l'an dernier ?I was in the Sixth Grade?J'étais en sixième année.C'est au professeur de décider si les formules seront uniformes ou non.Il peut, s'il le juge à propos, faire préparer plusieurs questions qui porteront sur les divers points du programme du mois, quitte ensuite à en éliminer quelques-unes ou à laisser aux élèves le choix des questions qu'ils préfèrent.Le mot Divine, divin; son, fils; daughter, fille; question, question; service, service; St.Joseph, saint Joseph; week, semaine; month, mois; quick, vite; I think so, je )e pense; I believe so, je le crois; / say so, je le dis; to hold, tenir; to understand, comprendre; to want, vouloir; to tell et to say, dire; to rest, se reposer; to forget, oublier; to remember, se souvenir; to listen to, écouter; to cure, guérir; virtue, vertu; Charily, charité; obedient, obéissant; to obey, obéir à; obedience, obéissance; on earth, sur terre; happy, heureux; unhappy, malheureux; Pope, Pape; catechism, catéchisme; faith, foi; to, près de; in Heaven, au ciel; as — as, aussi — que.La phrase Whose Mother is she ?De qui est-elle la Mère ?1.Whose Mother is Mary?De qui Marie est-elle la Mère ?She is our Mother.Elle est notre Mère.She is ours.Elle est la nôtre.2.Whose classroom is it ?A qui est cette classe ?It is mine.C’est la mienne.3.Whose picture is this?A qui est cette image ?It is yours.C’est la vôtre.4.Whose white and red house is this ?A qui est celle maison rouge et blanche ?It is my uncle’s house.C’est la maison de mon oncle.It is my uncle’s.C'est celle de mon oncle.Grammaire Poeeeeeive caeei N.P.— Les phrases précédentes en réponse à la question: whose.?apporte la règle du possessive case (voir manière de procéder dans le programme de septembre.) Il est entendu, cependant, que les phrases doivent être de plus en plus compliquées à mesure que l'enfant avance dans les années du cours.En donnant au possesseur et à la chose possédée un ou plusieurs qualificatifs, le professeur gradue la difficulté selon l’avancement et le degré de compréhension des élèves.Exemple: Le cahier de l’élève; The pupil’s copybook.Le cahier de l’élève paresseux; The lazy pupil's copybook.Voici le cahier de l’élève paresseux; Here is the lazy pupil’s copybook.Voici le cahier sale d’un élève paresseux; Here is the lazy pupil’s dirty copybook.Voici les cahiers sales des élèves paresseux; Here are the lazy pupils' dirty copybooks.Celui de, celle de, ceux de, celles de.Voici celui de mon frère; Here is my brother’s.Voici ceux des élèves diligents; Here are the diligents pupils'.Adjectifs possessifs: Adjectifs possessifs: h is, her, its, our, their.Notre ou nos se traduit par our: notre cahier, our copybook; nos cahiers, our copybooks.Leur ou leurs se traduit par their: leur cahier, their copybook; leurs cahiers, their copybooks.Son, sa, ses, quand on parle de ce qui appartient à un homme ou à un garçon: H is Sa casquette, h is cap.Ses chaussures, his shoes.Son paletot, his overcoat.Son, sa, ses, quand on parle de ce qui appartient à une femme ou à une fille: Her Son chapeau, her hat.Ses gants, her gloves.Sa robe, her dress.Son, sa, ses, quand on parle de ce qui appartient à un animal ou à une chose: Its Son chapeau, iis hat.Sa robe, ils dress (d’une poupée).Ses gants, its gloves.Quatrième semaine Revue Whom do you see in this picture ?1 see the Blessed Virgin Mary.She holds to her heart Jesus, her Divine Son.She loves Him dearly.If we are good, we will be as dear to her as her Divine Son.Jesus too will love you as His little brother.Does Mary love Jesus ?Whom is she looking at ?Who will love you if you are good ?What is Mary ?Mary is our kind Mother.Mary takes good care of her cliildren.My Mother’s name in Heaven is Mary.My mother’s name on earth is .The children who pray Mary will be blessed.1 believe in God.I hope in God and I love God.I believe that Mary is the Mother of God and my Mother.Whose Son is Jesus ?He is Mary’s Son.Traduction: Qui voyez-vous dans cette image?Je vois la Sainte Vierge Marie.Elle tient près de son cœur Jésus son Fils divin.Elle l’aime tendrement.Si vous êtes bon, vous lui serez aussi cher que son divin Fils.Jésus aussi vous aimera comme son petit frère.Est-ce que Marie aime Jésus?Qui regarde-t-elle?Qui vous aimera 156 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre si vous êtes bon ?Qui est Marie ?Marie est notre bonne Mère.Marie prend bien soin de ses enfants.Le nom de ma Mère au ciel est Marie.Le nom de ma mère sur la terre est.Les enfants qui prient Marie seront bénis.Je crois en Dieu- J’espère en Dieu et j’aime Dieu Je crois que Marie est la Mère de Dieu et ma Mère.De qui Jésus est-il le fils?Il est le Fils de Marie.?HUITIÈME ANNÉE Méthodologie N.P.— U ambiance de la classe pendant le mois d'octobre doit refléter la dévotion au Rosaire.La première journée, le professeur oriente toute sa classe vers la sainte Vierge (voir les leçons de sixième et septième années).CENTRE D’INTÉRÊT Séance d’inscription Première partie N.P.— La réalisation de la première partie de l’inscription a été fixée en octobre.Le maître procède de la même manière que pour la sixième et septième années, en adaptant les phrases choisies au degré d’avancement des élèves et au programme.« L’exploitation du centre d’intérêt durera autant que durera l’intérêt des enfants pour le sujet étudié.Cela peut varier de quelques jours à quelques mois selon l’âge des enfants, l’ingéniosité du maître et des élèves et le sujet lui-même.I>a seule règle fixe à ce propos, c’est que si l’on peut poursuivre l’étude d’un centre d’intérêt tant qu’il y a l’intérêt chez les élèves, on ne doit jamais continuer lorsque cet intérêt s’est éteint.De plus, rien ne s’oppose à l’abandon momentané du sujet en cours au profit d’un événement soudain et passager d’intérêt général.Ces diversions doivent cependant être rares et de courte durée.» Extrait de La méthode des centres d’intérêt, par Roland Vinette, P.D.Enseignement Primaire, février 1946, page 413.Ce texte n’a pas besoin de commentaire.Cependant, la lecture répétée de tout l’article renouvellerait, dans l’esprit du maître, l’idée et le but des centres d’intérêt, en autant qu’on peut les appliquer à Venseignement d’une langue seconde et à notre entreprise en particulier.L’exécution ou la.réalisation constitue le clou du travail et l’expansion d’un besoin bien humain: produire quelque chose de personnel.Besoin que l’enfant ressent autant que l’adulte.Le mot Autumn, fall, automne; to kneel down, s’agenouiller; Queen of Heaven, Reine du CieJ; the Blessed Trinity, la Sainte Trinité; Gospel, Evangile; psalm, psaume; high Mass, grand’messe; to preach, prêcher; preacher, prédicateur; altar.autel; pulpit, chaire; Holy Ghost, Saint-Esprit; holy-water font, bénitier; catechism, catéchisme; Bible, bible; bishop, évêque; parish, paroisse; parish-priest, curé; deacon, diacre; incense, encens; sky, ciel ou firmament; heart, cœur; faithful, fidèle; Sweet heart of Mary, doux Cœur de Marie; thought, pensée; soul,' âme; pious, pieux; ivise, sage; to grant, accorder; confidence, confiance; blessing, bénédiction; immaculate, immaculée; gracious, gracieux; fervor, ferveur; benefactors, bienfaiteurs; enemy, ennemi; relatives, parents; power, pouvoir, powerful, puissant; to reign, régner; almighty, tout-puissant; to redeem.sauver; etc.La phrase Au commencement de chaque semaine, le maître met à l’afiiche une phrase d’idiome qu’il explique, fait répéter une couple de fois chaque jour et adapte au besoin comme exercice pratique.Première semaine: Whose turn is it to recite the beads ?A qui est-ce à réciter le chapelet ?Adapter à: to read, to spell, to write, to recite, etc.à lire, à épeler, à écrire, à réciter, etc.Deuxième semaine: What was the first of the month ?Quel jour était le premier du mois ?Troisième semaine: Is there a church in the neighborhood ?Y a-t-il une église dans le voisinage ?Quatrième semaine: What about a holiday for to-morrow ?Que pensez-vous d’un congé pour demain ?Grammaire Le « Hail Mary » amène plusieurs explications grammaticales: 1.Full, adverbe ou adjectif; Full employé comme suffixe: a) peut former des adjectifs.Exemple: care: careful; soin, soigneux; use: useful; usage, utile; b) peut former des noms.Exemple: hand : handful; main, poignée; spoon: spoon fui; cuiller, cuillerée.Noter l’orthographe de fui quand il est suffixe.2.Thee, thou, thine, thy.Pronoms et adjectifs personnels et possessifs employés dans la poésieet les prières.3.Faire remartfuer: a) Blessed are Thon. 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 157 6) participe passé régulier: Blessed is the fruit.4.Us: nous, complément.Exemple: to us.for us; à nous, pour nous.We: nous, sujet.Exemple: we work, we pray; nous travaillons, etc.Ours: à nous, possessifs.Exemple: this book is ours; ce livre est à nous.5.To sin, pécher; sinner, pécheur.Règle: une consonne finale précédée d’une voyelle seule, dans une syllabe accentuée se double.6.Al the hour; temps fixe: al.7.La prononciation de The devant hour, à cause du h muet.8.Hour: heure signifiant durée de soixante minutes.O'clock: heure indiquée à l’horloge.9.Death: mort; mourir, io die; passé, died; participe passé, dead; la mort, death; les morts, the dead; un mort, a dead man; une morte, a dead woman or girl.Trois manières de traduire il y a: There is ou there are: la qualité.Exemple: there is one God; 11 is: la distance.Exemple: il y a cinq milles, it is five miles from; Ago: le temps.Exemple: il y a cinq ans.five years ago.Forme progressive: Je parle justement de toi.I am speaking of you.J’étais à parler de toi quand .I was speaking of you when .Qu’est-ce que tu faisais ?What were you doing ?J’étais à réciter ma prière du matin./ was reciting my morning prayer.Je t'attendrai à la gare.I shall be wailing for you at Ihe station.Exercice sur les noms > Indiquez par la lettre m, f, n, le genre des noms suivants: Table (n), daughter (f), Mary (f), King (m), Throne (n).Queen (f), son (m), month (ni.bird (n), year (n), master (m), prayer (n), cow (f), hen (f).Table, fille, Marie, roi, trône, reine, fils, mois, oiseau, année, maître, prière, vache, poule.Articles: Le maître souligne d’abord la différence entre l’article défini et l’article indéfini car les élèves confondent souvent a et the dans les thèmes et versions.A) L’article indéfini: a ou an: Expliquer que c’est une règle de phonétique et que 1.on doit se préoccuper du son plutôt que de l’orthographe; 2.y et w sont des consonnes au commencement des mots.Exercice > Employez a ou an selon le cas: (a) coat, (an) uncle, (a) uniform, (a) hat, an) hour, (a) one, (a) yard, (an) umbrella, a) year, (an) eye, (a) usual thing, (a) ewe, (a) unit, (a) union, (a) hook, (a) head, (a) hand, (a) watch, etc.un manteau, un oncle, un uniforme, un chapeau, une heure, un, une cour, une ombrelle, une année, un œil.une chose ordinaire, une brebis, une unité, une union, un crochet, une tête, une main, une montre, etc.B) L’article défini: ÎV.P.— L'emploi de Varticle the constitue une des grandes difficultés de la langue anglaise.En huilième année, nous conseillons de simplifier la longue nomenclature des cas du manuel pour ne travailler que sur les cas oà on omet l'article.Le cas le plus important: On omet lhe devant un nom commun pluriel employé dans un sens général.Exemple: Children are fond of sugar; les enfants aiment le sucre.Exercices sur les genres: 1.Donnez le féminin des noms suivants: Nephew (niece), uncle (aunt), Lord (Lady), gentleman (lady), cock (hen), husband (wife), king (queen), monk (nun), actor (actress), duke (duchess), emperor (empress), negro (negress).2.Donnez le masculin des noms suivants: Lass (lad), mother (father), hostess (host), mistress (master), widow (widower), peahen (peacock), she-wolf (he-wolf), frenthwoman (frenchman), orphan-girl (orphan-hoy), etc.Traduction: 1.Neveu, oncle, seigneur, monsieur, coq, ma ri, roi, moine, acteur, duc, empereur, nègre.2.Jeune fille, mère, hôtesse, maîtresse, veuve, paonne, louve, française, orpheline.Exercice sur le pluriel : 1.Donnez le p/urûd de: Box (boxes), church (churches), ox (oxen), French (French), tomato (to-_ matoes), piano (pianos), inch inches), house (houses), day (days), boy (boys), lady (ladies), army (armies'), handkerchief (handkerchiefs), self (selves), beef (beeves), leaf (leaves), h af (loaves), fialf (halves), proof (proofs !, city (cities), tooth (teeth), child (children), foot (feet), goose (geese), mouse (mice), sheep (sheep), pair (pair), English (English).American (Americans).Traduction: Boîte, église, bœuf, français, tomate, piano, pouce, maison, jour, garçon, dame, armée, mouchoir, même [pronom réfléchi), boeuf, feuille, pain, demi, preuve, cité, déni, enfant, pied, ois, souris, mouton, paire, anglais, américain.Comparer: clothes, vêtement et cloth drap; goods, marchandise et good, adjectif signifiant bon.2.Traduisez: Voici les nouvelles .Here is the news.Les affaires sont les affaires.Business is business.Vos cheveux sont longs, coupez-les.Your hair is long, cut it. 158 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre Exercices sur le possessif: 1.Employez le possessive case.The clothes of the boy are dirty.Here are the hats of the girls.Do you see the lid of the box ?The horses of John and Henry.The mother of Joseph and Peter.A vacation of four days.The store of White and Smith.I am going to the store of Paquet.Corrigé: The boy's clothes are dirty.Here are the girls' hats.Do you see the lid of the box?John's and Henry's horses.Joseph and Peter's mother.A four days' vacation.White and Smith's store.1 am going to Paquet's store.Emploi de chez: PI Chez Paquet, at Paquet’s; chez Eaton, at Eaton’s; chez mon oncle, at my uncle’sfchez-nous, at home; chez-vous, at yours.Verbes: une trentaine de verbes réguliers et irréguliers.Revue Thème i Quelle date est-ce aujourd’hui ?C’est le six octobre.Est-ce votre tour d’aller au tableau ou est-ce à vous d’aller au tableau ?Prenez garde de casser le baton de craie; c’est le dernier que j’ai.Que pensez-vous d’une marche dehors pendant une demi-heure?Nous serons de retour à quatre heures.Il y a un pauvre à la porte.Il y a quatre milles de la ville à ici.Il y a plusieurs années, il y avait un homme très riche qui vivait dans un château près de notre ville.Les Canadiens, les Américains et les Français sont amis.Les chiens sont très fidèles.Le chien est fidèle.Les chevaux sont très utiles sur la ferme.Le cheval est très utile sur une ferme.Le Canada est notre pays.L’anglais est facile à apprendre.J’aime les légumes et les fruits.What is the date, to-day ?It is the sixth of October.Is it your turn to go to the blackboard ?Be careful not to break the piece of chalk; it is the last one we have.What about a walk outside for half an hour ?We shall be back at four o’clock.There is a poor man at the door.It is four miies from the city to here.Many years ago, there was a very rich man who lived in a castle near our city.The Canadians, the Americans and the French are friends.Dogs are very faithful.The dog is faithful.Horses are very useful on the farm.The horse is very useful on a farm.Canada is our country.English is easy to learn.I like vegetables and fruits.?NEUVIÈME ANNÉE Méthodologie N.P.— Le professeur voudra bien lire attentivement les suggestions données en sixième, septième et huitième années dans le but de créer une ambiance mariale pendant le cours d’anglais.Dans les classes où les élèves connaissent déià ces prières, nous en recommandons une revue détaillée pour la première journée d’octobre.Les autres jours, le maître maintiendra cette atmosphère mariale en variant le cérémonial quotidien: soit en faisant faire la récitation quotidienne individuellement, soit en exposant, chaque jour, au tableau, une des invocations des litanies de la sainte Vierge, ce qui contribuerait par le fait même, à Venrichissement du vocabulaire.Vocabulaire : The Litany of the Blessed Virgin Lord, have mercy on us.Seigneur, ayez pitié dejnous.Christ, have mercy on us.Christ, ayez pitié de nous.'¦ Christ; hear us.Christ, êcoutez-nous.Christ, graciously hear us.Christ, écoutez-nous favorablement, exaucez-nous.God, the Father of heaven.Père céleste qui êtes Dieu.Dieu, le Père du ciel.God, the Son, Redeemer of the world.Dieu, le Fils, Rédempteur du monde.God, the Holy Ghost.Dieu, le Saint Esprit.Holy Trinity, one God.Sainte Trinité, un seul Dieu.Holy Mary, pray for us.Sainte Marie, priez pour nous.Holy Mother of God.Sainte Mère de Dieu.Holy Virgin of Virgins.Sainte Vierge des vierges.Mother of Christ.Mère du Christ.Mother of divine grace.Mère de la divine grâce.Mother most pure.Mère très pure.Mother most chaste.Mère très chaste.Mother most amiable.Mère très aimable.Mother most admirable.Mère très admirable.Mother of good counsel.Mère du bon conseil.Mother of our Creator.Mère de notre Créateur.Mother of our Redeemer.Mère de notre Sauveur.Virgin most prudent.Vierge très prudente.Virgin most venerable.Vierge très vénérable.Virgin most powerful.Vierge très puissante.Virgin most merciful.Vierge très miséricordieuse.Virgin most faithful.Vierge très fidèle.Mirror of justice.Miroir de justice. 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 159 Seat of wisdom.Siège de la sagesse.Cause of our joy.Cause de notre joie.Spiritual vessel.Vase spirituel.Vessel of honor.Vase d'honneur.Mystical rose.Rose mystique.Tower of David.Tour de David.Tower of ivory.Tour d'ivoire.House of gold.Maison d'or.Ark of covenant.Arche d’alliajice.Gate of heaven.Porte du ciel.Morning star.Étoile du matin.Health of the weak.Santé des malades (Jaibles).Refuge of sinners.Refuge des pécheurs.Comforter of the afflicted.Réconfort des affli-gés.Help of Christians.Secours des chrétiens.Queen of angels.Reine des anges.Queen of Patriarchs.Reine des patriarches.Queen of Prophets.Reine des prophètes.Queen of apostles.Reine des apôtres.Queen of Martyrs.Reine des martyrs.Queen of Confessors.Reine des confesseurs.Queen of Virgins.Reine des Vierges.Queen of all Saints.Reine de tous les Saints.Queen conceived without original sin.Reine conçue sans le péché originel.Queen of the most holy Rosary.Reine du très saint Rosaire.Queen of peace.Reine de la paix.CENTRE D’INTÉRÊT Séance d’inscription /V.P.— La réalisation du projet, en neuvième année, demande moins de décorum que chez les plus jeunes peut-être, mais il exige un travail individuel très sérieux.Le point psychologique à atteindre est de susciter les sentiments fierté et ambition dans l'imagination et la préparation éloignée et prochaine du projet.Plus la personnalité et l’originalité percent dans la réalisation de cette entreprise, plus le succès est grand et plus il contribue à stimuler le travail de tout le reste de l'année.En ces classes avancées du cours, quand le professeur a su trouver la corde sensible, il peut faire des merveilles.Le secret est dans l’adresse du maître à faire donner à chacun son plein rendement: 1° en éveillant, l’intérêt, 2° en suscitant des idées et les moyens de les réaliser, 3° en soutenant l'intérêt jusqu'à l’exécution complète de l’entreprise.Le mot Le vocabulaire du mois porte surtout sur les deux sujets principaux en cours: ?) la politesse et la parenté, pour la conversa- tion de la séance d’inscription; ?) la religion, pour l’ambiance du mois.Grandfather, grand-père; grandmother, grand- mère; marriage, mariage; to marry, se marier; god-son, filleul; god-daughler, filleule; god-falher.parrain; god-mother, marraine; brolher-in-law.beau-frère; sister-in-law, belle-sœur; molher-in-latv ou slep-mother, belle-mère; father-in-law ou step-father, beau-père; wife, épouse; husband, époux; Paradise, paradis; Hell, enfer; Purgatory.purgatoire: Faith, foi; Hope, espérance; Charity, charité; Baptism, baptême; Penance, pénitence; Eucharist, Eucharistie; Commandments, commandements; Sacraments, sacrements; The service, l’office; High Mass, la grand’messe; Vespers, vêpres; Apostle, apôtre; disciple, disciple; Apostle’s Creed, le symbole des apôtres; Sanctuary, chœur; Communion Table, Sainte Table; Chalice, calice; Host, hostie; organ, orgue; the singing, le ch - nt; etc.La phrase Les phrases de conversation portent sur les mêmes sujets, selon l’initiative des élèves, pour l’organisation des conversations du projet.Cependant, nous ajoutons quelques idiomes à répartir pendant le mois à deux ou trois par-semaines : From time to time.De temps en temps.On the way to.En se rendant, en venant, en allant.To be familiar with.Être au courant de.To expect.S'attendre à, attendre quelqu'un.To keep from, to prevent from, cannot help.S’empêcher de .To mind, .1 don’t mind, it does not matter.Se soucier.To be on the eve.Être à la veille de.To do one’s best.Faire de son mieux, son possible.To earn one’s living.Gagner sa vie.To neglect one’s duty.Négliger ses études.Five times out of ten.Cinq fois sur dix.We could not help laughing out of joy.Nous ne pouvions nous empêcher de rire de joie.Grammaire Le mode infinitif et l’emploi de « to 3“: Les règles suivantes étant différentes des règles françaises, nous conseillons au professeur de procéder par des exemples allant du français à l’anglais plutôt que de l’anglais au français, afin d’aider la mémoire, et ainsi, faciliter l’acquisition de la connaissance de ces règles: 1.Aide-moi à ramasser les cahiers.Help me .pick up the copybooks (on n’emploie pas to après le verbe to help).2.On aida la dame à traverser la rue.The lady was helped to cross the street (on n’em-ploie pas to après le verbe to help, excepté quand ce verbe est employé à la forme passive).3.Laissez-Ies aller.Let them .go (on n’em- ploie pas to après le verbe to let).4.S’il-vous-plaît, acheter votre billet ici.Please .buy your ticket here (on n’emploi e pas to après le verbe to please).5.Elle n’a pas besoin d’arrêter au coin.She does not need.stop at the corner (on n’emploie pas to après to need).6.J’ordonnai aux élèves de garder le silence./ bade the pupils.keep silence (on n’emploie pas to après to bid).7.Si vous pouvez venir, je serai très content.If you may .come, I shall ou will be very glad (après les auxiliaires: may, can, must, shall, will, on n’emploie pas to). 160 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre 8.On commanda aux hommes de partir immé- diatement.The men were bidden to start immediately (après to bid, on n’emploie pas to, excepté si ce verbe est à la forme passive).9.Faites lui croire que je n’y suis pas.Make him .believe that I am not in (on n’em-ploie pas to après to make).L’emploi de « to be t: 1.J’ai vu les élèves être obligés de travailler jusqu’à la nuit.I saw the pupils .obliged to work till night (après le verbe to see, on n’emploie pas le verbe to be).2.Tous les jours, je vois ces élèves récompensés de leur bon travail.Every day, I see these pupils .rewarded for their good work (même règle que pour la phrase précédente).3.Les verbes d'opinion ne doivent pas être suivis d’un infinitif; excepté le cas où ces verbes ont un complément direct.Celui-ci est alors suivi de to be: Il croit réussir ainsi.He thinks he will succeed this way et non pas: he thinks to succeed.Marie déclare être dans l’erreur: Mary declares she is wrong et non pas Mary declares to be wrong.Il la pensait forte: he thought her to be strong.Il la déclara en bonne santé: he declared her to be in a good health.Je l’ai trouvée très polie: I found her to be very polite.Participe présenti " 1.After et before commandent l’emploi do participe présent.Avant de venir, laissez-le-moi savoir: Before coming, let me know.Après avoir fait le ménage, elle s’en alla: After doing the housework, she went away.Pensez avant de dire quoi que ce soit: Think before saying anything.Après avoir patiné, je retournerai à la maison: After skating, I shall go back home.2.Quand il y a deux ou plusieurs actions simultanées: Il sortit en pleurant: He ivent out crying.Il se cassa une jambe en marchant: lie broke his leg walking on the street.Revue /V./'.— Pour le mois d’octobre, nous recommandons: une revue sur le nom, l’emploi de majuscules, les féminins et pluriels réguliers et irréguliers, le Possessive Case et l’article indéfini, une vingtaine de verbes réguliers et irréguliers ainsi qu’une revues de la forme active et progressive, au présent DOUZIÈME ANNÉE The Legend of Sleepy hollow Washington Irning Introduction! Le Sketch Book (1819-20) de Washington Irving (1783-1859) contient deux charmantes légendes de 1’Hudson: Rip Van Winkle et la Légende du Vallon du Sommeil.Nous avons déjà analysé ici (décembre 1945, pp.251-256) un large extrait de Rip Van Winkle; dams ce numéro, nous allons étudier un extrait de la Légende du Vallon du Sommeil.Le passage est emprunté au début de la légende; Irving y a tracé le portrait de son héros.Ichabod la Grue, maître d’école.Texte In this by-place of nature there abode, in a remote period of American history, that is to say, some thirty years since, a worthy wright of the name of Ichahod Crane; who sojourned, or, as he expressed it, « tarried », in Sleepy Hollow, for the purpose of instructing the children of the vicinity.He was a native of Connecticut; a state which supplies the Union with pioneers for the mind as well as for the forest, and sends forth yearly its legions of frontier woodmen and country schoolmasters.The cognomen of Crane was not inapplicable to his person.He was tall, but exceedingly lank, with narrow shoulders, long arms and legs, hands that dangled a mile out of his sleeves, feet that, might have served for shovels, and his whole frame most loosely hung together.His head was small, and flat at top, with huge ears, large green glassy eyes, and a long snipe nose, so that it looked like a weather cock, perched upon his spindle neck, to tell him which way the wind blew.To see him striding along the profile of a hill on a windy day, with his clothes bagging and fluttering about him, one might have mistaken him for the genius of famine descending upon the earth or some scarecrow eloped from a corn-field.His school-house was a low-building of one large room, rudely constructed of logs; the windows partly glazed, and partly patched with leaves of old copybooks.It was most ingeniously secured at vacant hours, by a white turisted in the handle of the door, and stakes set against the window-shutters; so that, though a thief might get in with perfect ease, he would find some embarrassment in getting out; an idea mast probably harrowed by the architect, Yost 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 161 Van Houten, from the mystery of an eel-pot.The school-house stood in a rather lonely but pleasant situation, just at the loot ol a woody hill, with a brook running close by, and a formidable birch-tree growing at one end ot it.From hence the low murmur of his pupus voices, conning over their lessons, might be heard in a dronsy summer’s day, like the hum oi a beehive; interrupted now and then by the authoritative voice of the master, in the tone of menace or command; or, peradventure, by the appalling sound of birch, as he urged some tardy loiterer along the flowery path of knowledge.Iruth to say, he was a conscientious man, and ever bore in mind the golden maxim, ft Spare the rod and spoil the child ».Ichabod Crane s scholars certainly were not spoiled.I would not have it imagined, however, that he was one of those cruel potentates of the school, who joy in the smart of their subjects; on the contrary, he administered justice with discrimination, rather than severity; taking the burden off the backs of the weak, and laying it on those of the strong.You were puny stripling, that winced at the least flourishing of the rod, was passed by with indulgence; but the claims of justice were satisfied by inflicting a little poition on some little tough, wrong-headed, broad-skirted Dutch urchin, who sulked and swelled and grew dogged and sullen beneath the birch.All this he called « doing his duty by their parents »; and he never inflicted a chastisement without following it by the assurance, so consolatory to the smarting urchin, that « he would remember it and thank him for it the longest day he had to live ».Nature du morceau II s’agit ici d’un portrait extrêmement précis, humoristique et pittoresque, le portrait d’un maître d’école original et excentrique appartenant au milieu hollandais des rives de l’Hudson.Le portraiti Cet instituteur a un surnom: on l’appelle « la grue ».Il est grand, sec et maigre; ses bras et ses jambes semblent accrocher tant bien que mal à sa charpente; son nez est si pointu qu’il ressemble à une girouette; et on le prend {>our un épouvantail, quand il se promène sur a colline par un jour de grand vent.Ses habits alors se gonflent et flottent autour de lui.A l’école, sa voix autoritaire se fait entendre, mais il se sert surtout de verges pour stimuler les paresseux au travail.Tels sont les traits les plus saillants qui composent le personnage.Washington Irving insiste sur les traits et les fait ressortir par quelques détails, par exemple: « hands that dangled a mile out of his sleeves, feet that might have served for shovels »: tel est le trait saillant.« A long snipe nose, so that it looked like a weather cock, perched upon his spindle neck, to tell which way the wind blew.» Voici quelques détails sur son costume et sa façon de marcher: « to see him striding along the profile of a hill on a windy day, with his clothes bagging and fluttering about him, one might have mistaken him for th - e Matériel Même que pour la première leçon.Revue des deux premières leçons.Répéter le récit ci-dessus.Revue de la leçon de septembre.Ce qui concerne les écoles.Dessin.Quatrième semaine Revue des trois leçons précédentes : Faire raconter l’histoire de Jacques Cartier.Questions de contrôle 1.Quel pays habitez-vous ?2.Quelle langue parlez-vous ?3.Quelle province ?ville ?village ?paroisse habitez-vous ?4.Qui habitait notre pays autrefois ?5.Comment appelez-vous le premier homme blanc qui est venu prendre possession du Canada, pour le roi de F rance ?DEUXIÈME et TROISIÈME ANNÉES N.P.— En 2e année, et surtout en 3e, on désire faire aimer la lecture aux enfants.Il est hors de doute qu’on n'atteindra pas ce but si on ne trouve pas de livres à la portée des enfants.Or, parmi les livres à leur portée, il y a ceux où les enfants retrouvent les histoires qu’on leur a racontées et qu’ils ont aimées.Ce sera le cas pour les récits d’histoire.Nos auteurs font actuellement des efforts appréciables pour se mettre à la portée des tout-petits, et si les volumes de Nos Gloires Nationales sont encore un peu trop au-dessus des élèves de troisième année, ils peuvent en regarder les images qui les intéressent beaucoup.Les quatre volumes de Maxine sur notre histoire seront certainement fort goûtés par ces petits.Quant à ceux de deuxième année, il sera peut être difficile de leur mettre des livres entre les mains avant janvier, mais, à partir de ce temps, ils seront contents d’avoir de belles images à regarder, et de belles histoires à lire.Il faut tirer profit de cela pour donner à nos petits Canadiens-Français le goût de la lecture.N’oublions pas que nos enfants sont aussi intelligents que ceux des autres pays, et que s’ils sont moins cultivés, c’est que jusqu'ici ils n’ont pas eu beaucoup de livres à leur portée, et qu'on ne les a pas suffisamment initiés à la lecture.Pour octobre, nous conseillons: La fondation de Québec, et Louis Hébert, premier colon.Matériel Cartes Desrosiers-Bertrand qui se rapportent aux sujets des leçons.— Gravures qui représen- 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 179 tent des scènes de semailles, de moisson.— Vues de Québec, ses principaux monuments.Cartographie Le fleuve Saint-Laurent, File d’Orléans, le cap Diamant.iV.B.— Nous pouvons nous servir de ce matériel et des caries pour toutes les leçons.Première semaine Rappeler la découverte du Canada par Cartier, puis l’abandon de plus de 60 ans à cause des guerres incessantes en France.Un nouveau roi de France, après avoir rétabli la paix, songe à coloniser le Canada.Il charge Samuel de Champlain de choisir un endroit où l’on pourrait établir un fort.Il choisit Québec, endroit où était bâtie l’ancienne Stadaconé, au pied du cap Diamant.Champlain fait construire un fort à cet endroit, et le nomme le fort Saint-Louis.Dessin» Reproduction de la carte et du fort, ou des autres objets dont on s’est servi pour la leçon.Deuxième semaine Kevision rapide de la première semaine : Construction du fort Saint-Louis, sa situation, pourquoi il fallait d’abord construire un fort (pour se protéger contre les sauvages).On commence la culture du sol.— Il n’y a pas encore de famille établie au pays.Combats de Champlain.Troisième semaine Louis Hébert, premier colon canadien, s’établit à Québec.On lui donne un grand terrain où il coupe les arbres, se construit une maison, puis commence à cultiver la terre.Il est aidé par sa femme, Marie Rollet, et plus tard, par son gendre Guillaume Couillard.D’autres familles viennent s’établir en Nouvelle-France.Louis Hébert défriche la partie de la ville de Québec occupée aujourd’hui par l’hôtel de ville, l’Académie Commerciale, le Séminaire de Québec, et l’Hôtel-Dieu, c’est-à-dire, la Haute-ville de Québec.Parler des dangers qui menaçaient les premiers colons, de leur courage, et du résultat de leurs efforts.Dessin : Comme aux autres leçons.Quatrième semaine Revue des trois premières leçons» Faire raconter aux enfants les faits qu’on leur a enseignés, faire reproduire la carte et indiquer les endroits connus, poser des questions de contrôle.Une petite causerie, un sketch ou un tableau est un excellent moyen de faire retenir les leçons.Questions de contrôle 1.Quelle a été la première ville fondée en Nouvelle-France ?2.Qui a fondé Québec ?3.Comment appelez-vous le cap sur lequel on a bâti Québec ?4.Nommez une rivière qui coule à Québec ?5.Quel fleuve passe à Québec P 6.Qui a été le premier colon à s’établir en Nouvelle-France ?7.Qu’est-ce qu’un colon ?8.Comment se nommait la femme de Louis Hébert ?9.Où s’établit Ixmis Hébert ?] 0.Quelle terre défricha-t-il P N.P.— Ne pas oublier de revoir ce qui a été donné en septembre pour célébrer le centenaire de l'Acte d’Éducation.Devoir de rédaction (3e année): Complétez les phrases: Notre pays s’appelait autrefois .La première ville fondée en Nouvelle-France fut.C’est.qui a fondé Québec.Le premier colon à s’établir à Québec fut .Il défricha la haute-ville de ., .QUATRIÈME et CINQUIÈME ANNÉES N.P.— En 4e et 5° années, le programme partagé en quatre leçons seulement donnera probable-menl des récits trop longs à étudier en une seule fois.Mais on peut très bien donner une leçon complète, puis partager ensuite le récit à étudier.C'est au maître à juger.En octobre, le programme comprend: les sauvages, les missionnaires, Maisonneuve, les Ursu-lines et les Hospitalières, Lambert Classe.Nous avons pensé grouper les sujets comme suit: Ie leçon, les sauvages; 2e, les missionnaires, hommes et femmes; 3e, Maisonneuve et Lambert Classe; 4e, récapitulation.Première semaine Revue de la leçon précédente: Matériel Cartes Desrosiers-Bertrand qui se rapportent à tous les sujets des leçons du mois.Gravures 180 ENSEIGNEMENT PRIMAI R K Octobre et objets qui peuvent apporter quelque intérêt à la leçon.Cartographie Carte de la région des Grands-Lacs où habitaient les sauvages.Les sauvages Plusieurs nations sauvages vivaient au Canada, mais les principales étaient les Algonquins et les Hurons-Iroquois.Les Iroquois comprenaient 5 nations qu’on appelait les Cinq-Cantons.Vie des sauvages: chasse et pêche.— Religion — guerre — mœurs, — difficultés rencontrées par les missionnaires, même chez les sauvages amis, arrivée des missionnaires.Leçons â tirer i Religion t Quelle était la religion des sauvages?Qu’est-ce qu’un idolâtre ?Quel commandement de Dieu défend l’ido-lati ie ?Qu’est-ce qu’un chrétien ?Quels sont les devoirs des chrétiens envers les infidèles, les missionnaires ?Gfogra phiei Faire admirer les nombreux cours d’eau de notre pays, richesses appâtées par ces cours d’eau: pêcheries, moyens de communication, pouvoir hydraulique.Richesses de nos forêts: animaux à fourrures, gibier, bois de toutes sortes, richesses du sol: agriculture, mines.Les sauvages vivaient uniquement des produits des bois, des lacs et rivières.Ils se transportaient d’un endroit à l’autre quand la pêche et la chasse devenaient moins bonnes (vie nomade) Ils ignoraient la richesse du sol, ne faisaient pas d’agriculture, et ne savaient pas se servir des métaux.• Vocabulaire! Dans de courtes phrases, faire employer les mots nouveaux dont on a donné l’explication.Dessin: Armes des sauvages.Deuxième semaine /V.P.— Revue, matériel et cartographie comme po ur la première leçon.Les missionnaires, hommes et femmes Difficultés rencontrées par les missionnaires: vivre la vie des sauvages et apprendre leur langue (chaque nation parlait un dialecte différent).Arrivée des premiers missionnaires.— Les Rêcollets demandent l’aide des Jésuites qui arrivent en 1625.Leur travail chez les sauvages.— Les martyrs.— Conversions nombreuses.Les femmes: Arrivée des Ursulines et des Hospitalières (1639).Leur œuvre.Leçons à tirer: Tous les chrétiens ont la mission d’aider à sauver des âmes.— Les missions d’aujourd’hui, ce que nous pouvons faire et ce que nous devons faire pour leur venir en aide.Dessin : Reproduction de la carte des Grands-Lacs Troisième semaine Revue de la leçon précédente: Le désir d’être plus près du pays des sauvages pour défendre le pays et aider les missionnaires est l’une des causes de la fondation de Ville-Marie.Matériel Cartes Desrosiers-Bertrand sur la fondation de Ville-Marie, et Lambert Closse.— Gravures représentant des villages sauvages.Vues de Montréal, métropole du Canada.Cartographie Carte de l’île de Montréal et des environs, région des Grands-Lacs.Récit Fondation à Paris d’une sociêlé qui voulait fonder au Canada un établissement consacré à la sainte Vierge.— Concession de l’île de Montréal à la société.— Maisonneuve.— Grandes difficultés qu’il rencontre, attaque des Iroquois.Lambert Closse.Leçon?à tirer: Religion: piété des premiers habitants de Ville-Marie.— Protection providentielle.Géographie: Ville-Marie devenue Montréal, son importance: métropole du Canada, ses institutions, sa population.— Revoir ce qui a été dit sur les écoles en septembre.Dessin: La croix du Mont-Royal.Quatrième semaine IV.P.— Le matériel et la cartographie sont les même que pour les trois premières leçons.Questions de contrôle 1.Quels furent les premiers missionnaires.date de leur arrivée ?2.Nommez quelques missonnaires Jésuites martyrisés par les sauvages (au moins'3)?3.Quelle fut la première nation sauvage à se convertir ?4.Qui fonda le premier couvent à Québec ?A quelle communauté appartenait-elle ?5.Qui fonda Montréal et en quelle année ? 1946 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 181 6.Quel nom portait autrefois Montréal ?7.Qui était le chef des milices de Ville-Marie?8.Comment mourut I^ambert Closse ?9.Que rappelle la croix sur le Mont-Royal P 10.Qui était gouverneur de Québec lors de la fondation de Ville-Marie?Devoir i Complétez les phrases: Maisonneuve fonda .en .Les premiers missionnaires qui vinrent au pays furent,.arrivés en .Ils demandèrent l’aide des .qui arrivèrent en .Parmi les missionnaires martyrisés par les Iroquois on peut citer le père .et le père .(en nommer 2 au choix).Le chef de la milice de Ville-Marie était.N.P.— Un sketch, un tableau ou une causerie sur la leçon sont d'excellents moyens de récapitulation.Ceux que la chose intéresse pourront en trouver sur les leçons d'octobre, dans les numéros de l’Enseignement Frimaire des années précédentes.?SIXIÈME et HUITIÈME ANNÉES N.P.— Le programme d'octobre comprend de 1636 à 1672.Nous avons pensé grouper les leçons ainsi: la première leçon parlera sur l'administration de la colonie au point de vue économique;.la deuxième, au point de vue religieux, et la troisième traitera des guerres Iroquoises.Celle division donnera une meilleure vue d’ensemble et rendra la leçon plus facile à retenir.Quant aux textes, le maître, une fois la leçon d'ensemble bien expliquée, pourra subdiviser au besoin.La quatrième leçon sera une récapitulation des trois autres.En 6e et en 8e années, nous appuyons moins sur les images et les cartes, mais nous appuyons sur la cartographie.Nous recommandons aussi la lecture de tous les volumes que l’on pourra trouver sur l’Histoire du Canada et surtout sur ce qui fait le sujet des leçons.Toutes les autres choses qui peuvent apporter de l'intérêt à la leçon sont aussi les bienvenues.Il ne faut pas oublier que I'hisloire doit former le jugement, donc, on doit trouver meyen d'amener les élèves à donner leur opinion.Pour les cartes, on pourra employer une carte muette et faire indiquer les endroits importants par les élèves ou faire tracer ces mêmes cartes par les élèves.Première semaine La vie économique au Canada de 1636 à 1672 Les compagnies: les principales, la Cie des Cent-Associés, ses droits, ses devoirs, son œuvre, sa fin.Fondation de Montréal, le Conseil Souverain.La colonisation, les colons, les seigneurs, l’intendant Talon, son œuvre.Deuxieme semaine Vie religieuse de 1636 à 1672 Les missionnaires, hommes et femmes, fondation des premiers couvents et des premiers collèges à Québec et à Ville-Marie.Fondation d’un hôtel-Dieu à Québec et à Ville-Marie.Etablissement des Sulpiciens à Montréal.Premier évêque en Nouvelle-France.Troisième semaine Les guerres Iroquoises Première phase, puis destruction des tribus huronnes (1648-53) trêve et nouvelle menace.Le combat du Long-Sault, son résultat.Arrivée du marquis de Tracy et du régiment de Cari-gnan.Construction des forts sur le Richelieu.Pacification momentanée des Iroquois.Quatrième semaine Récapitulation.Questions de contrôle 1.Quelle fut la principale compagnie, quand fut-elle fondée et quand cessa-t-elle d’exister ?2.Qui fut le premier évêque de la Nouvelle- France.quand et avec quel titre arriva-t-il au Canada ?3.Quelles bourgades huronnes furent détruites par les Iroquois?Nommez quelques missionnaires massacrés durant ces guerres ?4.Quel fut le premier intendant du roi en Nouvelle-France et dites ce qu’il fit pour l’agriculture dans le pays ?5.Pourquoi le marquis de Tracy fut-il envoyé au Canada ?Nommez trois forts qu’il fît construire sur le Richelieu P N.P.— Ne pas oublier une revue de ce qui a été donné en septembre sur i organisation de notre système scolaire à l'occasion du centenaire de l'Acte d’Éducation.Nous recommandons de faire composer par les élèves un tableau ou un sketch qui représente une des scènes de la leçon du mois.Faciliter le travail en fournissant aux élèves la documentation mitant que possible.Devoir de narration : Racontez le n artyre des pères Brébeuf et Lalemant.Appréciez l’œuvre de Maisonneuve, dites comment on l’a récompensé et parlez de ses dernières années. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre SEPTIÈME et NEUVIÈME ANNÉES TV.P.— Comme en 6e et en #e années, la leçon d'histoire nécessite moins de matériel que pour les premières années, mais si quelque objet peut contribuer à rendre la leçon plus facile et plus claire, il est le bienvenu.Cependant, la leçon d’histoire doit laisser à l’élève la chance de donner son opi-ni n.Si elle est fausse, le maître la redressera, et c’est une excellente manière de former le jugement.On discutera au besoin.Le programme d’octobre comprend de ill h a 1191 Pr
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