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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1904-09, Collections de BAnQ.

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26° Année Septembre 1904 No 1 L'Enseignement Primaire Revue illustrée de l’Rcole et de la Famille C.-J.MAGNAN Propriétaire et rèdacteur-en-chef MPs WÊ*.• ¦ rS+W' : __ .^•V ¦ iS'-SstSTSS'S MGR PLESSIS Joseph-Octave Plessis, né au Canada en 1763.Evêque coadjuteur de Québèc en 1801.Onzième évêque de Québec en 1806 ; archevêque eu 18x9.Il mourut 0^1825, Il combattit vaillamment pour les droits de ses compatriotes, notamment pour la liberté de l’enseignement.£ 2 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Pensées pédagogiques Dans l’éducation, ce que fait l'éducateur par lui-même est peu de chose ; ce qu’il fait faire est tout.—Dupanloup.Elever un enfant, c’est lui apprendre à se passer de nous.—Legouvé.Il n’y a rien qui pénètre l'esprit des hommes aussi doucement et aussi profondément que l’exemple.—Locka.IV1.l’abbé Huard Le gouvernement a nommé récemment M.l’abbé V.-A.Huard, directeur du Naturaliste Canadien, conservateur du musée du département de l’Instruction publique, à Québec.Ce choix est absolument judicieux.Nous félicitons sincèrement notre vénérable confrère, qui va pouvoir assurer l’existence de 1 œuvre de feu l’abbé Provancher : Le Naturaliste Canadien.Le nouveau Principal de l’Ecole Montcalm M.J.-N.Perrault, professeur à l’Académie commerciale catholique de Montréal, a été nommé, au mois de juin dernier, Principal de l’Ecole Montcalm, de la même ville, position laissée vacante par l’élévation de M.Lacroix au poste de directeur général des écoles de la métropole.M.Perrault est un des membres les plus distingués de notre corps enseignant primaire.Président de l’Association des Instituteurs catholiques de Montréal, membre de la Commission administrative du Fonds de pensions, M.Perrault remplit avec zèle et dignité ses importantes charges.Nous sommes convaincu que notre ami saura accomplir ses nouveaux devoirs à la satisfaction des autorités.U Uns eigne ment Primaire offre à M.Perrault ses plus sincères félicitations.Feu M.Ambroise Tétrault M.A.Tétrault, ancien inspecteur d’écoles pour les comtés de Maskinon-gé et de Saint-Maurice, est décédé à Louiseville dans les derniers jours de mai dernier, à l’âge de 83 ans.Instituteur à Louiseville pendant plusieurs années, il devint inspecteur d’écoles en 1877.Il a occupé cette charge jusqu’en 1897.époque où il prit sa retraite.M.Tétrault avait acquis une réputation des plus enviables comme instituteur ; et devenu inspecteur, il exerça cette importante charge avec un zèle et une science peu ordinaires.C’est sur ses conséik, qu'en septembre 1881, le directeur de VEnseignement Primaire, alors âg-e'Fe 15 ans, accepta le poste de sous-maître à l’école modèle, de Louiseville.Nous n’oublierons jamais la bonté de M.Tétrault pour le jeune débutant.Ses conseils nous valurent beaucoup alors et dans la suite.,¦ t ‘ ^ Nous recommandons au:k prières de nos lecteurs l’âme de ce brave vétéran de la pédagogie canadienne.' t1 L / L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3 PEDAGOGIE A propos de livres classiques A u cours de la récente année scolaire, nous avons attiré l’attention des ins-tituteurs et des institutrices sur le devoir qui nous incombe, à nous éducateurs de la jeunesse canadienne-française, de mettre entre les mains des élèves des manuels rédigés spécialement pour nos écoles, tout au moins adaptés aux besoins du pays.Nous revenons aujourd’hui à la charge, car les livres' classiques imprimés à l’étranger se répandent de plus en plus chez nous.Dans ces livres, il n’est jamais question du Canada ni de la Province de Québec.Notre histoire est ignorée, de même que la géographie canadienne.Les manuels qui traitent de la langue française surtout, devraient être faits dans un esprit vraiment canadien et ne pas être neutres au point de vue religieux.Les Grammaires et les Exercices qui les accompagnent généralement exercent une grande influence sur la mentalité de l’enfant.C’est dans ces livres que les élèves apprennent à penser et contractent l’habitude de s’exprimer avec clarté et aisance.Tous les jours de l’année scolaire, ils les consultent, les étudient, les copient en partie.On conçoit facilement que leurs jeunes âmes reçoivent là des impressions qui ne s’effaceront jamais.Pendant trois, cinq et quelquefois huit ans, un petit Canadien et une petite Canadienne étudient dans un manuel rédigé pour les petits Français.A chaque page reviennent les noms de Napoléon, Pioche, Marceau, etc., de la Seine, de la Loire, de Paris, de Marseille, etc., etc.Le nom de leur belle patrie, le Canada, ceux de Québec, de Montréal, des Trois-Rivières, d’Ottawa, etc., n’y sont pas imprimés une seule fois ; les grandes figures de Cartier, de Champlain, de Laval, de Dollard, d’Iberville, de Jolliet, de Montcalm, de Plessis, de Lafontaine, etc., ne reçoivent même pas l’honneur d’une mention.On se rend facilement compte du résultat que donnera une semblable éducation : on finira par dénationaliser nos enfants, par effacer de leur cœur les sentiments patriotiques que Dieu même y a écrits.N’est-il pas temps de nous arrêter dans cette voie anti-nationale ?Peut-être nous demandera-t-on : (( Existe-t-il un cours gradué de langue française très bien fait et adapté aux idées canadiennes-françaises ?»— C’est ce que nous allons voir immédiatement.Depuis quelques années déjà, les Frères des Ecoles chrétiennes ont publié une édition canadienne du cours gradué de grammaire en usage dans leurs écoles de France.Cet ouvrage est intitule \ Eeçons de langue fi ançaise .cours élémentaire, cours moyen, cours supérieur.En outre de leur grand mé- 4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE rite au point de vue de la méthode, ces grammaires ont l'avantage d’avoir été modifiées conformément aux exigences de l’histoire et de la géographie du Canada.Inutile de dire qu’en étudiant dans ces manuels, les élèves y puisent, en même temps que la science profane, des idées chrétiennes et catholiquies qui ne s’effaceront jamais de leur mémoire.Dès le cours élémentaire, plusieurs pages canadiennes sont offertes aux élèves.La couleur locale s’affirme encore plus dans le cours moyen.A côté des grands noms de la littérature française et catholique, nous voyons figurer avec avantage celui de plusieurs poètes et prosateurs canadiens-français.Le cours supérieur donne les œuvres des maîtres qu’a produits la France ; la littérature catholique y occupe une large place, et les écrivains du dix-sentième siècle sont cités très souvent.Encore ici, nous sommes chez nous, puisque de la langue du grand siècle nous sommes héritiers au même titre que nos cousins de France.Dans le cours supérieur, le cachet canadien se retrouve notamment aux pages 627 et suivantes.Dans ces trois cours, on ne rencontre pas un exercice, pas même une phrase qui ne soit parfaitement convenable à nos élèves.Nous croyons donc de notre devoir de recommander spécialement les Leçons de langue française des Frères des Ecoles chrétiennes.Ces manuels réunissent deux grandes qualités : ils sont catholiques et canadiens.Chaque fois qu’on nous signalera des Grammaires identiques à celles que nous venons de mentionner, nous nous ferons un devoir de les faire connaître à nos lecteurs.C.J.Magnan.Centralisation et Décentralisation a centralisation scolaire à outrance, celle qui met entre les mains d’un pe- tit groupe tous les pouvoirs que les pères de famille seuls, en matière d’éducation, ont le droit d’exercer librement, est certainement condamnable.Ce qui se passe en France depuis quelques années en est une preuve irrécusable.Mais la décentralisation excessive est aussi très blâmable : elle nuit au 'progrès en multipliant inutilement les dépenses d’administration.Voici ce qui nous amène à traiter cette question : Au cours de l’année dernière, la commission scolaire de X a construit sa onzième école dans une paroisse dont la population ne dépasse pas le chiffre de 1800 âmes.C’est au moins trois écoles de trop : huit écoles pour une population de ce chiffre, c’est amplement suffisant.Afin de faire honneur à ses obligations, la commission scolaire de X a porté le taux des taxes à .40 centins dans le cent piastres.Et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5 malgré les sacrifices des contribuables de l’endroit, les institutrices ne sont pas rétribuées convenablement et les maisons d’écoles sont loin d’être assez grandes.Il est évident que chaque père de famille ne peut avoir une école à sa porte.Dès lors, pourquoi multiplier, sans nécessité absolue, les établissements scolaires.Lorsqu’une commission scolaire n’a sous sa direction que cinq écoles au 'lieu de huit, il lui est plus facile de bien les entretenir et de bien les meubler ; .lorsqu’elle n’a que cinq institutrices, elle peut leur accorder un salaire suffisant, ce qui lui serait impossible avec huit à dix titulaires.Nous comprenons que les longues distances fournissent un argument puissant en faveur de la décentralisation.Aussi, nous avons toujours favorisé unes décentralisation modérée.Mais de là à approuver le système du morcellement des arrondissements, il y a un abîme.En toute chose nous devons garder une juste mesure.Le Directeur de U Enseignement Primaire.Soyons de chez nous O ous ce titre, La Patrie a publié, il y a quelques semaines, les lignes sui-^ vantes : «Dans une étude fort intéressante et que nous apporte la Nouvelle-France de juin, M.Ferdinand Paradis prêche «l’émancipation de notre littérature» :et demande qu’elle soit essentiellement canadienne.Tout récemment, U Enseignement Primaire, une excellente revue pédagogique, réclamait que nos livres de classe et nos livres de prix fussent imprégnés d’un esprit profondément canadien.Ce sont d’excellents symptômes et qu’il importe de noter à la veille de la Saint-Jean-Baptiste.Nos collèges, nos écoles primaires, doivent nous former sans doute des hommes—dans l’acception la plus large du mot—mais aussi des hommes de notre temps et de notre pays.Il y a moyen, même dans les matières apparemment indifférentes, d’insuffler aux écoliers la connaissance et l’amour de leur pays.On le fait déjà plans une certaine mesure : il faut faire mieux et plus.Que toute l’éducation (soit orientée dans le sens canadien.L’imagination s’éveille avant la raison.Faisons qu’elle soit d’abord Frappée par des images du pays, et que les régions profondes de l’âme juvénile ¦deviennent un réservoir d’impressions fécondes.Que l’intelligence s’applique surtout à l’étude des sujets canadiens.Nous re savons assez, en général, ni l’histoire ni la géographie de notre pays.Efforçons-nous d’en apprendre les immenses ressources et les chances d’avenir. 6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dans tous les collèges on fait faire aux élèves des dissertations littéraires.Pourquoi l’objet n’en serait-il pas de plus en plus l’étude de notre pays dans ,son passé et dans son présent, dans ses richesses morales comme dans ses res-îsources matérielles ?Au collège Sainte-Marie, récemment, il a été fait une très intéressante 'tentative dans ce genre.On a consacré toute une séance publique à la vie de Lafontaine.Les élèves paraissaient enchantés et le public les a vivement applaudis.Plus nous connaîtrons notre pays, plus nous en serons fiers ! » METHODOLOGIE Leçons de rédaction E bon accueil qui a été fait à nos petites leçons de rédaction l’année der-^ nière, les louanges que nous avons reçues depuis à leur sujet nous autorisent et nous engagent même à les continuer cette année.Ces leçons d’ailleurs ne sont-elles pas le complément nécessaire des leçons de grammaire et d’orthographe ?Il faut que l’élève apprenne la grammaire et l’orthographe, c’est évident ; mais posséder même parfaitement ces deux parties de la langue sans savoir exprimer sa pensée est chose à peu près inutile pour lui, car il se trouve dans le cas d’un homme qui connaîtrait parfaitement jtous les rouages d’une machine et qui cependant serait incapable de mettre cette machine en mouvement.Que la Rédaction marche donc de concert avec l’orthographe et la grammaire.Faisons beaucoup parler les enfants et faisons-les aussi exprimer souvent par écrit leur propre pensée, c’est-à-dire accoutumons-les à rédiger.Pour que l’enfant parle utilement et avec bon sens, il faut qu’il ait quelque chose à dire.Nous devons donc, dans nos exercices de rédaction, ne le faire parler que sur les idées et les faits que la vie domestique et la vie scolaire ont déjà déposés dans sa mémoire, sans négliger de faire appel à son bon cens et à son 'cœur.Qu’on nous permette de faire comprendre notre manière de penser sur 1 importance de la rédaction au moyen d’une petite histoire : Au temps où Jacques allait à l’école, on apprenait l’écriture, le calcul et 1 orthographe , on n apprenait pas a rédiger.Jacques était bon élève, gagnait des prix.Mais quand sa mère lui disait : (( Jacques, c’est demain la fête de ta tante , Jacques voici le jour de 1 an, il faut écrire à ton grand-père, » Jacques, d’un air triste et ennuyé, s’asseyait devant une feuille de papier, se grattait la tête, pleurnichait : (( moi je ne sais pas faire ces choses-là.» Avec beaucoup de peine il griffonnait quelques mots, toujours les mêmes et qu’on pou-\ait toujours résumer ainsi : (( Ça va bien, je souhaite -que la présente vous trouve de même.)Ç II grandit ainsi et quand vint la sortie de l’école, il s’a-dressa à un grand industriel pour obtenir une place qui était vacante dans ses bureaux, lui présentant à l’appui de sa demande les meilleurs certificats.— ' un deuxième de $178.75, un troisième de $142.45.Que doit-elle encore ?Rép.$129.80.2.Un mari âgé de 65 ans a 12 ans de plus que sa femme ; celle-ci en a 24 de plus que son fils qui a lui-même 9 ans de plus que sa sœur.Quel est l’âge de la mère, du fils et de la sœur ?Rép.53 ans, 29 ans, 20 ans.3.Un entrepreneur a occupé 35 ouvriers pendant trois semaines ; il donnait $0.90, par ouvrier, par jour, à 19 d’entre eux, et $0.75 aux autres.Quelle somme lui a-t-il fallu pour les payer au bout de ce temps ?Ji8 jours dans 3 semaines de travail.) Rép.$523.80. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 35 4.Huit héritiers se sont pàrtagé une succession qu’on ne connaît pas ; on sait seulement que, suivant les intentions du testateur, chacun d’eux a donné $20 aux pauvres et payé $7 de frais, et qu’après toutes ces dépenses chaque héritier a eu $973.Quel était le montant de la succession ?Rép.$8000.5.Les roues d’une voiture ont 3 verges de circonférence.Combien doivent-elles faire de tours par minute pour parcourir 7920 verges dans une heure ?Solution : Si en 1 heure, ou 60 minutes, ces roues parcourent 7920 vges, en 1 minute, elles parcourront 60 moins de verges, ou 7920 -f- 60 = 792 -f- 6 = 132 vges.Elles feront donc autant de tours que 3 verges seront contenues de fois en 132 vges, ou 132 -4- 3 = 44 tours.Rép.6.Un bassin de 5040 gallons de capacité reçoit par heure 2192 gallons d’une fontaine, et en perd dans le même temps 1832 gallons par une ouverture.au bout de combien d’heures le bassin sera-t-il rempli ?Solution: 2192 — 1832 — 360 gallons, la quantité qui reste dans le bassin au bout d’une heure.Il faudra donc autant d’heures pour remplir le bassin qu’il y a de fois 360 en 5040, 5040 -r- 360 — 14 heures.Rép.7.Un ouvrier s’était engagé à travailler chez un maître pendant une année, 24 jours par mois, à raison de $2.40 par jour, sous la réserve que le maître lui retiendrait, pour chaque journée manquée, non seulement le prix d’une journée, mais encore un quart de journée à titre d’amende ; à la fin de l’année, le compte de l’ouvrier se montait à $649.20, déduction faite des retenues.Combien avait-il travaillé de jours ?Solution : Si l’ouvrier avait travaillé tous les jours, il aurait reçu $2.40 X 24 X 12 = $691.20, au lieu de $649.20 ; différence $42.Or pour chaque journée perdue, le maître retient $2.40 + le quart de $2.40 = $3.00.Donc l’ouvrier aura perdu autant de journées que $3.est contenu de fois en $42, ou $42.-4- $3.= 14 journées.Rép.PROBLÈMES DE RECAPITULATION SUR LES FRACTIONS ^1.On demandait à un berger combien il avait de moutons, il répondit.Si j’en avais la moitié, le tiers et le quart de ce que j’en ai, j’en aurais 20 de plus.Combien avait-il de moutons ?Solution : Ainsi 1/2 -j- 1/3 -F 1/4 de son troupeau c’est 20 moutons de plus que son troupeau.1/2 + 1/3 -f 1/4 = 6 -}- 4 + 3/12 = 13/12.Or 13/12 surpasse 12/12, ou le troupeau, de 1/12 ; donc 1/12 du nombre de moutons = 20 ; donc le nombre de moutons =20 X 12 = 240.Rép.2- Un homme perd les 3/4 de son argent, et il ne lui en reste que le 1/3 moins $8.Quelle somme avait-il d’abord, et combien a-t-il perdu ?Solution : 4/4 — 3/4= 1/4, ce qui lui reste.—8=1/4, ou 4/12 — 8 = 3/12 ; donc 4/12 — 3/12 = 8 ; d’où 1/12 — 8 ; et 12/12 = 8 X 12 =$96, ce qu’il avait ; 3/4 de 96 = 72, ce qu’il avait perdu. 36 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.Deux robinets alimentent un bassin : l’un peut le remplir en 8 heures et l’autre en 12 heures.Ce bassin a un orifice d’écoulement qui peut le vider en 6 heures : qu’arrivera-t-il si l’on fait couler ensemble les deux robinets et l’orifice ?Le bassin pourrait-il se remplir, et en ce cas combien lui faudrait-il de temps ?Solution : En 1 heure, le premier robinet remplit 1/8 du bassin, le deuxième 1/12.Mais 1/8 -j- 1/12 = 5/24.L’orifice d’écoulement en vide 1/6 dans une heure ; donc il faut reconnaître quelle est la plus grande des deux fractions 5/24 et 1/6.La seconde égale 4/24.Donc la première surpasse la seconde 5/24 — 4/24 = 1/24.Donc en 1 heure 1/24 du bassin sera rempli.Pour le remplir tout entier, il faudra 24 fois ce temps, ou 24 heures.4.Un entrepreneur se charge d’un travail sur le montant du devis estimatif duquel il consent à un rabais de 1/15.Pour intéresser ses ouvriers, il leur abandonne, en dehors de leur paie journalière, 1/20 de ce qui lui est dû après le rabais, et enfin sur le reste il prélève 1/50 qu’il verse à une caisse d’assurance.Tous ses comptes faits, il lui revient la somme de $7820.40.Dites à combien s’élevaient le devis estimatif, la somme distribuée aux ouvriers et celle qui a été versée à la caisse d’assurance.Solution: Après avoir prélevé 1/15, il reste 14/15, dont les ouvriers reçoivent 1/20 ; il reste donc 19/20 de 14/15 = 133/150, sur lesquels l’entrepreneur prélève un / ; après cette déduction il reste « d ^ — ÔSUZ/S00 du devis.Or ces 6517/7500 du devis = ($7820.40.Donc 1/7500 du devis = $7820.40/6517 et 7500/7500 du devis = ($7820.40/6517) X 7500 = $9000.La somme distribuée aux ouvriers est de 1/20 de 14/15 de $9000 = $420.La somme versée à la caisse d’assurance est de 1 /50 de 19/20 de 14/15 de $9000 = $159.60.5.En réduisant le blé en farine et en pain, on lui fait absorber les 2/5 de son poids d’eau ; enfin on suppose que six gerbes de blé produisent 35.28 Ibs.de blé.Cela posé, on demande combien il faut de gerbes pour 100 livres de pain.Solution : 6 gerbes de blé produisent 35.28 livres de blé.Ces 35.28 Ibs.de blé tranformées en pain absorbent 2/5 de leur poids d’eau, c’est-à-dire 2/5 de 35.28 livres d’eau ; en d’autres mots 1 livre de blé produit^/S livre de pain ; donc 35.28 livres de blé produira 7/5 de 35.28 livres de pain = 49 ^ livres de pain.y 49-392 livres de pain proviennent de 6 gerbes ; 1 livre de pain provient de 6-f-49.392 et 100 proviennent de (6-^49.392) X 100= 12 gerbes 1/7 presque.& ' ' 6.Deux compagnies d’ouvriers peuvent faire le même travail, l’une en 12 jours, 1 autre en 15 jours.On prend 1/3 des ouvriers de la premire compagnie et les 3/5 de ceux de la 2ième.En combien de jours se fera l’ouvrage ?Solution : La première compagnie pouvant faire le travail en douze jours en 1 jour elle en ferait 1/12, le tiers des ouvriers de cette compagnie ne ferait ferait;6 rAc dn ^ T ^ T \ ^ -En 1 j°ur’ la deuxième compagnie fera t 1/15 du travail ; les 3/5 des ouvriers de cette compagnie ne feraient que les 3/5 de 1/ 15 _ 1/25 de l’ouvrage en 1 jour.Donc ces deux groupes L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 37 d’ouvriers feront en i jour 1/36 + 1/25 = 61/900 de l’ouvrage.61/900 = 1 jour ; 1/900= 1/61 de jour ; 900/900 = (1/61) X 900= 14 jours 46/64./ REGLES DE L’UNITE, POURCENTAGE, ETC.1.Un navire n’a plus que pour 20 jours de vivres, et la ration de chaque homme est de 64 onces par jour : à combien d’onces devra être réduite cette ration, si le navire est obligé de tenir la mer pendant 30 jours ?Solution : Pour chaque homme à bord de ce navire il y a vingt fois 64 onces de vivres = 1280 onces de provisions.Lorsque chaque homme mettra 30 jours à manger sa portion, il devra recevoir par jour le 1/30 de 1280 onces, c’est-à-dire 1280-^-30= 42 onces 2/3.Autre solution : Si chaque homme mangeait sa portion en une fois il mangerait 64 x 20 ; mais si au lieu de la manger en une fois, il mettait 30 jours à la manger, il aurait par jour (64 x 20) 30 = 42 onces %.Rép.2.Deux personnes ont formé une société et y ont consacré, la ire $6000, la 2ème $3600, 6 mois après, une troisième personne y place $1500 ; 10 mois avant la dissolution qui a lieu au bout de 3 ans, une qème personne y a placé $4200.Le bénéfice net à partager est de $8652.Dites la part qui revient à chaque associé dans ce bénéfice.Solution : La ire personne a placé $6000 pendant 3 ans, ou 36 mois, ce qui équivaut à une somme de $6oooX 36 = $216000 placés pendant un mois.La 2ème personne a placé $3600 pendant 36 mois, ou $3600 X 36 = $129600 placées pendant 1 mois.La 3ème personne a placé $1500 pendant 30 mois, ou $1500 X 30 = $45000 placées pendant un mois.^ Enfin la 4eme personne a placé $4200 pendant 10 mois, ou $4200 X 10 = $42000 placées pendant 1 mois.La somme de ces capitaux fictifs est de $216000-f-$129600-f $45000 + $42000 = $432600.Les parts seront donc proportionnelles à ces nombres.Un capital de $1.rapporte 1/432600 du bénéfice total, c’est-à-dire de $8652 ; 1/422600 de $8652 = 8652/432600 de $1.La part de la ire sera de 8652/432600 de 216000 = $0.02 X $216000 = $4320.Remarque.On a fait le quotient de $8652 par $432600 qui a donné $0.02 exactement.Le calcul a été ainsi simplifié .mais pour qu’il soit avantageux de procéder de cette manière, il faut que le quotient se fasse exactement ; car si le quotient était approximativement de $0.02, l’erreur commise sur ce quotient, plus petite que 0.01, serait multipliée par 216000, ce qui donnerait un résultat absolument faux.On trouve de même : La part de bénéfice de la 2ème personne = $129600 X 0.02 = $2592 ; La part de bénéfice de la 3 ème personne = $45000 X 0.02 = $900 ; La part de bénéfice de la 4ème personne = $42000 X 0.02 = $840.3.Pierre, Jacques et Jean font partie d’une société d’assurances mutuelles contre la mortalité des bestiaux.Pierre .possède une vache estimée $80. 38 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Jacques en a une de $70.et une de $100., enfin Jean en a deux de $60.chacune et une de $110.Il s’agit de rembourser une vache qui est morte, cette vache étant estimée v$8o.Le montant de l’estimation totale des bestiaux des sociétaires étant de $10000., on demande quelles sommes Pierre, Jacques et Jean auront à verser en proportion du bétail qu’ils possèdent ?Solution : Le bétail de Pierre vaut $80., celui de Jacques $70 -{-100 = $170., celui de Jean $60 + $60 + $110 = $230.Or tout le bétail assuré, qui vaut $10000, répond d’une perte de $80.On a donc $10000 répondent de $80 ; $1.répond de 80/10000 = 8/1000 = 1/125 - .008.Le bétail de Pierre $80.nécessitera une contribution de $80 X -Oo8 = $0.64.Le bétail de Jacques, $170.nécessitera une contribution de $170 X -Oo8 ^$1.36.Le bétail de Jean, $230 nécessitera une contribution de $23oX-Oo8 = $1.84.4.Quatre associés se partagent à la fin de l’année un bénéfice net de $2520.Le capital social est de $18000.Le bénéfice du premier est à celui du second comme 2 est à 3/2 ; le bénéfice du second est à celui du troisième comme 3 est à 4 et le bénéfice du troisième est à celui du quatrième comme 2/5 est à 5/6.Trouvé le capital de chaque associé engagé dans l’entreprise, ainsi que son bénéfice.Solution : Rapportons tous les bénéfices à celui du qième associé.Le bénéfice du 3ème associé est à celui du qème comme 2/5 est à 5/6, c’est-à-dire comme le quotient de 2/5 par 5/6, ou 2/5 X 6/5 = 12/25.En mettant 1 pour le bénéfice du qème celui du 3ème sera de 12/25.Le bénéfice du 2ème est les 3/4 de celui du 3ème, ou les 3/4 des 12/25 de celui du 4ème, c’est-à-dire de 1 ; 3/4 de 12/25 de 1 =9/25 du 4ème.Enfin le bénéfice du 1er est à celui du 2ème comme 2 est à 3/2, ou comme le quotient de 2 par 3/2, c’est-à-dire 4/3.Ainsi le 1er = les 4/3 du second =4/3 de 9/25 =12/25.Donc il faut partager $18000 et $2520 proportionnellement à 12/25, 9/25, 12/25 et 1, ou proportionnellement à 12, 9, 12 et 25, dont la somme est 58.Le capital du 1er = 12/58 de $18000 = $3724.14.Le bénéfice du 1er = 12/58 de $2520 = $521.38.Etc., etc.5.Un cultivateur achète 28 moutons et 5 bœufs pour $490.Il revend tous ses moutons $158.20 et tous ses bœufs $382.50.Sachant qu’il gagne deux fois plus sur un bœuf que sur un mouton, dites à combien lui revient chaque bête.Solution : Prix de vente d’un mouton = $158.20-4-28 =$5.65.Prix de vente d’un bœuf = $382.50-4- 5 = $76.50.Bénéfice total : ($382.50 -f $158.20) —$490 = $50.70.Le bénéfice fait sur les 5 bœufs étant le même que sur 10 moutons, on peut dire que $50.70 représentent le bénéfice fait sur 38 moutons.Donc on a : Bénéfice par mouton = $50.70-f-38 = $1.334. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 39 Bénéfice par bœuf = $1.334 X 2 = $2.668.Prix d’achat d’un mouton = $5.65 — $1.334 = $4.316.Prix d’achat d’un bœuf = $76.50 — $2.668 = $73.832.6.On a placé à 4^4 io par an une certaine somme le 31 janvier.Le 16 avril de la même année, on a placé une seconde somme double de la première à $%.On a retiré le 1er octobre suivant ^1476.48, capitaux et intérêts réunis.Quelles étaient les sommes placées ?Solution : La 1ère somme est restée placée pendant 243 jours ; la seconde, pendant 168 jours.Supposons que le premier capital soit de $1 ; le second serait de $2.$1, à 4/4 au bout de 243 jours deviendrait : $1 + ($0.045 X 243) -f-365 = $1 + ($10.935 -^365).$2 + ($2 X 0.05 X 168) -f-365 =$2 + ($16.80-^-365).$3, ou les deux sommes placées deviendraient : $3+ ($10.935+$16.80 ) -f- =$3+ ($27.775-^365) =$3-076 (presque).Autant de fois $1476.48 contiendront $3.076 autant de fois il y a $1.dans le premier placement et $2.dans le 2ème placement.$1476.48 = $3.076 = 480 fois ; donc 11 y a 480 fois $1., c’est-à-dire $480 dans le premier placement ; il y a 480 fois $2., c’est-à-dire $960 dans le 2ème placement.ALGEBRE Remarque.Ces exercices sont gradués de manière à servir de trait d’union entre l'arithmétique et l’algèbre.17.La somme des deux chiffres d’un nombre est é^ale à 10.Si on met le chiffre des unités à la place du chiffre des dizaines, et réciproquement, le nombre augmente de 72.Quel est ce nombre ?Solution : Soient x le chiffre des dizaines et y celui des unités ; alors on a iox + y, le nombre.V + y = 10.(1) 10 y -(- 4T = iox -h y + 72.(2) Transposant et réduisant (2) on a : qy — gx = 72.(3) Divisant (3) par 9 on a: y — ^- = 8 ou — X+ y = 8.(4) * + y = 10 Additionnant (1) et (4) on a : ( x y = 10.(1) ] — * + y.= 8.(4) l 2y = 18 D’où y = 18/2 = 9 Substituant 9 à y dans (1) on a : ;r + 9 = 10 D’où x = 10 — 9 = 1 Un entrepreneur a déboursé une somme de $34.pour payer 56 journées d’ouvriers, divisés en deux catégories ; aux premiers, il a donné 90^ par jour, aux autres $1.05.On demande combien il y avait de journées dans chaque catégorie.Solution : Soient x le nombre de journées faites par les ouvriers de la première catégorie et y celui des journées faites par les ouvriers de la seconde catégorie ; 40 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE On aura : x y = 56.(0 gox + 1053; = 5400.(2) Multipliant (1) par 90 on a : 90,r +903» = 5040.(3) 90# -}- 1053» = 5400 (2) 90^ -f 903» = 5040 (3) Retranchant (3) de (2) on a : 153’= 360 D’où y = 24.Rép.Substituant 24 à y dans (1) on a :;r -f- 24 = 56 ; D’où ^ = 56 — 24 = 32.Rép.Trouvez trois nombres, sachant que la somme des deux premiers est 65, la somme des deux derniers 133 et la somme du premier et du dernier 122.Solution : Soient le premier nombre, y le deuxième et 2 le troisième ; on aura les trois équations : * + 3'= 65.(1) y z = i33.(2) „ ; x z = 122.(3) Soustrayant (2) de (1) on a : x — z = — 68.(4) Additionnant (4) et (3) on a : 2^ = 54.(5) D’où x — 27.(6) Substituant 27 à ^ dans ( 1 ) on a : 27 -f 3/ = 65.o , .D’où 31 = 63 — 27 =38.('7') Substituant 38 à 3/ dans (2) on a : 38 + £ = 133 D’où £ = 133 — 38 = 95 Autre solution : additionnant (1) (2) (3) on a : 2^r + 231 -f 2^ = 320.(4) q .Divisant (4) par 2 on a : x X y ^ Soustrayant (1) de (5) on trouve 2 = 93.Rép.Soustrayant (2) de (5) on trouve ^ = 27.Rép Soustrayant (3) de (5) on trouve y = 38.LESSONS IN ENGLISH J.XXJ3, SENTENCE birdsTcants, fcte0smcownÀheep5;0ëtchaVe and name them' AnSWer- D°gS’ horses- barfSiorm ‘hat’ d°gS d0 and Say ’*¦ AnSmr' Bark- the ^ Make sentences about horses, birds, cats, fishes, cows, sheep.sin- Birds8 build IZT" H^rses are ver^ useful.-Birds fly.Birds mice Cats sera eh Ont Z ?J mew’ Cats cath mice- Cats eat o-ive' milk Cow, A Cats drink milk.Cats purr.—Fishes swim.—Cows grits) graSS' WS Iow‘-SheeP bleat.—Sheep jump.Sheep eat Dog's.11 the SentenCe’^ bark’ what word exPresses what you thought about.Answer.Namirthe0^ÂdlofeVefryft,SenteilCe whatTîS thou-ht about L called the subject, are ver^useful etc sentences : Horses run.Horses draw wagons.Horses M hat is said about Dogs in the sentence, Dogs bark ?Ansrver.Bark.Whar^re Sen-tenfu wdat sa*d about the subject is called predicate, draw wa-on, Z predlcate% ^ tbe sentences : Horses run, etc.?Answer : run— aw wagons.—are very useful—fly.—sing.—build.—nests.—etc.subilr7mZRnCI^':ZC0ry the,followjnS Spences and draw a single line under each subject and a double line under each predicate. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 41 The old house stood on the hill.Quebec was founded by Champlain.The Pope is infallible.Montreal is the greatest city in Canada.Our garden flowers are beautiful.Snow covers the ground in winter.A rolling stone gathers no moss.The early bird catches the early worm.Boys like to the skate.A stich in nine saves nine The little violet grows under the green hedges after the snow.Mary had a little lamb.The capital of Canada is Ottawa.Some little girls love to play.2.—Exercise.—Supply suitable subjects for the following predicates.1.makes coats and trousers.—2.boots and shoes.—3.delight to bark and bite.—.from cream.—5.eat hay and oats.—6.the field.—7.is green.—8.river.—9.is made of the skin of animals.—10 is a swe^f '¦"lelling flower.makes .is made .plows is a great 3.—Exercise.—Supply suitable predicates for the following subjects : 1.—In time of war armies.2.—The church.3.The maple leave.4.—An umbrella.5.—The boy’s work .6.—My mother.7.—The thief.8.The colors of the rainbow.9.—He.10.—Christopher Columbus.DICTATION ^ ___ _ CONSCIENCE REVEALS ALL.A large quantity of cotton had been stolen from a village near Surat, in India • and, in spite of all the exertions of the police of the town, the thieves could not be found out.One of the magistrates, annoyed that the power of the law should fail so openly and so grossly, determined to use every possible means to discover the offenders.Plan after plan failed, until he hit one day upon a novel idea.He invited all the men of the village, rich and poor, small and great, to a feast in the town hall of the place.When all had met, and were taking their seats at the table the magistrate looked the company straight in the face and said, “ What ill-bred fellows these men are, to come to the feast with the stolen cotton sticking in their beards ! ” The thieves immediately put their hands to their beards, and thus convicted themselves in the presence of the whole assembly.DOCUMENT OFFICIEL BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC SESSION DE JUIN 1904 A la dernière session du Bureau central, 1653 candidats ont obtenu leur admission a 1 examen, dont 918 pour le diplôme élémentaire, 690 pour le diplôme modèle et /ic pour le diplôme académique.^ 1346 diplômes ont été accordés : 695 élémentaires, 610 modèles et 41 académiques Total : i346 candidats sur 1653 ont réussi, et 307 ont été renvoyés.Soit 8i^ oui ont reçu un dipiome et 19% qui devront reprendre les examens.(1) H années 1 ^ TAs jéponses des candidats cette année ont été généralement bien plus satisfaisantes aue leq es precedentes ; c est ce qui explique l’augmentation du nombre des diplômes accordés q 6 1 42 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Quant à la préparation des candidats sur les différentes matières, voici l’opinion des membres du Bureau sur l’ensemble des copies qui leur ont été soumises.Pédagogie Composition Préceptes littéraires Art épistolaire Dictée Grammaire et Ana lyse Arithmétique Géométrie Algèbre Tenue des livres Géographie Cosmograph ie Géologie Physique Botanique Philosophie Histoire Sainte Histoire du Canada Histoire de France Histoire d A ng le terre Histoire Ancienne et Romaine Histoire de VEglise Hist, des Etats Unis Dessin Agriculture Hygiène Lois scolaires Organisation politique et administrative du Canada Calcul mental Lecture française Lecture Latine Calligraphie Dictée anglaise Lecture anglaise Composition Anglaise Grammaire Anglaise Littérature Anglaise ÉLÉMENTAIRE MODÈLE ACADÉMIE bien plus que bien très bien bien presque bien bien plus que très bien excellent passable passable bien excellent plus que très bien très bien plus que très bien bien très bien très bien plus que bien très bien bien très bien très bien très bien faible bien bien assez bien (i) bien très bien bien très bien très bien satisfaisant assez bien (i) très bien très bien très bien très bien très bien très bien faible passable très bien très bien bien très bien assez bien bien presque très bien presque très bien bien presque très bien presque très bien assez bien plus que bien plus que bien assez bien bien bien bien bien assez bien plus que bien très bien bien bien très bien très faible passable presque bien bien bien bien très bien très bien très bien bien (i) bien (i) bien (i) bien bien bien faible bien (i) Dans certains centres l’histoire Sainte et l’histoire du Canada ont été négligées.(i) Faible pour le diplôme spécial. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 43 LISTE DES CANDIDATS DIPLÔMÉS diplôme: élémentaire; MONTREAL Elémentaire français.—Satisfaisant.—Duquette, M.-Rosanna ; Maisonneuve, ' M.-Aléa ; Lanorte, M.-Bernadette ; Perreault, M.-B.-Fortunate ; Paquin, M.-A.Stella ; Gouger, M.-Alphonsine ; Forget, M.-Anne ; Gagné, M.-Corinna ; Brochu, M.-Vita-line ; Guénette, M.-Valentine ; Lauzon, M.-Valérie-E.; Forest, M.-Albina ; Loiseau, M.-Dolorès ; Lussier, Florentine ; Jacques, M.-E.-Véronique ; Bertrand, M.-Lse-Al-bertine ; Carrières, Marie-A.; Sincerny, M.-Alma ; Lemire-Marsolais, M.-A.-Enédine ; Coutu, M.-Herminie ; Laferrière, M.-Laura-A.; Beaupré, M.-Eva ; Gagnier, M.-Laura ; Bellefeuille, M.-Anne-Antoinette ; Beaudry, M.-Bernadette ; Gauthier, M.-Rose-Anna ; Ethier, Geneviève-Exilda ; Villeneuve, M.-B.-Dora ; Roch, M.-Angélina ; Froment, M.-Alphonsine ; Contant, Maria-Rosa-Anna ; Porlier, M.-Laura ; Charest, Phélonise ; Marsan, Hélène ; Gauthier dit Landrevile, M.-Anna ; Martel, M.-Anne ; Jarry, Maria ; Legault, M.-Anne-Claire ; Chaput, Rosanna ; Soumis, M.-Adrienne ; Perreault, M.-Edouilda ; Râtelle, Marie-Louise ; Chartier-Robert, M.-Anne ; Brise-bois, M.-Délima ; Coutu, M.-Antonia ; Sicotte, M.-Anne ; Wilhelmy, Elise-T.-Victoria ; Renaud.M.-Anne-Ang^; Gagné, M.-Angélique ; Gauthier, Anne-Marie-A.;Va-nier, M.-Joséphine ; Nadon, M.-Brigitte ; Valois, M.-Claire-Antoinette ; Tremblay, M.-Flore ; Martin, Laura; FilLtreamt, M.-Albertme ; Rodi> r, Albertine.Elémentaire français.—Distinction.—Aubin, M.-Léonide-L- ; Desjardins, Rébec-ca ; Asselin, M.-E.-Florisca ; Bonin, M.-Louise-Alice ; Lavallée, M.-C.-Rose-Alba ; Morin, M.-Flore ; Grenier, Maria-Louisa ; Fex, M.-A.-Lucia ; Delorme, M.-Blanche ; Théorêt, M.-Alice ; Lanthier, M.-Laure ; Pilon, Anna ; Lord, M.-Valérie-Flora ; Cor-nellier, M.-Emma-E -B.; Verdon, M.-Laura ; Bellerose, M.-Rose-Anna ; Guay, M.-Yvonne ; Champagne, M.-Antoinette ; Lemire, M.-Anne-Jurilda ; Portelance, M.-B.-Aurore ; Brazeau, M.-B.-Isabelle ; Bourbonnais, M.-Lse.-Albertine ; Lapierre, Blanche-Eugénie ; Villemaire, M.-Alph.-Cécile ; Grégoire, M.-Anne-Hermélia ; Jetté, Maria ; Ethier, M.-Alma ; Mathieu, Joseph-David ; Harnois, M.-Fleur-Ange ; Beaucage, M.-Marguerite ; Robillard, M.-Anna ; Clément, Maria ; Cloutier, M.-Rose ; Richard, M.-Eva-Azélie ; Gaudet, M.-Léonide-Exérine ; Bazinet, M.-Alma ; Lefebvre, M.-A.-Albertine ; Garceau, M.-Camilla ; Laurin, M.-Amanda.Elémentaire anglais.—Distinction.—Beckingham, Geo.-Jos.-F.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Jobin, M.-Albina.QUEBEC Elémentaire français.—Satisfaisant.—Halle, M.-Yvonne ; Carrier, M.-Victoria ; Gouin, M.-Anaïs ; Potvin, M.-Lucina ; Hamel, M.-Alvina ; Morissette, M.-Exilda ; Auge, M.-Léontine ; Pelletier, Marie-Louise ; Roy, M.-Alvine ; Breton, Marie-Anne ; Turgeon, M.-Malvina ; Pelletier, M.-Wilhelmine ; Turcotte, M.-E.-Clara ; Roy, M.-Celestme ; Jeunesse, M.-Emilie ; Roy, M.-Floride ; Roy, M.-A.-Yvonne ; Blanchet, M.-A.-Luména ; Bprnatchez, M.-Joséphine-E.; Goupil, Maria-A.-A.; Chabot, M.-Al-oertine ; Gagné, M.-Anne-Esther ; Parent, M.-Asmès : Lecours.Marie-SUomé • Sam- JJ1, iVJ-"i^ea ; Gagnon, M.-A.-(Jélma ; Jean, M.-Emma ; Tremblay, M.-A.-Anatole ¦ Dancause, M^Joséphine-Virginie ; Bluteau, Sophie ; Bois, M.-Anna ; Garneau, Ma-na-Fonda ; Drolet, M.-Alice ; Lavallée, M.-Bernadette ; Bélanger, Marie-Louise ; Desjardins, M.-Corinne ; Trudel, M.-A.-Ernestine ; Bélanger, Aurore ; Lamarre M.-Arthemise ; Fngon, M.-Rose-Indianna ; Marcotte, M.-Eve-Aline ; Paquin M -Tar-sîIe ; M.-Adelphine ; Chrétien, M.-Joséphine ; Faucher, M.-Joséphine Gué- nn M.-Delvma ; Caron, M.-Anna ; Fournier.M.-Lse-A]ma ; Aueer, M.-Angéline- nn M.-Delvina ; Caron, M.-Ànna ; Fournier.M.-Lse-Alma ; Âuger, M.-Ano Robichaud, M.-Anna-Virginie ; Chabot, M.-A.-C.-Alice ; Fournier, M.-Clarida^ 44 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Elémentaire français.—Distinction.—Hamel, M.-Eugénie ; Desrochers, M.-Yvon-ne • Pelletier, M-Angélina ; Demers, Joséphine ; Beaudet, M.-Léonie ; Croteau, Ma-i ie-Arth.; Rouillard, M.-Estelle ; Roy, M.-Emma ; Fournier, M.-Ehnire ; Couture, M.-L.-Alma ; Nadeau, M.-Emélie-Anna ; Caron, M.-Lse-Bernadette ; Gosselin, M.-Angéline ; Morin, M.-Rose-Anna ; Roy, M.-S.-Alice ; Labonté, M.-Emma ; Cloutier, M.-Amanda ; Gosselin, M.-Octavie ; Côté, M.-Malvina-Léophile ; Morin, M.-Blanche-Hélène ; Chamard, M.-A.-Elmina ; Labrie, M.-Albertine ; Bouchard, M.-Lætitia ; Prévost, Marie-Louise ; Lemelin, M.-Lodowiska ; Marquis, M.-Blanche ; Chabot, M.-Imel-da ; Nadeau, M.-Amanda ; Boucher, Marie-C.; Boissonneault, M.-Phil.-Eva ; Drolet, M.-Anna ; Dion, M.-Bernadette ; Robitaille, M.-Lse-Amarilda ; Beaulieu, M.-Jeanne ; Caron, M.-Joséphine ; Ferland, Maria-J.; Dionne, Marie-Anne ; Bélanger, Marie-Louise ; Raymond, M.-Eugénie ; Boucher, M.-Ernestine ; Dumaine, M.-Anna ; Lamontagne, M.-Joséphine ; Lévesque, M.-A.-Délima ; Dumais, M.-Anne y Fournier, M-Anne-D.; Ouellet, M.-A.-Ernestine ; Desjardins, M.-Bl.-Bernadette ; Sylvestre, M.-E.-Joséphine ; Roy, M.-C.-Alphonsine ; Blanchet, M.-Emma-Alexina ; Frigon, Marie-Anne ; Deniers, M.-Zénaïde ; Payer, M.-Eugénie ; Tremblay, M.-Alice ; Bouchard, Marie-Louise ; Caouette, M.-Delfrose ; Gaudreau, M.-Régina ; Racette, M.-Antoinet-te ; Bélanger, M.-Aline ; Hamel, M.-Aline ; Hébert, M.-Valérie ; Dionne, M.-Geor-giana-E.; Demers, M.-E.-Alice ; Dufresne, M.-E.-A.-Georgiana ; Leclerc, M.-Eva-Emélie ; Labrecque, M.-Rose-Anna ; Thibaudeau, M.-Laure ; Langlois, M.-E-Cordé-lia ; Bourassa, M.-A.-Georgiana.TROIS-RIVIERES Elémentaire français.—Satisfaisant.—Dusablon, Maria-G.; Trudel, M.-Noéma ; Lanouette, M.-Corine ; Richard, Marie-Anne ; Cormier, Eléda-F.; Adam, M.-Année ; Rocheleau, Rachel ; Ebacher, M.-Aug.-Alex.-Bernad.; Héroux, M.-Bella ; Bordeleau, M.-Sophia-Alma : Bordeleau, M.-Eva-Albertine ; Laquerre, M.-Evélina ; Fortier, M.-Amarillis ; Roberge, M.-Rose-Anne ; Mailhot, M.-Jeanne ; Massé, M.-Anne-E.; Pepin, M.-Eugénia ; Deveau, M.-Hedwidge ; Gervais, M.-Délia.Elémentaire français.—Distinction.—Rivard, M.-Geneviève ; Gagnon, M.-Berna-dette ; Cyrène, M.-Anne-Bernadette ; Tessier, M.-Alphonsine ; Saint-Pierre, M.-Arlina.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Laquerre, M-Albertine.NICOLET Elémentaire français.—Satisfaisant.—Prince, M.-E.-Bernadette ; Martel, M.-Julienne ; Paul, M.-Anne ; Dessert, M.-Corinne-Eva ; Tourigny, M.-Gracia ; Désilets, M.-Rosa ; Lambert, M.-Blanche ; Salvas, Marie-Ange ; Lebel, M.-Virg.-Joséphine ’ Babineau, M.-Agnès ; Dolbec, Rose-Antonia ; Deshaies, M.-A.-Claire ; Martel, M.-Béatrix ; Houle, M.-Eva ; Rousseau, M.-Georgianna ; Caron, Rose-A.-Marie-An°-e • Dubuc, M.-Alida-Corinne ; Florent, M.-Libentia ; Paquette, M.-Rose-Anna • Lau-zière, M.-Arsonia.Elémentaire français.—Distinction.—Girard, Marie-Laura; Jutras M-Odélie-Cé-cile ; Trudel, Maria-Eveline ; Côté, M.-Almézime ; Proulx, M.-Jeanné-Anysie • Guè-vremont M.-Lse-Anna ; Turcotte, Florida ; Turcotte, M.-Régina ; Mailhot, FloVette ; Baril, M.-A.-Ahce ; Monfette, M.-Anastasie ; Boisvert, M.-Laura-R.; Biron Marie-Lomse-A.y Grenier, M.-Dianna ; Béliveau, M.-Anna ; Lauzjère, M.-E.-Corona • Grégoire, M.-Berthe-L.; Parenteau, M.-R.-Héléna ; Cartier, M.-Albertine ; Lanouette, Mane-Lomse ; Toupm, M.-Rachel ; Doucet, M.-Eva-Albertine ; Poirier, M.-Dorila-L la >' B eh veau, _ M.-Anna ; Béliveau, M.-Clorine ; Demers, M.-Flora-Ida ; Doucet M.-Lse-Aurore ; Vincent, M.-Antomette ; Richard, M.-Lydia ; Blanchette, M.-Sara ; Bo-nm, M.-Anne—Claire ; Brassard, Alice ; Désilets, M.-A.-Léontine ; Verville, M.-Anto-ma , LafRur, M.-Amanda ; Géhnas, Clara ; Massé, M.-Bernadette ; Pratte Mary-Co-Sr.^°1ST M.-Laura-Aîvjna ; Désilets, M.-Adélia-Régina ; Champou, M.-F.-Rer-nass’e kT vlctorï^^Pr^ ’ MrVictoria î Fleury, M.-Blanche-Irène ; Va- Eva ; AliS:tMT,C^^ô^a^Sâlim0nd' Marie-Anna; P,OUrde’ M- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 45 ST-HYACINTHE Elémentaire français.—Satisfaisant.—Jodoin, M.-Hosanna ; Houle, Edouardina ; Pelletier, Aline ; Champagne, M.-Exina ; Bouvier, M.-Rose-Victorine ; Viens, M.-Exé-rine ; Michaud, M.-Anne ; Lafleur, M.-Anny j Desmarais, M.-Laura ; Beaudry, M.-Lse-Clothilda ; Guertin, M.-Azélia-A.; Chicoine, M.-Eva-Berthe ; Desnoyers, M.-Rose-Blanche ; St-Germain, M.-Rose-Alba ; Roy, M.-Anne-C.; Paulhus, M.-A.-Alexan-drina ; Leclair, M.-Bernadette ; Bruneau, A.-Rose-de-Lima ; Chabot, M.-Rose-Alma ; Joyal, Rose-Parmélie ; Crépeau, Emma-C.; Chapdelaine, M.-Antoinette ; Désautels, M.-Claudia ; Larochelle, Catherine ; Desnoyers, M.-Bernadette ; Bienvenu, Rose-Anna ; Dutilly, Marie-M.-C.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—McMahon, Emma-Anna.Elémentaire français.—Distinction.—Morin, * M.-Ro3alie-E.; L’Etoile, M.-Victoria ; Maynard, Maria-L.-A.; Ménard, M.-Blanche-A.; Vincent, M.-Lse-Alice , Loi-selle, M.-Philomène ; Vallières, Marguerite ; Forcier, M.-Lse-Alexandrina ; Pou-tré, M.-Joséphine ; Dansereau, M.-Rose-Emélie ; Racicot, M.-Rose-Anna ; Ledoux, M.-Rose-Alma ; Prince, M.-Régina ; Messier, M.-Rose ; Bernier, M.-Ernestine ; St-Martin, Célina ; Sansoucy, M.-H.-Bernadette ; Gaumond, M.-B.-A.-Céréna ; Bonneau, M.-Anne ; Bisson, M.-Orise-Donalda ; Bénard, Marie-Anna ; Hubert, M.-Rose-Aimée ; Messier, M.-Anne-Berthe ; Chartier, M.-Arzima ; Gaudette, M.-Déliose.Elémentaire anglais.—Distinction.—Boulay, M.-Joséphine Elémentaire français et anglais—Satisfaisant.—Provost, M.-Florida.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Dumaine, M.-A.-Clara.i STE-MARIE Elémentaire français—Satisfaisant.—Turgeon, M.-Amanda-Emilie ; Busqué, M.-Azilda ; Roy, Marie-Louise ; Couture, M.-Yvonne-Alice ; Dutil, M.-Armandine ; Bol-duc, M.-Délia ; Vachon, M.-Diana ; Fournier, M.-Joséphine ; Sylvain, Marie-Alman-da ; Rouillard, M.-Claire-E.; Lantagne, M.-Hel.-Delvina ; Vallières, M.-Clara-Zéph.; Métivier, M.-Philomène ; Blais, M.-Amanda ; Roy, M.-Georgiannna ; Bernard, M.-Em-ma ; Busoi^.Marie ; Rodrigue, M.-Adéline ; Bolduc, M.-Noémi ; Poulin, M.-Laura • Poulin, M.-Rosanna ; Drouin, M.-Anne ; Bélanger, M.-Amanda ; Bolduc, M.-Anne ; Béland, M.-Rose-Anna ; Veilleux, M.-Georgianna ; Laliberté, M.-Blanche ; Nadeau,’ Marie-Alfréda ; Boulanger, M.-Anna-Lucia ; Boutin, M.-Joséphine ; Bernard M -Hectorine-Béatrice ; Bergeron, M.-Léont.-Albina ; Asselin, M.-Anne-Alphonsine’- La-combe, M.-Anne ; Veilleux, M.-Alvine.Elémentaire français.—Distinction.—Provost, M.-Rose-Anna ; Gravel, M.-Delphi-ne ; Paradis, M.-Lydia ; Savoie, M.-Anna ; Quirion, M.-Alvine ; Drouin, Marie-Louise ; Plante M.-Alma ; Longchamps, M.-Lse-Ombéline ; Berthiaume, M.-M.-Dianna • Rheaume, M.-Philomène ; Lapointe, Maria-Clara ; Simard, M-A.-Armoza ; Bégin M-Clame-J.; Bisson Marie-Louise ; Marceau, M.-Emmelie ; Larochelle, Marie-Louise-D.; Turcotte, M.-Anne-Louise ; Labbé, M.-Théofita ; Bercier, M.-Anne ; Paradis M.-Evangehne ; Dion, M.-Lse-Georgianna ; Gagné, M.-Blanche ; Caret, M.-Valéda : Roy, Marie-Louise ; Grondin, M.-Valéda ; Doyon, M.-Lédia ; Grenier, M.-Idola : Lessard, Cehna ; Bureau, M.-Dorilda ; Roy, M.-Corinne ; Gilbert, M.-Léa ; Couture M.-e amre ; Pomerleau, M.-Ombéline ; Doyon, M.-Lucie-Joséphine ; St-Pierre Marie-Louise ; Johcœur, M.-Anne-Corinne ; Moreau, M.-Délia.RI MOU S Kl V™\Yl i ^ a ™nc>ais-—Sa}lsfaisant.—Genàron, Rose-Anna ; Gendron, Elmire- TL M ’ARlchar^’ ?î''V/rSe"T?U?rnie I BourSet> Cécile i Lévesque, Rose-Anna ; Paradis, M ,Anne ; Dube, M.-Emehe ; Morin, M.-Elise ; Gagnon, M.-Bernadette ; Smith Marie'-M°aUr-e'Lydia J CanUeI’ M-'Clara-Eva i Côté> M.-Célanire-Elmire ; Banville,’ 4 46 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Elémentaire français.—Distinction.—Pouliot, M.-Amanda ; Ouellette, M.-Amelina ; Keable, Marie-Eve ; Gagné, M.-Emilienne ; Chamberland, Marie ; Richard, Ma-rie-Adéline ; Banville, M.-Berthe-Eugénie ; St-Amand, M.-Rose-Anna ; St-Eaurent, M.-Flore.SHERBROOKE Elémentaire français,—Satisfaisant.—Berthelette, Alix-Cél.-Rose-Alba ; Gaucher, Régina-Donalda ; Vermette, Marie-Louise ; Morin, M.-Léontine ; Vincent, M.-Dé-lia ; Blais.M.-Anna-Bella ; Boulay, M.-Rose-Alma.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Morin, Laura-Elizabeth.Elémentaire français.—Distinction.—Hébert,, ,M.-Laura-Juliette ; Duquette, A-gnès-Audémire : Biron, M.-Anne-Irène ; Audette, Marie-Louise ; Lamoureux, Délima ; Gervais, M.-Lse-Dora ; Courtemanche, M.-Albina ; Rivard, M.-Marguerite-Adè-le ; St-Pierre, M.-R.-de-L.-Noëlia ; Hébert, M.-Alma-Alexina ; Godbout, M.-Rose-An-na-Dolosa ; Demers, M.-Joséphine-Albina ; Perrault, M.-Rosanna-Wil.; Phénix, M.-Anne-Amanda-Aurée ; Barbin, M.-Anne-Sophie ; Laguë, M.-Mélina ; Champoux, M.-Anne : Brunei, tyL-Aurélia ; Bisson, Marie-Anne ; Côté, M.-Az.-Evangéline.Elémentaire anglais.—Distinction.—Todd, Rose-Eveline.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Ledoux, Marie-Eloïse ; Mullaire, M.-Emma ; Chartier, M.-Délima ; Dion, M.-Anne.VALLEYEIELD Elémentire français.—Satisfaisant.—Pouliot, Marie-Louise-Berthe ; Bariteau, M.-Agnès-Calitius ; Poirier, M.-Alice ; Daoust, M.-Albina ; Courville, M-Rose-Lau-rence ; Giroux, M.-Malvina-Alex.; Mathieu, M.-Lédée-Georg.; Sauvé dit Laplante, Maria-Alma ; Jenneau, M.-Anne-Georgianna ; Thibault, M.-Eulodie ; Poirier, M.-Léo-nide ; Thibault, M.-Eulodie.Elémentaire français.—Distinction.—Laberge, M.-Joséphine ; Poissant, Léonie-Evéline • Leduc, M.-Lucienne ; Cazelais, M.-Alda-Célina ; Lalonde, M.-Joseph-Claire ; Brunet, M.-Anne ; Dandurand, Berthe ; Levasseur dit Carmel, Graziella ; Perron, M.-Valérie.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—O’Sullivan, M.-Cécilia.VICTORIAVILLE Elémentaire français—Satisfaisant.—Matte, M.-Antoinette-Germ.; Croteau, M-Emélie ; Morrissette, M.-Emma ; Michel, M.-Anne ; Béland, M.-Eva ; Poitras, M.-Fab.-Humbéline.Elémentaire français.—Distinction.—Boulanger, M.-Elizabeth ; Champoux, M.-Joseph-Cordélia ; Lainesse, Anna-Marie ; Biron, Rose-Anna-Dorilla ; Lamy, M.-Anne ; Morin, Rosanna ; Proulx, Alice-Catherine ; Fréchette, M.-Anny ; Roux, M.-Florida ; Desharnais, M.-Dul.-Régina ; Provencher, M.-Aurore-Elodie.Elémentaire français et anglais.—Distinction—Caron, Aurore.HULL Elémentaire français.—Satisfaisant.—Charette, Marie-Sara.^ Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Morissey, M.-Johanna ; Cavan, Elizabert ; Grégoire, Emérentienne ; Day, Marg.-Bridget-Gertrude.Elémentaire français.—Distinction.—Labelle, Marie-Rose.Elémentaire anglais.—Diitinction.—Lavergne, M.-Elizabeth ; Cooligan, Ann-Ethel ; McCoy, Mary-Helena.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Pléau, Johannah.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Pagé, Olive. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 47 FRASERVILLE Elémentaire français.—Satisfaisant.—St-Onge, M.-Adèle-Laure ; Chamberland, M.-Aimée-Angélina ; Ouellet, M.-Rose-Anna-Alma ; Dumais, M.-Amanda ; Charron, Marie-Anne ; Dionne, M.-Corinne-Dorilda ; Michaud, Marie-Philomène ; Richard, M.-Léonie ; Bérubé, M.-Anne-Georgianna ; Moreau, M.-Célanire ; Laplante, M.-Léoca-die ; Boucher, Marie-Alma ; Côté, M.-Anne-Elis.-Bernadette.Elémentaire français.—Distinction.—Tardif, M.-Anna-Hermine ; Bourgault, Marie-Louise ; Bouchard, M.-Eug.-Victoria ; Roussel, M.-Anna-Lætitia ; Beaulieu, M.-Luména ; Bérubé, Marie-Louise ; Bourgault, M.-Euphémie.FARNHAM Elémentaire français.—Satisfaisant.—Lasnier, M.-Lucias-Aurore ; Plouffe, Rose-Réséda ; Lebeau, M.-Lse-Eva ; Morissette, Delvina-Clérina-Rég.; Dionne, M.-Clau-dia ; Houle, M.-Bernadette-Aug.; Chabot, M.-Lse-Nélia ; Gagnon, M.-Philomène-Do-lorès ; Larocque, M.-Alexia-Adonia ; Desmarais, M-Aurore-Rose-Alba ; Beauregard, M.-Anne-Blanche ; Lamoureux, M.-Fédora ; Campbell, M.-Euphémie-Eulalie ; Martel, M.-Svlvia.Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—Enright, M.-L.-Elizabeth ; Cleary, Alice.Elémentaire français.—Distinction.—Caâitux, M.-Dorilla-Aurore ; Morasse, M.-Alma ; Choquette, Agnès-Bl.-Athénaïse ; Ruel, Maria-Amélia ; Larocque, Maria-Al-bina ; Lareau, M.-Lse-Arzélie ; Richard, M.-Anne ; Blain, M.-Victoria ; Gagnon, M.-Lydia-Elmire.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Meunier, M.-Anne-Béatrice.ST-FERDINAND Elémentaire français.—Satisfaisant.—Mailhot, M.-Lse-Rachel ; Galarneau, M.-Emilie-Corona ; Lluard, M.-Anne ; Levasseur, M.-Lse-Claire ; Comtois, M.-Anne-Léo-poldine ; Martel, Marie-Emilie-A.; Carrier, M.-Rose-de-Lima ; Roy, M.-Stella-Eléonore ; Fortier, Marie-Anne ; Samuel, Maria-Anne-Adélaïde.Elémentaire français-—Distinction.—Dion, M.-Eléonore-Alice ; Mercier, M.-Anne-Henricia ; Couture, M.-Alma-Augustine, Dion, M.-Anne-Alexina ; Lemieux, M.-Dé-lia-Corinne ; Pinet, F.-Rébecca ; Goulet, F.-Bernadette ; Lapierre, M.-Cam.-Isabella ; Lemoine, Marie-Olivine ; Lamothe, Marie-Louise ; Savoie, Philomène-Amanda ; La-bonté, M.-Anna-Délia ; Normand, M.-Amanda.CARLETON Elémentaire français.—Distinction.—Guité, F.-Albertine.Elémentaire anglais.—Distinction.—Ste-Croix, F.-Berthe-Alice ; Isaac, Margaret ; Harriman, Susanna.Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Lavoie, M.-Mélanie.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Thibodeau, M.-Anne-Lucie ; Bernard, M.-Béatrice ; Normandeau, M.-Lse-Amanda ; Foley, F.-Jane-Alvine ; Gauthier, M.-Angélie ; Gauthier, M.-Anne ; Jones, Agnès-Jane.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Driscoll, Catherine.CHICOUTIMI Elémentaire français.—Satisfaisant.—Simard, M.-Emelda ; Menier, M.-Clara ; Tremblay, Marie ; Simard, Rose-Arma, Gauthier, M.-Rosalie-Juliette ; Villeneuve, M.-Lse-Elmire. 48 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE BAIE-ST-PAUL Elémentaire français.—Satisfaisant.—Harvey, M.-Edée ; Dufour, M.-Anne-Eva ; Tremblay, M.-Corinne-Eugénie ; Desgagné, Elida ; Tremblay, M.-Judith-Alma ; La-Derge, Marie-Antoinette ; Tremblay, M.-Laura ; 'Tremblay, M.-Emma-Cécilia.i Elémentaire français.—Distinction.—Gilbert, M.-Laura-Eugénie ; Bouchard, M-Lse-Amélia ; Thibault, Marie-Louise ; Tremblay, M.-Corine ; Côté, M.-Arth.-Luci-Tremblay, M.-Elizabeth-Vict.; Allard, M.-Alice-Albertine ; Lapointe, M.-Irène-Eve.ROBERVAL Elémentaire anglais.—Distinction.—Lévesque, M.-Léa-Aurore.MONTEBELLO Elémentaire français.—Satisfaisant.—Louisseize, M.-Béatrice-Déliska ; Bourgeois, M.-Angélina ; Séguin, F.-Aldona ; Malette, Laurenza ; Guay, M.-Georgiana-Luce-Elémentire français.—Distinction.—Daoust, M.-Odiana.Elémentaire anglais.—Distinction.—Ethier, Marie-Antoinette.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Désabrais, M.-Valentine.PORTAGE-DU-FORT Elémentaire anglais.—Satisfaisant.—McCormick, Almira ; Kennedy, Mary-Gertrude ; Furlong Mary-Teresa ; Kelly, Margaret-Regina ; Slattery, H.-Annie ; Morris, Rose-Mary ; McDonell, Elizabeth ; McDonell, Etta ; Bowie, Claire-M.-Teresa.Elémentaire anglais.—Distinction.—O’Hare, Mary-Elizabeth.Elémentaire anglais et français.—Satisfaisant.—Pleau, Marie-Ada.Elémentaire anglais et français.—Distinction.—Needham, Frances-Car.STE-ANNE-DES-MONTS Elémentaire français.—Satisfaisant.—L’Etourneau; M.-Alice : Mimeault, M.-Clo- tilde Elémentaire français.—Distinction.—Vigneault, M:-Lse-Florida ; Henley, M.-A.-Alvine ; Richard, M.-Olympe-Aimée ; Pelletier, M.-Rose-Bernadette ; Lemieux, M.-Anne-Clara ; Létourneau, Maria-Stella ; Packwood, M.-Ida-Edwige.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—L’Abbé, M.-Amanda • Lemieux M.-Aimée.POINTE-AUX-ESQUMAUX Elémentaire français.—Distinction.—Cormier, M.-Obélina ; Boudreau, M.-Bella.HAVRE-AUX-MAISONS Elémentaire français et anglais.—Satisfaisant.—Vigneault, Marie-Ida.Elémentaire français et anglais.—Distinction.—Chiasson, M.-CléophéeArseneau M.-Sylvie ; Cormier, Marg.-Cécilia ; Giasson, M.-Zélia.ST-JOVITE Elémentaire français.—Distinction—ha]eunesse, M.-Albina.new-carlisle Elémentaire français.—Distinction.—Ezrhtït, M.-Geneviève. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 49 Convention des institutrices du diocèse de Sherbrooke Du 22 au 27 août dernier, les Institutrices du diocèse de Sherbrooke ont été réunies en convention, à Sherbrooke, au couvent des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame.Voici le programme officiel de la convention : « 1er jour :—lundi, 22 août, à 7.30 du soir.—Ouverture de la convention au couvent des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame sous la présidence du Surintendant de l’Instruction publique.Discours de circonstance.2e jour : mardi, 23 août, à 8.30 du matin.—Conférence par M.Napoléon Brisebois, professeur àl’Ecole normale Jacques-Cartier.Sujet : L’enseignement de la grammaire.10 heures du matin.—Conférence par M.Nérée Tremblay, professeur àl’Ecole normale Laval.Sujet : L’enseignement intuitif à l’école primaire.2.30 heures de l’après-midi.—Conférence par M.A.-B.Charbonneau, instituteur de Montréal, Sujet : La méthodologie.3e jour :—mercredi, 24 août,à 8.30 heures du matin.—Conférence par M.Le-¦blond de Brumath, principal de l’Académie commerciale de Montréal.Sujet : L’enseignement de l’histoire du Canada à l’école primaire.10 heures du matin.—Conférence par M.Chs Lefèvre, professeur de dessin à l’école normale Laval.Sujet : Le dessin.2.30 de l’après-midi.—Conférence par le même.Sujet : Le dessin (suite).4e jour :—jeudi, 25 août, à 8.30 du matin.—Conférence par l’abbé J.-A.-H.Gignac.Sujet : L’enseignement du cathéchisme à l’école.10 heures du matin.—Conférence par M.Ahern, professeur à l’école normale Laval.Sujet : L’Enseignement de l’arithmétique.2.3o de l’après-midi.—Conférence par M.Nansot, inspecteur d’écoles.Sujet : Du besoin d’activité chez les enfants.Comment concilier ce besoin avec les exigences de la discipline.5e jour :—vendredi, 26 août, 8.30 du matin.—Conférence par M.Ers Liénard, directeur de l’Académie Laurier, Montréal.Sujet : Des leçons de choses.10 heures du matin.—Conférence par M.O.-E.Dallaire, conférencier agricole.Sujet : De quels moyens dispose l’école primaire pour développer le goût de l’agriculture chez les enfants de la campagne.2.30 heures de l’après-midi.Conférence par M.Adjutor Rivard, professeur d’élocution à l’Université Laval.Sujet : De la lecture à haute voix.6e jour :—samedi, 27 août, à 9 heures du matin.—Clôture de la convention.» La convention fut ouverte dans la grande salle du couvent des Dames de la Congrégation par le Veni Sancte Spiritus récité par Mgr Larocque, évêque de Sherbrooke.Deux cent institutrices et cinquante religieuses, venues des différents points du diocèse de Sherbrooke, assistaient au Congrès.Assistaient à la séance d’ouverture : S.G.Mgr Larocque, évêque de Sherbrooke ; 1 honorable P.B.de la Bruère, Surintendant de l’Instruction publique ; l’honorable A.Robffaille, Secrétaire de la Province ; plusieurs membres du clergé ; MM.les conférenciers ; M.T.Stenson, membre du Conseil de l’Instruction publique ; M.le Dr Pelletier, député de Sherbrooke.M.le Surintendant de l’Instruction publique ouvrit la convention par le discours suivant : « Monseigneur, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, Au mois de mai dernier, Sa Grandeur Mgr Larocque exprima au comité catholique du conseil de l’Instruction publique réuni en session, le désir de voir se tenir, cet été, dans sa ville épiscopale, une réunion des institutrices du diocèse de Sherbrooke, pour continuer la série des conventions pédagogiques qui ont eu lieu à Montréal et à Qué- 50 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE bec les années passées.Une résolution conforme à ce vœu fut adoptée par le comité et soumis à l’approbation du gouvernement qui, saisissant bien toute l’importance de cette idée, voulut en assurer la réalisation en votant les fonds nécessaires à son exécution Il m’est infiniment agréable d’ouvrir, ce soir, ce congrès pédagogique en présence du vénérable évêque de Sherbrooke qui voit ses vœux se réaliser, et en présence aussi de l’Honorable M.Robitaille, secrétaire de la Province, lequel, afin de témoigner sa profonde sympathie aux membres du corps enseignant, a fait trêve à ses nombreuses occupations pour venir ici rehausser par sa présence Téclat de la convention.A ces distingués personnages et à tous ceux qui nous font l’honneur d’assister à cette séance d’ouverture, j’offre au nom des institutrices ici présentes et en mon nom comme chef du département de l’Instruction publique, l’expression de notre profonde reconnaissance.Je viens de dire qu’il m’était très agréable de présider cette convention.Veuillez croire que ce n’est pas de ma part une phrase banale, mais l’expression absolument sincère du sentiment que j’éprouve.Je ne suis pas étranger ici et Sherbrooke ne m’est pas inconnu ; j’ai habité cette ville alors que j’étais jeune homme et j’ai conservé de cet endroit charmant et pittoresque des souvenirs qui ne s’effaceront jamais.Car vous le savez, les souvenirs de jeunesse sont les plus durables.J’étais venu ici il y a de cela quarante-six ans, apprendre la langue anglaise.Un demi-siècle pour une ville comme Sherbrooke, c’est déjà assez long.La colonisation des cantons de l’Est n’avait pas, à cette époque, le développement merveilleux qu’elle offre aujourd’hui.Assis fièrement sur son rocher, Sherbrooke avait déjà un air fort distingué ; les cascades du Magog faisaient concevoir de grandes espérances sur l’avenir industriel de cette localité, mais la ville avait encore peu d’étendue.Habitée en grande partie par des personnes de langue anglaise, l’élément français y était sans influence, car il ne comptait ni marchands, ni hommes appartenant aux professions libérales, ni journaux ; mais il avait à sa tête un prêtre animé d’un grand zèle, possédant la confiance des hommes d’affaires de l’endroit et désireux de faire de Sherbrooke une ville qui put devenir le centre religieux et intellectuel de la fertile région qui s’étendait des limites des anciennes seigneuries aux frontières de la République voisine.Je veux parler du Vénérable M.Alfred Dufresne, qui plus tard, devint le vicaire-général de ce diocèse, lors de sa fondation.Quand j’arrivai à Sherbrooke, l’église était bâtie et le couvent venait d’être fondé.Sur le terrain où s’élève le majestueux édifice du Séminaire de St-Charles Borromée, il n'y avait qu’une école élémentaire dirigée par deux ecclésiastiques du collège de St-Hyacinthe.C’était en 1858.Quelle transformation s’est opérée depuis.Avec l’accroissement de la population, le commerce grandi, l’industrie a pris beaucoup de développement ; l’église paroissiale s’est vue érigée en cathédrale, le petite école est devenue séminaire et la maison d’éducation dans laquelle nous sommes réunis a pris des proportions superbes qui indiquent la grandeur de l’œuvre accomplie dans ce coin du Canada par les Filles de Marguerite Bourgeois.Je vous ai rappelé, les humbles débuts de l’établissement religieux et scolaire de Sherbrooke et ce n’est pas sans une émotion vivement sentie que je l’ai fait, car j’y vois un progrès dont nous avons tous raison de nous enorgueillir et pour lequel noüs sommes en grande partie redevables au clergé du pays et aux femmes dévouées qui, sous l’humble habit de la religieuse, depuis bientôt trois siècles, ont façonné le cœur et 1 intelligence de nos mères et de nos épouses.Et vous institutrices qui m’écoutez, vous serez les premièrss, j’eu suis sûr.à donner votre approbation à mes paroles, car vous avez, pour la plupart, puisé dans ce couvent de Sherbrooke, ou dans des maisons d’éducation semblables, l’instruction qui vous a permis de vous livrer à l’enseignement.Aussi, cette réunion, dans un tel lieu, aura pour vous un charme particulier, elle sera un rayon réconfortant de lumière au cours de votre laborieuse carrière, et vous en emporterez d’agréables et salutaires impressions.Quel que soit l’endroit que vous habitiez, vous vous souviendrez de la semaine du 22 août 1904.^ Vous allez puiser ici un enseignement de quelques jours seulement, h est vrai, les résultats cependant en seront précieux au point de vue pédagogique, et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5ï le bonheur que vous allez goûter dans cette vie de communauté où tout vous rappellera les années de couvent, va jeter dans votre âme une semence d’autant plus fructueuse qu’elle aura pour la faire croître la tendre rosée des souvenirs du jeune âge et la chaude et sympathique réception des directrices de cette maison.Dès demain matin, mesdames, vous allez vous mettre à l’œuvre, écouter très attentivement les conférences que des professeurs très expérimentés ont été priés de vous donner, et vous ne manquerez pas de prendre sur les matières développées devant vous des notes que vous pourrez plus tard consulter avec profit.Je n’ai pas à vous exposer le programme de la convention, vous le connaissez déjà et vous avez pu constater qu’il embrasse dans ses grandes lignes, tout le cours d’études des écoles primaires.On vous parlera des principes généraux de la méthodologie, de l’enseignement du catéchisme, de la grammaire, de l’arithmétique et de l’histoire.On traitera devant vous de l’utilité des leçons de choses, des procédés à employer pour enseigner le dessin d’une manière pratique et profitable.Il est un autre sujet dont il sera aussi question au cours des conférences et sur lequel je crois devoir appeler tout spécialement votre attention.C’est l’agriculture.Vous enseignez pour la plupart dans les écoles de campagne, à des enfants qui se destinent à la culture de la terre.Il importe, par conséquent, que votre enseignement soit imprégné de notions agricoles.Vous avez pour cet objet dans le manuel que les Frères de l’Instruction chrétienne ont publié, tout un magnifique programme.Vous pourriez au besoin l’employer comme livre de lecture, interrogeant vos élèves sur ce qu’ils ont retenu de cette lecture et sur les explications que vous leur avez données.Je ne voudrais pas empiéter sur le domaine du conférencier agricole, laissez moi pourtant vous dire que tout en enseignant à l’enfant, vous devez vous faire une obliga^ tion de lui parler de temps à autre, en classe et hors de la classe, de l’indépendante carrière du cultivateur, de lui faire comprendre les avantages d’une bonne culture et l’heureuse influence de la vie agricole sur les mœurs et l’esprit de famille.Cet enseignement de vive voix donné de façon constante à l’enfant, pendant son séjour à l’école, lui ferait acquérir une foule de connaissances utiles et développerait chez lui un goût tout particulier pour l’art agricole.Ce que je vous dis en ce moment est, ce qu’il me semble, de grande importance, car vous savez, mesdames, que c’est sur la classe rurale encore plus que sur la population des villes que repose le fondement de notre nationalité.Si l’air qu’on respire à la campagne est plus vivifiant parce qu’il est plus pur, l’atmosphère morale y est aussi plus saine, et quoique nos villes aient produit des hommes fort distingués, il est digne de remarquer toutefois que le plus grand nombre de ceux qui ont fait l’ornement du clergé, de la magistrature et de l’arène politique dans notre pays, ont vu le jour au sein de nos paroisses, dans des familles de cultivateurs.Un dernier mot.La carrière que vous avez choisie, mesdames, est une belle et noble carrière, car votre tâche ne consiste point à faire parcourir aux enfants le programme d’études ; elle a une portée beaucoup plus large.Vous élevant au dessus du terre-à-terre de la routine, vous devez embrasser de vastes horizons.En effet, comme vous remplacez à l’école le père et la mère de famille, votre mission dépasse les bornes de l’instruction proprement dite, puisqu’elle a pour but de former le caractère de l’enfant, de corriger ses défauts et de diriger son cœur vers la pratique des vertus chrétiennes.Te pourrais vous dire que vous avez charge d’âmes, car l’avenir d’un homme dépend dans une bonne mesure de la formation intellectuelle et morale qu’il a reçue à l’école primaire.Ces choses, vous les savez.Les conférences que vous entendrez cette semaine en vous les rappelant avec une insistance voulue à votre mémoire, vous donneront un courage- nouveau pour rendre votre enseignement aussi efficace que possible.J’espère, et je ne doute pas que cet espoir se réalise, que les échos de ce congrès pédagogique se repercuteront de collines en collines par tous les Cantons de l’Est et que les commissions scolaires en constatant les heureux résultats de votre présence à cette convention n’en comprendront que mieux, elles aussi, l’importance de vos devoirs et la noblesse de votre mission.» 52 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’honorable M.A.Robitaille, Secrétaire de la Province, prononça aussi un discours très intéressant ; nous le publierons en entier dans la prochaine livraison.M.le Dr Pelletier, député de Sherbrooke, fut ensuite invité à adresser la parole.Il recommanda aux institutrices l’enseignement de l’hygiène, et surtout la pratique de l’hygiène.M.Pelletier fut suivi par M.Stenson, membre du Conseil de l’Instruction publique.M.Stenson insista sur la nécessité de former des citoyens intègres et des femmes fortes.Il parla aussi longuement de l’importance des conférences pédagogiques.S.G.Mgr Larocque termina la série des discours par un entretien familier.Sa Grandeur a dit d’abord tout le bonheur qu’elle éprouvait de voir les institutrices en convention.Elle énuméra les principales qualités de l’institutrice, dont la principale est l’amour chrétien que l’éducateur doit avoir envers les enfants.Mgr Larocque dit aussi aux institutrices combien il importe pour elles de se mettre au courant des meilleures méthodes d’enseignement.Il fit aussi un éloge bien mérité des communautés enseignantes de son diocèse.Puis Sa Grandeur invita l’assistance à passer dans la chapelle du Couvent pour le chant du Veni Creator.On entonna ensuite le cantique : “ Nous vous invoquons tous, ” puis l’évêque donna la bénédiction solennelle.Le lendemain commencèrent les conférences indiquées plus haut.Dès aujourd’hui, nous sommes en mesure d’annoncer que nous publierons les conférences de MM.Leblond de Brumath, Ers Liénard, O.E.Dallaire et Adjutor Rivard.Celles de MM.Nansot, Lefèvre et Ahern ont paru dans L’Enseignement primaire de 1902-1903.La convention de Sherbrooke a été un succès' véritable.Les institutrices ont su apprécier les travaux qui leur ont été soumis, et elles se rappelleront toujours la générosité du gouvernement, la gratitude des distingués personnages qui ont patronné la convention.Surtout elles n’oublieront jamais l’aimable bonté dont les Révérendes Sœurs de la Congrégation Notre-Dame les ont entourées.LE CABINET DE L’INSTITUTEUR LE PREMIER EVEQUE DE JOLIETTE Mgr Alfred Archambault, vice-recteur de l’Université-Laval, à Montréal, vient d’être élevé à la haute dignité épiscopale.Appelé par sa Sainteté Pie X à gouverner l’Eglise naissante de Joliette, Mgr Archambault saura réaliser les espérances du Pape.Au nouvel élu.L’Enseignement Primaire offre ses hommages les plus respectueux.AUX PRIERES — M.l’abbé Roch Magnan, curé de Muskekon, Michigan, décédé le 12 de juin à Rome.M.l’abbé Magnan a publié récemment une série de livres de lecture très appréciée.C’était un apôtre doublé d’un patriote.—M.l’abbé Chs Trudelle, ancien aumônier de l’Hôpital du Sacré-Cœur, décédé en juillet dernier à l’âge de 82 ans.Ce représentant d’une autre époque laisse des écrits importants.C’était un Canadien de race qui avait su puiser son patriotisme aux sources de notre histoire nationale.— Le Révérend Erère Paulian, directeur de l’école des Frères des Ecoles Chrétiennes de Saint-Jean-Baptiste de Québec depuis 23 ans.C’était un éducateur dans toute la force du mot.Son zèle était admirable : le bien accompli par cet humble religieux est considérable.' . L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 53 CHRONIQUE SCOLAIRE Au début de l’année scolaire, nous conseillons aux instituteurs et aux institutrices d’entreprendre une campagne contre l’usage de la cigarette chez les enfants.Il a été constaté par les médecins que les enfants fumant la cigarette, ont la mémoire moins heureuse que les élèves qui ne fument pas.Il est certain également que l’usage habituel de la cigarette ruine la santé des petits garçons.Les 22 et 23 juin dernier, les anciennes élèves du couvent de la Congrégation Notre-Dame de Saint-Jean d’Iberville ont célébré le cinquantenaire de leur Alma Mater.Le vinp-t-cinquième anniversaire de la fondation du collège de Saint-François-Xavier, à Saint-Denis, comté de Richelieu, a été célébré avec éclat les 28 et 29 juin.Le 23 mai, dans la chapelle de la Congrégation de Notre-Dame, à la maison-mère, (Montréal) huit religieuses ont célébré le cinquantième anniversaire de leur profession religieuse.C’étaient la révérende Mère Sainte-Cécile, supérieure provinciale ; les révérendes Sœurs Saint-Thomas d’Aquin, Saint-Isidore, Saint-François de Borgia, Saint-Octave, Saint-Athanase, Saint-Martin, et Saint-Denis.Le 6 juin dernier les élections générales de l’Institution des Révérendes Sœurs de la Providence ont eu lieu sous la présidence de S.G.Mgr Bruchési.La révérende mère Marie-Antoinette a été réélue supérieure générale.L’Hospice Youville de Saint-Benoît a fêté le cinquantenaire de sa fondation le 28 juin dernier.Le couvent de St-Benoît a fourni 65 religieuses dont 59 sont nées dans cette paroisse.Le couvent de Villa-Maria, Montréal, dirigé par les Sœurs de la Congrégation, a célébré le cinquantième anniversaire de son établissement le 15 juin.Cette fête mémorable fut présidée par Mgr l’archevêque de Montréal.Villa Maria, dit La Patrie, agréablement située sur le versant ouest du Mont-Royal, fut longtemps la propriété de la famille Monk, qui donna au Canada un administrateur et plusieurs citoyens distingués.Le corps de logis central construit par feu 1 honorable juge Monk, est devenu plus tard la résidence du gouverneur-général.C'est dans ses murs que Lord Elgin se réfugia pour se soustraire aux scènes orageuses de 1840.L’appartement de Lady Elgin est actuellement celui des élèves finissantes de la Congrégation.C’est en mai 1854 que les religieuses de Notre-Dame achetèrent le château de M.Samuel Cornwallis Monk.Au mois de septembre elles ouvraient leurs classes et les élèves se présentèrent si nombreuses qu’il fallut songer à agrandir cette année-là même.L’aile ouest fut bénite le 13 juin 1856 par M.D.Gra-net, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice.La “ Villa Paula ”, résidence de M l’aumônier, fut construite en 1874, à l’entrée de l’avenue Elgin. ) L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Lisons ce que publiait de Villa Maria dans la Revue des Deux-Mondes une plume qui a cueilli trois fois les laurieurs académiques : “ Le magnifique couvent de Villa Maria, de la Congrégation de Notre-Dame, qui occupe, près de Montréal, l’ancienne résidence du gouverneur-général, est, avec celui des Ursulines de Québec, le couvent aristocratique du Canada.“ ^ niveau des études atteint celui des meilleurs couvents d’Europe.Villa-Maria n’a rien à envier aux collèges les mieux situés.Le professeur B.Lalime, de Saint-Hyacinthe, a ouvert en 1903, une école commerciale et pratique, qui est en opération pendant les vacances, pour les instituteurs et les institutrices qui désirent se perfectionner dans les matières commerciales surtout.Cette école est ouverte aussi durant le cours de l’année scolaire pour les jeunes gens et les ieunes personnes qui se destinent aux affaires.La Patrie a reproduit naguère un article intitulé UBcole et la Famille, où il est question des parents et des instituteurs.Les lignes suivantes ne sont pas sans intérêt : “ Parents et instituteurs ne peuvent pas s’ignorer ; ils ont besoin de se connaître et de rester en contact.Un cahier de- correspondance ne suffit pas à établir des relations intimes.Il est bon que, surtout au premier contact, les professeurs se renseignent exactement sur les antécédents, les dispositions, les particularités de caractère de leurs nouveaux élèves, sans quoi ils tâtonneront et risqueront de se tromper sur la nature vraie de quelques-uns d’entre eux.Du jour au lendemain, en effet, sans renseignements préalables, un maître doit s’efforcer de comprendre trente ou quarante écoliers qu’il n’aura jamais vus, qui sont pour lui autant d’énigmes ; il n’a pas la science infuse ; il n’est pas infaillible.Comment s’étonner que de bons petits sujets trop sensibles ou trop délicats, se laissent troubler au commencement et mettent un temps assez long à se remettre, à s’acclimater, à rejoindre le gros du bataillon.” Les journaux s’occupent toujours du salaire des institutrices.Dernièrement, Le Triûuvien a publié sur ce sujet un article intéressant.Ce travail a été reproduit par le Courrier de Saint-Hyacinthe.Dans sa chronique du 29 août dernier, Madeleine, de La Patrie, fait un éloge enthousiaste des Sœurs du Saint-Rosaire, communément nommées les Sœurs des petites Ecoles.Le siège principal de cette communauté est à Rimouski.Le draneau canadien-français (le Carillon aux armes du Sacré-Cœur) a été arboré sur un très grand nombre d’écoles le 24 juin dernier.Nous félicitons les municipalités qui ont eu le courage patriotique de tailler le drapeau national dans notre propre étoffe du pays. 55 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.Les journalistes rlp Montréal ont fondé trois écoles primaires à la Ferme-Neuve, dans la ré"1’on de la Lièvre.Chacune de ces écoles est fréquentée par une cinquantaine d’enfants.Il y a six ans, la Ferme-Neuve comptait à peine vingt familles, aujourd’hui, elle en compte plus de deux cents.ÇA BT LA L’Agriculture à e’écoee.—Dans une conférence donnée à Saint-Jérôme, au mois d’août dernier, M.O.-E.Dallaire, conférencier agricole, a déclaré que l’école primaire ne faisait pas assez d’efforts en faveur de l’Arboriculture.Les instituteurs et les institutrices devraient étudier un peu cette science avant de faire planter des arbres autour des écoles.Hygiène.—A l’aide du Manuel d’Hygiène du Dr Lachapelle, les instituteurs et les institutrices peuvent donner à leurs élèves, sous forme de leçons de choses, des notions suffisantes d’hygiène pratique.Prière de consulter le programme officiel à ce suj et.LE nouveau Gouverneur-général.—Le successeur de lord Minto, comme gouverneur-général du Canada est lord Grey.C’est le 28ème gouverneur sous la domination anglaise, le neuvième depuis l’établissement de la Confédération.Vers LE lac st-jean.—Grâce au chemin de fer de Québec au Lac Saint-Jean, la région située au nord de Québec se développe normalement.La colonisation fait des progrès sûrs dans ce coin de terre de notre Province.A propos de sous-maîtresse.—Mademoiselle A.L.nous écrit : “ Quel est le nombre d’élèves requis pour qu’une institutrice puisse et doive demander une sous-maîtresse ?”—Rép.L’article 120 des règlements du Comité catholique du C.de l’I.P.dit : “ Les commissions et les syndics doivent engager un sous-maître ou,une sous-maîtresse pour chacune de leurs écoles élémentaires, lorsque l’assistance moyenne excède cinquante élèves.Ils doivent aussi engager deux maîtres et deux maîtresses pour toute école modèle, servant en même temps d’école élémentaire, quand le nombre des élèves inscrits est de quarante ou plus.” Association des Inspecteurs d’écoles.—Les inspecteurs d’écoles catholiques se sont réunis à Québec au cours du mois d’août.Voici comment se compose le bureau de direction de cette association : Président : P.Rueï ; Secrétaire-Trésorier : J.-M.Côté ; Directeurs : S.Vien, B.Lippens, L.Bergeron.L’Ami des catéchismes.-—On peut s’abonner à cette revue en s’adressant à M.P.Garneau, libraire, 6 rue de la Fabrique, Québec.La Croix” de Montréal.—Cet excellent journal est devenu une belle revue mensuelle, grand format, seize pages.Les institutrices qui désirent se renseigner à bonne source sur les événements contemporains peuvent s’abonner à cette publica-üon en s’adressant au No.33, rue St-Jacques, Montréal.Prix : $1.00 par année.La Grammaire des Frères à l’Ecole normale Làvàl.—L’Ecole normale Laval de Québec vient d’introduire dans ses classes les trois cours de la Grammaire des Frères des Ecoles chrétiennes intitulés : Leçons de langue française.—Cet ouvrage est approuvé par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.Ces livres ont été introduits à l’Ecole normale afin de permettre aux élèves d’étudier dans des ouvrages qui tiennent compte de l’histoire et de la géographie du Canada et qui ne sont pas neutres au point de vue catholique.LE cahier "Le Drapeau”.—Ce joli cahier de devoirs est toujours en vente chez tous les libraires.On peut se le procurer chez J.-P.Garneau, 6 rue de la Fabrique, Québec.I 56 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE «LE drapeau national des Canadiens Erànçàis».—Huit mille exemplaires de ce beau livre ont déjà été vendus depuis le mois de mai dernier.C’est un succès sans précédent dans les annales de la littérature canadienne.Pour paraître dans quelques jours.—Compte rendu du Congrès de la jeunesse, formant le premier numéro du bulletin de l’Association Catholique de la Jeunesse ca-nadienne-française.Jolie brochure d’une cinquantaine de pages in 8°.Prix 10 cents.Pour la Propagande, $1.00 la douzaine.N.B.Le tirage sera limité à peu près au nombre des demandes.S’adresser dès maintenant au Secrétariat de l’A.J.C-, à Montréal, 449, rue St-Hubert.Revue mensuelle La guerre Russo-Japonaise menace de s’éterniser.Elle peut encore durer longtemps.Au cours des mois de juin, juillet et août la Russie a subi de lourdes pertes.Dans les nremiers jours de septembre l’armée russe a subi une défaite sérieuse à Liao-Yang.Il est encore difficile de prédire l’issue de la lutte.* * * L’enseignement privé s’organise en France afin de conserver à l’éducation catholique quelques moyens de propagande.De toutes les associations libres formées dans l’ancienne mère-patrie pour lutter contre le gouvernement maçonnique qui le dirige, le Syndicat des Instituteurs privés nous semble réunir le plus de qualités.Fondé en 1903, le Syndicat des Instituteurs privés est une association professionnelle constituée, conformément aux dispositions de la loi du 21 mars 1884 ; il a pour but d’unir sur le terrain de leurs intérêts professionnels les Instituteurs privés.* * * Les missionnaires agricoles se sont réunis à Sainte-Thérèse, dans les derniers jours de juillet.A cet important congrès on s’est sérieusement occupé de l’enseignement agricole à l’école primaire.M.J.-C.Chapais a traité le sujet d’une manière complète.M.O -F.Dallaire a aussi fortement insisté sur la nécessité de donner à l’enseignement, dans les écoles rurales surtout, un caractère plutôt champêtre.La fondation de L’Ecole Rurale, comme supplément de L’Enseignement primaire, arrive donc à son heure.La résolution qui suit termina la discussion qui eut lieu entre plusieurs conférenciers au sujet de l’agriculture à l’école.« M.l’abbé J.-O.Brousseau propose, secondé par M.l’abbé J.-H.Boufifard, la résolution suivante : « Attendu que d’après le dernier recensement (1901), l’élément rural de notre population, qui est réellement et uniquement producteur de richesse, semble de plus en plus diminuer par rapport à l’élément urbain, plutôt distributeur ou transformateur de richesse, qui augmente progressivement ; et que l’on constate par la multiplication des grèves, l’existence d’un certain encombrement qui ne fait qu’augmenter par suite du montant de l’exode de la population rurale vers les villes.« Attendu que cette situation ne pourrait se prolonger longtemps sans amener de sérieuses perturbations dans l’ordre économique et social.r>(( Attendu que la désertion des campagnes a surtout pour cause, outre certains préjugés, lignorance des principes fondamentaux de l’agriculture.« Attendu que dans tous les pays où la même situation a eu les mêmes causes on a cherché à rémédier à ce mal, en introduisant l’agriculture dans l’enseignement primaire et secondaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 57 « Et attendu que leur œuvre a été fondée par nos seigneurs les évêques de Québec dans le but d’améliorer la condition de la classe agricole, les missionnaires agricoles en convention au séminaire de Ste-Thérèse les 19 et 20 juillet, 1904, attirent respectueusement l’attention des autorités universitaires, de MM.les supérieurs des séminaires et collèges classiques et des révds.Frères provinciaux des ordres enseignants dans notre province sur l’importance de cette question de l’introduction de l’agriculture dans les cours de leurs établissements respectifs et sollicitent vivement : « 1er.Les autorités universitaires et MM.les supérieurs des séminaires et collèges classiques dé vouloir bien inscrire cette question au programme du congrès d’études qu’ils doivent tenir à l’Université Laval, en 1905.« 2ème.Les Très Révérends Frères Provinciaux des Ordres enseignants de vouloir bien, sans apporter de modification ou de changements radicaux dans le programme de leurs collèges commerciaux et de leurs écoles académiques, prendre le plus vite possible, les mesures nécessaires pour que, dans leurs établissements de la campagne, ou la majorité des élèves appartiennent à des familles rurales, l’instruction soit donnée de manière à ce que les enfants, tout en acquérant les notions de comptabilité et de commerce, désirées par leurs parents, apprennent à considérer l’agriculture comme une profession digne d’un homme bien instruit et d’autant plus lucrative que ceux qui l’embrassent possèdent une plus grande somme de connaissances techniques, et de manière aussi à développer chez les enfants l’esprit d’observation et le goût de la vie rurale.» * * * La Société des Agriculteurs de France consacre une somme de 2,000 francs à distribuer dans sa session ordinaire, tenue au commencement de chaque année, des primes des médailles d’or, d’argent, de bronze et des diplômes aux instituteurs et institutrices primaires, communaux ou libres qui par leur enseignement et la tenue de leur jardin, ont fait les plus louables efforts pour développer chez leurs élèves le goût de l’agriculture, et ont obtenu les meilleurs résultats.Les Sociétés d’Agriculture et les Cercles agricoles de notre province ne pourraient-elles pas faire un pas dans ce sens ?* * * La poursuite malheureusement intentée contre les Frères des Ecoles chrétiennes, à Ottawa, par des catholiques, prend des proportions alarmantes.Le juge McMahon, un catholique irlandais, a rendu jugement dans cette affaire ; il a décidé que les Frères des Ecoles chrétiennes, et par conséquent tous autres religieux ou religieuses qui enseignent, n’ont pas le droit d’enseigner, suivant la loi d’Ontario, sans avoir au préalable subi les examens du gouvernement.Il sera interjeté appel de ce jugement.L’honorable M.Chapais a exprimé, avec raison croyons-nous, une doctrine tout opposée.Voici ce que M.Chapais écrivait en 1893, au sujet du brevet de capacité que quelques-uns voulaient imposer aux instituteurs congréganistes ; « Dans la province d’Ontario, protestante, les congrégations enseignantes catholiques ne sont pas soumises au brevet de capacité ; dans la catholique province de Québec on voulait faire poser par le Comité Catholique de l’Instruction publique un précédent dont le contre-coup pouvait être désastreux pour nos frères de là-bas.« Nous n’avons pas voulu établir ce précédent et, par une démarche imprudente autant qu’injuste, ouvrir peut-être la porte à des persécutions et à des tracasseries nouvelles contre les minorités catholiques des provinces protestantes.» * * * Le congrès de l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française, tenu à Montréal en juin dernier, a eu un succès complet.Parmi les vœux adoptés, nous lisons ceux-ci : 58 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE t T es membres de l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française croie^que iL race caftadienne-irançaise a une mission spéciale à remphr sur ce cont.- nent et qu’elle doit pour cette fin conserver son caractère distinctif de celui des autres raCeS' ,1s cr0ient que la race canadienne-française possède les aptitudes pour rem-nlir sa mission et que le pays où la Providence l’a placée renferme les ressources neces-saires à la formation d’une grande nation et que c’est aux Canadiens français d exploi- ter uo'c’èst dans le sol du pays que la patriotisme 4pit avoir ses racines et que le Canada français doit l’emporter dans leur amour sur toute autre région.,__Tic croient que le progrès de la race canadienne-française est d une façon spéciale attachée à si fidélité à la foi catholique qui est un de ses éléments essentiels et spécifiques.* * * Paul Kruger l’ex-président de la malheureuse république du Transvaal, est mort en Suisse au cours du mois de juillet.Les restes du grand patriote reposent en terre hollandaise * * * On a célébré à Annapolis, dit le Paris-Canada, le trois centième anniversaire du débarquement de Champlain et de de Monts en Acadie., .Des navires de guerre anglais, américains et français étaient dans le port , des marins armés des navires français et américains ont été débarqués et ont formé une imposante garde d’honneur internationale.Le commandant du navire américain représentant les Etats-Unis a prononce un discours, ainsi que M.Kleczkowski, représentant spécialement le gouvernement fran- ^ S D’autres discours ont été prononcés par le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse.le vice-amiral Douglas, commandant l’escadre anglaise du nord de l’Amérique, et M.Charles-Francis Adams, gouverneur de l’Etat du Massachussets.La Société historique a montré la clef d’Annapolis, qui fut remise par le président Subercase quand le général Nikolson prit possession de la place pour le gouvernement anglais en 1716.Cette clef avait été apportée de Boston à cette occasion.* * * La Société d’Education et d’enseignement, en France, fait une belle lutte en faveur de l’enseipnement catholique.A sa dernière réunion annuelle, M.Keller, le président, a exposé les travaux de cette association.Il fit ensuite à grands traits la saisissante histoire de la campagne menée contre l’enseignement libre.Il en flétrit les injustices, les violences, les mensonges et en exposa les effets désastreux pour son pays.Puis il dressa le bilan des ruines à réparer : il a fallu 500 millions pour organiser aux divers degrés l’éducation chrétienne.On brise un instrument de liberté pour le remplacer par un instrument de servitude qui coûtera beaucoup plus cher.Dans cette lutte de tous les jours, la Société d’éducation a surtout eu à défendre, cette année, les écoles congréganistes.Son comité de jurisconsultes a donné 2,000 consultations.Ses brochures et ses conférences se sont multipliées.Enfin, elle a pu venir largement en aide à des besoins toujours croissants, grâce à une heureuse augmentation de ses ressources qui ont dépassé 40,000 francs le chiffre atteint au dernier budget.M.Keller conclut : « Dieu nous relèvera un jour, si nous savons mesurer notre effort à la tâche qui nous incombe ; oublions toutes nos divisions, catholiques de France, pour sauver la religion et la patrie en péril.» * * * Waldeck-Rousseau, ex-premier ministre de France et l’auteur de la loi sur les Congrégations, est mort en août dernier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 59 La Fête du Travail, qui se célèbre tous les ans le premier lundi de septembre dans plusieurs villes canadiennes, a donné lieu, cette année, à une démonstration inouïe dans la ville de Montréal et peut-être dans le monde entier.Sur l’invitation de S.G.Mgr Bruchési, archévêque de la métropole, quinze mille ouvriers se sont réunis dans l’église Notre-Dame pour entendre une instruction spéciale, recevoir la bénédiction de l’Eglise et finalement se consacrer au Sacré-Cœur de Jésus.Mgr Bruchési a terminé une allocution très éloquente par les belles paroles qui suivent : « Ouvriers, de toute mon âme, je vous bénis, vous, vos foyers, vos femmes et vos enfants.Ah ! puisse chacun de ces foyers domestiques ressembler à la ^ainte et douce maison de Nazareth ! « Je bénis votre travail, vos joies et jusqu’à vos épreuves et vos peines.«Je vous bénis ainsi que vos patrons, afin que les liens de la charité chrétienne vous unissent toujours.«Je vous bénis au nom du Christ qui aime les ouvriers ,au nom de son Sacré Cœur.» * * * La loi supprimant l’enseignement congréganiste en France est combattue par des hommes qui ont naguère attaqué le clergé et l’Église avec violence.M.Goblet, ancien premier ministre, consacre à cette loi un article dans la Revue politique et parlementaire.Il déclare d’abord qu’elle porte une grave atteinte aux mœurs et aux conditions de.la France, qu’elle bouleverse toutes les idées consacrées jusqu’ici en matière d’enseignement et, enfin, qu’elle n’était ni dans le pensée du gouvernement que a fait la loi sur les associations, ni dans la pensée du gouvernement actuel à qui elle a été suggérée.* * * La rupture des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège est un fait accompli, et ce fait s’est produit grâce à la mauvaise volonté du gouvernement français, qui guettait depuis longtemps une occasion d’être désagréable au Pape.M.Combes a rappelé l’ambassadeur de la République auprès le Vatican, parce que Pie X aurait ordonné à deux évêques français de se rendre à Rome pour rendre compte de leur conduite épiscopale, et cela sans avertir, au préalable, le gouvernement français.On voit que cet acte du Saint-Siège n’avait rien qui pût froisser les susceptibilités de ,1a France officielle.D’ailleurs, il a été surabondamment prouvé qu’aucun des articles concordataires n’obligeait le Pape à communiquer avec les autorités civiles de la France en pareil cas.Après le départ de l’ambassadeur français de Rome, le nonce papal fut rappelé de Paris.Poussé par la Franc-Maçonnerie, le gouvernement de ce beau pays, qui s’est appelé la Fille aînée de l’Eglise, creuse un abîme de plus en plus profond entre la patrie de nos pères et le Siège de Pierre.Prions pour la France afin que Dieu ne la châtie pas en proportion de ses fautes.C’est la seule manière pour nous de prouver à la France chrétienne que nous nous souvenons d’elle, car la Nouvelle-France ne saurait plus avoir de relation avec la France officielle sans manquer au respect qu’elle doit ’au Pape.C.-J.M.FEU MADAME L.GOUIN Nous recommandons aux prières des lecteurs de L’Enseignement Primaire l’âme de feu Madame Lomer Gouin, épouse de l’honorable M.Gouin, Ministre des Travaux publics dans le Gouvernement de Québec et membre du Conseil de l’Instruction publique.L’honorable M.Gouin voudra bien accepter nos sincères sympathies à l’occasion de la mort de son épouse, qui fut une grande chrétienne et une mère de famille accomplie. 6o L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Références utiles Etablissement de reWeur.—L'Ensèignement Primaire recommande à ses lecteurs l’excellent établissement de reliure de M.L.G.Chabot, 34, Côte de la Montagne, Québec.Relieur et régleur avantageusement connu, M.Chabot est en mesure d’offrir des conditions spéciales aux membres du clergé (pour les bibliothèques paroissiales), reliure des livres, revues, registres,'etc.MAISON FONDÉE EN 1865 Sî A.XI^J',X,$3-ua-ICrJKr3E3 J.-A.LANGLAIS & FILS, Libraires-éditeurs 'Gros et détail) Bureau et magasin, 179, rue St-Joseph—Département du gros, 222 226, r^e Desfossés.QUEBEC LE PLUS GRAND ASSORTIMENT DE LIVRES ET ARTICLES POUR ECOLES AUX MEILLEURS PRIX ! ! 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