Le devoir, 19 mai 2009, Cahier B
L E l> E V OIK.L E M A KOI 1 !» M Al 20 0 !l QC -< O [imm.HOCKEY Patrick Roy nie s’en aller au Colorado Page B 4 MtWfM LITTERATURE Mort de Mario Benedetti, une des plumes les plus illustres de l’Uruguay Page B 10 1E MONDE L’entente moins que parfaite i 7 - ^ François Brousseau entente parfaite entre Washington et Jérusalem est-elle mise à l’épreuve?L’exécutif américain va-t-il bientôt cesser, sous Barack Obama, d’être totalement aligné sur les positions du lobby pro-Israël aux Etats-Unis?Ces questions, on peut se les poser au lendemain de la visite du premier ministre Benjamin Nétanyahou à la Maison-Blanche.Au premier degré, en ne regardant que la surface des choses, on pourrait répondre «non».Les deux leaders ont échangé des amabilités et juré que leur alliance est aussi dure que le roc.Tous deux ont émis des opinions quasi identiques sur le «danger» nucléaire iranien, et se déclarent prêts, bien entendu, à agir en laveur de la «paix».Mais une écoute attentive des propos de l’un et de l’autre, une observation du langage non verbal, ainsi que des codes diplomatiques respectés ou enfreints, montre qu’il y a des nuances qui pourraient — qui pourraient — devenir de vraies divergences entre Washington et Jérusalem.Un exemple: l’insistance du président à parler — devant son interlocuteur des implantations juives en territoire palestinien, «qui doivent cesser».Le président a aussi évoqué la très dure situation humanitaire à Gaza — qui se prolonge jusqu’à ce jour — tout en lançant un regard vers Nétanyahou.Nétanyahou qui, candidat en décembre 2008, avait plutôt promis qu’il irait «finir le travail» à Gaza.Si la suite nous montre que — sur des questions comme le nucléaire iranien, l’Etat palestinien ou l’avenir des relations israélo-américaines — ces nuances verbales (et non verbales) sont plus que des variantes oratoires d'un même discours, alors oui, on peut en déduire que l’ère de l’alignement total de Washington sur les positions de l’Etat hébreu —y compris les plus extrêmes — est révolue.?Sur Israël et la Palestine, Barack Obama avait pourtant montré patte blanche au cours de la campagne présidentielle de 2008, et répété pour l’essentiel les déclarations convenues sur l’amitié indestructible entre les deux pays.11 en a même donné plus que le client en demandait en déclarant — en juin 2008 devant l’AIPAC, le grand lobby israélo-américain — que Jérusalem doit «rester pour toujours la capitale indivisible d’Israël».Mais la possibilité existe — et suscite une certaine angoisse à Jérusalem ou à Tel-Aviv — que ces déclarations de campagne ne correspondent pas aux convictions profondes de Barack Obama, et à ses actes futurs.Concrètement, Obama aimerait bien, par exemple, qu’Israël laisse à Washington toute la latitude voulue pour procéder, en 2009, à une approche diplomatique des autorités de Téhéran et de la question nucléaire iranienne, qui obsède tant les Israéliens et alimente leurs réflexes guerriers.En clair, il veut les retenir de bombarder l'Iran pendant qu’il parle aux Iraniens et tente de convaincre ces derniers d’abandonner leurs prétentions nucléaires.Mais cette impulsion diplomatique survient alors qu’à Jérusalem, s’installe un gouvernement dominé par la droite, voire l’extrême droite, avec comme titulaire des Affaires étrangères un extrémiste antiarabe qui a été comparé à Jean-Marie Le Pen.Comment, concrètement, vont se conjuguer les impulsions diplomatiques et conciliatrices de la Maison-Blanche, avec le «coup de sang», inquiet et intransigeant des Israéliens, qu’a exprimé l’élection de Nétanyahou et de ses alliés?Avant de s’engager en politique nationale, Barack Obama avait cultivé—notamment à Chicago — certains contacts dans la population arabo-américaine.Scandale! Le futur président comptait même parmi ses proches un certain Rachid Khalidi, universitaire palestinien qui luj a exposé «l’autre» point de vue dans cette affaire.A savoir, notamment, que les Palestiniens, oui, sont des êtres humains pensants et souffrants, avec des droits individuels et collectifs, avec des aspirations, une histoire et une destinée — contrairement à la perception de l’écrasante majorité des politiciens de Washington.Lesquels, dès qu’on prononce le mot «Israël», activent leur cerveau reptilien et débitent des automatismes.Et pour qui le mot «Palestiniens» évoque essentiellement le terrorisme, un problème de sécurité à traiter comme tel, sans ménagement.et guère davantage.Penser autrement, réaliser qu’il y a deux côtés à cette histoire, voilà qui serait déjà une petite révolution dans les relations israélo-américaines et dans le traitement du «problème palestinien».et peut-être aussi l’espoir d’un nouveau départ dans cette région du monde.Mais le prix en sera — inévitablement — une distanciation, même minime, entre les positions de Washington et celles de Jérusalem.François Brousseau est chroniqueur d'information internationale à Radio- Canada.On peut l'entendre tous les jours à l'émission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans www.radio- canada, ca/nouvelles/carnets.francobrousso@hotmail.com SRI LANKA La défaite des Tigres tamouls scellée par la mort de leur chef suprême BRYSON HULL ET RANGA SIRILAL Colombo — Les autorités du Sri Lanka ont proclamé hier leur victoire totale sur la rébellion tamoule après avoir détruit la dernière poche de résistance des séparatistes et tué le chef et fondateur des Tigres de libération de l’Ee-lalmTamoul (LITE), Vellupillai Prabhakaran.La mort de Prabhakaran, annoncée par la télévision publique, a été confirmée par des messages SMS envoyés par les services d’information du gouvernement sur les téléphones portables du pays.Deux de ses plus proches lieutenants ont été tués à ses côtés.Cette annonce a suscité des rassemblements festifs dans le pays, la foule envahissant les rues de la capitale, Colombo, en chantant et en dansant.Pour la première fois depuis 1983, année où la guerre civile a véritablement éclaté, l’armée affirme contrôler tout le territoire de l’île.Le dernier acte s’est joué dans le secteur de Mullaittivu, sur la côte nord-est de Pile, où les Tigres, qui contrôlaient encore 15 000 km de territoire il y a moins de trois ans, avaient été acculés sur une étroite bande sablonneuse qui n’a cessé de se réduire pour ne plus couvrir que 300 m.Point d’orgue de l’offensive de grande ampleur lancée par l'armée, les forces spéciales ont tué Prabhakaran dans la nuit de dimanche à hier alors qu’il tentait de fuir la zone des combat à bord d’une ambulance, rapporte la télévision publique sri-lankaise.Âgé de 54 ans, Prabkharan, qui galvanisait ses troupes au point d’en faire des kamikazes candidats aux attentats suicide, avait promis qu’il ne se laisserait jamais capturer vivant.La télévision publique a en outre diffusé pour la première fois hier des images du corps de Charles Anthony, fris et héritier présumé du fondateur des LTTE.VOIR PAGE B 2: TIGRES ISHARA S.KOD1KAKA AGENCE FRANCE-PRESSE La foule en liesse a envahi hier les rues de la capitale, Colombo, en chantant et en dansant.£ STAN HONDA AGENCE FRANCE-PRESSE Des musulmans prient pour marquer la fin du ramadan dans l’imposante mosquée de l’Islamic Cultural Center de New York qui accueille un nombre grandissant de fidèles latinos.S».-¦ .tâ&ïmsêà Des latinos à la mosquée De plus en plus de latinos vivant aux États-Unis laissent de côté leur Bible pour acheter un exemplaire du Coran BAHADOR ZABIHIYAN New York — La prière du vendredi prend fin dans l’imposante mosquée de l’Islamic Cultural Center of New York (ICC-NY), et les 2000 et quelques fidèles s’activent à remettre leurs chaussures afin de retourner au travail.Panni eux, des Noirs, des Blancs, des Arabes et Efren Vargas, un New-Yorkais d’origine portoricaine qui vient d’assister à une de ses toutes premières prières, car il ne s’est converti à l’islam que fiés récemment.«Salam Aleikoum, je suis un Portoricain de 42 ans et je suis musulman mes frères!», répète-t-il aux personnes qui croisent son regard dans le hall d’entrée plein à craquer.Et des «Aleikoum Salam!» (Bonjour à toi) et des «Muchallah!» (Félicitations) se font entendre dans la foule.Ce sont des gens de la Nation of Islam, un mouvement noir controversé, qui ont converti M.Vargas à l’islam alors qu’il était en détention dans une prison du Queens, raconte-t-il.Il n’a pas donné les raisons de son incarcération, mais raconte que la Nation of Islam l’a aidé dans ses démarches juridiques lors de son séjour.M.Vargas explique aussi que le mouvement lui a donné un soutien moral, dans cette prison où les gangs de rue sont omniprésents.«Ils m'ont fait connaître Allah, et là je veux devenir un bon musulman, j'étais catholique avant», raconte-il après être sorti de l’édifice.«L'Église catholique, elle n 'a rien fait pour moi depuis des années de toute façon», précise-t-il.Les 44 paillions de latinos vivant aux Etats-Unis sont en très grande majorité catholiques.Néanmoins, il devient de plus en plus courant d’en croiser dans les mosquées.Le libraire du ICCNY, qui est en fait le plus grand centre islamique de New York, est formel: de plus en plus de latinos laissent de côté leur Bible pour acheter un exemplaire du Coran.«Après l’anglais, ce sont les Corans en espagnol que je vends le plus», raconte Salim Noorali.Il explique que lorsqu’il avait commencé à travailler dans cette mosquée de Manhattan en 1998, il ne vendait que très peu de littérature islamique en espagnol.Elle est de plus en plus demandée ces dernières années, dit-il.Après le 11 -Septembre Etonnamment, il semble que le nombre de latinos convertis à l'islam ait fortement augmenté après le 11 septembre 2001, d’après Hjamil Martinez-Vaz-quez, professeur associé au département de religion de la Texas Christian University, qui VOIR PAGE B 2: LATINO ÉTATS-UNIS La Cour suprême ferme la voie à un procès des années Bush LUCILE M A LA N DA I N Washington — La Cour suprême américaine a exclu hier des poursuites contre deux hauts responsables de l'État pour discrimination envers des musulmans arrêtés après le 11-Sep-tembre, un dossier très délicat alors que les appels au procès des années Bush se multiplient.Par cinq vojx contre quatre, la plus haute juridiction des États-Unis a renversé la décision d’une cour d’appel fédérale de New York.Cette cour d’appel avait établi que John Ashcroft, alors ministre de la Justice, et Robert Mueller, directeur du FBI ne disposaient pas de l’immunité dans les dérives de la politique antiterroriste de l’après 11-Septembre.Si elle avait au contraire confirmé la décision d’appel, la Cour suprême aurait ouvert la voie à un procès des années Bush.La Cour suprême s’inscrit là dans la même ligne que celle tracée par le président américain Barack Obama, qui s’est jusqu’ici montré réticent à entamer des poursuites judiciaires contre les responsables de l’administration précédente.Et ceci malgré l’insistance des organisations de défense des droits de l’homme et de plusieurs sénateurs démocrates.Au cœur de la décision d'hier, la Cour suprême a estimé insuffisants les arguments présentés par Ja-vaid Iqbal, un Pakistanais arrêté en novembre 2001 à New York pour une infraction à l’immigration puis déclaré suspect de «haut intérêt».Il affirme avoir été, comme des centaines d’autres Arabes musulmans à cette époque, enfermé plusieurs mois, 23 heures sur 24 dans une cellule de confinement où la lumière était allumée en permanence, et avoir été sujet à des fouilles au corps à répétition et à des brimades.Il a ensuite été expulsé vers son pays d’origine sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.M.Iqbal souhaitait obtenir le droit de poursuivre ses geôliers et interrogateurs mais aussi les deux hauts responsables américains, soit 34 personnes, en justice.Pour lui, M.Ashcroft était en effet \ «architecte» d'une politique inconstitutionnelle d’arrestations et de détentions antiterroristes sur des critères raciaux et religieux.Et M.Mueller a «joué un rôle» dans la mise en application de cette politique.Mais pour la Cour suprême, «le plaignant ne fournit pas d'indications factuelles suffisantes pour qu 'un état d’esprit discriminatoire chez la partie adverse apparaisse de manière plausible», ajoute-t-elle.Elle rappelle que, dans les mois qui ont suivis le 11-Septembre, «le FBI a interrogé plus de 1000 personnes soupçonnées d’être liés aux attentats».Parmi elles, 752 ont été détenues pour des infractions à l'immigration dont 184 ont été déclarés de «haut intérêt».VOIR PAGE B 2: BUSH Robert Mueller John Ashcroft * LE DEVOIR, LE MARDI ID MAI 2 0 O 9 B 2 LE MONDE TIGRES Les LTTE ont reconnu dimanche que la guerre était arrivée à son terme et ont décidé de faire taire les armes après vingt-cinq ans de conflit COLOMBIE Démission du ministre de la Défense Juan-Manuel Santos RODRIGO ARANGUA AGENCE FRANCE-PRESSE Juan-Manuel Santos était titulaire du portefeuille de la Défense depuis 2006.SUITE DE LA PAGE B 1 «Aujourd'hui, nous avons libéré le pays tout entier en délogeant totalement les terroristes du Nord.Nous avons repris le contrôle total des zones que tenaient les LTTE», a annoncé le chef de l’armée, le général Sara-th Fonseka, à la télévision.Le général Fonseka a ajouté que des examens étaient encore en cours pour identifier formellement le corps de Prabhakaran.Le président sri-lan-kais Mahinda Rajapak-sa, qui avait déjà proclamé la victoire samedi, doit prononcer aujourd’hui devant le Parlement une allocution annonçant officiellement la défaite des Tigres tamouls.D pourrait annoncer à cette occasion la mort du chef des séparatistes.L’état-major sri-lankais considère de longue date que la mort de Prabhakaran est de nature à empêcher une résurgence du séparatisme tamoul sur lequel il exerçait un contrôle total depuis la création des LTTE, en 1976.D’autres cadres du mouvement ont trouvé la mort, parmi lesquels le responsable des renseignements, Pottu Amman, le chef des unités navales des Tigres, le chef politique des Tigres, B.Nadesan, et le porte-parole, Seevarat-nam Puleedevan.Les LTTE ont reconnu dimanche que la guerre était arrivée à son terme et ont décidé de faire taire les armes après vingt-cinq ans d'un conflit qui a fait 70 000 morts.Mais ils ont BUSH SUITE DE LA PAGE B 1 Les attentats du 11-Septembre ayant été perpétrés par des Arabes musulmans se revendiquant d’al-Qaïda, elle-même dirigée par Oussama ben Laden, «un autre Arabe musulman», il n’y a rien détonnant, estime la Cour suprême, à ce que les forces de l’ordre aient arrêté en priorité à ce moment là des Arabes musulmans.menacé de poursuivre leur lutte sous d’autres formes.La communauté tamoule a durement accusé le coup, selon Suren Surendiran, porte-parole du Forum britannique des Tamouls, plus grande organisations d’expa-triés en Grande-Bretagne.«Les gens sont très sombres et très tristes.Mais nous sommes toujours déterminés et désireux de continuer notre lutte pour Œelam», a-t-il déclaré.Commission d’enquête Après la défaite du mouvement séparatiste tamoul, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé hier qu’il fallait renforcer l’aide apportée aux populations civiles dans le nord du pays.Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont pour leur part appelé à l’ouverture d’une enquête sur des violations supposées des droits de l’homme et du droit humanitaire.Le gouvernement sri-lankais a été accusé par les LTTE de bombarder des civils.Les Tigres tamouls ont été accusés, eux, de se servir des habitants comme boucliers humains.A leur apogée, le,s LTTE géraient de facto un Etat pour la minorité tamoule du Sri Lanka.Les Tigres collectaient des impôts, dirigeaient des tribunaux et entretenaient une armée de terre, une marine et une petite force aérienne, même si le gouvernement continuait de financer la santé ou l’éducation.«Ilparaît évident qu'une politique légitime conduisant les forces de l’ordre à interpeller et détenir des personnes en raison de leur liens présumés avec les attentats aura des conséquences diverses et circonstancielles sur les Arabes musulmans, même si le but de ces politiques n’est pas de cibler des Arabes ni des Musulmans», argumente la Cour.Agence France-Presse Bogota — Le ministre de la Défense qui a supervisé l’opération de libération de l’otage des Fare Ingrid Betancourt, Juan-Manuel Santos, a présenté hier sa démission au président, un an avant la présidentielle en Colombie, pour laquelle il pourrait être candidat.«Je considère qu’il est nécessaire de passer le relais et de continuer ma vie publique sur d’autres scènes», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Bogota.Juan-Manuel Santos, âgé de 57 ans et titulaire du portefeuille de la Défense depuis 2006, a précisé qu’il serait candidat à la présidentielle colombienne, en mai 2010, uniquement si le chef de l’Etat Alvaro Uribe décidait de ne pas se représenter.«S’il décide de ne pas se lancer pour une nouvelle ré-élection, je serai candidat», a-t-il déclaré en ajoutant que dans le cas contraire, il soutiendrait ce dernier.La Constitution colombienne impose aux ministres candidats à la présidence de quitter leurs fonctions ministérielles un an au moins avant le scrutin.Alvaro Uribe n’a pour sa part pas encore indiqué s’il postulerait à nouveau, alors que l’ac- LATINO SUITE DE LA PAGE B 1 a écrit plusieurs articles sur ce thème.Il a constaté que l’islam était une religion mal connue aux Etats-Unis et que les Américains, particulièrement les latinos, ont voulu en savoir plus sur les motivations des terroristes.«Beaucoup de latinos ont commencé à s’intéresser à Tis-lam après le 11-Septembre, en ce sens où ils ont commencé à lire sur ce sujet», explique M.Marti-nez-Vazquez, qui compte d’ailleurs publier un livre sur l’islam au sein de la communauté hispanique.Même constat de la part de l’imam Yusef Maisonet, un New-Yorkais d’origine portoricaine qui vit aujourd’hui au Mississippi.«Aux États-Unis, après le 11-Septembre, particulièrement à New York, il y a eu un grand intérêt pour l'islam chez les latinos, ils voulaient en savoir plus sur l’islam, pourquoi des gens qui se prétendaient mu- tuelle constitution ne l’autorise pas à briguer un troisième mandat consécutif.Pour qu’une éventuelle candidature du président soit possible, ses partisans prônent l’organisation d’un référendum constitutionnel qui autoriserait celle-ci.Le conservateur Juan-Manuel Santos, donné favori dans les sondages dans le cas où le chef de l’Etat ne serait pas candidat, était ministre de la Défense lors sulmans ont fait ça», explique-t-il.«Donc, on s’est aperçu qu’on avait eu plus de conversions», constate cet imam de 57 ans.Concentrés Il est difficile de savoir aujourd’hui combien de latinos sont musulmans.En 1997, l’American Muslim Council avait comptabilisé environ 40 000 latinos musulmans.C’est peu par rapport aux 4,8 millions, de musulmans qui vivent aux Etats-Unis, selon les estimations à’Encyclopcedia Britannica.Néanmoins, M.Marti-nez-Vazquez estime que ce chiffre a dû doubler depuis.«Aujourd’hui, il doit y avoir entre 70 OOO et 100 000 latinos musulmans aux États-Unis», évalue-t-il.Ces derniers se concentrent surtout dans les grandes villes, comme New York, Los Angeles ou Chicago, mais on en trouve de plus en plus dans des villes plus petites, qui comptent une importante population hispanique, comme Tampa en Floride.C’est dans cette ville de Floride que vit Khadija Riviera, mu- de la libération le 2 juillet 2008 de quinze otages de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Fare, marxistes) par l’armée, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt C’est également lui qui a donné le feu vert au bombardement d’un camp des Fare en Equateur, le 1" mars 2008.Vingt-cinq personnes avaient été tuées dont le numéro deux des Fare, Raul Reyes.Quito sulmane d’origine portoricaine.Elle anime des groupes de discussions islamiques en espagnol.Mme Riviera estime que les événements du 11-Sep-tembre ont attisé la curiosité du public pour l’islam et certains ont vu que cette religion pouvait être tolérante et rationnelle.Mme Riviera, elle, a commencé à s’intéresser à l’islam en 1979, en tentant d’en savoir plus sur l’ayatollah Khomeiny qui a dirigé la révolution islamique en Iran.Elle n’a jamais adhéré aux idées de l’ayatollah, mais à travers ses lectures, elle a pu trouver des ré-ponses sur sa foi.«Par exemple, quand j’étais catholique, je n’ai jamais été d’accord avec le concept de la Trinité.Je ne croyais pas non plus aux saints, explique-t-elle.Tout ceci n'existe pas dans l’islam.» M.Martinez-Vazquez a aussi entendu ces arguments lors de la vingtaine d’entrevues qu’il a menées auprès de latinos musulmans.Une de leurs principales critiques était que l’Église catholique laissait beaucoup de leurs questions sans réponses, avait alors rompu les relations diplomatiques avec son voisin, jamais rétablies depuis.Déjà titulaire des portefeuilles du Commerce et du Trésor, M.Santos, formé à Harvard et à la London School of Economies (LSE, école d’économie de Londres) est aussi journaliste de formation et issu d’une famille de patrons de presse.comme de devoir réconcilier le mystère de la Trinité et l’importance des saints avec le fait qu’il n’existe qu’un seul Dieu, explique M.Martinez-Vazquez.L’engouement peut aussi s’expliquer par des points communs entre l’islam et la culture hispanique.«Les latinos trouvent que l’islam est une religion très orientée vers la famille, et les latinos sont beaucoup dans cette optique», explique M.Riviera.Enfin, la culture musulmane a fortement influencé les Espagnols et par extension, les Latino-Américains à la suite de la présence des Arabes en Espagne pendant plus de huit siècles.«Mon grand-père était d’origine maure», raconte par exemple M.Maisonet.Et ses parents étaient catholiques.«Mon père et ma mère ne pouvaient accepter que je sois musulman», ajoute celui qui s’est converti dans les années soixante.Mais aujourd’hui, sa femme, ses cinq enfants, son frère, sa sœur et ses neveux sont tous musulmans.Le Devoir À leur apogée, les LTTE géraient de facto / un Etat pour la minorité tamoule du Sri Lanka Reuters avec TAP Agence France-Presse Téléphone : 514 985-3322 I U O D t1 T T T T Q \ AT AT fl AT f 1?Q Courriel : Télécopieur : 514 985-3340 IjJjU I IJ I I I k ) Il 11 11 U 11 v Jj U petitesannonces@ledevoir.com Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.LK DKVOII! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 * 199 IMMOBILIER RESIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 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faire plus encore.Normandeau, Paul D.1912-2009 Né à Québec en 1912, Paul D.Normandeau, ingénieur, est décédé te 15 mai 2009 à Montréal.Il laisse dans le deuil son épouse Denyse Saint-Pierre Normandeau, ses trois frères et cinq sœurs ainsi que plusieurs neveux et nièces.Après avoir étudié à l’École Polytechnique de Montréal, il a occupé de nombreux postes de direction, dont Eagle Pencil de Dmmmondviile et A, Bélanger de Montmagny.Il fut vice-président de ta Société Générale de Financement, président de Renault Canada, sous-mimstre à l'Expansion régionale à Ottawa el par la suite, président de la Voie maritime du St-Laurent.La famille vous accueillera, le mercredi 20 mai 2009 à compter de 11 heures au Complexe funéraire Urgel Bourgie, 1255 Beaumont (entre l’Acadie et Rockland), Ville Mont-Royal.I rgel Bourgie (514)735-2025 Consultez le registre à sa mémoire www.urgelbourgie.com Les funérailles seront célébrées par la suite à l'église St-Germain d’Outremont à 13 heures.Au lieu de fleurs, un don à l’Institut national canadien pour les aveugles, INCA serait apprécié.IMMOBILIER À VENDRE/À LOUER ________________.pour un mois sur 4 lignes de texte.50$ la ligne supplémentaire.L'annonce est annulable Ah lout temps.La facturation s'établit alors en fonction du tarif régulier, jusqu'à concurrence du tarif promotionnel.M \ LES PETITES ANNONCES 514 985-3322 petitesannonces@ledevoir.com t.» A o LE DEVOIR.LE M A R I) I 19 MAI 2 O O 9 B B LE MONDE H BIRMANIE Aung San Sun Kyi entame son procès en tenant tête aux juges ARNAUD DUBUS B angkok— Dès les premiers instants du procès de la dirigeante du mouvement démocratique de Birmanie, Aung San Suu Kyi, les juges ont montré de quel côté penchait la balance de leur justice.«Suu Kyi», ont-ils appelé, alors que l’accusée s’apprêtait à pénétrer dans la salle du tribunal.En oblitérant la première partie de sotfhom.«Aung San», ils souhaitaient la dissocier celle-ci de son père, Aung San, héros de l’indépendance birmane assassiné en 1947 et révéré par l’ensemble de la population.Si cet incident montre la partialité du procès qui a débuté hier, il témoigne aussi du magnétisme de cette femme, accusée d’avoir hébergé pendant deux jours John Yettaw, un Américain qui a fait irruption dans la maison où elle est assignée à résidence depuis 2003.Face à l'affront Aung San Suu Kyi a refusé de pénétrer dans la salle du tribunal, lançant: «Si vous ne pouvez pas m’appeler par mon nom correct, je ne bougerai pas.» Penauds, les juges ont finalement prononcé correctement le nom de l’accusée.Une première victoire pour la «Dame de Ran-goun»: jamais les médias birmans, porte-voix de la junte, ne mentionnent son nom complet dans leurs colonnes.Homme-grenouille «Elle a un charisme très fort.Nous l’avons vu en 1989, quand des militaires la menaçaient physiquement de leurs armes.Elle ne se laissait pas impressionner», indique Soe Aung, du Forum pour la démocratie en Birmanie, une organisation d’opposition basée en Thaïlande.Comme prévu, Aung San Suu Kyi a réfuté les accusations à son encontre: on lui reproche de n’avoir pas immédiatement rejeté dans le lac Inya l’étrange homme-grenouille qui en a émergé dans la matinée du 3 mai.John Yettaw, 53 ans, Américain et mormon qui débarquait avec une bible et des SUKREE SUKPLANG REUTERS Les manifestations en faveur de la libération de la «dame de Rangoon» se sont poursuivies hier dans le monde, notamment devant l’ambassade de la Birmanie, à Bangkok.palmes de fortune.«Elle lui a fait donner à manger et à boire», note le rapport de police.Pour le régime, Aung San Suu Kyi aurait dû immédiatement rapporté à ses gardiens la présence de l’intrus.Mais, explique Kyi Win, un des avocats d’Aung San Suu Kyi, «elle a envisagé l’idée d’informer les autorités, mais finalement n’a pas voulu mettre [John Yettaw] en situation difficile».Pour sa défense, l’accusée avance l’argument selon lequel elle était assignée à résidence «en vue de sa propre protection».L’intrusion de John Yettaw révèle donc une grave faille dans le dispositif de sécurité mis en place par le gouvernement autour de la maison d’Aung San Suu Kyi.Une défense astucieuse qui piège le pouvoir militaire en le prenant à son propre jeu.John Yettaw était également dans le box des accusés hier, aux côtés de la gouvernante d’Aung San Suu Kyi et de la fille de celle-ci.Plusieurs diplomates, parmi lesquels l’ambassadeur de France, ont demandé à assister à l’audience, mais ont vu leur requête rejetée.Seul le consul américain a pu assister à cette audience à huis clos.L’issue du procès fait peu de doute: les autorités birmanes ont du mal à justifier l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi pour une septième année consécutive.John Yettaw, qui a bizarrement obtenu un visa de tourisme alors qu’il se trouvait sur la liste noire de l’immigration, a pu être manipulé pour fournir le prétexte du procès.L’objectif de la junte militaire est d’empêcher, par une détention de plusieurs années dans la prison d'insein, Aung San Suu Kyi d’influencer de quelque manière que ce soit les élections générales prévues l’année prochaine.Contestation En 1990, lorsque le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a remporté de manière écrasante les élections législatives, celle-ci était déjà assignée à résidence: son aura avait suffi à galvaniser ses partisans.Les élections de 2010 se présentent toutefois de manière fort différente de celles d’il y a vingt ans.«Cette fois-ci, le régime militaire a pris toutes les dispositions pour gagner, quoi qu’il en coûte.Les généraux vont fermer toutes les ouvertures possibles [pour l’opposition]», estime Soe Aung.En jugeant, pour la première fois, Aung San Suu Kyi, la junte prend un risque: celui d’enflammer de nouveau la contestation qui avait pris les généraux par surprise lors de la révolte des bonzes, en septembre 2007.Hier matin, une centaine de membres de la Ligue nationale pour la démocratie —certains arborant des bandanas avec l'inscription «Aung San Suu Kyi n’est pas coupable»— se sont groupés devant la prison d'In-sein, parvenant même à franchir un barrage de police.Si elle est encore peu visible, la colère des Birmans est en train de bouillir.Libération SOUDAN Un chef rebelle du Darfour se plie à la volonté de la CPI ALIX KIJCKAERT La Haye — Le chef d’un groupe de rebelles du Darfour, Bahar Idriss Abou Garda, a comparu pour la première fois hier devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, qui le soupçonne de crimes de guerre pour une attaque contre des soldats de maintien de la paix en 2007.«La Cour apprécie grandement que vous comparaissiez volontairement.Vous avez lancé un message très positif, a déclaré le juge italien, Cuno Tarfusser, à Abou Garda, assis aux côtés de son avocat Me Karim Khan.A la demande du juge, le chef rebelle, âgé de 46 ans, s’est présenté en disant «je m’appelle Bahar Idriss Abou Garda.Je suis le commandant d’un mouvement de résistance», le Front uni de résistance (URF).«Ma profession est commandant politique», a-t-il ajouté.Le magistrat a fixé au 12 octobre l’audience de confirmation des charges, pendant laquelle les juges s’assurent de la solidité des preuves de l’accusation avant de renvoyer une affaire en jugement La comparution du chef rebelle, en costume gris foncé, a duré une trentaine de minutes.Devant la presse, à l’issue de l’audience, Abou Garda a clamé son innocence: hViaA^ Destroyed ; Destroyed Crime Stories News Business Wife Swap Off Record I SportsC HISTORY NEWSWORLD Access H.ET Canada Undersea News j News NBC News j Jeopardy 12 1/2 Men I Focus I Business Banc [Comment.Portes ] Planète Terre.TV Mordu de la pêche j Marie par Panorama [Temps des bio i RENDEZ-VOUS (1984) ISADORA (1968) Melvyn Bragg.19H45 MON LIT EN ZINC (2008) | 3-2-1 /21h05 TRAITRE (2008) Val Kilmer.I Chemins du possible I Aux milles épices | Faux sucre ' Affaires classées LNH Hockey / Equipes à communiquer - Séries éliminatoires (D) News: The National LE TEMPS MEURTRIER (2005) Partie 2 de 2 | Fabuleuse Histoire !___ _____ ., | En quête de preuves Torchwood / La faille Chasseurs de fantômes IndexQué Roscoe Amer.Dad Hockey OHL/WHL ' P-Maison Elles Compte Comment.Etudiants | Parlons voyages [ Info, internationale Embarquement [Planète Excursions Australi j Douce folie [Tournants de l'histoire Volt 22h20 L EPIDEMIE (1995) Dustin Hoffman.SPEED RACER (V.F.) (2008) Hollywood sur Gironde [Affaires The Hour ! Fashion eTalk ET Can.Parks Deal ET Fortune 2 1/2 Men Outdoor J.| NewsFlour Jim Lehrer Recess H.[eTalk [CSI: Miami i Jackie Washington Daily Planet NCIS / Requiem World | Politics j The Outer Limits MolsonH.I E:60 American Idol NCIS / Aliyah The Agenda Dancing With the Stars NCIS / Aliyah Outrage [Outrage.American Idol Nova Nova American Idol The First 48 M.Johnson Concert How Made j How Made Sandhogs The Hour Mutant X I NBA Draft The Mentalist [ Law & Order: S.V.U.90210 [ Durham County East West 101 Around the World Dancing With the Stars: The Results The Mentalist Law & Order: S.V.U.Glee Okie Noodling Rustic Live [ Rudy Maxa The Mentalist The First 48 Let it Rock Destroyed [Way Out Crime Stories News: The National Without a Trace Law & Order: S.V.U.News j TMZ Frontline Frontline Law & Order: S.V.U.The First 48 22hl5B!News G.Mason Deadliest Catch NCIS / Requiem News: The National THE LAST TEMPLAR (2008) Mira Sorvino.NBA Basketball Séries éliminatoires (D) 18h30 | 10hOO | 19h30 | 20H00 | 20H30 | 21h00 | 21h30 | 22ti00 | 22H30 | 23h00 | 23H30 | minuit News CTV News 0h05 Daily News ET The Agenda East Sex & City 231135 News 0h05 Kimmel | News 23h35 David Letterman News 23h35 Tonight Show Family Guy Seinfeld '70s Show j News Charlie Rose j News Charlie Rose [News CTV News 0h05 Dally Manhunt Manhunt First 48 ! Law & Order W.Trace ' Daily Planet Destroyed Marine Machines Cities News National House / Maternity Numb3rs SportsC^^ TB/\^ \WBmm Classification des films: (l) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Hon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable MÉDIAS Ressources moindres, qualité moindre Comment garantir la qualité de l’information quand les ressources se réduisent?Un sondage publié la semaine dernière aux Etats-Unis par le magazine spécialisé Editor & Publisher soulève la question.Selon ce sondage, réalisé par Associated Press auprès de 350 éditeurs de journaux, près des trois quarts des éditeurs estiment que leur capacité d’informer les lecteurs a diminué avec les compressions d’effectifs dans les salles de nouvelles.Certains diront que ce chiffre ne fait qu’exprimer une évidence.Mais quand ce sont les éditeurs eux-mêmes qui l’avouent, ça mérite d’être souligné, non?Ce sont 71 % des patrons de journaux qui estiment que les compressions ont influé d’une façon ou d’une autre sur la qualité de la couverture journalistique, et 20 % qui rétorquent que ça n’a pas eu vraiment d’effet.Évidemment, la situation difficile des journaux, qui voient leurs revenus publicitaires rétrécir et leurs lecteurs se déplacer vers Internet, est aggravée par la récession économique.Dans le sondage, un journal du Minnesota a déclaré que sa principale source de revenus est maintenant les avis de saisies.Quelle image! Selon un organisme gouvernemental américain, les emplois ont diminué de 20 % depuis 2005 dans l’industrie des journaux, et ce chiffre, établi en 2008, ne tient pas compte des milliers de mises à pied depuis le début de l’année.Une majorité de répondants avouent qu’ils manquent d’argent pour véritablement innover.En passant, 28 % des éditeurs affirment qu’ils songent maintenant à faire payer leur contenu en ligne autrefois gratuit.Ces éditeurs se disent inquiets de ne plus avoir les ressources adéquates pour maintenir des journaux pertinents.Soyons optimistes: 59 % d’entre eux croient que leurs publications vont finir par retrouver le chemin du profit (mais près de 17 % craignent carrément la mort de leur publication).Comment garantir la qualité ?La situation économique des journaux semble pire aux États-Unis, si l’on se fie aux informations désastreuses qui proviennent de nos voisins américains depuis un an ou deux.Mais l’ensemble des journaux dans les pays occidentaux se posent quand même des questions sur leur avenir.Comment garantir la qualité de l’information à l’ère de la rationalisation?Je me posais cette autre question en écoutant la semaine dernière le grand patron de Québécor, Pierre Karl Péladeau, lors de l’assemblée annuelle de son entreprise.Québécor est une entreprise prospère, et ses activités de câblodistribution avec Vidéotron déversent plein d’argent dans ses coffres.Mais sa division des journaux, elle, ne va pas très bien.Pierre Karl Péladeau a donc longuement expliqué comment il tente de faire prendre le grand virage de la convergence à toutes les constituantes de Québécor, et comment les employés doivent maintenant apprendre à diffuser les contenus sur différentes plateformes, l’imprimé n’en étant qu’une parmi d’autres, et la plus alléchante étant sûrement la diffusion sur les mobiles, alors que Québécor prévoit lancer l’année prochaine son service de téléphonie sans fil.La version papier doit développer une person-nalité distincte, dit-il, et Internet ne doit plus être la simple reproduction de ce qui est publié dans le journal du matin.On ne peut qu’être d’accord avec ça.Mais dans ce contexte de la convergence, ajoute-t-il, le travail dans les journaux doit être rationalisé.Par exemple, dit-il, «on ne peut plus faire 25 fois la même chose dans 25 salles de rédaction différentes».D faut regrouper différentes activités, comme les statistiques sportives, les horaires télé, la couverture des événements internationaux majeurs et les reportages sur l’actualité artistique, dit-il.Je veux bien admettre qu’il ne sert peut-être à rien que chaque journal ait sa propre équipe de production du même horaire télé, mais les deux derniers exemples me semblent particulièrement délicats.Le caractère distinct d’un journal n’est-il pas, justement, de proposer sa propre couverture internationale et ses propres reportages artistiques?Sinon, qu’en est-il de la diversité et de la variété des sources d’information?Pour maintenir la qualité des journaux, qu’ils soient sous forme imprimée ou sur le Web, ü me semble que l’on doit maintenir un niveau adéquat de ressources journalistiques, et surtout laisser à ces journalistes le temps de fouiller, d’enquêter, de penser.Mais cela semble plus facile à dire qu’à faire.Un petit article publié le 9 mai dernier dans Le Monde illustrait bien ce que vivent actuellement les éditeurs de journaux.Selon cet article, en migrant complètement sur Internet un journal économise 65 % de ses coûts de production, mais perd 90 % de ses revenus.«Actuellement, écrit Le Monde, on estime que le New York Times pourrait faire vivre 20 % de sa rédaction avec les seules ressources de son site Internet.Comment financer l’investigation dans ces conditions?» pcauchon@ledevoir.corn LE DEVOIR.L E M A R I) I Il M A I 2 0 0 II CULTURE Festival TransAmériques - danse A la recherche de la sensation perdue CATHERINE LALONDE Le Festival TransAmériques présente pour la première fois en Amérique du Nord le travail de l’Israélienne Yasmeen Godder, reconnue pour son engagement politique et pour le côté performatif de ses pièces.Dans Singular Sensation, cinq danseurs livrent un plaidoyer physique contre l’engourdissement général, pour les réelles sensations.Sens et sensibilité.Au début de la création de Singular Sensation, explique en anglais Godder au téléphone, «je cherchais à identifier vraiment, à définir et à provoquer des sensations spécifiques dans le corps».La perception comme antidote aux stimuli constants, au déluge d’informations et à la nécessité de séduire.«Et en même temps, je voulais reproduire ces situations où nous voulons être mieux que nous-mêmes, jusqu'au mythologique.Ces moments où on aspire à être notre propre superhéros.Le travail a créé une personnalité qui tente à tous moments d’avoir une expérience, de ressentir.» Et les danseurs l’expriment, visages, grimaces et cris à l’appui.Le lexique de Godder est fait de la spontanéité de l’improvisation, des échanges de poids, de relations brutes.«J’aime cette fine ligne, dit Godder de sa voix grave et lente, entre comprendre et ne pas comprendre.J’aime que la scène soit un espace de réel altéré.Et un miroir, aussi, un lieu d’identification.» Faire désordre Lors de la création de Singular Sensation, Godder inaugurait son propre studio de danse.TAMAR LAMM Dans Singular Sensation, cinq danseurs livrent un plaidoyer physique contre l’engourdissement général, pour les réelles sensations.«J’avais pour la première fois d’avoir la liberté de salir, de faire du désordre comme on ne le fait jamais dans un studio de location.» Ses interprètes se tachent de peinture, se parent d’objets absurdes, font du dégât.«J’ai découvert un désir de chaos, de casser la structure, de défier le sens narratif qui se retrouve habituellement dans mes pièces.» Après des études en danse à New York, Yasmeen Godder se fait rapidement remarquer par son écriture chorégraphique.Sa danse à la fois abstraite et explicite frappe, intrigue, devient pour certains publics insupportable.«Je ne cherche jamais à défier le spectateur, expHque-t-elle, je veux créer quelque chose que j’aurais moi envie de voir, qui provoque, dans le bon sens du terme, qui fait que je me pose des questions.» Dans la précédente Strawberry Cream and Gunpowder (2004), elle évoque la situation politique d’Israël.L’année d’avant, le duo féminin Two Playful Pink critique violemment l’image de la femme véhiculée par la publicité.En hébreu, Singular Sensation se titre Achusheeling, l’équivalent en argot de «Wow».Présenté en février dernier en pleine guerre au festival de danse de Tel-Aviv, Le Nouvel Observateur souligne que «Godder donne dans une gestuelle violente et torturée, dans un expressionnisme un peu primaire.Cela semble naïf et sommaire, d’autant qu’elle manie les archétypes sans retenue.On vous dira que c’est là sa façon de refléter la société israélienne, de lui tendre un miroir pour qu’elle y découvre ses défauts et ses grossièretés.» Collaboratrice du Devoir ¦ Le Festival TransAmériques présente Singular Sensation, de Yasmeen Godder.A Place des Arts, du 21 au 23 mai Michael Rakowitz au Belgo L’histoire faite art L’art contemporain a une teneur historique et universelle ces jours-ci à Montréal.Michael Rakowitz, un artiste de Chicago d’origine irakienne, a lancé le bal avec une exposition prenant racine.en 2003.JÉRÔME DELGADO Il est juif et.irakien.Michael Rakowitz ne cherche pas à incarner les colombes de la paix.Mais quelque part, l’artiste conceptuel de Chicago, marié à une anglophone de Montréal, ne cesse de bâtir des ponts, entre les cultures, entre les époques.De rebâtir des «Je veux faire comprendre que ces pertes ne sont pas seulement une catastrophe pour l’Irak, mais pour l’humanité» ponts, puisque sa pratique repose sur le souhait de retrouver ce que les guerres, exils et autres drames détruisent.La réaction est souvent la même: des Juifs en Irak?Impossible! Peut-être aujourd’hui, mais pas avant 1948 (et la création d’Israël), rétorque chaque fois l’homme dans la trentaine, en faisant défiler sous son curseur les archives familiales.«Les Juifs irakiens ont beaucoup apporté à la culture.Il y en a qui estiment qu’après l’exode juif, la musique s’est tue en Irak», avance-t-il, juste au moment où un appel sur son cellulaire laisse entendre des airs associés au monde arabe.Il n’a jamais mis les pieds à Bagdad, mais le sort de tout le pays le préoccupe.Tel le cas du Musée national d’Irak, pillé à la chute de Saddam Hussein (2003), qui s’est retrouvé avec 15 000 pièces en moins.Si près de la moitié est rentrée au bercail, il manque toujours, six ans plus tard, quelque 8000 œuvres.Ce sont ceux-là qu’il tente de frire renaître avec du papier d’emballage ou du papier journal, mais fidèles aux formes et dimensions originales.«Il est impossible de [les] reconstruire, dit-il, en admettant que ses vases et figurines ne peuvent remplacer des trésors millénaires.Mon geste ne vise pas seulement la reconstruction.Je veux faire comprendre aux gens que ces pertes ne sont pas seulement une catastrophe pour l’Irak, mais pour l’humanité.» Michael Ra-aux gens kowitz était en ville pour mettre la touche finale à l’exposition à la galerie SBC, au Belgo, réunissant deux exemples de son doigté à jouer avec les faits historiques.Disparates en apparence, entre les trésors disparus du Musée national d’Irak et le.Stade olympique de Taillibert, Projets récents sur Montréal et Bagdad parlent d’une même vertu: la sauvegarde du patrimoine mondial.C’est comme si un vent de poussière historique soufflait sur nous.Outre Rakowitz, on aura droit coup sur coup, dès cette semaine, à Roberto Poli-dori (au Musée d’art contemporain) et à Michal Rovner (à la fondation DHC/ART).Que des premiers solos à Montréal pour ces trois artistes globe-trotters de Chicago et de New York.Polidori, photographe, parcourt le monde en quête des lieux dévastés.Un accident nucléaire (Tchernobyl), un cyclone (La Nouvelle-Orléans), une révolution (Cuba) ou simplement le poids des années (Versailles) deviennent dès lors des moteurs de création insoupçonnés.Rovner, multidisciplinaire et peut-être moins descriptive, ne relate pas moins le sort de l’humanité avec des projets puisant dans la biologie et l’archéologie, sous des scénographies mimant le laboratoire ou le musée d’histoire naturelle.Comme eux, Michael Rakowitz crée des objets avec des résonances humanistes.Pour lui, le sort des trésors disparus du musée bagdad, est une métaphore de la migration forcée des populations.L’ancien directeur de cette même institution, aujourd’hui professeur à New York, ne peut plus, à l’instar de beaucoup de compatriotes exilés, rentrer en Irak.Son histoire, en dessins et tableaux, est aussi exposée à la SBC.Collaborateur du Devoir 27 heures de piano solo L’anglo-montréalais Gonzales fracasse le record du concert le plus long p aris — Le Canadien Gon-.zales a réussi sa tentative e battre le record du monde u plus long concert individuel, avec une performance homologuée à 27 h 3 min 44 s par le livre Guinness à Paris dans la nuit de dimanche à hier, a indiqué son service de presse.Au terme de sa performance, Gonzales, qui a établi ce nouveau record au piano et au chant, a reçu son prix à trois heures et demie du matin des mains de Frank Chambers, un représentant du livre Guinness, sur la scène du Ciné 13 Théâtre, petite salle parisienne de 120 places.Le Canadien de 37 ans a battu le record établi en décembre par l’Indien Prasanna Gudi, qui a joué des ragas pendant 26 h 12 min.Sa tentative avait débuté dans la nuit de samedi à dimanche.Ces 27 heures de concert étaient découpées en tranches de trois heures, séparées par quinze minutes de pause.Le Montréalais anglophone, installé à Paris, avait pour l’occasion dressé une liste de 300 morceaux, de Summertime de Gershwin jusqu’à Baby One More Time de Britney Spears, en passant par ses propres compositions, l’Ode à la Joie de Beethoven ou encore Eye of the Tiger, la chanson du film Rocky III.On le voyait par moment jouer tout en s’abreuvant de boisson énergisante ou de café, et le pianiste a même joué un certain temps les yeux bandés.Gonzales, alias Jason Beck, a sorti son sixième album, Soft Power, il y a un an, mais le grand public l’a découvert avec Solo Piano, un disque instrumental paru en 2004.Ce personnage qui compte dans la pop française est intervenu comme producteur, arrangeur ou coauteur sur des disques de sa compatriote Feist, de Jane Birkin ou de Philippe Katerine.Il a collaboré aux derniers albums d'autres Canadiens, la chanteuse Peaches et le DJ Tiga, et travaille sur un projet électro avec l’Allemand Boys Noize.En entrevue au Devoir l’an dernier, le coloré Gonzales expliquait ainsi sa vision des concerts: «Si l’art crée des émotions, ça devient de /’entertainment, et j’approuve.Sinon, ça veut dire que ç’a seulement fait plaisir à celui qui l’a fait, alors je m’en fous.Ça, c’est un masturbateur, et moi, je suis là pour faire l’amour.» Agence France-Presse Avec Le Devoir PIERRE VERDY AGENCE FRANCE-PRESSE Gonzales a passé 27 h 3 min 44 s devant son piano, sur la scène parisienne de la petite salle Ciné 13.Radio: mort de Roland Saucier Laval — Roland Saucier, une personnalité du monde radiophonique québécois, est décédé jeudi dernier à l’âge de 80 ans, des suites d’une brève maladie.Roland Saucier a été fondateur de la station radiophonique CKLM, en 1962.À la fin des années 60, il a ensuite fondé avec Jean-Pierre Coailier la station CFGLdont il a été le propriétaire jusqu’en 1986.Il en est resté dirigeant jusqu’en 1992.M.Saucier laisse notamment dans le deuil sa conjointe et trois enfants.Ses funérailles auront lieu jeudi à 11 h en l’église Saint-Jean-Gualbert, à Laval.- La Presse canadienne -r;.:':.Normand Chaurette Sophie Clément Photo ¦ (tienne Vetonnewi Photo .Pierre Oupuy Louise Bombatdiei Photo : Marc Dussault Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Centre des auteurs dramatiques vous invitent à assister à la soirée-spectacle Le dramaturge Normand Chaurette y dépeindra son travail de création 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal avec Laide de comédiennes qui livreront des extraits de ses pièces.Distribution : Sophie Clément et Louise Bombardier Mise en scène Philippe Lambert de la Grande Bibliothèque le mercredi 20 mai à 19 h 30 ENTRÉE LIBRE [.ms] 6.®® Berri-UQAM Autobus: 30,15 et 125 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 www.Qead.qc.ca www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales e I Cl El Québec es es fi: '“'f-Lk i/T.:': ’ UNE SÉRIE FASCINANTE DE 13 ÉMISSIONS Découvrez les collections de la Réserve muséale de la Capitale-Nationale TOUS LES MARDIS 19 H Portes ouvertes.au Musée de la civilisation EN REDIFFUSION LES MERCREDIS 21 H canal EN COLLABORATION AVEC: Réalisateurs-coordonnateurs : Francis Lauzon et Luc St-Laurent HORAIRE COMPLET : WWW.CANALSAVOIR.TV Télé-Québec QutbrcüH SAVOIR PARTENAIRE MÉDIA : Lu Devoir / H II) I- E 1) E V OIK.L E MARDI I !) M A I 2 () » il COLTDRE Mahler à Carnegie Hall 62‘ Festival de Cannes Sport ou musique ?Injustes huées pour Lars von Trier CHRISTOPHE H U SS Certains voient le monde de la musique classique comme le substrat à exploits sportifs.Le symbole en Europe de cette perversion, ce sont les «Folles journées» organisées chaque année en France, à Nantes, autour de l’intégrale d’un compositeur.Les orchestres sont devenus si bons, aujourd’hui, qu’on les croit capables de tout.L’écoute des trois derniers volets de l’intégrale des Symphonies de Mahler par la Staatskapelle Berlin, sous les directions de Pierre Boulez et Daniel Barenboim, au Carnegie Hall de New York, est cependant là pour nous rappeler un principe fondamental: la musique a besoin d’être minutieusement répétée et arc-boutée sur un concept esthétique qui évoque l’architecture.Voilà exactement ce qui ne semble pas possible lorsqu’on joue treize heures de musiques aussi foisonnantes en douze jours.Première constatation: à moins de se contenter d’apparences, le niveau de réalisation musicale lors de tels «exploits sportifs» est moindre.Cela s’est, ici, ressenti au niveau de décalages choraux et orchestraux (fugue du 1" mouvement de la Huitième-, interlude orchestral de XAdieu du Chant de la terre; second volet de la Neuvième) , la dureté de certaines attaques et l’élévation de certaines nuances vers le forte.On revient ainsi de New York en se disant que le niveau d’exigence purement technique d’un Kent Nagano lui aurait probablement fait refuser ce genre d’expériences.Musicalement, le meilleur est sans doute un moyen terme entre l’hypersensibilité adrénergique de Barenboim et le contrôle de Nagano.Boulez et Barenboim ont adopté des stratégies différentes face aux défis.Boulez a balayé la Huitième symphonie de manière linéraire: première partie la plus rapide possible, seconde partie lente et minutieuse, gommant les écarts de tempos et variations d'atmosphères.C’est ce qu'on appelle une «lecture» de la partition — ou Just do it!, en sport.Barenboim a donné infiniment plus de musique, mais dans un substrat peu architecturé et parfois étrange: d’inoubliables moments sublimés côtoyant des trivialités étonnantes, comme des coups d’accélération dans XAdieu du Chant de la terre.Etonnamment, dans Le Chant de la terre et XAdagio de la 10', Barenboim semble se ravaler au rang de Simon Rattle (ce n’est pas un compliment sous ma plume): celui d’un chef qui isole des spots hyper-travaillés, censés faire oublier des passages littéralement neutralisés.Temps de répétition, je suppose, car là n’est pas sa manière.La Neuvième, mieux conceptualisée, à fleur de peau — et servie par un orchestre «donnant son 110 %» — portrai-te, dans l’acoustique magique de Carnegie Hall, un Mahler éruptif tourmenté, placé inhabi-tuellement par Daniel Barenboim dans la lignée des 6' et T Symphonies.Tous les concerts à prestations vocales ont été sauvés par les solistes.Jamais de ma vie n’ai-je entendu (et n’entendrai-je plus, sans doute) une brochette aussi idéale dans la Huitième que celle réunissant Christine Brewer, Adrianne Peczonka, Sylvia Schwarz, Michelle DeYoung, Jane Hen-schel, Stephen Gould, Hanno Müller-Brachmann et Robert Holl.Dans Le Chant de la terre, Klaus Florian Vogt, le ténor de l’enregistrement Kent Nagano, a confirmé en concert qu’il est le meilleur titulaire de cette partie depuis les années soixante, alors que Michelle DeYoung, à en juger par l’absence de contraste narration-incarnation dans le volet final, chante très bien des choses quelle ne comprend toujours pas après dix ans de pratique de l’œuvre! Le Devoir Le niveau d’exigence purement technique d’un Kent Nagano lui aurait probablement fait refuser ce genre d’expériences Mort de Mario Benedetti, l’une des plus illustres plumes de l’Uruguay Buenos Aires — Mario Benedetti, l’une des plus illustres plumes de l’Uruguay et figure de proue de la gauche en Amérique latine, est mort dimanche à l’âge de 88 ans.Hier, un jour de deuil national a d’ailleurs été décrété dans ce pays pour permettre aux Uruguayens de lui rendre un dernier hommage dans le «Salon des pas perdus» du Palais législatif de Montevideo, avant que sa dépouille ne rejoigne le Panthéon national.Décédé d’une hémorragie intestinale, Benedetti laisse en héritage une œuvre prolifique de 80 recueils de poèmes, de romans, de nouvelles, d’essais et de pièces de théâtre.Les injustices de la dictature — Benedetti avait vécu en exil de 1973 à 1983 — et sa re-créa-tion de l’Uruguay — devenu à ses yeux médiocre et matérialiste — figuraient parmi les principaux thèmes de son œuvre qui s’est étendue sur soixante ans.Dans les nouvelles qui le rendirent célèbre entre 1950 et 1960, Benedetti décrivait avec affection le charme discret de Montevideo tout en se désespérant de sa tristesse bureaucratique.«L'Uruguay est le seul bureau dans le monde qui se soit haussé au rang de République», aimait-il observer.Parmi ses œuvres principales, on note le recueil de poèmes Inventaire et les romans L'Anniversaire de Juan Angel, Printemps dans un miroir brisé et Échafaudages, qui mettent en scène la classe moyenne et l’absurdité de la bureaucratie.En 1992, un poème de Benedetti avait servi d’inspiration au scénario du film québéco-ar- ANDRI-S STAPFF RKUTHKS Mario Benedetti gentin, Le Côté obscur du cœur, coscénarisé par lui-même et Eli-seo Subiela.Le film avait d’ailleurs remporté le Grand Prix des Amériques au Festival de§ films de Montréal.A plus de 80 ans, le romancier était encore adulé en Uruguay, où ses lectures faisaient toujours salle comble.Plusieurs de ses poèmes sur l’amour ou la politique ont été mis en chanson.Actif dans le mouvement gauchiste, il s’était exilé à l’arrivée des militaires au pouvoir, pour aller vivre ailleurs en Amérique latine, notamment à Cuba où en 1968, après la victoire de Castro, il dirigea le Centre de recherches littéraires de la «Casa de Las Americas», poumon culturel de la gauche radicale latino-américaine.Le Devoir, avec AFP et Reuters www.clnemaduparc.com jVJAUDJ 7,50$ POUR TOUS! consultez notre site internet r Métro Place des arts rCINÉMA DU PARC) k J Autobus l«) /129 35/5 Du p„rc 514-281 1900 ^ rintiinnm-i’n-ty «J’ai déjà été mal traité par la presse.J’aime ça.» m w RÉGIS DUVIGNAU REUTERS Le cinéaste danois Lars von Trier en compagnie de Charlotte Gainsbourg, lors de la projection de son film Antichrist.ODILE TREMBLAY Cannes — Le beau temps est revenu, l’air est doux, les badauds ont profité de la Croisette et de ses spectacles.Le tapis rouge rameute Johnny Hallyday et Sophie Marceau.Un tableau idyllique.Ah! Ah! Pas pour Lars von Trier qui, après s’être tapé trois jours motorisés du Danemark à la Côte d’Azur — peur de l’avion oblige! —, a reçu son poids de tomates de journalistes déchaînés, des Américains surtout.Son Antichrist, mêlant le cinéma d’horreur à une plongée freudienne dans l’inconscient d’un couple, hué en visionne-ment de presse, essuya l’hostilité de la meute (du genre: «Vous devez vous justifier d’avoir fait ça! Expliquez-vous.Et que ça saute!»).En fait, le grand cinéaste danois carbure à la controverse: «J’ai déjà été mal traité par la presse.J’aime ça.» C’est un bon début de discussion — même si tout ce tohu-bohu ébranle son homme.Pince-sans-rire, il précise être le plus grand cinéaste du monde et attend qu’un imbécile le prenne au mot, avant d’expliquer vraiment son propos: «Antichrist est un rêve mis dans un film.» Il l’a tourné en pleine dépression nerveuse, en Allemagne.Des scènes sexuelles crues, des sévices extrêmes ont effrayé les bonnes âmes.Nous voici en pleine plongée psychanalytique du mâle qui craint la castration.Willem Dafoe joue le thérapeute qui manipule son épouse endeuillée, laquelle lui fera subir les pires outrages (Charlotte Gainsbourg, furieusement inquiétante).C’est débridé, excessif, impressionnant.Dédié à Tarkovski, son cinéaste préféré, influencé par Bergman, Antichrist constitue une œuvre-choc, provocante, par-delà ses orgies de symboles.Les corps, les lianes, tout crie et murmure, comme dans des tableaux de Bosch.Qu’après avoir exploré bien des genres, le cinéaste danois se lance dans l’horreur n’est pas pour étonner.Qu’il ait fait ce film en état second non plus, tant son l’inspiration lui vient de ses névroses.Le cinéaste pénètre l’inconscient, en situant une grande partie de l’action dans une forêt, avec des images souvent en noir et blanc.Certains plans sont magnifiques: l’étreinte du couple devant un arbre où des mains enlacent les branches, d’autres à peine soutenables de torture conjugale.Von Trier confère à la femme une dimension diabolique quasi médiévale, antiféministe, mais d’un humour noir qui en décale la charge.?Et Le Ken Loach?Une comédie charmante.Pas dans le re- gistre habituel du noir cinéaste social britannique, palmé d’or en 2006 pour Le vent se lève.Mais à travers l’ode à l’amitié, à la solidarité, on retrouve sa signature.Looking for Eric repose sur un projet fou: mettre en scène un grand-père paumé, postier dépressif à Manchester (Steve Evets) en l’ajliant à l’idole du football Eric Cantona, dont il est fan.Sorti du poster de sa chambre, le grand sportif va le conseiller, pour l’aider à reconquérir son exfemme, et vaincre les gangsters qui menacent un de ses beaux-fils.C’est drôle, tendre, rebondissant (une scène où les fans de Cantona affrontent les bandits en arborant le masque de leur idole est vraiment chouette).Cantona n’est pas un acteur et montre ses limites.Loach ne livre pas un film majeur, mais quel plat délicieux! ?Deux jours sans publier.Voici à tout le moins un survol des autres films en compétition du week-end.Il serait étonnant qu’un jury accorde deux années de suite la Palme d’or à la France.N’empêche.Un prophète de Jacques Audiard, film le mieux accueilli jusqu’ici, est aussi le plus maîtrisé du cinéaste de De battre mon cœur s’est arrêté.Une œuvre noire de gangsters, où la prison se fait métaphore de la société.Le nouveau venu Tahar Rahim incarne avec brio Malik, un jeune détenu illettré très vert, qui apprend à devenir card, en s’inféodant d’abord au redoutable clan corse, dirigé par César (Niels Arestrup, extraordinaire en vieux lion satanique).Le portrait réaliste, d’une violence extrême de la jungle carcérale où chacun mange l’autre pour ne pas être mangé, se double de scènes oniriques en taches fines.Une realisation fluide, aux ingrédients bien dosés, un montage découpé au scalpel; ce film puissant, scorsesien quoique pleinement français, mérite de se hisser haut au palmarès.France pour France, toute la presse nationale était en émoi dimanche.Johnny Hallyday, idole nationale, se faisait à l’écran père vengeur et assassin dans Vengeance, de Johnnie To, après avoir remplacé Delon au pied levé.L’ancienne idole des jeunes fut accueillie ici comme le Messie.Le populaire et prolifique cinéaste chinois Johnnie To revisite dans ce film le western spaghetti transplanté à Macao et à Hong Kong.Vengeance mêle les codes des genres sans se brancher.De bons acteurs chinois en gangsters, une caméra souvent forte ne réchappent pas son scénario invraisemblable.Johnny possède la gueule de l’emploi, mais joue faux, en mauvais anglais, aussi expressif qu’un masque.Certaines répliques font rire, tant elles semblent artificielles dans sa bouche.Et dire qu’il veut quitter la scène pour le cinéma.En salles, cette année, place à la boucherie! L’art de démembrer une femme, après l’avoir violée, torturée, fut poussé à son paroxysme dans Kinatay du Philippin Brillante Mendoza.Ses images noires, à la caméra affolée, plongent dans leur thème sombre: un apprenti flic qui participe à une sinistre exécution pour de l’argent, à travers une voiture et une ville de cauchemar.Son langage cinématographique est cohérent dans ses abîmes où la lumière ne perce à peu près jamais, mais le propos du film s’enlise dans cet univers sans espoir.LES FRERES -ftm ¦.mWKAZCfttMPMTéL,*, AAio P,U avec ¦ faocinç PoHHifll.PATfOCF OUeOiS.MuyM'OVWDJAfi’MWOMMOCWfn [J/rui fmiuffm M Janmlhofw (stnotASctM: XutUriç PpYinu» , PitSfin frf (W&'ri Gm/hi, du 28 ÎVPUJI ^21 Micahud, Dubois et Vaillancourt proposent une vision du fait québécois masculin tout à fait originale et incarnée.La Presse Une pièce désarmante de simplicité et de justesse, f.} un pur délice Le Journal de Montréal Archambault offre le meilleur de sa plume dans cette nouvelle pièce drôle et touchante radio-canada.ca Une pièce très forte Le Téléjournal/SRC Le Devoir iw Dans le cadre des activités et rencontres du Festival 1*.Æ t A-â ».« * JM JÈjtÂjL I ^ ^ à a TRAKSAHÉIMOjJES Le Centre des auteurs dramatiques présente les textes de quatre auteurs libanais et israéliens récipiendaires d'une bourse d'écriture initiée par Wajdi Mouawad suite à la guerre de l'été 2006.AU BOUT DE LA NUIT de Motti Lerner (Israël) I Mise en lecture Lorraine Pintal En Israël, une famille a choisi de ne pas fuir la ville malgré les bombardements du Hezbollah.À l’occasion du mariage de leur deuxième fils, toute une famille marquée pâr le service militaire se retrouve.Salle de répétition du TNM > 23 mai à 14h iMàifiHi.uTTiX— 33 PRIÈRES DANS LE VENTRE DE LA BALEINE de Youssef Rikka (Liban) I Mise en lecture Alice Ronfard Dans une pièce fantaisiste, des personnages tels que des fleurs, un cheikh, Aladin, un homme-chameau et même un cerf, entament des discussions dans des wagons de train, des bibliothèques et au bord d’une route.Salle de répétition du TNM > 23 mai à 17h ai •••iP'~jtjnrîTM— ENLÈVEMENT de Ritta Baddoura (Liban) I Mise en lecture Marie-Josée Bastien Liban sud.Juillet 2006.Une terre reprend feu.Deux jeunes femmes chacune bloquée dans son appartement.Au quasi-vide médiatique, politique et humain fait aux oubliés de toute guerre, deux présences féminines frayent le passage à la mémoire et au désir.Salle de répétition du TNM > 24 mai à 13b at:ec T.Tnrni— DU TEMPS À L'INFINI de Dafna Rubinstein (Israël) I Mise en lecture Emma Tibaldo Avi, le proxénète de Yianna, décide de renouer avec son frère David, officier dans l’armée.Se faisant passer pour un couple, ils utilisent le camp pour y recruter des clients.Salle de répétition du TNM > 24 mai à 15h LECTURE PUBLIQUE i.kdkvoik 4559, PAPINEAU 514.523.2246 theatrelalicorne.com LA LICORNE ÉCRIRE LA GUERRE Table ronde avec des auteurs du projet Israël-Liban.En français et en anglais.Agora du Coeur des sciences de l'UQAM > 24 mai à 17h30 BILLET À L’UNITÉ POUR LES LECTURES 10 S > FORFAIT POUR LES 4 LECTURES 30 $ Billetterie Festival TransAmériques 514-844-3822 > 1-866-984-3822 ou Théâtre du Nouveau Monde 514-866-8668 Pour plus d'informations www.cead.qc.ca [gbab ] F TA
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