Le devoir, 18 juin 2008, Cahier A
ENTENTE SUR UNE TRÊVE ENTRE ISRAËL ET LE HAMAS Page B 5 ?ww w.ledevo i r.co m ?LE DEVOIR Vr o L .X C I X N 13 6 ?L E M E R C R E D I 1 8 .1 V I X 2 O O 8 8 i» e + T A x k s * 1 $ ÉLOGE DE LA LENTEUR yiSu-Ir »-t m* » 'A* k JACQUES NADEAU LE DEVOIR JULIE BOULET, ministre des Transports, prenait fièrement le volant hier d’une Nemo, un petit «véhicule à basse vitesse» (VBV) et un utilitaire tout électrique fabriqué à Sainte-Thérèse.La Nemo et la Zenn pourront rouler légalement à l’intérieur des municipalités au cours des prochaines années, dans le .cadre d’un projet-pilote de trois ans.Nos informations en page A 3 et l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page A 6.Fortier, financier n° 1 du PC Le sénateur-ministre a récolté près d’un demi-million en un an HÉLÈNE BUZZETT1 Ottawa — Le ministre non éhi des Travaux publics, le sénateur conservateur Michael Fortier, s'est hissé au sommet du palmarès des collecteurs de fonds pour son parti.Au cours de la seule année de 2007, M.Fortier a amassé pot's d’un demi-million de dollars auprès de militants divers, la somme lui permet de faire campagne en attendant les élections, mais l'opposition s’inquiète que M.Fortier puisse exploiter son statut de distributeur de contrats fédéraux pour financer le Parti conservateur.En 2007, Michael Fortier a collecté 232 724,50 $ auprès de 385 sympathisants pour la circonscri|> tion de Vaudreuil-Soulanges, à Miehael Knrtier l’ouest de Montréal.M.Fortier n’est pas élu, mais il tentera de ravir cette circonscription à la bloquiijte Meili Faille lors des prochaines élections générales.A cette somme déjà copieuse, il tant ajouter encore 193 480$, que 1’assodation conservatrice de Mont-Royal a transférés à VaudreuiLSoulanges, portant le toüd de l’argent amassé en 2007 par M.Fortier à 420 204,50 $.VOIR PACK A 8: FORTIER Choc pétrolier: Air Canada abolit 2000 postes GÉRARD BÉRUBÉ Responsable d'une crise sans précédent dans l’aviation américaine, le choc pétrolier se fait lourdement ressentir chez Air Canada.Confronté à des prix records du carburant, le plus important transporteur aérien au pays doit retrancher 2000 emplois, soit 8 % de ses effectifs, et clouer au sol 7 % de ses capacités.Alors qu’au sud de la frontière, l’industrie a lancé un appel à l’aide à Washington.La Société Air Canada est à son tour rattrapée par l’explosion des prix du kérosène.Le plus important transporteur aérien au pays a annoncé hier la suppression de 2000 postes à tous les échelons de l’entreprise et une réduction moyenne de 7 % de ses capacités au cours du quatrième trimestre de 2008 et du premier trimestre de 2009.«La perte de ces emplois est douloureuse compte tenu des efforts soutenus de nos employés afin de rétablir la rentabilité de la Société au cours des quatre dernières années», a déploré Montie Brewer, président et chef de la direction.«Air Canada, comme la plupart des transporteurs mondiaux, doit adapter ses activités et supprimer les vols qui sont devenus déficitaires compte tenu du prix actuel du carburant.Si celui-ci ne baisse pas, nous pouvons prévoir d’autres réductions de la capacité.» Air Canada pratique pourtant une politique de couverture contre la hausse des prix du carburant et applique VOIR PAGE A 8: AIR CANADA JACQUES NADEAU I.K DEVOIR Le carburant est maintenant le principal poste de dépenses d’Air Canada.P AIR CA IM A D A ,:*fcl .¦ La Ronde, désormais pour les couche-tôt CLAIRAN DRÉE CAUCHY Fini les virées nocturnes à La Ronde.Que les amateurs d’émotions fortes sous les étoiles se le tiennent pour dit le parc d'attractions appartenant au géant de l’amusement américain Sx Flags fermera désormais ses portes à 21h, à l’exception des soirs de feux d’artifice où les visiteurs pourront s’étourdir jusqu’à 23h30.Le nouvel horaire s inscrit dans la foulée du virage «famille» amorcé par Six Flags au cours des dernières années.«La Ronde n’est pas un lieu de débauche nocturne.On mise beaucoup sur le créneau familial», explique le responsable des communkations du parc d’amusement Martin Roy.D souligne que le parc de Montréal s’harmonise ainsi avec ce qui se M ailleurs en Amérique du Nord.VOIR PAGE A 8: LA RONDE INDEX Actualités.A2 Annonces.B 6 Avis publics .A4 Carrières.B 3 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 7 Monde.A 7 Mots croisés.B 5 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 L’Argentine en crise (1) Le « campo » contre le pouvoir politique BERNARDINO AVIIA REUTERS Arrestation, samedi dernier, d’Alfredo De Angeli, leader emblématique de la crise agricole en Argentine.Outrés, les grévistes ont repris d'assaut les routes du pays.'*&ÊËk Depuis trois mois déjà, l’Argentine est happée par un conflit agricole opposant le gouvernement de Cristina Kirchner et les agriculteurs.Devant la reprise récente des barrages routiers qui empêchent le ravitaillement des villes, la population est prise en otage.Déjà au bord de la crise alimentaire en raison de la hausse spectaculaire de la production de soja, le pays est désormais en proie à la plus grande crise politique depuis l’effondrement financier en 2001-02.Premier d’une série de trois textes.L1SA-MARI E G E R V A I S Buenos Aires — Rien ne va plus dans la République argentine.I>es manifestations et les blocages routiers des derniers jours, tant du côté des sympathisants des agriculteurs que du côté de ceux du gouvernement, ou encore des «pro-dialogue», ont profondément divisé la société argentine et mis à mal le pays, parmi les plus grands producteurs d’aliments dans le monde.Sans approvisionnement en produits laitiers, en fruits et légumes et en carburant pour les voitures et les autobus, la population est prise en otage.Et le gouvernement lui, se trouve au pied du mur.VOIR PAGE A 8: «CAMPO» Alanis Obomsawin LE TEMPS DE LA RECONNAISSANCE 18 Juin, 18 h 30 Au Cinéma ONF 1564, ma St-D»nts FILMS ET VIDÉOS SOIRÉE ALANIS Afin de souligner la publication en coffret d'une œuvre essentielle, un hommage en trots films, des premiers essais à son plus récent, au parcours exemplaire d'une grande artiste.Canada Québec H" Montréal >C LOTO QUÉBEC Le Devoir # C/ W ® ^ l/I Je m’engage, je signe la Grande Déclaration q proclamée à Québec r; le 12 août 2008 C.©—r ©tt Re83n0K$$ 1^ P 1 CANADIAN COMMISSION FOR UNESCO n I COMMISSION CANADIENNE POUR L’UNESCO La Maison Heffel Invitation à consigner pour la vente en salle de l'automne BEAUX-ARTS CANADIENS • ART D'APRÈS-GUERRE ET CONTEMPORAIN TOM THOMSON, Tamarack Swamp JEAN-PAUL RIOPELLE, Le cirque Estimation: 400 000 $ - 600 000 $ Estimation: 200 000 $ - 300 000 $ Vendu en mai 2008 pour 1 150 000 $ Vendu en novembre 2007 pour 632 500 $ mm : ’t-ir 'm* 1b6—«t DATE LIMITE POUR LA CONSIGNATION: 31 AOÛT 2008 VENTE EN SALLE EN DEUX SÉANCES: 19 NOVEMBRE 2008 Pour consulter gratuitement un de nos experts veuille* armmuniquer avec un de nos bureaux listés ci-dessous La Maison Heffel ~ Encanteurs et Évaluateurs Vancouver • Toronto • Ottawa • Montréal u 1840 rue Sherbrooke Ouest 13 Hazclton Avenue 2247 Granville Sireel Montréal.Quebec 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Voilà un terrain glissant où les dérapages sont s A \ 4ï m v.Jean-Robert Sansfaçon ier, les libéraux ont annoncé qu’a partir du 17 juillet, il sera possible de circuler a bord de véhicules a basse vitesse (VBV) dans les zones limitées à 50 km/h.Les deux seuls véhicules autorisés pour le moment sont la Zenn, assemblée a Saint-Jérôme, et la camionnette Nemo, à Sain-te-Thérèse.Dans un cas comme dans l’autre, l’autonomie est faible et il faut recharger les batteries durant quatre à huit heures pour rouler entre 50 et 100 km.L’énorme avantage réside évidemment dans le coût en énergie, qui n’est que de 1 C du kilometre, comparativement a 8 C et plus (à 1,40 $ le litre) pour les petites voitures de type Yaris ou Fit Il va sans dire que l’usage de ces véhicules se limite à des déplacements courts, en ville ou sur des campus.Mais on pourrait aussi y avoir recours dans les services: on pense notamment aux préposés au stationnement et aux livreurs.Æ0: \ Cela dit, il ne faut pas partir en peur.D’abord, • ^ ces petits véhicules coûtent cher compte tenu de leur utilité et du prix des concurrents (on peut se procurer une Hyundai pour 10 000 $, contre 13 (MX) $ à 15 (MX) $ pour la Zenn).Ensuite, on connaît mal la fiabilité de ces voitures après cinq ou six hivers dans la neige et le froid.La carrosserie de la Zenn est fabriquée en Europe par Microcar et les 160 unités construites l’an dernier ont surtout été vendues pour un usage peu intensif en zones tempérées.Finalement, l’argument massue, nous voilà dans une industrie ultra concurrentielle où les joueurs majeurs investissent des milliards pour accaparer le marché.Or, le déficit de Zenn Motor Company de Toronto a atteint 6,7 millions de dollars l’an dernier, et les ventes, la somme ridicule de 2,3 millions de dollars.Pourtant, le salaire payé à Saint-Jérôme ne serait, dit-on, que de 14 $ l’heure.Attendez que les TCA s’en mêlent! Ce qui nous amène au projet de Pauline Marois qui annonçait, samedi, qu’un gouvernement du Parti québécois ne deviendrait rien de moins qu’un «partenaire majeur de cette industrie du véhicule électrique».Pour ce faire, on créerait un fonds de trois milliards sur une période de dix ans.Trois milliards de fonds publics pour commercialiser des voitu-rettes électriques?Est-on tombé sur la tète?Que Québec encourage l’achat de voitures éconergétiques par une remise sur la taxe de vente, cela se justifie, tout comme le fait de privilégier la filière électrique dans les transports publics.De même, qu’Hydro-Québec s’associe sur une base d’affaires à des partenaires privés pour développer des produits secondaires adaptés, là encore, pourquoi pas?Mais se lancer, comme ça, dans la construction d’autos parce que le prix de l’essence est de 1,50 $ le litre, il y a quelque chose qui.ne tourne pas rond! Quand on se compare aux Européens qui ont investi massivement dans le train, le tramway et le bus électriques, il est évident que nous avons du retard à rattraper en matière d’efficacité énergétique dans les transports.Cela dit, de grâce, ne jouons pas à la grenouille de la fable! Prenons le temps d’évaluer quels sont les meilleurs moyens de réduire notre dépendance au pétrole sans pour autant nous lancer dans la fabrication de produits alors que la plupart des grands manufacturiers ferment leurs usines devenues trop coûteuses! j- rsansfacon@,ledevoir.com Historique, vraiment?istorique! Ce serait, selon le maire de Montréal, le qualificatif à accoler à l’entente conclue la semaine dernière entre le gouvernement Charest, les 15 municipalités défusionnées de l’île et sa ville.Voyons voir.Historique oui, parce qu’elle mettrait fin à la guerre larvée des municipalités reconstituées à l’endroit de la ville centre.Il y aurait lieu de se réjouir si ce n'était ce marchandage de pouvoirs et d’argent qui vient soulager ces banlieues, déjà parmi les villes les plus riches du Québec, d’une contribution de 30 millions pour des équipements communs quelles n'auront plus à payer à la métropole.Toute paix a un prix et dans le cas présent, on paie le gros prix.Un gros cadeau qui, soulignons-le, sera payé par l’ensemble des contribuables québécois puisque Québec compensera Montréal pour cette perte de revenus venant des banlieues.Historique, cette entente le serait aussi puisqu’elle accorde au maire de Montréal les pleins pouvoirs qu’il demandait sur l'arrondissement Ville-Marie.lu gouvernance du centre-ville, tous l’admettent, pose un problème.Le développement urbain de ce secteur de la ville est d’intérêt métropolitain et doit être géré connue tel.L’approche préconisée par Gérald Tremblay, et avalisée par Quebec, donnera toutefois au maire de Montréal bien plus de pouvoirs que nécessaire.L’accroc à la démocratie que constituera le nouveau régime, qui sera en place au lendemain de la prochaine élection, est patent.Les citoyens de Ville-Marie éliront trois conseillers qui siégeront à l’arrondissement aux côtés du maire de Montréal et de deux conseillers nommés par celui-ci.En cas d’égalité des voix, le maire aura un vote prépondérant.«Citoyen.à moitié», écrivait hier un lecteur habitant Ville-Marie.En fait, ce pourrait être pire.Le maire de Ville-Marie, qui sera aussi le maire de Montréal, sera en perpétuel conflit d’intérêts.S’il favorise indûment Montréal, les électeurs ne pourront le démettre à l’élection suivante.Fort probablement, ce système entraînera un désintérêt des citoyens à l’endroit du débat public.L'accroc à la démocratie est sérieux.D’autres avenues que la tutelle étaient possibles pour assurer une gouvernance conciliait les intérêts de la ville centre et ceux de Ville-Marie.Par exemple, un pouvoir d'initiative, assorti d’un pouvoir de veto, aurait pu être donne au conseil municipal de Montréal sur les question relatives au développement du centre-ville pouvant être de caractère métropolitain.Cela aurait évité de soumettre tout l’arrondissement Ville-Marie, qui est plus étendu que le centre-ville, au diktat de Montreal.Le maire Tremblay a défendu avec force sa formule.Pour obtenir gain de cause, il a accepté de faire ce cadeau de 30 millions aux banlieues.Ce marchandage n’est pas à son honneur.Le projet de loi n° 22 donnant force de loi à l’entente devrait être adopté au cours de la journée.Sur ce point précis de la gouvernance de Ville-Marie, comme sur le financement des services communs, les députés devraient reporter toute décision à l'automne, question de rechercher un meilleur équilibre.Bernaud DescOteaux bdescoteau.va ledevoir.com u; Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédacteur en chef JEAN ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS IAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND MAKoiÇ M VMLoPPen un V£Hicin£ ClfccTftîaaÊ flumcoiÇ*.e (ylouS.AuPÆt \ £>* S'Y Connut _ ' vfmCulTS
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