Le devoir, 26 septembre 2007, Cahier A
MANIE ;e impose le couvre-feu .7 ?www.ledevoir.com ?k SAINT-JEAN \ers mie formation universitaire ?I Page A 3 LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 218 ?LE MERCREDI 2 R SEPTEMBRE 2007 88c + TAXES = 1$ Algues bleues: aux municipalités d’agir Le secteur agricole recevra 145 des 200 millions que Québec veut investir LOUIS-GILLES FRANCŒUR Québec a décidé de miser sur le monde municipal pour passer à l’offensive contre les algues bleu-vert en lui octroyant de nouveaux pouvoirs pour intervenir contre ces villégiateurs ou citoyens récalcitrants, en vertu du principe « pollueur-payeur».Mais c’est le monde agricole qui ramassera 145 des quelque 200 millions que Québec entend investir d'ici 10 ans contre les algues bleues.Ces sommes permettront d’amorcer la restauration des bandes riveraines dans les zones les plus vulnérables à l’érosion pour contenir la pollution diffuse au phosphore et aux engrais azotés.Ces sommes permettront au milieu agricole de commencer à assumer une obligation légale en place depuis 20 ans mais appliquée très marginalement C’est ce qu’ont annoncé hier le premier ministre Jean Charest et ses deux collègues du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beau-champ, et des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, à Tissue du mini-sommet sur les algues bleu-vert, à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.Les mesures les plus stratégiques retenues par Québec sont de nature réglementaire.Aucune des 35 mesures annoncées par Québec ne se basait toutefois sur une analyse chiffrée qui aurait justifié sa pertinence et l’ampleur des fonds qui y sont consacrés.Deux sont plus spectaculaires, soit l’adoption prochaine d’un règlement québécois interdisant la vente de détergents phosphatés et la fourniture gratuite aux VOIR PAGE A 10: ALGUES FTQ: départ inattendu d’Henri Massé Michel Arsenault est son successeur désigné ÉRIC DESROSIERS Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a pris tout le monde par surprise et annoncé hier son départ à la retraite à la fin du mois prochain après presque 40 ans au sein du mouvement syndicat dont 15 à la tête de la centrale.Rompant avec la tradition, son successeur désigné ne sera pas René Roy, l’actuel numéro deux de la FTQ et secrétaire général de la centrale, mais Michel Arsenault, le directeur québécois du Syndicat des Métallos.Déjà appuyé par le président sortant et les principaux chefs syndicaux de la FTQ, le couronnement du nouveau président doit encore recevoir l’aval des délégués au prochain congrès de la centrale, le 30 novembre, où, théoriquement, d’autres candidats pourraient être en lice.Agé de 61 ans, Henri Massé jure qu’il n’y a pas de raison cachée derrière son départ à la retraite.«Je pense que le moment était bon, a-t-il expliqué lors d’un point de presse hier à Montréal en marge d’une réunion du VOIR PAGE A 10: MASSÉ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Michel Arsenault, au côté d’Henri Massé, qui a annoncé hier à la surprise générale sa démission de la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec.M.Arsenault a été désigné à sa succession.Visite du président afghan Le NPD accuse Ottawa d’avoir préparé le discours d’Hamid Karzaï HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa—Le président afghan Hamid Karzaï a-t-il servi de pion au gouvernement conservateur lorsqu'il a livré devant la Chambre des communes un vibrant plaidoyer en faveur de la mission canadienne dans son pays?Le Nouveau parti démocratique (NPD) commence à le croire et avance des preuves à Tappui.Le gouvernement réplique que le parti de Jack Layton est prêt à dire «n’importe quoi» pour s’attaquer à la mission militaire.D y a un an, M.Karzaï' a effectué une visite officielle à Ottawa à l’occasion de laquelle tous les grands honneurs lui ont été réservés, incluant celui d’être salué par une salve de canons et de passer en revue la garde.Il venait à la rescousse de la mission canadienne en Afghanistan, dont la popularité chutait dans les sondages en entraînant avec elle celle de l’équipe Harper.VOIR PAGE A 10: KARZAÏ INDEX Actualités .A2 Éditorial A8 Annonces.B 4 Idées A9 Avis publics .C 4 Météo B4 Carrières .B 6 Monde A7 Culture B 10 Mots croisés C4 Décès .B 4 Sudoku B4 Économie.Bl Télévision B 8 En tournage à Montréal Cassel, le dernier visage de Mesrine «J’ai toujours cru que le film ne se ferait pas sans moi » La star française Vincent Cassel tourne à Montréal dans LTns-tinct de mort.Il incarne Jacques Mesrine, le légendaire bandit, dont les coups et les évasions ont ébranlé le Québec des années 1960.ODILE TREMBLAY Sa gueule de truand lui a valu souvent des rôles de dur à cuire: un menton en galoche, des yeux bleus perçants, une dégaine érotique et inquiétante, ingrédients de son succès.Lui, c’est Vincent Cassel, star française dont la carrière survole l’Atlantique, bondit d’Hollywood à Paris en passant par Londres et ailleurs.Gueule de truand?D vous dira qu’on le trouvait d’abord trop gentil pour lui offrir des rôles de vilain, fi fallut La Haine de Kassovitz, œuvre coup-de-poing en 1995, pour le mettre dans cette case plus noire, qui lui va désormais si bien.«Mais je ne crois pas qu’il existe des rôles de bons ou de méchants.La complexité est partout, et je n’aime pas les personnages trop lisses.» Ça tombe bien.On ne lui en offre guère.JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’acteur français Vincent Cassel incarne encore.un truand.Enfant de la balle, fils du regretté Jean-Pierre Cassel, il est né à Tombre des plateaux.Son frère Mathias et sa demi-sœur Cécile Cassel sont du bâtiment, comme on dit.Tout comme sa femme, la belle Monica Bellucci.Le cinéma, la scène constituent les langues parlées dans sa famille.Pousser sur ce terreau-là ne nuit pas.Il en.convient.«Tant de boulangers sont fils de boulangers.» Pas moyen de le manquer sur les grands écrans non plus.L’acteur de Sur mes lèvres et du Pacte des loups incarne un des mafiosi russes du dernier film du Torontois David Cronenberg, Eastern Promises.Inquiétant truand en sévère carence émotive, rôle complexe entre hystérie et cruauté où il est sensationnel.«Le comportement de mon personnage vient d’un manque d’amour, dit-il, et de l’influence du milieu, bien enten- du.» Cassel est fier du film, à juste titre, et boudait les journalistes qui n’avaient pas vu le Cronenberg.Le voici à Montréal pour le tournage de L’Instinct de mort par Jean-François Richet (te cinéaste de L’Etat des lieux).L’acteur y incarne le gangster français Jacques Mesrine, célèbre pour ses audacieux braquages et ses évasions spectaculaires.Il a longtemps sévi au Québec au cours des années 1960, avant de commettre de nouveaux méfaits en France et de périr sous les balles de la police parisienne en novembre 1979.Déjà mythe de son vivant alors après sa mort.Ce bandit brillant et idolâtré fut un homme complexe, considéré par plusieurs comme une sorte de Mandrin ou d’Arsène Lupin moderne.«Il existe une dichotomie entre ce que les gens gardent de lui comme souvenirs et ses actions», estime Vincent Cassel.En fait la vie de Mesrine, surnommé «l’homme aux cent visages», fût si agitée que deux films sont tournés coup sur coup, en commençant par la fin.Le se» cond volet, L’Ennemi public n° 1, sur ses dernières années est terminé.Le premier, L’Instinct de mort, est en cours de route id.Le tournage a débuté à Paris en mai.Gérard Depardieu joue son mentor et VOIR PAGE A 10: CASSEL CHRISTIANE CHARETTE 9h Rencontre avec Roy Dupuis, qui Incarne Roméo Dallalre dans le film J’ai serré la main du diable Réalisation: Bruno Guollélmlnattl PREMIÈRE CHAINE www.radio-canada.ca/chriatiane 77831300066539 LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 « SEPTEMBRE 2 0 0 7 LES ACTUALITES Dans un éventuel gouvernement du Parti québécois Marois aurait un ministre de la Souveraineté Rejeter la mécanique du référendum ne veut pas dire sacrifier l’idéal du PQ Pauline Marois MATHIEU BELANGER REUTERS ROBERT DIJTR1SAC BaieSaint-Paul — Même si Pauline Marois a mis au rancart «la maudite mécanique» du référendum, la nouvelle députée de Charlevoix et chef du Parti québécois favorise toutefois la création d’un poste de ministre de la Souveraineté au sein d’un prochain gouvernement péquiste.«On ne remet pas ça en question.Au contraire, ce sera une base pour nous permettre d’expliquer c’est quoi le projet qu’on défend, qu’on veut mettre de l’avant, et c’est quoi la souveraineté d’un pays», a indiqué Pauline Marois au cours d’une conférence de presse tenue dans sa nouvelle circonscription à la suite de sa victoire convaincante de lundi.La nomination d’un ministre de la Souveraineté est inscrite à l’article 1 du dernier programme du PQ adopté en juin 2005, programme dans lequel Mme Marois veut biffer tout ce qui touche au processus référendaire, dont son échéancier.Rappelons qu’à ses premiers pas à titre de chef du PQ à la fin juin, Pauline Marois avait soutenu qu’il n’était pas question qu’un gouvernement péquiste sous sa gouverne engage des fonds publics pour promouvoir la souveraineté, une autre volonté inscrite à l’article 1 du programme péquiste.Or, on voit mal comment un ministre de la Souveraineté pourrait se passer d’un budget, si modeste soit-il.Un peu plus tard, à l’émission Maisonneuve à l’écoute de RadioCanada, Pauline Marois a parié de «la maudite mécanique référendaire».L’échéancier référendaire a donné bien des maux de tête à ses prédécesseurs, que ce soit Lucien Bouchard, Bernard Landry ou André Boisclair.«C’est venu obscurcir le débat», estime-t-elle.Pauline Marois a proposé un plan de travail à l’exécutif du parti, qui l’a adopté.Dans quatre mois, le PQ disposera de sa plateforme électorale et de propositions pour modifier le programme.Tout changement dans le programme doit cependant être approuvé par un congrès national des membres.La chef péquiste a mis sur pied une demi-douzaine de comités thématiques — environnement économie, lamille, identité.— auxquels participent des députés et des militants, mais aussi des intellectuels et des représentants de la dite société civile.Selon Mme Marois, sa position, qui repousse aux calendes grecques la tenue d’un référendum, n’a pas démoralisé les troupes souverainistes.«Au contraire, c’est comme si j’avais senti un certain soulagement de la part des militants», a-t-elle affirmé.Pàuline Marois se défend bien de s’inspirer des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard.Elle voit une forme «d’attentisme» dans cette stratégie qui n’a pas donné de résultats, même au moment de l’adoption de la Loi sur la clarté de Stéphane Dion, où l’indignation d’un Lucien Bouchard n’a pas lait tache d’huile dans la population.«La différence, c’est que je veux faire avancer le Québec sur tous les fronts», a-t-elle dit obtenir des pouvoirs, faire des affiances avec d'autres partis.A cet égard, elle a dté l’exemple de la loi 104 sur la langue d’enseignement qui a été invalidée par la Cour d’appel, une situation au sujet de laquelle l’As- semblée nationale doit intervenir, estime-telle.Présent à Sainte-Adèle, le premier ministre Jean Charest n’a pas pu s’empêcher de faire remarquer que Mme Marois devient le sixième chef du PQ depuis qu’il est à la tête du Parti libéral, en 1998, si l’on inclut les deux dirigeants intérimaires qu’ont été Louise Harel et François Gendron.Pour Jean Charest, le PQ a beau changer souvent de chef, le parti lui-même «ne change pas», a-t-il ironisé.Selon le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, n’eût été du vote libéral, Pauline Marois n'aurait pas eu la partie aussi facile à l’élection complémentaire de lundi Le chef de l’Action démocratique du Québec ne s’était pas fait d’illusions quant aux chances de réussite de son candidat Conrad Harvey, mais il s’est dit néanmoins étonné par l’ampleur de la victoire de la chef du Parti québécois.Maintenant qu’elle a un siège à l’Assemblée nationale, la chef du PQ devra rendre des comptes, a prévenu son vis-à-vis de l’opposition officielle.Déjà, selon lui, «elle est empêtrée» dans le dossier épineux du calendrier référendaire.«Il semble qu’elle aurait donné à Ségolène Royal des garanties qu’il n’y aurait pas de référendum, puis ce matin, elle dit qu’elle est à la recherche de conditions gagnantes pour en tenir un.Elle avait réussi à glisser ces questions sous le tapis le temps d’une partielle, mais elle ne pourra pas mettre ces questions en veilleuse de façon permanente», a-t-il argué.Le Devoir Dépenses électorales des conservateurs La pression s’accroît sur Élections Canada HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Bloc québécois et le NPD ont joint leurs voix à celle du Parti libéral en disant souhaiter que la lumière se fesse «le plus rapidement possible» sur les dépenses électorales du Parti conservateur, de préférence avant la prochaine élection, qui pourrait être déclenchée aussi tôt que le 18 octobre.Tout comme les libéraux, le député bloquiste Michel Guimond ne veut pas dicter son comportement à Elections Canada, un organisme indépendant.Il espère quand même que le Commissaire aux élections, saisi du dossier conservateur, complète son enquête «avec diligence» afin d’éviter que le stratagème échafaudé par le parti de Stephen Harper ne soit utilisé à nouveau en campagne électorale.«On s’attend à ce que le Commissaire aux élections mette le pied sur l'accélérateur, tout en reconnaissant qu’il reste maître de sa procédure, de son enquête, des remèdes et des ultimatums qu’il peut donner», a déclaré M.Guimond en entrevue.Le député bloquiste estime qu’Elec-tions Canada pourrait exiger des 17 députés conservateurs visés qu’ils fournissent toutes les preuves de leurs dépenses électorales d’ici le «15 octobre», soit la veille de la rentrée parlementaire.«Il vit sur la même planète que nous», a-t-il lâché.Paul Dewar, député du NPD, sent aussi qu’il est «urgent» qu’Elections Canada clarifie la situation.Les députés réagissaient à l’article du Devoir publié hier selon lequel 17 députés conservateurs, ne s’étant en apparence pas conformés à toutes les règles de dépenses électorales, pourraient se voir interdire de siéger — et de voter — à Ja Chambre des communes.Elections Canada les a déjà avertis, mais on ignore si un ultimatum leur a été servi.Élections Canada refuse de rembourser certaines dépenses électorales à une pléiade de candidats conservateurs parce que ces dépenses seraient en fait des publicités nationales imputables au Parti conservateur et non à ses candidats locaux.Ce sont 67 candidats qui sont visés, dont 17 élus.Le Parti conservateur conteste ce refus en cour fédérale.Selon les documents déposés devant le tribunal, les publicités en question étaient identiques aux publicités nationales, à l’exception d’une petite inscription à la fin indiquant que c’était l’agent officiel de tel ou tel candidat qui les avait autorisées.En outre, une même publicité partagée n’était pas facturée par le parti à pprts égales entre ses candidats! Élections Canada estime que, pour être considérée comme locale et imputable à un candidal une publicité doit faire la promotion directe de ce candidat Dans sa correspondance avec Élections Canada, le Parti conservateur estime qu’il ne «revient pas à Elections Canada de poser un jugement» sur ces choses.Une publicité est considérée comme étant locale à elle est payée et autorisée par l’agent officiel d’un candidat local «sans égard au contenu ‘local” ou “national”», a écrit Susan Kehoe, la directrice exécutive par intérim du parti.La catégorisation d’une publicité est capitale dans le monde complexe des dépenses électorales.Les dépenses Ipcales sont remboursées par l’État à hauteur de 60 % plutôt qu'à 50 %.En outre, le Parti conservateur avait déjà presque dépensé le maximum permis pendant la campagne électorale de 2006.En en imputant une part à ses candidats, il a potentiellement pu dépenser davantage que ses adversaires.Ce qui agace M.Guimond.«Je me sens comme ne me battant pas à armes égales.» Le Devoir Enquête des commissaires à l’information du Canada et de l’Alberta Que le vol de renseignements personnels chez Winners serve de leçon à l’industrie BRIAN MYLES Le laxisme de la compagnie américaine TJX, propriétaire des magasins Winners et Home-Sense, est à la source d’un vol colossal de renseignements personnels qui a touché 45 millions de personnes dans le monde.C’est du moins la principale conclusion d’un rapport d’enquête conjoint rendu public hier par Jennifer Stoddart, commissaire à la protection de la vie privée du Canada, et son homologue albertain, Frank Work.«L’entreprise recueillait trop de renseignements personnels, elle les conservait trop longtemps et utilisait une technologie de cryptage déficiente pour les protéger, ce qui a compromis la protection de la vie privée de millions de clients», a déploré Mme Stoddart L’enquête fait état de six violations aux principes de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (IPRPDE).Les commissaires se disent néanmoins satis- faits des mesures correctrices prises à ce jour par TJX et ils considèrent que l’affaire est close.Les commissaires à la vie privée du Canada et de l’Alberta ont appris le 17 janvier dernier que TJX avait fait l’objet d’un vol de données touchant des millions de personnes aux États-Unis, au Canada, à Puerto Rico, au RoyaumeUni et en Irlande.Des pirates informatiques, toujours au large, se sont introduits dans le système informatique de l’entreprise par le truchement de réseaux locaux sans fil de deux magasins Marshalls situés à Miami.Le ou les intrus ont accédé au système à plusieurs reprises, de juillet 2005 à décembre 2006, en prenant bien soin d’utiliser une technologie de suppression, si bien qu’à ce jour, TJX n’a pu être en mesure de détenraner le contenu de la majorité des dossiers téléchargés de façon frauduleuse.îles numéros de cartes de crédit utilisés par les clients (y compris les dates d'expiration), des noms, nu- méros de téléphone, adresses et numéros de permis de conduire ont été dérobés (dont 300 numéros de permis au Canada).La Gendarmerie royale du Canada enquête sur le dossier, de même que la Commission fédérale du commerce ,et un groupe de procureurs aux États-Unis.Le commissaire à l’information du Royaume-Uni et le commissaire à la protection des données de l'Irlande se penchent également sur l’affaire.TJX fait aussi l’objet de poursuites et recours collectifs aux États-Unis et au Canada.La compagnie a conclu tout récemnjent des ententes hors cour avec certains clients.TJX a estimé ses pertes totales à 150 millions de dollars américains.L’ampleur des pertes et inconvénients subis par les consommateurs et les compagnies de crédit reste cependant la grande inconnue de cette affaire.Cette information n’a pas été divulguée par les banques et les agences de crédit Selon Mme Stoddart fa brèche chez TJX devrait servir d’exemple pour toutes les entreprises dans le commerce de détail.Ce vol de renseignements démontre en effet qu’il est périlleux de conserver trop longtemps une masse de données sensibles.«Les entreprises comprennent maintenant que si les systèmes de sécurité requis pour la collecte de renseignements de leurs clients coûtent cher, il en coûte encore davantage pour réparer les dégâts liés à une fuite de données», dit-elle.La vigilance des consommateurs est également de mise, estime Mme Stoddart.«Les consommateurs devraient avoir de plus en plus le réflexe de contester la demande de renseignement personnels.Vous n’avez pas besoin de donner votre numéro de téléphone pour faire une transaction, explique-t-elle.Dites non, et demandez chaque fois pourquoi il est nécessaire de collecter ces renseignements.» Le numéro de permis de conduire, une donnée très sensible, devrait être donné en dernier recours seulement Le Devoir INSPIRONS-NOUS DES MEILLEURS ! SECTEUR ÉCONOMIQUE Jacques Lamarre Président et chef de la direction Groupe SNC-Lavalin inc.SECTEUR CULTUREL Denise riliatrault Metteure en scène, réalisatrice et scénariste SECTEUR SCIENTIFIQUE Hubert Reeves Astrophysicien En collaboration avec : SECTEUR SOCIAL Paul Gérin-Lajole Président-fondateur et président du conseil d'administration Fondation Paul Gérln-Lajoie Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Caisse de dépôt et placement du Québec RECEPTION HOMMAGE AUX GRANDS MONTRÉALAIS 2007 Mardi 9 octobre 2007 De 17 h 30 à 19 h 30 Hôtel de ville de Montréal Maître de cérémonie : Albert Miliaire Réservations www.ccmm.qc.ca/GM_07 514 871-4000, poste 4001 Billet(s) Membres : 60 $ Non-membres : 85 $ Taxes en sus Omar Khadr peut être jugé par le tribunal militaire, tranche une cour d’appel américaine TXWashington — Une cour d’ap-VV pel spéciale a relancé lundi soir les poursuites contre Omar Khadr, le seul Canadien détenu à Guantanamo, dont la procédure devant un tribunal militaire d’exception avait été annulée en juin en raison d’un vice de forme, a-t-on appris hhier de source judiciaire.Omar Khadr, arrêté en Afghanistan en 2002 alors qu’il n’avait que 15 ans et soupçonné d’être un membre d’al-Qaïda, est poursuivi pour avoir tué un soldat américain en lançant une grenade lors de son arrestation.La décision dans cette procédure devrait également relancer les poursuites contre le seul autre détenu inculpé devant un tribunal d’exception, Salim Ahmed Ham-dan, un détenu yéménite présenté comme l’ancien chauffeur du chef d’al-Qaïda, Oussama ben Laden.Lors d’une audience préliminaire le 4 juin sur la base navale américaine à Cuba, le colonel Peter Brownback, juge du tribunal d’exception chargé du jeune Canadien, avait estimé que l’affaire ne relevait pas de son autorité.La loi promulguée à l’automne 2006 pour établir ces tribunaux spéciaux stipule qu’ils sont destinés à juger les «combattants ennemis illégaux étrangers».Mais au terme d’une procédure administrative organisée plusieurs années plus tôt, Omar Khadr a été qualifié de simple «combattant ennemi».Estimant qu’il ne s’agissait que d’un malentendu sémantique, le gouvernement a fait appel devant une cour militaire spéciale mise en place ces derniers mois par le Pentagone, selon les termes de la loi de 2006.Dans une décision publiée lundi soir, les trois juges de cette cour ont estimé qu’il n’était effectivement pas encore établi qu’Omar Khadr était un combattant ennemi «illégal», mais que le juge Brow-back avait eu tort de considérer qu’il n’avait pas l’autorité pour établir lui-même ce statut La cour renvoie donc l’affaire devant le juge Brownback, qui devra déterminer, après avoir examiné les preuves fournies par le gouvernement, si Omar Khadr était un combattant «illégal», passible d’un tribunal d’exception, ou le soL dat d’une armée régulière passible d’une cour martiale.Cette décision est cependant susceptible d’un recours devant la justice fédérale américaine.Le Pentagone a réagi hier en indiquant qu’il comptait accélérer la reprise, devant des tribunaux spéciaux, de procès de prisonniers de Guantanamo pour crimes de guerre.«Nous avons l’intention de faire en sorte que, rapidement, les cas relevant de tribunaux militaires donnent lieu à des procès», a déclaré un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.Ailleurs, Salim Hamdan et Omar Khadr ont aussi déposé en début d’année un recpurs devant la Cour suprême des États-Unis pour dénoncer plusieurs dispositions des tribunaux militaires d’exception, comme la possibilité de présenter des témoignages indirects ou obtenus sous la contrainte.La plus haute juridiction du pays a rejeté ce recours une première fois en avril, mais les avocats des deux détenus ont déposé une nouvelle demande, sur laquelle la Cour devrait se prononcer dans les prochaines semaines.Agence France-Presse EN BREF Un congé en l’honneur de Riel Winnipeg — Il a été pendu il y a plus d’un siècle, mais le chef métis Louis Riel a été plus populaire que le rockeur Neil Young, des joueurs de hockey et les ours polaires dans un concours visant à baptiser un nouveau congé férié au mois de février au Manitoba.Le jour de Louis Riel l’a remporté hier aux dépens de plusieurs dizaines d’autres soumissions d’un comité d’étudiants mis sur pied par le gouvernement néo-démocrate pour choisir le meilleur nom pour le nouveau congé.Ce jour sera célébré chaque troisième lundi du mois de février, soit le même jour que le jour de la famille en Alberta et en .Saskatchewan.- La Presse canadienne DUB¦IE H¦ DOUIOMUI Robert PRÉVOST Alain VERVAET GESTION DES APPROUISIOHNEMENTS ET DES STOCKS 375pages-38,20$ ISBN 978-2-7601-3921-3 GUÉRIN, odIlnur Hoc 514-842-3481 Les nouueiies méthodes de oestion En uente dans loutes les iinrairles Ig prix ost indiqué sous réserve de modifications LE DEVOIR, LE MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2007 ACTUALITES Manon Cornellier La mémoire est une faculté qui oublie Plus personne pratiquement n’en parle, même si cela ne fait qu’un an que le juge O’Connor a rendu public son premier rapport sur l’affaire Arar.Le 18 septembre 2006, le juge O’Connor exonérait complètement Maher Arar et blâmait sans partage la GRC.Quelques mois plus tard, le gouvernement Harper a fini par s’excuser et par compenser M.Arar à hauteur de 10,5 millions de dollars pour son calvaire dans les prisons syriennes.A la GRC, le commissaire Zaccardelli a finalement pris la porte (pas pour les faux renseignements fournis aux Américains, les mensonges à ses patrons ou son traitement de M.Arar, mais pour s’être contredit devant un comité parlementaire).Sur le fond, cependant, rien n’a encore été réglé, c’est-àdire qu’on n’a toujours rien fait pour améliorer la supervision des opérations policières et de renseignements liées à la sécurité nationale.Ces questions, qui étaient à Tordre du jour il y a 25 ans à Tissue de la commission Macdonald, ont fait l’objet du second rapport du juge O’Connor en décembre 2006.Ses recommandations ont à peine surpris à l’époque, même s’il allait très loin.D suggérait la création de deux mécanismes pour superviser les activités liées à la sécurité nationale menées par la GRC, le Service de renseignements de sécurité et cinq autres organismes fédéraux.Les conservateurs ont répondu rapidement au premier rapport O’Connor, ce qui est à leur honneur, mais on attend toujours leur réaction au second.En réponse, cet été, à un rapport d’un sous-comité de la Chambre, le ministre de la Sécurité publique, Stock-well Day, disait que le gouvernement travaillait sur un nouveau système de surveillance en matière de sécurité nationale qui «répondrait aux objectif de base» établis par le juge O’Connor.D n’en disait pas davantage.Au bureau du ministre Day, on rappelait hier que le programme du Parti conservateur prévoyait la création d’un comité sur la sécurité nationale et que le ministre avait promis pour l’automne un «programme robuste en matière de sécurité».Ce dernier pourrait inclure une réponse au rapport O’Connor, mais ce n’est pas assuré.D se peut que Ton doive attendre un peu plus car la question est complexe et concerne plusieurs ministères, dit-on, mais les fonctionnaires y travaillent ?Cette prudence peut se comprendre, mais contraste avec la diligence dont a fait preuve le ministre Day dans le dossier des malversations autour du fonds de pension des agents de la GRC.Le rapport d’enquête sur cette affaire, présidée par David Brown, était encore tout chaud que le ministre passait à l’action.Il est vrai qu’il devait répondre à une crise de confiance au sein même de la police fédérale.Le gouvernement a donc nommé un nouveau commissaire qui, pour la première fois de l’histoire de la GRC, n’est pas issu du sérail policier.M.Day a accepté de mettre sur pied, comme le lui suggérait le rapport Brown, un comité indépendant chargé de déterminer les réformes à apporter et dont le rapport est attendu en décembre.William Elliott, le nouveau commissaire, s’est pour sa part montré ouvert au début de septembre à la création d’un poste d’ombudsman pour offrir une meilleure protection aux dénonciateurs.Mais tout cela ne vise que les problèmes internes de la police fédérale et laisse en suspens celui de sa supervision externe par un organisme civil.Le problème à cet égard est connu depuis longtemps et va bien au-delà des activités liées à la sécurité nationale.Encore cet été, le président de la Commission des plaintes du public contre la GRC, Paul Kennedy, rappelait dans son rapport annuel que le commissaire de la GRC a toujours le pouvoir de refuser les conclusions de la commission et qu’il ne se gêne pas pour le faire.Entre mars 2006 et mars 2007, M.Zaccardelli et Bev Busson, qui lui a succédé de façon intérimaire, ont rejeté plus de la moitié des conclusions négatives de la commission.Comme le leur permet la loi, ils ont imposé les leurs et ont pu ainsi ignorer les recommandations originales.Autant dire que le chien de garde n’a pas de dents.Et ce seul mécanisme de supervision civile de la GRC vivote avec un budget annuel d’environ cinq millions, comparativement à 3,5 millions au moment de sa création en 1988.La GRC, elle, a maintenant droit à quatre milliards, comparativement à 1,4 milliard en 1988.Le nombre d’agents est passé de 18 000 à 26 000 durant cette période alors que la taille du personnel de la commission, elle, est restée à peu près identique.?Les problèmes de la GRC découlent d’une culture interne quasi militaire, comme Ta observé M.Brown, mais aussi parce que cette même organisation a un fort sentiment d’impunité et ne s’estime pas tenue de rendre des comptes.Rien ne Ty oblige.Cela est encore plus apparent dans les provinces où la police fédérale joue le rôle de police provinciale, ce qui l’amène à enquêter sur ses propres bavures.Pour changer cet état de fait, il faudra plus que des changements internes.Les suggestions abondent une Commission des plaintes du public dotée de muscles et d’argent une supervision réellement indépendante de toutes les activités de la GRC et ce qui semble une évidence, des enquêtes sur ses agents soupçonnés de bavures confiées à un autre coips policier.Mais tout ça, ce n'est pas le nouveau commissaire William Elliott qui peut le faire, mais le gouvernement Il est à espérer qu’il ouvre effectivement son jeu dès cet automne.Il n’a aucune raison de tarder.Cela fait des années que M.Kennedy et sa prédécesseur dénoncent les menottes qui lient les mains des membres de la Commission des plaintes du public.Et cela fait quelques années que les experts s’inquiètent du fait que les pouvoirs de la commission n’aient pas été renforcés au moment même où ceux de la GRC gagnaient en importance à la suite des attentats du 11 septembre 2001.Les mêmes pouvoirs mal définis et mal encadrés qui, faut-il le rappeler, ont conduit au dérapage qui a coûté une année de sa vie à Maher Arar.Attendre n’est pas une option.Ni oublier.mcom ell ieÆedevoir.corn Collège militaire de Saint-Jean La réouverture du Collège militaire de Saint-Jean n’est qu’un premier pas Les administrateurs choisis ont la réputation de militer en faveur d’un retour à la vocation initiale Le gouvernement fédéral s’apprête à nommer à la tête du nouveau Collège militaire royal de Saint-Jean plusieurs administrateurs qui ont un objectif clairement affiché: ramener le collège à ce qu’il était avant sa fermeture en 1995, lorsqu’il dispensait des cours universitaires.La réouverture complète du CoUège de Saint-Jean pourrait donc n’être qu’une question de temps.ALEC CASTONGUAY Ottawa — Depuis le début du mois de septembre, le Collège militaire de Saint-Jean accueille 93 étudiants de niveau collégial qui pourront suivre deux ans de formation au Québec avant de se diriger à Kingston, en Ontario, pour suivre leur formation universitaire, toujours avec un encadrement militaire.Avant la réouverture partielle du collège annoncée cet été par le gouvernement Harper, les jeunes soldats devaient se diriger à Kingston après une seule année préparatoire à Saint-Jean, au sud de Montréal Mais la réouverture complète du collège, avec une formation universitaire, est plus plausible que jamais étant donné les administrateurs que le gouvernement Harper s’apprête à nommer.Selon les informations obtenues par Le Devoir, Ottawa annoncera dans les prochains jours les noms de 10 des 19 membres du conseil des gouverneurs du Collège militaire royal de Saint-Jean.Les neuf autres personnes proviendront de l’intérieur de l’établissement et ne seront pas nommées par le gouvernement Les gouverneurs du collège, qui formeront une sorte de conseil d’administration, auront pour mission de définir l’orientation de l’établissement et de veiller à la bonne marche de l'institution.Leur mandat sera de trois ans, renouvelable deux fois.La liste des futurs administrateurs est tenue secrète par le gouvernement, mais Le Devoir a réussi à obtenir plusieurs noms, dont certains sont connus du grand public pour leurs apparitions fréquentes à la télévision et dans les journaux à titre d’experts militaires.Peter MacKay Ainsi, Peter MacKay, le ministre de la Défense, confirmera que le président du conseil des gouverneurs sera le lieutenant-général à la retraite Richard Evraire, actuellement président de la Conférence des associations de la défense (CAD).Cet organisme indépendant et sans but lucratif fait la promotion des intérêts du milieu de la défense au Canada.«Effectivement, on m’a approché et j’ai accepté.Mais j’attends toujours la confirmation officielle du gouvernement avant de me réjouir!», affirme cet ancien haut gradé qui a dirigé le Collège de Saint-Jean entre 1975 et 1978.En effet, les lettres d’intention ont été PEDRO RUIZ LE DEVOIR a *&*¦¦¦ : envoyées au début du mois d’août, quelques jours avant le remaniement ministériel à Ottawa.Le changement de ministre a donc retardé la nomination des administrateurs.Le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry, bien connu pour ses interventions à Radio-Canada, sera aussi nommé au conseil des gouverneurs.Sandra Perron, la première femme à avoir porté le titre de capitaine d’infanterie au Canada — elle a quitté l’armée en 1995 — sera aussi membre du conseil, tout comme l’expert militaire et colonel à la retraite Michel Drapeau.Alain Pellerin, directeur général de la Conférence des associations de la défense et collègue de Richard Evraire, sera aussi du nombre.Richard Evraire, futur président du conseil, aura à ses côtés des anciens officiers qui ont bien l’intention de militer activement pour le rétablissement intégral de la mission du Collège militaire de Saint-Jean, qui a dispensé des cours universitaires entre 1973 et 1995.C’est le cas de Michel Drapeau, qui œuvre aujourd’hui pour la firme d’avocats Barrick Poulsen et enseigne à TUniversité d’Ottawa, «j’ai accepté de siéger au conseil des gouverneurs pour que le collège redevienne ce qu 'il était avant sa fermeture.Je l’ai dit clairement au gouvernement et au lieutenant-général Evraire et il ne semblait pas y avoir de problème.Je n’ai aucun intérêt si le collège reste un cégep.C’était une erreur grave de le fermer et un obstacle important au recrutement des francophones dans l’armée.» Rémi Landry, qui est aujourd’hui expert militaire au sein du groupe d’étude et de recherche sur la sécurité internationale de TUniversité de Montréal, estime lui aussi que la fermeture du collège en 1995 était une erreur.«On se privait du dynamisme du Québec à l’intérieur des Forces canadiennes.Le collège permettait une meilleure intégration des Québécois.Maintenant, pour moi, l’objectif est de m’assu- rer que le collège a les moyens de mettre sur pied une institution durable qui pourra ensuite grandir et reprendre la place qu'elle avait autrefois», dit-il.Même son de cloche de la part du colonel à la retraite Alain Pellerin.«Le but visé doit être de revenir à la mission universitaire du Collège de Saint-Jean.Mais le temps que ça va prendre est une autre histoire! Le plus important, c’était la réouverture.Ensuite, le conseil des gouverneurs et le gouvernement devront regarder ce qu’il est possible défaire pour aller plus loin», dit-il.Le prochain président du conseil des gouverneurs dit être bien conscient de la volonté clairement affichée des futurs administrateurs.«Je connais bien les idées de certains et j’ai parlé avec plusieurs d’entre eux, dit Richard Evraire, qui a pris sa retraite des Forces armées après 42 ans de service au sein du Royal 22e Régiment Mais je préfère ne pas me prononcer tant que je ne suis pas nommé officiellement.Il faudra aussi que fen discute avec le ministre de la Défense.» Une source gouvernementale a souligné au Devoir que la sélection des administrateurs n’était pas un hasard et que le choix avait été fait consciemment par Gordon O’Connor, l’ancien ministre de la Défense, qui souhaite une réouverture complète du collège.Le vice-président du conseil sera le commandant de l’Académie canadienne de la défense, soit l’organisme chargé des programmes d’éducation et de perfectionnement professionnel des Forces armées.D s’agit du major général Hussey, qui a étudié au Collège militaire royal de Saint-Jean à la fin des années 1960.Outre les dix membres choisis par le gouvernement, le conseil des gouverneurs comptera neuf autres personnes issues de l’intérieur de l’établissement, notamment le commandant du collège, qui sera lui aussi nommé dans les prochains jours.Le Devoir Harper entrevoit un autre gouvernement minoritaire Un autre soldat canadien est tué en Afghanistan Cinq autres militaires sont blessés lors d'une attaque au mortier DENE MOORE Kandahar, Afghanistan — Avant de prendre place à bord d’un avion militaire à destination de l’Afghanistan le mois dernier, le caporal Nathan Hornburg avait déclaré à un journaliste de sa ville natale que le danger ne l’effrayait pas.«Ça justifie davantage notre présence — on sait que [l’Afghanistan] est dans le pétrin, et c’est pour ça que nous y sommes», affirmait-il en juillet au Calgary Sun, avant de quitter le pays en août Lundi, le caporal Hornburg est devenu le 7P soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan.Il a été tué par un tir de mortier vers 16h30, pendant qu’il s’affairait à réparer les chenilles d’un blindé Léopard 2 dans un des districts les plus dangereux du pays.L’équipier de blindé de 24 ans était rattaché au King’s Ovm Cal-gary Regiment «Le caporal Hornburg a dû sortir du véhicule pour réparer la chenille d’un blindé Léopard, et c’est à ce moment que l’incident s’est produit», a expliqué le brigadier-général Guy Laroche, commandant des forces canadiennes en Afghanistan, lors d’une rencontre avec les journalistes à l’aéroport de Kandahar, hier.Un autre soldat a été blessé par le tir de mortier.Au cours d’un engagement subséquent, trois autres soldats canadiens ont été blessés.Les quatre soldats blessés ont été transportés à l’hôpital multinational situé à l’aéroport de Kandahar.«La vie des blessés n’est pas en danger», a dit le général Laroche.Le commandant canadien a précisé que le blindé n’avait pas roulé sur une mine artisanale et que la chenille a déraillé d’elle-même.«Ça arrive, a-t-il dit Le terrain, à cet endroit, est très accidenté et c’est quelque chose qui se produit régulièrement, malheureusement.» Il a ensuite offert ses condoléances à la famille Hornburg.«Ces incidents sont très pénibles pour la famille, les amis et les collègues du caporal Hornburg.Il est impossible de réconforter ceux qui pleurent aujourd’hui, sauf en leur rappelant que le caporal Hornburg participait à une mission à laquelle il croyait.» Au moment de ces incidents, les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité, en appui aux forces nationales afghanes, menaient une opération destinée à accroître la sécurité dans la partie nord du district de Panjwaii.Par ailleurs, un autre soldat canadien a été grièvement blessé hier, alors qu’il patrouillait en compagnie de la police nationale afghane.Le soldat, dont l’identité n’est pas encore connue, fait partie d’une nouvelle équipe d’instructeurs qui forment les policiers afghans.Des insurgés ont attaqué la patrouille à Tarme légère et à la grenade.Le soldat canadien a été évacué vers l’hôpital militaire du camp Bastion.Depuis que le Canada a envoyé des troupes en Afghanistan en 2002,71 militaires canadiens ont péri.Le Canada compte présentement quelque 2300 soldats dans le sud de l’Afghanistan.La Presse canadienne New York—D y aura probablement un autre gouvernement minoritaire au lendemain des prochaines élections générales au Canada C’est ce qu’a affirmé hier le premier ministre Stephen Harper devant un organisme américain de politique internationale, tout en vantant la contribution canadienne sur la scène internationale, notamment en Afghanistan, en Amérique latine et dans le dossier de la lutte aux changements climatiques.M.Harper prononçait un discours devant le Council on Foreign Relations, à New York, où il se trouve depuis le début de la semaine.Le retour d’un gouvernement minoritaire conservateur n’affaiblirait pas la place du Canada dans le monde, a assuré M.Harper, qui devra faire face à un vote de confiance susceptible d’entraîner des élections, après la présentation du discours du Trône, le 16 octobre.Dans son discours, M.Harper s’en est pris à certaines politiques américaines, notamment en ce qui qoncerne la Colombie, et il a critiqué le projet des Etats-Unis d’exiger des passeports à la frontière cana-do-américaine.A Tissue de son discours d’hier, il a expliqué son intérêt à se joindre au groupe Asie-Pacifique pour lutter contre les changements climatiques.M.Harper s’est dit convaincu qu’il faut imposer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans tout cadre international.Mais il a affirmé que seules des cibles touchant l’intensité peuvent être efficaces.De telles cibles permettent de continuer à augmenter les émissions de GES quand la production augmente.La Presse canadienne Montréal 514.845.5545 HBJR Michel DAVID .1 LE FRANÇAIS: \ UH DÉFI m Pour tous les nlueoux du secondoire DEVOIR MERCREDI SEPTEMBRE LES ACTUALITES Les plaintes se multiplient Cellulaire : des consommateurs réclament l’intervention du ministre Les associations de consommateurs du Québec pressent Jacques Dupuis, le ministre de la Justice du Québec, de réglementer l’industrie de la téléphonie cellulaire.EDes jugent abusives les pratiques d’affaires des fournisseurs de ces services.Selon ces associations, cette industrie génère un niveau tellement élevé de plaintes et d’insatisfactions qu’eDe mériterait, haut la main, la palme du secteur de la consommation le plus problématique.Depuis février 2007, la Coalition des associations de consommateurs du Québec, Option consommateurs, le Service d’aide aux consommateurs de Shawinigan et riJnion des consommateurs participent aux travaux d’une table de concertation mise sur pied à la demande du ministre de la Justice par l’Office de la protection du consommateur.Les fournisseurs de téléphonie sans fil sont aussi présents.Ces associations demandent notamment au ministre Dupuis d’imposer un cadre réglementaire à 1 industrie en cas d’échec des négociations à la table de concertation.Elles rappellent que Québec doit exercer ses compétences en matière de contrats et de pratiques commerciales pour mettre au pas cette industrie.Les problèmes auxquels sont exposés les consommateurs sont notamment des clauses illégales dans les contrats, des représentations trompeuses des vendeurs et des pénalités excessives.La Presse canadienne ARCHIVES LE DEVOIR EN BREF Deux hôpitaux de Longueuil se disputent une salle d’hémodynamie Longueuil — Québec a dépensé 1,5 million $ en 2006 pour aménager une salle d’hémodynamie, au Centre hospitalier Pierre-Boucher, mais ce local qui devait servir à la cardiologie est plutôt utilisé comme entrepôt Dans une telle salle, on traite entre autres les patients qui ont subi un infarctus aigu.L’hôpital Pierre-Boucher en possède d’ailleurs déjà une autre, qui est en opération depuis 1991.Selon TQS, pendant ce temps, l’hôpital Charles-Lemoyne, qui ne possède pas de salle d’hémodynamie, envoie annuellement 80Ô patients par année se faire soigner au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.Et ce, même s’ils pourraient être soignés à Pierre-Boucher, situé à 10 minutes de là.C’est que les cardiologues de l’hôpital Charles-Lemoyne font des pressions pour que la salle d’hémodynamie inoccupée à l’hôpital Pierre-Boucher le demeure, car ils veulent que le gouvernement en ouvre une dans leur établissement Les cardiologues de l’hôpital Charles-Lemoyne ont rencontré le ministre de la Santé Philippe Couillard à ce sujet, mardi matin.Le ministre a affirmé qu’une décision devait être prise entre installer une salle pour laquelle les contribuables ont déjà payé et qui dispose également de l’équipement nécessaire, et en installer une salle à Charles-Lemoyne.Il a déclaré que les cardiologues de Charles-Lemoyne ont présenté des arguments qui vont être analysés au ministère.Le ministre souligne vouloir prendre la meilleure décision pour les patients et pour la population du Québec.- La Presse canadienne 1 it PREMIERE CE SOIR 21H UNE HEURE SUR TERRE RADIO-CANADA TELEVISION radio-canada.ca/uneheuresurterre I I—J P*} LE DEVOIR, LE MERCREDI 26 SEP TEMBRE 2007 Lutte contre le cancer Le plan Couillard reçoit un accueil tiède LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Il manque un élément de taille aux nouvelles orientations du Programme québécois de lutte co/itre le cancer annoncées lundi par le ministre de la Santé, et c’est un véritable chef d’orchestre, a déploré hier la Coalition priorité cancer au Québec.En conférence de presse, ses porte-parole ont insisté pour que le gouvernement Cha-rest refasse ses devoirs en sa compagnie samedi prochain à la faveur des premiers états généraux de la lutte contre le cancer, qui réuniront plus de 1000 personnes au Palais des congrès de Montréal.Bons joueurs, les 123 organismes concernés ont salué certaines des initiatives de Philippe CouiDard, ministre de la Santé, au premier chef la mise en place d’un registre québécois du cancer réclamé de longue date par leur coalition.«On est content de voir qu’une trentaine de nos propositions figurent presque telles quelles au plan du ministre, ce qui ne nous empêche pas de nous interroger quant à la portée réelle [de ces nouvelles orientations]», a dit le président de la Fondation québécoise du cancer, le EK Rerre Audet-Lapointe.Ce dernier s’est d’ailleurs étonné de la longueur des échéanciers proposés.«Ça fait au moins deux ans que des comités se réunissent pour discuter de la mise en place d’un registre.Il me semble qu’on devrait avoir une idée de ce que cela comporte.Pourquoi faire traîner les choses jusqu’en 2010?», a-t-il demandé.Dimension humaine Aux yeux de Gilles Léveillé, directeur général de la Société de recherche sim le cancer, il est également impératif d’ajouter «une dimension humaine au plan du ministre» qui ne prévoit «aucune mesure sociale ou financière» pour épauler les malades et leurs familles.L’apport des groupes de soutien doit aussi être pris en compte, a-t-il martelé.Pour cela, il faudra toutefois qu’un leadership ___fort émerge.«Le Québec compte un nombre effarant d’organismes et de directions; aussi compétents soient-ils, cette culture du travail “en silo” a un impact désastreux sur l’efficacité de notre lutte contre le cancer.» Les statistiques montrent en effet que le Québec lait bien mauvaise fi- gure.Au sein du Canada, ce dernier occupe le 8" rang avec 195 décès par cancer par 100 000 habitants.Au sein des pays industrialisés, il se classe second parmi les cancres, montrent des chiffres publiés en 2006 par l’OCDE.Pour Gilles Léveillé, seuls le réseautage et un leadership fort pourront combler cet important retard.«Quand Jacques Chirac a décidé de prendre le dossier du cancer sur ses épaules, tout a changé en France et pour le mieux.» La coalition ne cache pas qu’elle est à la recherche d’une pareille perle rare.Elle a d’ailleurs beaucoup insisté auprès du premier ministre Jean Charest pour qu’il prenne le relais.Elle regrette beaucoup qu’il ait décidé de ne pas assister aux états généraux de samedi prochain.«On a su rallier plein d’individus, de compagnies, de syndicats et de professionnels de la santé, mais moins d’une dizaine de politiciens ont répondu à notre appel», a admis un Gilles Léveillé manifestement déçu.Parmi les quelques-uns qui ont répondu présents, on compte Philippe Couillard, le ministre de la Santé, des gens de Québec solidaire de même que Bernard Drainvil-le, le porte-parole du Parti québé cois en matière de santé.Hier, ce dernier a partagé certaines des inquiétudes formulées par la coalition quant à l’impact du plan mis de l’avant par le ministre Couillard.«Evidemment, on ne peut pas être contre la mise en place d’un registre ou l’ajout d’infirmières-pivot.Mais on se demande comment [le ministre] va faire en sorte que ça fonctionne.[.] A priori, ça paraît bien ambitieux par comparaison aux moyens dégagés», soit 75 millions sur cinq ans.Quant à l’Action dé mocratique du Québec (ADQ), sa réponse se fait toujours attendre.Contactée hier par Le Devoir, l’aile parlementaire adéquiste n’a pas désiré commenter ce dossier.Au total, pas moins de 55 propositions seront discutées samedi prochain lors des états généraux de la lutte contre le cancer organisés par la Coalition priorité cancer au Québec.Tous et chacun sont invités à y participer dans la mesure de leurs moyens.Cette année, on estime que 20 000 personnes mourront du cancer au Québec et que 40 000 autres verront leur vie chambardée par un tel diagnostic.Le Devoir A 5 LES ACTUALITÉS L’hôpital Honoré-Mercier blâmé C.difficile : les familles des victimes demeurent inquiètes Ce qui s’est passé à Saint-Hyacinthe pourrait se reproduire ailleurs, plaide l’avocat Jean-Pierre Ménard LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Blâmé pour sa mauvaise gestion d’une éclosion de Clostridium difficile entre mai et novembre 2006, l’hôpital HonoréMercier de Saint-Hyacinthe n’a pas attendu le dépôt du rapport de la coroner pour agir.Hier, l’ancien directeur général par intérim de l’établissement, Mario Larivière, a affirmé que la totalité des recommandations faites par la coroner Catherine Rudel-Tessier sont déjà effectives.Son discours n’aura toutefois pas suffit à rassurer les familles des victimes qui jugent que ces recommandations ne vont pas «assez loin».Par la voix de leur avocat, cellesci ont dit craindre une répétition du cauchemar qui a entraîné la mort de quatre personnes et précipité le décès de 12 autres.«Saint-Hyacinthe n’est pas une exception et notre conviction absolue, c’ek que tout cela va se reproduire ailleurs», a déploré Me Jean-Pierre Ménard.Ce dernier estime en effet que, sans la mise en place d’un programme provincial coercitif, vérifié et contrôlé par la Direction de la santé publique, toutes les mesures décrites dans la politique québécoise de prévention resteront subordonnées à la bonne volonté des décideurs, ouvrant du coup la porte à une répétition du lais-ser-faire déploré à Saint-Hyacinthe.Selon Mp Ménard, le Québec aurait tort de voir dans ce triste épisode le fait d’une petite poignée d’individus aux allures de boucs émissaires.«Les racines des défaillances de l'hôpital nous semblent encore plus profondes et concernent l’absence de contrôle de la qualité, les défaillances de la surveillance par la Direction de la santé publique, le ministère et l’Agence de la santé et des services sociaux à l’égard de la surveillance de la prévention et du contrôle des infections», a raconté M" Ménard.L’Association pour la défense des victimes d’infections nosocomiales (ADVIN) va même plus loin en remettant carrément en question l’efficacité du plan de prévention mis de l’avant par Québec pour lutter dans la foulée du rapport Aucoin.«Ce plan ne peut tout simplement pas fonctionner sans un système de suivi en temps réel de toutes les infections nosocomiales au Québec.Le ministre peut bien dire qu’il veut gérer le risque, il faudrait d’abord qu’il en connaisse l’étendue», a commenté son porte-parole, Jacques Besson.Dans son rapport, la coroner Rudel-Tessier estime elle aussi qu’il est essentiel.de mettre au point un instrument fiable et homogène qui permette les comparaisons entre les établissements de santé afin que tous les intervenants du système de santé emploient les mêmes critères de classification des décès.Elle invite aussi le ministère de la Santé à instaurer une véritable culture de la prévention partout au Québec.Philippe Couillard Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a chaleureusement accueilli les recommandations de la coroner qui viennent, selon lui, renforcer la position de son gouvernement en matière de contrôle des infections nosocomiales.Il s’est par ailleurs engagé à mainte- ARCHIVES LE DEVOIR nir la vigilance et à poursuivre les actions déjà entreprises.L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) a pris la balle au bond.Même si les établissements québécois ont déjà mis en place plusieurs des mesures identifiées par la coroner, ceux-ci auront besoin d’une aide logistique et financière accrue du ministère de la Santé «pour que les programmes d’hygiène et de salubrité soient appliqués avec rigueur» partout au Québec, a fait savoir la directrice générale de l’AQESSS, Lise Denis.Par ailleurs, l’enquête a démontré que pour contrer l’apparition des infections à Clostridium difficile, les médecins devront faire un usage restreint des antibiotiques à large spectre.Le nombre de pharmaciens dans les établissements de soins de santé devra aussi être augmenté pour assurer une surveillance adéquate, a écrit M1 Rudel-Tessier.L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) lui a donné raison et a invité Québec à se pencher sur ce problème déjà décrié à plusieurs reprises.La coroner s’est aussi interro- gée sur l’efficacité des moyens choisis par l’hôpital Honoré-Mercier pour effectuer ses travaux de nettoyage, une préoccupation partagée hier par la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.«Comme nous l’avons fait dans le passé, Mme Rudel-Tessier questionne le logiciel PROPRE, utilisé dans plusieurs hôpitaux pour organiser le travail d’entretien et qui s'avère inadéquat pour prévenir l’éclosion d’infections nosocomiales», a précisé la vice-présidente de la FSSS, Nathalie Picard, qui réclame l’adoption de protocoles d’entretien répondant à des critères scientifiques plus rigoureux.Cause la plus fréquente de diarrhée infectieuse en milieu hospitalier, le C.difficile est une bactérie naturellement présente dans l’organisme qui profite souvent d’un traitement aux antibiotiques pour proliférer.En tout, Québec estime que près de 10 % des 900 000 patients qui fréquentent ses hôpitaux sont atteints de formes plus ou moins sévères d'infections nosocomiales, que ce soit au SARM, au C.difficile ou à une autre bactérie.Le Devoir EN BREF Non, c’est non! Danielle Labeige, la rectrice par intérim de l’Université du Québec à ^Montréal (UQAM), ne change pas ’d’idée: elle ne sera pas candidate dans la course au rectorat Au cours des derniers jours, plusieurs personnes l’ont invitée à reconsidérer sa décision de ne pas solliciter un mandat en bonne et due forme au rectorat Une pétition en ce sens a d’ailleurs circulé au cours des derniers jours.Mme Laberge a tenu à dissiper tout ambiguité quant à ses intentions.«Les considérations qui m’ont amenée à cette décision sont nombreuses et elles ne se limitent certainement pas à l’intensité de l’appui dont je pourrais jouir à IVQAM.Je persiste à croire que la recherche d’une solution acceptable pour l’uni- versité et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport est la seule tâche à laquelle je dois consacrer toute mon attention et toutes mes énergies au cours des prochaines semaines», a fait valoir Mme Labeige dans un message transmis hindi à la communauté uqamienne.- Le Devoir Mise en demeure Claude Blanchet le mari de la chef péquiste Pauhne Marois, a mis en demeure The Gazette de se rétracter pour une série d’articles signés par William Marsden et portant sur la demeure du couple à llle Bizard.Selon la mise en demeure, l’affirmation selon laquelle M.Blanchet aurait payé une somme de 1600 $ pour ob- tenir un faux témoignage au moyen d’un affidavit tout comme les inférences que le journaliste en tire sont ur cause.La seule fois que cela s’est produit c’était à fa mort du président fondateur Roger Provost en 1964.Les deux principaux courants au sein de la centrale étaient représentés, d’un côté, par Louis Laberge, et de l’autre, par Fernand Daoust Le vote ne s’était pas tenu lors d’un congrès, mais au sein du Conseil exécutif de la centrale, qui comptait 20 membres.Au premier tour, les deux candidats avaient eu le même nombre de votes.Au deuxième tour, Louis Laberge en avait eu un de plus.Louis Laberge allait devenir par conséquent le président et son opposant, le secrétaire général et les deux allaient rester à ces positions pendant 27 ans.Au départ de Louis laberge en 1991, ü a été remplacé par Ferpand Daoust alors âgé de 65 ans et éhi sans opposition.À sa retraite deux ans plus tard, il allait être remplacé à son tour sans opposition par son numéro deux.Clément Godbout qui allait lui-même être remplacé en 1998 par son propre secrétaire général, Henri Massé.La tradition s’arrêtera à René Roy.L’actuel secrétaire général de fa FTQ, en poste depuis neuf ans, n’a pas été choisi comme dauphin et briguera simplement le renouvellement de son mandat «J’étais trop vieuxpour cela», le syndicaliste qui a le même âge que le président sortant «Je n’aurais pu être qu’un président de transition qui n’a pas grand pouvoir parce que tout le monde attend que tu partes.De toute manière, je pense que c’est plus intéressant de faire la transitùm comme secrétaire général parce que c’est toi qui foccupe de toute l’administration.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 ALGUES SUITE DE LA PAGE 1 citoyens et organismes, d’ici deux ans, de deux millions d’arbres pour renaturaliser les rives des lacs.Québec souhaite qu’Ottawa adopte une interdiction des détergents phosphatés à l’échelle canadienne.Mais, en attendant, il fait comme le Manitoba, qui a décidé d’interdire fa vente des détergents phosphatés en raison de leurs impacts sur les cours d’eau.Par ailleurs, Québec a déjà dépensé beaucoup et compte toujours investir plusieurs millions pour équiper certaines usines d’épuration municipales de systèmes de déphosphotation.Nouveaux outils légaux Mais c’est essentiellement par un renforcement de certains pouvoirs municipaux que Québec compte raffermir la bataille contre l’eutrophisation des lacs.Il entend augmenter les amendes qui seront imposées à ceux qui ne sont pas dotés d’équipements septiques conformes aux normes du règlement Q2R8 sur les installations septiques, lequel sera révisé en profondeur.Et pour inciter les municipalités à poursuivre les contrevenants, ce qu’elles ne font pas parce que poursuivre coûte cher et que les amendes filent au Fonds consolidé de Québec, la loi sera modifiée afin que les amendes imposées par les tribunaux profitent plutôt aux coffres municipaux.Mais Québec n’a pas précisé pourquoi il n’utilise pas la même stratégie pour faire appliquer la réglementation sur la protection des bandes riveraines.Par contre, il modifiera les lois municipales pour autoriser les municipalités qui le voudront à effectuer périodiquement 1a vidange des fosses septiques et ajouter cette facture sur le compte de taxes, ce qui permet de dépister systématiquement les contrevenants.Cependant, Québec n’imposera pas aux municipalités de dresser un inventaire exhaustif de l’état des installations septiques sur leur territoire.Il se contentera de publier, sur Internet, 1a listé des municipalités qui le feront, en espérant que cette pression publique suffira.Les municipalités ne seront pas obligées non plus de faire rapport de l’état des installations septiques sur leur territoire.Et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) n’envisage pas non plus de conserver le pouvoir de contrôler celles qui refuseraient d’appliquer sa réglementation.Le principe de 1a reddition des comptes ne s’appli- quera pas non plus aux bandes riveraines, qui continueront d’être contrôlées par des règlements municipaux plutôt que par un règlement provincial.Le système actuel, basé sur des schémas et des règlements sensés contenir les dispositions de la politique provinciale, est un échec depuis 20 ans, selon les études du MDDEP.En effet, quelque 85 % des MRC n’ont pas intégré dans leurs schémas d’aménagement les anciennes règles de protection riveraine, selon une étude du ministère.Mais cette fois-ci, Québec promet de sévir.Selon la ministre Beauchamp, 19 MRC n’ont pas encore intégré les normes provinciales dans leurs schémas .et, dans six cas, la chose est tout simplement inexplicable, dit-elle.Québec modifiera ces schémas fautifs par décret, s’il le faut, d’ici 18 mois, a-telle promis, ainsi que les règlements municipaux déficients.Québec entend aussi modifier les lois municipales pour permettre aux municipalités de remplacer d’autorité les installations septiques déficientes des citoyens récalcitrants.Le remboursement s’effectuera au moyen du compte de taxes, avec toutes les conséquences d’un non-paiement.Enfin, toujours sur le plan réglementaire, Québec permettra aux municipalités de réglementer les rejets d’eaux usées des grosses embarcations.Mais il n’entend pas contrôler l’usage des embarcations sur tes lacs, même à proximité des prises d’eau municipales, malgré le rôle qu’elles jouent dans 1a prolifération des algues bleues en rebrassant les sédiments.Améliorer la connaissance Québec entend financer et diriger plusieurs recherches pour déterminer, notamment, quels sont les équipements et les projets de restauration les plus intéressants.Il fera passer de 250 à 700 le nombre de lacs du réseau de surveillance volontaire.De son côté, le ministère des Ressources naturelles et de fa Faune (MRNF) mettra un terme aux plans de développement des plans d’eau sur lesquels il octroie des baux d’occupation en milieu sauvage, s’il détermine que leur capacité de support est dépassée.Mais Québec se dit incapable de déterminer 1a capacité de support des lacs dans les régions plus habitées, généralement plus à risques parce que les lacs y sont plus développés.Les ministres ont évoqué le développement de «milieux urbanisés» autour de ces lacs, où de plus en plus de gens transforment le chalet en résidence permanente.Mais pas question pour Québec de développer pour ces lacs à plus grand risque une norme de «capacité de support» qui freinerait à temps l’octroi des permis municipaux de construction lorsque les concentrations de phosphore ou de nutriments seraient atteintes.Québec entend aussi former les inspecteurs municipaux aux futures normes, augmenter de 15 le nombre de ses propres inspecteurs et, ultimement, former les entrepreneurs en construction qui construisent les installations septiques.Frédéric Ayotte, président de l’Association des entreprises spécialisées en eau du Québec, a pris Québec au dépourvu hier en racontant que 4280 entrepreneurs, jamais formés aux exigences des nouvelles installations, vont bientôt recevoir de la Régie des entreprises en construction des permis pour les installer.Réactions vives Tout comme les deux unions municipales, fort satisfaites des subventions promises et des nouveaux pouvoirs, le président de l’Union des producteurs agricoles, Laurent Pellerin, a pour sa part félicité Québec pour les 90 millions qu’il va consacrer en priorité à ces 10 % de terres agricoles qui seraient, selon lui, responsables de 50 % de la pollution difffise due à l’érosion des berges non protégées.Mais les groupes écologistes «exclus» du minisommet d’hier étaient d’un autre avis, même s’ils ont souligné 1a pertinence de certaines des 35 mesures du plan gouvernemental.Pour Nature-Québec, le plan d’action constitue un virage timide, insuffisant, et sans objectif clair de réduction des apports de nutriments dans les lacs et cours d’eau.Selon son porte-parole, Christian Simard, Québec manque de courage dans le dossier des bandes riveraines, qu’il faudrait élargir à cinq mètres plutôt que trois en ihilieu agricole, tout en interdisant les épandages d’engrais chimiques ou naturels près des cours d’eau.Nature-Québec déplore que Québec laisse le contrôle des bandes riveraines aux MRC, qui n’ont jamais appliqué ces normes avec rigueur et dont il n’exige aucune reddition de comptes.Greenpeace voit dans l'interdiction des phosphates dans les détergents une mesure «intéressante» mais déplore que Québec n’ait pas pris l’engagement de publier annuellement des bilans sur la qualité des eaux de chaque bassin versant pour que fa population puisse suivre les progrès ou l’échec des politiques.Le Devoir >.¦'* I .:T * rv >r i Le président afghan Hamid Karzaï prononçant un discours à la Chambre des communes le 22 septembre 2006.DAVE CH AN REUTERS KARZAÏ SUITE DE LA PAGE 1 Le président a eu le privilège de s’adresser à la Chambre des communes, mais le NPD a obtenu ftes documents prouvant que le discours du chef d’Etat avait été ébauché.par le ministère de 1a Défense nationale du Canada.«Plusieurs Canadiens ont été touchés par le discours du président devant notre Parlement», a rappelé en conférence de presse hier Dawn Black, députée du NPD.«Les parlementaires dont je suis et les Canadiens pensaient qu’ils écoutaient la voix du peuple afghan, a-t-elle ajouté.Mais en fait, ce n’était pas le cas.Le discours n’a pas été écrit par M.Karzaï ou son équipe, mais par le ministère de la Défense nationale.» Mme Black a obtenu des documents en vertu de fa Loi d’accès à l’information indiquant que «l’équipe [de conseillers militaires canadiens] a préparé l’ébauche initiale du discours du président» et que «les statistiques clés, les messages, les thèmes et la structure générale [du discours] ont été retenus parle président».Selon Mme Black, il s’agit d’une preuve supplémentaire que le gouvernement conservateur se joue de l’opinion publique en orchestrant une campagne de «propagande» pour rallier la population à sa mission chérie.«Cela est très sérieux.» Elle réclamera un débat d'urgence à 1a Chambre des communes dès le retour des élus.Mme Black a quand même dû dissiper certains doutes quant à la portée véritable des documents.Croit-elle sincèrement que le président afghan aurait accepté de lire un discours à ce point contraire à ses idées?La députée a reconnu que non, mais elle a fait valoir que son message a peut-être été épuré.Elle a cité des extraits d’une présentation que le président avait livrée la veille, à New York, devant le Council on Foreign Relations, où il dénonçait les bombardements visant les talibans, critiques qu’il n’a pas répétées à Ottawa.À l’ambassade de l’Afghanistan à Ottawa, on était choqué par les propos du NPD.«Le discours et ses ébauches ont été pensés et rédigés par des conseillers clés du bureau du président et des diplomates afghans», peut-on lire dans un communiqué envoyé en fin de journée.L’ambassade souligne qu’il est «dans l’ordre des choses» que des informations aient été échangées en vue de ce discours.«[Le fait de] laisser entendre qu’il en va autrement est non seulement ridicule, mais à la limite de l'insulte», conclut le communiqué.Au bureau de Peter MacKay, ministre'de fa Défense, on y voit une sortie «désespérée» du NPD.«Le NPD est prêt à dire et faire n ’importe quoi pour discréditer la mission en Afghanistan», a déclaré Dan Dugas, directeur des communications du ministre.«Qu’un dignitaire en visite veuille obtenir des informations et des données en vue d'un discours au Parlement n’est ni inusité, ni surprenant», ajoute M.Dugas.M.Karzaï avait, en septembre dernier, salué bien bas l’apport canadien à fa stabilité de son pays, fi avait en outre critiqué le NPD qui déjà réclamait le retrait des troupes.«Non, avait-il répondu sans équivoque.Votre service en Afghanistan est sans aucun doute un service pour le peuple de l’Afghanistan, mais aussi un service pour la sûreté et la sécurité des Canadiens et de vos enfants.Alors je m’oppose à cet argument et je défendrai et prouverai mon point de vue.» Le Devoir CASSEL SUITE DE LA PAGE 1 Uidivine Sagnier, une autre de ses petites amies.La mort du héros fut le moment chaud de l’aventure.«Un bordel de trois jours, avec les rues fermées pour l'exécution, une foule, des bagnoles», évoque l’acteur.L'équipe a atterri à Montréal il y a une semaine et demie.Roy Dupuis incarne son complice québécois, Jean-Paul Mercier.Un rôle important, puisque c’est Mercier qui apprit à Mesrine l’art subtil du braquage, et s’évada à ses côtés du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul en 1972.Gilbert Sicotte joue le millionnaire escroqué, 1a Française Cécile de France est entrée dans 1a peau de la copine du truand fiançais et Christine Beaulieu, dans celle de son ami Mercier.«Pcy Dupuis, je le connais depuis que j’ai 17 ans, dit-il.0« s’était croisés sur un casting à Paris d’un film qui ne s’est jamais fait.On s’en reparle quand on se revoit.» Entre Mesrine et l’écran, les liens sont multiples, lui qui a tant profité des médias pour glorifier son image.«Belmondo avait acheté les droits d’un Mesrine avec Godard, mais le projet est tombé à l’eau.» Le septième art avait quand même déjà donné.En 1983, dans Mesrine d’André Génovès, les noms des protagonistes étaient changés, car le procès était encore patent En 2006,1e téléfilm Chasse à l’homme d’Arnaud Sélignac remontait le cours des dernières années de «l’homme am cent visages».Mais ce projet de films en diptyque sur Mesrine fut une sorte de saga.Cassel était pressenti depuis plusieurs années pour incarner l’as du braquage.Barbet Schroeder devait être aux commandes, mais la vision du cinéaste ne coïncidait pas avec celle de l’acteur.D'autres noms d’interprètes sont sortis du chapeau pour lui succéder: Vincent Elbaz, Benoît Magimel.«En fait j’ai bluffé, avoue aujourd’hui Cassel./’ai toujours cru que le film ne se ferait pas sans moi.Et je me suis retiré.» En bout de ligne, Barbet Schroeder fut écarté.Le producteur eut des filetions avec l’agent de Magimel.Cassel a rebondi dans le décor.Avec le scénario d’Abdel Raouf Dafri et 1a mise en scène de Jean-François Richet, l’aventure repartait sur ses rails.«Il y avait tout à coup ce ton ambigu que je cherchais depuis le début.» précise Cassel.Exit, l’héroïsme trop éclatant Place aux demi-teintes.Les deux films devraient gagner les écrans à quelques mois d’intervalle.Mais Cassel affirme qu’on ne l’y reprendra plus à bloquer huit mois de sa vie pour un seul tournage.Sans compter le temps de préparation.L’acteur français dut grossir de 20 kilos, maigrir en accordéon pour les besoins de 1a cause.D a un peu hâte de passer à autre chose.Après Montréal et ses environs.L’équipe se déplacera à Thunder Bay, pour une scène d’avion.Puis le plateau déménage en Espagne, en Algérie.Tout se termine en janvier.La mort de Mesrine a remis en cause 1a légitime défense des forces de l’ordre, qui auraient agi sans sommation, aux dires de la famille.«La question est: fut-il tué par la police française après un coup de semonce ou sans préavis?, demande Cassel.En France, le procès Mesrine a eu une dimension politique.» Il ne s’est terminé que l’an dernier.Le 6 octobre 2006, fa famille fut déboutée par fa Cour de cassation française.Cassel précise qu’aucun meurtre de Mesrine ne fut jamais démontré hors de tout doute, pas même celui des gardes-chasse à Saint-Louisde-Blan-ford, même si lui-même a avoué 43 meurtres.Durant toutes les années où ce projet fut en gestation, son interprète a potassé la vie du personnage, rencontré ses proches.Il affirme que les films apporteront des révélations.«Je ne dis pas que c’est la vraie version de la vie de Mesrine, mais dans l’état actuel des connaissances, elle sera la plus juste.» Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par 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