Le devoir, 7 juin 2003, Cahier F
LE DEVOIR.LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 J l' 1 X 2 O O 3 ROMAN Le Pennac nouveau Page F 5 Enki Bilal Par un 32 décembre.Page F 8 LE DEVOIR * Lect ures JACQUES N, ¥ Æ rr.wira.i?Ma^iwa.T^Æi:t JOHANNE JARRY Dès la première page du nouveau livre de Nancy Huston, un personnage de romancière s'empresse d’informer le lecteur qu’il s’agit d’une «histoire vraie».La vérité, est-ce toujours ce qu’on recherche dans un roman?Une chose est sûre, les lecteurs qui se coltineront cette histoire devront être responsables.Car les personnages à!Une adoration, précise la romancière, «c’est sur vous qu 'ils comptent pour les comprendre, de vous qu ’ils dépendent pour exister, alors faites attention, c’est important; vous êtes seul juge.comme toujours.» Certains hésiteront peut-être à assumer une si lourde charge.Un conseil à ceux-là: ignorez la mise en garde.Ce qui importe vraiment, c’est d’écouter les personnages témoigner tout au long de ce procès romanesque provoqué par la mort de Cosmo.Elke aime Cosmo.Ça se voit dans ses yeux depuis qu’ils se sont rencontrés au bar où elle travaille.Mais les enfants d’Elke, marqués par le départ de leur père, voient cette histoire d’un œil plutôt mauvais.Leur mère avec Cosmo! Comment croire que cet artiste sacré grand comique s’intéresse vraiment à une petite serveuse qui sert les paysans dans un village perdu de la France profonde?Pourtant, les aventures et les longues absences de Cosmo (pour cause de tournées) ne font jamais douter l’amoureuse de ce qu’ils éprouvent l’un pour l’autre: Elke sait qu’elle aimera Cosmo jusque dans la mort Cet amour qui se vit le plus souvent à distance, Sandrine (l’amie d’Elke) le trouve idyllique et pas réaliste.Mais se faire battre par son mari (Sandrine le sera), lui demande Elke, est-ce une vie amoureuse plus acceptable?Même si la romancière frôle la démagogie en opposant à ce grand amour romanesque la pire des réaRtés conjugales, elle incite le lecteur à repenser le lien amoureux en dotant Elke d’une générosité et d'un désintéressement qui ne flanchent qu’une fois ou deux tout au long du procès.Mis à part l’amour, le roman réserve peu d’échappées au lecteur.Seule la vie d’Elke perce la noirceur ambiante.Ses enfants, marqués par l’absence de leur père, se font la vie dure (vols, prostitution).Le beau Kacim (un Ara- be).victime de préjugés raciaux, est emprisonné pour un meurtre qu'il n’a pas commis.L'indépendante Véra, après avoir connu un amour déçu, se transforme en vieille femme négligée.Quant à Josette, l’épouse légitime, elle ne réussit pas à modifier le point de vue de la romancière qui l’oblige à tenir le rôle d’une ambitieuse frustrée et castratrice.On pourrait arguer, pour défendre la romancière, quelle n’invente rien, que ce sont des histoires que l'on trouve à tous les coins de rues.Mais pourquoi choisit-elle d’attribuer à la plupart de ses personnages des vies qui, outre la mort, offrent bien peu d'issues au malheur?Votre Honneur, le lecteur Dans Dolce Agonia, le précédent roman de Nancy Huston, le lecteur découvrait que son imagination ne pouvait rien contre Dieu, cette instance suprême qui orchestre toute vie, du début à la fin.Dans Une adoration, la romancière lui assigne la fonction moins passive de juge.Mais ce juge, les personnages s’en méfient, à commencer par Frank (le fils d’Elke) que l’autorité n’impressionne guère.«En quoi ça vous regarde, ce qu’on déballe ici, toutes nos salades?Qui êtes-vous, pour qu’on vous révèle ainsi nos secrets les plus intimes?Alors que, de vous, nous ne savons rien du tout: ni votre nom, ni votre nationalité, ni même votre sexe.Motus et bouche cousue.Commode, votre silence! Je vous emmerde!» Eh bien, rétorque le lecteur, croyez-vous que j’assume ces fonctions de mon plein gré?On m’a nommé juge, mais, je vous le jure, je ne suis qu’un lecteur! La romancière exprime elle aussi quelques réserves quant à sa personne.«Si je ne sais rien de vous, comment vous convaincre de ce qui me tient à cœur?Comment vous confier ce que je possède de plus cher au monde: la vie de mes personnages?Serez-vous à même de les comprendre, de les immortaliser en les aimant?En êtes-vous seulement digne?Votre silence, parfais, me terrifie.» Le voilà tout à fait interloqué, le lecteur.Pour qui le prend-on?Je vous rappelle madame, aimerait bien répondre le lecteur, que je suis faillible.Sans cesse, je doute et me méfie de mes jugements.En lisant, je me laisse VOIR PAGE F 2: HUSTON La vérité, est-ce toujours ce qu’on recherche dans un roman?femme Huston t ¦J*- avec n amour GRANDES FIGURES Grandes signatures James Joyce inia Woolf Napoléon F 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 JUIN 2 0 0 8 Liïbes LITTÉRATURE AMÉRICAINE Paul Auster ou les trésors cachés des Carnets GUYLAINE MASSOUTKE Entre les mains, j’ai deux jolis ouvrages, de lecture agréable et aisée, et d’un format idéal pour un léger sac d’été.Tous deux portent la signature de Paul Auster et rassemblent des textes variés.Le premier, Constat d’accident et autres textes, réunit des écrits datés de 1967 à 2002, qui ont New York en commun, cœur blessé depuis l’effondrement des deux tours que l’on sait Le second, Hawthorne en famille, nous ramène vers la grande littérature américaine.Ce titre introduit, en 56 pages, un texte méconnu de 90 pages de Nathaniel Hawthorne, Vingt jours avec Julian et Petit iMpin selon papa, extrait des Carnets américains de l’auteur romantique.Ce coup double éditorial — des textes mineurs, mais intimes — mérite un bon coup de chapeau.Accrocs et crac Paul Auster aime le hasard.On le sait émule, dans ses livres, du surréalisme.Depuis sa Trilogie new-yorkaise, roman de tribulations urbaines datant des années 1980, il s’est penché sur les occurrences magiques du destin.Qu’on pense à La Musique du hasard (Actes Sud, 1990) ou à la jolie plaquette de 62 pages, Le Carnet rouge (1993): il y faisait état, avec concision, de faits survenus en un engrenage surprenant Constat d’accident appartient à la même veine, qui croise poésie et humour avec le vrai.On y côtoie la magie romanesque au quotidien.Le narrateur, ici l’auteur en personne, écrit-il en un clin d’œil, a connu toutes sortes de gens qui vivent ce rapport au merveilleux.Cela commence par une amie californienne qui, à la suite d’un accident d’auto, reçoit en dédommagement le montant exact qui sauvera son chat.Ou bien c’est une histoire de famille qui s’élargit, dans un immeuble familier, aux lieux où Saint-Exupéry écrivit Le Petit Prince.Est-ce la main de la providence?Mais non.Le ton léger vire peu à peu.Aux textes de circonstance, publiés ou non, succèdent des réflexions sur la peine de mort, les guerres, la pauvreté new-yorkaise, les sans-abri.Puis survient l’accident new-yorkais.Une heure avant l’effondrement de la première tour, la fille d’Auster passait en dessous, seule, pour la première fois: elle se rendait à l'école secondaire.C’était le jour de la rentrée des classes.Les notes qui suivent sont émouvantes, directes, en cette date du 11 septembre.Celles qui suivent constituent une chronique douloureuse qui dit l’horreur delà guerre et de la politique de Bush, relayée dans les Images du New York Times.On y lira notamment le désir des New-Yorkais de s’établir «ville franche, indépendante de l’Union», honteux de la caricature démocratique incarnée par leur président Le second ouvrage présente une image contraire, tout idyl- Le baromètre du livre au Québec Basé sur les ventes /3 du 28 mai au 3 juin 2003 (' 1 Roman 0N7E MINUTES ?P.C0ELH0 Anne Carrière 7 3 2 Roman N.HUSTON Leméac/ActesSud 2 3 Roman L'IGNORANCE V M.KUNDERA Gallimard 16 4 Roman LE DICTATEUR ET LE HAMAC D.PENNAC Gallimard 2 5 Polar M.HIGGINS-CIARK Albin Michel 3 6 Essais MAL DE TERRE ?H.REEVES Seuil 5 7 Essais QUI A TUÉ DANIEL PEARL 7 ?B.-H.LÉVY Grasset 3 8 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE J ?J.SPENCER Michel Lafon 126 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT T E.TOLLE Ariane 138 10 Roman Qc TOUT LA-BAS A.COUSTURE Libre Expression 9 11 Biograph.Qc R.FROSI Logiques 2 12 Roman SEPT JOURS POUR UNE ÉTERNITÉ M.LEVY Robert Laflont 15 13 Santé GUÉRIR T SERVAN-SCHREIBER Robert Lattont 7 14 Polar DARLING LILLY M.CONNELLY Seuil 4 15 Roman TOUT CE QUE J'AIMAIS ?S.HUSTVEDT Leméac 11 16 BD.COLLECTIF Dupuis J 17 Spiritualité DIEU ?V A.JACQUARD Stock [14 18 Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN ?A.BRASHARES Gallimard J9 19 Polar GONE, BABY, GONE 4P D.LEHANE Rivages 5 20 Scénario Qc LES INVASIONS BARBARES ?0.ARCAND Boréal 4 21 Psycho.Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P M0RENCY Transcontinental 30 22 Roman U TACHE 4P P ROTH Gallimard 35 23 Roman Qc LIEE DE PI 4P - Booker Price 2002 Y.MARTEL Vintage Canada 31 24 Cuisine BARBECUE 4P RAICHŒN/SCHNtJDtR L'Homme 58 25 Polar LES CHIENS DE RIGA H.MANKELL Seuil 5 26 fssais Qc DEUX FILLES LE MERCREDI SOIR BÉRARO/TURENNE Transcontinental 9 27 EauneQc LES OISEAUX ET L'AMOUR 4P J.LÊVEILLÉ L'Homme 7 28 Roman Qc LA MAISON DES REGRETS D.MONETTE Logiques 15 29 Actualité APRÈS L'EMPIRE V E.TODD Gallimard 33 30 Roman Qc LES FILS DE U CORDONNIÈRE P.GILL vlb éditeur 7 31 Biographie CESAR IMPERATOR 4P M.GALLO XOéd.3 32 Polar LES HOMMES DE PAILLE 4P M.MARSHALL Michel Lafon 3 33 Loisirs Qc LES MORDUS N' 2 M.HANNEQUART Rudel Médias 6 34 Roman IMPRIMATUR 4P MONALDI / SORTI JC Lattès 19 35 Psychologie cessez D'Etre gentil, soyez vrai 1 ?T.D'ANSEMBOURG L'Homme 124 36 Roman P.AUSTER leméac/Artes Sud 4 37 Loisirs Qc LES MORDUS N' 1 4P M.HANNEQUART Rudel Médias 12 38 Polar L'HÉRITAGE J.GRISHAM Robert Laffont 11 39 Roman JE NE SAIS PAS COMMENT ELLE FAIT A.PEARSON Plon 23 40 Loisirs Qc M HANNEQUART Rudel Médias 3 41 Roman Qc G.ARCHAMBAULT Boréal 4 42 Roman M.CALMEL XOéd.3 43 Roman OSCAR ET LA DAME ROSE E.-E.SCHMIrt Albin Michel 20 44 Spiritualité METTRE EN PRATIQUE LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT E.TOLLE Ariane 56 45 Guide Qc QUÉBEC IA BELLE PROVINCE 4P COLLECTIF Phidal 228 V : Coup de Cœur RB ¦¦¦¦ : Nouvelle entrée rn« « ] Plus de 1000 Coups de Cœur, pour mieux choisir.24 succursales au Québec www.renaud-bray.com Nouvel arrivage ! Les soldes d’éditeurs des livres magnifiques à prix incroyables 50% de rabais et plus.Paul Auster lique, de l’Amérique.Dans un vibrant doublet, Auster relit Hawthorne et le préface en critique littéraire averti.La formule est intéressante: elle explique pourquoi rééditer cette tranche de chronique familiale, ce texte peu connu, qui n’était pas destiné à la publication.Ses qualités tiennent à sa franche modernité.Il s’agit donc d’un extrait de journal intime.Il s’étend sur trois délicieuses semaines de célibat, où Hawthorne, papa à 47 ans d’un garçonnet de cinq ans, consigne avec amour et subtilité les incartades, bons mots et grâces enfantines de l’espiègle petit homme.Que de raisons de sourire en lisant! Tant de précocité chez l’enfant étonne, autant que la liberté éducative dont il jouit.Ce petit Julian, né entre ses sœurs Una et Rose, évolue dans un petit paradis d’amour et d’intelligence.On est en 1851, et Hawthorne vient de publier La Lettre écarlate, roman fondateur qui a levé les contradictions du puritanisme à Salem.Au même âge que son fils, Hawthorne venait de perdre son père.Est-ce une coïncidence, façon Auster, si l’enfant est adulé comme un ange?Ce texte, si touchant de vagabondage, porte la marque du fin psychologue romancier.On sait quelle répercussion La Lettre écarlate aura sur Henry James, dont les Editions Corti, à Paris, ont republié l’essai, Nathaniel Hawthorne, en 2000.Pierre Leyris, entre autres, a traduit Hawthorne; et Julien Green signe, en 1947, la préface de La Lettre écarlate qui figure toujours dans la collection «Folio».Borges aussi était fasciné par Hawthorne, comme Kafka.Wim Wenders l’a porté au cinéma, en 1972.Et Arthur Miller?Il lui doit Les Sorcières de Salem.Mais avec ces Vingt jours avec Julian et Petit Lapin selon papa, c’est l’amitié avec Hermann Melville, les promenades autour de la ferme rouge des Berkshires, à Lenox, dans le Massachusetts, en cet été de joie, qui renaissent.La finesse d’une telle plume pittoresque donne envie de s’y pré- SIGRID ESTRADA cipher.Tant de beauté, dans les Catskill bleutés! Et ce souhait ardent de Hawthorne, de voir les shakers de Hancock disparaître.: c’est chose faite, le village habité qu’il décrit est aujourd'hui un musée.CONSTAT D’ACCIDENT ET AUTRES TEXTES Paul Auster Traduit par Christine Le Bœuf Actes Sud Arles, 2003,108 pages VINGT JOURS AVEC JULIAN ET PETIT LAPIN SELON PAPA Nathaniel Hawthorne Traduit par Françoise Char ras Précédé de HAWTHORNE EN FAMILLE Paul Auster Traduit par Christine Le Bœuf Actes Sud Arles, 2003,152 pages ÉCHOS Prix W.0.MitcheU (Le Devoir) — À tous les trois ans, le prix W.O.Mitchell est remis à un écrivain francophone canadien qui a produit une œuvre exceptionnelle en plus d’avoir joué un rôle de mentor.Le prix est doté d’une bourse de 15 000 $.En 2000, c’est Marie-Claire Blais qui avait remporté le prix.Les dossiers de mise en candidature doivent être envoyés au plus tard le 18 juillet Pour information: (514) 282-0605.Livres du patrimoine (Le Devoir) — La curieuse et sympathique boutique virtuelle de Jean-François Caron cesse ses activités.Le fils du célèbre libraire de la rue Saint-Denis arrête de produire des catalogues de vente par correspondance.«Dans ma grande de ramasse-poussières [sk\,je vais mettre des chevaux et des chevreaux.Chose promise, chose due pour mes enfants.» En attendant on peut toujours obtenir le catalogue 55, par téléphone (418 642-2503) ou par courriel (caron6x@globetrotter.net).Marché de la poésie (Le Devoir) — Du 19 au 22 juin prochain, le Marché de la poésie de Paris accueillera, cette année encore, une importante délégation québécoise.En prélude, à l’initiative de la Maison de la poésie de Montréal, des poètes québécois et français participeront à un chassé-croisé poétique à la Maroquinerie de Paris.A l’occasion du 50 anniversaire des Editions de l’Hexagone, la maison organise pour sa part une lecture publique à laquelle prendront part plusieurs poètes, dont Martine Audeh Isabelle Courteau et Gilles Cyr.Précision L’auteur du polar L’Homme de ma vie (Points), commenté dans la chronique «Dans la poche» de notre édition de samedi dernier, est Manuel Vazquez Montalban.Une histoire d’été (Le Devoir) — Marcel et André du Québécois Pierre Pratt est paru il y a une décennie chez Gallimard, dans la collection «Le sourire qui mord».D avait alors remporté le prix Totem de l’album du Salon du livre de Montreuil.Revoici le bel puvrage aux éditions La Courte Echelle.NOUVEAUTES AUX ÉDITIONS TROIS Ct»*k * »>«»* Carnet* d'un curieux B CLAUDE R.BL0UIN Carnets d’un curieux Autour de quatre romancièrès japonaises Essai, 124 pages, 20 $ MARY MEIGS Le temps rêvé une passion Roman, 222 pages, 22 $ *ur un «unckH l.e Irmpet rêve FRANCINE ALLARD Vocalises sur un sanglot Poésie, 77 pages, 20 $ FREDERIC CHARB0NNEAU Le jardin clos Poésie, 64 pages, 18 $ Le carnaval «k» Le rinta ckw CLAIRE VARIN Le carnaval des fêtes Nouvelles, 154 pages, 22 $ En vente chez votre libraire HUSTON SUITE DE LA PAGE F 1 traverser par vos personnages et leurs histoires qui font parfois écho à ce que je vis et ne comprends pas toujours.Je me trouverais mauvais lecteur si je les jugeait.Mais sachez que si j’avais quelques reproches à leur faire, c’est à vous, la romancière, que je les adresserais.Faites-moi confiance, je vous prie, et continuez d’écrire sans trop vous soucier de moi.UNE ADORATION Nancy Huston Actes Sud/Leméac Arles, 2003,416 pages MICHEL HANNEQUART 1011 1 123456789 1011 121314 HORIZONTALEMENT 1.Frais d'hiver - Capitale.2.le mot de la faim - Mine.3.Incapable de suivre ¦ Marche comme un canard.4.Fait l'hirondelle ¦ Sous-entendu.5.Petits toutous - Bouts d'essai.6.Bec fin.7.Explication - Des gens - Cité.8.Ont le plus souvent plus de deux pieds - Article - Infuse.9.Il est fort - Tenue en échec -Universitaire.10.Moins grosses - Dur.VERTICALEMENT 1.Tombe de cheval - Divinité.2.Point de repère - Mérinos.3.Taquinent 4.Note • Descendre.5.Un peu d'air - Possession - Prénom.6.Pas rondes - île.7.Fait l'écho - Plein.8.Le long d'une ligne - Réservées aux adultes.9.C'est là qu'on bat.10.Comme - Connu pour sa souplesse.11.Poisson - Préfixe.12.C'est une farce.13.Jumelés - Très peu estimées.14.Conjonction Soustraction.Vous trouverez la solution dans LES MORDUS 3 avec celles de plus de 150 autres jeux.En librairie • 9,95$ MOTS CROISES ET AUTRES JEUX I LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DIMANCHE 8 J T I X 2 0 0 S F ?r s ITTERATÜRE ROMAN QUÉBÉCOIS K O M A N Personnages sous influence Robert Chartrand ?Pour son deuxième roman, Mauricio Segura s’est lancé tout un défi: celui de donner une substance à des personnages qui ont fait métier de n’en pas avoir, qui ont vécu — et grassement — dans la facti-cité des apparences.Il y parle de mannequins-vedettes, hommes et femmes, dotés d’une certaine beauté physique enrobée dans des jeux d’ombre et de lumière, costumée, maquillée.Une beatité, un look qui font vendre.Bref, nous sommes ici dans le registre de la prostitution haut de gamme, où le corps, s’il répond aux canons de la mode, se monnaie très cher.Les deux protagonistes principaux de Bouche-à-bouche sont sur le déclin: ils ont trente ans, et sont donc exclus du circuit de la séduction marchande.Nayla et Johnnie auraient pu être un couple: ils furent des amants.Se sont-ils ratés?Désormais revenus de tout - peut-être d’eux-mêmes, ou de l’autre -, il leur reste le souvenir tenace de leur attachement, et puis cette question, qui demeurera sans réponse: «Que nous est-il arrivé?» On lira qu’il ne leur est rien arrivé, si ce n’est une vie trépidante où l'un et l’autre couraient la planète.fi leur fallait - c’est dire.-jeter un coup d’œil par la fenêtre de leur chambre d’hôtel pour savoir où ils étaient.Et ils courent encore, de Paris à Milan, de New York à Londres et, accessoirement, à Montréal.Mais Nayla a été recyclée en dépisteuse de nouveaux looks, garçons et filles confondus, qui seront à leur tour bons à vendre: un chanteur rock, Colin: de jeunes mannequins, Mark et Caroline.Nayla et Johnnie ont beau paraître désabusés, ils n’en continuent pas moins de courir les défilés de mode, les orgies pour richards branchés.Quand ils trouvent le courage de sortir, ils se retrouvent dans des lieux fastueux, des décors baroques - la savane africaine ou les Andes - dont on ne peut savoir s'ils sont fabriqués par leurs riches amis ou tout simplement hallucinés.Car ils se droguent beaucoup, à cet ezquétéré qui serait «le nec plus ultra des capsules hallucinogènes».Comment savoir dès lors si ce qu’ils voient ou ressentent est réel ou non?A défaut de nous attacher à ses personnages, le roman de Segura a cette qualité de tenir le lecteur dans l’indécision: les personnages voient-ils, font-ils ceci ou cela, ou s’agit-il chez eux des effets de la drogue?Le narrateur qui les suit, lui, est assez conventionnel.Il semble tout savoir des personnages.Il va même jusqu’à nous souffler les paroles qu’ils retiennent, les gestes qu’ils n’osent pas faire.Narrateur-dieu?Disons que Segura a choisi comme narrateur un paparazzi efficace, à qui on pourra reprocher de trop en savoir sur les personnages qu’il est chargé de surveiller.On dit de ce roman qu’il se démarque du premier de Segura, Côte-des-Nègres (Boréal, 1998).Celui-ci, qui n’était pas très bon, racontait sur le mode bien-pensant les difficultés d’adolescents — d’ascendance hispanique ou haïtienne pour la plupart — dans une polyvalente québécoise.Autres rêves, autres moyens, mais propos semblable: Segura raconte ici un autre milieu marginal, qui se trouve être aux antipodes du précédent.Mais dans les deux cas, il * Maurk io Si tjUR.v BOUCHE-À-BOUCHE HoiiMÎ y est question de marginaux.Ces mannequins-vedettes, Johnnie et Nayla, ont rêvé de carrières autres: lui se voyait romancier et elle, comédienne.Ces regrets tardifs, terrains minés de mauvaise conscience, suggèrent sans le pré ciser qu’on ne se frotte pas impunément à la fausseté sans s’y abîmer.Ils rappellent ces regrets bien connus, tardifs, de carriéristes qui découvrent sur le tard — trop tard — les joies de la vie simple: celles de la paternité, de la jouissance du quotidien qu'ils essaient en vain de rattraper.Bouche-à-bouche est d’une écriture différente de Côte-des-Nègres.il est vrai.On y retrouve des comparaisons ou des métaphores étonnantes, folles parfois, comme ce sourire d’un protagoniste qui devient une «brèche surprenante dans la forteresse de son amour-propre»-, ou celle de la machine à café qui «a piqué une colère».Mais ce qui frappe tout au long de ce récit, ce sont les accumulations, qui suggèrent le foisonnement du désir et qui se présentent souvent sur un rythme ternaire: «le bras tendu, la bouche ouverte, la respiration courte»-, «Elle était une clé sans serrure, une manivelle sans moteur, une enfant sans parents»; «Il a parcouru du regard le fabuleux duvet rota doré au-dessus de ses tempes, la rondeur asiatique de ses pommettes, sa bouche dont le rouge féroce.• Les ajouts, les excès de toutes sortes sont nombreux dans cette histoire très moderne du roman de Segura, éclatée, mais qui tente paradoxalement de s’appuyer sur des assises anciennes: celles de l'érotisme et de la mort, ou ces citations d’Epictète, ce penseur an tique convoqué pour la commodité de la chose.Ces références, cependant, au même titre que les souvenirs des personnages, sont mises en scène, différées, théâtralisées.On convoque Epictète, puis on le remerae.Les personnages de Segura ont tout faux: ils se sont imaginé avoir vécu une «époque», celle des années 90 du siècle dernier «une drôle d'époque»?Parlant du détail de leur propre vie, on lit qu’ils as-smiilent le monde à leur ego.Celui-ci phagocyte celui-là Bouche-à-bouche raconte lui aussi un milieu, aux antipodes de celui de Côte-des Nègres.On pourra croire mieux à ces personnages qui courent le monde en ayant les moyens de s’offrir toutes les fantaisies qui leur viennent.Ce roman de Segura étale, avec un certain talent, la misère de certains riches de l’époque actuelle, curieusement proches du monde ordinaire dans leurs préoccupations, tous budgets confondus.La vie a-t-elle un sens?Peut-on corriger les erreurs du passé?Peut-on se racheter sur le tard?La réponse du roman de Segura, sa fin qui tient en trente pages, est désolante, en dépit de son optimisme affiché.On assiste à des retrouvailles d’outretombe, maniérées.A une fiction qui a tenté de nous faire croire à ses manigances.BOUCHE-À-BOUCHE Mauricio Segura Boréal Montréal, 2003,170 pages robert.chartrandS (S)sympatico.ca Le roman de Segura a cette qualité de tenir le lecteur dans l’indécision ROMAN QUÉBÉCOIS Les mémoires d’une princesse québécoise Susanne Julien signe une biofiction rassemblant les pièces éparses de la vie mouvementée d'Agnes zu Salm-Salm LOUISE-MAUDE RIOUX S O UCY LE DEVOIR En 1985, dans Québécoises d’hier et d’aujourd’hui - Profils de 275 femmes hors du commun, Robert Prévost levait le voile sur les origines de la princesse Agnes zu Salm-Salm, née Elizabeth Agnes Joy.Originaire de Saint-Armand-Ouest, cette femme, qui fut l’épouse du prince prusse Felix zu Salm-Salm, apparaît chez nous comme l’une des femmes les plus étonnantes de la seconde moitié du XIXe siècle.Intriguée par l’audace de cette femme d’exception, Susanne Julien £’est inspirée du travail de Prévost er son dernier roman, Le Ruban rpre, une biofiction rassemblant pièces éparses de la vie mouvementée de l’aventurière.D en résulte une œuvre riche, à l’image de la princesse, à laquelle la plume exercée de Susanne Julien a su conférer le rang d’héroïne.i A travers les réminiscences pu-iiiques d’une Agnes au couchant Üe sa vie, Susanne Julien retrace l’essence d’une existence consacrée à l’amour et aux autres.Jonglant avec les lieux et les dates au gré des confidences faites à sa dame de compagnie, Fràulein Louisa Runkel, la princesse jette derrière elle un regard à la fois lucide et fier, n’hésitant pas «à embellir sa vie».On y découvre une femme de convictions, profondément attachée à son époux, certes, mais tout autant à sa liberté et à ses principes auxquels elle ne dérogera jamais.La vie tumultueuse de la princesse zu Salm-Salm, poussée par son amour irrépressible pour son beau prince, l’aura menée au cœur des trois plus importants conflits de l’époque: la guerre de Sécession américaine, la guerre du Mexique et la guerre franco-allemande.Mais si les prouesses de son mari occupent une large place dans les mémoires de la princesse, ce sont plutôt les siennes qui imposent le respect De bonne à tout frire à cavalière pour le cirque Lorenzo & Gregory, c’est une toute jeune Agnes qui fera son entrée sur les planches de La Nouvelle-Orléans pour en devenir reine, à Cuba, quelques années plus tard.Ses talents de comédienne, son art consommé de la conversation et sa connaissance du milieu mondain en ont également frit une alliée indispensable, quand ce n’était pas une redoutable adversaire.Le présè li I! is !i II II 11 II l! Il S! i] ¦i h ¦i ï }• Cfaiteji proMMOm peur l'élé cÀ l'achat de trail Iweex, Me ^Parchemin tweu offre: 'M ^ '«bail g /\J lut le premier liner * QfkO/n dteahaix /U ll,r fr deturièette tinre* C) rz fl A derahah M mr te iroitiime Uore Offre en vigueur jusqu au 22 Juin 2003 Sur présentation de cette annonce seulement le Parchemin S Mezzanine métro Berrt-UQAM, 505, rue Sainte-Catherine Est TéL: 514-845-5243 librairie«parchemln.ca dent Lincoln lui-même tombera sous le charme d’Agnes, tout comme l’empereur Maximilien et la reine de Prusse, Auguste, qui se liera d’amitié avec elle, «autant qu’me reine peut se le permettre avec une petite princesse de son entourage».Jouant adroitement avec l’histoire, Susanne Julien a su donner aux mémoires de son héroïne l’empreinte d’une vie pleine et généreuse, alternant intelligemment réminiscences, combats et quotidien.La langue est belle, bien que parfois un peu ampoulée, surtout dans la bouche de la trop prude Louisa Runkel, faire-valoir obligé de la bouillante princesse, un stratagème trop grossier pour ne pas être agaçant.Le Ruban pourpre n’en demeure pas moins un roman intéressant, truffé de références historiques solides, qui donne lieu à une plaisante fabulation portée par un réel qui, lui, est des plus inspirants.LE RUBAN POURPRE Susanne Julien Editions Pierre Tisseyre Ottawa, 2003,286 pages Constat : d’accident s LU j ** Aujourd nui blesse par les trop nombreuses # tragédies qui accablent notre actualité quotidienne.Auster poursuit courageusement cet éternel mais pourtant ô combien abord quelques faits.D’août à novembre 1888, la terreur règne dans l’East End londonien.Des prostituées sont assassinées et sauvagement mutilées par un meurtrier sanguinaire qui se joue des policiers et dont le nom est désormais synonyme de sçrial killer.Jack The Ripper, ou l’Éven-treur.C’est toute la société victorienne de cette fin de siècle qui est tétanisée par ces crimes à caractère sexuel, quintessence de la déviance perverse et de la décadence morale.Rien, dans cet univers puritain jusqu’à la pudibonderie, ne pouvait s’avérer plus profondément «shocking, my Dear!».Depuis, on ne compte plus les spécialistes qui se sont penchés sur ce cas, épluchant ce qu’il reste dans les dossiers de Scotland Yard dans l’espoir d’y déceler le détail permettant enfin d’apposer définitivement un nom et un visage à cet emblème du crime crapuleux.D’innombrables essais, romans et films se sont succédé depuis cent quinze ans.Tour à tour, on a soupçonné le médecin de Sa Majesté la reine Victoria, l’écrivain Lewis Carroll, tme sagefem-me vengeresse surnommée «Jill the Ripper» et même Joseph Merrick, mieux connu sous le nom d’Elephant Man.C’est au tour de l'écrivaine américaine à succès Patricia Cornwell, célèbre pour son personnage du médecin légiste Kay Scarpetta, de se saisir du dossier et de mener l’enquête.Déployant un appareillage scientifique digne d’Hollywood.Cornwell a fait appel à une panoplie de spécialistes et allongé quelques millions de dollars (nombreux voyages, achats d’œuvres d’art et d'artefacts divers du suspect, rémunération des conseillers, etc.) pour mener cette enquête qui, à défaut de régler l’affaire une fois pour toutes, y apporte néanmoins un autre éclairage.Celui sur qui planent de sérieux doutes n’est pas entièrement étranger au dossier.En 1978, il avait déjà été soupçonné par Stephen Knight (dans un essai prétentieusement intitulé Jack The Ripper.The Final Solution), qui affirma que l’Éventreur n’était pas im homme mais plutôt un groupe de trois personnes impliquées dans un vaste complot Ça bien nommée «Royal Conspiracy») dont le but était de disculper le prince Albert Victor, duc de Clarendon et héritier du trône, mais surtout bisexuel avoué et amateur de fleurs du mal.Au nombre des trois complices soupçonnés par Knight figure le peintre Walter Richard Sickert, élève de Whistler, disciple de Degas et ami d’Oscar Wilde.Au début des années 1990, dans un ouvrage intitulé Sickert and the Ripper Crimes, Jean Over-ton Fuller incrimine à son tour le peintre, en solo cette fois.Utilisant la méthode des profilers américains, Cornwell met à profit les avancées de la médecine légale pour enquêter sur la vie et f UEventreur démasqué ?Que nenni ! JURGEN VOLLMER «Un jour, les hommes regarderont en arrière et diront que j’ai mis au monde le XXe siècle», dira Jack l’Éventreur dans From Hell, un film d’Allen et Albert Hughes consacré à la légende.l’œuvre de ce peintre impressionniste anglais étrange, voire même un tantinet pervers.Elle met en lumière un handicap physique de Sickert — il aurait souffert d'une anomalie du pénis dont on ne sait trop rien sinon qu’elle a nécessité trois chirurgies en bas âge — et surtout son intérêt pour le côté sombre de l’âme humaine et pour ivieri librairie «bistr l'ai pas le temps, je m’en vais lire.Cesten librairie qu’on trouve ce QUE L’ON CHERCHE qu’on commande CE QUI NOUS PLAÎT qu’on découvre DES MILLIERS DE LIVRES C’EST EN LIBRAIRIE QU’ON RENCONTRE DES LIBRAIRES.Librairie indépendante 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges têt.: 739-3630 serviceié'librairieolivieri.com le monde de la prostitution qu’il a représenté à plusieurs reprises.Malheureusement pour l’auteur, force est de constater que nombre d’artistes du tournant du siècle, dans le sillon de la psychanalyse naissante, se sont attardés à ces univers et que les œuvres dépeignant ce genre de sujets sont légion chez les Kirchner, Nolde, Much et autres Kokoschka.Néanmoins, les nombreuses et curieuses coïncidences soulevées par Cornwell sont troublantes et la personnalité de Sickert tend à soutenir ses présomptions.Mais des coïncidences, même nombreuses et troublantes, ne sont que des coïncidences.Rien de plus, rien de moins.Et si aucun obstacle matériel pe s’oppose à associer Sickert à l’Éventreur, certains éléments psychologiques semblent infirmer la thèse de Cornwell.En effet, les études sur les tueurs en série démontrent que ce type de meurtrier ne s’arrête jamais de son plein gré et que la fin des crimes correspond soit à son arrestation, soit à son décès.Or Sickert n’est décédé qu’en 1942 alors que les crimes associés à l’Eventreur de Whitechapel ont, selon les autorités responsables, abruptement cessé en novembre 1888.Qu’à cela ne tienne, Cornwell livre une nouvelle liste de crimes qui va bien au-delà des meyrtres généralement attribués à l’Éventreur.Mais là non plus, ses arguments ne parviennent pas véritablement à convaincre, malgré les comcidences.Et c’est bien là la principale faiblesse de l’argumentation de Cornwell — et de tputes les hypothèses relatives à l’Eventreur —, qui repose sur une série de présomptions et d’extrapolations sans jamais s’appuyer sur quelque preuve tangible que ce soit Mais l’exercice n’est pas totale- ment vain et le principal mérite de Cornwell est d’avoir mis à profit les moyens de la science mod,erne pour analyser les lettres de l’Éven-treur (identification et analyses des papiers, des filigranes et des encres, étude de la graphie, etc.) et pour aborder de manière rationnelle cette affaire qui a suscité, jusqu’à aujourd’hui, plus de fantasmes que de raisonnements logiques.Mais justement dans un tel cas emblématique de la société victorienne de la fin du XIX' siècle, le fantasme semble encore le meilleur révélateur qui soit.JACK L’ÉVENTREUR.AFFAIRE CLASSÉE.PORTAIT D’UN TUEUR Patricia Cornwell Traduit de l’américain par Jean Esch Editions des Deux Terres Paris, 2003,464 pages < CÛ ÜE LU Œ h- LU O Bonbons assortis Toutes nos félicitations à Michel Tremblay, lauréat du Grand Prix littéraire Archambault 2003 « .le meilleur de Tremblay se retrouve dans ces Boni assortis : le dialoguiste hors pair, le portraitiste surdoi le mémonaliste attentif, et surtout, l’écrivain qui arrive retrouver le don.propre à l'enfance, de s °merveiller » Marie-Claude Fortin, Voir (514) 524-5558 lemeac@lemeac.com ( t
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.