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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-03-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.X C V I I 1 N “ 5 2 ?LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 MARS 2007 2,20$ + taxes = 2.50$ Les intellos dépriment La culture québécoise est-elle en crise ?141 intellectuels se prononcent.NEWSCOM FRÉDÉRIQUE DOYON «J’aime mieux dire qu’on est en transition structurelle profonde que de dire qu’on Crise de civilisation» «intense», «profonde», (/structurelle» et «radicale», «culture en perpétuelle mutation», «période d’ouvertures créatrices aussi bien que période de questionnement, de déchirements», «autre monde, [.] nouvelle morale».Ces quelques mots sont tirés des réponses de 141 intellectuels à l’interrogation des sociologues Gérard Bouchard et Alain Roy: la culture québécoise est-elle en crise?La question de la crise culturelle a balayé le XX' siècle en Occident Elle a valu à certains essayistes français le titre de déclinologues et happe maintenant le Québec à peine sorti de la Révolution tranquille.L’essai qui en décoqle, La culture québécoise est-elle en crise?, paru aux Editions du Boréal (en librairie le 13 mars), tombe donc à point II dresse un état des lieux de la culture dans son sens le plus lar- est en crise; j’aime mieux non pas m’émerveiller de ça mais préserver la faculté d’étonnement devant l’ampleur de cet événement Une fois qu’on a dit cela, il me semble qu’on a un peu moins d’angoisse, qu’on peut prendre un peu de distance pour le comprendre mieux», dit le sociologue Gérard Bouchard.ge à la veille des élections imminentes et d’une commission d’étude à venir sur les accommodements raisonnables, que codirige d’ailleurs M.Bouchard Bien que mitigé, le verdict des intellectuels québécois, résumé dans ses grandes lignes par les deux auteurs au premier chapitre de cet ouvrage, trahit un pessimisme malsain: qu’ils reconnaissent l’état de crise ou non, 64 % des répondants font un constat plutôt négatif.Un défaitisme que Gérard Bouchard refuse de partager et qu’il espère, en publiant son livre, renverser ou à tout le moins énoncer pour mieux le combattre.«Ce qui m'inquiète le plus, ce n’est pas l’ampleur des problèmes, que je ne songe aucunement à nier, nuance le sociologue en entrevue au Devoir, c’est que ça peut inspirer à un grand nombre d’intellectuels un sentiment de démission et d’impuissance.Si ce sentiment-là prédomine, alors là, c’est sûr qu ’on s’en va vers la crise: la marchandisation de tout, l’aplatissement généralisé de la culture.» Auteurs, philosophes, théologiens, historiens, sociologues, économistes, certains plus connus que d’autres (Jacques Godbout, Naïm Kattan, Marie-Andrée Lamontagne, Guy Rocher, Laurent-Michel Va- cher), ont répondu à l’appel des sociologues.À part des extraits de réponses proposés en annexe de l’ouvrage, leurs propos, parfois lumineux mais surtout sombres, ne sont jamais identifiés dans l’analyse, qui s’en tient aux grandes idées.Crise des référents Les propos négatifs convergent généralement vers la perte des repères et la crise des valeurs, remplacées par d’autres, plus trompeuses: hédonisme, narcissisme, conformisme, vulgarité, culte du vécu, de la performance et de l’immédiat, etc.Celles-ci s’incarnent dans différentes sphères: la famille, l’éducation, la politique, l'environnement.Ces critiques reflètent un état du monde qui a basculé au cours des dernières décennies, affirme Gérard Bouchard.«Notre société fait /ace à des problèmes considérables, une situation sans précédent, des mutations incontrôlables qui ébranlent de vieux équilibres symboliques VOIR PAGE A 10: INTELLOS Querelle entre candidats péquistes sur le tracé de la 30 François Rebella traite son collègue de «gonzo» KATHLEEN LÉVESQUE Les gros mots ne fusent pas seulement entre adversaires en campagne électorale.Une querelle rient d’éclater entre deux candidats péquistes voisins, François Rebello et Michel Pinard, qui défen-dent des positions opposées dans un dossier qui touche leurs cir-conscriptions de la Rive-Sud, celui y ^ du prolongement de l’autoroute 30.Jl|g| Du coup, M.Rebello qualifie son collègue de «gonzo».C’est un court article publié mercredi dans l’hebdomadaire Le Reflet qui a mis le feu aux poudres.Le candidat péquiste dans Châteauguay, Michel Pinard, y affirme qu’un gouvernement du Parti québécois ne changerait pas le tracé de la 30 tel qu’établi par les libéraux, question de faire accélérer VOIR PAGE A 10: QUERELLE ¦ Autres informations en pages A 2, A3, A4, B 1, B 2, B 3 et B 4 INDEX ¦s *1 * Actualités.A 5 Annonces.C 8 Avis publics.C 6 Bourse.C 2 Carrières.C5 Décès.C 8 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Idées.B5 Monde.A 8 Mots croisés.D 5 Météo.C 8 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 9 Sudoku.C 8 Hôpital Pierre-Boucher Quatre salles d’opération flambant neuves resteront inutilisées jusqu’en 2008 Il Agence de la Montérégie ne prévoit Vembauche d’aucun anesthésiste avant Van prochain LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Modernisé et agrandi au coût de 60 millions de dollars, l’hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, dispose de quatre nouvelles salles d’opération flambant neuves qui risquent fort de rester inutilisées, faute de personnel.Le Devoir a en effet appris que les derniers plans d’effectifs médicaux présentés par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie ne pré- voient aucun anesthésiste supplémentaire pour l’exercice 2007, laissant sur le carreau toute une équipe de chirurgiens pourtant fin prête à accélérer la cadence.Le chef du service de chirurgie de l’hôpital, le Dr Christian Chouinard, ne cache pas sa frustration de voir que rien n’a été prévu pour alimenter en sang neuf les nouvelles salles d’opération.«Un chirurgien ne peut pas opérer seul.Il a besoin d’un anesthésiste.VOIR PAGE A 10: HÔPITAL JACQUES NADEAU LE DEVOIR À 28 chirurgiens, l’unité était plus que prête à mettre les bouchées doubles.À VOS MONTRES! À 2h, la nuit prochaine, il faudra avancer montres, \ horloges et autres pendules d’une heure.Bonne nuit! Enfin disponible en français ! \ PETER C.N*WMAH MULRONEY lts rS**C>S u.s à K + PETER C.NEWMAN Mulroney Les enregistrements secrets FIDCS yoans * de bonnet lerturct www.adHionsMM.com 4 .i.j LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 MARS 2007 A 2 2007 .V _______ _ Une « réingénierie » de l’État plutôt modeste JOCELYNE RICHER André Boisclair s’est prononcé publiquement pour la réduction de la taille de l’Etat, mais il ne voit pourtant aucun problème à augmenter le nombre total de fonctionnaires au service du gouvernement du Québec.Ce scénario, s’il s’avère, viendrait imprimer à l’administration publique un mouvement inverse à celui donné par les libéraux de Jean Clearest depuis 2003.En vue de réduire la taille de l'Etat, jugé trop lourd et trop coûteux, le gouvernement libéral a érigé en dogme la politique voulant qu’on ne remplace qu’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.Cette politique a permis depuis d’abolir 3700 postes.Or le chef du Parti québécois a dit hier qu’il avait l’intention de se montrer beaucoup plus souple à ce chapitre s’il prend le pouvoir.«Cette façon de faire, elle est trop rigide.Cette façon défaire nous amène parfois à négliger des missions fondamentales qui sont celles de l’Etat québécois», a-t-il déclaré, en point de presse, se disant allergique au «mur à mur».Il a précisé que, sous sa gouverne, le nombre de fonctionnaires de tel ministère — comme celui du Développement durable et celui du Revenu, par exemple — pourrait augmenter, tandis qu’il diminue rait dans d’autres.Mais, au total, il n’a présenté aucun plan visant à réduire le nombre d’employés de l’administration publique québécoise.Du côté libéral, l’objectif consistait, en 2003, à réduire ce nombre de 20 % en 10 ans — pour passer de 75 000 fonctionnaires à environ 60 000 —, principale ment par attrition.Le projet de «réingénierie» de l’Etat tel que conçu par M.Boisclair est en fait beaucoup plus modeste.Il se borne à s’engager à fixer à 18 le nombre maximal de ministres faisant partie de son cabinet et à réduire d’autant celui de ministères.«Les mesures paramétriques [qui s’appliquent partout dans l’administration publique] sans tenir compte de la sensibilité de certaines missions, cette époque est terminée», a-t-il indiqué hier.Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a accusé Jean Charest d’avoir menti à la population en disant que les pétrolières ne refileraient pas aux consommateurs la redevance qui leur est exigée.Cela n’a pas empêché M.Boisclair d’affirmer qu’il maintiendrait la taxe verte s’il était élu.Boisclair achète la taxe verte Le débat, un test de crédibilité JOCELYNE RICHER Le débat des chefs de mardi prochain constituera un test de crédibilité pour les trois chefs de parti, a soutenu hier le leader du Parti québécois, André Boisclair.Contrairement à ses deux adversaires, Jean Charest, du Parti libéral, et Mario Dumont, de l'Action démocratique, M.Boisclair en sera à son premier débat des chefs dans le cadre d’une campagne électorale.«Une des clés sera celle de la crédibilité», a-t-il répondu, en point de presse, lorsqu’il a été interrogé sur la question de savoir quel serait, de tous les enjeux abordés durant le débat, celui qui serait le plus déterminant Il a vanté sa «feuille de route», qui contient les engagements du parti, et son cadre financier «réaliste» comme des arguments de vente pour les électeurs indécis qui regarderont le débat à la télévision afin de se faire une idée.«Nous avons la crédibilité pour prendre ces engagements.Nous avons l’équipe pour les réaliser.Je pense que ça va trancher énormément avec la réalité de l’Action démocratique du Québec, qui n’a toujours pas chiffré ses engagements électoraux; et quant à la parole de M.Charest, on a bien vu ce que cela a donné en campagne électorale en 2003», a-t-il dit En 2003, le débat des chefs avait marqué un tournant dans la campagne et positionné les libéraux de Jean Charest sur le chemin de la victoire, quand le chef libéral avait déstabilisé son adversaire péquiste, Bernard Landry, en relatant des déclarations récentes de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau sur le vote ethnique.Presse canadienne Le chef péquiste promet un crédit d’impôt à ceux qui utilisent les transports en commun ROBERT DUTRISAC Même s’il s’agit d’une nouvelle taxe imposée aux consommateurs, le chef du Parti québécois, André Boisclair, s’il est élu premier ministre, maintiendra la redevance de 200 millions par an exigée par le gouvernement Charest à l’industrie pétrolière et gazière.Au cours d’un point de presse où il a dévoilé les engagements de son parti en ce qui a trait aux transports en commun, André Boisclair a dénoncé le «mensonge» de Jean Charest, qui avait soutenu que cette nouvelle taxe verte, prévue dans le plan de lutte contre les changements climatiques, ne serait pas refilée aux consommateurs par les pétrolières.Dans la foulée du dévoilement de ce plan vert, l’industrie pétrolière a indiqué que cette redevance s’ajouterait au prix de l’essence affiché à la pompe.De cette somme de 200 millions, de 100 à 120 millions devront être versés par les pétrolières qui s’empresseront de refiler la facture aux consommateurs.Il s’agit d’une taxe verte qui pourrait osciller entre 1 C et 1,3 C le litre d’essence.Tous les combustibles fossiles comme le mazout et le gaz naturel sont visés par cette redevance.Adoptée en décembre, la loi 52 sur la mise en œuvre de la stratégie énergétique est en vigueur depuis le 1" janvier.Mais le gouvernement doit confirmer par décret le montant de la redevance pour 2007, et il revient à la Régie de l’énergie de définir les modalités d’application de la redevance et son partage entre les différents raffineurs et distributeurs.En décembre, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard, avait indiqué que cette redevance ne sera exigée qu’à compter du printemps, le temps d’arrêter la réglementation.André Boisclair a dévoilé hier les engagements de son parti en matière de transports en commun, ce qui l’a mené hier à emprunter le train de banlieue de Rosemère à Montréal, caméras obligent.Le Parti québécois propose d’instaurer un crédit d’impôt remboursable équivalent à 10 % du prix des laissez-passer mensuels, un pourcentage qui serait porté à 20 % pour les étudiants.Il s’agit d’une mesure dont le coût s’élève à 45 millions par an.Le chef péquiste s’est également engagé à investir 700 millions de plus en cinq ans dans l’amélioration de la desserte des transports en commun et de la fréquence du service, notamment celle des trains de banlieue.Dans la grande région de Montréal, la priorité ira à une liaison rapide entre la rive sud et le centre-ville, a mentionné M.Boisclair.Dans la région de Québec, les liens entre la rive sud et la rive nord seront également améliorés.«Les annonces d’aujourd’hui concrétisent notre volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre du Québec tout autant que sa dépendance au pétrole et la pollution de l'air», a souligné M.Boisclair.Encore Philpot le polémiste Interrogé sur un autre écrit du candidat dans Saint-Henri-Sainte-Anne, Robin Philpot, cette fois-ci dans son livre Le Référendum volé, André Boisclair a choisi de ne pas faire de commentaires.«Ce n’est pas Michaëlle Jean qui va venir distraire la campagne électorale», a-t-il laissé tomber.Dans ce livre publié en 2005, Robin Philpot écrit, page 46: «Le Canada garde des institutions impériales qui lui permettent d’offrir à des personnalités publiques du pouvoir, du prestige et de l’argent afin de maintenir son emprise notamment sur le Québec.C’est sous cet angle qu’il faut voir la nomination de Michaëlle Jean au poste de gouverneure générale en août 2005: légitimer un gouvernement libéral qui n’a pas l’autorité morale de gouverner.(Cette nomination sert aussi à légitimer le coup d’Etat du 29 février 2004, en Haïti, auquel le Canada a participé.)» Par ailleurs, à l’issue de son point de presse, André Boisclair a été accosté par le président de la Communauté congolaise de Montréal, Lucien Moka, qui a donné sa propre interprétation de la thèse de Robin Philpot sur le génocide du Rwanda.«M.Philpot, ce qu’il a écrit, c’est vrai.Le génocide comme tel, c’est un mot qu’ils ont inventé pour camoufler tout ce qui s’est passé avant et après le 4 avril 1994 [date du début des massacres].» Les 4,5 millions de morts au Congo, «on n’en parle pas», a avancé M.Moka.«On met en exergue 850 OOO morts [au Rwanda] alors que c’est un chiffre qui a été gonflé et il n’y a pas de preuve.Personne n’a jamais su et personne n’a voulu savoir ce qui a déclenché le génocide.C’est un complot interne.» André Boisclair a tenu à se distancer des propos de son interlocuteur en exprimant toute sa confiance à l’endroit du Tribunal pénal international, chargé de faire la lumière sur le génocide rwandais, «un processus qui a été mené de façon transparente et démocratique».Le Devoir Sur le bio, l'écologie et la santé globale € XPÔ ^UQ0 AU MENU de tioucbreux e xp-ouctUs, détn.on ttnOcfiKs ca-Un Hires, ce references et cot elver s.fxonr vetes! MANGER santé Pour prendre sa santé en main! MONTRÉAL 16-17 et 18 mars Palais des congrès Vendredi : 11 h à 20 h Samedi: 10 h à 18 h Dimanche: 10 h à 17 h QUÉBEC 31 mars et ravrll Centre des congrès Samedi: 10 h à 18 h Dimanche: 10 h à 17 h i:>141 .i.u-ioo5 • entrée: 10$ • www.expomangersante.com Herboristerie lepuis 1978 n i AV S P A EASTMAN Relais santé CRPHEE Maître huilier - depuis 1983 cwmii/MiD Le plaisir de manger sainement! Conférence publique Le texte mis à nu Dans leur série de conférences sur les fonctions contemporaines du droit, le Centre de recherche en droit public et la Faculté de droit accueillent M.Claude Hagège, Le linguiste et les mots du mariage, professeur honoraire au Collège de France.Le mardi 13 mars, à 16 h 30 Université de Montréal www.crdp.umontreal.ca 3200, rue Jean-Brillant www.droit.umontreal.ca Salle B-2245 CENTRE DE RECHERCHE EN DROIT PUBLIC DP Faculté de droit Université fHl de Montréal \ 4444 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 1 MARS 2 0 0 7 4 A 3 QUITO 200 Gambard «O A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3676 Dumont lève le ton contre ceux qui livrent une « chasse aux sorcières » NORMAN DELISLE Sainte-Thérèse — Le chef de l’Action démocratique Mario Dumont dénonce la «chasse aux sorcières» dont sont victimes les candidats de sa formation politique pendant la campagne électorale.M.Dumont a levé le ton hier alors qu’il visitait une garderie en compagnie de ses candidats dans les Basses Laurentides.Il considère que «le processus de chasse aux sorcières a déjà dépassé les bornes».Ce sont les révélations au sujet de son candidat dans Nicolet-Ya-maska, Eric Dorion, qui ont fâché le chef adéquiste.Il a été révélé que M.Dorion, quand il était jeune, avait commis des infractions qui lui ont valu un casier judiciaire.M.Dumont a fait valoir que l’infraction en question datait d’une quinzaine d’années et que M.Dorion s’était largement réhabilité depuis, notamment en ouvrant un centre d'aide aux alcooliques et aux toxicomanes à Sainte-Angèle-de-Laval, dans Nicolet Le centre s’appelle «De l’autre côté de l’ombre».Ce centre a accueilli des gens célèbres, comme le chanteur Marc Hamilton, qui, en guise de reconnaissance pour sa réhabilitation, travaille maintenant à l’élection du candidat Dorion.«M.Dorion a un parcours humain remarquable.Il nous a tout dévoilé son passé.Non seulement on l’a accepté, mais on en voudrait plus comme lui», a dit le chef de l’ADQ.M.Dumont a contre-attaqué: «Les chasses aux sorcières sur le lointain passé des gens dépassent les bornes, alors qu’on a des ministres qui ont gaspillé des centaines de millions de dollars, qui ont laissé souffrir des gens sur des listes d’attente», a-t-il dit Le chef de l’ADQ a rappelé qu’aucun parti politique ne rend publics les casiers judiciaires de ses çandidats.«A l’intérieur du gouvernement, des gens ont eu des malchances alors qu’ils étaient et) fonction, inscrites au plumitif.A ma connaissance, M.Charest n’a pas émis de communiqué de presse pour dire à quel endroit sur l’autoroute c’est arrivé», a ajouté M.Dumont dans une allusion évidente aux députés libéraux, dont un ministre, qui ont déjà été reconnus coupables de conduite en état d’ébriété.Excédé en défendant ses candidats, M.Dumont a même ridiculisé un candidat libéral du centre-ville de Montréal, Vahid Vidah-Fortin.«Vous me lancez sur le terrain de la méchanceté.Le gars qui remplissait les frigidaires pour l’ADQ à la dernière Median — je me demande s’il est resté jusqu’à la fin car il ne les remplissait pas bien — est candidat libéral dans Hochelaga-Mai-sonneuve», a lancé M.Dumont Présente aux côtés de M.Dumont la candidate adéquiste dans Groulx, Unda Lapointe, a pour sa part eu à justifier pourquoi elle était subitement devenue candidate adéquiste après avoir souhaité devenir candidate libérale en février dernier.«J'avais des réserves à l’endroit de M.Dumont, mais je l’ai rencontré, et j’ai rencontré un homme accessible, sympathique et très bien articulé», a dit Mme Lapointe pour justifier sa subite conversion.Mme Lapointe se déclare seule candidate non souverainiste dans la circonscription de Groulx puisque le député libéral sortant, Pierre Descôteaux, a déjà publiquement avoué ses sympathies souverainistes.Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mario Dumont 4:: Par un collectif d'auteurs Sous la direction de Renaud GAGNON et Nicole TREMBLAY leffet IM 288 pages-34,15$ ISBN 978-2-7601-6649-3 GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 Des pour le plaisir fl apprenoro La oddaqosie nas mtaiiigances multiples peut se vivra partout en classa.En uente dans toutes les uorairies Lü prix est indiqué sous réserve de modifications.Restauration de tableaux œuvres anciennes et contemfsoroines H O N • I ¦ U M • MIVTVft ifr/cxus reattiuronA tout>.sa{if /e& coeurs ôrùufaf 4652, boul.Décarie, Montréal £14-484-8312 www.themrfixit.com DEPUIS I 9 S 3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Monique Jérôme-Forget a établi à 6,3 milliards le coût de la plateforme adéquiste.- Les libéraux chiffrent les promesses de l’ADQ : 6,3 milliards MARTIN OUELLET Aussi dépensier que Québec solidaire, un gouvernement de l’Action démocratique du Québec (ADQ) replongerait le Québec dans la spirale des déficits, ont soutenu hier des ministres libéraux.Additionnés un à un, les engagements électoraux de l’ADQ atteignent 6,3 milliards de dollars, selon la présidente du Conseil du trésor et candidate dans Mar-guerite-Bourgeoys, Monique Jérôme-Forget, qui a présenté en conférence de presse une évaluation «rigoureuse et conservatrice» du cadre financier de l’ADQ.Pour assurer un certain vernis de crédibilité à son évaluation, le Parti libéral du Québec (PLQ) a fait vérifier ses estimés par l’économiste François Vaillan-coqrt, de l’Université de Montréal.A moins d’augmenter taxes et impôts, le programme adéquiste ramènerait le Québec en déficit, conclut Mme Jérôme-Forget, qui était accompagnée de la présidente de la campagne électorale du PLQ et ministre de la Culture, Line Beauchamp, et d’Alain Paquet, député sortant de Laval-des-Rapides.Les trois candidats ont été envoyés au front en l’absence du chef libéral, Jean Charest, qui a préféré garder profil bas hier, pour assister, à l’instar des deux autres chefs, aux funérailles du policier de Laval, Daniel Tessier.Mais contrairement à ses adversaires qui ont multiplié les activités et tenu leur point de presse quotidien en matinée, M.Charest s’est contenté d’une brève entrevue sur les ondes d’une radio anglophone de Montréal et d’une entrevue éditoriale avec le journal agricole La Terre de chez nous.En présentant une évaluation maison du programme de l’ADQ, le Parti libéral tente de forcer la main à son chef, Mario Dumont, qui retarde la divulgation du coût des engagements de son parti.«Nous trouvons inacceptable qu'avant le débat des chefs, on ne nous présente pas les chiffres comme il se doit.Si Mario Dumont veut fermer des hôpitaux, qu’il le dise», a lâché Mme Jérôme-Forget Placés sous la lorgnette libérale, les engagements adéquistes sont encore plus coûteux que ceux de la formation de gauche Québec solidaire, dont le cadre financier, comprenant une pléiade de mesures sociales, se chiffre à 6,1 milliards.Le programme de l’ADQ comporte en outre des dépenses additionnelles de 4,7 milliards et une diminution des revenus, par des baisses d’impôt pour les sociétés, de 1,6 milliard.Conclusion de Mme Jérôme-Forget: le plan de l’ADQ est «irresponsable», «manque de rigueur» et est «irréaliste».Selon elle, Mario Dumont et le président du parti, Gilles Taillon, connaissent fort bien les implications financières de leur programme mais préfèrent en taire la teneur, parce qu’ils savent qu’ils vont se faire «planter», a-t-elle illustré.Des trois partis politiques ayant des chances d’accéder au pouvoir, l’ADQ est le seul à ne pas avoir chiffré ses engagements, préférant attendre de connaître l’ampleur des transferts fédéraux qui seront annoncés dans le prochain budget du gouvernement conservateur, prévu le 19 mars.En comparaison, le cadre financier du Parti libéral totalise des engagements de 4,5 milliards, alors que celui du Parti québécois, le plus frugal, est de 3,5 milliards.Pour la présidente de la campagne libérale, Line Beauchamp, le chef de l’ADQ a maintenant le devoir de mettre cartes sur table.«C’est une question de transparence et de resped des électeurs.Nous, nos chiffres n’ont pas été attaqués.En campagne électorale, il est important que les électeurs puissent comparer les programme», a-t-elle fait valoir.Presse canadienne V Montréal 514.845.5545 Achetons tableaux canadiens Paul-Émile Borduas Paterson Ewen Marcelle Perron Pierre Gauvreau Lise Gervais Rita Letendre Jean McEwen Marcelle Maltais Guido Molinari J-P Mousseau Achat à Montréal du 15 au 16 mars Appelez MAINTENANT pour un rendez-vous Lynda Marie Shearer, Canadian Art Group Cellulaire : 1.416.774.8575 55 Avenue Rd.#2975 www.canadianartgroup.com Toronto M5R 312 canadianart@bellnet.ca IN LE SOUFFLE DU PASSAGE 1 InoubliabK Le jeudi 15 mars à 17 h 30 assistez au lancement de l’essai Le souffle du passage Poésie et essai chez Fernand Ouellette de Denise Brassard et du recueil de poésie L’Inoubliable.Chronique III de Fernand Ouellette à la Librairie Gallimard i/mum ( iallimaul 3700, boul.Saint-Laurent, a Montréal.Entrée libre.vlb éditeur • I III XAGONI ^56928 825 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 MARS 2007 A 4 QUEBEC 2007 Les accommodements Les évêques plaident pour un dialogue raisonnable GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le débat sur les accommodements raisonnables est «rempli de confusion entre ce qui est religieux et ce qui est culturel», estime l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), qui appelle au dialogue pour démêler calmement les fils de ce sujet explosif.L’AECQ a choisi d’attendre que la poussière retombe un peu sur cette question avant de faire une sortie publique et de prendre une position plutôt nuancée.«Nous ne voulons pas trancher d’avance dans ce débat, c'est délibéré», a indiqué hier au téléphone M“' Louis Dicai-re, évêque auxiliaire à Saint-Jean-Longueuil et membre du Comité des communications de l’assemblée.Selon M.Dicaire, les évêques veulent toutefois contribuer à la réflexion en devenant «partenaires» de celle-ci.«Il y a beaucoup de confusion dans ce débat et c’est surtout au niveau religieux que ça accroche», dit M1" Dicaire.Dans ce contexte, l’AECQ estime important que la société «puisse démêler ce qui est d’ordre religieux et ce qui est d’ordre culturel», puisque c’est ce flou qui génère les antagonismes.«Quand on perçoit les demandes d’accommodements d’un groupe quelconque comme un caprice, on n’est pas sur un bon chemin.On ne sait pas ce qui est de l’ordre du caprice ou du besoin réel.C'est pour ça qu’il faut réaliser un dialogue ouvert et accueillant.» L’enjeu de ce débat n’est pas mince, dit M*' Dicaire: il s’agit essentiellement de redéfinir notre identité.D’où l’importance de bien le mener.«La commission Taylor-Bouchard permettra qu’on ait une pensée globale sur cette question, plutôt qu'on fasse du cas par cas comme on l’a fait jusqu’ici.» L’AECQ offre ainsi de collaborer à cette commission, «pour autant que [sa] présence soit sollicitée».L’Assemblée publiera par ailleurs dans quelques semaines une brochure de 80 pages intitulée Le dialogue interreligieux dans un Québec pluraliste.La délicate notion d’accommodement raisonnable fait l’objet d’une controverse depuis l’automne dernier.Un YMCA de Montréal avait alors installé, à la demande d’une communauté juive orthodoxe voisine, des fenêtres givrées afin de cacher des regards les femmes qui s’y entraînaient.Par la suite, la municipalité d’Hé-rouxville avait défrayé la manchette en adoptant un code de «normes de vie» destiné aux immigrants et interdisant notamment de lapider les femmes.Le Devoir .yiclaleaüQy ^ ^'«débats Les Somées ReLatîoNS Du maintien de la paix à la militarisation : le rôle du Canada dans le monde?Comme initiateur des forces du maintien de la paix, le Canada a long-tempsioui d’une image emblématique sur la scène politique internationale.Toutefois, on constate aujourd'hui un changement majeur du rôle des Forces armées canadiennes sur la scène mondiale.Le Canada semble s’aligner de plus en plus sur la logique sécuritaire et agressive de l’administration étasunienne.L'industrie militaire canadienne joue-t-elle un rôle dans cette dynamique?Les concepts d'impérialisme et d'expansionnisme peuvent-ils être utiles pour comprendre ces changements de cap?Nous aborderons ces questions avec : • Frédérick-Guillaume Dufour, chercheur au Département de relations internationales de l’Université Sussex et à la Chaire-MCD (Mondialisation, citoyenneté et démocratie) de l'UQAM; • Aude-Emmanuelle Fleurant, chercheure au Groupe de recherche sur l’industrie militaire et la sécurité (GRIMS) de l’UQAM; • Yannick Quéau, enseignant au Campus Fort-Saint-Jean et chercheur au GRIMS.À Montréal Le lundi 12 mars 2007, de 19 h à 21 h 30 Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest, Montréal (métro Jarry ou de Castelnau - stationnement à l’arrière) Renseignements : Mouloud Idir (514) 387-2541 / midir@cjf.qc.ca Contribution suggérée: 5 $ Site internet: www.cjf.qc.ca Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi, 25 rue Jarry Ouest, Montréal, Qc H2P 1S6 - Info : 514-387-2541 PETIT-DÉJEUNER TÉMOIGNAGE Association des anciens Brébeuf ¦ 4T - ¦ Jeudi 29 mars 2007 à 7h 15 Les défis du Québec au-delà des partis pris Conférencière invitée Dominique Vachon Économiste de renom Lieu Tarifs Inscription et information Club universitaire de Montréal 2047, rue Mansfield, Montréal Membre cotisant 25$ Membre 40$ Non-membre 50$ Table corporative 300$ 514342-9342, poste 5305 anciens@brebeuf.qc.ca Rés.avant le 27 mars 2007 - Tenue d'affaires Fiers commanditaires des petits-déjeuners témoignages m FINANCIÈRE BANQUE NATIONALE M< Min ax B in cm Munim.t.sohn Fiers partenaires de l’Association des anciens Raymoodr.liabot i .t ieftmutM'wwii'ig Grant Thomton* IJ.K4MPifiniHlHl W loMoncto L'AGENDA .L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi JACQUES GRENIER LE DEVOIR pi n L’atteinte des objectifs de Kyoto La pub libérale est mensongère, disent les écologistes LOUIS-GILLES FRANCŒUR Plusieurs groupes écologistes québécois ont réclamé hier du Parti libéral du Québec qu’il retire sa «publicité mensongère», soit l’annonce télévisée dans laquelle le premier ministre Jean Charest affirme que, «d’ici 2012, nous allons atteindre les objectifs de Kyoto».Pour la coalition Québec-Vert-Kyoto, qui représente une cinquantaine de groupes environnementaux, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), STOP, la Fondation Rivières et le Sierra Club du Canada et le mouvement Au courant, il ne suffit pas qu’une annonce télévisée soit approuvée par l’agent officiel d’un parti.Aucune annonce, ont-ils soutenu, ne devrait être «mensongère», surtout si elle est contredite par des chiffres officiels publiés par le gouvernement Les «objectifs du protocole de Kyoto», qu’appuie le premier ministre dans l’annonce controversée, sont archi-connus: au Canada, il s’agit de ramener les émissions entre 2008 et 2012 à 6 % sous le niveau historique des émissions de 1990.Mais, selon les chiffres publiés par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), ont fait valoir les groupes écologistes, le Québec atteindra le niveau de - 6 % en 2012 seulement, soit une année sur les cinq exigées par le protocole.Le Québec rejetait 85,3 Mt en 1990.Pour «atteindre les objectifs de Kyoto», il doit les ramener à une moyenne de 80,2 Mt pendant cinq ans.Or il n’atteindra, selon le plan québécois divulgué l’été dernier, ce niveau d’émissions qu’en 2012, ce qui implique qu'il dépassera la moyenne quinquennale exigée.Jamais Québec n’a nié ce fait de quelque manière que ce soit Grâce aux 356 millions versés récemment par Ottawa, le Québec réalisera 62,5 % de l’objectif quinquennal exigé par Kyoto, ont démontré les groupes.Il devrait donc aller chercher ailleurs une réduction additionnelle de quelque 22 Mt en cinq ans pour faire ce qu’affirme sa publicité.Mais avec l’ajout de la centrale thermique de Bécan-cour, les deux ports méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, l’exploration gazière et pétrolière du golfe, ils doutent que le Québec atteigne même son objectif une fois en cinq ans.Le premier ministre Jean Charest n’a pas commenté hier la demande de retrait de cette publicité télévisée, un des thèmes fondateurs de l’image de son parti en environnement.Toutefois, sa ministre de la Culture et des Communications, Une Beauchamp, a commenté l’affaire hier, accusant les groupes écologistes d’utiliser «des mots qui sont nettement exagérés».«Je dois réfuter votre préambule; comme vous le savez, nous avons déposé un plan qui a été salué comme étant le meilleur à l’échelle de l’Amérique du Nord.Nous avons obtenu des félicitations de Greenpeace; c’est un plan qui a été corroboré par David Suzuki.Je veux juste vous faire remarquer que nous avons obtenu, grâce à une entente que nous avons été capables de signer avec le gouvernement fédéral, plus d’argent qu’espéré, 350 millions pour appliquer ce plan.Nous réfutons les allégations des porte-parole de ce matin et nous disons que nous sommes en mesure, à l’aide d’un plan qui a été salué comme le meilleur plan en Arnérique du Nord et avec l’argent que nous avons obtenu, nous sommes capables d’atteindre les objectijs que tous les Québécois souhaitent atteindre.» De son côté, le ministre du Développement durable, des Parcs et de l'Environnement, Claude Beau-champ, répétait sensiblement les mêmes propos sur les ondes de Radio-Canada, mais en soulignant que son plan avait été appuyé par Greenpeace et d'autres groupes, comme la Fondation Suzuki.Comme d’habitude, le ministre n’était pas disponible pour une entrevue avec Le Devoir.Mais du côté de Greenpeace, le porte-parole, Jocelyn Desjardins, nuançait l’«appui» accordé au plan québécois.Greenpeace, a-t-il dit n’a pas accordé un appui inconditionnel au plan lui-même mais a plutôt «appuyé les efforts du Québec pour aller chercher de l’argent du côté fédéral» afin d’augmenter l’efficacité de ce plan, ce qui est différent «Greenpeace a toujours dit que ce plan était perfectible, a poursuivi son porte-parole.Il reste une vingtaine de mégatonnes à aller chercher pour qu’il corresponde aux objectif de Kyoto.C’est certainement plus facile de terminer ce travail, amorcé substantiellement, que d’ob- tenir du Canada qu’il assume ses responsabilités, ce qui est pour nous l’objectif principal à ce stade-ci.Nous croyons, comme l’a dit le vice-président Al Gore, que le Québec a un rôle important à jouer dans ce domaine en Amérique du Nord et nous croyons que le plan québécois mérite d'être apiélioré encore.» Du côté d’Equiterre, Sidney Ri-baux, son coordonnateur, affirmait que «l’objectifdu Québec n’est pas celui de Kyoto: mais si Québec veut aller plus loin que son plan actuel, c’est à lui de, le dire».Pour le coordonnateur d’Equiterre, le plan québécois «s’insère dans un effort global pour faire avancer le Canada et les Etats-Unis», et c’est le Canada, pas le Québec, qui a appuyé l’objectif de réduire les émissions à -6 % sous la barre de 1990.De son côté, Jean-François No-let, lui aussi d’Equiterre, a reconnu que le Québec n’atteindra la cible de 6 % sous la barre de 1990 qu’une année sur cinq.«Mais, dit-il, le plan québécois n'en est pas moins louable et demeure plus exigeant que celui des autres provinces».Il explique que le nouveau plan que vient de dévoiler la Colombie-Britannique vise à rame ner les émissions de cette province à 10 % sous la barre de 1990, mais seulement en 2020.En conférence de presse, Daniel Green, au nom du Sierra Club du Canada, avait soutenu que le plan de la ColombieBritannique venait probablement de déclasser celui du Québec.Avec la collaboration d’Antoine Robitaille Le Devoir monde! i Wfj-H Ai VACANCES transat Voyager vrai.H Allemagne < Autriche i Belgique t Caraïbes i Espagne i France < Grande Bretagne i Grèce i Italie i Mexique i Pays Bas 1 I [D Eir Résen/ez avant le 31 mars y| E— Wi Cm et épargnez jusqu'à VJ par counle av
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