Le devoir, 24 avril 2002, Cahier A
AFGHANISTAN Funérailles et retrouvailles émouvantes pour les Canadiens Page A 2 * / FRANCOFOLIES Henri Salvador est de retour au Québec Page B 8 \\ w w .led e \ o i r .c o ni ?LE DEVOIR PERSPECTIVES France: l’extrême droite, arbitre du jeu Christian Rio u x Paris — À peine remis de l’électrochoc du premier tour de l’élection présidentielle, les états-majors politiques français préparent déjà les législatives qui se dérouleront les 9 et 16 juin prochains.Tout se passe donc comme si, à quelques détails près, l’élection présidentielle était terminée et la victoire de Jacques Chirac acquise, le 5 mai prochain.Mais cette victoire n’aura de sens que si la droite remporte les législatives.Ce qui est loin d’être assuré.Dans les quartiers généraux des principaux partis politiques, on voit venir avec inquiétude cette échéance qui sera en quelque sorte plus déterminante que le second tour de la présidentielle pour savoir qui dirigera véritablement le pays.Surtout que les apparences sont trompeuses.Malgré l’échec de lionel Jospin, l’ensemble de la droite a en effet perdu, dimanche, plus de voix (environ quatre millions) que la gauche (environ 1,5 million) par rapport à 1995.Voilà pourquoi, dans le camp de Jacques Chirac, on accélère les préparatifs pour la création d’un grand parti rassemblant toutes les formations de droite (malgré l’opposition des centristes de l’UDF et de son leader, François Bayrou).Le scénario semble être le suivant: Jacques Chirac fera campagne sur le thème d’un grand rassemblement républicain contre le Front national.Il doit absolument mobiliser largement pour cette élection car un fort taux d’abstention lui enlèverait une légitimité qui n’est déjà pas très forte.Sitôt élu, il nommera un premier ministre qui formera un gouvernement et déclenchera aussitôt les législatives.Déjà, les porte-parole de la droite ont déclaré qu’il faut en finir avec la cohabitation.«Donnez une majorité au président», lance Nicolas Sarkozi, prétendant au poste de premier ministre.Une nouvelle cohabitation serait un «cataclysme», dit l’ancien chef du gouvernement, Alain Juppé.la cohabitation est accusée d’avoir brouillé les distinctions entre la gauche et la droite, repoussant ainsi les électeurs vers les extrêmes.Mais la droite cache mal son inquiétude de devoir affronter, dans les 566 circonscriptions françaises, des candidats du Front national ragaillardis par le succès de Jean-Marie Le Pen.Cela pourrait donner lieu à de nombreuses «triangulaires» au second tour, le candidat du Front national se maintenant entre celui de la droite et celui de la gauche.Chaque fois qu’une telle situation s’est produite en France, elle a toujours favorisé l’élection des candidats de gauche.La carte politique issue des présidentielles révèle un paysage morcelé qui pourrait cacher de nouvelles surprises.Aux élections législatives de 1997, les candidats du Front national ne s’étaient maintenus au second tour que dans 76 circonscriptions.La gauche avait alors fait élire une majorité de députés.Cinq ans plus tard, les spécialistes estiment que le Front national pourrait se maintenir dans 319 circonscriptions.Certes, le portrait issu des urnes dessine une France bel et bien de droite.Le quotidien Le Monde se hasarde, en additionnant les voix par région, à prédire 302 sièges à droite (contre 258 actuellement) et 254 à gauche (contre 319 actuellement).VOIR PAGE A 10: FRANCE Lire aussi en page A 7: ¦ Débat: Chirac dit non à Le Pen ¦ Les socialistes tirent les leçons sans se déchirer Vers un repartage des actes médicaux La table est mise pour un nouveau partage des actes professionnels en santé.Après des années de refus, les médecins disent oui au transfert d’actes médicaux aux infirmières et à divers techniciens de la santé.Pour le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, le temps est venu pour sa corporation d’entrer dans le troisième millénaire.Si Québec donne son aval aux amendements proposés à la Loi médicale, les médecins conserveraient la mainmise sur le diagnostic et le traitement, mais de nouvelles tâches seraient confiées aux autres professionnels de la santé.¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 4 Avis publics.B 5 Carrières.A 6 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial.A 8 en Idées.A 9 Le monde.A 7 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 6 Plus de pouvoir aux citoyens Québec veut faire adopter d’ici les élections le projet de René Lévesque sur les référendums d'initiative populaire KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Parti québécois s'apprête à donner aux citoyens, d’ici les prochaines élections générales, le pouvoir d’enclencher la tenue d'un référendum sur un sujet d’intérêt public.Québec-compte en effet instaurer un processus d’initiative populaire inspiré par le projet de René Lévesque vi- sant à stimuler la participation du peuple à l’exercice démocratique, projet que l’Action démocratique a tenté de ressusciter il y a deux ans.I.e ministre de la Réforme des institutions dénKxra-tiques, Jean-Pierre Charbonneau, a confirmé au Devoir son intention de «bouger plus vite sur ce dossier que sur d'autres questions» comme la réforme du mode de scrutin, qui ne pourra être mise en place pour les prochaines élections.«On peut penser qu 'un projet de Un qui introduirait l'initiative populaire pourrait être présenté et adopte amnt les prochaine élections générales, a indiqué M.Charbonneau.C'est un changement qui va dans le sens de la Loi sur la consultation populaire.Ça pourrait permettre aux citoyens de sentir qu 'ils nmt avoir, dans Us années qui viennent, un meilleur pouvoir dans le processus de changements et île décisions de la société.» VOIR PAGE A 10: CITOYENS La flamme se rallume JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le capitaine du Canadien, Saku Koivu, lève les bras après le but de Yannick Perreault marqué au cours de la première période du match disputé hier soir contre les Bruins de Boston.Le Tricolore jouait son premier match éliminatoire à Montréal après une absence de quatre ans dans les séries.La fièvre des séries s’empare des Montréalais Pédophilie au sein de l’Église Jean-Paul II décrète la tolérance zéro Le pape s'est dit «profondément peiné» par la crise qui secoue l’Eglise catholique américaine D'APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION Cité du Vatican —Jean-Paul II a tranché hiçr sur le problème de la pédophilie- au sein de l’Eglise en décrétant la tolérance zéro à l'encontre des violences sexuelles et en affirmant qu’il n’y a pas de place- pour les prêtres pédophiles dans la vie religieuse.Le pape s’adressait aux cardinaux et aux responsables de la conférence des évêques des États-Unis, convoqués au Vatican à la suite de la crise provoquée par les scandales des ecclésiastiques pédophiles, qui ont commis non seulement des crimes, selon la loi civile, mais aussi «d’épouvantables péchés aux yeux de Dim».I^t majorité des cardinaux et des évêques, ainsi que l’opinion publique, demandaient davantage de fermeté à l’endroit des coupables, selon la formule «une seule faute et vous êtes dehors».Le pape s’est dit d'accord: «Ixs gens ont besoin de savoir qu 'il n y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour ceux qui pourraient faire du mat aux jeunes», a-t-il déclaré.Cette affirmation a partagé les prélats.Certains l’ont considérée comme l’annonce d’une tolérance zéro, mais d’autres, comme le cardinal Antony Bevi-lacqua, ont jugé qu’elle avait besoin d’être «étudiée».«Elle doit être interprétée», ont également commenté le cardinal de Chicago, Francis E.George, et le président de la conférence épiscopale, M" Wilton Gregory, lors d’un point de presse au collège américain à Rome.I>e pape a expliqué les erreurs commises par certains prélats américains «par une mauvaise cmnaissan-ce de la nature du problème et à cause, parfois, des conseils d’experts médicaux qui les cardinal de Chicago, Francis E.George, et le président de la conférence épiscopale américaine, M"' Wilton Gregory, à Rome hier.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR La dernière fois qu’ils avaient pu crier «Go Habs Go!», c’était en mai 1998, alors ils n’allaient pas se gêner.Les amateurs de hockey ont fait sentir leur présence dès la séance d’échauffement d'hier soir au Centre Mol-son.Pour informer leur équipe qu’ils étaient derrière elle.Pour avertir les Bruins qu’ils étaient contre eux Pour l’occasion, quelque 15 000 serviettes aux couleurs du Tricolore avaient été distribuées dans la foule.En plus de s'époumoner, la foule pouvait ainsi agiter le «Canadien».Un bruit d'enfer entourait la patinoire.Quelques heures avant le troisième match de la série entre les Canadiens et les Bruins, les abords du Centre Molson exhalaient déjà un parfum bien spécial.Pour une fois, les spectateurs qui se pointaient n'allaient pas assister à un spectacle rock mais bien à un match de hockey.Ça et li des individus artxjraient fièrement les couleurs de leur équipe favorite.Les revendeurs, eux savouraient pleinement le moment Signe que la passion est revenue chez les amateurs, les chandails du Canadien se comptaient par dizaines.On pouvait y voir les noms d’anciens porte-couleurs des Canadiens, comme Maurice Richard et Guy lafleur, et des nouvelles vedettes du club, comme José Théodore et Saku Koivu.Il y a un an, ces chandails étaient soigneusement rangés dans les placards en attendant des jours meilleurs.«Je suis un fan à 100 %; j’ai quatre sièges de l’ancien forum chez moi», raconte Bill Rubin, un chandail du Canadien collé au corps et une casquette sur laquelle est fixée une main aux couleurs des Bruins de Boston faisant un petit doigt d’honneur.«Je crois que les Habs vont gagner la coupe Stanley.Je ne serais pas un vrai fan si je pensais le contraire.» Un peu plus loin, aux abords du Centre Molson, Stéphane Antinozzi explique qu’il était un amateur des Nordiques.Et maintenant?Il porte une tuque et un chandail du Canadien.Comme quoi les temps changent «Je ne pense pas qu'ils vont gagner la coupe, mais une bonne série contre les Bruins, c’est assez à mes yeux » Brian Maguire et sa copine ont fait le voyage depuis Québec pour venir voir jouer le Canadien hier soir.«Il faut être positif même si on a de bonnes équipes à battre, souligne Brian Maguire.Ce qui m’impressionne, c’est qu'ils ont eu beaucoup de problèmes — des blessures — mais c’est une équipe qui a du cœur.» VOIR PAGE A 10: FIÈVRE VOIR PAGE A 10: JEAN-PAUL II LE MONDE Chili, Argentine, Brésil, Vietnam, Cambodge: Henry Kissinger, un homme traqué par les juges Page A 7 V v t LE I) K V 0 I K .LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A 2 LES ACTUALITES- Députation péquiste Gilles Baril n’a pas l’intention de se représenter.Pas tout de suite ! Gilles Labbé ne laissera pas son comté à David Levine MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC C'' illes Baril ne sera pas candidat aux prochaines J élections générales.I>e député de Berthier et ancien superministre de Bernard Landry ne trace pas une ligne définitive sur la politique mais compte prendre du recul, faire un «pas de côté», avant d’y revenir peut-être un jour, mais pas avant d’avoir exploré d’autres avenues professionnelles.«Je termine mon mandat de député de Berthier, a-t-il indiqué lors d’un bref point de presse./c vais consacrer beaucoup de temps à mes concitoyens pour régler certains dossiers avant les prochaines élections.Je vais quitter la politique par la suite.» Malgré les pressions exercées par l’exécutif péquiste de Berthier afin qu’il se présente a nouveau n comme candidat du FQ aux élections, M.Baril a expliqué au Devoir qu’il avait besoin de prendre du recul face à la vie politique, de «faire une vraie pause et un pas de côté».C’est ce qu’il a aussi dit en privé au premier ministre Imidry en faisant valoir sa volonté d’explorer de nouvelles occasions de carrière.Gilles Baril ^on départ de Berthier, une circonscription libérale de 1981 à 1994, représente un des nombreux casse-têtes de M.Landry en ce moment.En outre, le premier ministre est toujours en quête d’une circonscription pour le ministre délégué à la Santé, David Levine.Hier, Gilles [.abbé, député de Masson, une circonscription qui a voté OUI à 71 % en 1995, a expliqué que ce ne saurait être chez lui, malgré cer-David U-vine taines rumeurs.«Je serai là jusqu’à la fin.Il n 'est pas question de partir avant la fin du mandat», a-t-il affirmé pour rassurer ses électeurs.Il prendra une décision au cours de l’été au sujet de son avenir en [xditique provinciale, lui qui a été maire et préfet de MRC auparavant Après avoir jonglé avec les circonscriptions de Va-chon, pas très sûre pour le PQ, et de Marie-Victorin, où la députée Cécile Vermette compte poursuivre sa carrière, le PQ songerait également au fief de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, L’Assomption, circonscription souverainiste à 63 %, pour David Levine.Le député actuel, Jean-Claude Saint-André, y dis-.pose d’une majorité de 10 000 voix et compte bien rester en selle le 26 mai, lors de l’investiture.En outre, M.D-vine est le troisième candidat qui s’inté-resse à L’Assomption après le député Saint-André et un jeune avocat, Philippe laurin, qui jouit d’appuis à l’exécutif national.Mais avant Berthier, Masson et L’Assomption, c’est Joliette qui fera l’objet d’une investiture péquiste le 22 mai en vue de la prochaine élection complémentaire.Le député bloquiste Pierre Paquette répète qu’il compte terminer son mandat à Ottawa, mais les pressions en provenance du PQ pour qu’il vienne en renfort au Québec s’accentuent de jour en jour.Dans cette circonscription qui promet déjà une chaude lutte, certains membres de l’ADQ local espéraient convaincre Charles Chevrette, le fils de l’ancien ministre Guy Chevrette et ancien attaché politique de Lucien Bouchard, de faire le saut avec Mario Dumont.Mais M.Chevrette préférerait rester à l’écart de la politique active.De son côté, malgré tout le brouhaha causé par l’ADQ sur la nouvelle donne électorale, le chef libéral Jean Charest s’est dit fier d’accueillir deux nouvelles députées à l’Assemblée nationale: Lise Thériault, d’Anjou, et Anna Mancuso, de Viger.M.Charest a indiqué que son parti avait amélioré son score dans les trois circonscriptions en jeu le 15 avril.U' chef du PLQ a souligné que son parti demeure «la seule alternative possible» au gouvernement du Parti québécois.11 pense que le ministre Levine doit être candidat lors des prochaines élections complts mentaires qui porteront toutefois à 12, soit près de 10 %, le nombre de circonscriptions en jeu depuis les l élections générales de 1998.Bavure militaire en .Afghanistan Funérailles et retrouvailles émouvantes Le Canada coprésidera la commission d'enquête américaine -V t> * W m > M Shannon dernière REUTERS Riley a accueilli son fiancé, Norman Link, l’un des six militaires blessés la semaine en Afghanistan.Les soldats sont rentrés au pays hier.Pendant que se déroulaient à Toronto les funérailles du capitaine .Ainsworth Dyer, l’un des quatre soldats tués la semaine dernière en Afghanistan, et que revenaient au pays six des militaires blessés lors de l’incident, les États-Unis ont décidé d’ouvrir toute grande la porte aux Canadiens afin de permettre à l’un des leurs de coprésider la commission chargée de l’enquête.D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Dans un geste sans précédent, les Américains ont invité un Canadien à coprésider l’enquête américaine sur l’accident qui a fait quatre victimes parmi les soldats canadiens en poste en Afghanistan, a annoncé hier le ministre de la Défense, Art Eggleton.Le brigadier général Marc Dumais, qui devait siéger à titre de membre de la commission américaine, coprésidera finalement l’enquête et disposera d’une grande latitude pour agir et interroger les témoins qu’il souhaiterait entendre.«Cela veut dire qu’il aura toute l'autorité voulue pour poser des questions et participer à tous les aspects [de l’enquête], en plus d’émettre des recommandations», a expliqué le ministre Eggleton à sa sortie de la réunion du conseil des ministres.Le principal intéressé a indiqué qu’il aurait accès au pilote à l’origine de la tragédie pour pouvoir l’interroger, si un tel témoignage était nécessaire.Il sera appuyé de trois spécialistes des Forces armées.Par contre, il ne pourra plus siéger à la commission canadienne, demeurant seulement un conseiller spécial.Cette annonce vient rassurer les partis d’opposition et faire taire les nombreuses critiques de ceux qui doutaient de l’efficacité de la commission d’enquête canadienne à faire la lumière sur l’événement si les témoins clés demeuraient inaccessibles.Pour le président de l’enquête canadienne, le général à la retraite Maurice Baril, l’invitation des Américains démontre combien ils sont déterminés à faire la lumière sur les circonstances de l’accident Funérailles Des centaines de personnes se sont rassemblées hier dans une église mormone du centre-ville de Toronto pour faire leurs adieux au jeune capitaine originaire de Montréal, Ainsworth Dyer, l’un des quatre soldats canadiens tués la semaine dernière.Ceux et celles qui ont pris la parole au cours de la cérémonie ont décrit un fils aimant, un soldat courageux et un homme religieux, qui vivait sa vie dans l’honneur et l’intégrité.«Ainsworth était la personne la plus généreuse et compatissante que j’aie connue», a déclaré sa sœur, Carolyn, âgée de 23 ans.Le militaire de 25 ans a été inhumé avec tous les honneurs militaires, en présence de proches, de collègues de son régiment, de nombreux dignitaires, et même de purs étrangers simplement désireux de lui présenter leurs respects.Les funérailles du sergent Marc Léger, de Lancaster, en Ontario, du, soldat Richard Green, de Mill’s Cove, en Nouvelle-Ecosse, et du sgldat Nathan Smith, de Tatamagouche, en Nouvelle-Ecosse, auront lieu cette semaine dans leurs Mlles natales respectives.Pendant ce temps, six des huit soldats blessés dans l’accident sont arrivés à Edmonton, en provenance d’Allemagne.Les soldats blessés ont été accueillis par leur famille mais ont refusé de s’adresser aux représentants des médias qui étaient présents à l’aéroport international d’Edmonton.«Les soldats et leur famille ont besoin de temps.Ils décideront par eux-mêmes à quel moment ils seront prêts à parler aux Canadiens à propos de l’expérience qu’ils ont vécue et des émotions ressenties alors», a indiqué le colonel Stuart Beare.Copps veut protéger les édifices historiques (PC) — La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, souhaite qu’une nouvelle entente de financement, qui doit être négociée entre le gouvernement fédéral et les municipalités, serve entre autres à protéger les édifices historiques par des crédits d’impôt aux entreprises.«H faut encourager l'investissement du secteur privé dans le patrimoine parce qu’au Canada, on a perdu 21 % de notre patrimoine depuis 30 ans», a souligné la ministre hier à son entrée à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.«Il faut travailler avec les villes et EN BREF les villages pou r s’assurer que ce ne sont pas seulement les gouvernements qui investissent dans le patrimoine mais qu’on a aussi des investissements du secteur privé.» Une table ronde sera organisée au cours des prochains jours «avec des maires de partout au pays» pour discuter des détails d’un tel programme, a-t-elle ajouté.Hausse de la valeur des terres agricoles (PC) — Pour une 15' année consécutive, la valeur des terres agricoles du Québec a enregistré une Les enfants de 1 ombre tu Survivan tt •P P'efre Vves BoUy 1,1 ries autr< s .% màiécÉ Andr«- m Trois récits, trois raisons de croire en l'espoir, par Andrée Ruffo y D E S J A R D , N s ou Québec le explique aux enfants I Marie-Claude Grau a» i nous aide à y voir Lispom i I plus clair dans les heures sombres i /Le grand retour de Jacques Languirand au théâtre LE PETIT y?, * f Les mei meilleurs mots des plus (pas) fins esprits par Robert BOB Brisebois Stankg www stanke.com i 31 ” hausse.Selon l’étude menée tous les six mois par Financement agricole Canada (FAC), le Québec se présente en champion toutes catégories avec une hausse de 5 % au cours des six premiers mois de 2001.La tendance à la hausse enregistrée depuis 15 ans s’est poursuivie lors du dernier processus dévaluation du FAC, réalisé entre le 1" juillet 2001 ej le 1" janvier 2002.Au cours de cette période, c’est encore le Québec qui a connu la plus forte progression avec une augmentation de 4,8 %.La province qui talonne le plus le Québec à ce chapitre est l’Ontario.La valeur des terres agricoles ontariennes a connu une poussée de 3,1 % au cours des six derniers mois de 2001.V 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A LE DEVOIR ACTUALITES \MM Une brèche dans la chasse gardée des médecins Infirmières et autres professionnels pourront poser davantage d’actes médicaux si Québec donne suite aux suggestions de l’Ordre des médecins La table est mise pour un grand repartage des actes professionnels dans le domaine de la santé.Les médecins acquiescent au transfert complet d'une panoplie d’actes à leurs collègues infirmières, techniciens et inhalothérapeutes.Reste à Québec de concrétiser par une loi le pas que vient de franchir la corporation médicale.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR S* il n’en tient qu’au Collège des médecins, des actes autrefois réservés exclusivement aux disciples d’Esculape seront très bientôt transférés dans le champ d'exercice des infirmières, des inhalothérapeutes et de divers techniciens du domaine de la santé.Des amendements présentés récemment à l'Office des professions du Québec par la corporation des médecins prévoient en effet le transfert de toute une panoplie d’actes médicaux à d’autres professionnels de la santé.Hier, le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, a fait valoir qu’il était temps que sa corporation entre dans le troisième millénaire et que les patients bénéficient de l'expertise acquise au fil des années par de nombreux autres professionnels de la santé.«Les patients mentent que nous travaillions tous ensemble à leur bien-être plutôt que de les traiter en pièces détachées», a-t-il insisté.Pénurie de médecins oblige, la corporation médicale juge qu'il est temps de reserver l'expertise des médecins aux tâches qu’eux seuls peuvent réaliser.»On ne propose pas ce projet pour répondre à la pénurie car ce ne serait pas suffisant pour la régler, dit-il.Mais c'est sûr que fa accroîtra la disponibilité médicale.» Nul besoin d'autorisation Le projet d’amendements à la Loi médicale et à la Loi sur les services de santé et les services sociaux prévoit notamment le transfert complet de tâches importantes aux infirmières spécialisées, notamment en néonatalogie, en soins intensifs et en hémodialyse.Dans tous ces champs de pratique, plusieurs infirmières ont acquis une expertise telle, assure le Dr lamontagne, qu'il est logique quelles puissent poser certains actes sans l’autorisation préalable du médecin.•En région, des infirmières sont déjà premières assistantes en chirurgie, faute de médecins, alors que selon la loi, ce rôle devait être assumé par un médecin.Ces changements auront en plus le mérite de rendre légales certaines situations actuelles», a-t-il ajouté.Encore aujourd'hui, même si les vaccins sont massivement donnés par les infirmières, le Collège des médecins doit, à l’arrivée de chaque nouveau vaccin sur le marché, déléguer formellement aux infirmières, par voie de résolution, le droit de donner ce vaccin.-Il faut que cette bureaucratie cesse», dit le président du Collège dt^s médecins.Même si les médecins conserveront la mainmise sur le -noyau dur» des tâches médicales, notamment le diagnostic et le traitement, des infirmières pourraient notamment effectuer des ponctions lombaires ou des ajustements à la posologie de certains médicaments.les transferts envisagés d’actes médicaux touchent aussi les inhalothérapeutes, qui auront plus de latitude pour traiter les malades pulmonaires chroniques, ainsi que les techniciens en radiologie, qui pourront effectuer eux-mêmes les lavements barytés jusqu’ici réalisés par des médecins.Tous ces transferts d’actes auront un impact direct sur l’imputabilité des infirmières et des techniciens qui en hériteront, de même que sur leurs primes d’assurances professionnelles, la responsabilité et le contrôle de la qualité de ces actes relèveront désormais de leurs ordres respectifs, qui devront s’assurer que leurs membres soient dûment formés pour poser ces nouveaux actes.Le Collège des médecins entend d’ailleurs participer de près à la création de programmes de formation sur ces actes médicaux.EN BREF Uécole à l’heure des quilles (Le Devoir) — Le gouvernement Landry a décidé d’ajouter les quilles à la liste des disciplines pratiquées dans le cadre des programmes sport-études, a révélé TQS hier.Une expérience-pilote menée à la polyvalente de Lévis depuis près de deux ans a convaincu Québec d’offrir, dès septembre prochain, le programme dans trois établissements, notamment à l’école Lester B.Pearson, à Montréal.La nouvelle enchante Hubert Houle, président de la Fédération des quilles du Québec, qui croit que le Canada pourra ainsi augmenter ses chances de décrocher des médailles d’or lors des Jeux olympiques de 2008, en Chine.Mais le président de la Fédération du sport étudiant, Jacques Loiselle, ne partage pas cet enthousias- me: «Pour nous, c’est une activité récréative, qui a sa place, mais on ne voit pas la nécessité d’en faire le développement de l’excellence», a-t-il indiqué.Cinq millions aux familles d’accueil (PC) — Les 6000 familles d’accueil du Québec toucheront cinq millions de plus par année, soit environ 500 $ additionnels par enfant qu’elles gardent.Le gouvernement porte ainsi de 103 à 108 millions le budget annuel consacré à ce secteur.Les sommes versées aux familles servent à l’hébergement des jeunes, à l’achat de vêtements et au financement de leurs loisirs.Les 6000 familles accueillent environ 10 000 jeunes, certaines en acceptant plus qu’un.Salon international du livre DE OUÉtfEC - X • ^ Sous la présidence d honneur de Clémence OesRochers 24 DU 28 AVRIL 2002 CENTRE DES CONGRÈS OE QUÉBEC www.sfty.crg V/A* ël'cfïébec YlAfaiM «•.«& Québec 1 EBSBfl Tfi LAVAL Radio-Canada Venez rencontrer Alexandre Jardin auteur de Mademoiselle Liberté chez Gallimard À MONTRÉAL: le jeudi 25 avril de 17 h à 18 h LIBRAIRIE ARCHAMBAULT, 500, rue Sainte-Catherine Est À QUÉBEC: le samedi 27 avril de 15 h à 16 h le dimanche 28 avril de 14 h à 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE Pierre Michon auteur de Vies minuscules chez Folio et de plusieurs titres chez Verdier le jeudi 25 avril de 18 h 30 à 19 h 30 le vendredi 26 avril de16hà17h le samedi 27 avril de 14 h à 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC Patrick Virelles auteur de Les Pigeons de Notre-Dame à La Renaissance du livre le jeudi 25 avril de 18 h 30 à 19 h 30 le vendredi 26 avril de 16 h à 17 h le samedi 27 avril de 14 h à 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC GALLIMARD La saga du célèbre Bounty et de son équipage rebelle.EDAVES.~ OUBLIEES V» Ce soir aux GRANDS REPORTAGES Lflli 11 m en direct sur la vie LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A I ?LES ACTUALITES ?Plaidoirie de la défense Stéphane Gagné a impliqué Maurice Boucher pour écourter son séjour en prison BRIAN MYLES LE DEVOIR T eune drogué.Trafiquant.Vo-J leur.Tueur.Menteur.Stéphane Gagné n’entretient même pas le respect élémentaire de la vie hu maine, alors comment peut-il adhérer à une valeur morale aussi abstraite que celle de la recherche de la vérité?La question, lancée au jury par Jacques Larochelle, illustre bien la stratégie qu’a déployée l'avocat hier dans sa plaidoirie finale au procès pour double meurtre de son client, Maurice Boucher.M‘ Larochelle a rappelé les nombreuses contradictions et les mensonges de Stéphane Gagné afin de semer dans l’esprit du jury un doute sur la culpabilité de l’accusé.Il a prêté à Gagné «une duplicité extraordinaire et une capacité de mentir hors du commun».le délateur a passé ses 15 ans de carrière criminelle à berner son entourage — y compris sa femme — dans une simple poursuite sans scrupules de ses propres intérêts, a plaidé M’ I^ro-chelle.Coincé par les policiers pour l’assassinat de deux gardiens de prison, en décembre 1997, Gagné a compris qu’il devait impliquer les plus hauts gradés des Hells Angels dans les pires crimes possibles s’il voulait obtenir un contrat de délateur et une éventuelle réduction de peine.Dans son analyse de la preuve balistique, M' Larochelle conclut même que Gagné a menti au sujet de son implication dans le meurtre de Pierre Rondeau.Gagné a dit qu’il n’avait pas tiré sur Rondeau alors que les trajectoires de tir suggèrent le contraire.Le ministère public a retiré l’accusation de meurtre dans cette affaire lorsque Gagné est passé aux aveux.Condamné seulement pour le meurtre de Diane Lavigne, il pourra demander son élargissement après 15 ans de prison, soit dix ans plus tôt que la normale.M'Larochelle a invité le jury à la plus grande prudence dans l’appréciation du témoignage de Gagné.Selon la version du délateur, Boucher a ordonné l’exécution de deux gardiens de prison pour s’assurer de la fidélité de ses hommes de main et déstabiliser l’appareil judiciaire.En comparant la première déclaration de Gagné aux policiers, le 6 décembre, et ses aveux subséquents, M" larochelle en arrive à la conclusion que Gagné a «élaboré progressivement» cette thèse épousée par la Couronne.«C’est dans son intérêt de le dire, que ce soit vrai ou faux», a dit M'Larochelle.Dans sa première déclaration aux policiers, après une nuit sans sommeil.Gagné a simplement mentionné que Boucher était content après le premier meurtre.D n’a pas impliqué le président des Nomads.Au fil des interrogatoires, le délateur a fini par avouer que Boucher l’avait félicité après les assassinats et lui avait confié le mobile des crimes: contrer la délation aux sein des Hells Angels.Pourquoi?Parce que Gagné s’est rendu compte, lors de ses échanges avec les enquêteurs, qu’il avait de meilleures chances d’obtenir un contrat de délateur s’il impliquait Boucher, a dit M'" Larochelle.Selon M' Larochelle, les «indices d’une fabrication» abondent lorsque Gagné traite du rôle de Boucher comme le commanditaire des attentats et celui de Paul Fontaine comme exécutant du deuxième meurtre.Son récit ne tient pas debout, a-t-il dit Venez rencontrer les auteurs * des Editions Stanké au Salon du livre de Québec Iran Lam La guerre des autres Vendredi et samedi à 18 h Guy Giguère La scandaleuse Nouvelle-France Samedi de 15 h à 17 h Dimanche de 12 h à 14 h Robert Brisebois Le Petit Bob Vendredi de 14 h à 16 h Samedi de 12 h à 14 h Marc Brière Le Québec, quel Québec?Mercredi, jeudi et vendredi de 16 h à 18 h Samedi et dimanche de 14 h à 16 h ®?8«s7 Comité permanent Iutt0 à Is tonkomsnis Québec n II DROGUES: Savoir plus, risquer moins Mercredi de 16 h à 18 h Jeudi et vendredi de 14 h à 16 h Samedi et dimanche de 11 h à 13 h Pierre-Yves Boily Pour l'amour du monde! Jeudi et vendredi de 16 h à 18 h www.stanke corn Pas ce soir, chérie?Non! Je lis les Mots de tête! I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employés en lock-out ont créé une autre chaîne, humaine celle-là, autour de Radio-Canada.Radio-Canada et le syndicat s’en vont à la pause Les négociations reprendront demain PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un mois après le début du lock-out à Radio-Canada, employés et sympathisants ont formé une grande chaîne humaine hier autour de l’édifice de la SRC à Montréal.Monique Giroux animait la foule, Jean Dussault a diffusé un Midi quinze alternatif en direct du trottoir, le curé de l’église voisine a fait sonner les cloches en guise de solidarité, mais toutes ces joyeuses activités n’ont pu masquer une inquiétude réelle alors que les négociations semblent s’enliser.Depuis la reprise des négociations, le mardi 16 avril dernier, les deux parties se sont rencontrées tous les jours, sauf dimanche.Après une courte rencontre hier matin, on a conjointement décidé de prendre un moment de ré- flexion de presque 48 heures puisque les rencontres doivent reprendre demain.Selon nos informations, les discussions avancent à pas de tortue.Pendant ce temps, les pressions financières s’accentuent sur les employés en lock-out.Le Syndicat des communications, qui représente environ 1300 membres en lock-out, a mis sur pied un comité d'emploi qui s’active de plus en plus.Ce comité a reçu quelque 75 offres d’emploi provenant des employeurs les plus divers: des magazines ont offert à des journalistes d’écrire des articles, mais on a également reçu des offres de fleuristes ou d’entreprises de construction.Pour le moment, on a déniché des emplois temporaires pour 20 à 25 personnes.Les employés en lock-out ont tenu, en début de soirée, une manifestation devant le Centre Mol-son où se jouait la troisième partie de la série Canadien-Bruins (et la première à Montréal) alors que les matchs sont toujours présentés sans description (selon beaucoup de commentaires recueillis, les téléspectateurs regardent la partie en écoutant la description sur les ondes de la radio de CKAC!).En attendant le spectacle-bénéfice du 6 mai au Spectrum de Montréal, le Syndicat des communications cherche par tous les moyens à créer l’événement et invite le public à venir déposer devant l'immeuble de Radio-Canada à Montréal, mardi prochain, ses vieux récepteurs radio et postes de télévision pour constituer une œuvre d’art, Le Mur du silence.Congédiement illégal Comme un malheur ne vient jamais seul, on apprenait hier que le Tribunal des droits de la personne vient d’ordonner à Radio-Canada de réembaucher une conseillère en ressources humaines qui avait été congédiée en 1997 en raison de son âge.La société d’Etat a également été condamnée par le tribunal à verser 3500 $, plus les intérêts, à Suzanne Larente, 48 ans, de Montréal, pour des dommages moraux.«Le tribunal estime qu’il est plus probable que l’employeur ait fondé sa décision de licencier la plaignante en raison de son âge plutôt qu’en raison de son incapacité à remplir le poste de conseillère en ressources humaines», a expliqué le président du tribunal, Roger Doyon, dans sa décision.Mme Larente a perdu son poste au département des ressources humaines de Radio-Canada dans la foulée des restrictions budgétaires de 400 millions imposées en 1996 à la société d’Etat par le gouvernement fédéral.Commission Nicolet L’AMT ne veut ni d’un pont ni d’un tunnel FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR L* Agence métropolitaine de r transport (AMT) demande à la commission Nicolet de l’aider à désengorger la région métropolitaine plutôt que de recommander la construction d’un lien routier entre Montréal et la Rive-Sud, ce qui à ses yeux aggraverait une situation déjà critique.«Au centre de Montréal, on s’engloutit toujours un peu plus sous la masse des voitures», a déploré hier la p.-d.g.de l’AMT, Florence Jun- ca-Adenot, avant d’énumérer les pistes de solutions à privilégier au forage d’un tunnel ou à la construction d’un pont compléter les interventions en cours, déployer des mécanismes permettant aux automobilistes de mieux financer le développement du transport en commun, mettre en œuvre une réelle stratégie d’aménagement du territoire, etc.«En plus d’une promotion continue du transport collectif et d’une politique active de l’aménagement du territoire, ces mesures, pour être efficaces, doivent être ju- melées avec une politique restrictive de la gestion du stationnement au cœur de Montréal, et avec des interventions complémentaires, sur lile de Montréal et dans le reste de la région, en transport collectif pour les personnes qui ne se destinent pas au centre de la ville», a précisé l’AMT lors d’une des dernières journées d’audiences publiques, qui s’est tenue hier au Stade olympique.La Chambre de commerce et d'industrie de l’est de File de Montréal ainsi que le Comité interrégional pour le transport des marchandises ont également exprimé leur désaccord avec la création d’un nouveau lien routier, ce qui cadre avec l’intention de la Commission de consultation sur l’amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud que préside Roger Nicolet Ce dernier a en effet indiqué au Devoir, en février dernier, qu’il ne recommanderait pas au gouvernement de construire un pont.«Le scénario simple d’un pont de six voies au travers du Saint-Laurent, quelque part entre Saint-Lambert et le centre-ville, ce n’est pas réaliste», avait-il dit tenez jusqu'à de rabais sur tous nos spas en magasin* Rabais ntemm » y* M DETENTE ASSUREE • Venez faire l'essai d'un spa en toute intimité dans notre salle de montre •Spas conçus pour toutes saisons • Programme de financement disponible •Séance de formation à domicile pour l’entretien du spa LIVRAISON RAPIDE ET GRATlin F dans un rayon de 100 km de Mil «-AquaSport 8866 bout.Pie IX, Montreal (514) 374-5262 1682 bout St-Martin Ouest, Laval (450) 682-5100 • LE PRIX D'EXCELLENCE DE L'ASSOCIATION yz DES DIRECTEURS GÉNÉRAUX DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC On reconnaît, dans I ordre habituel, M.André Ducharme et M.Jacques Cotton, président du conseil d'administration de l'Association.À l’occasion de son congrès annuel, l'Association a rendu un hommage particulier, le 11 avril dernier, à un directeur général qui s est signalé tout au long de sa carrière par la constance d'une gestion remarquable et la réalisation d'activités significatives pour le réseau ou pour ses pairs en lui décernant le Prix d'excellence de l’Association.Il s agit de: Monsieur André Ducharme de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal.L Association honore ainsi, à chaque année, un directeur général choisi par le conseil d’administration.*Of1re valide pour un temps limité.Voir details en magasin. LE DEVOIR.LE M E R < R E l> I 24 AVRIL 2 O O 2 A 5 L E S A C T U A LIT E S L ne étude commandée par la fondation David Suzuki Des notes et des mentions distribuées généreusement La réduction des GES rapporterait des milliards à l’économie canadienne McGill s’inquiète des pratiques douteuses mises au jour à Harvard LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR L> économie canadienne tirera un bénéfice net de ¦ quatre milliards si le Canada atteint son objectif de réduction de ses gaz à effet de serre (GES) après avoir ratifié le protocole de Kyoto, indique une étude de l’institut Tellus de Boston, rendue publique hier à Ottawa.L’étude en question, commandée en janvier par la fondation David Suzuki et le Fonds mondial de la nature (WWF).a été réalisée par le professeur Stephen Bernow, docteur en économie et vice-président de l’institut Tellus.Le professeur Bernow est un expert international en matière de politiques énergétiques.Il a été notamment conseiller de la Banqqe mondiale et du département de l’Energie des Etats-Unis.L’étude en question précise qu’en 2012, soit à la fin de la période octroyée aux signataires du protocole de Kyoto pour atteindre leurs objectifs de réduction, l’économie canadienne retirerait un bénéfice net de 1,6 milliard par année, soit une moyenne de 47 $ par habitant Selon l’analyse du Tellus, la mise en place des mesures contenues dans le «Processus national sur les changements climatiques», mis au point par Ottawa à la suite d’une longue consultation publique, ajouterait 52 000 emplois «nets» à l'économie canadienne, ce qui tient compte des pertes dans certains secteurs, comme l’énergie notamment Ce plan permettrait au Canada d'atteindre un peu plus de la moitié de son objectif de réduction.L’atteinte de l’objectif entier serait encore plus rentable, précisent les auteurs.L’étude évalue à 135 $ par année le gain net pour chaque foyer canadien relié à ces emplois et à deux milliards l’augmentation du produit intérieur brut qui en résulterait par rapport au «scénario du laisserJaire».Selon le professeur Bernow, l’atteinte des objecüts de Kyoto susciterait par ailleurs d’importants benefices environnementaux ainsi que dans le domaine de la santé à cause des gains réalisés en matière d'assainissement de l'air et en dommages épargnes aux écosystèmes.Le rapport ne quantifie pas financière ment ces bénéfices.Mais il cite une recente étude qui suggère qu’une réduction de 68 mégatonnes de GES (le tiers des 240 Mt qui constituent l’objectif de réduction canadien) épargnerait des coûts de santé évalués à 1,2 milliard.Haro sur les pétrolières Les auteurs de l’étude n’ont pas été tendres, ni ses bailleurs de fonds, pour les études mises en avant depuis quelques mois par l’industrie du pétrole, à qui on reproche de n’additionner que les coûts du protocole de Kyoto, pas les bénéfices qu’en tirera l’économie canadienne.Le Canada s’est engagé à Kyoto à réduire d’ici 2012 ses émissions de GES de 6 % sous le niveau de référence (1990) international.Selon le plus ré» cent rapport soumis par le Canada aux Nations unies, les émissions nationales dépassaient de 20 % en 2000 le niveau de 1990.Le Québec, qui se vantait en 2000 de ne dépasser que de 2 % le niveau de 1990, s’en va allègrement vers un dépassement de 13 %, selon Le Soleil d’hier, qui citait un porte-parole gouvernemental.Il y aurait 18 600 emplois créés dans le secteur de la construction si le Canada ratifie Kyoto.Quant aux pertes, l’étude en dénombre 4000 dans le secteur de l’énergie, le plus touché.Cependant, note l’étude, une bonne partie de ces emplois auraient disparu en raison de (usions et de rationalisations, et déjà cette industrie en a fait disparaître plus de 80 000, dont plus de 7000 uniquement dans l’industrie du gaz et du pétrole en Alberta MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La pratique de l'université Harvard selon laquelle on distribue les A et les mentions honorifiques de façon généreuse inquiète l’université McGill lorsque vient le temps d'embaucher des professeurs américains et d’accueillir des diplômés.McGill craint en eftèt que les nouveaux professeurs issus de Harvard ou d'autres établissements américains reproduisent cette «tendance à évaluer à la hausse», explique Luc Vinet, vice-principal exécutif à McGill.On redoute aussi que les étudiants des cycles supérieurs, tout droit venus de McGill avec des diplômes fort avantageux, ne soient en réalité pas aussi forts que leur diplôme de premier cycle le laisse supposer.Cette crainte est soulevée alors que l’université Harvard, mise sur la sellette l’été dernier par le Boston Globe quant à la valeur des diplômes quelle décerne, réfléchit actuellement à la possibilité de faire de la note B une moyenne officiellement recommandée.Avec une distribution de A et de A- devenue presque gênante — plus de 50 % des étudiants de Harvard finissent leurs cours avec ces notes — et une prolifération de mentions honorifiques — l’an dernier, 91 % des étudiants ont vu leur diplôme agrémenté de l’une de ces mentions honorant leurs bons résultats —, la valeur du passage à Harvard est sérieusement remise en question.«C’est quelque chose qui nous inquiète, et beaucoup, note Luc Vinet, de McGill.De la même façon qu’un employeur pourrait remettre en question la ivleur du diplôme qu'il a sous les veux, nous le faisons maintenant avec les etudiants [qui arrivent de Harvard et] qui s'inscrivent chez nous aux cycles supérieurs.Ça délient difficile de determiner la qualité des etudiants.» De la même manière, l’embauche de professeurs tout droit venus de Harvard ou des Etats-Unis en général requiert une prudence additionnelle lorsqu'il est question d'évaluation, «la tradition dans l’évaluation est différente, ajoute Luc Vinet.Alors que chez nous, les rruhirs de notation sont soumis à un processus très severe, ces profs arrivent avec une tendance naturelle à notera la Imusse.H faut les infirmer lorsqu 'on les engage parce que ça peut devenir une difficulté.> L’avènement des contrats de performance et leurs exigences en matière de diplomation ne pourraient ils ixis inciter les professeurs d’uni versité à récompenser des étudiants de- manière exagérée?«les contrats de performance soulèvent une grande contradiction, note à ex* sujet 1 uc Vinet.4 trop pousser pour assurer la diplomation.on crée une pression pour augmenter les notes», ajoute-t-il, précisait que ce n'est pas le cas de McGill.«On ne fait absolument pas de pression sur les profs pour qu'ils améliorent leurs notes», renchérit Claire McNicoll, vice-rectrice à renseignement de premier cycle et à la formation continue à l’Université de Montréal, qui ne voit d'ailleurs pas d;ms l’histoire de Harvard d’incidence possible dans son établissement, «les professeurs ne sont absolument pas sensibles à cette pression, qui a été évoquée à l'époque des contrats de perfiirrnan ce, et c’est tant mieux.» ,*.*« *.*Ms JB ' Consentement sexuel Les libéraux battent le projet allianciste HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le projet allianciste de relever de 14 ans à «au moins 16 ans» l’âge du consentement sexuel a été défait hier soir, les députés libéraux ayant voté contre.Mais le gouvernement ne s’oppose pas pour autant à l’idée, promettant même de déposer très bientôt un projet de loi sur la protection des enfants.«C’est certain que nous voulons en faire plus», a dit le ministre de la Justice, Martin Cauchon, «[notamment] regarder les articles déjà existants du Code criminel pour voir si on peut [les] resserrer pour offrir une meilleure protection aux enfants de notre pays mais également [aborder] la question de l’âge du consentement [.] qui a été soulevée par bien des gens à travers le Canada.» «On va essayer d’aller de l’avant rapidement», a ajouté le ministre.Selon le Code criminel, un adulte peut avoir des relations sexuelles avec un enfant d’au moins 14 ans sans que cela constitue un détournement de mineur dans la mesure où il n’occupe pas une position d'autorité (professeur, instructeur, etc.) par rapport à cet enfant.L’Alliance canadienne voudrait relever cet âge plancher à «au moins 16 ans».Le gouvernement fédéral travaille actuellement avec les provinces pour en arriver à un consensus sur la question, le Manitoba demandant par exemple un rehaussement à 18 ans et le Québec prônant le statut quo.Le vote négatif des libéraux hier à la Chambre des communes ne devrait donc pas être lu comme une fin de non-recevoir dans ce dossier.M Cauchon a d’ailleurs fait valoir que c’est à son initiative que le sujet avait été mis à l’ordre du jour des ministres de la Justice du pays.EN BREF Dumont rencontrera Clark (Le Devoir) — Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, rencontrera aujourd’hui à Ottawa le chef du Parti conservateur, Joe Clark, afin de discuter notamment du déséquilibre fiscal.C’est à la suite de l’appel de M.Clark au chef adéquiste pour le féliciter de la victoire dans la circonscription de Saguenay qu'un rendez-vous a été convenu entre les deux hommes.Mario Dumont profitera de son passage dans la grande région d’Ottawa pour participer à un cocktail de financement de son parti.3 JOURS SEULEMENT Les jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 avril wnïerd.Le rabais de 10 % sur tout achat DE 100 $ ET PLUS EST DE RETOUR ! La modération a bien meilleur goût.£tiu
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