Le devoir, 24 avril 2002, Cahier A
AFGHANISTAN FunĂ©railles et retrouvailles Ă©mouvantes pour les Canadiens Page A 2 * / FRANCOFOLIES Henri Salvador est de retour au QuĂ©bec Page B 8 \\ w w .led e \ o i r .c o ni ?LE DEVOIR PERSPECTIVES France: lâextrĂȘme droite, arbitre du jeu Christian Rio u x Paris â Ă peine remis de lâĂ©lectrochoc du premier tour de lâĂ©lection prĂ©sidentielle, les Ă©tats-majors politiques français prĂ©parent dĂ©jĂ les lĂ©gislatives qui se dĂ©rouleront les 9 et 16 juin prochains.Tout se passe donc comme si, Ă quelques dĂ©tails prĂšs, lâĂ©lection prĂ©sidentielle Ă©tait terminĂ©e et la victoire de Jacques Chirac acquise, le 5 mai prochain.Mais cette victoire nâaura de sens que si la droite remporte les lĂ©gislatives.Ce qui est loin dâĂȘtre assurĂ©.Dans les quartiers gĂ©nĂ©raux des principaux partis politiques, on voit venir avec inquiĂ©tude cette Ă©chĂ©ance qui sera en quelque sorte plus dĂ©terminante que le second tour de la prĂ©sidentielle pour savoir qui dirigera vĂ©ritablement le pays.Surtout que les apparences sont trompeuses.MalgrĂ© lâĂ©chec de lionel Jospin, lâensemble de la droite a en effet perdu, dimanche, plus de voix (environ quatre millions) que la gauche (environ 1,5 million) par rapport Ă 1995.VoilĂ pourquoi, dans le camp de Jacques Chirac, on accĂ©lĂšre les prĂ©paratifs pour la crĂ©ation dâun grand parti rassemblant toutes les formations de droite (malgrĂ© lâopposition des centristes de lâUDF et de son leader, François Bayrou).Le scĂ©nario semble ĂȘtre le suivant: Jacques Chirac fera campagne sur le thĂšme dâun grand rassemblement rĂ©publicain contre le Front national.Il doit absolument mobiliser largement pour cette Ă©lection car un fort taux dâabstention lui enlĂšverait une lĂ©gitimitĂ© qui nâest dĂ©jĂ pas trĂšs forte.SitĂŽt Ă©lu, il nommera un premier ministre qui formera un gouvernement et dĂ©clenchera aussitĂŽt les lĂ©gislatives.DĂ©jĂ , les porte-parole de la droite ont dĂ©clarĂ© quâil faut en finir avec la cohabitation.«Donnez une majoritĂ© au prĂ©sident», lance Nicolas Sarkozi, prĂ©tendant au poste de premier ministre.Une nouvelle cohabitation serait un «cataclysme», dit lâancien chef du gouvernement, Alain JuppĂ©.la cohabitation est accusĂ©e dâavoir brouillĂ© les distinctions entre la gauche et la droite, repoussant ainsi les Ă©lecteurs vers les extrĂȘmes.Mais la droite cache mal son inquiĂ©tude de devoir affronter, dans les 566 circonscriptions françaises, des candidats du Front national ragaillardis par le succĂšs de Jean-Marie Le Pen.Cela pourrait donner lieu Ă de nombreuses «triangulaires» au second tour, le candidat du Front national se maintenant entre celui de la droite et celui de la gauche.Chaque fois quâune telle situation sâest produite en France, elle a toujours favorisĂ© lâĂ©lection des candidats de gauche.La carte politique issue des prĂ©sidentielles rĂ©vĂšle un paysage morcelĂ© qui pourrait cacher de nouvelles surprises.Aux Ă©lections lĂ©gislatives de 1997, les candidats du Front national ne sâĂ©taient maintenus au second tour que dans 76 circonscriptions.La gauche avait alors fait Ă©lire une majoritĂ© de dĂ©putĂ©s.Cinq ans plus tard, les spĂ©cialistes estiment que le Front national pourrait se maintenir dans 319 circonscriptions.Certes, le portrait issu des urnes dessine une France bel et bien de droite.Le quotidien Le Monde se hasarde, en additionnant les voix par rĂ©gion, Ă prĂ©dire 302 siĂšges Ă droite (contre 258 actuellement) et 254 Ă gauche (contre 319 actuellement).VOIR PAGE A 10: FRANCE Lire aussi en page A 7: Š DĂ©bat: Chirac dit non Ă Le Pen Š Les socialistes tirent les leçons sans se dĂ©chirer Vers un repartage des actes mĂ©dicaux La table est mise pour un nouveau partage des actes professionnels en santĂ©.AprĂšs des annĂ©es de refus, les mĂ©decins disent oui au transfert dâactes mĂ©dicaux aux infirmiĂšres et Ă divers techniciens de la santĂ©.Pour le prĂ©sident du CollĂšge des mĂ©decins, le Dr Yves Lamontagne, le temps est venu pour sa corporation dâentrer dans le troisiĂšme millĂ©naire.Si QuĂ©bec donne son aval aux amendements proposĂ©s Ă la Loi mĂ©dicale, les mĂ©decins conserveraient la mainmise sur le diagnostic et le traitement, mais de nouvelles tĂąches seraient confiĂ©es aux autres professionnels de la santĂ©.Š Ă lire en page A 3 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 4 Avis publics.B 5 CarriĂšres.A 6 Culture.B 8 Ăconomie.B1 Ăditorial.A 8 en IdĂ©es.A 9 Le monde.A 7 Les sports.B 6 Mots croisĂ©s.B 5 Nature.B 5 TĂ©lĂ©vision.B 7 MĂ©tĂ©o.B 6 Plus de pouvoir aux citoyens QuĂ©bec veut faire adopter dâici les Ă©lections le projet de RenĂ© LĂ©vesque sur les rĂ©fĂ©rendums d'initiative populaire KATHLEEN LĂVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Parti quĂ©bĂ©cois s'apprĂȘte Ă donner aux citoyens, dâici les prochaines Ă©lections gĂ©nĂ©rales, le pouvoir dâenclencher la tenue d'un rĂ©fĂ©rendum sur un sujet dâintĂ©rĂȘt public.QuĂ©bec-compte en effet instaurer un processus dâinitiative populaire inspirĂ© par le projet de RenĂ© LĂ©vesque vi- sant Ă stimuler la participation du peuple Ă lâexercice dĂ©mocratique, projet que lâAction dĂ©mocratique a tentĂ© de ressusciter il y a deux ans.I.e ministre de la RĂ©forme des institutions dĂ©nKxra-tiques, Jean-Pierre Charbonneau, a confirmĂ© au Devoir son intention de «bouger plus vite sur ce dossier que sur d'autres questions» comme la rĂ©forme du mode de scrutin, qui ne pourra ĂȘtre mise en place pour les prochaines Ă©lections.«On peut penser qu 'un projet de Un qui introduirait l'initiative populaire pourrait ĂȘtre prĂ©sentĂ© et adopte amnt les prochaine Ă©lections gĂ©nĂ©rales, a indiquĂ© M.Charbonneau.C'est un changement qui va dans le sens de la Loi sur la consultation populaire.Ăa pourrait permettre aux citoyens de sentir qu 'ils nmt avoir, dans Us annĂ©es qui viennent, un meilleur pouvoir dans le processus de changements et Ăźle dĂ©cisions de la sociĂ©tĂ©.» VOIR PAGE A 10: CITOYENS La flamme se rallume JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le capitaine du Canadien, Saku Koivu, lĂšve les bras aprĂšs le but de Yannick Perreault marquĂ© au cours de la premiĂšre pĂ©riode du match disputĂ© hier soir contre les Bruins de Boston.Le Tricolore jouait son premier match Ă©liminatoire Ă MontrĂ©al aprĂšs une absence de quatre ans dans les sĂ©ries.La fiĂšvre des sĂ©ries sâempare des MontrĂ©alais PĂ©dophilie au sein de lâĂglise Jean-Paul II dĂ©crĂšte la tolĂ©rance zĂ©ro Le pape s'est dit «profondĂ©ment peiné» par la crise qui secoue lâEglise catholique amĂ©ricaine D'APRĂS LâAGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBĂRATION CitĂ© du Vatican âJean-Paul II a tranchĂ© hiçr sur le problĂšme de la pĂ©dophilie- au sein de lâEglise en dĂ©crĂ©tant la tolĂ©rance zĂ©ro Ă l'encontre des violences sexuelles et en affirmant quâil nây a pas de place- pour les prĂȘtres pĂ©dophiles dans la vie religieuse.Le pape sâadressait aux cardinaux et aux responsables de la confĂ©rence des Ă©vĂȘques des Ătats-Unis, convoquĂ©s au Vatican Ă la suite de la crise provoquĂ©e par les scandales des ecclĂ©siastiques pĂ©dophiles, qui ont commis non seulement des crimes, selon la loi civile, mais aussi «dâĂ©pouvantables pĂ©chĂ©s aux yeux de Dim».I^t majoritĂ© des cardinaux et des Ă©vĂȘques, ainsi que lâopinion publique, demandaient davantage de fermetĂ© Ă lâendroit des coupables, selon la formule «une seule faute et vous ĂȘtes dehors».Le pape sâest dit d'accord: «Ixs gens ont besoin de savoir qu 'il n y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour ceux qui pourraient faire du mat aux jeunes», a-t-il dĂ©clarĂ©.Cette affirmation a partagĂ© les prĂ©lats.Certains lâont considĂ©rĂ©e comme lâannonce dâune tolĂ©rance zĂ©ro, mais dâautres, comme le cardinal Antony Bevi-lacqua, ont jugĂ© quâelle avait besoin dâĂȘtre «étudiĂ©e».«Elle doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e», ont Ă©galement commentĂ© le cardinal de Chicago, Francis E.George, et le prĂ©sident de la confĂ©rence Ă©piscopale, M" Wilton Gregory, lors dâun point de presse au collĂšge amĂ©ricain Ă Rome.I>e pape a expliquĂ© les erreurs commises par certains prĂ©lats amĂ©ricains «par une mauvaise cmnaissan-ce de la nature du problĂšme et Ă cause, parfois, des conseils dâexperts mĂ©dicaux qui les cardinal de Chicago, Francis E.George, et le prĂ©sident de la confĂ©rence Ă©piscopale amĂ©ricaine, M"' Wilton Gregory, Ă Rome hier.VALĂRIE DUFOUR LE DEVOIR La derniĂšre fois quâils avaient pu crier «Go Habs Go!», câĂ©tait en mai 1998, alors ils nâallaient pas se gĂȘner.Les amateurs de hockey ont fait sentir leur prĂ©sence dĂšs la sĂ©ance dâĂ©chauffement d'hier soir au Centre Mol-son.Pour informer leur Ă©quipe quâils Ă©taient derriĂšre elle.Pour avertir les Bruins quâils Ă©taient contre eux Pour lâoccasion, quelque 15 000 serviettes aux couleurs du Tricolore avaient Ă©tĂ© distribuĂ©es dans la foule.En plus de s'Ă©poumoner, la foule pouvait ainsi agiter le «Canadien».Un bruit d'enfer entourait la patinoire.Quelques heures avant le troisiĂšme match de la sĂ©rie entre les Canadiens et les Bruins, les abords du Centre Molson exhalaient dĂ©jĂ un parfum bien spĂ©cial.Pour une fois, les spectateurs qui se pointaient n'allaient pas assister Ă un spectacle rock mais bien Ă un match de hockey.Ăa et li des individus artxjraient fiĂšrement les couleurs de leur Ă©quipe favorite.Les revendeurs, eux savouraient pleinement le moment Signe que la passion est revenue chez les amateurs, les chandails du Canadien se comptaient par dizaines.On pouvait y voir les noms dâanciens porte-couleurs des Canadiens, comme Maurice Richard et Guy lafleur, et des nouvelles vedettes du club, comme JosĂ© ThĂ©odore et Saku Koivu.Il y a un an, ces chandails Ă©taient soigneusement rangĂ©s dans les placards en attendant des jours meilleurs.«Je suis un fan Ă 100 %; jâai quatre siĂšges de lâancien forum chez moi», raconte Bill Rubin, un chandail du Canadien collĂ© au corps et une casquette sur laquelle est fixĂ©e une main aux couleurs des Bruins de Boston faisant un petit doigt dâhonneur.«Je crois que les Habs vont gagner la coupe Stanley.Je ne serais pas un vrai fan si je pensais le contraire.» Un peu plus loin, aux abords du Centre Molson, StĂ©phane Antinozzi explique quâil Ă©tait un amateur des Nordiques.Et maintenant?Il porte une tuque et un chandail du Canadien.Comme quoi les temps changent «Je ne pense pas qu'ils vont gagner la coupe, mais une bonne sĂ©rie contre les Bruins, câest assez Ă mes yeux » Brian Maguire et sa copine ont fait le voyage depuis QuĂ©bec pour venir voir jouer le Canadien hier soir.«Il faut ĂȘtre positif mĂȘme si on a de bonnes Ă©quipes Ă battre, souligne Brian Maguire.Ce qui mâimpressionne, câest qu'ils ont eu beaucoup de problĂšmes â des blessures â mais câest une Ă©quipe qui a du cĆur.» VOIR PAGE A 10: FIĂVRE VOIR PAGE A 10: JEAN-PAUL II LE MONDE Chili, Argentine, BrĂ©sil, Vietnam, Cambodge: Henry Kissinger, un homme traquĂ© par les juges Page A 7 V v t LE I) K V 0 I K .LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A 2 LES ACTUALITES- DĂ©putation pĂ©quiste Gilles Baril nâa pas lâintention de se reprĂ©senter.Pas tout de suite ! Gilles LabbĂ© ne laissera pas son comtĂ© Ă David Levine MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUĂBEC C'' illes Baril ne sera pas candidat aux prochaines J Ă©lections gĂ©nĂ©rales.I>e dĂ©putĂ© de Berthier et ancien superministre de Bernard Landry ne trace pas une ligne dĂ©finitive sur la politique mais compte prendre du recul, faire un «pas de cĂŽté», avant dây revenir peut-ĂȘtre un jour, mais pas avant dâavoir explorĂ© dâautres avenues professionnelles.«Je termine mon mandat de dĂ©putĂ© de Berthier, a-t-il indiquĂ© lors dâun bref point de presse./c vais consacrer beaucoup de temps Ă mes concitoyens pour rĂ©gler certains dossiers avant les prochaines Ă©lections.Je vais quitter la politique par la suite.» MalgrĂ© les pressions exercĂ©es par lâexĂ©cutif pĂ©quiste de Berthier afin quâil se prĂ©sente a nouveau n comme candidat du FQ aux Ă©lections, M.Baril a expliquĂ© au Devoir quâil avait besoin de prendre du recul face Ă la vie politique, de «faire une vraie pause et un pas de cĂŽté».Câest ce quâil a aussi dit en privĂ© au premier ministre Imidry en faisant valoir sa volontĂ© dâexplorer de nouvelles occasions de carriĂšre.Gilles Baril ^on dĂ©part de Berthier, une circonscription libĂ©rale de 1981 Ă 1994, reprĂ©sente un des nombreux casse-tĂȘtes de M.Landry en ce moment.En outre, le premier ministre est toujours en quĂȘte dâune circonscription pour le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la SantĂ©, David Levine.Hier, Gilles [.abbĂ©, dĂ©putĂ© de Masson, une circonscription qui a votĂ© OUI Ă 71 % en 1995, a expliquĂ© que ce ne saurait ĂȘtre chez lui, malgrĂ© cer-David U-vine taines rumeurs.«Je serai lĂ jusquâĂ la fin.Il n 'est pas question de partir avant la fin du mandat», a-t-il affirmĂ© pour rassurer ses Ă©lecteurs.Il prendra une dĂ©cision au cours de lâĂ©tĂ© au sujet de son avenir en [xditique provinciale, lui qui a Ă©tĂ© maire et prĂ©fet de MRC auparavant AprĂšs avoir jonglĂ© avec les circonscriptions de Va-chon, pas trĂšs sĂ»re pour le PQ, et de Marie-Victorin, oĂč la dĂ©putĂ©e CĂ©cile Vermette compte poursuivre sa carriĂšre, le PQ songerait Ă©galement au fief de lâancien premier ministre Jacques Parizeau, LâAssomption, circonscription souverainiste Ă 63 %, pour David Levine.Le dĂ©putĂ© actuel, Jean-Claude Saint-AndrĂ©, y dis-.pose dâune majoritĂ© de 10 000 voix et compte bien rester en selle le 26 mai, lors de lâinvestiture.En outre, M.D-vine est le troisiĂšme candidat qui sâintĂ©-resse Ă LâAssomption aprĂšs le dĂ©putĂ© Saint-AndrĂ© et un jeune avocat, Philippe laurin, qui jouit dâappuis Ă lâexĂ©cutif national.Mais avant Berthier, Masson et LâAssomption, câest Joliette qui fera lâobjet dâune investiture pĂ©quiste le 22 mai en vue de la prochaine Ă©lection complĂ©mentaire.Le dĂ©putĂ© bloquiste Pierre Paquette rĂ©pĂšte quâil compte terminer son mandat Ă Ottawa, mais les pressions en provenance du PQ pour quâil vienne en renfort au QuĂ©bec sâaccentuent de jour en jour.Dans cette circonscription qui promet dĂ©jĂ une chaude lutte, certains membres de lâADQ local espĂ©raient convaincre Charles Chevrette, le fils de lâancien ministre Guy Chevrette et ancien attachĂ© politique de Lucien Bouchard, de faire le saut avec Mario Dumont.Mais M.Chevrette prĂ©fĂ©rerait rester Ă lâĂ©cart de la politique active.De son cĂŽtĂ©, malgrĂ© tout le brouhaha causĂ© par lâADQ sur la nouvelle donne Ă©lectorale, le chef libĂ©ral Jean Charest sâest dit fier dâaccueillir deux nouvelles dĂ©putĂ©es Ă lâAssemblĂ©e nationale: Lise ThĂ©riault, dâAnjou, et Anna Mancuso, de Viger.M.Charest a indiquĂ© que son parti avait amĂ©liorĂ© son score dans les trois circonscriptions en jeu le 15 avril.U' chef du PLQ a soulignĂ© que son parti demeure «la seule alternative possible» au gouvernement du Parti quĂ©bĂ©cois.11 pense que le ministre Levine doit ĂȘtre candidat lors des prochaines Ă©lections complts mentaires qui porteront toutefois Ă 12, soit prĂšs de 10 %, le nombre de circonscriptions en jeu depuis les l Ă©lections gĂ©nĂ©rales de 1998.Bavure militaire en .Afghanistan FunĂ©railles et retrouvailles Ă©mouvantes Le Canada coprĂ©sidera la commission d'enquĂȘte amĂ©ricaine -V t> * W m > M Shannon derniĂšre REUTERS Riley a accueilli son fiancĂ©, Norman Link, lâun des six militaires blessĂ©s la semaine en Afghanistan.Les soldats sont rentrĂ©s au pays hier.Pendant que se dĂ©roulaient Ă Toronto les funĂ©railles du capitaine .Ainsworth Dyer, lâun des quatre soldats tuĂ©s la semaine derniĂšre en Afghanistan, et que revenaient au pays six des militaires blessĂ©s lors de lâincident, les Ătats-Unis ont dĂ©cidĂ© dâouvrir toute grande la porte aux Canadiens afin de permettre Ă lâun des leurs de coprĂ©sider la commission chargĂ©e de lâenquĂȘte.DâAPRĂS LA PRESSE CANADIENNE Dans un geste sans prĂ©cĂ©dent, les AmĂ©ricains ont invitĂ© un Canadien Ă coprĂ©sider lâenquĂȘte amĂ©ricaine sur lâaccident qui a fait quatre victimes parmi les soldats canadiens en poste en Afghanistan, a annoncĂ© hier le ministre de la DĂ©fense, Art Eggleton.Le brigadier gĂ©nĂ©ral Marc Dumais, qui devait siĂ©ger Ă titre de membre de la commission amĂ©ricaine, coprĂ©sidera finalement lâenquĂȘte et disposera dâune grande latitude pour agir et interroger les tĂ©moins quâil souhaiterait entendre.«Cela veut dire quâil aura toute l'autoritĂ© voulue pour poser des questions et participer Ă tous les aspects [de lâenquĂȘte], en plus dâĂ©mettre des recommandations», a expliquĂ© le ministre Eggleton Ă sa sortie de la rĂ©union du conseil des ministres.Le principal intĂ©ressĂ© a indiquĂ© quâil aurait accĂšs au pilote Ă lâorigine de la tragĂ©die pour pouvoir lâinterroger, si un tel tĂ©moignage Ă©tait nĂ©cessaire.Il sera appuyĂ© de trois spĂ©cialistes des Forces armĂ©es.Par contre, il ne pourra plus siĂ©ger Ă la commission canadienne, demeurant seulement un conseiller spĂ©cial.Cette annonce vient rassurer les partis dâopposition et faire taire les nombreuses critiques de ceux qui doutaient de lâefficacitĂ© de la commission dâenquĂȘte canadienne Ă faire la lumiĂšre sur lâĂ©vĂ©nement si les tĂ©moins clĂ©s demeuraient inaccessibles.Pour le prĂ©sident de lâenquĂȘte canadienne, le gĂ©nĂ©ral Ă la retraite Maurice Baril, lâinvitation des AmĂ©ricains dĂ©montre combien ils sont dĂ©terminĂ©s Ă faire la lumiĂšre sur les circonstances de lâaccident FunĂ©railles Des centaines de personnes se sont rassemblĂ©es hier dans une Ă©glise mormone du centre-ville de Toronto pour faire leurs adieux au jeune capitaine originaire de MontrĂ©al, Ainsworth Dyer, lâun des quatre soldats canadiens tuĂ©s la semaine derniĂšre.Ceux et celles qui ont pris la parole au cours de la cĂ©rĂ©monie ont dĂ©crit un fils aimant, un soldat courageux et un homme religieux, qui vivait sa vie dans lâhonneur et lâintĂ©gritĂ©.«Ainsworth Ă©tait la personne la plus gĂ©nĂ©reuse et compatissante que jâaie connue», a dĂ©clarĂ© sa sĆur, Carolyn, ĂągĂ©e de 23 ans.Le militaire de 25 ans a Ă©tĂ© inhumĂ© avec tous les honneurs militaires, en prĂ©sence de proches, de collĂšgues de son rĂ©giment, de nombreux dignitaires, et mĂȘme de purs Ă©trangers simplement dĂ©sireux de lui prĂ©senter leurs respects.Les funĂ©railles du sergent Marc LĂ©ger, de Lancaster, en Ontario, du, soldat Richard Green, de Millâs Cove, en Nouvelle-Ecosse, et du sgldat Nathan Smith, de Tatamagouche, en Nouvelle-Ecosse, auront lieu cette semaine dans leurs Mlles natales respectives.Pendant ce temps, six des huit soldats blessĂ©s dans lâaccident sont arrivĂ©s Ă Edmonton, en provenance dâAllemagne.Les soldats blessĂ©s ont Ă©tĂ© accueillis par leur famille mais ont refusĂ© de sâadresser aux reprĂ©sentants des mĂ©dias qui Ă©taient prĂ©sents Ă lâaĂ©roport international dâEdmonton.«Les soldats et leur famille ont besoin de temps.Ils dĂ©cideront par eux-mĂȘmes Ă quel moment ils seront prĂȘts Ă parler aux Canadiens Ă propos de lâexpĂ©rience quâils ont vĂ©cue et des Ă©motions ressenties alors», a indiquĂ© le colonel Stuart Beare.Copps veut protĂ©ger les Ă©difices historiques (PC) â La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, souhaite quâune nouvelle entente de financement, qui doit ĂȘtre nĂ©gociĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les municipalitĂ©s, serve entre autres Ă protĂ©ger les Ă©difices historiques par des crĂ©dits dâimpĂŽt aux entreprises.«H faut encourager l'investissement du secteur privĂ© dans le patrimoine parce quâau Canada, on a perdu 21 % de notre patrimoine depuis 30 ans», a soulignĂ© la ministre hier Ă son entrĂ©e Ă la rĂ©union hebdomadaire du conseil des ministres.«Il faut travailler avec les villes et EN BREF les villages pou r sâassurer que ce ne sont pas seulement les gouvernements qui investissent dans le patrimoine mais quâon a aussi des investissements du secteur privĂ©.» Une table ronde sera organisĂ©e au cours des prochains jours «avec des maires de partout au pays» pour discuter des dĂ©tails dâun tel programme, a-t-elle ajoutĂ©.Hausse de la valeur des terres agricoles (PC) â Pour une 15' annĂ©e consĂ©cutive, la valeur des terres agricoles du QuĂ©bec a enregistrĂ© une Les enfants de 1 ombre tu Survivan tt âąP P'efre Vves BoUy 1,1 ries autr< s .% mĂ iĂ©cĂ Andr«- m Trois rĂ©cits, trois raisons de croire en l'espoir, par AndrĂ©e Ruffo y D E S J A R D , N s ou QuĂ©bec le explique aux enfants I Marie-Claude Grau a» i nous aide Ă y voir Lispom i I plus clair dans les heures sombres i /Le grand retour de Jacques Languirand au théùtre LE PETIT y?, * f Les mei meilleurs mots des plus (pas) fins esprits par Robert BOB Brisebois Stankg www stanke.com i 31 â hausse.Selon lâĂ©tude menĂ©e tous les six mois par Financement agricole Canada (FAC), le QuĂ©bec se prĂ©sente en champion toutes catĂ©gories avec une hausse de 5 % au cours des six premiers mois de 2001.La tendance Ă la hausse enregistrĂ©e depuis 15 ans sâest poursuivie lors du dernier processus dĂ©valuation du FAC, rĂ©alisĂ© entre le 1" juillet 2001 ej le 1" janvier 2002.Au cours de cette pĂ©riode, câest encore le QuĂ©bec qui a connu la plus forte progression avec une augmentation de 4,8 %.La province qui talonne le plus le QuĂ©bec Ă ce chapitre est lâOntario.La valeur des terres agricoles ontariennes a connu une poussĂ©e de 3,1 % au cours des six derniers mois de 2001.V 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A LE DEVOIR ACTUALITES \MM Une brĂšche dans la chasse gardĂ©e des mĂ©decins InfirmiĂšres et autres professionnels pourront poser davantage dâactes mĂ©dicaux si QuĂ©bec donne suite aux suggestions de lâOrdre des mĂ©decins La table est mise pour un grand repartage des actes professionnels dans le domaine de la santĂ©.Les mĂ©decins acquiescent au transfert complet d'une panoplie dâactes Ă leurs collĂšgues infirmiĂšres, techniciens et inhalothĂ©rapeutes.Reste Ă QuĂ©bec de concrĂ©tiser par une loi le pas que vient de franchir la corporation mĂ©dicale.ISABELLE PARĂ LE DEVOIR S* il nâen tient quâau CollĂšge des mĂ©decins, des actes autrefois rĂ©servĂ©s exclusivement aux disciples dâEsculape seront trĂšs bientĂŽt transfĂ©rĂ©s dans le champ d'exercice des infirmiĂšres, des inhalothĂ©rapeutes et de divers techniciens du domaine de la santĂ©.Des amendements prĂ©sentĂ©s rĂ©cemment Ă l'Office des professions du QuĂ©bec par la corporation des mĂ©decins prĂ©voient en effet le transfert de toute une panoplie dâactes mĂ©dicaux Ă dâautres professionnels de la santĂ©.Hier, le prĂ©sident du CollĂšge des mĂ©decins, le Dr Yves Lamontagne, a fait valoir quâil Ă©tait temps que sa corporation entre dans le troisiĂšme millĂ©naire et que les patients bĂ©nĂ©ficient de l'expertise acquise au fil des annĂ©es par de nombreux autres professionnels de la santĂ©.«Les patients mentent que nous travaillions tous ensemble Ă leur bien-ĂȘtre plutĂŽt que de les traiter en piĂšces dĂ©tachĂ©es», a-t-il insistĂ©.PĂ©nurie de mĂ©decins oblige, la corporation mĂ©dicale juge qu'il est temps de reserver l'expertise des mĂ©decins aux tĂąches quâeux seuls peuvent rĂ©aliser.»On ne propose pas ce projet pour rĂ©pondre Ă la pĂ©nurie car ce ne serait pas suffisant pour la rĂ©gler, dit-il.Mais c'est sĂ»r que fa accroĂźtra la disponibilitĂ© mĂ©dicale.» Nul besoin d'autorisation Le projet dâamendements Ă la Loi mĂ©dicale et Ă la Loi sur les services de santĂ© et les services sociaux prĂ©voit notamment le transfert complet de tĂąches importantes aux infirmiĂšres spĂ©cialisĂ©es, notamment en nĂ©onatalogie, en soins intensifs et en hĂ©modialyse.Dans tous ces champs de pratique, plusieurs infirmiĂšres ont acquis une expertise telle, assure le Dr lamontagne, qu'il est logique quelles puissent poser certains actes sans lâautorisation prĂ©alable du mĂ©decin.âąEn rĂ©gion, des infirmiĂšres sont dĂ©jĂ premiĂšres assistantes en chirurgie, faute de mĂ©decins, alors que selon la loi, ce rĂŽle devait ĂȘtre assumĂ© par un mĂ©decin.Ces changements auront en plus le mĂ©rite de rendre lĂ©gales certaines situations actuelles», a-t-il ajoutĂ©.Encore aujourd'hui, mĂȘme si les vaccins sont massivement donnĂ©s par les infirmiĂšres, le CollĂšge des mĂ©decins doit, Ă lâarrivĂ©e de chaque nouveau vaccin sur le marchĂ©, dĂ©lĂ©guer formellement aux infirmiĂšres, par voie de rĂ©solution, le droit de donner ce vaccin.-Il faut que cette bureaucratie cesse», dit le prĂ©sident du CollĂšge dt^s mĂ©decins.MĂȘme si les mĂ©decins conserveront la mainmise sur le -noyau dur» des tĂąches mĂ©dicales, notamment le diagnostic et le traitement, des infirmiĂšres pourraient notamment effectuer des ponctions lombaires ou des ajustements Ă la posologie de certains mĂ©dicaments.les transferts envisagĂ©s dâactes mĂ©dicaux touchent aussi les inhalothĂ©rapeutes, qui auront plus de latitude pour traiter les malades pulmonaires chroniques, ainsi que les techniciens en radiologie, qui pourront effectuer eux-mĂȘmes les lavements barytĂ©s jusquâici rĂ©alisĂ©s par des mĂ©decins.Tous ces transferts dâactes auront un impact direct sur lâimputabilitĂ© des infirmiĂšres et des techniciens qui en hĂ©riteront, de mĂȘme que sur leurs primes dâassurances professionnelles, la responsabilitĂ© et le contrĂŽle de la qualitĂ© de ces actes relĂšveront dĂ©sormais de leurs ordres respectifs, qui devront sâassurer que leurs membres soient dĂ»ment formĂ©s pour poser ces nouveaux actes.Le CollĂšge des mĂ©decins entend dâailleurs participer de prĂšs Ă la crĂ©ation de programmes de formation sur ces actes mĂ©dicaux.EN BREF UĂ©cole Ă lâheure des quilles (Le Devoir) â Le gouvernement Landry a dĂ©cidĂ© dâajouter les quilles Ă la liste des disciplines pratiquĂ©es dans le cadre des programmes sport-Ă©tudes, a rĂ©vĂ©lĂ© TQS hier.Une expĂ©rience-pilote menĂ©e Ă la polyvalente de LĂ©vis depuis prĂšs de deux ans a convaincu QuĂ©bec dâoffrir, dĂšs septembre prochain, le programme dans trois Ă©tablissements, notamment Ă lâĂ©cole Lester B.Pearson, Ă MontrĂ©al.La nouvelle enchante Hubert Houle, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des quilles du QuĂ©bec, qui croit que le Canada pourra ainsi augmenter ses chances de dĂ©crocher des mĂ©dailles dâor lors des Jeux olympiques de 2008, en Chine.Mais le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration du sport Ă©tudiant, Jacques Loiselle, ne partage pas cet enthousias- me: «Pour nous, câest une activitĂ© rĂ©crĂ©ative, qui a sa place, mais on ne voit pas la nĂ©cessitĂ© dâen faire le dĂ©veloppement de lâexcellence», a-t-il indiquĂ©.Cinq millions aux familles dâaccueil (PC) â Les 6000 familles dâaccueil du QuĂ©bec toucheront cinq millions de plus par annĂ©e, soit environ 500 $ additionnels par enfant quâelles gardent.Le gouvernement porte ainsi de 103 Ă 108 millions le budget annuel consacrĂ© Ă ce secteur.Les sommes versĂ©es aux familles servent Ă lâhĂ©bergement des jeunes, Ă lâachat de vĂȘtements et au financement de leurs loisirs.Les 6000 familles accueillent environ 10 000 jeunes, certaines en acceptant plus quâun.Salon international du livre DE OUĂtfEC - X âą ^ Sous la prĂ©sidence d honneur de ClĂ©mence OesRochers 24 DU 28 AVRIL 2002 CENTRE DES CONGRĂS OE QUĂBEC www.sfty.crg V/A* Ă«l'cfĂŻĂ©bec YlAfaiM «âą.«& QuĂ©bec 1 EBSBfl Tfi LAVAL Radio-Canada Venez rencontrer Alexandre Jardin auteur de Mademoiselle LibertĂ© chez Gallimard Ă MONTRĂAL: le jeudi 25 avril de 17 h Ă 18 h LIBRAIRIE ARCHAMBAULT, 500, rue Sainte-Catherine Est Ă QUĂBEC: le samedi 27 avril de 15 h Ă 16 h le dimanche 28 avril de 14 h Ă 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE Pierre Michon auteur de Vies minuscules chez Folio et de plusieurs titres chez Verdier le jeudi 25 avril de 18 h 30 Ă 19 h 30 le vendredi 26 avril de16hĂ 17h le samedi 27 avril de 14 h Ă 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUĂBEC Patrick Virelles auteur de Les Pigeons de Notre-Dame Ă La Renaissance du livre le jeudi 25 avril de 18 h 30 Ă 19 h 30 le vendredi 26 avril de 16 h Ă 17 h le samedi 27 avril de 14 h Ă 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUĂBEC GALLIMARD La saga du cĂ©lĂšbre Bounty et de son Ă©quipage rebelle.EDAVES.~ OUBLIEES V» Ce soir aux GRANDS REPORTAGES Lflli 11 m en direct sur la vie LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A I ?LES ACTUALITES ?Plaidoirie de la dĂ©fense StĂ©phane GagnĂ© a impliquĂ© Maurice Boucher pour Ă©courter son sĂ©jour en prison BRIAN MYLES LE DEVOIR T eune droguĂ©.Trafiquant.Vo-J leur.Tueur.Menteur.StĂ©phane GagnĂ© nâentretient mĂȘme pas le respect Ă©lĂ©mentaire de la vie hu maine, alors comment peut-il adhĂ©rer Ă une valeur morale aussi abstraite que celle de la recherche de la vĂ©ritĂ©?La question, lancĂ©e au jury par Jacques Larochelle, illustre bien la stratĂ©gie quâa dĂ©ployĂ©e l'avocat hier dans sa plaidoirie finale au procĂšs pour double meurtre de son client, Maurice Boucher.Mâ Larochelle a rappelĂ© les nombreuses contradictions et les mensonges de StĂ©phane GagnĂ© afin de semer dans lâesprit du jury un doute sur la culpabilitĂ© de lâaccusĂ©.Il a prĂȘtĂ© Ă GagnĂ© «une duplicitĂ© extraordinaire et une capacitĂ© de mentir hors du commun».le dĂ©lateur a passĂ© ses 15 ans de carriĂšre criminelle Ă berner son entourage â y compris sa femme â dans une simple poursuite sans scrupules de ses propres intĂ©rĂȘts, a plaidĂ© Mâ I^ro-chelle.CoincĂ© par les policiers pour lâassassinat de deux gardiens de prison, en dĂ©cembre 1997, GagnĂ© a compris quâil devait impliquer les plus hauts gradĂ©s des Hells Angels dans les pires crimes possibles sâil voulait obtenir un contrat de dĂ©lateur et une Ă©ventuelle rĂ©duction de peine.Dans son analyse de la preuve balistique, M' Larochelle conclut mĂȘme que GagnĂ© a menti au sujet de son implication dans le meurtre de Pierre Rondeau.GagnĂ© a dit quâil nâavait pas tirĂ© sur Rondeau alors que les trajectoires de tir suggĂšrent le contraire.Le ministĂšre public a retirĂ© lâaccusation de meurtre dans cette affaire lorsque GagnĂ© est passĂ© aux aveux.CondamnĂ© seulement pour le meurtre de Diane Lavigne, il pourra demander son Ă©largissement aprĂšs 15 ans de prison, soit dix ans plus tĂŽt que la normale.M'Larochelle a invitĂ© le jury Ă la plus grande prudence dans lâapprĂ©ciation du tĂ©moignage de GagnĂ©.Selon la version du dĂ©lateur, Boucher a ordonnĂ© lâexĂ©cution de deux gardiens de prison pour sâassurer de la fidĂ©litĂ© de ses hommes de main et dĂ©stabiliser lâappareil judiciaire.En comparant la premiĂšre dĂ©claration de GagnĂ© aux policiers, le 6 dĂ©cembre, et ses aveux subsĂ©quents, M" larochelle en arrive Ă la conclusion que GagnĂ© a «élaborĂ© progressivement» cette thĂšse Ă©pousĂ©e par la Couronne.«Câest dans son intĂ©rĂȘt de le dire, que ce soit vrai ou faux», a dit M'Larochelle.Dans sa premiĂšre dĂ©claration aux policiers, aprĂšs une nuit sans sommeil.GagnĂ© a simplement mentionnĂ© que Boucher Ă©tait content aprĂšs le premier meurtre.D nâa pas impliquĂ© le prĂ©sident des Nomads.Au fil des interrogatoires, le dĂ©lateur a fini par avouer que Boucher lâavait fĂ©licitĂ© aprĂšs les assassinats et lui avait confiĂ© le mobile des crimes: contrer la dĂ©lation aux sein des Hells Angels.Pourquoi?Parce que GagnĂ© sâest rendu compte, lors de ses Ă©changes avec les enquĂȘteurs, quâil avait de meilleures chances dâobtenir un contrat de dĂ©lateur sâil impliquait Boucher, a dit M'" Larochelle.Selon M' Larochelle, les «indices dâune fabrication» abondent lorsque GagnĂ© traite du rĂŽle de Boucher comme le commanditaire des attentats et celui de Paul Fontaine comme exĂ©cutant du deuxiĂšme meurtre.Son rĂ©cit ne tient pas debout, a-t-il dit Venez rencontrer les auteurs * des Editions StankĂ© au Salon du livre de QuĂ©bec Iran Lam La guerre des autres Vendredi et samedi Ă 18 h Guy GiguĂšre La scandaleuse Nouvelle-France Samedi de 15 h Ă 17 h Dimanche de 12 h Ă 14 h Robert Brisebois Le Petit Bob Vendredi de 14 h Ă 16 h Samedi de 12 h Ă 14 h Marc BriĂšre Le QuĂ©bec, quel QuĂ©bec?Mercredi, jeudi et vendredi de 16 h Ă 18 h Samedi et dimanche de 14 h Ă 16 h Âź?8«s7 ComitĂ© permanent Iutt0 Ă Is tonkomsnis QuĂ©bec n II DROGUES: Savoir plus, risquer moins Mercredi de 16 h Ă 18 h Jeudi et vendredi de 14 h Ă 16 h Samedi et dimanche de 11 h Ă 13 h Pierre-Yves Boily Pour l'amour du monde! Jeudi et vendredi de 16 h Ă 18 h www.stanke corn Pas ce soir, chĂ©rie?Non! Je lis les Mots de tĂȘte! I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employĂ©s en lock-out ont créé une autre chaĂźne, humaine celle-lĂ , autour de Radio-Canada.Radio-Canada et le syndicat sâen vont Ă la pause Les nĂ©gociations reprendront demain PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un mois aprĂšs le dĂ©but du lock-out Ă Radio-Canada, employĂ©s et sympathisants ont formĂ© une grande chaĂźne humaine hier autour de lâĂ©difice de la SRC Ă MontrĂ©al.Monique Giroux animait la foule, Jean Dussault a diffusĂ© un Midi quinze alternatif en direct du trottoir, le curĂ© de lâĂ©glise voisine a fait sonner les cloches en guise de solidaritĂ©, mais toutes ces joyeuses activitĂ©s nâont pu masquer une inquiĂ©tude rĂ©elle alors que les nĂ©gociations semblent sâenliser.Depuis la reprise des nĂ©gociations, le mardi 16 avril dernier, les deux parties se sont rencontrĂ©es tous les jours, sauf dimanche.AprĂšs une courte rencontre hier matin, on a conjointement dĂ©cidĂ© de prendre un moment de rĂ©- flexion de presque 48 heures puisque les rencontres doivent reprendre demain.Selon nos informations, les discussions avancent Ă pas de tortue.Pendant ce temps, les pressions financiĂšres sâaccentuent sur les employĂ©s en lock-out.Le Syndicat des communications, qui reprĂ©sente environ 1300 membres en lock-out, a mis sur pied un comitĂ© d'emploi qui sâactive de plus en plus.Ce comitĂ© a reçu quelque 75 offres dâemploi provenant des employeurs les plus divers: des magazines ont offert Ă des journalistes dâĂ©crire des articles, mais on a Ă©galement reçu des offres de fleuristes ou dâentreprises de construction.Pour le moment, on a dĂ©nichĂ© des emplois temporaires pour 20 Ă 25 personnes.Les employĂ©s en lock-out ont tenu, en dĂ©but de soirĂ©e, une manifestation devant le Centre Mol-son oĂč se jouait la troisiĂšme partie de la sĂ©rie Canadien-Bruins (et la premiĂšre Ă MontrĂ©al) alors que les matchs sont toujours prĂ©sentĂ©s sans description (selon beaucoup de commentaires recueillis, les tĂ©lĂ©spectateurs regardent la partie en Ă©coutant la description sur les ondes de la radio de CKAC!).En attendant le spectacle-bĂ©nĂ©fice du 6 mai au Spectrum de MontrĂ©al, le Syndicat des communications cherche par tous les moyens Ă crĂ©er lâĂ©vĂ©nement et invite le public Ă venir dĂ©poser devant l'immeuble de Radio-Canada Ă MontrĂ©al, mardi prochain, ses vieux rĂ©cepteurs radio et postes de tĂ©lĂ©vision pour constituer une Ćuvre dâart, Le Mur du silence.CongĂ©diement illĂ©gal Comme un malheur ne vient jamais seul, on apprenait hier que le Tribunal des droits de la personne vient dâordonner Ă Radio-Canada de rĂ©embaucher une conseillĂšre en ressources humaines qui avait Ă©tĂ© congĂ©diĂ©e en 1997 en raison de son Ăąge.La sociĂ©tĂ© dâEtat a Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ©e par le tribunal Ă verser 3500 $, plus les intĂ©rĂȘts, Ă Suzanne Larente, 48 ans, de MontrĂ©al, pour des dommages moraux.«Le tribunal estime quâil est plus probable que lâemployeur ait fondĂ© sa dĂ©cision de licencier la plaignante en raison de son Ăąge plutĂŽt quâen raison de son incapacitĂ© Ă remplir le poste de conseillĂšre en ressources humaines», a expliquĂ© le prĂ©sident du tribunal, Roger Doyon, dans sa dĂ©cision.Mme Larente a perdu son poste au dĂ©partement des ressources humaines de Radio-Canada dans la foulĂ©e des restrictions budgĂ©taires de 400 millions imposĂ©es en 1996 Ă la sociĂ©tĂ© dâEtat par le gouvernement fĂ©dĂ©ral.Commission Nicolet LâAMT ne veut ni dâun pont ni dâun tunnel FRANĂOIS CARDINAL LE DEVOIR L* Agence mĂ©tropolitaine de r transport (AMT) demande Ă la commission Nicolet de lâaider Ă dĂ©sengorger la rĂ©gion mĂ©tropolitaine plutĂŽt que de recommander la construction dâun lien routier entre MontrĂ©al et la Rive-Sud, ce qui Ă ses yeux aggraverait une situation dĂ©jĂ critique.«Au centre de MontrĂ©al, on sâengloutit toujours un peu plus sous la masse des voitures», a dĂ©plorĂ© hier la p.-d.g.de lâAMT, Florence Jun- ca-Adenot, avant dâĂ©numĂ©rer les pistes de solutions Ă privilĂ©gier au forage dâun tunnel ou Ă la construction dâun pont complĂ©ter les interventions en cours, dĂ©ployer des mĂ©canismes permettant aux automobilistes de mieux financer le dĂ©veloppement du transport en commun, mettre en Ćuvre une rĂ©elle stratĂ©gie dâamĂ©nagement du territoire, etc.«En plus dâune promotion continue du transport collectif et dâune politique active de lâamĂ©nagement du territoire, ces mesures, pour ĂȘtre efficaces, doivent ĂȘtre ju- melĂ©es avec une politique restrictive de la gestion du stationnement au cĆur de MontrĂ©al, et avec des interventions complĂ©mentaires, sur lile de MontrĂ©al et dans le reste de la rĂ©gion, en transport collectif pour les personnes qui ne se destinent pas au centre de la ville», a prĂ©cisĂ© lâAMT lors dâune des derniĂšres journĂ©es dâaudiences publiques, qui sâest tenue hier au Stade olympique.La Chambre de commerce et d'industrie de lâest de File de MontrĂ©al ainsi que le ComitĂ© interrĂ©gional pour le transport des marchandises ont Ă©galement exprimĂ© leur dĂ©saccord avec la crĂ©ation dâun nouveau lien routier, ce qui cadre avec lâintention de la Commission de consultation sur lâamĂ©lioration de la mobilitĂ© entre MontrĂ©al et la Rive-Sud que prĂ©side Roger Nicolet Ce dernier a en effet indiquĂ© au Devoir, en fĂ©vrier dernier, quâil ne recommanderait pas au gouvernement de construire un pont.«Le scĂ©nario simple dâun pont de six voies au travers du Saint-Laurent, quelque part entre Saint-Lambert et le centre-ville, ce nâest pas rĂ©aliste», avait-il dit tenez jusqu'Ă de rabais sur tous nos spas en magasin* Rabais ntemm » y* M DETENTE ASSUREE âą Venez faire l'essai d'un spa en toute intimitĂ© dans notre salle de montre âąSpas conçus pour toutes saisons âą Programme de financement disponible âąSĂ©ance de formation Ă domicile pour lâentretien du spa LIVRAISON RAPIDE ET GRATlin F dans un rayon de 100 km de Mil «-AquaSport 8866 bout.Pie IX, Montreal (514) 374-5262 1682 bout St-Martin Ouest, Laval (450) 682-5100 âą LE PRIX D'EXCELLENCE DE L'ASSOCIATION yz DES DIRECTEURS GĂNĂRAUX DES SERVICES DE SANTĂ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUĂBEC On reconnaĂźt, dans I ordre habituel, M.AndrĂ© Ducharme et M.Jacques Cotton, prĂ©sident du conseil d'administration de l'Association.Ă lâoccasion de son congrĂšs annuel, l'Association a rendu un hommage particulier, le 11 avril dernier, Ă un directeur gĂ©nĂ©ral qui s est signalĂ© tout au long de sa carriĂšre par la constance d'une gestion remarquable et la rĂ©alisation d'activitĂ©s significatives pour le rĂ©seau ou pour ses pairs en lui dĂ©cernant le Prix d'excellence de lâAssociation.Il s agit de: Monsieur AndrĂ© Ducharme de l'HĂŽpital Maisonneuve-Rosemont de MontrĂ©al.L Association honore ainsi, Ă chaque annĂ©e, un directeur gĂ©nĂ©ral choisi par le conseil dâadministration.*Of1re valide pour un temps limitĂ©.Voir details en magasin. LE DEVOIR.LE M E R < R E l> I 24 AVRIL 2 O O 2 A 5 L E S A C T U A LIT E S L ne Ă©tude commandĂ©e par la fondation David Suzuki Des notes et des mentions distribuĂ©es gĂ©nĂ©reusement La rĂ©duction des GES rapporterait des milliards Ă lâĂ©conomie canadienne McGill sâinquiĂšte des pratiques douteuses mises au jour Ă Harvard LOUIS-GILLES FRANCĆUR LE DEVOIR L> Ă©conomie canadienne tirera un bĂ©nĂ©fice net de Š quatre milliards si le Canada atteint son objectif de rĂ©duction de ses gaz Ă effet de serre (GES) aprĂšs avoir ratifiĂ© le protocole de Kyoto, indique une Ă©tude de lâinstitut Tellus de Boston, rendue publique hier Ă Ottawa.LâĂ©tude en question, commandĂ©e en janvier par la fondation David Suzuki et le Fonds mondial de la nature (WWF).a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par le professeur Stephen Bernow, docteur en Ă©conomie et vice-prĂ©sident de lâinstitut Tellus.Le professeur Bernow est un expert international en matiĂšre de politiques Ă©nergĂ©tiques.Il a Ă©tĂ© notamment conseiller de la Banqqe mondiale et du dĂ©partement de lâEnergie des Etats-Unis.LâĂ©tude en question prĂ©cise quâen 2012, soit Ă la fin de la pĂ©riode octroyĂ©e aux signataires du protocole de Kyoto pour atteindre leurs objectifs de rĂ©duction, lâĂ©conomie canadienne retirerait un bĂ©nĂ©fice net de 1,6 milliard par annĂ©e, soit une moyenne de 47 $ par habitant Selon lâanalyse du Tellus, la mise en place des mesures contenues dans le «Processus national sur les changements climatiques», mis au point par Ottawa Ă la suite dâune longue consultation publique, ajouterait 52 000 emplois «nets» Ă l'Ă©conomie canadienne, ce qui tient compte des pertes dans certains secteurs, comme lâĂ©nergie notamment Ce plan permettrait au Canada d'atteindre un peu plus de la moitiĂ© de son objectif de rĂ©duction.Lâatteinte de lâobjectif entier serait encore plus rentable, prĂ©cisent les auteurs.LâĂ©tude Ă©value Ă 135 $ par annĂ©e le gain net pour chaque foyer canadien reliĂ© Ă ces emplois et Ă deux milliards lâaugmentation du produit intĂ©rieur brut qui en rĂ©sulterait par rapport au «scĂ©nario du laisserJaire».Selon le professeur Bernow, lâatteinte des objecĂŒts de Kyoto susciterait par ailleurs dâimportants benefices environnementaux ainsi que dans le domaine de la santĂ© Ă cause des gains rĂ©alisĂ©s en matiĂšre d'assainissement de l'air et en dommages Ă©pargnes aux Ă©cosystĂšmes.Le rapport ne quantifie pas financiĂšre ment ces bĂ©nĂ©fices.Mais il cite une recente Ă©tude qui suggĂšre quâune rĂ©duction de 68 mĂ©gatonnes de GES (le tiers des 240 Mt qui constituent lâobjectif de rĂ©duction canadien) Ă©pargnerait des coĂ»ts de santĂ© Ă©valuĂ©s Ă 1,2 milliard.Haro sur les pĂ©troliĂšres Les auteurs de lâĂ©tude nâont pas Ă©tĂ© tendres, ni ses bailleurs de fonds, pour les Ă©tudes mises en avant depuis quelques mois par lâindustrie du pĂ©trole, Ă qui on reproche de nâadditionner que les coĂ»ts du protocole de Kyoto, pas les bĂ©nĂ©fices quâen tirera lâĂ©conomie canadienne.Le Canada sâest engagĂ© Ă Kyoto Ă rĂ©duire dâici 2012 ses Ă©missions de GES de 6 % sous le niveau de rĂ©fĂ©rence (1990) international.Selon le plus ré» cent rapport soumis par le Canada aux Nations unies, les Ă©missions nationales dĂ©passaient de 20 % en 2000 le niveau de 1990.Le QuĂ©bec, qui se vantait en 2000 de ne dĂ©passer que de 2 % le niveau de 1990, sâen va allĂšgrement vers un dĂ©passement de 13 %, selon Le Soleil dâhier, qui citait un porte-parole gouvernemental.Il y aurait 18 600 emplois créés dans le secteur de la construction si le Canada ratifie Kyoto.Quant aux pertes, lâĂ©tude en dĂ©nombre 4000 dans le secteur de lâĂ©nergie, le plus touchĂ©.Cependant, note lâĂ©tude, une bonne partie de ces emplois auraient disparu en raison de (usions et de rationalisations, et dĂ©jĂ cette industrie en a fait disparaĂźtre plus de 80 000, dont plus de 7000 uniquement dans lâindustrie du gaz et du pĂ©trole en Alberta MARIE-ANDRĂE CHOUINARD LE DEVOIR La pratique de l'universitĂ© Harvard selon laquelle on distribue les A et les mentions honorifiques de façon gĂ©nĂ©reuse inquiĂšte lâuniversitĂ© McGill lorsque vient le temps d'embaucher des professeurs amĂ©ricains et dâaccueillir des diplĂŽmĂ©s.McGill craint en eftĂšt que les nouveaux professeurs issus de Harvard ou d'autres Ă©tablissements amĂ©ricains reproduisent cette «tendance Ă Ă©valuer Ă la hausse», explique Luc Vinet, vice-principal exĂ©cutif Ă McGill.On redoute aussi que les Ă©tudiants des cycles supĂ©rieurs, tout droit venus de McGill avec des diplĂŽmes fort avantageux, ne soient en rĂ©alitĂ© pas aussi forts que leur diplĂŽme de premier cycle le laisse supposer.Cette crainte est soulevĂ©e alors que lâuniversitĂ© Harvard, mise sur la sellette lâĂ©tĂ© dernier par le Boston Globe quant Ă la valeur des diplĂŽmes quelle dĂ©cerne, rĂ©flĂ©chit actuellement Ă la possibilitĂ© de faire de la note B une moyenne officiellement recommandĂ©e.Avec une distribution de A et de A- devenue presque gĂȘnante â plus de 50 % des Ă©tudiants de Harvard finissent leurs cours avec ces notes â et une prolifĂ©ration de mentions honorifiques â lâan dernier, 91 % des Ă©tudiants ont vu leur diplĂŽme agrĂ©mentĂ© de lâune de ces mentions honorant leurs bons rĂ©sultats â, la valeur du passage Ă Harvard est sĂ©rieusement remise en question.«Câest quelque chose qui nous inquiĂšte, et beaucoup, note Luc Vinet, de McGill.De la mĂȘme façon quâun employeur pourrait remettre en question la ivleur du diplĂŽme qu'il a sous les veux, nous le faisons maintenant avec les etudiants [qui arrivent de Harvard et] qui s'inscrivent chez nous aux cycles supĂ©rieurs.Ăa dĂ©lient difficile de determiner la qualitĂ© des etudiants.» De la mĂȘme maniĂšre, lâembauche de professeurs tout droit venus de Harvard ou des Etats-Unis en gĂ©nĂ©ral requiert une prudence additionnelle lorsqu'il est question d'Ă©valuation, «la tradition dans lâĂ©valuation est diffĂ©rente, ajoute Luc Vinet.Alors que chez nous, les rruhirs de notation sont soumis Ă un processus trĂšs severe, ces profs arrivent avec une tendance naturelle Ă notera la Imusse.H faut les infirmer lorsqu 'on les engage parce que ça peut devenir une difficultĂ©.> LâavĂšnement des contrats de performance et leurs exigences en matiĂšre de diplomation ne pourraient ils ixis inciter les professeurs dâuni versitĂ© Ă rĂ©compenser des Ă©tudiants de- maniĂšre exagĂ©rĂ©e?«les contrats de performance soulĂšvent une grande contradiction, note Ă ex* sujet 1 uc Vinet.4 trop pousser pour assurer la diplomation.on crĂ©e une pression pour augmenter les notes», ajoute-t-il, prĂ©cisait que ce n'est pas le cas de McGill.«On ne fait absolument pas de pression sur les profs pour qu'ils amĂ©liorent leurs notes», renchĂ©rit Claire McNicoll, vice-rectrice Ă renseignement de premier cycle et Ă la formation continue Ă lâUniversitĂ© de MontrĂ©al, qui ne voit d'ailleurs pas d;ms lâhistoire de Harvard dâincidence possible dans son Ă©tablissement, «les professeurs ne sont absolument pas sensibles Ă cette pression, qui a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e Ă l'Ă©poque des contrats de perfiirrnan ce, et câest tant mieux.» ,*.*« *.*Ms JB ' Consentement sexuel Les libĂ©raux battent le projet allianciste HĂLĂNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU DâOTTAWA Le projet allianciste de relever de 14 ans à «au moins 16 ans» lâĂąge du consentement sexuel a Ă©tĂ© dĂ©fait hier soir, les dĂ©putĂ©s libĂ©raux ayant votĂ© contre.Mais le gouvernement ne sâoppose pas pour autant Ă lâidĂ©e, promettant mĂȘme de dĂ©poser trĂšs bientĂŽt un projet de loi sur la protection des enfants.«Câest certain que nous voulons en faire plus», a dit le ministre de la Justice, Martin Cauchon, «[notamment] regarder les articles dĂ©jĂ existants du Code criminel pour voir si on peut [les] resserrer pour offrir une meilleure protection aux enfants de notre pays mais Ă©galement [aborder] la question de lâĂąge du consentement [.] qui a Ă©tĂ© soulevĂ©e par bien des gens Ă travers le Canada.» «On va essayer dâaller de lâavant rapidement», a ajoutĂ© le ministre.Selon le Code criminel, un adulte peut avoir des relations sexuelles avec un enfant dâau moins 14 ans sans que cela constitue un dĂ©tournement de mineur dans la mesure oĂč il nâoccupe pas une position d'autoritĂ© (professeur, instructeur, etc.) par rapport Ă cet enfant.LâAlliance canadienne voudrait relever cet Ăąge plancher à «au moins 16 ans».Le gouvernement fĂ©dĂ©ral travaille actuellement avec les provinces pour en arriver Ă un consensus sur la question, le Manitoba demandant par exemple un rehaussement Ă 18 ans et le QuĂ©bec prĂŽnant le statut quo.Le vote nĂ©gatif des libĂ©raux hier Ă la Chambre des communes ne devrait donc pas ĂȘtre lu comme une fin de non-recevoir dans ce dossier.M Cauchon a dâailleurs fait valoir que câest Ă son initiative que le sujet avait Ă©tĂ© mis Ă lâordre du jour des ministres de la Justice du pays.EN BREF Dumont rencontrera Clark (Le Devoir) â Le chef de lâAction dĂ©mocratique du QuĂ©bec, Mario Dumont, rencontrera aujourdâhui Ă Ottawa le chef du Parti conservateur, Joe Clark, afin de discuter notamment du dĂ©sĂ©quilibre fiscal.Câest Ă la suite de lâappel de M.Clark au chef adĂ©quiste pour le fĂ©liciter de la victoire dans la circonscription de Saguenay qu'un rendez-vous a Ă©tĂ© convenu entre les deux hommes.Mario Dumont profitera de son passage dans la grande rĂ©gion dâOttawa pour participer Ă un cocktail de financement de son parti.3 JOURS SEULEMENT Les jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 avril wnĂŻerd.Le rabais de 10 % sur tout achat DE 100 $ ET PLUS EST DE RETOUR ! 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