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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-04-24, Collections de BAnQ.

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AFGHANISTAN FunĂ©railles et retrouvailles Ă©mouvantes pour les Canadiens Page A 2 * / FRANCOFOLIES Henri Salvador est de retour au QuĂ©bec Page B 8 \\ w w .led e \ o i r .c o ni ?LE DEVOIR PERSPECTIVES France: l’extrĂȘme droite, arbitre du jeu Christian Rio u x Paris — À peine remis de l’électrochoc du premier tour de l’élection prĂ©sidentielle, les Ă©tats-majors politiques français prĂ©parent dĂ©jĂ  les lĂ©gislatives qui se dĂ©rouleront les 9 et 16 juin prochains.Tout se passe donc comme si, Ă  quelques dĂ©tails prĂšs, l’élection prĂ©sidentielle Ă©tait terminĂ©e et la victoire de Jacques Chirac acquise, le 5 mai prochain.Mais cette victoire n’aura de sens que si la droite remporte les lĂ©gislatives.Ce qui est loin d’ĂȘtre assurĂ©.Dans les quartiers gĂ©nĂ©raux des principaux partis politiques, on voit venir avec inquiĂ©tude cette Ă©chĂ©ance qui sera en quelque sorte plus dĂ©terminante que le second tour de la prĂ©sidentielle pour savoir qui dirigera vĂ©ritablement le pays.Surtout que les apparences sont trompeuses.MalgrĂ© l’échec de lionel Jospin, l’ensemble de la droite a en effet perdu, dimanche, plus de voix (environ quatre millions) que la gauche (environ 1,5 million) par rapport Ă  1995.VoilĂ  pourquoi, dans le camp de Jacques Chirac, on accĂ©lĂšre les prĂ©paratifs pour la crĂ©ation d’un grand parti rassemblant toutes les formations de droite (malgrĂ© l’opposition des centristes de l’UDF et de son leader, François Bayrou).Le scĂ©nario semble ĂȘtre le suivant: Jacques Chirac fera campagne sur le thĂšme d’un grand rassemblement rĂ©publicain contre le Front national.Il doit absolument mobiliser largement pour cette Ă©lection car un fort taux d’abstention lui enlĂšverait une lĂ©gitimitĂ© qui n’est dĂ©jĂ  pas trĂšs forte.SitĂŽt Ă©lu, il nommera un premier ministre qui formera un gouvernement et dĂ©clenchera aussitĂŽt les lĂ©gislatives.DĂ©jĂ , les porte-parole de la droite ont dĂ©clarĂ© qu’il faut en finir avec la cohabitation.«Donnez une majoritĂ© au prĂ©sident», lance Nicolas Sarkozi, prĂ©tendant au poste de premier ministre.Une nouvelle cohabitation serait un «cataclysme», dit l’ancien chef du gouvernement, Alain JuppĂ©.la cohabitation est accusĂ©e d’avoir brouillĂ© les distinctions entre la gauche et la droite, repoussant ainsi les Ă©lecteurs vers les extrĂȘmes.Mais la droite cache mal son inquiĂ©tude de devoir affronter, dans les 566 circonscriptions françaises, des candidats du Front national ragaillardis par le succĂšs de Jean-Marie Le Pen.Cela pourrait donner lieu Ă  de nombreuses «triangulaires» au second tour, le candidat du Front national se maintenant entre celui de la droite et celui de la gauche.Chaque fois qu’une telle situation s’est produite en France, elle a toujours favorisĂ© l’élection des candidats de gauche.La carte politique issue des prĂ©sidentielles rĂ©vĂšle un paysage morcelĂ© qui pourrait cacher de nouvelles surprises.Aux Ă©lections lĂ©gislatives de 1997, les candidats du Front national ne s’étaient maintenus au second tour que dans 76 circonscriptions.La gauche avait alors fait Ă©lire une majoritĂ© de dĂ©putĂ©s.Cinq ans plus tard, les spĂ©cialistes estiment que le Front national pourrait se maintenir dans 319 circonscriptions.Certes, le portrait issu des urnes dessine une France bel et bien de droite.Le quotidien Le Monde se hasarde, en additionnant les voix par rĂ©gion, Ă  prĂ©dire 302 siĂšges Ă  droite (contre 258 actuellement) et 254 Ă  gauche (contre 319 actuellement).VOIR PAGE A 10: FRANCE Lire aussi en page A 7: Š DĂ©bat: Chirac dit non Ă  Le Pen Š Les socialistes tirent les leçons sans se dĂ©chirer Vers un repartage des actes mĂ©dicaux La table est mise pour un nouveau partage des actes professionnels en santĂ©.AprĂšs des annĂ©es de refus, les mĂ©decins disent oui au transfert d’actes mĂ©dicaux aux infirmiĂšres et Ă  divers techniciens de la santĂ©.Pour le prĂ©sident du CollĂšge des mĂ©decins, le Dr Yves Lamontagne, le temps est venu pour sa corporation d’entrer dans le troisiĂšme millĂ©naire.Si QuĂ©bec donne son aval aux amendements proposĂ©s Ă  la Loi mĂ©dicale, les mĂ©decins conserveraient la mainmise sur le diagnostic et le traitement, mais de nouvelles tĂąches seraient confiĂ©es aux autres professionnels de la santĂ©.Š À lire en page A 3 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 4 Avis publics.B 5 CarriĂšres.A 6 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial.A 8 en IdĂ©es.A 9 Le monde.A 7 Les sports.B 6 Mots croisĂ©s.B 5 Nature.B 5 TĂ©lĂ©vision.B 7 MĂ©tĂ©o.B 6 Plus de pouvoir aux citoyens QuĂ©bec veut faire adopter d’ici les Ă©lections le projet de RenĂ© LĂ©vesque sur les rĂ©fĂ©rendums d'initiative populaire KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Parti quĂ©bĂ©cois s'apprĂȘte Ă  donner aux citoyens, d’ici les prochaines Ă©lections gĂ©nĂ©rales, le pouvoir d’enclencher la tenue d'un rĂ©fĂ©rendum sur un sujet d’intĂ©rĂȘt public.QuĂ©bec-compte en effet instaurer un processus d’initiative populaire inspirĂ© par le projet de RenĂ© LĂ©vesque vi- sant Ă  stimuler la participation du peuple Ă  l’exercice dĂ©mocratique, projet que l’Action dĂ©mocratique a tentĂ© de ressusciter il y a deux ans.I.e ministre de la RĂ©forme des institutions dĂ©nKxra-tiques, Jean-Pierre Charbonneau, a confirmĂ© au Devoir son intention de «bouger plus vite sur ce dossier que sur d'autres questions» comme la rĂ©forme du mode de scrutin, qui ne pourra ĂȘtre mise en place pour les prochaines Ă©lections.«On peut penser qu 'un projet de Un qui introduirait l'initiative populaire pourrait ĂȘtre prĂ©sentĂ© et adopte amnt les prochaine Ă©lections gĂ©nĂ©rales, a indiquĂ© M.Charbonneau.C'est un changement qui va dans le sens de la Loi sur la consultation populaire.Ça pourrait permettre aux citoyens de sentir qu 'ils nmt avoir, dans Us annĂ©es qui viennent, un meilleur pouvoir dans le processus de changements et Ăźle dĂ©cisions de la sociĂ©tĂ©.» VOIR PAGE A 10: CITOYENS La flamme se rallume JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le capitaine du Canadien, Saku Koivu, lĂšve les bras aprĂšs le but de Yannick Perreault marquĂ© au cours de la premiĂšre pĂ©riode du match disputĂ© hier soir contre les Bruins de Boston.Le Tricolore jouait son premier match Ă©liminatoire Ă  MontrĂ©al aprĂšs une absence de quatre ans dans les sĂ©ries.La fiĂšvre des sĂ©ries s’empare des MontrĂ©alais PĂ©dophilie au sein de l’Église Jean-Paul II dĂ©crĂšte la tolĂ©rance zĂ©ro Le pape s'est dit «profondĂ©ment peiné» par la crise qui secoue l’Eglise catholique amĂ©ricaine D'APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION CitĂ© du Vatican —Jean-Paul II a tranchĂ© hiçr sur le problĂšme de la pĂ©dophilie- au sein de l’Eglise en dĂ©crĂ©tant la tolĂ©rance zĂ©ro Ă  l'encontre des violences sexuelles et en affirmant qu’il n’y a pas de place- pour les prĂȘtres pĂ©dophiles dans la vie religieuse.Le pape s’adressait aux cardinaux et aux responsables de la confĂ©rence des Ă©vĂȘques des États-Unis, convoquĂ©s au Vatican Ă  la suite de la crise provoquĂ©e par les scandales des ecclĂ©siastiques pĂ©dophiles, qui ont commis non seulement des crimes, selon la loi civile, mais aussi «d’épouvantables pĂ©chĂ©s aux yeux de Dim».I^t majoritĂ© des cardinaux et des Ă©vĂȘques, ainsi que l’opinion publique, demandaient davantage de fermetĂ© Ă  l’endroit des coupables, selon la formule «une seule faute et vous ĂȘtes dehors».Le pape s’est dit d'accord: «Ixs gens ont besoin de savoir qu 'il n y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour ceux qui pourraient faire du mat aux jeunes», a-t-il dĂ©clarĂ©.Cette affirmation a partagĂ© les prĂ©lats.Certains l’ont considĂ©rĂ©e comme l’annonce d’une tolĂ©rance zĂ©ro, mais d’autres, comme le cardinal Antony Bevi-lacqua, ont jugĂ© qu’elle avait besoin d’ĂȘtre «étudiĂ©e».«Elle doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e», ont Ă©galement commentĂ© le cardinal de Chicago, Francis E.George, et le prĂ©sident de la confĂ©rence Ă©piscopale, M" Wilton Gregory, lors d’un point de presse au collĂšge amĂ©ricain Ă  Rome.I>e pape a expliquĂ© les erreurs commises par certains prĂ©lats amĂ©ricains «par une mauvaise cmnaissan-ce de la nature du problĂšme et Ă  cause, parfois, des conseils d’experts mĂ©dicaux qui les cardinal de Chicago, Francis E.George, et le prĂ©sident de la confĂ©rence Ă©piscopale amĂ©ricaine, M"' Wilton Gregory, Ă  Rome hier.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR La derniĂšre fois qu’ils avaient pu crier «Go Habs Go!», c’était en mai 1998, alors ils n’allaient pas se gĂȘner.Les amateurs de hockey ont fait sentir leur prĂ©sence dĂšs la sĂ©ance d’échauffement d'hier soir au Centre Mol-son.Pour informer leur Ă©quipe qu’ils Ă©taient derriĂšre elle.Pour avertir les Bruins qu’ils Ă©taient contre eux Pour l’occasion, quelque 15 000 serviettes aux couleurs du Tricolore avaient Ă©tĂ© distribuĂ©es dans la foule.En plus de s'Ă©poumoner, la foule pouvait ainsi agiter le «Canadien».Un bruit d'enfer entourait la patinoire.Quelques heures avant le troisiĂšme match de la sĂ©rie entre les Canadiens et les Bruins, les abords du Centre Molson exhalaient dĂ©jĂ  un parfum bien spĂ©cial.Pour une fois, les spectateurs qui se pointaient n'allaient pas assister Ă  un spectacle rock mais bien Ă  un match de hockey.Ça et li des individus artxjraient fiĂšrement les couleurs de leur Ă©quipe favorite.Les revendeurs, eux savouraient pleinement le moment Signe que la passion est revenue chez les amateurs, les chandails du Canadien se comptaient par dizaines.On pouvait y voir les noms d’anciens porte-couleurs des Canadiens, comme Maurice Richard et Guy lafleur, et des nouvelles vedettes du club, comme JosĂ© ThĂ©odore et Saku Koivu.Il y a un an, ces chandails Ă©taient soigneusement rangĂ©s dans les placards en attendant des jours meilleurs.«Je suis un fan Ă  100 %; j’ai quatre siĂšges de l’ancien forum chez moi», raconte Bill Rubin, un chandail du Canadien collĂ© au corps et une casquette sur laquelle est fixĂ©e une main aux couleurs des Bruins de Boston faisant un petit doigt d’honneur.«Je crois que les Habs vont gagner la coupe Stanley.Je ne serais pas un vrai fan si je pensais le contraire.» Un peu plus loin, aux abords du Centre Molson, StĂ©phane Antinozzi explique qu’il Ă©tait un amateur des Nordiques.Et maintenant?Il porte une tuque et un chandail du Canadien.Comme quoi les temps changent «Je ne pense pas qu'ils vont gagner la coupe, mais une bonne sĂ©rie contre les Bruins, c’est assez Ă  mes yeux » Brian Maguire et sa copine ont fait le voyage depuis QuĂ©bec pour venir voir jouer le Canadien hier soir.«Il faut ĂȘtre positif mĂȘme si on a de bonnes Ă©quipes Ă  battre, souligne Brian Maguire.Ce qui m’impressionne, c’est qu'ils ont eu beaucoup de problĂšmes — des blessures — mais c’est une Ă©quipe qui a du cƓur.» VOIR PAGE A 10: FIÈVRE VOIR PAGE A 10: JEAN-PAUL II LE MONDE Chili, Argentine, BrĂ©sil, Vietnam, Cambodge: Henry Kissinger, un homme traquĂ© par les juges Page A 7 V v t LE I) K V 0 I K .LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A 2 LES ACTUALITES- DĂ©putation pĂ©quiste Gilles Baril n’a pas l’intention de se reprĂ©senter.Pas tout de suite ! Gilles LabbĂ© ne laissera pas son comtĂ© Ă  David Levine MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC C'' illes Baril ne sera pas candidat aux prochaines J Ă©lections gĂ©nĂ©rales.I>e dĂ©putĂ© de Berthier et ancien superministre de Bernard Landry ne trace pas une ligne dĂ©finitive sur la politique mais compte prendre du recul, faire un «pas de cĂŽté», avant d’y revenir peut-ĂȘtre un jour, mais pas avant d’avoir explorĂ© d’autres avenues professionnelles.«Je termine mon mandat de dĂ©putĂ© de Berthier, a-t-il indiquĂ© lors d’un bref point de presse./c vais consacrer beaucoup de temps Ă  mes concitoyens pour rĂ©gler certains dossiers avant les prochaines Ă©lections.Je vais quitter la politique par la suite.» MalgrĂ© les pressions exercĂ©es par l’exĂ©cutif pĂ©quiste de Berthier afin qu’il se prĂ©sente a nouveau n comme candidat du FQ aux Ă©lections, M.Baril a expliquĂ© au Devoir qu’il avait besoin de prendre du recul face Ă  la vie politique, de «faire une vraie pause et un pas de cĂŽté».C’est ce qu’il a aussi dit en privĂ© au premier ministre Imidry en faisant valoir sa volontĂ© d’explorer de nouvelles occasions de carriĂšre.Gilles Baril ^on dĂ©part de Berthier, une circonscription libĂ©rale de 1981 Ă  1994, reprĂ©sente un des nombreux casse-tĂȘtes de M.Landry en ce moment.En outre, le premier ministre est toujours en quĂȘte d’une circonscription pour le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la SantĂ©, David Levine.Hier, Gilles [.abbĂ©, dĂ©putĂ© de Masson, une circonscription qui a votĂ© OUI Ă  71 % en 1995, a expliquĂ© que ce ne saurait ĂȘtre chez lui, malgrĂ© cer-David U-vine taines rumeurs.«Je serai lĂ  jusqu’à la fin.Il n 'est pas question de partir avant la fin du mandat», a-t-il affirmĂ© pour rassurer ses Ă©lecteurs.Il prendra une dĂ©cision au cours de l’étĂ© au sujet de son avenir en [xditique provinciale, lui qui a Ă©tĂ© maire et prĂ©fet de MRC auparavant AprĂšs avoir jonglĂ© avec les circonscriptions de Va-chon, pas trĂšs sĂ»re pour le PQ, et de Marie-Victorin, oĂč la dĂ©putĂ©e CĂ©cile Vermette compte poursuivre sa carriĂšre, le PQ songerait Ă©galement au fief de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, L’Assomption, circonscription souverainiste Ă  63 %, pour David Levine.Le dĂ©putĂ© actuel, Jean-Claude Saint-AndrĂ©, y dis-.pose d’une majoritĂ© de 10 000 voix et compte bien rester en selle le 26 mai, lors de l’investiture.En outre, M.D-vine est le troisiĂšme candidat qui s’intĂ©-resse Ă  L’Assomption aprĂšs le dĂ©putĂ© Saint-AndrĂ© et un jeune avocat, Philippe laurin, qui jouit d’appuis Ă  l’exĂ©cutif national.Mais avant Berthier, Masson et L’Assomption, c’est Joliette qui fera l’objet d’une investiture pĂ©quiste le 22 mai en vue de la prochaine Ă©lection complĂ©mentaire.Le dĂ©putĂ© bloquiste Pierre Paquette rĂ©pĂšte qu’il compte terminer son mandat Ă  Ottawa, mais les pressions en provenance du PQ pour qu’il vienne en renfort au QuĂ©bec s’accentuent de jour en jour.Dans cette circonscription qui promet dĂ©jĂ  une chaude lutte, certains membres de l’ADQ local espĂ©raient convaincre Charles Chevrette, le fils de l’ancien ministre Guy Chevrette et ancien attachĂ© politique de Lucien Bouchard, de faire le saut avec Mario Dumont.Mais M.Chevrette prĂ©fĂ©rerait rester Ă  l’écart de la politique active.De son cĂŽtĂ©, malgrĂ© tout le brouhaha causĂ© par l’ADQ sur la nouvelle donne Ă©lectorale, le chef libĂ©ral Jean Charest s’est dit fier d’accueillir deux nouvelles dĂ©putĂ©es Ă  l’AssemblĂ©e nationale: Lise ThĂ©riault, d’Anjou, et Anna Mancuso, de Viger.M.Charest a indiquĂ© que son parti avait amĂ©liorĂ© son score dans les trois circonscriptions en jeu le 15 avril.U' chef du PLQ a soulignĂ© que son parti demeure «la seule alternative possible» au gouvernement du Parti quĂ©bĂ©cois.11 pense que le ministre Levine doit ĂȘtre candidat lors des prochaines Ă©lections complts mentaires qui porteront toutefois Ă  12, soit prĂšs de 10 %, le nombre de circonscriptions en jeu depuis les l Ă©lections gĂ©nĂ©rales de 1998.Bavure militaire en .Afghanistan FunĂ©railles et retrouvailles Ă©mouvantes Le Canada coprĂ©sidera la commission d'enquĂȘte amĂ©ricaine -V t> * W m > M Shannon derniĂšre REUTERS Riley a accueilli son fiancĂ©, Norman Link, l’un des six militaires blessĂ©s la semaine en Afghanistan.Les soldats sont rentrĂ©s au pays hier.Pendant que se dĂ©roulaient Ă  Toronto les funĂ©railles du capitaine .Ainsworth Dyer, l’un des quatre soldats tuĂ©s la semaine derniĂšre en Afghanistan, et que revenaient au pays six des militaires blessĂ©s lors de l’incident, les États-Unis ont dĂ©cidĂ© d’ouvrir toute grande la porte aux Canadiens afin de permettre Ă  l’un des leurs de coprĂ©sider la commission chargĂ©e de l’enquĂȘte.D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Dans un geste sans prĂ©cĂ©dent, les AmĂ©ricains ont invitĂ© un Canadien Ă  coprĂ©sider l’enquĂȘte amĂ©ricaine sur l’accident qui a fait quatre victimes parmi les soldats canadiens en poste en Afghanistan, a annoncĂ© hier le ministre de la DĂ©fense, Art Eggleton.Le brigadier gĂ©nĂ©ral Marc Dumais, qui devait siĂ©ger Ă  titre de membre de la commission amĂ©ricaine, coprĂ©sidera finalement l’enquĂȘte et disposera d’une grande latitude pour agir et interroger les tĂ©moins qu’il souhaiterait entendre.«Cela veut dire qu’il aura toute l'autoritĂ© voulue pour poser des questions et participer Ă  tous les aspects [de l’enquĂȘte], en plus d’émettre des recommandations», a expliquĂ© le ministre Eggleton Ă  sa sortie de la rĂ©union du conseil des ministres.Le principal intĂ©ressĂ© a indiquĂ© qu’il aurait accĂšs au pilote Ă  l’origine de la tragĂ©die pour pouvoir l’interroger, si un tel tĂ©moignage Ă©tait nĂ©cessaire.Il sera appuyĂ© de trois spĂ©cialistes des Forces armĂ©es.Par contre, il ne pourra plus siĂ©ger Ă  la commission canadienne, demeurant seulement un conseiller spĂ©cial.Cette annonce vient rassurer les partis d’opposition et faire taire les nombreuses critiques de ceux qui doutaient de l’efficacitĂ© de la commission d’enquĂȘte canadienne Ă  faire la lumiĂšre sur l’évĂ©nement si les tĂ©moins clĂ©s demeuraient inaccessibles.Pour le prĂ©sident de l’enquĂȘte canadienne, le gĂ©nĂ©ral Ă  la retraite Maurice Baril, l’invitation des AmĂ©ricains dĂ©montre combien ils sont dĂ©terminĂ©s Ă  faire la lumiĂšre sur les circonstances de l’accident FunĂ©railles Des centaines de personnes se sont rassemblĂ©es hier dans une Ă©glise mormone du centre-ville de Toronto pour faire leurs adieux au jeune capitaine originaire de MontrĂ©al, Ainsworth Dyer, l’un des quatre soldats canadiens tuĂ©s la semaine derniĂšre.Ceux et celles qui ont pris la parole au cours de la cĂ©rĂ©monie ont dĂ©crit un fils aimant, un soldat courageux et un homme religieux, qui vivait sa vie dans l’honneur et l’intĂ©gritĂ©.«Ainsworth Ă©tait la personne la plus gĂ©nĂ©reuse et compatissante que j’aie connue», a dĂ©clarĂ© sa sƓur, Carolyn, ĂągĂ©e de 23 ans.Le militaire de 25 ans a Ă©tĂ© inhumĂ© avec tous les honneurs militaires, en prĂ©sence de proches, de collĂšgues de son rĂ©giment, de nombreux dignitaires, et mĂȘme de purs Ă©trangers simplement dĂ©sireux de lui prĂ©senter leurs respects.Les funĂ©railles du sergent Marc LĂ©ger, de Lancaster, en Ontario, du, soldat Richard Green, de Mill’s Cove, en Nouvelle-Ecosse, et du sgldat Nathan Smith, de Tatamagouche, en Nouvelle-Ecosse, auront lieu cette semaine dans leurs Mlles natales respectives.Pendant ce temps, six des huit soldats blessĂ©s dans l’accident sont arrivĂ©s Ă  Edmonton, en provenance d’Allemagne.Les soldats blessĂ©s ont Ă©tĂ© accueillis par leur famille mais ont refusĂ© de s’adresser aux reprĂ©sentants des mĂ©dias qui Ă©taient prĂ©sents Ă  l’aĂ©roport international d’Edmonton.«Les soldats et leur famille ont besoin de temps.Ils dĂ©cideront par eux-mĂȘmes Ă  quel moment ils seront prĂȘts Ă  parler aux Canadiens Ă  propos de l’expĂ©rience qu’ils ont vĂ©cue et des Ă©motions ressenties alors», a indiquĂ© le colonel Stuart Beare.Copps veut protĂ©ger les Ă©difices historiques (PC) — La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, souhaite qu’une nouvelle entente de financement, qui doit ĂȘtre nĂ©gociĂ©e entre le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les municipalitĂ©s, serve entre autres Ă  protĂ©ger les Ă©difices historiques par des crĂ©dits d’impĂŽt aux entreprises.«H faut encourager l'investissement du secteur privĂ© dans le patrimoine parce qu’au Canada, on a perdu 21 % de notre patrimoine depuis 30 ans», a soulignĂ© la ministre hier Ă  son entrĂ©e Ă  la rĂ©union hebdomadaire du conseil des ministres.«Il faut travailler avec les villes et EN BREF les villages pou r s’assurer que ce ne sont pas seulement les gouvernements qui investissent dans le patrimoine mais qu’on a aussi des investissements du secteur privĂ©.» Une table ronde sera organisĂ©e au cours des prochains jours «avec des maires de partout au pays» pour discuter des dĂ©tails d’un tel programme, a-t-elle ajoutĂ©.Hausse de la valeur des terres agricoles (PC) — Pour une 15' annĂ©e consĂ©cutive, la valeur des terres agricoles du QuĂ©bec a enregistrĂ© une Les enfants de 1 ombre tu Survivan tt ‱P P'efre Vves BoUy 1,1 ries autr< s .% mĂ iĂ©cÉ Andr«- m Trois rĂ©cits, trois raisons de croire en l'espoir, par AndrĂ©e Ruffo y D E S J A R D , N s ou QuĂ©bec le explique aux enfants I Marie-Claude Grau a» i nous aide Ă  y voir Lispom i I plus clair dans les heures sombres i /Le grand retour de Jacques Languirand au théùtre LE PETIT y?, * f Les mei meilleurs mots des plus (pas) fins esprits par Robert BOB Brisebois Stankg www stanke.com i 31 ” hausse.Selon l’étude menĂ©e tous les six mois par Financement agricole Canada (FAC), le QuĂ©bec se prĂ©sente en champion toutes catĂ©gories avec une hausse de 5 % au cours des six premiers mois de 2001.La tendance Ă  la hausse enregistrĂ©e depuis 15 ans s’est poursuivie lors du dernier processus dĂ©valuation du FAC, rĂ©alisĂ© entre le 1" juillet 2001 ej le 1" janvier 2002.Au cours de cette pĂ©riode, c’est encore le QuĂ©bec qui a connu la plus forte progression avec une augmentation de 4,8 %.La province qui talonne le plus le QuĂ©bec Ă  ce chapitre est l’Ontario.La valeur des terres agricoles ontariennes a connu une poussĂ©e de 3,1 % au cours des six derniers mois de 2001.V 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A LE DEVOIR ACTUALITES \MM Une brĂšche dans la chasse gardĂ©e des mĂ©decins InfirmiĂšres et autres professionnels pourront poser davantage d’actes mĂ©dicaux si QuĂ©bec donne suite aux suggestions de l’Ordre des mĂ©decins La table est mise pour un grand repartage des actes professionnels dans le domaine de la santĂ©.Les mĂ©decins acquiescent au transfert complet d'une panoplie d’actes Ă  leurs collĂšgues infirmiĂšres, techniciens et inhalothĂ©rapeutes.Reste Ă  QuĂ©bec de concrĂ©tiser par une loi le pas que vient de franchir la corporation mĂ©dicale.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR S* il n’en tient qu’au CollĂšge des mĂ©decins, des actes autrefois rĂ©servĂ©s exclusivement aux disciples d’Esculape seront trĂšs bientĂŽt transfĂ©rĂ©s dans le champ d'exercice des infirmiĂšres, des inhalothĂ©rapeutes et de divers techniciens du domaine de la santĂ©.Des amendements prĂ©sentĂ©s rĂ©cemment Ă  l'Office des professions du QuĂ©bec par la corporation des mĂ©decins prĂ©voient en effet le transfert de toute une panoplie d’actes mĂ©dicaux Ă  d’autres professionnels de la santĂ©.Hier, le prĂ©sident du CollĂšge des mĂ©decins, le Dr Yves Lamontagne, a fait valoir qu’il Ă©tait temps que sa corporation entre dans le troisiĂšme millĂ©naire et que les patients bĂ©nĂ©ficient de l'expertise acquise au fil des annĂ©es par de nombreux autres professionnels de la santĂ©.«Les patients mentent que nous travaillions tous ensemble Ă  leur bien-ĂȘtre plutĂŽt que de les traiter en piĂšces dĂ©tachĂ©es», a-t-il insistĂ©.PĂ©nurie de mĂ©decins oblige, la corporation mĂ©dicale juge qu'il est temps de reserver l'expertise des mĂ©decins aux tĂąches qu’eux seuls peuvent rĂ©aliser.»On ne propose pas ce projet pour rĂ©pondre Ă  la pĂ©nurie car ce ne serait pas suffisant pour la rĂ©gler, dit-il.Mais c'est sĂ»r que fa accroĂźtra la disponibilitĂ© mĂ©dicale.» Nul besoin d'autorisation Le projet d’amendements Ă  la Loi mĂ©dicale et Ă  la Loi sur les services de santĂ© et les services sociaux prĂ©voit notamment le transfert complet de tĂąches importantes aux infirmiĂšres spĂ©cialisĂ©es, notamment en nĂ©onatalogie, en soins intensifs et en hĂ©modialyse.Dans tous ces champs de pratique, plusieurs infirmiĂšres ont acquis une expertise telle, assure le Dr lamontagne, qu'il est logique quelles puissent poser certains actes sans l’autorisation prĂ©alable du mĂ©decin.‱En rĂ©gion, des infirmiĂšres sont dĂ©jĂ  premiĂšres assistantes en chirurgie, faute de mĂ©decins, alors que selon la loi, ce rĂŽle devait ĂȘtre assumĂ© par un mĂ©decin.Ces changements auront en plus le mĂ©rite de rendre lĂ©gales certaines situations actuelles», a-t-il ajoutĂ©.Encore aujourd'hui, mĂȘme si les vaccins sont massivement donnĂ©s par les infirmiĂšres, le CollĂšge des mĂ©decins doit, Ă  l’arrivĂ©e de chaque nouveau vaccin sur le marchĂ©, dĂ©lĂ©guer formellement aux infirmiĂšres, par voie de rĂ©solution, le droit de donner ce vaccin.-Il faut que cette bureaucratie cesse», dit le prĂ©sident du CollĂšge dt^s mĂ©decins.MĂȘme si les mĂ©decins conserveront la mainmise sur le -noyau dur» des tĂąches mĂ©dicales, notamment le diagnostic et le traitement, des infirmiĂšres pourraient notamment effectuer des ponctions lombaires ou des ajustements Ă  la posologie de certains mĂ©dicaments.les transferts envisagĂ©s d’actes mĂ©dicaux touchent aussi les inhalothĂ©rapeutes, qui auront plus de latitude pour traiter les malades pulmonaires chroniques, ainsi que les techniciens en radiologie, qui pourront effectuer eux-mĂȘmes les lavements barytĂ©s jusqu’ici rĂ©alisĂ©s par des mĂ©decins.Tous ces transferts d’actes auront un impact direct sur l’imputabilitĂ© des infirmiĂšres et des techniciens qui en hĂ©riteront, de mĂȘme que sur leurs primes d’assurances professionnelles, la responsabilitĂ© et le contrĂŽle de la qualitĂ© de ces actes relĂšveront dĂ©sormais de leurs ordres respectifs, qui devront s’assurer que leurs membres soient dĂ»ment formĂ©s pour poser ces nouveaux actes.Le CollĂšge des mĂ©decins entend d’ailleurs participer de prĂšs Ă  la crĂ©ation de programmes de formation sur ces actes mĂ©dicaux.EN BREF UĂ©cole Ă  l’heure des quilles (Le Devoir) — Le gouvernement Landry a dĂ©cidĂ© d’ajouter les quilles Ă  la liste des disciplines pratiquĂ©es dans le cadre des programmes sport-Ă©tudes, a rĂ©vĂ©lĂ© TQS hier.Une expĂ©rience-pilote menĂ©e Ă  la polyvalente de LĂ©vis depuis prĂšs de deux ans a convaincu QuĂ©bec d’offrir, dĂšs septembre prochain, le programme dans trois Ă©tablissements, notamment Ă  l’école Lester B.Pearson, Ă  MontrĂ©al.La nouvelle enchante Hubert Houle, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des quilles du QuĂ©bec, qui croit que le Canada pourra ainsi augmenter ses chances de dĂ©crocher des mĂ©dailles d’or lors des Jeux olympiques de 2008, en Chine.Mais le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration du sport Ă©tudiant, Jacques Loiselle, ne partage pas cet enthousias- me: «Pour nous, c’est une activitĂ© rĂ©crĂ©ative, qui a sa place, mais on ne voit pas la nĂ©cessitĂ© d’en faire le dĂ©veloppement de l’excellence», a-t-il indiquĂ©.Cinq millions aux familles d’accueil (PC) — Les 6000 familles d’accueil du QuĂ©bec toucheront cinq millions de plus par annĂ©e, soit environ 500 $ additionnels par enfant qu’elles gardent.Le gouvernement porte ainsi de 103 Ă  108 millions le budget annuel consacrĂ© Ă  ce secteur.Les sommes versĂ©es aux familles servent Ă  l’hĂ©bergement des jeunes, Ă  l’achat de vĂȘtements et au financement de leurs loisirs.Les 6000 familles accueillent environ 10 000 jeunes, certaines en acceptant plus qu’un.Salon international du livre DE OUÉtfEC - X ‱ ^ Sous la prĂ©sidence d honneur de ClĂ©mence OesRochers 24 DU 28 AVRIL 2002 CENTRE DES CONGRÈS OE QUÉBEC www.sfty.crg V/A* Ă«l'cfĂŻĂ©bec YlAfaiM «‹.«& QuĂ©bec 1 EBSBfl Tfi LAVAL Radio-Canada Venez rencontrer Alexandre Jardin auteur de Mademoiselle LibertĂ© chez Gallimard À MONTRÉAL: le jeudi 25 avril de 17 h Ă  18 h LIBRAIRIE ARCHAMBAULT, 500, rue Sainte-Catherine Est À QUÉBEC: le samedi 27 avril de 15 h Ă  16 h le dimanche 28 avril de 14 h Ă  15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE Pierre Michon auteur de Vies minuscules chez Folio et de plusieurs titres chez Verdier le jeudi 25 avril de 18 h 30 Ă  19 h 30 le vendredi 26 avril de16hĂ 17h le samedi 27 avril de 14 h Ă  15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC Patrick Virelles auteur de Les Pigeons de Notre-Dame Ă  La Renaissance du livre le jeudi 25 avril de 18 h 30 Ă  19 h 30 le vendredi 26 avril de 16 h Ă  17 h le samedi 27 avril de 14 h Ă  15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC GALLIMARD La saga du cĂ©lĂšbre Bounty et de son Ă©quipage rebelle.EDAVES.~ OUBLIEES V» Ce soir aux GRANDS REPORTAGES Lflli 11 m en direct sur la vie LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 AVRIL 2 0 0 2 A I ?LES ACTUALITES ?Plaidoirie de la dĂ©fense StĂ©phane GagnĂ© a impliquĂ© Maurice Boucher pour Ă©courter son sĂ©jour en prison BRIAN MYLES LE DEVOIR T eune droguĂ©.Trafiquant.Vo-J leur.Tueur.Menteur.StĂ©phane GagnĂ© n’entretient mĂȘme pas le respect Ă©lĂ©mentaire de la vie hu maine, alors comment peut-il adhĂ©rer Ă  une valeur morale aussi abstraite que celle de la recherche de la vĂ©ritĂ©?La question, lancĂ©e au jury par Jacques Larochelle, illustre bien la stratĂ©gie qu’a dĂ©ployĂ©e l'avocat hier dans sa plaidoirie finale au procĂšs pour double meurtre de son client, Maurice Boucher.M‘ Larochelle a rappelĂ© les nombreuses contradictions et les mensonges de StĂ©phane GagnĂ© afin de semer dans l’esprit du jury un doute sur la culpabilitĂ© de l’accusĂ©.Il a prĂȘtĂ© Ă  GagnĂ© «une duplicitĂ© extraordinaire et une capacitĂ© de mentir hors du commun».le dĂ©lateur a passĂ© ses 15 ans de carriĂšre criminelle Ă  berner son entourage — y compris sa femme — dans une simple poursuite sans scrupules de ses propres intĂ©rĂȘts, a plaidĂ© M’ I^ro-chelle.CoincĂ© par les policiers pour l’assassinat de deux gardiens de prison, en dĂ©cembre 1997, GagnĂ© a compris qu’il devait impliquer les plus hauts gradĂ©s des Hells Angels dans les pires crimes possibles s’il voulait obtenir un contrat de dĂ©lateur et une Ă©ventuelle rĂ©duction de peine.Dans son analyse de la preuve balistique, M' Larochelle conclut mĂȘme que GagnĂ© a menti au sujet de son implication dans le meurtre de Pierre Rondeau.GagnĂ© a dit qu’il n’avait pas tirĂ© sur Rondeau alors que les trajectoires de tir suggĂšrent le contraire.Le ministĂšre public a retirĂ© l’accusation de meurtre dans cette affaire lorsque GagnĂ© est passĂ© aux aveux.CondamnĂ© seulement pour le meurtre de Diane Lavigne, il pourra demander son Ă©largissement aprĂšs 15 ans de prison, soit dix ans plus tĂŽt que la normale.M'Larochelle a invitĂ© le jury Ă  la plus grande prudence dans l’apprĂ©ciation du tĂ©moignage de GagnĂ©.Selon la version du dĂ©lateur, Boucher a ordonnĂ© l’exĂ©cution de deux gardiens de prison pour s’assurer de la fidĂ©litĂ© de ses hommes de main et dĂ©stabiliser l’appareil judiciaire.En comparant la premiĂšre dĂ©claration de GagnĂ© aux policiers, le 6 dĂ©cembre, et ses aveux subsĂ©quents, M" larochelle en arrive Ă  la conclusion que GagnĂ© a «élaborĂ© progressivement» cette thĂšse Ă©pousĂ©e par la Couronne.«C’est dans son intĂ©rĂȘt de le dire, que ce soit vrai ou faux», a dit M'Larochelle.Dans sa premiĂšre dĂ©claration aux policiers, aprĂšs une nuit sans sommeil.GagnĂ© a simplement mentionnĂ© que Boucher Ă©tait content aprĂšs le premier meurtre.D n’a pas impliquĂ© le prĂ©sident des Nomads.Au fil des interrogatoires, le dĂ©lateur a fini par avouer que Boucher l’avait fĂ©licitĂ© aprĂšs les assassinats et lui avait confiĂ© le mobile des crimes: contrer la dĂ©lation aux sein des Hells Angels.Pourquoi?Parce que GagnĂ© s’est rendu compte, lors de ses Ă©changes avec les enquĂȘteurs, qu’il avait de meilleures chances d’obtenir un contrat de dĂ©lateur s’il impliquait Boucher, a dit M'" Larochelle.Selon M' Larochelle, les «indices d’une fabrication» abondent lorsque GagnĂ© traite du rĂŽle de Boucher comme le commanditaire des attentats et celui de Paul Fontaine comme exĂ©cutant du deuxiĂšme meurtre.Son rĂ©cit ne tient pas debout, a-t-il dit Venez rencontrer les auteurs * des Editions StankĂ© au Salon du livre de QuĂ©bec Iran Lam La guerre des autres Vendredi et samedi Ă  18 h Guy GiguĂšre La scandaleuse Nouvelle-France Samedi de 15 h Ă  17 h Dimanche de 12 h Ă  14 h Robert Brisebois Le Petit Bob Vendredi de 14 h Ă  16 h Samedi de 12 h Ă  14 h Marc BriĂšre Le QuĂ©bec, quel QuĂ©bec?Mercredi, jeudi et vendredi de 16 h Ă  18 h Samedi et dimanche de 14 h Ă  16 h Âź?8«s7 ComitĂ© permanent Iutt0 Ă  Is tonkomsnis QuĂ©bec n II DROGUES: Savoir plus, risquer moins Mercredi de 16 h Ă  18 h Jeudi et vendredi de 14 h Ă  16 h Samedi et dimanche de 11 h Ă  13 h Pierre-Yves Boily Pour l'amour du monde! Jeudi et vendredi de 16 h Ă  18 h www.stanke corn Pas ce soir, chĂ©rie?Non! Je lis les Mots de tĂȘte! I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employĂ©s en lock-out ont créé une autre chaĂźne, humaine celle-lĂ , autour de Radio-Canada.Radio-Canada et le syndicat s’en vont Ă  la pause Les nĂ©gociations reprendront demain PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un mois aprĂšs le dĂ©but du lock-out Ă  Radio-Canada, employĂ©s et sympathisants ont formĂ© une grande chaĂźne humaine hier autour de l’édifice de la SRC Ă  MontrĂ©al.Monique Giroux animait la foule, Jean Dussault a diffusĂ© un Midi quinze alternatif en direct du trottoir, le curĂ© de l’église voisine a fait sonner les cloches en guise de solidaritĂ©, mais toutes ces joyeuses activitĂ©s n’ont pu masquer une inquiĂ©tude rĂ©elle alors que les nĂ©gociations semblent s’enliser.Depuis la reprise des nĂ©gociations, le mardi 16 avril dernier, les deux parties se sont rencontrĂ©es tous les jours, sauf dimanche.AprĂšs une courte rencontre hier matin, on a conjointement dĂ©cidĂ© de prendre un moment de rĂ©- flexion de presque 48 heures puisque les rencontres doivent reprendre demain.Selon nos informations, les discussions avancent Ă  pas de tortue.Pendant ce temps, les pressions financiĂšres s’accentuent sur les employĂ©s en lock-out.Le Syndicat des communications, qui reprĂ©sente environ 1300 membres en lock-out, a mis sur pied un comitĂ© d'emploi qui s’active de plus en plus.Ce comitĂ© a reçu quelque 75 offres d’emploi provenant des employeurs les plus divers: des magazines ont offert Ă  des journalistes d’écrire des articles, mais on a Ă©galement reçu des offres de fleuristes ou d’entreprises de construction.Pour le moment, on a dĂ©nichĂ© des emplois temporaires pour 20 Ă  25 personnes.Les employĂ©s en lock-out ont tenu, en dĂ©but de soirĂ©e, une manifestation devant le Centre Mol-son oĂč se jouait la troisiĂšme partie de la sĂ©rie Canadien-Bruins (et la premiĂšre Ă  MontrĂ©al) alors que les matchs sont toujours prĂ©sentĂ©s sans description (selon beaucoup de commentaires recueillis, les tĂ©lĂ©spectateurs regardent la partie en Ă©coutant la description sur les ondes de la radio de CKAC!).En attendant le spectacle-bĂ©nĂ©fice du 6 mai au Spectrum de MontrĂ©al, le Syndicat des communications cherche par tous les moyens Ă  crĂ©er l’évĂ©nement et invite le public Ă  venir dĂ©poser devant l'immeuble de Radio-Canada Ă  MontrĂ©al, mardi prochain, ses vieux rĂ©cepteurs radio et postes de tĂ©lĂ©vision pour constituer une Ɠuvre d’art, Le Mur du silence.CongĂ©diement illĂ©gal Comme un malheur ne vient jamais seul, on apprenait hier que le Tribunal des droits de la personne vient d’ordonner Ă  Radio-Canada de rĂ©embaucher une conseillĂšre en ressources humaines qui avait Ă©tĂ© congĂ©diĂ©e en 1997 en raison de son Ăąge.La sociĂ©tĂ© d’Etat a Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ©e par le tribunal Ă  verser 3500 $, plus les intĂ©rĂȘts, Ă  Suzanne Larente, 48 ans, de MontrĂ©al, pour des dommages moraux.«Le tribunal estime qu’il est plus probable que l’employeur ait fondĂ© sa dĂ©cision de licencier la plaignante en raison de son Ăąge plutĂŽt qu’en raison de son incapacitĂ© Ă  remplir le poste de conseillĂšre en ressources humaines», a expliquĂ© le prĂ©sident du tribunal, Roger Doyon, dans sa dĂ©cision.Mme Larente a perdu son poste au dĂ©partement des ressources humaines de Radio-Canada dans la foulĂ©e des restrictions budgĂ©taires de 400 millions imposĂ©es en 1996 Ă  la sociĂ©tĂ© d’Etat par le gouvernement fĂ©dĂ©ral.Commission Nicolet L’AMT ne veut ni d’un pont ni d’un tunnel FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR L* Agence mĂ©tropolitaine de r transport (AMT) demande Ă  la commission Nicolet de l’aider Ă  dĂ©sengorger la rĂ©gion mĂ©tropolitaine plutĂŽt que de recommander la construction d’un lien routier entre MontrĂ©al et la Rive-Sud, ce qui Ă  ses yeux aggraverait une situation dĂ©jĂ  critique.«Au centre de MontrĂ©al, on s’engloutit toujours un peu plus sous la masse des voitures», a dĂ©plorĂ© hier la p.-d.g.de l’AMT, Florence Jun- ca-Adenot, avant d’énumĂ©rer les pistes de solutions Ă  privilĂ©gier au forage d’un tunnel ou Ă  la construction d’un pont complĂ©ter les interventions en cours, dĂ©ployer des mĂ©canismes permettant aux automobilistes de mieux financer le dĂ©veloppement du transport en commun, mettre en Ɠuvre une rĂ©elle stratĂ©gie d’amĂ©nagement du territoire, etc.«En plus d’une promotion continue du transport collectif et d’une politique active de l’amĂ©nagement du territoire, ces mesures, pour ĂȘtre efficaces, doivent ĂȘtre ju- melĂ©es avec une politique restrictive de la gestion du stationnement au cƓur de MontrĂ©al, et avec des interventions complĂ©mentaires, sur lile de MontrĂ©al et dans le reste de la rĂ©gion, en transport collectif pour les personnes qui ne se destinent pas au centre de la ville», a prĂ©cisĂ© l’AMT lors d’une des derniĂšres journĂ©es d’audiences publiques, qui s’est tenue hier au Stade olympique.La Chambre de commerce et d'industrie de l’est de File de MontrĂ©al ainsi que le ComitĂ© interrĂ©gional pour le transport des marchandises ont Ă©galement exprimĂ© leur dĂ©saccord avec la crĂ©ation d’un nouveau lien routier, ce qui cadre avec l’intention de la Commission de consultation sur l’amĂ©lioration de la mobilitĂ© entre MontrĂ©al et la Rive-Sud que prĂ©side Roger Nicolet Ce dernier a en effet indiquĂ© au Devoir, en fĂ©vrier dernier, qu’il ne recommanderait pas au gouvernement de construire un pont.«Le scĂ©nario simple d’un pont de six voies au travers du Saint-Laurent, quelque part entre Saint-Lambert et le centre-ville, ce n’est pas rĂ©aliste», avait-il dit tenez jusqu'Ă  de rabais sur tous nos spas en magasin* Rabais ntemm » y* M DETENTE ASSUREE ‱ Venez faire l'essai d'un spa en toute intimitĂ© dans notre salle de montre ‱Spas conçus pour toutes saisons ‱ Programme de financement disponible ‱SĂ©ance de formation Ă  domicile pour l’entretien du spa LIVRAISON RAPIDE ET GRATlin F dans un rayon de 100 km de Mil «-AquaSport 8866 bout.Pie IX, Montreal (514) 374-5262 1682 bout St-Martin Ouest, Laval (450) 682-5100 ‱ LE PRIX D'EXCELLENCE DE L'ASSOCIATION yz DES DIRECTEURS GÉNÉRAUX DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC On reconnaĂźt, dans I ordre habituel, M.AndrĂ© Ducharme et M.Jacques Cotton, prĂ©sident du conseil d'administration de l'Association.À l’occasion de son congrĂšs annuel, l'Association a rendu un hommage particulier, le 11 avril dernier, Ă  un directeur gĂ©nĂ©ral qui s est signalĂ© tout au long de sa carriĂšre par la constance d'une gestion remarquable et la rĂ©alisation d'activitĂ©s significatives pour le rĂ©seau ou pour ses pairs en lui dĂ©cernant le Prix d'excellence de l’Association.Il s agit de: Monsieur AndrĂ© Ducharme de l'HĂŽpital Maisonneuve-Rosemont de MontrĂ©al.L Association honore ainsi, Ă  chaque annĂ©e, un directeur gĂ©nĂ©ral choisi par le conseil d’administration.*Of1re valide pour un temps limitĂ©.Voir details en magasin. LE DEVOIR.LE M E R < R E l> I 24 AVRIL 2 O O 2 A 5 L E S A C T U A LIT E S L ne Ă©tude commandĂ©e par la fondation David Suzuki Des notes et des mentions distribuĂ©es gĂ©nĂ©reusement La rĂ©duction des GES rapporterait des milliards Ă  l’économie canadienne McGill s’inquiĂšte des pratiques douteuses mises au jour Ă  Harvard LOUIS-GILLES FRANCƒUR LE DEVOIR L> Ă©conomie canadienne tirera un bĂ©nĂ©fice net de Š quatre milliards si le Canada atteint son objectif de rĂ©duction de ses gaz Ă  effet de serre (GES) aprĂšs avoir ratifiĂ© le protocole de Kyoto, indique une Ă©tude de l’institut Tellus de Boston, rendue publique hier Ă  Ottawa.L’étude en question, commandĂ©e en janvier par la fondation David Suzuki et le Fonds mondial de la nature (WWF).a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par le professeur Stephen Bernow, docteur en Ă©conomie et vice-prĂ©sident de l’institut Tellus.Le professeur Bernow est un expert international en matiĂšre de politiques Ă©nergĂ©tiques.Il a Ă©tĂ© notamment conseiller de la Banqqe mondiale et du dĂ©partement de l’Energie des Etats-Unis.L’étude en question prĂ©cise qu’en 2012, soit Ă  la fin de la pĂ©riode octroyĂ©e aux signataires du protocole de Kyoto pour atteindre leurs objectifs de rĂ©duction, l’économie canadienne retirerait un bĂ©nĂ©fice net de 1,6 milliard par annĂ©e, soit une moyenne de 47 $ par habitant Selon l’analyse du Tellus, la mise en place des mesures contenues dans le «Processus national sur les changements climatiques», mis au point par Ottawa Ă  la suite d’une longue consultation publique, ajouterait 52 000 emplois «nets» Ă  l'Ă©conomie canadienne, ce qui tient compte des pertes dans certains secteurs, comme l’énergie notamment Ce plan permettrait au Canada d'atteindre un peu plus de la moitiĂ© de son objectif de rĂ©duction.L’atteinte de l’objectif entier serait encore plus rentable, prĂ©cisent les auteurs.L’étude Ă©value Ă  135 $ par annĂ©e le gain net pour chaque foyer canadien reliĂ© Ă  ces emplois et Ă  deux milliards l’augmentation du produit intĂ©rieur brut qui en rĂ©sulterait par rapport au «scĂ©nario du laisserJaire».Selon le professeur Bernow, l’atteinte des objecĂŒts de Kyoto susciterait par ailleurs d’importants benefices environnementaux ainsi que dans le domaine de la santĂ© Ă  cause des gains rĂ©alisĂ©s en matiĂšre d'assainissement de l'air et en dommages Ă©pargnes aux Ă©cosystĂšmes.Le rapport ne quantifie pas financiĂšre ment ces bĂ©nĂ©fices.Mais il cite une recente Ă©tude qui suggĂšre qu’une rĂ©duction de 68 mĂ©gatonnes de GES (le tiers des 240 Mt qui constituent l’objectif de rĂ©duction canadien) Ă©pargnerait des coĂ»ts de santĂ© Ă©valuĂ©s Ă  1,2 milliard.Haro sur les pĂ©troliĂšres Les auteurs de l’étude n’ont pas Ă©tĂ© tendres, ni ses bailleurs de fonds, pour les Ă©tudes mises en avant depuis quelques mois par l’industrie du pĂ©trole, Ă  qui on reproche de n’additionner que les coĂ»ts du protocole de Kyoto, pas les bĂ©nĂ©fices qu’en tirera l’économie canadienne.Le Canada s’est engagĂ© Ă  Kyoto Ă  rĂ©duire d’ici 2012 ses Ă©missions de GES de 6 % sous le niveau de rĂ©fĂ©rence (1990) international.Selon le plus ré» cent rapport soumis par le Canada aux Nations unies, les Ă©missions nationales dĂ©passaient de 20 % en 2000 le niveau de 1990.Le QuĂ©bec, qui se vantait en 2000 de ne dĂ©passer que de 2 % le niveau de 1990, s’en va allĂšgrement vers un dĂ©passement de 13 %, selon Le Soleil d’hier, qui citait un porte-parole gouvernemental.Il y aurait 18 600 emplois créés dans le secteur de la construction si le Canada ratifie Kyoto.Quant aux pertes, l’étude en dĂ©nombre 4000 dans le secteur de l’énergie, le plus touchĂ©.Cependant, note l’étude, une bonne partie de ces emplois auraient disparu en raison de (usions et de rationalisations, et dĂ©jĂ  cette industrie en a fait disparaĂźtre plus de 80 000, dont plus de 7000 uniquement dans l’industrie du gaz et du pĂ©trole en Alberta MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La pratique de l'universitĂ© Harvard selon laquelle on distribue les A et les mentions honorifiques de façon gĂ©nĂ©reuse inquiĂšte l’universitĂ© McGill lorsque vient le temps d'embaucher des professeurs amĂ©ricains et d’accueillir des diplĂŽmĂ©s.McGill craint en eftĂšt que les nouveaux professeurs issus de Harvard ou d'autres Ă©tablissements amĂ©ricains reproduisent cette «tendance Ă  Ă©valuer Ă  la hausse», explique Luc Vinet, vice-principal exĂ©cutif Ă  McGill.On redoute aussi que les Ă©tudiants des cycles supĂ©rieurs, tout droit venus de McGill avec des diplĂŽmes fort avantageux, ne soient en rĂ©alitĂ© pas aussi forts que leur diplĂŽme de premier cycle le laisse supposer.Cette crainte est soulevĂ©e alors que l’universitĂ© Harvard, mise sur la sellette l’étĂ© dernier par le Boston Globe quant Ă  la valeur des diplĂŽmes quelle dĂ©cerne, rĂ©flĂ©chit actuellement Ă  la possibilitĂ© de faire de la note B une moyenne officiellement recommandĂ©e.Avec une distribution de A et de A- devenue presque gĂȘnante — plus de 50 % des Ă©tudiants de Harvard finissent leurs cours avec ces notes — et une prolifĂ©ration de mentions honorifiques — l’an dernier, 91 % des Ă©tudiants ont vu leur diplĂŽme agrĂ©mentĂ© de l’une de ces mentions honorant leurs bons rĂ©sultats —, la valeur du passage Ă  Harvard est sĂ©rieusement remise en question.«C’est quelque chose qui nous inquiĂšte, et beaucoup, note Luc Vinet, de McGill.De la mĂȘme façon qu’un employeur pourrait remettre en question la ivleur du diplĂŽme qu'il a sous les veux, nous le faisons maintenant avec les etudiants [qui arrivent de Harvard et] qui s'inscrivent chez nous aux cycles supĂ©rieurs.Ça dĂ©lient difficile de determiner la qualitĂ© des etudiants.» De la mĂȘme maniĂšre, l’embauche de professeurs tout droit venus de Harvard ou des Etats-Unis en gĂ©nĂ©ral requiert une prudence additionnelle lorsqu'il est question d'Ă©valuation, «la tradition dans l’évaluation est diffĂ©rente, ajoute Luc Vinet.Alors que chez nous, les rruhirs de notation sont soumis Ă  un processus trĂšs severe, ces profs arrivent avec une tendance naturelle Ă  notera la Imusse.H faut les infirmer lorsqu 'on les engage parce que ça peut devenir une difficultĂ©.> L’avĂšnement des contrats de performance et leurs exigences en matiĂšre de diplomation ne pourraient ils ixis inciter les professeurs d’uni versitĂ© Ă  rĂ©compenser des Ă©tudiants de- maniĂšre exagĂ©rĂ©e?«les contrats de performance soulĂšvent une grande contradiction, note Ă  ex* sujet 1 uc Vinet.4 trop pousser pour assurer la diplomation.on crĂ©e une pression pour augmenter les notes», ajoute-t-il, prĂ©cisait que ce n'est pas le cas de McGill.«On ne fait absolument pas de pression sur les profs pour qu'ils amĂ©liorent leurs notes», renchĂ©rit Claire McNicoll, vice-rectrice Ă  renseignement de premier cycle et Ă  la formation continue Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, qui ne voit d'ailleurs pas d;ms l’histoire de Harvard d’incidence possible dans son Ă©tablissement, «les professeurs ne sont absolument pas sensibles Ă  cette pression, qui a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e Ă  l'Ă©poque des contrats de perfiirrnan ce, et c’est tant mieux.» ,*.*« *.*Ms JB ' Consentement sexuel Les libĂ©raux battent le projet allianciste HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le projet allianciste de relever de 14 ans Ă  «au moins 16 ans» l’ñge du consentement sexuel a Ă©tĂ© dĂ©fait hier soir, les dĂ©putĂ©s libĂ©raux ayant votĂ© contre.Mais le gouvernement ne s’oppose pas pour autant Ă  l’idĂ©e, promettant mĂȘme de dĂ©poser trĂšs bientĂŽt un projet de loi sur la protection des enfants.«C’est certain que nous voulons en faire plus», a dit le ministre de la Justice, Martin Cauchon, «[notamment] regarder les articles dĂ©jĂ  existants du Code criminel pour voir si on peut [les] resserrer pour offrir une meilleure protection aux enfants de notre pays mais Ă©galement [aborder] la question de l’ñge du consentement [.] qui a Ă©tĂ© soulevĂ©e par bien des gens Ă  travers le Canada.» «On va essayer d’aller de l’avant rapidement», a ajoutĂ© le ministre.Selon le Code criminel, un adulte peut avoir des relations sexuelles avec un enfant d’au moins 14 ans sans que cela constitue un dĂ©tournement de mineur dans la mesure oĂč il n’occupe pas une position d'autoritĂ© (professeur, instructeur, etc.) par rapport Ă  cet enfant.L’Alliance canadienne voudrait relever cet Ăąge plancher Ă  «au moins 16 ans».Le gouvernement fĂ©dĂ©ral travaille actuellement avec les provinces pour en arriver Ă  un consensus sur la question, le Manitoba demandant par exemple un rehaussement Ă  18 ans et le QuĂ©bec prĂŽnant le statut quo.Le vote nĂ©gatif des libĂ©raux hier Ă  la Chambre des communes ne devrait donc pas ĂȘtre lu comme une fin de non-recevoir dans ce dossier.M Cauchon a d’ailleurs fait valoir que c’est Ă  son initiative que le sujet avait Ă©tĂ© mis Ă  l’ordre du jour des ministres de la Justice du pays.EN BREF Dumont rencontrera Clark (Le Devoir) — Le chef de l’Action dĂ©mocratique du QuĂ©bec, Mario Dumont, rencontrera aujourd’hui Ă  Ottawa le chef du Parti conservateur, Joe Clark, afin de discuter notamment du dĂ©sĂ©quilibre fiscal.C’est Ă  la suite de l’appel de M.Clark au chef adĂ©quiste pour le fĂ©liciter de la victoire dans la circonscription de Saguenay qu'un rendez-vous a Ă©tĂ© convenu entre les deux hommes.Mario Dumont profitera de son passage dans la grande rĂ©gion d’Ottawa pour participer Ă  un cocktail de financement de son parti.3 JOURS SEULEMENT Les jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 avril wnĂŻerd.Le rabais de 10 % sur tout achat DE 100 $ ET PLUS EST DE RETOUR ! La modĂ©ration a bien meilleur goĂ»t.ÂŁtiu
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