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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-12-28, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1 O 9 1 ?LE DEVOIR - N " 2 !) r> L K M A R 1) 1 2 8 DÉ (’ K M h R K I !» !) !) 8 7 C + T A X K S = 1 $ / T O H 0 N T (I 1 $ POLITIQUE LA GUERRE RÉFÉRENDAIRE FAIT RAGE SUR INTERNET PAGE A 4 CULTURE LES MEILLEURS ?SPECTACLES ?DE 1999 PAGE B 7 LE MONDE BARAK RISQUE DE PERDRE SA MAJORITÉ PAGE A 5 ?’ ' >.*V M LES ACTUALITÉS LE MAGASIN MARSHALLS S’ÉTEINT À 76 ANS PAGE A 3 \uükv^T\ fVu\\rv T(jW ' 'itf:v «MiMmnM ,-'.•.y y." T, f ¦ i il -Il J+J .1.1 J REUTERS Attente angoissante pour les passagers de l’avion d’Indian Airlines retenus en otages depuis vendredi dernier.À l’avant-plan passent des soldats talibans à l’aéroport de Kandahar.Les talibans menacent de donner l’assaut New Delhi négocie à reculons I)'APRÈS REUTERS.AEP ET LIBÉRATION Aucune percée n’avait été enregistrée hier soir dans les négociations engagées entre une délégation indienne et les pirates de l’air qui retiennent 155 personnes en otages à l’intérieur d'un avion d’Indian Airlines, à Kandahar dans le sud de l’Afghanistan.Depuis le début du détournement de l’avion, vendredi dernier, 28 otages ont été libérés et un jeune homme, qui revenait de sa lune de miel, a été poignardé à mort.Des diplomates indiens avaient déclaré auparavant que le chef de leur délégation était en contact radio avec l’Airbus-300 qui stationne sur la piste de l’aéroport de Kandahar.VOIR PAGE A 8: TALIBANS I PERSPECTIVES La crucifixion de Diane De Courcy Le 8 décembre dernier, la coalition Regroupement scolaire confessionnel (RSC)/Commis-saires indépendants réussissait à faire changer le mode de rémunération des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Dans un monde où les élus sont «imputables», il faut savoir à quoi riment ces chiffres et à quoi correspond au juste la tâche reliée au salaire.argent est le nerf de la guerre, selon le dicton.Et pour la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, cela prend tout son sens.En adoptant une nouvelle politique salariale, ses ennemis politiques ont fauché son salaire de 15 000 $ par an.Résultat: le président cju conseil exécutif gagne autant qu’elle, soit 30 638 $.À salaire égal, tâche égale?Diane De Courcy est l’une des deux membres de l’exécutif (sept élus et deux parents) à travailler à temps plein à la CSDM, l’autre étant le commissaire indépendant Robert Cadotte.Selon ses propres dires, elle consacre de 50 à 70 heures par semaines à son travail.De son côté, le président du comité exécutif, Marcellin Noël, a un emploi du temps pour le moins fort occupé par deux chapeaux.Il cumule la fonction d’employé et président du syndicat des employés de soutien à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et celle de président du comité exécutif.Selon Mme De Courcy, qui a occupé cette fonction jusqu’en septembre, la présidence de l’exécutif requiert une quinzaine d’heures par semaine, «le temps de maîtriser les dossiers, de planifier et faire de la prospection».Sans vouloir parler de nombre d’heures par semaine, Marcellin Noël avoue que ses nouvelles fonctions vont le tenir plus occupé.Il est d’ailleurs en pourparlers avec son employeur pour qu’on lui libère du temps pour activité politique.Mais il confirme qu’il n’occupera pas le poste à temps plein, malgré sa nouvelle rémunération «Les commissaires sont sous-payés pour les responsabilités qu’ils assument.Les 30 000 $, c’est un cumul, c’est le même principe ailleurs.Plus de responsabilité demande plus de temps et un salaire y est associé.C’est le salaire de base des commissaires qui est insuffisant.» Marcellin Noël veut revaloriser le poste de commissaire en augmentant le salaire de base (9211 $ par an présentement).Quant à Diane De Courcy, il répète que son groupe ne s’acharne pas sur elle.«Elle est rémunérée pour les fonctions qu’elle occupe.» Et les 50 à 70 heures qu’elle consacre à son travail?«Il y en a qui réussissent à faire la même chose en 30 heures, il faut être efficace.» Si la coalition ne s’attaque pas directement à Mme De Courcy, elle lui a pourtant encore cassé du sucre sur le dos mercredi soir dernier au conseil des commissaires.VOIR PAGE A 8: CRUCIFIXION Va lèrie Dufour ?.•vJ® M É T É 0 Montréal Ennuagenient suivi de faible neige.Max:-7 Min:-20 Québec Ennuagenient.Max:-13 Min:-21 Détails, page B 5 OO Annonces Avis publics.B 3 Culture.Éditorial Entrevue Idées Le monde.A 5 Les sports.B 4 Mots croisés.B 5 Planète.B 2 Religions.B (i INDEX .B 5 B 8 A 6 B 1 A 7 Télévision.B 7 www.ledevoir.com La France sous les décombres ¦ Une seconde tempête frappe le Sud-Ouest ¦ Le pays fait le bilan et interroge ses élus CHRISTIAN RIOIJX CORRESPONDANT du devoir A PARIS Les Français attendaient le bogue de l’an 2000 comme tout le monde.Ils auront eu droit dimanche à la «tempête du siècle», à une seconde tempête qui a fait cinq morts hier et à une marée noire qui souille les côtes bretonnes depuis plusieurs jours.Avec un bilan qui atteint 45 morts (78 en Europe) et des centaines de milliers d’arbres arrachés, ceux qui avaient encore le goût de plaisanter se demandaient hier si Paco Rabane ne s’était pas trompé de quatre mois en prévoyant la fin du monde au moment de la dernière éclipse lunaire.Comme si les sinistres de la veille ne suffisaient pas, une seconde tempête moins importante a fait cinq morts hier soir sur la côte Atlantique au sud de la Bretagne.En Vendée, les vents atteignaient 160 km/h et des toits s’envolaient en Aquitaine.Les vols ont été annulés dans tout le Sud-Ouest de la France.90 % des habitants des Landes étaient privés de courant.En Charente-Maritime, un centre commercial a été évacué de peur qu’il ne s’effondre et plusieurs ponts ont été fermés.A La Rochelle, la verrière de la gare a volé en éclats, le toit du musée maritime s’est envolé et le maire a demandé aux habitants de ne pas sortir de chez eux.Quarante-huit heures après la tempête «du siècle» qui a ravagé dimanche le nord de la France, près d’un million de personnes sont toujours sans électricité.Même si les gares, les autoroutes et les aéroports ont repris leur activité, plusieurs trains ne circulent toujours pas et ceux qui fonctionnent sont souvent saturés.Dans la plupart des régions, le temps est plutôt aux bilans des décombres.Les pompiers ont reçu 12 000 demandes de secours en deux jours.Plus de 120 pylônes de lignes à haute tension ont été endommagés et 5500 poteaux se sont effondrés.Electricité de France estimait que certains abonnés pourraient manquer de courant jusqu’au 31 décembre, peut-être plus si la seconde tempête qui se poursuivait hier dans le Sud-Ouest faisait de nouveaux dommages.Si le courant n’est pas rétabli rapidement, France Télécom craint de son côté que 300 000 abonnés ne soient privés de téléphone.À Paris, où les vents ont atteint un record historique (172 km/h), la ville avait un petit air d’apocalypse.pour ne pas dire de crise du verglas.On ne comptait plus les toits arrachés, les arbres effondrés, les vitrines défoncées, les échafaudages et les grues écroulés.La moitié des écoles de la capitale ont été endommagées ainsi que la VOIR PAGE A 8: FRANCE Risque de cancer accru à proximité des grands + dépotoirs L O U I S - G 1 L L E S F R A N C (E U R LE DEVOIR Vivre à côté d'un site d’enfouissement important comme l’ancienne carrière Miron, dans le Nord de Montréal, augmente le niveau de risque de contracter des cancers du pancréas, du foie et de la prostate ainsi que d’écoper d'un lymphome qui n’est pas celui de la maladie de Hodgkins.C’est ce que révèle une étude trouvée par Le Devoir dans la prestigieuse revue américaine Archives of Environmental Health, signée en août dernier par quatre chercheurs qqébécois et un chercheur de Nouvelle-Ecosse.Trois des chercheurs en question, Mark S.Goldberg, Jack Siemiatyck et Marie Désy, travaillent à l’Unité d’épidémiologie de l’Institut Armand Frappier alors qu’Hélène Riberdy est rattachée au service de Santé publique de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.Un cinquième chercheur, Don De-Warr, de la Faculté des Sciences de la VOIR PAGE A 8: DÉPOTOIRS LES ACTUALITÉS Claude Blanchet garde le cap ¦ Lire nos informations en page A 2 REUTERS Petit air d’apocalypse: des arbres fauchés autour du Chateau de Versailles.REUTERS La mission d’Adrienne Clarkson Gouverneure générale depuis près de trois mois, Adrienne Clarkson explore avec soin son nouveau territoire pour mesurer ce qu’il offre de possibilités et de limites.Elle n’a jamais tu ses idées et ce n'est pas aujourd'hui, alors qu’elle occupe le poste le plus influent de sa carrière, qu’elle va commencer.L'une de ses priorités: la cause des femmes battues.¦ Lire notre entrevue en page B 1 L’obsession péquiste des «50 % plus un» divise et affaiblit le Québec, dit Pettigrew «Poser la question de l'indépendance sans d'abord bâtir un consensus est irresponsable» MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Vouloir faire l’indépendance sans large consensus, en s’appuyant uniquement sur la règle de la majorité simple, ne fait que diviser et affaiblir le Québec, croit le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew.«Poser la question de l’indépendance sans d'abord bâtir un consensus est irresponsable parce que ça nous divise et donc nous affaiblit comme société.Personne ne nous a autant affaiblis que les péquistes le font en nous divisant», a-t-il confié au Devoir.Il s’en prend à leur insistance à vouloir faire des «50 % plus un» une règle absolue.«50 % plus un n’exprime pas la volonté d’un peuple de faire quelque chose.50 % plus un exprime la division d’un peuple sur un enjeu fondamental.» Pierre Pettigrew est d’ailleurs persuadé que les Québécois ne veulent pas faire l’indépendance.«La question de l’indépen- dance existe mais elle ne rejoint que 28 % des gens», dit-il.Par contre, les Québécois ont un désir généralisé de reconnaissance, convient-il.«Mais on est incapable de travailler tous ensemble dans cette direction parce çH’eia,[les péquistes], qu’on fasse n’importe quoi, voteront contre.[.] Notre problème est que nous sommes monopolisés par la question de l’indépendance à cause d’un parti qui en est obsédé.» Il n’a pourtant pas été élu pour promouvoir l’indépendance, soutient M.Pettigrew, puisqu’il a reçu moins de votes que le Parti libéral du Québec lors de la dernière élection provinciale.La règle des «50 % plus un» est au cœur du débat qui entoure le projet de loi fédéral sur les conditions devant mener Ottawa à négocier l’indépendance.Présenté le 13 décembre dernier, ce projet ne fixe aucun seuil mais indique qu’une majorité simple ne peut être suffisante pour déclencher les négociations, un énoncé qui est devenu la cible principale des critiques du projet fédéral.Pierre Pettigrew n’a jamais manifesté publiquement son malaise devant ce projet de loi mais on sait que certains de ses collègues du Québec et lui ont longtemps résisté à l’idée pilotée par le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, et appuyée par le premier ministre Jean Chrétien.Incapables d’éviter la voie législative, ils ont employé leur énergie à faire valoir certaines nuances.«Le résultat auquel on arrive au bout du compte [.] est quelque chose d'éminemment raisonnable», dit maintenant M.Pettigrew sans hésiter.«Pour moi, il était important d'arriver avec un résultat équilibré, qui soit raisonnable et qui reflète les objectifs des Québécois», a-t-il expliqué cette semaine sans vouloir en dire davantage sur l’atmosphère et les tiraillements qui ont entouré VOIR PAGE A 8: OBSESSION ¦ Lire autres informations en page A 4 778313000658 I.E I) E V 0 I It .I.E M A R I) I 2 8 I) E C E M R K E I !» !) !) A 2 ?LES ACTUALITÉS* de rabais doles Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (angle Laurier) 277-7558 Gambard Vente et service technique ROLEX GENÈVE Lady Yacht-Master en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TEL.: 866-3876 La SGF maintient le cap Claude Blanchet juge réaliste l’objectif de 10 milliards d’investissements fixé pour la durée de son mandat de 5 ans Partant du principe qu’il faut juger l’arbre à ses fruits, Claude Blanchet présente en fin d’année les résultats de la Société générale de financement.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Avec 54 projets autorisés en 1999 pour des investissements totaux de 1,5 milliard, dont 367 millions provenant de la Société générale de financement (SGF) dont il est le président, Claude Blanchet considère tout à fait réaliste l’objectif fixé pour la durée de son mandat de cinq ans, à savoir des investissements de 10 milliards et la création de 75 000 emplois.Le sept avril prochain, M.Blanchet achèvera sa troisième année à la présidence de la SGF En faisant le point sur les résultats de cette année et depuis son arrivée dans cette fonction en 1997, il en dégage une conclusion claire: «Nous maintenons le cap.» M.Blanchet considère que l’objectif de 10 milliards que certains trouvaient irréaliste est en fait très réaliste.En 1999, la SGF par sa participation au capital-actions de 54 projets, dont certains d’ailleurs n’ont pas encore fait l’objet d’une annonce officielle, aura contribué à la création de 5343 emplois, sans tenir compte des retombées dans le secteur de la construction.Depuis 1997, ce qui correspond en gros à l’arrivée de M.Blanchet à la SGF, 101 projets ont été autorisés par le conseil d’administration, des projets nécessitant des investissements de trois milliards, dont 686 millions provenant de la SGF.Cela aura permis la création de 11 543 emplois directs et indirects, sans compter la construction.Les travaux de construction entrepris pour la réalisation des projets auront ajouté 6100 emplois supplémentaires cette année, en comparaison de 3900 en 1998 et 1200 en 1997.Tout de même, la création d’emplois est un peu en deçà des objectifs, avoue le président.Toutes ces statistiques proviennent de la SGF et de M.Blanchet lequel profitait hier d’une journée plutôt calme pour faire part de ces résultats.Une bonne année 2000 Qu’en sera-t-il en 2000?«L’année s’annonce bonne», répond-il sans hésiter.La SGF entend participer à des investissements de 1,87 milliard et à la création d’un plus grand nombre d’emplois que cette année.En fait, la SGF termine l’année avec en main 77 projets à l’étude.En moyenne, un projet sur trois atteint l’étape de la réalisation.Mais, au cours de 2000, la SGF prévoit ajouter sur des tables de travail 96 autres projets dits «MOU» pour «memorendum of understanding».Son objectif est de mener 56 de ces projets jusqu’à l’étape de la réalisation.Au demeurant, certains de ces projets sont déjà connus du public; le plus médiatisé demeure sans doute celui du Technodôme avec les frères Reichmann.Malgré un scepticisme ambiant qui persiste, M.Blanchet est tout à fait convaincu qu’il s’agit ARCHIVES l.E DEVOIR Claude Blanchet d’un excellent projet et qu’il va marcher.Des partenaires multinationaux devraient se manifester concrètement dans les premiers mois de 2000.Globalement, le Technodôme nécessiterait des investissements de un milliard et susciterait la création de 14 000 emplois, dont un très grand nombre pour un personnel peu ou pas spécialisé, ce qui offrirait un débouché intéressant pour de nombreux jeunes.«Cela serait excellent pour faire baisser le taux de chômage», souligne M.Blanchet avant de conclure que le Technodôme devra se faire ep 2000 ou alors ne se réalisera pas.A ce sujet, il y a encore des négociations à effectuer à propos du terrain dans le Vieux-Port.Un autre projet qui pourrait se réaliser et qui attend le feu vert du minis- tère de l’Environnement pour un terrain dans l’est de Montréal est celui d’Interquisa, une filiale du groupe pétrolier espagnol Cespa, pour la construction d’une usine de produits chimiques.Il s’agit d’un projet d’au moins 470 millions qui permettrait la création de 150 emplois.Le cas de Domtar Par ailleurs, depuis des années, certains investisseurs attendent impatiemment que la SGF se départe de sa participation dans Domtar.Ces gens devront encore une fois prendre leur mal en patience, puisque la SGF n’a aucunement l’intention de vendre son bloc d’actions pour au moins quelques années.M.Blanchet est formel à ce sujet: «C’était un investissement à maturité il y a deux ans, mais ça ne l’est plus.Raytnond Royer est un dirigeant hors pair.Il a implanté la philosophie de Bombardier chez Domtar et la production à coûts réduits commence à paraître dans le rendement.Mieux encore, le marché commence à le reconnaître.Il y aura d’autres opérations intéressantes chez Domtar dans les prochaines années.Domtar offre beaucoup de potentiel et nous ne ferons pas de «vente de feu»».La SGF avec des actifs de 1,8 milliard entend concentrer encore son attention sur certains créneaux qui sont l’agroalimentaire, la chimie et la plasturgie, les métaux et minéraux, les produits forestiers, la santé et la haute technologie.La SGF compte un personnel de 160 personnes parmi lesquelles des équipes d’analyse et de prospection pour chacun des créneaux d’investissement retenus.Les rentes sont indexées LE DEVOIR \ A compter du l, r janvier, les rentes seront indexées de 1,6 %, ce qui correspond à l’augmentation du coût de la vie au cours de l’année qui s’achève.L’augmentation s’applique également à toutes les prestations versées par, la Régie des rentes du Québec.A la suite de ces majorations, le montant maximal de la rente de retraite passe à 762,92 $.Le montant mensuel de la rente d’invalidité est désormais fixé à 917,40 $.Plus modestes, les rentes d’orphelin et d’enfant de personne invalide sont portées à 55,27 $ par mois.Au 31 décembre 1998, la rente de retraite moyenne atteignait 365 $, celle de la rente d’invalidité, 708 $.Le 1" janvier 2000 sera synonyme, pour les travailleurs, d’une augmentation de leur cotisation qui passera de 7 % à 7,8 %.La cotisation annuelle maximale atteindra 2659,80 $ partagée à part égale entre l’employeur et le salarié.Cette année, 3,3 millions de Québécois ont cotisé au Régime des rentes, le tiers de ce nombre en a été bénéficiaire.Les prestations ont totalisé 5,7 milliards dont près de quatre milliards en rentes de retraite.Jordaniens arrêtés à la frontière canado-américaine Les Américains écartent tout lien avec une organisation terroriste ASSOCIATED PRESS Seattle — Sept Jordaniens ont été interpellés dimanche à la frontière canado-américaine, mais les services de l’immigration américaine ont démenti hier les déclarations de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) selon lesquelles l’un de ses suspects aurait des liens avec une organisation terroriste.Les deux femmes, trois hommes et deux enfants ont été placés en garde à vue après leur interpellation vers 16h dimanche.Le poste-frontière de Blaine, situé à environ 160 kilomètres au nord de Seattle, a ensuite été fermé pendant plus de deux heures.Une des femmes — accompagnée d’un enfant et séjournant légalement au Canada — et un homme en voie d’obtenir le statut de citoyen canadien, ont laissé une automobile près d’une boutique hors taxes du Canada et traversé la frontière dans un parc non loin de là, ont expliqué les autorités américaines.Les agents américains du poste- frontière ont arrêté les suspects ainsi que quatre autres personnes qui les attendaient — le mari de la femme et un couple accompagné de leur enfant —, a précisé le responsable de la patrouille américaine du poste-frontière de Blaine, Gene Davis.«C’est très commun.Lorsque nous arrêtons des gens qui traversent le parc, nous cherchons toujours dans les environs pour vérifier si quelqu’un ne les attendait pas», poursuit M.Davis, en faisant remarquer que son agence a attrapé 2500 personnes de 70 différents pays de cette façon, l’année dernière.Quelques heures après les arrestations, Archie Alafriz, de la GRC, avait expliqué que ces interpellations avaient été effectuées par les autorités américaines.Selon lui, la patrouille frontalière américaine avait «contrôlé avec le FBI pour vérifier leurs informations — notamment l'identité de l’homme soupçonné de liens avec le terrorisme», avant de les arrêter.Toutefois, le FBI a indiqué hier que cette erreur était due à une mauvaise interprétation du dossier criminel de l’homme qui faisait mention de «menaces terroristes», une dénomination qui peut être utilisée pour différents types de violences.«En vérifiant à nouveau le dossier, il semble que ceci soit relié à des actes de voie de fait ou de violence conjugale, a détaillé une agente du FBI, Roberta Burroughs.Pour l’instant, nous n’avons aucune raison de croire que ces gens sont liés à une organisation terroriste.» La femme qui se trouvait légalement au Canada avec son enfant et l’homme qui l’accompagnait ont été arrêtés pour avoir traversé illégalement la frontière, a expliqué M.Davis.Selon une porte-parole du Service américain de l’immigration et de la citoyenneté, Sharon Gavin, les autres ont été arrêtés parce que leur visa était expiré.Selon elle, certains pourraient être déportés, mais ceux qui venaient du Canada pourraient tout simplement y être renvoyés.Les urgences sont encore surchargées MYLÈNE MOISAN LE DEVOIR La période d’après-Noël est, chaque année, la manne des commerçants et l’enfer des urgences.1999 ne fait pas exception.Selon un sondage maison réalisé hier après-midi auprès des hôpitaux du Grand Montréal, il appert qu’une grande partie des urgences sont déjà combles et certaines, bien plus encore.Les hôpitaux les plus achalandés sont, sans grande surprise, la Cité de la Santé de Laval, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Royal Victoria et l’Hôpital général de Montréal où on enregistrait environ le double de patients sur civières par rapport à la capacité, telle qu’établie par la Régie de la santé.L’infirmière contactée à la Cité de la Santé a qualifié la situation qui prévalait alors de «folie folle» alors que les patients continuaient de se présenter.Il y avait alors 56 patients sur civière alors que leur nombre devrait plutôt être de 33.Les urgences du Royal Victoria et de l’hôpital Général de Montréal n’étaient pas non plus très «recommandables» hier.Chantal Beauregard, responsable des communications, a tenu à préciser qu’à l’instar du nombre, la gravité des cas était plus importante qu’à l’habitude, et ce, tout au Jong de la fin de semaine de Noël.A l’hôpital Sacré-Cœur, où le nombre de patients sur civières était à peu près similaire à la capacité prévue, le nombre d’inscriptions est monté en flèche au cours de la matinée.Entre 9h et 13h, 48 nouvelles inscriptions ont été comptabilisées.Cette soudaine popularité risque d’avoir, à court terme, des conséquences sur le nombre de patients alités.Même scénario à l’hôpital Charles-Lemoyne où malgré un nombre de patients alités relativement faible, on s’inquiétait de l’affluence à la salle d’urgence.L’infirmière contactée sur les lieux qualifiait la situation de «demande assez intense».De leur côté, les trois hôpitaux du CHUM (Hôtel-Dieu/Notre-Dame/Saint-Luc) n’ont pas enregistré de pointe comparable à l’an dernier.Selon les données comptabilisées à 8h hier matin, le nombre de patients sur civières avoisinait la capacité.Le nombre de patients qui se trouvaient à l’urgence depuis plus de 48h étaient du nombre de un à Notre-Dame et de deux à Saint-Luc.une amélioration notable par rapport à la semaine dernière où ils frôlaient la dizaine.Dans moins d’une semaine, les mesures annoncées en novembre par la ministre de la Santé Pauline Marois devraient entrer en vigueur.Reste à voir si elles parviendront à endiguer la demande accrue de l’hiver, question d’éviter la crise, comme l’avait alors promis Mme Marois.En règle générale, les blocs opératoires fonctionnent au ralenti ce qui permet, dans la plupart des cas, la fermeture de lits et, éventuellement, l’utilisation de ces places pour permettre de désengorger les urgences.PORTRAIT DES URGENCES À MONTRÉAL Patienta sur Hôpital 1 civière 48 heu Capacité I res et + Lite de coi Temps des Fêtes I rte durée Hôtel-Dieu 17 18 ( ) 119 lits fermés 4( )6 Notre-Dame 34 28 1 106 lits fermés 581 Saint-Luc 21 23 2 176 lits fermés 516 C-Lemoyne 32 34 0 11 lits fermés 440 C.de la santé 70 33 0 25 lits fermés 452 Sacré-Cœur 38 35 2 64 lits fermés 464 Royal Victoria 29 17 ±8 % fermés 517 Hôpital gén.35 17 ±8 % fermés ±500 M.-Rosemont 60 34 Lits ajoutés Maison des Arts de Laval Deux cents personnes sont évacuées pour des pièges à mulots • • • MYLÈNE MOISAN LE DEVOIR Un vent de panique a soufflé hier sur la Maison des Arts de Laval qu’on croyait truffée d’explosifs.Jusqu’à ce que les policiers apprennent que les objets suspects n’étaient autre chose que de simples pièges à mulots.GRAND SOLDE APRES NOEL Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 L’appel au 911 a été fait par le gardien de sécurité qui a eu, en entrant au travail, la désagréable surprise de découvrir une dizaine de cylindres noirs en PVC déposés à l'entrée et devant la porte des employés, sur le côté de l’immeuble.Incapable de lire les fines écritures jaunes, il n’a fait ni une ni deux.Il a appelé à l’aide.Les policiers de Laval dépêchés sur les lieux ont été eux aussi incapables de poser un diagnostic clair quant à la nature de ces tuyaux mesurant environ 1 mètre de long et quelque dix centimètres de diamètre.Ils se sont approchés des fameux cylindres qu’ils ont préféré ne pas manipuler.Les artificiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à 9h sur les lieux pour éclaircir le mystère.Les spécialistes ont agrandi le périmètre de sécurité, ce qui a forcé l’évacuation d’environ 200 personnes.Des ambulances ont dû être dépêchées sur les lieux pour transporter certaines personnes qui étaient incapables de se déplacer.En tout, cinq immeubles ont été vidés.Sous l’œil curieux des résidents et des médias qui se faisaient de plus en plus nombreux, la Sûreté du Québec a fait appel au robot poqr s’approcher des objets suspects.A l’aide de la petite caméra dont il est muni, il a pu déchiffrer les écritures: les mots DANGER, POISON suivis d’une tête de mort.La Sûreté du Québec n’était pas rassurée.Le robot est retourné près des cylindres, cette fois muni d’un appareil-photo spécial, permettant de prendre des radiographies des objets en question.La première image a donné des résultats peu concluants, montrant un cylindre vide.C’est finalement par la voie du téléphone que l’histoire a trouvé un dénouement.Un homme au bout du fil, informé de l’événement par les médias électroniques qui s’y trouvaient, a jugé bon d’informer les policiers que les cylindres en question n’étaient rien de plus que des pièges à mulots que sa compagnie avait fait récemment parvenir à la Maison des Arts.On a remercié l’individu en lui conseillant toutefois d’étiqueter plus clairement ces curieux cylindres noirs.Ces pièges sont habituellement utilisés dans les parcs où ils sont enfouis autour des arbres pour éviter que les mulots n’en rongent les racines.« t V" .U.h'.nâ.¦y> ¦'yixâfi a|i*§S iîlsfii; Q-:J .Levs Edition1 GUÉRIN En vente dans toutes les librairies (514) 642 3481_______________________________________________ SÉÜr J d un autre siècl Revivez la f ign ; : fi mm beauté se reveie a «y rnomm g»**?les beautés Je la vie moderne ^enseijnemenls.(418) 641-2150 »«» mdq.org 16 décembre 1999 au 12 mars 2000 Heures d ouverture.Mardi, jeudi, \eudredi, samedi, dimanche de II h a 17 h 15, mercredi: de II h a 20 h 45.lundi (errne.MUSEE DU QUEBEC Parc des Champs de Bataille, Québec le Musée du Quebec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec [ exposition est organisée par jhe American federation ol Arts et le jale Center (or British Art.Elle bénéficié d une subxention du federal Council on lhe Ms and the humanities et est commanditée par le Benefactors Circle de I AfA la presentation de i exposition a Quebec est rendue possible grâce a une contribution du fonds de diversification de I économie de la capitale Droits d entree (laves et frais de service inclusl Adultes : 10s.Aines (65 ans et plus) : 9s Etudiants: 5*: jeunes de 12 a 16 ans: ü *¦ jeunes de moins de 12 ans eniree gratuite.Une invitation de la lAkrvr Kl Kl Commission
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