Le devoir, 8 novembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
i ACTUALITES Leduc remporte de justesse à LaSalle BRIAN MYLES LE DEVOIR C>est par la peau des dents que Michel Leduc a conservé la mairie de LaSalle, la plus importante ville de la région métropolitaine où avaient lieu des élections municipales, hier.M.Leduc a triomphé de justesse — c’est le moins qu’on puisse dire — devançant par 41 voix seulement l’ancien conseiller municipal Robert Cordner, gui tentait un grand retour à l’hôtel de ville.Le maire Leduc sera par ailleurs majoritaire au conseil puisque son parti, l’Action civique, a fait élire 9 conseillers sur 12.M.Leduc, qui assume d’importantes fonctions au sein de la CUM et de la Conférence des maires de la banlieue, entamera son cinquième mandat à la mairie.À Mont-Royal, une ville de 18 300 habitants, la course à la mairie était ouverte: l’ancien maire, Harry Schwartz avait démissionné au printemps dernier pour éviter de gros ennuis.D avait été accusé par le conseil municipal d’avoir falsifié ses comptes de dépenses.C’est finalement le candidat Ricardo Hrtschan qui a été sacré vainqueur avec 48,2 % des votes.Le maire suppléant, Pierre Brisebois, qui était conseiller municipal depuis 1980, a dû se contenter de 41,7 % des voix, tandis qu’plie Halevy a récolté les restes.A Kirkland, les élections à la mairie étaient placées sous le signe du trois: John Meany tentait d’obtenir un troisième mandat, et son adversaire Alex Smith se lançait à la conquête de la mairie pour la troisième fois.Les électeurs de Kirkland, une ville de 18 700 Jiabitants, ont finalement accordé leur confiance à M.Meaney, qui a obtenu une écrasante majorité (80 % des votes exprimés).Michel Gibson, André Allard et Brian Swinburne ont par ailleurs été élus à titre de conseillers.Rien de nouveau à Hull .À Hull, dans la seule ville-centre du Québec où se jouaient hier des élections municipales, le maire sortant Yves Ducharme a été facilement réélu, avec plus de 13 000 voix de majorité.À Chambly, Pierre Bourbonnais a conservé son poste de maire pour un troisième mandat en récoltant 61,4 % des votes.Candidat libéral défait lors des dernières élections provinciales, M.Bourbonnais s’était présenté comme le candidat de la maturité.Pas de surprise à LaPrairie: Guy Dupré, en poste depuis huit ans, a également été réélu à la mairie.A Mirabel, les électeurs ont à nouveau accordé leur confiance à Hubert .Meilleur, qui entreprendra un quatrième mandat.Coup de théâtre à Châteauguay: Jean-Bosco Bourcier n’est plus maire.Un bachelier en sciences politiques, Sergio Pavone, a mis fin à son règne de 16 ans.Ras-de-marée à Belœil: Julien Bus-sière a pris la mairie, et les huit sièges tie conseillers ont été remportés par les candidats de son équipe.• A souligner enfin, les victoires à la jnairie dans les villes suivantes: ¦ Gatineau: Robert Labine, qui regagne à la mairie après avoir été contraint de démissionner pour une question de conflit d’intérêts en 1994; ¦ Aylmer Marc Croteau; ¦ Alma: Jean-Maurice Harvey, facilement réélu avec 93 % des voix; ¦ Rivière-du-Loup: Jean D’Amour, qui obtient son premier mandat; ¦ Jonquière: Daniel Giguère, candidat du changement, qui a délogé le maire sortant Marcel Martel; ¦ Rock Forest: Benoît Charland; ¦ Magog: Jean-Guy Saint-Roch; ¦ Cap-Rouge: Michèle Bouchard-Rousseau; ¦ Lac-Beauport: Michel Giroux.L’année de la réforme Le scrutin d’hier comportait un petit quelque chose d’historique.Pour la première fois, une carte d’identité a été exigée dans les bureaux de vote, conformément à la réforme électorale mise en place par le ministre responsable de la réforme électorale, Guy Chevrette, pour «assainir» les moeurs électorales.Les élections municipales ont été entachées de nombreuses fraudes au cours des dernières années, une situation que Québec a voulu corriger.A titre d’exemple, des citoyens avaient voté sans être inscrit sur la liste électorale dans certaines municipalités de la région de Montréal.«On sent bien que dans la région de Montréal on s'en donne à cœur de joie depuis des années, avait dit M.Chevrette.Cela ressemble à un réseau, une structure, la malhonnêteté érigée en système.» Le résultat de la réforme de M.Chevrette a fait en sorte que les citoyens désireux d’exercer leur droit de vote, hier, ont dû présenter l’une de ces trois pièces d’identité: carte d’assurance-maladie, permis de conduire ou passeport Modernité oblige, les élections étaient toutes informatisées dans trois municipalités: LaPrairie, Rivière-du-Loup et Rock Forest.Les citoyens de ces trois municipalités n’ont pas eu à faire une croix sur leur bulletin de vote; ils ont plutôt appuyé sur les boutons d’un engin électronique ressemblant à un guichet automatique de la démocratie.Le vote électronique a permis de compiler plus rapidement les résultats et d’éliminer les problèmes de rejet de bulletins de vote.Cent quinze maires ont par ailleurs été élus sans opposition à la mi-octobre.C’est ainsi que Jérôme Unter-berg a été reconduit dans ses fonctions à la tête de la ville d’Outremont.Huit de ses conseillers (sur une possibilité de neuf) ont également CQnservé leurs sièges sans opposition.A West-mount, le maire Peter Trent n’a trouvé aucun adversaire sur sa route.A Sen-neville, pas un seul des 906 habitants n’a osé affronté George McLeish, qui a également été réélu sans opposition.Les élections ont enfin été reportées dans 48 municipalités qui sont tentées par la fusion, un acte fortement recommandé par le ministère des Affaires municipales depuis quelques années.Avec la Presse canadienne Sondage auprès des directeurs de journaux, de radio et de télévision Le jour J: l’événement le plus marquant du siècle pour le Canada PRESSE CANADIENNE Toronto — Le débarquement des forces alliées en Normandie en juin 1944 a fait 359 morts dans les rangs canadiens.Le courage des soldats qui ont su émouvoir une nation lasse de la guerre continue de susciter l’intérêt des médias canadiens, qui viennent d’en faire l’événement le plus marquant de ce siècle pour le Canada.Le Jour J a été choisi à la suite d’un sondage mené par la Presse Canadienne et NTR auprès des rédacteurs en •chef des quotidiens et des directeurs •de l’information des stations de radio let de télévision du pays, î Quelque 170 chefs de rédaction ont •fait parvenir leur bulletin de vote.Le •sondage leur demandait de choisir les ;10 événements les plus importants de îl’actualité au cours du XX' siècle.Le ré-jsultat se présente comme un portrait ’du Canada au cours des 100 dernières tannées dans des domaines aussi divers !que la politique, les sports, la guerre.• Le Jour J a obtenu 817 points selon •un mode de scrutin qui accordait 10 Ipoints pour le premier rang, neuf îpoints pour le deuxième et ainsi de sui-•te, jusqu’à un point pour le dernier •rang.Le rapatriement de la Constitution et la création de la charte des klroits et des libertés ont terminé en •deuxième place avec 732 points.• La Crise d’octobre occupe le troisiè-;me rang avec 653 points, suivie de la ^bataille de la crête de Vimy (619), le •droit de vote des femmes (531), l’en- tente de libre-échange avec les États-Unis (482), le référendum de 1995 sur la souveraineté (475), le but victorieux de Paul Henderson en 1972 dans le tournoi de hockey Canada-URSS (452), la création de l’assurance-mala-die en Saskatchewan (446) et le raid canadien sur Dieppe au cours de la Deuxième Guerre mondiale (318).Si le Débarquement de Normandie reste l’événement le plus important, la place du Québec dans la fédération canadienne continue d’être perçue par les patrons de presse comme l’élément le plus important dans la vie publique du pays, la question québécoise dominant largement les autres provinces et les autres sujets.En fait, dans les sept événements les plus importants survenus au pays, trois touchent directement la seule province francophone du pays: le rapatriement de la Constitution canadienne, sans le consentement du Québec, en 1982, la Crise d’oç-tobre de 1970 et le référendum de 1995.A eux seuls, ils ont recueil 1860 points, soit plus du double de la première place.Gilbert Lavoie, rédacteur en chef au Soleil, de Québec, est «surpris» de l’importance accordée à la politique québécoise.«Il me semble qu’il s’est passé quand même beaucoup d’autres choses.Ça montre à quel point la politique a trop pris d’importance dans la vie des gens, à quel point on a gaspillé de l’énergie autour de la politique.Si au moins ces questions étaient réglées.si au moins, ça avait mené à quelque chose.» Emploi-Québec est accusé de manquer d’imagination Force jeunesse dénonce le gouvernement qui a choisi la «voie facile» en congédiant 250jeunes employés JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Un organisme d'aide à la recherche d’emploi qui met ses propres employés à pied?C’est ce qui est arrivé à Emploi-Québec en septembre dernier quand le controversé organisme a congédié 250 agents dans toute la province pour récupérer des millions manquants.La guillotine est tombée sur les employés qui avaient moins de cinq ans d’ancienneté à Emploi-Québec.Encore les jeunes, soupire le groupe Force jeunesse, qui affirme qu’une légère diminution des heures de travail pour tout le monde aurait permis de sauver les emplois.«Le gouvernement n’est même pas capable d’appliquer ce qu’il prône pour les entreprises», a dénoncé hier le vice-président de Force jeunesse, Martin Koskinen.A Montréal, pour récupérer 1,5 million, 69 employés ont été remerciés.De plus, 44 employés avec cinq à dix ans d’expérience ont vu leur semaine de travail passer de 35 à 28 heures.Force jeunesse a évalué qu’Emploi-Québec aurait récupéré ses dollars manquant en réduisant pour tous ses employés la semaine de travail de deux heures (33 heures au lieu de 35) ou encore, en donnant une journée sans solde par mois.Force jeunesse a évoqué le cas sherbrookois où la direction régionale, de concert avec les employés, a adopté de telles mesures.«Mais on ne l’a pas proposé à l’ensemble des travailleurs, a expliqué Martin Koskinen.Si on avait averti les employés, je pense que les gens auraient accepté de réduire le temps de travail.» Une hypothèse confirmée par une ex-employée du centre local d’emploi (CLE) d’Anjou, Sylvie Lavigne, où deux des cinq agents d’aide à l’emploi ont été congédiés.«Beaucoup de gens étaient prêts à redistribuer leurs heures pour sauver nos emplois, a-t-elle confié.Comment un ministère voué à la création d'emploi peut-il ne pas arriver à maintenir les emplois chez lui?» Mais la situation dans laquelle se retrouvent des centaines d’anciens employés n’émeut guère les élus et la population, a déploré Martin Koskinen.«Il y a des jeunes qui ont une famille, des responsabilités.On ne peut pas se dire, comme société civile, que des emplois perdus, ce n'est pas grave.» La moyenne d’âge des travailleurs à Emploi-Québec est de 54 ans.Environ 9 % des employés ont été remerciés.La décision de congédier les 250 employés est tombée après que le gouvernement eut révélé qu’Emploi-Québec avait dépassé son budget de quelque 80 millions.Dans la foulée des mesures qui ont été adoptées pour réduire de façon draconienne les dépenses, le nombre de participants à des programme de formation a également chuté de 65 000 à 12 500.Emploi- Québec aurait récupéré ses dollars en réduisant pour tous ses employés la semaine de travail de deux heures JACOUES GRENIER LE DEVOIR «Beaucoup de gens étaient prêts à redistribuer leurs heures pour sauver nos emplois», a confié une ex-employée du centre local d'emploi (CLE) d’Anjou, Sylvie Lavigne, où deux des cinq agents d’aide à l’emploi ont été congédiés.EN BREF Non à la baisse des impôts (Le Devoir) — Au moment où les gouvernements se demandent de quelle façon ils utiliseront leurs surplus budgétaires, la Centrale des enseignants du Québec (CEQ) a annoncé qu’elle favorise un réinvestissement dans les services publics plutôt qu’une baisse d’impôts.«Laisser entendre que la croissance économique du Québec ne passe que par une réduction de l’impôt des particuliers, c’est une demi-vérité et même une illusion», a indiqué hier la présidente de la CÉQ, Monique Richard, dans un communiqué.La CEQ propose que la priorité soit accordée à i’amélioration des services publics et des programmes sociaux.Camionnage: demande de moratoire (Le Devoir) — Faisant le point sur les travaux du Forum du camionnage, le président de la FTQ, Henri Massé, a demandé que Québec décrète un moratoire sur l’émission des permis pour camionneurs indépendants.La FIX) croit qu’un tel moratoire est nécessaire tant que la situation des camionneurs indépendants ne soit clarifiée.«Il y a actuellement trop de joueurs sur la patinoire, a révélé hier le président de la FIX) dans un communiqué.LÔGr/aU^ 1001 CONSEILS POUR LES HOMMES DE BONNE FOI (T .K rûmi Comment qarcIer sa Femme t\ tù mvtr/ a l'tvUff
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