Le devoir, 30 juillet 1999, Cahier B
Culture Page B 9 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 ?Les aéroports sont ces ronds-points où l’espace d’un moment se côtoient des gens bientôt dispersés aux quatre coins du globe, réunis par un fugace, par un artificiel instant -?LE DEVOIR ?- PLAISIRS L E I) E V O I R .L E V E N I) R E I) I 3 O .1 U I L L E T 1 il il il Les antichambres du voyage -lis Lii r k .: %-, .— WêÈÊÊÊÊm ïiivvÿi h MIKE M.AKK REUTERS mm mm mm üün Les grands, les vrais aéroports, sont la joie des rêveurs, de ceux qui aiment entrevoir pour mieux imaginer le reste.Lieu de toutes les poésies et de toutes les affres, l’aéroport international est un carrefour de cultures en marche et le temple du zapping pour l’œil curieux qui adore collectionner les impressions et les images fournies par tant de quidams bigarrés.Mais attention! L’ennemi en uniforme trop zélé vous a parfois à l’œil.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR I ertains voyageurs détestent les aéroports.Pour eux, les longues périodes étirées entre deux correspondances sont des moments perdus, l’œil rivé sur la montre: plus que deux heures à tuer, plus qu’une, dix minutes enfin: «Ah!» Les voilà qui retrouvent le sourire, en gens pressés d’atteindre leur destination, happés par un avenir qu’ils prévoient meilleur.Les palmiers des vacances ou le hall d’un grand hôtel de congrès leur tendent les bras.Vivement qu’ils s’y couchent! Le roman le plus passion-nant ne saurait calmer leur irritation, ni les trois journaux épluchés durant l’attente ronchonne.«Les aéroports, non niais, quelle plaie! Au moins, les avions, ça bouge.» Moi, j’aime ces ronds-points où l’espace d’un moment se côtoient des gens bientôt dispersés aux quatre coins du globe, réunis par un fugace, par un artificiel instant.Seule une bombe pourrait sceller leur sort commun en une noire statistique.Autrement, ces antichambres du voyage ne sont que va-et-vient d’individus disparates n’ayant rien à voir ensemble, si ce n’est d’attendre et de déambuler ou de s’endormir sur un banc.A moins qu’ils n’aient trouvé là leur point de chute et se pressent vers la sortie en troupeaux compacts.On entrevoit à peine de manière fugitive le profil d’une existence dessinée sous l’aura de fatigue, dans le regard, le costume, le port de tête.Sitôt aperçus, sitôt envolés, comme les oiseaux si chers à l’œil des ornithologues.Ces derniers ont noté au passage la fale et le plumage pour mieux en identifier l’espèce.On peut faire de même avec les volières humaines.Les aéroports, les grands, les vrais internationaux s’entend (devant lesquels ceux de Montréal font décidément piètre figure), sont la joie des rêveurs, de ceux qui aiment entrevoir pour mieux imaginer le reste.Cette cacophonie colorée, cette ruche multiculturelle si bourdonnante les attise.Pour eux, les aéroports sont les temples du zapping avant la lettre, de la rencontre écourtée, du dialogue abrégé, des sympathies qui se font et se défont entre deux destinations croisées, des questions soulevées au passage d’un inconnu: où s’en va ce jeune pope aux grandes enjambées qui font virevolter sa soutane?Vers quels Balkans belliqueux?Vers quels vestiges de guerre?On ne le saura jamais.On le regarde.Il détourne un peu les yeux, reprend sa marche frénétique, court vers son destin mystérieux.Chaque aéroport possède sa couleur, ses particularismes ou son anonymat glacé.Parfois, c’est un univers réduit mais peuplé de visages énigmatiques qui attise votre imagination vagabonde.Deux heures à tuer à Casablanca avant d’atteindre Tunis, c’est suffisant pour que les visages durs, puissants, terrifiants de quelques émirs, suivis trois pas derrière par les courtisans et les femmes éperdus de soumission, s’impriment à jamais dans votre esprit.A Tokyo-Narita, vous vous rivez devant le petit écran parmi une foule nippone pour regarder s’agiter les masses gigantesques des lutteurs de sumo.Quelqu’un vous explique dans un anglais hésitant quel mastodonte est le vrai champion.Vous n’y comprenez rien.Qu’importe?Ailleurs, dans les petites plaques tournantes des Antilles, la chaleur poisseuse vous accueille tout entière à travers les hanches alanguies des femmes, le regard engourdi ou menaçant des hommes.Les petits voleurs, les arnaqueurs s’y donnent aussi rendez-vous.L’inquiétude est de la noce.Zapping, avec surprises au menu Zapping, vous dis-je, avec les surprises au menu.C’est à celui d’Athènes que j’ai vu apparaître, se rétrécissant pour devenir quidam et y parvenant en plus, un Marcello Mastroianni que l’écran m’avait fait imaginer plus grand, moins courbé, moins humble surtout.C’est à Orly qu’une hôtesse de l’air, dans un des couloirs du dédale, balbutia devant moi, follement intimidée: «Veuillez me suivre, madame Onassis», et que je vis la célèbre veuve d’un président assassiné darder sur elle son sourire de Jo-conde.Zapping donc, par le filtre duquel les célébrités, les inconnus, les têtes patibulaires et les inoffensifs touristes caméra au cou passent aussi vite les uns que les autres sur cette mer agitée des grands carrefours.Celui d’Amsterdam est mon favori.Aux Etats-Unis, vous retrouverez les aéroports les plus achalandés du monde: Chicago, Atlanta, Dallas.Los Angeles tiendra le cinquième rang après Londres; Charles-de-Gaulle occupera le dixième.Voilà mon chouchou d’Amsterdam relégué à la treizième place, chiffre de la malchance, mais trêve de superstition.Ça roule, ça se déverse, toutes races unies.Nulle part comme aux Pays-Bas je n’ai retrouvé tant de peuples en bouquet, une vraie société des nations, costumes bariolés en prime.Et les boubous et les saris et les caftans de déferler par grappes, les enfants assoupis sur le dos des parents.Ils arrivent d’un monde parallèle, atterriront plus tard on ne sait où, attendent la voix dans le micro qui leur annoncera leur vol, vivent un anti-moment, une pause, un rien.La tête du mauvais emploi Ai-je dit que les aéroports sont aussi le lieu de toutes les angoisses?Car après tout, on y pénètre comme dans un blockhaus nourri de guérites de contrôles et d’effectifs de sécurité démultipliés.Des cargaisons louches sont quelque part portées par des mules.La contrebande fait rage.Par ici des chiens renifleurs.Dans les pays les plus corrompus, des demandes de pots-de-vin ajouteront à l’anxiété de l’atterrissage en sol inconnu.Et puis, parfois, la pure malchance s’en mêle.Longtemps, j’ai eu, paraît-il, la tête du mauvais emploi.Des années durant, on a systématiquement fouillé mes valises sous toutes latitudes, vérifié mon identité: «Oh, oh! Voilà une suspecte sur mesure pour nos investigations», se disait en se frottant les mains un douanier zélé.L’ordinateur fatidique s’acharnait sur les traces inexistantes d’un passé criminel, pendant qu’une main ravageuse attaquait mes inoffensifs bagages, et les minutes, les heures s’écoulaient.J’allais manquer mon vol, ne le rattrapais qu’ri; extremis, essoufflée, traumatisée.Même à Lacolle, en voiture, on m’avait à la bonne.C’est dire.Ma sœur, excédée, me coiffa un jour d’une calotte des Expos, histoire de m’aider à traverser sans ennuis la ligne fatidique.Miracle! Ça a marché.Le truc semble infaillible.Avis aux contrebandiers! Avec quel portrait-robot aux inquiétants contours ma binette se confondait-elle?Je ne le sus jamais et m’interroge encore en me grattant la tête.«Pourquoi moi?» «Parce que!», me répondait-on quand j’osais une question.Nantie d’une respectabilité nouvelle, j’affronte désormais toute frontière la tête haute, refoulant en fond de cale une vague inquiétude issue des affres passées.Et si, tout de même, dans l’ironie du regard, ils allaient déceler la lueur d’étrangeté qui causa autrefois ma perte?On ne sait jamais.J’aime les aéroports avec grand mérite, car eux ne m’aiment pas vraiment.Hélas! Les plus grandes passions se vivent parfois sans réciproque aucune — «Madame, veuillez me suivre — Pas ça! — SU».Et je serai cuite.Une fois de plus.Airways PAUL HACKETT REUTERS OÂay, classique/(/esjfromatqes^Jws/.Oka vous offre toute une gamme de délicieux fromages incluant le O/ta r^yu/te/*, le O/ut cfatvu'yue, le O/ta /çye/' et le O/ta rac/ette.Le O/ta rt-yu/te/* a une pâte demi-ferme affinée en surface.Sa croûte, de couleur jaune paille à rouge orangé, est fréquemment lavée pendant une période d’affinage de 30 jours.Sa pâte est souple et homogène, tendre et moelleuse.Son odeur est bouquetée et assez prononcée.Sa saveur est complexe et conjugue subtilement la douceur du lait, le velouté du beurre et l’arôme de noisette.Le O/ta cfas&iyue est fait à partir de lait crû et est spécialement affiné pendant 60 jours afin de faire ressortir son goût plus prononcé, typique du Oka d’autrefois.Le O/ta ft-yer contient 30% de moins de matière grasse que le O/ta rt-yu/icr* mais conserve tout le goût velouté et le parfum original.Enfin, laiHic/ette O/ta offre une odeur plus forte et une saveur plus piquante que le O/ta nÿjufier.Sa pâte plus ferme devient onctueuse et crémeuse à la fonte, au plaisir des amateurs de raclettes.Çôécoaorez et t/éya.tlez toute 4/ yamme t/ex/romayest O/ta, /e c/a.wtyue tfex/nornyyex/tnx.# agropur „ ; .• • • : ' • ' ¦ ¦ HMnHHBMHBnBnHBn ¦¦¦¦¦¦¦¦ B 2 E 1) E V 0 I R .I- E V E N I) R E I) I 3 0 .1 U I L L E T I !» !» !» PLAISIRS VINS Les aléas de la notation des vins e grand vin a la complexité « ¦ de l’œuvre d’art», noijs apprend le professeur Emile Peynaud avant de poursuivre en disant qu’ i ventioN FRANÇAiae i MÉQA-PLEX Qu2iO POWT-VIAU 16 ?LES fclNÊMAS QUZZO LAN GE LIER 6 ?CINEPLEX OOEON LAVAL (Carrofour) » ?» | MÉQA-PLEX quzzo TASCHEREAU 18 ?CINEPLEX ODEON ST-BRUWO ?a CINÉPLEX ODéoN BOUCHERVILLE ) ?CINÉMA ST-EUSTACHE » CINEPLEX ODEON CARREFOUR D0RI0N 4 LES CINÉMAS OuZZO TERREBONNE 8 ?CINÉ-ENT RE Rl SE PLAZA REPENTIGNY ?CAPITOL CINÉMA DE PARIS ST-JEANV ?1 [ VALLEYFIELD ?CINEPLEX ODEON PLAZA DELSON ?.CINÉPLEX ODEON chAtéauguay encore VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTÉ EN SON; CINÉPLEX ODEON FAUBOURG * > THX I CINÉPLEX ODEON —\ * PRÉSENTÉ EN fDDtSXZ ?PRÉSENTÉ EN WWW POINTE-CLAIRE ?»,IH»| ?PRÉSENTE EN CH » PRÉSENTÉ EN 8» CINEPLEX ODEON LAVAL (Carrefour) » ?> | MÉQA-PLEX QUZZO SPHERETECH 14 ?LES CINÉMAS QUZZO LACORDAJRE 11 ?» MÉQA-PLEX QUZZO P0HT-V1AU 16 ?FAMOUS PLAYERS DORVAL » MÉQA-PLEX QUZZO TASCHEREAU 18 ?m * PRÉSENTÉ EN /OO/Snr ?PRÉSENTÉ EN EH * PRÉSENTÉ EN BS y- PRÉSENTÉ EN WWW LA PLUS GRANDE SURPRISE DE L’ÉTÉ.» S tliH Orogoli.WLSTWOOD ONE • ON Y RIT AUTANT QU’ON Y CRIE D.ivid Pol.mrl, TNT ROUGHCUT.COM PHOENIX miniums cm A L’AFFICHE! • VERSION FRANÇAISE • I CINEPLEX OOEON-l I-CINTPlX* OOÉON I I—IX* CINÉMAS a\JZ2ü—I r— *71 rri:1 "3 1 [QUARTIER LATIN A | LASALLE (Place) I IlACOROAIRE 11 ?11 TASCHEREAU 18 ?11 ST-BRUNO ?| I-ClNfPlIX OOÉON- | CINfPLLX OC* ON 1 I CIHfPVEX OOÉON-I I “ * P®*?.““Tl f A îfSer ”1 I LAVAL IQalarlaall I BOUCHERVILLE 1 IcARREFOUR PORION 11 PLAZA DELSON ?11 ST-JÉB6ME | r—CINÉMA CARNAVAL 1 f— LE S CINÉMA* QUZZO 1 r OALtR* S ST MVACINTHt "T I-Tl [CHATEAUQUAY ?! 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