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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1999-02-09, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOI V (I i.X < N " 2 (> ?M 0 N T 11 K A L .L E M A K I) I !» V K V 11 I K 11 I !» !» !» PERSPECTIVES La politique a-t-elle un sexe?LES ACTUALITÉS Le Fonds de solidarité investira trois milliards d’ici trois ans, page A 8 mMm POLITIQUE Les vacances de Chrétien lui compliquent la vie, page A 4 T A X K HORIZONS Tolérance zéro, ou les friandises qui tuent, page B 1 Le gouvernement français veut pousser à la roue pour forcer l’égalité des sexes à l’Assemblée nationale et dans les instances élues.Mais les féministes sont loin d’être d’accord.C’est la guerre des quotas.Faut-il imposer la parité et obliger les élus à écouter les femmes coûte que coûte?Telle est la singulière question aujourd’hui posée dans tous les milieux politiques français et qui attire les regards étonnés de l’Europe.Après le Nunavut, où on avait songé à réserver la moitié des sièges aux femmes, la France pourrait en effet devenir le premier pays européen à imposer la parité dans un certain nombre de secteurs de la vie politique.Mais la chose ne va pas de soi.Adopté par l’Assemblée nationale, soutenu par le gouvernement Jospin et le président Jacques Chirac, un projet de réforme de la Constitution permettant la coercition en matière d’égalité des sexes est depuis le 26 janvier bloqué par le Sénat.Le barrage est tel qu’un grand nombre d’élus et de féministes réclament haut et fort la tenue d’un référendum sur une question jugée cruciale et d’intérêt national.Mais de quoi s’agit-il?La réforme contestée par les vénérables sénateurs n’imposerait évidemment pas la parité du jour au lendemain dans tous les secteurs de la vie publique, ce qui reviendrait à nier la liberté de vote.Mais elle permettrait d’introduire des lois — aujourd’hui anticonstitutionnelles — obligeant par exemple les partis à présenter des listes composées également d’hommes et de femmes aux scrutins proportionnels (comme les élections européennes ou régionales).Iœ gouvernement n’envisage pas de réforme des élections législatives et présidentielle mais il songe à imposer des pénalités financières aux partis qui ne respecteraient pas la parité.Le mot «quota» a beau faire peur — ?on pense à l’agriculture —, c’est pourtant bien de cela qu’il s’agit.Pour calmer le chauvinisme politique hexagonal, de nombreuses militantes féministes se sont résignées à ce remède de cheval.L’Occident compte peu d’exemples d’assemblée élue aussi uniformément masculine.50 ans après l’attribution du droit de vote aux femmes, l’Assemblée nationale française ne compte que 11 % de femmes (6 % au Sénat).5 % d’augmentation à tous les demi-siècles, à ce rythme, les femmes ne .seront à égalité qu’en.2390! A voir les vexations infligées quotidiennement aux C II r i s I i a n R i o il x ipinistres comme Catherine Trautmann (Culture) et Elisabeth Guigou (Justice), on comprend qu’elles aient choisi la méthode forte.Ne serait-ce que comme mesure transitoire.La politique est, en France plus qu’ailleurs, une affaire de caste dont les membres sont issus des grandes écoles de l’Etat.Si chauvinisme il y a, c’est en effet davantage dans les partis que dans l’électorat: 86 % des Français (des deux sexes) soutiennent la «parité institutionnalisée».Mais les partis rechignent à offrir des circonscriptions intéressantes aux femmes et à les inscrire en bonne place sur les listes de candidats.L’affaire est loin de faire l’unanimité des féministes elles-mêmes.L’une des plus connues, Elisabeth Badinter, s’oppose férocement à un projet jugé discriminatoire, consacrant une citoyenneté à rabais et qui «renferme hommes et femmes dans les schémas stéréotypés dont on a tant de mal à sortir».La polémique prçnd l'allure d’un débat anthropologique.Pour l’autre Elisabeth (Guigou), Y «universalisme abstrait» n’a conduit qu’au «sexisme de droit, comme en 1789, ou de fait, comme aujourd’hui».La population semble lui donner raison puisque 72 % des Français (deux sexes confondus) pensent que les femmes feraient de la politique différemment.Après les femmes, ce seront les Bretons, les Corses et les Noirs, rétorquent les opposants, qui brandissent le danger du «communautarisme», (œs Noirs représentent 10 % de la population française.A la télévision, on n’en voit pourtant que dans les séries télévisées mettant en scène des policiers.Ils se comptent par ailleurs sur les doigts d’une main dans les postes électifs.Si les Suédoises ont atteint la parité sans quota d’aucune sorte, il serait surprenant que les descendantes de Jeanne d’Arc y parviennent sans quelques gouttes de «discrimination positive».L’idée, d’origine américaine, rebute spontanément les esprits républicains mais fait lentement son chemin.Elle a été en particulier longtemps défendue par les écologistes.Mais les institutions résistent.En 1982, une loi in- terdisant que les listes présentées aux élections municipales comportent plus de 75 % de candidats du même sexe avait été annulée par le Conseil constitutionnel (équivalent de notre Cour suprême en matière d’administration publique).En 1944, de Gaulle avait accordé le droit de vote aux Françaises en passant par-dessus le Sénat.Cinquante-cinq ans plus tard, le gouvernement pourrait devoir en faire autant et recourir au référendum.L’ennui, c’est qu’un référendum mettrait à mal les relations entre le président et le premier ministre, qui doivent encore cohabiter trois ans (en théorie du moins).C’est pourtant la seule démarche qui fait l’unanimité des féministes, de celles qui soutiennent comme de celles qui condamnent la parité.0® T E 0 Montréal Faible neige cessant en après-midi.Max: 2 Min:-11 Québec Faible neige.Max: -4 Min: -16 Détails, page B 4 INDE X Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Economie.B 2 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Hussein réunit les contraires ÉRIC GAILLARD REUTERS V 4 ABDALLAH, le nouveau roi de Jordanie, ouvrait le cortège funèbre de son père.Parmi les dignitaires, un membre du Hamas, le patron du Mossad, le chef de I Etat turc et son homologue chypriote grec.Mort, Hussein venait de réussir un tour de force sans précédent: réunir les contraires.Nos informations en page A 5.« Québec ne se soumettra pas à Dion » Bouchard promet la guerre si Ottawa impose l’accord sur l’union sociale MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Bouchard promet un «conflit concret» au gouvernement fédéral s’il s’avisait d’imposer au Québec l’accord sur l'union sociale survenu à Ottawa la semaine dernière.Sur sa route, dit-il, le gouvernement Chrétien trouvera une «union sacrée» québécoise qui opposera une «résistance totale» à un Canada défini par le fédéral et les autres provinces sans tenir compte du Québec.Dans une entrevue accordée au réseau TVA hier, M.Bouchard prévoit une réaction «irréfragable» au Québec si Ottawa décidait d’aller aussi loin que de couper des vivres aux Québécois en raison de la position prise par le gouvernement Bouchard lors de la rencontre de jeudi dernier à Ottawa.Mais le premier ministre refuse de croire que le cabinet fédéral répondra positivement aux «propos inflammatoires» du ministre Stéphane Dion.Il s’en prend d'ailleurs particulièrement au ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, qui a indiqué que le Québec n’aurait pas le choix de se soumettre à certaines dispositions de l’accord intervenu jeudi dernier entre neuf provinces et Ottawa.«Québec ne se soumettra pas à M.Dion.Qu’il s’essaie de venir nous enlever des mon- V01R PAGE A 8: BOUCHARD Chaos dans les urgences Pour la levée du plafond salarial des médecins Charest presse Québec d'agir rapidement ISABELLE PARÉ LE DEVOIR rvu Erreur boréale ou pillage légal ?Richard Desjardins a plus d’une corde à sa guitare.Plusieurs ont oublié, sauf la Noranda ciblée par un film-choc en 1984, qu’il a déjà œuvré activement à la confection de documentaires avant de devenir chansonnier.Transformant le poète en pamphlétaire, il revient à ce premier métier avec Erreur boréale, un film coréalisé avec Robert Monderie.Il fait non seulement le bilan du «pillage» de la forêt boréà-j le du Québec par les multinationales, les barons d’ici et leurs «va-A lets» institutionnels, mais il invite surtout à la remise en question d % leurs privilèges: une question maintenant de «légitime défense».LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR s >v j ¦Ji- ll nouvelle politique forestière, qui devait régler le déficit forestier des années 80 par une politique d’aménagement, n’a rien réglé: plus tue jamais les industriels pillent le patrimoine forestier public.Ils sont même ren train de raser à blanc les derniers ^parterres de coupes vierges du Québec, en forêt dite boréale, en échange de forêts virtuelles qui n’existent que sur les «Nintendo» dispendieux des fonctionnaires.Pour Richard Desjardins, le chansonnier abitibien, et son complice de si longtemps, Robert Monderie, l'aménagement forestier qui est censé remplacer les arbres réels qu’on coupe aujourd'hui est une immense fraude intellectuelle pour rassurer une opinion publique qui se croit encore propriétaire du domaine forestier public.Erreur, raconte le film: la forêt boréa- le, cette mer de conifères nichée au nord des forêts mixtes du sud de la province, est en voie d’être rasée à blanc, totalement, sauf des bordures de quelques dizaines de mètres en forme de «cache-sexe» utilisées pour soustraire les coupes honteuses à l’œil des urbains et des touristes.En échange des arbres bien réels, Québec planifie les forêts de demain, celles qui sont censées être au rendez-vous dans 120 à 150 ans, avec des logiciels prévisionnels comme ceux qui n’arrivent pas à prédire la météo avec certitude sur un horizon de trois jours.Ou, ajoute Desjardins dans le film, avec des logiciels et des matrices prévisionnelles comme celles qui ont justifié et masqué la surexploitation de la morue jusqu’à sa disparition.Si Erreur boréale était un livre, il serait à la forêt ce qu’ont été Les Insolences du frère Untel à la langue françai- se M «f i ’ Y] VOIR PAGE A 8: FORÊT Alors que la situation demeure chaotique dans les urgences, le chef de l'opposition libérale, Jean Charest, presse Québec de hausser les plafonds salariaux des médecins et de constituer de toute urgence une commission des affaires sociales pour sonder les cœurs des acteurs du milieu de la santé.Au moment où les urgences de la métropole, des Lau-rentides, de Trois-Rivières, de Sherbrooke et de plusieurs régions continuent de déborder, Jean Charest a ajouté son grain de sel au débat qui fait rage sur les urgences.De l’avis du chef libéral, la situation des derniers jours est à ce point «critique» qu’elle commande une action immédiate.«Pendant la campagne électorale, on nous a reproché d’être démagogues, d’exagérer le problème qu’on vivait à l'intérieur du système de santé.Aujourd'hui, on revient à la charge.C’est un cri de désespoir qu'on fait au nom de la popula- VOIR PAGE A 8: URGENCES Littoral en Avignon La pièce de Wajdi Mouawad est officiellement invitée au festival STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La pièce Littoral, de Wajdi Mouawad, a été officiellement invitée à participer au prochain Festival d’Avignon, un des plus prestigieux festival de théâtre du monde.Cette invitation a été annoncée par le comédien Gilles Renaud, dimanche soir, en pleine Soirée des Masques.Ironiquement, le gala de l’Académie québécoise du théâtre n’a accordé aucune récompense à la jeune coqueluche des planches.Mouawad, touche-à-tout du théâtre, qui écrit, dirige, traduit et joue, était notamment en nomination à deux reprises pour le prix de la mise en scène de la saison 1997-98 (pour Trainspotting, montée au Quat’Sous, et pour Œdipe roi, dirigée au TDP).Avignon comme consolation, donc, on voit pire.Littoral sera présentée du 22 au 29 juillet, dans la cour intérieure du Cloître des Célestins.Toute la distribution originale sera de la fête.«Nous faisons partie de la programmation officielle: on ne rentre pas par la porte d'en arrière», dit fière-ipent Lucie Janvier, directrice administratrice du Théâtre O Parleur, la compagnie de Wajdi Mouawad et d’Isabelle VOIR PAGE A 8: AVIGNON 778313000658 LE DEVOIR Culture Page B 8 Economie Page B 2 Les sports Page B 6 Télévision Page B 7 HORIZONS I E l> K V O I II .I.E M A II I) I !l E E V I! I E I! I !» !» !» A L L E R G I E S A L I M E N T A I R E S Tolérance zéro Envolé, le temps où les problèmes allergiques étaient traités quasi comme des caprices, des maux psychosomatiques, et soulevaient l’incompréhension collective On commence à les prendre fort au sérieux, les allergies alimentaires.Au Québec, dans les garderies et à l’école, depuis quelque temps, c’est l’offensive à coups de mots d’ordre lancés aux enfants: «N’échangez ni goûters, ni ustensiles.Prudence, prudence!» À Laval et à Québec, un colloque sur la question regroupera ce printemps 13 ordres professionnels penchés sur les arachides et les noix, croquantes friandises qui parfois tuent.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR LA | été dernier.Air Canada décidait de proscrire sur ses H vols une vieille habituée de la maison volante, fort po-j j pulaire auprès de la clientèle pourtant, mais féroce ad-1 versaire de certains passagers qui pâlissaient à sa vue.f Elle, c’est l’arachide, bonne fille en apparence, abonnée des petits goûters de quatre heures comme une Anglaise à l’heure du thé.Le hic, c’est que sous ses dehors courtois, la dame s’avère une Corriveau qui empoisonne ses ennemis.Les noix et les arachides causent les allergies alimentaires les plus féroces.Ceux qui en souffrent de façon i sévère peuvent, après l’ingestion d’une infime quantité I du produit, subir un choc anaphylactique, perdre le [ souffle, tomber en état d’inconscience et mourir.Ça, on | le savait.Ce qu’on ignore davantage, c’est que le mal-! heureux allergique qui évite de croquer dans le fruit ou la graine défendue ne se trouve pas au bout de ses peines.Le moindre contact indirect, des séquelles dans un mets, un treizième d’arachide si ce n’est un simple fumet, suffisent à créer le danger.«Lorsque 50 personnes ouvrent un sac d’aracliides en même temps, des particules se dégagent dans l’air et les allergiques hypersensibles peuvent s’en trouver très incommodés», explique Nicole Couture-Simard, d’Air Canada.D’où le récent embargo aérien.Envolé, le temps où les allergies alimentaires étaient traitées quasi comme des caprices, des maux psychosomatiques, et soulevaient l’incompréhension collective, des: «Allons donc, tu t'écoutes trop, mon pauvre ami.» Voire! Une proportion qui augmente De 30 à 40 % de gens éprouvent des allergies à des degrés divers, qui vont du rhume des foins à l’intolérance au poil de chiens.Allergique un jour, allergique en général toujours.Sauf exception, on ne s’en sort pas.Au chapitre des intolérances aux aliments, 2 % de la population serait affectée.«Or cette proportion augmentait ces dernières années de façon significative chez les enfants», explique Claire Dufresne, présidente de l’Association québécoise des allergies alimentaires.Pourquoi cette recrudescence?Nul n’en sait trop rien.L’allergologue Benoît La-ramée vous dira ignorer pour sa part s’il y a effectivement plus d’allergies ou si elles sont davantage diagnostiquées.L’œuf ou la poule.Allez savoir.Des morts, il y en a eu et il y en aura encore.On les voit se glisser ça et là dans la rubrique «faits divers».En 1994, un garçon de dix ans partait en excursion avec son camp de vacances.Le sachant allergique, les moniteurs lui ont servi un sandwich à la confiture.mais tartiné avec un couteau ayant trempé dans le beurre d’arachides.Il avait négligé d’emporter avec lui l’épiné-phrine (l’adrénaline à s’injecter de manière intramusculaire) susceptible de lui sauver la vie.Mal lui en prit.Fatale aussi pour un autre enfant en camp d’été à Montréal, l’ingestion d’un sandwich au fromage hélas emballé dans le même sac qu’un autre aux arachides.Sur une corde raide, les allergiques.Surtout les très jeunes, qui n’évaluent pas toujours les risques encourus.Pour eux, la crise survient généralement au camp, voire à âO®2S CHRISTIAN TIFFET I.K DEVOIR l’école, au restaurant, chez des amis, dans une fête.Un reliquat d’huile d’arachides, trois innocentes petites noix broyées dans un gâteau et le malheureux en subit les effets dans sa chair.Hors du nid Des études américaines sont venues démontrer que l’immense majorité des réactions allergiques fatales survenaient hors du foyer familial, du petit nid protecteur et avisé.Elles mettaient en cause en général des arachides ou des noix.Autre constante: la victime avait oublié de traîner sur elle son épinéphrine.Ça commence en général très jeune, à trois ou qutre ans.Si bien que les parents d’enfants allergiques vivent avec une terreur: celle du jour fatidique où les portes de la garderie ou de l’école s’ouvriront pour la première fois.Le port du bracelet Médicalert, les discussions avec les responsables suffiront-ils?Angoisse! Les parents en parlent comme d’une préoccupation de chaque instant.Envoyer le petit dans une fête d’amis signifie le munir souvent de son propre repas, confectionner parfois le gâteau d’anniversaire soi-mème pour être bien sûr qu’aucun atome d’huile d’arachide n’entre dans sa confection.C’est demander sans répit à tous les hôtes leurs recettes de cuisine, se heurter à des à-peu-près dans maints lieux publics.Pourquoi les restaurateurs auraient-ils toujours en tête leurs listes d’ingrédients?De fait, difficile de glaner une certitude en ces matières.Des clients allergiques meurent faute d’avoir été bien informés par le chef.Les grandes chaînes comme McDonald’s et Burger King, avec des recettes fixées depuis 15 ans, se révèlent les plus fiables en ces matières.Rien pour sortir les enfants des fast food.Seul mot d’ordre: information et prévention.Car, côté vaccin, oubliez ça.«Un vaccin pourrait les tuer, explique l’allergologue Chantal Lemire.Des recherches dans ce sens-là aux Etats-Unis ont dû être abandonnées.Même une infime quantité de la substance mettait les cobayes en danger.» Anticorps en délire Les allergies sont des bizarreries de la nature.On sait que des facteurs génétiques entrent en cause.Souvent l’un des parents possède une intolérance quelconque.En gros, ça se manifeste comme suit: le système immunitaire de certains organismes réagit excessivement à un type de protéine (celle de l’œuf, du lait de vache, du soja, des arachides, des noix, etc.) qu’il perçoit comme un agresseur.Il développe alors des anticorps qui peuvent prendre le mors aux dents: nez qui coule, gorge en feu, nausées, vomissements, crampes abdominales.Dans les pires cas, les vaisseaux sanguins se dilatent, une chute de pression s’ensuit avec difficultés respiratoires, perte de conscience et, parfois, la mort au bout.C’est le choc anaphylactique.Seul remède efficace: l’injection d’adrénaline qui stoppe la crise.Mais encore faut-il en avoir à portée de la main.«Il existe des recherches médicales sur la question, explique le docteur Benoît Laramée.On tente de trouver une façon de modifier le système immunitaire mais elles n’aboutissent pas en traitement.La seule cure efficace passe par l'information et la formation.» Des allergies, il y en a toujours eu.La différence, c’est que jamais on ne s’en est autant occupé.L’Association québécoise des allergies alimentaires, mise sur pied en 1990, entend sensibiliser tout le monde au problème et se démène pour y arriver.Ce regroupement de parents (plus de 600 familles), par la voix de sa présidente, se fait entendre haut et fort depuis quelques années surtout dans les écoles et les garderies.Message reçu.En gros, tout le monde a compris, enfants inclus, que mieux valait arrêter d’échanger goûters ou ustensiles, et qu’en présence d’un petit allergique, les arachides ou les noix étaient à bannir du menu collectif.Sur ce front, ça va.N’empêche que les menaces viennent de partout, des bonnes intentions du petit enfant qui prête son goûter, comme des méchants coups du malintentionné.Il y a quelque temps, dans une école du Québec, un jeune s’est fait «taxer» par des élèves qui refusaient de prendre au sérieux son allergie aux arachides.Et d’en remplir son casier, spn sac d’école.Danger sur le front des méchancetés enfantines.À proscrire, le taxage à la noix.Pauline Marois, quand elle était au ministère de la Santé, a décidé de plonger.Elle a mis sur pied au printemps 1998 un comité regroupant les ministères de la Santé, de l’Education, de l’Enfance et de la Famille.But de l’opération: concerter les actions de tout le monde en ce qui a trait aux arachides et aux noix.Un bulletin d’information fut diffusé en septembre dernier dans les écoles et les garderies.Prochaines étapes: le 25 mars, le lancement d’un vidéo de dix minutes à l’attention des enfants de quatre à sept ans; sans compter qu’un colloque de formation regroupant 13 ordres professionnels — diététistes, infirmiers, pédiatres, enseignants, allergologues, etc.— se tiendra à üival en mars et à Québec en avril.Alerte à l’autobus «Beaucoup reste à faire, précise Claire Dufresne.Les chauffeurs d’autobus, par exemple, doivent être alertés.En principe, les enfants n 'ont pas le droit de manger à bord mais ces directives ne sont pas suivies à la lettre.Reste à sensibiliser aussi les camps de jour, les services de loisir, les camps de vacances.» Par ailleurs, au Québec, les ambulanciers ne conservent pas encore d’épinéphrine dans leurs véhicules et ne sont pas autorisés à administrer les injections.«Or dans tous les cas de décès, l’injection s’était trop fait attendre.» 11 y a des projets-pilotes en cours, mais rien d’établi encore en ce qui concerne un protocole d’urgence.Pour couronner le tout, le Québec manque d’allergologues, qui sont seuls capables d’émettre des diagnostics et d’établir un suivi.On en retrouve 30 à peine, flanqués pour la plupart de listes d’attente interminables.Benoît Laramée vous dira que c’est l’Etat qui détermine le nombre de médecins spécialistes dans un secteur ou un autre, et allez comprendre pourquoi il n’élève pas le quota quand les cas d’allergies se font de plus en plus criants et nombreux.Autre profond mystère.Mais le monde de l’allergie en est pavé.Le moindre contact indirect, des séquelles dans un mets, un treizième d’arachide si ce n’est un simple fumet, suffisent à créer le danger.\ e r Publié le samedi 27 février 1999 ! LI • i M jk ,.i : ! 4L 7I i ,» ¦ ¦ Tombée publicitaire le vendredi 19 février 1999 t i I.E I) K V OIK.I.K M A It I) I !) V K V It I E It I !) il !l B (i Flat de la reserve collective de song 4 HÉMA-QUÉBEC 8% 5 février 1999 Groupes sanguins en demande aujourd'hui 0- 21% Info-collecte: 832-0873 LE DEVOIR LES SPORTS OLYMPISME Trois membres du CIO dans le collimateur de la commission d’enquête japonaise AGENCE FRANCE-PRESSE Nagano — Trois membres du Comité international olympique (CIO) sont au centre de l’enquête menée par une commission du Comité olympique japonais (COJ) sur les soupçons de corruption concernant la candidature de Nagano à l’organisation des JO d’hiver de 2002, a annoncé hier Yushiro Yagi, le président de cette commission.Au total, ce sont huit membres du CIO dont les noms apparaîtront dans le rapport que remettra le COJ au CIO au sujet des excès dont se seraient rendus coupables les responsables de la candidature de Nagano pour s’assurer le vote de certains membres du CIO, a précisé M.Yagi.«Nous aborderons le cas de huit membres du CIO, mais trois seulement devraient être mis en cause», a déclaré selon l’agence Jiji IYess M.Yagi, président de cette commission qui doit rendre ses conclusions au CIO avant le 15 février.Le rapport de la commission devrait être prêt vendredi.Ce sera ensuite au CIO de trancher, a poursuivi M.Yagi, qui avait révélé la veille lors d’une conférence de presse que huit membres du CIO étaient soupçonnés d’avoir bénéficié de traitements de faveur «au delà du niveau nécessaire» de la part du comité de candidature de Nagano, sans toutefois préciser leur nom ni leur nationalité.M.Yagi avait alors également critiqué les dépenses, évaluées à deux millions de dollars, faites en 1991 par le comité de candidature lors de l’assemblée générale du CIO de Birmingham (Grande-Bretagne), au cours de laquelle Nagano a été choisie.Il s’était aussi montré sévère sur la disparition des livres de comptes de la campagne, brûlés en 1992.Les responsables de Nagano ont donné plusieurs explications différentes sur les raisons de celte destruction.Une enquête a été demandée à toutes les villes candidates aux Jeux de ces dernières années par Juan Antonio Samaranch, le président du CIO, à la suite du scandale de corruption lié à l’obtention par Salt Lake City des JO d’hiver de 2002.Quatre membres du CIO ont démissionné et cinq autres font l’objet d’une procédure d’exclusion à la suite de cette affaire.EN BREF Un Canadien s’offre la balle du 70e circuit de McGwire (AP) — Un Canadien, Todd McFarlane, un créateur de magazines de bandes dessinées, est l’acheteur anonyme qui a payé plus de trois millions de dollars lors d’une vente aux enchères pour acheter la balle du 70" circuit de Mark McGwire.McFarlane, 37 ans, a rencontré la presse, hier.Il est originaire de Calgary mais il habite à Tempe, en Arizona.Il est un des actionnaires des Oilers d’Edmonton.«Je ne suis pas amateur de baseball atteint d'une maladie mentale», a-t-il dit.McFarlane voudrait que le Temple de la renommée du baseball montre la balle de temps en temps, quelle soit aussi utilisée pour amasser des fonds au profit d’œuvres charitables ou encore que des équipes des ligues majeures la fassent voir.Martin inculpé de blanchiment d’argent (AP) — Iœ receveur des Falcons d’Atlanta, Tony Martin, a été inculpé hier en cour fédérale de blanchiment d’argent et de conspiration en raison de ses liens avec un vendeur de drogues qu’il connaît depuis longtemps.Martin, qui a capté cinq passes lors du Super Bowl contre les Broncos de Denver le 31 janvier à Miami, a été remis en liberté en versant une caution de 250 000 $.Il comparaîtra le 16 février.Les accusations découlent de sa longue amitié avec Rickey Brownlee, un vendeur de drogues.Les deux hommes ont fait connaissance il y a plusieurs années quand Martin fréquentait une école secondaire de Miami.Fielder est de retour avec les Blue Jays (PC) — Cecil Fielder est de retour avec les Blue Jays de Toronto, l’équipe avec laquelle il a commencé sa carrière dans les ligues majeures en 1985.Fielder, 35 ans, a signé un contrat des ligues mineures avec les Blue Jays.Il prendra part au camp d’entraînement en tant que joueur invité.La saison dernière, Fielder a évolué avec les Angels d’Ana-heim et les Indians de Cleveland.Il a été utilisé au premier but et comme frappeur désigné.En 117 matchs, il a frappé pour ,233, claqué 17 circuits et produit 68 points.En 13 ans dans les ligues majeures, Fielder présente une moyenne de ,255.II totalise 319 circuits et 1008 points produits.Ronning obtient une prolongation de deux ans (AP) — Cliff Ronning, des Predators de Nashville, a obtenu une prolongation de contrat de deux ans évaluée à 3,6 millions de dollars.Ronning, un vétéran de 12 saisons dans la LNH, pouvait devenir un joueur autonome sans compensation à la fin de la saison.Il est le meilleur pointeur des Predators avec 38 points.Il a été obtenu des Coyotes de Phoenix au mois d’octobre.Retour à la compétition de Pete Sampras (AI5) — Après deux mois de coupure totale, Pete Sampras, le numéro un mondial du tennis, doit effectuer aujourd'hui son grand retour dans le tournoi de San José.Sampras aura face à lui un adversaire largement à sa portée en la personne de l’Espagnol Galo Blanco, 84'' mondial.«J’avais absolument besoin de ce répit pour entamer l'année aussi frais que possible, mentalement et physiquement», a déclaré Sampras, qui a pratiqué le golf et regardé la télévision pendant ces grandes vacances, les premières depuis qu’il a quitté les bancs de l’école.Epuisé par une fin d’année marathon, où il a dû défendre bec et ongles son statut de numéro un mondial menacé par le Chilien Marcelos Rios, Sampras a évité en janvier les Internationaux d’Australie, son premier forfait en Grand Chelem depuis 1992.Son objectif prioritaire cette saison est d’égaler les 12 victoires en tournois du Grand Chelem de Roy Emerson.Le Tricolore rend visite aux Penguins de Pittsburgh ce soir Le Canadien retrouve Jagr sur son chemin En fin de saison, elles viennent rapidement, les rencontres face à des équipes de même section.Ce soir, Jaromir Jagr et les Penguins de Pittsburgh accueillent le Tricolore.Pittsburgh, au plus fort de la lutte pour une place en série il y a un mois, semble en voie de se qualifier pour la deuxième saison sans trop de problème.Avec Jagr en poste de commande.GUY R0BILLAR1) PRESSE CANADIENNE Pittsburgh — Alain Vigneault a très bien décrit Jaromir Jagr hier matin avant le départ du Canadien pour Pittsburgh.«C’est un gros bonhomme avec les habiletés d’un petit», a dit l’entraîneur à l’aéroport de Dorval.Comment arrêter un tel phénomène alors?«Si c'était aussi facile que lorsqu’on en parle, il n’aurait pas le nombre de points qu’il a actuellement», a répondu Vigneault, qui songeait néanmoins à reprendre le truc des dernières séries en ajoutant un troisième défenseur.«C'est Zarley Zalapski qui avait joué ce rôle, avec [Vladimir] Malakhov et Peter Popovic.» Jagr n’a pas participé au pointage dans la victoire de 2-1 sur les Red Wings de Detroit avant hier, lorsque ces derniers ont également utilisé le système connu sous le nom de «left-wing lock», avec Steve Yzerman et le défenseur Nicklas Lidstrom en évidence.«Si l’ailier gauche me suit tout le temps, c’est difficile pour mes coéquipiers de me passer la rondelle», a admis Jagr, qui n’a pas dirigé un seul tir au filet au cours des deux premières périodes.Benoît Brunet, pour un, n’est pas prêt à dire que Jagr est incontestablement le meilleur joueur de la LNH: «On ne voit pas souvent Paul Kariya, et il y a Lindros et LeClair.» Brunet assure aussi que «il n'y a pas un joueur qui n’est pas arrêtable».Et il ajoute que le Canadien est parvenu à arrêter Jagr dans les dernières séries, et que «c’est pour ça qu’on a gagné».Brunet ne doit pas se rappeler que Jagr avait amassé quatre buts et cinq passes en six parties.12 buts sur 13.Et, chose certaine, le Canadien n’est pas parvenu à freiner le meilleur compteur de la LNH le dimanche du Super Bowl.Cet après-midi-là au Centre Molson, Jagr avait battu le Ca- nadien presque à lui seul en obtenant deux buts et deux passes dans un gaip de 5-3.A ses deux matchs suivants, Jagr a participé aux huit buts des Penguins (et 12 des 13 derniers donc!) dans des victoires contre Buffalo et la Floride.Jagr a bien été blanchi par les Red Wings, mais ç’avait aussi été le cas contre les Bruins de Boston avant son match à Montréal.• «Il n’y a aucun doute que dernièrement, il a été le joueur de la Ligue nationale, reconnaît Vigneault Ce qu'il a fait à Montréal, il semble le — Benoit faire couramment contre Brunet d'autres équipes.De notre côté, il va falloir faire des ajustements et lui porter une attention spéciale.» Compagnon de trio apprécié Depuis que Jagr joue avec Jan Hr-dina et Kip Miller, ces deux-là se sont mis à amasser des points et, à l’opposé, Martin Straka est devenu beaucoup plus discret.Et ce n’est rien enlever à Ron Francis que de dire qu’il produit beaucoup moins en Caroline (8-17-25) que lorsqu’il jouait sur le trio de Jagr (entre 87 et 119 points par année à ses cinq saisons complètes précédentes).Avec Jagr, même Shayne Corson et Saku Koivu amasseraient probablement leur part de points! «II n’y a pas de joueur (pii n’est pas arrêtable.» Compagnoni n’est pas finie Vail (AIT — Deborah Compagnoni sait comment préparer un grand rendez-vous.Elle, qui a déjà offert trois titres olympiques et trois mondiaux à l’Italie, sait qu’il ne faut pas paniquer, même si la saison ne lui a encore apporté aucune grande satisfaction.«Je suis déçue mais certainement pas inquiète.Je sais toujours skier», explique l'Italienne depuis As|>en, station située à un peu plus d’une heure de Vail (Colorado), où elle prépare «dans le calme et loin du publie» sa cinquième campagne mondiale qui débutera jeudi par le géant.«Je suis toujours capable d'accrocher de bons résultats tant aux Jeux qu'aux Championnats du monde», affirme celle qui n’a pas ix*rdu un géant dans ces deux sommets, depuis ses lauriers de Ullehammer en 1994.L’an dernier, la championne du super-géant d’Albertville a glané son deuxième titre consécutif en géant à Nagano.Et cette fois, elle jouera une place dans les annales en visant une troisième couronne successive dans cette discipline.«Je suis aussi allée à Nagano sans résultats excellents [tout de même une victoire en géant à Bormio], sans penser gagner deux médailles, et pourtant j’y suis parvenue», rappelle la vice-championne olympique de slalom.A Aspen, où un parcours lui a été réservé, elle a eu le temps d’essayer deux choses: des skis courts, en voyant comment ils avaient réussi à la Française Florence Masna-da (troisième du combiné), et un casque de football américain des Broncos de Denver, ceux là-même qui ont gagné le Super Bowl la veille de son arrivée.«Ça me portera peut-être chance», glisse-t-elle, consciente qu’un peu de bonne fortune serait bienvenu dans cette saison marquée par les blessures, principalement ce dos récalcitrant qui l'a privée de nombreuses courses.«La clé sera de ne pas avoir peur de commettre des fautes», assure l'Italienne qui n'a ajouté que deux podiums (troisième à Soelden et deuxième à Val-d’Isère) à son palmarès riche de J 6 victoires en Coupe du monde.A Vail, elle ne partira pas dans l’inconnu.C’est ici que la skieuse des Dolomites a fait sa deuxième campagne mondiale en 1989, «une bonne expérience même sans bons résultats», puis a remporté le géant de la finale de la Coupe du monde en 1997.SOCCER La Juventus en crise JEAN PAUL BERGERRE AGENCE FRANCE-PRESSE Turin — Champions d’Italie en 1997 et 1998, mais neuvième du Calcio à 14 matchs de la fin de la saison 1999, la Juventus de Turin est en proie à une des crises les plus graves de son histoire marquée hier par la démission de son entraîneur Marcello Uppi.La Juve, qui a concédé un nouvel et cuisant échec chez elle dimanche soir devant Parme, vainqueur 4-2 au stade Delle Alpi, a perdu tout espoir de réaliser le triplé.Avec 27 points après 20 journées de championnat, elle se retrouve à 15 points du leader la Fiorentina et peu à peine espérer arracher une qualification pour une coupe d’Europe.Les chiffres, impitoyables dans leur sécheresse, confirment l’écroulement de tout l’édifice tu-rinois: en 20 matches, la Juve a subi sept défaites, dont deux à domicile, et enregistré six matchs nuis (deux à domicile).Sa défense, jadis l’un des points forts de la formation, a déjà encaissé 23 buts et sa ligne d’attaque est l’une des plus faibles avec 22 buts inscrits seulement, très loin derrière la Lazio (43), l’Inter Milan (42), Parme et la Fiorentina (37).«Je prends toutes mes responsabilités» Cet état des lieux désastreux a donc conduit à la démission de son entraîneur-fétiche, Marcello Lippi arrivé en 1993.Sur la sellette depuis plusieurs semaines, lassé de toutes les critiques dont il est l’objet, Marcello Uppi a décidé de passer la main avant même la fin de la saison et son départ pour l’Inter Milan le 30 juin prochain.«J’ai cherché à faire tout ce que je pouvais pour sortir l'équipe de l'ornière, mais cette formation est très fragile et si le problème vient de moi, je prends toutes mes responsabilités et je m'en vais», a déclaré M.Uppi pour expliquer sa démission.Marcello Lippi, technicien sérieux, grand meneur d'hommes, dont les capacités n’avaient jamais été mises en doute auparavant par ses dirigeants, n’est toutefois pas le seul coupable de cette véritable Bérézina du club cher à la famille Agnelli.La Juve cette saison est vite apparue comme une formation à bout de souffle, privée d’influx et de motivations, à la recherche désespérée de son identité totalement perdue au fil des mois.L’absence de Del Piero Très peu renforcée à l’intersaison, selon la politique traditionnelle du club, elle a dû faire face en outre à de multiples problèmes, dont les absences de son libero Ciro Ferrara, victime d’une fracture de la jambe avant le Mondial 98, et de son attaquant Alessandro Del Piero gravement blessé à un genou.Privée de son meilleur défenseur et de son attaquant numéro un, la Juventus n’a jamais pu aligner depuis le début de la saison son équipe-type, remettant sans cesse sur le métier son ouvrage, sans pour autant trouver le remède miracle.La fatique de ses champions du monde, les Français Didier Deschamps et Zinedine Zidane, loin de leur niveau de 1998, a aggravé une situation déjà bien difficile.En dépit d’une certaine insistance, les dirigeants turi-nois ne sont pas parvenus à trouver l’oiseau rare capable de remplacer Del Piero, ils ont dû se résoudre à engager l’Hispano-argentin, Edoardo Esnaider et le Français Thierry Henry, deux joueurs de valeur mais pas vraiment capables de faire oublier en attaque l’absence d’une vedette mondiale comme Del Piero.Avec l’arrivée de Carlo Ancelotti aux commandes depuis lundi, cinq mois avant la date prévue, la Juventus tourne la page.Il ne lui reste plus pour tenter de sauver sa saison que la Ligue des champions.Elle affrontera en quart de finale l’Olympiakos Le Pirée, en mare.Vainqueur depuis deux ans du Calcio, la Juve a perdu tout espoir de réaliser le triplé FORMULE 1 McLaren-Mercedes MP4/14: une grosse évolution PATRICE BURCHKALTER AGENCE FRANCE-PRESSE Barcelone — Ron Dennis l’avouait.La nouvelle McLaren-Mercedes, la MP4/14 qui participera au Championnat du monde de Formule 1 cette saison, n’est pas une «révolution» mais bien une «grosse évolution» de sa devancière dominatrice l’an passé.Et le patron de l’équipe anglo-allemande affichait un sourire satisfait.Un sourire inquiétant pour les adversaires de l’écurie championne du monde.Aérodynamique soignée, «nez» plus crochu, les «mystères» de la monoplace présentée hier matin sur le circuit de Montmelo à Barcelone ne sont pas apparents mais «cachés» sous la robe de cette MP4/14.Mika Hakkinen, le tenant du titre, se disait d'ailleurs très impressionné, sans vouloir aborder les «secrets» de sa monoplace flambant neuve.«J’en ai vu des voitures tout au long de ma carrière.Mais celle-là m’impressionne vraiment.Je ne vous en dirai pas plus.Pour les détails, voyez plutôt Adrian Newey», déclarait le champion du monde.«Le moteur est tout nouveau, encore plus bas et plus léger que celui de l’an passé», indiquait Mario Ilien, le concepteur du V10 Mercedes.«On a redistribué les masses, expliquait quant à lui Adrian Newey, le directeur technique de McLaren.Les systèmes hydrauliques ont été modifiés pour les implanter plus bas.Mais vous savez, on avait trop bien travaillé l’an dernier.Alors nous avons procédé par petites touches -impressionnistes.» À Melbourne si.L’essentiel du travail des ingénieurs britanniques s’est avant tout porté sur la recherche d’une parade à la diminution de l’adhérence mécanique conséquence du principal changement de réglement, une quatrième rainure sur les pneus avant, en augmentant les appuis avec le souci de trouver le meilleur équilibre aérodynamique-mécanique.Ron Dennis n’a pas lésiné sur les moyens pour la réalisation de cette MP4/14.«Notre groupe compte 850 personnes, dont 350 pour l'équipe Fl.Im semaine dernière, ce sont plus de six cents personnes qui ont travaillé pliysi- s quement sur cette nouvelle voiture», révélait le patron de McLaren.Hier midi, la MP4/14 était prête pour un premier tour du circuit de Montmelo avec Mika Hakkinen au volant.Pour affronter ce verdict de la piste que chaque équipe redoute au moment de lancer une nouvelle monoplace.La performance, la fiabilité, autant de questions auxquelles les études, les simulations ne peuvent pleinement répondre.«Le moteur et la nouvelle boîte de vitesses à sept rapports n 'ont encore jamais été essayés sur une voiture mais simplement au banc en configuration Nurburgring.Alors, si jamais il y avait un problème nous pourrions commencer la saison, à Melbourne et au Brésil avec l'ancienne MP4/13», prévenait d’ailleurs Robert Haug, directeur de Mercedes-Motoreport.Personne chez McLaren toutefois ne veut vraiment croire en une telle éventualité.Hier, la confiance était plutôt de rigueur.Surtout chez Mika Hakkinen et David Coul-thard, les pilotes.Même si le mot confiance ne plaît guère à Ron Dennis.«La confiance est une faiblesse, disons que nous sommes confortables», rectifiait le patron.HOCKEY LIGUE NATIONALE Dimanche Vancouver 3 Islanders 3 Boston 3 Rangers 2 Colorado 3 Dallas 0 Pittsburgh 2 Detroit 1 Washington 3 Buffalo 1 Hier St.Louis 5 Floride 4 Edmonton à Calgary San José à Phoenix Ce soir Vancouver au New Jersey, 19h30.Washington à Islanders, 19h30.Montréal à Pittsburgh, 19h30.Buffalo à Ottawa, 19h30.Detroit à Nashville, 20h.Calgary au Colorado, 21 h.Boston à Edmonton, 21 h.Demain St.Louis à Tampa Bay, 19h05.Caroline à Toronto, 19h30.San José à Chicago, 20h30.Los Angeles à Phoenix, 21 h.Philadelphie à Anaheim, 22h30.Jeudi Montréal à Buffalo, 19h.Floride à Ottawa, 19h30.Vancouver à Pittsburgh, 19h30.Edmonton à Detroit, 19h30.San José à St.Louis, 20h.Philadelphie à Los Angeles, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Ottawa 50 28 15 7 148110 63 Toronto 51 30 18 3 165149 63 Buffalo 50 24 18 8 135 108 56 Boston 51 21 21 9 130120 51 Montréal 53 20 25 8 120139 48 Section Atlantique Philadelphie 50 28 10 12 159100 68 New Jersey 51 29 16 6 147127 64 Pittsburgh 48 26 15 7 151 127 59 Rangers 51 20 24 7 137140 47 Islanders 52 16 31 5 125162 37 Section Sud-Est Caroline 52 23 20 9 132129 55 Floride 51 19 19 13 129137 51 Washington 50 20 26 4 127132 44 Tampa Bay 51 11 36 4 102 184 26 CONFÉRENCE DE L’OUEST Section Centrale Detroit 52 25 23 4 150 134 54 St.Louis 49 20 20 9 133 127 49 Nashville 51 18 28 5 117 162 41 Chicago 52 14 30 8 112 164 36 Section Nord-Ouest Colorado 52 29 19 4 143 124 62 Edmonton 49 20 21 8 139 128 48 Calgary 52 16 28 8 129 156 40 Vancouver 51 16 28 7 128 155 39 Section Pacifique Dallas 48 30 10 8 141 99 68 Phoenix 49 27 12 10 133100 64 Anaheim 51 20 22 9 130125 49 San José 50 16 22 12 111 120 44 Los Angeles 51 19 28 4 122137 42 Les meneurs B A Pts Jagr, Pit 23 52 75 Lindros, Phi 29 41 70 LeClair, Phi 33 33 66 Kariya, Ana 23 43 66 Forsberg, Col 15 46 61 Selanne, Ana 22 38 60 Yashin, Ott 22 35 57 Fleury, Cal 24 32 56 Sakic, Col 24 32 56 Robitaille, LA 29 23 52 Brind'Amour, Phi 19 33 52 Sundin, Tor 17 35 52 Straka, Pit 23 28 51 Modano, Dal 17 34 51 Gretzky, Ran 8 42 50 Yzerman, Det 20 29 49 Demitra, StL 21 27 48 Khristich, Bos 21 27 48 Roenick, Pho 17 29 46 Rucchin, Ana 17 29 46 Allison, Bos 14 32 46 Amonte, Chi 27 18 45 Naslund, Van 27 18 45 Reichel, Isl 15 30 45 1 è, Produits récréatifs E N B R E F -3-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Bombardier a connu une année difficile MARIE TISON PRESSE CANADIENNE La division des produits récréatifs de Bombardier a connu une autre • année difficile en 1998-99.«Ce ne sera pas une année de profits pour les produits récréatifs», a déploré le vice-président aux communications et aux relations publiques de Bombardier, Michel Lord.Bombardier faisait ¦ hier le point sur ses principaux secteurs d’activités, l'exercice financier s étant terminé le 31 janvier 1999.- Si Bombardier Aéronautique, Bom-.bardier Transport et Bombardier Capital ont connu une bonne année, - Bombardier Produits récréatifs a eu .plus de difficulté.M.Lord a indiqué - que le marché de la motoneige fluc-* tuait beaucoup avec les conditions cli-.matiques.Or cela fait deux années de suite que les conditions de neige sont défavorables.L'année dernière, la neige a été tardive dans le Midwest américain, une région particulièrement importante en ce qui concerne les ventes de rnoto- neiges.Cette année, la neige a été tardive à peu près partout.Bombardier a dû assumer les coûts de programmes spéciaux de ventes pour aider les détaillants à écouler la marchandise.M.Lord a fait remarquer qu’avant l’année dernière, le marché nord-amé-‘ ricain de la motoneige avait connu plusieurs années de croissance de suite et qu’il était normal qu’il y ait un léger déclin.«Nous pensons que le marché va reprendre avec un peu plus de vigueur», a-t-il déclaré.Il a affirmé qu’il s’agissait toujours d'un marché intéressant, avec 200 000 unités vendues chaque année en .Amérique du Nord seulement.La part de marché de Bombardier se situe à environ 30 %.Le marché de la motomarine a également été difficile en 1998, avec une diminution du nombre d’unités ven-.dues.Bombardier, qui occupe une part de marché de 45 % à l’échelle nord-américaine, demeure cependant optimiste.M.Lord a indique que Bombardier comptait notamment sur sa nouvelle technologie d’injection d’essence, qui réduit la consommation d'essence et diminue les émissions polluantes.L’entreprise a étendu cette technologie à un second modèle cette année.Elle offrira également cette année son système de réduction du son sur la plupart de ses nouveaux modèles.Mauvaise presse M.Lord a reconnu que les moto-marines avaient eu mauvaise presse, ce qui avait pu agir comme un frein à la demande.Le même phénomène avait affecté les motoneiges dans les années 70, avant la création de réseaux de pistes et la production de véhicules moins bruyants.«C’est sûr que, si nous pouvons arriver avec un produit qui procure autant de plaisir aux clients, mais avec beaucoup moins de bruit, ça pourrait en faciliter la pénétration», a déclaré M.Lord.Il a indiqué que Bombardier comptait sur son nouveau véhicule tout terrain et son nouveau véhicule de proximité pour stabiliser les ventes de la division des produits récréatifs et assurer sa croissance.Pour l’instant, il n'y a pas de plans de réduction de personnel, a-t-il déclaré.Pour sa part, Bombardier Aéronautique a connu une autre année record.Elle a livré 227 avions pendant l’exercice comparativement à 178 l’année précédente.Elle a également reçu un nombre record de 248 commandes fermes pour ses avions régionaux, par rapport à 151 l’année précédente.Quant à Bombardier Transport, son carnet de commandes représentait environ 9,4 milliards au 31 janvier 1999, soit une augmentation de 44 % par rapport à l’année précédente.Enfin, Bombardier Capital a connu une forte augmentation de son volume de financement.L’Amway des télécommunications Excel se lance dans le recrutement au Canada Excel vise à occuper 5 % du marché résidentiel de l'interurbain et des appels internationaux ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Excel Télécommunications (Canada), une filiale de Téléglobe, a commencé, hier, à recruter ses représentants qui essaimeront à compter du 1" mars prochain afin de vendre des services de téléphonie interurbaine et internationale.Fusionnée à Téléglobe en juin, Excel — à ne pas confondre avec Excell Global Services, la société américaine à laquelle Bell Canada a vendu ses téléphonistes —, c’est l’Amway du secteur des télécommunications: la société s’appuie sur une petite armée de représentants organisés en paliers multiples.«On utilise les relations qu'on a pour faire des affaires et vendre à notre beau-père, à notre beau-frère et à notre sœur», a souligne Stuart MacMillan, directeur général d’Excel Télécommunications (Canada), au cours d’une rencontre de presse.la vente à paliers multiples, c’est de la vente pyramidale mais honnête car elle ne met pas de l’avant des pratiques frauduleuses au sens de la Loi sur la concurrence, ont tenu à préciser les représentants Excel.la pyramide de commercialisation d’Excel comporte sept niveaux de commissions.la simple vendeur touchera 2 % en commission sur les télécommunications facturées à ses clients.Mais ceux qui empochent le magot dans de telles organisations, ce sont les gens qui sont à la tête de la hiérarchie, c’est-à-dire ceux qui ont recruté des représentants qui ont eux-même recruté des représentants et ainsi de suite jusqu’au septième palier.Au-dessus du vendeur de première ligne, le représentant encaissera 0,25 % par niveau jusqu’au cinquième niveau, 1 % de plus s’il atteint le sixième palier et un mirifique 5 % s’il rejoint le septième palier, ce qui représente le septième ciel chez Excel.A cela s’ajoutent des primes, dont un bonus de 1200 $ pour le représentant qui recrute dans 60 jours trois autres vendeurs qui desservent quatre clients chacun.Singulièrement, ce sont des représentants américains qui recruteront les représentants d’Excel au Québec et dans le reste du Canada, ce que prévoient les règlements de l'organisation.Le simple vendeur devra débourser 75 $ pour une trousse de mise en marché tandis que celui qui caresse de plus vastes ambitions et qui ne veut pas se retrouver tout en bas de la pyramide obtiendra sa trousse de représentant indépendant pour 325 $.Pas de place Selon M.MacMillan, Excel et Téléglobe croient qu’il n’y a pas de place au Canada pour un nouveau concurrent qui offrirait des services de télécommunications sur les mêmes bases que Bell Canada, AT&T Canada ou Sprint Canada.M.MacMillan a précisé qu’Excel ne fera pas de publicité de masse et pourra donc affecter ces sommes au paiement des commissions à paliers.Habituellement, le marketing à paliers multiples est réservé à des produits où les marges sont grasses, comme les produits de beauté ou de nettoyage, et non pas à des services où les marges sont minces.Excel aux Etats-Unis connaît pourtant un franc succès.Selon le vice-président exécutif, marketing et déve-lpppement international, d’Excel Communications aux Etats-Unis, Ken Hilton, les ventes d’Excel, après dix ans d’existence, atteignent 1,6 milliard $ US, soit 3,5 % du marché américain de la téléphonie interurbaine résidentielle, et la compagnie y compte «quelques centaines de milliers de représentants».Au Canada, Excel vise à occuper 5 % du marché résidentiel de l’interurbain et des appels internationaux, un marché évalué à six milliards à l’heure actuelle.Mais le télécommunicateur, qui s’appuie sur des logiciels de facturation américains à la fine pointe, souhaite surtout offrir d’autres services comme la diffusion d’émissions de télévision par micro-ondes, avec Look Communications, et la téléphonie sans fil, avec Microcell, deux entreprises dans le giron de Télésystème, un actionnaire important de Téléglobe.Cinquième rang L’engouement pour la yente directe par paliers est moindre au Canada qu’aux Etats-Unis, a admis M.MacMillan.Le Canada occupe toutefois le cinquième rang mondial au chapitre des ventes par l’entremise de tels réseaux et 600 000 personnes font partie d’organisations de marketing par paliers.«Il y a une connotation péjorative.Mais Excel se donnera une image de marque; nous ne serons pas une compagnie de deuxième ordre», a dit Suzanne Ricard, directrice des comipunications chez Excel au Canada.«Aux Etats-Unis, Excel est une entreprise de marketing à paliers multiples qui vend des télécommunications.Au Canada, nous sommes un télécommunicateur qui utilise ce type de marketing», a résumé M.MacMillan.Carrières Maintenant publiées les samedis et les mercredis dans Le Devoir.ANNONCEURS : Dénichez la perle rare en annonçant vos offres d'emploi dans LE DEVOIR.Publiées les samedis et mercredis, deux publications, un seul prix.Délai de réservation 14 heures, la journée précédant la publication.LES CANDIDATS(ES) DE QUALITÉ LISENT LE DEVOIR.Renseignements : Christiane Legault, (514) 985-3316 Newcourt surprend les analystes Toronto (Reuters) — Newcourt Credit Group a surpris les analystes hier en annonçant des profits plus élevés que prévu, mais n’a pas réussi à faire taire les rumeurs sur un partenariat avec la Deutsche Bank AG allemande.Newcourt, deuxième plus important prêteur nord-américain, secteur bancaire excepté, a rapporté un bénéfice net de 103,7 millions, ou 71 C l’action, au quatrième trimestre terminé le 31 décembre.Pour l’année, le bénéfice net est passé de 190,1 millions, ou 52 C l’action, en 1997 à 294,4 millions, ou 2,06 $ l’action, en 1998.«Comme en témoignent ces résultats, 1998 a été une année de forte performance pour New- court», a commenté Steven Hudson, chef de la direction de Newcourt.Newcourt n’a toutefois pas fait taire les rumeurs sur les tractations avec Deutsche Bank AG.Selon certaines sources, Newcourt serait sur le point d’annoncer bientôt l’achat des activités américaines de la Deutsche Bank, en difficulté présentement, en échange d’actions.En retour, Deutsche Bank deviendrait un important actionnaire de Newcourt.Le Wall Street Journal a rapporté hier matin qu’une source qui connaît bien les négociations avait confirmé que Newcourt avait rompu les discussions avec la banque allemande, les deux parties n’ayant pas réussi à s’entendre sur le prix de la transaction.Les petits déjeuners (Communications et Société Dans le climat détendu d’un petit déjeuner, des professionnels du monde des médias sont invités à partager leurs intuitions et observations sur un aspect de leur choix du thème général « Médias, éthique et spiritualité » Mercredi 10 février 1999 de 7h30 à 9h00 Guy Fournier Auteur, journaliste, chroniqueur, scénariste et producteur pour le cinéma et la télévision (Jamais deux sans toi, Les Héritiers Duval, Ent'Cadieux, .,.) Mardi 16 mars 1999 de 7h30 à 9h00 Pierre Juneau Président du Conseil mondial pour la radiotélévision, A été président de la Société Radio-Canada, puis du CRTC Hôtel Westin Mont-Royal 1050, rue Sherbrooke Ouest, Montréal 35$ par petit déjeuner (60$ pour les deux) Réservez tôt, car les places sont limitées Pour réservation, communiquer avec Chantal Gagnon Communications et Société 1340, bout Saint-Joseph Est Montréal (Québec) H2J1M3 Téléphone: 514 524 8223 Télécopieur: 5Î4 524 8522 ocs@cam.org Commandité par : Le DEVOIR Nouveau fonds commun (Le Devoir) — Deux investisseurs institutionnels, Services financiers CDPQ (filiale de la Cîiisse de dépôt et placement du Québec) et le réginje de retraite de la Coloration de l’Ecole polytechnique, annoncent qu’ils investissent 32 millions, soit 20 et 12 millions respectivement, dans un nouveau fonds commun: Caisse Commune Cote 100 Croissance.Développé et géré par Cote 100, ce fonds vise essentiellement le marché des caisses de re traite de petite taille.Il est dédié aux actions de croissance et de grande capitalisation dont le risque à la baisse est faible et dont le ixitentiel de croissance est important.Cote 100 se spécialise dans ce secteur depuis huit ans.L’entreprise de Saint-Bruno a un actif sous gestion de près de 300 millions.Bell et DTM signent une entente (Le Devoir) — Bell Canada et Groupe informatique DTM, un des principaux intégrateurs de systèmes informatiques au Québec, ont annoncé hier la signature d’une entente commerciale.Bell fait ainsi de DTM un de ses principaux partenaires dans la fourniture de produits et services informatiques pour ses nouvelles solutions intégrées d’interréseautage et de commerce électronique qu’elle lancera dans le marché de la PME du Québec.«Ces solutions de Bell, qui allient des services de réseaux locaux/réseau longue portée, des applications de commerce électronique ainsi que l’infrastructure informatique, permettront aux PME québécoises de se procurer directement chez Bell tous les produits et services dont elles ont besoin pour profiter pleinement des nouvelles technologies.Tout le volet informatique (vente et service) de ces nouvelles solutions sera assumé par DTM, qui agira comme intégrateur, mais Bell demeurera le seul interlocuteur de ses clients», peut-on lire dans le communiqué.Québec émettra des obligations New York (Reuters) — Le gouvernement du Québec a annoncé hier son intention d’émettre pour un milliard de dollars US d’obligations à échéance de 10 ans d’ici la fin de la semaine.Le financement ainsi obtenu servira au financement des activités régulières du gouvernement et peut-être au refinancement des dettes existantes.Un syndicat financier mené par Crédit Suisse First Boston, Goldman Sachs and Co et Salomon Brothers sera en charge de la vente des obligations.Le Québec a une dette totale de 80,5 milliards canadiens.Boeing donne un contrat à Héroux (PC) — Boeing vient d’octroyer un important contrat à Héroux, fabricant montréalais de produits aérospatiaux et industriels, a fait savoir ce dernier, hier.En vertu de ce nouveau contrat, évalué à 35 millions, la division des trains d’atterrissage de Héroux assurera l’entretien et la réparation de composantes majeures des trains d’atterrissage des appareils KC-10, a précisé Héroux.Le Fonds investit dans Gildan (Le Devoir) — le Fonds de solidarité (FTQ) a annoncé un réinvestissement de 15 millions sous forme de dében-tures dans Vêtements de sport Gildan.«Ceci porte à plus de 33 millions les sommes investies depuis 1996 par le Fonds dans cette entreprise spécialisée dans la fabrication de gaminets et de coton-ouatés.Détenant près de 19 % des actions de l’entreprise, le Fonds demeure le principal partenaire-investisseur de Gildan», a souligné l’institution.Cette nouvelle ronde de financement devrait mener à la création d’environ 200 emplois au Québec, principalement dans la région de Montréal, ce qui porte le nombre total d’employés au Québec à plus de 1200.«Gildan a vu son chiffre d'affaires passer, en cinq ans, de 46 millions à plus de 215 millions, dans un secteur d’activité autrefois considéré comme en perte de vitesse au Québec», a rappelé le Fonds.Bell simplifie Simplitel (Le Devoir) — Bell a annoncé des modifications au plan d’économie Simplitel, «qui se traduisent par des réductions de tarifs pouvant aller jusqu 'à 38 % sur les 28 destinations outre-merles plus populaires auprès de ses clients.De plus, ces nouveaux tarifs sont en vigueur 24 heures sur 24 et sept jours sur sept».Ces nouveaux tarifs ne comportent aucun minimum de temps d’appel requis.Ils proposent aux abonnés de Simplitel «des réductions de 4 à 28 (la minute sur l'ensemble des 28 destinations représentant plus de 72 % du volume d’appels outre-mer acheminés par Bell». L K I) K 0 I It , I.K M A It I) I il F K \' H I K IS I il il il B (! Etat de la réserve collective de sauf’ 5 février 1999 8% Groupes sanguins en demande aujourd 'hui (I- 21% héma-québec Info-collecte: 832-0873 LES SPORTS OLYMPISME Trois membres du CIO dans le collimateur de la commission d’enquête japonaise AGENCE FRANCE-PRESSE Nagano — Trois membres du Comité international olympique (CIO) sont au centre de l’enquête menée par une commission du Comité olympique japonais (COJ) sur les soupçons de corruption concernant la candidature de Nagano à l’organisation des JO d’hiver de 2002, a annoncé hier Yushiro Yagi, le président de cette commission.Au total, ce sont huit membres du CIO dont les noms apparaîtront dans le rapport que remettra le COJ au CIO au sujet des excès dont se seraient rendus coupables les responsables de la candidature de Nagano pour s’assurer le vote de certains membres du CIO, a précisé M.Yagi.«Nous aborderons le cas de huit membres du CIO, mais trois seulement devraient être mis en cause», a déclaré selon l’agence Jiji Press M.Yagi, président de cette commission qui doit rendre ses conclusions au CIO avant le 15 février.Le rapport de la commission devrait être prêt vendredi.Ce sera ensuite au CIO de trancher, a poursuivi M.Yagi, qui avait révélé la veille lors d’une conférence de presse que huit membres du CIO étaient soupçonnés d’avoir bénéficié de traitements de faveur «au delà du niveau nécessaire» de la part du comité de candidature de Nagano, sans toutefois préciser leur nom ni leur nationalité.M.Yagi avait alors également critiqué les dépenses, évaluées à deux millions de dollars, faites en 1991 par le comité de candidature lors de l’assemblée générale du CIO de Birmingham (Grande-Bretagne), au cours de laquelle Nagano a été choisie.Il s’était aussi montré sévère sur la disparition des livres de comptes de la campagne, brûlés en 1992.Les responsables de Nagano ont donné plusieurs explications différentes sur les raisons de cette destruction.Une enquête a été demandée à toutes les villes candidates aux Jeux de ces dernières années par Juan Antonio Samaranch, le président du CIO, à la suite du scandale de corruption lié à l’obtention par Salt Lake City des JO d’hiver de 2002.Quatre membres du CIO ont démissionné et cinq autres font l’objet d’une procédure d’exclusion à la suite de cette affaire.EN BREF Un Canadien s’offre la balle du 70e circuit de McGwire (AP) — Un Canadien, Todd McFarlane, un créateur de magazines de b;uides dessinées, est l’acheteur anonyme qui a payé plus de trois millions de dollars lors d’une vente aux enchères pour acheter la balle du 70r circuit de Mark McGwire.McFarlane, 37 ans, a rencontré la presse, hier.Il est originaire de Calgary mais il habite à Tempe, en Arizona.Il est un des actionnaires des Oilers d’Edmonton.«Je ne suis pas amateur de baseball atteint d’une maladie mentale», a-t-il dit.McFarlane voudrait que le Temple de la renommée du baseball montre la balle de temps en temps, qu’elle soit aussi utilisée pour amasser des fonds au profit d’œuvres charitables ou encore que des équipes des ligues majeures la fassent voir.Martin inculpé de blanchiment d’argent (AP) — Le receveur des Falcons d’Atlanta, Tony Martin, a été inculpé hier en cour fédérale de blanchiment d’argent et de conspiration en raison de ses liens avec un vendeur de drogues qu’il connaît depuis longtemps.Martin, qui a capté cinq passes lors du Super Bowl contre les Broncos de Denver le 31 janvier à Miami, a été remis en liberté en versant une caution de 250 000 $.Il comparaîtra le 16 février.Les accusations découlent de sa longue amitié avec Rickey Brownlee, un vendeur de drogues.Les deux hommes ont fait connaissance il y a plusieurs années quand Martin fréquentait une école secondaire de Miami.Fielder est de retour avec les Blue Jays (PC) — Cecil Fielder est de retour avec les Blue Jays de Toronto, l’équipe avec laquelle il a commencé sa carrière dans les ligues majeures en 1985.Fielder, 35 ans, a signé un contrat des ligues mineures avec les Blue Jays.Il prendra part au camp d’entraînement en tant que joueur invité.La saison dernière, Fielder a évolué avec les Angels d’Ana-heim et les Indians de Cleveland.Il a été utilisé au premier but et comme frappeur désigné.En 117 matchs, il a frappé pour ,233, claqué 17 circuits et produit 68 points.En 13 ans dans les ligues majeures, Fielder présente une moyenne de ,255.Il totalise 319 circuits et 1008 points produits.Ronning obtient une prolongation de deux ans (AP) — Cliff Ronning, des Predators de Nashville, a obtenu une prolongation de contrat de deux ans évaluée à 3,6 millions de dollars.Ronning, un vétéran de 12 saisons dans la LNH, pouvait devenir un joueur autonome sans compensation à la fin de la saison.Il est le meilleur pointeur des Predators avec 38 points.Il a été obtenu des Coyotes de Phoenix au mois d’octobre.Retour à la compétition de Pete Sampras (AP) — Après deux mois de coupure totale, Pete Sampras, le numéro un mondial du tennis, doit effectuer aujourd’hui son grand retour d;ins le tournoi de San José.Sampras aura face à lui un adversaire largement à sa portée en la personne de l’Espagnol Galo Blanco, 84' mondial.«J’avais absolument besoin de ce répit pour entamer l'année aussi frais que possible, mentalement et physiquement», a déclaré Sampras, qui a pratiqué le golf et regardé la télévision pendant ces grandes vacances, les premières depuis qu’il a quitté les bancs de l’école.Epuisé par une fin d’année marathon, où il a dû défendre bec et ongles son statut de numéro un mondial menacé par le Chilien Marcelos Rios, Sampras a évité en janvier les Internationaux d’Australie, son premier forfait en Grand Chelem depuis 1992.Son objectif prioritaire cette saison est d’égaler les 12 victoires en tournois du Grand Chelem de Roy Emerson.Le Tricolore rend visite aux Penguins de Pittsburgh ce soir Le Canadien retrouve Jagr sur son chemin En Fin de saison, elles viennent rapidement, les rencontres face à des équipes de même section.Ce soir, Jaromir Jagr et les Penguins de Pittsburgh accueillent le Tricolore.Pittsburgh, au plus fort de la lutte pour une place en série il y a un mois, semble en voie de se qualifier pour la deuxième saison sans trop de problème.Avec Jagr en poste de commande.GUY ROBILLARI) PRESSE CANADIENNE Pittsburgh — Alain Vigneault a très bien décrit Jaromir Jagr hier matin avant le départ du Canadien [jour Pittsburgh.«C’est un gros bonhomme avec les habiletés d’un petit», a dit l’entraîneur à l’aéroport de Dorval.Comment arrêter un tel phénomène alors?«Si c’était aussi facile que lorsqu’on en parle, il n’aurait pas le nombre de points qu’il a actuellement», a répondu Vigneault, qui songeait néanmoins à reprendre le truc des dernières séries en ajoutant un troisième défenseur.«C’est Zarley Zalapski qui avait joué ce rôle, avec [Vladimir] Malakhov et Peter Popovic.» Jagr n’a pas participé au pointage dans la victoire de 2-1 sur les Red Wings de Detroit avant hier, lorsque ces derniers ont également utilisé le système connu sous le nom de «left-wing lock», avec Steve Yzerman et le défenseur Nicklas Lidstrom en évidence.«Si l'ailier gauche me suit tout le temps, c’est difficile pour mes coéquipiers de me passer la rondelle», a admis Jagr, qui n’a pas dirigé un seul tir au filet au cours des deux premières périodes.Benoît Brunet, pour un, n’est pas prêt à dire que Jagr est incontestablement le meilleur joueur de la LNH: «On ne voit pas souvent Paul Kariya, et il y a Lindros et UClair.» Brunet assure aussi que «il n’y a pas un joueur qui n’est pas arrêtable».Et il ajoute que le Canadien est parvenu à arrêter Jagr dans les dernières séries, et que «c’est pour ça qu’on a gagné».Brunet ne doit pas se rappeler que Jagr avait amassé quatre buts et cinq passes en six parties.12 buts sur 13.Et, chose certaine, le Canadien n’est pas parvenu à freiner le meilleur compteur de la LNH le dimanche du Super Bowl.Cet après-midi-là au Centre Molson, Jagr avait battu le Ca- nadien presque à lui seul en obtenant deux buts et deux passes dans un gaip de 5-3.A ses deux matchs suivants, Jagr a participé aux huit buts des Penguins (et 12 des 13 derniers donc!) dans des victoires contre Buffalo et la Floride.Jagr a bien été blanchi par les Red Wings, mais ç’avait aussi été le cas contre les Bruins de Boston avant son match à Montréal.«Il n’y a aucun doute que dernièrement, il a été le joueur de la Ligue nationale, reconnaît Vigneault.Ce qu'il a fait à Montréal, il semble le — Benoit faire couramment contre Brunet d’autres équipes.De notre côté, il va falloir faire des ajustements et lui porter une attention spéciale.» Compagnon de trio apprécié Depuis que Jagr joue avec Jan Hr-dina et Kip Miller, ces deux-là se sont mis à amasser des points et, à l’opposé, Martin Straka est devenu beaucoup plus discret.Et ce n’est rien enlever à Ron Francis que de dire qu’il produit beaucoup moins en Caroline (8-17-25) que lorsqu'il jouait sur le trio de Jagr (entre 87 et 119 points par année à ses cinq saisons complètes précédentes).Avec Jagr, même Shayne Corson et Saku Koivu amasseraient probablement leur part de points! «Il n’y a pas de joueur qui n’est pas arrêtable.» Compagnoni n’est pas finie Vail (AF) — Deborah Compagnoni sait comment préparer un grand rendez-vous.Elle, qui a déjà offert trois titres olympiques et trois mondiaux à l’Italie, sait qu’il ne faut pas paniquer, même si la saison ne lui a encore aj> porté aucune grande satisfaction.«Je suis déçue mais certainement pas inquiète.Je sais toujours skier», explique l’Italienne depuis As|>en, station située à un peu plus d’une heure de Vail (Colorado), où elle prépare «dans le calme et loin du public» sa cinquième campagne mondiale qui débutera jeudi par le géant.•Je suis toujours capable d’accrocher de bons résultats tant aux Jeux qu'aux Championnats du monde», affirme celle qui n’a pas perdu un géant dans ces deux sommets, depuis ses lauriers de Lillehammer en 1994.L'an dernier, la championne du super-géant d’Albertville a glané son deuxième titre consécutif en géant à Nagano.Et cette fois, elle jouera une place dans les annales en visant une troisième couronne successive dans cette discipline.•Je suis aussi allée à Nagano sans résultats excellents [tout de même une victoire en géant à Bormio], sans penser gagner deux médailles, et pourtant j’y suis parvenue», rappelle Ta vice-championne olympique de slalom.A Aspen, où un parcours lui a été réservé, elle a eu le temps d'essayer deux choses: des skis courts, en voyant comment ils avaient réussi à la Française Florence Masna-da (troisième du combiné), et un casque de football américain des Broncos de Denver, ceux là-même qui ont gagné le Super Bowl la veille de son arrivée.«Ça me portera peut-être chance», glisse-t-elle, consciente qu’un peu de bonne fortune serait bienvenu dans cette saison marquée par les blessures, principalement ce dos récalcitrant qui l’a privée de nombreuses courses.«La clé sera de ne pas avoir peur de commettre des fautes», assure l’Italienne qui n’a ajouté que deux podiums (troisième à Soelden et deuxième à Val-d’Isère) à son palmarès riche de J6 victoires en Coupe du monde.A Vail, elle ne partira pas dans l’inconnu.C’est ici que la skieuse des Dolomites a fait sa deuxième campagne mondiale en 1989, «une bonne expérience même sans bons résultats», puis a remporté le géant de la finale de la Coupe du monde en 1997.SOCCER La Juventus en crise JEAN-PAUL BERGERRE AGENCE FRANCE-PRESSE Turin — Champions d’Italie en 1997 et 1998, mais neuvième du Calcio à 14 matchs de la fin de la saison 1999, la Juventus de Turin est en proie à une des crises les plus graves de son histoire marquée hier par la démission de son entraîneur Marcello Uppi.La Juve, qui a concédé un nouvel et cuisant échec chez elle dimanche soir devant Parme, vainqueur 4-2 au stade Delle Alpi, a perdu tout espoir de réaliser le triplé.Avec 27 points après 20 journées de championnat, elle se retrouve à 15 points du leader la Fiorentina et peu à peine espérer arracher une qualification pour une coupe d’Europe.Les chiffres, impitoyables dans leur sécheresse, confirment l’écroulement de tout l’édifice tu-rinois: en 20 matches, la Juve a subi sept défaites, dont deux à domicile, et enregistré six matchs nuis (deux à domicile).Sa défense, jadis l’un des points forts de la formation, a déjà encaissé 23 buts et sa ligne d’attaque est l’une des plus faibles avec 22 buts inscrits seulement, très loin derrière la Lazio (43), l’Inter Milan (42), Parme et la Fiorentina (37).«Je prends toutes mes responsabilités» Cet état des lieux désastreux a donc conduit à la démission de son entraîneur-fétiche, Marcello Lippi arrivé en 1993.Sur la sellette depuis plusieurs semaines, lassé de toutes les critiques dont il est l’objet, Marcello Lippi a décidé de passer la main avant même la fin de la saison et son départ pour l’Inter Milan le 30 juin prochain.«J’ai cherché à faire tout ce que je pouvais pour sortir l'équipe de l’ornière, mais cette formation est très fragile et si le problème vient de moi, je prends toutes mes responsabilités et je m'en vais», a déclaré M.Uppi pour expliquer sa démission.Marcello Lippi, technicien sérieux, grand meneur d’hommes, dont les capacités n’avaient jamais été mises en doute auparavant par ses dirigeants, n’est toutefois pas le seul coupable de cette véritable Bérézina du club cher à la famille Agnelli.La Juve cette saison est vite apparue comme une formation à bout de souflle, privée d’influx et de motivations, à la recherche désespérée de son identité totalement perdue au fil des mois.L’absence de Del Piero Très peu renforcée à l’intersaison, selon la politique traditionnelle du club, elle a dû faire face en outre à de multiples problèmes, dont les absences de son libero Ciro Ferrara, victime d’une fracture de la jambe avant le Mondial 98, et de son attaquant Alessandro Del Piero gravement blessé à un genou.Privée de son meilleur défenseur et de son attaquant numéro un, la Juventus n’a jamais pu aligner depuis le début de la saison son équipe-type, remettant sans cesse sur le métier son ouvrage, sans pour autant trouver le remède miracle.La fatique de ses champions du monde, les Français Didier Deschamps et Zinedine Zidane, loin de leur niveau de 1998, a aggravé une situation déjà bien difficile.En dépit d’une certaine insistance, les dirigeants turi-nois ne sont pas parvenus à trouver l'oiseau rare capable de remplacer Del Piero, ils ont dû se résoudre à engager l’Hispano-argentin, Edoardo Esnaider et le Français Thier-ry Henry, deux joueurs de valeur mais pas vraiment capables de faire oublier en attaque l’absence d’une vedette mondiale comme Del Piero.Avec l’arrivée de Carlo Ancelotti aux commandes depuis lundi, cinq mois avant la date prévue, la Juventus tourne la page.Il ne lui reste plus pour tenter de sauver sa saison que la Ligue des champions.Elle affrontera en quart de finale l’Olympiakos Le Pirée, en mars.Vainqueur depuis deux ans du Calcio, la Juve a perdu tout espoir de réaliser le triplé FORMULE 1 McLaren-Mercedes MP4/14: une grosse évolution PATRICE BURCHKALTER AGENCE FRANCE-PRESSE Barcelone — Ron Dennis l’avouait.La nouvelle McLaren-Mercedes, la MP4/14 qui participera au Championnat du monde de Formule 1 cette saison, n’est pas une «révolution» mais bien une «grosse évolution» de sa devancière dominatrice l'an passé.Et le patron de l’équipe anglo-allemande affichait un sourire satisfait.Un sourire inquiétant pour les adversaires de l’écurie championne du monde.Aérodynamique soignée, «nez» plus crochu, les «mystères» de la monoplace présentée hier matin sur le circuit de Montmelo à Barcelone ne sont pas apparents mais «cachés» sous la robe de cette MP4/14.Mika Hakkinen, le tenant du titre, se disait d'ailleurs très impressionné, sans vouloir aborder les «secrets» de sa monoplace flambant neuve.«J'en ai vu des voitures tout au long de ma carrière.Mais celle-là m'impressionne vraiment.Je ne vous en dirai pas plus.Pour les détails, voyez plutôt Adrian Newey», déclarait le champion du monde.«U moteur est tout nouveau, encore plus bas et plus léger que celui de l’an passé», indiquait Mario Tlien, le concepteur du V10 Mercedes.«On a redistribué les masses, expliquait quant à lui Adrian Newey, le directeur technique de Mc Dire n.Les systèmes hydrauliques ont été modifiés pour les implanter plus bas.Mais vous savez, on avait trop bien travaillé l’an dernier.Alors nous avons procédé par petites touches -impressionnistes.» À Melbourne si.L’essentiel du travail des ingénieurs britanniques s’est avant tout porté sur la recherche d’une parade à la diminution de l’adhérence mécanique conséquence du principal changement de réglement, une quatrième rainure sur les pneus avant, en augmentant les appuis avec le souci de trouver le meilleur équilibre aérodynamique-mécanique.Ron Dennis n’a pas lésiné sur les moyens pour la réalisation de cette MP4/14.«Notre groupe compte 850 personnes, dont 350 pour l'équipe Fl.Im semaine dernière, ce sont plus de six cents personnes qui ont travaillé physi- quement sur cette nouvelle voiture», révélait le patron de McLaren.Hier midi, la MP4/14 étVit prête pour un premier tour du circuit de Montmelo avec Mika Hakkinen au volant.Pour affronter ce verdict de la piste que chaque équipe redoute au moment de lancer une nouvelle monoplace.La performance, la fiabilité, autant de questions auxquelles les études, les simulations ne peuvent pleinement répondre.«Le moteur et la nouvelle boîte de vitesses à sept rapports n 'ont encore jamais été essayés sur une voiture mais simplement au banc en configuration Nurburgring.Alors, si jamais il y avait un problème nous pourrions commencer la saison, à Melbourne et au Brésil avec l'ancienne MP4/13», prévenait d’ailleurs Robert Haug, directeur de Mercedes-Motorsport.Personne chez McLaren toutefois ne veut vraiment croire en une telle éventualité.Hier, la confiance était plutôt de rigueur.Surtout chez Mika Hakkinen et David Coul-thard, les pilotes.Même si le mot confiance ne plaît guère à Ron Dennis.«Im confiance est une faiblesse, disons que nous sommes confortables», rectifiait le patron.HOCKEY LIGUE NATIONALE Dimanche Vancouver 3 Islanders 3 Boston 3 Rangers 2 Colorado 3 Dallas 0 Pittsburgh 2 Detroit 1 Washington 3 Buffalo 1 Hier St.Louis 5 Floride 4 Edmonton à Calgary San José à Phoenix Ce soir Vancouver au New Jersey, 19h30.Washington à Islanders, 19h30.Montréal à Pittsburgh, 19h30.Buffalo à Ottawa, 19h30.Detroit à Nashville, 20h.Calgary au Colorado, 21 h.Boston à Edmonton, 21 h.Demain St.Louis à Tampa Bay, 19h05.Caroline à Toronto, 19h30.San José à Chicago, 20h30.Los Angeles à Phoenix, 21 h.Philadelphie à Anaheim, 22h30.Jeudi Montréal à Buffalo, 19h.Floride à Ottawa, 19h30.Vancouver à Pittsburgh, 19h30.Edmonton à Detroit, 19h30.San José à St.Louis, 20h.Philadelphie à Los Angeles, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Ottawa 50 28 15 7 148110 63 Toronto 51 30 18 3 165 149 63 Buffalo 50 24 18 8 135 108 56 Boston 51 21 21 9 130120 51 Montréal 53 20 25 8 120139 48 Section Atlantique Philadelphie 50 28 10 12 159100 68 New Jersey 51 29 16 6 147 127 64 Pittsburgh 48 26 15 7 151 127 59 Rangers 51 20 24 7 137140 47 Islanders 52 16 31 5 125162 37 Section Sud-Est Caroline 52 23 20 9 132 129.55 Floride 51 19 19 13 129137 51 Washington 50 20 26 4 127132 44 Tampa Bay 51 11 36 4 102 184 26 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 52 25 23 4 150 134 54 St.Louis 49 20 20 9 133 127 49 Nashville 51 18 28 5 117 162 41 Chicago 52 14 30 8 112 164 36 Section Nord-Ouest Colorado 52 29 19 4 143 124 62 Edmonton 49 20 21 8 139 128 48 Calgary 52 16 28 8 129 156 40 Vancouver 51 16 28 7 128 155 39 Section Pacifique Dallas 48 30 10 8 141 99 68 Phoenix 49 27 12 10 133100 64 Anaheim 51 20 22 9 130 125 49 San José 50 16 22 12 111 120 44 Los Angeles 51 19 28 4 122137 42 Les meneurs B A Pts Jagr, Pit 23 52 75 Lindros, Phi 29 41 70 LeClair, Phi 33 33 66 Kariya, Ana 23 43 66 Forsberg, Col 15 46 61 Selanne, Ana 22 38 60 Yashin.Ott 22 35 57 Fleury, Cal 24 32 56 Sakic, Col 24 32 56 Robitaille, LA 29 23 52 Brind'Amour, Phi 19 33 52 Sundin, Tor 17 35 52 Straka, Pit 23 28 51 Modano, Dal 17 34 51 Gretzky, Ran 8 42 50 Yzerman, Det 20 29 49 Demitra.StL 21 27 48 Khristich, Bos 21 27 48 Roenick, Pho 17 29 46 Rucchin, Ana 17 29 46 Allison, Bos 14 32 46 Amonte, Chi 27 18 45 Naslund, Van 27 18 45 Reichel, Isl 15 30 45 s
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