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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-02-02, Collections de BAnQ.

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LE -?FONDÉ EN 19 10 4- v o i.l x x x i x X "20 ?M 0 N T K K A L .I.K L U X I) I 2 F K V li I K I?I !> 0 S S 7 C + T A X K S = I $ / T 0 11 I) X T H I $ mm '5 Manon Cor nellier ?PERSPECTIVES Qui a raison ?Pendant que le verglas frappait, les réformistes s’interrogeaient sur le sort à réserver à la déclaration de Calgary et le lien possible à faire avec une réforme du Sénat.Il n’en fallait pas plus pour ouvrir un nouveau front au ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion.lire les prochains sénateurs sans une réforme globale du Sénat ne serait pas dans l’intérêt (les provinces de l’Ouest, soutenait Stéphane Dion cette semaine.Et soulever cette hypothèse à ce moment-ci, alors que les provinces, sauf le Québec, tentent d’adopter la déclaration de Calgary, ne ferait que brouiller le débat sur l’unité du pays, a-t-il ajouté.11 répliquait ainsi à une hypothèse avancée par le député réformiste lan McClelland selon laquelle le premier ministre Jean Chrétien devrait s’engager, à partir de maintenant, à ne nommer que des sénateurs élus.En échange, l’opposition officielle pourrait considérer constitutionnaliser la reconnaissance du caractère unique du Québec.Son chef Preston Manning a rapidement séparé les deux enjeux, mais tout en rappelant l’importance que son parti attache à la réforme de la Chambre haute et à l’élection de tout nouveau sénateur.Le Parti réformiste a toujours fait la promotion d’un sénat «triple E», c’est-à-dire élu, efficace et où chaque province aurait un nombre égal de sénateurs.Cette idée a toujours été rejetée par l’Ontario et le Québec, qui occupent, chacun, 24 des 104 sièges sénatoriaux.Les provinces de l’Ouest en détiennent chacune six alors que les quatre provinces de l’Atlantique en occupent 30 au total et les territoires, deux.Dans l’Ouest, une région qui a connu une forte croissance démographique au cours des deux dernières décennies, la possibilité d’avoir plus de poids politique à Ottawa au sein d’une véritable Chambre des régions plaît à la majorité des électeurs.Le Reform ne prévoit pas, dans l'immédiat, une réforme globale du Sénat, mais il voudrait, d’ici là, que le premier ministre Chrétien fasse un premier pas en comblant les sièges vacants à partir d’une liste de sénateurs élus.Ils n’ont rien inventé.Le défunt Accord du lac Meech prévoyait la nomination de personnes suggérées par les provinces.En 1989, en Alberta, le Reform avait forcé la province à tenir une élection pour choisir son candidat.Le réformiste Stan Waters l’avait emporté.Son nom avait été soumis à Brian Mulroney qui l’avait accepté.Les troupes de Preston Manning ont fait savoir après les Fêtes qu’elles accentueraient la pression directement sur les provinces pour qu’on répète l’expérience.Leur première cible sera l’Alberta, où on aura même recours à la publicité télévisée.Interrogé sur ce projet, Stéphane Dion a critiqué l’élection des futurs sénateurs car, selon lui, une réforme à la pièce de la Chambre haute entraînerait un déséquilibre régional encore plus grand au Parlement.De plus, un sénat élu favoriserait les impasses entre les deux Chambres car les sénateurs élus se sentiraient investis d’une légitimité nouvelle.«Actuellement, [ce déséquilibre] régional est sans importance car le Sénat [nommé] n ’a pas beaucoup d’influence», a confié le ministre au Citizen.Il va même jusqu’à se demander si un sénat égal, élu ou non, est dans l’intérêt des provinces de l’Ouest.«Les réformistes devront expliquer aux Albertains en quoi il serait bon que 8 % des Canadiens [des provinces maritimes] détiennent 40 % des sièges», a-t-il noté.Pour ce qui est de l’influence, l’argument de M.Dion a du bon mais il n’est pas sans faille.Peut-on parler d’un Sénat sans dent quand on songe à la fronde libérale contre la TPS ou au fait que les libéraux aient réussi à forcer une élection sur le libre-échange en 1988?Que dire encore de l’impossibilité des libéraux, face à la résistance des conservateurs, de légiférer pour limiter les recours du consortium devant prendre le contrôle de l’aéroport Pearson à Toronto?En ce qui a trait aux effets de la représentation égale des régions, les réformistes ont déjà soupesé la question.Ils répliquent en citant les exemples des Etats-Unis et de l’Australie où les Etats, peu importe l’importance de leur population, ont un nombre égal de représentants à la Chambre haute.La réforme du Sénat est le volet du dossier constitutionnel qui tient le plus à cœur aux gens de l’Ouest.Stéphane Dion le sait, d’où le danger d’en traiter de façon aussi superficielle.Un échange épistolaire avec Preston Manning, gui a tant félicité le ministre pour ses premières missives, pourrait peut-être permettre de mieux connaître le fond de la pensée de M.Dion et comprendre pourquoi, dans ce cas, il privilégie une approche du tout ou rien, lui un ardent défenseur de l’étapisme de Jean Chrétien.M.Manning a offert une première réplique cette semaine.«Beaucoup de gens se plaignent de la régionalisation des Communes.Nous soutenons que cela est dû en partie au fait que, contrairement aux autres grandes fédérations, il n'y a pas de représentation régionale efficace à la Chambre haute.Nous croyons qu'une réforme du Sénat bien menée peut aider à la fois l’unité nationale et le fonctionnement du Parlement.» Qu’en pense M.Dion?Un échange épistolaire avec Manning permettrait de connaître le fond de la pensée de Stéphane Dion M É T É 0 Montréal Québec Nuageux Ciel variable.avec éclaircies.Max:-1 Min:-8 Max: 3 Min: -6 Détails, page B 2 1 N 1) F X Agenda .B 7 Le monde A 6 Annonces.B 3 Les sports B 5 Avis publics.B 5 Mots croisés.B 5 Culture .B 8 Planète B 4 Economie.B 2 Religions .B6 Editorial .AH Télévision B 7 \YVV> yoir.com LE MONDE Clinton plus populaire que jamais aux États-Unis, page A 7 1 LES ACTUALITES *' «ifs • Des étudiants de % J 7 * Polytechnique se plaignent d'agression, page A 3 L’ENTREVUE Claude Tunnel: à la défense du patrimoine religieux, page B 1 Albright change son fusil d’épaule H Washington donne «quelques semaines» à Saddam Hussein ¦ La France et la Russie lancent des médiations auprès de Bagdad CAROLE LANDRY AGENCE FRANCE-PRESSE Koweït — Les Etats-Unis ont relancé hier l’option diplomatique pour tenter de faire plier l’Irak, tandis que les efforts de médiation se multipliaient dans l’espoir de désamorcer la crise.«[Nous] préférons une solution diplomatique [.] et nous travaillons avec,toutes les parties pour y parvenir», a déclaré le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright à la chaîne CNN, avant son arrivée au Koweit, première étape d’une tournée des monarchies du Golfe destinée à s’assurer de leur soutien à une action militaire contre l’Irak en cas d’échec des efforts diplomatiques.Peu auparavant, elle avait affirmé à Jérusalem qu’une solution diplomatique était «la meilleure voie».Mme Albright employait jusque-là un ton plus belliqueux à l’encontre de l’Irak, qui continue de refuser l’accès de certains sites aux inspecteurs de l’ONU chargés de le désarmer.Mais «si cette voie ne conduit nulle part, nous nous réservons le droit d’employer la force», a poursuivi Mme Albright à l’issue d’entretiens, ce week-end, avec les dirigeants is- raéliens et palestiniens.Les Etats-Unis se donnent «quelques semaines» pour un dénouement de la crise et ils n’ont pas besoin d’une nouvelle résolution de l’ONU pour lancer une attaque militaire contre l’Irak, a-t-elle affirmé.Plusieurs élus américains de premier plan ont apporté leur soutien hier à un éventuel recours à la force.Iœs alliés devraient donner «deux semaines» à la diplomatie et, si le président Saddam Hussein «ne cède pas, [ils devraient] s'engager en faveur de toute action que nous sommes prêts à VOIR PAGE A 10: BAGUAI) Encore une semaine ! K t 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR APRES avoir donné une conférence de presse hier après-midi en compagnie du président d’Hydro-Québec, André Caillé, à l’hôtel de ville de Saint-Luc, le premier ministre Lucien Bouchard a rendu une brève visite de courtoisie aux travailleurs du centre de coupe de bois de Saint-Luc.M.Bouchard en a profité pour serrer la pince à quelques bûcherons, qui travaillent avec acharnement pour fournir du bois aux sinistrés toujours privés d’électricité, qui ont décidé de «garderie fort».Nos informations en page A 3.Une voiture pour seize bipèdes AUTOMOBILES OFFRE INCROYABLE.À Montréal et à Québec; voiture disponible à n'importe quelle heure du jour; ni frais d'entretien, ni primes d'assurances; durée et kilométrage illimités; essence fournie; prix modique.BRIAN MYLES LE DEVOIR Cette annonce fictive s’inspire d’un concept européen bien réel: le partage de véhicules.Quelque 600 personnes s'y sont converties à Québec et à Montréal en l’espace de trois ans.Le partage de voitures a vu le jour en Europe à la fin des années 80 et, plus récemment, au Canada.C’est dans la vieille ville de Québec que Benoît Robert fondait Auto-Coin en 1994.Il devenait pour ainsi dire un pionnier.D’autres villes du continent nord-américain, dont Victoria et Vancouver, se sont inspirées de son exemple pour mettre sur pied un service de partage.Dans la métropole et dans la Vieille Capitale, pour une fois en avance sur les autres grandes cités du continent nord-américain, l’heure est déjà à l’expansion.I < ; l it" -.tiiiurc «libre-service», en- core méconnu du public, est relativement simple.Auto-Com et son penchant montréalais, CommunAuto, deux entreprises constituées en sociétés, disposent d’une flotte de véhicules à l’usage exclusif de leurs membres.À Montréal, les quelque 300 clients de CommunAuto se partagent 18 automobiles garées dans huit stationnements.Le ratio est d’une voiture pour seize bipèdes.«C’est avantageux pour quelqu’un n’utilisant pas de voiture pour aller travailler soir et matin mais qui en a besoin occasionnellement.Nos clients se servent en moyenne d'un véhicule deux à trois fois par mois», explique Benoît Robert, directeur général et président d’Auto-Com et de CommunAuto.Le but avoué de M.Robert?«Réduire l’usage de l’automobile en ville et favoriser l’usage du transport en commun de manière détournée.» Le projet est né en 1989 dans la tête de Benoît VOIR PAGE A 10: AUTOS LES ACTUALITÉS Les bourreaux américains font-ils de la discrimation?À lire, page A 5 Ne coupez surtout pas vos arbres Le verglas provoque un processus naturel qui permettra à de nouvelles générations d’arbres de prendre leur place LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le verglas est un phénomène naturel qui menace surtout les aménagements humains, souvent peu respectueux des règles de la nature.C’est pourquoi il ne faut pas abattre maintenant les arbres affectés récemment par le verglas, du moins pas avant deux ans, la nature ayant bien des tours dans son sac pour les tirer d'affaire d’ici là.Tels sont les deux messages qu’ont voulu livrer au public québécois — et en particulier aux acériculteurs —, samedi, au Centre Le verglas, de la nature du mont Saint-Hilaire, toute une brochette d’universitaires fout comme regroupés dans un organisme peu connu du public, le Groupe de re- les incendies cherche en écologie forestière , (GREF) interuniversitaire.de foret, est Allant résolument à contre-courant , , de la «catastrophe environnementale» un facteur de dont tout le monde parle, les scienti-fiques du GREF ont plutôt accusé les regeneration services gouvernementaux, comme ceux du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, d’avoir encouragé dans le passé un nettoyage trop intensif des érablières, ce qui, disent-ils, a aggravé la vulnérabilité des érables au verglas.Sans compter que plus les érables dominent un terrain, plus ils l’acidifient par la décomposition de leurs feuilles.Les espèces concurrentes, comme le tilleul, ont l’intéressante propriété de neutraliser cet acide qu’on a souvent imputé à la pluie.VOIR PAGE A 10: ARBRES Celui qui rit, celui qui pleure Les Deux Mondes remporte quatre Masques STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Aucune production de l’année dernière ne se démarque avec force de la Soirée des Masques présentée hier soir, à Montréal, par l’Académie québécoise du théâtre (AQT).Avec l’«ancienne» Histoire de l’oie et le nouveau Leitmotiv, la compagnie Les Deux Mondes, a tout de même remporté quatre des vingt-deux prix du gala.La Soirée, la quatrième du genre en autant d’années, diffusée en partie sur les ondes radio et télé de la Société Radio-Canada, a permis de distribuer douze ré- , compenses aux artistes et artisans ' de la scène, six aux productions et quatre prix spéciaux.Au total, on comptait une centaine de nominations pour des pièces présentées au Québec, en 1997.Les productions des Deux Mondes étaient en nomination dans dix des vingt-deux catégories.L'Histoire de l’oie, de Michel Marc Bouchard, a remporté les Masques de la production de l’année jeunes publics, du décor (de Daniel Castonguay) et de la conception sonore (de Michel Robi-doux).Le musicien a également reçu le Masque de la VOIR PAGE A 10: MASQUES 53301^9972 F !•: V I! I K It I !l !) 8 LE DEVOIR LE MONDE Le sous-commandant Marcos lève le nez sur les «offres de paix» de Zedillo Pas question pour les zapatistes de «renégocier» les accords de San Andres L’impression était à Mexico et dans l’Eglise catholique du Chiapas que le dialogue redevenait possible avec l’Armée zapatiste de libération nationale.Le sous-commandant Marcos vient de chasser cette impression en répétant qu’il ne négocierait pas avec les autorités s’il s’agissait de rouvrir les accords de San Andres et en refusant de rencontrer le nouveau ministre de l’Intérieur, Francisco Labastida.Quand la Chine oublie ses soucis Pékin — La semaine dernière, les experts de l’économie mondiale réunis au forum annuel de Davos ont affirmé que la Chine devrait créer trente millions d’emplois annuellement au cours des prochaines années si elle voulait fournir du travail à la main-d’œuvre excédentaire des campagnes, résorber le chômage dû aux millions (le mises à pied qu’entraîne la réforme des entreprises d’Etat et maintenir la croissance économique nécessaire à son développement.Vaste programme.Au milieu de la crise monétaire asiatique, les regards anxieux se tournent de plus en plus vers la Chine.Résistera-t-elle à la déferlante?Pourra-t-elle tenir le coup et contribuer au retour de la stabilité économique de la région?Ces questions agitent les dirigeants chinois autant que les autres.Elles intéressent aussi le Chinois moyen et le touchent de près, bien que, à Pékin, la semaine dernière, on aurait pu penser que ces problèmes étaient le dernier des soucis de la population.La semaine passée, les Chinois se sont donné un répit.Sur les grands boulevards de Pékin, d’ordinaire encombrés de bouchons du matin au soir, la circulation était fluide.IJà plupart des petits magasins sont restés fermés plusieurs jours.Durant les trois journées officiellement fériées du Nouvel An chinois, la Chine «débranche», et c’est la meilleure occasion de l’année pour voir comment elle se repose, se distrait, s’amuse et se change les idées.Le gouvernement chinois y contribue à sa manière en tenant le citoyen dans une bienheureuse ignorance des mauvaises nouvelles, s’il y en a.Ainsi, une explosion de gaz dans une mine de charbon de la province du Liaoning, qui a fait 77 morts le samedi précédant le Nouvel An, n’a été rendue publique par l’agence officielle de presse Chine nouvelle qu’une semaine plus tard, une fois finies les festivités.Afin que tout le monde se sente d’humeur festive, les dirigeants sont longuement montrés à la télévision, présentant leurs vœux anticipés à des travailleurs d’usine, des unités de soldats, des employés d’hôpitaux, des co-Sylviane mités de quartier, etc.Les Chinois ont T ram ie r beau n’avoir qu’un pied dans la civili-» « «.sation des loisirs telle qu’on la connaît en Occident, il y a quand même des activités incontournables de la saison des Fêtes, sans lesquelles le Nouvel An ne serait pas tout a fait le Nouvel An.A Pékin, il y a tout d’abord les innombrables attractions foraines dans les principaux parcs de la ville, les plus réputées étant celles du parc de l’Autel de la Terre, qui accueille durant la semaine un nombre extravagant — et étourdissant pour le profane — de visiteurs.On y vient en famille voir des spectacles d’acrobates et de danseurs, participer à des tombolas mirifiques où, vu la foultitude, on a une chance infime de gagner une voiture et une chance guère plus sérieuse de remporter un vélo.Les as des stands de tir à la carabine et aux balles de plastique faisaient moisson de peluches de tigre, l’animal de l’année, qui figure — rigolard et dans une version quelque peu Walt Disney — sur toutes les banderoles, les cartes de vœux, les décorations, les jouets d’enfants et bon nombre d’emballages de produits alimentaires.La sortie familiale au parc d'attraction fait partie de la tradition des Pékinois au Nouvel An.Les enfants y étrennent leurs vêtements neufs et réclament des girouettes en plastique de couleur qui font un bruit de crécelle en tournant.On se prend en photo devant les parterres de fleurs aménagés spécialement, devant les danseurs en costumes folkloriques des diverses minorités nationales, et on se sustente aux stands qui offrent toute la gamme des xiao chi — littéralement, les 0, rue de Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor !>aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard .Saint-Martin Ouest.Lival.Knvoi de publication — Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ARBRES SUITE DE LA PAGE 1 Les examens des grands boisés métropolitains, qui ont échappé historiquement à l’exploitation et à l’aménagement forestiers intensifs, sont ceux-là mêmes qui ont le mieux résisté au récent verglas, y compris sur le mont Royal.Ainsi, a précisé André Bouchard, ancien conservateur du Jardin botanique et aujourd’hui professeur d’écologie forestière à l’Université de Montréal, la forêt des Muir, près de Huntington, est l’une des forêts qui a le mieux résisté au verglas parce qu’elle est, justement, l’une des trois ou quatre plus vieilles forêts du Québec.«Les plus vieux arbres de cette forêt, précise André Bouchard, ne sont pas des géants avec des troncs énormes.Ils sont longs et étroits et leur tête est généralement assez peu large du fait qu’ils ont dû faire face à une forte concurrence.C’est ce qui les sauve.Dans une forêt aménagée, comme c’est souvent le cas des érablières, la coupe systématique des arbres concurrents va donner plus d’espace aux arbres épargnés.La tête de ces derniers s’agrandit alors beaucoup.Comme leur tronc.Mais lorsque survient un verglas, ces grands arbres doivent supporter un poids accru, ce qui aggrave leur vulnérabilité et l’ampleur de leurs blessures.» En réalité, les acériculteurs ne gagnent rien, car le volume d’eau récolté à l’hectare est le même si les arbres sont nombreux et plus petits que s’ils sont moins nombreux et plus gros, mais alors, plus vulnérables.La même chose se produit aussi chez les arbres de parterre, qui s’élargissent de la tête d’autant plus facilement qu’ils se retrouvent seuls.Leurs troncs aux grosses branches latérales en forme de brocoli cèdent d’autant plus facilement que le verglas les force à la façon d’un levier.Martin Lechowicz, du département de biologie de McGill et l'un des responsables du Centre de la nature du mont Saint-Hilaire, montre comment les arbres pansent leurs blessures.Sa forêt, l’une des plus vieilles du Québec avec celle des Muir, abrite des centaines d’arbres qui affichent des traces de verglas antérieurs.Elle a été fortement endommagée par le récent verglas, peut-être, dit-il, parce que la hauteur de la montagne y a intensifié l’accumulation de glace.Mais, précise-t-il, ce n’est pas un drame écologique mais bien un processus naturel, subi de façon cyclique par la forêt, qui va permettre, comme le feu d’ailleurs, à de nouvelles générations et de nouvelles espèces de prendre une place que les plus vieux arbres leur refusaient en les coupant du soleil avec leur feuillage étanche.Lui aussi note — comme André Bouchard l’a constaté dans la forêt des Muir et dans la forêt de Saraguay, la plus vieille de l’île de Montréal — que ce sont les arbres de petit diamètre (entre cinq et quinze centimètres) qui ont été plus durement frappés.Ils ont plié dans un premier temps, puis ont cassé à mi-hauteur avec le deuxième verglas tout en se cimentant littéralement entre eux.Quant aux plus vieux arbres, ils tenaient le coup même s’ils ont perdu une partie des branches de leur tête.Mais, ajoute Michel Labrecque, le conservateur du Jardin botanique, l’équilibre maintenant rompu dans la structure de l’arbre va progressivement se reconstituer dans de nombreux cas.Jeanne Millette, une spécialiste en biologie végétale, explique que les bourgeons contiennent non seulement ce SUITE DE LA PAGE 1 Robert, alors étudiant en aménagement du territoire à l’Université Laval.«Je trouvais ridicule qu’il y ait autant de voitures sur la route», dit-il.Son projet a de multiples vocations: «urbanistique, environnementale et sociale».Il s’agit de faire de l’auto un outil de densification et non d’étalement urbain, de diminuer la pollution due aux quatre-roues et de réduire la dépendance à l’égard de la voiture individuelle.Pour devenir membre, il en coûte de 35 à 350 $ par an, selon les forfaits disponibles.Des droits d’adhésion de 500 $, remboursables si l'abonné quitte le service, sont perçus lors de l’inscription.Après quoi, il suffit de donner un coup de téléphone pour réserver «sa» voiture entre 7h et 22h.Chaque abonné a accès à une auto à toute heure du jour sans que l’intervention d’un employé soit nécessaire.La tarification se fait en fonction de la durée d'utilisation et de la distance parcourue.Ainsi, de mardi à jeudi, il faut payer 1,50 $ l’heure jusqu’à un maximum quotidien de 15 $.De vendredi à lundi, il en coûte 2 $ l’heure jusqu’à concurrence de 20 $ par jour.Ensuite, il faut ajouter au total 15,22 ou 28 C le kilomètre, selon le forfait annuel choisi (trois forfaits disponibles: plus de 3000 kilomètres, de 1500 à 3000 kilQmètres et moins de 1500 kilomètres).A titre d’exemple, une virée de deux heures chez Ikea coûte entre 6,84 $ et 9,80 $.Pour un après-midi de quatre heures au mont Saint-Bruno, le tarif varie entre 15,38 $ et 22,79 $.Deux jours à Québec?113,84 $ au tarif interréseau.En comparaison, la location d’une voiture en semaine coûte 69 $ par jour chez Budget (200 kilomètres gratuits, 12 C le kilomètres), 67 $ chez Avis (kilométrage illimité) et 73 $ chez Hertz (kilométrage illimité).De son qu’il faut pour produire une feuille mais aussi, en cas de besoin comme maintenant, pour lancer une nouvelle branche dans les nouveaux espaces ouverts par le verglas.Les branches qui vont se détacher des troncs sous l’effet des moisissures, précise Martin Lechowicz, créent des cavités essentielles aux oiseaux, écureuils et insectes.La croissance annuelle des anneaux va souvent refermer progressivement ces cavités, et l’arbre demeurera évidé en son centre, comme un tuyau, creux mais fort.Un tel arbre croîtra probablement moins vite avec sa nouvelle tête moins.enflée, mais il pourrait même avoir plus de chances de survivre à un prochain verglas! Christian Messier, un biologiste de l’UQAM et directeur du GREE, précise que les arbres vont utiliser l’essentiel des sucs en réserve dans leurs racines au cours de la prochaine année pour panser leurs blessures et se défendre contre champignons et maladies qui vont tenter de s’infiltrer par les cicatrices du verglas.La partie se jouera dans deux ans: s’il réussit l’été prochain à se refaire des réserves, l’arbre recommencera à se garnir de feuilles et de branches en 1999.Puis à croître.Sinon, ce sera la mort.C'est pourquoi Christian Messier estime qu’il ne faut pas commencer à couper maintenant les arbres affectés par le verglas, à les céder aux vendeurs de bois de chauffage, etc.Une grande partie de ces arbres vont reprendre vie: c’est une question de temps, dit-il.On peut cependant — dans le cas de petits boisés ou autour des habitations — couper les branches cassées.En réduisant la surface de la blessure, on augmente les chances de survie.On comprend cependant qu’il n’est pas possible de procéder à un tel élagage à l’échelle d’une érablière ou des forêts publiques où, selon une récente évaluation gouvernementale, quelque 100 millions d’arbres ont été blessés par le verglas.Christian Messier explique que deux sortes de champignons vont tenter de s’implanter sur les arbres blessés, ce qu’un été humide favorisera.Les champignons qui vont s’attaquer au cœur de l’arbre, là où les branches surchargées se soudaient au tronc principal, ne sont pas la plus grande menace.L’arbre s’en défend assez bien, et les oiseaux se font des nids dans les cavités creusées par les moisissures.Le pire ennemi de l’arbre, dit-il, ce sont les champignons de l’aubier, qui attaquent la surface de l’arbre au niveau de l’écorce.Comme c’est là que passe la sève, le champignon peut bloquer en somme la «tuyauterie» qui l’attire vers la cime par effet de capillarité.Tous ces chercheurs sont d’accord pour dire que les aménagistes forestiers ont trop souvent oublié dans leur course à la productivité d’inclure le verglas dans les grands modèles qui analysent les «successions» forestières.Cela doit être corrigé, disent-ils, car le verglas, tout comme les incendies de forêt, est un facteur de régénération.Les modèles de succession dans la forêt des Muir, aujourd’hui une réserve écologique provinciale, prévoyaient une éventuelle domination par les hêtres.Mais les trouées effectuées par le verglas dans les générations montantes et la résistance affichée par les vieux arbres font qu’André Bouchard n’est «pas sûr du tout» que ces prévisions, établies sans l’impact cyclique du verglas, vont maintenant se réaliser.Les érables risquent de dominer encore longtemps.grâce au verglas! côté, le CAA-Québec évalue les coûts d'utilisation d’une voiture individuelle à 6305 $ (sous-compacte) et à 7994 $ (compacte) par an pour une distance parcourue de 20 000 kilomètres.CommunAuto est implanté à Montréal depuis septembre 1995 dans le quadrilatère délimité par les rues du Parc à l'ouest, De Lorimier à l’est, Jean-Talon au nord et Sherbrooke au sud.Une expansion est prévue ce printemps.Ainsi, six points de chute verront le jour (quatre dans Côte-des-Neiges et Notre-Dame-de-Grûce et deux dans l’est).Benoît Robert, 33 ans, voit grand.En huit ans, il se croit capable d’attirer 3000 clients dans la métropole.«C’est clair qu'il y a une demande, estime-t-il.Beaucoup de gens achètent une voiture mais la sous-utilisent.Nous sommes dans un créneau qui n ’est pas occupé.Chaque mode de transport, pris individuellement, ne peut répondre à tous les besoins.» CommunAuto et Auto-Coin ont cependant besoin de l’appui des autorités pour mener à bien leur projet.A Québec, Auto-Coin est intervenu dans la dernière campagne municipale pour que le partage de véhicules soit reconnu comme une nouvelle forme de transport public, au même titre que le taxi ou les services de la Société de transport de la Communauté urbaine de Québec (STCUQ).M.Robert souhaiterait en outre que des espaces de stationnement hors rue et sur rue soient accordés à l’entreprise par la Ville.11 veut enfin obtenir une réduction tarifaire à la STCUQ pour les membres d’Auto-Com.M.Robert compte faire de l’action politique lors du scrutin de novembre 1998, à Montréal.«On va mettre beaucoup d'efforts pour se faire connaître des élus», dit-il.Pour Benoît Robert, une chose est claire: l’automobile doit être un mode de déplacement «complémentaire» au transport public, et non l’inverse.East Cost Music Awards Beau gros gala pour Great Big Sea SYLVAIN CORMIER ENVOYÉ DU DEVOIR À HALIFAX Great Big Sea, le plus joyeux groupe folk-rock jamais sorti de Terre-Neuve, a presque tout raflé hier soir à la 10e remise des East Coast Music Awards.Cinq fois (pour l’album, la chanson, le groupe de l'année, etc.) a-t-on ainsi appelé au podium du Metro Center d'Halifax les gars tout ébahis, arrivés plus ou moins en retard «parce qu 'ils ne s’attendaient pas à gagner», certains comme tout le monde qu’il s’agissait de l'année Sarah McLachlan, l'héroïne locale et legérie de la tournée Lilith L'air.McLachlan, in abstentia, aura tout de même glané le prestigieux prix SOCAN de l'auteur-compositeur-interprè-te, en plus des trophées de l’artiste féminine et du vidéo de l’année.Les Lennie Gallant, Julian Austin et autres Exit 13 ont également été récompensés.Michelle Boudreau-Sam-son, élue pour le disque francophone de l’année, remis hors d’ondes, s’est par ailleurs dite «déçue» de la part congrue faite aux Acadiens, si visibles au gala de l'an dernier à Moncton.Curieusement, le trophée du groupe alternatif de l’année a été décerné à Super Friendz, un groupe qui n'existe plus, comme quoi les nouvelles arrivent vraiment une heure plus tard dans les Maritimes.Le comédien canadien Rick Mercer animait le gala.MASQUES SUITE DE LA PAGE 1 contribution spéciale pour «l’originalité de sa création», dans le cadre de Leitmotiv.L'Histoire de l'oie, créée il y a plusieurs années, avant même la création des Masques, a déjà été présentée dans plus de cent villes de vingt pays, en quatre langues.Mais depuis l’année dernière, l’Académie accepte d’inscrire à son concours les reprises.Les Estivants, une création coproduite par le Trident et le Théâtre du Nouveau Monde, est une autre grande pièce gagnante de cette soirée, puisqu’elle est désignée production de l’année dans la région de Québec, tout en permettant â Serge Denoncourt de remporter le Masque de la mise en scène.Dans la métropole, le Masque de la production de l’année revient à Lucrèce Borgia, présentée au Théâtre Denise-Pelletier (LDP)- 77/c Winter's Tale, de Shakespeare, du Théâtre du Centaur, mérite le prix de la production de l’année de langue anglaise.En région, le prix est remis à La Guerre des clochers, de Victor-Lévy Beaulieu (VLB), montée à son théâtre de Trois-Pistoles.L’auteur-producteur, appuyé par plusieurs associations culturelles régionales, a critiqué l’Académie, au cours des derniers jours, pour sa décision de remettre ce prix hors d’ondes.VLB a profité de cette tranche un peu anonyme du gala pour en rajouter en brandissant un carton où était inscrit: «Et les régions, bordel!».Il a également distribué aux journalistes un épais dossier de presse appuyant sa critique de l’AQT associé à Radio-Canada et il a dénoncé en entrevue le sort réservé aux neuf autres prix exclus de la télé et de la radio, dont trois remis aux Deux Mondes.Mais VLB n’a pas répété ses attaques en ondes, alors que le gala diffusé lui en offrait (une très courte) occasion.D’autres gens de théâtre ont par contre profité de l’occasion pour faire un laïus adressé à qui de droit.Daniel Meilleur, toujours des Deux Mondes, a dénoncé la «censure» imposée l’année dernière à L’histoire de l’oie par la CECM.La commission scolaire a décidé de ne pas recommander la présentation de la pièce dans ses écoles.Pierre Brousseau du TOP a demandé aux ministres de l’Éducation et de la Culture du Québec de ne pas empiéter sur les sorties culturelles dans le programme de rattrapage scolaire à définir pour les régions touchées par la tempête de verglas.L’éclairagiste Guy Simard, récompensé pour son travail sur Les Guerriers et Le Passage de l’Indiana, a offert ses services à Hydro-Québec pour restaurer la murale de l’artiste Mousseau de son siège-social, à Montréal, toujours en panne.électrique.Par ailleurs, l’Académie remet son prix Hommage à Dora Wasserman, fondatrice et directrice artistique du Yiddish Theatre.Metteure en scène, elle a produit des dizaines et des dizaines de pièces en yiddish à Montréal depuis une quarantaine d’années.le Masque de la révélation honore le Groupe Audubon, de Montréal, pour ses productions Et Vian dans la gueule.et Ceci n’est pas un Schmiirz, d'après des textes de Boris Vian.Ces productions seront reprises en mai prochain, au Monument national.Le Masque du public Loto-Québec, désigné par vote populaire, va au Génie amoureux, une production du Théâtre des Grands Chênes, de la région des Bois-Francs.La récompense pour une production de l’année d’un théâtre privé revient à Tricoté serré, de Michel Duchesne, des Productions Hébert, à Eastman.Du coté des récompenses individuelles, le Masque du texte original est remis au dramaturge Normand Chauret-te, auteur du Passage de l’Indiana (Théâtre UBU et Théâtre du CNA).Cette récompense est accompagnée d’une bourse de 10 000 $ offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec.Marc Béland mérite le prix d’interprétation masculine pour ses «travaux» dans Picasso au lapin agile, de Steve Martin (Productions Rozon) et La Tempête, de Shakespeare (Rideau Vert).«L’acteure» Pol Pelletier reçoit quant à elle le Masque de l'interprétation féminine pour ses spectacles solo autobiographiques Océan et Joie.Les prix pour un rôle de soutien reconnaissent les njérites de François Papineau, dans Motel Hélène (PâP), et Erika Gagnon, dans Carpe Diem (Théâtre Les Enfants terribles).L’Académie récompense aussi Linda Brunelle pour ses costumes dç Si j'avais la seule possession dessus le jugement dernier, de Erik Carpentier.Il s’agit du seul prix remporté par cette coproduction du Théâtre d’Aujourd'hui, du 'Hiéâtre Momentum et du Cercle Vicieux, en lice dans six catégories, dont celle du texte original.L’adaptation québécoise de Talk Radio, d’Érik Bogosian, mettant en vedette l’humoriste-co-médien Patrick Huard, mise en nomination quatre fois, a échoué encore davantage en ne remportant aucun prix.• Le prix de la traduction ou de (adaptation échoit à Wendy Lill, pour son travail sur The Glace Bay Miner’s Museum, de Sheldon Currie, présentée au Centaur.Mme Lill n’était pas présente hier soir.Elle est maintenant députée et porte-parole en matière culturelle du NPD, à Ottawa.L’AQT remet son Masque de la production étrangère à Orestea (una commedia organica?), de l’Italien Romeo Castellucci, qui s’est inspiré d’Eschyle.Im Soirée des Masques était présentée devant des ceh-taines d’artistes et d’artisans du milieu théâtral, à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National, boulevard Saint-huirent.U' gala était animé par les comédiens Luc Guérin et Marcel Lebœuf.i LOUIS-GILLES I-RANCŒUR LE DEVOIR .s Une grosse branche, écrasée par un ancien verglas, s’est détachée du tronc à cet endroit.Les moisissures ont ensuite évidé cette section de l’arbre, un espace récupéré par les oiseaux! Et la sève, qui monte tout autour de l’arbre, sous l’écorce, refermera avec le temps cette ouverture et recréera à cet endroit la «tuyauterie» qui permet l’échange des sucs entre la cime et les racines.AUTOS Le CAA-Québec évalue les coûts d'utilisation d'une voiture à 7994 $ par an pour une distance parcourue de 20 000 kilomètres Jeux de Nagano HOCKEY -?le devoir ?- LES SPORTS REUTERS Jody Williams, qui a reçu récemment le prix Nobel de la paix au nom de la Campagne internationale pour le bannissement des mines antipersonnel, était reçue hier à Nagano par le président du Comité olympique international, Juan Antonio Samaranch (à droite), et le président du Comité olympique japonais, Hironoshin Furubashi (derrière), au départ d’une marche de trois kilomètres en vue de réunir des fonds pour la cause qu’elle défend.La ville de Nagano accueille les Jeux d’hiver à compter de samedi prochain.Les Québécois seront encore à surveiller PRESSE CANADIENNE En brandissant bien haut l’Unifolié lors des cérémonies de clôture des Jeux olympiques de Lillehammer, Myriam Bédard ouvrait une ère nouvelle de l’olympisme canadien.Adulés à juste titre comme des dieux du stade pendant les quelques jours de gloire que durent les Jeux olympiques, nos athlètes sombraient souvent rapidement dans l’oubli par la suite.Mais tout cela a bien changé.Le temps d’une olympiade et on avait tendance à oublier les noms, les visages même.Mais on n’allait pas oublier le visage radieux de Myriam Bédard ou le sourire désarmant d'un Jean-Luc Brassard.En glanant neuf des 13 médailles canadiennes a Lillehammer, le contingent des athlètes québécois est entré dans la légende.Plusieurs de nos athlètes olympiques sont devenus aussi populaires et connus que certains de nos joueurs de hockey professionnels, qui deviendront leurs coéquipiers à Nagano le temps de quelques jours glorieux.Et il faut bien s’attendre à voir cette popularité grandir encore.Parce que les meilleurs athlètes québécois sont encore au sommet de leur forme, c’est remplis de promesse qu’ils se présentent au Japon.Brassard, JLB comme le surnom- ment les Japonais, est déjà un héros au Pays du Soleil Levant.Et il est à Nagano depuis quelques jours déjà.Iœ
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