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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 21 novembre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-11-21, Collections de BAnQ.

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"ta Cinadâ f*t une nation aouveralne et ne ne Ut avec docilité accepter de la Qrande-Breta-(tne.ou de* Btata-Unla, ou de qui que ee «oit d'amre, l’attitude qu’il lui faut préndre envers le monde.Le premier devoir de loyalieme d'un Canadien n’est pas envers 1* Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui oonlsstent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." "She ta a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada'* king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.' U-X-371 Lord Tweodsmuir LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Directeur : Georges PILIETIIR Rédacteur en chef : Orner HEROUX MontréoJ, mardi 21 novembre 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE! BEIeir J361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES AdmlnietratiM i Bllair 3361 RédacHeu • BEIeir 29S4 Céeeut t BEIeir > 3361 Les Allemands retraitent au sud du front de l’ouest La campagne d’immigration Les procès pour collaboration à Paris Elle paraît être d'inspiration politique plutôt qu'économique - Les rêves et la réalité — Une démonstrat ion du professeur Kirkconnell La campagne menée par un groupe influent pour la reprise d’une immigration intensive au Canada se poursuit avec une inlassable ténacité et il ne se passe guère de semaine qu’on ne revienne à la charge.Certains y voient la panacée à tous les maux du pays, soit pour mettre fin au marasme économique, ainsi qu’on le prêchait pendant la crise, soit comme moyen de payer notre dette astronomi-quf.Il semble toutefois que 1* projet diffère d’inspiration d’avec les campagnes de jadis, mais paraît plutôt dicté par der soucis d’ordre politique auxquels la croissance de l’élément canadien-français n’est pas étrangère.Car à certains cléments restés incurablement coloniaux, elle est devenue une véritable hantise, quelque chose comme une catastrophe que seule une immigration massive peut empêcher.Autrefois, on y songeait sans doute, mais les préoccupations étaient avant tout d’ordre économique.Le besoin, ou si l’on veut, le désir chez l’industrie de se procurer une main-d’oeuvre solide, moins exigeante que celle du pays, à des prix dérisoires et à des risques à peu près nuis au point de vue compensations ouvrières, était le facteur dominant.En plus, l'Ouest venait de s’ouvrir et on sentait l’urgente nécessité de le peupler.Vers le même temps régnait un optimisme contagieux d’imiter les Etats-Unis dans leur croissance phénoménale.L'on disait couramment que le XXème siècle serait le siècle du Canada, sans trop se demander si les conditions justifiaient de pareils espoirs.Enfin les compagnies de transport qui desservaient un continent sans population ne voyaient la survie de leurs entreprises démésurées que dans un afflux énorme de population.Le temps s'est chargé de démontrer cruellement le caractère illusoire de ces calculs.Car l’émigration aux Etats-Unis saignait constamment le Canada d’un nombre égal à l’apport des immigrants, en sorte qu'après quatre-vingt-dix ans, l'indice démographique est resté en somme l'équivalent de la croissance naturelle.Le Canada n’a retiré aucun avantage, mais il a hérité par contre d’une foule de problèmes dont nos institutions de santé et de justice ont dû faire les frais.Et ce n’est qu’à la suite de vives campagnes que les autorités canadiennes ont fermé les portes du pays à des catégories de gens dont certains pays se débarrassaient à notre détriment.Aujourd’hui,, les lois industrielles, les contrats de travail et la puissante action des unions ouvrières font que l'industrie ne trouve plus d’avantages particuliers à la main-d’oeuvre étrangère; l’Ouest produit plus qu’il ne peut vendre et les crises économiques ont prouvé que le chômage n’est pas une menace problématique.Aussi l’industrie est maintenant plutôt sceptique à une politique de surpeuplement immédiat.Lors du congrès annuel de l'Association des manufacturiers canadiens, le président, M.F.P.L.Lane, disait ce qui suit: “Obtenir des immigrants n'a été qu'un côté de notre problème; et les empêcher de venir a été l’autre face du même problème.Ils ne resteront pas s'ils ne trouvent pas de travail.N’cst-il pas préférable de continuer la pratique suivie pendant de nombreuses années d'encourager et d’aider une immigration raisonnable au Canada de gens qui peuvent être assimilés et qui y pourront faire leur vie?’’ Faut-il ajouter que le mirage d’un Canada où roule l’or et où il suffisait de quelques années pour amasser des fortunes est dissipé, à tel point qu’en Angleterre même les gouvernements ont été amèrement critiqués par les émigrés mécontents et fléçus?Et puis l’Angleterre victorieuse, mais appauvrie, et qu’il faudra reconstruire, pourra-t-elle se permettre une saignée dangereuse au moment où il lui faudra reconquérir Ses marchés et sa suprématie économi que et politique?Mais il est un autre facteur plus décisif.Pendant longtemps on s'est plu à imaginer un Canada de cent millions d’habitants qui rivaliserait avec les Etats-Unis, mais sans songer si la nature, les conditions climatériques et économiques offraient chez nous les mêmes possibilités.M.Watson Kirkconnell, professeur à l’Université McMaster, de Hamilton, a soumis au même congrès de l’Association des manufacturiers canadiens des faits dont le brutal réalisme a provoqué une vive sensation.“Peu de sujets sont aussi mal compris au Canada que l’étendue du pays disponible au peuplement.Notre vaste pays tel qu'il s’étale sur la carte inspire aux patriotes des euvolées sur l'expansion illimitée de la population qu’il pourrait recevoir.Mais venons-en auj# faits.La superficie totale du Canada est estimée à 3,750,000 milles carrés.Le Canada Year Book, cependant, indique qu’il y a 2,000,000 de milles carrés comme terre indéfrichable et un autre million et quart de milles carrés comme propres uniquement à la forêt.L’édition du Canada Year Book de 1940.à la page 251, déclare qu'il n’y a que 8.6 pour cent de l'étendue du Canada qui soit arable.Ce qui fait seulement 325,000 milles carrés, autrement dit, l'étendue combinée des Etats du Texas et de TOklahoma, et que les trois quarts de cette étendue sont déjà utilisés pour la culture et des pâturages.” “Ainsi, le Canada pourrait abandonner 90% de son territoire tout en gardant toute sa terre disponible pour un peuplement régulier." Un sac de charbon livré dans un camion de deux tonnes reste tout de même un seul sac de charbon.” “C’est donc sur cette base plus modeste qu’il faut éva hier la population canadienne possible.Considérée ainsi, elle n'est donc plus de 3 par mille carré, mais bien de 35.4 par mille carré, soit deux fois la densité démographique au Texas.La densité pour tous les Etats-Unis en!920 était de 35.5 par mille carré.A un point de vue néomondial, nous ne sommes donc pas tellement sous-développés.” Mais, fait observer M.Kirkconnell, on dira que dans les Balkans, par exemple, une famille vit sur cinq acres de terre et qu'on en pourrait donc faire autant pour le Canada.Toutefois, répond le professeur ontarien, comme il se trouve que la plus grande partie du terrain canadien cultivable est déjà occupée, on peut se demander si.par exemple, le producteur ontarien consentirait à abandonner sa terre de 100 acres pour faire place à 19 nouvelles famille-;.Il ne faut paa oublier non plus que la tendance agricole mondiale est dans les fermes de plus en plus étendues sous une mécanisation qui élimine un nombie crois sant de main-d'oeuvre.En fait, une partie de l’exode de l'ouest canadien provicni du fait que chaque ferme méca- nisée enlève du travail à cinq ouvriers agricoles.On retrouve la même caractéristique dans la Russie soviétique.On peut se demander si le Canada rejettera cette tendance pour revenir à l’antique économie paysanne, et on est en droit d'en douter.Et puis, dit M.Kirkconnell, “la concentration paysanne implique une pauvreté au delà de ce que nous pouvons concevoir.La valeur de toute la production agricole hongroise.estimée au prorata de la population, est seulement de $60 par année, et le niveau d'existence est effroyablement bas”.Il ne faut pas oublier également le facteur climatérique et les brèves saisons dans la plus grande partie du pays, qui limitent singulièrement les possibilités de production, tandis que la dureté hivernale entraîne de lourdes dépenses en combustibles et en vêtements.Il resterait aussi à considérer les facilités d’accès aux marchés.“C’est une maigre consolation pour le cultivateur de la Rivière à la Paix de récolter 100 boisseaux d’avoine à l'acre, s’il lui faut paver 37 sous rien que pour le transport à Edmonton.La géographie restera toujours un facteur qu’il n’est pas permis d’oublier.Certains opinent toutefois qu’un afflux d’immigrants d’une valeur possible de $10,000 l’unité créerait une vaste demande en construction, consommation et production.“C’est une erreur insigne, répond M.Kirkconnell.La valeur potentielle de chaque nouvel arrivé peut être de $10,000 pour le pays, mais à moins qu'il ne gagne un salaire ou crée une richesse immédiate sur la terre, ou apporte un tel capital avec lui, sa demande réelle en marchandises et en service équivaut à zéro.Il ne crée une de-I mande que pour le secours direct.S’il représente un fac-j teur travail en surplus du développement économique, j lequel est déterminé par les ressources, le capital d’entreprise et des marchés réels, alors il ne peut trouver d'emploi cr il devient une pure perte pour le Dominion”.L’histoire de notre immigration en est la plus affligeante démonstration.L’accroissement démographique canadien en quatre-vingts-ans, dit M.Kirkconnell, soit de 1851 à 1931, ne représente pas plus que l’augmentation naturelle de la population.Autrement dit, “le résutat net de l’immigration a été de remplacer un nombre considérable de Canadiens nés au pays par des nouveaux-venus de l’étranger.Considéré sur la période entière, le Canada a toujours eu deux fois plus de nouveaux arrivants qu’il n’en pouvait absorber.Ainsi dans la décennie de 1871 à 1881, l’immigration a augmenté de deux fois et demie, mais un seul ! immigrant sur cinq est resté au pays.Dans la décennie de 1891-1901, six immigrants sur dix ont quitté le Canada.Dans la plus phénoménale période immigrante, soit de 1901 à 1911, environ 1,848,000 immigrants sont entrés au pays, mais en retour l'émigration a été d’un million.Entre 1921 et 1931, nous avons reçu un million et demi de nouveaux citoyens, mais nous en avons perdu un million et quart.Durant la période entière de 1851 à 1931.6,110,000 sont partis pour les Etats-Unis dont 1,740,000 étaient nés au Canada et 4,370,000 étaient des immigrants qui n’avaient pu faire leur vie chez nous.Mais les Etats-Unis avaient 6 fois notre étendue de terres arables, 40 fois notre production de charbon, 50 fois notre production minérale, 850 fois notre production de pétrole et 70 fois nos économies disponibles.” On parle des prairies de l’Ouest comme potentiel énorme.Mais, répond M.Kirkconnell.elles ne peuvent plus suffire aujourd’hui pour la population qu'elles ont.De 1921 à 1936, 632,000 personnes y sont venues d’en dehors du Canada et l'augmentation naturelle y a été de 5 22,1 71.Cependant l'augmentation réelle n’a été que de 458,809, ce qui prouve que 700,000 ont dû s’en aller.En aucun temps dans les derniers quatre-vingt-dix ans.sauf dans la surproduction de guerre, le Canada n’a souffert de manque de main-d’oeuvre.Nous avons toujours eu plus de population que nous n’en pouvions absorber.L'augmentation naturelle nous aurait donné autant de population que celle que nous avons.En résumé, il ne faut ouvrir nos, portes que dans la mesure où nous pourrons offrir de l'emploi et une vie économique suffisante aux nouveaux venus, d’abord pour nos propres gens et ensuite pour les autres.Faut-il ajouter la réduction progressive du sol arable, l’envahissement du désert sur les régions autrefois fertiles, par suite du déboisement imprudent, une culture exagérée, l’assèchement qui en résulte, la disparition des forêts, l’érosion, etc.?Sur les 30,000 milles carrés de terres arables ontariennes, 8,000 milles carrés et plus sont gravement compromis et le ravage continûe.On admet également, d'après les statistiques, que nos forêts sont détruites deux fois et demie plus vite qu’elles ne croissent, tant par l’exploitation que par les incendies, etc.Il reste toutefois le développement minier et hydraulique, bien qu'une bonne partie de ce dernier soit dans des régions plus ou moins accessibles.Il faut compter sur le développement manufacturier encore qu’il faille remarquer que la puissance de production moderne permet d’atteindre avec des industries réduites une saturation beaucoup plus rapide.Autrement dit, avec moins d’usines et de main-d'oeuvre, on produit aujourd'hui infiniment plus qu’autrefois.11 nous faut par conséquent compter sur une exportation toujours plus grande, sans oublier qu’il nous faut acheter si nous voulons vendre.S’il convient d'avoir foi dans notre pays, de rêver pour lui les plus hautes destinées, il est cependant nécessaire de tenir compte des réalités et de ne pas compromettre notre avenir par une politique inconsidérée.D'après le professeur ontarien, te plus haut moment de croissance canadienne, lors de l’ouverture de l'Ouest, fut de 180,000 par année.A supposer que le développement de nos industries, l'exploitation intensive de nos ressources naturelles et la multiplication de nos marchés d'exportation nous permettent de maintenir ce chiffre maximum, il faut tenir compte que l'augmentation naturelle est déjà de 130,000 par année, ce qui laisserait une possibilité de 50,000 immigrants.soit un million en vingt ans.Notre seul accroissement naturel suffirait, si nous le gardons, à porter le chiffre de population à vingt millions à la fin du siècle.Comme on le voit, ce n'est pas la panacée de l'immigration qui résoudra nos problèmes.Et si l'on s’en tient à ; l'impressionnante démonstration de M.Kirkconnell.elle ne ferait le plus souvent que les compliquer.Si nous avons besoin d’immigration, ce qui reste économiquement à démontrer.elle ne doit se faire qu'après avoir tenu compte des besoins et des droits de notre population actuelle.ai.».*# Alexis GAGNON L'actualité Préséance chez Conco dia (Par Louis Robillard) On observe un ordre de préséance au Conseil municipal; la façin dont on établit ces priorités parmi messieurs les conseillers surprend un peu le curieux posté dans l’une des tribunes de l’hémicpcle où les 100 délibèrent.Il cherche une explication, Pourquoi M.X,, vague conseiller, passe-t-il avant un émissaire d’université dans l'attribution des sièges et au moment des mises aux voix?Pourquoi les membres de l'exécutif qui forment, en somme, le cabinet au sein de la Législature de Concordia se trouvent-ils à voter après un simple délégué de quartier?Ce paragraphe des Règles du Conseil nous éclaire: “Dans la distribution des sièges, (suite à la page deux) Bloc -note O (par O, H.) La “Légion” La Légion canadienne, c’est-à-dife l’association des vétérans de la dernière guèrre, est devenue le grand instrument, la tête de ligne de la propagande pour l’envoi aussi rapide que possible en Europe des jeunes gens qui ne furent conscrits que pour service au pays, ainsi que pour Tutilisation au maximum, pour fins de guerre, de toutes nos ressources humaines.Elle agit collectivement, elle fait agir ses groupes locaux, elle s’efforce de susciter partout, et dans tous les milieux, des manoeuvres, des manifestations, dans le sens qu’elle a elle-même adopté.Ceci, monté en épingle par les journaux qui poursuivent le même dessein, tourné et retourné dans tous les sens, peut prendre des apparences sérieuses, graves même.Les gens qui ont quelque expérience des mouvements d’opinion, qui savent comment, pourvu qu’on puisse disposer d’un squelette d’organisation et d’une presse complice, il est facile de créer auprès de ceux qui ne réfléchis- (Suite à la pu* » catnet du gtincheux Notre confrère le Droit souligne l’inconséquence des gens qui affirment que les Nations-Unis se battent pour le droit des peuples, puissants ou faibles, à décider librement de leurs destinées, et qui, du même souffle mènent une vio-lente campagne d’opinion publique contre les droits et les libertés de la Pologne, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande du sud, pays qui peuvent être comptés parmi les nations les plus catholiques de l’Europe.Ils sont comme la Philaminte de Molière, quand elle proclamait ; “N’auront d’esprit que nous et nos amis”.Volontiers ils s’écrieraient; “N’auront ces droits que nous et les camsrsdes.” ?Pauvre M.McNaughton ! Dire qu’il serait un si grand homme s’il voulait tant seulement réclamer un petit bout de conscription.Tous nos conscriptionnis-tes, si courageusement assis dans les bureaux de leurs journaux, feraient valoir que devant une telle autorité on doit s'incliner.Sans doute, il en connaît moins long en nécessités militaires que certains stratèges en chambre de Toronto et d’ailleurs.4 ¥ ¥ A Winnipeg, un homme de 72 ans est appelé è faire son service militaire comme conscrit.Le Globe D MaM.la G»setts et le Star reconnaîtront que c'est pousser le semblsme un peu loin.¥ ¥ ¥ Cet excellent Ouinipégois s’est tout de même rendu à un âge asses avancé sans se laisser prendre aux charmes du volontariat.* A * M.Ralston, lui, voudra tans doute en faire un conscrit volontaire.¥ ¥ ¥ Le Grincheux ayant critiqué certsines dames qui mènent le campagne dans les journaux pour la conscription immédiate outre-mer.Le Canada s’en aff'ige et crie à l’abomination.Etrange ! Se range-t-il avec M.Ralston contre M.King, en faveur de la conscription ?S’il est pour la conscription, que ne le dit-il tout sim prement ?Au moins il serait logique avec sa propagande.* Le Grincheux 31-X1-44 Choses d’hier et d auiôurd hu’ "Le droit, c'est une technique; mais c'est d'abord une science et un art.Connaître !• vrei, réaliser le bien ; voilà la tâche de prédilection du jurisconsulte.Son effort e»t lié, indissolublement Hé, à celui du phi-losophe et du moraliste.” GCORCIS RENARD tU droit, i* Justle* n ta volonté).Le sentiment .des Français qui ont vécu l'occupation — Les coupables et ceux qui ont tâché de vivre — La 1ère armée française a atteint Mulhouse — Mouvement de pince qui menace le secteur du front allemand en territoire français — Accord partiel entre l'Angleterre, les Etats-Unis et le Canado au sujet de l'aviation civile internationale Quand ont commencé en France les procès pour collaboration avec l'ennemi, et que l'on parlait officiellement de 100,000 accusés à juger en six mois, beaucoup de gens se sont demandé si cette purge n'allait pas rendre encore plus difficile la pacification du pays et le retour à la vie normale.Il semble que le sens de la mesure a repris le dessus, et que les autorités vont modifier l'orientation donnée à ces procès, au moins en ce qui concerne la région de Paris.Dans les outres régions de la France, des tribunaux spéciaux, civils et militaires, disposent assez rapidement des procès; mais à Paris, où se trouve le plus fort groupe des accusés, on n'a après plusieurs semaines jugé qu'une vingtaine d'accusés, alors que 10,000 environ sont en prison en attendant leur procès.Cette lenteur donne lieu à une double critique de la part des journaux.Les journaux disent que, d'une part, certains des cccuïéû dùnî les dossiers sont le plus fortement chargés guignent au temps ou même ont une chance de s en tirer; ainsi on a annoncé que le journaliste Guy Bunau-Varilla s'est enfui de prison.D'autre port, même des journaux qui réclament ardemment la punition des coupables disent que des milliers d'innocents languissent dans les prisons; les accusations portées contre eux ne justifient pas une condamnation mais ils ne peuvent pas recouvrer leur liberté à cause de la lenteur des procédures.Il est inévitable que maintes dénonciations soient sans fondement.Justement ce matin nous arrive la nouvelle que le comité de purge des music-halls a exonéré Maurice Chevalier après enquête.Ce comité a annoncé que l'acteur célèbre n'a donné qu'une représentation dans un camp allemand de prisonniers, qu'il * n'a pas été payé pour le faire et qu'on a libéré dix prisonniers en échange de scs services; que ses programmes à la radio de Paris ont été tenus au minimum.Cela indique aussi que les propagandes de toutes sortes nous apportent bien des nouvelles sans fondement, puisqu'on avait annoncé l'exécution de Chevalier par les forces de la résistance.Jusqu'ki sur vingt causes entendues à Paris, il y a eu quatre condamnations à mort, quinze condamnations à la prison pour des termes variant de cinq ans à l'emprisonnement pour la vie, et il y a eu un acquittement.Mais le tribunal spécial est fermé pour deux semaines; la raison officielle de cet ajournement c'est qu'il n'y a pas d'autres dossiers prêts, mais des correspondants croient qu'il s'agit de faire un classement des accusations en vue de disposer rapidement des cas les moins graves, et de préparer les grosses causes comme celles du groupe de la gestapo française, ceux que les Parisiens désignent par un néologisme pittoresque; les "gestapaches”.De plus on va rendre la procédure plus expéditive au moins quant aux petites causes, et lorsque le tribunal reprendra ses séances, il y aura quatorze cours en opération au lieu d'une seule.Il paraît évident aussi que l'attitude du groupe de Gaulle c'est modifiée sur le sujet de la collaboration.Un correspondant étatsunien, M.Demaree Bess, rapporte là-dessus dans le dernier numéro de "Saturday Evening Post" des détails intéressants.Dès la libération de Paris, les arrestations ont commencé au rythme de 500 par jour pendant les premières semaines, et bientôt les camps de concentration ont été remplis à pleine capacité.Ces grands projets de purge ont causé un malaise profond dans la population qui y voit un procédé de dictature.Un médecin français, officier du mouvemtnf de la résistance à Paris, a dit à ce correspondant qu'il y a trop d'accusés; il a ajouté: "Environ cent Français méritent d'être fusillés pour leur connivence avec les Allemands, une centaine d'autres méritent de longs termes d'emprisonnement; quant aux autres ils ont cherché à rester en vie pendant ces quatre années, comme nous l'avons tous fait".Ce qui est arrivé, c'est que les émigrés ont été portés à prendre sur la collaboration des vues bien tranchées, et qu'ils sont retournés en France avec des idées catégoriques sur la solution du problème.Mais au contact des gens qui étaient restés en France, ils ont mieux compris ce que signifiait l'occupation allemande, et leurs sentiments se modifient sensiblement.Même chose quant au gouvernement de Vichy; beaucoup de François défendent la conduite de plusieurs chefs de Vichy, non seulement du maréchal Pétain, mais même de Pierre Laval, rapporte M.Bess; ils estiment qu'il fout se demander simplement si ces gens ont agi de bonne foi et en patriotes; peu importent les erreurs de jugement qu'ils ont pu commettre dans des conditions particulièrement difficiles, du moment que leur intention n'était pas clairement viciée, et qu'ils ont fait ce qu'ils croyaient le mieux.Ces nouvelles sont rassurantes; ceux qui ont conservé un peu de sens critique, qui ont voulu juger les événements avec quelque objectivité, y verront un indice favorable au relèvement de la France, une preuve que les François ne sont pas tombés dans l'hystérie mais qu'ils ont su garder le sens des réalités.AVIATION INTERNATIONALE Les délégations anglaise, étatsunienne et canadienne à la conférence de Chicago ont rendu public hier un projet conjoint de convention partielle qui parait assurer I établissement d'une organisation internationale pour le contrôle de l'aviation civile.Ce document doit être étudié en séance plénière, probablement demain, par les délégations des 54 pays représentés à la conférrrce.Les trois délégations qui ont joué les principaux rôles a ce congrès jusqu'ici continuent de discuter la question fondamentale et controversée qui est le noeud du problème: l’aviation internationale devra-t-elle fonctionner selon le système de la libre concurrence préconisée par les (lats-Unis, ou selon le système suggéré par l'Angleterre de distribuer les routes entre les divers pays?Le Canada prend une position mitigée, mais beaucoup plus proche de celle de l'Angleterre que de celle des Etats-Unis.On peut penser d'ailleurs qu'à Chicago la délégation canadienne s'est faite le porte-parole du point de vue impérial, ce qui permettrait à l'Angleterre de prendre une position plus intransigeante pour avoir une marge de compromis.Le projet conjoint qui deviendra peut-être un traité comporte ('établissement d'un Office international de l'air composé d'une trtsmblée formée des représentants de tous les pays membres de l'organisation, d'un président et d’un conseil de 14 directeurs, ainsi que d'autres groupes ou comités que l'on pourra juger nécessaires.Le préambule proclame le principe que l'aviation internationale doit se développer sur la base d'égalité d'avantages et que les services de transport aérien doivent être établis et doivent fonctionner d'une manière saine et économique.A cette fin un des buts du projet est d'empêcher le gaspillage économique causé par une concurrence déraisonnable.Les commentateurs voient dans ce préambule l'acceptation de l'idée que les pays dévastés par la guerre ou qui ne sont pas préparés pour d'autres raisons devront avoir l'avantage de participer à l'aviation civile internationale quand ils seront capables de le faire.Sans l'adoption d'un tel principe les Etats-Unis qui sont bien munis d'avions et bien outillés pourraient prendre dans l'aviation internationale une position prépondérante qui équivaudrait à un monopole de fait.Les délégués anglais et canadiens voient dons l'adhésion des Etats-Unis à ce principe une concession à leur point de vue que l'aviation mondiale d'après-guerre ne doit pas être livrée à la confusion d'une concurrence illimitée.Le conseil aura sept membres, probablement choisis parmi les sept plus importants pays en matière d'aviation: les Etats-Unis, l'Angleterre, la Russie, le Canada, la France, la Hollande et peut-être la Chine.Les outreg membres seraient choisis en tenant compte de la répartition géographique.Le projet comporte le principe que chaque pays aura un vote à l'assemblée, ce qui semble une victoire des pays de l'Amérique latine; car les Etats-Unis voulaient au début avoir deux votes, de même qu'en donner deux à la Russie et deux à l'Empire britannique; mais les pays britanniques qui sont assurés d'au moins deux votes autrement se sont opposés à cette formule avec les pays de l'Amérique latine.FRONT DE L'OUEST Le général Eisenhower a déclaré aujourd'hui que son plan d'opération, c'est d'augmenter graduellement la pression des forces alliées sur tous les secteurs du front de l'ouest jusqu'à l'écrasement de la résistance allemande.Pour cela, a-t-il dit, j'ai besoin sons cesse de plus de matériel que nous n'en recevons.Il a exprimé sa satisfaction de ia prise de Belfort par les troupes de la 1ère armée française.Il souhaite que les Français prennent la plus grande part possible dans la guerre.Le général n'a pas voulu faire de prédiction sur la durée de la guerre, mais il estime que si les Allemands continuent de subir des défaites ils en viendront forcément à abandonenr le combat.Il a fait l'éloge des troupes de la 1ère armée canadienne et de la 2e armée britannique pour leur travail dans la conquête de l'estuaire de l'Escaut; il estime que le débarquement dons l'ile de Walcheren a été l'un des engagements les plus héroïques de la guerre.Sur le front, c'est la 1ère armée française du général de Tassigny qui joue aujourd'hui le rôle le plus brillant.Après avoir pris la forteresse de Belfort et avoir atteint le Rhin hier, ces troupes avancent le long du Rhin vers le nord.Ce matin elles ont atteint la banlieue de Mulhouse, et elles sont peut-être entrées dan* cette ville industrielle de 97,000 âmes; leur objectif suivant est Colmar, et elles menacent ainsi les Allemands d'une attaque de flanc qui peut faire crouler leur front sur une distance de cent milles ou nord.A cause de cette menace, les Allemands retraitent vers Strasbourg et vers Sarrebruck; la résistance de leur arrière-garde fléchit et se désorganise rapidement sur le front des 3e et 7e armées étatsunienne* et ces deux armées augmentent leurs attaques, de sorte que tout ce secteur du front allemand est pris dans un mouvement de pince.Cette opération peut avoir pour résultat la libération rapide du territoire français encore occupé par l'ennemi, en Alsace-Lorraine.Berlin rapporte que les troupes de la 7e armée sont entrées à Sorrebourg, v;»!e ferroviaire à 32 milles du Rhin.Plus au nord les unités blindées de la 3e armée ont pénétré plus profondément dans le bassin de la Sarre; elles sont à trois milles à l'intérieur de la frontière allemande dans la région de Merzig.Une dépêche non confirmée venant de Suisse dit que les troupes françaises ont tenté de jeter un pont de bateaux sur le Rhin au nord-est de Mulhouse.A Metz cinq bastions continuent le feu contre les troupes alliées.Dans la ville même le commandant allemand a ignoré un ultimatum de se rendre.A l'est de la ville les troupes de la 3e armée sont arrivées à des points situés à 12 milles de la frontière de la Sarre; elles sont entrées dans les défenses de la ligne Maginot au nord de Faulquemont, à 20 milles au sud-ouest de Sarrebruck, et ont pris Lelling, à 9 milles et demi de la frontière de la Sarre.Ces troupes ont aussi pris Dieuze, à 30 milles au sud-est de Metz.Dans la partie nord du front, au delà d'Aix-la-Chapelle, les 1ère et 9e armées étatsuniennes et la 2e armée britannique continuent d'avancer dans la plaine de Cologne, malgré une vigoureuse résistance de l'ennemi; elles sont parvenues à moins de trok milles de la rivière Roer, dernière barrière naturelle avant le Rhin.Paul SAURIOL O LI DEVOIR, MONTREAL.MARDI 21 NOVEMBRE 1944 Nouvelles de guerre Le lieutenant'général Crerar promu au grade de général Le deuxième Canadien à atteindre un tel rang au cours de cette guerre — Autres promotions — Le sort de nos avionneries — Campagne du Y.M.C.A.Québec que nous relevons sur celle liste: Promus majors: les lieutenants A.Angers, 3854 avenue Nor*hc!if-fe, et C.-E.Laureneelle, 6686 rue St-Denis, tous deux de Montréal; Promus capitaines: les lieutenants A.Mailas, 2177A rue Gauthier, et J.-N.Mathieu, 8467 rue Bellerive, tous deux de Montréal; le lieutenant D.Tremblay, de La-chute Mills.Le sort de nos ovionneries Parlant hier matin devant une centaine de délégués de VAir Industries and Transport Association, réunis en congrès au Mont-Royal, le président de cette société, M.R.B.C.Noorduyn, de Montréal, a déclaré que “l'industrie canadienne de l’avionnerie ne peut actuelje-ment préparer ses projets pour l’avenir de façon efficace et développer un plan quelconque d’après-guerre pour l’emploi et la production, par suite de la position incertaine des avionneries au point de •m uujuu.u.m.^ - : vue financier.Cette situation, fions de 119 membres de l’armée | ajoute-t-il, découlé du fait que les canadienne en service actif outre-: membres de la Commission des ar-mpi.liitres n ont pas encore determine le profit standard sur les contrats Voici les noms d’officiers cana-1 de guerre, malgré la fin prochaine diens-français de la ur ,nce de (ies hostilités en Europe, d apres ’ les clauses mêmes de la taxe dec profits en surplus, couvrant ces compagnies.“Notre industrie, dit-il, malgré sa production phénoménale en temps de guerre, est encore “un arbre sans racine” et est.à l’heure actuelle dans une position fort inférieure à celle occupée par la même industrie aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, surtout en ce qui concerne son avenir dans l’après-guerre.Je crains bien que cette situation pousse inévitablement l'industrie manufacturée au Canada à fonctionner sur une échelle relativement peu élevée, immédiatement après la guerre, et qu’il ne faut pas envisager d’autre solution plqs optimiste.Ottawa, 21 (C.P.) — Le ministre de la Défense nationale, le général McNaughton, a annoncé hier la promotion du lieutenant-général H.D.G.Crerar.commandant de la 1ère armée canadienne, au grade de général.C’est le deuxième Canadien à atteindre un tel rang au cours de cette guerre.Le général McNaughton fut le premier.Les autres promotions annoncées par le ministre de la Défense nationale sont: le major général Charles Foulkes, récemment reconnu comme commandant de la 2e division dans la 1ère armée, au grade de lieutenant-général; le brigadier A.B.Matthews, 35 ans, de Toronto, vétéran des campagnes de Sici; le et d’Ralie, et récemment nomme commandant d’un corps d artillerie canadien, au grade de major-général; il est le plus jeune général de l’armée canadienne.Autres promotions Ottawa, 21 — Les quartiers généraux de la Défense nationale annoncent aujourd’hui les promo- Avis de décès , HEBERT.— Au numéro 1321 ouest, Sherbrooke, dans sa 79ème année, Zéphirin Hébert, époux île Blanche Robidoux.Le service sera célébré à la cathédrale, le mercredi 22 novembre, à 9 h.15.Le depart du cortège de la rue Sherbrooke à 9 heures.Inhumation au cimetière de la Côte des Neiges.MILARD — A l’Hôtel-Dieu de Montréal, le 19 novembre 1944.à l’àge de 70 ans, est décédé M.l’abbé J.-A.Milard, ancien —“ curé de fOrignal.La dépouille est exposée dans les salons mortuaires de 1 Ho-tei-Dieu.La levée du corps aura lieu mercredi le 22 à 7 h.la a.m , pour se rendre à la gare Windsor, et de là à Angers, où il sera exposé en chapelle ardente dsns l'église paroissiale.Les funérailles auront lieu jeudi le 23, après 1 arrivée du train d’Ottawa.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Nécrologie BEAUCHAMP — A Moptréal, 1® 19- JJ?ans.Mm© Joseph Beauchamp, née Cellna BOURASSA — A Montréal, le 19, A 12 ans.Lndor Bourassa.^ DRSPATIE — A Montréal, le 19.A 48 anfi, Joseph-Alphonse Deapatte.DUPUIS — A Montreal, le 19, à 3i ans, Paul-Emile Dupuis, époux d'Annette Bénard.DUVAL - A St-Lambert, le 19, Joseph-Alphonse Duval, époux de feu Berthe Ferras.HEBERT — A Montréal, le 20, A 78 ans, Zephlrln Hébert, époux de Blanche Robidoux.LAF1.AMME - A Montréal, le 19.A 71 ans, Leon Kemmer Latlamme.époux de Jeanne RoulUard.LAMOUREUX - A Montréal, le 20, A 77 ans.Emile Lamoureux, époux de Joséphine Campeau.LAMOTHE — A Montréal, le 19, A 46 ans, Victor Lamothe.LANDRY — A Montréal, le 19, A 78 ans.Abraham Landry, époux de Jeu Marie Eourdage.LA VERONE — A Montréal, le 20, à 48 ans, Loredan Lavergne, époux de Juliette Gravel.LEGRIS — A Terrebonne, le 19, A 42 ans.Mme Léopold Legrts, née Simonne Qrenon.MILLARD — A Montréal, le 19.A 70 ans, l’abbé J.-A.Millard, ancien curé de l'Orignal.ROBIDOUX — A Montréal, le 20, A 78 ans, Céleste-Alexandre Robidoux, époux de Mathilde Lacas.ROBIDOUX — A Montréal, le 19, à 28 ans.Claire, fille d'Aurèle Robidoux et d'Es- nesllne Beauvais.ROUSSEAU — A Montréal, le 19, A 80 ans, Samuel Rousseau, époux de Mary Fournier.TAILLEFER — A Montréal, le 19, A 62 ans.Donat Tallleler, époux de Louise Cantin.A L’ETRANGER A Los Angeles.A 46 ans.Boake Carter, commentateur de la radio et écrivain.Les opinions de M.Carter sur l'administration dr l'Empire britannique lurent l'ebiet de | plusieurs critiques.A Philadelphie.Mme Margaret Lesley Bush-Brown, artiste et épouse de Henry K, Bush Brown, sculpteur réputé.L'oeu-vre de Mme Bush-Brown comprend surtout des portraits.Elle étudia à l'Académie des Beaux Arts de Pennsylvanie et A l'Académie Julien à Paris.A Groton.Mass., le Rév.Dr Endlcott Peabody, fondateur et directeur de l'école de Groton ou étudièrent le président Roosevelt, son fils et son pettts-flls.A La Havane.Cuba, Mlle Amélla Marti, soeur du célèbre José Marti, le martyr et le héros de la guerre de l'Indépendance de Cuba.Son frère mourut en 1895 A la bataille de Dos Rlos.A New-York, à 70 ans, John O'Hara, poète d'inspiration classique, qui reçut une médaille de l'Académie française pour ses traductions de poèmes français.Dans un de ses livres de vers publié en 1911.11 exprime dans un poème fort remarqué "AOuae rellglo'' sa conception de l'essence du paganisme grec et romain.Amoureux de l’équilibre grec tl s'écrie: “Oh! I would be at Diocletian's Baths, An athlete, clean of body, pure of soul., Tous ses livres dénotent une âme éprise de la beauté des oeuvres classiques.La situation du charbon Les officiers du comité du combustible en temps de guerre, à Montréal, ont déclaré dernièrement que la situation du charbon ici demeurera sûrement “corsée”, mais que l’on peut prévoir raisonnablement que Montréal ne souffrira pas sérieusement du manque de combustible au cours du prochain hiver.Il faudra comprendre nos vétérans Ottawa, 21 (C.P.) — Les Canadiens feraient bien de se préparer à comprendre les vétérans de cette guerre, a déclaré, au cours d’une entrevue, M.J.-W.-G.Clark, directeur du service des relations publiques des forces armées.M.Clark revient d’une tournée des champs de bataille européens.“Plusieurs ont passé six fêtes de Noël à l'étranger, a-t-il dit.Ils se sont mêlés aux combattants des autres pays, ils ont parcouru la moitié du globe, ils ont fait face à la mort et ils ont appris à prendre de grandes décisions”.11 a parlé de la soif de nouvelles locales chez les combattants.Grâce à la "merveilleuse coopération” de la Canadian Press, grâce au journal de l’armée canadienne, grâce à Radio-Canada, les soldats au front reçoivent beaucoup de nouvelles du Canada.Les soldats reçoivent un flot de nouvelles locales grâce à la générosité de plusieurs journaux canadiens qui envoient chaque semaine des éditions résumées.“Mais ils ne semblent pas recevoir assez de nouvelles de leur voisinage et ils posent tous la même question: "Pourquoi les gens au pays n’envoient-ils pas les détails que nous voulons connaître et pourquoi n’écrivent-ils pas plus souvent?” ‘.Parce qu'ils sont absents depuis longtemps, leurs amis au pays ne devraient pas croire qu'ils ne sont plus intéressés dans les nouvelles et les bavardages du village, dans les changements, comme une nouvelle épicerie, ou des réparations sur une rue ou qui est le président de la ligue sportive locale”.En ce qui concerne son organisation des relations publiques ou-Ire-nier, M.Clark a dit qu’elle fonctionne très bien.11 a dit que les leçons apprises dans les phases du début de la guerre ont profité beaucoup aux correspondants maintenant au front."Je suis convaincu que l’histoire de la guerre est décrite en entier et adéquatement par les correspondants de guerre”, dit-il.L'actualité (suite de la première page) dans la salle du Conseil, l’on devra d’abord donner la préséance aux membres les plus anciens du Conseil.cette distribution devant «e continuer d’après l'ordre, tel qu’établi dans la charte, des quartiers représentés par les autres membres du Conseil”.Les pères du protocole municipal ont donc arrêté deux principes pour faire taire toutes les susceptibilités: 1o la doyenneté d'arrivée à l'hôtel de ville, 2o la primauté de certains quartiers sur d'autres.Il i/ a donc un rang parmi les quartiers; certains possèdent des quartiers de noblesse qui les placent à la tête de la hiérarchie territoriale.Cette échelle de supériorité parmi les divisions municipales en étonnera plusieurs qui les croyaient toutes cataloguées sur un pied d'égalité.Eh bien, oui! on saura désormais qu'en vertu de la Charte, Ville-Marie est le chef de file des quartiers; Ahuntsic arrive en queue; l'ordre alphabétique se trouve évidemment renversé.Les compilateurs ont sans doute tenu compte de l’ancienneté des établissements et de la chronologie des annexions.Le quartier Sainte-Anne vient en second après Ville-Marie; Saint-Joseph se place en troisième; Saint-Jacques arrive en septième et Notre-Dame-de-Grâce, la fière, en vingt-troisième, dans cette ordonnance officielle des trente-cinq arrondissements montréalais établis pour fins de représentation éche-vinale.Mais la loi de 19-tO a quelque peu bousculé cette hiérarchie par la création de onze districts électoraux qui fusionnent les anciens quartiers sous des numéros matricules, comme pour les districts militaires (de 1 à 11).On a toutefois conservé, grosso modo, la classification première, de sorte que, suivant l’usage établi chez Concordia et préservé sous le règne des 100, les doyens de services au Conseil prennent place et enregistrent leur vote avant tes plus nouveaux; l'ancienneté des arrondissements représentés, entre ensuite en ligne de compte.De ectte façon, les conseillers Hogan, Lesage, Seigler, Go-yette, Dubreuil et Savignac ont le privilège de voter avant MM.Asse-tin, Parent, Marier et Guévremont, cependant membres du gouvernement municipal.Toutefois ces derniers jouissent d'une compensation puisqu’ils occupent les sièges de la première rangée.On obéit à une coutume toute différente dans les Parlements, à Qué-\ bec notamment.Là les ministres, les doyens et les chefs d’opposition font priorité.On suit l'ordre alphabétique dans la nomenclature des sièges électoraux, sans accorder de préférence pour l'antériorité des territoires.Mais là-bas, les préséances sont précaires et subissent le flux et le reflux de la politique, Louis ROBILLARD 21-XI-44 En faveur de la colonisation “L’Aide à la colonisation” avait convoqué plusieurs citoyens hier soir dans la salle paroissiale de l’Immaculée-Conception, en vue de préparer la journée de la colonisation qui aura lieu le 3 décembre prochain.Le président, M.Roger Duhamel, le R.P Archambault, S.J., et M.C.-E.Couture, expliquèrent la nature de celte initiative et son but.Il s’agit de faire donner le même jour dans toutes les paroisses de Montréal une causerie sur l’importance de la colonisation et les moyens â prendre pour aider le gouvernement à en faire une entreprise vraiment nationale.Cette journée exige une centaine de conférenciers.Un bon nombre — professionnels, instituteurs, membres de la Chambre de commerce des jeunes, etc., — se sont déjà inscrits.Ceux que la chose intéresse voudront bien s'adresser au président de l’Aide à la colonisation, M.Roger Duhamel, au Monument National, rue Saint-Laurent.Ils recevront un plan de conférence et tous les renseignements nécessaires.Imprimés de denil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravé* Prix et tpécimens *ur demanda l'Imprimerie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est.Montréal Tel BEIair 3361 L’envolée s’est effectuée en 11 h.26 minutes, soit une demi-heure de moins que lors du dernier record en août dernier.L’envolée sans arrêt de Grande-Bretagne à Montréal a été faite dans un Lancaster piloté par le capitaine J.-R.Bowker, d’Ottawa.Les autres membres de l’équipage étaient le capitaine M.Gauthier, de Montréal, le lieutenant F.-B.Gregory, R.C.A.F., de Victoria, navigateur, et W.-A.Tritter.de Calgary, officier sans-filiste.Il y avait aussi à bord six voyageurs, 2,996 livres de courrier et 161 livres de messageries.Le capitaine Gauthier a l’honneur d’avoir fait partie des deux équipes qui détiennent le record de la traversée de l’Atlantique dans Le Y.M.C.A.de Montréal a lancé ; 'es deux sens.Il était le co-pilote hier soir sa campagne de souscrip- à bord de l'avion qui se rendit de Montréal en Grande-Bretagne au commencement du mois en 10 h.13 minutes.Campagne du Y.M.C.A.lion, avec un objectif porté à $130.000.Cette ouverture officielle s'est faite au cours d’un dîner présidé par le commodore de l’air Johnston, qui a invité les citoyens de la métropole à verser généreusement les fonds nécessaires à cette oeuvre très importante pour la nation.Nouveau record d'envolée Air-Canada a établi hier un nouveau record pour la traversée de l’Atlantique dans le sens de l’ouest.CALENDRIER LA COMPAGNIE D'ASSURANCE FUNERAIRE URGEL BOURGIE Limitée • ASSURANCE FUNERAIRE tgf: • DIRECTEURS DE FUNERAILLES • SERVICE D'AMBULANCE Salons mortuaires à la disposition du publie SERVICE JOUR ET NUIT Siège Social: 2630 NOTRE-DAME — Tél.: WE.1145 n*> mois NOVEMBRE 31 lours Demain: MERCREDI 22 NOVEMBRE 1944 STE-CECILE, vlerxf et martyre, lever du soleil, 7 h.09.Coucher du soleil, 4 h.23.Jfver d* 1a lune.1 h.Coucher de la lune.10 h.51.Dernier Quaitler.le 7.à 1 h.28m.du soir r.J1Yîl>e rLune- ,e ,s- 8 5 h.29m.du soir.Premier Quartier, le 23.à 2 h 53m.du mat Pleine Lune.ie 29.à 7 h.52m.du solr NOVEMBRE 1944 Lun Mlr Mer Jeu.Ven Sam G DQ.7 • NLIS i pou J_ 2 3 4 S i 7 8 9 18 11 12 13 14 1S 16 17 18 if 29 21 22 23 24 2$; H 27 28 |2f 3ê l ® i PU» Bloc - notes (suite de la première page) sent point ou n’y regardent pas de très près, une impression ne force, a quel point aussi il répugne a la plupart des hommes — et des femmes — de se mettre publiquement en travers d’un mouvement qui parait populaire, res gens-là ne se laissent pas- facilement impressionner par ce battage et cette mise en scene.Ils savent quelle énorme proportion de déchet il y a en tout cela.Coup d’arrêt D’après la Gazette de ce matin, c est le groupe trifluvien de la Légion, composé de Canadiens des deux langues, qui parait avoir été le premier à donner un coup d’arrêt, à avertir les chefs et les promoteurs du mouvement actuel de l'erreur, ainsi que du danger de leur entreprise.Les gens des Trois-Rivières, Anglais comme Français, refusent de marcher, parce qu il s’agit évidemment de politique, et que la constitution même de la Légion lui interdit, aussi nettement que possible, de s’occuper de politique.Le problème politique qui est au fond du débat actuel se double d'une question technique, l’implique plutôt.Quelle est.se demandent ceux qui ont la prétention de connaître quelque chose dans ce domaine, quelle est la meilleure, la pius efficace façon de servir l’intérêt militaire du Canada?Là-dessus, les opinions paraissent largement différer: l’ancien commandant en chef, le créateur de l’armée canadienne, l'actuel ministre de la Défense nationale, le général McNaughton, et l’ancien ministre de la Défense, le colonel Ralston, paraissent entretenir des vues qui n’ont apparemment rien de commun .En quoi sont aptes à départager ces deux hommes les membres de la Légion, et tout particulièrement tel ou tel d’entre eux, que vous connaissez bien?Contre-coup Il est évident qu'un certain nombre des meneurs de la campagne qui se poursuit au nom de la Légion ne pensent qu’à l’objectif immédiat de cette campagne.D’autres pourraient songer au lendemain.La Légion aura besoin des sympathies de tous.Les meneurs croient-ils que c’est en se jetant à corps perdu dans la bagarre actuelle qu’ils s’assureront demain ces sympathies?Contre McNaughton Des gens, dont la naïveté étonnera longtemps, se sont, parait-il, imaginé que la haute personnalité du général McNaughton imposerait le respect, et même le silence, aux adversaires de sa politique.Ils doivent commencer à déchanter.Sous le titre How it should be told — Ce doit maintenant être dit, la Gazette de ce matin, dans un article de rédaction, demande qu’on ajoute à la correspondance qui dut être échangée entre MM.King et Ralston,, tous les documents qui se rattachent à la retraite, comme commandant en chef de l’armée canadienne, du général McNaughton.Lors, dit-elle, de la retraite du général McNaughton.le premier ministre et les chefs des différents partis à la Chambre des Communes qu’il avait appelés en conférence, ont jugé opportun de tenir secrètes, pour des raisons militaires ou peut-être diplomatiques, les circonstances qui avaient entouré la retraite du général McNaughton.Mais sûrement, avec le retour à la vie politique active du générât McNaughton, lequel occupe maintenant une position 'qui, à maints égards, est plus lourde, plus exigeante et comporte de plus grandes responsabilités même que celle de commandant de l’armée canadienne, on ne peut produire de motif suffisant ou adéquat pour soustraire plus longtemps au public la connaissance des raisons de son retour au Canada et de sa retraite de la direction de l'armée canadienne.Le Parlement devrait savoir quels étaient les facteurs qui déqualifiaient (disqualified) le général McNaughton comme commandant de l'armée canadienne , outre-mer et à quel point, s’il y a quelque chose dans ce sens (if any) ils affectent sa position comme chef du Service de la Défense, agissant, suivant les termes employés par le premier ministre, en qualité d’“expert”.On voit que le coup de pointe est assez direct.Il pourrait susciter d’intéressantes ripostes.0.H.21-X1-44 _ Le Dr Paquet parlera à ce congrès Le Dr Alhinv Paquette, ministre provincial de la Santé, traitera du Contrôle de la santé, lor.s d’un déjeuner qui aura lieu vendredi de celte semaine, à l’hôtel Windsor de Montréal, en marge de la 25e reunion annuelle de la Ligue Canadienne de santé.« I^e Dr Paquet, qui est aussi president honoraire de la Ligue de santé, division du Québec, parlera à 12 h.30 p.m., au salon du prince de Galles de l’hôtel Windsor.M.Joseph-Edouard Perrault, Ç;R., président de l’exécutif de la Ligue canadienne de santé, division du Québec, présidera ce dejeuner-cau-serie._____ ^ __ Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer 3 sous le numéro.Téléphone* au Mfviea du ««*• ! Bilair 3361 • t il vo«»a donnera I adrf*a* d’un dépositaire da voéf votoinaga.ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste I6B a*r.S.-CATHIR1NI LlTrAUon partout raaot d* note* «atra-ehauda.Pt.1786-17*T I* tend! C.H.I.P.Il h.U Il h.M DON AUX MILITAIRES Le R.P.Joseph F.Stedman, directeur de la Confrérie du Précieux Sang de Brooklyn, N.Y., qui vient de fairs don aux soldat* canadiens de langue anglaise, par ¦’intermédiaire de FIDES, de cinq mille exemplaires de son excellent manuel “My Sunday Missai".Conseils de M.Paul Beaulieu aux jeunes Si les Conodiens français veulent conserver leur part légitime dans le domaine économique, ils doivent s'organiser, dit-il Laprairie, 21.— Invité d’honneur de la Chambre de Commerce des jeunes de Laprairie, hier soir, M.Paul Beaulieu, ministre du Commerce dans le cabinet Duplessis, a insisté auprès de ses auditeurs sur l’importance, pour les Canadiens français, de s’organiser au point de vue économique, s’ils veulent réussir dans ce domaine.“Si notre peuple, dit en effet, le ministre, veut conserver sa part légitime dans le domaine économique, il ne doit pas se contenter de vivre des gloires, mêmes lumineuses, du passé.Il nous faut nous organiser sur ce terrain comme nous l’avons été sur le terrain politique.” M.Beaulieu brosse ensuite un rapide aperçu historique de notre vie nationale: “Les premiers colons, remarque-t-il, ont fait ici un travail remarquable et leurs descendants se sont dévoués sans compter pour conserver notre langue, nos moeurs, nos coutumes, nos traditions, en un mot pour que nous demeurions ce que nous sommes: un peuple français et catholique.“Lorsque les malheurs de la guerre ont voulu que nous passions à une autre allégeance, les chefs que nous avions, et tous ceux qui avaient quelque influence ou fortune s’en sont retournés.Nous sommes demeurés ici, pauvres avec pour seul guide, notre clergé.Ce que nous sommes devenus, nous le devon» à notre éducation, qui nous a permis de conserver notre particularisme.“C’est notre clergé qui nous a sauvés comme peuple; ce sont nos éducateurs, alors que nous n’avions même pas le droit d’avoir de livres français, qui ont copié les manuels qui nous ont permis de nous instruire., “Et aujourd’hui, nous avons un système d’éducation que nous envient les autres provinces.Savez-vous que c’est dans notre province qu’on compte le moins d’illettrés proportionnellement à la population?“Seulement, jusqu’à maintenant, nous n’avons pas exploré le domaine économique.Il nous faut défendre comme la prunelle de nos yeux cet héritage culturel que nous ont légué nos pères, mais il faut aussi travailler à prendre notre place dans le champ des affaires, du commerce et de l’industrie.Nous sommes un peuple fermement établi, qui ne demande rien à personne, qui est l’égal des autres et qui veut vivre.Mais pour vivre, il nous faut conquérir ce domaine des affaires où nous n’avons fait que de minimes incursions.“Il faut que l’on sache partout que le Québec veut prendre sa place dans le domaine économique.Je le dis partout.Je l’ai dit à Windsor, Ont., je l’ai dit à New-York ,je le dirai à Vancouver, où je me rends dès cette semaine.“Mais ce n’est pas seulement par des discours que nous conquerrons cette place, mais par des actes.i CHIMISHS IV01RI 0ISPRS1IIRI O AÊUiûre rtopule SERVICE JOUR et NUIT PIMQCIE mOIÏÏMAL M RH» OA»nX HuUUUCK H tttAIL AU I Charles Duquette, propriétaire HA.7251 OUVERT JOUR 4 HUIT TARIF fa annonces classifiées 49 “DEVOIR" T*U»ho.i« : BK«lt S361 1 cent 1* mut 25c minimum comptant Annonces facturées 144c Is mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRE».GRAND1 ¦ MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2î par mot.minimum 8e 50O.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES tl 00 oar insertion ACHAT DE CREANCES Apportez-noua vos créance», billet» en souffrance.Payona Plus haut prix.F.-André Arès, 57 ouest, rue 8t-Jacquea.PLa-teau 9107.^ Q CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise.Cercle d étude et cours particuliers.Méthode pratique et rapide.Institutrice possédant dlplûnw pé-d&ROfdque blllnKue d^ntarlo MA »88u DIVERS Jeune homme sérieux, âge 28 an», dé- sirant se faire prêtre, demande protection, paver études “Séminaire Vocations Tardives”.Ecrire case 35.“Le Devoir 22-11-44 Livres demandés Attention! achetons livres français de tous genres, romans, littérature, histoire, biographies, dictionnaires, encyclopédies, etc.Allons à domicile.TRANQUILLE & BOUCHER, libraires 4663 St-Denis, HA.1770.Nous avons déjà un bon acquit; sans aucune préparation des affaires, des gens des générations qui nous ont précédés, sont parvenus à acquérir des fortunes intéressantes.Aussi, quand je vois la jeunesse, quand je vois la formation qu’elle reçoit aujourd’hui, formation qui va de plus en plus en se perfectionnant, je me dis qu’on peut caresser tous les espoirs.Quel succès n’attend pas des jeunes hommes courageux, décidés, prêts à t’effort et surtout pourvus de la formation qu’ils reçoivent actuellement, quand on voit que tant des nôtres ont déjà réussi sans cette formation! “Et puis pas de politique dans les affaires.Pensez à vous et le gouvernement, tant que yous n’élirez pas un gouvernement socialiste, ne s’ingérera pas dans vos affaires.Faites de la politique tous les quatre ou cinq ans, en période électorale, mais entre temps collaborez avec le gouvernement de votre province quel qu’il soit.Le gouvernement est prêt à vous aider, mais il ne peut tout faire pour vous.“C’est l’union de toutes les bonnes volontés que je vous demande; le travail d’équipe.Mettez vos efforts en commun, mais aussi vos en-pitaux.Combien de fortunes ont été éparpillées, parce qu’un père en mourant l’a divisée entre ses dix ou douze enfants.Il faut accumuler le capital au lieu de le diviser.On aura plus que jamais besoin de capitaux pour la réorganisation industrielle de l’après-guerre.C’est à vous de dé- cider si ces capitaux seront fournis par les Canadiens français ou si: nous devrons continuer à faire ap-j pel en grande partie au capital étranger.“Nous sommes arrivés à une période de transition.Cette période de l’après-guerre sera une période dei grande prospérité économique ou une période de crise aiguë.Il n’y aura pas de milieu.Le gouvernement veut préparer l’avenir.Il a besoin de vous, il a besoin des Cham-j bres de Commerce aînées et cadettes.1 "Il faudra demain réadapter à la vie civile les combattants qui nous! reviendront du front.Il faudra leur, trouver des emplois nécessaires.Il, faudra pour cela que nos usines de guerre se transforment en usines de production du temps de paix.Mais! pour fabriquer les produits d’après-guerre, i) nous faudra trouver des débouchés.Ces débouchés, votre gouvernement s’emploie à vous les trouver.Nous voulons vendre les produits du Québec et nous intéres-1 sons les représentants des pays les plus susceptibles de les acheter.” ’ Le ministre parle alors des nombreux débouchés que nous offrent l’Amérique latine et les Antilles dont l’économie est complémentaire de la, nôtre.Il décrit en quelques mots nos immenses ressources naturelles1 qu’aucun pays au monde ne possède avec une telle abondance.1 Le ministre fut remercié par Me Conrad Pelletier, maire de Laprairie.M.Arthur Riendeau, député du comté, porta également la parole.LA "SEMAINE DU 10 SOUS" ADOPTIONS LÉGALES PAR L’ENTREMISE DE LA SOCIÉTÉ D'ADOPTION ET DE PROTECTION DE L’ENFANCE 1938.mrnmmmmmmmmmm m 391 1939 .532 1940 .623 1941 .730 1942.969 1943.993 L« Société d'Adoption et de Protection de l’Enfance, qui lance ta campagne, appelée la “Semaine du 10 tous”, a obtenu près de 1,000 adoption* légales,| au cour* de 1943, comme en fait foi l’illuitration ei-de**u*.Depui* Janv.er 1944, la moyenne mensuelle des adoptions atteint le chiffre de 100.Aides la| Société d’Adoption et de Protection de l'Enfance à poursuivre son oeuvra en souscrivant i la “Semaine du 10 sous”, d’ici le 27 novembre.__________________________________________1 Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage providentiel, véritable mine pour le clergé paroissial, les prédicateurs, les éducateurs et les parents.Six gros volumes abondamment Illustrés; une méthode catéchistique solide, vivante.Simple et claire comme l'Evangile.Tous les commentaires s’appliquent directement au texte du petit catéchiste de Québec.• Un ouvrage appelé à rénover complètement notre enseignement catéchistique.L’oeuvre d’une religieuse des SS.de l’Assomption de Nicolet.On peut commander Immédiatement les volumes suivants 1 — Les secrets du Bon Dieu (Dogme) — tome I — 200 cages .tome II — 216 oages.— Les sources de la vie (Sacrements) —- tome III — 228 pages.tome IV — 232 oages .tome V — 224 oages .tome VI — 239 pages .••oeoeooeeeeeeoHoeeei $1.00 $1.00 $1.00 $1.00 $1.00 $1.00 — Cahiers i l’usage des élèves : “Mon rahier d'enfant de Dieu” 6 cahiers d’exercices pour les six premières années du court.10 sous le cahier.“Mon cahier d'enfant de l’Eglisa” 4 cahiers destinés aux classes de 7e.8e.9e et 10#.(L# prt-mier seulement est paru.) 15 sous le cahier.S.v.p.aioutet 10% pour frais de port et 2 ou 4% pour la taxe de venta selon le cas.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” —I—i VOLUME XXXV — No 268 • ^ TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST* EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"#A.B.C." et de la C.D.N.A.MARDI,_21_NOVEMBRE 1944^ Demain: Modérément froid avec neige.MAXIMUM et MINIMUMS Aulourd'hul maximum.34.Même date l'an dernier.30.Minimum aulourd’hul.26.Même date l’an dernier.26.BAROMETRE : 10 b.a.m.20.60; 11 h.a.RU 29.53; midi.29.50.(Chiffre* fourni* oar le mataon M R de Mealé 444 Sherbrooke est Montré*:* de session à Ottawa Conférence des “Trois” probablement retardée Caucus de la "C.C.F." et du Crédit social — Les chefs des différents partis doivent rencontrer le premier! line ne peut s'éloig ministre — Procédure relative aux séances de M.Churchill dit qu'il est "grand temps" de la tenir, mais M.Stagner du front oriental.A la “Dominion Gallery of Fine Arts” La Dominion Gallery of Fine Arts, -_________ _____ i 't I44** rue Sainte-Catherine ouest, ta semaine - Action vigoureuse de le Léoio* | ÆlSjS’ïm S&XrS.’E SRS canadienne - Tendances qui_se_font (our j “".‘u?.’" des T .»„ aoitatinn en faveur l été modifiés et l’on ne s’attend guè- j John Lyman expose quelques Ottawa, 21 (P.C.).— Les inern- ^ 1^°conscription* notait qu’unejre à une réunion conjointe avant beués peintures.C’est d’abord le Nouveau provincial chez les Oblats Le R.P.Léo Deschotelets succède au R.P.Gilles Marchand Les superforteresses s*en prennent au Japon ires du parti progressiste-conserva-leur fédéral ont tenu un caucus pré-iminaire aujourd’hui pour y discu-'er leurs projets pour la session spécule du Parlement canadien qui joit s’ouvrir demain.Le chef national du parti, M.John Sracken, et le président du parti, M.'.P.McTague, assistaient à la réunion.Les chefs des divers partis d’op-sosition doivent rencontrer le premier ministre un peu plus tard dans ia journée afin de discuter de la procédure à suivre aux Communes.Les membres du comité national Jirecteur du parti cécéeffe et les re-arésentants de ce parti au Parlement doivent eux aussi tenir caucus uijourd’hui.On s’attendait également à un cau-;us des créditisies sociaux; mais le ne la conscupuuii IQi1.attaque à portée politique contre M.i le debut de .King et que toute autre attitude que! Les causes de ce retard ne sont la résistance à la conscription se- rait un manque de loyauté envers le chef du parti.Les journaux tels que la Gazette, toujours par l’organe de son correspondant parlementaire, assurent qu’on ne peut tirer de la déclaration du général McNaughton, que nous rapportons dans une autre colonne, aucune preuve que les divers chefs militaires du pays ne conservent des doutes sur le fait de savoir si le système du volontariat suffira à renforcer nos troupes pas fixées avec certitude; mais on croit que la nécessité de prolonger portrait du docteur Dumas, collectionneur, et celui du docteur Miguel Prados, psychiatre et professeur aux universités MccGill et de La guerre aérienne augmente d'intensité sur les autres fronts — Plus d'une centaine de "Mosquitos" sur Hanovre — Cours de triage ravagées à Coblenz — 1800 sorties de l'oviation méditerranéenne l’offensive sur une grande échelle ; Montréal.Lyman présente aussi durant l’hiver et la probabilité que | jeux paysages: “DeLesseps, Lau-la guerre en Europe dure jusqu’au ! renti(ies’> d’une composition meil-printemns prochain ont eu beau- j ]eure qU€ celle du “Lake Massawip-coup à faire avec cette décision de i quj semble pécher par le trop reporter la réunion à plusj tard.| prononcé des couleurs.Ce peintre Les trois grands chefs Alliés, ain- j présente encore quelques dessins si que M.Roosevelt l’a déclaré aux j ^pj sont d’une main sûre et bien reporters il y a quelques jours, dé- i exercée, siraient tenir cette conférence.Le On nous apprend la nomination d’un nouveau provincial de la Congrégation des Pères Oblats, dans la personne du Rév.Père Léo Deschâtelets, O.M.I.Le Père Deschâtelets succède au R.P.fljlles Marchand, O M I., qui a è|é provin- LONDRES 21 (C.P.) — Plus de 100 Mosquitos de la "R.A.F." ont cial pendant près de huit ans et ia/inurm, *.¦.*v«.r.» , 1 , j .u—.,:.—u ri«l demi .attaqué Hanovre, hier soir, alors que des nuages obscurcissaient le ciel.Voici les noms des membres du Des Lancasters ont bombardé Coblenx, au confluent de 'a Moselle nouveau conseil provincial de la d Rhi d ,a nuit dernière et hier, des avions do la Sème Province oblate du Canada: Le R.«««« •'"";/ f .r , * :i „ „ raffineries de Père Léo Deschâtelets, provincial; icirmee aerienne sen sont pris a Gelsenkirchen ou il y a des rarrinenes ae tariat suffira président souligna même son désir j oe‘uvre “A'Lily” qui est fort bien, le R.P.Germain " » ’ ‘ndi Ai « Les Conférences-Concerts N.-Dame de Grâce présentent le R.P.Eustache Gagnon, c.s.c., ancien prisonnier des Allemands SUJET : 'TROIS ANS D'INTERNEMENT AU CAMP DE VITTEL" Au programme : M.PAUL DOYON, pianiste, organiste de N.-Dame de Grâce JEUDI, 23 nov., à 8 h.15 p.m.Salle de l’école N.-D.de Grâce, 5455 sv.Notre-Dame de Grâce, (coin Girouardl BILLETS : .50 ELwood 6823 WAlnut 4856 Henrietta Schumann, pianiste, qui sera l’artiste invitée au concert de la Symphonie Féminine, demain soir, au Plateau L’iioraire des spectacles SAINT-DENIS: •‘Marseille nés amours” 12 h.45, 3 h.55.6 h 35.9 h.43.“Vidcocq” 2 h.5 h.10, 8 h.10.ORPHEUilI “Tu es toujours dans mon coeur" 10 h.05.12 h.15.2 h.45.5 h.7 h.25.9 b.55 LOEWS “Since you went away” 9 h.J2 h.3 h.6 b., 9 b.PALACE “The Impatient Years” 11 h.15.1 h.55, 4 h.35, 7 h.15.9b.50 CAPITOL “Gypsy Wildcat” Il b.20.2 b , 4 h 40, 7 h.20 10 h.PRINCESS “Cry of the Werewolf” 11 h.50.2 b.30, 5 h.05.7 h.45, 10 h.20.La gazette artistique 1.05 Heure féminine.1 30 Heure 2.00 Sérénades.2 13 Variétés.2.30 Maîtres de la musique.3.00 Heure de l'opéra.4 00 Ensemble A cordes.4 30 String ensemble.4.45 Chansons françalae* 4.55 CHLP ce s-lr.5 00 Heure.3.00 Thé densant.3.25 Nouvelles 5.30 Radlo-spéclal.6 00 Nouvelles 6 15 Méli-mélo 6 25 Radlo-aporta.6 30 Heure.6.30 Vagues musicale*.Chansons française*.222 5üure familiale.7 30 Chanson du soir.7 45 Oncle Troy.7.55 Nouvelle* 8 00 Heure a ïs î1* Birt* Rancourt ï'ijj t* Père Jovial.8 30 Orchestre.8 43 Trio 10.00 Heure0tliet * 10 00 Orch Buse* 10 13 Nouvelle*.0.30 Danse.A la Symphonie féminine Ethel Stark sera au pupitre et Henrietta Schumann, la brillante pianiste américaine, sera l’artiste invitée, lorsque l’orchestre de la Symphonie féminine de Montréal inaugurera sa Sème saison de concert, au Plateau, demain soir.Mlle Schumann s’est fait entendre plusieurs fois déjà à Montréal.Elle a donné, avec l’orchestre de la Symphonie féminine, une magnifique interprétation du concerto de Rachmaninoff; elle jouera, cette fois-ci, le concerto pour piano et orchestre de Grieg.La seconde grande pièce au programme sera la deuxième sympho-Brahms; compléteront le nie de ___ ITiï, "" 'HiTT.Ym.é mi programme, un prélude choral de \ natfn.g Bach et l’ouverture d’Iphigénie en Aulide de Gluck.(Comm.) accéléré.A vrai dire, c’est parfois un “caprice” propre à caractériser la valeur artistique d’une oeuvre.La pièce de résistance au programme, du moins celle qui a paru le plus impressionner l’auditoire enfantin, a été l’extrait de l’oeuvre fantaisiste et descriptive de Prokofieff: “Pierre et le Loup”.Pour permettre aux plus jeunes de mieux comprendre ce conte musical, on avait invité M.François Rozet a venir faire comprendre la trame orchestrale par une vivante narration des diverses péripéties du conte littéraire.Le “truc” a atteint droit son but, si l’on en juge par la réaction enjouée qui s’est sensiblement manifestée surtout chez les| benjamins.Avant l’exécution proprement dite de la pièce, M.Beau-1 det a présenté un à un les person-1 Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonez au service du tirage : BEtsir 3361* : il vous donnera l’adretM d’un dépositaire d* votre voisinage.Société St-Jean-Baptiste Soirée récréative avec débat à Notre-Dame des-Victoires, ce soir La Section Alfred-Longpré de' la Société Saint-Jean-Baptiste de la paroisse Notre-Dame-des-Yictoires donnera ce soir (mardi) une soirée récréative où aura lieu un débat dont le titre est: “Deux ou dix’?" ('.elle réunion aura lieu à 8h.30, à la salle paroissiale à l’angle des rues Monsabré et Royce, et sera sous la présidence d’honneur de M.le curé Siméon Peltier et la présidence effective de M.René Lamontagne, président de la section.M.Henri ïtioux, président du Comité régional de l’est, y représentera le Conseil général de la Société.Un programme de chant et de musique agrémentera cette soirée.Les dames sont cordialement invitées L’entrée est libre.(Comm.) Les "Amis de l'Art" Nos membres sont invitlfl à prendre note des manifestations suivan-; te».Au Plateau, mercredi, 22 oc- trois DERNIERS JOURS FIBBER McGEE and MOLLY EUGENE FAI.LETTE "Heavenly Days" Autre spectacle : 'Jungle Woman" 2S 1 30 :-'30 40- r vembre, la Symphonie féminine sous la direction d’Ethel Stark; soliste, Henrietta Schumann.Au Plateau, jeudi, 23 novembre, le pre mier d’une série de trois débats , présentés par l’Université de Montréal.Au Saint-Denis, vendredi, 24 1 novembre, France-Film présente' Vivian della Chiesa, et Thomas L.Thomas.Dimanche, 26 novembre quatrième récital-causerie de Jean Dansereau.Prochain concert de ).i Société Casavant, le 4 décembre.Au Plateau, le 14 décembre, la Société du bon parler français présente -Arthur Leblanc, violoniste canadien.— Comm.La vie de Liszt par Guy de POURTALES Volume de 315 pages.Au comptoir $2.25, par la poste $2.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" BRACKEN et les Canadiens français Ce qu’il en a dit dans Châteauguay-Huntingdon Pour entendre son langage exact Soyez à l'écoute aux heures, dates et postes suivants à partir du 21 novembre F.M.MONTREAL — C.K.A.C.Mardi 21 10.00 à 10.30 SHERBROOKE — C.H.L.T.Mercredi 22 9.00 à 9.30 CHICOUTIMI — CJ.|.leudi 23 10.00 i 10.30 STE-ANNI DE LA POCATIERE — C.H.C.B.Itudi 23 7.30 i 8.00 TROIS-RIVIERES — C.H.L.N.Vendredi 24 8.30 à 9.00 QUEBEC — C.H R.C.Samedi 25 10.00 à 10.30 RIMOUSKI C.I.B.R.Dimanche 26 8.30 i 9.00 NEW CARLISLI — C.H N.C.Lundi 27 9.30 i 10.00 HULL — C.K.C.H.Mardi 28 10.30 à 11 Cinéma SAINT-DENIS: Marseille, mes amours, avec Réda Caire.Second film, Vidcocq, avec André Brûlé, Nadine Vogel.(Du 18 au 23 inclusivement) .LOEW’S: Since you went away avec Claudette Colbert, Jennifer Jones, Joseph Cotten, Shirley Temple, Monty Woolley, Lionel Barrymore et Robert Walker.(Du 17 au 23 inclusivement).PALACE: The Impatient Years avec Jean Arthur, Lee Bowman, Charles Coburn.(Du 17 au 23 inc.) CAPITOL: Gypsy Wildcat avec Maria Montez, John Hall et Peter Coe.(Du 17 au 23 novembre inclusivement).PRINCESS: Cry of the Werwolf.Second film: The soul of a monster.(Du 17 au 23 inch) ORPHEUM: Tu es toujours dans mon coeur avec Gloria Warren, Kay Francis et Walter Huston.Un film anglais dialogué en français.(Du 17 au 23 novembre inclusivement).Thidtra MONUMENT NATIONAL: L’Equipe présente FANNY.(7, 9 et 10 décembre, matinée le 9 décembre).ARCADE: “Ma Liberté’ de Denys Amiel, avec Marcel Journet, Janine Sutto, Noël de Tilly, Madeleine Davis et Roger Garceau.(Du 17 au 23 novembre inclusivement).COLLEGE ST-LAURENT: le collège St-Laurent présente l’Anare, de Molière.Soirée mercredi, 22 novembre .Matinée, samedi, 25 novembre.Musique MONUMENT NATIONAL ; Les Variétés Lyriques présentent Venise, opérette de Richepin.(23, 24, 25, 26, 27, 28, 30 novembre et 2 décembre).LE PLATEAU: La Symphonie féminine de Montréal sous la direction d’Ethel Stark.Soliste invitée: Henrietta Schumann, pianiste.(22 novembre).HIS MAJESTY’S: Hansel et Gre-tel, présenté par l’Opéra Guild Inc.(26 et 27 décembre).AU LADIES’ MORNING: Gerhard Kandcr, violoniste, et John New-mark, pianiste.(23 novembre).SAINT-DENIS: France-Film présente Vivian della Chiesa, soprano, et Thomas L.Thomas, baryton, en récital.(24 novembre).A L’ERMITAGE: La Petite Symphonie de Montréal, sous la direction de Bernard Naylor.Soliste invité: Max Pirani, pianiste.(28 novembre).AU ST-DENIS, VENDREDI Conférences-concerts Des circonstances de guerre 'incontrôlables ont forcé le R.P.René Picher, Dominicain, à partir pour le Brésil avant la date fixée pour sa conférence: Japonaiseries.A la même date, jeudi, le 23 novembre, le Cercle des conférences-concerts Notre-Dame-de-Grâce présentera le R.P.Eutache Gagnon, C.S.C,, qui, durant quatre ans, lut prisonnier de guerre des Allemands, et vient d’arriver au Canada après trois ans d’internement au camp de Vittel, où il fut aumônier.Le Père Gagnon a eu la bonne fortune de photographier de nombreuses scènes au camp de Vittel, et la meilleure fortune encore de pouvoir emporter au Canada ces films documentaires, uniques en leur genre.Au cours de sa conférence, Trois ans d’internement au camp de Vittel, nous aurons la primeur de ces films, en projections lumineuses.M.Paul Doyon, pianiste et organiste, remplira la partie musicale du programme.Les personnes qui se sont procuré des billets pour la conférence du Père Picher, Japonaiseries, pourront se servir de ces mêmes billets pour la conférence du Père Gagnon, Trois ans d’internement au camp de Vittel.Cette conférence-concert aura lieu le 23 novembre, à 8 h.15 p.m., en la salle de l’école Notre-Dame-de-Grâce, 5455 avenue Notre-Dame-de-Grâce, coin Girouard.i Pour informations, appeler EL.6823 ou WA.4856.________(Comm.) M.Lavoie organiste à Beauport Rivière du Loup, 21 — Claude Lavoie, prix d’Europe pour l’orgue en 1942, vient d’être nommé à la direction des orgues de la paroisse de Beaunort, près Québec.Il succède à M.Charles Lapointe, qui a été nommé organiste à Saint-Jean-Baptiste de Québec.Claude Lavoie jouera en janvier à l’église Notre-Dame de Montréal, comme artiste invité de la Société Casavant.représentations supplémentaires scaVin de Molière chez les Compagnons • • • “J’avoue que l'Interprétation extraordinaire, par ses agiles comédiens, de la farce célèure du grand comique, m'a emballé” (Yves Groulx.üe Quartier Latin 25 novembre mat.et soirée Billets à Fldes, chez Archambault et chez ’es Amis de l’Art.($1.05, .80.67) présent* novembre FRANCE VIVIAN Delia Chiesa soprano lyrique J Thoms L.Thomas, baryton, qui s«ra entendu en récital conjoint vondrodi I* 24 au St-Donia, avec Vivian Doha [ Chiesa.soprano lyrique.THOMAS baryton récital conjoint Archambault IMPRK.ST-DENIS A L’AFFIC"* L'INTt*PRÊTE De LA chanson FRANÇAISE A NUL AUTRE COMPARABLE/ MIREILLE ponsapd sGORLETT fi- MocttMM* ANDRE BRULE VOCEL ARCADE A L’AFFICHE [MARCEUOlMil] JANINE SUTTO /paMeïté, NOËL DE Tilt Y MADELEINE davis WiU.iI fftECtlsm tl>SA GAREûU RENEE IOGRAiM gOGE!» GAftCEÀIL COMMENÇANT VENDREDI SOIR \ ~~ “LE COEUR DE PARIS” La première pièce jamais écrite sur ‘TARMEE DES OMBRES” FRANCIS •HUSTON t E3FIV»#4EUM Went A l’affiche JEAN ARTHUR BOWMAN CO A 'affiche The „ ÇiNOiHO; e çheRipF* CfiPiTCL ReTTt«vne ^ ALL-NEW CHILLS AND TERROR IN THIS DOUBLE HORROR SHOW! iJS^i VOLUME XXXV — No 268 U DEVOIR, MONTREAL, MARDI 21 NOVEMBRE 1944 Lettre pastorale de Mgr l’archevêque L'Erse et u Au sujet de la communion solennelle et de l'instruction justice SOciâlc religieuse des écoliers La ^Semai me du 10 sous // On vient de rendre public le texte d’une lettre pastorale de S.Exc.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, sur la communion des enfants et l’instruction chrétienne, dont nous donnons ici quelques extraits.Au sujet de la communion des enfants: “Jusqu’à date, dans un bon nombre de paroisses, on a été fidèle à préparer chaque année un groupe d’enfants à la communion solennelle”, y lit-on, “mais en certains endroits, la coutume ne s’est pas établie, malgré les prescriptions du Concile Plénier de Québec (art.‘il7b), et de nos constitutions synodales (art.161).C’est la raison qui nous incite à rappeler à tous les curés de notre diocèse leur devoir à cet égard et à leur demander de vouloir bien se conformer à l’avenir aux décisions suivantes: lo Dans toutes les paroisses de notre diocèse la communion solennelle aura lieu le jeudi, fête de l’Ascension de Notre-Seigneur.2o Les enfants qui doivent faire leur communion solennelle sont les élèves de 5e année (ancienne quatrième).3o Toute l’année sera consacrée à la préparation de cette commu-I nion solennelle.Il y aura une préparation éloignée et une préparation prochaine.La préparation , éloignée sera confiée aux parents, aux maîtres et aux prêtres-catéchistes.La préparation immédiate comportera une petite récollection durant les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension., Au sujet de l’instruction religieuse: “Voici ce que nous avons décidé pour toutes les écoles de la Commission des écoles catholiques de -Montréal”, dit Son Excellence dans la lettre pastorale.“Et si notre initiative est couronnée de succès, nous étendrons cette discipline à toutes écoles de notre diocèse: lo Dans toutes les classes de 7e année, garçons et filles, de la Commission des écoles catholiques de Montréal aura lieu, au cours de la première semaine de juin, un examen pour l’obtention du diplôme d’instruction religieuse à l’école primaire élémentaire; 2o Tous les élèves qui auront obtenu 6091, à cet examen, recevront ce diplôme; 3o Dans chaque paroisse, le jeune homme et la jeune fille qui se classeront premiers de tous les élèves de 7e année, à cet examen, recevront chacun un prix d’une véritable valeur; 4o Les questions d’examen seront préparées par les visiteurs ecclésiastiques de la commission des écoles catholiques de Montréal.Les examens seront corrigés, dans chaque paroisse, par un comité de cinq correcteurs choisis parmi les membres du personnel des écoles de la paroisse et présidé par les prêtres ou les prêtres-catéchistes qui enseignent la religion dans les 7e années.5o Les premiers de chaque paroisse, garçons et filles, à cet exa-! men, seront invités à prendre part à un concours organisé par l’archevêque lui-même et qui aura lieu dans la première semaine de juillet.Le jeune homme et la jeune fille qui se classeront premiers à ce concours auront droit à une bourse d’étude de cent dollars pendant quatre ans dans une institution d’enseignement supérieur de notre diocèse.Cette bourse sera donnée par l'archevêque de Montréal lui-mème.Conférence de M.Félix Desrochers, sous les auspices de l'Ecole sociale populaire Contre-attaques ennemies à Leyte Startier général du général Mac-ur, les Philippines.21 (A.P.) — Les troupes américaines ont repoussé des contre-attaques japonaises à Leyte, au centre des Philippines.annonce-t-on.Plus de 45,000 Japonais ont été tués ou blessés à Leyte depuis l’invasion du 20 octobre, contre des pertes s’élevant à 5,691 pour les Américains.Les troupes alliées ont également envahi un autre pelit archipel.Archipelago, l’ile asiatique de Nouvelle-Guinée, et ont complété l’occupation des trois îles Mapia, 180 milles à l’esl.De leur côté, les bombardiers ont attaqué cl atteint directement un croiseur lourd et un aviso à Bornéo, les laissant tous deux en flammes .Le général Tokoyuki Yamashita a lancé ses chars et son artillerie dans mi dernier effort pour briser le bloc américain sur la route d’Or-moc, au sud de Limon.Cette atta-que fut repoussée.Militaires de retour 14 officiers et un soldat du district militaire no 4 sont arrivés à Montréal samedi soir, après différents séjours outre-mer.Descendus à la nouvelle gare centrale ils furent reçus par leur famille et le personnel des services auxiliaires de la Légion canadienne.Le capitaine Marcel-A.Valle-rand, 751 avenue Dockland, Outre-mont, qui combattit en Normandie durant tout le mois de juillet dernier avec le régiment de Maisonneuve, était de retour après avoir été outre-mer durant un an et demi.Le capitaine Vallerand reçut huit blessures lors d’un assaut à St-Martin de Fontenay, au sud-est de Caen.Le capitaine Arthur W.Wood-bouse, 2050 avenue Marlow, Notre-Dame de Grâce, a servi outre-mer durant deux ans et demi.Enrôlé avec les 6th Hussars il passa aux 17th Hussars en Angleterre, ayant de servir comme officier de liaison entre l’armée et l’aviation en France.11 remplit celte importante fonction durant trois mois, soit jusqu’après la chute de Falaise, avant d’être rapatrié pour raison de santé.__ _ Mariées de guerre arrivées ici L'U.R.S.S.veut la paix, dit M.Gordon Toronto, 21 (P.C.) — “Il faut entreprendre une campagne pour développer la compréhension mutuelle entre le Canada et l’Union soviétique”, a déclaré M.Donald Gordon, président du Bureau de contrôle des prix, à la réunion de clôture du comité de l’amitié canado-soviétique, qui vient de tenir ici une convention de trois jours à laquelle ont assisté près de 10,000 personnes.“La Russie ne veut aucunement attaquer par ses doctrines politiques les autres nations; elle désire au contraire établir des relations pacifiques avec tous les pays”, a continué M.Gordon.“Je crois que nous sommes en présence d’une force qui peut plus puissamment contribuer à la paix que tous les traités du monde.Le Canada peut nettement aider à développer la compréhension entre l’Angleterre, les Etats-Unis et l’U.R.S.S.” M.G.Zaroubine, l’ambassadeur soviétique au Canada, a déclaré ensuite: “Le peuple soviétique considère cette réunion comme une preuve nouvelle de l’amitié qui s’accroît entre nos deux nations partisanes de la liberté.Cette convention aura beaucoup fait pour nous rapprocher culturellement.” Une trentaine de jeunes anglaises, mariées à des soldats canadiens, dont quelques-uns combattent encore sur les champs de bataille* du continent, sont arrivées dimanche, à la vieille gare Bona-venlure.A bord de ce train, se trouvait la femme d’un blessé de Dieppe qui fut prisonnier durant 22 mois en Allemagne.Il s’agit de Mme Agnès Desèvcs, femme du soldat Adélard Desèves.de retour au pays depuis bientôt quatre mois.Le soldat De-sèves h rencontré sa femme à Mas-cow, ville natale île celle-ci.Un des gars du régiment de lu Chaudière, revenu récemment d’Europe, attendait aussi sa femme à la gare.C’est le soldat Jean La-bonté de Saint-Jérôme.Sa femme est originaire de Bournemouth, liants.Le beau risque de la foi par l'abbé JOLY Notre volonté de bonheur et l'offre du Christ.Psychologie du croyant et de l'incroyont — Points de vue d'autres religions et de l'irréligion contemporaine.Volume de 190 pages.Au comptoir .80s, par la poste .85s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Pour aider la réhabilitation .Un groupe d’anciens et d’uffi-ciers actuels d’une unité locale du Corps d’approvisionnement et de ravitaillement canadien viennent de jeter les bases d’une organisation dont le but est d’aider à la ré-habiljitation du personnel île cette unité en service outre-mer et de secourir les membres à leur retour au pays.Connu sous le nom d’association des ex-officiers du R.C.A.S.C., le groupe a inauguré ses activités la semaine dernière par un déjeuner sous la présidence du lient.-co!.Charles Adams, colonel honoraire de la 3e division de réserve du R.A.C.S.C.Assemblée syndicale ce soir L’assemblée du Conseil des Syndicats des métiers de la construction de Montréal aura lieu ce soir, mardi le 21 novembre, sous la présidence de M.Henri Vinet, 1231 est, rue Demontigny.Centres de recrutement ouverts le soir Les nouveaux développements politiques et militaires concernant l'enrôlement volontaire dans l’armée canadienne demandent un surcroît de travail de la part des rentres de recrutement du pays.L’officier eu charge du recrutement pour le distriet militaire no 4, le It.-col.W.H.Scott, annonce que, pour rencontrer les nouvelles exigences de l’enrôlement et faciliter l’entrée dans l’armée aux jeunes gens désireux de se joindre à l’armée, le centre de recrutement de l’armée active du Canada, 1118 Cô-Beaver Hall, Montréal, et tous les autres bureaux de recrutement du district seront ouverts tous les soirs jusqu'à 10 heures, ainsi que le dimanche.De celle façon, un jeune homme pourra profiler d’un moment libre pour s'enrôler sans nuire à ses occupations ordinaires.Le Bloc en congrès à Sherbrooke Sherbrooke, 21 (C.P.) — Le Bloc populaire canadien a tenu dimanche soir son premier congrès régional.Des délégués do Sherbrooke, Stanstead, Richmond et Wolfc ont assisté à cette assemblée.Le congrès était sous la présidence conjointe de M.J.-Armand Choquette, député fédéral du Blor pour Stanstead, et de M.Ovlla Bergeron, député du Bloc, à la legislature provinciale, pour le même comté.11 a été décidé do constituer un bureau d’organisation pour les cinq comtés.La série des conférences “Pour un ordre meilleur”, organisée par l’Ecole sociale populaire, s’est% terminée dimanche soir de façon très brillante.Un ministre, l’archevêque de ; Montréal et son évêque auxiliaire, j le maire de la ville, les représentants de nos principales sociétés j étaient aux premiers rangs du nom-| breux auditoire qui se pressait dans la vaste salle du Plateau.| Le sujet était d’actualité: “Les : luttes de l’Eglise pour la justice so-1 ciale”.II répondait à ceux qui accusent l’Eglise d’avoir partie liée avec les riches, et à ceux-là aussi qui reprochent au clergé de trop s’intéresser à la chose publique et voudraient le voir s’enfermer dans la sacristie.M.Desrochers a dépeint à grands traits les luttes de l’Eglise pour la disparition de l’esclavage, pour le relèvement de l’ouvrier et contre la dictature économique.Elles s’inspirent toutes les trois du ; respect pour la personne humaine, pour la dignité de l’homme qui a reçu de son Créateur des droits inaliénables.Ces luttes commencèrent avec le paganisme qui avait réduit toute une portion de l'humanité à une existence de parias et se continuèrent avec des chrétiens qui, oublieux de l’enseignement du Christ, ne songeaient qu’à exploiter leurs semblables pour s’enrichir plus rapidement.M.Desrochers qui a utilisé, comme il le dit, la riche bibliothèque dont il a le soin, révèle le travail préparatoire à l’encyclique Rerum novarum.Il nous montre des catholiques de presque tous les pays européens se réunissent pour rechercher une solution aux problèmes difficiles créés par le libéralisme économique et obtenant du Souverain Pontife cette “Charte des travailleurs”, qui fait la gloire de l’Eglise et contribua si puissamment à relever l’ouvrier.C’est ce document qui poussa l’Etat à intervenir pour protéger la classe des* travailleurs, c’est lui aussi qui donna aux unions ouvrières un vigoureux élan et les anima d’un esprit chrétien.Léon XIII eut un digne successeur en la personne de Pie XI qui célébra le quarantième anniversaire de l’encyclique Rerum novarum en convoquant à Rome les chefs ouvriers de tous les pays pour leur donner la primeur d’une encyclique nouvelle, Quadragesima Anno, où fidèle aux traditions pontificales, le Pape fustige le capitalisme cupide, et prône, par rétablissement des corporations, une collaboration juste et cordiale, entre les employeurs et les employés.Il s'en trouvera encore malgré ces faits historiques, conclut le conférencier dans une vibrante péroraison qui fut longuement applaudie, pour appeler la religion “l’opium du peuple”.Opium vraiment merveilleux, car c’est lui qui a suscité d’incomparables dévouements, à travers les âges, en faveur des petits et des faibles, lui qui a fait naître une multitude d’oeuvres admirables, lui qui a rapproché les classes sociales et substitué à l'égoïsme et à la cupidité le règne de la justice et de la charité.Présenté par M.Fernand de Haerne, président de l’A.P.C.V., M.Desrochers fut remercié par le président d'honneur, M.Orner Côté, secrétaire de la province.Le ministre remercia d’abord le directeur de l’Ecole sociale populaire, le R.P.Archambault, S.J., de cette série intéressante de conférences el de l’honneur qu’il lui avait fait en l’invitant à présider la dernière.Il affirma sa foi catholique et sa volonté bien arrêtée de suivre dans sa carrière publique comme dans sa vie privée les directives de l’Eglise.C’est de ces directives que l’inspireront les lois dont il pourra être le promoteur, comme l’a écrit un juriste: “En dehors du catholicisme social, il n’y a pas de sociologie, parce que seul le Christ a dit-“Je suis la Voie, la Vérité et la Vie”.M.Coté félicite M.Desrochers de son bel apostolat laïc, pour cette leçon d’histoire, dit-il, qu’il vient de nous donner.L’Eglise, ajoute-t-il, nous est apparue sous son vrai jour, lumineuse et bienfaisante, que d’aucuns voudraient nous cacher.Telle elle était hier, telle elle est encore aujourd’hui.L’Eglise canadienne est la grande bienfaisance de notre pays.Sous son souffle argent sont nées de nombreuses institutions vouées au bien des classes laborieuses, I “oeuvres de bienfaisance et de chu-I rité, société d’entr’nide et de sc-! cours mutuels, caisses d’épargne et de placements, associations patronales et ouvrières”.L'assistance, avant de se disperser.chanta l’hymne national O Canada.Bombardement de Luçon Snn-Ffnnciseo, 21 (A.P.).—Trois cents avions américains ont bombardé File Japonaise de Luzon, dans les Philippines, dimanche, annonce la commission fédérale Américaine de radiodiffusion, qui tient la nouvelle d’une émission de Radio-To-kio.Environ 300 appareils américains ont bombardé les différents secteurs des Philippines, dont Manille, Clark Field, Lipa, Batangas et Aparri, a dit l’émission.# # # Londres, 21 (C.P.).— Les Spitfires de l'aviation canadienne ont effectué plus de 275 sorties, diman-i che, annonce-t-on.Ces appareils ont attaqué des ob-ieetifs ferroviaires dans la région sise au nord d’Aix-la-Chapelle.Us s’en sont pris A Hcinsbcrg, à Krkc-h nz, à Rheydt, à Kcmpcn el à Mors, I avec succès.Lettre du moire de Montréal, M.Adhémar Raynault Voici le texte d’une lettre du maire de Montréal, M.Adhémar Raynault, à l’occasion de la “Semaine du 10 sous”: Cabinet du maire, Montréal, le 15 novembre 1944 Mes chers concitoyens.Du 19 au 27 novembre, la Soriété d’adoption et de protection de l’enfance poursuivra une campagne appelée: la “Semaine du dix sous”.Déjà, pour une première fois, l'an dernier, cette oeuvre faisait appel à votre charité en faveur des enfants sans parents et votre réponse a été bien généreuse.Je vous en remercie.Les besoins croissent de jour en jour: il faut pourvoir à vêtir bon nombre de pupilles, leur assurer une éducation qui leur permette de lutter avantageusement contre les difficultés de la vie.Ce n’est pas là mince affaire si l’on songe quelle est la tâche d’élever nos petites familles, et qu’il s’agit de plusieurs milliers d’enfants sans ressources pécuniaires.Cent mille dollars, voilà la somme à recueillir au bénéfice de cette oeuvre d’adoption et de protection.Le montant pour paraître considérable équivaut à la modeste somme de quelques sous par personne, pas même le prix d’une liqueur douce.Est-ce là trop attendre d’une population qui s’est acquise une réputation de générosité méritée?Je ne le crois pas et je suis assuré que tous se feront un devoir de verser leur obole avec le sourire.Je vous encourage à visiter l’institution que dirige un apôtre habile, M.l’abbé Léandre Lacombe, et ses collaborateurs et, vous aurez l’occasion de vous rendre compte du grand bien que vous faites en donnant de ce côté.Penser à lancer dans la vie des enfants, qui ont perdu leurs guides naturels, est une des oeuvres qui doivent mériter tout particulièrement notre bienveillance.En pensant à ces infortunés aujourd’hui, nous pensons en même temps à la société qui ne devra pas porter des charges plus lourdes qui retomberont sur ses épaules pour n’avoir pas su les porter à temps.Nous ne pouvons pas refuser à ces petits délaissés l’offrande de chacun notre dix sous et, si nous le pouvons, de plusieurs dix sous additionnels, pour que sur les lèvres de ces enfants le sourire soit l’égal de celui de nos petits tant aimés.Aidons ces bambins dépourvus qui nous tendent les bras et, comme la société en bénéficiera, nous nous aiderons nous-mêmes.Mes chers concitoyens, au nom de ces jeunes êtres, je vous remercie d’avance de votre charité.Le maire de Montréal, (signé) A.RAYNAULT.Funérailles du docteur J.-E.Brault Récemment, à Montréal, ont eu lieu les funérailles du Dr J.-E.Brault.Le convoi funèbre est parti de la demeure du défunt, 4567 rue S.-Laurent, pour se rendre à l’église du Saint-Enfant-Jésus du Mile-End où la levée du corps fut faite par M.l’abbé C.-A.Labelle, curé.Le service fut chanté par M.l’abbé Léon Brault, vicaire de la paroisse S.-Paschal-Baylon et fils du défunt, assisté de M.l’abbé Hobert Lamou-reux, professeur au Collège de Montréal comme diacre, et M.l’abbé Jules Paquette comme sous-dia-cre.Au sanctuaire on remarquait Mgr Philippe Perrier, P.A., Vic.Gén.de l'Archidiocèse de Montréal.M.le chanoine Zénon Âlary.cousin du défunt, M.l’abbé C.-A.Labelle.curé, et M.le curé Kieffer, ainsi que MM.les abbés H.Grégoire.Donat Martineau.J.Lessard,, A.Mondor et J.-P.Maher.Une messe fut dite à un autel latéral par M.le chanoine Zénon Alary, cousin du défunt.Le choeur de chant, sous la direction de M.A.Mignauit, exécuta la messe de Pietro Yon.Touchait l’orgue M.Gilardeau.La quête fut faite par MM.Arthur Forget et Donat Brault, neveux du défunt.Dans la nef on remarquait les RRdes Soeurs Marie-Isodora.Marie Rose-Anita, Marie-Anne-Eméren-tienne, Marie-Anne-Eugénie, Marie-de-la-Croix, et Marie-Urbain des Soeurs de Sainle-Anne, plusieurs religieuses de Sainte-Croix du couvent de Saint-Laurent ainsi que plusieurs autres religieuses de Sainte-Croix.Dans le cortège le deuil était conduit par les fils du défunt: M.l’ab-fcc Léon Brault, M.J.-A.-E.Brault, pharmacien, MM, Henri et Georges Brault, de S.-François de Sales et M.Philippe Brault, M.le chanoine Zénon Alary, cousin du défunt, MM.Jacques, Clément et Jean-Guy Brault, petits-fils du défunt, ses neveux: MM.Aimé Forget, Ovide Gratton, Jean Saint-Denis, J.-A.Gratton, Arthur Forget, Donat Brault, P.-E.Bisaillon et Jean-Ho-bert Bisaillon.Dans le cortège on remarquait également: le Dr J.-A.Dufresne, le Dr Adolphe Lamarehe, et MM.P.Lamarche, J.Dagenais, A.Dage-nais, J.Trudeau, J.Bergeron, Roland Dumoulin, J.-E.Dumoulin, Henri Fortier, Georges Mayrand, L.Dumontet, J.-A.Cyr, J.-S.Jodoin, F.Levert, Orner Carrière, J.Léopold Sylvain, C.McKercher, A.Gravel.R.Richard, L.Huet, Arthur Lyr ainsi qu'un grand nombre d’autres.Saveur Parfaite THÉ ET CAFÉ SALAOA La succession du feld-maréchal Dill Un avion-ambulance s écrasé Londres, 21 (C.P.) — Un avion-ambulance Dakota, transportant des soldats américains blessés sur le front de l’ouest, en Angletcpre, s’est écrasé sur le versant d’une colline, dans le sud de l'Angleterre, la nuit dernière, tuant au moins dix-neuf voyageurs.Londres, 21 (C.P.).— La presse britannique spécule sur la succession du feld-maréchal sir John Dill, se demandant qui lui succédera au poste de représentant du chef du personnel à Washington.L’on parle du feld-maréchal Brooke, chef du personnel général impérial.L’on mentionne également le lieutenant-général George Giffard, commandant du 1 lème groupe d’armées en Extrême-Orient, et le lieutenant-général Weeks, comme successeurs possibles^____ _ L'ennemi reprend Monte-Fortina Rome, 21 (C.P.).— Les troupes polonaises de la Sème année ont repoussé un certain nombre de contre-attaques ennemies sur la ville de Converselle el ont amélioré leurs positions dans celle région sise au sud de Faenza, dit un communiqué allié.Sur le reste du front italien, les activités alliées se bornent à des opérations de patrouilles.Les troupes allemandes ont repris Monte Fortina, à cinq milles au sud-ed de la route Bologne-Rimini, après de'durs combats avec les unités polonaises de la Sème armée britannique, annoncent les quartiers généraux.D’autre part, des patrouilles de la 8ème armé " ont attaqué les positions ennemies a sud lie na.cr.üc, dans le secteur côdc; ae l’Adr ’.irriç «t le long de la rivière Montone.Bourse Casgrain-Charbonneau Le Comité des Recherches de l’A.G.D.U.M.nous informe que le premier versement de la somme de 83,000 accordée récemment par la maison Casgrain et Charbonneau à l’Université de Montréal, pour des recherches dans le domaine médical ou pharmacologique, est attribué au laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine.Les recherches entreprises à même ce don porteront sur l’excitation sélective des tissus nerveux et seront dirigées par le Dr Eugène Rohillard, chef du laboratoire de physiologie.M.King et le Vile emprunt Ottawa.21 (C.P.).— f.e premier ministre King, le ministre des Finances Ilsley ainsi que M.Graham lowers, président général du Comité des finances de guerre, ont adressé leurs remerciements au peu-ple canadien, dimanche soir, pour avoir souscrit plus de $1,500,000,0011 au septième emprunt de la victoire.Au cours de ces discours qui ont duré quinze minutes en tout, les orateurs ont dit que, durant les trois semaines de campagne de l’emprunt, les Canadiens ont souscrit au delà de leur objectif.M.King a dit: “Je suis incapable d’exprimer assez chaudement la reconnaissance du gouvernement pour ce magnifique résultat”.Des femmes bientôt sur le continent Londres, 21 (C.P.).— Le général Frederick A.Pile, commandant de la défense intérieure, a annoncé que les femmes qui manient des batteries antiavions en Angleterre se rendront bientôt sur le continent.Nouveauté ( Péguy et la vraie France (édition originale) par Daniel-Rops, Paul Doncoeur, Louis Doucy, Claude Franchet, Guy Frégault et Jean-Marie Parent, Stanislas Fumet, Henri Ghéon, Philippe Guiberteau, Alexandre Marc, Emmanuel Maunier, Marcel Péguy, Pierre Péguy (les deux fils du "grand" PEGUY.Volume de 285 pages.Au comptoir $1.50, I franco $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE QUÉBEC PRODUIT POUR LA GUERRE Le Québec peut être fier Je s&n immense effort Je guerre.Tous Us jours, tn quantités Je plus en plus grandes, Ju matériel de guerre sort des nombreuses usines J* guerre du Québec.Chaque ouvrier, dans les mines et les usines, U.thumps et Us bureaux, s'en gage non seulement à travailler incessumt nent, mais aussi d acheter des Obligations de la Victoire pour aider payer tout ce qu'il faut à nos combattanss.¦ ; X, •xvXvv .*•: S .S&l JH il?•• .y • •• •’ x .iU-.v.'£•&&& %*:4&v.v.X&lv&i ,1.7 'i mr m Ci-dessus—Une vue Je la rut Principale, au centre de la ville dt Rouyn, et une partie du quartier commercial.À Gauchi—Panorama dt la ville dt Noranda, un des plus grandi centres cuprifère au monde.PhntqtriDhiet p*f J.H.Bolduc.NonoA* ROUYN et N0RANDA FONT LEUR PART! § Rouyn et Noranda .municipalités jumelles fabriquant du matériel de guerre .jeunes, énergiques, croissant rapidement, taillées dans les forêts vierges uur les bords rocheux du beau lac Osisko.Dans ce site enchanteur de lacs et de bois, les citoyens industrieux de Rouyn et de Noranda, travaillent infatigablement pour la yictoire, dans les fonderies, usines, mines, chantiers et ateliers de construction mécaniques.Inspirés par les demandes formidables de l'effort de guerre de la Nation, ils ont produit des milliers de tonnes de cuivre pour les réseaux de communication, la transmission de la force motrice et pour d'innombrables autres usages; de grandes quantités de pâte de bois pour le papier-journal et autres, papier au bisulfite, cellulose et nylon; du bois en planches, par milUers de pieds pour les caisses d emballage, et des produits chimiques de toutes sortes.Les citoyens patriotes de Rouyn et de Noranda font également, par des centaines d'autres moyens, tout ce qu'ils peuvent pour amener la Victoire pour laquelle tous les hommes civilisés travaillent et prient.Volontiers et de bon coeur, ils prêtent leur argent à la Cause de la Liberté, en souscrivant aux Emprunts de la Victoire et en achetant continuellement des Certificats d'Epar-gne de Guerre.Oui, les bons citoyens de Rouyn et de Noranda contribuent généreusement à la Victoire .et à la Paix qui s'ensuivra.Leurs églises et leurs nombreuses organisations civiques encouragent le genre d'entente, de coopération et d'unité qui établiront une base solide au développement futur.O Ces lignes sont publiées afin que les voisins soient au courant de leurs contributions respectives à notre commun Effort de Guerre.CXk/k BREWING COMPANY LIMITED -A cik! , 8 LE DEVOIR, MONTREAL MARDI 21 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 268 COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE MONTREAL s £• total des vente» a été de 18.9491 actions et de 27.400 actions minières, en comparaison de 7.230 actions et de 3.927 actions minières samedi dernier 20 NOVEMBRE Haut Ba* Ferm Acme O love ., Amal.Elec.Bathurst.Bel! Telephone .Brasilian .B.C.Power A.Can.Cement prlv.lié1 C.I.Fndrles pr.Can.Nor.Power .Can.Breweries .Can.Car .Can.Oelanese .Can.Locomotive .Canadian Pacific .Cockshutt Plow .Horn.Coal prlv.Pom.Dairies Pom.Steel & Coal B.Pom.Stores Pom Tar Enallsh Electric B Gen.Steel Wares .Gen Steel Wares prlv.Gould Pumps prlv.Holllnger .Howard Smith .Int.Nickel.Int.Paper.8% 8% 3*2 .14% 14% 14% .15% 1S% 15% 161 22% 22'.'.22 if.19% ¦-9% 19% 116 116% 10% 10% 6% 6*2 .7% 7% 7% .10»4 10 10% .43 43 43 .69»; 69% 69% .n% .12% 12% 12% .11V, .8% 8 8% .7% ^ *8 7% .12% 12% 12% .11% 11% 11% .4 .16% 16 16% 105 86 10 19 3 Hi 20 Vj 105 105 10 10 20 Vs 20'i 26 16’ 87 75 20' 13 Int.Power .Lake of the Woods Laura Secord .Massey-Harrls .Mont.Cottons .Montreal Power .Nat.Steel Car .Nlatrara Wire.23 Okllvie.27 Penmans.57Vi Penmans prlv.Placer Development .Price Bros.Price Bros priv.Quebec Powe- .St.Law.Corp.prlv.ShawlntRan .Sher.Williams .Sicks Brew .S.C.Power .Steel of Canada Steel of Canada prlv.Walker.H., .Winn.Electric prlv.Banques : Commerce.14l,i Montréal .16 Nova Scotia.28 V4 Bant Bat rnm 23 23 23 20 20 8Vi S~ 17% 23 27 57% 138 13% 13% 13% 30% 30% 30% 101 101 101 13% 18% 15% 20 24% 10% 69% 75 74% 67 18% 15% 20 24% 10% 18 23 27 £7% 18% 15% 20 24% 10% 75 75 74% 74% 14% 14% LE CURB DE MONTREAL .Haut Ba* Term Abltibl .3% 3% 3% Abitibi tri prlv.52Vi 51% 52^ Abltibl 7% prlv.122 120 122 g*1.23% 23% 23% ® C: Pacers.25 25 25 C.& D.Sugar.22 22 22 CN.Power prlv.88 88 88 Can.Indus prlv.171 no no Can.Vickers prlv.54 54 54 Claude Neon (cents) , .35 30 35 Com.Aloohol prlv.6% 6T/« 6T/« Aircraft (cents) .70 70 70 opnnacona.9% yat 9 ta Fairchild.; 2% 2 2 .25% 25% 25% ”raser.33'% 33 33% Maritime T.& T.M.
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