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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 13 octobre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-10-13, Collections de BAnQ.

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“be Oin*4* Mt un* nation aouwtln* *t n* peut avec docilité accepter d* la Qrande-Br* U-gne, ou de* Etata-Unlt, ou de qui que ce eolt d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre enver» le monde.Le premier devoir de loyalleme d'un Canadien n’fwt nu enver» le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth." “She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." (l-X-37) Lord Tweedsmuir IE DEVOIR Rédacteur «n chef : Orner HEROUX Directeur ; Georges PELLETIER ffaitrfal, vwiionreui r» mervore im REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL miPHONE i BEI*., 3361* SOIRS, DIMANCHES AdministriHo* t Rédsctioa .Cirent t ET FITES BEIeir 3361 Bllair 2984 ¦Eleir ¦ 3361 .a défaite de la Hongrie est imminente Le Canada et la Russie marge d'un article du "Canadian Bu siness" — Les possibilités commerciales tre les deux pays — Ils ont même production, même climat et mêmes besoins Le splendide redressement militaire de la Russie devant puissance allemande à son zénith a remis l’âme russe en jue.Pendant que les esthètes se penchent de nouveau le génie et l’art slaves, une propagande agressive, insi-use et savamment dirigée familiarise tranquillement prit bourgeois aux divers aspects du soviétisme.pen-tt que les financiers ébauchent des rêves d’argent.Ici même au Canada, on fait grand état dans les mi-ix financiers des “possibilités"’ russes.Maintenant que guerre prend une orientation favorable et décisive pour Alliés, le monde du commerce se préoccupe surtout des estions purement économiques.Il calcule qu’il pourra idre à M.Staline force marchandises ouvrées, de la chinerie, des vivres, etc., et que nous aurons un pactole se.Les récents événements politiques montrent pourtant il faudra compter avec une Russie durement réaliste.Staline ne s’embarrasse pas d’idéologies compliquées vaporeuses lorsqu’il s’agit des intérêts de son pays et semble qu’elles soient plutôt une denrée d’exportation, demeurant fort profitable.Aussi des esprits pratiques, tout en reconnaissant Taide cieuse de la Russie aux heures le plus graves, com-ncent à faire le point dans le domaine des affaires, au-ment dit à regarder les faits tels qu’ils sont.La revue Canadian Business, publié par la Canadian amber of Commerce, de Montréal, consacre elans son nier numéro un article fort intéressant aux relations nmerciales éventuelles du Canada avec la Russie.L au-r, Mme Elaine Bernard, apporte à cette étude un sens liste aigu, même s’il ne tient pas compte du problème ologique et politique dont on ne saurait sous-estimer nportance dans le cas qui nous occupe.La guerre actuelle, écrit Mme Bernard, a révélé au mon-une Russie inconnue et formidable, restée jusqu’ici en-oppée d’un impénétrable silence et qui s’était fait une litique prudente de fermer ses portes à l’étranger trop ieux.Depuis 1917, la face de la Russie a été transfor-e.Elle a lancé sur son domaine arable un demi-million tracteurs agricoles, multiplié les centres économiques et ’anisé une puissante ossature industrielle dont il est dif-ile de prévoir et d’estimer l'ultime développement.Il ;t prendre pour acquis, dit Mme Bernard, que la Russie .'iendra après la guerre une des grandes nations commer-les de l’univers.Jusqu’ici le Canada avait entretenu peu de relations îc sa puissante voisine, car en 1937 les exportations .adiennes y atteignaient à peine $437,000, soit l’équi-ent de notre commerce à Porto-Rico, la même année.guerre, les nombreuses contributions canadiennes à la ise russe, par le prêt-bail, vont sans doute simplifier les >ports commerciaux et politiques et les rendre plus cor-ux.Aussi nombreux sont les gens qui en espèrent de >fitables échanges.lais il serait dangereux de s’illusionner sur ce point.Les Russes avancent vers Budapest Car il se trouve que le Canada et la Russie ont des productions similaires et non pas complémentaires.Autrement dit, ils seraient plutôt des concurrents.Sans doute, dans la période qui suivra immédiatement l’après-guerre, la Russie devra reconstruire son économie intérieure, rétablir ses usines, ses centres industriels.Pour cela elle aura besoin de machines-outils et d’équipement technique de toute sorte, ainsi que de ravitaillements.Encore faudra-t-il compter sur le fait que la Russie s’efforcera de se suffire à elle-même.Il faut aussi observer que le Canada sera en concurrence avec des pays aussi puissants que les Etats-Unis et l’Angleterre et que cela peut restreindre singulièrement l’importance ou la durée de notre marché d'exportation.Mais cette pér|pde révolue, et la Russie une fois réadaptée, et la normale des affaires rétablie, quelle sera la situation ?Le Canada est grand producteur de grains, de bob de pulpe et de constructions et de minerais.Ce sont là ses principales sources d’exportation.Mais il se trouve aussi que ce sont celles de la Russie qui n’aura donc aucun besoin de ces produits canadiens.La Russie possède de vastes ressources hydrauliques, minérales tout autant que le Canada.Le Canada importerait des fruits, des matieree textiles, du caoutchouc, mais la Russie en a besoin egalement pour elle-même.Le caviar et la vodka peuvent être excellents, ajoute Mme Bernard, mais c’est une base commerciale assez fragile., Le Canada pourrait importer du pétrole dont la Russie a de vastes réserves, mais son approvisionnement naturel est aux Etats-Unis.Bref, le Canada et la Russie ont même climat et.dans une très large mesure, même production.Et tous deux ont besoin des mêmes produits.Il reste aussi le fait que ce sera un commerce entre des individus canadiens et l’Etat russe, ce qui n’est pas pour faciliter la chose, si l’on en croit les experiences passées avec les Etats totalitaires.Le commerce canado-russe offre donc d intéressantes perspectives pour la période d’après-guerre.Mais pour la période normale, Mme Bernard ne voit de sérieuses chances de succès pour le commerce canadien que si les Alliés peuvent établir un régime international qui permettrait, par exemple, à la Russie d’acheter notre blé, non pour elle-même, mais pour commercer avec l’Inde, contre du jute que le Canada accepterait en retour des achats russes.Mais faute d’un pareil régime, il faudra considérer Te problème avec prudence.Cet article du Canadian Business, une des revues d’affaires le plus en mesure d’apprécier les faits, devrait faire réfléchir certains enthousiastes trop portés à prendre des phrases sonores et creuses pour des réalités.„ Y Alexis GAGNON 13-X-44 ctualité El colle de Sherbrooke" ner le semblant de savoir la langue de Franco en g mettant des sous-entendus et l’accent voulu.Ainsi, on se promène sur la calle | de Sherbrooke, on visite le castillo I de Ramezay et Von va à la messe à colloques y 7„ fi ^m/SXn'renmnvt\ nni^eli'lc ! ,a cateflral de San-Jaime, ou, enco-tréalais de l UNRRA ont eu le ^ A % capUlo de Bonsecour’s> près du rio San-Lorenzo.Puis, l’on gravit r d’emporter dans leurs serviet m album aux armes de Concor-édité à leur intention par les s de /’Office d’initiative écono-ue et touristique.Le très joli ca-à charnière présente aux re's de celui qui le parcourt les ci pales attractions pittoresques mimerciales qui peuvent retenir eniion d’un visiteur en vacances l’un trafiquant.n y trouve, groupés au soigneu-enl éparpillés, tous les angles du irama d’arbres, de clochers, de ‘hélons, d’édifices surélevés, de tes et de pièces d'eau qui s’of-t à la vue quotidienne des Montais.n somme, aux yeux d'un fami-de la métropole, la plaquette n’a de très neuf, mais Montréal, il bien en convenir, ne regorge non plus de richesses très aunes qui puissent donner lieu à illustration variée.Son ancien-est d’ailleurs relative et elle n’a su préserver les quelques vesti-de son passé.La ville de Maison-, ve est une cité plutôt neuve.Son léologie n’est pas difficile ù dè-frer; elle s’affiche presque tout ère dans les bas-reliefs de ses mments et sur les innombrables rues commémoratives: Ici habita Jn Tel; Ici se trouvait le chateau Vf.X.; une forêt de plaques rem-e le Vieux-Montréal.ne caractéristique a pourtant lté mon intérêt audit album sur itréal, richement présenté par jurs et qui sera très utile aux •nyers.La matière à lire qui s y rrpore est rédigée en trois lan-s: le français, l’anglais et l’espa-I.Je me suis particulièrement ar-;; ù ta lecture des paragraphes ’illans.Comment exprime-t-on en wbte idiome si en vogue les cho-montrèalaises que nous sommes étés le plus souvent à désigner.our mon amusement et mon ins-:tion —• au lieu de remplir des 's croisés — le me suis livré peit-t quelques minutes d la rapide ipilation d'un petit lexique été-Maire; un bien pâle Basic Span-d l'usage des ignorants de t «-not., ’ai recueilli cette terminologie la s usuelle appliquée à notre ville: sia, église; parque, parc: calle, ; comercio, magasBt: puerto, i: rio, fleuve; plaza place; .lu ntana, ta montagne; cludnd.cil,i; reado, marché; casa, maison; Ja alto del Mont-Royal où brille dans la nuit una enorme cruz iluminada.Compris?Sous la plume du traducteur de l’album, certains noms ont pris une forme bien espagnole: San Lorenzo, pour Saint-Laurent, San Jainie, pour Saint-Jacques, San José, pour Saint-Joseph, et San Sulpicio pour Saint-Sulpke.Par contre, d’autres appellations locales sont intradijjsibles: Montreal (sans l’accent pourtant), Sherbrooke, Sainte-Catherine, Notre-Dame, Bonsecours.Tout de même, on reconnaît à peine le Frère André, de la Congrégation de Sainte-Croix, sous cette désignation: “El hermano Andrés de la Orden de la Santa Cruz”.Et voilà ce que j’ai noté, au hasard, sans trop d’effort, *on le voit, en feuilletant “la folleto ha »ido preparado por la Officina de Fomento Economico y Turismo’\ JOSE 13-X-44 Bloc-notes Libre-échange absolu Signe des temps?Allons-nous voir, avant même la fin de la présente guerre, se poser de nouveau, à trente-cinq ans de distance, la question de l’abolition des barrières douanières entre le Canada et les Etats-Unis?L’attitude que viennent de prendre deux jeunes hommes qui représentent, l’un, M.T.Gates, de Washington, la United States Junior Ch mber of Commerce, et l’autre, M.Walter Attrid-ge, de Montréal, la Canadian Junior Chamber of Commerce, ne parait pas laisser subsister de doutes quant à cela.L’un et l’autre ont fait une déclaration conjointe à l’issue du neuvième congrès annuel de la fédération québécoise des Chambres de Commerce de* jeunes.Ce congrès vient de prendre fin dans la ville de Québec.Messieurs Gates et Attridge sont présidents de leurs Chambres respectives.La déclaration qu’ils ont faite est à l’effet que la majorité des membres des deux organisations favories l'abolition complète et totale des barrières douanières entre le Canada et les Etats-Unis.L’on voit que les ieunes __ d’aujourd’hui n’y vont pas à petits Ile.En voilà asset pour se don-' frais.En 1911, — et c’est là-dessus que se sont faites pour une bonne part les élections générales et fédérales du Canada cette année-là on ne parlait que d’un simple traite de réciprocité commercial entre les deux pavs.Les temps sont changés.Les générations d’aujourd’hui ne se voudraient pas contenter de simples accords réciprocitaires.C’est l’abolition complète et totale des barrières qu’ils réclament., 11 faut à la vérité reconnaître que les circonstances d’ordre économique, par suite du développement prodigieux de l’industrie, se sont singulièrement modifiées entre les deux pavs.Les Canadiens qui lisent quo: tidiennement les pages de publicité commerciales dans les journaux qui nous viennent des Etats-Unis ne sont pas sans s’apercevoir des énormes différences de prix pour une même marchandise la-bas et ici.Il s’agit parfois d’une différence du double; par exemple une bicyclette qui se vend quarante-deux dollars à Montréal ne s offre sur le marché de New-York qu’au prix de vingt-quatre dollars.Il en est de même pour beaucoup d’autres choses et cela est un sur indice que le jeu du tarif vaudrait d’être au moins rectifié.Quant a l’abolition totale et complète du tarif douanier entre le Canada et les Etats-Unis, c’est à se demander de quel oeil l’industrie canadienne, particulièrement l’industrie de a province d’Ontario, verrait la chose.L'agriculture d’abord L’agence Canadian Press a transmis de Québec la nouvelle d’une entrevue que le nouveau ministre de l’Agriculture, M.Laurent Barré, a eue avec les employés des bureaux québécois de son ministère.La dépêché se termine par la note suivante; “Il [M, Barré] a ajouté que quelques-uns d’entre eux (il s’agissait des fonctionnaires) sont plus libéraux ou plus partisans de l’Union nationale que Canadiens .M.Barré laissait entendre par la que l’esprit de parti n’a pas salaison d’être dans le fonctionnarisme de son ministère, que les fonctionnaires de l’Agriculture doivent chercher non pas l’intérêt et l’avancement d’un parti politique en particulier, mais de l’agriculture, de la province et du pays.Cette remarque de M.Barré vaut d'etre soulignée et retenue.Ce que nous faisons avec un très grand plaisir.A propos de drapeau Un quotidien de Québec, YActton ralholique.a publié, dans sa page éditoriale, un entrefilet sur la question du drapeau que le Canada devrait avoir.L’auteur de ces lignes, M.C.-E.Gaanon.note ou’il “se tient présentement un grand concours national en vue de soumettre au Parlement canadien le drapeau qui traduise le mieux la souveraineté de la nation et qui rallie à la fois le plus de suffrages” et que "cette initiative particulièrement heureuse, nous la devons aux diverses chambres de commerce cadettes de tou( le pays et particulièrement à celle de Lévis, qui s’est imposé un travail considérable à cette fin”.Il n’y a pas à douter de l’excellcn-ce des intentions des jeunes de la chambre lévisienne et de tontes les autres chambres qui font partie de la Fédération des Chambres de Commerce des jeunes.Dans son entrefilet, M.Gagnon emploie toutefois des mots qui paraissent singuliers et dont quelques-uns semblent se contredire.Ainsi: “Justement fier de sa souveraineté, le Canada est une nation grande et prospère à qui il manque encore un drapeau symbolisant sa majorité et son entité".Pourquoi un drapeau qui symbolise une entité nationale devrait-il se présenter aussi comme le symbole plus particulier de la majorité?Peut-être M.Gagnon s’est-il mal exprimé dans la phrase que nous venons de citer et le fait-il mieux dans cette autre: “Un drapeau national doit symboliser les aspirations et l’idéal de tout un peuple".Cette dernière formule paraît beaucoup plus acceptable que l’autre.Un dégoûté Un correspondant du Montreal Daily Star, qui signe précisément du pseudonyme Disgusted, exprime dans une lettre à ce journal le dégoût qu’il a des bureaux de l’administration fédérale du temps de guerre.11 expose qu’un jeune homme, maintenant démobilisé après avoir servi dans l’aviation, a placé loutes ses économies dans une entreprise manufacturière, qu’il a soumis des échantillons à Ottawa en vue de faire établir, ainsi qu’il est prévu par la loi ou les règlements, les prix maxima.La demande du démobilisé devenu manufacturier est du 23 août.La seule réponse qui est depuis vçmie d’OUa* wa c’est un accusé de réception avec la remarque que l’on est là-bas surchargé de travail, qu’il n’y a que quatre fonctionnaires bénévoles, donnant une heure de leur temps chaque jour, pour accomplir la besogne; qu’au surplus, chacun doit attendre son tour.Le correspondant disgusted du Star note, en conclusion de sa lettre, que l’aviateur démobilisé a pourtant dû payer du loyer, des salaires et rencontrer diverses charges fixes depuis le mois d’août.Comme la permission d’Ottawa ne vient toujours Eas, il pense sérieusement à fermer outique car il ne lui semble plus passible de disposer de sa rnar: chandise en profitant du marche de Noël.Ce correspondant du Star est donc en mesure d’apprécier à sa pleine valeur un cas de gâchis de l’administration du temps de guer-re.Emile IENOIST 13-X-44 Les ambitions territoriales des Hongrois sur la Transylvanie — Le dilemme où la guerre les a placés-Comment les Anglais et les Russes se partageraient les zones d'influence dans les Balk *ns — Les négociations polonaises n'avancent pas vite — Sur le fro t de t'ouest et dans le Pacifique La chute de la Hongrie ne devrait pas tarder beaucoup au train où vont les troupes russes.A Londres on s'attend à cet événement avant que M.Churchill quitte Moscou.Toutes les routes do communication importantes entre la Hongrie et la Serbie sont aux mains des Russes qui convergent vers Budapest le long des principales voies ferrées.Il n'y a plus aucun obstacle naturel entre les troupes rouges et la capitale hongroise; elles sont à 60 milles à l'est de la ville et à une distance encore plus rapprochée au sud; elles sont à moins de 15 milles du seul chemin de fer reliant Budapest aux troupes magyares qui occupent les cols des Carpathes en Ruthénie.Les colonnes allemandes et hongroises du nord de la Transylvanie ont été virtuellement isolées.Les Hongrois se sont trouvés pendant toute la guerre dans un dilemme inextricable.Toute leur politique est dominée depuis longtemps par la conviction profonde et passionnée que la Transylvanie leur revient de droit.Selon le périodique "Review of World Affairs", ils méprisent les Roumains, ils haïssent les Allemands, mais ifs craignent les Russes autant qu'ils détestent les Allemands.Ils estiment les Anglais et les Etatsuniens.Mais les alliés d'Occident, à la fin de la guerre comme au début considèrent que la Transylvanie appartient à la Roumanie, ce qui a poussé la Hongrie dans l'autre camp.Lorsqu'il est apparu clairement que l'Allemagne ne pouvait plus gagner la guerre, les Hongrois se seraient volontiers retournés contre les Allemands, mais ils croient que les Alliés vont imposer des conditions très dures à la Transylvanie, ce qui les fait encore hésiter.Et au moment où les armées étatsuniennes et anglaises assaillent l'Allemagne à l'ouest, ce sont les Russes qui envahissent la Hongrie.Avant que la Roumanie n'ait quitté le camp du roi Michel de Roumanie et du roi Siméon de Bulgarie.Cette méthode de dépecer la carte du monde entre les grands empires est fort ancienne et tout à fait classique; qu'on y aille carrément ou qu'on y mette des nuances, — protectorats, mandats, etc., — tout cela est assez difficilement conciliable avec le grand principe de la démocratie que le présent conflit doit instaurer ou restaurer dans le monde; avec toutes les libertés proclamées dans la Charte de l'Atlantique et dans maints autres documents.C'est assez inquiétant aussi pour l'avenir du grand édifice international qui doit assurer la paix définitive et perpétuelle au monde et dont on a jeté les fondements à Dumbarton Oaks.LA QUESTION POLONAISE Les négociations se poursuivent à Moscou entre les deux groupes qui prétendent représenter la Pologne, le gouvernement polonais de Londres appuyé par l'Angleterre, et le Comité polonais de libération nationale, appuyé par la Russie.Les milieux officiels espèrent un compromis avant la fin de la conférence Churchill-Staline, mais dans les deux groupes intéressés on ne cache pas que les difficultés à surmonter sont considérables.Les membres des deux groupes ne semblent pas s'être encore rencontrés; les négociations procèdent par l'intermédiaire des délégations anglaise et russe.Le premier ministre Mikolajczyk a conféré avec M.Eden en arrivant à Moscou, et il devait avoir des entrevues avec les autres chefs anglais et soviétiques avant de rencontrer les membres du comité polonais.Le gouvernement polonais n'a pas donné carte blanche à M.Mikolajczyk, et même dans le cas où il y aurait un accord provisoire, le premier ministre devrait retourner à Londres pour soumettre le projet à axis té,~ on racèntéit suVle’co’ntinent urîéhiltoTre'amu- | ?es collègues.Le gouvernement est disposé à discuter j(jb caxnet du grincheux M Godbout sert une semonce méritée à M.Drew.On ne reconnaît plus notre ancien premier ministre.H est devenu d'une violence ! ?Dommage que M.Godbout n’ait pas mis autant de vigueur pour dénoncer certains manquements aux promesses faites par les grands chefs libéraux depuis 25 ans, ou encore la façon indigne dont nos conscrits ont été traités, et le mépris qu’Ottawa manifeste à notre égard dans ses innombrables organismes de guerre.* * ¥ Un échevin d’Aberdeen, en Angleterre, a été arrêté pour avoir volé un cercueil.C’est‘ sans doute le "pork barrel" de l’administration municipale de l’endroit.* * * La récente explosion d’enthousiasme de M.Coldweil pour l’effort de guerre ne paraît pas lui être autrement profitable.Car la presse anglaise lui rappelle assez cruellement ses déclarations antérieures alors que le 9 septembre 1939, il déclarait aux Communes : ' Le Canada devrait se préparer à défendre ses rives, mais son aide outre-mer devrait être purement économique et ne comprendre ni la conscription des hommes ni l’envoi d’aucune force expéditionnaire’ .* * * La police a dû intervenir pour contrôler une foule bêlante de 25,000 jeunes gens qui voulaient entendra le roucoulant Sinatra au théâtre Paramount, de New-York.Il a fallu employer 200 policiers.Et il y avait déjà 5,000 auditeurs dans le théâtre.La race des moutons de Panurge n’est point disparue.Le Grincheux 13-X-M santé: M.Cordell Hull expliquant à M.Roosevelt comment la Hongrie avait déclaré la guerre aux Etats-Unis.—Qu'est-ce que la Hongrie?demande M.Roosevelt.—Un royaume, répond M.Hull.—Bon, et qui est son roi?—Elle n'a pas de roi; elfe est gouvernée por un amiral.—Un amiral! Quelle est donc l'importance de sa flotte?—Elle n'a pas de flotte, c'est un pays qui n'o pas de frontière maritime.—Et pourquoi nous a-t-elle déclaré la guerre?—Parce qu'elle veut la Transylvanie.—Mais alors, ne devrait-elle pas plutôt se battre contre la Roumanie?—Pas du tout, la Roumanie est son alliée.Le gouvernement hongrois s'est efforcé de jouer sur tous les tableaux, et de convaincre les Alliés que la Hongrie était le plus neutre des satellites axistes, qu'elle était aux côtés de l'Allemagne par haine de la Russie, et non par pro-germanisme ni par pro-nazisme.D'ailleurs le sentiment antigermaniste des Hongrois est inscrit dons leur folklore; une chanson du XVIÏe siècle comporte le couplet suivant: "O Magyar, ne croit pas à la sincérité d'un Allemand, même s'il te flatte".On comprend que dons les circonstances, les Russes qui sont à l'offensive et disposent d'effectifs plus considérables que les Allemands, n'éprouvent guère de difficulté à pénétrer dans le pays; car la population est lasse de la guerre, et elle ne penche guère plus d'un côté que de l'autre, étant donné que les chances de conserver la Transylvanie se sont évanouies.PARTAGE DES ZONES D'INFLUENCE A Moscou on prédit qu'eprès la Hongrie ce sera ou tour de l'Autriche d'être envahie; cependant que l'armée rouge occupera rapidement les régions de Croatie et de Slovénie en Youaoslovie, ainsi que la Slovaquie.Le moment est bien choisi pour MM.Churchill et _______________ Staline de discuter les intérêts balkaniques des deux |a Hollande' la question de la frontière avec l'Union soviétique, mais il n'est pas prêt è renoncer à la constitution de 1935 qu'il considère comme la seule autorité légale en Pologne.M.Mikolajczyk a suggéré en août dernier au comité polonais, de réorganiser son gouvernement en y admettant des représentants de cinq partis politiques, notamment le parti ouvrier polonais, ou parti communiste.Mois il n'a pas reçu de réponse.Le comité pro-soviétique soutient qu'il est le seul compétent pour parler au nom de la Pologne libérée, que M.Mikolajczyk peut se joindre au comité, même comme premier ministre, mais que le comité ne se joindra pas au gouvernement.Les relations entre Moscou et le gouvernement polonais ne s'améliorent guère, car la radio de Moscou a aujourd'hui même lancé une nouvelle dénonciation contre lui.Il s'agissait d'un compte rendu d'une grande assemblée publique de la jeunesse polonaise, à Lublin, il y a quelques jours, et l'émission rapportait qu’un capitaine du corps de sécurité du comité national a dit que la capitulation des partisans du général Kama rowski à Varsovie était une "trahison préméditée".LE FRONT DE L'OUEST Autour d'Aix-la-Chapelle l'infanterie étatsunienne rencontre peu de résistance aujourd'hui, mais les Allemands amènent des renforts par un corridor qu'ils.tiennent mais qui est sous le tir ollié.Une bataille aérienne s'est livrée hier soir au-dessus de la place assiégée.Les Allemands ont lancé environ 150 avions de combat contre les lignes étotsuniennes.C'est la plus forte sortie aérienne de l'ennemi depuis des semaines.On a abattu 12 avions et 6 ont été endommagés; les Etatsuniens ont perdu quatre appareils.Sur le front de la 2e armée britannique du général Dempsey, dans le corridor hollandais, les Allemands se sont retirés d'une tête de pont de 12 milles de largeur sur la rive sud du Neder, entre Arnhem et Rotterdam.Les mouvements de troupes Indiquent que les Allemands pourraient évacuer tout le nord-ouest de Choses et d’ d’hier auiourd ’hu' “AlIer toujour* aux patit*.i ceux qui souffrent et pour qui la vie est dure, mai* ne pas avoir de mépris pour ceux qui (ouïssent et vivent dans l’égoïsme.Plus que les autres peut-être, ils ont besom d’être aimés, be-soipaque la charité leur révèle Dieu.” ^ ILISA8ITH LISEUR poys, et de se portager amicalement les zones d'influence; le prétexte diplomatique c'est qu'il convient de calmer les craintes de l'univers que ces deux grandes puissances en viennent à se heurter dons cette région fertile en conflits, Les Britanniques disent carrément que leur principale préoccupation c'est la sécurité des communications anglaises dans la Méditerranée orientale; et qu'il leur faut pour cela l'amitié de la Turquie et de la Grèce, et la paix à l'intérieur des Balkans.Les Russes affirment, d'autre part, que leur grand objectif c'est d'assurer la sécurité de la frontière sovié-tique, — comme si ces Etats d'importance secondaire pouvaient menacer sérieusement la puissante Russie.A cette fin, les Russes tiennent à ce que la Roumanie et la Bulqarie, et peut-être même la Hongrie et la Yougoslavie, fassent partie du système de sécurité soviétique.Le 'Times" de Londres écrit avec un humour peut-être inconscient: "Il n'y o rien d'irraisonnable dons une telle politique, et certainement rien qui doive alarmer soit ce pays, soit les Etats-Unis, soit I un des pays plus immédiatement concernés".Il ajoute qu'un accord anglo-soviétiaue au sujet des Balkans était implicite dons le traité conclu entre les deux pays, mais qu"'un exposé public de cette politique faciliterait grandement la tâche des gouvernements qui retourneront bientôt à Athènes et à Belgrade, ainsi que celle des nouveaux gouvernements qui s'esquissent à Bucarest et à Sofia".Un aspect qui ne manque pas d être pittoresque, c’est que dans les négociations entre la monarchiste Angleterre et la communiste Russie, il faudra régler !e sort des trônes balkaniques, ceux du roi Pierre de Yougoslavie et d>i roi Geomes de Grèce, qui sont.déjà fort discutée è l'intérieur do cet deux pays, et ceux Les troupes alliées ont pénétré hier soir dans la ville d'Overloon, à 10 milles de la frontière allemande, à la suite d'une vigoureuse attaque lancée hier midi.Le commandement allemand a enlevé du secteur d'Arnhem au moins une division de chars pour l'envoyer contre la 1ère armée étatsunienne du général Hodges qui assiège Aix-la-Chapelle.Aux bouches de l'Escaut, la 1ère armée canadienne du général Creror a lancé de nouveaux assauts qui ont rencontré une vigoureuse résistance ennemie.Les Allemands ont lancé contre cette nouvelle attaque tout ce qui leur reste de la 64e division, et une dure bataille se livrait ce matin dans ce secteur.A la tête de pont du canal Léopold les Canadiens ont pris le village de Biezen, près de la route qui va à Aardenburg.Au nord de Metz, des iroupes de la 3e armée étatsunienne du général Patton combattent corps à corps dans les rues de Meizières-les-Metz; à l'est de Lunéville, cette armée a pris la ville de Porroy, et a lancé des patrouilles jusqu'à l'extrémité est de la forêt de Parroy.La bataille de souterrains du fort Driont se poursuit.A l'extrémité sud du front de l'ouest, la 7e armée étatsunienne du général Patch et la 1ère armée française du général de Tassigny ont fait des gains substantiels dans le secteur d'Epinal-Belfort, vers la trouée entre les Vosges et les Alpes.Les opérations ont pris de l'ampleur dans le Pacifique depuis quelques jours.Des porte-avions sont allés lancer des bombardiers sur Formose mercredi, et oft annonce aujourd'hui qu'au cours de l'attaque les avions étatsuniens ont détruit 221 avions japonais, coulé 16 navires et endommagé 19 autres.Paul SAURIOL 13-X-M r LE DEVOIR, MONTREAL.VENPbfdi 13 OCTOBRE 1944 VOLUME XXXV — No 236 CHRONIQUE UNIVERSITAIRE par Pierre Laporte Cours publics de droit commercial à la Faculté de droit de TUniversité — Conventum du 89e cours au collège de l'Assomption — Autobus pour les cours du soir a l« Faculté de philosophie — Reprise des cours à l'Institut pédagogique de la Congrégation Notre-Dame Echo du bombardement de Lisieux Dewey accuse d'isolationisme Lettre des Carmélites de France aux Carmélites du Canada Les cours publics de droit de la chaire Forget, donnés sous les auspices de la Faculté de droit de l’Universcité de Montréal, reprendront le 17 octobre prochain.C’est ce rpie nous a annoncé hier Me Maximilien Caron, vice-doyen de la Faculté de droit, en nous remettant le programme complet de ces cours, qui porteront cette année sur la législation commerciale.Nous ne saurions trop inviter les Industriels, les commercants et tons ceux qui touchent de près ou de loin “aux affaires” à suivre ces cours gratuits, donnés par des professeurs éminemment compétents à l’Université de Montréal.La Faculté de droit, de fouie évidence, a d’abord été créée pour evux qui se destinent à la profession d’avocats.Son premier rôle est de former des avocats compétents, qui apphient leurs connaisse ces légales sur de solides bases juridiques, romaines et françaises.Elle doit aussi former des praticiens avertis qui sachent attaquer avec force ou ise défendre avec fermeté.Mais là ne finit pas son rôle.Une Faculté de droit doit avoir un rayonnement plus vaste que celui-là.Elle a un devoir social à remplir envers la com-munauté.La Faculté de droit de l’Université de Montréal a compris cela.Aussi met-elle au service du public montréalais des cours de vulgarisation juridique.A nous d’en profiter.Faut-il craindre que ces cours de législation commerciale ne soient trop arides pour des profanes?Loin de là.Tous ceux qui voudront se rendre à l’Université de Montréal les mardi et jeudi de chaque semaine sont assurés de passer des heures agréables et d’en tirer un très grand profit.Tout le monde est invité et les cours sont gratuits.En voici le programme détaillé: 1ère leçon: Le droit commercial dans l’économie générale du droit — Définition et sources — L’acte de commerce et le commerçant.L’obligation *2ème leçon: Théorie générale des contrats — Conditions de validité et effets des contrats — Effets des obligations.3ème leçon: Différentes sortes d’obligations — Preuve et extinction des obligations.Le sujet des contrats commerciaux 4ème leçon: Liberté du commerce — Mineurs et femmes mariées — Avis de décès CHAPUT.— A Montréal, le 11 octobre 1944, à l’âge de 58 ans, est décédé Alcibiade Chaput, époux en premières noces de feu Diane Gauthier, et en secondes noces de Clara Lemieux, et père du Rèv.Père J.Chaput, O.M.I., missionnaire au Keewatin.Les funérailles auront lieu samedi, le 14 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 3484, rue Bordeaux, à 7 h.30, pour se rendre à l’église de limma-culée-Conceotion, où le service sera célébré à 8 h., et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GARKAU.— A Saint-Laurent, le 11 octobre 1944.à l’âge de 47 ans, est décédé M.l.-Léonard Gareau, époux de Lilly Brais et frère de M.Pnbbé .l.-A.Gareau, aumônier à Longueuil.Les funérailles auront lieu samedi, le 14 courant.Le convoi funèbre partira des salons J.-B.Deslauriers, no 232 rue Principale, à 10 h.15, pour se rendre à l’église Saint-Laurent, où le service sera célébré à 10 h.30, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Nécrologie ALLARD — A Montréal1 le 10, Thérèse, fille d'Octave Allard.CARDINAL — A Valleyfleld, le U, à 47 aM, Yvonne Prégent, épouse de Charlemagne Cardinal.CHAPUT — A Montréal, le 11, à S8 an*, Alcibiade Chaput, époux de Clara Lemieux.CHENIER — A Montréal, le 12, & «8 ans.Os-car Chénier, époux d'Yvonne Alarle.LAQACE dit MEUNIER — A Montréal, le 11, Avila Lagaeé dit Meunier, époux de Rosanna Lamarche.FICHE — A Montréal, le 14, * M an», Regina Fiché.TURCOT — A St-Vlncent de Paul, le 11, à 83 an», Joseph Turcot.VALLERAND — Au couvent de» Servantes de Marie, le 11, h 95 ans, Mme André Vallerand.A L'ETRANGER A New-York,, le 10, à 76 an», Mère Berthe Lecrolx.directrice dea études au collège du Sacré-Cœur de Manhattan, Née A Arrae.Mère Lecrolx était officier de l'Académie française depuis 1936.A Pittsburgh, le 10, A 75 an», le Dr James Morehead Murdoch, spécialiste en maladies mentales.A Silver Creek, A 74 ans, Grace Eva Mll-som, peintre paysagiste.A New-York, le 10, William H.Jones, directeur du ministère britannique des transports de guerre.A Philadelphie, A 88 ans, le Dr Pterrc-rrançois Glroud, professeur A l'unlveralté de Pennsylvanie, poète et fondateur de l'Alliance française de Philadelphie.A Edimbourg, A 73 ans, le rév.John Stlrton, grand aumônier du roi Georges, en Ecosse, auteur de plusieurs ouvrages religieux et littéraires.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravé» Pria et «péefmern lur demanda l'Imprimerie Populaire, limitée 4JO.Netre-Dame »it.Montréal Téi.BEIaii 1361 Personnes agissant pour autrui — Raisons sociales.Sème leçons: Sociétés — Leur or-ganisataion et leur fonctionnement — Droits et responsabilité des associés.6ème leçon: Compagnies — Leur nature et leur organisation, leur fonctionnement et leurs droits.7ème leçon: Le mandat — Procureurs, agents, courtiers et facteurs.Contrats sur marchandises 8e leçon: La vente et l’échange.9ème leçon: Le louage et le transport.lOème leçon: Le gage sur marchandises et sur titres — Le cautionnement et l’hypothèque.Contrats sur argent et crédit: lie leçon: monnaie réelle et fictive.Titres de crédit circulants; effets de commerce et valeurs mobilières.La lettre de change: Définition et conditions de forme.12e leçon: la lettre de change: conditions de fonds; détenteur régulier; négociations et endossement; acceptation.13e leçon: la lettre de change: paiement et libération; refus de paiement et protêt; obligations et droits des parties.14e leçon: billet à ordre: le billet-contrat; autres titres.15e leçon: le chèque.La Banque; organisation, droits et responsabilités des banques.16e et 17e leçons: Opérations de banque; valeurs mobilières; acte de fiducie; opérations de bourse.Contrats sur risques: 18e leçon: l’assurance; nature et différentes sortes de contrats d’assurance.Liquidation des contrats commerciaux: 19e leçon.Cession de biens et faillite.Historique et conflit des lois; aperçu des lois actuelles.20e leçon: procédure en recouvrement des créances commerciales; les tribunaux et leur juridiction.>(.t{, }f.Le cours sera donné le soir, de 8 h.30 à 10 heures dans la salle H-502, à l’Université de Montréal, 2900 boulevard Mont-Royal, les mardi et jeudi de chaque semaine, commençant le mardi 17 octobre 1944, pour se terminer vers la mi-décembre.L’entrée est libre.Au collège de l'Assomption Les élèves du 89e cours du collège de l’Assomption se sont réunis à leur Alma Mater, les 9 et 10 octobre pour leur conventum.Sur le boulevard l’Ange-Gardien, la communauté les attendait.Des applaudissements prolongés saluèrent leur arrivée, tandis que la fanfare du collège faisait entendre ses notes les plus joyeuses.M.le chanoine Hervé Lussier, supérieur de la maison, leur fit, avec tous les professeurs, le plus cordial accueil.Plusieurs anciens professeurs s’étaient joints à eux: M.l’abbé Pierre Gauthier, curé de l’Assomption, M.l’abbé Donat Martineau, visiteur des écoles à Montréal, M.l’abbé A.-A.Mélançon, professeur d’apologétique, M.l’abbé Paul Jarry.visiteur des écoles à Montréal.M.l’abbé Emile Jarry, au-ntênier à Lachine, M.l’abbé Joachim Forest, aumônier à Saint-Jean de Dieu; M.l’abbé Albert Henri.aumônier à l’hôpital Notre-Dame.Au réfectoire.M.le supérieur ex- j prima sa joie de revoir ses anciens i “à plus d’un titre” et leur souhaita j la bienvenue.M.Roger Sansregret, vice-président de la classe, fit les remerciements.M.l’abbé Jean Chaput, le président, résuma les sentiments de tous et présenta comme marque tangible de reconnaissance la somme de mille dollars.A la suite du banquet, les membres du conventum prirent part à la récréation des élèves.Puis à la chapelle, le R.P.Landry, O.P., curé de la paroisse Sainte-Anne de Fall-River, fit un commentaire de circonstance sur ces paroles de Notre Seigneur: “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, et je vous soulagerai”.M.le président donna la bénédiction du T.S.Sacrement.La soirée fut agrémentée par la présentation d’un film fort goûté sur la vie collégiale et par un exposé très pittoresque des éphémé-rides du 89e cours, par M.l’abbé Henri Langlois, professeur de rhétorique à l’Assomption.Le lendemain, à la chapelle, les messes et les prières furent offertes CALENDRIER 10e moi» OCTOBRE 31 Jour» Demain: SAMEDI, 14 OCTOBRE J944 S.CALIXTE, pape et martyr.Levr du soleil, 6 h.n, Coucher du soleil.5 h.17.Lever 4e la lune, 3 h.22.Coucher de la lune.4 h.50.Dernier Quartier.le 8.A 8 h.12m.du soir.Nouvelle Lune/Ie 17.» n h.35m.du matin.Premier Quartier, le 24 A 5 h.48m.du soir.Pleine Lune.le 31.A 8 h.35m.du matin.OCTOBRE 1944 Dim Lno.Mar.Mer leu Ven Sam 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 © P.L.l 1 DO 8 • NV.17 6 PQi4 Par t'entremise de M.l'abbé Léonide Primeau, procureur de l’ar-chevêché de Saint-Boniface, La Liberté et le Patriote, de Winnipeg, a pu communiquer à ses lecteurs des extraits d'une lettre âpportee du Carmel de Lisieux au Carmel des Trois-Rivières par un aumônier militaire canadien.Celle lettre est un message des Carmélites de France aux Carmélites canadiennes.Ces extraits se lisent comme suit: Les relations postales entre la France et le Canada ne sont pas encore rétablies mais j’espère tout de même pouvoir vous faire parvenir cette lettre.Je sais que vous devez penser à nous, et sans aucun doute, vous avez dû vous demander ce que nous devenions au moment de l’invasion.Jusque là nous avions vu passer des centaines et des milliers d’avions en route pour l’Italie, l’Allemagne, l’Est de la France.Le 6 juin, c’était notre tour à avoir un court mais fort bombardement, dans la nuit du 6 au 7, un autre, terrible celui-là, qui dura 1 heure et demie et qui semblait viser les communautés religieuses, puisque 19 Bénédictines, 20 Soeurs de la Providence, 10 Petites Soeurs des Pauvres, 10 Soeurs de la Charité du refuge et 4 Soeurs de Notre-Dame y perdirent la vie.Le Bon Dieu, vous le voyez, se choisissait de pures victimes à Lisieux.Pour nous, P.nous a toutes sauvées, et à ce bombardement et aux 14 qui ont suivi dans l’espace de 2 mois et demi.Le feu se déclara dans plusieurs endroits et il n’y avait ni eau ni pompiers pour l’éteindre.Nous en étions entourées de sorte que le soir du 7 nous fûmes obligées d’évacuer, et de nous réfugier à la Crypte (de la Basilique) où nous aux intentions des confrères vivants et défunts.Dans l’avant-midi, un concours de jeux plein d’entrain donna lieu à d'abondantes récompenses pour les élèves.Dans l’après-midi, avant le départ, M.René Gravel, dans son discours d’adieu, en réponse à l’adresse des élèves, donna à ces derniers de belles leçons de courage pour les luttes de la vie.Tous les membres du 89e cours remercient leur Alma Mater de la réception magnifique dont ils ont été l’objet.Puisse cette reconnaissance remonter jusqu’à Dieu en passant par les mains de la Vierge de l’Assomption! Bibliothécaire à Polytechnique La direction de l’Ecole Polytechnique annonce la nomination de M.Joseph Leduc au poste de bibliothécaire de cette institution, eu remplacement de M.Brunotto, décédé à l’automne 1943.M.Leduc, qui était assistant-bibliothécaire depuis 1938, agissait comme bibliothécaire intérimaire depuis le décès de son prédécesseur.Pour les cours du soir • Les personnes qui s’étalent proposé de s’inscrire aux cours de Culture philosophique, qui se donneront désormais tous les lundis soir à 7h.45, apprendront avec plaisir qu’un autobus sera à leur disposition pour aller et revenir.On devra prendre cet autobus au coin des rues Maplewood et Bellingham, à l’entrée du chemin privé conduisant de l’est à EUniver-sité.On pourra s’inscrire le soir même de l’ouverture de ces cours, lundi prochain le 16.La série complète comprend une soixantaine de leçons données par 15 professeurs différents.Pour tout renseignement, on peut appeler au secrétariat de la Faculté de Philosophie, AT.9451 ou TA.2167.Institut Pédagogique Les cours réguliers de pédagogie reprendront avec le deuxième samedi d’octobre dans l’ordre suivant, à l'Institut Pédagogique Notre-Dame, 4873 ave.Westmount.Samedi, 14 octobre, 9h.30: le R.Irère Régis-Aimé, Mariste, successeur de M.l’abbé Forget; 10b.45: l’Histoire Ancienne au Diplôme supérieur de Pédagogie, Soeur Sainte-Madeleine-des-Anges, C.N.D» Samedi, 28 octobre et samedi 4 novembre: Pédagogie spécialisée de 9h.a midi.M.l’abbé Lussier, M.le Dr Marcotte, M.Louis Châtel.sommes restées jusqu’au 27 août.Pendant tout ce temps la Sainte Vierge que nous avons invoquée sous le titre de “Coeur Immaculé de Marie”, et sainte Petite Thérèse ont multiplié les miracles de protection de sorte que seul, au milieu des ruines qui l’entoure, notre monastère est resté debout.Le feu s est arrêté à la chapelle qui n’a eu que quelques vitres brisées.Quant au monasjère il a eu quelques dommages: vitres brisées, serrures et clanches de porte sautées, toitures percées par des éclats de bombes ou par la mitraille, mais aucune bombe n’y est tombée, quoiqu’il en soit tombé une centaine dans le jardin, qui a été labouré.Notre mur de cloture est intact, sauf une petite brèche qui a pu être réparée des le lendemain.La bataille finale a duré 48 heures et nous étions entre les deux feux ennemis.Je ne saurais vous dire quel vacarme c’était.C’était si-nistre.Enfin, le 25 août, les derniers Allemands s’en allaient et nous pouvions respirer un peu, non sans crainte, toutefois d’un nouveau bombardement allemand toujours possible.Espérons qu’ils oublieront Lisieux, si jamais Tenvie de faire quelques représailles les prenait.Aidez-nous, s.v.p., à remercier le Ciel des miracles de protection dont H nous a entourées et de ce qu’il a si miséricordieusement adouci notre exil.Naturellement la vie de réfugiées comportait de nombreux sacrifices, mqis en compensation nous avions le bon Dieu avec nous, trois ou quatre messes chaque matin: chaque soir, le Rosaire médité et la Bénédiction du Saint-Sacrement.Nous avions aussi le saint Office, nos oraisons et lectures, de sorte qu’il régnait dans la crypte une atmosphère de recueillement intense, quoique nous ayons été jusqu’à quatre-vingts réfugiés, dont une quarantaine de séculiers, tous pratiquant et très bien.Depuis le 6 août jusqu’au 27, nous avons eu le rosaire perpétuel qui était récité par au moins trois personnes.Vous voyez, le Bon Dieu a bien adouci l’épreuve en demeurant avec nous.Toutes les santés se sont maintenues, Dieu merci.Vous avez su sans doute que Sr Thérèse-Françoise (Léonie), de la Visitation de Caen, est décédée le 16 juin 1942 à l’âge de 78 ans.11 ne reste plus que notre bien-aimée Mère( Agnès de Jésus) qui a 83 et Sr Geneviève &ui ont connu notre sainte.Sr ANNE DE JESUS (GOYER), carmélite canadienne à Lisieux.Sur 2,800 maisons qu’il y avait à Lisieux, il en reste 750.Sur 16,000 habitants, 11,000 sont sans abril.New-York, 13 (A.P.) — Le sénateur Claude Pepper a dit hier soir que le gouverneur Thomas E.Dewey, candidat présidentiel républicain, et ses collègues, “haïssent la Grande-Bretagne pour sa rivalité ! nationale et la Russie pour sa philosophie intérieure.” “Ils ne veulent pas travailler avec QU}.Que ce soit de ces pays parce i qu ils ne peuvent approcher ces nations avec une françhe amitié, sur laquelle seule la coopération peut se fonder et une confiance internationale peut être pratiquée.” M.Popper parlait devant le Conseil américain du travail de l’Italie libre.Puis parlant de la politique extérieure du gouverneur Dewey le sénateur Pepper déclara: “Le “gouverneur de New-York est maintenant, comme il l’a toujours été, un aident isqlutioniste., son but n’est pas la paix et la sécurité mondiale, mais la présidence sous la protection de quoi, lui et sa troupe se proposent d’exploiter à leur profit les ressources, Je travail et les espoirs du peuple des Etats-Unis et des autres pays.” L'ennemi repoussé à Tiddim Kandy, Ceylan, 13 (C.P.) — Les forces japonaises, contre-attaquant avec l’appui de l’artillerie à l’est de liddim, ont été repoussées avec de ! lourdes pertes, hier, par les trou-i Pes britanniques, annonce aujourd’hui le quartier général allié.Une patrouille, opérant à 22 milles au sud de Tiddim.a attaqué avec succès un poste japonais.Des patrouilles de la 14e armée britannique, opèrent depuis quelque temps dans la région de la route Tiddim-Kalmyo, principale porte de sortie de l’ennemi dans les monts Chin.Sur le front de l’Arakan, les forces de l’ouest-africain ont avancé vers le village de Mowdok, dans la Yallée du Sangu, mais ont perdu contact avec les unités japonaises qui les ont attaquées près' de la passe Gopper.PRESCRIPTIONS i CDiMisits \ tfoim Dispyüiimi f> MWWB.Kj nopicu SERVICE JOUR et NUIT rOJJVCRT JOÜR PUQRIÏIRCIE (DOimOL M RU» mnnet .HAMtACie H uItau au mo HA.7251i 4» HUIT —-i-Trtl.l noMm Dè« l'âge de la puberté.1a jeune fille pue un lourd tribut à 1 infirmité humaine.Femme, ce «ont de nouveaux troubles essentiellement féminins: périodes difficiles, coliques utérines, hémorragies, métrites, etc.Et quand finit, vers la cinquantaine, sa vie gynécologique, ces douleurs qui lui sont particulières redoublent.A toutes ces phases, si pénibles pour la femme, il existe un remède sûr, éprouvé, c'est la A toutes ces périodes de sa vie, la FEMME doit veiller à son hygiène intime, indispensable à sa santé.Elle devra faire usage de la CYRAMOfE oui est, à la fois, microbi-.^de, désinfectant, désodorant.et agréable à employer.En ocnlc dan» toutes les bonnes pharmacies.Ecrlosz à Casier Postal 27 .Station ff.Montréal, pour recetwir brochure gratuite; *'Connaissez vous?M ,.test unprodud CHATELAIN FABRICANT DE LUR0D0NAI Un accord polonais serait conclu Moscou, 13 (A.P.) — Le premier I ministre du gouvernement polonais à Londres, Stanislaw Mikolajczyk, a déclaré aujourd’hui qu’il avait | “grand espoir” en un accord avec ! le comité de libération nationale de Lublin, à la suite d’une conférence | avec l’ambassadeur W.-Averell Har- | riman.On croit aussi qu’on en ar- i rivera à un compromis, avant la fin des entretiens du premier mi- j nistre Churchill et du maréchal | Staline.La région de Vienne bombardée Londres, 13 (C.P.) — Des bombardiers américains de l’Italie ont attaqué aujourd’hui la région de Vienne après que des mosquitos eurent bombardé le port de Hambourg et d’autres objectifs dans l’ouest de l’Allemagne avant le crépuscule.Des bombardiers moyens et légers américains ayant leur base en France, ont ajouté leur tonnage au siège d’Aachen, en attaquant des ponts et des jonctions routières en dehors de la ville .prussienne de la frontière.L’effort considérable d’hier de la R.A.F.fut employé à supporter la première armée canadienne dans sa nlus dure bataille pour nettoyer le littoral sud de la Schelde.De Berlin à Stockholm Stockholm, 13 (A.P.)—Les communications téléphoniques uüecies entre Berlin et Stockholm ont été reprises aujourd’hui après quatre jours d’interruption.Aucune explication n’a été donnée.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — B sous le numéro.Téléphones au tervice du tirage : BEIair 3361” : il vous donnera l’adresse d’un dépositaire de votre voisinage.Vient de paraître Théologie morale par U R.P.lean-Benoit Vittrant, S.J.Professeur h la Faculté de Théologie de Paris.Cet ouvrage, nous dit le sous-titre, est destiné “aux membres du clergé et spécislement aux confesseurs”, non sans doute pour s'initier à la théologie morale, mais pour la revoir, l’utiliser avec exactitude dans l’exercice du saint ministère.Un fort volume, irwad in-8, 624 pages, relié.Au comptoir $3.50, par Is poste $3,75.SERVILE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” aCHBTEZ VOS rtEURS ICI La Patrie j Fleuriste 166 est.S.-CATHIRINI Bceirtet UvrtUoa partout directe- N 1«u« ment de notie «erre- C.H.L.F.chaude.» h u PL 1786-17W ,ï i! m POUR UN ORDRE MEILLEUR L'Ecole Sociale Populaire présente avec le concours d'organisations catholiques «t sous le patronage de S.Exc.Mgr Charbonneau Le R.P.Marcel DesmaraiS, O.P.Restauration sociale et Action catholique dimanche, 22 octobre M.Maximilien Caron Le capitalisme est-il viable ?dimanche, 5 novembre M.Félix Desrochers L'Eglise et la justice sociale dimanche, 19 novembre A l'auditorium du Plateau à 3 h.de l'après-midi 50 sous par conférence — $1.00 pour les trois BILLETS EN VENTE : A l’Ecole Social# Populairt, 1961, rue Rachol ost.Montréal - CH.3101 Au “Devoir”, 430, ruo Notre-Dama est.Montrés) .B*.3361 Pharmacie Rouleau, 1,719.ruo Adam .PR.6000 Pharmacie Letourneau, 3828 boulevard Décario .DE.7311 t&SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSÿSSSÿSÿÿÿSSSSSSÿÿSaÿÿÿÿSÿÿÿÿÿSÿsÿssssÿÿaÿSSSSSÿttÿs!: TARIF des annonces classifiées ' du 'DEVOIR" Télépho.ie : BEIair 3361 1 cent le mut.25c minimum oomp-tant.annonces facturée» > I Wo le mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES.QRAND’-MES8E8 REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c par mot, minimum de 50c 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ie rendra de réels services, qu’à la :ondition que la profession soit >ien organisée et qu’elle ne se re-)Ose pas uniquement sur les séjours des gouvernements., MM.Choquette et Bergeron paraient à l’issue du souper des la-joureurs qui groupait plusieurs jentaines de personnes de la pa-oisse, des environs et même de ¦ ïherbrooke, Magog, Coaticook, St-i lerménégilde, etc.Le souper était jrésidé par M.Alphonse Blan-:hard, président du Cercle de l’U.:.c.Trente-six laboureurs ont parti-ùpé au concours d’hier à Sainte-iatherine parmi lesquels on re-narquait un vieillard de 85 ans, M.ionoré Langlois, père de seize en-ants vivants, de 113 petits-en-ants et de 62 arrière-petits-enfants.Parmi ses proches, un fils, M.Eu-iore Langlois, agissait comme juge :t on remarquait deux de ses petits-enfants parmi les laboureurs, iugène et Lucien Langlois.Au cours de la soirée, M.Fleury Bélanger, organisateur des concours de labour dans le district, a déclaré qu’il reste maintenant deux concours à tenir sur la série de dix organisés par l’U.C.C.cette année, celui de Magog et celui d’Eastman.Les autres ont eu lieu à Rock Forest, Saint-Elie, , Saint-Etienne de Bolton et Sainte-l Catherine.A la fin de ces ccRicours, on groupera les six gagnants chez les jeunes pour une finale.Le le même sens, soulignant que l’U.C.C.appartient à ceux à qui elle rend service.Il a ajouté que le parti politique peut appuyer un mouvement, mais ne l’organise pas.L’ouvrier doit s’occuper de son affaire et le cultivateur de même.M.le chanoine Malouin M.le chanoine Armand Malouin, aumônier diocésain de l’U.C.C., s’est dit heureux de pouvoir assister à cette fête de la terre.Il a déclaré que la terre, c’est notre mère à tous puisqu’elle nous nourrit et nous donne l’habit et nous fournit tout ce dont nous nous servons.Il a demandé à tous les cultivateurs d’avoir confiance en l’avenir et a rappelé la fable du trésor caché dans la terre.M.le chanoine Malouin a encore déclaré que nous traversons à l’heure actuelle une période difficile où les idées les plus abracadabrantes et les théories les plus fausses nous inondnt.Des hommes cen%és intelligents viennent de découvrir, paraît-il, qu’il suffisait que dix pour cent de notre population seulement défriche la terre, pour que nous soyons tous assurés du nécessaire et que nous* soyons heureux.Gardons donc notre philosophie chrétienne de la vie.N’oublions pas que le bonheur est une chose subjective.M Albert Nicol, de Brompton- viHe, président ' ; suTkqüel seront centrés chaque & annule.du Ccni.é 4.a de faire la guerre à d autres groupe- , membres du Comité ont reçu ments, mais bien de reunir les j cjjacun un exemplaire du calen-bonnes volontés dans un effort ne j drier du coraité pour 1945.Ce ca-coopération, afin d assurer le bien- jen(jrier, magnifiquement illustré être de la classe agricole.Il a par- j par artistes canadiens-fran- lé de l’organisation professionnelle i çajSt a pour sujet l'histoire religieu pour faire ressortir les succès de j se de ja race française en Améri A la Survivance française Deux nouveaux membres : MM.Raymond Denis et Camille Fournier Québec, 13 — La huitième session annuelle du Comité de la Survivance française s’est continuée hier et aujourd’hui à l’Université Laval, sous la présidence de M.Adrien Pouliot, doyen de la Faculté des Sciences de cette université.Le Comité a accueilli deux nouveaux membres: M.Raymond Denis, de Montréal, et M.Camille Fournier, vice-président de l’Association d’éducation canadienne-française du Manitoba.Les problèmes financiers du Comité ont retenu assez longuement l’attention des membres.Les revenus ont augmenté avec l’inlérêt que l’on porte dans les milieux français du Canada et des Etats-Unis à l’oeuvre du comité mais ils sont loin de «uffire aux besoins de cette oeuvre., , Il y a deux ans, le Comité avait décidé la création d’un fonds patriotique appelé Fonds Jean Talon, en mémoire du grand intendant de la Nouvelle-France, fonds dont les intérêts devaient être employes a soutenir les entreprises patriotiques du comité.Ce fonds dépasse actuellement trois mille dollars.Les membres ont décidé d’intensifier la campagne de souscription a ce fonds et ils ont institué à cette fin une commission des finances qui s’est mise à l’oeuvre à 1 issue même de la session.Le Comité de la Survivance a aussi institué une Commission de publication.Cette Commission au- La première visite de M.McTague De ses déc la ration s, il ressort que le parti progressiste-conservateur était, est et restera conscription-niste et impérialiste Le parti progressiste-conservateur était, est, et restera conscrip-üonniste et impérialiste.Les déclarations faites hier soir au Victoria Hall de Westmount, par le président national de ce parti.M.C.P.McTague.ne laissent aucun doute à ce sujet.Congrès des secrétaires Dure bataille le long de la de municipalités j roU{e Florence-Bologne Le notaire A.-J.-O.Bergeron est élu président du nouveau conseil d'administration Le sixième congrès annuel des ; secrétaires de municipalités s’est j | tenu hier en l’hôtel Windsor et s’est i terminé par l’élection du nouveau! conseil d’administration.Le notaire j A.-J.-O.Bergeron, de Ste-Ceneviève ‘ _ _ n n r> \ tt„„ fe'pMchTnûmV1" "°ur | bÆlEf Hpu auioîird'hui lot le, 200 délégués de l'Associa.] 'Æ tÜmSSTSSZ Avances lentes des 8e et 5e armées alliées — Captura de plus de 300 prisonniers dans le secteur central italien — Prise de Monte delle Formiche, de Baiignano, de Massa, de Badia et de Montiano tion provinciale des secrétaires des i Cette bataille faisait suite municipals ont pris part à ce con- i fj ap3ons èt le^ installafions al- M.McTague avait été invité dans «rès.Une douzaine de résolutions, j «posui Rolocne cen- YVpctmminl.ÇainKflnn.- I nnrtanl sur Hp« niipslinns mumciDa-; lcrn!ln tituées pour le bénéfice des en- te aujourd'hui une dépêche du Caire i Le communiqué allié ne fait au-i fants et les enfants du Canada ont d» l'™« Ra„.*r cune mention de forces débarquées | droit au même traitement, qu’i s ae l agence Keuter.f en Grèce.Le dernier avait rapporte] réside,nt dans l’Ontario, dans le que l’on tenait Corinthe sur la route] Québôc ou dans n’importe quelle vers Athènes.___ _______ |‘autre province”.calme.Les bras, la bouche, les yeux, tout va et vient avec une rapidité déconcertante.Les yeux surtout clignent sans interruption.Les mains, d’abord posées sur la table Hambourg bombardé i Le domaine économique Londres 13 (C.P.) — La H.A, F a bombardé Hambourg ainsi que d’autres objectifs de l’ouest de l’Allemagne, la nuit dernière, annonce aujourd’hui un communiqué du ministère de l’Air.Un appareil allié • été descendu.Nous croyons, dit M.McTague, que notre grand pays avec ses immenses ressources naturelles, est loin d’avoir atteint son stage de maturité.Noils prendrons les moyens pour tme no* ressources soient dévelop- Le mémoire dit que depuis quelques années certains revenu^ qui allaient ordinairement aux municipalités ont été donnés aux gouvernements fédéral et provinciaux et en même temps l’on a imposé de nouvelles obligations aux gouvernement locaux, avec le résultat que la propriété foncière supporte un fardeau “extrêmement lourd” ce qui décourage les propriétaires.mains, a aooru posées sui ia iao.*,j La fédération « soumis ces faits entreprennent vite une ronde infa-lau gouvernement afin qu I soit en tiaable de petits gestes, qui ne sont]mesure d’apprécier les facteurs qui jamais plus qu’ébauchés.i hâteront ou retarderont le progrès Mais au milieu de cette nervosité;de notre pays et assureront a no re la voix rçste absolument calme et'peuple la santé, la joie et le b les mots, qui ont peine à glisser en-j être.tre les dents serrées, se suivent sansi La délégation a présente reso-précipitation aucune.M.McTague, 1 Jutions au cabinet, présidé par M.nous le répétons, ne pourra jamais [ Usiey.Les résolutions suggèrent se plaindre de dire plus que sa pen-j que le gouvernement fédéral, par sée.Chaque parole est mesurée, ; des octrois, contribue à la dispa-scandée même, et l’orateur appuie riticm des taudis et à la construc-un peu plus fort sur certains mots tion de maisons à bon compte, plus importants.! Les résolutions parlent égalc- M.McTague, soyons-en certains, ment du développement sur un Criminels de guerre arrêtés en Roumanie Bucarest, 13 (A.P.) — On a commencé aujourd’hui l’arrestation de» criminels de guerre en Roumanie.Un decret a autorisé le gouverno-meut à se servir des mesures qui lui sembleront nécessaires pour établir les responsabilités politi-ques et criminelles des "auteurs d« désastre du pays”.On arrêta immédiatement Ton Cigurtu, premier ministre sou* l’ancien roi Carol, et directeur de la compagnie de** mines d’or de 1* Roumanie; Orwaler Pop, ancien ministre de la justice, et Mihail Manoilescu, ancien ministre des affaires étrangères.Orwaler Pop et Manoilescu ont signé l’édit de Vienne qui cédait la Transylvanie à 1» Hongrie.On emprisonna aussi un certain nombre de hauts fonctionnaire! administratifs de la Transnistrie.Le général George Potopetanu, ministre de l’économie et des finances qui occupait un poste similaire sous Antonescu et fut deu» semaines gouverneur de la Tranv nistfie, a résigné aujourd’hui.sait ce qu’il dit et scs déclarations engagent nettement te parti qui l’a choisi pour le représenter.Pi«rr« LAPORTE plan national d’aéroports pour l’expansion du transport aérien.La fédération se plaint du fait que les édifices du gouvernement fédéral, Ouvrages * d’André Maurois LA VIE DE DISRAELI — 342 pages.Au comptoir $2.25, franco $2.35.HISTOIRE DES ETATS-UNIS — Deux volumes (1492-1940 ), 650 po ges.Au comptoir $4.00, franco $4.25.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE DEVOIR, MONTREAL VENBUPPI 13 OCTOBRE 1944 VOLUME XXXV — No 236 Le maire Raynault à la Ligue des propriétaires Campagne de recrutement qui sera lancée ce soir à l'école Lamennais — Le notaire Léger déclare que le petit propriétaire devrait être aidé dès maintenant si l'on veut éviter sa ruine après la guerre Ad Bureau confédéral de la C.T.C.C.Les élections américaines,' Le collège électoral NOMINATION La première réunion de la saison s'est tenue récemment aux Trois-Rivières C’est ce soir, i IVcoJlp T,»nn*n-nais, angle Beaubien et Saint-Denis, qu’aura lieu l’assemblée inaugurant la campagne de recrutement de la Ligne des propriétaires de Montréal.Le maire de Montréal, M.Ad-hémar Raynault, présidera cette assemblée au cours de laquelle seront choisis les délégués qui assisteront, aux Trois-Rivières, au congrès annuel de la Fédération des Ligues des propriétaires de la province de Québec.Des questions à autres classes de la société, demande et obtienne enfin sans grève et sans perturbation politique, parce qu’il est très respectueux des lois, une juste allocation pour son logement; c’est pourquoi, on s’est empressé de s’ingérer et de légiférer dans le domaine privé en imposant aux propriétaires des restrictions el des ordonnances aussi injustes que vexatoires.“Mais le problème du logement implique nécessairement l’idée d’un propriétaire et, chose étran- l’ordre du jour seront aussi étu- j ge, c’est que l’on s’est beaucoup diées sommairement.j plus préoccupé de régler le problè- me du logement que d’interesser Au cours d’une entrevue qu’il ! un plus grand nombre à devenir donnait aux journalistes, le notaire ! propriétaires: la raison est bien Léonard Léger, premier vice-prési- simple à concevoir, c’est qu’on ne dent de la Ligue, s’est objecté au ! cherche aucunement à rendre la traitement, si différent des autres classes de la société, qui est fait ac tuellement au propriétaire.Après avoir été supplié par les propriété intéressante.“C’est bien beau et bien intéressant de se faire dire publiquement que les propriétaires sont la base .' iéconomique de la société, mais ces autorités d héberger les chomeiirs- ! mots.ià sont vains si, d’un côté, l’on souvent gratuitement, et, dans la plupart des cas en subissant des pertes considérables, il s’est contenté de charger le même loyer à son locataire qui avait depuis trou vé de l’ouvrage et quand ce dernier ainsi que les membres de sa famille gagnent aujourd’hui trois, cinq et même sept fois plus qu’au-paravant et que le propriétaire juge qu’j! est raisonnable qu’il profite également de cette situation analogue pour compenser les pertes considérables qu’il a subies, on vient lui dicter qu’il n’a pas le droit lui, d’augmenter son loyer, ou la valeur de ses services.j Et Me Léger ajoutait: “Peut-on concevoir plus d’injustices à son endroit?N’a-t-il pas droit aux mêmes égards que les autres clas- j ses de la société?On invoquera , sans doute ce mot magique “infla- j tion”, mais pour ne l’appliquer qu’à - - pron.-;.KnrHPr lui seul quand toutes les autres clas- ^,em^rgeoif (Louise), décédée mardi dernier, et dont les funérailles auront lieu à Québec, demain fait tout ce qui est nécessaire pour saper à sa base la liberté du propriétaire et si, d’un autre côté, on ne fait rien pour protéger cette base économique qui est le rempart de notre société.i Quand on veut constrmre quelque chose de durable tant au point de vue matériel qu’au point de vue économique, on doit faire en sorte qu’elle soit établie sur des bases solides et voir à ce que rien ne puisse en diminuer la force.” La campagne de recrutement qui sera lancée ce soir se continuera au cours de la semaine prochaine.Mort de Mme François Fortier Nous avons le regret d’apprendre ses de la société ont obtenu des augmentations ou des rajustements sans s’occuper de l’inflation.Est-ce que le propriétaire n’aura pas ui aussi à subir les répercussions de l’après-guerre?Poser la question, c’est déjà la résoudre.Alors, rru’on lui permette donc aujourd’hui de renforcej; sa position en percevant des loyers plus adéquats, eu égard aux circonstances a etudes, quand les locataires peuvent les payer sans gène financière, si 'on veut éviter la ruine des petits propriétaires.“Il nous plaît toujours, continuait M.Léger, d’entendre nos dirigeants s’alarmer publiquement, avec raison cependant, au sujet du pourcentage si minime des propriétaires dans Montréal en regard de notre population, car même si leurs bonnes intentions ne doivent durer que le temps de leur discours, elles contribuent cependant à soutenir l’ardeur et à stimuler l’enthousiasme de ceux, toujours les mêmes, qui se dévouent sans relâche pour améliorer la situation malheureuse et regrettable qui est présentement faite aux propriétaires et elles leur fournissent aussi cette occasion favorable de rappeler de temps à autre à nos gouvernants leur impérieux devoir en cette matière.“La crise actuelle du logement a fait verser beaucoup d’encre depuis deux ans, parce que l’on avait peur de se trouver un soir sans abri et parce que l’on craignait que le propriétaire, comme toutes les M VtOM ' à QUÉBEC en 1 h.au SAGUENAY ( A K V I D A ) en 2 h.15 m.four réurvations »t nméigmmMti, Hall d’anhia da Mont-Royal Téléphone MA.4231 QUEBEC AIRWAYS *ou» la eontréla dai GoAUulùiM&ici^ic AIR : UNES matin, 14 octobre.Mme Fortier était la fille de M.et Mme L.-P.Turgeon, de Québec, et comptait de nombreuses amies dans la capitale, qu’elle avait quittée le 1er septembre dernier pour venir habiter Montréal.Son mari, M.François Fortier, fils de M.le Diet Mme Massùe-Fortier de Québec, a été promu, le 1er mai dernier, au poste d’agent régional provincial du Pacifique Canadien, à Montréal.Ce n’est que le mois dernier que sa famille était venue le rejoindre dans la métropole.Outre son mari, Mme Fortier laisse deux enfants, Yves et André, son père et sa mère, M.et Mme L.-P.Turgeon, ses frères, MM.Jean et François Turgeon, ses soeurs, Mme Georges Reid (Yvette) et Mlles Rolande et Denise Turgeon.Lui survivent encore, ses belles-soeurs, Mme Bêla de Zoltvany, de Montréal, et madame Théo-Miville Déchène, Mmes Jean et François Turgeon, et ses beaux-frères, le capitaine Massue Fortier, actuellement en service actif outre-mer.Me Taschereau Fortier, avocat, le lt-col.Théo.-Mi-ville Déchène et M.de Zoltvany.Le Devoir transmet à la famille en deuil l’expression de ses condoléances.Il succombe à ses blessures Régent Boivin, âgé de 4 ans et demeurant au no 6022 rue Bordeaux, a succombé à ses blessures, à la suite d’une chute de l’escarpolette où il était à s’amuser.Son cadavre a été transporté à la morgue pour enquête.Vient de paraître Iberville le conquérant par GUY FREGAULT L'ouvrage le plus considérable sur Pierre Le Moyne d'Iberville.La biographie définitive du héros canadien.Volume de 420 pages.Au comptoir $3.00, par la poste $3.25.SERVICE DE LIBRAIRIE * DU "DEVOIR" Au secrétariat des.Syndicats nationaux catholiques des Trois-Rivières se tenait récemment la première réunion du Bureau confédéral de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada.Outre les membres de l’exécutif, un bon nombre de syndiqués y assistaient, représentant la plupart des centres et des fédérations de la province.Dans le rapport qu’il donna, le président informa le Bureau confédéral que l’actuaire a donné une approbation du plan d’assurance confédérale en suggérant certaines modifications quant aux indemnités et aux primes afin de rendre le plan plus solvable.Le Bureau confédéral possédant déjà l’autorisation de mettre ce plan en vigueur dès son approbation par les actuaires, il suffira alors de faire une nouvelle édition du plan d’assurance et d’en envoyer une copie à tous les corps affiliés avec les modifications apportées: Entre autres comptes rendus, le président mentionne qu’il a assisté à une séance du Conseil supérieur de l’enseignement technique de même qu’à un forum syndical à La-prairie à l’occasion du Congrès de la Fédération des amicales des Frères de l’Instruction chrétienne.11 a aussi assisté, au bureau du ministre du travail, à une ronférence au sujet d’un projet de loi d’apprentissage pour les métiers du bâtiment.M.Gérard Picard, secrétaire et organisateur générai, présenta ensuite son rapport dans lequel il informe d’abord le Bureau confédéral que denuis le congrès, les séances d’arbitrage des syndicats des pompiers, des employés des services extérieurs et des fonctionnaires municioaux de Qumiec 'se continuent.“Notre mouvement est le seul représentant de ces trois syndicats, dit-il.Ces arbitrages auront des répercussions susceptibles da’i-der à consolider nos syndicats et à en former de nouveaux”.On escompte une décision prochaine pour la cause des pompiers et des employés des services extérieurs.Quant aux fonctionnaires municipaux, la ville a retenu les services d’un conseiller expert et le syndicat des fonctionnaires devra débourser près de $2,000; toutefois.l’arbitrage s’oriente vers la fin et il est permis d’espérer des résultats intéressants.M.Picard assiste présentement la Fédération du meuble qui se porte à l’assaut de ses positions.Plusieurs de ses syndicats ont été reconnus par la Commission des relations ouvrières.Il s'agit maintenant de négocier avec l'Association des manufacturiers de meubles.Notre organisateur général a aussi assiste la Fédération de la chaussure dans un appel au Conseil na-iioanl a Ottawa.U a été mêlé aux premières négociations de la Fédération du bas façonné et il surveille de près l'arbitrage commencé dans 1 industrie de la boulangerie à Québec.On passe ensuite au rapport de la réunion de l’exécutif tenue quelques heures auparavant.Parmi d’autres recommandations, l’exécutif fait au bureau confédéral, celle d’appuyer une requête du Conseil central de Saguénay-Lac Saint-Jean à l’effet d’enlever le plafond des distances pour que les courses des taxis s’étendent à toute la région et qu’une lettre soit envoyée au régisseur des huiles à Toronto, afin d’obtenir l’extension qui est de 15 milles de rayon actuelleinenl.M.Alphonse Bégin, délégué de la C.T.C.C., à la Commission de formation porfcssionneüe, informe le Bureau confédéral qu’un relevé fajt par ladite commission révèle que Ù'/c des soldats ont manifesté le désir de suivre des cours de for-' niation professionnelle.Le gouvernement d'Ottawa est disposé à donner des octrois aux provinces pour la formation professionnelle, maij il pose des conditions inacceptables aux provinces dans le domai-, ne île l’éducation, principalement pour la province de Québec.Parmi les résolutions référées au bureau confédéral par le Congrès, mentionnons celles qui concernent les journées d’études et la fédération des cercles d’études.Il a été proposé que les prochaines journées d’études portent seulement sur les deux sujets suivants; l’atelier fermé et l’étude du rapport du président (Congrès 1944) traitant de cette question.Ce projet fut adopté; ces journées d’études -se tiendront probablement à la fin de novembre ou au commencement de décembre.x M.l’abbé Georges Côté, aumônier général, annonce la tenue, prochainement, d’une réunion de la Fédération des cercles d'études.Les articles du chanoine Gauthier parus dans le Syndicaliste, seront mis en opuscule pour servir de catéchisme syndical dans les cercles d’études.# De nombreuses autres questions ont été discutées et des résolutions adoptées: mais il serait trop long de les mentionner; nous avons cru bon de n’en relever que quelques-unes.Message de M.King aux prisonniers de guerre A l'occasion de Noël Ottawa, 13.— Une fois de plus, le premier ministre W.-L.-Mackenzie King enverra des cartes de Noël à chacun des prisonniers de guerre canadiens internés dans des camps allemands ou japonais.Ce sont des cartes blanches, sans autre illustration que l’écusson du Canada, et portant le message suivant au-dessus de la signature du premier ministre: “Tous les Canadiens se joignent à moi pour vous envoyer leur sincère souvenir et leurs meilleurs voeux à l’occasion du Nouvel An”.A la carte envoyée aux Canadiens prisonniers en Allemagne est joint un message annonçant l’en- j voi de présents personnels et collectifs, de la part du gouvernement du Canada.Ce message est ainsi conçu: “Cette année, comme les années précédentes, les services administratifs chargés de veiller à vos intérêts sont très heureux de vous envoyer, à l’occasion de la fête de Noël et au nom du peuple canadien, un petit présent pour votre usage personnel et aussi quelques livres comme présent collectif pour l’usage des internés de votre camp.“En prévision d’un encombrement des moyens de transport sur le confinent, cette année, des mesures ont été prises pour envoyer les colis assez longtemps à l’avance, dans l’espoir qu’ils arriveront à temps pour Noël dans tous les camps.“Cette année comme l’année dernière, des cartes de Noël ne seront pas envoyées individuellement par le public.Vous vous rappelez que cette décision a été prise pour satisfaire les prisonniers qui préfèrent recevoir leur courrier ordinaire à temps que de le voir retar-dé par un afflux de cartes de Noël.Le premier ministre vous prie donc de considérer la carte ci-jointe comme n’exprimant pas seu- lement ses voeux personnels, mais aussi les voeux de tous vos amis du Canada”.SI vous avez différé de vous abonner ou "Devoir", ne tardez plus.— Le rationnement du papier amène la limitation des tirages.• Pour la même raison, si vous êtes abonné, soldez votre renouvellement avant l'échéance.TARIF PAR LA POSTE Strictement pavabte d’avance par chique AU PAIR, sinon ajouter 15 »ous pour rrals d’encaissement : CANADA 1 mois $0.65 — B mois $1.65 6 mois $3.15 — 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES* 3 mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9.00,- ?-Par poste, iivreüon le lendemain.A Montréal, le "Devoir" ne livre pas aux particuliers — En le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plupart livrent à domicile.LE DEVOIR B.P.500 (PI d'Armes) Montréol NUL ABONNEMENT ACCEPT* PAR TELEPHONE New-York, 13.— On estime que Je nombre des citoyens qui vont se rendre aux urnes électorales, en novembre prochain, pour y enregistrer leur vote en faveur du candidat présidentiel de leur choix, va s’élever au delà de quarante millions.Théoriquement, le candidat qui reçoit le plus grand nombre de voix est élu président du pays; de fait.H n’en va pas toujours ainsi cependant.En effet, aux élections crésiden-tielles de 1876, Tilden a 'recueilli près de 250,000 voix de plus que son adversaire Hayes, mais c’est celui-ci qui fut choisi président.En 1888, Cleveland a obtenu près de 100,000 suffrages de plus que son adversaire Harrison.Cependant, c’est cc dernier qui devint président.Plusieurs autres candidats à la présidence des Etats-Unis sont devenus présidents du pays bien que leurs adversaires avaient été élus par le peuple.Ce qui peut sembler paradoxal ici trouve son explication dans la Constitution des Etats-Unis: c’est le collège électoral qui, généralement, élit le président, c’est-à-dire le chef exécutif du pays et pour une période de quatre ans.C’est par ce second ballotage que le président et le vice-président sont véritablement élus.La nomination du président et du vice-président des Etats-Unis se fait par le collège électoral où chaque Etat est représenté par un nombre de délégués égal à celui des sénateurs et des députés qu’il envoie au Congres.Les membres du collège electoral n’ont droit qu’à une voix chacun.Ils étaient autrefois choisis par les legislatures d’Etat; mais ils sont maintenant élus par le peuple.Les membres du Collège électoral ne sont pas obligés de tenir compte du nombre de voix accordées a tel ou tel candidat présidentiel par le suffrage populaire.Et c est cette liberté d’action qui a inquiété, récemment, un nombre considerable de citoyens parce qu un groupe de démocrates du * ex as, adversaires du New Deal, avaient résolu de fomenter une révolte au sein du collège électoral si Je vote populaire de cet Etat était favorable au président Roosevelt, aux elections de novembre.R peut même arriver que le college electoral ne puisse choisir le président des Etats-Unis, ne pouvant recueillir assez de voix de la part de.ses membres pour former une majorité absolue.Dans ce cas, et de par la loi, c’est la Chambre des députés (représentants) qui doit choisir le président du pays.L election se fait alors par Etat, chaque Etat n’ayant droit qu’à une v£Jf- , Vne majorité des Etats est obligatoire pour que l’élection soit salable.Ainsi, dans un Congrès qui compte tant d’ennemis du New Deal, le choix de la Chambre des deputes peut aller à un adversaire de M.Roosevdt, même si celui-ci etajt élu par le peuple.Donc la majorité ^des suffrages des .citoyens peut etre défaite par des moyens parfaitement légaux.Mais tout cela ne devrait pas jeter de la perturbation dans l’esprit du peuple, vu que le danger d’une révolté parmi les membres du college electoral du Texas a été à peu près enrayé grâce à une réaction appropriée a la situation dans cette partie du pays.Cependant, le malaisa passager a VnZiïï ^ 1 et^e Ia aa.A.V • qui, dans les contes, semble in vraisemblable à un adulte est, pour l’enfant, tout naturel.Dans les'Contes de Perrault comme dans les Mille et Une Nuits, un rôle essentiel est joué par des personnages tout-puissants, fées, magiciens, enchanteurs, qui peuvent d’un seul coup de baguette transformer le monde.Ceci, dit Alain, est contraire à l’expérience de l’adulte, mais non à celle de l’enfant, qui passe ses jours au milieu d’enchanteurs qui sont les adultes eux-mêmes.Considérez un bébé porté sur le bras Je sa mère.Il voit un certain paysage: montagnes, lac, forêts; puis sa mère se retourne brusquement et voici que ce paysage disparaît et que l’enfant voit, à la même place, une maison de briques rouges, des chaises de jardin.Très évidemment, pour l’enfant, sa mère est une fée.Voici un autre enfant que terrifie un gros chien qui aboie contre lui, ou un insecte qui rampe sur le plancher de sa chambre.Il pousse des cris, appelle.Son père paraît, chasse^ le chien, jette l’insecte par la fenêtre.Pour l’enfant, ce père est un enchanteur, un glorieux cavalier qui combat les monstres et les réduit à l’impuissance.Le monde des contes est pour cet enfant une image de son monde.Voici une chambre obscure.Le père ou la mère appuie sur un bou-l’inflation et pour assurer’ la vic-i,on’ et s°l,dain 1» lumière enveloppe foire.Cette victoire est aujourd’hui 'tout C est tout aussi étnnant que 1 miæ&j PATftOH VfîtWAT -6552- certaine, mais il est important aussi qu’elle soit rapide.Des soldats meurent; dans les pays envahis, des hommes, des femmes, des enfants souffrent encore.Même dans les pays délivrés, il est urgent que la paix permette de travailler et de reconstruire.Libération et paix seront accélérées par les souscrip lions que vous obtiendrez, et c’est pourquoi je me suis mis à votre service, et sans réserves.la baguette du magicien transformant Je crapaud en belle jeune fille.Autre trait commun entre le conte et la vie de l’enfant.Dans l’un comme dans l’autre, on obtient les choses, non pas en travaillant pour les produire (ce qui est le cas du paysan ou de l’ouvrier adulte) mais en les demandant aux enchanteurs ou aux fées.Un enfant ne produit pas sa nourriture; il implore sa mère et la nourriture surgit.En Nappe No 6552.Au point de Croix.Patron facile à faire et vite fait.Les reses seront en coton perlé rose nuancé, les feuilles vertes, les courants brun “nuancé”.Coton à broder spécial, 90c et plus suivant la grandeur de la nappe A tracer coins, côté et centre, 50c, au fer chaud, 54 x 54 pes, 50c, 54 x 72 pes, 15c, 72 x 90, $1.00.Centre en plus 25c.Perforé 54 x 54 ou autre grandeur, 75c.Serv.à tracer, 15c, au fer chaud 6 pour 25c.Perforé, 25c.Etamoé sur meilleur coton jaune, 54 x 54, $1.50; 54 x 72, $1.75; 72 x 90 pes, $2.75.6 serv.sur coton, 35c.Coton à broder.90c et plus.COUPON DE COMMAND! N B.— Nous prion* no* clients de ne iamais enveyer de monnaie par la poste et de nous faire la remise par bons de poste ou timbres-poste en même temps sue U commande.VENDREDI 13 OCTOBRE 1944 Ci-inçjus.pour patrons no* .Nom .Adresse Ceux qui firent notre pays Sir Louis-Amable Jette (1836-1920) EATON ¦iwrcs o irratres : 7 n.au i 3 il.90 du lundi au vendredi.Le samedi, le m.-gasin fe-me à I heure.Vous m’avez demandé de votvs °«tre, comme dans les contes, il parler, non de politique, non de finances, mais d’un sujet littéraire.Vous avez eu raison, d’abord parce que je ne suis un expert ni en fi-nanees, ni en politique, ensuite parce que la politique divise alors que la littérature unit.Une tâche comme la vôtre exige l’union.Nous parlerons donc de littérature, et puisque cc groupe est un groupe de femmes, il m’a semblé qu’il serait intéressant de vous diré quelques mots sur les lectures des enfants.C ast un sujet important, car de la formation de la nouvelle génération dépend l’esprit de la nation de demain.Je le traiterai naturellement en tenant compte de ce que j’ai observé jadis en France; vous ferez vous-mêmes les tranpositions nécessaires.L était autrefois une habitude en doit suivre certaines règles et se servir de certaines formules.Ali-Baba doit savoir dire: “Sésame, ouvre-toi” pour entrer dans la caverne; l’enfant a mille “sésames”.S’il les oublie, le miracle attendu ne se produira pas.— Qu’est-ce qu’on dit?lui demande sa mère.— S’il vous plaît.Et alors seulement le gâteau, ou le jouet, lui est remis.Ajoutez que ces règles, pour lui, sont aussi incompréhensibles que celles édictées par les enchanteurs.Il faut donner la main droite à la clame.— Pourquoi, maman?— Il n’y a pas de pourquoi.C’est ainsi.Comme Aladin doit frotter la enfant étaient l’Histoire Sainte et l’histoire de France, les fables et les contes de fées.Sur l’histoire, sainte ou profane, je crois qu’il n’y aura pas de discussion, sinon peut-etre sur la manière de l’écrire, mais celle de Jeanne d’Arc, et celle de Napoléon.Car c’est la somme de toutes ces histoires, et aussi de sentiments et d’idées, qui les transformera lentement en des hommes et en des femmes de notre civilisation.L’enfant doit peu à peu être admis à participer aux souvenirs de son pays et à ceux de l’humanité.Telle est l’initiation qui fera de lui 1 un de nous.En France, l’une des premières lectures des enfants est, comme vous le savez, un volume de Fables, celui de La Fontaine.A six ans, je savais par coeur La Cigale et la Fourmi, Le Loup et i’Agneau, et bien d’autres.Certains ont dit: “C’est une erreur que de faire lire ces Fables à des êtres jeunes, d’abord parce que le vocabulaire de Le Fontaine n’est pas facile et que beaucoup de mots ne sont pas compris de l’enfant, ensuite parce que la morale des Fables est souvent cynique et cruelle.Pensez aux Animaux malades de la Peste.Mais les Fables apportent à l’enfant un point de vue contraire à — —^- w, lampe merveilleuse, l’enfant doit r rance que les premières lectures j dire bonsoir, embrasser ses pa-> ., - - cl un enfant étaient LHistniro Sàair»_ rents» manner proprement et s*!! Lontes, et necessaire popr fait avec soumission ces gestes rituels, les enchanteurs lui donneront ce qu’il souhaite.Et de même que, dans les contes, il y a de mauvaises fées, dans la vie de l’enfant, on a beaucoup dit que les enfants i à côté de parents qui l’aiment, il y modernes n’aiment plus les contes j a des puissances mauvaises, hosti-ue fees.‘Us n’y croient plus”, les.Les Fées Carabosse ne man-nous dit-on.“Us savent très bien i quent nas dans les familles, ni dans qu il n y a pas de fées; ils ont Tes- lies cuisines.Là encore le monde prit beaucoup trop scientifique [ des contes est vrai, pour admettre l’existence des magi- i Ne craignons donc pas que l’en-ciens, la puissance clés enchante-1 fant moderne n’aime pas les con-ments, et la citrouille changée en | tes, car l’enfant moderne demeure Rayons de nos listes les | un enfant; et il est très bon qu’il connaisse, comme nous les avons connus, la Belle au Bois Dormant, corriger celui-ci.Dans les contes, le héros triomphe toujours du Mal; ils sont romanesques et généreux.Les Fables nous montrent, au contraire le monde de la nature, impitoyable, et qu’il faut domi- à longue portée du type Grosse Bertha, des lies flottantes.Et en même temps, il a eu l’art de créer des types vivants.C’est un fait que l’on n’oublie pas le Tour du monde en quatre-vingts jours, Passe-Partout et Philéas Fogg; ni le Capitaine Nemo de Vingt Mille lieues sous les mers, ni le Voyage à la Lune ni l’Expédition au centre de la Terre.Wells a -eu autant d’imagination, plus de science, certainement plus de talent, mais) Jules Verne a été le premier, et Wells écrit surtout pour les adultes.Un jeune homme, ou une jeune fille, de treize ans, commence à découvrir la vie Tfelle.Us sortent de l’âge féerique de l’enfance; ils n’acceptent pas les aspects médiocres et bas de cette vie, qui leur sont chaque jour révélés.Ils ont besoin d’exaltation et d’amour; il faut que les livres, comme la réalité, leur en donnent l’occasion.Lors le temps est venu de leur faire lire les Vies des grands hommes.Bonaparte enfant avait été modelé par Plutarque; et Stendhal, par Bonaparte.Alors aussi les garçons s’enivrent des romans de cape et d’épée, dont Alexandre Dumas nous a donné l’inimitable modèle.Nous avons tous aimé le généreux Athos et le brave Porthos.Avec le Chevalier de Maison-Rouge nous Cette famille, l’une des plus an- l clennes du Canada, descend d'Urbain Getti, venu au pays en 1653, avec la grande recrue de 102 co- : Inns amenée par Maisonneuve, j Louis-Amable naquit à iAssomp- ¦ lion, le 15 janvier 1836, du mariage j d'Amable Jelté, marchand, ei de Caroline Gauffreau, native de Saint-Domingue.U étudia au collège de l’Assomption et fut admis au Barreau en 1857.Il devint vite célèbre dans la cause de Guibord, qui causa un si grand scandale au pays.En 1872, il entra dans ta politique et battit sir Georges-Etienne Cartier, dans le comté de Montréal-Est.En mai 1878, il refusa le ministère de j la Justice; quelques mois plus tard on le nomma juge de la Cour supérieure et professeur de droit civil à l’Université Laval.Il devint, en 1890, doyen de la Faculté de droit.L’année suivante, il présida la fameuse commission d’enquête sur le chemin de fer de la baie des Chaleurs.Il quitta le banc pour devenir, en 1898, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, poste qu’il occupa durant dix ans, soit deux termes.Durant cet intervalle, en 1903, il avait fait partie du tribunal institué pour délimiter les frontières de l’Alaska.Il refusa de signer le rapport majoritaire.Ses deux termes d’office terminés comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec, il fut de nouveau désigné à la magistrature, cette fois comme juge en chef de la Coiir du Banc du Roi.De nouveau, il démissionna en 1911, à l’âge de 75 ans, et vécut dans la retraite jusqu’à sa mort, en 1920.U eut à peu près tous les honneurs qu’un homme public puisse désirer: commandeur de l’ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, commandeur de la légion d’honneur, docteur en droit de Lennoxville et de Toronto, membre correspondant de la Société de législation comparée et de la Société d’histoire diplomatique, membre du Conseil de l’Instruction publique et de la Commission des champs de bataille, etc.U avait épousé, en 1862, Berthe La-flamme, fille de Toussaint Laflam-me et de Marguerite-Suzanne Thibodeau et soeur du fumeur Rodolphe Laflamme, avocat célèbre et ministre de la Justice.Sir Louis Jelté mourut le 5 mai 1920, à Québec.Gants de tissu pour dames REG.1.00 ! Beaux gants de chamo-suède (tissu), forme droite, élastique étroit aux poignets.Bord festonné.Blanc, gris, marine, noir.Pointures 6 à IV2 dans le groupe.Spécial samedi matin .69 Gants, au m-de-chaussée ?T.EATON CR IMITED or m o n r r r a 1.ner par la ruse.Elles sont le fruit I avons souhaité donner notre vie de la sévère sagesse populaire, et ! pour Marie-Antoinette.Ces livres _______ 0 .» 1.C .9.na cnn t r\aiit-ptrp nn.« vraie a la carrosse contes de fées.” Tels ne sont ni mon expérience, .B____, ni mon sentiment.D’abord, j’ai le Chat Botté ou Cendrillon.Ces constate que les très jeunes enfants aiment encore les contes de fées et que, si Peau d’Ane leur est éonté, ris y prennent un plaisir extrême.Ensuite je crois que le conte de mythes, aussi vieux que les socié tés humaines, font partie de notre culture.Il faut que les rêves de nos enfants ressemblent à nos rêves .- .- de jadis, si nous voulons que les gé- lees fait partie du patrimoine de ; nérations se pénètrent et se com-n(>*rf;,.t'.*v'J*sa*'on e*
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