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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 mai 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-05-30, Collections de BAnQ.

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‘'Le Canada eat une nation aouve* rame et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou de* Etat»-Unis, ou de qu que ce soit d’autre l'attitude qu’il lu faut prendre envers e monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceo rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-37) Lord TWEEDSMUIR E DEVOIR Dirsctsur i Georges PELLETIER Rédacteur un chaf t Omar HEROUX Montréal, mardi 30 moi 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 4J0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONES BEtair 3J6I« SOIRS, DIMANCHES IT FETES Adminiatrariea t BEIair 3361 Rédaction .BEIair 2984 Gérant : BEIair : 3361 L organisme mondial qui doit assurer la paix Pour et contre le Conseil Législatif Lq conjuration de 1938——Griefs contre les 24 "honorables messieurs" et leur défense-Silence relatif et publicité — Le vieux démon de la politique rit dans ses barbes — Suicide ou "affamement" — Les légistes délibèrent M.Cordell Hull va inviter l’Angleterre, la Russie et la Chine Le Conseil législatif reste l’une des grandes curiosités du Parlement québécois.Les autres provinces se dispensent de cette antique institution, reproduction en miniature du Sénat canadien et de la Chambre des lords à Westminster.On a conservé ce vieux meuble dans l'Hôtel législatif de la Grande-Allée, malgré les attaques incessantes dirigées contre sa mise au rancart.Il résiste aux assauts depuis au delà d'un demi-siècle; il serait plus exact de faire remonter ces attaques à une période plus lointaine dont l’histoire politique relate les péripéties.Plus récemment, les grands comices libéraux de 1938 juraient de mettre enfin le cadenas aux portes du Conseil.Cette conjuration n'eut pas de lendemain.On avait entendu des propos similaires de la part de l’Union nationale, sans plus de suite.Et l’unique Chambre haute des neuf législatures provinciale survit.Mais ce tribunal législatif rencontre des antagonistes opiniâtres, tomme il conserve ses fidèles défenseurs; ces derniers se recrutent naturellement au sein de cette Chambre et parmi les aspirants immédiats à la succession.Mats l’office de la Chambre haute est difficile.Veut-elle justifier son utilité en amendant des bills adoptés pat les députés, ceux-ci lui reprochent son intrusion et son autocratie.Décide-t-elle de débattre longuement des mesures ministérielles ou de les modifier, on la taxe de se constituer l’instrument détourné du pouvoir ou d’intérêts particuliers, et, au surplus, de retarder les sessions.Par contre, si elle accorde trop hâtivement son assentiment aux projets de loi, on l’accuse de jouer le rôle d'estampille oiseuse.Autre grief.Du fait du Conseil législatif, les bills privés présentés à l'approbation du Parlement québécois par des particuliers ou des corporations doivent subir une double étape; les pétitionnaires se présentent devant le comité des bills privés formés des députés et plaident ensuite auprès des conseillers.Cette procédure en double augmente d’autant les frais des requérants, à cause des démarches plus nombreuses de la part des procureurs dont ils ont retenu les services; au reste, les “honorables m,essieurs” prennent fréquemment des congés et il faut attendre leurs heures.On recueille l’écho de cette mauvaise humeur dans les couloirs du Parlement et à la Chambre des députés.A trois ou quatre reprises, durant la session en cours, quelques députés se sont élevés contre des amendements apportés à des bills par le Conseil législatif: bill de Verdun, bill de la Commission hydroélectrique, bill de la pharmacie.Et le chef de l’opposition a saisi diverses occasions de porter des bottes contre la Chambre “rouge” ou plutôt à l'adresse de certains de ses membres.Pour leur défense, plaidoyer d’utilité, des conseillers ont fait dresser un mémoire des amendements “d’ordre substantiel” apportés par eux à des projets de loi.Ce dossier que nous avons sous les yeux nous reporte à 1928.On relève une quarantaine de ces modifications à chaque session, depuis une quinzaine d'années.On y lit cette explication: “Même aprèt les stages que subissent les bills à l'As’ Frédéric Pelletier .Vous avons le regret d'annoncer la mort de notre vieux camarade Frédéric Pelletier.Frédéric Pelletier avait été.de la première équipe du Devoir.U fut un semblée législative, tant en Chambre qu'aux divers comi- ^ de fo réduction tes, le gouvernement et les intéresses découvrent que cer- \ courante: questions municipales, laines modifications s’imposent pour tendre les projets de ‘ questions de santé publique, etc.De-loi plus équitables, ou encore pour en tendre l’application^ hués un certain nombre dannées, il plus satisfaisante.Ce besoin d’améliorer les bills en der- \ lïTavcïit pas ceslTd'assurer mère heure, avant qu'ils soient sanctionnes, se tevele sut- ; fc/ ia chronique musicale.Fils de tout dans les amendements aux chartes de nos grandes et petites villes, tout comme dans les projets du gouvernement qui taxent les corporations et les contribuables.'' Cette année encore, les titulaires des vingt-quatre fauteuils viagers ont apporté à leur actif — quelques unités du moins — plusieurs manifestations de vitalité: un grand débat autour de la Montreal Light et un autre que prépare la gauche sur les bills de la protection de l’enfance.Ce dernier sera peut-être précipité par la presse de clore la session.Les conseillers sont habituellement malchanceux à l’égard de la publicité.Le retentissement de leurs coups d’éclat éventuels ne dépasse guère l’enceinte où ils s’escriment entre eux, presque à huis clos, devant des tribunes vides.Les courriéristes sont retenus à la Chambre voisine — celle des députés — qui siège simultanément, et il reste peu de journalistes disponibles pour porter au dehors l’écho des discours des paisibles opinants de la Chambre haute.Par contre, les controverses de la députation reçoivent toujours l’audience d’un public nombreux et avide, de même que l’attention des “scribes” assidus de la presse.Les conseillers payent leur sécurité politique — ils sont désignés pour la vie et débarrassés du souci électoral — par un silence relatif sur leurs agissements parlementaires.Les députes, envieux de leurs voisins, s’en félicitent peut-être.Et le Démon de la politique, humoriste à ses heures, rit dans ses barbes, à ces contrâtes et à tés, qu’il semble entretenir à plaisir.Mais l’épée fatale de l’abolition reste suspendue sur la tète des membres de la Chambre non élective.Cette suppression possible donne lieu à plusieurs théories; les légistes ne tombent pas d’accord sur la méthode à suivre.L’exemple de la Nouvelle-Ecosse, qui a confisqué l’avant-dernier Conseil législatif en 1928, les laisse perplexes.Imposerait-on le suicide légal; aurait-on recours à ‘Taffamement” par la soustraction de l’indemnité; ou appliquerait-on le moyen terme du recrutement par le mode électif, suivi autrefois (de 1856 à 1867)?Dans l'intervalle, la “Haute” conserve son statu quo.Et il reste toujours la ressource du remplacement des partants pour outre-tombe par de hautes compétences.Louis ROBILLARD musicien et musicien lui-même, il jouissait en ce domaine d'une haute autorité.Il était le doyen des critiques musicaux de Montréal.Le Devoir aura l’occasion de parler plus longuement de cet excellent camarade et de ce spécialiste.Quadrumvirot de ces puissances pour établir l'instrument international susceptible de maintenir la paix- La puissance nouvelle qui monte au zénith - Peu de changements dans les opérations militaires Il semble bien que l'isolationisme qui depuis deux siècles fut la caractéristique dominante de la politique des Etats-Unis soit désormais chose du passé.Cette tradition où le Nouveau-Monde se refusait à participer aux éternelles chicanes d'Europe avait même survécu à la guerre de 1914.Car le conflit terminé, le Congrès américain refusa formellement de suivre h politique de ''sécurité'' et d'engagements internationaux où Wilson voulait intéresser son pays, notamment dans la Société des Nations.Au début de la présente guerre, le Congrès et le peuple américains avaient adopté une attitude tout à fait conforme à cette politique et édicté des ordon- dire tout de suite à Mme Pelletier et aux siens notre vive et respectueuse sympathie, et à solliciter pour le repos de l’âme de notre camarade le pieux souvenir de nos lecteurs.30-V-44 Lettre d’Ottawa La nouvelle manoeuvre du parti de Tim Buck L’actualité Sogesse, intelligence, etc.«t* » ¦ " 1 par Michel)* Le Normand! Toute la liturgie est admirable; elle de tous les matins, celle des Les travaillistes-progressistes, ci-devant communistes, veu- grandes fêtes, celle des lôngues et fc* \ nnnitrnh/c r'eremnnitc nr*/'#.lent une alliance avec les libéraux — Ils louent la politique libérale et font l’éloge de M.King — Un incident d’importance est soulevé par M.Jean-François Pouliot — Le député de Témiscouata, menacé d’être “nommé”, retire des remarques qu’il avait faites au sujet du Sénat et d’un sénateur (Par Léopold RICHER) Ottawa, 30-V-44 — Chez les observateurs politiques de la capitale on a attaché beaucoup plus d’importance à une information venue de Toronto qu’aux débats de la Chambre des communes, même à l’incident Pouliot que nous relatons un peu plus loin.Le parti Ira va il liste-progressiste, successeur du parli communiste canadien, a tenu en fin de semaine dans la Ville-Heine ou la Ville Pure, une conférence à laquelle assistaient les membres de son conseil exécutif et les chefs provinciaux, y compris Tim Buck, chef national, et Scslie Morris, leader ontarien.Il est heureux, soit dit entre nous, que le parti travailliste-progressis-le.composé d’anciens communistes officiels, tienne ses réunions en Ontario.Cela enlève aux Toron lois au moins un prétexte de critiquei la province de Québec.Le fait que des travaillistes-progressistes ou communistes se réunissent à Toronto n’était pas suffisant toutefois pour attirer l’altention de ceux qui observent la scène politique.C’est ce que les travaillisles-progressis-es ont dit qui clait vraiment important.Alliance avec les libéraux Les congressistes ont adopté une résolution dans laquelle ils ont réclamé une alliance avec les libéraux et loué fortement M.Macken-»ie Ring, le parti libéral et la politique du gouvernement actuel.Ils ml préconisé “une coalition libérale-travailliste” qui “serait le seul noven politique pratique pour maintenir et fortifier l'unité natio-iale et pour gagner la guerre et la paix”.La résolution dit encore: "C’est l’opinion réfléchie du parti travailliste-progressiste que seule une coalition des libéraux, et des forces ouvrières et agricoles peut exprimer, sous une forme de gouvernement, l’unité nationale du Ca | admirabls cérémonies qui précè dent Pâques, celle de l’Ascension, mais les dernières pages lues dans mon missel me semblent toujours les plus belles et, volontiers, je copierais, remplie d’admiration, toutes les prophéties de la Vigile de Pentecôte! “Apprends où est la prudence, où est la force, où est l’intelligence, afin que tu saches en même temps où est la lumière des yeux et la paix.Qui a trouvé le lieu où elle réside?et qui est entré dans ses trésors?.Où sont les princes des nations qui thésaurisent l’argent et Tor, auxquels les hommes se confient, et qui tâchent d’acquérir nos prières soient plus ferventes, plus réfléchies.Toute la semaine, à la messe, on répétera la belle séquence “Venez, ô Saint-Esprit, et envoyez du ciel un rayon de votre lumière.Venez Père des pauvres, distributeur de tout don", etc.,.et encore: “Donnez à vos fidèles qui en vous se confient les sept dons sacrés, Donnez le mérite de la vertu, donnez une fin heureuse, donnez ces rivali- l’éternelle joie!.” Neuf jours de temps, si nous redisions avec ferveur cette hymne que chante l'Eglise, si notre coeur en pensait avec, ardeur tous les mots, la face de notre pays n’en changerait-elle pas?Les chefs qui chez nous, se cherchent, ne se comprennent pas, hésitent, ne se réveilleraient ils pas mieux armes, plus forts?Si nous disions pour eux et avec eux les belles prières, tout ne serait-il pas mieux éclairé?Si nous la disions aussi pour les étrangers qui nous dirigent et qui mènent notre barque en comptant plus sur leur gouvernail que sur t’aide du ciel qui distingue le bon vent, notre action ne serait-elle pas plus efficace que ne le sont nos innombrables critiques?Comme nous sommes de pauvres chrétiens! de mauvais chrétiens! non par nos crimes, nos fautes, mais par notre tiédeur, notre irréflexion, notre indifférence, notre ignorance volontaire.Comme nous non par indifférence, notre ignorance volontaire.Comme nous laissons perdre de trésors véritables, pour courir aux trésors périssables et vains.J’écoule, intéressée, des jeunesses qui discutent auprès de moi, certaines proses nada.Un gouvernement de coalition libérale-travailliste peut seul conduire le Canada à une pleine coopération avec les Nations-Unies dans le sens établi dans la déclaration de Churchill, de Roosevelt et ,., .de Staline à Téhéran en décembre J sans fin, qui fabriquent l’argent et dernier”.Les travaillistes-progressistes, qui s’appelaient autrefois les communistes, ont loué fortement le discours que M.Mackenzie King a prononce à Londres, devant les membres du Parlement de Westminster.Changements aux pensions de vieillesse Au début de la séance de l’après-midi, le ministre des Finances.M.J.-L.Ilsley, a annoncé que l’on accordera maintenant aux personnes qui touchent une pepsion de vieillesse le droit d’avoir un revenu personnel de 8125 par année.On sait que la loi n’autorise les pensionnées qu’à recevoir un revenu de $65 par année.La somme de la pension elle-même n’est toutefois pas augmentée.Le Sénaf et Jean-François Pouliot M.Jean-François Pouliot.député libéral de Témiscouata, a soulevé un incident au cours de la séance de l’après-midi, incident qui a re-I bondi dans la soirée.Il s’agissait d’un crédit de $219.980 pour l'administration du Sénat.M.Pouliot s’esl porté à l’attaque, mettant en doute l’utilité de la Chambre haute et faisant des commentaires Sur les récentes nominations libérales au Sénat, ainsi qu’on le verra plus loin.Ces remarques étaient passablement piquantes.On a rappelé nu député un règlement de la Chambre qui défend aux députés de critiquer les membres de ta Chambre haute.Le leader de la (suite à la page six) qu) sont inquiets, et dont les travaux sont innombrables?Ils sont morts, etc.” Ils sont morts, et nous aussi, quels que soient notre âge, notre beauté, notre gloire, notre santé, nous nous en allons plus ou moins vite vers cet inévitable jour.Mais nous avons eu le bonheur d’etre baptisés, et nous sommes censés savoir que nous allons vers une vie meilleure.Nous avons aussi reçu un jour le Saint-Esprit et, à notre “Confirmation", nous lui avons demandé: “Eclairez nos esprits de votre lumière, versez l’amour dans nos coeurs, soutenez la faiblesse de notre corps, guidez-nous et que, sous votre conduite, nous évitions tout mal.Hèvèlez-nons le Père, faites-nous connaître le Fils, donnez-nous de croire en vous qui êtes l’esprit consolateur dans les siècles des siècles., Nous étions alors bien petits pour t'omprendre.le plein sens du Sacrement, mais aujourd’hui et chaque année revient la semaine de la Pentecôte et, après la grande file, la liturgie consacre huit jours aux dons du Saint-Esprit: dimanche, don de sagesse; lundi, don d’intelligence: mardi, don de conseil; mercredi, don de force; jeudi, don de science; vendredi, don de piété; samedi, crainte de Dieu.Et chaque matin, introït, orations, épltre, Evangile, sont choisis spécialement pour nous instruire et aider, et nous réconforter.Chaque année, ù la même époque, je me dis qu’il faudrait que nous V pensions plus; qu’il faudrait que f.i nonces rigoureuses pour supprimer toufes les occasions mérite bien autre chose que ce ra-| Poss'^es de casus belli .En fait, malgré lo politique péde hommage.Mais poux/enro/is à ! 90uverncrnenhî'e pro-alliée, il fallut le coup de tonnerre de Peorl-Horbor pour entraîner les Etats-Unis dans la lutte.Mais, cette fois-ci, à couse des circonstances, l’initiative de la victoire s'est trouvée confiée aqx Américains.Ce sont eux qui par leurs formidables ressources industrielles et techniques ont forgé la puissance aérienne et maritime qui aujourd'hui fait pencher la victoire vers les Alliés.Ils ont armé les masses russes, ravitaillé l'Europe ontiallemonde de vivres, d'ormes et d'argent, et ils s'apprêtent dès maintenant â la tâche surhumaine de sauver de la famine et de la révolution des centaines de millions d'êtres humains.Après avoir refusé de reconnaître la Société des Nations, au lendemain de 1918, ce sont maintenant les Etats-Unis qui, en quelque sorte, prennent l'initiative du nouvel organisme qui doit assurer lo future paix du monde, M.Churchill, mercredi dernier, en avait esquissé les grandes lignes; un conseil mondial formé des grandes puissances victorieuses qui assureraient la "pax romana" nouvelle; et une société mondiale de toutes les puissances.Ce matin les dépêches onnon|ent que M.Cordell Hull, secrétoire d'Etot aux Affaires étrangères des Etats-Unis, va convoquer d'ici quelques jours la Grande-Bretagne, lo Russie et la Chine à se joindre aux Etats-Unis pour le premier projet international de grande envergure, depuis la Société des Notions, pour organiser et assurer la paix mondiale.M.Hull a fait approuver son projet par un comité consultatif du Sénat américain et il ne lui reste qu'à demander l'autorisation du président Roosevelt qui ne fait aucun doute.Ce projet a été préparé depuis deux ons par des experts américains de tout genre, et l'on y voit le principe de l'organisation de paix qui suivra la guerre.Il comprend un conseil formé des Etats-Unis, de l'Angleterre, de la Russie et de la Chine, les quatre grondes puissances alliées.Ce conseil sera supplémenté par une société de toutes les Nations-Unies, associées et neutres.Cette profonde modification de lo politique séculaire américaine résulte probablement plus de l'impérieuse logique des faits que d'une évolution cher le peuple américain; car on n'abandonne pas du jour au lendemain une attitude qui, en somme, fut utile, pratique et bienfaisante dans le passé.Mais la position nouvelle que les Etats-Unis prennent dans le domaine international va transformer le visage du monde.Sons doute cet empire d'Amérique étoit considéré depuis plus d'un demi-siècle comme une des grandes puissances de la terre, d'une incroyable richesse en ressources de tout genre, capoble de suffire pratiquement à tous ses besoins.Mais de par sa politique isolationiste, c'était avant tout un pays pacifique, en paix avec tous, et désireux de tranquillité.Il était occupé avant tout de commerce, d'industrie, et n'avait organisé sa puissance militaire que sur un plan purement défensif.Désormais se lève à l'horizon politique, militaire et économique une puissance qui vo foire pâlir ce qu'on considérait jusqu'ici comme le sommet impérial, qui (suite à la page six) Bloc-notes Irlande En C’est aujourd’hui qu'ont lieu les élections générales en Irlande (c’est-à-dire dans les vingt-six comtés qui relèvent effectivement du gouvernement de Dublin).11 n’est pas probable, à cause de la complexité du mécanisme électoral, qu’on en connaisse les résultats avant un, deux et peut-être même trois jours.Outre qu'il exige de multiples calculs, ce mécanisme compliqué (scrutin de liste, représentation proportionnelle, vote de premièie et de seconde préférence) rend extréme-nient difficile l’obtention d'une majorité stable.Depuis vingt ans, nous croyons même qu'il n’est arrivé qu’une fois — c’était dans le ras de l'une des élections heureuses de M.de Valera — qu’un parti ait obtenu cette majorité.Aux élections de l’an dernier, M.de Valera, premier ministre en charge, a gagné 07 sièges contre 71 à tous ses adversaires combinés.Il n'a pas voulu faire d’alliance avec les dissidents et, lors-qu’il a été mis en minorité d'une voix, sur une question de politique intérieure, il a tout de suite décrété l’appel au peuple.Il ne s'agit point — on l'a dit et redit sur tous les tons — de régler la question de l'attitude de l’Irlande envers les autres pays: la neutralité est acceptée, appuyée par tous.Là-dessus, M.de Vnlera a fait l’unanimité pratique du pays.La question est de savoir si le premier ministre actuel obtiendra une majorité absolue.qui lui permettra de gouverner sans difficulté, ou si l'on en devra venir à un gouvernement de coalition.Adversaire, pour son compte, de cette forme de gouvernement, r* l’avant point voulu pratiquer, M.de Vaiera a déclaré que.s’il est défait, il n'acceptera point de faire partie d'un ministère dit national.L'on a pu constater qu'aucun des partis dissidents ne présente un nombre de candidats suffisant mémo, s'ils devaient tous être élus pour ^oustituer uae majorité.Il leur devra désormais maintenir sur pied une grande partie de sa force militaire, et sera forcé, quoi qu'il en veuille, d'intervenir de façon plus ou moins directe, dans presque tous les problèmes du palier international.Les possibilités en pareil état de choses sont illimitées et dans un quart de siècle, certains pays pour-raient bien être marris d'avoir éveillé une telle puissance de son pacifisme traditionnel.Car en fait de guerre et de paix, on ne peut prédire qui seront •es amis ou les adversaires, dans un demi-siècle d'ici.Le Japon et l'Italie furent nos alliés en 1914, pour devenir des ennemis en 1940, et le jeu des intérêts et des riva lités peut modifier rapidement les plus loyales alliances.Si la chose est déplorable, il serait vain de ne pas voir les faits.On peut être libre de déclencher les événements mois non plus d'en diriger ou en contrôler les conséquences.La situation, en tout cas .intéresse le Canada de façon primordiale.LA SITUATION MILITAIRE La situation militaire ne présente rien de très saillant, ce matin.L'accalmie se continue sur le front russe et l'aviation alliée continue son oeuvre de destruction chez l'ennemi.En Italie, l'offensive de la 5e et de la 8e armées se poursuit avec succès, mais les bulletins militaires notent la violence des contre-attaques allemandes.D'après une copie d'un ordre du jour de Kesselring, le commandant allemand aurait intimé à ses troupes l'ordre de résister jusqu'au bout.La 8e armée qui comprend une division canadienne en mouvement, avance dans la vallée de la Sacco, le long de la voie Casilina.Elle s'est emparée d'Arce et pousse sur Frosinone, par trois directions à la fois.Les contre-attaques ennemies ont enrayé l'offensive de l'infanterie américaine en contre-bas de Lanuvio, une des ancres de la ligne de défense de Rome.Hier soir, une partie de la division Hermann-Goering contre-attaquait le saillant américain autour d'Artenn, mais sans succès.A Ânzio, des services funèbres ont été célébrés en souvenir des morts.Devant le général Clark, commandant de la 5e armée, s'allongeaient d'innombrables rangées de croix blanches.La plupart des tombes sont américaines.De nouvelles fosses sont ouvertes et pendant le service des camions amenaient de nouveau» cadavres pour y prendre place.Le général, dans une vibrante allocution, a promis que Rome tombera dons quelques jours.A Londres, on croit qu'il faudra une semaine.Les Allemands ont maintenant vingt divisions sous le feu ef ils déploient le maximum de résistance au sud-ouest de Velletri.LA GUERRE AERIENNE L'aviation américaine est retournée aujourd'hui bombarder la région de Wiener, en passant au-dessus des Alpes.D'Angleterre, 2,200 bombardiers américains sont» allés pilonner lo France, l'Allemagne, les Pays-Bas.La radio berlinoise rapporte que trois grandes batailles aériennes se livrent, deux au-dessus de l'Allemagne et une au-dessus des Alpes.Les avions alliés attaquent Dessau, Oschersleben et Halberstadt, en Allemagne; Bruxelles, en Belgique; ?Reims et Troyes, en France, etc.Les Allemands continuent leurs préparatifs contre l'invasion.On rapporte qu'ils ont dispersé des milliers d'unités militaires en prévision de l'invasion aérienna.EN ORIENT Dons le nord de la Birmanie, l'étreinte sino-améri-caine se resserre autour de Myitkyina, et les troupes alliées ont coupé lo gronde route entre Kamoing et Mogoung.En Chine, les Japonais continuent leur triple ofefnsive dans le Hounan.— Alexis GAGNON.30-V-44 faudra dnnr, si M.de Vaiera n’est point élu.recourir à des alliances.Or il est probable que tous les nar-tis d’opposition sont aussi, sinon plus, éloignés les uns des autres, qu’ils ne le sont les uns et les autres de M.de Vaiera.Condition peu favorable, on en conviendra, à une action commune de quelque durée.Nous ne nous donnerons point le ridicule de risquer sur le résultat de l’élection une prophétie quelconque.“Fabricant de chapelets” Nous avons l’honneur de présenter aujourd'hui à nos lecteurs un fabricant de chapelets, mais un fabricant d’un type à part, même chez les fabricants de chapelets: un fabricant qui ne veut tirer de son entreprise aucun bénéfice et qui.pardessus le marché, entend se procurer gratuitement le matériel et la main-d'oeuvre; un fabricant qui entend méfne ne point livrer son nom.Notre fabricant est assuré et cela compte — d’une forte clientèle, celle des Indiens du Keewatin; il est assuré même d’une certaine main-d'oem re.de braves gens qui s’emploient à la fabrication pour le plaisir de faciliter les dévotions des Indiens.Ce qui lui fait d’abord défaut.par le temps qui court, c'est la matière première.Or celle-ci ne manque point; mais il faut en organiser la cueillette.On compte d'abord sur les débris de vieux chapelets: grains, croix, etc.: on compte ensuite sur les grains de certaines portières, de certaines sacoches, •¦te., que des mains habiles peuvent grouper et relier.Que l’on envoie tout cela — si modeste que soit l'offrande — à l'adresse des Missions du Keewatin taux soins des Eli.PP.Obtats, 9fi2t, bon-leuard La Salle, Ville La Salle, Montréal (Québec); et l'on peut être sur qu’il en sera fait bon usage.Au cours des quatorze derniers mois, il a été bâti de cette façon 2,400 solides chapelets.(800 ont été faits par un brave homme qui offrait son travail pour ses deux fils soldats).Récompense aux donateurs: les prières de leurs clients indiens et de leurs amis missionnaires.On voit que, pour être sans but lucratif, comme certaines de celles dorft parlent nos lois, l’entreprise n'en offre pas moins d'intéressantes perspectives et de sérieux avantages.Nous n’hésitons point à la recommander aux hommes pratiques que sont nos lecteurs.jo.v-44 Omt MIROUX i * i I • t i • carnet du g.tincheux t i i ?« que Uhne.n’y v* pas de rruin morte dan* ses appréciations.On a qualifié d* f«s-cit’e.écrit il, l« traitement qui est fait à la presse par les colonels d'Argentin*.Il est toutefois rat* que quelqu'un ait mentionné qu* le régime Vargas au Brésil a depuis longtemps dépassé tout ce qui s’est fait à Buenoi-Àyres en vue d* rétablissement d'un contrite fasciste sur fa presie.Comme propagandiste, on a san* doute dé|i vu mieux que ce rédacteur ambulant de la Christian Science.* * * En parlant de l’après-guerre, un propagandiste torootois écrit que le premier devoir du Canada sera de collaborer à la réhabilitation du peuple d* Grande-Bretagne.Sans doute qu'une fois cet autre premier devoir-là accompli, le temps sera venu d'un autre devoir de participation à une guerre pour le salut de la civilisation, du christianisme (sous diverses formes), de la liberté des peuples et des océans, les atlantiques et les pacifiques, et un peu aussi pour le salut du quatrième Empire britannique.?* * Un Anglais, sir Ernest Benn, vient de publier un petit papier au titre symbolique: Hard Timas Ahead, les temps durs sont à venir.Cela s'applique particulièrement bien au cas du Canada.Le Grincheux 30-V-44 M y a 304 ans aujourd'hui.30 mai, qu* Rubens, le plus grand d* tous les pem- ! très de l'école flamande, décédait à Anvers.Dans un monde civiles, en guerre pour le défense et le maintien de sa civilisation, c’est un anniversaire qui en veut bien un autre.* * * Un rédacteur du Christian Science Monitor, d* retour d’un* tournée en Amsn- Choses d’hier et d’auiourd’hui L'etpéranc* est semblable à le f.n-fare guerrière; elle mène au combat et divinise le danger ALFRED DI MUSSU . 2 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 30 MAI 1944 VOLUME XXXV — No 123 Faits divers Clermont a témoigné au procès de Boisvert "¦ ¦' .—1 ii — .— - Les plaidoiries — Circonstances atténuantes en faveur de l'accusé Fernand Clermont, condamné à être pendu le 25 août prochain après avoir été trouvé coupable du meurtre du serpent-détective Henry Farmer, le 12 mars dernier, a été le seul témoin entendu _ hier après-midi au cours du procès de Léo-Paul Boisvert, 17 ans, 2298 ruo Cuvillier, co-accusé dans cette af-îaire.La cause s'est rapidement instruite, la Couronne a établi sa preuve, les procureurs ont présenté les plaidoyers, et à 4h.30, hier après-midi, le juge Lazure, président des Assises, ajournait le procès à ce matin en disant (|ue le verdict est trop important, le jury aura la nuit entière pour délibérer.Me Jean Telüer, c.r., procureur de la Couronne, a récapitulé la preuve, la même présentée au procès de Clermont.Deux Questions se posent, dit Me Telüer, qui a tiré?Boisvert s'est-il rendu coupable de meurtre au même degré que sou complice?L’accusé a accepté un revolver chargé des mains de Clermont, il n’a manifesté aucune crainte, ni aucun remords jusqu'au moment où il a vu le détective Farmer.11 aurait dû avant le crime penser à toutes les conséquences pouvant naître du port d’armes a teu.Les deux jeunes gens ont participé aux mêmes larcins, bien qu’un seul ait tiré.Le verdict doit donc être rendu en conséquence.Me Jean Drapeau s’est adressé aux jurés en disant que mêjne si Boisvert était armé, il a vu Farmer le premier et n’a pas tenté de tirer, au contraire il cria à Clermont de ne pas tirer.Et avant le crime, il a aussi dit à son compagnon, en train de charger les armes: “ne fais pas cela”.Clermont lui répondit de ne pas avoir peur, qu’il ne tirerait pas.Boisvert a cru à la parole de Clermont et a continué de raccompagner.Le juge Lazure a été bref.Après avoir donné ses directives en droit, le président des Assises en arriva aux faits et demande aux jurés de donner au prévenu le bénéfice de tout doute raisonnable.Si vous croyez que Boisvert n’a pas commis de crime, dit-il, c’est à vous de l'acquitter.Certains faits, ajoute le de 5t- une motion faite par la poursuite pour amender la plainte.—Mme Peter Jack, 50 ans, d’Halifax, a été traduite hier devant le juge F.T.Enright sous l’accus.* tion d’avoir volé une broche de $25 et $1,172 en monnaie, la propriété de Mlle Marjorie Norris, de Montréal.Le procès a été fixé au 9 juin.Un cautionnement de $900 a été exige par le tribunal.Laitier en correctionnelle M.Henri Grou, laitier d’Outre-mont, devra subir son procès en correctionnelle pour avoir négligé de transmettre au département de l’Assurance-chômage des contributions de $175.28.Hier, le juge Orner Legrand, des Sessions de la Paix, dans un jugement oral mais au point, a renvoyé une motion présentée par Me Alfred Tourigny, c.r., avocat de la dé-tense, pour casser l’accusation.Cette motion renvoyée comportait 5 points principaux y compris celui “d’autrefois condamné”.Me Maurice Fortier, c.r., représentait la poursuite.mogene.Les pompiers furent ans- j 11 y a quelques semaines, le juge si mandés sur les lieux puor prêter j O.S.Tyndale, de la Cour supérieif-main forte.Les détectives mirent re, cassait un bref de quo warran-des masques à gaz et pénétrèrent | to, émis à la demande du laitier dans l’édifice et griinpèrçp* au Grou, contre des condamnations de-troisième étage où Boyle s’était ré- j vant le recorder d’Outremont.Me fugié.L’individu fut appréhendé j Wilfrid Bessette, c.r., pour avoir et quelques minutes plus lard.But-! vendu à ses clients du lait non pas-ler était aussi arrête près de son ! teurisé.domicile, _ , , Remise de peine H.Charbonneau, 40 ans, 9124 est rue Notre-Dame, à Tétreaultvilie accusé d’avoir franchi illégalement les voies du C.N.R.pour aller amarrer sa chaloupe au quai, a été traduit hier devant le juge Maurice Tétreau.L’inculpé a bénéficié fait sur la personne des agents police.L’affaire débuta sur la rue Antoine, près dp la rue Chatham.Boyle et Butler se querellaient v.o-lemment.La police fut mandée sur les lieux et une altercation suivit entre les prévenus et les policiers.Les agents furent blessés et les prévenus prirent la fuite.Boyle alla se réfugier dans son domicile et les agents donnèrent l’alerte à la sûreté municipale.Sept hommes furent dépêches sur les lieux.Les limiers cernèrent l'immeuble et lancèrent des bombes à gaz lacry- Le Bloc populaire canadien Toute une série d’assemblées tenues dimanche dernier A Coteau-du-Lac et à Rigaud, dans les comtés de Saint-Jean, d'Iberville, de Laprairie-Napierville, de Laval et dans la région de Québec Dimanche dernier, des orateurs j mité de Vaudreuil.du Bloc populaire ont tenu toute Les orateurs du Bloc développe-une série de réunions à Rigaud.à i rent les articles du programme, Querelle de “Zoot-suitcrs" Un groupe de “zoof-siiiters'’ se sont pris de querelle avec des jeunes gens de nationalité anglaise dimanche soir aux limites de la municipalité de Saint-Lambert et de la paroisse de Longueuil.Aucune arrestation n’a été effectuée à suite de cette bagarre à laquelle prirent part plus de 200 manifestants.Plusieurs ont’ dû cependant se rendre chez un médecin de St-Lambert pour se faire panser pour de légères blessures.Quatre présumés voleurs appréhendés Quatre individus, activement recherchés par la sûreté provinciale depuis plusieurs mois au sujet d’une série de vols effectués à plusieurs endroits dans la province, ont été appréhendés en fin de semaine, au bout de Pile.Il s’agit d’Henri et Albert Samson, André Vermette et Adelbert Emond.sans domiciles connus.Les quatre inculpés ont été traduits hier devant le juge Maurice Tétreau, sous une accusation de possession d’outils de ! cambriolage.Des plaidoyers de ¦a j d’une remise de peine.—La police fédérale recherche j actuellement les propriétaires d’uii alambic, d’une capacité de 75 ga;-lons, saisi au Bout de Pile hier, a proximité du boulevard Gouin.La saisie a été faite par la gendarmerie royale.—Jean Marin, 2376 rue Cuvillier, a été appréhendé hier soir sous l’accusation d’avoir volé des vêtements appartenant à M.A.Lafontaine.jeune fille fuée ^—Mlle Jeannete Langlais, âgée de 25 ans, domiciliée à 10, rue Christie, Québec, a été mortellement blessée dimanche au cours d’un accident survenu au Carré Parent, en lace du magasin de la commission des Liqueurs, i.qunier.' ertains .ans, ajoute le ! non-culpabilité ont été enregistrés juge, sont autant de circonstances j l’enquête préliminaire a été atténuantes qui permettent au jury : fixée au 5 juin prochain, de réduire 1 acte ^ a .i»-.: Coteau du Lac, en plusieurs paroisses des comtés de Saint-Jean, d’I-berville, de Laprairie-Napierville, de Laval.C’est dire que la campagne nationaliste va grartd train.A Coteau-du-Lac Dimanche après-midi, dans 'e chalet Wilson, à Coteau du Lac, une foule de 300 personnes a entendu j deux des orateurs les plus populai-1 res du Bloc, MM.Marcel Poulin et Charles Lafontaine.La recommandation de M.Bou-rassa, d’appuyer M.Raymond à Ottawa et M.Laurendeau à Québec, a évidemment porté fruit.Il est d^; plus en plus évident que le peuple du Québec, profondément désabusé par le jeu des vieux partis, se range, à un rythme de plus en plus accéléré, sous Je drapeau du Bloc.L’assemblée de Coteau était présidée par M.André Montpetit, maire de la paroisse.Des représentants de plusieurs paroisses, notamment de Saint-Ciel, Coteau-du-Lac, Saint-Polycarpe, y assistaient.A Rigaud L’assemblée a eu lieu dans l'après-midi de dimanche, à 2h.30.La ville de Rigaud a reçu, avec enthousiasme, les envoyés du Bloc, MM.Paul Masse*1 Marc Carrière* et Ls-P.Hurtubise.L’assemblée était sous la présidence conjointe du Dr Oscar Gen-dron, maire de Rigaud, de MM.Eugène Cyr, maire de Sainte-Marthe, et J.-F.Brazeau, maire de Saint-Télesphore.M.Robillard, vieillard de 72 ans, agissait comme maître de cérémonie.On remarquait sur l’estrade, parmi de nombreuses personnalités, M.Georges Paiement, président du co- lant au fédéral qu'au provincial, et dirent, en .somme, tout haut ce que le peuple du Québec pense tout bas.A Coteau et à Rigaud, le Devoir a été acclamé par la foule chaque fois que les orateurs ont mentionne le nom du journal.Dans quatre comtés Dimanche dernier, le Bloc populaire canadien a poursuivi, avec grand succès, sa campagne d’assemblées paroissiales, après la grand-messe.Les comtés de Saint-Jean, Iber-I ville, Laprairie-Napierville et La-! val ont accueilli avec sympathie les orateurs du mouvement de rénovation nationale.Voici la liste des paroisses visitées: Comté de Laval: S.-Martin, S.-El-zéar, S.-François-de-Sales, Ste-Do-rothée, L’Abord-à-Plouffe, Pont-Viau, S.-Léonard de Port-Maurice.Comté d’Iberville: Ste-Brigide, S.-Alexandre, Sabrevois, Henryville.Saint-Jean: L'Acadie, Lacolle, S.-Bernard, S.-Paul, S.-Biaise.Comtés unis de Laprairie et Na-pierville: S.-Edouard, S.-Michel, Napierville et Sherrington.Les orateurs ont profité de leur passage pour fonder quelques comités.Il y eut également des assemblées paroissiales tenues dans la de Québec.De partout on nous dit que le Bloc populaire canadien fait de rapides progrès, et qu’il représente déjà, pour la population, un espoir sur le point de se réaliser.Viennent les élections, et le peuple du Québec se débarrassera des vieux partis, et portera au pouvoir le Bloc populaire canadien, tant à Québec qu’à Ottawa.TOUTE LA FAMJLLE DEGUSTE LES DELICIEUSES DE FRELIGHSBURG CONSERVEZ VOTRE SANTE en mangeant un fruit sain cultivé scientifiquement, récolté mûr, et quand même facile à conserver.crm ANNONCE EST UNE GRACIEUSETE DE U PHARMACIE MONTREA La plus grande pharmacie de détail au monde OUVERTE JOUR ET NUIT —Tel.HA.7251 1 rige vers Changshea, de la rivière Sinchiang traversée samedi.Ce corps japonais a déjà progressé de sept milles, et d’autres corps d’offensive rayonnent vers les riches rizières du centre, et vers l’est pour attaquer les groupements chinois dans la province du Hopei.Une escadrille française Londres, 30.(C.P.) — La première escadrille française de'bombardiers formée en Angleterre est I maintenant en opération avec la R.A.F., annonce le ministère de l’Air.Son personnel est exclusivement ! français et le personnel des équipa- | ges de terre est en grande majorité français.Avant de former leur propre unité, les pilotes servaient com- ! me seconds pilotes avec les équipa-regiou ges brjtanniq„es en mission au-dessus de la France.Pdusieurs d’entre eux étaient des aviateurs réguliers ; de la République.M.Lactance Roberge délégué à Cleveland ! Le directeur des finances de la ville, M.Lactance Roberge, assistera au congrès annuel de l’Association des officiers de finance municipaux des Etats-Unis et du Canada qui se tiendra à Cleveland.Ohio, du 7 au 9 juin prochain.Il y représentera la ville.Garçon demandé Garçon de moins de 16 ans pour faire les courses.S'adresser au "Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal.d’accusation a un chef d’homicide involontaire.Dans la matinée, Me Jean Telüer commença sa preuve.Boisvert n'avait pas le flegme de Clermont, et sanglotait continuellement.Le frère de la victime, M.Eddie Farmer, est venu témoigner, ainsi que le Dr Jean-Marie Roussel et M.Benoit Laberge, ingénieur civil.Les • autres témoins ont apporté la même preuve qu’au procès de Clermont.La police se sert de bombes lacrymogènes 1 ne affaire des plus spectaculaires s’est deroulee hier après-midi sur la rue Saint-Antoine.Trois policiers ont été blessés et deux arrestations ont été effectuées au cours d’une chasse à l’hoiuine.La police a même dû se servir de bombes lacrymogènes afin de pouvoir capturer un individu qui s’était réfugié dans un immeuble de trois étages.Les deux fuyaru, ont toutefois été capturés et conduits dans les cellules de la sûrelr municipale.Les policiers blessés sont l’agent Aurele Rouleau, 28 ans, 1239 avenue Greene, ! agent Mercel Duplessis, 24 ans, 5620 rue Bordeaux, et le sergent-detcctive William-John Fitzpatrick.Les deux premiers ont été transportés à l’hôpital Saint-Luc et le sergent-détective a été panse aux bu eaux j de la sûreté.Les inculpés sont James Govle, | 33- ans, I960 rue Saint-Antoine, et i James Butler, 22 ans.4078 ouest, j rue Dorchester.Tous deux Cvuupa- j raitront en cour de police sous l’accusation d’avoir troublé la paix j et de s’ètre portés à des voies de Agent décédé à la suite d'un accident Le coroner tiendra une enquête sur la mort de l’agent Paul-Dosi-thée Lalonde, 34 ans, 2645 rue Coleraine, décédé hier à l’hôpital St-Luc, des suites de blessures reçues Nouveaux licenciés en pharmacie Le thème généra! du Congrès eucharistique de Lachine La restauration de la famille par l'Eucharistie — Cette manifestation est distincte des fêtes civiques du 275e anniversaire L’examen semestriel pour Tobten-I tion du diplôme de licencié en phar-! macie, a eu lieu à Tüniversité de : Montréal, le 22 mai courant, et voici j Les difficultés nées de Técono-| le résultat par ordre de mérite: ! mie moderne, les nécessités de la Admis licenciés en pharmacie: \ guerre et un sens plus éclairé de la ____ .j MM.Paul Paré, Robert Dostert, ! valeur des foyers ont amené une au cours d’un accident survenu le ! Louis Saffran, J.-S.Bolduc, Morti-1 désorganisation des familles qu’il 17 avril dernier, à l’angle des rues Vitré et Saint-Urbain.11 s’agit d’une collision entre un camion de transport et une voiture à traction animale que traînaient deux chevaux de la brigade de la police à cheval.Le forgeron qui conduisait la voiture ne fut que très légèrement blessé, mais l’agent Lalonde eut le crâne fracturé.Plusieurs accidents Jacqueline Leclair a été transportée à l’hôpital Sainte-Justine Louis Bruneau, Henri Denis Maurice Poulin, Alex.Bulkis, Philippe l’Archevêque.Les examinateurs étaient MM.Ar-thur-R.Farley, Hull; Mariu Létour-neau, L.-S.Désautels, Léopold Se-nay, Luc Choquette, Dr Ph., Mont-bier soir, â la suite d’une chute real, J.Antonin Marquis, Québec et qu’elle a faite à la demeure de ses M.G.-A, Lapointe, président, parents au no 5222 rue Rivard.La petite fille s’est fracturée le crâne en tombant de la galerie du 2e éta-ge.— Le constable P.-E.Paradis, 35 ans, a été transporté à l’hôpital Saint-Luc, où il souffre d’une fracture probable du bras.Le constable Paradis a été blessé lorsqu’un camion roula sur une pierre, sur la rue Des Commissaires.La pierre frappa le constable.— Gisèle Madipha, 3 ans, 6920 rue Chateaubriand, souffre d’une fraciure du crâne à la suite d’une chute dans l’escalier à la demeure de ses parentts.La petite victime a tlé Iransportée à l’hôpital Sainte-Justine.—Jean-Luc Côté, âge de R ans, 5268, rue Garnier, est dans un éat mer Greenberg, Yvan Couture, Rav- i ^u* enrayer.Aussi le Congrès eu-mond Cyr, Gérard l’Ecuver, Robert ehanstique regional de Lachine, Gaulin.' ^u.JU‘P< aura-t-il comme Admis assistants - pharmaciens: \ d études la restaura- MM.René Blouin, “médaille d’ar-1 j011 (de ,a .f.anJl!le Pa,r 1 Eu.chatnstie-cent”- Paul Rnv lean Rivpt Fmi 11 est manifeste que le mal est venu Thiffo,,n °nVntfn h' Po.’.S l’oubli des valeurs spiirtuelles.i î”:.i,!.ff_auU’ TT0na.dTh.’.- aCr’ Four les remettre à leur vraie place qui est primordiale, il faut retourner à leur source et à leur aliment, l’Eucharistie, qui redonne à chacun sa dignité sociale d’abord au foyer.Le Crédit social aura des députés Avis de décès BRODEUR — A Vaudreuil, le 28 mai 1944 à l’âge de 60 ans.est décède Lionel-Rene Brodeur, époux de feu Margot De Serres.Les funérailles auront lieu mercredi le 31 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure no 2162 ouest, rue Sherbrooke, appt.23, à 8 h.45, pour _ se rendre à l’église St-Léon de Weslmount, où le service sera célébré à 9 heures.Et de la au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture, Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation, PELLETIER.— A Montréal, le 30 mai 1944 à l’âge de 74 ans, est décédé Frédéric Pelletier, médecin et critique musical au Devoir.époux d’Hélène Bernard.Les funérailles auront lieu vendredi le 2 juin.Le convoi funèbre partira des salons de la Société Cooperative, 302 est, rue Ste-Catherine, à 8 h.40, pour se rendre à l’église Notre-Dame, où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges.Heu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y essister sans autre invitation.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou *'S»é» Prl* et spécimens sur demande l Imprimerie Populaire.Limitée 130.Notre-Oame est.Montréal Tél.Bllair 3361 Dans sa dernière causerie à la radio, le conférencier de l’Union créditiste des électeurs réaffirme que ce mouvement n’est pas un parti politique, ce qui ne l’empêche pas de faire de Taction politique, même électorale.Cette année, nous devons avoir des élections générales provinciales, a-t-il dit, et l’Union créditiste des électeurs présentera un candidat, partout où elle se croit assez forte pour appuyer suffisamment critique à l’hôpital Sainte-Justine où i Un candidat créditiste.il a été transporté hier soir après | _____.avoir été gravement brûlé alors qu il j jouait avec des allumettes.M.W.-U.Christian décédé Les feux de forêt font rage plttsbun?h, 30 (C.P.) — M War-t Presse Canadienne) ! ^, U.Christian, directeur-gerant Les feux de forêts font actuelle-j -a est ment rage dans cinq provinces dujn» de 18 an» .86 37.4 Femme» 18 an» et plu» 34.0 42.0 main» de 18 an» .6.2 36.5 Tou» le» employé» lOOO 48.9 Nom ovont aiamlni U* lut»» pal* de la Dominion Tentlle Company limited pour la quintains terminée le A mari 1944, el noui certifiant que te tableau cl-deuus est un état eiact de la répartition de» employé! d'après l'Age et du salalra horaire moyen de tous les membres du personnel des filatures pour la période en question.le 19 mal 1944 P.S.ROSS & SONS, MONTREAL comptables agrMs Ces chiffres sont basés sur les salaires des seuls employés des usines.Ils ne comprennent pas les traitements des officiers de 1a compagnie, ni ceux des surintendants d’usine, des assistants-surintendants, des employés du bureau chef ou des bureaux d’usine.DOMINION TEXTILE COMPANY LIMITED VOLUME XXXV — No 123 I TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Saut Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la C.D.N.A.MARDI, 30 MAI 1944 LA TEMPERATURE DEMAIN: NUAGEUX ET CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM: Au ourû'hul maximum, 78.Même daté l’an dernier, 86.Minimum aujourd'hui.88.Mime date l'an dernier, S0.BAROMETRE: 10 h.a.m.29 90; U h.29 85; midi, 29 80.(Chiffres fourni» par la maison M -R.de Meslé, 300a, rue Saint-Denis, Montréal).Bombardement de Hanovre Le sud de l'Angleterre visité par la Lurtwaffe I Londres, ao — Le minis- ___________________11ère britannique, de l’air annonce • »a.», .— .•* j ” « , i que l’aviation alliée a bombarde, la INI Vancouver ni Toronto ne possèdent les qualités syn- nuit dernière, Hanovre ainsi que thctiques nécessaires pour enlever à Montréal son titre i ^’autres objectifs de l’ouest de l’Ai- i lemagne et un endroit sur la cote i française.Nos académiciens.sur la montagne de .îropoledéclare le président général de la Socié té b.i yale, Mgr Olivier Maurault, P.S.S., dans une magistrale synthèse sur notre villç — Remise des médailles annuelles — Nombreuses études présentées Le Dr Fred Pelletier est décédé Nous avons le profond regret d’annoncer le décès, survenu la nuit dernière, du Dr Frédéric Pelle-i lier, critique musical à notre jour-j nal et titulaire de la chronique hebdomadaire la Vie Musicale, qu’ils!-' gnait depuis au delà de trente ans.1 Le Dr Pelletier est décédé à l’hô-l pital Sainte-Jeanne d’Arc, où il s’é-l Le concours du baccalauréat au Collège Stanislas La guerre en Orient Les Nations-Unies coupent la route entre Kamaing et Mogaung — Avance vers Tengchung — Les ., , , .Alliés rendus à Biok, en Nouvelle- Quinze bacheliers dans la section latin-grec , cinq Guinée — L'aviation donne son! Jgpj jQ "latin-langues" et Un dans la section "sciences-langues" appui sur tous les fronts Kandy, Ceylan, 30 (A.P.) — Les I h ffi-onnp d'avions alliés ont de tait rendu lui-même dimanche, troupes étatsuniennes et chinoises Ln gioupe d avions allies ont de poiir se soumettre à un traitement.! ont coupe la route principale entre (Par Lucien DESBIENS) ni “Ce soir, quand je suis entré par la porte magnifique (de i’Univer-site de Montréal) pour arriver dans cette salle grandiose; quand j’ai vu ce beau coucher de soleil au-dessus des Laurentides voilées, quand j’ai levé mes yeux à la belle tour qui préside la scène, je me suis dit: Finis coronal o/jus!”.C'est ainsi que M.le colonel Wilfrid Bovey, directeur des relations extérieures de l’Université McGill, invité à remercier Mgr Olivier Maurault, P.S.S., président général de la Société Royale du Canada et recteur de l’Université de Montréal, terminait, hier soir, sa brève allocution, prononcée en français, à l'issue de la séance solennelle de présentation des médailles Flavel-le, Henry-Marshall, Lorne-Pierce et Tyrell de la Société Royale à quelques-uns de ses membres méritants.Finis coronal opus.telle est bien aussi l’impression de ceux qui ont assisté hier aux différentes séances de la Société Royale réunie en congrès dans les immeubles universitaires du mont Koyal et à leur couronnement vespéral: couronnement matériel de cette oeuvre de génie qu'est le gigantesque édifice universitaire qui apparaissait peut-être pour la première fois hier soir dans toute sa splendeur, baigne qu’il était jusqu’au faîte par des flots de lumière artificielle indirecte et embrasé par l’extérieur des derniers feux d’un splendide soleil couchant; couronnement spirituel du terme d’office de Mgr Maurault comme président générai de notre académie canadienne et qui a pris logie, économie politique).Esdras Minville, Montréal, Eugène L’Heureux, Québec, l’abbc Albert Tessier, les Trois-Rivières; le sénateur Antoine Léger, Moncton, N.-B.; nouveau traversé la Manche aujour d’hui à la suite de l’attaque de la nuit dernière par la H.A.F.Sans subir de pertes les avions ont bombardé la base de Naates, sur la côte française, ainsi que des installations non spécifiées dans i’ouet de l’Allemagne, annonce le ministère.A la suite des bombardements i d’hier sur les aéroports, avionne-! ries et le, cours de triage d’Autri- cliff Dans la 5e section (biologie): Georges Maheux, Québec, le capitaine de groupe E.Hall, de l’Aviation royale canadienne, Ottawa, J, A.Anderson, Winnipeg, W.V.Cone, Montréal, et Donald S.Rawson, Saskatchewan.Le congrès de la Société Royale se continue aujourd’hui.Les sections ont continué de siéger ce matin.Un peu avant midi ont eu lieu les élections annuelles.On trouvera les noms des nouveauv officiers en page de dernière heure.Cet après-midi, les sociétaires visiteront le Vieux Montréal et seront les hôtes du gouvernement provincial à une réception, à 5 heures, au château de Ramezay.Les travaux de la société se termineront demain midi.Plus d’une centaine de délégués participent aux séances e-i délibérations.Cette vue d’ensemble a été nécessairement préparée à la hâte, vu les nombreux articles du programme.Voici un résumé forcément pâle la forme d’une magistra.e synthèse de l’allocution de Mgr le président sur Montréal, métropole aicontes- général; Dans la 2e section (anglaise) i che, l’on apprend que 68 avions en-(littérature, histoire, archéologie, | nemjs ont détruits contre une sociologie, économie politique) : J.| perte de 20 appareils pour les al-A.Lorry, Kingston, H.Noel Field-ijjés, plus 14 chasseurs, up total de house, Winnipeg, William Burton 34 avions.Hurd, Hamilton, Ont.; ! Les Allemands ont bombardé le Dans la 3e section (chimie, ma-j sud de l’Angleterre pour la deuxiè-thématiques et physique) : B.C.! me nuit consécutive.Deux hôtels Dearie, London, Ont., G.S.Field,1 ont été atteints.Ottawa, G.de B.Robinson, Ottawa;! v DnnJ* \*m,i0rVgx£0l?gi?) : (i’ • Manifestation des V.Douglas, Halifax, J.W.Ambrose,! 1 1» • 0.,;t"wonf'•Berkeley Yates’ Copper-j cadets de 1 air; Le jury qui a présidé aux exa- îf était âeé de 74 ans Musicien et; basés japonaises de Kamaing niens du baccalauréat français, 11 ému dgt.uc n fut SUCCessivemcnt aux beuf qui avait mérité le trophée D Débats, au Nationaliste, au Canada, nrpmmrp tannpp Pet rvlntçpo ptt t l i r\ » » .* “ _ 4, » j table sinon incontestée Seule une ville qui sait mêler abondamment et, en somme, harmonieusement, les deux grandes races fondatrices de la Confédération, sans exclure les autres, disait en effet Mgr Maurault, dans son allocution d’hier soir, peut nourrir l’ambition d’être la métropole de ce pays.Or, ajoutait-il, Montréal possède depuis deux cents ans ce caractère particulier, ce visage spécifiquement canadien.Au début de la soirée, Mgr le président avait remis solennellement, dans le somptueux auditorium des promotions aux lignes à la fois gracieuses et impression-nr.ntes, les médailles 1944 de la Société: Flavelle, à M.V.E.Hender-:on ; Henry-Marshall-Tory, à M.Frank Allen; Lorne-Pierce, à Mme Audrey Alexandra Brown; Tyrrell, à M.Harold A.Innis.Un peu plus tôt dans la journée avaient eu lieu, outre la présentation de nombreuses communications littéraires, historiques et scientifiques dans les cinq sections, la proclamation des nouveaux aca-démie’cns, et dont voici la liste complète : Dans la section française (litté-ralure, histoire, archéologie, socio- première année s’est classée en troisième place.C’est le vice-maréchal de l’air G.V.Walsh, O.B.E., qui a présenté à lescadrille victorieuse le trophée dans Ja paroisse même de ia jpHncipaJe base ennemie dans la drale Frédéric Pelletier avait fait|JrovinPe du Yuntyan, et un point ses etudes au College de Montréal, J de pjvot du système routier moto-yr°rL 65 leUres’,?u CoBège Sainte- i é japonais, dit le haut comman-Mane pour la philosophie, à l'Uni- ; chinois versité Laval (Montréal) pour la Continuant leurs progrès dans medecine.Plus tard, la même Uni- i>0ffensive du Salween, les Chinois Montréal devait ,m!onl capturé le village de Lengshui-j popuiaire canadien, et quelques-uns autr doctora celm de mus oue kou S1‘ué à 8’0ÜÜ Pieds d’altitude, j ^s Ueutenants du Bloc, en Abitibi autre^octorat, celm de musique.D-autres troupes’* chinoises ont at-; ct au Téîniscam;ngUe, a débute a laqué la garnison de Ghaikungtang i ^ril0Si samedj soir dernier, par une dont on croit la prise imminente.I „rande assemblée tenue à la salle Le communique ajouie que es ; issiale qu! élail remplie à dé- 1}rT».r,îaS?,,dTl.ÆT>H-'- M.Ivanhoe Fn8„„, »,ar- M.Laurendeau en tournée dans l'Abitibi et le Témiscamingue Assemblées enthousiastes du chef provincial et de quelques lieutenants du Bloc que musical.Il fut secrétaire du Service de æt ver,'é ‘mj »» « Mgr Olivier Mouroult, P.S.S.Le président général de la Socié-| réglon d enlraînc‘j Publiciste lé Royale du Canada dit.dès le dé- i mer,1’ en 1942 Le même soir, il y eut une grande assemblée à la salle paroissiale devant une foule qui débordait à l’extérieur.M.J.-E.Bérard, maire de Val-d’Or, M.Albert Perron, maire de Ncdelec, MM.Lucien Marcotte, de LaSarre.et Gérard Magny, d’Amos, étaient les présidents conjoints.Le Dr H.-M.Samson agissait comme maître de cérémonie.Les orateurs furent: le Dr G.-A, Rioux, qui parla du programme fédéral du Bioci M.il LuuiuLi Sv.iiu.o.w.w.ww _______________ - ( Victor Trépanier, qui traita de la l'aviation* étatsunienn'e"a donné un | cat, dénonça les mensonges des 11-! politique familiale du Bloc, et M.¦ ' *' Maurice Caouette, qui prédit que à la Presse, à la Patrie et, Pendant Chinois COnser- ehand général, présidait et M.Mar- trente-trois ans, au Devoir, comme ieurTTositTons int^ tineau, optométriste, présenta les anpamf.cLaf ensuite comme cnU- Le quartier général annonce que ! orateurs.Me L.-A.Ladouceur, avo- sieurs et Dames de Notre-Dame de j traînement aérien, et le capitaine J Montréal à Paris.Cette fondation jE.W devint un fait, le jour où Paul Cho- marquait un gros appui a l’avance chinoise béraux au sujet de la guejre; M.nnhliriste h., u,,,.».• .idans la région de Salween.Les Marcel Labelle, hôtelier, de Taschc- d’hygiène.Il étaH chevalier°d'el’Ür ' >nstallaUons ennemies à Teng- ; reau, expliqua les motifs qu’avait la dre de Saint-GrégoHe le Grand ! chun« ont été bPn.lbardees .,ains' ! population de donner son adhésion e ne groupe u.i.wenoer,! n avait a .,,1" ,, Jque les édifices et leurs positions , au bjoc p0puiajre; MM.Laurendeau, commandant de l’école T.S.F.n.0 ! l’église31 Saint-Jmlciîjes^ e^àï’écfise canonn'^irs' a , v, u r •! Philippe Girard et Victor Trépanier, 1; le chef d escadrille J .-A Langiois ; Safntc-Brigideprésident de i’A u ' ^uarDer général, Nouvelle-Gu -, expliqué ]e programme du Bloc, du depot Y de Lachine, et le heute-j j*8 ,,’ 7Ff,sl-a.ent(,a.e.1 Ac,ü'inée, 30 (A.P.) — La poussée phi-1 w nombreux feux de fo- SôtV^g^SGjëaS' B' F0S,er' dU dé'| 1932 à correspondant ecânae ! "tS aui ravage,nt reHc ,7ion- 51
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