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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 octobre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-10-25, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ccd rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." fU-x-3T> Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Dinctaer-gérant j Ctorget PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédjctrar «h chef t Omar HEROUX Montréal, samedi 25 octobre 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUIr 1361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Admlnistrstion I Rédaction l Gérant i BEIalr 3361 BEIair 2984 BEIalr 3361 La limite de leffortdeguerre canadien pétaJn s’0ffrjrait comme ota^e Toucherons-nous en 1942-1943 aux bornes extrêmes?Nous dépensons cette année pour fins de guerre quatre fois plus qu’en 1914-1918, Dix pour cent de nos revenus nationaux passèrent alors en moyenne, pendant trois ou quatre ans, à faire les frais de notre participation au conflit européen.En 1941-42, nous aurons employé, pour fins de guerre, de 40 à 45 pour cent de notre revenu fédéral (M.King à la radio, le 18 octobre).Le total de nos revenus prévisibles sera de $6 milliards cette année.Nous affecterons donc $2 milliards et demi tout près à des fins militaires, en 1941-1942.Cela peut aller à $2 milliards et trois quarts.Nous sera-t-il possible de tenir longtemps cette allure?En d'autres termes, jusqu'où pourrons-nous aller avant d’avoir atteint le plafond de notre effort de guerre?C’est ce qu’il importe de savoir.L’ARGENT QUE CELA PREND Le Devoir n’est ni le premier ni le seul journal à avoir déjà débattu la question.Un quotidien anglo-canadien des plus loyalistes et des plus répandus, — la Free Press de Winnipeg, — a traité objectivement ce sujet, il y a des semaines.A quelles conclusions aboutit ce journal, partisan de l’effort maximum du Canada pour la guerre européenne?A aucune en particulier, sauf à celle-ci, qui s’impose: “Les ressources de notre pays ne sont pas illimitées, tant au chapitre des hommes qu’à celui du matériel.Il y a des limites très rigoureuses.C'est dans ces limites que nous devons agir au cours du développement final de notre effort de guerre; et il est douteux que la plupart de ceux qui débattent les affaires publiques du pays, ces années-ci, soupçonnent même l’existence de limites, quelles qu’elles soient.Très peu d’hommes, parmi ceux qui crient qu’il faudrait faire ceci ou cela, ont le moindre aperçu de l’étendue et de l’effort de la stratégie de guerre des Alliés, et de leur politique par rapport au conflit d’Europe.Peu de gens sont au surplus capables de dresser un juste tableau de la proportion respective de matériel de guerre qu’il faudra, eu égard au nombre d'hommes qu’on devra trouver” (Winnipeg Free Press, 17 octobre, article de tête: Scope and limits of War Effort).Si nous ne nous faisons une juste idée de cela, si nous nous engageons trojï loin, pour n’avoir pas pris le temps de réfléchir à ce que nous faisons, à la juste orientation de notre effort de guerre, “il est tout de suite évident que., nous nous astreindrons à un effort tel que l’anité nationale, essentielle à l’heure présente, se perdra dans la confusion et dans des discussions à l’intérieur du pays” (loc.cit.).Il n’est donc que de raisonner le problème froidement avant de nous laisser emporter jusqu’à franchir la mesure.Tout n’est pas de dire: “nous irons jusqu’au bout” et de dépasser la limite extrême de nos forces.Il faut savoir où est cette limite et ne pas aller plus loin.Nous strions à la veille de l’atteindre, déclare ce journal à sympathies ministérielles qui garde encore quelque sens des réalités.L’expérience démontre, écrit-il, que nous toucherons la limite maximum extrême de notre effort, en pratique, “dès que 55 % de notre revenu national passera pour des fins de guerre”.L’analyse de la situation en Allemagne et en Angleterre prouve que si ces deux pays ont pu engager dans la guerre plus de 55% de leur revenu total, c’est que l’un a tiré sur les valeurs étrangères qu’il détenait e( qu’il a liquidées, — c’est le cas de l’Angleterre: et que l’autre a puisé dans le trésor des nations qu’il a envahies et dépouillées.Aucun de ces moyens n’est praticable, au Canada.Il lui faut donc limiter ses dépenses de guerre à 45 ou à 50% de ses revenus nationaux.Londres et Berlin peuvent aller au delà de cela, pour un temps, à cause des valeurs étrangères, — nous n’en avons pas, — ou de ce que l’Allemagne .J.volé aux pays envahis.La Free Press, malgré son parfait loyalisme envers Londres, écrit en toutes lettres: “Le Canada dépense présentement environ 45% de son revenu national, pour la guerre: cela veut dire que nous approchons de la limite maximum.(Which suggests that u’e are nearing the upper limit.) Ajouter à cela un autre dix pour cent (cela veut dire, en argent, environ $600 millions de plus), cela nous mènerait à la limite praticable et effective.Il est donc évident que nous approchons du point ou ce sera le plus que nous pourrons faire (Near the point where alt We can do is being done).” En d’autres termes, notre participation à la guerre, cette année, nous coûtera entre $2 milliards et demi et $2 milliards et trois quarts.Quand nous atteindrons $3 milliaids.au maximum $3 milliards et quart, — ce qui sera pour 1942-1943, à l’allure où M.Ilsley donne à MM.Howe et Ralston ce qu’ils lui demandent d’argent pour notre effort de guerre, — nous ne saurions dépasser ce chiffre.Ce sera huit fois plus en moyenne, rien que pour la guerre, que ce que nous dépensions, à toutes fins, chaque année, à venir à septembre 1939.Et cela dépassera pour 12 mois l’équivalent de la dette nationale nette du Canada, entassée de 1867 à 1939 (elle était au 31 mars 1939 de $3,1 52,559,314).Cela conduit la Free Press à écrire, malgré son zèle pour la guerre: “L’étendue de l’effort présent, des points de vue industriel, militaire, naval et aérien, est déjà tellement énorme (*o gigantic) que pour le compléter cela tendra à fond toutes les ressources du Canada (“it will strain the resources of Canada very greatly to complete it”).Voilà pour l’argent.L’an prochain, nous ne saurions dépenser pour la guerre une somme de plus de $3 milliards et quart.Cette dépense sera déjà énorme.Nous aurons touché un plafond, eu égard à nos revenus maxima, déclare un journal loyaliste.LES HOMMES QUE CELA PRENDRA De quelle manière nous comporterons-nous?Nous ne saurions à la fois dépenser notre argent sans le compter et enrôler nos hommes sans les compter.L’alternative se pose: pour atteindre à la victoire, que faut-il?Encore plus de matériel sortant des fabriques, — cela veut dire pins d’argent, d’hommes et même de femmes au travail dans les usines de guerre: ou encore plus d’argent avec plu* d’hommes dans !e$ armées?Devons-nous fournir plus d’aviateurs, plus de «oldats, plus de marins, ou bien placer une plus grande main-d’oeuvre dans les ateliers de guerre?“Le risque de la destruction de l’industrie Mes Iles britanniques! par des raids aériens est-il encore tellement grand qu’il soit essen- tiel pour le Canada de continuer à développer son industrie de guerre afin d’assurer la Grande-Bretagne contre le risque [aérien allemand] ?” Les conditions ne sont plus ce qu’elles étaient en 1914-1918.Ainsi, dès 1915, les Alliés savaient juste ce qu’ils feraient.“et ils allèrent jusqu'au bout d’un plan rigoureusement déterminé.Aujourd'hui, le Canada n'a pas de tel plan, pour la simple raison qu’il n’y en a pas encore de bien défini en Grande-Bretagne non plus qu’aux Etats-Unis”.Le Times de Londres, il n’y a pas deux mois, écrivait que le Royaume-Uni ne peut à la fois se lancer à fond dans l’industrie de guerre et en même temps organiser une armée de 1‘air et des divisions mécanisées en nombre formidable.“Tty for both and we fait in both”, concluait-il.C’est aussi le cas pour le Canada.On a voulu en faire un vaste arsenal de guerre pour la Grande-Bretagne, on y travaille.Cela exige une main-d’oeuvre sans cesse croissante, à trouver ici même.Telle que se présente la situation, à l'heure qu’il est, et selon une analyse poussée des besoins réels de l’armée déjà constituée, de l’industrie de guerre déjà existante, des réserves sous entraînement, il faut, chaque mois, d’après la Free Press, lever 14,000 nouveaux soldats, trouver 28,000 hommes pour les industries de guerre en plein développement, et enfin former 3,500 nouvelles recrues, aux camps d’entraînement; soit au total 45,500 hommes à sortir chaque mois de la vie civile courante.Cela signifie que “nous sommes en pleine transformation de la vie nationale, transformation qui.à cause de la nécessité de faire vite et à cause de son étendue, équivaut à une véritable révolution”.On calcule en hauts lieux que.l'été dernier, il restait en tout et partout, au Canada, 500,000 hommes d’âge militaire: et que, chaque année, 60,000 jeunes gens, atteignant leurs vingt et un ans, peuvent s’ajouter à cela: mais il faut déduire les hommes qui atteignent les 40 ans.terme de l’âge militaire.Il faudra, rien que pour tenir à son niveau l’armée que nous avons déjà levée, 132,000 autres hommes par an; cela signifie qu’en 5 ou 6 ans cette réserve sera épuisée.Si notre armée allait hausser le nombre de ses divisions, le porter à 12, elle absorberait jusqu’à 223,000 hommes par an, épuisant la réserve en moins de trois ans.Cela ne laisserait guère de quoi parer aux exigences des industries de guerre présentes, qui se développent à ce point que, d’ici juillet 1942, elles exigeront 226,000 ouvriers de plus, à ce que l’on peut prévoir.Donc, le choix s’impose: ou l’accroissement de la main-d’oeuvre dans l’arsenal de l’Empire, — comme on appelle maintenant le Canada, —; ou l'accroissement de notre armée au détriment de la main-d’oeuvre dans aos usines de guerre, 11 faut remarquer que.nulle part dans les calculs les plus sérieux, on ne tient compte de ce qu’il faudra de plus, f)our la main-d’ocuvre agricole.Pourtant cela va devoir s’imposer, cela s’impose même, à l’heure présente, si l’on veut que le Canada, comme on le lui demande, accroisse la production aux champs et sur les fermes desquelles on attend des porcs en quantités de plus en plus considérables, du fromage, du beurre, des oeufs par millions de douzaines chaque mois, et le teste, tout cela pour les Alliés.On a parlé de mobiliser une main-d’oeuvre féminine plus nombreuse, dans les ateliers de munitions et dans l’avionnerie.Cela est, en théorie, possible, malgré les graves inconvénients d'ordre familial, hygiénique et social que cela comporte: mais en pratique, la main-d’oeuvre féminine n’est pas utilisable partout.Et fl y a les besoins de la main-d'ocuvre féminine sur la terre, dont on ne paraît pas avoir tenu compte: d’autant que les gouvernants astreignent au service militaire obligatoire, au- Canada, tous les fils de cultivateurs en état et en âge de porter les armes et ne prévoient aucune exemption de ce côté; cela, du point de vue pratique, est arbitraire et même dangereux pour le pays, ainsi que l’a dernièrement affirmé et démontré un député libéral fédéral (M, J.-F.Pouliot).LA CONCLUSION S'IMPOSE La Free Press ne va pas jusqu’à conclure ferme, dans l’article étoffé où elle souligne que le Canada doit bientôt atteindre au maximum de son effort de guerre, pour ce qui est des fonds disponibles, et qu’il faudra vite choisir entre les besoins, en matériel humain, de se* ateliers de guerre et les exigences de son corps expéditionnaire et de ses cadres de réserve.II ne saurait miser à fond et en même temps sur tous les tableaux.C* qui se dégage de cette analyse de ce que le Canada peut encore faire pour la guerre, c’est qu’il ne saurait être raisonnablement question au pays de service obligatoire pour outre-mer.Si Londres a besoin de millions d’autres soldat», on devra les chercher ailleurs que chez nou*.* La Canadian Legion of the British Empire Service League, — nom prétentieux d’un groupement qui ne compte pas 100,000 inscrits au maximum, si tant est que cela soit, même, — vient de sommer en quelque sorte, à Ottawa, M.King de “placer le Canada sur un pied de guerre absolu (Total War footing)”; de mobiliser à fond toutes les ressources et toute la population du pays pour fins de guerre: d’amender la loi de mobilisation de 1940 de façon à rendre le service militaire obligatoire n'importe où hors du Canada; de ne penser qu’à la guerre, de ne faire que la guerre: et d’écarter, à la faveur des circonstances, tous les engagements très nets qu’il a jadis pris contre la conscription pour outre-mer.Un peu de miel pour le Québec enveloppe cette série d’exigences affichées, — car il s’agit au fond d’imposer au pays la conscription, quoi que nos partis aient promis là-contre en 1938, en 1939, en 1940 et meme depuis.L’exposé tout à fait objectif de la situation canadienne que vient de faite la loyaliste Free Press établit que le Canada ne peut véritablement, sans courir le plus grave péril, tant économique que national, dépasser ces mois-ci, de toutes façons, l'effort de guerre qu’il fait depuis des mois et continuera de faire au rythme déjà violent auquel il est allé depuis l’été 1940.Continuer cela?Peut-être.Faire davantage?Oui.si l’on veut épuiser le pays.Non, s’il est vrai que le premier devoir d'une nation, c’est d'abord envers elle-même.Canada first, n’est-ce pas l’éclatante vérité?BilleT du soir La Famille en Fleur1 ?/ s’agit ici d’un film d'amateurs qu’on ne projettera pas sur les écrans de nos grandes salles de cinéma, d'un film modeste, sans la moindre prétention mais dont le thème est chose toute neuve chez nous.L’idée en a jailli dans l’imagination d’un jeune Franciscain du couvent de la rue Dorchester, le Révérend Père Richard, excellent photographe, qui s’est spécialisé, en ces dernières années, dans les études d’enfants — comme ont pu le constater les lecteurs de La Famille.Cet enthousiaste ami des tout petits a eu recours, pour la réalisation de son film, à an cinéaste très habile, M.Paul Provost.La tâche de celui-ci n'était pas facile: capter des sourires d’enfants, des gestes de parents, croquer sur le vif des scènes familiales sans aucun apprêt, comme on en voit tous les jours dans chàcun de nos foyers.Du côté des petits, la chose pouvait encore aller sans trop de risques, étant donné la candeur et la spontanéité de leur âge.Mais il a sans doute fallu des prodiges de patience aux deux cinéastes amateurs pour obtenir des parents que captait leur camera des attitudes naturelles, ne sentant pas trop le conformisme, le m’as lu-vu.Quoi qu’il en soit, le Père Richard et M.Provost ont triomphé de toutes les embûches, si on juge par les tranches de vie tantôt joueuses tantôt sérieuses qu’ils ont enchaînées dans un film de 2,000 mètres.La couleur donne un charme exquis à cette série de scènes familiales.Il est certains couchers de soleil sur le Saguenay, certaines études de fleurs à Montréal et dans tes environs qui raviraient le peintre le plus difficile.Le film n’est sans doute pas un chef-d’oeuvre.Il souffre, entre autres, d’un évident manque d'ordonnance.Créé dans un but éducatif, il eût certes mieux atteint ses fins, si l'auteur avait d’abord dressé, un plan d’ensemble, s’il s’y était astreint rigidement, donnant un enchaînement logique aux diverses étapes de la vie d’un enfant, à partir de son baptême.Au lieu de cela, le film présente un agencement fantaisiste, des scènes emboîtées les unes aux autres au petit bonheur.Autre point faible: pour illustrer !c bonheur calme de la vie en famille, l’auteur s'est restreint à une seule classe sociale — celte des foyers aisés ou du moins confortables.Il semble que quelques scènes joyeuses, dans des familles pauvres mais où le bonheur peut régner quand même, auraient donné un argument de plus en faveur des joies familiales.Mais ce ne sont là que des détails et qui n’enlèvent rien à la valeur de l'initiative du Père Richard.Ce dernier se doit de répéter l’expérience qu’il vient de tenter et de réussir.L'accueil que la population a fait à son film ~~ on a dû refuser plusieurs centaines de personnes, jeudi soir, à cause de l’exiguïté de la salle —- est certainement un témoignage incontestable de t intérêt sans cesse grandissant que nos gens prennent aux graves problèmes de l'éducation familiale et de la restauration du foyer chrétien.Il devrait y avoir une foule non moins imposante à la représentation supplémentaire du film, que Von donnera mardi soir prochain à la salle Saint-François.Ce spectacle sain, prime-sautier et artistique ne peut que faire du bien aux parents et apporter un stimulant efficace à leur dure et délicate lâche d’éducation.Lucien DESBIENS 25-X-41 25-X.tt Georges PELLETIER En page 2 : "Faut-il déboulonner la statue cU Montcalm?" par Hervé Biron.Bloc-notes Pas nouveau qi lout, des élèves qui ne peuvent suivre les classes régulières.Raisons d'éloignement ou autres.Pour res élèves, le ministère de l’Instruction publique de l'Ontario a institué des cours par correspondance.Mais ces cours, jusqu’ici, se donnaient exclusivement en anglais.On annonce qu’un pas nouveau vient d’ètre fait dans le sens de la justice sectaire.Deux jeunes filles dont la compétence est bien connue, Mlle Hélène Laçasse, institutrice, et Mlle Annette Legault, sténo-dactylographe, viennent d’ètre chargées de l'organisation de la section française de ces cours.A l’heure actuelle, — les cours sont ouverts depuis 1926, — trois mille élèves, dont trois cents environ de langue française, suivent ces cours, qui donnent, paraît-il, des résultats excellents.Les cours français commenceront de façon modeste.Une première classe, dès cette année, puis, d’année en année, une ou deux classes nouvelles.Cette préparation de cours par correspondance, à laquelle les professeurs de l’Ecole Normale cl tes inspecteurs seront appelés à collaborer, aura sans doute, comme résultat, a dit au Droit le directeur de l’enseignement français dans la province, M.Robert Gauthier, de préciser davantage, les méthodes d’enseignement bitingne et, en définitive, de donner naissance â une série complète de manuels on guides pédagogiques, qui seront d’une grande uttllté dans toutes les écoles bilingues.Un communiqué officiel de Vichy Les autorités allemandes ont exécuté 188 Français VICHY, 25 (A.P.).— Le gouvernement français a annoncé hier soir — sans la confirmer ni la nier — qu'il circule une rumeur portant que le maréchal Pétain désire s’offrir lui-même comme otage afin de mettre fin aux exécutions massives auxquelles les Allemands ont procédé en guise de représailles à la suite de l’exécution de deux officiers supérieurs de l’armée d’occupation à Bordeaux et à Nantes.Voici le texte du communiqué officiel: “Il circule à Vichy une rumeur portant que le maréchal Pétain désire se livrer comme otage dans la zone occupée pour prévenir de nouvelles exécutions projetées à la suite des attaques de Nantes et de Bordeaux.“Le cabinet du maréchal n'a pas de déclaration à faire à ce sujet”.* * * Un autre français a été fusillé avant-hier à Bordeaux et les Allemands ont cou* firme l’exécution de trois autres à Paris, tous accusés d’avoir possédé des armes illé* gaiement.Cela porte à 188 le nombre des Français exécutés par les autorités aile* mandes d’occupation.Pour l’histoire La semaine prochaine, dès lundi, croyons-nous, on commencera dans les écoles catholiques de Montréal une série de journées mensuelles consacrées ù l’étude de l’histoire de Montréal.C’est une excellente façon de commémorer le troisième centenaire de la ville.On fera sans doute quelque rho-se du même genre dans les écoles qui ne relèvent pas de la Commission.Nous #*nons heureux d’avoir sur tout oela des renseignements précis.L’“Ens«ignement sacondaire” L'Enseignement seconfdeArt ou Canada, “revue officielle des maisons d’enseignement secondaire affiliées aux universités Laval, Québec, et de Montréal, Montréal”, vient d’achever sa vingtième année.Il commence une année nouvelle avec un numéro fort intéressant.L’Enseignement secondaire n'cs’ pas, nous le craignons, très connu en dehors des milieux spécialisés.On ne lui a guère fait de réclame.C’est un malheur, parce que la revue offre d’abord un intérêt intrinsèque considérable, parce qu’elle permet ensuite aux gens du dehors de se rendre compte de ce qui se passe dans les collèges, des soucis qu’enlretiennent les professems, et peut-être aussi de la complexité de certains problèmes.Personne n'imagine que tout est parfait dans les maisons d’enseignement secondaire, et les professeurs moins que qui que ce soit.Mais l’une des grandes difficultés qui s'élèvent dans les débats autour de cet enseignement, c’est bien que plusieurs de ceux qui en discutent paraissent ignorer ce qui se fait ou s’est fait depuis des années.Ils comparent avec les besoins qui leur paraissent urgents les souvenirs de leur jeunesse, oubliant parfois, pardessus le marché, que le collège ne peut mettre dans la tête de l’enfant tout ce dont celui-ci aura besoin vingt ou trente ans plus tard.La lecture de l’Enseignement secondaire serait utile à tous ceux qu’intéresse cette question de l’enseignement.Il en est peu qui n’y apprendraient quelque chose.25-X-41 O- H.Le carnet du grincheux Les Etats-Unis peuvent être en guerra avec le Nippon à 24 heures d'avis, dit M.Knox.C’est bien vraisemblable, à une époque où la guerre commence sans aucun avis et se termine avant d'être déclare».* * * Un espion allemand qui subit son procès aux E,-U., déclare qu'il a donné le code secret de Benedict Arnold, célèbre transfuge de la guerre de la révolution américaine, à G.Sebold, pour communiquer avec lui.On voit que nen ne :>e perd et que le travail d'un traître il y a 160 ans peut faciliter la besogne d’un espion d'aujourd’hui.* ¦¥• ¥ Le coordonnateur du pétrole fO guerre, que de titres on a créés en ton nom!) annonce que l'essence ne manque plus aux Etats-Unis; mais il ne la laisse pas vendre quand même librement, Et les automobilistes trouvent que c’est lè le.Icket, * A A Quand Hitler voudra désormais se débarrasser d’un officier trop tiède dans le nazisme, il n'aura qu’è l’envoyer dans une ville française travaillée par le communisme, Du même coup il supprimera un récalcitrant et quelque cinquante ou cent petits bourgeois français, objet spécial de sa haine.ai ¥ ¥ A ce compte-U, voilà le parti naziste vite purgé, la France non moms vite désembourgeoisée et le führer se pourléchant les babines.¥ ¥ * Le sénateur Vandenberg veut que l’Angleterre paie comptant aux Etats-Unis le» vivres qu’elle leur achète en vertu du prêt-bail puisqu’elle les revend à ses ressortissants, dit-il, A A A Ce père conscrit devrait pourtant savoir que si.dans la dernière guerre, il fi’était constamment question que de La vie et la mort de Mgr Melanson ( par le R.F.Antoine Bernard, C.S.V.) Le ’23 octobre 1941, sous l’égide de Notre-Dame dq Rosaire, S.Exc.Mgr Melanson, premier archevêque de Moncton, est entré dans son éternité.Il s’est endormi dans la paix, la même paix qu’avaient connue son vieux père et sa vieille mère, et tous ses ancêtres acadiens, marins ou paysans, partis eux aussi, après tes remous et les bourrasques de cette vie, dans la douce sérénité qui est l’ineffable don du Christ: “Je vous laisse la paix.” Personne ne cherchera dans les présentes lignes tracées à la hâte, en un moment où le deuil noie notre âme, un éloge digne du prélat qui vient de disparaître.Aujourd’hui, les prières et les larmes sont seules de saison.C’est en faisant violence à notre coeur que nous essayons de retracer quelques aspects sommaires .d’une grande vie.Issu d’une famille établie à Port-Royal (Annapolis) dès 1628, descendant en droite ligne de Pierre Melanson qui fonda Grand-Pré, vers 1680, Louis-Joseph-Arthur Melanson naquit aux Trois-Rivières le 25 mars 1879, sous le signe de l’Annonciation de la Vierge.C’est déjà un symbole et une promesse.Raphaël Melanson, son père, ouvrier spécialisé dans la construction et l’entretien des voies ferrées, revient bientôt au pays de ses ancêtres.Le jeune Arthur ouvre ses yeux d’enfant sur l’horizon de la baie des Chaleurs.» Il habite New-Richmond en Gaspésie, puis Petit-Rocher et Bathurst, au Nouveau-Brunswick.Il fréquente la petite école acadienne, dont la pauvreté ! symbolise toutes les misères de l’A- ! eadie.Comme Mgr Marcel Richard ! grandissant parmi les récits des vieillards de Saint-Louis de Kent, le futur Mgr Melanson dut parfois se dire à lui-même — ou à sa chère et dévouée mère: “Quand je serai grand, ça changera!” Mystère des prédestinations.Malgré Jes modiques ressources pécuniaires de la famille, Arthur Melanson fait ses études secondaires au séminaire de Rimouski.11 y brille par le sérieux et la piété plus encore que par ses dons de l’esprit, qui ne sont pourtant pas médiocres.Une première épreuve l’attend, nu sortir de ses classes de philosophie.Laissons ici parler un de ses anciens condisciples île collège, le regretté chanoine Fortunat Charron: “Arthur Melanson appartenait, du fait de sa résidence en Gaspésie, au business m usual, dans celle-ci on ne parle plus que de business not as usual.AAA Il prétend que cette pratique équivaut à siphonner le trésor américain dans le trésor britannique.Et il ne trouve pas ça , ., si funny.Le Grincheux 25-X-41 diocèse de Rimouski; et je ne croît pas commettre d’indiscrétion en écrivant que feu Mgr Blais, hésitant à l’accepter comme séminariste, en raison de sa santé plutôt débile alors, il alla frapper à la porte du diocèse voisin, très heureux de le recevoir.Et avec quel succès!.Il me semble que le bon Dieu, pour qui trente ans ne sont que l’ombre d’un matin, le préparait déjà à son ministère de demain en le plaçant de bonne heure dans un milieu bilingue, de confessions diverses et de problèmes économiques analogues à ceux de l’Ouest canadien.” — Ces lignes furent écrites, on le voit, lorsque Mgr Melanson devint évêque de Gravelbourg, en 1932.C’est donc Mgr Barry, évêque de Chatham, qui ordonne l’abbé Melanson en 1905, après lui avoir assuré des études théologiques au Grand Séminaire de Montréal.Curé de Bathurst jusqu’en 1902, Mgr Barry avait remarqué, naguère, “ce jeune homme qui communie tous les matins”.Devenu prêtre, le jeune homme en question prouve sdte à son évêque qu’il ne s’est pas trompé.D’abord vicaire A Campbellton, puis curé de Balmoral en 1997, le Père Melanson identifie ses premières années de sacerdoce avec le progrès matériel et moral de la région de Dalhousie-Campbellton.Son rude ministère auprès des gas de chantier ou au milieu des ouvriers qui construisent la voie ferrée Camp-bellton-Saint-Léonard, ses journées de dix-huit heures et ses nuits sur la paille ne l’empêchent pas d’écrire des opuscules d’apostolat, où il prêche le retour à la terre et l’attachement aux traditions acadiennes.Sous son impulsion naissent les deux paroisses de Saint-Quentin et Kedgewick, Appelé, en 1919.à l’importante cure de Campbellton, le Père Melanson accepte de faire face à tous les besoins: construction d’une école digne de l’oeuvre qui s’y accomplit, construction d’un presbytère et d’une crypte qui appelle la future église, organisation de l’action catholique, sans oublier l’essentiel: un inlassable dévouement aux âmes, un soin particulier de l’âme de la jeunesse.Cette dernière préoccupation trouve son épanouissement dans la fondation d’une nouvelle congrégation religieuse.L’oeuvre par excellence de Mgr Melanson à Campbellton, celte qu’évoquera toujours son nom béni, c’est la fondation, au milieu de mille obstacles, des Filles de Marie de VAssomption, religieuses enseignantes qui se vouent “à l’instruction et à l’éducation chrétienne rie l’enfant dans les écoles, et à l’enseignement du catéchisme dans les paroisses et missions trop pauvre» pour soutenir une école catholique”.Le misereor super turbam du Lhrist compatissant devint, le 8 (Suite à la page deux) JEUNESSE Pour les fêtes du tricentenaire de Montréal.Jeunesse au regard angoissé, Cherchant un rayon d’espérance, A la commune effervescence Encourage ton coeur blasé* C’est te four de la Survivance, Qui va mettre — drapeaux hissés Celles de l’heure et du passé.Toutes nos gloires en présence.Et ne dis pas: "Jactance folle! Eloquence vide et frivole! Vieux thèmes cent fois ressassés”, Salue et choisis l’auréole De ceux qui faisaient, effacés.Passer t’oeuvre avant ta parole.Lionel LBVEILLE * ci DEVOIR.MONTREAL SAMEDI 25 OCTOBRE 1941 VOLUME XXXH — No 248 Gazette- ____“‘Tribunaux par Paul SAURIOL femme ne peut pas engager son patrimoine avec ou pour son mari — Le prêt sur une police d’assurance quand l’épouse de l’assuré est bénéficiaire — Compagnie d’assurance qui doit payer une police après avoir prêté la totalité de la valeur de prêt Arrct de le Cour d'appel, 27 juin 1941.Oojjier no 1948 (C.S.164.- 779) Equitable Lite Assurance Society ot the Unites States, défenderesse appelante, v.Dame Rosa Belle Larocque, demanderesse intimée.Appel rejeté.La compagnie d'assurance Lqui-Kiblo Life a émis au mois de dé-t mbre 13H> une police d'assurance ,50 LMUHKl sur la vie d'Arsène i rwqu.En 19’iL Mme Larocque, séparée de biens de l’assu-vt devenue la seule bénéficiai-je ce île police.M.Larocque _ a ise la prune annuelle de $2,64n.âH >i 1S décembre 19.'»0, soit c .ml près de 14 ans.Lue clause .police stipulait qu'en cas de .eiout de paiement de la prime, la ; c.:: de rachat accumulée servait ¦atom.iS»juement au paiement des ,nmes., cl un tableau indiquait no-ni que cette prolongation au- I ; que.après 14 ans, équivalait < ci S mots.ipse .est M.L orque est mort le 24 dc-,-cuttre 1936.S’il avait donc sim-sneraent cessé de payer ses primes c't 19!-t.l'assurance aurait été cn-c re en vigueur au moment de sa ! pour le plein montant de $a0,-Mais en 1930.la compagnie s-, , t < flectuc sur la valeur de ra-.h u de la police un prêt de $15,-244.21.l e chèque avait été émis a fordre de la bénéficiaire, Mme Larocque.L'assure avait besoin d’argent.et son épouse avait signé une demande d’emprunt.Un contrat est intervenu, où il est stipulé que le montant du prel, s'il n’est pas remboursé auparavant, sera exigible dès que le total des avances et des intérêts sera égal ou excédera la valeur de prêt de la police, et qu'en ce cas la police sera annulée sans avis.Ce contrat a été signé par la bénéficiaire et par l’assuré; et la police a etc transportée a la compagnie en garantie du prêt.Ces avances étaient au montant de $17,000.dont $2,-645.50 ont été appliqués au paiement de la prime qui devenait due le 18 décembre 1930; et le solde, si5,244.21, a été payé à la bénéficiaire.Une autre avance de $3,379.33 a èlé fuite le 22 janvier 1032 pour le paiement de la prime due en décembre 1931 et le paiement des intérêts sur te prêt.Et Mme Larocque a signé en outre une demande additionnelle de prêt le 23 août 1933, NAISSANCE KEMPNICH.Monsieur et Madame Jean Kempnich (Marguerite de Montigny), ont le plaisir d annoncer la naissance de leur fille.Mari se, nee le 11 septembre 19 41 et baptisée le 12 octobre suivant.M.i le chanoine Albert Valois, chance- j lier, officiait à la cérémonie qm eut i lieu en l eglise Saint-Joseph de So-rel.Le parrain était M.Vulfrul de Montignv, d’Outremont, et la mat-raine Madame Paul Lelorrain, de Metz, France, représentée par Madame William Tremblay, de Mont real.L’enfant était portée au baptême par sa mère.NECROLOGIE B KL ANGER — A Montréal, te 22 «etobre | ¦ta ans.Mme Naaatr* Bélanger, ré* Clé- j n-'-me Leduc.„„ , .i BERNIER A Montreal.1* 23 octobn- [ r,ï ans.Mme Pierre Bernier, née Marie- ; 1 BOURDEAU A Montréal, le 22 oc- j ob-> à 83 ans.'1 Thérxtule Bourdeau, orex de .luiia Lallberté.BRODEUR A Québec, le 23_Mllé V*r-uerlte Brodeur, tille de feu Donat B.o-!eur, et de leu Marie-Louise Marmette.COURSOL A Montréal, le 24 octobres ans.Yvon Couraol, enfant de M.Roméo îourso! et de Fleurette Mallette.DOYON - A Québec, le 22 octobre à a ans.M.Amédée Doyon.époux de Male Bergerie.LALONDE A Montréal, le *3 octo-à 59 ans et 2 mois, M Georges l.a-jnde.époux de feu Blanche l,aberge 1 a - T.ASALLE — A Montréal, le 22 octobre.74 ans, Mme veuve P.-O.LaSalle, née ourdou.Alexandrin».LAURENDEAU — A Montréal, le 22 oc->hre à 83 ans.Mme E.-J.Laurendeau, ée Léa Lauzon, ., LETTENDRE A Montréal, le 22 octo-re A 42 ans, M.Philippe Letendre, époux a Jeanne Bohémler.MAILHOT ~~ A Montréal, le 2S octobre, [île Oabrlelle Mallhot, fille de feu M.médée Mallhot et d'CWlla Telller.MORIN ¦ A Montréal, le 23 octobre A 1 ans.M Edgar Morin, époux de feu xrtftvle Bernier.PARENTE — A Montréal, le 22 octobre 59 ans.M Joseph Parente, époux en « noces, de Marie Piétronlr.ST-JEAN — A Montréal, le 23 octobre.!me Geoffrey Ot-Jean.née AdéUne Laitance TADDEO — A Montréal, le 3 octobre A 9 ans.M.Louls-M -A Taddéo.TELLIER — A Lachtne.le 23 octobre A ,3 ans.Mme Albert Telller, née Marle-xmlse Latour.TRUDEAU — • Montréal, le 22 octobre » 17 an», M, André Trudeau, fil* de M.Blméon Trudeau et de Mary Chartier.TURCOTTE — A Montréal, le 23 octobre.Evelyn Turcotte, fille d# feu Henri Turcotte et de feu Sotihle Lacombe.VAR1N — A St-Laurent.le 22 octobre A 34 ana.M.Roméo Varln.fila de Joeeph Varln et de Dorlna Major, j Après la mort de M.Larocque, I la veuve demanda à la compagnie j de lui payer l’assurance de son mari.La compagnie répondit que la police avait été annulée le 19 décembre 1934, après qu’un délai d’un an eut été accordé pour le paiement de la prime due le 18 décembre 1933.Mme Larocque intenta une poursuite contre la compagnie, le 9 décembre 1937, réclamant le plein montant de l’assurance, $50,000.La cause a clé entendue par M.le juge Duclos.La demanderesse a admis avoir signé la première demande d’emprunt et avoir endossé le cheque de $15,244.21, que son mari a déposé dans son compte de banque à lui.Sans pouvoir nier l’authenticité de sa signature au contrat de prêt et aux autres documents invoqués par la compagnie, la demanderesse a déclare ne pas se rappeler les avoir signés.On n’a pu invoquer aucune correspondance adressée à elle ou venant d’elle, et aucun officier de la compagnie ne se rappelle avoir été en communica-lion avec elle.La demanderesse déclarait dans son action qu’elle n’avait jamais demandé ou emprunté le moindre argent de la compagnie défenderesse, n’avait jamais touché un sou du montant des prêts allégués, que son mari avait disposé du produit du prêt pour lui-même.Elle prétendait que les prêts et le transport de la police en garantie des prêts étaient radicalement nuis.Par jugement du 27 juin 1940, M.le juge Duclos a maintenu l’action et condamné la compagnie à payer à Mme Larocque $46,022.88.La compagnie a appelé de ce jugement, et la cause a été entendue par MM.les juges Letourneau, Galipeault, Walsh, Barclay et McDougall ad hoc, qui ont rejeté l’appel.Voici des extraits des notes de M.le juge Galipeault: “Le savant juge de la Cour supérieure en est venu à la conclusion que l’exhibit D-l, “Special Contract”, l’écrit par lequel les époux avaient transporté conjointement la police d’assurance à l’appelante, en garantie d’avances en argent comptant, était en violation de l’article 1301 du Code civil, que l’intimée en le signant à la réquisition de son mari, l’assuré, s’était clairement obligée avec el pour lui, que le chèque de $15,244.21 fait payable à l’ordre de l’intimée avait été remis au mari, que l’intimée n’avait profité en aucune façon du prêt.“La défenderesse en appelle du jugement et elle soutien! que le conical ne viole pas les dispositions des articles 1301 et 1265 du Code civil, pas plus que celles de la Loi de l’Assurance des Maris et des Parents, ch.244, S.R.Q., 1925._ “En d’autres termes, la femme ne s’est engagée ni avec ni pour son mari; agissant seule, elle n’a pas pris d’obligation; il n’y eut ni prêt, ni cautionnement en l’espèce; l’intimée a reçu un paiement par anticipation et elle a purement et simplement renoncé à des droits ou transporté des droits; ce faisant, elle a uniquement fait acte d’aliénation.t “Et tout d’abord, l’opération qui s’est faite est-elle l’acte de la femme seule ou a-t-elle agi conjointement avec son mari’?.La demande d’emprunt est signée par l’intimée, et le mari de cette dernière signa également pour autoriser sa femme à exécuter ledit document et pour autoriser l’appelante à faire toute avance.Mais, il v a plus: le mari de l’inti-mee, après avoir ainsi signé pour! autoriser son épouse, intervient à‘ nouveau dans ledit document et à l’endos il déclare consentir à toutes! les conditions de l’écrit signé par sa femme el au transport de la police à I appelante.On a donc voulu qu’il ajoutât à l’autorisation maritale."H me parait hors de tout doute que, sans l’intervention du mari, dans toute sa portée et dans tonte son étendue, il n’aurait pas été question pour l’appelante de faire des avances à l’intimée.J’en viens donc à la conclusion que l’intimée a agi eonjointement avec son mari, et si elle s’est engagée, elle l’a aussi fait avec son mari.L’opération qui s’est faite au moyen du “Special Eon-tract’’ D-l, était faite pour le mari.L’on sait que, lorsqu'une femme Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» «« gravé».kilt» é«« pris «t ipéclmpn» »*r demande.L’Imprimerie Populaire, Limite* 490, Notre-Dame eet.Montrée! Tél.t BEIair 9161 s'engage avec son mari, la présomption est qu elle s’est engagée pour lui.“.La preuve est surabondante que l’intimée n’a été que 1’instrutnent de son mari; elle n’a vu goutte à toute l’affaire.elle n’a pas même reçu le chèque qui a été remis entre les mains du mari; elle s’esl contentée d’endosser ce chèque que le inari a obtenu, a déposé le jour même ou le lendemain à son propre compte de banque pour disposer du produit comme il l’entendait, mais, à tout événement, pour ses fins personnelles.“Mais l’appelanle dit; Je n’ai rien à voir à cet état de choses auquel je suis étrangère, et il me suffit de démontrer que l’intimée n’a pris aucune obligation, qu’il n’y a eu aucun prêt de la compagnie à la bénéficiaire, mais qu’il a existé un simple paiement par anticipation.“Est-il bien vrai que l’intiirtée seule ou la bénéficiaire et son mari n’ont fait aucun emprunt de l'appelante?.Il y a eu remise effective d'une somme de derniers; le contrat est à intérêt; les intérêts portent eux-mêmes des intérêts et le remboursement est prévu.S’il y a remboursement, la police affectée d’aucun lien reprend toute la valeur qu'elle porte à sa face même.Il y a engagement de payer chaque année; une date est fixée et une sanction existe à défaut du paiement des intérêts.11 existe aussi des dates d’échéance pour le capital, des conditions de remboursement."Il est vrai que la compagnie renonce au terme, consent à ce qu’il y ait compensation, mais cette dernière elle-même présuppose l’existence de deux dettes; la compensation, on l’a dit.étant en somme deux paiements abrégés."L’appelante ajoute: J’étais la débitrice de l’intimée; j’ai payé par anticipation ce que je lui devais.N’empêche toujours que la bénéficiaire dans Ja police n’avait qu’un droit éventuel et révocable.Elle ne pouvait rien réclamer avant le décès de son mari.la bénéficiaire pour le moins n’était pas la seule créancière de l’appelante, du moins la créancière pouvant exiger un paiement ou un remboursement, étant donnés les droits du mari, l’assuré, dans la police d’assurance, droit de révocation de la bénéficiaire, droit en cas de survie à cette dernière, ajouté au fait que c’est lui qui avait payé les primes, la bénéficiaire n’ayant contribué pour aucun .sou à l’accumulation des montants formant la valeur de rachat de la police.“Mais à tout prendre, est-il nécessaire, en l’espèce, que ce soit un emprunt que la bénéficiaire ait effectué de l’appelante?A mon scus, qu’il s’agisse de tout autre contrat, d’un contrat innommé, comme on appelle celui qui est intervenu, la situation ne me paraitrâit pas changée.“S’il était vrai que la demanderesse n’a pas contracté d’obligation personnelle, elle aurait, à mon avis, pour le moins engagé se* biens, son patrimoine, el ce, avec l'idée de retour.Elle pouvait et devait avoir l’espoir que l’assuré, son mari, qui avait eu besoin de deniers, qui l’avait sollicitée de consentir au transport, rembourserait la compagnie, et une fois le remboursement fait, qu’elle reprendrait tous ses droits, redeviendrait la bénéficiaire d’une police d’assurance sur la vie de son mari, au montant de $50,000.Elle n’a pas aliéné, je croirais, mais elle a engagé l’avenir, les biens de son patrimoine.“Elle a fait, suivant moi, ce que l’article 1301 C.C.prohibe, la prohibition affectant lout contrat où la femme intervient et s’engage avec ou pour son mari, quel que soit le nom de ce contrat, et nonobstant l’amendement protégeant les créanciers qui contractent de bonne foi.,, .“.il est clair qu’en cette affau re l'appelant pour le moins a agi avec une insouciance, une imprévoyance, une imprudence, une inconscience telles qu'il semble bien difficile de lui prêler bonne foi.“Il s’agissait pour une femme mariée.non dans les affaires, de se faire consentir des avances pour un montant considérable, et jamais on n’a été mis en communication avec elle.E’est le mari qui a tout conçu, a tout mis en oeuvre, a arrêté toutes les conditions du mar- hé.s’est fait le porteur de tous les documents, a reçu le chèque, et il n’est pas possible que l’appelante n’ait pas eu raison de croire que les deniers étaient pour son benefice à lui, pouvaient servir ses intérêts, comme 1* disent les jugements.“La doctrine eut bien connue, depuis l'amendement â l’artirle 1301 C.C.Si la femme s’oblige seule, c’est sur elle que tombe le fardeau de la preuve que le prêt a profité à son mari, à la connaissance du prêteur; pour être réputé de bonne foi, le préteur doit verser le produit de l’emprunt à la femme elle-même et 11 doit ignorer et n’avoir aucune raison de croire que l’emprunt pourra servir les intérêts du mari.Si la femme s’oblige avec son mari, l’amendement permet d'établir la bonne foi du créancier, mais c'est à lui qu’il incombe de le prouver, parce que nos lois présument contre lui.Si la femme s’oblige expressément pour son mari, il ne peut être question de bonne foi.Dans le cas de cautionnement par la femme de l’obligation du mari, il ne peut non plus Ainsi porle le lecteur.Faut-il déboulonner la statue de Montcalm?T*t.1 Wellington UU Siège lorlal : 2«0 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Assurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporé* par Lettre» Patente» a» u Province de Québec au capital de 1150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi de» a»aur»noes sanctionnée par 1# Parlement d» Québec 1* 22 décembre 1918 Dfpftt de 926.000 00 au Gouvernement — Selon» mortuaire» A la disparition du public SERVICE JOUR ET NUIT Derniers devoirs .— Laissez-noui vou* assister dan» vo» dernier» devoir» envers mix qui partent.Nos conseils sont basés sur Texpérl»nc».SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC PONDE* EN 1890 LIMTTKJ» C.Vandelac.Jr.— Alt».Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 M.Robert Larocque, dit de Roque-brune, rentré inopinément de Paris où il vivait depuis plusieurs années, s'est senti le besoin comme tant d’autres revenants, de nous donner des leçons de patriotisme.(1) On savait qu’il entretenait des idées singulières; c’est pourquoi son projet de jeter bas la statue de Montcalm pour la remplacer par celle de Murray ne nous surprend pas trop.L’humiliation dans laquelle la défaite de Montcalm plonge les Canadiens français nous oblige sans doute à remplacer dans notre mémoire le défenseur des Plaines d’Abraham par le vaincu de Sainte-Foy.Au contact des Habits lionnes et de l’abbé Ma beux, M.Larocque se sent porté aux raisonnements froids, aux conclusions logiques, (.'est curieux comme l’ouvrage de l’abbé Maheux aura suscité de ces plaidoyers en faveur de la raison, de ces méditations philosophiques sur tes orientations de l’histoire, sur l'éclosion des mouvements littéraires! (2) N'est-ce pas un employé du service de la propagande, à Ottawa, qui nous met en garde, à ta suite de Valéry, contre le danger, de nous • laisser séduire à l’Histoire”?(3) Je suppose que tous ces hommes réfléchis, bien nourris et bien chauffes, ont en effet assez, bien résisté au virus de l’Histoire.Le meilleur moyen n’est-il pas, ainsi que l’a déjà fait M.Maheux, de la peigner pour nous la rendre indifférente?M.Larocque, d’ailleurs, s’essaye lui aussi dans ce genre.Son entreprise, si elle réussit, aura pour effet de nous enlever de l’esprit un autre nom français pour le remplacer par un nom anglais.Je ne sais s’il lui est souvent arrivé d’exposer ces thèses charmantes dans les salons parisiens où il dispensait les grâces de son esprit.A l’entendre, Montcalm détestait les Canadiens mais aimait les Canadiennes, dont il se fit des maîtresses; il “perdit la colonie par légèreté et impéritie, (et) eût été bien surpris si on lui avait prédit qu’il aurait un jour sa statue à Québec".Sur quoi se fonde M.Larocque pour attribuer à Montcalm l’entière responsabilité de la perte du Canada?— car son article ne comporte aucun correctif.Sur les lettres du héros.Il fut léger, donc il nous per-ditf Voyons les choses d'un regard un peu plus large ou, plutôt, demandons-nous simplement à quoi il convient d’attribuer la perte du Canada Allons même plus loin et voyons si le Canada pouvait, à l’arrivée de Montcalm, — en 1756 — être victorieusement défendu.Deux faits considérables nous font douter de l’issue de ta lutte: le déséquilibre entre les puissances anglaise et française dans les colonies américaines: tes erreurs de la politique européenne de Louis XV.A moins d un miracle ou d’un changement d’orientation dans ta politique anglaise, on ne pouvait guère espérer le succès des armes françaises en Amérique.N’est-ce pas la conclusion de Garneau?Je la crois juste, et elle semble définitive.Laissons cette alternative et passons en Nouvelle-France.Quels sont les responsables du salut de la colonie, a partir de 1756?Vaudreuil, Bigot et Montcalm.Pas un seul d’entre eux ne peut porter la responsabilité totale.Le gouverneur et l’intendant se placent sur un pied d’égalité.L un n’a pas de comptes à rendre à I autre.Mais en ce qui concerne Montcalm, il y a une autorité; et cette autorité, c’est Vaudreuil.L'est tellement vrai que, lors de la prise du fort George, le gouverneur donna ordre au commandant en! chef de marcher sur le fort Lidius.Mais à ce moment l’armée avait été renvoyée à Carillon et tous les Sauvages s’étaient dispersés.L'entreprise ne pouvait donc s’exécuter.Vaudreuil se plaignit au roi, prétendit que Montcalm ne lui obéissait pas et fit blâmer le généra] par la cour.(4) M.Larocque, dont on connaît la predilection pour tes mémoires secrets et les scandales de cour, ac-cordera-t-il sa créance au Mémoire au Canada, publié par M.P,-C.Roy, dans son rapport annuel?i 'i05 |nf,‘dents de ce genre pullu- , tent, a ailleurs, au cours de cette période.On fit des démarches sé- ! rieuses pour enlever a Vaudreuil i le gouvernement du Canada parce ' que sa jalouue le portait à entraver toujours l'action de Montcalm.L’autorité suprême dans ta défense du Canada n’appartient donc pas à Montcalm.Il n'est ici qu’un subordonné.Il gagne les batailles avec les soldais et les armes qu’on lui donne, ta stratégie qu’on lui impose, les munitions et les vivres qu'on lui fournit.Le grand responsable, dit-on, c est Bigot.C’est lui l’être le plus répugnant de celle fin de régime.Or, quelle est l’attitude de Vaudreuil et de Montcalm à l’égard de Bigot?tille apparaît à chaque ligne de rhistoire.Montcalm a délesté Bigot, qui ruinait la colonie; il l'a dénoncé jusqu'à se rendre impopulaire dans la haute société.Qu’a fait Vaudreuil?On le croirait aveugle, faible ou complice.L’Histoire décidera.Il manqua certainement de clairvoyance, il fut également pusillanime; quant à la complicité, les historiens n’ont pas osé trancher.Leurs conclusions pourraient un jour devenir positives.On sait, cependant, que Vaudreuil alla jusqu'à défendre Bigot auprès de la cour.M.Larocque nous renvoie aux lettres de Montcalm.Que disent-elles?Qu’il est effaré des concussions de Bigot et consorts.Elles prouvent sa légèreté?Montcalm pouvait, comme tout homme du XVIIIe siècle, avoir ses moments de légèreté; mais il eut aussi ses heures d'homme sérieux.Louis XV fut-il léger?Cependant, Pierre Gaxotto en fait un grand administrateur.Montcalm fut' un visionnaire, et c’est en cela qu’il diffère tant de Vaudreuil.Il a vu venir ta catastrophe, t’a sentie fondre sur la colonie et a compris que même une victoire en 1759 n’aurait aucun résultat définitif et que tout serait à recommencer.Il a du moins donné sa vie pour la cause qu’il défendait sans espoir.On pourrait demander à M.Larocque de respecter l’héroïsme, lui qui revint au bercail alors qu’on ne pouvait plus vivre en Europe sans héroïsme.M.de Vaudreuil était-il aussi léger que Montcalm?On sait le rôle joué par Vergor lors du débarquement de Wolfe au Foulon.Or, avant d’accomplir cet acte de trahison, il avait livré sans le défendre le fort Beauséjour qu’il commandait en Acadie.On soupçonna vite sa lâcheté.La cour ordonna à Vaudreuil de faire le procès du traître.Que dit le Mémoire du Canada là-dessus?“M.de Vaudreuil avait bien delà peine à le faire, étant gagné par les parents et amis de M.de Vergor.surtout par l’intendant [Bigot].La cour, en lui réitérant l’ordre, le mit dans la nécessité absolue d’obéir.Il envoya donc ordre au gouverneur de Louis bourg de lui faire passer M.de Villeray jarcusé en même temps que Vergor], et à son arrivée, il fut mis aux arrêts avec M.de Vergor.Pour instruire ce procès, M.de Vaudreuil choisit l’officier de la colonie le moins capable, et le plus aisé à persuader de faire ce que l'on voudrait.Ce fut Bleu-ry de Sermonvillc, capitaine aide-major de Montréal, homme sans expérience, sans nuile connaissance.et enfin, le moins en état de conduire une telle procédure (.) L’on fit pressentir à M, de Villeray que son sort dépendait de celui de M.de Ver-^ „ ** gor.Villeray ne voulut pas tremper dans celte combinaison, il déposa des rapports que l’on trouva trop compromettants et que l’on fit disparaître; finalement, les deux furent absous.(5) Impossible ici de ne pas voir l’extrême responsabilité de Vaudreuil.Tout au long des dernières années de la Nouvelle-France, son manque de jugement, son entêtement à ignorer les conseils de Montcalm et des autres hommes de guerre causent des catastrophes.On peut dire que son intervention dans les matières de guerre fut ordinairement fâcheuse.Il est vrai qu'il en avait la responsabilité, que lorsqu’il donnait des ordres à Montcalm, re dernier n’avait qu’à obéir.Alors, c’est donc Vaudreuil et non Montcalm qui causa la perte du Canada.Si Montcalm fut léger.Vaudreuil fut incapable.N’eût-il que laissé à Montcalm la direction de la guerre (si celui-ci se montrait mcompélent) le gouverneur rie vrai! porter la responsabilité.Il sollicita Je rappel de Montcalm?Oui, à la demande de celui-ci.On n’a donc fias raison de déboulonner Montcalm.Et son crâne conservé dans un monastère de Québec, faut-il demander aux Ursulines de le jeter à la fournaise?M.Larocque ji’est pas chez lui dans les questions nationales.Son patriotisme, il pourra le conserver et le dispenser aux salons de Paris lorsque le bon temps y sera revenu.Je me souviens de lui avoir entendu dire à la radio: “Il m’embête, ce Dollard; qui nous en débarrassera?” I.es Canadiens qui vivent, luttent et souffrent chez eux ont le droit de dire, eux, de M.Larocque el des autres revenants: “Ils nous embêtent; si la paix peut revenir en Europe et nous les reprendre!” Hervé BIRON La vie et la mort de Mgr Melanson (Suite, de la première page) septembre 1922, le mot inspirateur! du curé de Campbellton qui grou- | pait pour la première fois la petite troupe choisie de ses premières collaboratrices.Elles sont encore | là aujourd’hui, ces admirables reli-1 gieuses à la ceinture bleu-azur rie ) Lourdes, priant et pleurant auprès j de la dépouille mortelle de celui j qu’elles appelleront toujours: j “notre Père Fondateur”.Successeur de Mgr Uugal au poste de vicaire général du diocèse rie | Chatham, en 1930, Mgr Melanson I fut préconisé deuxième évêque de j Gravelbourg le 29 novembre 1932, j à la place laissée vacante par S.Em.le cardinal Villeneuve» Sa consécration eut lieu à Chatham, le L2 février 1933, par Mgr Cassulo, délégué apostolique au Canada et généreux ami de l’Acadie.On se souvient que Mgr Melanson revint de l’Ouest au I début de l’année 1937 et prit pos-' session, le 22 février, du nouveau siège archiépiscopal de Moncton, qui rayonne sur la province ecclésiastique du Nouveau-Brunswick.L’Histoire de demain se chargera d’apprécier l’oeuvre imposante qu’il y accomplit en quatre ans.; Mentionnons pour mémoire: le Cou- | grès de la Reconnaissance à Mem-ramcook, en 1937, et la création d’une Association Acadienne d’Education du Nouveau-Brunswick; la promulgation, le 25 mars 1938, d’un décret de Die XI, destiné au “très fidèle peuple acadien”, qui donnait à tous les fils d’Evangéline, “en quelque lieu qu'ils soient”, Notre-Dame de l’Assomption comme patronne céleste; l’inauguration d’un] cours de vacances pour les institu- I trices acadiennes, à l’Université I Saint-Joseph; la création, au même endroit, d’une école d’agriculture et d’une école de sciences sociales; l’encouragement accordé au mouvement des coopératives acadiennes, selon la formule d’Antigonish; la fondation du journal acadien l’Ordre Social, l’appui fourni à la Voix d’Evangeline: un intérêt constant et pratique manifesté à la belle Société Mutuelle de V Assomption; enfin, l’érection de la cathédrale de Moncton ou “Monument de la He-! connaissance”, témoignage grandiose de la piété d’un peuple et de la protection divine sur l’Acadie.Voilà ramassé le bilan d'une carrière archiépiscopale qui nous semble trop courte, mais qui reste un insigne bienfait de la Vierge à ses enfants.Peut-être m’est-il permis de clore ces faibles notes par un souvenir personnel.L’été dernier, du 25 au 27 juillet, j’eus le privilège de vivre à côté de la chambre de l'ilôtel-Dieu de Campbellton où Mgr Melanson faisait, depuis trois mois, son “noviciat de la mort”.J’eus la consolation de causer souvent avec lui, “à petites doses”, comme il disait.Il savait que, sauf un miracle, ses! jours étaient comptés.“Peut-être”, j disait-il, “Notre-Dame de l'Assomption fera-t-elle quelque chose.” Il ajoutait, en s’efforçant de sourire: ‘Fille n’est tenue à rien.” il portait encore, dans son esprit et dans son coeur, tout le présent et une bonne partie de l’avenir de sa chère Acadie.Il s’offrait en victime à Dieu pour le relèvement définitif et le progrès religieux de son peuple.“Ça va bien en Acadie,” me répéta-l-il plusieurs fois.La visite quotidienne de ses Filles de Marie de l’Assomption, dont le couvent avoisine l'Hôtel-Dieu, provoquait toujours quelques larmes.Il me fit relire certaines pages d’une petite Histoire de l’Acadie qu’il avait lui-même préfacée et recommandée à la jeunesse acadienne, en 1939.Sa pensée voltigeait habituellement autour de sa cathédrale de Moncton, Un matin, j’eus le bonheur d’assister à la messe célébrée dans sa chambre par Mgr Leménager, son digne Vicaire général; j’eus l’impression de contempler les deux infinis dont, parle Pascal: infini de la grandeur qui touche à Dieu, infini de la petitesse humaine.En revoyant Mgr Melanson, le 14 août, je baisai pour la dernière fois sa main bénissante.Je saluai Mère Audet, l'infatigable supérieure de l’Hôtel-Dieu, et je refermai lentement la porte.Il y a des vies humaines qui sont la preuve concrète, sensible, de l’existence el de la bonté de Dieu.La vie de Monseigneur Melanson est une de celles-là.Antoine BERNARD, C.S.V.(23 octobre 1941) ^___ Pour remplacer la moutarde Notre assortiment do Paletots d’Hiver pour Hommes et Garçons est maintenant Théo.RON IN.prés.AU GRAND COMPLET Chapeaux tW^.45 à îjîg.OO de feutre “OU L’ON S’HABILLE BIEN” 901 est.rue Sainte-Catherine (coin Saint-André) vensis, pourrait provisoirement remplacer la moutarde déficiente.Les graines broyées, blutées et traitées au vin blanc ou au viuaire donneraient une moutarde très acceptable par suite de leur teneur en essence de moutarde.On sait que le senevé pousse à foison dans les cultures et qu'il est considéré comme une “mauvaise herbe” et pourrait donc être facilement récolté.Lendemain de Festival Deux mots de M.J.-O.Pineault CALENDRIER Demain: DIMANCHE.2* OCTOBRE 1941 Fête du CHRIST-ROI.Lever du «oleil, 8 h.30.Coucher du soleil, 4 h.57.Levor d* ,1a lune.S.30.Coucher de la lune.10 h.41, 10e mots OCTOBRE *1 tours Pleine lune, le 5.» 3 h.32m.du matin Dernier quartier, le 13.à 7 h.52m.du mat.Nouvel*! lune, le 20.A 9 h.20 du matin Premier quartier, le 27 à » h.4m.du mat OCTOBRE 1941 ! Dira Lun Mar Met Jto Ven Ram ! © IM.5 I K EUT FROM A 4 WEEKS KIUORD BREAKING RUN AT THE RADIO CITY MUSIC-HALL' Variétés Lyriques MONUMENT NATIONAL Direction : DAUNAIS-COULET Ce soir et demain soir LAKMÉ opéra en 3 actes de Léo DFXIBES avec Violette De USLE et Jacques GERARD Prix des places : .90.1.20, 1.35, 1.65.Toutes taxes incluses.En vente au Monument National, de 10 h.à 6 hrs.Tél.: PL.9161 (3 lignes) CINCMA^PAPIS TROISIEME SEMAINE ^BJLÏMU ALERME- £/ JACQUELiHE DELUBAC WiCHCMMClA VERSTS- i ’fur* PnVifa SU/’TEde MA mm IGNACE ÏÏROHE POWER ’Am BEIÏÏ GRABLE i/rn* A raffiche g A l’affiche ^ülUSSELL DON AMECHE KAY, FRANCIS Capitol l’affiche IMPERIAL Aujourd’hui, demain ERROL FLYNN "DIVE BOMBER" Zème spectacle : "ACCENT ON LOVE" A partir de lundi : "SUN VALLEY SERENADE" Aussi : "WILD GEESE CALLING" /) m t*AT\Ntcj A ru H’Moi 25< 30/40( LA COMC-DIC- DE MONTRC-A! présente JearuPierre AUMONT L'idole du cinéma français dan* “L’AMANT DE PAILLE” avec Antfrinatt* GIROUX — Caston DAURIAC — jaguo CATELAIN François ROZET, etc.au Monument National BllIets «n vente aux prix ré*u- liers au Monument National, PLateau 6404 les 30, "1 oct., et 1, 2 nov.en soirée, et les Î0 oct., et 2 nov.en matinée.AU CINEMA DE PARIS Suianno Dehcily et Tr.imel.dans uno scène du film “L’HOMME QU CHERCHE LA VERITE”, auoc Raimu an trottiimo somaftto M QM ma do Paris, 4 VOLtfMf )Ô(XH — Wo 248 IE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1941 iT PAGE EEEIINin lA r§ *n aimant Diractnce : Germaine BERN'ER Lo Croix Rouge Comment les Canadiens aident aux Britanniques L’enrôlement des infirmières n'est pas satisfaisant Appel à toutes tes infirmières mariées ou célibataires, uitles-niala-des, sages-femmes, infirmiers et a toutes tes personnes ayant des connaissances ou de {'experience dans le soin des malades Dans un message envoyé à la Société Canadienne île la Croix Houge pour remercier les Canadiens de l’envoi de couvertures a i’intentioa des victimes des raids aériens, l'uu des membres des Women’s Votun- j démontré la nécessite de se tenir tary Services, de Londres, écrit que | prêts à toule éventualité; c’est Lu guerre nous a jusqu’à présent En marge des fausses prophéties et des récits extraordinaires A toutes tes époques troublées, les faux prophètes, les noyants, tes astrologues, les devins de tous calibres se multiplient; alors, comme notre époque enregistre quelque chose comme chambardements, il n'y a rien de surprenant à ce que les oracles pullulent.Quelque temps avant la guerre, il y eut même à Paris, entre astrolo-gués, des controverses assez bruyantes, au sujet des événements qui se préparaient.Malheureusement aucun d eux ne put donner d'avertissements opportuns sur ce qui s’en venait, ils ne promettaient que la disparition certaine des dictateurs.Depuis, on a trouvé beaucoup mieux.Celait une prophétie, et d’une sainte encore! Alors, tout le monde ou à peu près s’est mis à méditer le texte de celle fameuse prophétie dont plusieurs s’émerveillaient lout simplement.On se passait la copie dactylographiée avec les explications des inter-prétateurs, parce qu il faut toujours des experts pour commenter tes prophéties qui se respectent, c’est-à-dire, qui ne sont ni trop claires, ni trop obscures.La plupart des directeurs de journaux ont reçu de nombreuses demandes de publier en entier le texte de la sainte en question, des éditeurs même le publièrent en plaquette.Tout dernièrement, et après bien d autres, une revue montréalaise, dans son numéro de septembre, a fait paraître, elle aussi, la prophétie au complet en soulignant que les prévisions de.cette pièce concordent en grande partie avec les événements de la guerre actuelle”.Toutefois, un extrait de la Croix, sous la signature de José Vincent, et cité dans le Devoir du 7 août dernier, nous apprenait de façon 1res précise qu’il n'existe pas de prophétie de sainte Odile» C'est peut-être décevant pour plusieurs, mais c'esl comme ça.Notons en passant que I histoire de sainte Odile a été écrite, pour la première fois, deux cents uns après sa mort.Pour ma part je n avais pas encore lu celte fameuse prophétie quand un lecteur, ami de notre journal, m’a lait parvenir l’ouvrage de M.le curé Ituichardan, intitulé: “La chasse aux prophéties”, publié à Limoges, au mois de mars l'J’il, par la “Bonne Presse”, dans la collection: Ce qu il faut savoir.Après des recherches personnelles, l’auteur de l’étude sur le texte en question déclare que.ce texte n’est pas de sainte Odile et ajoute ce qui sud: “A l’appui de cette, affirmation, je vous citerai ce qu écrivait un vieux savant alsacien, l’illustre historien à la foi profonde, M.Henri Welschinger, membre de l’Institut, dans le journal Alsacien-Lorrain, de Paris, le 10 septembre 1916: La prophétie de .Se Odile, c’est le titre solennel que M.Georges SEoffler impose à des considérations politiques sur la guerre (de 1914-1918).Mais où il ne donne aucune référence authentique à la prophétie qu'il attribue à la sainte patronne de l'Alsace.le ne sais pas où il l'a trouvée, pas plus que le nom de l'historien auquel il a emprunté un récit fantaisiste de la légende de Se Odile.J’ai personnellement étudié celte légende et j’en ai trop scruté les moindres details en les passant au crible de l'histoire pour ne pas meüre les lec-liuis en gaule contre de telles inventions.H n’existe pas de prophétie de Se Odile; il n’en a jamais existé.Et tout ce que M.Stuffier cite comme texte en le commentant avec îles détails parfois intéressants, mais empruntés a des sources modernes, n’est nullement vérifié.Nous dire qu on est en droit de supposer que c’est dans une de ses lettres adressées < ii h rte Hughes que Se Odile écrivit la prophétie qui commencerait p.u ris mots: midi frafer, audi.Ego enitn oidi tremorem silvaram et mqnliiun.c est vraiment abuser de notre crédulité.Le texte latin que M.Stoffter a publié dans un opuscule supplémentaire n'indique aucune reference sérieuse.D’où sort ce texte?Où M.Stoffter l’a-t-il trouvé?Comment se fait-il que nul auteur érudit et réputé tel ne l’ait mentionné comme étant l’oeuvre véritable de Se Odile?.Et ee latin qui prédit entre autres les aéroplanes et les torpilles aériennes n esl-il pas fait pour exciter des doutes et des observations ironiques?On a vraiment trop usé et abusé, en ces derniers temps, des prophéties, Revenons tout simplement aux réalités.” Après celte citation l’auteur continue: “La prophétie de Se Odile a droit à des chevrons.C’est une "vieille classe” qu’on a mobilisée à nouveau en septembre 1939.Elle a "fait 1914”.Et peut-être était-elle bien jeune en ce temps-là.Tout se passe, en effet, comme si elle avait vu le jour dans les derniers mois de 1914 ou à l’aube de 1915.Son latin curieux sans rapports avec le latin du Ville siècle; sa précision déconcertante pour les premiers événements de l’autre guerre (casques à pointe, la ruée sur Paris, les avions, les bombes incendiaires, les batailles d’Alsace), puis le vague soudain dans ce qu’elle nomme la deuxième et troisième partie.” L’ouvrage de M.Guichardon ne s'attaque pas qu’au texle attribué ù tort à sainte Odile, mais encore à quelques autres textes attribués, à tort également, à de saints personnages qui n’ont jamais prophétisé de leur vie, mais que des admirateurs plus fervents qu’éclairés ont voulu à tout prix placer au rang des prophètes authentiques.Avant de croire à la pro phétie, le plus sage est de se renseigner auprès des autorités compétentes.“Cette fuite dans la prophétie c’est une sorte d’appel au miracle”, dit l'auteur, et “c’est un vieux besoin que le besoin humain de miracle”.En effet, et c’est sans doute ce même besoin d’étonnement, souligné d'u-note tragique, qui fait que les récits de vies extraordinaires, d’existences pleines de phénomènes, de destinées étranges, ont tout de suite des lecteurs par milliers.Que la lecture de ces ouvrages soit édifiante pour une certaine catégorie de lecteurs et de lectrices, c’est fort possible, Us sont d'ailleurs écrits pour cela, je suppose; mais il faut bien se rappeler que ces biographies, tout comme les prophéties, ne doivent pas être mises entre toutes les mains.Les éducateurs et les institutrices qui ont du goût pour ces sortes d’ouvrage ont bien le droit de s’en délecter, mais ils doivent aussi avoir le tact de ne pas mettre ces livres dans les mains de leurs élèves ou d'en faire la lecture en classe, devant des esprits trop jeunes, des caractères trop impressionnables, des imaginations trop vives.Encore une fois, il faut du tact dans le choix des lectures édifiantes pour les jeunes comme dans tontes tes autres, que ce soit pour amuser ou pour instruire: la bonne intention ne suffit pas toujours pour atteindre le but désiré, il faut se renseigner, se bien renseigner et user de son jugement.L'ouvrage de M.Guichardon, quand les librairies canadiennes pourront le mettre en vente, devrait avoir une large diffusion; cela replacerait sur le bon sens bien des idées dans beaucoup d’esprits.Et puis, on devrait mettre cette plaquette pas trop loin dans la bibliothèque, de façon à la retrouver facilement d la prochaine guerre.Alors, on sera tout rie suite fixé sur les prophéties qui ne manqueront de naître ou de renaître et cela ménagera d'autant les efforts cérébraux inutiles.Germaine BERNIER 25-X-41 FOURRURES I 20 MANTEAUX ASSORTIS: Chat (teint alas-ka).Castor de luxe (lapin).Pattes de mouton.Seal français (lapin teint), Mouton gris.Mouton rase, viscacha, etc.\ vxni I, rua.'»- $99 Chat-sauvage dep“i! *159 autres qualités : 175, 235, 275 à 325 Mouton de Perse ^ *199 autres qualités : 235, 295, 355 à 595 Rat-musqué autres qualités : 195, Castor ,Fcatheri,,e) depuis $ £ 225 à 255 depuis *499 3181 1473 Amherst Près Demontigny Les activités féminines Banquet du Foyer Le banquet annuel du Foyer aura lieu mercredi, le 12 novembre prochain, à 8 h.15 du soir, dans le sous-sol de l'église de Saint-Sauveur, angle des rues Vlger et 8.-Denis.Comme par les années passées, la direction prépare à ses amis et invités une réception toute cordiale, des mets de choix, un service poil.Elle les prie de venir très nombreux.Initiative de la section S.-Jacques Le directeur des Loisirs de la section S.-Jacques, Société S.-J.-Baptiste, organise une grande partie de cartes qui aura lieu mercredi soir, le 29 octobre, à la salle de l'Assistance publique, sous la présidence d'honneur de M.et Mme A.-J.Dugal.Il y aura un prix pour chaque table ainsi que plusieurs prix spéciaux S'adresser au bureau de renseignements chez Dupuis Frères.Fédération des Cercles d'Etude des Canadiennes françaises La récollection annuelle pour les Cercles de la F.C.E.C.F.aura Heu, sous la direction du R.P.Antonio Poulin.S.J., dimanche prochain, le 26 octobre, à l'Institut de N.-Dame du Bon-Oonseil.3215 est, boul.S.-Joseph, à l’occasion de la fête du Christ-Roi, fête patronale de la Fédération.La messe à 8 h, 30.sera suivie d'une collation, d'une conférence religieuse.de la méditation et de l'Adoration.Les membres des cercles et toutes les jeunes filles en général sont Invité®.Bénédiction d'une Ecole Ménagère à S.-Barthélemy Le 8 novembre prochain, à 10 h du matin, heure solaire, aura lieu la bénédiction, par S.Exc.Mgr J.-A, Papineau, d’une Ecole Ménagère moyenne dirigée par les Soeurs des Sainte Noms de Jésus et de Marte.Les anciennes élèves du couvent sont cordialement invitées en cette circonstance solennelle, ainsi que les amis de l’Institut qui ont témoigné une si réconfortante sympathie aux heures de l'épreuve.On est prié d'adresser sa répons» & l'tn-vltatlon le plus tôt possible.Journée d'adoration en honneur du Christ-Roi Dimanche, le 26 octobre, aura Heu dans la chapelle de Marie-Réparatrice.1025 boui.Mont-Royal ouest, uns Journée spé- ciale d adoration, de 10 h.du matin à 6 h.du soir.Une pressante Invitation est faite & tous d'y prendre part et particuliérement aux membres de l'Adoration et de l'Heure sainte, de venir passer une heure auprès du Très Saint Sacrement exposé afin d'attirer sur notre pays et le monde entier, le Règne de paix du Rot des rois.L'Aide aux Sourds-Muets Pour venir en aide aux sourds-muets pauvres, les dames patronnesses de l'Institut des Sourds-Muets, donneront uns grande partie de cartes le 29 octobre, à '.'Institut même.7400 bout.S.-lsiurent, il 2 h.30 de l'après-mldl.Pour renseignements appeler Mme F.Lesage.11 est, rue St-Zotlque.CR.1612.LA FED.NAT.S.-J.-BAPTISTE Cours des sections paroissiales Très-Saint-Nom de Jésus de Maisonneuve: cours d art culinaire le mardi soir è 7 h.15 à l'école du S.-N.-de-Jésus.coin Lafontaine et de LaSàlle.Pour renseignements: Mme J.-M.-A.Rlopelle, AM 1271.Nativité de la Sainte-Vierge d'Hochela- ga: Cours d'art culinaire le mardi soir.A l’école Stadacona, coin Darling et Adam.A partir du 4 novembre.Pour renseignements: Louis Lévesque.FA.1285.S.-Stanislas de Kostka: Cours d'art culinaire.tous les mardis soir à la salle paroissiale, 1571 est, rue Laurier.Pour renseignements: time J.-A.Molleur, AM.1810.S.-Ambroise: Cours d'art culinaire tou* les lundis soir à l’école S.-Ambroles.6555 rue DeNormanvüle, près Beaubien.Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours: Ville-Emard: Cours d'art culinaire le mercredi soir, a 1 école Notre-Dame du Perpétuel-Secours, 6000 Briand.Pour renseignements' Mme I.Guénette.WI.0038.Association des employées de bureau Dimanche, 26 octobre, à 4 h de l’aprês-midi, à la Fédération.853 est.rue Sherbrooke.assemblée générale de l'A.P.E.B.Une causerie avec projections lumineuses sera donnée par Mlle Marcelle Gauvreau.directrice de l’Ecole de L’Eveil du Jardin Botanique.Toutes les associées sont priées d’être présentes.Entrée libre.Partie de cartes Mmes J.Nadeau et Geo.Roy organisent conjointement pour lundi le 27 octobre, une partie de cartes, au profit de l'Oeuvre de la Réparation à la Très Sainte Face Inc., qui aura lieu à 2 h„ sous ja présidence de Mme R.de Tilly, dans la salle sise au no 4312 rue Papineau, Sont promis deux prix par table en plus des prix de présence et de bingo.Pour Informations: AMherst 6029-4959.Soirée du Souvenir Le® dames auxiliaires canadlcnnes-fran-calses de la R.C.NV.R,, division Cartier, organisent une soirée artistique pour le U novembre, à la salle S.-Sulplce.sous ladirectlon de Mme Suzanne Paquette-Goyettc, avec le concours de Mlle S, Dumas et M.J.Billets en vente à l'édiflo® de la Marine, ch, 215, rue Peel.Journée Jésus Marie S.Exc Mgr Conrad Chaumont présidera, mercredi prochain le 29 octobre, la Journée Jésus-Marie qui sera célébrée à la Malson-Mère des Soeurs des SS.NN.de Jésus et.de Marte, boul.Mont-Royal.La Journée «'ouvrira par une messe solennelle.Mgr Léger, vicaire général et curé de la cathédrale de Valleyflcld, sera le prédicateur et le conférencier de cette Journée de récollection et d'étude.Toutes les anciennes élèves des SS.NN.de Jésus et de Marie sont cordialement Invitées.Celles qui ne peuvent venir le matin seront les bienvenues l'après-mldl.Le dîner sera servi comme d’habitude à la Malson-Mère."Le moral de la population britannique est splendide, en dépit de tout, et qu il est presque indump table-.Un trouve ae nouveaux loyers aux victimes et la vie recommence.” Les réserves de couvertures sont maintenant épuisées et la Croix Kouge Canadienne demande, de nouveau, des couvertures neuves ou "en aussi bon état que neuves’ ainsi que des eouvrepieds dont le besoin est urgent.Les couvertures doivent être de laine.La Division de la province de Quebec coopère dans cet appel national.Au plus tort des bombardements, la population canadienne, par l’entremise de la Croix Rouge, a contribué beaucoup au soulagement des victimes des raids, en donnant des couvertures et eouvrepieds.Des quantités considérables de ces articles de première nécessité ont été expédiées outre-mer et distribuées aux victimes des bombardements, dans les hôpitaux militaires et aux marins de la marine marchande en détresse.Ceux qui sont incapables de donner "une couverture pour la Grande-Bretagne”, peuvent y suppléer en versant $2 couverture simple Un est prié d envoyer les couvertures ou eouvrepieds a la Société Canadienne de la Croix Bouge, Entrepôt National, 455, Saint-Pierre, Montréal.Tel.PLateau 48til.pourquoi 1 Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec fait, une fois de plus, un pressant appel à toutes les personnes de la province qui ont quelques connaissances dans le soin des malades, les priant de s’enrôler pour le service national en cas d’urgence.Il nous faut savoir sur quel secours en nursing nous pouvons compter en cas de besoin urgent dans notre territoire afin de s’organiser de façon à ce que personne ne manque de soins, eussions-nous à subir l’attaque de l’ennemi.Nous estimons qu’il v a environ dans la province de Québec , 5200 infirmières enregistrées et à peu près 6500 personnes possédant des connaissances ou de l’expérience dans le soin des malades.Malgré Ja campagne d'enrôlement que nous avons poursuivie en juillet et qui a reçu toute la publicité possible, l’enrôlement est loin d’être satis-faisan puisque nous ne pouvons compter actuellement que sur 1700 personnes.Votre pays a besoin de vos services.Votre voisin aussi, peut-être.Enrôlez-vous tout de .suite.Un peut se procurer les bulle-d’enrôlement nmir l’achat d’une .,ins d enrôlement ainsi que tous pour lâchât dune les reim.ignemenls désirés au bureau de l’Association, 1019 Edifice Medical Arts, Montréal.Organisons-nous pendant qu’il en est temps ou nous pourrions, pendant le reste de nos jours, regretter notre négligence.À l'Ecole ménagère municipale de Verdun Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est).Montreal, Depuis une semaine le travail y est intense.Nombreuses sont les dames et les jeunes filles des cinq paroisses de Verdun avec celles de Ville La Salle, de Côte S.-Eaui, de Ville Emard, de Pointe S.-Ehartes qui viennent parfaire leurs connaissances en cuisine, couture, tricot, confection de vêtements de toutes sortes taillés d’après les plus nouveaux patrons.On y apprend à refaire des vêtements passés, cet art essentiellement féminin de paraître de son mieux avec peu de choses, en somme! un coupon d’étoffe, un bon patron ou une robe qu’on ne met plus et qui fut, l’an passé, des meilleures et des plus seyantes.Tout cela s’étudie et se pratique sur place dans une vaste salle de couture et de tricot bien éclairée et pourvue de machines à coudre; pour celles qui préfèrent tricoter, tous les points y sont enseignés, les cahiers de modèles, Tar-moire des laines et soie, tentant par leur variété.Que dire du tissage?Plusieurs métiers fonctionnent ensemble.On y admire des écharpes, des tentures, des ceintures fléchées, des rideaux, tous travaux dans les goûts les plus nouveaux et les teintes de la décoration moderne.Passons à la cuisine où s’affairent d’expertes mains de femmes désireuses de renouveler leurs menus et d’aiguiser l'appétit de leur “seigneur et maître” par des saveurs nouvelles: consommés fins, pâtes croustillantes, rôtis dorés, entremets et salades variées sans oublier les multiples desserts et l’art d’accommoder les restes, si pratique et si nécessaire au bon équilibre du budget familial tout eu gardant “le sourire” et en apaisant la faim.Toutes les quinzaines, dans l'amphithéâtre, c'esl la leçon de "démonstration culinaire”.Chaque auditrice, de son siège confortable, menu en mains, prend des notes et suit des yeux les professeurs qui confectionnent le menu avec explications des détails les plus importants.Le poêle est là d'où s’échappent des fumets odorants.Les gestes sont sûrs et rapides et tout se passe avec une précision quasi-universitaire; un cours de médecine ou de sciences appliquées ne serait pas plus techniquement démontré.La Cuisine, n’esl-ce pas le grand cours de chimie alimentaire qui dure toute une vie ! Mesdames, apportez chacune votre cuillère et goûtez! Le prochain cours de démonstration culinaire est fixé au 30 octobre.On y expliquera les salades, avec quelques petites fantaisies pour la "Halloween”.Les cours sont bilingues, sur demande, et les prix sont populaires.Pour tout renseignement s’adresser à la directrice, S.S.Gertrude, C.N.D., ou à son assistante, S.S.Marguerite - de - la - Trinité, G.N I)., 1100, 5e avenue, Verdun.Archiconfréne N.-D.-des-Malades “Donner au Christ, Toutes nos souffrances”.CULT.— Vendredi, à 2 h.15 de l'après-midi: consécration des malades au Christ-Roi.Chers malades, Fête du Christ-Roi ou du Roi, de mon roi.de mon propre roi.Jésus Ta dit: "Je suis roi".Affirmation solennelle à Pilate.Inutile de le nier.Jésus est roi.Et dès lors, je me consacre, moi malade, à son divin coeur.Je reconnais les bienfaits sans nombre de sa charité.Et je reconnais également mon oubli pour ces faveurs sans nombre reçues.Mais en ce jour, je le prie avec foi et je veux que son règne arrive, lin règne d’amour après celui de haine que les nations se sont donné.Roi d'amour.— 11 nous aime tant, pourquoi ne pas Taimer autant qu’il nous aime.Pourquoi ne pas toujours lui faire plaisir, nous, malades, quand tant d'autres personnes en santé semblent faire de leur pire pour l’offenser et le blesser?Il veut être aimé sur la terre tout entière.Commençons par notre chez-nous.Dans Thôpital, dans la paroisse, dans la municipalité.Et pour savoir si nous l’aimons comme il entend que nous Taimions, voyons, étudions notre vie de malades.Quand nous nous trouvons devant une souffrance, devant une piqûre, devant une transfusion, devant im traitement douloureux, devant une nuit d’insomnie, devant une opéra- tion.Est-ce que je peux me dire à mui-meme: oui, je i aime, Jésus.tcoutons Jésus.— Oners amis dans la uomeur, soyez genereux à celle ueure ue J anuee.i'ensez a ma gloire plus qu’a vous, plus a donner qua recevoir et a demander.Si vous ne vous sentez pas Je courage de tout livrer a mon amour, donnez-moi au moins une heure dans voa journées, si ce nèst les trois heure* au Calvaire.Je vous invite tous, en quelque lieu que vous soyez, a ce rendez-vous.En ce jour üe ma fête du Christ-Roi, en union avec le Christ sur la Croix, que Tunion de tous les malades se lasse, pour demander mon régné et 1 affermir.Uffrez bien ces heures par le coeur immaculé de Notre-Dame-des-Ma-lades, broyé au pied de la Croix.Moyens pratiques.— Pour qu# son régne arrive: une souffrance, un renoncement, une prière.Mot d ordre.— Que votre règne arrive par votre malade.Zoël Fréchette, pire, Hôpital S.-Vincent, Sherbrooke, P.Q.Chez les Sourdes-Muettes Les Soupers aux huîtres de TIn«-I il ut ion des Sourdes-Muettes auront lieu les 5 et 7 novembre pro-chains.Le Comité de réception pour celte tête de charité, qui s'annonce très brillante, se compose de: Mmes Eugène Desmarais, présidente, Eugène Vian, J.-A.Archambault, De-Ligny L’Abbé, Hector Desjardins, Maxime Raymond, Edmond Bros-sard, J.-O.Clément, Francis Fau-teux, J.-Albert Penaud, Lucien Gi-guère, H.-P, Fabien, L.Verner, J.-I .Bessette, P.Sainte-Marie; Mlles Mariette Saint-Jean, Marguerite La-belle.I.es dames qui ont accepté la présidence des tables et tes jeunes filles qui ont promis leur concours Ppur le gracieux service des convives sont instamment priées d’assister à l’importante réunion spéciale qui aura lieu, mercredi, le 29 octobre, à 7h.30 du soir.Elles pourront rendre compte de leurs billets et on leur distribuera des laissez-passer.Suivant la tradition, un bingo soigneusement préparé et qui sera sous la direction de M.et Mme Pierre Bélanger et de leurs dévouées collaboratrices du Comité des Jeunes, offrira chaque soir aux amateurs des prix attrayants et d’une belle valeur.Pour tous renseignements, s’adresser à Marquette 7416.M.Lavoisier à la Société d'étude La prochaine causerie de la Société d’étude et de conférences, mardi prochain, sera faite par M.Gaston Lavoisier qui traitera de l’aviation et la science.Ce sujet est d’une actualité poignante en un moment où tout l’univers a 1rs veux tournés vers l’aviation.D’ailleurs, depuis l’antiquité, l’idée de voler a préoccupé les hommes.Elle a provoqué des sciences nouvelles qui constituent un capital de connaissances dont Tétude exige la collaboration de la plupart des facultés humaines et qui offrent nour l’avenir des perspectives insoupçonnées k l’esprit scientifique.La conférence de M.Lavoisier sa donnera, comme d’habitude à 3 h.15 dans le salon Prince de Galles de l’hôtel Windsor.Le public y est invité.Après la conférence, on sert Je thé./^Dessiné et confectionné spécialement pour vous ! >“"r Qualité.'Sr ST"1* “ fourrure d * * * * Caractéristiques: LE SEUL APPAREIL SONORE QUI POSSEDE UN ENTRAINEMENT DU FILM PAR UN “INTERMITTENT” AJUSTABLE, IDENTIQUE AU 35 M/M.Un optique sonore ajustable UN DISPOSITIF QUI PERMET L’AJUSTEMENT MICROMETRIQUE DE LA LENTILLE OPTIQUE DU SON, POUR LES FILMS DONT L’ENREGISTREMENT EST MEDIOCRE.Amplificateurs puissants MODELE “Z” - .- - 30 WATTS MODELE “ZA” - - - 60 WATTS HAUT-PARLEUR - - - 12 POUCES Equipement en 2 valises.L’AMPLIFICATEUR EST DU GENRE “TIROIR” PERMETTANT DE LE RETIRER RAPIDEMENT DU PROJECTEUR POUR VERIFICATION.SERVICE TOUS LES APPAREILS SONT GARANTIS POUR UN AN CONTRE TOUS DEFAUTS DE MECANISME.“73; “RADIO-CINEMA” 5011 Ave Verdun VERDUN - MONTREAL 4 VOLUME XXXII — No 248 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 OCTOBRE im O LES LIVRES ET LEURS AUTEURS La vraie France 0 (par GILMARD) Ami lecteur, si “La vraie France’’ de Gilmard vous tombe un jour sous la main, ouvrez sans crainte ce volume: ce n’est pas un factum de politicaillerie idéologique.Dès la couverture, vous pouvez en soupçonner le contenu.Les éditeurs y ont reproduit la Jeanne d’Arc de Fernand Py.Une sainte en costume guerrier et qui médite pieusement, symbole d’une nation ou se mêlent avec harmonie action et pensée.“La vraie France” est un plaidoyer en laveur de l’âme française, la vraie, la chrétienne, l’artiste; un plaidoyer pour la seule civilisation au monde qui ne soit pas engluée dans le pourrissoir du matérialisme moderne.L’oeuvre de Gilmard nous présente bon nombre de grands caractères français contemporains: philosophes, poètes, romanciers, dramaturges passent tour à tour devant nos yeux.L’auteur nous explique le sens de leur vie et la caractéristique de leur oeuvre.Une partie de ces études parut jadis dans le journal des étudiants, lorsque le R.P.Gérard Petit, C.S.C., était lui-même étudiant.Ce sont les plus pétulantes.Il s’en exhale à pleine page une ferveur d’enthousiasme capable de donner même aux esprits les plus prévenus le désir de connaître ces maîtres de notre littérature.Les autres études, plus récentes de composition, affichent plus de pondération.Mais, conçues avec plus de clarté et de précision, elles restent aussi séduisantes que les premières.Comme la revue “Mes Fiches” nous promet, pour le début de novembre, des synthèses de ce volume, nous n’entreprendrons pas de le résumer.Nous nous contenterons de souligner les deux dernières études consacrées respectivement à Ghéon et à Dom Rellot.Gilmard nous montre en Ghéon un drama-turge animé du même esprit que ceux du mo5ren âge et de la Grèce.Un rénovateur qui remet en scène les idées chrétiennes et cela sans sermonner, je vous prie de me croire.Un artiste complet sachant à fond la plastique du théâtre et l’art de parler à lu foule “des bonnes gens” de l’auditoire.Un poète sans pareil chez qui même l’argot populaire devient source de poésie.Un autre artiste qui par sa logique rejoint les constructeurs de l’époque romane ou gothique et les maîtres de l’art grec.Dom Bellot est le protagoniste sans égal de l’architecture logique, vivante, moderne.Et, par surcroit, décorateur hors ligne, capable de plier le matériau à une fonction décorative pour l’harmoni-ser à sa fonction architectonique.La liste n’est pas longue des architectes authentiques.Nous savons gré à Gilmard d’avoir présenté Dom Rellot au public canadien.Les journaux et revues du Canada n’ont pas fait beaucoup de bruit autour de ce modeste et grand inconnu; la notice que Gilmard lui consacre est au moins une certaine réparation pour ces omissions.De nombreuses citations illustrent ces éludes.Elles témoignent que Gilmard a lu à fond les auteurs dont il parle, qu’il les a annotés, qu’il se les est assimilés.Elles reconstituent un peu de l’atmosphère de ces ailleurs pour ceux qui n’en posséderaient pas encore les oeuvres.Du point de vue de la forme, tout n’est pas parfait.La ponctuation laisse souvent à désirer.Nous donnons deux exemples tirés de la page j 56.“Sa voix, comme un puissant j haut-parleur, élevée entre ciel et ; terre, tonne par-dessus les catholi- : ques.” Il faudrait supprimer la virgule entre haut-parleur et élevée pour rétablir le sens.“Ils n’ont pas seulement jeté la perle de la pure doctrine aux pourceaux; ils se sont dégradés eux-mêmes au niveau des pourceaux”.Aucune raison pour justifier le point et virgule.De plus, l’harmonie exige ici que pourceaux soit placé avant l’autre complément parce que plus court.Si vous voulez déchiffrer des phrases enchevêtrées, lisez à la page 183 celle qui commence par ces mots: “Des artistes ont pu, sans se préoccuper eux-mêmes.”, et à la page 193: “Cette phalange d’artistes.” Dans la citation suivante, l’on constatera comme la place des mots peut trahir la pensée.“Le peuple fidèle, à l’ordinaire confondu parmi les indifférents et les incrédules.” “A l’ordinaire” placé devant confondu prend figure d’un nom et rappelle plutôt le traintrain de la cuisine.Plaeez-le après le mot confondu, et il remplira la fonction et le sens d’adverbe que l’auteur voulait sans doute lui donner.Si nous voulons maintenant regarder par-dessus nos lunettes noires, nous trouverons au style de Gilmard des qualités très appréciables.L’auteur a certes lu et relu son Léon Rloy.U en a pris le goût du mot cru, prégnant, fouailleur; de l’image solide, charnue, très souvent hardie.“Le jeune homme se saoule de rêves”, “il saisit le péché à bras-le-corps’, “des réputations arosées de fumier”, “s’engraisser l’esprit bourgeois”.L’auteur se recommande par une autre belle qualité: ses multiples énumérations débordantes de sens ou J’on perçoit un véritable bouillonnement d’idées.Lisez à la page 41: “H parle le langage dur.”; à la page oo: “Je vois la mollesse, la sensualité, .Je vois le ruissellement de loi-.”; à la page 107: “En réalité, une telle attitude dénote une complète inintelligence à la fois de la pensee de Maritain, et de l’histoire de la philosophie, et de la pensée tout court.” Phrase qui contient en oulre une magnifique gradation.La présentation matérielle du volume s’avère très attrayante.Chacun des chapitres est précédé d’une citation liminaire où l’on trouve une pensée de foi dans la France spirituelle.Ce sont des thèmes dont les chapitres seront le développement.Les subdivisions couleur jais ressortent avantageusement sur la grisaille du texte.On a reproché à ce Procédé d’avoir une allure trop didactique.Nous admettons en partie la critique; avouons tout de même que cette disposition donne au volume une allure originale, une clarté, une aération qui réjouit l’oeil.Le volume est illustré de belles gravures claires, nettes, légèrement stylisées, ouvrées par le R.P.Marcel Plamondon, C.S.G.A deux de ces gravure s’ajoute un décor symbolique de bonne inspiration.Et voici du nouveau au pays: les miniatures à la première lettre des chapitres.Nous nous demandons si la gouge du graveur sur linoléum est un instrument assez ténu pour réaliser ce genre d’illustration, mais nous avons tenu à signaler cette heureuse innovation dans les éditions canadiennes.VIENT DE PARAITRE Littératures A LA MANIERE DE par Louis FRANCOEUR et Philippe PANNETON Le lecteur rira aux éclats en parcourant ces pages où les auteurs imitent le style des écrivains canadiens les plus connus.En guise de rappel, on peut souligner certains titres de chapitre : Que devons-nous au Nicaragua?à la manière d'Henri Bourassa Cours de civisme .f.à la manière d'Edouard Montpetit Un porc : Léon Bloy.à la manière de Valdombre Discours présidentiel.à la manière de Victor Morin Cake-Walk d'automne.à la manière d'Henri Letondqj Un volume de 120 pages.Au comptoir $0.50; par la poste $0.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ‘ DEVOIR” 430 est, rue Notre-Dcme, MONTREAL - .— ¦jjîraraifeflr La Vraie France n’épuise pas la liste des hommes d’action et de pensée de la France, mais ceux que l’auteur nous présente, il les étudie avec clairvoyance, il nous les fait apprécier et aimer.Toute l’oeuvre est très enthousiaste.Elle nous fait espérer la survie de la grande civilisation française dont le spiritualisme ne doit pas disparaître de la terre.^ ^ D.LANGELIER (1) En vente au Service de Librairie du Devoir, 430 est, Notre-Dame, a Montréal.Prix: par la poste 80 sous; au comptoir.75 sous.Recueil de généalogies Depuis que nous en avons annoncé la publication, le Hecueil de Généalogies des Familles de Char-leyoix-Saguenay du Frère Eloi-Gérard était impatiemment attendu: nombreux sont ceux qui l’ont demandé, qui se sont plaints des retards.Il est paru, et déjà depuis quelques semaines.Les gens de Charlevoix ont accaparé les premiers lots distribués; mais nous avons obtenu notre part, et le livre est maintenant à la disposition des familles de chez nous, et même de celles de partout.Il y en a des dépôts à la Société Historique du Saguenay (au Séminaire de Chicoutimi), à la Librairie Régionale de Chicoutimi, chez des libraires de Québec et de Montréal, chez l’auteur (Ecole St-Etienne) à La Malbaie, et bien d’autres endroits.Les clients des Etats-Unis peuvent s’adresser au journal Le Travailleur, de Worcester, Mass.(1).Le Hecueil de généalogies des Familles de Charlevoix-Saguenay devrait être le livre de toutes les familles, spécialement celles dont les ancêtres, proches ou lointains, ont vécu dans le comté de Charlevoix ou celui du Saguenay.Et cela parce que chacune de ces familles y a sa propre histoire: la lignée de ses ascendances jusqu’à l’origine, jusqu’aux souches venues de France ou d’ailleurs et fixées au Canada.Avoir sous la main le livre où sont inscrits tous ceux dont on porte le sang dans ses veines; pouvoir, en quelques minutes, les retracer et les reconnaître; reconstituer ainsi, soi-même, et sans effort, la chaîne des générations auxquelles on appartient; vérifier enfin qui on est, se reconnaître et marquer sa place dans la géographie humaine: c’est un avantage inappréciable, que tout homme de coeur devrait saisir.Si trop des nôtres, qui auraient tant de raisons d’être fiers d’eux-mêmes et de leur race, se sentent désaxés et comme perdus dans un anonymat déprimant, prêts à se laisser “brancher” à n’importe quelle affiliation, c’est peut-être parce qu’ils ignorent trop leur famille et son histoire; ils ne sentent pas les liens naturels qui les rattachent aux leurs, parce qu’ils n’ont rien pour nourrir et satisfaire ce sentiment.Comment voulez-vous qu’on aime ce qu’on ignore?— Le livre du Frère Eloi-Gérard apporte la réponse à ce besoin.D’une consultation facile, grâce à la précision des références et à la clarté de la disposition, il permet de relever en quelques instants toutes les lignées dont on descend, dès qu’on a trouvé celui qui le dernier s’est marié dans Charlevoix-Saguenay.Le procédé est très simple.Je veux, par exemple, retracer ma lignée.Je sais que mon grand-père, François Tremblay, s’est marié dans Charlevoix et que sa femme s’appelait Adélaïde Bergeron.Suivant des yeux les colonnes de familles Tremblay (les plus nombreuses de tout le volume) je trouve au numéro 527 les noms des deux, avec mention de leur mariage, à La Malbaie (M) 1846.A la suite du nom de François, le nombre 211.mis entre parenthèses, indique le numéro d’ordre où je trouverai son père.Remontant tout droit à 211, je trouve Alexis Tremblay, marié à Marie-Reine Dcmeules à PUe-aux-Goudres, en 1798.L’indice 62 me renvoie à l’endroit où je trouverai son père, Etienne Tremblay, marié à Charlotte Delâge, à la Baie St-Paul en 1766.De là à 18, François-Xavier, .; puis à 4, Louis.; enfin à 1, Pierre la souche, dont le livre indique l’origine française.Pour relever la lignée de la grand-mère, je procède de la même façon.11 s’agit seulement, au départ, de localiser, parmi les Bergeron, la famille à laquelle apparlient Adé- Les Opiniâtres Por Léo-P^TTESROSIERS laide.Le plus expeditif est peut- x, i ^ D , r.• .« être de suivre la seconde colonne M Léo-Paul Desrosiers vient de pour trouver Adélaïde par le nom "ous 1donner :iv,^c Les opiniâtres de son mari, François Tremblay.! UI?‘k“ nos meiHeurs romans his-Je la reconnais parmi les enfants tonas qu’un accumulateur dont la gravité électrolyte est seulement de 1.120 gèlera lorsque la température sera de 14° F.Le système électrique devra être soigneusement vérifié, car il devra être en parfait ordre pour donner un bon rendement au moteur durant l’hiver.Il serait bon aussi de profiter de cet examen pour changer les bougies d’allumage, si l’au- Vichy.— Moscou, la capitale de la république soviétique, vient d’ê- j tre abandonnée pour Samara de- ; vant la menace allemande.Samara les avoir sous la main en cas de né-1 située sur la Volga se trouve à 900 | cessité.Nous recommandons spé-1 kilointti es au sud-est de Moscou.A cialemcnt pour ces cas d'urgence | égale distance des républiques i les chaînes montées sur courroie Bachkire, lartare et Ihouvake et; de cuir; l’automobiliste lui-même I de l’ancien territoire des Kazachs, cuir; peut facilement les disposer sur )| pneus de son véhicule.Un peu de sable, gardé dans l’automobile, et jeté sous les roues arrière facilitera la mise en mouvement du véhicule dans certains cas.66 -K- ÿ Si l’automobile doit être garée tout l'hiver, il faut s’assurer que le garage où sera cette voiture est convenablement chauffé (au moins 50o F.).Si tel csl le cas, l’eau du radiateur, après avoir été chan i e, devra demeurer dans celui-ci afin FRANCE d’éviter que sèchent les joints ca-1 possède outchoutés.Quelques gouttes d’huile claire dans chaque cylindre, disposées par le trou des bougies d'allumage, seront aussi avantageuses pour les pistons et les parois des cylindres.Il faudra aussi gonfler à 1() livres de plus que la pression normale tous les pneus du' véhicule, et disposer sous le véhicule quatre appuis afin que les pneus ne touchent pas le sol du garage.Dans le cas d’un véhicule garé dans un garage non chauffé, il faut prendre les mêmes précautions; cependant, le radiateur devra, bien entendu, être complètement vidé.Il sera important que la vidange de ce radiateur soit faite en ouvrant tous les robinets, c’est-à-dire celui qui est placé au bas du radia-, leur et celui ou ceux que l’on trouve sur le bloc moteur.Lorsque le radiateur sera vide il faudra laisser ces robinets ouverts et durant une minute assécher complètement le système en faisant tourner le moteur.N’oublions pas non plus que dans le cas d’une automobile garée dans un garage chauffé ou non chauffe, et pour un terme assez long, il est i nécessaire d’enlever l’accumulateur I et de maintenir la charge de cell accumulateur si l'on ne veut pas qu’il se détériore.cette ville constitue une rupture très nette entre l’Europe et l’Asie.Le gouvernement soviétique entreprit la transformation totale de l’ancienne ville peur en faire une capitale d’une région qui devait être appelée à connaître un énorme développement industriel et commercial.En effet un grand barrage sur la Volga comparable au Dnie-prostroi devait y être construit sur la grande boucle que décrit Je fleuve autour des monts Jugouli.Le repli du gouvernement soviétique un élément symbolique: c est dans cette région que se trouvent les lieux saints du régime, c’est-à-dire le berceau de Lenine: Oulianovsk.Enfin le fleuve lui-même qui arrose Samara, La Volga, est le fleuve le plus russe de tous les fleuves, entouré d’une pieuse légende et de la vénération de tous les peuples soviétiques.En 1921 Samara connut une disette épou-1 même, vantable qui lui donna le nom | qu’elle ne perdit pas encore: Sama-j ra la Faim.(Suite de la page six) a souligné aussi l’accueil parfait qui lui avait été réservé par les autorités espagnoles, religieuses, civiles et militaires, partout venues à sa rencontre; il a également rendu hommage à l’action bienfaisante ! qu'exerce l'ambassadeur de Fran-; ce, M.François Pietri, admirablement secondé par ses collabora-! teurs et notamment par nos consuls.! Il a insisté aussi sur l’heureuse in-: iluence et sur la prospérité grandissante de nos établissement» ; d’enseignement secondaire et supé-| rieur de Barcelone et de Madrid.Tel fut ce voyage, que nous regrettons d’avoir dû décrire à no* ; lecteurs d’une façon si sommaire, | auquel la presse et la radio espa-i gnole et française ont fait si large-| ment écho que le Cardinal Gerlier ¦ a raconté lui-même à Lyon, dans i une très belle conférence donnée à Lyon, à la Salle Hameau, au bénéfice de son Petit Séminaire, et dont il y a tout lieu d’espérer que, comme on nous l’a écrit de Madrid, il marquera une date dans Hiistoire des relations amicales et confiantes entre la France et l’Espagne, relations qui serviront efficacement et le bien des deux peuples et celui de la civilisation chrétienne elle- Le porti afrikonder n'est pas naziste A la Bibliothèque nationale Un département de musique — Centre de documentation économique — Ecole du livre Raymond HURTUBlSE Le courrier du mécano lo On est prié de ne poser qu’une question à la fois.2o Nous extrayons de votre lettre les détails essentiels pour la réponse.3o Nos réponses ne paraissent que sur le journal.Jamais par la poste.4o Nous n’assumons aucune responsabilité concernant ces réponses, 5o Ce service est gratuit, Adresse: Le Courrier du Mécano, le Devoir, Casier Postal 500, Place d’Armes, Montréal.6o Vos nom et adresse doivent paraître sur votre lettre, même si vous devez employer un pseudonyme pour la réponse.Serait-il possible d’installer sur un Chevrolet 1939 des “sealed beams’’, et quel en serait le coût approximatif?Paul C., Montréal.Vous pouvez acheter ces “scaled beams’’ complets, c’est-à-dire l'ampoule électrique, vitre et réflecteur compris, moyennant dix à douze dollars.* * * Mon moteur à chaque reprise faisait entendre un cliquetis, mais ie garagiste en faisant dispuraître cet ennui semble m’en avoir occasionné un autre; car maintenant ma voiture a une pauvre accélération et je suis obligé d’ajouter de l’eau tomobile enregistre un parcours de ! dans le radiateur assez fréquem-10,1)1111 milles depuis la mise en pla- ! ment.Pourriez-vous me dire quelle Reprises de "Lokmé" en fin de semoine Les Variétés Lyriques reprendront, ce soir et demain soir, f.nk-mc.le célèbre opéra de Delibes qui, de l’avis de la critique, est l'inie des plus splendides réalisations de la troupe de MM.Daunais et Goulet.Les critiques musicaux ne tarissaient pas d’éloges pour l'interprétation de Mlle Violette DeLisIc, dans le rôle-titre, de Jacques Gérard et de Hubert Dupuy, bien secondés par Marcelle Gir.Gabv Lefebvre.I.ina Marty, Robert Lussier, Léopold Simoneau et Alice Labranche.Les ballets Morenoff ont aussi beaucoup plu à 1'nmJltoire.Lakmê est un opéra qu’il faut voir et eut’nuire.Billets au Monument national.(Cornm.) Bourses du "Ladies' Morning Musical Club" Le Ladies Morning Musical C.Uib annonce qu’il a accordé deux bourses de 8100, l’une à Mlle Mildred Goodman, violoniste, élève de M.Maurice Onderet, l’autre à Mlle Esther Master, pianiste, élève de Mlle Rose Goldhlatt.Il a'aussi accordé quatre mentions honorables à Mlles Madeleine Dorval, pianiste: Jov Simons.pianiste: Jeanne Paiement, organiste; Rèjane Marcotte, pianiste.A Ste-Thérèse de Bloinville Demain soir, 26 octobre, en régit- j se paroissiale.S.Exe.Mgr Conrad ] Chaumont, évêque d’Arcna, auxiliai-1 rc de Montréal, bénira le nouveau j drapeau de la Ligue du Sacré-Coeur.Tous les anciens de Ste-Thérèse sont spécialement invités à celte cérémonie.| ce de ces bougies.On peut utiliser ces bougies pour une plus longue distance, mais c’est risquer des ennuis et aussi une dépense plus considérable d’essence.Pour faciliter la mise en marche du moteur durant Thivcr, et diminuer l’effort de l’accumulateur, l’on devra employer un lubrifiant up-j c proprié à la température.Durant ! les mois qui vont suivre, il ne fait- ' dra pas oublier de changer l’huile du carter du moteur plus souvent.| car l’usage plus fréquent et néces- j saire de l'étrangleur (choke) auto ; malique ou manuel, et les arrêts et I départs du moteur souvent répétés, •provoquent assez rapidement la dilution de l’imile.En effet, la vapeur contenue dans le carter se condensant en eau lors du refroidissement de ce dernier, cela diminue les j qualités lubrifiantes de l’huile et de là, la nécessite d’une vidange plus fréquente de celte huile.La lubrifi- ; cation du châssis (alemile) devra j pour les mêmes raisons, garage i bien chauffé et température froide ; sur la route, être faite au moins | tous les mois.Pour faciliter le départ et ména ger la charge de l’accumulnteur, il sera bon de presser au plancher la, j pédale d’embrayage et de n’utiliser aucun courant électrique au moment de la mise en marche du mo- ! leur par démarreur électrique.En j agissant ainsi, l’on supprime la liai- j son entre le motegir et la boîte a vitesse; de là, moindre effort du démarreur; en «’utilisant pas d’au* ; tre courant pour lumières, radio, j etc., l’on demande moins d'efforts à rammuilateur.Après rette opé-1 ration, il faut laisser revenir Iran-1 (nullement la pédale d'embrayage, ; le bras de vitesse étant au neutre, j et laisser rouler le moteur au ralenti au moins durant trente secondes.Sur la route d’hiver, aucun mouvement, ~~ départ, virage, arrêts, ~~ ne devra être brusque.Si par exemple {’arrière de la voilure dérapé vers la droite.U faut tourner la roue de direction de ce côté, sans appliquer les freins brusquement.En demeurant en vitesse jusqu n l’arrêt presque complet de I automobile, l’on évitera de déraper.Nous ne vous dirons pas de conduire pendant tout l'hiver votre voiture avec des chaînes sur les roues arrière, car il existe certaines circonstances où les chaînes ce sont d'aucune utilité et même dangereuses; néanmoins il faut garder ces chaînes dans la voiture afin de rallumage de votre moteur crauto* | ^ nécessaire de revenir sur ce point de français.Quand don-nommeront-ils notre représentant à i’assurance-cbômage?Veuillez me croire votre dévoué, Maurice VENNE me dire en est la cause?Gérard B., Montréal * * * Appremment, c’est que votre ga- ; ragîste a retardé considérablement i moteur d’automobile.En agissant ainsi, il n’a certainement pas guéri la cause ou iquetis que vous entendiez et qui provenait probablement d’une accumulation de carbone dans le moteur.Je vous conseillerais de faire enlever ce carbone, car autrement votre consommation d’essence augmentera considérablement et votre moteur sera toujours plus chaud que nécessaire.* * * Comment prévenir le vert-de-gris accumulé au point de contact de mon accumulateur?Jean IL, Outremont, Après avoir nettoyé soigneusement votre accumulateur avec un mélange de soda à laver et d’eau froide, disposez sur ces points de contact un peu de vaseline ou de graisse servant à la lubrification de votre automobile; ces matières grasses empêcheront, pour assez longtemps du moins, le retour de ce vert-de-gris.LEXIQUE Paris.— M.Bernard Fay, conservateur de la Bibliothèque nationale, a donné des indications sur l’organisation en cours de la Bibliothèque.Outre le cabinet des estampes, qui va s’installer dans une aile des locaux de la rue de Richelieu, différentes archives musicales vont être centralisées.L’innovation consistera à la création d’un département de musique.Une salle de! concert sera ouverte afin de faire; connaître les musiques françaises! des périodes peu connues et dans! de petits cabinets se trouveront tous ; les instruments nécessaires pour J déchiffrer’les partitions do toutes | les époques.D’autre part, en aecord avec l’éducation nationale, il sera créé un centre de documentation économique mondiale d’une importance considérable.Un immeuble est actuellement en construction pour l’abriter.Enfin il est presque décidé qu’on ouvrira une sorte d’école corporative où tous ceux qui se destinent aux livres; » commis, libraires, éducateurs, bibliothécaires, trouveront l’enseignement de leur métier dans le cadre même.Lettres au "Devoir" Nou.ne publions que les lettres lignées au des communications accompagnées d'une lettre signée avec adresse authentique.Le “Devnir” ne prend pas la responsa’ îlité de ce qui parait sous cette rubrique.A propos de l'assurance- , chômage Montréal, le 23 octobre 1941 ! Cher Monsieur, Je dois attirer votre attention sur deux fautes de français qui existent sur le livret même de l’as-surance-chômage, livret servant à apposer les timbres que l’employé et l’employeur versent à ce département.La première faute est au centre en haut, sur le couvert, dans (en lettres moulées) letlres étant sans s.(a deuxième, et non la moindre, dans le centre au bas du couvert, au mot adresse, écrit dans l’orthographe anglaise.Si le surin tendant canadien-francais avait été nommé comme dans toutes les autres provinces peut-être aurait-il Johannesburg, Afrique-Sud, 25 (C.P.-Reuters).Le parti afrikander vient de répudier la déclaration de son président honoraire, l’ancien premier ministre J.-B.-M.Hertzog.qui s’est déclaré samedi favorable à l’établissement d’un régime national-socialiste en Afrique-sud.Le chef actuel du parti, M.N.-C, Ha-venga, a déclaré que le parti restait fidèle aux principes démocratiques.Occasion ! Soulagement presque instantané du RHUME et de la douleur Moins de le le comprimé I rc m Les pharmaciens du Dominion offrent aujourd'hui l'Aspirin en "fla-cons économiques" C’esr une aubaine qu’il ne faut pas rater ! Des milliers de Canadiens recommandent ce moyen rapide de soulager le mat de tête, la névralgie, le rhume .de l’Aspirin —- i moins de le le comprime.C’est invraisemblable.mais l’Aspirin (qui est un des sédatifs les plus sûrs et les plus rapides qui soient) ne coûte que 98c pour 100 comprimés! Donc, sans tarder, demandes de l’Aspirin â votre pharmacien.Quelques sous vous procureront le flacon “économique”, qui représente de longues heures de soulagement, ATTENTION : Exigez l'Aspirin authentique ! “Aspirin” est la marque de la Cie Bayer, Ltce.Fabrication Canadienne.Si e^Tiie comprimé ne porte pas le nom Bayer en forme A le croix.CE N’EST (BAYER) 3AS DE L’ASPIRIN.Ë y N’en croyez que vos yeux.Allowance (rebate, tolerance) — franchise If), remise (f), jeu (m), cote (f).Allowance for expansion (construction with) —- construction (f) de dilatation, Aliowance, grinding or finish — sur-épaisseur ou tolérance de ou pour le meulage épaisseur de rectification.Allowance for machining — '.urépais- scur pour l’usinage.Allowance, piston clearance — jeu à ménager entre le piston et le cylindre.Allowance, positive (neutral zone) — tolérance positive.Allowance, zero - tolérance nulle.Allowing for the effect of cooling — tenant compte du refroidissement.Voici comment réduire le coût du chauffage et aider le pays Si Le î’oyer Mécanique Volcano résout I# problème du chauffage en temps de guerre pour trois raisons : 1— Volcano permet, une économie de 30 à 50 pour cent.2— Volcano brûle du charbon bitumineux canadien à bon marché et facile à obtenir, 3— Volcano est vendu avec garantie de service en tout temps.Volcana est 100% canadien.Volcano se paie avec les économies réalisées.Pourquoi ne pas l’installer maintenant ?• SANS FUMEE • SANS CAZ appartements, bureaux, magasins, «tôt PROPRE • Tous modèles AUTOMATIQUE pour domiciles, Courriers des villages (Par Clément MARCHAND) Illustration de II.Duguay.1 vol.224 pp., SL “M.Marchand est un grand nos talgique de la campagne canadien ne.Ses ''Courriers i eut ciment la tradition des contents du début de notre littérature.” Le Quartier Latin Service de Librairie du Devoir, Voyez le Foyer Mécanique Volcano Consultez-nous sans vous engager \ VOLCANO LIMITEE ICI:.: eux 6* Fit* lté* et E.S.Manny) 1106, Côte Beavcr Hall — Montréal «luit dp 'h il Ami It'Ü ttovis fabriqué \ St-HynoIntUp.principal#» viHcs du Canada.PL.8531* B 4 « VOLUME XXXII — No 248 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 2S OCTOBRE 1941 A ST-EUSTACHE Au concours de labour Le discours de M.le sénoleur Arthur Sauvé ___________ St-Eustache, 24.— Mercredi dernier avait lieu le concours annuel de labour organisé par notre cercle agricole, et la journée fut couronnée par un joli banquet à l’hôtel Lauzé.I.à aussi les convives furent nombreux, plus nombreux que les laboureurs.Cela signifie que “le parti de labour” à St-Eustache aussi est considéré comme une fête paroissiale.MM.les juges étaient M.Oscar Lanthier, de Montréal, ancien laboureur de St-Augustin, M.J.Desjardins, de St-Augustin, et M.Oscar Charbonneau, de Saint-Benoit.Le banquet fut présidé par M.Albert Mondou, le président du cercle.Après la lecture des prix par le secrétaire du cercle, M.A.Groulx, le président fit une allocution d'usage et présenta M.le vicaire B.Joly, aumônier du cercle.M.l’abbé adressa ses félicitations et des remarques appropriées au sujet du présent concours et pour celui de l’an prochain.Le sénateur Sauvé fut l’orateur suivant, suivi du député fédéra).M.La-combe, qui parla de la suprême importance de la terre et de sa culture; de la nécessité de garder à la terre nos jeunes cultivateurs, de les garder là en temps de guerre comme en temps de paix.11 parla de la France éprouvée, étouffée sous le talon du barbare Hitler, mais qui se relèvera mon âge et mon expérience servent d’enseignement utile à mes observations, à ma conscience, à mon désir de mieux faire et de rendre humblement service à mon pays.Je n’ai plus d’autres intérêts terrestres.Jeunes gens, à quoi vous servirait de chercher à montrer un jour par année votre capacité de laboureurs, si vous ne cherchiez pas constamment à modifier votre régime de vie en le conformant aux ordonnances de la raison et du devoir, en exigeant de vos aînés et de vos dirigeants des enseignements et des exemples dignes de confiance?Notre paroisse de Saint-Elstache est bien belle avec sa riche nature et la variété de sa culture.Elle occupe dans l’histoire de notre pays une place dont l’importance est de plus en plus connue et reconnue.Car le dévelopement du tourisme fait son oeuvre d’éducation et d’instruction.L’importance historique de notre beau village, nous devons chaque jour nous en rendre compte pour mieux en tirer un bénéfice non seulement paroissial, mais national.Nous devons la grandir par notre bonne tenue et par la sympathie de notre accueil.Faire bien ce qui doit être fait; dire bien ce qui doit être exprimé; connaître exactement ce qui doit être enseigné et appris.C’est ce programme de vie que nous devons tous adopter avec le plus grand courage; c’est là seulement qu’est le salut des peuples, car lui seul nous entraîne au bien que Dieu veut des hommes.Nous allons traverser de bien lourdes épreuves.Pour les traverser sans péril, les lamentations ne ______________ suffiront pas, ni les reproches; il après notre victoire.M.le Dr Gus- nous faudra, grands, et petits, oui.Propos ostronomiques Suite des mouvements de la Terre tave LaBeile, maire du village, et un grand ami du Devoir, M.J.-O.Cha-rette, maire de la paroisse, firent chacun des remarques fort appropriées à la circonstance, aux richesses de St-Eustache et aux véritables conditions de progrès, de développement rationnel.M.Paren-teau, chef agronome du district, fit un exposé de ses impressions sur la journée et sur les réformes qui s’imposent dans l’exploitation de la ferme.M.J.Rochon, ancien député, ajouta quelques mots, ainsi que M.G.Tremblay, agronome du comté, M.Deniers, agronome de Laval, MM.A.Vanier, A.Godin et J.Roger, de Ste-Dorothée, le notaire Chaurette et le Dr Grignon.Voici le texte du discours du sénateur Arthur Sauvé: Le sénateur Sauvé Je ne suis pas ici pour exprimer des redites fardées de flatteries sur l’agriculture et sur le rôle du cultivateur.Je connais les deux avec leurs exigences et leurs conditions de succès.Les deux sont essentiels et des plus nobles.Dans tous les siècles, les génies les ont chantés avec sublimité.Mais il n’y a pas d’indépendance sur la terre.Le millionnaire est un eseiave de ses biens accumulés; l’ouvrier dépend de son patron ou de son syndicat; l'agriculteur est soumis aux regies de sa ferme et de la température.S’il ne s’y soumet pps, il prend vite le chemin des déshérités.Le professionnel se doit franchement, avec probité, à ses clients et à sa responsabilité directrice du milieu où il vit pour être utile et méritoire.Tl est lié à l'action sociale et politique.Je suis ici pour vous dire mes réflexions et mes déductions à l’occasion de votre concours de labour.Je désire de celte façon démontrer encore la conscience de ma position et de mes sentiments envers la classe agricole, élément essentiel de notre société.MM.les laboureurs, le savoir progressif que vous avez montré dans la texture de vos sillons, de même que votre grand souci de gagner la palme, ne doivent-ils pas signifier une volonté de mieux taire?Un philosophe a dit: “Pour réussir dans le monde, il faut autant de savoir-faire que de savoir-vivre." Cela signifie que les deux sont à la base du bien-etre de la société.Savoir-faire et savoir-vivre grands et petits, faire mieux que nar le passé.Il faudra mieux savoir vivre et mieux savoir faire que de-nuis la dernière guerre.Soyons des hommes forts pour être de bons Canadiens.La presse canadienne à l'usine Les balles traceuses Des dix-sept mouvements dont la Terre est agitée, trois ont été passés au crible: la rotation, la translation et la précession.(Devoir du 6 septembre).Yenons-en tout de suite aux autres.Quatrième mouvement.— Sous l’action pertubatrice de la Lune notre globe subit un second balancement qui se surajoute à celui de la précession de telle sorte que les deux cercles esquissés par les pôles dans l’espace deviennent ondulatoires à l’instar d’une roue dentelée, chaque ondulation ou dentelure se bouclant au bout de 18 ans et 8 mois.Cinquième mouvement.— La Terre, tout le monde le sait, ne se promène point droite dans le vide mais légèrement penchée d’un angle de 23 degrés, 26 minutes et 40 secondes par rapport au plan de sa trajectoire.De plus elle conserve cette même posture au cours de sa révolution autour du Soleil.Essayons de nous en faire une idée.Prenons la Terre au moment du solstice de juin, le ou vers le 21.L’hémisphère que nous habitons doit alors être incliné en avant vers l’astre du jour puisque celui-ci se lève au nord-est, culmine non loin du zénith et se couche au nord-ouest.Nous sommes aux journées les plus longues, aux nuits les plus courtes.La Lune et les planètes nous en apportent une preuve de plus, car, circulant à très peu peu près au même niveau que nous, elles doivent par conséquent indiquer la voie suivie par notre globe.Or, au solstice de juin, elles se lèvent au sud-est, décrivent un court arc, puis se couchent au sud-ouest.Cet arc est le prolongement de celui tracé par le Soleil dans le jour et en même temps la contrepartie de l’orbite de la Terre, l'écliptique.A l’équinoxe de septembre notre planète a accompli le quart de son parcours à droite du Soleil et c’est encore l'écliptique qui noiis l’apprend.Par exemple si à midi le 21 septembre la Lune se levait, ce serait au sud-est; ou, si à cette même heure elle se couchait, ce serait au nord-ouest, donc l’écliptique s’étend de biais en travers de la voûte céleste du sud-est au nord-ouest.A minuit, c’est h* contraire, elle la traverse du nord-est au sud-ouest.Ceci prouve et la direction de l’inclinaison de i'axe terrestre et la position de notre globe sur sou orbite eu égard à l’hémisphère boréal.Voici les frimas.Le Soleil émerge du sud-est, flotte quelques heures près de l’horizon puis s’enfonce au sud-ouest.Nous sommes aux journées les plus courtes, aux nuits les plus longues.La Terre a maintenant parcouru la moitié de son orbite et se trouve diamétralement opposée à la position qu’elle occupait en juin avec cette différence qu’au lieu d’être penchée vers le Soleil, elle l’est en sens contraire.C'est pourquoi la Lune, l’hiver, trône à l’endroit du Soleil l’été.A partir de cet instant nous contournons le foyer solaire courbés en arrière ou allons de reculons comme un patineur.Aux trois quarts de notre course nous arrivons au printemps, vis-à-vis l’automne.L’écliptique de jour va, cette fois-ci, du nord-est au sud- ouest; de nuit, du sud-est au nord- .003, pour ensuite s’élargir à la va-uuest.Ce passage apparent du So- leur actuelle en 24,000 ans.L’at-leil deux fois par année du nord ai traction luni-solaire en est respon-sud produit sur la Terre de légères j sable.titubations.! Douzième mouvement.— N ou, Sixième mouvement - Durant venons de voir qu'en été la Terre sa lunaison notre saudlue se balan- a(U.int sa plus Rramie (lis,ance du ee lui aussi de part et d autre de Soleil : c’est son aphélie.L’hiver 1 equateur infligeant tous es qua eli(.arrive à son périhélie, point le toize jouis de tuibles branlements.p)us rapproché.La ligne Seiitième mouvement.— Les pla- 1 nétes dont les niasses ne sont point négligeables, celle de Jupiter seule valant 318 Terres, secouent chacune-son tour notre frêle esquif.Huitième mouvement.— Nous , disons à tort que la Lune tourne autour de la Terre.En réalité c’est le système Terre-Lune qui circule autour de leur centre eoinnuin de gravité, situé non au milieu de la Terre, à 3,959 milles, mais au tiers de cette distance, soit à 1,319 milles.C'est comme si l’on faisait tournoyer un anneau autour de son doigt.Celui-ci représenterait le foyer attractif des deux corps, l’anneau la circonférence terrestre.Xeuvième mouvement.— De même qu’au huitième, le Soleil malgré son énorme volume, 700 fois celui des planètes réunies, est-il lui aussi troublé par leurs présences et, par contre-coups, la Terre s’en ressent.Dixième mouvement.— Notre globe, nous venons de le constater, vogue penché sur liii-même d’un certain angle.Cet angle, en raison de l’attraction des planètes, vacille entre 21 degrés, 59 minutes et 24 degrés, 36 minutes.C’est à cet état de choses que nous devons le cycle des saisons, autrement nous jouirions d’un printemps perpétuel.Onzième mouvement.- Le chemin suivi par la Terre n’est point circulaire mais elliptique, c’est-à-dire ovoïde, et à cause de cela nous nous trouvons le 1er janvier à 91.-345,000 milles du Soleil, le 1er juillet à 94,450,000 milles.Cette variation de distance équivaut à une excentricité de .017 dans notre orbite qui tend au cercle, y parvenant à imaginai- ! re reliant ces deux poinls se nom-| me ligne des apsides, (’.etle-ci fait un tour complet en 21,000 ans.Ou'est-ee à dire?Tout simplement que l’orbite terrestre se dilate et se contracte à la manière d’une bande élastique.Ceci a pour effet le renversement des saisons.Ainsi, dans 11,000 ans le mois de janvier sera | V I remplacé par juin et nos étés se-j ront plus chauds, nos hivers plus froids.Treizième mouvement.— William Hersehel, créateur de l'Astronomie stellaire, s’aperçut lors de •ses jauges du ciel effectuées à l’aide de télescopes, oeuvres de ses mains, que le Soleil et avec lui toutes le:, planètes se dirigeaient vers la constellation d’Hercule.Les puissants instruments modernes ont confirmé sa découverte géniale.Le système solaire tombe obliquement des régions stetlifères de Sirius vers l’étoile Omicron d’Hercule à ta vitesse de 12 milles par seconde.Quatorzième mouvement.— SMI était possible aux explorateurs défunts des contrées arctiques d'envisager leurs exploits, ils souriraient de leurs tentatives de fixer un drapeau aux pôles car ceux-ci.loin d'être immobiles, changent annuellement de situation dans une enceinte de 60 pieds carrés.Comme conséquence le continent d’Amérique glisse vers l’Europe et s’en retire d’autant.Dieu nous protège d’un plus grand rapprochement! Ce phénomène provient du transport d’importantes masses d’eau des océans sur les terres par l’entremise de l'évaporation solaire.Quinzième mouvement.— La Lune, non contente d’attirer à elle ! l'élément liquide, soulève périodi* quement l’écorce d’un pied.Seizième mouvement.— L’exa* S men spectroscopique des nébuleu* ses extra-galactiques ou univers extérieurs au nôtre a montré que la 1 Voie lactée, l'une des huit compu* i sanies galactiques, fait du 163 milles à la seconde en direction da ' Céphée.Ce mouvement ne serait ' autre que celui de la rotation, en i sens rétrograde, de notre galaxia : en 220 millions d’années autour du i nuage d’étoiles du Sagittaire.il faut en ajouter un dix-septiè-| me, ii en croire les expansionnistes ] qui affirment que toutes les voies lactées du Cosmos nous fuient et d’autant plus vite qu’elle., sont plu» I éloignées.Evidemment nous se-! rions alors de la partie.A quell# : vitesse?Mystère.Où allons-nous?I Enigme.Tout cela est absurde, ré-I lorquent les “stalionnairistes”.At-! tendons le miroir de 200 pouces du mont Palomar.DeLisle GARNEAU Prochain article: L'Astronomit de l'avant.Employés d'hôpitaux Une assemblée générale de» membres hommes et femmes — de l’Association des employés d'hôpitaux de Montréal, Inc., aura lieu lundi soir, dans la salle de l’édifice des Syndicats catholique» de Montréal, à 1231, rue Demonti-gny est.^La fViudre à CoquereilesN- jjySTERIEUsI Garantie Sans Restriction.Chez votre pharmacien Savoir vivre, c'est aussi savoir faire intelligemment, avec réflexion.avec la plus grande attention.C’esl votre travail du jour que nous célébrons ce soir.Votre savoir-faire est donc couronné par le savoir-vivre, c’est-à-dire, par cette fete de l’amitié sociale, mère de la bonne entente et de la saine coopération.Par votre savoir-faire, vous avez tracé et creusé des sillions suivant les données de la science qui enseigne comment travailler le sol pour lui donner une nouvelle force et pour en détruire les mauvaises herbes, les plus grandes ennemies du bon grain.Ne trouvons-nous pas dans la végétation un reflet de notre imparfaite humanité?, Que de mauvaises herbes dans les champs, que de vices dans la société! Le savoir-vivre, lui, donne aux hommes le plus sûr moyen de détruire les dissensions, les dénigrements dommageables et les querelles appauvrissantes qui sont les pires ennemis de l’ordre et de la culture morale.L’un ne va donc pas sans l’autre sur le chemin du mérite et du succès.Les deux trouvent leurs effets dans l’éducation.Education signifiant formation, forte préparation de l’homme, non au gré d’enseignants incompétents, mais une formation calquée sur les réels besoins du présent et de l'avenir bien compris du pays.L’outillage intellectuel est aussi nécessaire que les instruments aratoires sont indispensables au travail de la terre., L’n économiste à la page, Lucien Homier, dit: “Le bien ou le mal, n'est pas dans les choses, mais dans les hommes.L’homme d’aujourd’hui, a une manie dangereuse, il croit que le bien ou le mal est dans les choses, non dans ses actes.Cette manie de substituer la vaine responsabilité personnelle ou sociale des hommes, nous conduit au complet désordre.Car sous prétexte de diriger les choses, on s'abstient de diriger les hommes”.Besoin de dirigeants Un groupe imposant de journalistes canadiens avait récemment l’occasion de visiter l’usine de munitions établie par la Defence Industries Ltd., pour la fabrication des balles traceuses et autres munitions de petit calibre.La balle Iraceuse possède cette caractéristique, que quand elle est tirée, elle devient lumineuse et indique au tireur le but qu’elle atteint.Cette balle spéciale est surtout destinée aux mitrailleuses d’avions militaires.Sous la conduite de guides, les journalistes ont visité l’usine où la halle traceuse est fabriquée et ils ont obtenu une idée complète des différentes phases qui sont nécessaires à l’achèvement de ce genre de munition.L’usine de la D.T.L.a fabriqué beaucoup de munitions durant la dernière guerre et à l’occasion du présent conflit, la même usine s'est agrandie pour répondre aux besoins nouveaux et à la demande du gouvernement, fabrique encore des engins de guerre dont la valeur est reconnue.Les balles traceuses qui dut fait l’objet de la visite de ta presse canadienne ces derniers jours ont demandé de longues recherches en.balistique.Elles sont appelées à remplir un rôle d’importance dans la guerre moderne.I,’usine de la D.I.L.exécute aussi des contrats pour autre genre de littlles.Les journalistes sont revenus enchantés de leur visite a l’usine de la D.I.L.et ont été bien impressionnés par son installation et les conditions de travail faites aux employés qui disposent de camps hygiéniques, d’un service d’hôpital, et de salles de récréation.Une intéressante démonstration de tir de balles traceuses fut donnée aux journalistes après la visite de l’usine.Cette démonstration fut faite à l’aide de quatre mitrailleuses de types différents.Cette démonstration concluante terminait la visite officielle de la presse canadienne.Fait à noter, un pourcentage de 68% constitue l’appert ca-nadien-français à celle industrie qui compte au delà de 2400 ouvriers et ouvrières.La J.O.C.tiendra une Semaine du service domestique La Centrale jociste de la rue St-Denis nous communique que la J.O.C.F.et la J.A.C.F.tiendront du 2 au 9 novembre prochain une Semaine de propagande et d’éducation populaire sur le service domestique.avec la haute approbation de Son Eminence le cardinal Villeneuve et de Son Excellence Mar Josenh Charbonneau.Cette semaine veut atteindre les jeunes filles de la campagne, les jeunes filles actuellement en service domestique dans nos grandes villes et leurs patrons.La J.O.C.F.fera campagne pour que les jeunes rurales demeurent attachées au sol et ne viennent pas contribuer a surpeu-pler nos grandes villes.Par contre, In J.O.C.F.veut inspirer aux jeunes filles actuellement en service privé la fierté de leur métier et de leur condition, et l’on demandera aux natrons, — ce que plusieurs font déjà d’ailleurs, — de considérer la jeune fille à leur service comme quelqu’un de la famille envers qui ils ont des droits et des devoirs.Tous les moyens modernes de propagande seront mis en oeuvre pour alerter l'opinion publique sur ce problème de grande importance tant au point de vue moral et religieux que du côté national et économique.Radio-Canada donnera une émission quotidienne au cour, de la semaine.Les grands journaux tiendront le public au courant des activités.“La Jeunesse ouvrière” et "J.A.C.”.les deux journaux d> masse* de la J.O.C.et de la J.A.C.éditeront un numéro spécial sur la question.Le Devoir donnera plus tard des précisions sur cette semaine unique dans les annales ouvrières du Canada.Cultivateurs, si votre devoir capital est de bien diriger 1 administration de vos fermes, reconnaisse* que la société a besoin de dirigeants, mais exigez que ccs dirigeants soient compétents, dignes de votre raisonnable confiance et de leur mission que Dieu veut apostolique.Je ne parle pas ainsi parce que je me crois parfait ou meilleur que tous les autres, mais parce qucitre-Dom# Montréal.Avez-vous besoin de bon* livres ?Adressez-vous au Service d# Librairie du ’’DEVOIR" 430 ru# No- CANADA TOUTE PERSONNE OU COMPAGNIE FABRICANT, MAIITEITIOIRART, 00 FAISANT LE COMMERCE DES DENREES ALIMENTAIRES, PÂTURES, FILÉS, DRAPS, VÊTEMENTS,.ou BETAIL, VOLAILLE CHAUSSURES mm DOIT AVOIR UNE LICENCE AVANT LE 1er DECEMBRE, 1941 Selon rOrdoMMiee sur les Licences de le Commission des Prix et du Commeree en Temps de Guerre toutes les personees engagées dans les genres de commerce suivints Manufacturier Représentant de manufacturier Saleur (viandes, poissons) Fabricant (au moyen de procédé) Mêla n saur Importateur Exportateur Exploitent d'entrepôt Exploitant d’installation frigorifique Exploitant d'atelier de réparations de chaussures Tailleur de vêtements sur mesure Confectionneur de vêtements Marchand de gros ou demi-gros Marchand de détail Exploitant de salle 1 manger publique Exploitant de délicatessen au détail Pourvoyeur Courtier Marchand à la commission Producteur qui achète et vend les produits d’autrui Bouvier, colporteur ou autre personne qui achète des produits agricoles pour fins de revente Vendeur aux enchères Organisme coopératif d'achat Organisme coopératif de mise sel le marché ou de vente DOIVENT AVOIR UNE LICENCE SI EUES VENDENT OU FONT LE COMMERCE DE Epiceries (en général) Pain, biscuits ou autres produits de boulangerie Fruits et légumes frais Fruits et légumes préparés Bonbons ou chocolats Céréales et aliments pour déjeuner Macaroni et produits de même genre Café, thé, cacao, chocolat ou épices Sucre ou melesse Be une Fromage Lett (liquide) eu crème Lait (évaporé), condensé ou en poudre Crème à la glace Eaux minérales et gazeuses Viandes (salées, fumées, en conserves) Viandes (fraîches) Poisson (salé, fumé, en conserves) Poisson (frais) Produits de volaille (oeufs, volaille apprêtée) Farine ou moulées Pâtures pour bétail ou volaille Repas ou lunch (pourvus ou livrés) Repas ou lunch vendus pour consommation sur les lieux Produits de délicatessen Bétail ou volaille Vêtements pour hommes ou garçons BonneMerie pour hommes ou garçons Chapeaux ou casquettes pour hommes ou garçons Vêtements pour dames, jeunes filles ou enfants Articles pour dames, jeunet filles ou enfanta (lingerie, corsets, gant», etc.) Vêtements de fourrure Bas et chaussettes Articles de mode Chaussures de cuir Chaussures de caoutchouc Fournitures pour chaussures Filé ou drap de coton (couvertures comprises) Filé ou drap de soie, soie artificielle, rayonne Filé ou drap de laine (couvertures comprises) Filé ou drap de toile Les cultivateurs, jardiniers, producteurs de bétail ou volaille, ou pêcheurs, ne sont pat tenus d’obtenir une licence i moins qu’il» achètent cet marchandises pour fins de revente.Après le 1er décembre 1941, lorsqu’une quelconque des marchandises ci-dessus est achetée pour fins de revente, le numéro de licence du vendeur et de l’acheteur doit être inscrit sur la fiche de vente, facture ou autre document enregistrant la vente Les formules de demande de licence seront distribuées par la poste.Les personnes qui n’en reçoivent pas une, devraient s’adresser à leurs bureaux de poste où des copies de l’ordonnance sur les licences peuvent également être obtenues « Un certificat pour la devanture et une carte d'identification de licence seront émises à chaque titulaire.Le certificat doit être apposé sur la porte d’entrée principale de l’établissement du titulaire ou sur la devanture y attenant.Nul droit est exigé pour la licence APRÈS LE 1er DÉCEMBRE 1941, TOUTE PERSONNE NE DÉTENANT PAS DE LICENCE NE PEUT ACHETER POUR FINS DE REVENTE, NI VENDRE AUCUNE DES MARCHANDISES CI-DESSUS, N! EN FAIRE LE COMMERCE Les demondtf de renseignements additionnels devraient être adressées au directeur régional des licences à Vancouver, Edmonton, Régina, Winnipeg, Toronto, Montréal, Halifax, Saint-Jean, ou Charlottetown Publié tout l'autorité da la Committion da» prix al du commarca an tamps da guarra—-OTTAWA, Cenede 10 UÉ DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1941 VOLUME XXXII — No 248 Restriction de la consommation "C'est le fait même de l'épargne qui compte et non pas les formes qu'elle prend'' — Il ne faut pas que l'épargne factice détruise celle qui est saine Coutrier d'assurances Plus la guerre dufe, moins le Canada ressemble à un pays démocratique.Pour s’en convaincre il n’y a qua relire le texte du dernier discours de M.King.Il n’y a pas à se formaliser de cet état de choses, car un vieil adage dit que deux adversaires qui se mesurent doivent s affronter avec des armes égales.Dans le présent conflit les Etats totalitaires entraînent les démocraties.On a déjà dit que notre effort de guerre devrait surtout être d’ordre financier.Or le noeud d’une saine politique financière de guerre est d’arriver à instaurer un régime d’épargne afin de libérer la main-d’oe.u-vre et le capital pour fins de guerre.C’est toutefois le "fait même de l’épargne qui compte et non pas les formes quelle prend .En d autres mots, il faut viser à la restriction de la consommation.11 y a environ un an, dans The Canadian Journal of Economies and Political Science, M.A.F.W.Plumptre, dans un article sur la finance de la guerre, s’exprimait en somme en ces termes: “Il est primordial de constater que l’épargne (restriction de la consommation) est la chose essentielle; et il importe peu que l’épargnant conserve l’argent accumulé sous formes d’obligations gouvernementales, de dépôts en banque, d’assurance-vie ou de billets de la banque centrale, ou sous quelque forme que ce soit, (’.’est l’épargne qui libère les ressources en hommes et en matières pour l’usage du gouvernement.Si l’épargnant préfère des obligations ou des certificats d’épargne, le gouvernement peut les lui émettre directement.S’il préfère l’assurance-vie, la compagnie d’assurance peut émettre cette assurance — et elles achètera des obligations gouvernementales avec les fonds perçus.S il préfère les dépôts en banque, la banque commerciale, sous l’égide de la banque centrale, peut les émettre — et elle achètera des titres gouvernementaux en le faisant-—.S’il préfère thésauriser des billets, la banque centrale les émettra et elle achètera des obligations gouvernementales en le faisant.Il faut noter que dans les deux derniers ras il serait nécessaire de pourvoir à une augmentation de la quantité de monnaie pour satisfaire les épargnants.Ottawa vient, semble-t-il, de régler cette question.’ Ce passage de l’étude de M.Plumptre mérite bien qu’on s’y arrête, surtout aujourd'hui qu’Ottawa a décidé de tout contrôler pour intensifier au maximum notre effort de guerre.Tandis qu'on prépare la campagne pour la vente de plusieurs millions de dollars d’obligations du Dominion pour le printemps prochain, celle d e la vente des certificats d épargne de guerre bat son plein avec une recrudescence de zèle qui devrait retenir notre attention.Nous savons tous qu’il y a une catégorie d’hommes appartenant à toutes les classes de la société qui ont consenti d’énormes sacrifices pour donner, par l’assurance-vie, protection convenable à leur famille au cas de mort.Pour cette raison des milliers d’hommes, des millions pour être plus juste, ont engagé tout leur surplus disponible de revenu.Or, comme on l’a déjà noté dans l'Actualité Economique, en même temps qu’aujour-d'hui l'impôt vient, par-dessus le marché, largement entamer le reste et que les profits sont fixes, on pratique à leur égard un certain chantage et ils se sentent menacés d'être taxés de déloyauté s’ils ne souscrivent pas volontairement des certificats d’épargne de guerre.Par l’exposé de M.Plumptre, on voit que le zèle qu'on met dans la propagande en faveur du certificat d'épargne de guerre est inutile, puisque l’Etat n'y gagne rien ou fort peu en défintive.Chose certaine, ceux qui ont recours à l’assurance-vie pour protéger leur famille, s’ils sont serrés de trop près, se verront dans l’obligation de cesser d’acquitter leurs primes; ainsi l’Etat perdra d’un côté ce qu’il croira avoir gagné de l'autre.Bien plus, comme on l'a déjà dit, si l’on veut regarder un peu plus loin, on verra qu’il ne sert pas ainsi ses meilleurs intérêts.E’n effet, sans gagner beaucoup plus dans l’immédiat, il compromet l’avenir financier en décourageant la prévoyance individuelle et en se mettant vraisemblablement sur les bras, pour l’avenir, l'entretien de veuves et d’orphelins.En un mot, il est extrêmement dangereux d’appliquer inconsidérément la formule certificat d'épargne ou obligation pour restreindre la consommation, sans tenir compte de l’utilisation actuelle que font de leurs revenus les individus frappés.En d'autres mots, que l’épargne factice guerre ne détruise pas la saine épargne qui est à la base de toute économie bien comprise.Le gouvernement doit y avoir pensé.Alvarez VA1LLANCOURT ?i7 o r* i?1 La dette de la ville de Montréal — tyuuvelles Raisons Sua ai es 1 1 LUMMI aaIaaI f.t fin titiLrj I 1 ANGE lAAlAA Plon de remboursement de la dette soumis hier après-midi aux conseillers j municipaux — Intérêt moyen de 4.49% réduit a 4% - L échéance des nbliaations prolongea en retour d un leger abaissement du ; Le: sociétés et compagnies récemment enregistrées anei-Rondeau PrintinR Servie*, Lemuïl taux aux journalistes, une au sujet de la conversion Vf, J.O.Asselin, président du comité evécutif, a remis hier mnti, declaration de la dette, et dont nous donnons les principaux extraits: Un taux d’intérêt moins eleve.la prorogation des échéances de capital, la consolidation de la dette de la Cilé, une liquidation rapide de la dette flottante et la constitution de réserves suffisantes pour e rachat de la dette obligataire, voila les principales caractéristiques plan de remboursement que propose à la Lite de Montréal.Le pion de remboursement Voici, brièvement, en quoi consiste ce plan: 1.L’émission de nouvelles obh 30 avril 1952.c’est-à-dire pendant ] 10 ans, au moins fl million de ce fonds devra servir à Tacha» d’obli- j gâtions de la catégorie B, celles-ci j devant faire partie du fonds jus- j qu’au 31 octobre 1952.La Cité sera autorisée à tirer 12 ! millions de ce fonds, chaque année, j pour augmenter ses recettes générales et pourvoir au service de la ! dette.Les espèces qui resteront î disponibles au fonds devront ser- j vir à acheter, sur le marché libre, | des obligations du Dominion du i Canada, de la Province de Québec ou de la Cité même.Les emprunts bancaires Les emprunts bancaires et autres dettes de la Cité seront réglés par l’émission d’obligations de consoli-t change de' dation S'aVe, catégorie A.rembour- deux derniers exercices, l'économie est d’environ fl millions, bien à $5.5 millions en du sommet atteint qu’elle s'élève tenant compte en 1939-1910.Le montant ment pour le d'après le plan, sera de lion de moins que ce que à verser annuelle-service de la dette, ?1.3 mille service du on M, Adrien ANGERS, C.C.S., nommé récemment représentant spécial de La Sécurité Compagnie d’Assurance Générale du Canada pour la province de Québec, avec bureau à Montréal.M.Angers est bien connu dans le monde de l’assurance ou il a débuté 11 y a une quinzaine d’années.Registre familial pour les timbres et certificats d'épargne de guerre Les quartiers généraux de l’Epargne de guerre à Montréal mettront sous peu en circulation une petite : brochure qui aura sans doute la popularité d’un “livre du mois’’.; Cette bruchure sera présentée en français la semaine prochaine et est destinée à servir de compte d’épargne dans les familles.La distribution et la vente se feront par le truchement des librairies, des magasins à rayons et des comités d’épargne.Le Registre familial de l’Epargne de guerre a été si bien accueilli en j anglais, ces jours derniers, que Té-j dition en est déjà épuisée.11 a : fallu en commander 15,000 autres' copies qui seront livrées au public i au début de la semaine.L’édition française sortira de presse en mê- ' .galions t% à 35 ans en e ! la plupart des titres de Montréal I actuellement détenus par le public; j 2.Le règlement des emprunts ! bancaires par l'émission de nouvelles obligations 3HÇ' remboursa-| blés en 10 ans par séries à partir |de 1912; 3.Constitution d’une réserve annuelle pour le remboursement de la detle, à partir de 1952, de façon que toutes les nouvelles obligations ! leurs échéances, puissent être remboursées à l’échéance, c’est-à-dire en 1970; 4.Annulation de toutes les obligations de Montréal actuellement détenues au fonds d’amortissement de la Cité; 5.Mesures de surveillance financière efficaces dont le détail sera déterminé par les représentants de la Cité et du Comité des détenteurs d'obligation.Le plan a principalement pour objet de: é 1.Redresser la situation de la Cité en ce qui concerne les échéances de capital auxquelles on n'a pu faire face; 2.Remettre la Cité en bonne posture, pour ce qui est des exigibilités à court terme, par le règlement immédiat de la dette flottante.3.Aplanir les difficultés budgétaires de la Cité; 4.Restaurer tes finances et le crédit de la Cité, sables par séries; celles-ci seront datées du 31 octobre 1941 et arriveront à échéance entre le 31 octobre 1912 et le 31 octobre 1951.Les échéances de capital de ces obligations se chiffreront entre $3.4 millions en 1942 et $4.7 millions en 1951.Elles seront rachetables au gré de la Cité, au pair plus les intérêts courus, en raison inverse de Les émissions autorisées d'obligations de consolidation, catégorie À, remboursables par séries, se totaliseront par $40.5 millions.On pourra émettre jusqu’à $24 millions de ces obligations pour effacer en entier ou en partie la dette bancaire ou afin de constituer une garantie subsidiaire pour des bons du trésor.Le service de k dette Le montent qui devra être consacré au service de la dette, d’après le plan, s’établit entre $13.5 millions en 1942 et $13.8 millions en 1952 et les années suivantes.Ce chiffre doit être rapproché de celui de $19 millions pour l’exercice terminé le 30 avril 1940, de $18.4 millions pour l’exercice 1938-1939 et de $17.6 millions pour les exercices 1937-1938 et 1936-1937.Si de la dette a coûté en 1940-1941 et ce qu’on avait prévu à cet effet pour l’exercice courant.De fait, en 1940-1941, le service de la dette a coûté $14.8 millions el Ton avait prévu, dans le budget de l'exercice j en cours, un montant de $14,9 mil-; lions.Le service de la dette coûtera à j peu près la même chose d’une an- i née à l’autre.Il va de soi que les j payements d’intérêt seront de moins | en moins élevés; en revanche, les ; versements à faire pour le remboursement des obligations s’élèveront graduellement.Les intérêts s’établiront, au cours du premier exercice, à un peu plus de $10 millions; ils baisseront ensuite chaque année jusqu’en 1976, année où ils ne seront que de $602,000.On ne doit cependant pas oublier que la cité pourra toujours rembourser sa dette plus rapidement que le plan ne le stipule, vu que les nouvelles obligations seront rachetables et que la cité est autorisée à utiliser son surplus pour le remboursement de la dette.Le faux d’intérêt à 4% Le taux d’intérêt de 4 p.c.à rapprocher du taux moyen actuel de 4.49 p.c.et l’annulation des obligations détenues au fonds d’amortissement auront pour effet de réduire d'une façon considérable les versements d’intérêt.Comme nous l’avons déjà fait remarquer, les versements d’intérêt, nu cours du premier exercice, atteindront près de $10 millions.C’est une diminution de $3,6 millions par rapport au montant des douze mois terminés le 30 avril 1940, c’est-à-dire du dernier exercice écoulé avant que la cité manque à ses engagements.C’est aussi $2 millions de moins que le montant consacré à cette fin dans W.|anes.Roxy Barber Shop, 991 boni.St-Laurent, }os.Vannelli.Canada Cabin Traila, L.Demers.Bonin ù Picard Enrg., 610 ouest, St» lacques, (agent d’assurance», jcs.» Edouard Picard, ].-Marie Bonin.Armand Roy Enreg., 2641 Masson, A.Roy.Honoré Beauchamp, Longueuil, Gibrai» re).Pipecraft Rcg'd, Harry ).Gorfiokel.Chevalier (AI & Fits, Ipemtres-con» tracteurs), ontréal-Sud, A.Chevalier, Georges Chevalier, Albert Chevalier, Rosaire Chevalier.Ton tient compte du chiffre de ces le bûdget de l’exercice en cours.Deux catégories d'obligations D’après le plan, deux catégories d’obligations seront émises.Les , emprunts bancaires et autres det-j tes seront réglés par l’émission d’o-' bligations de consolidation, catégorie A, tandis que les détenteurs des obligations en cours recevront des obligations de consolidation, catégorie B.* Les nouvelles obligations seront datées du 31 octobre 1941, date à laquelle le remboursement sera effectué.La plupart des obligations de consolidation, catégorie B, porteront intérêt à 49'®; il y aura cependant.quelques exceptions à cette règle.Les obligations en cours portant intérêt à ‘J Vis %, 37® et 3% % seront échangées pour de_ nouvelles obligations portant intérêt au même taux jusqu’à leurs échéances Les arrivages durant la semaine respectives et portant intérêt à 47® finissant le 23 octobre 1941, sur les me temps.Le registre familial de l’Epargne de guerre se vend $1, payable en timbres d’Epargne de guerre.Ces timbres peuvent être appliqués immédiatement dans le registre familial en vue de l’achat d un certificat d’épargne.Chaque membre de la famille y aura son compte d’épargne, une tenue des livres des certificats achetés et sa carte timbres.Marché du bétail Situation économique au cours des huit premiers mois de 1941 cette année le mois dernier, accusant également des gains de 5.7 p.c.et 7.3 p, c.respectivement.On a produit à une allure de 84.9 p.c* comparativement à 80.2 p.c., eu août et à 83.5 p.c.en septembre 19411.C’est le taux le plus élevé depuis celui de 9U.8 p.c.établi en juillet 1940, ce dernier marquant lui-même le plus fort pourcentage depuis décembre 1937.Les expéditions de 305,010 tonnes dépassent la production de 7,-734 et les stocks des fabricants ont été réduits en proportion.Ces chiffres suivants ont été compilés par la Newsprint Association of Canada.Le Canada a expédié aux Etats-Unis environ 2ü,Ü0tJ tonnes de papier-journal de plus, soit une augmentation de 9.1 p.c., tandis que les expéditions domestiques se sont accrues d’environ 1100 tonnes ou 7.3 p.c.Les envois outremer sont demeurés à peu près au même niveau.L’ensemble des expéditions représente 86.9 p.c.respectivement par rapport à Tannée ! dernière.Comme les envois ont dé-j passé la production de 1595 tonnes, les stocks des manufacturieis ont été réduits dans la même proportion.Les chiffres de Terre-Neuve ne sont pas encore disponibles, annonce la Newsprint Association.La production canadienne des neuf premiers mois de Tannée terminée en septembre accuse une diminution de 2.7 p.c.et les expéditions de 2.9, mais durant celte période les stocks des manufacturiers ont été réduits de 4,100 tonnes.La production du Canada et des Etats-Unis réunis indique une baisse de 1.8 p.c.et les expéditions de 1.9 p.c., tandis que les stocks des manufacturiers ont diminué de 5,500 tonnes.Suivent les statistiques du mois de septembre; de 25-X-41 Revenu en especes provenant de la vente de produits de la ferme dans les provinces des prair es deux marchés rie Montréal furent comme suit: 3584 bêtes à cornes, 7655 moutons et agneaux, 10,952 porcs, et 5181 veaux.En plus, >6(» bêtes à cornes, 227 moutons et agneaux, et 501 pores furent consignés aux maisons de salaisons.ut ij u d 11 lx uuiiiM.v i MX- i ny £}u ugés rapportaient $10.00, nnij(, 87.00 à $8.75 en partie j rende Le revenu en espèces provenant mentation de la vente de produits de la ferme dans les provinces des Prairies s’élève à $410.222,000 durant la campagne terminée le 31 juillet 1941.Ce revenu est le plus considérable depuis 1929-30 el accuse une aug mentation de 10.9 p.c.en regard de celui de 1939-40.Comparative ment à la moyenne quinquennale rie 1935-36 à i 939-40, l’augmentation est de 43.3 p.c.Les recettes dérivées de la vente des produits agricoles se chiffrent a $264,600,000 en 1940-41, soit 88.-500,000 de plus qu’au cours de Tannée précédente.La majeure partie de cette augmentation est attribuable aux plus grandes livraisons de blé.Les prix reçus pour les céréales, spécialement le blé, ne laissent voir que des changements peu importants de 1939-40 à 1940-41.Dans la division du bétail et des produits animaux le revenu total en 1940-41 s’élève à $145,650,0(H), augmentation de $31,900.000 sur 1939-40.Le facteur le plus important de cette avance est une aug- i de $16,100,000 dans les recettes provenant de la vente des porcs.Les recettes dérivées de la vente des pores, se chiffrant à $51,-761,000, sont presque deux fois if demie plus considérables que ce P les d’il y a deux ans.Les recettes provenant de la vente de bêtes à cornes, de veaux et de produits laitiers sont également beaucoup plus considérables en 1940-41.Les recettes en 1941-42 seront influencées par la brusque diminution des arrivages de blé de la récolte de 1941, mais une autre expansion de la production de bestiaux et des prix plus élevés devraient partiellement eontrc-balan-1 cer cette diminution.Bien qu’ils ne soient pas inclus dans le revenu en espèces provenant de la vente de produits de la ferme, les paiements du gouvernement aux producteurs de blé en vertu du programme de diminution des emblavures de blé et de la loi d'assistance agricoles des Prairies seront beaucoup plus considérables eu 1941-42 qu’eu 1940-41.Forte réclame au cheddar canadien à New-York the world”.Ce commerçant fait plus.11 suggère à sa clientèle des plats dans lesquels le fromage Cheddar canadien entre dans la compositibn.Les recettes sont préparées et distribuées par “Youteff Dairy Products.Inc.’’ Le fromage canadien jouit donc d’une belle popularité aux Etats-Unis cl nous sommes reconnaissants à nos voisins rie la belle publicité qu’ils lui font.Puissions-nous tou* superbe j jours par un produit de qualité mériter cette belle réclame.11 y avait depuis quelques semaines d’assez fort arrivages de bêtes à cornes et la majeure partie était de qualité commune à moyenne.Les prix sur les bonnes catégories demeurèrent stables.Les prix »ur les qualités inférieures devinrent un peu plus faibles.Les bons bouvillons variaient de $8.75 à $10.00 en partie 89.00 a $9.75, ceux de qualité bonne et de choix mélangé les moyens .j$7.5û à $8.50 et les communs $7.00 à un aussi bas prix pour les très 'communs à $4.25.Les bonnes taures $7.50 à $8.00 avec un choix a $8.25, les moyennes $6.00 à 87.25 et les communes de $4.25 à $5.75 en partie $4.50 à $5.50.Les bonnes vaches $6.50 à $7.00, les moyennes $5.25 à $6.25, et les communes $4 -50 à $5.00.Les vaches pour la mi sien conserve $3.00 à $4.25, pour la plupart $3.50 à $4.25.U-s taureaux communs $4.50 à $5.75, la majorité $5.00 à $5.25, et ceux de boucherie $6.00 à $7.00.Les vaches a but $60.00 à $110,00 chacune.Les veaux de lait stables de $9.00 à $13.00, les choix $13.50.Les i veaux nourris à la chaudière I à $8.50 et ceux d'herbe $5.00 la plupart $5.75 à $6.00.t bons agneaux $11.00, les choix $11.25.Les sujets communs et non châtrés $9.00.Les moutons $3.50 à $7.00.Les porcs stables à $15.00_ pour R-l abattus, $11.25 pour R-l vivants nourris et abreuvés et $11.35 livres par camions.Grade A obtenait $1.00 de prime par tête ave ¦ les deductions sur les autres e;.’.gone,.Les truies *8.50 « *9.5(1 pestes vivantes.par la .suite.Ainsi, le détenteur d une obligation portant actuellement intérêt à 37® et échéant en 1947 recevra une nouvelle obligation, échéant en 1976, qui portera intérêt à 37 jusqu’en 1947 et à 47® par la suite.Les détenteurs d’obligations échues et d'obligations 47® non échues recevront de nouvelles obligations de consolidation 47®.Les obligations actuelles portant intérêt à plus de 47® seront aussi échangées pour des obligations U ;.De plus, leurs détenteurs rece-i vront une remise en espèces égale.! i, la moitié de Ut prime résultant i de revaluation de ces obligations, i faite au 31 octobre 1941.de façon qu’elles donnent, au cours de la pé-qui leur reste à courir, un ment de 47® sur une base semestrielle.Le revenu national se chiffre à $3,446,900,000 les huit premiers mois de l’année courante contre $3,118,000,000 la même période rie 1940.L’augmentation de 10.5 p.c.ou de $328,000,000 est attribuable au stimulant de la guerre.La demande de munitions et de fournitures de guerre est le principal facteur générateur, tandis que l'augmentation du pouvoir d’achat amène une accélération importante de la production d’articles de consommation.La hausse des prix de gros, considérablement en évidence au cours de l’année courante, est également un élément d’augmentation du revenu national au cours des huit premiers mois.L’expansion économique résulte en un revenu national plus considerable qu’en toute autre période dans Thistoire du Canada.Comme les prix de gros étaient un peu plus élevés en 1929, l’avance du revenu national à une nouvelle cime est un indice du volume considérable rie la production canadienne durant de 126.4 les huit premiers mois de 1940 à 130.7.L’indice de Temploie-ment s’oriente de la même façon, avançant de 166.2 à 172.6 ou de 3.9 p.c.Les arrivages d’or à la Monnaie augmentent de 1.3 p.c.La production de charbon augmente de 1.6 p.c.D’autre part, les expéditions d’argent touchent un niveau un peu plus bas.L’activité dans l’industrie de la construction se constate par une ; augmentation de 45 p.c.des contrats adjugés.Le total au cours des j huit premiers mois de 1941 est de! $283,590,000, en regard de S19.V j 500,000 Tannée précédente.L’em-1 ploiement dans l’industrie de la j construction laisse voir des gains | marqués.L’indice de la construe-j tîon d’édifices passe de 56.7 à 122.9,! gain rie 116.8 p.c.La construction de j routes augmente considérablement, aussi.L’indice général de l’emploie-i ment dans la construction fait un j gain d’environ 50 p.c.La produe-; tion d’énergie électrique fait un | Canada: Production .Expédition .Etats-Unis: Production .Expéditions Statistiques 1941 ; Tonna» 1941 1940 308.278 305,010 283,322 234.183 des neuf 78,057 77,888 80,352 77,470 premiers mois dé Tonnes Canada: i Production ., , , ; Expéditions .j Etats-Unis: Production .Expéditions .Deux pays réunis: i Production.i Expéditions.3,274,972 1941 2,505,947 2,509,838 763,543 765,143 3.269,490 1940 2,573.605 2,584,796 759.070 752.792 3.332,675 3 337,537 Tannée courante.Le revenu prove- j gajn modéré; le total des huit prè- les obligations perpétuelles Les obligations perpétuelles de la cité actuellement en cours et por-lant intérêt a 3 p.c.demeureront inchangées.Les obligations perpé-' tuclles portant intérêt à 7 p.c., ce-: pendant, seront remboursées au 31 octobre 1941 au moyen d’une remise en espèces égale à 120 pour 100 de la valeur nominale, plus les ¦ intérêts courus.Il y a $6,842,056 d’obligations perpétuelles 3 p«c.actuellement en cours ,tandis (pie le i capital des obligations 7 p.c.qui sc-: ront rachetées s'établit 11 est à New-York, au pied de la rue Fulton, un grand marché public appelé le “Marché de Washington”.G'est un des comptoirs de vente de denrées de la ferme les plus importants de la métropole américaine.On y trouve à une certaine boutique reconnue à Tenseigne "You teff Dairy Products” un étalage de fromages originaires de tous les pays du monde et parmi lesquels on voit bien en évidence le fromage Cheddar canadien, lequel.on le sait, fut fabriqué pour la première fois dans une fromagerie du Québec.Ce négociant fait une forte réclame au fromage canadien.Il en fait goûter à tous ses clients et si on lui demande ce qu'il pense de notre fromage, comme cela est arrivé a M.Oscar Drouin qui, récemment, visitait ce grand marché, utilisant l'expression ., ehex nos voisins; “It's the best in I poses de saindou* $6.25, Les $6.50 ; a a $411,200.La dette fondée Les exportations d'animaux augmentent Importations de viande Pendant les huit premiers mois de 1941.les importations de viande au Canada se décomposaient comme suit: 689,363 livres de boeuf; 125,314 1b.de bacon et de jambon; 3,331,396 1b.de porc; 2,012,184 lh.de mouton et d’agneau; 4,552,083 1b.de boeuf en boites; 35,335 1b.il répond en ! d’autres viandes en bottes; 1.632 si en vogue [ib.de saindoux et 94,203 1b.de com Les exportations d’animaux Canada sur les Etats-Unis du janvier au 2 octobre 1941 composaient comme suit:_ boeufs de boucherie, 14,977 laitières, 56.408 veaux et du 1er se dè-105,619 vaches Li 34,032 La dette fondée de la cilé (mon-i tant brutl est ù l’heure actuelle rie près de $265 millions, dont $46 millions environ sont détenus au fonds d'amortissement de la cité même; ces dernières obligations seront annulées.Si Ton tient compte de l’an-'’nidation des obligations de Montréal détenues au fonds d'amortissement, du fait que les obligations perpétuelles 3 p.c.deineureront^in-i changées el que les obligations 7 p.: c.seront remboursées, te montant des nouvelles obligations de consolidation.catégorie B, sera de $212 .millions.; Vu que la plupart des obligations j actuelles ne sont pas rachetables, ' les nouvelles obligations de cmisoh-I dation, catégorie B, seront racheta-tries au pair; cependant, on ne pourra 1rs racheter avant le 31 octobre 1951.D’après les dispositions concernant le remboursement de dette, dispositions qui entreront vigueur en 1952, les obligations catégorie B seront porcs, en augmentation de 15,120 boeufs, 14,977 vaches laitières et 33,853 porcs et en diminution de 8,053 veaux sur la période correspondante de 1940.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue No-tn-Dame test), Montréal.la en (U ^______ rachetées au moyen d’acliats sur le marché libre on de soumissions publiques ou privées.à un prix qui ne dépassera pas le pair plus les intérêts courus, ou par un appel an prix nominal plus les intérêts courus.L’actif actuel du fonds de ment de la U.ité, déduction passif, et les impôt améliorations locales qui seront perçus à l'avenir constüitcrftnl Fonds pour améliorations Chaque année, du 3Ü avril t » roule-faite du relatifs aux un locales.1942 au liant de neuf groupes de production de denrées est estimé à $L-707,000,000 la période sous revue contre $1,462,000,000 la même période de Tan dernier, augmentation de 16.8 p.c.La division de la manutention des denrées, comprenant le transport commercial, laisse voir une augmentation de 11.5 p.c.à $719,000,000.Le groupe des facilités, comprenant la finance, le gouvernement et les services, accuse une augmentation de $1,020,000,-000, à l’exclusion des valeurs matérielles acquises par le gouvernement fédéral par suife des dépenses de guerre.L’indice du volume physicme des affaires fait un gain de 12.6 p.c.les huit premiers mois de cette année comparativement à la même période de 1910.L’indice a récem ment touché un niveau plus élevé qu'en tout autre temps.En août l’indice se plaçait à 141.2 comparativement au maximum de 122.1.alors que la période de prospérité était à son point culminant en 1929 L’indice d’août peut se comparer à celui de 128.6 le même mois de 940 el à celui de 109.3 en août 1939, dernier mois en temps dt paix.La diminution de la production agrirole en 1919 n'aura pas son effet normal sur les facilités de transport et d’expédition maritime.Par suite du report considérable de blé et d’autres céréales, le mouvement vers les marchés ultimes dépend maintenant de la demande plutôt que des fluctuations (le la production agricole de Tannée courante.Le mouvement primaire du blé vers les élévateurs dans les Provinces des Prairies est maintenant à un niveau beaucoup plus bas qu’au cours de la même période de Tan dernier.L’indice des livraisons de céréales à la tête des Lacs et sur la côte du Pacifique s’établit à ,217.4 en août, à rapprocher de 141.2 le même mois de Tan dernier, mais les livraisons aux élévateurs ruraux offrent un spectacle contraire.L’indice des ventes de bestiaux aux enclos se place à 102.2 en août contre 132.8 le même mois de Tan dernier.• Le grmine des manufactures est à Tnvant-scène dans l'accélération économique au cours de la période sous revue.L’indice de la production.basé sur environ trente facteurs.avance de 128.7 à 144.3, soil de 12 p.c.Les facteurs traçant l’orientation do la production minérale laissent voir une faible avanre au cours de la période écoulée.L’indice passe rniers mois de 1941 est de 21,033,-! 000.000 rie kilowatts-heure contre | 20,084.000,000 Tannée précédente,1 augmentation de 4.7 p.c.L’activité productive du Canada est intimement liée au marché extérieur.Le mouvement des denrées à travers nos frontières internationales laisse voir une augmentation marquée.Les exportations durant les huit premiers mois se chiffrent à $1,042,000,000 contre $767,000,000 les huit premiers mois de 1940, augmentation de près de 36 p.c.1, ’augmentation des importations de marchandises revêt des proportions un peu plus faibles, le total étant de $910,900,000 comparativement à $682,400,000.La balance commerciale active est donc de $130,900,000 contre $84,100,000 les huit premiers mois de Tan dernier.L’élude du commerce avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne révèle l’importance des impor- j tâtions en provenance des Etats-1 Unis et l’expansion des expéditions aux marchés britanniques.Les exportations aux Etats-Unis au cours des huit premiers mois de 1941 valent «370,700,000.à rapprocher rie $282,200,000 en 1940.Les importations augmentent encore plus, soit rie $463,000,000 à $628,000,000.La balance défavorable avec les Etats-Unis est donc rie $257,000,000 contre $181,000,000 la même période rie 1940.Les exportations à la Grande-Bretagne au cours de la période sous revue se chiffrent h $451,000,-000.comparativement à $336,900.• 000 Tan dernier, augmentation rie $114.600,000.Les importations en provenance du Royaume-Uni accusent également une augmentation, soit $105.300.000 à $143.900,-000.La soi-disant balance commerciale favorable avec la Grande-Bretagne est donc de $307,600,009 cette année, c'est-à-dire une moyenne de $38,500,000 par mois.Les exportations nettes d’or non monétaire se maintiennent à peu près au même niveau cette année comparativement aux huit premiers mois de 1940.Le total est de $132.-300,000 en regard de $133,700,000.Remarque: Les chiffres de Terre-Neuve pour le mois de septembre ne sont oas encore disponibles.La Newsprint Association of Canada fait la remarque suivante à ce sujet: “Jusqu’à présent la production et les expéditions de Terre-Neuve n’étaient pas publiées sur la même base que les statistiques canadiennes.On a adopté une base commune, afin de permettre de comparer ces chiffres avec ceux du Canada et des F7tats-Unis, mais ces changements ont donné lieu à la revision des statistiques des années 1939, 1940 et 1941.Le prochain rapport donnera une explication plus détaillée à ce sujet.” (ntàal dladnÙMÛtuljùim.Préiidtflt Victor Morin, notaire 1er vice-préiident Guy Vanier, cr.Production de papier-journal La production et les expéditions canadiennes de papier-jomnal ont augmenté au plus haut niveau de S« vicc-préiicknt J.-V.DESAULN1ERS, b.a.Administrateur» Charles Laurendeau, CR.V.-E.Beaupré, A.A.S.Hector Cypihot, M.D.Anatole Lachapelle,CR.J.-Ernest Laforce L.-A.Fréchette, notaire Directeur finirai J.:V.DESAULNIERS Sous-directeur HENRI OUIMET SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE % 61,0.S.-JMW»».MontrMI-H A.M6I ?OLUMI XXXII — No 248 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 OCTOBRE 1941 11 LA VIE SPORTIVE * Le Canadien échangerait Ciiff Goupille Saint-Hyacinthe, 25 — C’est peut-être significatif, mais dans l'alignement des 15 joueurs qui feront le voyage à Ottawa pour un match-exhibition contre les Sénateurs, de la Ligue Senior de Québec ce soir, deux recrues remplaceront des vétérans des Canadiens.Les recrues sont Emile “Butch” Bouchard, un joueur de défense, et Bobby Walton, nn ailier droit, qui étaient tous deux amateurs 1 hiver dernier.Ils remplaceront Cliff Goupille et Charlie Sands, deux vétérans du club, qui resteront à Saint-Hyacinthe.L’instructeur Dick Irvin n'était pas ici hier.11 était allé à Toronto pour l’assemblée des gouverneurs de la N.H.L., niais il a laissé la liste des joueurs qui feront le voyage à Ottawa, Voici les noms de ceux qui joueront à Cttawa ce soir: Buts: Beu Gardiner et Legs Fraser, défenses: .lack Portland, Kenny Beardon, Bouchard et Tony Graboskt: avants: Lach, Blake et Demers; Quilty, Dame et Benoit; Chamberlain, Gethlte ci Wallon.La rumeur veut depuis quelques jours que Bouchard qui a lait sensation au camp d’entrainement, devienne un régulier avec les Canadiens, laissant Goupille comme substitut pour la défense.Il semble maintenant que Walton enlèvera le poste d ailier droit à Sands sur la troisième ligne d’avants, quoique Sands restera probablement avec le club comme substitut.De toute façon, on accorde à Bouchard et Walton touies les chances voulues de s’assurer des places dans l'alignement.Un a parlé hier d’un échange probable dans lequel Goupille passerait à un autre club.Aucune transaction n'a été bâclée à Toronto, mais on a appris que des avances avaient clé laites à certains clubs dans le but de bâcler des marchés.An cours de la pratique d’hier, les Bouges ont triomphé des Blancs par 8 à ¦>.Legs Traasor était dans les buts des Bouges pendant que Bert Gardiner gardait les filets des Blancs.Tulso déclassé par les Rangers Winnipeg.25.— Los joueurs des Bangers ont su mettre à profit les conseils reçus pendant les dix jours d’entraînement en cette ville car hier soir, dans un match d’exhibition, les huhnnes de Lester Patrick ont eu raison du club Tulsa.de l'Association Américaine et c’est par un résultat de 9 à 2 que les New-Yorkais l’ont emporté sur leurs rivaux.I r.e recrue el deux réguliers ont dirigé l’attaque des Rangers car Norm Tustîn, un produit de Minneapolis, a commencé l’attaque des représentants de la Ligue Nationale de Hockey et en moins d’une minute cette jeune recrue parvenait à loger la rondelle dans les Diets du club rival.Alex Shibicky et Bryan H ext all ne voulurent pas s’en laisser imposer par Tustin, qui mit un deuxième point à son crédit vers la fin de la période finale, et les deux réguliers des Rangers comptèrent-egalement deux points chacun.Composition des équipes: RANGERS.Buts: Kelly; defenses: N.Colville et L.Patrick, centre: Cameron; avants: Tustin et j Warwick.Subs.: Coulter, Heller j Pratt.Juzda, Shibicky, Mac Colville.Watson, Hextall, Burns, Pike.TULSA.Buts: Jackson; defenses; Tuten ct Hutton; centre:1 Wood; avants: Palm et Martel.Subs.: Billemer, Lord.Ritson, \'a-keford.Johns.Desreux.Courbe el Hage., , Arbitres: Windy Lyon el Swain., .Première période t Tulsa, Martel 2 Rangers.Tustin 3—Rangers.! Tibtcky 4 Rangers.Hextall Punition: Aucune.Deuxième période 5 , Rangers, Warwick fi—Rangers, Juzda 7 Rangers, Heller S Tulsa, Gourlie Punition: Warwick.Troisième période 9—Rangers, Shibicky Calder devient le “juge Landis” du hockey Toronto, 25.— Les Gouverneurs de la Ligue de Hockey Nationale viennent de donner tous les pouvoirs nécessaires au président Calder pour régler les disputes qui pourraient surgir entre les joueurs ct les clubs du circuit professionnel et le président de la N.H.L.devient en quelque sorte le “juge Landis” du hockey.La tête dirigeante du hockey aura également le pouvoir de régler les différends entre les clubs du circuit et ceux des ligues mineures et décidera de la propriété d’un joueur lorsque deux clubs réclameront ses services.Jusqu’ici, les gouverneurs réglaient ces disputes et si on ne pouvait en venir à une décision, l’affaire était laissée à la discrétion du président.Chacun des clubs concerné pouvait ensuite faire appel contre la décision du prési-! dent, et la décision finale revenait J aux gouverneurs.Voici les nouveaux règlements: j Un club qui est privé d’un joueur j par une punition ne perdra pas de j terrain s’il commet un hors-jeu in-j tentionnel.Si le hors-jeu se produit j à la ligne bleue du club privé d’un I joueur, la rondelle sera mise au j jeu à l’endroit où l'infraction est j commise, et non pas près du filet j comme auparavant.Si l’infraction j est commise à la ligne bleue du j club adversaire, la rondelle sera ; mise au jeu à ce point, au lieu de la ligne bleue du club privé d’un i joueur.Les gouverneurs ont aussi ap-; prouvé une décision du président | (’.aider, qui a déclaré que les Ran-I gers de New-York avaient tous les ! droits sur les services d’Angus Cameron, qui était avec les Rangers de Regina Thiver dernier.Boston et les Rangers se disputaient ce joueur.Les Bruins n’étaienl pas représentés à rassemblée, et la démission comme gouverneur d’Art Ross, gérant et instructeur des Bruins, a été acceptée.Sept chevaux inscrits dans le “cinq milles” Les Québécois ont annulé C’rsl demain au parc Richelieu que les amateurs de courses de bablement la plus importante chevaux sous harnais verront pro-eourse de 5 milles jamais disputée au Canada.En effet le promoteur Emile Gauthier a réuni pour cette grande épreuve sept pur-sang qui dans la majorité des cas se sont créé des records des plus enviables et il serait très difficile de choisir lequel de ces chevaux sortira vainqueur.Victor Lee.Philip Lee, Home Spun, Virginia l.asater, Liberty Todd, voilà bien cinq chevaux dont les noms seuls sont assez pour faire réfléchir les connaisseurs et T est évident chez les amateurs que les pronostics sur le résultat de cette tout importante épreuve sont peu nombreux et la plus grande réticence généralement est à l’ordre du i jour.Reste Star à J.O.Jodoin, de j Itepentigny, et College Unko à R.; Pauzé, de St-Jérôrne, plusieurs ne j concèdent aucune chance à ces der- ; niers mais dans une épreuve com- ¦ me le 5 milles trois points essentiels j doivent être pris en sérieuse consi- Lenny Mancini sera le rival de Castilloux Lenny "Boom Boom” Mancini j sera l’adversaire de Dave Castil- ! loux dans la remontre principale ' de la séance de boxe qui sera dis- ! pillée mardi, le 11 novembre prochain au Forum.Le promoteur Alee Moore a annoncé cette nouvelle hier, après avoir conféré durant la majeure partie de la nuit avec les gérants de plusieurs boxeurs.“Boom Boom" Mancini est un Italien-Américain, né à Youngs-j town, Ohio, le 12 juillet 1919.Il mesure 5 pieds, 2 pouces et lors de son dernier combat pesait 136'-j livres.Moore prétend avoir pris toutes les précautions nécessaires pour; que l'incident Lello ne se répète pas.Il a communiqué directement avec le promoteur Mike Jacobs de New-York et celui-ci lui annonçait ; par télégramme hier soir qu’il pl-| lait lui envoyer dès aujourd’hui ; des contrats signés par Mancini.“J’ai dû garantir une somme très! élevée à Mancini mais dans ce gail- ! lard le public montréalais verra l’un des meilleurs poids légers au monde.” Mancini est lotile une attraction I dans l’arène à cause de son style} spectaculaire.L’action ne manque jamais lorsqu’il est dans le ring et il est devenu l’un des pugilistes les Les Sénateurs et les Royaux à l’ouverture Bonne suggestion de Frank Patrick La saison de la Ligue Senior de Québec sera inaugurée le 1er novembre prochain alors que les Hoyaux iront disputer la victoire aux Sénateur dans la capitale puis le lendemain les deux mêmes dübs joueront au Forum dans lu première joute d’un programme double tandis que les Pats de M.Lynch font les Volants de Gornwall comme rivaux.Le Canadien fera également s ses débuts ce jour-là alors qu il ira a Québec faire face aux As de Don Peuniston.Voici le calendrier officiel des parties pour la prochaine saison: NOVEMBRE - Samedi Dimanche I a Vendredi Samedi Dimanche 7- 8- 9- 01 law a Boyaux à Pats à Québec Canadien Pats Cornwall I Mercredi 12 plus populaires dans la métropole ; vendredi américaine.1 Same Le promoteur du Forum doit | i)iraanche maintenant se mettre a loeuvre | dération et les voilà, une résistan- j P°ur trouver un adversaire à Harry : ce extraordinaire, une aussi gran- ' Hm’st qui se battra également lors | yfercredj de ténacité et une rapidité assez de la séance du IL M.Moore en- lequel de ces 7 chevaux 19 iÇ* .de les trois et lequel au plus ; Hurst et declare que c’est un vérx- grand possède haut degré?Nous ne croyons pas qu’il soit possible à aucun ama-ieur de répondre définitivement à ces trois questions.En tout cas la lutte sera dure et la vainqueur aura droit au titre de Cheval no 1 de l’année car iout ce que la province possède dans ce domaine sera représenté.La classe 2.29 avec 9 partants devrait fournir une série d’épreuves des plus intéressantes car les chevaux sont connus et en condition parfaite.Calumet Cah a été ajouté à la liste que nous publiions hier, j M.Geo.Lesage, le propriétaire de } ce pur-sang, l’ayant inscrit à la dernière heure.I.a classe 2.22 devra probablement être divisée en deux sections tend opposer une autre étoile à table gala de boxe qu’il organisera pour sa première séance depuis qu’il est devenu matchmaker de la Canadian Arena Company.Lenny “Boom Boom” Mancini a pris part à 32 combats depuis qu’il est professionnel, a remporté dix victoires par mise hors de combat, 14 par décision, a annulé trois fois et a perdu 5 décisions.Voici le record à date de Lenny "Boom Boom” Mancini: 1939 Mars 14, Charley Varre.G.Sept.6, Paul Trinkle.K.O.Sept.11, Patsy Pesca.G.Sept.16, Solly Pearl.K.O.Oct.3, Jonny Cockfield.K.O.Oct.10, Géorgie Zeitz.K.O.Ocl.24, Bobby Sylvester.K.O.Nov.7, Young Chappie K.O.car le nombre des parlants est tel- jNov, 14( Jimmy Lancaster.'!k!() Royaux Ottawa à Cornwall Canadien Mercredi 5—Québec a Royaux à ¦Québec à -Fats à Québec -Ottawa à Pats Royaux à Canadien Cornwall à Québec Québec à Royaux Pats à Canadien Cornwall à Ottawa Royaux à Cornwall ¦Québec à Ottaw’a Cornwall à Canadien Pats à Royaux Otawa à Québec Québec à Pats Canadien à Royaux I., , ,, Ottawa à Cornwall j Vendredi 21—Pats à Cornwall i Samedi 22—Canadien à Ottawa ! Dimanche 23—Cornwall à Pals Ottawa à Canadien j Royaux à Québec ! Mercredi 26—Cornwall à Royaux j Canadien à Pats I Vendredi 28—Canadien à Cornwall Samedi 29—Royaux à Ottawa Dimanche 30—Cornwall à Canadien Ottawa à Royaux Pats à Québec DECEMBRE— Mercredi 3—Québec à Canadien Royaux à Pats 3—-Ottawa à Cornw'all Royaux à Québec 6— Cornwall à Ottawa 7— Canadien à Québec 10—Québec à Rovaux Pats à Cornwall Vendredi 12—Royaux à Cornwall Toronto, 25.Frank Patrick, gerant d’affaire du Canadine, a suggéré, à la réunion de la Ligue Nationale, tenue tuer en cette ville, d’adopter le système de deux juges des hors-jeux pour la prochaine saison, système mis à l’essai par le Canadien an cours de ses joutes d’exhibition.Chaque juge des hors-jeux devra se mettre en ligne droite avec la ligne bleue tracée à chaque territoire de défense et arrêter le jeu à chaque fois qu'un hors-jeu sera commis.Ces officiers n'auront pas à se déplacer mais devront au-1 être stationnaires.L’arbitre aura 1 lui à faire observer les règlements et punir ceux qui viendront en eoii-travention avec les règles du jeu.Les clubs ont été priés de mettre | m ce système à l’essai au cours de leurs joutes d’exhibition et de donner leur opinion avant l’inauguration de la saison.Si le vote est favorable à cette suggestion, et tous les clubs devraient adopter ce système, le président Calder sera autorisé à nommer ces officiers.présidence de M.Alexandre Gau-vin.Les clubs qui feront partie de ce groupe sont tes suivants; C.N.H.A., de Charny; Oxford, de Charles-bourg; Loretteville Amateur, les Voltigeurs (un club de militaires), FAncienne-Lorette et les Volants de Ti-Père.Le C.N.R.A.jouera ses parties à Charny; Loretteville et Voltigeurs, à Loretteville; Oxford à Charles-bourg; les Volanls à Reauport et l’Ancicnne-I.orette à cet endroit.Les clubs de cette ligue, qui est affiliée à la Quebec Amrieur Hockey Québec ct District est de la elesse intermédiaire B.Plusieurs autres clubs étaient représentés au meeting, mais les directeurs ont décidé de liinitér Six équipes dans la ligue québécoise Six Ligue l’hiver qu’ont circuit équipes feront partie de la de Hockey Québec-District, prochain.Voilà la décision prise les directeurs de ce au cours d’une assemblée qui l'effectif à six clubs.Organisée de la sorte, cette ligue de hockey connaîtra certainement saison fructueuse, i.a Ligue a gixé un calendrier de dix joutes pour chaque club; les équipes se visiteront, du fait même, deux fois chacune.Les activités de ce circuit débuteront vers le milieu de décembre.Les clubs joueront le dimanche après-midi et le lundi soir; en cas de mauvais temps, les parties seront reprises le lundi.Paoa DiMaggio New-York.24.Mme Joe DI Maggio.r'"oi>'e du br«llant volli-!_',eur des Yankees, a donné naissance à un fils.ici.hier.L’enfaut et la mère se portent bien.Le bébé pesait sept livres et onze onces.V ici on a sons Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires ASSURANCES uurtuliise Vendredi Québec.25.— Le point enregis-tré par Tremblay, moins d'une minute avant l'expiration de la troisième période, a permis aux Aigles de Néwr-Haven d’annuler avec les As de Québec, hier soir, dans une joule d’exhibition disputée en cette ville devant près de trois mille personnes.Les deux clubs prirent tour à tour le devant et ce fut une belle lutte du commencemennt à la fin et sans le beau travail accoippli par Courteau, dans les filets du club local les Québécois auraient subi un échec.Les As de Québec joueront de nouveau à Shawinigan Falls contre le club New-Haven.Composition des équipes: Québec Courteau but McMahon défense Stahan Robertson centre Rozzini avant McClelland “ Subs Québec: Blais, Tondreau.\'eu> Haven Stein Myles Labavitch Tremblay Shack Bessette i Labrie.Brennan, Malenfant, Gau- dreau, Renaud, Tremblay Subs New Haven: Hoch, Gain, Patterson, Willson, Mancuso, Mc-Andrew.Catrin, Duira, Simon.Arbitres: A.Paquet et A.Martineau.Sam .53 1.41 6.23 7.22 8.28 10.28 13.05 19.29 1ère période 1 -Québec.Rozzini (McClelland, Robertson) '2 New Haven Tremblay ?Bessette) Punition: aucune.2ème période 3 New Haven.Labavitch (Bessette, Tremblay.) Punitions: Mancuso, Blais, vilch, Slàhan, Myles (2).8.55 15.4! 11.31 Laba- 10— Rangers.11— Rangers, Punitions: Tustin Hxetall Juzda, Watson.11.40 17.44 19.56 Bill Cowley s'est rapporte Harshey, 23.(PA) — Bill Cow-ley, vétéran centre cl champion compteur de la ligue Nationale hiver dernier, s’est rapporte hier au camp d’entraînement des Brunis (te Boston et il a pris part à deux longues pratiques.Pendant les exercices.Cowley, qui a dit qu’il avait patiné plusieurs fois à Ottawa avant de partir poulie camp d’entraînement, a joué en compagnie de Roy Conacher el Eddie Wiseman, avec qui il formait une des ligues d’avants les j, plus redoutées de la N.H.L.l’hiver dernier.3ème période 4 Quebec.McClelland (Rozzini.Robertson) 1.40 5— Québec.Rozzini (McClelland.Roberlson) 1,45 6— New Haven.Shack.2.40 7— Québec.Stahan .16.54 8— New Haven.Tremblay.19.10 Punitions: te, Rozzini.Hoch, Labrie, Besset- Feller optera pour la marine Van Meter, Iowa, 24.Bobby Feller a déclaré qu’il s’enrôlera probablement dans la marine américaine plutôt que d’attendre d’être appelé pour son service militaire.Lt fameux lanceur des Indiens a fait cette déclaration après avoir été avisé qu’il avait été placé dans ’a classe 1-A par le comité local.Si e lanceur de 23 ans s’enrôle il agira probablement comme instrus-tuir de culture physique.la PROc/tam ms, essayez la BIÈRE White Cap LA BRASSERIE FRONTENAC UmllM > MmIiIiI (À
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