Le devoir, 9 novembre 1940, samedi 9 novembre 1940
Montréal, samedi 9 novembre 1940 mdaction et administration 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i »IUi'3i6l* SOIRS.DIMANCHES 5T FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction * BEIair 2984 Gérant : BElilr 2239 LE DEVOIR Dircctaur-iéraiit t Ceorgas PELLETIER VOLUME XXXI - No 261 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $$.00 (Saut Montréal at la banlltua) I.-Unli at Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 I.-UNIS at UNION POSTALE 1.00 (Lire en page 3) Les Grecs auraient fait 2,500 prisonniers italiens Deux démocraties, deux aristocrates u sous-marin, principale menace pour la Grande-Bretagne On peut dite que l'élection de M.Roosevelt à une majorité considérable, mardi dernier, rapproche, plus que jamais dans leur histoire, l’Angleterre et les Etats-Unis; et que ces deux pays seront gouvernés, d’ici quelques années, à moins d’accident imprévu, à la Maison Blanche ou à Downing-Street, par deux aristocrates-nés; M.Winston Churchill à Londres et M.Franklin-D.Roosevelt à Washington; deux hommes d’esprit aventureux, de formation intellectuelle aussi rapprochée qu’il se peut pour un Américain de grande famille et un Anglais de naissance aristocratique, — dont, il faut le dire, la mère était américaine.* * * M.Roosevelt, depuis le mal qui l’empêche de manifester toute son activité physique de jadis, n’en a pas moins gardé le goût du risque, de l’aventure.S’il n’a pas eu la jeunesse non plus que l’âge mûr extrêmement remuants de son cousin Théodore Roosevelt, — bien avant lui président des Etats-Unis, grand voyageur et grand chasseur, M, F.-D.Roosevelt a connu dans la politique et hors la politique une vie mouvementée, tendue par une ambition qui l'a conduit d’un poste élevé à un autre plus élevé, dans la vie publique, alors que d’ordinaire les aristocrates, surtout dans son pays, se tiennent à l’écart de la politique active.Il a franchi tous les obstacles dressés le long de son chemin et il aura été, autant par goût de l’aventure que par ambition personnelle, le premier président américain à vouloir et à réussir à gagner un troisième terme a la Maison Blanche.Tous ceux qui tentèrent cette prouesse, depuis l’époque de Washington, s’y rompirent les reins.Seul M.Roosevelt aura franchi lestement le redoutable obscle de la tradition.Il reste président malgré elle.M.Churchill, lui, eut, dans le passe, de fortes aventures où il risqua et faillit même perdre la vie.Il n’en aura jamais eu de plus redoutable que celle de s'être trouvé chef presque absolu de sa nation à une heure particulièrement périlleuse ; et d’avoir dû conduire son pays, sous les assauts et les bombardements allemands, vers ce qu’il promet devoir être la victoire finale de la Grande-Bretagne contre la machine de guerre la plus effroyable qu’ait jamais vue la civilisation.Pour être juste, il faut dire que M.Churchill aura partagé cette forte aventure avec M.Roosevelt, Car M.Roosevelt est de fait l'associé de M.Churchill dans la lutte de la Grande-Bretagne contre l’Allemagne.Et sans l'aide de M.Roosevelt au pays de M.Churchill, celui-ci ne serait pas aussi bien placé qu’il l’est pour affronter le Reich.Ce sera, pour l’un et l’autre, pour Jeur pays à chacun, leur plus haut exploit, * * * Il y a quelque étrangeté apparente à ce que les Etats-Unis et l’Angleterre, qui furent aux prises l’une avec les autres, de la fin du XVHe siècle jusqu’après la guerre de sécession.— de 1774 à 1865 environ, — se trouvent aujourd'hui à lutter ensemble contre b dictature bicéphale Berlin-Rome.Cela démontre qu’à des dizaines d’années de distance, dans le domaine international, des pays jadis adversaires ou rivaux peuvent se rapprocher, par le jeu des intérêts ou des circonstances; et qu’une politique essentiellement réaliste mène le monde anglo-saxon, alors que d’autres nations aussi douées, fort intelligentes, vont se perdre dans l'idéologie et parfois tombent, à cause de cela, en des périls extrêmes.Si la France se fût attachée à pratiquer depuis 1919 une politique à fond réaliste au lieu d’entasser pactes, alliances et accords diplomatiques précaires, elle ne serait sans doute pas réduite à 1a triste situation que l’on voit aujourd’hui; situation dont à coup sûr elle devra se relever à cause de sa faculté de rebondissement extraordinaire, quasi merveilleuse, mais à laquelle les abus d’une démocratie mal surveillée, les excès d'un électoralisme sans limites l’ont menée sans qu'elle s’en aperçût assez tôt ni assez bien pour réagir alors qu'il en était encore temps, et chasser ses mauvais bergers.L’Angleterre, elle, réaliste dès avant Henri VIII, sut toujours éviter les excès de la démocratie autant que de l’idéologie.Ainsi que l’a jadis écrit un profond essayiste de langue anglaise.Hilaire Belloc, elle a fait des affaires partout dans le monde, avec un esprit mercantile remarquable, t’enrichissant, agrandissant son empire; elle a su en même temps concilier l'essence des institutions démocratiques avec l’existence de son gouvernement 1 fond aristocratique."Cette dernière caractéristique, surtout, fait de l’Angleterre une exception au milieu des Etats contemporains.Dans pareil système, les gouvernés exercent une véritable collaboration, non seulement du fait meme de leur propre consentement, mai grâce aussi ,à la prudente modération de leurs supérieura.’' (Belloc: Pour mieux comprendre l’Angleterre contemporaine.) Cela explique un peu comment, pendant cette guerre-ci, M.Winston Churchill, aristocrate-né, a pu, par exemple, rechercher et obtenir 1a collaboration vigoureuse des travaillistes Attlee.Greenwood.Bevin; d’Ernest Bevin, ministre du Travail à Londres, aujourd’hui, et qui fut, en 1926, l’inspirateur, l’animateur de la grève générale anglaise.Voilà Bevin devenu l’un des piliers du ministère Churchill, en attendant qu’il soit, demain, la plus forte figure du gouvernement anglais, avec Churchill; et, après-demain, qui saitf le successeur de Churchill, de par la force des choses, de son caractère et de sa volonté.Le gouvernement d un Etat aristocratique tel que le Royaume-Uni a le sens de l’intérêt national à ce point qu'il sait appeler au pouvoir, aux heures dangereuses, les chefs mêro : du prolétariat, les faire tirer d'accord avec | 1 aristocratie sur les routes les plus difficiles à franchir.Ainsi b nation ne verse pas, malgré les heurts violents du trajet er territoire miné.* * * C it à gloire et à la grandeur de l’Angleterre d avoir mis dans sa politique de gouvernement un esprit de suite comme en n’en vit jamais nulle part ailleurs, peut-être.C est en tout cas l’un des grands facteurs de la survivance de l’Angleterre et de son empire, jusqu’aux temps présents.On a déjà écrit que l’Angleterre patauge toujours à travers ses difficultés (“England always muddles through”).Peut-être patauge-t-elle.Mais elle se rend d ordinaire où elle veut aller.On se demandera si un régime purement et absolument démocratique, avec lequel les gouvernés ne collaborent pas, ou collaborent mal, pourrait se L;er d’affaire aussi bien que l’a fait jusqu’ici l’Angleterre, s’il allait se trouver aux prises avec les mêmes difficultés, ou d’aussi grandes.D’autres pays, dont les gouvernements ont pataugé, finirent par rester pris dans le marécage et a’v sont enlisés.C’est que les gouvernés ne pogssakr pas, ou poussaient mal à la roue, à l’heure critiqua ; et que des gouvernants, sans vigueur pour la plupart, ne pouvaient seuls donner l’effort final qui eût sorti leur pays de la fondrière.Us y sont restés, lui avec eux.L’Angleterre, elle, l’a jusqu’ici toujours franchie, — à cause de l’effort commun à l’heure du péril, de l’épaule à la roue demi-enlisée.?46 ¥ Qu on ne dise pas que les Etats-Unis sont de leur côté un pays foncièrement démocratique.Peut-être le sont-ils moins que l’Angleterre.Dans le Royaume-Uni, le ministère peut ne pas recevoir longtemps l’appui des Chambres.Alors il est renversé, il y a une certaine solution de continuité dans 1 effort politique, le pays prend une nouvelle orientation, à quelques semaines d’intervalle, n’importe quand.Et puis il se redresse, retrouve le sens où il allait.Aux Etats-Unis, le président, de par la constitution même de l’Etat, a les pouvoirs les plus étendus, voire presque illimités, dans maints domaines.Nou seulement il les a, il les exerce; il peut les exercer un temps même contre l’avis des représentants populaires.Elu pour quatre ans.le président est pendant quatre ans maître incontesté de la politique de son pays, sauf dans des cas exceptionnels.Il domine les électeurs et les élus; il n’en est pas dominé.Il domine son cabinet, il'tst au-dessus des crises ministérielles.S’il y en a, c’est lui qui les fait; ainsi quand il relève de son poste l’un des ministres, tous responsables à lui seul.En des heures telles que les présentes, le président américain exerce un pouvoir et des fonctions redoutables.Quelqu’un a prétendu qu’il peut être le plus grand dictateur de l'univers, tout en restant dans les cadres de la constitution.Ce quelqu’un n’était pas d’esprit si paradoxal qu'on peut le croire.Il avait à fond étudié la constitution américaine.46 46 » A l’heure qu il est, MM.Churchill et Roosevelt gouvernant l’un le Royaume-Uni, l’autre les Etats-Unis, leurs deux pays se rapprochent de plus en plus étroitement.C'est que ces deux chefs ont de la parenté d’esprit, sont de caractère déterminé, savent ce qu’ils veulent, où ils vont, où ils conduisent leurs pays respectifs.Ni l’un ni l’autre n’entendent que l’Allemagne domine demain l’Europe, après-demain le monde.L’un et l’autre veulent garder aux démocraties qu’ils dirigent et dirigeront ces années-ci leur influence, leur caractère.leur situation, avec les correctifs que peuvent imposer les circonstances et la crise présentes.L’un et l’autre tiennent à peu près le sort de leur pays entre leurs mains.L’un et l’autre veulent, dans le monde, la prédominance, le maintien de l’idée, des institutions anglo-saxonnes, de préférence à ceux de l’autoritarisme du type germano-russe.Que la démocratie, que le gouvernement aristocratique appuyé sur des institutions démocratiques aient des défauts, des vices, ils en conviennent.Malgré tout, néanmoins, une démocratie susceptible de se corriger leur paraît préférable à un régime autoritaire, centralisateur, autocratique à outrance, incapable de s'assouplir.de se plier aux justes et légitimes exigences de* l’individu raisonnable, déterminé à être autre chose qu’une pièce de mosaïque sous le pied d’un dictateur imposant sa volonté à tous et sur tout.MM.Churchill.Roosevelt et leurs pays luttent, chacun à sa manière, contre les exigences, la volonté, l’autorité sans frein, illimitée des grandes dictatures, européennes ou asiatiques.Iis ont groupé derrière eux la masse de leurs électeurs, de leurs commettants.Les circonstances les posent l’un et l’autre en champions de la liberté modérée; ils se sentent appuyés par leurs pays, presque par l’univers.Et cela fait d'eux un duumvirat rival de celui que forment Hitler et Mussolini; duumvirat auquel le monde politique anglo-saxon, dans l’crbite duquel se trouve le Canada, confie son sort, avec l’espoit que Churchill et Roosevelt finiront par mater d’accord et ensemble la machiavélique combinaison Rome-Berlin.s-xi-40 George* PELLETIER lilltfr du BO»r "Albums du pere Castor"(1) Dans moins de deux mois ce sera Xoët, puis le Jour de l'An.Il est donc temps de profiter des jours de grisaille de novembre pour visiter les étalages et retenir dès maintenant nos cadeaux de fêtes.A cette ère de guerre, peut-on trouver étren-nés mieux appropriées pour les enfants que tes beaux albums instructifs?(1) Magnifiques albums de luxe pour les petits.et même pour les grands, en vente ù lu Librairie du Devoir, au prix de 50 cents chacun au comptoir, 60 cents par la poste.On aurait pu craindre que, ù cause des échanges difficiles avec la France, notre librairie du Devoir ne fût duns l'impossibilité matérielle d'offrir à sa clientèle les albums français illustrés qui ouf fait la réputation de célébrés maisons d'éditions de Parts.Notre Service de Librairie avait, heureusement, — et sans prévoir les douloureux événements qui ont secoué la France l’élè dernier — pris toutes ses précautbns pour s’assurer, dès le début de 19Ï0, de précieuses collections d’albums pour tout-petits ainsi que pour écoliers et écolières plus Agés.C’est Vune de ces collections que fe veux recommander aujourd'hui: celle des Albums du père Castor, simplement ravissante tant par sa toilette lie luxe que par l’originalité et la précision de son texte.L’artiste qui a illustré les albums, Bojan (F.Rojankovsky), et Vauteur du texte me semblent avoir réalisé, par leur collaboration harmonieuse, de véritables petits chefs-d’oeuvre du genre.Non seulement les petits, mais leur aînés de trente ans en montant voudront lire et relire ces instructives histoires vraies, plus merveilleuses encore que des contes de fée: et qui constituent d’admirables leçons de choses sur la vie et les moeurs de “personnages" des bois et des eaux tels que le Lièvre Froux, l'Ecureuil Panache, le Canard sauvage Plouf, /’Ours brun Bourru, le Phoque Scaf, le Coucou et Martin-Pêcheur.Ceux qui aiment les belles illustrations en couleurs seront servis d souhatt par les Images de ees albums; entre autres par les bleus et blancs diapahanes, les nuits cons- tellées et les aurores boréales qui ornent l’album des Phoques.La splendeur des illustrations ne saurait faire oublier le texte, qui est encore plus remarquable.Les descriptions de Lida sont, en effet, très suggestives et complètes.On les lit, on veut tes relire pour les savourer à loisir.En voici quelques exemples, Ils diront mieux que notre panure vocabulaire l’excellence de ces textes: “.Les mamans lièvres ne s'occupent pas de leurs petits, et c’est sans doute pourquoi, à tout levrault venant au monde, Mère Nature fait trois cadeaux: un manteau invisible, deux cornets magiques et des bottes de sept lieues.Froux [e’est le lièvre] habite à la lisière de la forêt, sous un petit sapin, à mi-pente entre le plateau et la vallée.C’est là qu'il a creusé sa couchelte dans la terre.Froux f ait un bond sur l’herbe, s'assied sur son derrière, dresse les oreilles, lisse ses moustaches et contemple d’un oeil de propriétaire les potagers de la vallée.’’ Et voici Panache maintenant, le fils de Quick et Rouquette, les écureuils “les plus beaux, les plus gais et les plus agiles".Panache a deux frères, Follet et Lutin, une soeur, Flamme, tous au superbe pelage roux, mais.‘‘Lutin était le plus beau et il n’en finissait pas de faire bouffer sa queue qui était comme gonflée d’air.Quant à Panache, quel polisson que celui-là! Il jouait et faisait le fou toute la journée, et ne se souciait pas le moins du monde de voir sa queue toute sale et toute poissée de résine!" Couac! Couac! Couac!.c’est Plumette, la cane sauvage, qui rassemble ses huit canetons nouveaux nés pour les conduire à leur premier bain.“Elle marche la première en se dandinant, et ploc, plac, ploc, les huit canetons marchent derrière en pataugeant dans la vase.Elle les conduit vers une petite mare protégée du vent et séparée du grand étang par une épaisse ceinture de roseaux.Us n’ont pas encore débouché du marais que la Poule d’Eau s’égosille: — Ter, 1er, ter!!! La wnïre«Plumette va baptiser ses enfants.Ter, ter, ter! Elle, en a huit! Elle court de toute la force de ses longues pattes, elle nage, elle vole pour annoncer la grande nouvelle à tout l’ètang.:, Et celte description du retour des oiseaux au printemps: “Deux par deux, les oiseaux se mettent au travail.Ils apportent des brins de paille, des crins que les chevaux ont perdus, des flocons de laine que les moutons ont laissés aux buissons de la terre glaise, de petites plumes, de Therbe.Martin-Pêcheur, lui, est d'une race à part.Il ne se contente pas des bois; son domaine s’étend aux ruisseaux, aux mares, aux sources.Il vit dans un pays merveilleux: .“Quatre par quatre, de petits éventails se suivent dans la boue: la grenouille a sauté là.Un long ruban bien lisse dans le sable: c’est ta loutre qui a balayé ses /races avec sa queue.Sur une pierre qui émerge de l'eau.u,{te tac.he ovale et humide: un rai d eau s est chauffe au soleil.Sur la feuille d’une fougère, une petite plu-me brille comme un saphir.Holà' Martin-Pêcheur! Vous perdez vos bi-loux!.„ ¦ Voici maintenant une leçon de puériculture de In mère Pluche j Ourse brune: .“Pluche dévala lè torrent jusqu au ravin des chênes et alla réveiller Pestoun, son fils oiné qui demeurait par là.Cétait un bel ours de deux ans: — Tu as un frère et une soeur, lui annonça-t-elle- Us sont petits, si petits que je ne peur à la fois, les surveiller, aller1 aux provisions et les conduire à Vérole buissonnière.Pouf?Tu sais quel Père il fait.Toujours d courir les vois, sans plus se soucier de sa fa-™dle que d’une branche pourrir J ai besoin d’une nourrice sèche Pour m aider à élever les petits Alors, j’ai pensé à toi.Tu es en faè de mener l'existence indépendante tfun jeune célibataire, c’est vrai-'vais un ou deux ans de vie de fn El ce ne sont là que quelques bribes de descriptions prises au hasard dans la collection.Tout le reste est à l avenant.Les papas, les mamans qui ont le goût, l’ambition de commencer une bibliothèque enfantine pour leurs pelits ne .sauraient trr.n-ver de livres plus instructifs ,t écrits dans une langue plus irnaaée que les albums du père Castor.o-xi-40 LuC‘e" DESB,ENS Bloc notes La presse et son influence Le secrétaire de l'Intérieur dans le gouvernement du président R0o-sevelt, M.Ickcs, vient d'avoir une entrevue post-électorale avec les correspondants de presse h Washington.Il a tenu à leur souligner que l’élection de M.Roosevelt, pour un troisième terme, s’esl gagnée envers et contre la plupart des journaux quotidiens des Etats-Unis."Au cours de la campagne, a-t-il dit aux journalistes, on a beaucoup parlé du rôle d'une presse libre en régime démocratique.Nous constatons maintenant, avec la publication Editor and Publisher, qu’il y a huit ans les citoyens de ce pays élisaient un président qui avait eu l’appui de 40 pour cent seulement ('Suite ô la dernière page) Les secrets de l’Asdic Nécessité d'un plus grand nombre de contre-torpilleurs Le problème que pose à l'Amirauté la présence d'un corsaire allemand dons le nord de l'Atlantique LONDRES, 9 (C.P.) — Le sous-marin a remplacé l'avion de bombardement comme la menace numéro 1 pour la Grande-Bretagne et les spécialistes des questions navales sont d'accord pour dire que la présence d'un corsaire allemand en Atlantique-nord pose à l'Amirauté un des problèmes les plus difficiles qu'elle ait eu à résoudre depuis le début de la guerre.Bien que les avions de bombardement aient causé des dommages considérables à travers toute la Grande-Bretagne, ils sont loin d'ovsir menacé l'effort de guerre anglais autant que î'ont fait les sous-marins depuis cinq mois.Tout laisse prévoir que la campagne sous-marine augmenter?encore en intensité au cours de l'hiver.Au cours de* neuf premiers mois de la guerre, de septembre à juin, les sous-marins allemands ont détruit 1,596,000 ter.#** de navires anglais, alliés et neutres.Depuis juin, en unq mois, les pertes se sont élevées à 1,951,000 tonne*, soit une augmentation de 22 pour cent en dépit du fait que la période a été beaucoup plu* courte.La principale raison de cette augmentation, c'eit que l'Allemagne possède depuis l'effondrement de la France des bases sous-marines de la Norvège jusqu'à l'Espagne le long de la côte occidentale de l'Europe.Cela a permis aux sous-marins d'ajouter des centaines de milles à leur rayon d'action et a permis de plus d'utiliser de petits sous-marins qui n'auraient pu opérer en partant de bases plus éloignées.On croit que quelques sous-marins italiens peuvent s'être échappés par le détroit de Gibraltar pour tra- vailler en collaboration avec les submersibles allemands en Atlantique.Il est probable que les Allemands ont découvert les secrets de l'Asdic, un détecteur de sous-marins dont sont munis tous les navires de guerre anglais.On a supposé que les Allemands ont pu étudier l'instrument après l'effondrement de la Fronce en examinant l'Asdic dont était muni l'un des navires de guerre français.En dépit de ses pertes, la Grande-Bretagne possède presque autant de navires qu'au début de la guerre grâce à un gros programme de construction et au.; navires d'autres nations qu'elle a nolisés.On ne cherche cependant pas à cacher le fait que la Grande-Bretagne manque de navires marchands.On ne cherche pas non plus à cacher le fait que la Grande-Bretagne a besoin d'un plus grand nombre de contre-torpilleurs pour combattre les sous-marins et escorter les convois.Les 50 contre-torpilleurs acquis des Etats-Unis sont arrivés à un moment opportun pour renforcer la flotfe anglaise.La marine a besoin cependant de centaines de navires, gros et petits.La "fésence d'un navire de guerre allemand dans i'Atlonfique — il s'agit probablement de r'Amirol-Scheer" — qui opérerait de quelque port norvégien — rend plus onéreuse la tâche de la flotte, il ne faudra pas seulement détacher de puissantes unités pour faire la chasse à ce navire armée de canons de 11 pouces, mais il faudra encore vraisemblablement assurer des escortes plus puissantes aux convoi* qui traversent FAtlantique-nord, Lettre d'Europe Entre la France et l’Angleterre De l’Entente cordiale à la mésentente Le passé: un jugement de Clemenceau — France, Angleterre et Allemagne Griefs réciproques de la France et de l'Angleterre — La vraie responsabilité de la guerre: les alliances — Nécessité d'attendre le verdict de Riom — Dakar — L'énigme de Gaulle Le 30 septembre 1940 Les rapports entre la France et l’Angleterre continuent de s’aigrir, et cela surtout à cause de l’état d’esprit des Français à l’égard des Anglais.J’en ai déjà parlé incidemment dans une précédente lettre, à propos du drame de Mers-el-Kébir.L’Entente cordiale faisant de plus qp plus place à une mésentente, il y a lieu ne traiter le sujet d’une manière plus générale.Je tâcherai de le faire avec objectivité et impartialité, quoique mon passé de publiciste pût me porter à la partialité.En effet, avant la guerre mondiale, j’ai été, en tant qu’il s’est agi de l’action par la presse française, l’un des principaux champions du rapprochement franco-anglais qui aboutit à l’Entente cordiale.Cela a été reconnu par des journaux comme le Times et le Daily Teelqraph.Je crois pouvoir m’en prévaloir auprès de lecteurs canadiens-fran-çats.En effet, Français d’origine et citoyens d’un Dominion britannique ayant pour souverain le roi d’Angleterre, ils ne peuvent que désirer que des rapports cordiaux régnent entre l’Angleterre et la France, de telle manière qu’ils puissent concilier leurs sentiments à l’égard de l’ancien pays et leur allégeance politique actuelle.Malgré ce passé de publiciste, je crois pouvoir faire preuve d’impartialité en traitant cette délicate question.A vrai dire, il serait opportun de différer de le faire jusqu’à ce que la Cour suprême de justice, qui siège à Riom, ait prononcé son verdict sur la question des responsabilités, en ce qui concerne soit l’explosion de la guerre, soit la manière dont elle a été conduite.En effet, des choses qui sont encore inconnues, ou Insuffisamment ronnues, pourront être élucidées.Alors seulement on pourra juger en connaissance de cause.Mais, puisque cette prudence n’est pas observée, puisqu’on discute et qu’on accuse à fort et à travers, il n’est pas inutile de montrer pour quelles raisons plus de circonspection serait nécessaire.¥ 46 46 La réaction contre la politique qui avait conduit à l’Entente cordiale est si prononcée, du moins (fans un certain camp politique, qu’on y conteste même les services rendus à la France par cette politique pendant la guerre mondiale.Dans ce camp, on essaye de diminuer l'importance du concours britannique et de faire croire que la France aurait pu ae tirer d’affaire sans lui.A ceux qui soutiennent cette thèse, on peut rappeler ces paroles de Clemenceau, qu’il prononça A la Chambre des députés, le 25 septembre 1919, au cours rie în discussion sur le traité de Versailles, “Songez que, quand la guerre est venue, nous nous sommes demandé si la France n’allait pas périr.Et elle pouvait périr, et elle aurait péri, si l’Angleterre et l’Amérique n’étaient accourues.” Ce jugement de Clemenceau, en ce qui concerne la guerre mondiale, a été ratifié par tous les gens d’esprit sain et sans parti pris.46 46 46 Pour ce qui est de la guerre actuelle et du jugement à porter sur le rôle qu’y a joué l’Angleterre, une observation préalable est nécessaire en ce qui concerne la politique extérieure du nouveau régime en France.Celte politique, cela est manifeste, tend à se rapprocher de l’Allemagne, ce qui comporte l’oubli de l’Entente cordiale.Dans la presse, certains organes préconisent ce revirement; avec vigueur, par exemple VOeuvre, qui plaide pour une “collaboration” franco-allemande, et qui, — ceci est symptomatique, — vient de se transporter de la France non occupée à Paris.Cette polilique nouvelle peut se concevoir et se soutenir, étant donné surtout dans quel état d’impuissance la France va se trouver vis-à-vis de l'Allemagne.Mais un rapprochement franco-allemand ne devrait nas comporter de l’animosité à l’égard de l’Angleterre, et cela dans l’intérêt même de la France, soit prochainement, soit à plus longue échéance.Le gouvernement britannique, toujours confiant dans sa victoircsfinale, continue d’annoncer qu’il compte en faire profiter la France.Or, ce n’est guère travailler dans ce sens que de laisser la presse française attaquer l’Angleterre.En supposant même que cette puissance sorte affaiblie de la guerre actuelle, elle ne sera jamais une quantité négligeable au point qu’il serait indifférent d’avoir ou de n’avoir pas avec elle de bons rapports.Enfin, la solidarité, non plus seulement britannique, mais anglo-saxonne, s affirmant toujours davantage, on devrait se dire, en France, qu’en s'aliénant l’opinion anglaise, on risque de s'aliéner l’opinion anglo-saxonne en général, sans en excepter celle des Etats-Unis, à laquelle on tient pourtant beaucoup.Le gouvernement français, en laissant attaquer l'Angleterre par la presse, voudrait-il disposer l’opinion publique en faveur de son revirement du côté de l’Allemagne?II faudrait alors chercher la raison (Suite à la page deux) Le carnet du grincheux Un vitillard prévenu d'ivrtu* vient d'obtenir sa libération à Québec.Il a déclaré qu'il travaille pour un nommé Noël, qu’on appelle la Rér* Noël, et, comme tel, très occupé de ce temps-ci.L’accusé a convaincu le juge qu'il a parfois en tête un autre genre d'esprit que !« whisky an esprit.* 4 ¥ Mardi prochain.l’Université de Montréal choisira ses représentants au futur conseil municipal.Il est probable qu’elle désignera de* gens qui n’auraient pas pu s'accroupir assez bas pour passer par la porte du suffrage populaire.¥ 4 ¥ Divorcés chacun deux fois, M.et Mme lames Cromwell vont divorcer de nouveau.Riches comme ils sont et friands d# publicité, on doit les admirer de se priver de divorcer plus souvent.* ër w On finira par instituer, aux E.-U,, le mariage à terme.Peut-être cela le rendra-t-il plus durable, quelques originaux audacieux ambitionnant de faire, eux aussi, un troisième terme en brisant tous les précédents.* * * Un titre de journal nous fait savoir qu’un candidat à la mairie a ouvert sa campagne “malgré son médecin.” Les gens déterminés à faire de le politique n’écoutent jamais personne, leur médecin moins que les autres, car celui-ci est censé sage et de bon conseil par profession.¥ ¥ ¥ M.Neville Chamberlain est gravement malade.Il a été longtemps l’ennemi de la guerre.Elle s'est vengée du pacifique vieillard.¥ ¥ ?Olivar Asselin avait de la valeur, •! aime et prêcha la coloniiation et il est mort.C'est une heureuse idée de donner son nom à une région de colonisation.C» contre quoi le bon sens s’Ineur-ge, c’est, quand notre histoire fourmille de héros, missionnaires, découvreurs, colonisateurs et hommes politiques, d’bo-norer des vivants, souvent discutés et toujours discutables.¥ ¥ ¥ Du reste, le plus souvent ces vivants usent de leur crédit présent pour se faire honorer.C’est-à-dire qu'ils s'honorent eux-mêmes.¥ ¥ 46 L’Allemagne aurait pu faire pis que de refuser un sauf-conduit à ce navire américain: l'accorder et n’en pas tenir compte.-k + * Il se livre actuellement une furieuse bataille électorale dans Terrebonne.Cha-pleau, dont c’est le centenaire, trouvera que c’est une façon heureuse de célébrer l'anniversaire du formidable jouteur politique.Le Grincheux P-XT40 Le journal de lundi Lundi, fêta légale, le "Devoir" paraîtra vers midi, avec toutes ses rubriques ordinaires.Les bureaux resteront ouverts toute ja journée. IE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI ?NOVEMBRE 1940 Lettre d’Europe (Suite de la première page) de celte lactique dans le fait, non contesté, que l’opinion n’est pas tout entière acquise à ce revirement.Ou bien croirait-il, par là, obtenir des puissances de J’Axe plus de ménagements à l’égard de la France?Ce serait sans doute un faux calcul.Les griefs de la France à l’égard de l’Angleterre ont trait: au déclenchement de la guerre, doiit on veut la rendre responsable; à la manière dont elle a rempli ses engagements pendant les opérations militaires; à l’affaire de Mers-el-Kébir et affaires connexes; au blocus, dont souffrent la France et d’autres pays européens.Quant à l’Angleterre, son princi- avaut tout, de combattre la politique antisémitique de Hitler et de Mussolini.Parmi les étrangers qui menaient sourdement cetta campagne, il y avait des hommes potiti-III, pendant cette guerre-ci, sa "tra- qUes en vue qui avaient dû s’enfuir bison” des Flandres.de leur pays pour ne pas y être * * * victimes des dictateurs qui y gou- Passons maintenant aux griefs vernaient.C’est dire qu'ils souhai-de la France.taient d'autant plus une guerre Pu ce qui concerne les responsa-j (iui |cs libérerait en faisant tom-bilités de la guerre, il faut distin-1 t)er ces dictateurs.guer entre deux choses très différentes: la politique suivie depuis la paix de Versailles; puis, les événements, diplomatiques et militaires, qui oui marqué, a la fin d’août et au début de septembre 1939.le déclenchement des hostilités, d’abord entre l’Allemagne et la Pologne, nuis entre l’Allemagne et les Alliés franco-anglais.La paix de Versailles, comme l’ont fait remarquer de très bons juges, contenait les germes d’une nouvelle parce que l’Allemagne vou- En France, après la catastrophe, on a attaché une importance certainement exagérée à ces menées “bellicistes”.Malgré le désir de leurs auteurs, elles n'auraient abouti à rien, si la France n’avait étâ dans l’obligation de faire la guerre à cause de son alliance avec la Pologne.On en a l’impression très nette en lisant les articles du Journal qui vont être résumés ci-après.^ •f* H* On avait d’abord espéré qu’on empêcherait la paix de “mourir” en ménageant une conversation di- pour se prémunir contre ce danger] ,e 29 août que bien qu’il fût scep- a que la France conclut, notamment u t aux résultats à en es- cirCon.s?ances avec la rchécoslovaquie et la Polo- J* !if.re.Dtait cette nroposi- , ____________es propices, pour un H•illianres destinées i main-lpèrer' ** acceptait cette pepP.0*1" règlement de son conflit avec l’Al-gne, des alliances destinées a main | !jon à cori(jition qu’un MPlenipo-! Je^apne< * * * qui concerne les autres „____ .- guerre, ,____ ,_____ pal grief contre la France est Par-1 drait s’émanciper de ses conditions inistice séparé que celle-ci a conclu j draconiennes, contraires aux enga- avec l’Allemagne et l’Italie, contrai- ‘ gements pris, c’est-à-dire aux : rêctë entre les gouvernements alle-rement à l’engagement, pris au de-j «points” du président Wilson.C’est | d .DOionais.Hitler répondit, but de la guerre, de ne conclure se-1-J-!-*.*- v .parémènt ni armistice ni paix.En France, on a une tendance à perdre de vue ce grief anglais, qui a pourtant une grande importance, puisque, si l’Angleterre ne parvenait pas a échapper à l’étreinte de ses adversaires, c’esl à celle sécession de la France qu’elle le devrait.Mais, comme on perd cela de vue en France, on y a naturellement une tendance à ne voir que ses propres griefs à l’égard de l’Angleterre.Réserves faites quant à ce que pourra révéler le procès de Riom, la France n’était plus en état de poursuivre les hostilités.Les Anglais l’auraient reconnu.Ils auraient offert de délier la France de ses engagements, si elle avait consenti à leur remettre sa marine de guerre, avant tout armistice, pour qu’elle ne tombât pas au pouvoir des Alle-ni-inds.(’.’est parce que cette condition travail pas été acceptée que l’Angleterre aurait refusé de délier la France de ses engagements.Alors que M.Paul Reynaud aurait voulu continuer la guerre, le gouvernement du maréchal Pétain a cru nécessaire de conclure l’armistice, malgré qu’il n’y eût pas été autorisé par le gouvernement britannique.Voilà ce qu’il en est du principal grief de l’Angleterre à l’égard de la France, grief dont s'autorisent cer-lains Anglais pour accuser la France de “trahison”, de même que celle-ci, pendant la rtuerre mondiale, a renroché à la Russie la “trahison” «te Brest-Litovsk, et au roi Léopold d’abord, la France ensuite, déclarèrent la guerre à l'Allemagne.La publication du Journal n a rien modifié à ce qui était déjà évident, à savoir que: la France n’a pas voulu la guerre et a 'ait des efforts pour l’éviter; cette guerre résultait fatalement de l’alliance de la France et de l’Angleterre avec la Pologne; elle ne pouvait pas être arrêtée in extremis; ce ne sont pas les “manoeuvres” de l’Angleterre qui l’ont fait éclater.11 en résulte donc, en ce qui concerne les rapports franco-anglais, qu’il n’est pas rationnel, ni juste d’accuser l’Angleterre, comme on l’a fait, d’avoir entraîné la France dans cette guerre.La responsabilité de l’Angleterre consisterait plutôt à avoir adhère a l’alliance franco-polonaise, car, n faut le répéter, c'est la «louble garantie franco-anglaise qui a poussé la Pologne à se montrer intransigeante.Quant à la Pologne elle-même, son intransigeance était assez naturelle.Espérant beaucoup de la double assistance franco-anglaise, moment venu, et les tenir le statu quo.Ces alliances, qui pouvaient être inoffensives au démit, constituèrent un danger «le guerre après que l’Allemagne se fut réarmée et qu'elle eut réoccupé mi-litairement la, Rhénanie.La F'rance, si elle n’avait tenu compte que de son propre intérêt, aurait pu renoncer alors à ces alliances.En effet, Hitler avait très nettement «léclaré qu’il n’avait plus de querelle contre la France.Il voulait l’expansion «le l’Allemagne vers l’Est et le Sud.Malgré cela, la France maintint ses alliances.C’est là qu’il faut voir la cause tentiaire polonais vint à Berlin, le lendemain, 30 août.Hitler devait avoir de bonnes raisons pour être “sceptique’.Quant à la condition qu il formulait, elle ne pouvait que rendre plus difficile un arrangement.L’envoi d’un “plénipotentiaire”, el non pas simplement d’un ambassadeur, cela signifiait la conclusion d’une entente directe, et non pas seulement des pourparlers, n’ayant pas de caractère impératif, entre Berlin et Varsovie.Le 30 août, l’ambassadeur de France à Varsovie fit connaître au En ce griefs de la France contre l’Angleterre, ils appellent «luelques réflexions, dans l’intérêt même des rapports entre les deux pays.Fin F’rance, on se plaint que l’Angleterre n’ait pas contribué à la guerre sur le continent avec des forces suffisantes.A cet égard, la question capitale est de savoir si l’Angleterre a apporté le concours qu’elle avait promis.On l’affirme en Angleterre.En France, on avait espéré davantage, soit en hommes, soit en matériel d’aviation.Au mo- nrernière qui devait rendre inévita _____ ___________________________________________________________ b!e une nouvelle et grande guerre.| Quai d’Orsay que les conditions de j ^ênt de ïà ’batalire dés Flandres, En septembre 1938, la F'rance, pour Hitler à un arrangement s’étalent notarament( pétat-major français a éviter la guerre, ne tint pas compte!accrues.11 revendiquait désor-1 faU de pressants appels à l’Angle-de son alliance avec la fchecoslo-, majs, outre Dantzig, le Corridor,.terre_ vaquie.C est parce que, en septem- “terre ethniquement polonaise , di-1 jj devrait être facile de savoir si bre 193 .elle a voulu rester fidèle : sait l'ambassadeur de France, et m ] i>Ang,eterre a fai, (.e qu'ei]e avait a son alliance avec la 1 ologne que, por{ de Gdynia, “création polona se présenta à la Wilhelm-gines diplomatiques de la guerre, la ! strasse, non pas comme plenipo-responsabilité est France et l’Angleterre, i, est «te quoi l’on devrait tenir compte dans les deux pays, et cela dans un esprit d’apaisement.* Ÿ * Pour ce qui est, non plus des ori gines diplomatiques, mais du dé clenchemcnt de la guerre, une publi-! tembre, les troupes allemandes cation vient d’avoir lieu, en France, | franchirent la frontière polonaise, qui a eu quelque retentissement, H y avait désormais état de guer-incmc hors de France.Dans le re entre l’Allemagne et la Pologne.Journal des 9, 10 et 11 septembre,] Pouvait-on arrêter cette guerre?et sous ce titre: “Comment mourutlcela paraissait bien invraisembla-la paix”, trois articles ont nnrn - • ¦ • ¦¦ - -¦ grief de la France a consisté à reprocher à l’Angleterre de n’avoir pas envoyé sur le continent celles de ses troupes qui avaient passé de Dunkerque à Douvres.Or, en France, dans les polémiques qui ont cours sur la conduite de la guerre, on reproche aux chefs français quelque surprise.Voici, pour exemple, ce colonel ou général de Gaulle.Il n’a cessé, dans les années qui ont précédé la guerre, de dénoncer des taules, de réclamer des changements, d’annoncer des malheurs.Mais, comme autrefois celle de Cas-sandre, sa voix n’a pas été écoutée.Maintenant, il n’acceple pas la «ic-faite et prétend continuer la guerre.Ce qui lui a valu d’abord la tfégra-dation et, plus récemment, une condamnation à mort.Evidemment, il y a dans son cas une grave infraction à la discipline militaire; et le gouvernement, qui a une grande tâche à accomplir, doit se montrer énergique et faire respecter ses ordres.On constate pourtant qu’en F'rance même un souffle de sympathie va vers ceux qui ne désespèrent pas.” Après Dakar, le 25 septembre, le Journal de Genève disait: “L’armistice conclu par le gouvernement de Vichy a mis fin à une guerre devenue inutile dans la métropole, mais, si paradoxal que cela paraisse, il risque de la susciter dans les colonies; celles-ci sont, en effet, exposées à des mouvements intérieurs et à des risques extérieurs.Les seconds favorisent les premiers, car dans plusieurs possessions françaises la crainte de tomber sous la domination d’une autre puissance a créé un courant de sympathie pour l’ex-général «le Gaulle; certains chefs coloniaux estiment qu’une victoire anglaise peut seule empêcher la mutilation de l’Empire français et, jouant leur va-tout, ils se sont ralliés à celui qui affirme être le défenseur de la France libre.” Ce n’est pas seulement aux colonies, c’est aussi en France, que de Gaulle a des partisans.Four poursuivre et juger les complices de ce “traître”, le gouvernement français vient d’instituer une cour martiale.Cette réflexion vient alors à l’esprit: si ces complices sont à ce point nombreux qu’il faille instituer une cour spéciale pour les juger, ne vaut-il pas mieux, pour l’honneur et pour la sécurité de la F'rance, admettre que de Gaulle et ses partisans sont des illuminés plutôt que des traîtres?Il n’en est pas moins vrai que l’action combinée de de Gaulle et de: \nglais contre Dakar devait produire une impression déplorable sur ceux des Français «jui admettaient, a ce 'ant la thèse du gouvernement, Mae les Anglais avaient voulu s'emparer de celte colonie française.Etait-ce vraiment leur inlenfion?Dans l'article précité, le Journal de Genève disait: “L’action de l’escadre britannique révèle qu’il ne s’agit pas seulement d’un épisode de la lutte que de L’Allemagne lace à la guerre totale p«r U General SERR1GNY Table de* ma tierce— — Les revendications allemandes d'ivant-guerre — Le» faible»»*» de l'Allemagne: Chemin» de fei at autostrade» Les denrées alimentaires La pénurie des matières pr«> miéres Les cadres de l'industrie et de l’armée Les hésitation» de l’Allemagne en guerre — Le râle du pétrole e‘ de '’JU.— tomobilo dan» la nouvelle guerre — L'appui à la Finlande et la guerre totale — La défense aérienne de la France.Volume de 245 page», format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste $1.00.Banquets aux huîtres à St-Alphonse d'Youville 14 et 21 novembr* N’oubliez pas les «laies des banquets à Saint-Alphonse.A chaque année le nombre des convives augmente.Le succès «le l’an passé a déterminé la direction à en mettre deux au lieu d’un.Hâtez-vous d acheter vos billets et même d’organiser une table avec vos amis.Le prix est de $1.00.Pour information, adressez-vous au bureau, DU.1915, ou à Mlle Baribeau, DU.3565.( Communiqué) Prochaines prédications de M.l'abbé Saey lo—Sainte Bible: dimanche 10 nov.de 2 h.à 4 h.1-4 en l’église 8t-Irénée (rue Atwater, prés Notre-Dame).2o—Retraite pour prêtres: de mardi le 12 nov.à 8 h.p.m a vendredi 15 novembre à 8 p.m., en l’église N.-Pame-du-Ro-salre, coin dus rues VUleray et St-Hubert.Chaque retraitant apporte une couverture, un amlot et un purificatoire.20 avions allemands abattus Londres, 9 (A.P.) — Le minis- j 1ère de l’Aviation a annoncé hier soir que 20 appareils ennemis avaient été descendus au cours de i la journée et qu’une seule escadril- ^ le de la Royal Air Force avait dé- i truit 15 avions de plongée en re- ] poussant les attaques menées contre les navires anglais.Les Anglais ont perdu pour leur part fi appa- ; reils, mais 2 des pilotes sont sains I et saufs.POUR VOS PRODUITS LAITIERS EXIGEZ; if de lait et crème de Montréal, Enr.Lai» Pasteurisé Crème Lait Homogénéisé Beurre Breuvage chocolaté Oeuf* Tél.AMherst 2171 d’avoir poursuivi les hostilités plus , — - -,_____ ^ KUv.v, .qu’il n’était nécessaire, alors qu’il Gaulle mène contre le gouvernement partagée entre la tentiaire, ainsi que l avait demande | ^jajt évident que la guerre français; l'Angleterre craint que, rre.C’est «le quoi Hitler, mais comme simple a mb a s- ^(ait perdue.S’il en était ainsi, les dans le partage de l’Afrique, Dakar, sadeur.C’est pourquoi on ne dis- troupes anglaises renvoyées sur le point stratégique d’une grande im-cuta pas avec lui.; continent n’y seraient-elles pas ar- portance, relais sur la route mari- Hitler déclara alors «tue ses * j-ivées pour prendre part, inutile- lime du Cap, port excellent, ne tombe aux mains de l’Allemagne” ; positions n avaient pas ele accep- nlent, à une guerre perdue?Ne pou-i-jlées par la Pologne.C est pourquoi,, Ymjent-elles pas être utilisées plus t‘- : dans la nuit du 31 août au 1er sep- utilement en Analeterre.nour une T* .— Un comité parlementaire vient d’accuser cinq députés nazis hongrois d’un complot pour enlever le régent, lônmiral Horthy, et s’emparer du pouvoir par la violence et l’assassinat: il a recommandé que ces députés soient dépouillés de leur immunité parlementaire.Le chef même du parti nazi hongrois, Ferenc Szalasi, serait actuellement dans un sanatorium, souffrant dc dépression nerveuse.Au large de Gibraltar La Linea, Espagne, 9.— (G.P.) Des observateurs postés à La Linea qui est située tout près de Gibraltar ont affirmé hier soir qu’un contre-lorpillenr et un sous-marin sont entrés dans le port quelques heures après le départ d’une escadre anglaise de 14 navires et qu'ils étaient apparemment endommagés.On avait entendu une canonnade en Méditerranée peu aprci le départ de Testadrç ftJJBliWf- leur propre province et à leur propre race?Ils étaient au pays deux cent cinquante ans avant la Confédération.” On avait hâte d’enlendre M.Booke Claxton, député de St-Lau-rent-St-Georges, adversaire victorieux d’un vieux parlementaire qui a joué un rôle de premier plan dans la politique canadienne, M.C.H.Cahan, M.Claxton a fait un discours d'une bonne tenue littéraire.Toutefois, il n’y avait pas dans son exposé, la chaleur communicative, la violence à l’emporte-pièce, l’abondance verbale qui faisaient de chaque discours de M.Cahan une pièce remarquable.Mais un texte de M.Claxton est beaucoup plus clair qu’un discours de M.Caban.M.Claxton a lu son lexte.Il était parfaitement à l’aise.Il a rendu hommage à la résistance anglaise et fait une revue générale de notre effort de guerre.Pour lui, il est évdient que nous devons pousser au maximum notre contribution à la défense de la Grande-Bretagne et des institutions démocratiques.D’après lui, nous devons faire des sacrifices, diminuer notre consommation et placer nos économies dans les emprunts de guerre.M.Claxton a loué le rapprochement canado-américain en vue de la défense du continent nord- américain.M.Claxton a félicité M.Roosevelt de sa réélection et la Chambre des communes a applaudi.Le Canada a aidé la Grande-Bretagne en accentuant ses relations avec les Etats-Unis.Le Canada est demeuré uni depuis la déclaration de guerre.M.Claxton a rendu hommage à la loyauté, au loyalisme des Canadiens français.Tl a eu un mot d’éloge à l’adresse de M.Ernest Lapointe qui a exercé une grande influence dans l’élaboration et le maintien de cette unité.Le député de St-Laurent-St-Georges a fait allusion à l’attitude de M Adélard Godbout et aux déclarations du cardinal Villeneuve.Il a profité de l’occasion pour féliciter M.Léon-Mercier Gouin de sa toute récente nomination au Sénat.M.Gouin, en plus de rester profondément attaché à la tradition et à la culture ancestrales, a récemment travaillé en vue d'assurer la bonne entenle Anglo-Canadiens et Canadiens français.M.René Jutrai M.René Jutras, jeune député libéral de Provencher, a appuyé l’Adresse en réponse au discours du trône.M.Jutras est un grand garçon, d’une belle prestance et de manières distinguées.Comme M.Claxton, M.Jutras a lu son texte.1! a parlé en français et en anglais.M.Jutras a fait les félicitations et les remerciements d’usage.Il a rendu hotninage à la résistance dc la Grande-Bretagne.“Hommage aussi aux Français”, a dit M.Jutras, “qui ont fièrement versé leur sang pour 1« liberté.Leur patrie, leur noble patrie est tombée, mais nous nous refusons à croire que son âme est morte.Je me permettrai tout simplement de redire avec le ministre de la justice, (M.Lapointe): “Vous avez non seulement notre affection, mais notre appui”, et aussi de réitérer avec Gambetta, les paroles qu’il prononçait au sujet de l’avenir de la France: “Pensons-y toujours; n’en parions jamais”.M.Jutras a fait une excellente impression sur la Chambre.M.R.B.Hanson, chef dc l’oppo Le 11 novembre Québec, 9 (D.N.C.) — Le 11 novembre, les propriétaires actuels des seigneuries percevront leurs rentes pour la dernière fois.Ainsi disparaîtra l’un des derniers vestiges du régime féodal.La loi abolissant définitivement les rentes seigneuriales, insérée dans nos statuts à la dernière session par le gouvernement Godbout, est entrée en vigueur le 17 mais 1940.('.elle législation libérera à jamais nos vieilles terres françaises de servitudes remontant aux pre naiers temps de la colonie.Le pro blême de l'abolition des semblées dans le comté, de Terre-bonne, en fin de semaine.Ce soir, il parlera â Terrebonne, à la salle municipale; l’assemblée commencera à 8h.Dimanche après-midi il parlera à Saint-Jérôme; cette assemblée aura lieu à TArena, à 2 heures 30.Assemblées de M.Perrier La Croix Rouge de Grèce a reçu 19 camions de fournitures médicales provenant de la Croix Rouge de Belgrade.Un nouveau décret appelle, sous j ment, pour la B.B.C- d’une aüoeu-les drapeaux les hommes de 46 ef | tion qui sera irradiée de Londres de 47 ans.Aussi les ouvrier- de certaines industries sont assig ns â la fabrication de matériel de guerre.La cour marliale allend ceux qui ne se rapportent pas.M.Antoine Desmarais La Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal a choisi, hier après-midi, M.Antoine Desmarais, ancien président, pour la représenter au prochain conseil municipal.Comme on sait la Chambre de Commerce aînée de Montréal a droit à deux représentants et la Chambre cadette, à un représentant.La nomination de M.Desmarais a été faite par les directeurs.La Chambre de Commerce aînée choisira ses représentants vraisemblablement à la réunion du conseil, mercredi prochain.A une réunion de l’exécutif, hier, on a étudié la question.Le Junior Board of Trade et le Board of Trade de Montréal choisiront leurs représentants la semaine prochaine.Le Junior Board avail choisi M.Alex.Edmison, hier, mais eelui-ci a été dans l’impossibilité d’accepter ce poste.____ Raids de moindre ampleur spécialement pour la population niçoise.“Je connais très bien Nice, a-l-il déclaré.Je leur ai dit.à ce.Niçois, qu’ils étaient menacés de la domination italienne.Je sais qu ils j m’entendront.Deux fois déjà j ai , parlé à la France.Les lettres que je reçois de là-bas me disent que l’on m'y a entendu.Môme dans les régions occupées, on a écoulé | passionnément mes paroles._ Parlant de son séjour-aux Etats-Unis, M.Romains a terminé: “Ou peut difficilement parler de mon exil.Mon séjour ici est très plaisant, même s’il n’est pas tout à tad voulu.Je suis heureux ici.Même si les circonstances ne m avaient pas forcé à traverser l'Atlantique, j’y serais venu.Je me rends au Canada avec la certitude que je n y serai pas un étranger”.• *f* "f* (Jules Romains est, de son vrai nom, Jules-Louis Barigoule).Grièvement blessés M.André Lebeau.‘ « ans.demeurant à Valcourt (comté de ohet-ford), a été grièvement blesse, vers 7 h, 30 hier soir, dans un accident survenu sur la route de I ,aprairie, à quelque neuf milles au sud de Montréal.Le camion dans lequel il voyageait s’écrasa contre un autre Londres, 9.— (C.P.) — Le rai-! véhicule slationnélc long de la rou-nistère de l’Air rapporte que les jc.raids ennemis sur la Grande-Bre-1 tagne ont été de moindre ampleur la nuit dernière que la nuit précédente.___ Le moire de Winnipeg réélu Winnipeg, 9 (C.P.) — M.John Queen a été réélu maire de Winnipeg par acclamation hier, alors que personne n’avait posé de candidature contre lui à l'occasion dc la mise en nomination.Ce sera le sixième terme d'office pour M.Queen.Il fut leader du parti travailliste k la législature de 1930 à 1934._________ ^_____ Tuée instantanément Mme Lucile Trépunier, 27 ans, qui habitait au numéro 95 de la 53c Avenue, Lachine, a élé tuée un peu avant onze heures hier soir, dans un accident d’auto survenu sur la roule de C.hambly à Saint-Hubert.M.Ernest Edixfonl.compagnon dc la victime domicilié sur la cinquième avenue à Verdun, fut blessé dans le même accident.La voiture Le jeune homme blessé fut transporté d’urgence à l'hôpital Notre-Dame, où les autorités nous déclarèrent, ce malin, qu’il avait la jambe rf l'omoplate gauches fractures et qu’il souffrait d’un traumatisme crânien, d’une luxation à la hanche droite ainsi que de plaies contuses et multiples.La Sûreté provinciale du Québec et la circulation provinciale firent enquête.M.Eden rentre à Londres Londres, 9 (C.P.) — Le ministre de la guerre, M.Anthony Eden, est rentré hier à Londres de sa tournée d’inspection dans le Proche-Orient.Il a conféré avec le commandant en chef des armées anglaises en Egypte, le general sir Archibald Wavcll, et il s’est arrête à Gibraltar à son retour.Navires anglais coulés Berlin, 9 (A.P.) — Les cercles officiels allemands affirmaient hier soir que des avions de plongée avaient coulé au cours de la jour- - .née d’hier des navires anglais d un dans Iiiquellf les deux personnes (|£piflC{,,incnt total de 31,000 lonncs.voyageaient donna contre un ca- j — •*••***' — mion stationné sur le bord dc la ; , ,,r .roule.Une enquête sera incessam- LGS COUTS OG I r.COlG ment tenue chez le Coroner dans | ^ sciences SocioleS seigneuriales a fait l’objet, depuis plus d’un siècle, de brûlantes controverses.Plusieurs hommes d’Etat canadiens éminents se sont préoccupés du règlement de ce problème épineux.Sir Louis-Hippoiyte La-Fontaine fut l'un des premiers protagonistes de cette réforme et sir Auguste-Norbert Morin et Georges-Etienne Cartier furent les principaux auteurs de l’acte seigneurial de 1854 qui scellait la pierre tombale sur des institutions périmées.Depuis celte époque, la classe agricole avait réclamé la disparition de cette charge onéreuse.La province de Québec demeure probablement l’un des derniers Etats démocratiques où subsiste encore celle institution qui n’a plus sa raison d'être.La Cour des jeunes délinquants à Quebec Le nouveau tribunal ne pourra siéger avant quelques semaines Québec, 9 (D.N.C.) — M.Louis Houde, le nouveau juge de la Cour des jeunes délinquants, était à Québec hier.Sa commission a été signée par le lieutenant-gouverneur et il est prêt à entrer en fonctions.Cependant, tout fait prévoir que le nouveau tribunal ne pourra siéger avant quelques semaines.Err vertu de la loi 19-20, Georges V, chapitre 46, paragraphe 14, la loi des jeunes délinquants “n’entre en vigueur que lorsque et selon que des proclamations la déclarant exécutoire dans une province, une eüé, une ville ou autre partie d’une province sont lancées dans la Gazette du Canada".C’est dire que pour que le juge Monde puisse siéger, il faudra un arrêté ministériel du cabinet fédéral et une proclamation dans la Gazette du Canada.Ces formalités n’ont pas encore été remplies el il est probable qu’elle ne le seront pas avant la fin du mois.M.Hector Perrier, secrétaire de la province et candidat libéral dans le comté de Terrebonne, tiendra une assemblée, cet après-midi, à 5 heures à Saint-Agricole, et ce soir à Saint-Faustin.Dimanche, après la messe, il parlera à Saint-Janvier.Il y aura aussi d’autres assemblées à Saint-Hippo-lyte, Brébeuf, Sainte-Marguerite, Sainte-Lucie el Sainle-Sophic.Dimanche après-midi, il tiendra une assemblée à Sainte-Agathe.Les orateurs seront MM.T.-D.Bou rentes chard, Léon-Mercier Gouin, Henri Groulx et Alexis Caron.Dimanche soir il tiendra une assemblée à Sainte-Thérèse, et il y aura une assemblée du comité à Saint-Jérôme.Lundi, M.Perrier tiendra deux assemblées, l’une à Mont-Rolland et l’autre à Üjainte-Adèle.* * * M.Hector Perrier, candidat libéral dans Je comté de Terrebonne, a tenu deux assemblées hier soir.La première tenue à Shawbridge était présidée par MA!.Raoul Fi-lialrault et Wilfrid Scotl, et la seconde tenue à Prévost était présidée par M.Ovila Filion, maire de l’endroit.Les «.leurs étaient MM.1,.Bertrand, Paul Gauthier, J.A.Francoeur, Claude-Henri Grignon, Dr J.O.Lapointe, Hugh Bell.M.Perrier a parlé de la nécessité d’outiller les jeunes gens pour la lutle dans la vie, suivant les exigences nouvelles, qu’il s’agisse d'agriculture, de métiers manuels, de commerce ou d’industrie, et que c’est le devoir du gouvernement d'aider la population dans ce domaine comme dans le reste, puisqu’il s'agit de l’avenir même du pays.Il a parié de la situation financière provinciale et il déclare que si le gouvernement Godbout a été forcé d’imposer des taxes, ç’a été pour payer les dépenses du gouvernement Duplessis.Car, dit-il, aucun gouvernement n’impose de nouvelles taxes de gaieté de coeur, sinon parce qu’il y est obligé.Et dans le cas présent ce ne pouvait être pour les dépenses du nouv ni gouvernement, mais pour pay r celles du gouvernement précéder.M.Perrier dit qu’il importe de ruraliser l’enseignement dans l’intérêt de la classe agricole, et celui de la province.L’agriculture doit rester la base de notre économie générale, parce que la classe rurale est naturellement le réservoir de forces de notre province.Pour cela il faut que nos fils de cultivateurs aiment la terre, et donc qu’ils apprennent à l’aimer, qu’ils apprennent surtout à en tirer le meilleur parti.Dc même dans les centres ur- D’ailleurs l’organisation du tribunal n’est pas encore complétée.! bains il faut que nos jeunes gens On ne sait pas encore s’il siégera! aient des écoles techniques ou au Palais de Justice ou dans un au- { d’arts el métiers à leur disposition tre endroit.D’après les informa-j pour se qualifier si nous voulons lions que nous avons pu obtenir, on ! qu’il se forme des chefs d’indus- est déjà à L’étroit dans le Temple! tries, etc.___ de Thémis et il n’y a pas dc place ~ _ «•.*•- - pour les jeunes délinquants.Il esl M.Léon CaSgrain très probable qu’on logera la Cour ' Ç ‘ TUârÀc» au début du mois, dans une maison G JûiniC- I nGrGSC de la Grande Allée, qui sera louée L’organisation libérale annonce par le gouvernement provincial.que dimanche soir, à Ste-Thérèsc, 11 s’agil également de trouver des parmi les orateurs à l’assemblée de locaux pour les prévenus des deux M.Perrier, M.Léon Gasgrain, dépu-sexes.Des pourparlers ont été en-1 té de Rlvière-du-Loup et ministre gagés à ce sujet et aucune décision > sans portefeuille, sera un des pria-n’a encore été prise._ cipnux orateurs.Les conseillers de l'Université L’Université de Montréal désignera mardi prochain ses trois représentants au conseil de ville de Montréal.L’un des onze corps publics ap-, - , .i pelés à choisir le tiers des conseil- et transportées avec tous les bon- ],.rs municipaux, soit 33, l’Univerii* noirs militaires dans le cimetière | té procédera à ce choix mardi, vers militaire Kronenburger, au milieu : nuatre heures (les tombes des soldats français.| — — Le square Kléber, situé au milieu! LMrlonde de la ville, porte désormais le nom I ,Munuc de Karl Roos Platz, du nom du chef I v„„.Vm.i, nTifpÿ m Eamonn du mouvement allemand en Alsace,1 , Nt'\ > uk, .(Al.) ¦ • ' à Nancy comme espion il ÿ Valera, Premier ministre d lr- nois.En raison du change- andc.\ a cl" TV î * _ i _ ./A .4 _1 ! „ A o a , 1 «-a 1 f Ta .-V /I chai Pétain.On peut dire que lorsqu’il a parlé le 23 juin, tous les vrais Français ont senti en eux renaître leur confiance dans l’avenir de la patrie On ne saurait calculer sans épouvanté ce qui se serait passé s’il n’avait pas été là.Il faut avoir vécu ces jours tragiques de Bordeaux; assisté à cet effondrement d’un Etat devant l’avance ai- le fond que se porte l’attention du réformateur qui va examiner le contenu même des livres donnés en nourriture à l’esprit des enfants.Tâche nécessaire, car de tristes pédagogues n’avaient pas manqué d’introduire dans les textes de notre Histoire de France, de nos recueils de lectures et de dictées, voire de récitations, les germes de principes qui leur étaient chers et qui devaient détruire, avant tout, “ces grandes vérités de la morale chrétienne” dont le chef de l’Etat, nous le citions hier, reconnaît qu’elles avaient formé la base soli- lemande; senti passer sur soi l’aile SHtSi p'iïï'dte.Vrlw que cëhîi du déSeSp.,ir poV comprend.-, ce ,,' ,(1,11 p i oue nous avons éprouvé en enten- 1 ,.' .| dant cette voix noble et forte, cette Ajoutons que cette guerre-ci n a.yojx {pun sage de la Grèce, jamais cte populaire, c était jj pi-; re(jonnel.son sens pjein a ]a tradi- quement une guerre diplomatique.naGonale.Celui qui a vu à quel : de rte notre civilisation Ür, lés guerres de ce genre n étaient (10jn{ ja p'rance avait perdu ce possibles qu avec des années re- j(gns.]a au cours de ces dernières duites.appartenant a un prince, ann^s ne peU( qu’accorder sa foi ron quand tout le monde est mo- ja pjus entière, la plus filiale, au biltse, ou presque, et que les du- défenseur de Verdun.la Maison du missionnaire ru- fcrents W ont des moyens de Ex,rait d„ Journal de Genève .,-.°,A 'i, !•: .'o Ur .T terreur et de destruction formula- (25.26 Août 1940).blés.On objectera que toutes les! guerres sont d’ordre diplomatique; \ ""1 ^ aux veux de l’historien, oui; pas à » « ceux du combattant.Jlir ilü ADDël flli Quand son sol est envahi et que un «KH^1 UU cette invasion peut être imputée visiblement au désir de conquête de l’ennemi, l’homme se bat mieux, surtout le Français, qui a un Mounin, a été fondée en 1922 pour accueillir les missionnaires de tous les ordres venant à Vichy pour suivre une cure.Une maison, grande et belle, bien aménagée, dotée du plus grand confort, qui met à la disposition de ses hôtes une belle bibliothèque et un musée colonial, (entre d accueil puni des millier.» 1 — ouilvup , .nuycuu,, 1 ., c-l i de missionnaires, victimes de leur j arnour de son sol poussé jusqu’au | Un article de M.Charles Maurras zèle ou du climat, qui y trouvaient culte (comme tous les peuples qui la guérison physique dans la plus possèdent une unité géographique maréchal Pétain Mardi soir à sept heures et demie, Vi X.LJ U S >9 IV U1VUI1I UÇ | i i I I IV l I tl IV-J 4 IVIsIIlVC» LV.\ , < _ _ j - .j denee du nonce apostolique.qu’on entraînerait difficilement les bon nete, a un caracUu’e d roit de Mgr Valerio Valeri, avec ses trois Français dans des entreprises à xi- llJi,^c.hap1P®r?effi secrétaires, Mgr Chappouli, Mgr I ^es, trop lointaines.Or, la guerre j S^udiVc seront tou*- Roceo et Mgr Faceni, y occupe six | de 1939 était obscure à leurs yeux; pièces.Trois autres pièces sont oc-1 m 19 938, ils ont failli se battre pour ipurs à la disposition des pai leuis cupées par les domestiques.| ja Tchécoslovaquie; un an après, mét er ® ^ roupes sont parties à cause de ! eJ.n ®cuon cumemeui u cv,uuici Et c’est à lu Maison du mission-1 les troupes sont parties « 1 au.-»ç uc I .motu (»,»tte ornnde mrole r» ,uu’1 ‘-v-\ ‘.“V"""" nuire que descendent ceux qui ar- : *?, Pologne.Comment pouvaient-;' ia‘iSiifl « ®eux inii ‘ "rJ dps,Rnt’s par le ministre, r ivent i Vichv nom- confén i -ivre clics s v reconnaître) il est aise de de la lire, de la rente e ceux ju Chaque année, les instituteurs et M-r Valerio vderi En temns no- dire (m‘il s’agissait toujours du ! Je contentent de 1 approuver oa' institutrices, réunis en conférence 1 V.i.1.'.il m .1 même drame mais alors nous rc- !.or*• ds doivent 1 acclame , « pédagogique, proposeront a la Com- Que d’inepties ne trouvait-on pas aussi, depuis quelques années, dans trop de manuels! un exemple typi-(iiie est dans toutes les mémoires de la méthode qui avait les faveurs des censeurs d’alors: Petit poisson deviendra grand Pourvu que Dieu lui prête vie.avait écrit te fabuliste.Fit le manuel.révisé et corrigé, selon le plus pur esprit sectaire, sans le moindre resnect pour l’auteur, avait donné: Petit poisson deviendra grand Pourvu que l’on lui prête vie.Désormais, les livres dont l’usage sera exclusivement autorisé dans les croies primaires élémentaires publiques feront l’objet d’un examen attentif.Par décret est instituée une Commission qui établira et révisera annuellement la lisle des livres scolaires.Elle est composée du directeur de l’enseignement primaire, de deux inspecteurs généraux de l'enseignement primaire, deux inspecteurs d’académie, deux inspecteurs primaires, deux instituteurs, deux institutrices, quatre membres pris hors des cadres de l’enseignement primaire, tous ces membres mal, les hôtes de la Maison restaient à Vichy invari.blement les vingt et un jours de la cure.Cet été, transformée en nonciature, la même drame, mais alors nous rc tombons dans les discussions diplomatiques.On ne mobilise pas Signes et Cures des TEMPERAMENTS RrV:',) Ci) ï» ‘ ».1 SIGNES Phytiqu»» Phyiiologiques n PREDISPOSITIONS Bonne* Mauveiiet m TRAITEMENTS Nature!* Surnaturel* Psychologique» .0* l'»»u* — .w >« Om.»J.U CM' «lu (I.l'usité — *10.U dout.Grgtii 4vue cHéCUS 50 p«titk ttbUoui (2c| Cher votre libraire, ,, , .• 1 pédagogique, proposeront _ - l’accent personnel y est mcompara- ,T,issinn par rapport motivé, les ble et voilà trois quarts de siècle j additions et suppressions à la liste ’• précédente.Toute per-étrangère aux cadres gnement public, pourra cment la commission .j de de revision.Je ne parle ici, bien entendu, que I ''race à quoi, force de la/amiîle.des causes déterminantes des événements; non de leurs conséquences militaires que l’on connaît; de durera-t-il?” sont des imnecues.n I porteront ranidemënt leurs fru la disproportion insensée entre le doit leur être répondu: “Faisons-Ie ’ ont rapmem m C.ABILLY durer .Du moment que le pnn- nombre d’hommes engagés dans les deux partis en présence et leurs moyens matériels.Dans les premiers jours de sen-tembre 1939, j'ai écrit un article intitulé Guerre sans haine, qui « irrité quelques personnes.(Je l’ai su par leurs lettres.) J’y insistais sur le côté abstrait de ce conflit, sur son caractère mythique, Ce ca ripe a été sauvé comme il l’a été, l’est, il le sera.Puisqu'on a commencé par sau- ! ver l’unité de la patrie française en se groupant auprès du Maréchal Pétain; Puisque toutes les ressources de ! l'avenir, celles de la famille et celles du travail, sont, ainsi qu’il le faut ractere ne pouvait que nuire à 1 ar- hautement réservées, mises è part, (leur patriotique.(Le prince de placées au-dessus de tout le dé-Ligne a écrit qu un combat .était fendable et désirable; E'.ÜVl’ ^lly fallait de1 Puisque les intérêts de la patrie ABBE C.GLAUDE e.r.*i«.nxci r*«*«s.momtiial 1 - l’enthousiasme.) Gette guerre était, en partie, préventive.11 suffit de relire les articles de certains journaux, officieusement inspirés, pour en avoir la certitude.On s’est battu afin d'empêcher quelque chose de se produire.Il est trop tôt pour insister sur certains aspects de ce problème; je ne le note en passant que pour expliquer l’impopularité de la guerre et le fait que sa fin malheureuse n a pas eu un contre-coup moral écrasant.La France n’y avait engagé que ses forées; non son esprit, ( ’est pourquoi, alors que la haine des Prussiens, après 1870.se ressentit pendant plus de quinxt justice politique et justice de droit commun, ont été tout de suite, — ahl mais tout de suite — déposés aux mains dures, fermes, sages de la Cour Suprême, aussitôt nommée et recrutée que voulue; Puisque le premier acte du Gou-i Al vernement n été de dire: “la Fran-I nie a,' ce aux Français, place aux enfants ! l,nace*‘• • Cuique suum A propos des familles Langevin, Bergevin-Langevin et Langevin-La croix r~ Montréal, le 3 novembre 1940.M.le rédacteur en chef, A l’occasion du récent décès de l’un de nos compatriotes, une notice nécrologique présentait le défunt comme “le cousin de sir Hector Langevin, un des plus célèbres hommes d’Etat canadien, le neveu de feu Mgr Adélard Langevin, le rchevêque de Saint-etc.directs de la terre et du sang, les! n'-Il a complété sa t; a dans le "Dla-trlct sanitaire Mn .- nuve" en visitant noêear ! paroisses de V i est, St-Vlctor, passer i st.Bernard, 8t-Fra d'Asslse, St-Her- quatre l ménégtlde.N.-Ddes- aires, St-Aloyelus pour recevoir Ta couche de cnout- j «r^„,pMO,we du n°rd: 8t-Jo"ph d* chouc nécessaire selon les details [ ^ médecins du Service de Santé ont nrér'K ,1a t,M!o ml telle fabrication, aussi visité 20 école» dan» le même temps, n , S U ,1u nnen tout réunissant environ 9.500 étéves.I Dans la fabrication (tu pneu, imu ^ Lm rttv„s„ r*,in!on» ont eu beaucoup comme dans celle de 1 aulomoiuie, ne succès et ont réuni prés de 14.000 audi-! In ' » «rnoieiix c’est Un fac- teur».depuis la reprise C temps est précieux, C r si u„ ,ni le début de la campagne en leur îles plus importants.AUSSI i ISI Glabre 1938.le Service de Santé de Mont- SILENCIEUX 3 septembre 1940.Pli!., .— n .I le machinisme moderne, qm per- - met de réduire au minimum le lies Philippines.! temps employé pour chaque fahn-Lcaüon, en même temps que U pré- réal a tenu A date M réunions ppbllque* et visité plus de 202 écoles.L'un des grands moyens conaelllé» A la population a été 'Texamsn médical périodique" pour prévenir la turberculosa.DOMINION bfesl POUR LES ÉGLISES, ÉCOLES ET INSTITUTIONS Foict quelques-unes des installations caractéristique»t Rév.Soeur* de Biiamls - Polnte-du-Lac Juvénat Ste-Foye - • Dominicaine» de l'Enfant-Jésus ¦ Villa Ste-Jeanne-d’Arc .Société de» Mission» ., Rév.Pères de St-Vincent-de-Paul Soeurs de Ste-Marthe - • • • Soeurs Franciscaines Missionnaires de l'Immaculée-Conception • Montréal 1 ensionnat du St-Nom-de-Marie - • Outremon* Soeurs de Ste-Croix .Montréal * • Québec « .Québec St-Hyadstbc • Ste-Foyc • • Québec • Antigonish Pour toutes injormaliom, icrh'ti-Moms ou consulte! votre architecte.DOMINION OILCLOTH A LINOLEUM PERMANENT COMPANY LIMITED MONTRRAL é 1 VOLUME XXXI — No 26) LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE I5HU S LES LIVRES ET LEURS AUTEURS Vient de paraître : cc Peinture moderne" (i) Ce n'est pas un simple fait di-lers dans notre littérature canadienne que la publication récente de l’ouvrage de M.Maurice Gagnon: Peinture moderne.L’auteur s’e*t acquis des titres qui lui permettent de parler avec autorité d'un sujet qu’il connaît à fond; il en parle avec virtuosité, avec toutes les subtilités que requiert une telle étude.Après de solides études couronnées par l'obtention de licences en philosophie à l’Université d’Ottawa et è* lettres en Sorbonne, Maurice Gagnon s’inscrivit à l’Institut d’art et d’archéologie de Paris ei à l’Ecole du Louvre dont il est diplômé.Le gouvernen^ent français, reconnaissant les précieux services rendus par notre compatrioie durant stm stage au Musée du Louvre, le nommait, il y a quelques années, attaché honoraire des Musées nationaux de France.Depuis son retour au Canada, Maurice Gagnon professe l’histoire «te l'art au collège Jean-de-Brébeuf, au collège de Saint-Laurent et à l’Externat classique Sainte-Croix.En 1337, il était nommé professeur a l’Ecole du Meuble et conservateur de la bibliothèque.S'il faut juger l'enseignement d’un maître d’après l’estime que lui manifesteut ses élèves, il convient de dire qu’à cet égard, M.Gagnon rallie tous les suffrages et qu'il a un don particulier de faire aimer sa matière.M.Gagnon n'a cessé de se faire l’apôtre de l’art français chez nous, en particulier de l’art français moderne.En 1937-38, l’Ecole du Meuble lui confiait une série de conférences publiques sur la peinture moderne, tâche dont il s’est acquit té avec infiniment de bonheur.Ses auditeurs se souviennent du charme avec lequel le conférencier su! conserver son auditoire nombreux qui se pressait à chaque séance dans une salle par trop exiguë.Le sujet dont, traite Maurice Gagnon, dans son ouvrage, non seule-nienl est mal compris, en général, des profanes, mais divise souvent, trop souvent même, les gens aver- j lis ou de métier.On semble oublier que toutes les recherches, qu’elles soient d’ordre artistique ou scientifique, sont nécessaires, indispensables et qu’elles aboutissent toujours à des résultats qui permettent ! a cet art ou à cette science d’évoluer, de se rajeunir.Et ceci .nous remet en lumière celle phrase d'un de nos anciens maîtres, qui écrivait avec raison en conclusion d’une étude sur le meu ble moderne: “Voir de haut et d’ensemble est à peu près impossible à l’artiste engagé dans la mêlée.11 est heureux même que, créateur, l’esprit critique lui fasse un peu défaut.Pour agir, une certaine témérité est nécessaire.Aussi ne le blâmons pas d’avoir des audace», des partis pris, des humeurs môme!.Sa foi est faite de tout cela”.(2) Cette citation nous paraît toujours d’actualité.Notre public ne saurait être trop mis en garde contre ces réactions par trop spontanées, ces discussions stériles qui ne régleront jamais nos problèmes.Un récent événement artistique, de trop rare qualité chez nous, l’exposition Pellan, a donné lieu à des propos et à des réflexions regrettables.Empressons-nous d’ajouter que, à notre satisfaction, Peilan a reçu de la presse en général l’accueil que méritent son oeuvre extraordinaire, son très grand talent de peintre et de dessinateur, d’artiste dans toute l'acception du mot.Quand elles auront lu Peinture moderne, certaines personnes prononceront-elles, peut-être, moins de jugements saugrenus comme ceux que nous avons recueillis sur les lèvres de prétendus connaisseurs, en marge de l’exposition Pellan.Je laisse à plus autorisé et plus compétent le soin d’apprécier comme il le mérite, dans les détails, le livre de Maurice Gagnon.Je tiens cependant à mettre en relief deux points saillants qui ressortent de (1) Peinture, moderne, par Maurice Gagnon, attaché honoraire des Musées nationaux de France.Brochure de 216 pages, ornée de 56 illustrations en hors-texte.Editions Bernard Valiquette, prix $1.25.En vente au Service de Librairie du Devoir.Par la poste, dix sous en plus.(2) Pierre Olmer — L’art décoratif de 192H.celte publication.L’avantage pour les jeunes Canadiens d’avoir entre les mains un guide d’une aussi rare qualité.Que les jeunes d’aujourd’hui ont de la veine! Je me souviens encore — il y a vingt ans déjà: — des quelques rares auditeurs perdus que nous étions dans les salles du Monument national ou de l’Université de Montréal, pour entendre les cours d’histoire de l’art du maître Jean-Baptiste Lagacé, qui, chez nous, a incontestablement fait oeuvre de précurseur et qui, à l’exemple de son illustre homonyme, a trop longtemps prêché dans le désert.Maurice Gagnon, avec des moyens adaptés à notre époque, continue au Canada français cette oeuvre chère entre toutes à M.Lagacé et à ses disciples.On ne saurait trop se réjouir a la pensée que plusieurs de nos collèges classiques se préoccupent de toutes les questions artistiques, — musique, beaux-arts, théâtre — et que l’histoire de l’art se vulgarise de plus en plus.C’est une campagne qu'il faut intensifier, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait.II nous appartient de collaborer de toutes nos forces à l’éducation artistique, à cette éducation artistique d’inspiration française et d’esprit français.Le premier ministre du Canada ne s’cst-il pas prononcé d’une façon catégorique là-dessus, quand il a rappelé aux Canadiens français qu’ils se devaient de maintenir le flambeau de la civilisation française en Amérique?Tâche lourde de responsabilités, tâche dont s’est acquitté M.Maurice Gagnon dans son captivant ouvrage: Peinture moderne.De moins en moins et pour com-, bien de temps, hélas! nous parviendront les ouvrages et manuels fran- ] çais?Nos élèves seront bien servis avec le volume de M.Gagnon.Celui-1 ci a multiplié, pour accroître non seulement l’intérêt de ses élèves mais aussi le nôtre, les notes et références bibliographiques qui éclairent les sujets dont il traite et qui nous laissent soupçonner l’abondante et sérieuse documentation du critique d’art, cette fois vraiment homme de métier.M.Gagnon consacre plusieurs pages aux peintres modernes cana-diens-français.C’est un enchantement de le suivre.Son livre est écrit dans un style élégant, châtié, empreint d’une poésie qu’on lui reprochera peut-être en certain milieu, mais dont il aurait tort, à noire avis, de se départir.Nous souhaitons à Peinture moderne une faveur aussi grande auprès de nos intellectuels qu’auprès de la jeunesse de nos collèges, qui, de plus en plus, s’éveille aux choses de l’art.La parfaite tenue typographique du volume, avec ses nombreuses illustrations, cadre digne de l’oeuvre, en fera un cadeau de choix, un livre de prix envié.Puisse l’ouvrage de notre collaborateur et ami.Mauriee Gagnon, : connaître la plus large diffusion.11 le mérite.Son livre est un apostolat et, comme tout apôtre, on sent que l’auteur est animé du feu sacré.Jean-Marie GAUVREAU Directeur de l’Ecole du Meuble."La Revue Dominicaine" (Novembre 19t0) T.R.P.M.-Ceslas Forest, O.P.: Coordination de notre enseignement; B.P.Marie-Alain Couturier, O.P.: L’Eglise de France et la liberté; Mlle Yvonne Laplante: Jacques Copeau et le théâtre contemporain; M.Ernest Pallascio-Morin: Propos d'un publicain.LE SENS DES FAITS: Un problème d’homme.la J.E.C., par le T.R.P.Ange-M.Bissonnette, O.P.— Remerciements, par le T.R.P.M.-A.Lamarche, O.P.— Projection: f/om to win friends, par Criticus.L’ESPRIT DES LIVRES: Cournot: Considérations sur la Marche des idées et tes événements dans les temps modernes (A.-M.M.) Ra-vaisson: Testament Philosophique (A.-M.M.) Berlier: L’Orientation Professionnelle de la Jeunesse Bourgeoise (N.M.) Bousquet: Les Jours et les Heures (E.B.) Fournier: La Théologie de l’Action catholique — David: Les douze promesses de Parau-le-Monial (A.P.) Bovey: Les Canadiens français d’aujourd’hui (A.-M.II.) Un religieux contemplatif: Mande in di-lectione mca (A.P.) L’Académie canadienne Saint-Thomas d’Aquin: Huitième session (A.P.) Charbon-neau: Tel qu’en sa solitude (V.-H.C.) Turcot: Le Maître (J.-M.C.), Une histoire de la province de Québec M.Robert Rumilly, auteur de plusieurs ouvrages, notamment de biographies d’hommes qui ont joué un rôle important chez nous, vient de commencer une Histoire de ta Province de Québec qui doit compter une quinzaine de volumes.Le premier vient de paraître; i! a pour sous-titre: Georges-Etienne Cartier.C’est le récit des premières années de la Confédération, jusqu’aux élections de 1875.Comme l’indique le sous-titre, la grande figure de cette période c’est Cartier.L’auteur relaté d’abord les démarches qui aboutirent à la conclusion du pacte de la Confédération, les événements qui favorisèrent ce projet, les négociations laborieuses sur les droits des minorités.Il fait ensuite la chronique politique du Québec sous les premiers gouvernements provinciaux, en signalant les diverses questions d’ordre religieux, économique et social qui ont passionne l’opinion et ont influé sur la politique de cette période.Ce furent en somme des années assez tristes.Dès le début du régime confédératif le Québec eut bien des raisons d’être déçu.Dans l’affaire Riel, dont la première partie se déroule au cours de ces années, et dans celle des écoles du Nouveau-Brunswick, les Canadiens français ont pu constater quel cas les Canadiens anglais faisaient des droits des minorités que l’on prétendait garantis par la constitution.Le plus triste c’est la conduite de nos hommes polit! pies dans ces débats.Au début les conservateurs du Québec laissent faire, alors que les libéraux les pressent d’agir.Puis les libéraux, au pouvoir à leur tour, n’interviennent pas davantage, et ce sont à ce mo ment les conservateurs qui les accusent.L’on parle beaucoup, dans les campagnes politiques, de l’émigration vers les Etats-Unis; mais il ne St; fait pratiquement rien pour l’enrayer.Les deux partis s’accusent réciproquement de scandales.Au sujet du projet de construction du Pacifique, les libéraux forcent les conservateurs à admettre qu’ils ont reçu des fonds électoraux de sir Hugli Allan.Puis éclate l’affaire des Tanneries, au sujet d’un échange de terrains, et qui provoque la démission du gouvernement provincial, Peu après les conservateurs ripostèrent par une attaque fondée sur des spéculations fructueuses opérées par des chefs libéraux juste avant la publication d’un projet d’élargissement du canal La-chine.Des difficultés d’ordre religieux éclatent au cours de ces années, notamment quant à l'Institut Canadien et dans l’affaire Guibord.De regrettables divergences de vues se manifesient sur d’autres questions.M.Rumilly utilise surtout les documents publics et les journaux.Ces événements sont encore assez près de nous et il est difficile de les apprécier; c’est probablement pourquoi nous ne possédions pas encore d’ouvrage d’ensemble sur cette période; aussi l’auteur, s’il place ici et là quelques commentaires, ne formule guère de jugement.11 n’a sans doute pas prétendu donner un ouvrage critique, ni apporter des conclusions tant soit peu définitives.C’est un résumé des faits qui sera utile, d’abord à tant de nos gens qui ignorent à peu près tout de cette période mouvementée; et pour ceux qui en connaissent plus long ce sera un aide-mémoire commode, parüculièrement avec l’index placé à la fin du volume.A cause cependant des différends d’ordre religieux pendant ces années, il vaudra mieux ne pas mettre ce livre entre les mains de lecteurs trop jeunes et sans grand discernement.Paul SAURIOL (1) Histoire de la Province de Québec, par Robert Rumilly; 1er volume: Georges-Etienne Cartier, en vente à la librairie du Devoir, $1.00.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Li brairie du "DEVOIR", 430 rue No tre-Dame (est), Montréal.Au service des éducateurs "Cahiers d'Action catholique" On nous écrit: .La Jeunesse Etudiante Catholique (J.E.C.) présente aujourd’hui au public une autre réalisation: les Cahiers d’Action Catholique, avec en sous-titre: “Au service des éducateurs”.Cette indication délimite le champ d’action de la revue: les ; éducateurs à tous les degrés, prêtres, religieux ou religieuses, laïques et même, dans une certaine mesure.parents.Celte revue répond à un besoin 1 urgent.L’Action catholique, en effet, ne pose pas des problèmes seulement aux jeunes.Elle en fait surgir de fort graves pour les éducateurs eux-mêmes.Elle les oblige à se pencher sur les questions qui préoccupent les étudiants et les étudiantes, à les étudier et à les solutionner avec une âme rajeunie, une intelligence accessible cl une volonté ardente.Les étudiants et les étudiantes veulent remplir à fond leur rôle dans l’Action catholique; la compréhension et la coopération de tous les éducateurs et de toutes les éducatrices leur est indispensable.Ce besoin de la collaboration des corps professoraux augmente à mesure que l’Action catholique se développe dans le milieu étudiant.C’est pourquoi les Cahiers d'Action Catholique s’adressent à tous les éducateurs, quoique Message, dont ils sont la continuation, ne fût destiné qu’aux seuls prêtres, religieux et religieuses directement responsables de la J.E.C.La revue ne fait double emploi avec aucune autre.Elle ne traitera que de l’Action catholique et de ce qu’elle a pour but d’améliorer: la vie chrétienne étudiante.Le programme que les Cahiers entendent suivre pourrait se diviser en deux parties: la première, consacrée à l’Action catholique en général et à la marche de la J.E.C.dans le milieu étudiant; la seconde traitant de la spiritualité étudiante (spiritualité des éducateurs, spiritualité des élèves, culture et vie spirituelle, vie liturgique, direction spirituelle) et de la doctrine chrétienne (pédagogie catéchistique, écriture sainte, prédication, retraites, récollections).Le tout sera étudié de façon pratique à la lumière d’expériences contrôlées par des éducateurs com-pélents dans les questions d’Action catholique et aux prises avec les problèmes que pose la vie étudiante.La revue se présente d’une façon tout à fait neuve au pays.Chacun des articles publiés dans les Cahiers est imprimé sur un feuillet isolé marqué au coin gauche d’une cote de classification décimale; ce qui permettra de classer cette documentation de façon à pouvoir la retrouver facilement au besoin.La revue est sous la direction d’un comité compose des aumôniers de la Centrale de la J.E.C.et de tous les aumôniers diocésains de la J.E.C.et.de la J.E.C.F.Les Cahiers d'Action Catholique paraissent mensuellement à la Centrale de la J.E.C., 840.rue Cherrier.Montréal.Le prix de l’abonnement est de $1.25.Voici le sommaire du premier numéro: Octobre 19M.Introduction, Emile Deguire, C.S.C.Action catholique: Le relèvement de l’éducation, Adrien Malo, O.F.M.La marche de la J.E.C., Germain-M.Lalande.C.S.C.Boite aux questions.Cahiers.Documentation sur le programme de l’année, sens familial, Mgr Henri Dutoit, Directives sur l’organisation de la J.E.C., Mgr A.-O.Comtois.Spiritualité, étudiante: Notes sur un traité d’ascétique et de mystique.Paul-Aimé Martin, C.S.C.Doctrine chrétienne: Récollection pour militants d’Action catholique, Charles-H.Lapointe, pire.Sommaire d'octobre de "Technique" Power Factor.Douglas Leigh: L'Ecole du Meuble renaît, Jean-Marie Gauvr-’nu: Buildera' Supplies.Walter Buchler; Mon métier, Yvon Gratton; Electric Boiler, G.H.Dyer; Triptyque: de quelques femmes peintre* Maurice Gagnon: Incursion dans ta petite industrie trlfluvtenne, Albert Le Guerrier: Under Construction, Vie Baker; L'hygiène mentale de la famille.• J.-Alexandre Marcotte: G.E Bclentlsts Identify Energy-Releasing Uranium ns "U-235'\ V R.Young.The House Organ and Employee Magazine Fields.E~lc J.Pulton.La finition dea bois.A -E.Gosselin.Vocabulaire sur le pétrole: cadre en bols sculpté et doré, Bernard Dagenals.S.Em.le cardinal Villeneuve et la "Revue de l'Université d'Ottawa" A l'occasion du dixième anniver-| saire de la Revue de l’Université ; d’Ottawa, S.E.le Cardinal Ville-\ neuve a bien voulu adresser au rec- \ leur de l'Université, le li.P.Hébert,1 O.M.I.la lettre suivante, que publie le dernier numéro de la Revue: | Archevêché de Québec, le 12 août 1940.Très Révérend Père Recieur, J’apprends que la Hevue de l’Uni- ! versilé d’Ottawa donnera bientôt, I avec l’achèvement de ses dix années, sa quarantière livraison tri-i mestrielle Témoin toul proche de ses origl-! nés, ce n’est pas sans une vive émotion que je la sois rendue à cet âge, et non sans fierté non plus pour i l’Université d’Ottawa qui m’est restée si chère.A la vérité, celle Revue, conçue avec audace comme un organe au | Canada de haute doctrine, a rempli ; convenablement sa tâche et même au delà de ce qu’en pronostiquaient I certains augures d’ailleurs très .sympathiques.Dans le domaine de la I théologie et de la philosophie pure, ; .tans celui de l’histoire, de la poli-j tique, de la sociologie et de la lit-j lérature, elle aura diffusé ses thèses fondamentales et fécondes, ou bien avancé dese observations ori-ginales'ie nlus propres à provoquer la réflexion ‘ des lecieurs.Aussi bien n’a-t-elle pas fait figure de parent pauvre sur les rayons des grandes bibliothèques universitaires de Rome et d’ailleurs, où j’en ai vu moi-même avec une singulière satisfaction se ranger la série des^ volumes annuels.Et j’ajouterai que le moindre de ses succès n’est peut-être point d’avoir provoqué une précieuse émulation et d’avoir contribué à relever le ton et la valeur de certaines publications déjà en cours, même d’avoir fait naître d’autres organes de pensée, qui honorent de plus en plus l’intellectualité cana-dienne-française et trahissent son développement plus vigoureux et son essor plus hardi.Je suis donc particulièrement heureux, Très Révérend Père Recteur, de vous exprimer mes féiici-laticfns pour l’oeuvre déjà accomplie par la Hevue, et mes voeux el bénédictions sur son avenir.Recevez mes religieux sentiments en Notre-Seigneur et Marie Immaculée, J.-M.Rodrigue Gard.Ville-neuve, O.M.I.Arch, de Québec, Au Très Révérend Père Joseph Hébert, O.M.I., Recteur de l’Université d’Ottawa, Ottawa, Ontario."La Foi de millions de croyants" Preuves du catholicisme par l'abbé John A.O’Brien.Traduction 11 adaptation par le R.F.Hilaire-Marie Tardif, O.F.M.livre, édité chez Granger, est un fort volume in-8o de plus de 500 pages.Il se vend 75 sous, plus 10 sous pour le port, au Service de Librairie du Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, L’avant-propos de l’auteur en dit le caracfère essentiel: Le but de ce volume est de présenter avec simplicité et sincérité les preuves et les enseignements de.la toi catholique.Il veut montrer pue c’est, le devoir de tout homme | rie chercher l’Eglise établie par Jésus-Christ pour le conduire à la conquête de la vie éternelle.Question de première importance et à laquelle il faut répondre de son mieux, si l’on veut mener une vie intelligente.Aucune acquisition en d’autres domaines ne saurait justifier la négligence, pendant toute une vie, de celle importante j matière.Car de la réponse donnée j à cette question dépendent des con- ; séquences aux répercussions loin - ; laines, éternelles même.L’auteur ne s’adresse pas aux i émotions el aux préjugés du lecteur.11 s'adresse à sa raison et à sa conscience.II ne lui demande qu’une seule faveur; apporter à la recherche de la chose la plus im-; portante de la vie un esprit impar-1 fiai.Dieu ne manque jamais de donner sa lumière à ceux qui cher- i chent la vérité avec sincérité e sim plicité.En préparant ce livre, l’auteur j ,i reçu les précieux avis et conæils ; de cardinaux ainsi que de plusieurs évêques et prêtres dont les noms1 2 * 1 son! trop nombreux pour être tous | mentionnés ici.mais ne le sont; pas assez pour n’êlre pas conser- ' vés en son coeur reconnaissant.L’auteur ose espérer que ce volume, à la composition duquel il s'est dépensé i.vec amour, sera ulile t à ses concitoyens et aux citoyens! de tout pays, dans leur sincere recherche de la “colonne et du fondement de la vérité”, l'Eglise du Dieu vivant.John A.O’BRIEN I Quelques jugements sur Henri Bataille “Son oeuvre est condamnable parce qu'elle présente une peinture inexacte et detestable de la société française.Demain, il sera loué sans réserve.La critique garde le droit de dire à tous et surtout aux etrangers que M.Bataille n’a jamais por-; lé à la scène que des êtres d’exception, tels qu’on n’en rencontre pas chez nous, sinon dans le voisinage des bas-fonds”.(Lucien Dubech, l’Action française, 3 mars 1922).“Le théâtre de Bataille nous a fait beaucoup de mal,,.Le publie va au*théâtre comme à une fête.Et ce mol de fête exprime la haute idée qu'il s’en donne à l’avance.11 vient là comme à une vie plus belle.comme à une vie modèle, plus dense, plus concentrée, plus essentielle, plus idéale, plus vraie; il vient là comme à la vie véritable, telle qu’elle est, quand on la considère d’un peu haut, telle qu’on n’a pas le temps d’ordinaire, ni tes moyens de la voir, parce que les détails vous en cachent l’ensemble.Il en résulte que le cas exceptionnel lui apparaît comme le cas normal.Il s’y habitue, il arrive à le réaliser intérieurement, à se mettre dans l'état d’esprit voulu pour le reconstituer.Il n’est pas douteux que, dans ces vingt ans où a triomphé le théâtre de Bataille- la société a de plus en plus ressemblé à ce théâtre.Ces peintures de moeurs, dont la hardiesse scandalisait et révoltait au début une partie du publie, sont devenues exactes.Les ménages, les familles du type Henri Bataille se sont multipliés tellement qu’on n’y fait presque plus attention”.(Alfred Poizat, le Correspondant, 25 mars 1922).“Ils ont sapé (ses ouvrages) les fondements de la vieille morale jusque là respectée des dramaturges.Ils ont revendiqué les droits souverains illimités de l’amour”.(Adolphe Brisson, le Temps, 6 mars 1922).“Il alla de l’impudeur au cynisme élégant, du cynisme élégant au bolchevisme sentimental.Maman Colibri, le Phalène, la Possession, l'Enchaînement, le Masque, la Marche nuptiale (je cite au hasard) furent une suite rie scandales.C’était quelque chose de plus encore.Bataille reste le dramaturge de la polissonnerie raffinée”.(Joseph Ageorges, la Libre Belgique, 7 mars 1922).“Pas d’Action Catholique sans Marie// R.P.Henri-Marie GUINDON, SJM.M.: Pas d'Action Catholique sans Marie.Opuscule de 32 pages.(1) Ce court mais très dense et très complet travail vient à temps.Citations nombreuses et choisies.Très clair de plan.Et très bien rédigé.Il sulfit de jeter un coup d’oeil sur la table des matières.divisions et subdivisions.Résumé substantiel de la solide et merveilleuse doctrine du B.Gri-gnion de Montfort, adaptée à la mystique de l’Action catholique.Il faut absolument répandre à profusion, parmi nos jeunes surtout, cet opuscule nécessaire et d’une actualité dont on ne se doute peut-être pas assez, dans tes milieux sacerdotaux, apostoliques et mariaux eux-mêmes.Les âmes ont de plus en plus consciemment besoin d’Elle, de Marie.De grandes choses (tristes!) se passent dans le monde; de plus grandes (plus tragiques cnco- TROIS PLACES POUR VOUS SERVIR BUREAU-CHEF Duvol Motors LIMITEE 3930 Ste-Catherin«.coin Orlé**! FR.2110 34 Chevrolet Sedan 2431 $295.36 Ford Sedan 2327 445.38 Pontiac Coach 2438 575.39 Chevrolet Sedan 2448 695.40 Chevrolet Coach 4000 745.SUCCURSALE CENTRALE DE L’EST 1001 Demontigny, coin Amhtrtt FR.2173 35 Chrysler Sedan 2021 465.37 Packard Sedan 2224 545.38 DeSoto Sedan 2166 665.SUCCURSALE OU NORD 529 jarry, coin Lajeunttie DU.5757 34 Ford Coach 262 245.36 Nash Sedan 419 395.re suivies de plus belles aussi) se préparent peut-être pour très bientôt.Nous sommes à un des plus grands tournants de l’histoire du monde et de l’Eglise.L’un des derniers, peut-être encore.Alors, les I apes nous le disent, Marie eM plus (tue jamais le “Secours des chrétiens .Et nous le répétons.Les âmes les plus saintes comme les plus malades 1 appellent, la réclament.Très particulièrement dans le même sens^du “Traité de la vraie dévotion ’.Ceux qui, ces dernières années, ont ausculté d'un peu près les fond des âmes le savent.II faut donc répandre “Le secret de Marie et tout ce qui s’y rattache.Epuisons vile la première edition jeciste de cet opuscule au titre si énergique el si rigoureusement doe»rinul à la fois: Sans Marie, pas d’action catholique.Et que — c est un souhait ardent — dans une autre édition, on ajoute dès le début, avec autant de brièveté et de précision, ce qu’on suppose connu —• et qui ne l’est pas de la plupart, — qu’on ajoute, dis-je, quelques pages pour montrer pourquoi Marie est appelée Mère de Dieu et Maman surnaturelle des âmes.C’est le fondement de tout.Et la plupart des âmes ne le savent pas.Nous le répétons.Robert FORTIN, S.S.S., dans la Revue Eucharistique du Clergé, Septembre 1940.(1) En venle à la librairie du Devoir, au prix de 10s l'exemplaire au comptoir et de ,12s par la poste.Vient de paraître Un ouvrage de grande actai La Croix paie par Joseph Ledit ydume de 190 pages, for-mût bibliothèque.Au comp-ir ou par la poste $1.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430, N.-Dame est, Montréal S La Relève 3e cahier — novembre — 5e série Espoir en la France par LA RELEVE GERARD PETIT.C S S.Primat de l'élr* ou du fsht t 68 VIANNEV DECARIE .Noie fur l’Mpérane* 74 DANIEL-ROPS .Lei étapes spirituelle! do Psichari II 76 MARCEL RAYMOND .Deques Copeau 84 Chroniques La painture : l'oeuvra de |ean Pallai» — La théâtre : “Murray HiM” de Leslie Howard — La misère et la persécution en Chine — Note de gérance.' La relève .continue d'être notre plus nécessaire revue de jeunesse.Elle s'alimente à la plus haute doctrine; elle offre cette doctrine à ses lecteurs après l'avoir longtemps méditée et intégrée à la vie: elle ne s'étonne pas que son public de lecteurs reste encore le petit nombre (il y a des raisons à cela) et elle va son chemin avec persévérance tout comme si le grand succès lui était dé|à acquis: n’est-ce pas la manière des forts?’’ Les Carnets Viatoriens, octobre 1940 L’abonnement à 10 cahiers: $1.le cahier: 340, ave Kensmglon, Westmount, Montréal I 5 cents Les Missions des Pères Blancs en Afrique L'Ouganda transformé en un demi-siècle L’esprit vif et souple des Bagan-da, leur intelligence ouverte, leur irrésistible attrait pour tout ce qui touch» à la civilisation et au progrès sont autant de traits caractéristique» qui ont frappé de tout temp; les voyageurs visitant ce pays.Essayer de méconnaître des aspirations si pressantes ou seulement ‘.entar de ne pas en tenir compta *ût été pour les gouvernants chose Impossible.La force du courant eftt tou! emporté.Dès lors, les premier» Missionnaires se virent forcé* par ies circonstances d’enseigner en même temps que le catéchisme.la» éléments de la lecture et de l’écriture.Les catéchumènes montrèrent même tant d’ardeur à s'instruire qu’ils furent désignés sous le nom de “liseurs” appella tion qu’ils ont gardée jusqu'à ce jour.Mais l’enseignement d’une langue encore si peu connue n’était pas chose facile.Le Kiswahili.dialecte bantu parlé dans toute l’Afri-qua orientale et si répandu qu’il occupe, dit-on, le septième rang parmi les langues du monde les plus usitées, servit d’intermédiaire.Peu à.peu cependant le kiswahili perdit de sa vogue et céda le pas au Luganda, qui fut le seul idiome enseigné à l’école.Ecoles élémentaires A la lecture et à récriture s’ajoutèrent bientôt des leçons d'arithmétique, de grammaire, de géographie, d’hygiène et de chant, à quoi l’on joignit plus tard des notions d'histoire, (l’agriculture, de gymnastique, voire d’anglais.Des livres furent imprimés dont le bégaiement linguistique fait sourire notre docte génération, mais qui passaient alors pour des chefs-d’oeuvre de science.Ecoles élémentaires, écoles d’anglais, écoles de métiers surgirent comme par enchantement, communiquant à une jeunesse avide des connaissances fort utiles.Bientôt l’on vit les meilleurs élèves, à peine sortis de l’école, appelés aux fonctions les plus en vue, choisis comme secrétaires par les notables et les agents du gouvernement, recherchés par les Européens et les Indiens comme maçons, menuisiers, chefs de chantier, cordonniers, tailleurs et quoi encore! Les progrès étaient réels, mais < combien lents! Faille de ressources, J oeuvre scolaire ne pouvait prendre son essor.Le gouvernement, qui aurait dû aider, était trop absorbé par les souscis administratifs et matériels pour pTêter son attention à ce côté des besoins du pays.Son heure viendrait plus tard.Elle vint en 1924, quand le nouveau departement de l’éducation, prenant en mains la direction de 1 instruction publique, créa un Conseil Général, fonda des bureaux d’administration, désigna des secrétaires particuliers pour les Missions, établit un budget scolaire fixe, dressa un plan d’études, institua une savante gradation des écoles et envoya ses inspecteurs pour mettre le nouveau programme en marche, pour conseiller el contrôler les instituteurs et donner partout une salutaire impulsion.Le gouvernement, en imprimant cette nouvelle orientation, ne se substitua pas aux Missions qui gardèrent la responsabilité et la charge immédiate de leurs écoles.Toutefois, voulant élever le niveau des éludes, il ouvrit le Collège de Makerre qui, avec un corps professoral d’élite, entreprit de former de bous instituteurs et des auxiliaires utiles pour les diverses bran-ones de l'administration: commis-sariat, trésorerie, médecine, agriculture, arpentage, travaux publics, postes et télégraphes.L'Université de Makerere Le pays cependant aspirait à quelque chose de mieux encore.Au cours de l’année 1938, une assemblée fut convoquée à Kampala où siégèrent des délégués de toutes les colonies voisines.On y décida la fondation, à Makerere, d’un collège univcrsita.ic où l’enseignement des sciences et des arts atteindrait un degré “avau cé”, assez voisin de celui des Universités de la métropole, et où les étudiants pourraient s’initier aux éléments des professions reconnues d’utilité publique, sans avoir besoin pour cela de se transporter à grands frais à Oxford, Cambridge, Achimota ou Tuskegce.Quelques jours plus tard, te Duc de Gloucester, de passage, ouvrait officiellement la première tranchée des fondations du nouvel édifice.D’ores et déjà, il est acquis que le programme complet des études sera d’une durée de 18 ans, divisée en trois phases de 6 ans chacune: enseignement primaire donné en luganda dans tes quatre premières classes et en anglais dans les deux dernières; enseignement secondaire préparant aux études supérieures, ou bien s'arrêtant après l’école normale eu technique; enseignement supérieur du collège universitaire dont il a clé parlé plus haut.Il est à remarquer que dans ce pays de cocagne I instruction n’esi lins le privilège des hommes; la jeunesse féminine en jouit largement.Dans ce seul vicariat 14,000 jeunes filles fréquentent les écoles contre un total de 21,000 garçons.Ft lout le monde parvient tant bien qfie mal à trouver l’argent néces- saire pour payer l'écolage.Les instituteurs primaires son’, en général, à la hauteur Xlll!V',l* 1**- ' lines Cypress, en Alberta, et près nionl.lti(m ,]c 19,6 p.e.L’augmenta-de Swan River, Manitoba, mais 011 , ljon ()(, ^ (1*lin cinquième de la n’v a fait que peu ou point de tra- j pro,|lutj0M ost surtout attribuable vaux de mise en valeur.I aux dépenses de guerre.Les < on telle qu’on peut établir un véritable centre de production.La canneberge cultivée à cet endroit est la meilleure que l’on connaisse.Elle a été importée de la ferme dirigée par le Dr Frankin, près de Cap Cod, à proximité de Boston.Bien qu’on ait découvert ir date 68 maladies différentes de la canneberge, des mesures sont prises pour produire un fruit absolument sain à Lemieux.C’est M.Edgar Larocque qui est le régisseur de la ferme.M.Lavoie a aussi déclaré qu’on avait réussi à produire sur l’ile Bi-zard, près île Montréal, une huile de j menthe très riche qui donne une once par 50 livres de menthe.Le ^ Dr Hisi, professeur à Laval, vient ! production de veau est légèrement supérieure à celle de 1938; mais, comme dans le cas des bêtes à cornes, les exportations aux Etals-Unis augmentent brusquement.La consommation de mouton cl d’agneau en 1939 reste inchangée par rapport à l’année précédente.La diminution de la production de montons et d’agneaux est contrebalancée par l’augmentation ries importations de moutons et d’agneaux.La consommation de saindoux en 1939 est estimée à 5.8 livres par tête, augmentation de près d’une livre et demie en regard de l’année précédent.Cette forte avance est attribuable à l’augmentation k" ourquoi la Fiducie?Parce qu’elle corrige les imperfections individuelles: absence, incompétence, inex- perience.insolvabi- donner des renseigne- j passant de chromite au cours de menU confidentiels, lorsqu’on leur l’année, à environ 25 milles à en demande, concernant l’activité l’ouest du village de Westbank, sur a rive ouest du lac Okanngau.Les des agents choisis par les exportateurs canadiens ou celle îles firmes auxquelles ils ont vendu ou vendent.(d) De présenter aux acheteurs ou aux agents possibles les délégués de firmes canadiennes en visite, ou encore de les mettre en contact avec des conseillers juridiques, des interprètes, et îles représentants des banques ou des compagnies de transport.(e) De régler de leur mieux les difficultés qui peuvent surgir entre les exportateurs canadiens et les acheteurs ou agents à l’étranger.Débits bancaires en septembre Le volume des chèques encaissés aux centres de compensation en septembre es! plus considérable qu’au cours du mois précédent, mais il accuse un déclin en regard de septembre 1939.Le total est de 82,571.235.762 contre $2,457,706,218 en août et $2,83ÎÆ5(),702 en septembre 1939.Pendant les neuf premiers mois de 1940 les débits bancaires atteignent un total rie $24,653,179,-987 comparativement à $22.731 -22.3,488 la même période de 1939.En septembre les débits s’établissent comme suit, par région économique (chiffres de septembre 1939 entre parenthèses): Provinces Maritimes, $62,667,729 ($58.652,580); Québec $716,101.848 ($822,306,- 900); Ontario.$1,093,211,887 t premiers mois de l'année courante at teignent une moyenne de 137- plus forte qu’au cours de la même période de 1939.DEVOLUTION et FISC /"OMMJ, autrefois, la dévolution des biens s’opère sans transition en faveur des héritiers légaux ou testa-memaires.Mais elle est maintenant soumise à l’impôt sur le revenu f calculé jusqu’à la date de-la mort/ et à un impôl successoral souvent onéreux et toujours exigible en espèces, à bref délai.U transmission des biens et le règlement de ces impôts demandent des connaissances spéciales.La marché à suivre ne saurait être laissée à l’industrie des héritiers.Nommer un exécuteur testamentaire versé dans ces formalités assurera ta solution rationnelle de ce problème.TRUST wu MONTREAL 112 ouesi, rue Saint-Jacques Exécution de Testaments 4.KNERAU CAN Al» A QUEBEC 71, rue Saint-Picrta Transferts et Gérance p.n iiw /OLUME XXXI — No 261 lE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1940 11 LA VIE SPORTIVE Le Chicago vient jouer à Montréal Une deuxième défaite pour le Concordia Deux joutes dans les séries des Senior Le Canadien jouera sa deuxième partie de la saison, demain soir, la dernière disputée le dimanche, alors que les protégés de Dick Irvin auront à faire face aux Eperviers Noirs de Chicago et les amateurs montréalais ne manqueront pas d’aller encourager notre club Ideal à la victoire.Le Bleu Blanc Bouge a fait excellente figure lors de ses débuts dimanche dernier en tenant tête aux Bruins de Boston pendant soixante-dix minutes pour annuler par un résultat de 1 à 1 et demain les Habitants devraient faire encore mieux et s’assurer leur premier triomphe de la saison.Lors de l’inauguration de la saison locale les jeunes recrues du Canadien étaient encore timides.Ils n’osaient prendre trop de ris-ques craignant les reproches de l’instructeur au cas où une mau- Cornwall, 9.— Les Volants de Cornwall ont infligé sa deuxième défaite de suite au Concordia, par le score de 7 à 4, ici, hier soir, devant 2,800 amateurs.C'est la première victoire des locaux cette saison.Les Volants ont déclassé leurs adversaires pendant la première période, prenant une avance 3-0 dans cet engagement.A la seconde, Concordia a égalé le score, avant que Cornwall compte deux buts pour reprendre une avance qu'il a conservée jusqq’à la fin du match.Jerry Brown et Henry Hayes ont compté deux buts chacun pour les Volants, dont les autres compteurs ont été George Shaw, Boy Dupuis et Cliff Maundrell.Laurent Laframboise, Roger Gaudette, Archambault et Dollard Relhumeur ont compté les buts de Concordia Le jeu a été dénué de brutalité vais, p»s„ sérail faite ou que l'on lrh,cPS manquerait de précision dans les '*• J .’ ., ___ manquerait de préci lancers et plusieurs belles chances furent perdues mais aujourd’hui nos équipiers se sont débarrassé du “trac” et demain soir ils seront plus à l’aise et devraient vaincre les gars de Paul Thompson, qui ont été défaits dans leur première joute contre les Américains de Red Dutton.Nos lignes d’avants ont fait preuve d’une grande rapidité dimanche dernier et nos ailiers ont été fort agressifs pendant que nos joueurs de défense ont été solides et ont donné un excellent support à notre gardien de lints, Bert Gardiner.Le pilote du Tricolore a annoncé cette semaine qu’il adopterait un nouveau système dans la joute de demain soir mais il n’a pas voulu divulguer son secret et c’est avec impatience que nous attendons le moment île pouvoir se rendre compte de la valeur de celte nouvelle “combinaison”.Deux autres joutes seront disputées dans la Ligue Nationale en fin de semaine.Ce soir les Ailes Rouges de Détroit iront rendre visite aux Leafs de Toronto, dans la Ville Reine, pendant que demain le Détroit recevra les Rangers car les Ailes Rouges retourneront à Détroit immédiatement après la joute de ce soir., Le Détroit a une dure besogne sur les bras car les Leafs n’ont pas donné la pleine mesure de leur force la semaine dernière mais nous croyons qu’ils se reprendront ce soir et qu’ils auront raison du Détroit tout comme les Rangers devraient avoir l’avantage sur leurs rivaux demain, même s’ils ont à jouer à l’étranger.faite rude à la troisième.Fred Gardner et Roland Hébert se sont disputé un court combat de boxe dans eet engagement.Le Concordia était toujours privé des services de 'Jos Desrochers et Guy Francoeur, qui n’ont pas encore signé, et de Pete Jotkus, qui est allé à Toronto avec le club de football Montréal, qui rencontrera les Argonauts eet après-midi.Alignement des équipes: Le gerant de Jimmie Rinaldi est exigeant Le nouveau promoteur de boxe, Jimmie McKimmie, s’est déjà mis j à l’oeuvre pour préparer son pro imier programme, qui sera offert le j 19 courant au Forum, mais il sem-(p ; ble rencontrer plusieurs obstacles car les gérants des boxeurs se - ! montrent exigeants et imposent des ïSTr*4 '““T ” “ j Les “Civils JJ Verdun, la visite desjentre Dave Castilloux Jimmie Les Diables Bouges ont gagné une ! se battre avec le champion cana-joute et ils en ont perdu une autre * dien si celui-ci ne pèse pas aj depuis le début de la saison, tandis | moins 138 livres au moment où il que les Sénateurs en seront à leur j montera dans l’arène, premier match de la campagne.j McKimmie a accompli un tour de l,es Sénateurs, dont l’instructeur force en bâclant ce combat qui de-est Gene Chouinard, comptent plu- ; vait figurer comme la seœi-finaie sieurs nouveaux venus dans leur; au gala de championnat Lew-Jen-alignement, entre autres les frères ! kins-Pete Lallo, combat pour le ü-Lemay, Albert et Tony, les cham- j tre poids-léger du monde organisé pions rompteurs dé la ligue Provin-1 par Nat Rogers au Madison Squa-eiale sénior l'hiver dernier.Les au* ! re Garden de New-York, très recrues d’Ottawa sont Genej “Je refuse de faire une marion-Reinhardt, qui était avec les Vo- nette de mon boxeur en le faisant lants de Hull l’an dernier, et Dune j combattre un Castilloux plus léger Chevne, qui était avec les Racers j que lui”, a déclaré Bennett."Si de Harringay.Rinaldi pèse neuf ou dix livres de Les joueurs qui restent de ia sai-1 plus que le Canadien français, sa son dernière sont Trevor Higgin- j victoire sera sans valeur car il va bottom et Louis St-Denis, gardiens i gagner par mise hors de combat, de buts, Stan Pratt, Johnny Wii-lUne victoire sur Castilloux à quel- vaincus par les Hussards Importantes rencontres pour lulle et Miller est depuis quelque temps considéré comme un des plus solides athlètes de 200 livres qu’on ait vus dans l’arène locale.Voici quelles seront les autres renesontres de la soirée de mardi ITIOfrlv nv*/lS*koîn au Saint-Jacques: Eddie Marquette Mid* Ql prOCMdin vs Alex Tesluck, 30 minutes ou une ! au Harry Madison sera de nouveau ! programme de la prochaine | chute: Henri Pilotte vs Kid Brown, 30 minutes ou une chute.Le maire de Val-d'Or tué par un convoi Les Militaires ont eu raison des j Civils, hier soir, au Forum, dans la joute-bénéfice disputée en pré-, ., - „ i scncc de plusieurs milliers de per- seance de lutte du promoteur Ray; sonnes et c’est par un résultat de Lamontagne, au Saint-Jacques, et ! R à 5 que les Hussards, dirigés par , .bouillant et rude lutteur irlan-Dave Campbell, ont eu raison de ^fls ,con\Pte bien mettre une autre j l’équipe, qui était sous la direction vi.C Oi.^e.a ?on credit maigre qu il ; de Frank Patrick lad affaire a un athlete de grande; Chacune des deux équipes aux I ,cnommfe' Ln t'ffet Madison sera j Taché maire de Val d’Or nr ses était formée des meilleurs 0,,P°Se a hrank Valois dans la fi- y „ .f,ac , ’uma,.re ae Val d ur’ P1 , .e’ait 1yaleur* ^ Russell | W ashington, a finalement capitule Le révérend C.E.Combe a fait i fPrèf lon.*u* «fP05**!™ l’éloge du courage de Gardner.‘La | baseball du soir, et il a ani ne.veille de sa mort, il a montré le ! hier que les Sénateurs joueio^ sionnels de la métropole.Inutile d’ajouter que la partie a été des plus enlevante du commencement à.la fin car pas un seul instant l’allure des hostilités n’a perdu de son entrain du début.Bien que les clubs adversaires aient bataillé ferme.celte joute a été l’une des plus rapides que nous ayons vues depuis longtemps.Cinq punitions seulement ont été données par les arbitres au cours de la partie.Plusieurs dirigeants des forces canadiennes ont assisté à la partie d’hier soir, la première du genre, dont les recettes seront versées aux deux régiments qui ont orgar nisé le match.Le régiment de Châteaugufly était tout particulièrement bien représenté en la circonstance.L’officier commandant du régiment de Châteauguay, le lieutenant-colonel Hector Moreau, a fait montre d’un rival au tapis.La semaine dernière Madison faisait sa rentrée dans l’arène du Marché Saint-Jacques alors qu’il envoyait Tony Parkins à l’hôpital tout comme il l’avait fait précédemment avec Jacques Trudeau, Zelis Amliara, Victor Delamarre et Arthur Legrand.La blessure infligée à Parkins la semaine dernière était purement le résultat d’un accident mais il faut reconnaître que l’Irlandais lutte durement et que (es rivaux doivent, être très prudents du commencement à la fin.Ce match promet d’être le plus sensationnel vu depuis longtemps au Saint-Jacques et tout porte à croire que l’assistance sera nombreuse.Il y aura un match d’une heure au marché Saint-Jacques mardi pro- mobile avec un convoi du Canadien National à un passage à niveau.M.Bouziane conduisait le maire de Val d’Or à Bov d’Or.Ils s’étaient arrêtés à Malartic quelques instants auparavant.Le maire, qui tenta de sauter de la voiture, u été traîné par la locomotive sur une distance d’une centaine de pieds.M.Bouziane a été lancé dans un fossé situé à une quinzaine de pieds de la voie.Sous le feu des avions italiens Londres, 9 (C.P.) —- Une dépêche à l’Agence Reuteurs révèle que chain.Ce match mettra aux prises : le débarquement dès troupes an- cmml rvcnrii «nortif oui niériipMac^ Miller et René Bélnir, deux glaises dans Tile de Crète s’est ef-it’ê'rp mentionné Afin He normet- i des meilleurs poids-lourds de cette fectué sous le feu des avions de ire miv officiers dit réffimeni .i'.,.! ville.Bélair s’est maintes fois signa-’ bombardement italiens qui vo- tre aux officiers du régiment d’as sister à cette partie organisée par les Hussards, il a contremandé une assemblée mensuelle des officiers et avancé d’une demi-heure le dîner régimentaire.Les fanfares du régiment des Fusiliers Mont-Royal et du régi- i ment des Hussards ont fait les frais | de la musique au cours de la soirée, | Alignement des équipes: HUSSARDS.— Buts: Bibeault; t défenses: douille et McCurry; cen- I tre: Tracey: ailes: Ramsey et Des-| biens.Subs.: Bouchard, Tomalty, Tudin, Blake, Haynes, Sand, De- j mers, Bessette, Rossignol, Mahaf- ! fey.Davis.CIVILS.— Buts: Gardiner; défenses: Janke et Grabowski; centre: Laeh; ailes: Trudel et Adams.Subs.: Burns, Courteau, Gormann, O’Connor.Morin.Première période signt lé à l’attention des amateurs de I laient à faible altitude.Cartes Professionnelles et Cartes d Affaires ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons les Communauté» R«U Kleuxee é t» prévaîolr U» nos service* Ourtlcullrm 441.Sf-Françoii-Xavio» - Montréal Tél.MArqurtle 33*3-2384 AVOCATS Son opposition même courage et le même esprit combatif qu’à ses beaux jours comme joueur de hockey, a dit M.Comb.Je Tai connu, peut-être pas aussi bien que certains d’entre vous, mais je sais qu’il a bataillé jusqu’à la fin.” Parmi ceux qui ont assisté aux funérailles, on compte: W.Barnes, A.L.Wilson, W.E, Turiff.H.B.Timmins, W.WT.White, E.Tucker, H.Wakefield, F.R.Davis, Warren Peck, James McAllister, J.P.Bro-phy, C.E.Garrow, “Happy” Hamilton.A.W.Buckland, E.Euther-land, John Stormont, J.J.Lynch, Robert A.Willis, W.G.Newman, W.Norlhey, capt.R.E.Mullins, S.Simons, Fred Quinn, Mme T.E.Hodge, John P.Boyle, W.H.McCloskey, Jean Bourdon, Archie Wilcox, E.Farmey, Sydney Pelts "Newsy" Lalonde, R.A.Dryden, Frank Lussier, George L.Baring, A.C.Sargent, W, R.Young, M.el Mme A.L.Storey, Mme N.E.Prit- ! sept parties sous Ise réflecteurs la saison prochaine.Lorsque le baseball du soir a élê proposé pour les ligues majeures, Griffith, qui s’occupe activement de baseball depuis plus de 50 ans, s’y est opposé vigoureusement.Un club, et puis un autre ont installé des réflecteurs, cependant, et chaque fois, Griffith a déploré la situation.Mais lorsqu’il a constaté : que ces joules du soir augmentaient considérablement les recel 1—Hussards, Bouchard 7.21 2— Hussards, Bouchard 9.01 3—Hussards.Rossignol 18.29 Punition: Bessette.Deuxième période 4—Hussards, Haynes 4.40 5—Civils, Courteau 7.40 fi—Civils, Courteau 7 —Civils, Heffernan 8.55 15.09 8—Hussards, Blake 15.48 Punition: Tracey.Troisième période 9—Civils, Morin 4.28 10—Civils.O’Connor 5.09 11—Hussards.Mahaffey 7.27 ÀMtol# Vmi 1er.C.R Out Vanler.OR Vanicr O’ Vanier AVOCATS ST oumt.m*' Salnt-Jacque* Tél.HArbour 2*4* LaRUE O TRUDEL Comptab.e* Aerl'éa — Chartered A ivou n (an t * '.-Arthur î .a K i je, (J.A Maurice Charte», C.A A.-tëmile Beauvais, C.A Iran-Paui Gauthier.C.A.Maurice Boulanger, C.A lacquee I.aRue.C.A.I.ionel Rousein, C A I.ueîen-P.Bélair C.A Oollarc! Huot.C.A.Paul-K Brunet.C.A.R.-A Rondeau, C.A Montré* — Québa.DACTYLOGRAPHES k*.Punitions: Trudel, Goupille, Jan- Combat revanche entre Gentile et Dubrofsky BREVETS D’INVENTIONS MANUEL de L INVIHTEUR GRATJi (Ui* INVEHTItHS >EMANU£ Les combats revanches sont à l’ordre du jour depuis quelque temps aux tournois de boxe amateur présentés au marché St-Jac-mips et infailliblement ont fourni des combats des plus intéressants.J Mercredi soir prochain, un autre combat revanche sera à l'affiche et il promet de surpasser ceux du gen INVENTIONS Protégées en tous P»?».Demande* le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc, MARION & MARION Fondée en 1892 12*5, rue Université.Montréal 44 DU NOUVEAU Assortiment complet Underwood ~ Remington.Royal Portatif et Standard.Machines * Additionner.Calculateurs, Proter- _ leurs de Chèque*.Pupitre*, etc., etc.Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse: 44 St-Isequet O.HArbour 69*8 R.-T.Armand, prop.ROYAL, REMINGTON.UNDERWOOD SIlencliMii, régulier et portatif.Protecteure de chèques et ameublement de bureau.Machine* ft additionner.Service.N.MARTINEAU & FILS 1A18.me BLEURY BR.Ztl* Entre le* rue* Vitré et Lagiuchatoère ENCADREURS tes, il s'est mis a songer, et il a sui- j rp qUj furC|it présentés dans le pas- vi l’exemple des autres.Clark a suggéré que si'les nvi se.En effet, la rencontre principale Protégée* en tous pas* Demande* le manuel traitant dea Breveta, marques d* commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 12*5.ru* Université.Montréal Wisintainer & Fila K» SOULEVAI D ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS MfcUlUDji - Cadre* - Miroir» Réparation* d* cadre* #t miroir* LA oc.22 64 COMPTABLES que toutes les parties, excepté le samedi et le dimanche soient jouées le soir pendant le mois de juin, le mois de juillet et le mois ^ , d’ao’t”.Les autres clubs de la li- chard, J.H.Rothwell.J.R.Play- j Rlle Américaine ne consentiront mettre à l’oeuvre, il serait parvenu ! r'- 1 ” r‘ - Tv 1 —1 ‘ ’ ! nrnhnhiompni nas » cen.mais remporter là décision, car il avait1 midable eogneur et venant tout près de te mettre hors de combat à la | cinquième ronde.Il n'y a aucun doute que si Gcn-j j tile n’avail pas été si lent à se fair, J.H.Box, I).L.Grant, Arch.| probabiement pas à ceci, mais Moir, L.G.Moir.P.G.Feeney, Griffith est d avis que, tot ou tard Ernie Garon, William Slater, Mlle H.Derbyshire, Fred Marcum, Mlle A.Crawford, E, II.Lang, Mme J.T Américaine aussi bien que la Nationale agira de cette façon.Edward J.Eynon, le secrétaire Fitzgerald, Mme G.Morgan, George i des Sénateurs, a dit que Je système Whitaker, George Winter, Mme J I de réflecteurs qui sera installé au Rangers .Détroit .Américains Canadiens .Boston .Chicago .Toronto .0 0 9 9 LIGUE AMERICAINE (Section est) J.G.P.N.P.C.Pt Springfield .4 2 9 2 10 5 6 Providence .4229994 Philadelphie 3 1 1 1 8 10 3 New-Haven .3 0 1 2 4 5 2 (Section ouest) de nos sportsmen ci.vei.^ T.a Sportsmen's Association de Montréal donnera sa réunion le 29 novembre, à l’hôtel Mt-Royal sous forinc d’un smoker.On présidera à la remise des re-PAssociation à l'athlète de Montreal ou du district, ayant fait la meilleure figure el s’étant comporté avec le plus de décorum en 1949.On émellra aussi des cerlifi-rats aux athlètes ayant remporté le championnat du Canada pour leurs villes au cours des douze derniers mois.L’an dernier, le trophée de la Sporlstncn’s fut également partagé entre Honnie Pewrone, joueur de football de McGill, cl Jos.Gagnon, boxeur amateur.La nomination pour le trophée do ^Association prendra fin le 12 novembre.Hershey Buffalo Indianapolis 3 G.P.N.P.C.Pt 3 9 9 Ifi 7 fi 1 2 1 8 12 3 1 2 1 12 14 3 110 5 6 2 921 6 10 1 LIGUE SENIOR Canadiens Boyaux .Cornwall .Québec .Verdun .Ottawa .Concordia J.G.P.N.P.C.Pt 1 1 1 1 1 fi 0 0 0 9 0 4 0 11 9 0 0 0 1 2 9 7 7 7 10 9 9 fi 11 Pusie est porti Jean Pusie, joueur de hockey de Ghambly, est parti hier soir pour aller porter les couleurs d’une nouvelle équipe dans In ligue de la Côte du Pacifique: Seatlb»- Slade Griffith coulera environ $130,000.Les autres clubs qui jouent des parties du soir sont, dans PAtnéricaine, Cleveland, Chicago, St-Louis et Philadelphie; dans la Nationale, Brooklyn, Cincinnati, New-York, Philadelphie, St-Louis, Pittsburgh et Philadelphie.C.Horton, Mme M.Whatley, Mm< H.J.Taylor, J.W.Humphrey, James Trainor, Mme Arthur Smith, Mme G.McKenzie.Cooper Smea-lon, Dave Campbell, R.J.Chalmers, Donald Smith, Mlle G.La-combe, W.S.Wilson, W.J.(Bill) Donohue, William Rickey, IL Letters, Mark Brown, J.H.Dixon, D.G.Lamothe, Jules Dugal, E.E.Dowden.W, J.Morrison, W.E.O’Loughlin, E.Ellard, Mlle Mary Manoley, L.E.Barrett, Mme W.j.Mitchell, L.Lamoureux, George S.Loucks, W.McLean, M.el Mme L.Adamson, Frank Green leaf, W.Gallagher, Bill O'Brien, H.B.’Tompkins, Harold D.Petersen, H.C.j "res "places O.- Montréal Tcléphon«i HArbour 1553 Spc* i.« li t os : h i Arbour SS 14 K \ V,M F, N?1 ) K L A Y1 : , AJUSTEMENT DK YEHIiES A.PHANEUFfl.MESSIER OPTOMETRISTE S-OPT’Cl F.NS ’ f f>7 " .Dr, m ' Montré n H REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité» ; meuble.» et matela* »ui command» stn*l ou» réparation».Estimés «ratuIU «ur demand*.*886 Henri-lulien - T.' 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