Le devoir, 30 septembre 1939, samedi 30 septembre 1939
Montréal, samedi 30 saptembra 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 29S4 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Rédacteur en chef : Orner HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER VOLUME XXX — Na 229 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA S6.00 (Saut Montréal et la banlieue' E -Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Un million de Roumains sous les armes Il y a la propagande.et il y a le bons sens La Roumanie se protège plus efficacement La guerre contemporaine marche propagande au poing.C'est l’une des armes les plus efficaces des belligérants quand ils savent la manier.La propagande est-elle intelligente, dosée, nuancée, discrète?Elle est efficace.Est-elle brutale, violente, fausse, mai dirigée?Elle nuit.La bonne propagande est une grenade de haute qualité.L’autre dépasse le but ou tombe court Qui veut gagner la guerre doit user d’une propagande toute de tact, de discernement.* * ¥ L’autre jour, à Londres, lord Macmillan, ministre de l'Information, a déclaré (voir les journaux du 27): “Adolf Hitler est le meilleur propagandiste que peut avoir l’Angleterre aux Etats-Unis’’.Il aurait pu ajouter: “et aussi, que peut avoir la France, sans doute’’.Ceux qui ont, (à et là, protesté contre le fait que Radio^Canada ait fail entendre au Canada le discours de Hitler à Dantzig n’ont guère soupçonné quel effet pareils discours haletants produisent chez ceux qui les écoutent.Cela ne ressemble à rien de ce que disent des hommes dont la grande éloquence soulève, emporte, et qui gagnent aussi notre assentiment par la vigueur de leur pensée, le don merveilleusement convaincant de leur raisonnement.On comprend le mot de lord Macmillan, sur Hitler, le meilleur des propagandistes, aux Etats-Unis, pour le compte des Alliés.Ceux-ci ne croient cependant pas devoir négliger de fournir à ce pays “toute l’information qu’il peut désirer”, a dit le ministre.On sait, après l’expérience de 1914, ce que cela veut dire.Lord Beaverbrook affirme, il est vrai, que le ministère anglais de l'Information n'est pas à la hauteur et que ces semaines-ci les Allemands l’ont enfoncé, — jugement repris çà et là par des journaux américains ou anglo-caaa-diens (voir en particulier le Globe & Mail du 27 septembre, article de J.V.McAree, ramassant et condensant les griefs exprimés à ce sujet à New-York et ailleurs).Cela s'ajustera.On peut y compter.La propagande massive anglaise, de 1914 à 1917, surtout aux Etats-Unis, où la dirigea sir Gilbert Parker, fut subtile et insinuante, tandis que celle de l’Allemagne fut nettement inférieure, parce qu elle exagérait plus visiblement que l’autre.L’Angleterre, cette fois, avait pris une sensible avance.L’auteur américain d’un livre récent (Propaganda for War, par le Dr H.L.Peterson, de l’Université de l’Oklahoma) ne croit pas qu’elle soit inférieure, encore cette année: car il affirme que la propagande alliée sera l’un des facteurs déterminants du conflit européen présent, comme elle le fut de 1914 à 1918.“Les Alliés, dit-il, sont de maîtres propagandistes”.Il ajoute, bien qu’il ne paraisse pas outre mesure sympathique envers quelque belligérant que ce soit: “Les Allemands n’ont pas d’amis; leurs mauvaises manières, leur conduite politique stupide devront fournir du matériel de choix à la propagande anglo-française” (dépêche de l’Associafed Press au Times de New-York, 24 septembre).On a déjà vu comme celle-ci peut être experte à souligner, à magnifier les faiblesses de l’adversaire.une fois qu'elle est bien lancée.C’est le démarrage qui est difficile.¥ ¥ ¥ Nous connaîtrons, nous aussi, la propagande écrite ou parlée, pour l’avoir déjà connue sous ces deux formes, comme par l’illustration, en temps de guerre et en temps de paix.Il y en eut de la fort intelligente, de la convaincante, de la persuasive, chez nous, de 1919 à 1939; l’autre n’eut rien de tout cela: elle fut malhabile, stupide, embarrassante même.De nos visiteurs étrangers, en temps de paix, les uns avaient des manières, de l’entregent.Us n’appuyaient pas: c’est à peine s'ils effleuraient.D’aucuns, par contre, tout à fait dépourvus de psychologie et de plausibilité élémentaires, s’imaginaient enfoncer le trait, alors que c’était eux qui s'enfonçaient.On en entendit jadis nous parler de devoirs d’un ton sentencieux, impératif et catégorique, si l’on peut dire; à tel point qu’ils donnaient envie de les contredire à des gens fort sympathiques à la cause pour de bon chère à ces propagandistes, ; mais qui la défendaient en vérité si mal.Ils la trahissaient.; L’orateur qui le prend de haut peut, chez certaines gens, faire fléchir, emporter l’assentiment.Parmi ceux qui pensent, analysent et réfléchissent, qu’il faut à la fois convaincre et persuader, cette manière forte ne donne rien.Elle met en garde, irrite, diminue la valeur de la cause mal exposée, présentée sous un biais qui blesse au lieu de convaincre, de persuader.Pour notre province,—les Anglo-Canadiens veulent une tout autre propagande que celle que l’on destine à des esprits de descendance, de formation françaises, — la vraie propagande, la meilleure, c’est celle qui n’en est pas, ou si peu que cela est quasi imperceptible.Pendant la dernière guerre, tels de nos visiteurs français qui firent chez nous le meilleur travail, si l’on peut dire, furent des hommes qui n'étaient pas venus ici pour mener de campagne de propagande.Mêlés à nous, ils causaient, nous parlant simplement de leur pays, de sa haute culture, de ses épreuves, de ses mérites, même de ses faiblesses: du péril qui menaçait leur patrie et de la manière qu’ils comptaient y échapper.Il en fut ainsi, par exemple, de M.de Lapradelle, juriste de premier ordre, ami des Canadiens de la langue française.Il avait étudié et compris notre situation: il tâcha de comprendre notre point de vue, par rapport à la guerre, ne se scandalisant pas de l’attitude de tels et tels groupes d’esprit inquisitif et qui voulaient aller au fond des raisonnements du visiteur.Celui-là fit de l’excellente besogne, sans verser dans la propagande tout court.Tandis que d’autres, en mission officielle reconnue, l’ayant pris de trop haut, sur un ton doctrinal et grondeur, durent repasser l’Atlantique, n’ayant convaincu personne, sauf un petit clan de gens d’avance sympathiques.Propagande et peine perdues.¥ ¥ ¥ Tous tant que nous sommes, dans le Québec, nous admirons la culture française.Nous la goûtons.Elle est pour nous d’un contact indispensable et précieux.Il nous la faut.C'est à cause de cela que, sans tâcher d’y dépister le plus mince souci de propagande, des milliers de gens lurent, la gorge contractée d’émotion, le remarquable article de M.Etiê'nne Gilson: La France sous les armes, dans le Devoir du 26, reproduit du Soleil de la veille.La France sous les armes, c’était un texte des plus persuasifs, sans un mot de politique, sans leçon hautaine, sans la moindre trace de morale adressée à des gens de langue française d’Amérique qui veulent être d’Amérique, sans le moindre souci de rechercher l’assentiment, de paraître même le solliciter.Tableau magnifique, en quelques centaines de lignes, d’une nation menacée, qui tait scs critiques, oublie scs divisions dans l’ordre, dans “une vaste, unique et totale obéissance”, dans une discipline imbrisable, fait front avec calme à “la criminelle monstruosité de la guerre” et qui est résolue à tenir jusqu’au bout.Entre temps elle accomplit sa besogne quotidienne, face au devoir particulier imposé à chacun par les nécessités de l’heure.Un tel article, d’une si haute sobriété de ton, voilà plus et mieux que de la propagande.Si ceux qui devront venir d'Europe nous exposer les ennuis de leurs pays, ces mois-ci, avaient tous pareil accent, savaient tous nous parler de cette manière amicale et d’une aussi calme dignité.On voudra nous épargner les récits fantaisistes, le bourrage banâl de crâne, les histoires larmoyantes autant qu’imaginées.Qu’on nous fasse grâce de tous les clichés.Ils nous ont rendus sceptiques.La vraie, la meilleure propagande?Ce serait simplement de nous tenir, sans chercher à faire de la propagande, des propos véridiques, judicieux, tels que ceux de M.Gilson, aussi dépouillés de toute fausse sentimentalité, aussi gonflés de bon sens, de saine philosophie de la vie, et s’appuyant d’abord sur les faits et la raison.Georges PELLETIER Notes de voyage Voix françaises iv Quelques heures d peine après Vinvasion de la Pologne par les troupes d'Allemagne, le pacte d’affectueuse amitié séculaire entre la vieille France et les descendants de ceux qui apportèrent, jadis, en Amérique, la civilisation et la foi, se cimentait de nouveau ¦— et cette fois dans la capitale américaine, Washington, qui, en celle circonstance, était le lieu de rendez-vous de l'ancienne et de la jeune civilisation française.Cette page — l’une des plus simples et des plus émouvantes du XVIIle congrès international de Fax Romana, — s’écrivait à Washington, sans phrases vaines ni promesses superflues, à l’ombre de la Catholic University of America, dans la calme retraite de Saint-Sulpice el au pied d’une souriante Madone.Il y avait ld deux groupes apparemment distincts mais qui, au fond, n’en formaient qu’un par les liens ténus du coeur, de l’esprit et du sang qui les rattachent, par-delà les mers ou les océans.Entre ces Français de Paris, de la province française, de la Belgique ou de la Suisse et ces Canadiens français, l’accent du langage différait sans doute mais l’accent de l’Ame donnait le même son.A cette heure d’angolssc toute particulière, et sur ce sol, hospitalier mais étranger, des Etals-Unis, les uns et les autres sentaient le besoin instinctif de se rapprocher dans un commun amour pour la France menacée.Nous avons donné écho, il y a ?uelque temps.A ces nobles vo/x rançatses qui se sont alors élevées chez les Messieurs de Sainl-Sulptce, d Washington: voix de Son Excel- lence Mgr Beaussart et de l’incomparable abbé Grèmaud.Ne rappelons des paroles prononcées en cette grave circonstance par l’auxiliaire de l’archevêque de Paris que celles-ci, qui touchent spécialement les coeurs canadiens: “L’amitié canadienne fera de cette .journée un événement lumineux de confiance”.Nous n’avons pas encore eu l’occasion de rapporter ces autres paroles de Mgr Beaussart — l’évêque à la voix d’or, — prononcées lors du premier rassemblement des congressistes de Fax Romana, dans le sympathique couvent de Man-hattanville: “On ne sait pas, disait-il, ce qui peut sortir, pour le bien ou pour le mal, d’un groupe d'élite aussi puissant que celui de Fax Romana.Pour ce qui est de ce mouvement, je suis sûr que ce qui peut en sortir n’est peut-être pas la paix du monde, mais ce sera certainement de beaux jours pour la paix du Christ dans le royaume du Christ, Quelles que soient les perspectives que nous pouvons avoir et les inquiétudes que nous puissions concevoir, il faut croire à la victoire et nous tourner vers le Pape, qui apparat! aujourd'hui comme le Prince de la Paix." Dans une autre circonstance, toujours au début du congrès, Mgr Beaussart nous disait: “Il existe actuellement une forte tension entre certaines nations: mais, pardessus toutes ces difficultés de l’heure, nous devons nous retrouver dans le trésor de la catholicité." Et ces autres paroles de Mgr l’auxiliaire de Parts ne sont-elles pas magnifiques: "Malgré les frontières, malgré les océans, nos coeurs se retrouvent tel: nous rivons dans la préfiguration du monde.demain: du Ciell" D’autres voix françaises sc sont fait fréquemment entendre, au cours du congrès.Ne signalons que celles de M.Roger Millot, président de la Fédération catholique des étudiants de Paris et vice-président de Fax Romana, et de M.l’abbé Joseph Grèmaud, l’un (les fondateurs et te.secrétaire général de ce grand mouvement catholique.Jamais les Canadiens français — ils étaient près d’une centaine — qui ont participé à ces assises uni ques n’oublieront cette réunion intime de leur groupe, sous la présidence de M.Johnson, la veille du départ de Washington des congressistes; réunion intime tombant a une heure, où les nouvelles d’Europe étaient de plus en plus graves el alors que les coeurs français, belges, suisses — tout comme les coeurs polonais el allemands du congrès — se sentaient pris dans un étau douloureux.Des journalistes canadiens présents à la réunion — ils étaient peu nombreux — seul celui du Devoir « fait violence à son émotion pour saisir son carnet de notes el son crayon afin de communiquer aux lecteurs de son journal l’atmosphère de cette soirée si émouvante.M.l’abbé Grèmaud et M.Millot avaient été invités par le président de la délégation canadienne, à l'insu de celle-ci, d venir saluer les Canadiens.M.Millot.très ému dès le premier moment, dit quelques mots qui sc sont achevés dans un lourd sanglot, Ce fut un incident d’un caractère tel que jamais ceux qui y ont assisté ne sauraient l’oublier.Le vice-président de.Fax Romana dit, en cette circonstance, des paroles qui sont allées jusqu’au fond des coeurs canadiens.Il nous a dit, entre autres, combien lui et ses compatriotes avaient été non seulement surpris mais fiers de constater la valeur de la délégation canadienne qui, dit-il, s’est placée dès le début, au tout premier plan, et qui par sa gaieté de bon aloi, a réconforté ses cousins de Franc ', si désempares par la nouvelle de la guerre.Quant à M.l’abbc Grèmaud.voici le texte — exclusif au Devoir — des paroles qu’il a dites, d'une voix bouleversée par l’émotion, ce soir-là, et au cours de cette reunion très intime: “Depuis dix-huit ans d’expérience à Fax Romana, j’ai été, bien souvent, extrêmement déçu des résultats obtenus par notre mouvement.11 y a d’abord cette question du mélange des races, de l’iiis-toire respective des différents pays, des traditions toutes belles en elles-mêmes, qui complique nécessairement le devoir de charité.“Par contre, j’ai eu de multiples consolations dont l’une des plus grandes a certainement etc mon premier voyage au Canada, il y a quelques années.J’étais allé dans votre émouvant pays pour tenter d’intéresser les étudiants canadiens à Fax Romana.J’en suis reparti en nie disant que c’était au Canada que serait l’appui futur le plus efficace de Fax Romana, en Amérique du Nord.“Je veux vous dire, mes très chers Canadiens, combien je suis louché, combien je suis emu de l’esprit que vous avez apporte à ce congrès, combien je suis fier du rôle de premier plan que vous y avez joué et que vous continuez à y jouer.Mon coeur ne saurait vous remercier assez de la confiance que vous me témoignez.Je répondrai à cette confiance en vous donnant, si vous me le permettez, quelques conseils.“Le grand problème qui se pose pour les fédérations catholiques d’étudiants c’est que -— si celles-ci veulent donner leur pleine valeur, leur plein rendement, elles devront rester restreinles dans leur activité.“Il faut créer, un mouvement d’élite profondénWat imprégné de catholicisme et p!*»-’rapt clans lous les milieux.“Je n’ai pas à vous donner de directives mais je pense que pour vous, jeunes catholiques du Canada, les formules — et je dirai même l’organisation — importent moins que l’action.Le succès dépendra de votre action individuelle et de ceiit flamme de charité que le Christ a mise en vous.“Que sera l’avenir de Fax Romand?Il est évident que si l’Europe est mise à feu et à sang, l’oeuvre de Pax Romana sera provisoirement suspendue.Mais, ne pounail-ciie devenir alois une oeuvre d’aide aux belligérants, aux prisonniers et aux blessés de guerre?Est-ce que Pax Romana, qui a voulu être une oeuvre de charité, d’entr’aide mutuelle, ne pourrait être transformée de façon à continuer, dans la guerre, son oeuvre de paix?“C’est dans cette intention, et parce que j’ai été profondément ému do constater combien vous ressentez les événements européens actuels, que, parmi loules les nations représentées au congrès, c’est à la vôtre surtout que je songe pour continuer l’oeuvre de Pax Romana.Il faudra que nous puissions faire appel à vous, jeunes étudianls du Canada catholique, au cas où ia guerre nous forcerait à transporter le secrétariat général de Pax Romana en Amérique.“Mes chers amis du Canada, j'ai décidé de garder, malgré les heures douloureuses du moment, le secrétariat de Pax Romana et je rompte recevoir régulièrement et fréquemment vos messages.“J’espère, en vous quittant ce soir, que nous continuerons à cire unis dans la communauté de la prière et que vous serez, vous, demain, les efficaces soutiens de Pax Romana’'.¥ ¥ ¥ Voix françaises, accents st nobles et émouvants, voix si douces ci mélodieuses gn’il fait si bon entendre dans la ficre république américaine, jamais nous ne vous oublierons! Lucien DESBIENS Le nouveau premier ministre roumain Argetoiano ne perd pas son temps et fait adopter une série de mesures importantes poar assurer en particulier la protection de la Bessarabie contre une attaque éventuelle des Soviets — Bukarest peut disposer de 1,800,000 hommes, dont 1,000,000 sont déjà sous les armes-Les menaces bulgare et hongroise 120 PRONAZIS INTERNES A KINGSTON Voici, d'après les dépêchés de la nuit, les derniers développements dans la situation européenne: Le ministre des vivres annonce, à Londres, que le rationnement commencera, en Angleterre, dans quelques semaines.En retour d'une formule qu'ils signent actuellement, des millions d'Anglais recevront une 1 carte d'identité — de rigueur pour tout le monde — ainsi qu'un livre de rationnement.¥ ¥ ¥ On révèle, au Canada, que depuis l'état de guerre cent-vingt pro-nozis ont été arrêtés et sont présentement internés à Kingston; trois cents outres ont été interrogés par la police fédérale puis laissés en liberté.¥ ¥ ¥ La Roumanie, menacée par les visées territoriale; de la Russie, de la Hongrie et de la Bulgarie, s'occupe de se protéger plus efficacement et renforce, en particulier, la défense de la Bessarabie.On rappelle que le nouveau premier ministre roumain, M.Constantin Argetoiano, a fort contribué à entraîner la Roumanie du côté des Alliés, durant la guerre de 1914.¥ ¥ ¥ Hier, une escadrille de la Royal Air Force a attaqué la flotte allemande, dans la baie de Heligoland.Quel- ques-uns des avions ne sont pas encore de retour.¥ ¥ ¥ On apprend qu'il y a eu un incendie à bord du navire-école “Caledonia".Ce paquebot, qui est l'ancien "Majestic", était le plus gros navire du monde, avant le lancement de la "Normandie".L'incendie ne serait pas attribuable à l'ennemi et on aurait réussi à le maîtriser.¥ ¥ ¥ La Pologne proteste officiellement contre le pacte germano-russe du Kremlin qui partage le territoire polonais entre les nazis et les soviets.Elle considéré "cet acte de violence brutale comme nul et non avenu".¥ ¥ ¥ Stockholm proteste, pour la deuxième fois en deux jours, auprès de Berlin, contre le torpillage de navires suédois.¥ ¥ ¥ L'ex-kaiscr Guillaume, exilé à Doom, en Hollande, s'intéresse à la guerre européenne mais sans prendre officiellement parti.¥ ¥ ¥ Le "Bremen" serait en sûreté avec 42 autres navires allemands, dans le port russe de Murmansk.Bloc-notes Disette dans l’abondance Ce qui actuellement intrigue, à bon droit, le consommateur, qui va même jusqu’à l’indisposer, c’est qu’il entend dire par des voix, semble-t-il.autorisées, notamment celle de la Commission fédérale qui est chargée de contrôler l’approvisionnement el les nrix des denrées, qu’il n’y a aucun danger de disetle, qu’il y a même, dans notre pays, abondance de tout ce qui est nécessaire aux besoins de la population.Comment alors expliquer, au milieu de l’abondance, une disetle de celle denrée nécessaire, voire indispensable, qu’est le sucre?Comment expliquer que celle autre denrée d’usage courant, le beurre, ait vu monter son prix de â ou 0 cents la livre, même davantage, depuis trois semaines?Encore le mois dernier, c’est-à-dire au mois d’août, le gouvernement fédéral, pour débarrasser le marché d’un surplus de production dont l’induslrie lailic-re avait à sc plaindre, faisait des distributions gratuites de beurre au^t familles des chômeurs du se-cotrs direct.L’on n’a certes pas disposé de toute la surproduction de beurre, bien loin de là.11 reste dans nos entrepôts plus de beurre que le pays n’en peut consommer el exporter.Les prix ont monté quand même, ils restent hauts.Citizen, d’Ottawa, que l’on ne peut soupçonner d’antipathie à l’en-droit du gouvernement et de ses mesures de guerre, s’étonne de la disette et des hausses de prix: “Dans le cas du beurre, il n’y a encore que quelques mois, le gouvernement jugeait à propos d’en faire la distribution gratuite aux indigents.La guerre a tout de suite fait monter les prix.Pourquoi?Les stocks sont toujours aussi considérables et la production continue comme auparavant.La production de la seule province d’Ontario, cette année, à venir jusqu’au mois d’août, a été do fil,455,000 livres, soit à peine moindre que la production de la période correspondante de l’année dernière.Les stocks de beurre dans tout le pays, au 1er août, étaient de 45,644,000 livres.“Les hausses du sucre paraissent encore moins justifiables.L’industrie canadienne du sucre de belle-rave, pour ne mentionner que celle-là, a augmenté sa production annuelle de 50.1100,000 de livres, en 1018, à 148,000,000 de livres, en 1939.Au cours du premier semestre de la présente année, le Canada, a produit 387,009,000 de livres de sucre.Les stocks en mains, au 15 juillet, étaient de 132,662,000 livres.” ¦ Four le sucre et pour le beurre, il paraît bien y avoir accaparement et tentative de profilage.A cela, il convient, au plus lot, de mettre bon ordre.En vue de 1942 Les gens de l’hotcl de ville, malgré la guerre et scs misères, ne perdent pas de vue que, dans deux ans et quelques mois, la ville de Montréal doit célébrer le trois-cenlième anniversaire de sa fondation.Le président du comité exécutif, M.Jean-Marie Savignac, a eu, ces jours derniers, une conférence avec la directeur fies travaux publics, M.J.-E.Blanchard, et il a été question d’entreprendre, d’ici 1942, le nettoyage, le lavage et, au besoin, la restauration, des statues et des monuments qui se trouvent dans notre bonne et belle ville.L’idée peut certes être excellente, pourvu qu’on ne la pousse pas jusqu’au blanchissage, inclusivement, des susdits monuments et statues.Ceux qui ont connu le Montréal du temps de la grande guerre, celle fie 1914-1918, se souviennent qu’à celte époque, le maire, M.Médéric Martin, avait eu l'idée incongrue de faire passer au blanc les murs extérieurs de l’hô-tef de ville, l’ancien hôtel de ville, subséquemment incendié.Des malins parlaient de sépulcre blanchi.Nettoyons pour 1912.mais ne blanchissons pas ce qui ne doit pas l’être.Un beau monument n’a rien à redouter fie la patine du temps et fies autans.E.B.Le carnet du grincheux Sans savoir qui M.Duplessis désirerait voir à la place de M.Lapointe et de ses collègues, on se doute que ce serait des hommes respectueux de l'autonomie provinciale tout comme de l’autonomie du Canada.* * » Curiosité géographique; le continent américain compte trois principaux pays: les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, les deux premiers sur terre, le dernier dans la lune.¥ ¥ « Si l'union nationale est un devoir sacré, comme on le proclame, pourquoi ' continuer d'avoir un.gouvernement de : parti à Ottawa?Qu’on nous dise quand l'union nationale peut cesser d'être devoir sacré et nous verrons mieux quand un gouvernement de véritable union nationale peut cesser d'être une nécessité au Canada.* * * M.Ernest Lapointe se déclare prêt à "se soumettre respectueusement à la décision du peuple de sa province”.Cela donne à penser qu'il n’a jamais passé pour être de l’étoffe d'un rebelle.¥ ¥ ¥ Faire des élections en temps de guerre, ce serait, parait-il, une sorte de trahison de l'intérêt national Que penser alors du premier ministre de la province, qui fit des élections en 1916?I En 1916, si notre mémoire est bonne, la guerre durait depuis plus d’un an).Pour le châtier, M.King,' plus tard, en fit le ministre de la justice, chef et prédécesseur du présent ministre.* ¥ ¥ Le Canada demande si le premier ministre de Québec est d'avis que chaque province devrait exercer sa propre censure.Y aurait-il déloyauté, anarchie, manque de logique à ce qu’il en fût ainsi?C.Q.F.D.ce qu'il faudrait démontrer.?* * M.Codbout est rassuré au moins.Il avait perdu le père qui l’a engendré, M.Taschereau; il était menacé de perdre le père qui l’adopta et l’éleva, M.Lapointe.Voilà qu’il retrouve son père adoptif, et ses adversaires se chargeront sans doute de lui retrouver son père spirituel.Le Grincheux La division canadienne pour outre-mer Les unités qui la composeront Ottawa, 30 (D.N.C.) — Le ministre de la Défense nationale annon-ec que la division canadienne que l’on sc propose d’envoyer outremer, lorsqu’il y aura lieu, se composera des unités indiquées dans la iiste qui suit.Ces unités ont été mobilisées comme devant faire partie des forces canadiennes du service actif.Celte division sera connue comme la première division canadienne, alors que l’autre qui est en voie fie mobilisation sera appeljée la seconde division.La liste des unités publiée ci-après indique, en aillant que faire se peut, les régions du Canada d’où l’on a puisé les unités.On s’est efforcé de voir à ce que les diverses parties du pays y soient équitablement représentées.parties constituantes d’une division, en dehors des divers quartiers généraux, sont actuellement les .suivantes: un régiment fie cavalerie, douze batteries d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie antichars d’assaut, neuf bataillons d’infanterie et trois fie mitrailleurs, trois compagnies tic campagne el une compagnie d’ingénieurs, trois compagnies fie signaleurs, une compagnie fie munitions, une compagnie pour le service du pétrole et une colonne d'approvisionnements de l’intendance, trois services d'ambulances de campagne, une section pour le service hygiénique, une unité postale et un peloton d'em-ploiemcnt.11 y a aussi une com- pagnie de prévôts qui, dans la première division canadienne, est fournie par Je Royale gendarmerie du Canada.Voici la liste des unités constituant ta première division: Quartiers généraux üivisionnai-nains.Cavalerie, tens Hussards, London.Quartiers généraux de l’arlillerie.Quartiers généraux de la 1ère brigade A.ILC.Huileries “A” et “R” R.C.H.A., Kingston.Batterie “C” ILC.H.A., Winnipeg.54c batterie de campagne (II) B.C.A., Brantford.Quartiers généraux de la 2e brigade de campagne A.ILC.J (If batterie de campagne A.ILC., St.Catharines.7e batterie de campagne A.ILC., Montréal.73c batterie de campagne (li) A.ILC., Magog.Quartiers généraux fie la 3e batterie de campagne A.ILC.19e batterie de campagne A.ILC., YVinnpicg.II le batterie de campagne A.R.C., Nelson.77c batterie de campagne A.ILC., Moose Jaw, 92c batterie de campagne A.ILC., Edmonton.Régiment antichars d’assaut A.It.C.Quartiers généraux des ingénieurs divisionnaires I.R.C.2e compagnie de campagne I.R.C., Toronto.le compagnie tic campagne I.R.C., Halifax.3e compagnie de campagne I.R.C., Ottawa.4e compagnie de campagne I.R.C., Mont real.Quartiers généraux des signaleurs divisionnaires C.ILS.C.Compagnie no 1 fies signaleurs, London.Compagnie no 2 des signaleurs, Toronto.Compagnie no 3 des signaleurs, Ottawa.Quartiers généraux de la brigade d’infanterie.Le régiment royal Canadien, London, Toronto, SL-.Ican, Halifax.Le 48e Highlanders of Canada, Toronto.Régiment de Hastings et Frince Edward.Le regiment fies Ecossais fie Toronto (M.G.).Quartiers généraux fie la 2e brigade d’infanterie.Infanterie légère Princess Patricia, Winnipeg et Victoria.Le Seaforth Highlanders du Canada, Vancouver.L’infanterie légère de Saskatoon (M.G.).Le régiment d’Edmonton.Quartiers généraux de l’intendance.Compagnie fin service des munitions, Québec.Compagnie du service de pétrole, Hamilton.Colonne des approvisionnements, London.No 4 ambulanciers de campagne.Fort-William.No 5 ambulanciers de campagne, Hamilton.No 9 ambulanciers fie campagne, Montréal.No 3 services de l’hygiène, Kingston.Compagnie de prévôts royale gendarmerie du Canada.No 3 unité postale de Kingston.Peloton pour services de l'em-ploiément, Toronto. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1939 VOLUME XXX — No 229 Les cours Bruneau L’adjectif Sa place par rapport au nom dans la phrase française — Changement de signification — Effets de style— Locutions dont l'usage a fait des mots composés — Langue marotique — Véritable trésor pour l'écrivain M.Charles Bruneau a donné jeu- j di après-midi doux autres leçons I sous les auspices de l'Institut frnu- * co-canadien et de la Faculté des ; lettres.Il a traité de l’adjectif et il a expliqué une scène de VAvare, de Molière.Le distingue professeur a dit que, parlant à des gens dont plusieurs enseignent la grammaire de- , puis longtemps, il veut dans ces j cours circuler parmi les chapitres i de la grammaire, en insistant sur un certain nombre de points seulement, sur ceux qu’il iuge les plus utiles ici.au C.anada français.L'adjectif et le nom Le conférencier a parlé surtout de la place de l’adjectif par rapport au nom dans la phrase française.L’adjectif se place normalement après le nom, mais les exceptions sont légion.Le professeur a groupé ces cas particuliers sous deux grandes divisions: le changement de signification, et les effets de style.Il a nUustré sa leçon de nombreux exemples.Dans ce compte rendu nous sommes forcés, non seulement de choisir parmi ccs exemples.mais de réduire ceux que nous citons à leur plus simple expression, de n’en donner que les mots essentiels, en enlevant le contexte chaque fois que la phrase est un peu longue.L’adjecti.exprime ce qu’on appelle en grammaire une qualité, au sens philosophique du terme, c'est-à-dire une manière d’être.Beaucoup de mots peuvent devenir des adjectifs: noms, mots-outils, adverbes.locutions, membres de phrases.M.Bruneau donne des exemples dans chacun de ccs cas: en voici un: un journaliste dit d’une actrice: “elle est très troisième, acte, d’une pièce de répertoire".("est un procédé fort employé dans la littérature d’aujourd’hui.Le conférencier dit qu'il parlera peu des formes de l'adjectif; tout adjectif a un masculin et un féminin, un singulier et un pluriel.\ propos île féminin, la nouvelle édition du dictionnaire de l’Académie commande d’écrire grand-mère avec un Irait d’union au lieu de l'apostrophe.C'est fort juste parce que grand-mère est un mot composé et qu’il ne signifie lias une mère qui est grande.Certains adjectifs peuvent ne pas avoir de pluriel.Le professeur note que dans sa jeunesse, naval n’avait pas de pluriel: aujourd'hui il prend le pluriel régulier avec un s.“CAerac pascal" se dit toujours au singulier.Même chose pour le genre; aquilin s’emploie seulement avec nez, et n’a pas de féminin; scarlatine ne s’emploie qu'avec fièvre et n'a donc pas de masculin.Ces deux adjectifs forment de véritables mots comnosés avec nez et fièvre, dont ils ne séparent pas.Des comparatifs et des superlatifs peuvent former des adjectifs.La Fontaine écrit: “le.plus âne des deux n'est pas relui quoi: pense"; Sainte-Beuve: “Une Sêvignc nlus Se-viqné (iii'elle ne l'avait jamais été iiisau'ici".Cette manière d’adjectif est aussi fort à la mode de nos jours.Le superlatif en issime a.dans le français familier d’aujourd’hui, une grande importance: "an petit va-quissitne morceau", “un nabab pap en et même piwanissimc", “article loqieissime".Ces! un procédé ancien mais qui n’a jamais été aussi répandu dans la société cultivée qu’il l’est aujourd’hui.f.e conférencier signale un autre mode d’emploi du nom comme ad-ieelif; il cite des exemples, dont celui-ci, à propos d’un danseur: "il n'est anc souplesse.tout son corps devient rt/tlunc.” La place de l'adjectif On arrive ainsi à des phrases étonnantes.Dans un roman une mère dit: “j'ai dû prendre cette grande petite fille dans mes bras"; en réalité, c’est une grande fille qui a un chagrin de petite fille et qu’on traite comme une pelile fille.Dans un autre exemple une petite famille signifie une famille où les enfants peuvent être nombreux mais sont encore petits.Ia's listes des grammaires sur ces cas sont extrêmement restreintes, et au contraire les emplois sont très nombreux.I,e conférencier n’a pas trouvé dans les grammaires à ce sujet l’adjectif fou.Dans Fénelon, une folle joie, c’est une joie de gens qui sont fous.Aujourd’hui quand on dit: il y avait un monde fou à cette cérémonie, ou bien, j’ai gagné des sommes folles, cela signifie considérable, avec une nuance que n’a pas le mot considérable.Quand Fontenelle écrit: "ce désordre savant ne tes embarrasse pas", il s’agit d’un désordre comme seuls les savants peuvent en faire.Si on dit: un savant désordre, cela signifie un désordre soigne, voulu, plus beau que l’ordre.l'n auteur, dans un parallèle entre Berlin et Rome, parle des "américaines avenues'’ de Berlin; cela ne veut pas dire des avenues américaines, car on n’est pas eu Amérique, mais seulement des avenues qui n’ont aucun intérêt archéologique.L’expression: pas un traître mot, signifie: pas un seul mot; tandis qu’un mot traître, c’est un mot difficile, dangereux.Il peut arriver qu’un adjectif placé devant un nom perde entièrement sa valeur, ainsi l’adjectif différent.Quand Pascal écrit: “um disposition différente", et “leurs Le traité germano-russe donne à l’Allemagne environ la moitié de la Pologne nwuv.au il une iiiauw-t : donne à l’Allemagne environ la moi- i ti de la Pologne, notamment la pru rlv,ere.Dl,S vince de Vartïme, toute la Vistulc, ,‘llnb“rd ^ '!e ^ l*r°v c'est ,me (|cs grandes rcs- sportif ouvrier et un ouvrier spor tif.Effet de style J.B.BERGERON Directeur de funérailles SALONS MORTUAIRES MODERNES 4228 Avenue PAPINEAU (vis-à-vis l'Eglise tmm.-Conc.l AMherst 2562 BEïtGERON — A Montréal, le 23, ans.Mlle Gabrielle Bergeron.BERNIER - A St-Jérôme, à 60 ans.Ade-l .rcl Bernier, époux de Joséphine Grégol-re.BOUCLIN — A Montréal, le 28.à 52 ans, Ro.se-de-Lima Desormeaux, épouse d'Eugène Boudin.BRAHY — A St-Lambert, le 28.à iG ans, Ernest.Brahv.veuf de Rose-Alba Auciair._ BRISEBOIS — A Montréal, le 28, a o.ans.Japhet Brisebols.CHAPLEAU — A Montréal, le 27.à 70 ans J.-Ephrem Chapleau, époux de Virginie Ouimet.__ , CHARRETTE — A Montréal, le 27.a 71 ans Olivier Charrette, employé des bureaux des archives provinciales, époux de Séranhlne Hudon dit Beaulieu., DEMONTIG'NY — A Montreal le 28, a 10 ans.onésime Demontigny.DIXON — Le 27, au pavillon Ross Memorial de l'hôpital Royal Victoria, à GO ans James-Dodd Dixon, M.D., époux de Dorothy-S.Goldsworthy.GLAUDE — Abbé Jean-Marie Claude, a ['Hôtel-Dieu, le 27.à 29 ans.l'abbé Jean-Marie Olaude.vicaire à Montcerf.GRATTON — A Montréal, le 27.à 81 ans.Maximin Gratton, époux d'Herméll-ne Cloutier., , „.INFANTE — A Montréal, le 27, à 34 ans, Victor, fils de feu Jean Infante LAUZON — A Ste-Anne de Bellevue, le 29.à 81 ans.Honoré Lauzon.époux de Chrvssoladie Aumais.LEMLIN — A Montréal, le 28.à 54 ans, Louis-Philippe Lemlin, époux de Rose A.lard.LEVESQUE — A Montréal, L 28.à SI ans, Henri Lévesque, époux de feu Odile Lavletolre.de Ste-Scholastlque.COUSINEAU — A Montréal, le 27, a i3 ans, Mme Napoléon Cousineau, née Alice , Fltznatrlck.FERRAS — A Montréal, le 21.à 73 ans, 1 Adélard Ferras, époux de feu Bertine i Avons et de feu Emma Vlau.i PICOTTE — A Montréal, le 27.à 53 | ans Joseph Picotte, époux de Virginie i Raymond., .____ SANSCARTIER — A Montréal, le 28, à I 77 ans.Télesphore Sanscartter, époux de i Marv Dery.ST-GERMAIN — A Ste-Agathe des Monts, le 27.à 53 ans.M.Henri St-Ger-maln.époux en premières noces de Valentine Saurlol et en secondes noces de feu Alberta Métayer.sources de Li phrase française contemporaine.A cause de cela, M.Bnt-neau sc demande si une jihrase de a cour de France et des hauts fonctionnaires de la colonie, influencés par les courants de gallicanisme que favorisait Louis XIV lui-même.Dès lors le prélat tenta auprès de Rome des démarches, longtemps infructueuses, dans le but de se faire nommer évêque de Québec et de ne dépendre presque entièrement que du Saint-Siège.“J'ai appris par une longue expérience, écrivit-il, combien la condition du vicaire apostolique est peu assurée contre ceux qui sont chargés des affaires politiques.Je veux dire des officiers de la cour, émules perpétuels et conlempteurs de la puissance ecclésiastique, qui n’ont de plus ordinaire à objecter que l’autorité du vicaire apostolique est douteuse et doit être restreinte dans de certaines limites”.Le pieux évêque lutta longtemps afin d’obtenir sou autonomie.Celle-ci ne lui fut accordée que le 1er octobre 1674 alors qu’il devint premier évêque de Québec, chef d’une longue lignée de saints et prestigieux prélats.Le coulage du "Courageous" Philadelphie, 29 (A.P.) La place de l’adjeetif pose aussi un problème de style.11 existe une langue artificielle, la langue maro- UI* tique, qu’emploie par exemple La Fontaine.Il écrit dans une langue plaisante: quand il dit: “le pauvre homme, était loin de tout humain secours"; c’est une plaisanterie linguistique; quand il appelle la belle Hélène: “la grecque beauté", c’est encore une plaisanterie.On a dit: “rabelaisienne truculence" parce que Rabelais est un auteur amusant; mais on ne parlerait pas ainsi de Montaigne qui es| un philosophe ni de Ronsard qui est poète; on ne pourrait pas dire: ronsardine truculence.j Mais il est des examens sérieux.En français la tendance, c’est de donner d’abord la chose et ensuite ses qualités.En anglais et en allemand on fait le contraire.Cependant il arrive qu’en français, pou'-raison de style, on fasse passer l’adjectif avant le nom.Le conférencier cite plusieurs exemples: “il .se voit réduit à condescendre aux plus U-néamerüaires expédients", “noctambule investigateur”, “intestinale vo- Mauriac est traduisible en anglais, i ,c''s.ePt ‘’iloye|1s al,'Pr|t'ain^ parce qu’en anglais il n’est pas pos- amves hlcr a U'Hudelphie a sihle de changer la place de l’adjec- Poul SAURIOL Récollection des retraitants de la Maison du Christ-Roi Tél.WEUington 1145 Siège social: 2G30 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Assurance Funéraire DEGEL EGUEGIE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de $150,000 ASSURANCE FUNERAIRE HT DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances sanctionnée oar le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépôt de $25.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du public.SERVICE JOUR ET NUIT A ne pas oublier Les lecteurs du journal devront se rappeler que, tant pour la rédaction que pour l'information, toute la presse canadienne relève de la censure établie pour la durée de la guerre en conformité de la loi des mesures de guerre, Ottawa 1914.Demain, 1er octobre, aura lieu, à la chapelle des RR.PP.Franciscains, 2010 ouest, rue Dorchester, la récolleetion mensuelle des retraitants de la maison du Christ-Roi.11 y aura messe de communion, à 9 heures, suivie du pelil dejeuner.La conférence qui suivra sera donnée par M.J.A.Bernier, ex-président do la Société St-.lean-Baplisie cf des Voyageurs de commerce.Le Père Nérée, nouveau directeur des retraites, portera aussi la parole.Tous les retraitants de Montréal sont invités à y prendre part.(Communiqué) M.Churchill à la radio Toronto, 30 (C.P.) — La causerie de M.Winston U.hurchill à Londres sera irradiée demain à 3h.15 par Radio-Canada.Trc lise nt a bord du cargo américain Collingsworth avec des renseignements de première main sur le coulage du porte-avions Courageous.Le cargo était à environ cinq milles du navire britannique lorsqu’il a sombré le 18 septembre.Le Collingsworth a pris à son bord 11 des survivants de l’équipage, qui furent transbordés cinq heures plus lard à bord d’un contre-torpilleur britannique, j Un témoin rapporte: Nous étions a j quatre jours de Londres quand j’ai i vu le Courageous escorte de quatre ! contre-torpilleurs.Comme je le re-! gardais, j’ai vu une fumée blanche s’élever soudainement du navire.I Immédiatement, il commença à ¦ s’incliner.J’ai vu des centaines | d’homme se jeter à la nage.Nom-j lire d’entre eux ont disparu sous | l’eau à cause de la fatigue.Du pétrole américain pour l'Italie Rome.29.(C.P.-Havas).—- Les journaux Maliens rapportent au-j jourd’hui de Trieste qu’une cargaison de 13,000 tonnes de pétrole I des Etats-Unis consignée à l’Aile- j magne est parvenue à Trieste à bord j du pétrolier norvégien Strickland.' Les journaux ajoutent que ce pétro- j le servira aux industries italiennes.) !GEO.VANDELACV Fondée en 1890 Limitée Directeurs de funérailles SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE 120 rua Rachel Est, Montréal Tél.BEIair 1717 Quelle date?Voyez ici : 1939 SEPTEMBRE 1939 Dim Lun.Mar.Mer.Jeu.Ven.1 3 4 5 6 7 8 10 11 12 13 14 15 17 i! 19 20 21 22 24 25 26 27 28 29 Sam.! 16 23 30 SOYEZ PRETS POUR LES PREMIERS FROIDS — ACHETEZ LE PALETOT D’HIVER de votre fils avant la hausse des prix Al PI WF • marchandise anglaise de très bonne nua-«urnvt .jité (}ris, vert et bleu.Cran- »4q.!>5 deurs: 33 à 36.Spécial.I O PALETOTS D'HIVER bo"ne.„pe^ntcuI-JJ0au- blure “po!oPour Rarçons de 12 à 15 ans.Valeur spéciale ü ¦ W CHAUDS PALETOTS a'h'xrix ou simplement jolis, Ces gravures d'hier, demain dans ces croquis, Ces yeux où flotte encore le rêve d’une vie, Ces sourires passés, pleins de mélancolie, Ces ciels rares, cléments, d’un éternel été, Sont fenêtres de l'Art, regardant la Beauté! BRISCA La chronique féminine La chronique de Prisca est publiée aujourd'hui en pages des Modes.Nous serions reconnaissants à nos abonnés d'encourager nos annonceurs.LA DIRECTION Les activités féminines ! "L'Aide aux enfants infirmes" Archiconfrérie N.-D.-des-Malades DONNER AU CHRIST TOUTES NOS SOUFFRANCES Ecole ménagère provinciale L'ouverture des cours publics de coupe et couture, d urt culinaire cl de modes se fera lundi le 2 octobre.Les cours de fantaisies à l’ai-guille, arts décoratifs, tricot et confiserie commenceront seulement la 2e semaine d'octobre.Le premier cours de demonstration culinaire aura lieu mardi, le -i octobre, à 2h.11 y sera question de conserves, confitures, gelées, marinades.Le cours de cuisine démonstrative.est offert spécialement aux dames qui n’ont pas le temps d’étu- ! dier tous les problèmes que présente la préparation des menus de tous les jours ainsi que des menus de réception.Des conseils pratiques avec demonstration à l’appui aideront grandement toutes celles qui suivront assidûment ces cours.Moyennant une petite contribution, on amassera un bagage de connaissances qui sera doublement apprécia- ble en ce temps où le savoir-faire seul peu! aider à vaincre les difficultés de toutes sortes qui se présentent à la maîtresse de maison.Pour les inscriptions ou informations, le bureau est ouvert tous les jours au no 401 es!, rue Sherbrooke.Tél.HA: 4980.Société de pédagogie de Montréal DEUXIEME REUNION ANNUELLE Aujourd’hui a lieu la deuxieme ' réunion annuelle de la Société de ! pédagogie de Montréal.En voici le j programme: 9 h., présentation des travaux de recherche, Université ! de Montréal, 1265, rue St-Denis, j salle 214: 1 h.30, visite à l’Institu-lion des Sourds-Muets, 7400, boulevard Saint-Laurent; 4 h., assemblée générale, Monl-Sainl-Louis, 244 rue Sherbrooke est, Montréal.Chers malades, Vocation: Quand nous sommes malades, nous sommes tellement tentés de nous replier sur nous-mêmes et de nous enfermer dans notre maladie, que nous avons besoin d’être en relation avec quelques amis ou quelques compagnons.Voilà (pie vous avez pour vous, chers malades, une archiconfrérie qui s’occupe de chacun de vos cas.Egoïsme: Si vous n’etes malades que pour vous, c’cst de l’égoïsme.Et l’égoïsme, c’est le contraire des principes chrétiens.Non, les membres de l’arch.N.D.M., ne sont pas égoïstes, et ils l’ont prouvé, lors des dernières manifestations mariales, de septembre dernier.Si ie Congrès des Malades a été un succès, c’est parce que les malades oui été apôtres dans leur propre milieu.Altruisme: Si vous saviez combien cela épanouit, -combien cela donne du bonheur que d’oublier sa personne.Penser aux autres, donner aux autres, souffrir pour les autres.en cela, faire un monde meilleur.Si vous saviez, combien dans nos hôpitaux, l’optimisme rayonnant des membres de l’arch.N.D.M., facilite même la guérison; aujourd’hui, personne ne doit ignorer l’influence du moral sur le physique.Le problème de la guérison est pour une bonne part le problème capital du souffrant.Vous avez certainement compris, ceux d’entre vous qui ont été malades, et les autres y goûteront certainement à leur tour; la maladie semble inévitable.Conquête: Si Notre-Seigneur a cherché, durant sa vie terrestre, à conquérir les pécheurs, aujourd’hui, il veut que les malades aillent par leurs douleurs, à la conquête des autres plus malades encore, malades dans leur âme.Si le Christ veut la conquête de tel malade, dans telle salle, dans tel hôpital, ou dans telle maison isolée, et s’il n’y a vraiment que vous qui puissiez, en pratique, faire celle co.nquête, il est clair et net comme le jour qu’il vous la confie, et que comme prêtre qui a charge d’âmes, vous avez, vous aussi, malades, res-ponsabilüé des âmes de vos copains d’hôpital.Rayonnement: Votre adhésion à l’archiconfrérie N.D.M., veut que vous rayonniez.Vous devez faire en sorte que toutes vos actions (car tous les malades doivent rayonner) aient une grande efficacité, une grande influence sur telle ou telle âme.Ces actions seront comme des pierres qui serviront à la construction d’un nouveau monde où il y aura moins de douleur et de misère, parce que le bon Dieu y sera mis à sa place.Mot d'ordre: Votre tâche est grande, mais noble.Seuls, vous ne pourriez réussir.Seuls, pas de victoire possible.Seuls, vous feriez dt-l’action de franc-tireur, là où il fau (Irait une attaque de front, bien organisée.L’arch.N.D.M.est un moyen que le bon Dieu met à votre disposition, pour profiter des résultats de tous ceux qui, comme vous, travaillent à cette magnifique conquête.Soyez fiers d’appartenir à l’archiconfrérie.Faitcs-y entrer vos amis malades ou bien portants.Zoël Fréchette, ptre, aumônier diocésain, Sherbrooke, P.Q.N.B.-— Demandez le pelit manuel de prières de l’arch.Il se vend 15 sous franco.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Vente de charité l Une assemblée spéciale des daines orga-! nisatrices de la vente de chante de - .-ude aux Entants Infirmes aura .eu au b-reau de l’oeuvre -1555 chemin de la Hean-Marie, lundi, le 2 octobre, a 2 h.ae 1 après-midi Toutes les dames patronnessi.- et amies de l’oeuvre sont cordialement invitées à assister à cette assemblée.Les personnes involontairement oubliées dans les convocations voudront bien considérer le présent avis comme en tenant ¦ lieu.Pour tous renseignements, tele; .inner à AT.8811.Cours de pratiques ménagères Lundi, 2 octobre, les cours de pratiques ménagères reprendront leurs activités a l’Ecole d'éducation lamilia.e et soc.ale, 1215 est, boul.St-Joseph.On pourra s inscrire chaque après-midi et chaque soir a l’un ou l’autre des cours de couture, ae coupe, de tissage d’ouvrages de fantaisie d’arts décoratifs, de cuisine pratique ou de démonstration., ,.Le nouveau programme de demonstra-m culinaire réserve aux artistes les pins Mutinée: Messe basse de eoininu-nion à la chapelle des retraites, t’.é-lobrant: Son Excellence Mgr De-celles.9h.a.m.: Première réunion d'étude à la maison des retraites fer-: niées.lOh.a.m.: tirand'inesse solennelle à l'église Sainte-Famille.Prédira leur: S.E.Mgr F.-/.Deeelles.Après la messe, photographie.Midi: Dîner à la maison des re-j traites fermées.Visite de la maison des retraites.2h.30 p.m.: Deuxième séance d'étude.Sujets: L'apostolat de la retraitante, i) Pav sa vie religieuse: II) Par sa vie apostolique; llli Les retraites spécialisées; IVI Les recollections mensuelles; V) Allô entions.Oh.p.m.: Souper à la maison des retraites.7h.15 p.m.: Heure apostolique à l'église Notre-Dame.Prédicateur: R.P.Maurice Lamarche, S.I.A ces réunions toutes les dames et demoiselles sont invitées.(Communiqué > ) tion culinaire réserve heureuses surprises.Prospectus sur dt mande, DO.9198.«'"s 4C, „ , v.:r> \» ISS* cCMc ' s o- .> : «T.‘ 9° «a'" ,.,e ^ -.OC* a* a*' ^T.EATON C
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