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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 juillet 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-07-14, Collections de BAnQ.

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Volume XVn.- No 161 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.MM Etats-Unis et Empire Britannique ,.».8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.100 ETATS-UNIS ET UNION POSTALS .100 V __ ___ ________ ______ _ _ LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal mercredi 14 juil Î926 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et adminstration: 336-340 NOTRE-DAME EST MOKTREAl.TELEPHONE : - - Main 7460 Servie* 4* sait : Rédaction, Main 5121 Administration.Main 5153 NI.Patenaude es! avec M." 'J - Celui-ci cherche trois autres ministres franoo-quéhécois Le premier ministre se choisit 15 collègues Au delà de la politique.Le congrès canadien-français de l’Alberta Il ne faut point que la crise politique masque le reste de la Vie nationale.Pendant qu^â Ottawa l’on achève d’édifier le nouveau cabinet et qu’on se prépare au conflit éllectoral, une oeuvre d’union, de paix et de concorde, se poursuit dans l’Ouest canadien.Nous avons marqué hier les débuts du congrès canadien-français du Manitoba, celui de l’Ailberta «’ouvrira dès demain 2 P le soir.Un trait distingue d’abord les deux réunions.Au Manitoba, on constate le résultat de dix années de travail, on vérifie les rouages d’un mécanisme depuis longtemps en marche; en Alberta, on fait du neuf.Ce n’est pas à dire, évidemment, que rien n’ait été fait jus-u’aujourd’hui pour la défense religieuse et nationale ; trop ’oeuvres donneraient le démenti à une pareille assertion; mais c’est la première fois, croyons-nous, qu’on essaie de mettre sur pied un organisme de ce genre, aussi complet et modelé, semble-t-il bien, sur ceux qui ont donné de si féconds résultats dans l'Ontario et les autres provinces de l’Ouesit.Nos lecteurs savent d’ailleurs que, s’il s’agit d’un détout, il ne s'agit pas cependant d’une improvisation.Voici des mois que l’on prépare, avec le congrès, la mise en train de VAssociation d'Eaucation, qui est déjà pourvue de son secrétariat.* * * En attendant de pouvoir applaudir, comme nous l'espérons, aux résultats heureux du congrès d’Edmonton, nous prions nos amis de lire avec soin le programme et les notes que nous publions à ce propos dans une autre page du journal.Cela passe en intérêt les discours de pas mal de politiciens.On y verra d’abord que le programme du congrès parait nettement orienté vers le réel et le concret.Le discours de bienvenue à peine prononcé, on attaquera sans plus un sujet d’ordre très pratique: Le congrès et l’organisation de l’Association canadienne-française de l’Alberta.Et ce souci d’aborder tout de suite la question d’organisation révèle jprobaMememt la pensée profonde des promoteurs du congrès.On entend que celui-ci soit autre chose qu'une manifestation éclatante, mai% assagère, qu’il marque le début d’une oeuvre „ durable et de longue haleine.A la deuxième séance, on examinera le terrain où doit sc porter le gros de l’effort en cherchant à prendre une claire vue de la loi scolaire de l’Alberta, et tout de suite après on recherchera ce que peuvent les minorités.Comme, forcément, les commissaires d’écoles doivent, dans toute action poursuivie sur le terrain scolaire, tenir un rôle de premier plan, une étude spéciale leur sera consacrée; puis, après avoir jeté un coup d’oeil sur le passé et l’avenir de la race française en Alberta, on se retournera tout de suite vers le travail immédiat en étudiant les statuts de la nouvelle association.Le soir, il y aura une conférence dont on n’indique pas le sujet, mais qui, faite par le P.Alexandre Dugré, S.J., a toute chance de «errer de très près les questions du jour et de ne manquer ni de précision ni de clarté.Voilà, avec les discussions qui devront accompagner discours et rapports, le programme de la journée du vendredi.Samedi, conférences sur le.groupement, sur l’éducation française, sur les services que l’association peut rendre aux isolés, rapports des comités, adoption des résolutions élection du comité exécutif.Dimanche, journée de fête et de fraternité française.Les voyageurs qui font la tournée de l’Ouest sous le patronage de l’Université de Montréal, seront à Edmonton.On les accueillera et promènera; puis en séance publique de clôture du congrès.on leur dira ce que l’Alberta français attend de la province-mère.Espérons que cela aidera à resserrer encore les liens qui unissent les deux groupes français.x r m Un détail souligne particulièrement le sens pratique qui parait animer les promoteurs du congrès.Une réunion de spécialistes, instituteurs commissaires d’écoles, pédagogues, se tiendra en marge des grandes séances pour aviser aux moyens de tirer du programme de français accepté par le gouvernement le meilleur parti possible, pour suppléer aux defauts de la formation pédagogique officielle, etc.Nous reconnaissons là le souci des réalités qui anime les bons ouvriers de l’Ontario et des autres provinces de l’Ouest.Le tout — et ces hommes d'intelligence supérieure, en contact constant avec les hommes et les choses, le voient bien — n'est pas d’obtenir un texte légal ou administratif plus ou moins favorable.Il faut encore savoir tirer de ce texte tout le bien dont il est susceptible.Et tout le mal, pensent-ils aussi, ne vient pas de l’adversaire ; il trouve souvent eu nous-mêmes, dans notre apathie et notre insouciance, de puissants complices.Il faut donc sur tous les terrains porter la lutte.Que de leçons pourraient ainsi nous donner, à nous de la province de Québec, ces modestes et ces humbles, que nous ne connaissons pas assez et qui font au loin de si bonne besogne! * * * Recueillons, saluons tous ces gestes de.vie catholique et française.Que nulle élection ne nous les fasse oublier et que nos frères de l’Alberta, comme ceux de toutes les autres provinces, sachent bien qu’il est dans la province-mère des pensées qui les suivent des coeurs qui veulent battre à l’unisson des leurs.Orner HEROUX L'actualité Echo» du voyage à Chicagc » On pourrait les multiplier, ees tchos.à l'infini.De combien de choses n'avons-nous pas parie jusqu'ici?Nous n'avons pas dit un mot du banquet de Chteaqo.donné sous ‘les auspices de l'Association patriotique de l'Illinois et qui fut un congrès dans le congrès, une orras/on pour les Franco-Canadien» iu centre américain de prendre contact avec les Canadiens français de l'ouest, les Canadiens français et 'es Franco-Américains de l'est.C'est que dans les compte rendus, si hd-(tf* soient-ils, res incidents ont été narrés par mon camarade Irénée Masson, de l’Action catholique, dans son tournai, dans le Droit et dans le ndlre.car ce brave Masson trouva le moyen de se mettre en quatre — ee qui lui est moins facile qu'à un autre vu l’exlguilè de sa taille et de pourvoir, avec son confrère Perron, av confort des voyageurs de Québec, fout en s'occupant des compte rendus quotidiens.Nous ne sommes pas non plus revenus sur la part apportée au congrès par nos omis ne l’ouest qui avalent A leur tète, outre Mgr Prud'homme, bien connu des lecteurs du Devoir, le distingué et affable vt-calre-général de celui-ct, Mgr Hro-deur.Les voyageurs de l'ouest brusquèrent leur départ pour se rendre A Winnipeg quelques fours avant I ouverture du congrès dont le Devoir parlait hier.Nous ne pûmes, occupés nous-mêmes par 1rs préparatifs du départ, leur souhaiter bon voyage.Mais il es! certain que nous 1rs reverrons un four, chez eux.Ils ont trop multiplié te* invitations et avec trop de chaleur \ pour que nous puissions différer très longtemps d'y répondre, * Vt * Depuis noire retour, parmi nos pèlerins, quelques-uns ont été placés sous le protecteur de l'actualité.Il fut question un moment dn docteur L.-P.Normand, des Trols-Ht viires, comme ministre.Il eût étonné, en acceptant, ses compagnons de voyage: car il ne paraissait préoccupé que d'un seul soin, se cacher, se faire oublier.Et à Kankakee, c’est à son corps défendant qu’il dut accepter de monter sur l'estrade; mais on ne résiste pas aux invitations de.M.M.Savary, chairman et toastmaster professionnel, une fonction qui n’existe pas chez nous, mais qui dans tout l'Illinois, a rendu notre hôte de Kankakee célèbre.Deux autres viennent de recevoir des promotions qui les honorent beaucoup, ce sont NN.SS.Rouleau et Langlois.Ce congrès de Chicago, qui nous mit en contact avec ces membres éminents du haut clergé canadien, aura toujours, ne fût-ce que pour ce fait, notre, reconnaissance.A Détroit, nous eûmes l’insigne honneur de partager la même, voiture.que S.G.Mgr Langlois, et d’apprécier, en cours de route, son grand sens, sa gaieté, parfois malicieuse, mais toujours tempérée de bonté, que n’émouvait pas le goût américain pour l’épater.Un simple petit trait peint bien l’exquise délicatesse de Sa Grandeur.Un prêtre devait nous accompagner et apporter avec lui sont autel portatif.Il nous fit défaut, forcément retenu à Montréal au dernier moment.Sans cet autel, nous ne pouvions avoir la messe à bord.Il fallait donc à Détroit, dans le court délai à notre disposition, nous le procurer.On nous conseilla de nous adresser à la Chancery (chancellerie), magnifique édifice de dix étages ou plus en plein centre de Détroit.Mais nous ne connaissions personne parmi le personnel de Vévêché.Au courant de notre embarras, Mgr Langlois offrit spontanément de nous accompagner.Et avec lui, ce fut facile.Le chancelier était d’ailleurs un prélat charmant, quoique très business-like, dans son grand cabinet de travail muni de salle d’attente comme un véritable bureau d’avocat.D'ailleurs le hasard, ou plutôt, c’est bien le cas de le dire, la Providence, nous favorisait.L autel était là tout prit, tout emballé, qui devait servir à Mgr l'évêque de Détroit, à Chicago.Au dernier moment, Sa Grandeur avait changé d’idée et ne l’avait pas apporte.C’est ainsi que grâce à l’aimable concours du vicaire capitulaire de Quebec, d alors, nous eûmes le lendemain la messe à bord de notre bateau avant d’arriverd à Buffalo., "tse produisit un autre petit incl-dent.Peut-on le raconter, même s U prend à la lecture une allure l°ut fait inattendue?C était après le banquet.Pressés, nous devions arrêter à ta chan-celiexie pour prendre l’autel portatif.Nous allions donc retrouver notre voiture, Mgr Langlois, son sr-™nt.c*m«rade Lafortune k m?!’ Pilotés par notre aimable chauffeur et hôte.M.Noël, ancien P^acien de Montréal, autour-Wf.nt d immeubles de Détroit serZlta!î,/eimembre, da cluh QUI servait de cicerone à nos voyageurs U avait installé par erreur l’évéque de Valleufield Us déni eéderSnI,ntta!nnt ^ amrtb(Utè pour se céder mutuellement leur place Fi nalement, comme on avait fait an procher une voiture pour Mgr R ou- J.'7'X P'r&l’mle hfr "r n°mmé A Qué- sièàe Ce te ° *’ ls échanètcnt leur etdÀn^J^^^ ,a coJ°nnf finie L.D.Bloc mnotes Le ministère .«K’.îfJfr «rendu publique hier •oir une liste d un groupe de ses îïhini»**’ n(>* vinatet un que SOn cabinet comprendra, seiac sont ronn.us e» on» prêté ser-ment d office.Les titulaires sont aIIx d**J'ns dont If public avait déjà porté les noms sur les listes.Il n y • P** d imprévu.On remarque Que M.Meighen n a encore trouvé Canadien français, dans soir: "Est-ce donc si ignominieux pour MM.King et Bourossa, comme l’insinue /’Evénement, d’être les petits-fils de Mackenzie et de Papineau?’' \'Evénement nous cite ainsi: “Celui qui écrit que nous avons "insinué qu’il était ignominieux pour MM.King et Bourassa d’etre les petits-fils de leurs grands-pères" commet un énorme lapsus ou une petite lâcheté.” Au vrai, et si Je rédacteur de l’Evénement avait relu le texte même qu’il prétend citer, il aurait vu que nous n’avons jamais écrit "tes petits de leurs grands-pères", mais les “petits-fils de Mackenzie et Papineau"; cela n’est pas tout à fait la même chose.Si on vous reproche d’être le fils ou le petit-fils de M.X., personnage qu’on veut s’efforcer de faire passer pour rebelle, — ce sont les termes mêmes de l’Evénement à l’endroit de Mackenzie et de Papineau, — et si vous répondez: “On me reproche l’inéluctable chose d’être le fils ou le petit-fils de mes parents”, vous répondez tout à côté de la question.Or c’est de la sorte qu’agit le rédacteur de l’Evénement, Il veut masquer sa défaite en altérant un texte de façon à nous faire passer pour avoir écrit une chose ridicule et qu’il a lui-même inventée.Nous avions, ailleurs, dit que "le rédacteur de /’Evénement n’a évidemment pas pensé à son grand-père et au rôle honorable de celui-ci en 1837”.Le rédacteur mis on cause change les termes et prétend que nous avons insinué que "le directeur de /’Evénement manque de respect à la mémoire de son grand-père".Une fois de plus ce journaliste passe a côté de la vérité.Ne pas "penser à son grand-père" et "manquer de respect à la mémoire de son grand-père", c’est encore très différent.Il faut une certaine effronterie pour altérer ainsi les mots et les phrases d’une colonne de journal où l’on cite au texte son adversaire à la colonne voisine où l’on dénature ce texte pour prêter à l’auteur de celui-ci des propos cocasses ou risqués et se payer ensuite des ripostes faciles mais qui portent à faux.Pour un monsieur qui reproche à son adversaire de "se montrer sous le plus vilain côté de son caractère" et de n’avoir pas "dans ses nombreux diplômes universitaires de certificat de probité professionnelle’’, ns journaliste de M.Fortier parait être lui-meme en assez piètre posture, pris sur le fait à tripatouiller des textes clairs et explicites, et qui n’ont pas le saugrenu de ceux qu’il a cuisinés de propos délibéré.11 entend de façon étrange la "probité professionnelle” qu’il reproche aux autres de ne pas avoir.G.P.Québec aura cinq ministres, Ontario sept, la Colombie deux et les autres pro* vinces chacune un—La liste n'est pas finie - A la recherche de ministra-blés canadiens-français — M.Patenaude remplace M.Lapointe à la Justice — Où veut-il se faire élire, on ne sait encore — Un ministre franco-on-, tarien sans portefeuille — M.Morand — Quand le cabinet sera-t-il au complet?M.MEIGHEN N'A PAS ENCORE FIXE LA DATE DES ELECTIONS (Par EMILE BENOIST) Ottawa, 13.— M.Mcighen s’est choisi seize ministres qui lui constituent enfin un gouvernement moins provisoire que celui qu’il fit présenter à la Chambre le mardi 29 juin par sir Henry Drayton.Sa tâche n’est pas accomplie' cependant, car la province de Québec n’u encore qu’un seul ministre, M.E.-L.Patenaude, et la Saskatchewan n’en a pas du tout.Depuis plus de onze jours, depuis le coup d’Etat du 2 juillet, M.Meig-hen annonçait presque quotidiennement que son cabinet allait être prêt, qu’il s’en fallait de peu qu’il le fût.Mais le temps passait et rien ne venait.Enfin pour tromper l’attente générale, le chef conservateur s’est décidé, ce soir, à publier une liste incomplète de ministres qui constituent,non pas un cabinet permanent et définitif, car i! n’en offre aucune des caractéristiques, mais une sorte de cabinet embryonnaire, une espèce de cabinet électoral qui reste à compléter avant l’appel au peuple.La déclaration de M.Meighen Après avoir tenu conseil une bonne partie de la journée et encore au début de.la soirée, le premier ministre a fait remettre, vers 7 heures 30, le communiqué suivant aux journalistes: “Les ministres dont les noms suivent se sont rendus chez Son Excellence le gouverneur général, ce soir, à 7 hres 30, et ont accepté de faire partie du nouveau gouvernement: “Le très honorable Arthur Meig-hen, premier ministre, secrétaire d’Etat pour tes affaires extérieures et président du conseil privé; Mon.sir George Perley, secrétaire d’Etat; Hon.R.-B.Bennett, ministre des finances; Hon.E.-L.Patenaude, mi- nistre de la justice; Hon.Hugh Guthrie, ministre de lu défense nationale; Hon.H.-H.Stevens, ministre des douanes; Hon.S.-F.Tolmie, ministre de l’agriculture; Hon.W.A.Black, ministre des chemins de fer; Hon.B.-J.Munion, ministre des postes; Hon.J.-D.Chaplin, ministre du commerce; Hon.George-B.Jones, ministre du travail; Hon.E.-B.Ryckman, ministre des travaux publics.“Ministres sans portefeuille: Hon.sir Henry Drayton, Hon.Donald Sutherland, Hon.R.-D.Morand, Hon.John-A.MacDonald.“Les portefeuilles de la marine et des pêcheries, de l’Intérieur, de l’immigration et de la colonisation, de la santé et du rétablissement ci-sous peu.H est entendu que le porte de solliciteur général restent sans titulaires pour le moment.Trois de ces portefeuilles iront h la province de Québec et deux seront distribués sous peu.Il es tentendu que le portefeuille de l’Intérieur sera donné â la province de la Saskatchewan.“M.Patenaude sera ministre intérimaire de la marine et des pêcheries.M.B.-B.Bennett, ministre intérimaire de l’intérieur, le Dr Morand, de la .santé et du rétablissement civil des soldats et sir Henry Drayton, de l’immigration et de la colonisation.« “Le Dr J.-L.Chabot, d’Ottawa, sera fait conseiller privé.“En l’absence de M.Arthur Meig-hrn, au cours de la campagne électorale, sir Henry Drayton remplira les fonctions de premier ministre intérimaire.“La date de l’élection sera annoncée dans quelques jours.” La pari de« provinces Avec seize ministres de choisis et cinq portefeuilles qui restent à attribuer, cela fait un cabinet de Feuilles de route qu’un seul notre province, pour accepter un portefeuille, M.Patenaude.Il v en aura d autres d’ici peu de temps, â c* qui! dit.Il serait prématuré de faire des commentaires sur une liste aussi incomplète et que neut- fif M’uM?i(rticn np "ropBra tout à fait què la dernière minute avant les election*.On peut cependant noter tout de suite que la Saskatchewan et le Québec embarrassent singulièrement M.Mcighen et que Ç est b cause du manque de randi-dnts tout à fait ministrables et prêts à devenir ministres, dans ces deux provinces, que M.Mcighen est forcé d’ajourner la publication du tableau complet de ses collègues.El puis, les premiers ministres des Provinces MsrHimes ont considéré prudent de ne pas lâcher la proie pour l’ombre.C’est ce qui explique que la représentation des Provinces Maritimes soit si quelconque, dans le nouveau rabinet.Comment il rite L'Evénement cite asses souvent les autres Journaux de façon cocasse.Nous avions posé â son rédacteur en chef cette question, l’autre Autour du Lac Saint-Jean II 12 juillet Pour quiconque se souvient du Chicoutimi d’il y a vingt-cinq ou trènte ans, incroyable est le progrès réalisé entre le somnolent village d’alors et l’ambitieux groupe urbaniste d’aujourd’hui.Mais nous n’etu* dicrons pas aujourd’hui l’histoire industrielle de Chicoutimi, laquelle s’incorpore largement, dn reste, avec la carrière d’un homme remarquable et dont nous aurons sans doute à reparler.Poursuivant donc notre programme, nous montons en auto après un déjeuner réconfortant, et le même guide obligeant nous annonce qu’il tourne sa proue roulante vers Port-Alfred et Bagot-ville.Et comme notre compagnon trifluvien est resté en passant aux fêtes d’Héhertville.où il nous représente dignement, nous sommes enchantés do faire partager notre hospitalité à un non moindre com- fiagnon de rencontre que le confrô-eur général du Canada, M.Georges Gontnier, qui ne pouvait évidemment rester indifférent aux grands faits économiques qui s’élaborent ici, et est venu y jeter un regard analytique et expérimenté.C’est une course d’une vingtaine de milles dans Indirection générale du Saint-Laurent ou de Québec, en suivant le Saguenay, par conséquent une sorte de retour sur nos pas.Autrement dit, Port-Alfred est sur la Grande-Baie, où tes bateaux touchent avant d’atteindre Chicoutimi: c’est un port à eau profonde admirablement situé et aménagé pour remplir son rôle de débouché maritime de cette vaste région.Avant d’y atteindre, cependant, nous traversons, sur une route superbe, un pnvs agricole des plus intéressants.Car l’agriculture ne le cède pas volontiers h l’Industrie, dans Chieoutimi-eomté en particulier.C’est le pavs des belles fermes établies sur des terres quelque peu accidentées mais d’une grande fertilité, et méthodiquement exploitées.Les familles fondées iri jadis par les 21 pionni ers légendaires se sont agrandies, multiplies, H accrochées au sol, qui les en a richement récompensées.Le temps cl In prospérité aidant, on a pu s’instruire davantage des besoins de la terre ou tirs méthodes meilleures; et ce sont aujourd’hui en bien des ras de véritables dynasties qui régnent sur les fermes et constituent 1rs municipalités.Je le savais de vieille date, mais certains exemples précisent encore le tableau que Je m’en faisais, particulièrement à la suite d’entretiens avec l’ancien député fédéral, feu le docteur Edmond Sa-vard.qui ne tarissait pas sur ce sujet.Ainsi, par exemple, de trois frères qui s^établireni, vers 1870, sur des terres neuves et boisées, avec leur seule hache de défricheur, et quelques centaines de piastres que leur prêtait leur frère l’arpenteur, M.Elzéar Boivin, aujourd’hui shérif de Chicoutimi et l’un des plus estimés citoyens de la région.Trente ans plus tard, devenu chef d’une grande maison d’affaires dont il s’agissait de prendre le contrôle, M.Boivin eut besoin d’emprunter cent mille dollars à la banque; et celle-ci accepta en principe l’endossement de ses trois frères sur un billet de cette somme.Dn me pardonnera, j’espère, cette indiscrétion à propos d’un incident qui m’a toujours émerveillé.Le chiffre de cinquante mille dollars pour une ferme n’étonne personne dans Je territoire que nous traversons en ce moment.Cela tient en partie à l’industrie laitière et à l’élevage du bétail de race pure, dont on voit ici des troupeaux superbes.On me cite en passant le cas d’un père de famille, i’ai toujours envie de dire d’un "chef dynastique” qui, ayant besoin d’établir l’un de ses fils, acheta la ferme de son voisin, au prix de quarante mille piastres et la paya comptant, sans sc déranger ni emprunter de quiconque.Il est ici commun et ordinaire pour un cultivateur de prêter, de posséder un capital disponible allant facilement de vingt-cinq k cinquante mille dollars en plus de sa propriété personnelle.“Mais les fils, ai-je demandé, restent-ils sur la terre ou s’ils deviennent commis de magasin et piliers de «cinéma?"N’avez crainte, m’a répondu noire aimable cicerone, les fils succèdent au père, il s’en trouve toujours un, parfois le plus Jeune, pour prendre la succession et la maintenir fermement, tondis que les autres ont été pourvus et organisés en quelque nuire paroisse nouvelle.I) y a huit paroisses nouvelles ouvertes à la colonisation depuis une dizaine d’années; drmandez-en plutôt des nouvelles ù M.l'abbé Jean Bergeron, missionnaire-colonisateur”.Ce dernier prononçait Justement le même jour, à Hébertville, à l'occasion du dévoilement d'un monument au fondateur du Lac Saint-Jean, M.l'abbé N.-T.Hébert, un discours claironnant et ehnrnenté où nous puiserons en effet de fortes idées et de bons renseignements.Mais ees propos hâtifs nous ont amenés déjà en vue de ta Grande-Baie, autour de laquelle s'échelonnent les villsges de Bagotville et de Port-Alfred, ce dernier marqué surtout par la haute silhouette de la pnlperie rhimimie qui l'anime, entourée de monta bols à pâte ’’qui quelque part, la comparaison t les pics élevés des Laurentides avec pics élevés des Laurentides voisines.” En même temps, on nous fait remarquer la beauté du spectacle offert par la baie, grande échancrure liquide où vingt transatlantiques tiendraient à l’aise, tandis que sept d’entre eux par jour pourront être “manutentionnés” selon le terme courant.Ce matin cependant, une brume épaisse et chaude rétrécit l’horizon et retient le rgard sur les côteaux, la verdure et les troupeaux pâturant avec placidité.Je ne sais pas pourquoi j’aime mieux cela encore, comme plus près de vingt et un membres, exactement comme celui de M.King.Voici comment le partage se fait entre les diverses provinces; Ontario—Sept ministres: MM.Guthrie, Manion, Ryckman.Chap lin, Drayton, Morand et Sutherland.Québec—Cinq ministres: MM.Patenaude, Perley et trois autres à nommer.Colombie anglaise—Deux ministres: MM.Stevens «?l Tolmie.Nouvelle-Ecosse—Un ministre : M.W.-A.Black.Nouveau-Brunswick—Un minis- tre: M.G.-B.Jones.llc-du-Princo-Edounrd — Un ministre; M.John-A.MacDonald.Alberta—Un ministre: M.R.-B.Bennett.Manitoba -Un ministre: M.Arthur Meighen.Saskatchewan -Un ministre: à nommer.U reste un ministère disponible dont M.Meighen ne tient pas compte dans sa distribution, ii ira au i plus méritant.M.Doucet, par exemple, ou bien M.Mcighen le fera-t-il tirer au sort?Le Québec et la Saskatchewan M.Patenaude est le seul ministre que M.Meighen ait encore pu se trouver dans le Québec.Tous le' conciliabules qui se sonl tenus depuis le 2 juillet n'ont abouti à rien.Les nombreux voyages de M.Monty à Ottawa sonl restés sans sucec,>, Les ministres que M.Meighen voulait avoir pour représenter noire province dans son gouverncmenl.M.J.-H.Fortier, de Québec, pour n'en citer qu’un, ont refusé les avances qui leur ont été faites.Quant à ceux qui s'offraient, qui n'attendaient qu’un signe pour accourir, de ceux-là M.Meighen n’a pas voulu, craignant sans doute de courir le risque d’une élection avec de tels sous-ordre.Sera-t-il bien plus avancé avec M.Patenaude?Cela reste à voir.En toul cas.il devra sans doute se passer complètement des services des autres.On ne voit pas, par exemple, M.Monts faisant va soumission, battant sa coulpe devant M.Patenaude.Quant aux deux autres ministres québécois que M.Meighen entend nommer sous peu, on mentionne trois noms: MM.J.-L.Saint-Jacques.André Fauteux, de la région de Montréal, et Roméo franglais, de Québec.Il n’est pas douteux que M.Fan leux serait disposé à s’embarquer dans cette nouvelle galère.Sa situa- récompense de l’obscur et lent labeur des travailleurs de la terre.La récompense c’est le sol généreux et le pain assvirê, le confort obtenu et les enfants instruits; la misère éloignée et l’horizon plus grand, le cadet qui est prêtre et la fille au couvent.C’est de toute façon les âmes soutenues par la grâce du ciel et les faveurs d’En-Haut, fréquentes pour chacun et dans cha- çominettre avec M.Meighen.C’est déjà fait depuis Ragot.Pour ce qui est de M.Saint-Jac-quess, il semble que ce soit un nom que l’on risque simplement comme ballon d’essai et peut-être sans l’assentiment du principal intéressé; M.Saint-Jacques n’est pas encore paru à Ottawa ou, du moins, n’a pas été vu.Son nom est mentionné de- que foyer.Il régne en ce pays une l ^UIS ^eux jours et l’état-major con-piété intense, aussi bien chez les di-1 sc1rva,eur “ p,, ,r temps de eommu rigeants que dans l’ensemble po-i n,u lilre «les «letlcs a l'Amérique.‘Le, Etats-Unis n’ont pas assez i ''argent pour se permettre de sau-i • la France, étant données sa po-, «me intérieure actuelle, et sa po-! iliqu.' impérialiste en Syrie." Le sec éteire Mellon a fait valoir qu'une modification de l'accord ne pourrait être effectuée qu'après un amendement du projet de ratification actuellement devant le Sénat, Mais il n'a pas fait connaître oom-ment la France pourrait demander des conditions meilleures nu L’on* au cas où elle désirerait le Le comté que choisira M.Patenaude! La question du comté où se présentera M.E.-L.Patenaude, ministre de la justice dans le nouveau cabinet Meighen, n’est pas encore réglée.Il y a un gros mouvement poulie faire présenter dans Mont-Royal.Ses amis assurent que le fait pour M.Patenaude de se présenter dans Mont-Royal donnera de la confiance à ses candidats et ennuiera les libéraux.Les derniers concèdent, en effet, que si M.Patenaude est ae-cepté dans Mont-Royal, il sera certainement élu, sans qu’il ait besoin de se préoccuper de la campagne.Il pourra se dépenser beaucoup plus activement ailleurs et assurer la victoire «Tune coujdc de candidats.De son côté M.Meighen ne serait pas fâché d’êtire sûr de l’élection des deux principaux ministres québécois.sir George Perles et M.Patenaude.M.Patenaude ne s'est pas encore prononcé et il aura aussi à considérer l’offre do Laprairie.Toutefois, ses amis déclarent que M.Patenaude, s’il ne va pas dans Mont-Royal, ira certainement dans Jacques-Cartier.L’élément anglais de Mont-Rova! ne veut d’aucun candidat canadien-français et Ta déjà signifié à «ieux reprises différentes dans des caucus tenus au Mont-Royal.Etant donné cette hostilité, les libéraux opposeraient alorse à M.Pnteniiude un candidat indépendant «le nationalité anglaise, dans Tespoir de profiter du mécontentement de Télément conservateur anglais.M.Patenaude est attendu ce soir à Montréal.Les cancans sur la lutte dans Saint-Denis vont leur train.On table sur la possibilité que les conservateurs ne mettent pas «ic candidats.La lutte se ferait alors entre deux libéraux, le Dr Denis et peut-être M.E.Tétreau.qui serait poussé par un groU|>e libéral très influent.Les organisateurs officiels assurent qu’aucun mécontentement de nature grave ne se manifeste.M.Cardin est arrivé au Windsor à midi, pour organiser définitivement la lutte.Une manifestation des amis de i\l.Patenaude M.E.-L.Patenaude.ministre «|< la justice, arrivera ce soir, a Mon» féal, à 7 heures e» 35 minutes, pai la gare Windsor.Il y aura probablement toute une grande manifestation pour le féliciter d«- son nouveau titre.Le choix des conservateurs d’Ottawa Ottawa.lt (D.N.C.).Les conservateurs d’Ottawa tiendront probablement une convention mais on ne croit pas que 1rs deux députés actuels, M.Stewart McCIcghan ri le Dr J.-L.Chabot, reçoivent «l’opposition.On s’attend à ce qu’ils soient choisis unanimement.Les libéraux d’Ottawa Ottawa, 14.Les libéraux d'Ottawa ont tenu une assemblée, hier soir, à la salle Sainte-Anne.Ils ont adopté une résolution exprimant leur loyauté à M.Mackenzie King rt ils se sont élu quatre présidents de quartiers qui verront «le pins prés a l'organisation électorale.M.Edgar Chevrier, ancien «iépu-té d’Ottawa, et «|ui sera très probablement candidat celte fois-ci, a prononcé un bref discours pour souligner ('importance de l’organisation et de la coopération de tous les partisans.Le club Verdun- Jacques-Cartiet Lr club libéral Verdun-Jacques* Cartier s'est réuni hier soir pour choisir ses officiers.Les élections ont donné le résultat suivant: pa-Irons, MM.William-Lyon-Mackenzie Kinji et L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec: président artif, M.Ulrir Saint-Amand ; vice-présidents, MM.Téche-vin H,-J, Garnis.de Verdun, et Louis Chatelle, maire de Ville-La* salle; secrétaire-correspondant, M.J.-Paul Caron; secrétaire-archiviste.M.Ulrir Caron; secrétaire-financier ou trésorier, M.Thomas Hirkes ; directeurs, MM, L.-A» Daigle, Victor Bougie, Jos.Sourisse.T.Sullivan.J.-A.Raymond.Jos.Bouchard, James Madigan, l’échcvin l.éon Bélanger et Julien Faquin.Rallienirnt libéral à Saint-Henri La grande assemblée qui doit offrir la candidature de Saint-Henri West mount à M.Paul Mercier aura lieu lundi prochain, dans la salle du collège Saint-Irénéf.coin de t’avenue Greene et de la rue Dclisle, sous la présidence de Téchevin Maurice (inbias.l/cs orateurs seront MM.Paul M e r c i e r, Théodule Rhcaumc.Edouard-Charles Saint-Père.Alfred Leduc, J.-H.Bédarri.Jacques Perron.Emery Phaneuf, Cléophas Du-rocher.Réuni on du cabinet provincial Québec, 14, (D.N.C.J Sous la préshh'iice de M, Taschereau, le (.«nisoil des ministres se réunit e roi Oorgo V a transmis au president Goolidge un télégramme de sympathie à l’occasion de l'exposition de l’arsenal de Lake-Demmark.Le president a immédiatement répondu.Lachine st* prépare à fêter son jubilé r l-c 4 FT (1 ~SEPTEMBRE SE-RONT DES JOURS DE GRANDES REJOUISSANCES Les grandes fêtes de Lachine a l’occasion du 250ème anniversaire de la bénédiction de la premiere église de cette ville s’orgamsen avec entrain, afin que tout soit prêt pour les 4, 5 et f» septembre prochain.Toutes les paroisses environnantes ont promis de prendre part aux fêtes et figureront avec plusieurs chars allégoriques qui défileront 'dans la procession.La fête nautique et la fête de nuit se dérouleront dans un cadre et un décor féeriques, ta»s yachts de plaisance et autres embarcations seront décorés et illuminés et des phares projecteurs puissants promèneront leurs rayons sur le cortège nauti- due’ , i .Il y aura concours pour les Ph's ; beaux motifs de décoration et de ; riches prix et coupes seront distribués aux gagnants.U est question, au cours de ces fêtes, d’avoir un concours international de yachts sur le lac Snint-1 Louis, qui se prete si bien à un tour-| noi de ce genre.La cité de Lachine a des trésors 1 caches dans son histoire, car il fut ! un temps où son domaine s éten-, dait de Verdun à la Pointe-Claire et ; nombre de ses citoyens ont à cireur de préserver les souvenirs des aieux en protégeant contre les ravages du temps les monuments qui rappellent les nremiers temps de la colonie.U luestion de for- est donc fortement que i mer dans Lachine même une société historique.L’heure est propice et les fêtes qui s’annoncent si brillantes pour .septembre prochain devraient marquer la réalisation de ce beau projet._ Pour l'utilité de!* hommes d'affaires.Dans le passé, l'homme d’affaires qui voulait aller à Toronto était obligé de s’absenter du bureau toute une journée.L'inter-Cili/ Limited, le nouveau i train du Chemin de fer National du Canada entre Montréal et Toronto, sauve une grande partie de ce * temps.CHiittnnt Montréal à midi tous ics jours sauf le dimanche, et arrivant â Toronto dans la soirée, il permet de passer une matinée complète à vaquer à scs affaires à Toronto avant de prendre le train du soir pour revenir à Montréal ou pour continuer jusqu’à Détroit ou Chicago.L’aménagement de Vlntcr-Citu Limited est à la hauteur de l’équi LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNDICAT DES CARROSSIERS Le syndicat catholique des ouvriers carrossiers tient ce soir, a la salle No 4, édifice des syndicats catholiques, 055, de Montigny est, une assemblée de très grande importance, Les négociations entre le syndicat et lu Lie d’assurance-vie prenant le risque-décès sont terminées; les certificats sont même émis et le secrétaire les remettra, ce soir, à chacun des membres du syndicat.Il y aura en plus rapports des délégués ou conseil central, rapport des officiers et des comités.Tous les membres doivent assister sans faute.Par ordre.SYNDICAT DES CORDONNIERS Le grand pique-nique annuel du syndicat catholique des cordonniers au terrain du Bien-Etre de la Jeunesse, dimanche dernier, a obtenu un succès considérable.Un millier de cordonniers accompagnés de membres de leurs familles étaient présents.Le programme comportait 24 courses; on a distribué aux vainqueurs 124 prix.Au cours de l’après-midi, il y eut partie de balle-au-camp entre les équipes McCaughan et Charbonneau-DeGuise; cette dernière remporta la victoire par 3 contre 1.Le comité, sous la présidence de M.A.Désourdy, remercie tous ceux qui de près ou de loin ont contribué au succès de cette belle fête; le comité remercie particulièrement les généreux donateurs de prix Parmi les principaux invités, notons la présence de MM.E.Pigeon, G.Renaud, R.Lajoie, J.-B.Délisle, A.St-Pierre, J.Comeau, O.Fillion, J.-A.Daigneault, E.Chalifoux, C Thouin.A.Bellemare, L.Lemieux, A.Metayer.—Ce soir, à l’édifice des syndicats, salles ordinaires, réunion des locaux 1, 2, 3, 4, pour les monteurs, machinistes, treesers, travail leurs du cuir à semelle du syndicat catholique des cordonniers.Tous les membres sont priés d’assister pour recevoir les rapports des officiers.SYNDICAT DES RELIEURS Ce soir, à 8h.15 p.m., à la salle No 3, édifice des syndicat catholiques, 655, de Montigny est, assemblée du syndicat catholique des relieurs.M.J.Comeau, agent d’affaires, donnera rapport sur les activités de la quinzaine: placement, adhésions nouvelles, visites d’ateliers, malades, etc.Rapports des délégués au Conseil d’imprimerie et au Conseil Central.Tous les membres sont pries d’assister.Par ordre.ASSOCIATION DES PLATRIERS L’Association des plâtriers se réunit ce soir, à la salle No 1, édifice des syndicats catholiques, 655, de Montigny est.Rapport de M.J.-A.St-Pierre, agent d’affaires.La situation est excellente et l’agent d’affaires est parvenu à prendre plusieurs chantiers nouveaux.Rapports des délégués au Conseil Central.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.SYNDICAT NO 2 DU TEXTILE Le syndicat catholique No 2_du textile se réunit ce soir, â 8h.15 p.m., à la salle de l’école Baril.Tons les ouvriers et ouvrières des usines Hochelaga et Ste-Anne sont cordialement priés d’assister.Rapport de M.J.-A.Blais, agent d’affaires; rapports des officiers.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.SYNDICAT DES CARROSSIERS Ce soir, à 8 heures, assemblée très importante des carrossiers, l’on remettra aux membres leurs certificats d’assurance, les carrossiers non syndiqués sont spécialement invités à cette assemblée.LE RADIO Ce soir, à Montréal EMISSIONS LOCALES INTS TE CAKC, 411 6.45 heures p.m.Trio d* l’hôtel Windsor, avec M.Nicholas Ei-chorn, pianiste alsacien, comme vedette, Bourse, grains.7.15 heures p.m.— Programme du studio.10.30 heures p, in.— Musique de danse au Ritz-Garlton.POSTE CFGF, 411 12.35 à 10.00 p.m.— Concert par l’orchestre de l’hôtel Mont-Royal, sou.s la direction de M.Hex Battle, directement de la salle à maini?r principale.1.00 à 1.15 heure p.m.- Temperature, Bourse, heure.1.15 à 1.40 heure p.m.— Continuation du programme de concert par Lorchestre de rhôtei Mont-Royal, sous ja direction de M.Rex Battle, directement de la salle à manger principale.Programme de demain Postes canadiens Tous les horaires que nous don nons sont d’après le temps de l’Est.MONTREAL CK AC, 410.7 — 4 h., bourse, grains, température, A 9 h., le pos te émettra Je programme du CNRM.CNRM 411.CHYC, 411 — Silencieux QFCF, 411 — 12 h.35, orchestre
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