Le devoir, 5 février 1925, jeudi 5 février 1925
VOLUME XVI — Ko 29 MONTREAL, JEUDI, 5 FEVRIER 1925 Abonnements par la poste: Édition quotidienne AM ADA.lô.Cn I EtaU-Unls et Empire Britmnnlque IS-W* I UNION POSTALE.116 06 Édition hebdomadaire I CANADA.1100 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.»3.00 DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO ¦ .1 1 1 '—g Rédaction et administration : 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT: Rédaction, Main 5121 Adralnlatration, Main 815* Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Bonne journée! Le Border Cities Star demande qu’ou mette au rancart le réglement XVII — Une déclaration de M.M.Cockehutt — La véritable cause de malaise et son remède.Bonne journée! Nous avons aujourd’hui le plaisir d’cnre-nstrer, en faveur de la minorité franco-ontarienne, l’explicite Témoignage d’une feuille anglo-ontarienne.1 Le Border Cities Star, de Windsor, vient (numéro du same-li 31 janvier) de consacrer au voyage de Bonne Entente un irand article de tête.Thème général: l’unité nationale.Mais, rencontre de ceux qui professent sans plus des généralités so-lores, le Border Cities Star — à la meilleure façon anglaise —-tasse sans peur aux conclusions précises.En ceci, dit-il (il s’agit des griefs d’ordre matériel de nos concitoyens des Provinces Maritimes), comme dans toutes les autres questions d’intérêt local, nous devrions chercher à faire disparaître les causes de mécontentement.En Ontario, par exemple, nos concitoyens canadiens-français se plaignent sérieusement du maintien en vigueur d’une loi d’éducation connue sons le nom de Règlement XVII.Ils prétendent qu’elle est absolument injuste à leur égard en ce au’elle empêche Venseignement convenable, dans ïes écoles, de leur langue maternelle et gène ainsi le maintien de quelque chose qui leur est 1res cher et leur tient de très près au coeur.Ceci étant le cas, il n’est que juste et convenable que le règlement blessant soit élimine ou tout au moins amendé de façon à le rendre acceptable aux Canadiens français.Ceci ne serait qu’une manifestation de sens commun, de justice ordinaire et d’une sage appréciation de ce qui convient.Il est évident que le Règlement XVII importe peu ou point aux Ontariens de langue anglaise Alors, quelle raison quelconque peut-il bien y avoir de maintenir cette cause de friction et de mécontentement?La législature ontarienne ouvrira tout bientôt ses séances.Est-ce trop d’espérer qu avant son ajournement, m aura pris bonne note des objections élevées par les Canadiens français de l'Ontario et posé un acte conforme aux besoins de la situation?(In this, as in all other phases of sectional interest, we should seek to remove the causes of dissatisfaction.In Ontario, for instance, our French-Cana-dian citizens take serious exception to the continuance in force of an educational law known as Regulation 17.They contend that it is entirely unfair to them in that it prevents the proper teaching of their mother tongue in the schools and thus interferes with the maintenance of something very near and dear to them.This being the case, it is only right and proper that the offending regulation should be eliminated or at least amended to make it acceptable to the French-Canadian point of view.This is only common sense, ordinary justice and appreciation of the fitness of things.Obviously, Regulation 1/ makes little or no difference to the English-speaking people of Ontario.Then what reason under the sun can there be for retaining this cause of friction and dissatisfaction?The Ontario Legislature will commence its session within a few days.Is it too much to hope that before the House adjourns proper notice will be taken of the objections raised by the Feench-Canadians of Ontario, and action suitable to the needs of the situation recorded?) Voilà qui est au moins net et franc! Et voilà un terrain sur llequel devraient pouvoir s’entendre et mener une action com-Imune tous les pèlerins ontariens de la Bonne Entente.A moins qu’ils n'aient, en effet, l'arrière-pensée de-suppri-|:ner le français dans leur province, qu’est-ce que cela peut bien Paire aux Anglo-Ontariens que les petits Franco-Ontariens ap-Iprennent les deux langues — car il les apprennent, alors que Iles Anglo-Canadi ns n’en apprennent généralement qu’une — et ¦reçoivent leur formation d’ensemble d’une façon plutôt que Id’une autre?Et s’il est quelqu’un qui soit en état d'apprécier les leonséquences d’une législation, c’est bien celui qui la subit.Il |y a du reste quelque cnose de douloureusement cocasse dans le Ispectacle d’incorrigibles unilingues qui viennnent dire à des bi-[iingues aussi complets que Belcourt, Bélanger, Genest: Nous ¦allons, nous qui n’avons jamais pu apprendre un mot de fran- st>ectaoles particuliers; ou, enfin Ivais, vous enseigner et vous imposer — la bonne façon d'an-Iprendre deux langues.lata que sa voix ne portait plus à travers ce rideau pileux.Il sacrifia donc ce martial ornement et c’est heureux.Car cet homme d’habitudes paisibles qui n'a de féroce que sa passion pour le bridge (ce qui lui vaut comme partenaires des gens non moindres que les ministres provinciaux) dit tout bas des choses hautement intéressantes et qui une fois reprises par l'amplifi-caleur des journaux ont un effet terrible.Il cultive le paradoxe.Prenez son (discours d’hier-Il veut appliquer dans le gouvernement le système en vogue dans les tramways des Etats-Unis, le one man car.Pour épargner quelques milliers de dollars, il propose de fusionner le Québec avec l Ontario.Il atteindra de cette façon à une intime communion.Il nous fera manger par nos voisins.La solution est ingénieuse.Le Québec met dans un relief fâcheux le règlement XVII.Notre tolérance fait tache.Il annexe le Québec au règlement XVII.Il applique la bonne entente comme elle règne entre l’homme et le cheval.Autre situation pittoresque pour les chemins de fer nationaux.Dès lors qu'ils auront de la valeur, qu’on les vende.Gentil! Mais je connais quelqu’un qui joue un rôle très important dans l’opposition de Québec, quelqu’un qui doit prier avec ferveur depuis la visite de M.Ferguson et le discours de M.Gault.Ce quelqu’un là doit répéter souvent l’oraison jaculatoire: Mon Dieu préservez-moi de mes amis.Nous devons, sans nous effrayer, repousser momentanément la proposition du député de Saint-Georges quitte à en reparler dans dix ans.Quand nous aurons diminué le taux de noire mortalité infantile au niveau de celui de Toronto et, du même coup, notre mortalité par la tuberculose tout en maintenant notre haute natalité, nous serons murs pour V un ion avec i Ontario.Ce sera peut-être i’uile de ces unions insolites comme celle du cavalier et du cheval.Mais qu’importe puisque ce ne sera pas nous qui serons le cheval.Paul ANGERS.Lettre d'Ottawa Dans la fabrique des lois Le parlement — Comment on se le figure et ce qu’il est — Collégiens déçus.Ottawa, le 4.— Entrer en session, c’est toujours un peu comme entrer en un édifice où l’on sera séparé du monde des vivants et de l’existence courante pendant quatre ou cinq mois; où tous les bruits de l’extérieur, nouvelles qui nous intéressaient dans d’autres temps, questions qui nous passionnaient, événements qui excitaient la réflexion et les divers sentiments de l’âme, ne nous parviendront qu’affaiblis, comme à travers une trop épaisse paroi; où l’on vivra parmi un monde spécial, coudoyant toujours les mêmes gens, aux mêmes endroits, aux mêmes heures, s’occupant de problèmes spéciaux, regardant des Au banquet de Montréal, avec une franchise dont nous lui savons gré, M.le lieutenant-gouverneur Cockshutt a carrément déclaré que l’objectif du mouvement de Bonne Entente est d’ordre purement commercial, et que le mouvement a pareillement eu son origine dans les milieux commerciaux (It is essentially a business man’s movement for business purposes only).Mais il doit être le premier à comprendre, que la collaboration, même dans le domaine purement économique, sera d'autant plus facile qu’il n’existera, ni entre les coeurs ni entre les esprits, de causes xtérieurcs de pénibles différences.Que ces différences existent présentement, qui osera sérieusement le contester?C’est, nous en prenons volontiers la parole de M.Cockshutt, un objet d’ordre commercial que poursuivent.¦.n définitive, les promoteurs du mouvement de Bonne Entente; mais ce n’est point une querelle d’ordre commercial qui est à la nasc de la mésentente que l’on prétend faire disparaître.Et tout le monde le suit, ou le sent, parfaitement.S’il y a malaise, c'est que l'une des deux provinces — et ce n’est pas la nôtre no traduit point en actes la formule que M.Cockshutt devait quelques minutes plus tard employer: Nous sommes un pays qui possède deux rares et deux langues, les deux avec de pleins droits.Nous avons été et nous sommes cordialement disposés à accepter cette situation (YVV are a country of two languages and two races, both with full rights.Wr have been, and are, heartily willing to accept lliat situation).Cette [cause d'ordre moral est si évidente que bien peu d’orateurs ont [rpu se défendre d’y faire une allusion plus ou moins directe, j Et le vrai moyen de rétablir la paix, la concorde, c’est de llraire disparaître la législation et les méthodes administratives I que symbolise le Règlement XVII.* Réjouissons-nous de voir le Border Cities Star continuer ! car ce n’est pas son premier article eu ce sens son utile travail I pour la vraie Bonne Entente, celle que personne plus que nous et les Franco-Ontariens ne reve et ne désire.Orner HEROUX.L'actualité Un homme terrible Nous ne croyons pas que te.député de Saint-Georges ait pour deur sous de malice dans la tile.Oh la logerait-il?Il a le crâne étroit et beaucoup de préjugés dessous.Il u aurait donc surpeuplement.Ses [idées se mourraient de tuberculose |ef le service provincial d’hygiène spoarraff intervenir en vertu du ri-[gtement prohibant tes chafnbres [noires.Le député de Saint-Georges parlait autrefois une moustache énorme qui lui donnait un air impressionnant.Plus la moustache poussait et plus sa voix faiblissait.Le premier ministre, assis devant lui pouvait Pentendre naguère.Il n’eut bientôt plus comme auditeur que le greffier, assis dans le no man’s land.Et encore celui-ci sommeil-lail-il comme le bon Homère on, quand il ne sommeillait pas, prenait quelque vieux glossaire angevin ou picard qu’il feuilletait voluptueusement.Le député de Saint-Georges cons- oïl sera comme en vase clos, rempli d’une atmosphère qui ne se respire pas ailleurs et couvert d’une buée légère qui nous empêchera de bien voir les hommes qui continuent, autour, partout, leur tâche de tous les jours et vaquent à leurs occupations ordinaires.Le matin, à peine levé, les comités siègent.Ils commencent à accomplir leur besogne dès le début et quelquefois, à la fin, ils ne terminent pas à temps.Comité de l’agriculture, des impressions, des comptes publics, des banques, des bills privés, du divorce, mi service civil qui font toujours un travail plus ou moins important.Les oeuvres des uns restent toujours dans l’obsCuri-té; celles des autres jettent souvent des lueurs éclatantes, éphémères ou permanentes.Quelquefois, tout l’intérêt s’y transporte pendant quelques jours; et, dans d’autres temps, comme un rouage silencieux qui fonctionne dans une partie secrète de la machine, on entend à peine un petit bruissement révélateur.Une journée ou l’autre, au heu de se rendre aux salles des comités, les députés sc dirigent vers les salles de caucus.L’huissier formidable est à la porte.Les chefs entrent avec leurs partisans.Le caucus, c’est la chose mystérieuse.C’est là que les divisions qui existent dans un parti se montrent subitement, secrètement et hardiment, qu’on se dit entre amis liés par l’esprit de corps des choses peu aimables; que la majorité impose sa volonté à la minorité avant de l’imposer au parlement; qu’on élabore les décisions qui prendront corps dans les lois.Mais les caucus, malgré tout ce qui se colporte ensuite, quelquefois, et qui sien dit, restent dans la capitale canadienne l’élément de mystère, d’incertain, le secret qui plane et qu’on tente de deviner.Après avoir été respirer un peu l’air du dehors, on revient à Irois heures et ce sont les grandes séances qui commencent.Les collégiens se représentent toujours les assemblées parlementaires sous des formes pompeuses, imposantes et formidables.Dans leur imagination, un orateur de premier ordre se lève à son bureau et répand sur une assemblée attentive, passionnée et vibrante la lave brûlante de son éloquence, de ses déclarations de principes et de ses professions de foi.Le parlement ressemble très rarement à ces images.Au début de la séance, l’assistance est bonne.Les interpellations ouvrent le combat.L’opposition tente de tirer au gouvernement les vers du nez, mais n’y réussit que peu.Les ministres apprennent vite l’art des restrictions mentales et cet habile secret de ne pas répondre tout en répondant.L'interpellation, en fait, est tout à fait semblable à un vieux piège démodé et inutile; tous en connaissent les secrets pour l’avoir trop maniée; l’opposition s’en sert, par habitude, mais ne s’illusionne pas sur son efficacité; le gouvemefnent l’évite à coup sûr, sans se presser, avec lenteur, certain de son affaire et toujours convaincu d’y échapper.LE GRAND COMBAT Fuis les vraies séances commencent.Pendant le débat sur le budget, sur l’adresse, sur la seconde lecture d’une loi très importante, elles s’élèvent très vite d’uu vigoureux coup d’aile.Les chefs alors entrent en scène.Les sièges se remplissent, les tribunes se garnissent et les collégiens qui arriveraient subitement seraient au comble de leurs voeux.Mais quelle chute imprévue et rapide! Tout de suite le débat tire de l’aile.Les orateurs médiocres se succèdent au milieu de l’indifférence générale.La conversation s’amorce sur le parquet de la Chambre, de même que la lecture des journaux, la rédaction des lettres.La salie se vide.Impassibles, les fauteuils verts écoutent, narquois.De temps en temps, pour égayer la monotonie, comme une touffe d’arbre dans un désert, un petit fait saillant, une riposte digne de mention, une phrase qui se détache comme un trait de couleur sur la grisaille d’un mur.La séance du soir contient toujours une heure laborieuse.C’est la première.11 ne s’est pas écoulé assez de temps depuis le souper.L’intérêt ne naît pas.On dirait un moteur froid qui ne veut pas repartir.Vers neuf heures, dix heures, la Chambre se réchauffe un peu.Pendant un certain temps, on dirait une grande séance.Si le président qyh' te son fauteuil à onze heures, rim-pression finale n’est pas mauvaise.Mais lorsque les douze coups fatidiques ont sonné, l’ennui de nouveau s’empare de la place.C’est l’heure où l’on écoute attentivement parler un orateur sans comprendre çe qu’il dit, l’heure où les paroles frappent le tympan de l’oreille, mais y rebondissent comme sur une cloison trop solide et ne se rendent pas jusqu’au cerveau récepteur.Qui dira d’ailleurs tous les aspects des séances?En général, elles.se ressemblent assez.Mais il y en a toujours qui sont différentes.Si, durant quelques débats, les grandes < orgues jouent pendant un nombre i considérable d’heures;* si, quelque-1 fois, un coup de clairon se fait en-1 tendre par ci par là et réveille tous I les échos des alentours, la plupart du temps l’oreille doit sc contenter d’une mélopée basse et traînante.Discussions des diverses clauses des lois, de chaque subside en particulier, discours des orateurs ordinaires, dialogue d'un côté à l’autre de la Chambre, matières de conseil municipal, répétitions incongrues où l’on doit reprendre sur les lèvres d’un orateur ce qu'on dédaignait hier sur les lèvres d’un ministre, afin de trouver quelque chose qui soit digne de mention, tout ce qui n’offre rien d’effrayant se retrouve dans ce pot-pourri interminable.Qui se rappellera aussi les sessions sans se rappeler en même temps certains paysages qui les accompagnent?On sort à minuit, une heure, deux heures du matin.Quelquefois la lune plane dans des deux superbes.Tout est silence.Le bleu du ciel est foncé et lumineux.Des nuages pommelés sont immobiles sur les flèches des édifices.Là-bas, du côté du Château-Laurier, des fenêtres illuminées ont l’air taillées dans le noir de l’horizon et de s’ouvrir sur l’inconnu du vaste système planétaire.C’est un silence inattendu qui surprend les oreilles du citadin et impressionne curieusement ses sens.Puis, un peu avant huit heures, lorsqu’on se rend aux séances du soir en passant en arrière du bloc de l’est, c’est le soleil qui se couche, «lès le printemps venu.A mesure qu’on monte, on le voit, au coin du parlement, descendre glorieusement sur les montagnes, dans un ciel enflammé, ainsi qu’un gros éru d'or flambant.Et il éblouit tellement qu’en passant à l'ombre des édifices, les yeux, pondant quelques secondes, trop saisis par le contraste, ne voient plus rien.Et, comme frappé de cécité, on marche quelques pas sans rien voir dans cette fraîcheur que la nuit a déjà La session de Québec M.Gault veut nous faire manger par Ontario Le député de Saint-Georges trouve d’élégantes solutions à nos embarras financiers: fusion des provinces et vente des chemins de fer nationaux quand ils commenceront à payer.Québec, 5, (De notre correspondant).— M.C.E.Gault, député de Saint-Georges, Montréal, u demandé, hier, au gouvernement de réduire le.s taxes que la population est obligées de payer directement ou indirectement.Il prétend que les taxes ont empêché le développement de notre industrie et par suite sont cause du chômage qui existe actuellement.M.Gault reprenait le débat sur le discours du budget; M.Bullock, député de Shefford, continuera peut-être aujourd’hui, car c'est lui 3ui a proposé l'ajournement de ce ébat.M.Gault a tenu le gouvernement responsable de l’augmentation de la dette de Montréal, pour une somme de $20,000,(KM) et partant de l’augmentation de la taxe dans la métropole.L’argumentation de M.Gault au sujet des taxes se résume ainsi : les industries sont obligées de payer des taxes, mais en définitive ce sont les consommateurs qui paient; les compagnies d’assurances sont taxées, mais ce sont les assurés qui paient plus cher pour les taux d'assurances; les banques sont les traditions britanniques, les institutions britanniques, il veut un seul drapeau et une seule langue pour tout le Canada.A moins d’enrayer cette invasion de la langue française, qui est une insulte à la nation, les assises du Dominion seront ébranlées.” Si M.Ferguson n’était pas “extrémiste” alors, qu’est-ce qu’il était?La Chronicle, de Québec, a écrit, le 31 janvier, au surlendemain du discours de M.Ferguson à Québec, que les huit cents personnes qui iront entendu alors ont été désappointées de voir qu’Ll ne fut pas du tout à la hau-iteur de la situation ("somehow failed to fully grasp not only the possibilities, ftuf even the requirements of the occasion") et qu d faut sans doute attribuer cela a l’entourage et à l'atmosphère de détente sociale de la journée ("in a unaccustomed environment, h i s train of thought was naturally influenced by the atmosphere of social relaxation which marked the day").De toute évidence.M.Ferguson n’a pas voulu être ‘ e.xtrêmis te", à Québec, mais il n’a pas non plus réussi à donner d’impression bien favorable, même aux Anglo-Québécois.Vaffaire d'Huberdeau Parce que le jury du coroner conclut à la nécessité de faire subir un procès à un homme, cela ne signifie pas que la cause est entendue et qu’il est coupable.C’est au jury de la Cour du banc du roi a faire le procès, ù peser toute la preuve nouvelle et à rendre un verdict ne culpabilité ou d’acquittement.Entre temps et aussi longtemps que l’accusé n’a pas subi son procès, il est présumé innocent, selon les règles fondamentales du droit anglais.Ce sont là choses à se rappeler avant d’aller décider tout net que.puisque le jury du coroner a renvoyé le frère Usmar aux assises criminelles, on doit conclure qu’il est coupable de la mort du jeune Galarneau.Il ne faut pas devancer la justice, mais l’attendre.ta\ées, mais les clients paient plus cher pour les taux d'intérêts sur l’argent.M.Gault a émis une opinion au sujet de l’administration publique au Canada; il croit que nous avons trop de gouvernement et serait prêt à unir les trois provinces maritimes en une seule, Québec el Ontario en une province, le Manitoba et la Saskatchewan en une autre et la Colombie-Britanni que et l’Alberta formeraient une quatrième province.Le député de St-Georges croit que l’on sera bientôt obligé d'imposer le vote obligatoire et un s>s.tème de cartes d’identification pour empêcher le système des “télégraphes”.Telles sont les principales idées émises par M.Gautt dans son discours, hier après-midi.M.Gault rappelle que sir f.omcr Gouin et le gouvernement avaient promis de ne pas imposer de nouvelles taxes et do diminuer les taxes existantes; Il déclare que le gouvernement actuel cherche toute occasion d’imposer de nouvelles taxes.I/e député, de St-George recommande une plus grande économie dans les dépenses; même si de grandes dépenses devaient produire d’excellents résultats et apporter la prospérité, il serait sage cle s'arrêter dans res dépenses et de pratiquer l’économie.M.Gault fait allusion de nouveau aux taxes et rappelle que la population du Canada est obligée de payer de très lourdes taxes; on ne prévoit pas le jour où ces taxes seront diminuées bien que les Etats-Unis et l’Angleterre aient commencé à baisser le taux de leurs taxes.Mais ce lourd fardeau paralyse notre industrie et est responsable du chômage que les ouvriers ressentent.M.Gauflt reproche au gouvernement l’augmentation considérable de la dette de Montréal.Il affirme que te gouvernement est responsable d’une augmentation de vingt millions dans la del’e de la métropole et conséquemment de l'augmentation de la taxe municipale.TI cite des cas où la taxe est augmentée de 300 pour cent en dix ans alors que le revenu n’a augmenté que de 100%.Des propriétés ont été vendues par le shérif qui n’ont pas rapporté le montant nécessaire pour payer la somme réclamée par les créanciers.M.Taschereau demande à M.Gault quelles taxes ces gens paient au gouvernement et le député de St-George réplique en disant que le gouvernement retire une très grande part de son revenu, spécialement le revenu provenant des taxes.de lia population de Montréal.M.Gault critique la façon dont le gouvernement tient ses livres de comptabilité, façon qui rend très difficile la consultation de ces états financiers.Il fait une comparaison entre les recettes des dernière» années et souligne que le revenu des mines a diminué.Il rappelle que l’exploitation de notre amiante a été retardée par le manque de marchés et la concurrence rhode-slenne.Des compagnies ont été obligées de cesser leurs opérations temporairement.M.Gault prend la défense de 1 industrie minière et recommande au gouvernement de ne pas nuire au développement de cette industrie nar de trou fortes taxes.11 suggère d’enlever toute taxe à une industrie qui commence à opérer une mine jusqu’au jour ou les opérations deviennent payantes.Le gouvernement retirerait ainsi un plus fort bénéfice et encouragerait davantage le développement de l'industrie minière.M.Gault croit que l’administration de la Justice en cette province coûte trop cher ri il cite à ce sujet l’hon.M.Bruneau, mais M.Taschereau fait remarquer que les déclarations du juge se rapportaient » une cause de faillite, sujette à la loi fédérale.L.* député de Saint-Georges parle de nouveau des taxes ri dit que nous vivons du n s un cercle vicieux.Le gouvernement taxe l'industrie, ri cette taxe retombe aussitôt sur le consommateur.la; gouvernement •devrait inaugurer la politique contraire et diminuer les taxes.Quand même cette diminution de taxes ne serait pas considérable dans tous les domaines, de petite» diminutions ici ri là représenteraient une grosse économie pour la population.M.Gau H cite le cas des compagnies d’assurances.Les taxes sur tes compagnies d’assurances rapportent au srouvrrnemcnt annuellement -$725,000, mais les comoa-onies oui ne sont pas des institutions de charité répartissent cette taxe sur leurs assurés.Si les taxes étaient moins lourdes les taux -d’assurance seraient moins élevés.M.Nicol intercepte que les taxes sur les eompagnics d’assurance ont rapporté moins do $100,000.par année, mais le Trésorier provincial ne parle que des compagnies d'assurance sur la vie alors que AT.Gaul» comprend les assurances sur la vie, le feu et de mutualité.M, Gault fait allusion aux banques.Il dit nue les taxes sur les banques ont été élevées cl H est d’opinion qu’une diminution de ces taxes Permettrait peut-être aux banques de baisser le taux de l’intérêt pour l’argent prêté.11 fait rc- ( Suite a ta deuxième paae) Pour nos abonnés Ceux qui nous font tenir leur chèque en paiement de leur abonnement ou pour quelque cause que ce soit nous rendraient service en meme temps qu'ils nous éviteraient des déboursés inutiles, s'ils avaient la précaution de faire accepter leurs chèques “payable au pair à Montréal”, Quand nos amis ne vea-vent nous envoyer un chèque au pair, qu’ils fassent leur remise par bon-poste, mandat-poste ou lettre recommandée.“Won film'’ us Voulez-vous nous aider ?Un moyen très simple — IVous tenons les cartes à votre disposition.Un journal québécois Mil] versée là avec le crépuscule.Léo-Pau! DESROSIERS.Bloc-notes Autre sou de cloche Un journal de chez nous, qui parle des “extrémistes”, mais ne s'est pas encore aperçu que M.Ferguson.premier ministre de l'Ontario, en est un, au vu et au su de ceux qui ont suivi Jusqu’ici sa carrière politique, ferait bien de reproduire.pour l’Information de ses lecteurs, cette partie-ci d’un de ses discours fait à Toronto le 17 août 1916, selon un quotidien de Toronto même, -— discours que M.Choquette a rappelé heureusement à Québec, il y a quelques heure»: “La question bilingue est la plus importante de toutes relies qui nous sont soumises, dit M.Ferguson; elle jette dans l’ombre celles du nirkel, de l’alcool, toutes les autres.Elle touche aux assises mêmes de notre province et du pays.Si on n>n dispose pas.elle détruira toute l’armature nationale.Le gouvernement que |e représente lutte pour du matin reproduit très souvent cette rubrique d’un quotidien de Paris, d’inspiration fréquemment anti-catholique et qui est en tout ras sm des journaux boulevardiers les plus sujets à caution de la presse française.Il y a quelques jours, en mnrar d'une audience que Sa Sainteté Pic XI aurait accordée à un jeune boxeur américain d'origine italienne, Clément Vautcl a fait des commentaires pour le moins irrévérencieux, où il montre Pie XI disant i le contraire du Christ qui conseil-! lait la mansuétude et le pardon des| offenses.“Voilà sm pape up loi date; in douceur évangélique n’est pas du tout son fait et il préfère j au catholique bêlant qui reçoit les coups en levant les yeux au ciel loj croyant costaud qui boxe le mécréant ri le met knock-out", écrit i entre autres choses Vautcl, qui,j plus loin, ajoute: “Il ne s’agit plus de pardonner les injures, mais de les nrévenir ou de s'en venger a coups de poing après s’être soumis à Ain entrainement scientifique.La résignation, vertu chrétienne, n'est plus à la mode.La force, qui est une vertu théologale, l’emporte: le pape entend que l’athlète de la fol ait du muscle et sache se servir de son gauche comme de son droit".Il y a, en conclusion, un passage très déplacé, quant aux “innombrables bienheureux oui siègent au paradis".Rien de cela n’aurail dû paraître dans un journal que rédigent des catholiques pratiquants ri res- fiectueux.Le rédacteur aurait-il oué des ciseaux dans le Journal sans savoir quel est le caractère de celui-ci, ou sans avoir pris la peine de lire Mon film d'un bout à l’autre?Pour une fois, le choix, s'il a été fait de confiance, a été malheureux.G.P.Voulez-vous nous aider?Oui, répondraient sans hésiter des milliers de nos lecteurs.(Leur bienveillance passée ne nous laisse là- Mais ils ajouteraient peut-être: dessus aucun doute.) Comment?De la façon ta plus simple, sans qu'il vous en coûte un son, par un simple geste.A votre prochain achat — et à tous 1rs achats subséquents — remettez au marchand (ou joignez à voire commande iws(ale) la carie, avec signature, dont vous trouverez (e fac-similé dans une autre page et qui porte ces mots y J’achète chez vous.Je suis un lecteur assidu du Devoir.J'aime à y voir vos annonces.Le marchand qui nous encourage déjà sera de la sorte fortifié dans ses bons sentiments.L’autre sera incité à annoncer dans un journal qui possède des amis aussi dévoués.Nous en bénéficierons, vous en bénéficierez, yui.aillerez de la sorte à fortifier le journal qi que vous sert votre cause Et cela vous coûtera exactement uis- qui une lettre ou un coup de téléphone; car nous tiendrons gratuitement à votre disposition autant de cartes qu’il vous plaira.Commandez vos cartes, portez la bonne nouvelle à vos amis et encouragez-les à prouver - comme vous — aux marchands et aux hommes d'affaires que le Devoir a des amis.Cela ne vous empêchera, du reste, ni d'aider à la propagande du journal, ni d’encourager son atelier d’imprimerie et son service de librairie.?* * ” Adressez les commandes au Service des Annonces du Devoir, 336, rue Notre-Dame est, Montréal (Téléphone, Main 7460).( * A LE DEVOIR, MONTREAL.JEDPÏ, 5 FEVRIER 1925 VOLUME XVIM Ho» LÀ SESSION DEQÜEBEC (Sntte de la première page) marquer qn’il y • de petites taxes gai ne rapportent pas de fortes sonunes au gouvernement mais qui n’en constituent pas moins un obstacle au développement des affaires et le gouvernement ferait mieux des abolir.Exemple, les corporations commerciales sont obliges de faire un rapport annuel et de payer $6.00 en envoyant ce rapport.Cette taxe ne rapporte pas grand chose au gouvernement, mais elle nuit au développement du commerce.M.Taschereau demande à M.Gault qui a créé ce système et le député de répondre que ce doit être le gouvernement, en principe.M.Gault ajoute que île gouvsrne-«nam ennuie les municipalités et lea dndipose en les faisant payer les frais du département des Affaires Municipales lorsque celui-ci «'intéresse à leurs emprunts et à Jeurs émissions de debentures.Le député de Saint-Georges admet que le fait que ie gouvernement surveille oes emprunts et ces émissions donne plus de valeur aux dé-bantnres municipales, mais il ne voit pas pourquoi le gouvernement retire de l’argent pour ce service rend aux municipalités.Exemple, la Cité de Sherbrooke a récemment fait deux émissions de (débèntures; elle fut obligée de payer *8500.au gouvernement la •première fois et $2,000.la deuxième fois.Le député de St-Georges fait allusion à la situation créée par l’opération des deux systèmes de voies ferrées en ce pays.H croit que le meilleur moyen de résoudre ce problème serait de se défaire des chemins de fer nationaux aussitôt qu’ils auront la valeur qu’ils sont en train d’acquérir.M.Gault fait allsision aussi à la réciprocité; il ne faut pas se faire d’ilkisjon et croire que si le traité de réciprocité avait été voté en 1911, les fermiers américains qui, J’an dernier, ont forcé le gouvernement des Etats-Unis à doubler la taxe sur le grain canadien, ces mêmes fermiers n’auraient pas demandé l’annulation du traité.M, Gault recommande de nouveau l’économie et remarque qu’au début de la guerre il avait demandé une semblable économie mais quia lors on avait mal interprété son opinion et qu’on l’avait accusé d’ètrp opposé au développement de 'la colonisation.Trop de gouvernements Le député de St-Georges meilleurs hommes songeraient à donner leur temps et leurs talents au service de leur province et de leur pay*., .„ .M.Gault en vient à parier de 1 administration publique au Canada.Il croit que nous avons trop de gouvernements dans ce ^eune pays.Nous avons neuf provinces, ce qui donne, avec le gouvernement fédéral, dix gouvernements au Canada.Il est d'opinion que les trois pro-vinces maritimes qui ont des intérêts communs dans la pèche et l’industrie forestière, devraient être unies.Québec et Ontario sont intéressées egalement dans l’agriculture et l'industrie, pourquoi pas les unir en une province?Le Manitoba et la Saskatchewan pourraient former une seule province, la Colombie britannique et l’Alberta formeraient une autre province.Ainsi, il y aurait quatre provinces et un gouvernement fédéral.M.Gault termine en disant qu’il avons des ressources naturelles abondantes et une population saine; nous devons développer les unes et offrir à la population une chance de donner leur rendement.LAURENT.Affaires courantes Les bills suivants ont été lus en première lecture mercredi: — Loi amendant l’article 724 du code municipal (M.Lemieux, Wolfe).— Loi amendant la 'loi électorale de Québec (M.L.-A.Taschereau).— Loi concernant les créances privilégiées de Sa Majesté aux droits de la province (M.J.Nicol).— Loi amendant le code de procédure civile (M.L.-A.Taschereau).& * * Les bills suivants ont été lus une deuxième fois et référés au comité des bills publics en général: — Loi modifiant les Statuts refondus 1909, relativement à la tenue des termes de la Cour supérieure dans le district de Pontiac (M.L.-A.Taschereau).— Loi modifiant la loi 13 George V, chapitre 7, concernant l’incendie de la ville de Terrebonne (M.L.-A.David).— Loi amendant le Code de procédure civile concernant les effets non saisissables (Bercovitch).?* * interpellation» M.Caron annonce qu’il y avait dans la province de Québec en 6 ag 149,701 agriculteurs 137,619 agriculteurs.1891, 174,996 agriculteurs; en 1911, et en 1921, 11 ignore le JSiSl ¦«&> ï»- *•» —« “2-1923 Le# concerts CORTOT-CASALS Quand deux artistes aussi grands qu.Alfrod Cortot et Pablo Casais paraissent ensemble sur une scène de concert, on peut être certain qu'ils attireront un auditoire considérable, la saison fût-eille d’ailleurs mauvaise pour tous les autres.C’est ce qui est arrivé hier soir au theatre Saint-Denis où tous les sieges étaient pris à l’avance.Le programme comprenait une Sonate de Saint-Saëns, une Sonate de Debussy, les Etudes Symphoniques de Sommiann pour Je piano, une Suite de Bach pour le violoncelle seul.Dans sa musique de chambre, Saint-Saëns est généralement très classique, un peu schématique parfois, et la Sonate en ut mineur nV-chappe pas à cette règle.D’une fort belle construction, die a le charme d’un bloc de glace pure et il faut l’immense talent de ses interprètes pour lui donner de la vie.Tout au contraire, c’est d’une vie exubérante que la Sonate de Debussy se pare.A travers la fantaisie harmonique, si variée et chatoyante, «e déroule une forme de solide arma tUr«- .,9 ¦ Pour leurs pièces en séio, les deux artistes n’avalent choisi nen de bien neuf.Les Etudes Symphoniques de Schumann sont tantôt jouées toutes, tantôt Jouées par fragments et s'entendent assez souvent.M.Cortot y a mis son habileté à faire chanter le clavier, et pardessus tout son intelligence musicale si compréhensive et son style à la fois personnel et respectueux des intentions des auteurs.C’est grâce à M.Pnblo Casais, si nous avons été initiés aux oeuvres de Bach pour violoncelle seul, car il n’y a Jamais eu, Je crois, un récital où il n’ait Joué une Suite de Bach.‘Ces vieux maîtres donnaient volontiers au violon et au violoncelle, une vie indépendante de tout accompagnement étranger.Où sont les modernes qui osent en faire 'autant, quand ils ont cependant, chez 'les interprètes, une perfection technique inconnue auparavant?Le violoniste ou le violoncelliste qui inscrit une de ces oeuvres à son programme, doit être parfait, sans quoi, il serait ennuyeux et détestable.Or ce n’est Jamais ces deux défauts qu’on attribuera à Pablo Casais, toujours impeccable et vibrant.Lea rappels ont été nombreux; les artistes n’ont pu les accorder tous, M.Cortot avant à prendre un train à 11 heures.Rarement le St-Denis vit une foule si nombreuse et si enthousiaste._____ Fréd.PELLETIER.rer la vie humaine à la lumière de quelque» principes tupérlean.i j heure ext prone.Ou la Chine évoluera contre noui; ou l’ordre nouveau t’établira sur le fondement chrétien et la Chine tera grande et puissante; ou elle sera corrompue par le matérialisme et elle versera dans Vanarchte.(p.13).Le Souverain Pontife Pie XI, A la suite de Bertolt XV, ne cesse de travailler à l'évangélisation de la Chine.Il ne prononce pas une allocution qu’il ne fasse allusion A cette question.Il a voulu faire de l’année }u-'tllaire une année consacrée aux missions en pays infidèles, afin que es prières soient plus nombreuses que jamais pour obtenir “qu’il n’y ait plus qu’un pasteur et qu’un seul troupeau’ dans l’Eglise du Christ.On compte en Chine un chiffre global de 2,210,356 catholiques.Le nombre augmente chaque année.L’organisation actuelle, sans répondre pleinement aux besoins de la situation, est bien plus complète qu’on ne te croit généralement.On ne sait pas, même parmi les catho-iqes Instruits, tous les sacrifices ue FEglise s’impose pour procurer i vraie Foi aux païens.Sait-on, par exemple, qu'en Chine seulement, se trouvent 57 évêques ou vicaires apostoliques et 2,619 prêtres?Lisez ce petit Tract et vous apprendrez que pour Fannie 1923 seulement Vaccroissement du nombre de catholiques a été de 73,655, A la remarquer que le nombre des voleurs en cette province n’est pas assez considérable et croit que le temps viendra bientôt où il faudra imposer le vote obligatoire.Il croit aussi qu’il sera nécessaire d’inaugurer un nouveau système d’identification pour éviter le système des “téJégrapnes”.Si l’apâthie des électeurs disparait et si le système ¦des “télégraphes” était disparu des et 1924.* * 4« M.Beaudoin apprend que de 1911 à 1924 il y a eu 12,201 élèves d’inscrits au début de chaque année dans l’école technique de Montréal; 3,686 élèves dans l'école technique de Québec et 198 élèves dans l’école technique de Trois-Rivières de 1920 à 1925.B1 T Essai GRATLIT de 10 jours.Envoyez le coupon La Minute Décolorées recouvrent vite maintenant leur blancheur éclatante Méthode NOUVELLE recommandée fortement et universellement par 1rs plus hautes autorités.Faites ce remarquable essai de traitement dentaire.Constatez quelle blancheur de perle se cache sous la pellicule noirâtre qui voile vos dents, dents superbes sans vous en rendre compte.C’est à la pellicule, aussi, que sont attribuables la plupart des affections des dents.Elle adhère aux dents, entre dans les interstices et y demeure.Los germes s’y développent par million».Ils constituent, avec le tartre, la cause principale de la pyorrhée et dos affections des gencives.Les méthodes nouvelles la font disparaître, et raffermissent les gencives On a maintenant concrété les méthodes nouvelles sous la forme d’un dentifrice appelé Pepso-dent, différent par In formule.Faction et l'effet, de tout antre procédé.Son action consiste â coaguler la pellicule et à l'enlever sans préjudice, puis à raffermir les gencives.Pas de gravier rugueux qui mettrait l’émail en danger.La plupart des dents étincelantes de blancheur que vous voyez sont devenues telles par ce traitement.Grâce pour beaucoup, à l'avis des dentistes, il a révolutionné le mode de nettoyage des dents dans le monde entier.F je s résulta fs sont rapides Faites l’essai, puis notez 1rs résultats.Remarque* la blancheur éclatante qu’il produit, le poli et le lustre superbes de vos dents.Découpez le coupon avant que vous ne l’oubliez.CHATIMENT Joseph — Comment! tu a» coupé la queue de ton chien?Alphonse — Oui, le salaud! Il re muait la oucue de contentement lorsque ma belle-mère venait me rendre visite.PLUS DE NOS JOURS Andrée, six ans — Soeurette cm’est-ce que c’est qu’un chaperon Mariette -— Un chaperonI Oh! ça n’exivste plus de nos joursl AH! LES ENTANTS! La tante — Vas-tu mVembrasser si je te donne un sou?L’enfant — Un sou!.mais j'ai ne cela pour prendre mon e foie de morue! DANS LA RUE Le mari — Je t’en prie, ne nous querellons pas dans la rue.Madame — Tu as raison sautons dans un taxi et entrons nous quereller chez nous.Comme on le volt.Il s’agit d’une question importante tant pour notre foi que pour notre imlionalité, tl l'appel de Mgr Beaupin en faveur des Missions de Chine ne saurait nous laisser indifférents.C est la raison de la publication de ce tract.Il faut le répandre.J.Geoffroy, prêtre.Nos cantiques A l’abbé N.Caron, P.A.(“par l’entremise du Devoir”) Montréal.Bien cher abbé.Vous ne sauriez croire combien j’ai de vénération pour vos soixante-dix-huit années, qui vous font appartenir à cette autre génération de Canadiens qui avait foi en ses propres forces, pour compter sur ¦t’avenir.Il fait bon tout de.même d’en tendre un membre du clergé (de ce clergé que nous aimons et respectons autant que d’autres peuvent le faire) de penser à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal — l’unique société nationale que nous ayons, nous, Canadiens de langue française — pour défendre une partie de notre patrimoine nationale : nos cantiques.La tâche est-êlle au-dessus des forces de notre société?______^_____________________7 _____ Cher abbé, vous venez de nous tète deuces chrétientés le Pape a son\honoter de votre confiance, votre .- - - - * *— action servira d’exemple, espérons- le, car nulle tâche, chez nous, n’est considérée trop lourde, quand il s’agit des intérêts de ceux qui composent ce peuple que notre devise veut "Fendre meilleur".Veuillez accepter l’assurance que votre demande sera présentée au prochain congrès général, en mars, si toutefois, le conseil central n’a pas pris action d’ici là.Je suis, de vos ans, le respectueux serviteur.&500 DE RECOMPENSE Seront payés à quiconque fournira la preuve nfeeuaire à l’arrestation et amènera à la condamnation de toute personne coupable d’avoir cambriolé un magasin de la Commlaalon de# Hqueura.Une Somme Additionnelle de $200 sera payée à tout citoyen ou tout agent de police appréhendant un cambrioleur sur le fait.Les renseignements communiquée et l’identité dea personnes ne seront pas dévoilés.S’ADRESSER AU Brigadier-Général E.de B.PANET, Edifice “St-Denis”, 294, Ste-Catherine Est, MontréaL représentant, S.E.le Délégué Apostolique, Mgr Costanlint Quatorze sociétés at prêtres missionnaires travaillent mec lui à l’oeuvre d’apostolat que l’Eglise leur a confiée.Les grandes nattons catholiques y sont représentées, toutes comptent des apolres en Chine: Français, lia-iens, Belges, Espagnols, Allemands, Hollandais, Irlandais, Les Etats Unis y comptent déjà une cinquantaine de missionnaires.Et le Canada aura bientôt trois territoires que la Congrégation de la Propagande doit assigner en Chine aux Jésuites, aux Fmnciscains et aux prêtres séculiers de la Société des Missions-Etrangères.L.-J.-N.BLANCHET.vice-président, section centrale.Société Saint-Jean-ftaptiste.Chambly, 2 février 1925.BONNE ENTENTE ff L’article de M.Bourassa mis en brodraretté Pour répondre au désir de nombreuses personnes, nous avons fait mettre en brochurette Particle que M, Bourassa publiait jeudi sous le titre Bonne Entente.Cet article, rédigé en anglais, pourra servir à ht propagande dans tous les milieux anglo-canadiens.Il ne vise point en effet que la situation ontarienne, mais bien lensemble des problèmes qui affectent le Canada.Cette brochurette de 8 pages se vendra 5 sous F exemplaire à F unité, 3 sous l’exemplaire par quantité^ de 50 et plus (franco).Elle se glisse facilement dans une enveloppe.On peut la commander au Service de librairie du Devoir, 336, rue Notre-Dame-Est, Montréal (Téléphone, Main 7460).Berne, 5 (S.P.A.).— La Suisse détient le record pour la plus grande consommation de tabac en Europe.D’après des statistiques récentes, elle a consommé 10,000 li- vres de tabac l’an dernier, soit une moyenne de 5 livres par habitant.La France vient au second rang avec une consommation de 3 livres par habitant.Elus utie LA science dentaire démontre aujourd’hui nu’il est sot de garder des dents ternes et décolorées, quand, moyennant très peu d’efforts, vous pouvez leur donner une blancheur éclatante.On a découvert de nouveaux procédés pour assurer la beauté des dents et des gencives at les protéger.En peu de temps, vous pouvez opérer une transformation sur vos dents et en changer littéralement et totalement l'apparence.Un essai vous est actuellement offert, le plus remarquable de tous les essais dans le.domaine dentaire.Servez-vous simplement du coupon.Ce n’est qu’une pellicule noirâtre La raison qui fait paraître vos dents décolorées, c’est qu’elles sont recouvertes d’une pellicule et que le procédé auquel vous recourez actuellement rtc réussit pas à l’enlever.Voilà pourquoi, malgré les soins que vous prenez, vos dents restent ternes et sans attraits.Vous ne pouvez de vos yeux voir cette pellicule; mais passez vous la langue entre les dents et vous la sentirez: couche visqueuse et gluante qui absorbe les décolorations et ternit vos dents.Enlevez-la et vous serez étonnés de ce que vous découvrirez.Voua avez probablement des : LETTRES AU : "DEVOIR*’ Noos ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.'A LIRE Gratis Krp44i** par po«t* U coapsn donnant droit à on tob» d* 10 Juin t 17X5 Cs*, XMpt, WIN, 1(1 ras Goorv* ‘Toronto, Cs».Envoyé* A: Nom.vAutucrr.au cavadâ PensQUgRl l.» nouTMu dontltrlr* d« qnnlltd do Jour approuvé par Ira autorttéa on art dentaire du manda endart I •AjdîMMé* ¦ • • •>, i 4 h.49 m.du aolr.pern, quartier, la 14, t 4 h.41 m.do matin.Nouvelle lune, le 22.à 9 h.12 m.du eelr.Premiar quart, la 21, i 11 h.42 m.du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entie» DEMAIN BEAU ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 24.Mtme data l'an dentier, 15.Minimum sujaurd’hul.14.Mima data l'an dernier.5.- , BAROMETRE 15 heurea a.m.30.0#.11 heure* u.m.28.M.Midi: 29.85.LE DISCOURS DU TRONE Uniformité des taux ferroviaires pour les denrées — Le contrôle des taux océaniques — L’outillage de nos principaux ports — Amendements à la constitution du Sénat — L’immigration — Le coût de la vie.Ottawa, 5.(DJNjC.) — Voici Je discours du trône prononcé par le ftouverneur général cet après-midi à ’ouverture de la session fédérale: Honorables membres du Sénat, Membres de la Chambre des Communes, il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue à la quatrième session du quatorzième parlement.La situation économique du monde entier s’est améliorée considérablement depuis la dernière session.Au Canada, l’année 1924 accuse un progrès sensible.Dans le commerce seul, l’excédent des exportations sur les importations a été de plus de $269,000,000.L’année actuelle commence avec la perspective d’un développement stable et solide.La situation financière et commerciale laisse entrevoir le retour prochain de l’or pour étalon de monnaie courante.Le problème qui préoccupe le plus mes ministres à l'heure actuel-Je est celui du coût de la vie et ils font tous leurs efforts pour améliorer les conditions qui s’y rattachent.L’économie même vla plus rigoureuse dans les dépenses publiques ne suffit apparemment pas a résoudre cette question pressante ni celle des impôts qui en est l’accessoire.La solution définitive de ce problème dépend, en grande partie de 1 accroissement de la production et de rétablissement de marchés nouveaux et plus vastes.Il faut pas oublier que le fardeau actuel des impôts est dû principalement aux dépenses incontrôlables provenant des obligations imposées par la guerre et de la situation obérée des chemins de fer nationaux.d’ai^€r.cet accroissement par 1 exploitation de nos riches productions naturelles, rien n’est négligé pour attirer les meilleurs immigrants vers le Canada et assurer leur établissement dans les régions inexploitées que traverse notre immense réseau de transport.Des mesures seront prises en temps et heu pour activer la colonisation d autres territoires fertiles tels que la région de la rivière La Paix.Le coût de la production des mn-tières premières et des articles nécessaires à la vie a été diminué par les réductions faites au tarif et à la taxe sur les ventes lors de la dernière session.Néanmoins, il devient de plus en plus évident que les frais d exploitation et les taux de transport par terre et par mer constituent un facteur aussi important que le tarif douanier quant à leur effet snr les productions et le coût ne la vie.Mes conseillers sont d’onî-nion que le parlement devrait surtout étudier, au cours de la nrésen-»e session, la question d’effectuer une plus urando liberté dans le trafic des denrées par l’uniformisation des taux de transport ferroviaire entre provinces et localités et par la diminution de ces taux snr les expéditions maritimes des produits de la ferme, des mines, des forêts, des pêcheries et de nos industries manufacturières.Il est évident ou’une mesure quel-conouo de contrôle sur le transport nar terre et par mer est essentielle d l’on veut activer le commerce in-lerimpérial.l’exnortation en général et le romnieree canadien dans les ports du Canada.La procédure qui sera peut-être la meilleure à suivre relativement aux taux de transport par chemin de fer dépendra en quelque sorte, nécessairement, de ta décision de’la Cour suprême dans l’appel cnneer-papi te tra;té de la Pesse-du-Ntd-du-Corheau Au sujet ^s taux océani- ^ * toujour* été do fervent* adepte* du progvé*.toute* sorte*, effort* eoutemi*, rien n’a été épargné pour PÀle Frontenac Export un degré de qualité suprême.Non* «von* fait venir d'Angleterre la pin» grande autorité en iiiartiiu d'ale anglaise ; nous avons importé le meilleur honbioo dû comté de Kent; enfin, un matériel de* plus modernes a été mis à là disposition de cet expert, qui a pu ainsi donner à la cette délicieuse saveur, que l'on pourrait qualifier de vieille aie merveilleuse a vraiment atteint le summum Demande**!* — vous saurez en apprécier la valeur NToubUez pas — de regarder sous la rondelle de liège qui fend de* capsules des bouteilles.11 s'y trouve dos centaine» de pens de $S.OO et $1.00 payables au comptant Chacune des ne renferme évidemment pas un coupon — cependant, il y en * dei cMNituine» à trouver.LES COUPONS SONT REMBOURSABLES DANS LES EPICERIES, HOTELS ET TAVERNES mari OJUCHA^ rt %^/lle j VOLUME XVI — No LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDL 5 FEVRIER 1925 B LA QUESTION SCOLAIRE EN SASKA TCHEWAN Un programme facultatif de français — Les “diplômes de la province de Québec — Discours de M.Latta Article explicatif du R.P.Auclair, o.m.I.Prince-Albert, Saskatchewan, le 21 janvier.Deux de nos revendications sont récemment venues devant la Chambre.Je vous inclus deux coupures du Patriote, qui vous en indiqueront* le sens et la portée.Voici d’abord un article explicatif du P.Auclair, le dévoué directeur du Patriote: “La question du français est enfin venue devait la chambre cette semaine, à Régina.Au cours d’un rapport élaboré sur l’état actuel de l’enseignement primaire et secondaire en Saskat chewan, l’honorable S.Latta, ministre de l’éducation, a expliqué les nouvelles mesures adoptées par le gouvernement pour l’enseignement du français dans nos écoles primaires.Il s’agit de l’adoption d’un programme d’étude pour l’enseignement de cette langue et de la reconnaissance des diplôms d’école normale de la province de Québec, 11 n’y a là rien de bien formidable, rien surtout qui justifie l’agitation que les orangistes ont voulu soulever autour de cette question.Ces bons orangistes sumaginent que personne au Canada ne doit apprendre et parler une autre langue crue l’anglais.Ils soutiennent une thèse d’intolérance et d’ignorance qui les rend parfaitement ridicules.Car, après tout, s’ils veulent se garder, comme de la peste, d’apprendre une langue quelconque en dehors de la leur, c’est leur affaire.11 j’y a qu’à hausser les épaules devant leur stupidité.Mais de quel droit peuvent-ils prétendre dicter aux autres: tu n’apprendras pas ceci et tu n’annrendras pas cela?Qu’ils se refusent par fanatisme certaines branches du savoir et qu’ils s’imposent la pénitence de rester ignorants dans un monde civilisé, grand bien leur fasse! Mais qu’ils veuillent imposer à tous la même ignorance, c’est une autre affaire, et nous leur crions: Halte là! car nous avons une autre conception de l’éducation.Notre loi rcolaire porte malheureusement certaines traces de cette intolérance absurde dans^ les restrictions qu’elle impose à l’étude des langues, mais enfin elle admet l’étude du français comme matière de classe, à titre facultatif, c’est-à-dire dans les écoles où les commissaires demandent qu’elle soit en-sci fçnéc.Alors, dans ces écoles, il est tout à fait logique qu’il y ait au moins un programme d’étude tracé pour l’étude de cette langue, comme il y en a pour toutes les autres matières du cours.C’est tout ce que nous demandions, et c’était une demande souverainement raisonnable.Le gouvernement a tout simplement comblé une lacune qui durait depuis trop longtemps en consentant à soumettre au Conseil de l’Bduca-tion, qui doit se réunir nrochaine-ment, un programme d’étude pour l’enseignement du français dans les ._ ________ ____ _ _____ écoles où cet enseignement se don-1 ce travail, Un programme d'étude n r» 1 r* rlac r* TTÏ tYl î C W'J 1 f Ç _ XIX À ~ X _* ?l • ?a .ble compétence, et il est bien evident que celui qui possède cette double compétence doit être mis au moins sur un pied d’égalité avec l’instituteur qui ne possède qu'une langue.Le temps viendra peut-être au Canada ou la connaissance des deux langues du pays sera jugée indis- f(ensable pour tout instituteur.Dé-à les meilleurs esprits chez nos compatriotes de langue anglaise entrevoient ceci comme une nécessité, depuis qu’ils sc sont rendu compte que la connaissance du français est éminemment utile et qu’elle est même nécessaire à la bonne entente entre les deux races.Pour nous, FVanco-Canadiens, c’est une vérité depuis longtemps évidente.En exigeant pour nos enfants une connaissance aussi parfaite que possible du français et de l’anglars, nous sommes en avance rihi temps par rapport à ce qui devrait exister dans le Canada tout entier.Peut-être les générations futures nous rendront-elles témoignage qu’en défendant notre droit, non seulement nous n’avons fait tort a personne, mais que nous avons contribué au bien de tout le pays et à l’avancement véritable de la cause de l’éducation.*’ AU PARLEMENT Voici maintenant, toujours d’a près le compte rendu du Patriote, la substance des déclaration® faites au parlement par M, Latta: Dans un discours élaboré, Thon Latta, ministre de l’éducation, a présenté un rapport détaillé des activités du département de l’éducation au cours de l’année écoulée Augmentation des district scolaires, pourcentage d’assistance, nombre d’instituteurs et d’inspec leurs, enseignement secondaire, coût des examens, octrois, etc., ce rapport est rempli de renseignements intéressants et utiles.Au cours de ses remarques, le ministre de l’éducation a protesté contre la fausse nouvelle lancée par un journal de l’Est (l'Orange Sen tinel, de Toronto) disant que le gouvernement de Saskatchewan avait décrété l’enseignement obligatoire du français dans toutes les écoles.LE PROGRAMME DE FRANÇAIS Le seul changement fait est qu’un programme de français a été tracé pour les instituteurs dans les écoles où les commissaires demandent l’enseignement du français, programme qui sera soumis au Conseil de l’Education à sa prochaine session.Après avoir cité l’article 178 de la Loi des Ecoles qui détermine l’enseignement du français à l’école primaire lorsque les commissaires d’un district scolaire le demandent, le ministre fit la déclaration suivante : “Jusqu'à présent il n'g avait pas de programme d’étude pour guider l’instituteur qui est appelé à faire ne à la requête des commissaires Nos bons orangistes sont tout simplement dans la lune lorsqu’ils prétendent qu’il s’agit de rendre l’enseignement du français obligatoire dans toutes les écoles de la Saskatchewan.Il n’a jamais été question 4e cela du tout.Ce n’est pas que ce soit une mauvaise chose en soi, ce serait au contraire une chose excellente, mais enfin nous ne nous occupons que de nos propres affaires, et si les orangistes et autres fanatiques de même farine voulaient bien en faire autant, tout irait bien.* * * Quant à l’équivalence de diplômes aux gradués des écoles normales de Québec, il n’y a" là aussi qu’une stricte mesure ne justice.Nous sommes naturellen>ent heureux de féliciter et de remercier le gouvernement de s’être inspiré d’un sentiment de justice en manifestant clairement devant la Chambre, sa volonté de faire cesser sur ce point comme sur celui du programme de français une anomalie qu’il fallait corriger.Nous n’avons jamais demande aucun régime de faveur à personne, et nous n’en demanderons jamais.Nous voulons tout simplement que nos enfants apprennent aussi parfaitement que possible et le français et l’anglais.Nous ne voulons pas pour nos écoles d'instituteurs unilingues ne sachant parler et enseigner qu’une langue.Nous voulons pour noséco-, les des instituteurs bilingues sa-11 chant enseigner parfaitement le français ci l'anglais.Cela c’est une a été rédigé qui est prêt à être sou mis au conseil de l'Education pour discussion et rapport en conformité avec la loi.Il convenait évidemment, et c’était une chose nécessaire et justifiable de dresser un programme d’étude pour cette matière tout aussi bien que pour toutes les autres matières du cours d’étude.Si cet enseignement (l'enseignement du français) se donne, if faut qu’il soit dirigé.Dire que le gouvernement a capitulé devant qui que ce soit, qu'il a subi une influence indue et qu’il s’est rendu à des demandes injustes?extrémistes de la part de qui que ce soit, c’est manifestement une accusation injuste et sans aucun fondement.J’ai cité la Loi qui est parfaitement claire et définie.Il n’g a eu ni tentative faite, ni promesse envogée, ni décision pendante, ni action à prendre par législation, ni demande faite pour rendre l’enseignement du français obligatoire." EQUIVALENCE DE DIPLOMES Un autre point que le ministre a éclairci est l’équivalence des diplômes accordés aux instituteurs et instilutriÊes de la province de Québec.Le nouveau règlement en vigueur depuis quelque temps à ce sujet est défini dans le document suivant du département de l’Education en date du 1er novembre 1924: Le ministre de l’Education a approuvé les règlements suivants au sujet do la reconnaissance des instI-.,._.tuteurs (ou institutrices) qui ont commandé que et ont reçu des diplômes d’enseignement émis en vertu des règlements du Comité Catholique du Conseil de l’Instruction Publique de la Province de Québec.Conditions pour être reconnus.Ne sont reconnus que ceux qui présentent un diplôme supérieur ou intermédiaire de français et d’anglais accordé par le Comité Catholi-oue du Conseil de l’Instruction Pu* blique à la suite d’un cours pédagogique complet dans une école normale reconnue de la Province de Québec.Ceux qui se présentent devront démontrer à la satisfaction du Département par telle épreuve donnée qu’ils savent suffisamment l’anglais pour s’en servir comme langue (Tinstmction à l’école et subir l’examen que le Département peut demander à ce sujet.Tous les certificats émis en vertu de ces règlements sont sujets aux règlements du Département régissant les certificats intérimaires.Les certificats d’instituteurs et de diplômes d’Ecole Normale datés d’avant 1910 ne sont pas reconnus pour un grade équivalent.Les personnes soumettant des certificats acceptés comme certificats de seconde ou troisième classe en Saskatchewan et émis avant cette date peuvent recevoir un status temporaire en attendant réception du rapport des inspecteurs d'écoles de la Saskatchewan.Jusqu’à nouvel ordre, l’examen d’anglais sera subi devant le professeur Sinclair Laird, M.A.Ph.D., doyen de l’école de pédagogie au Collège McDonald, Ste Anne de Bellevue, Qué., ou devant quelqu’un délégué par lui et approuvé par le Ministre de l’Education de la Saskatchewan.Les candidats qui se présentent à l’examen d’anglais devront payer au professeur Laird ou à son substitut un honoraire de deux dollars.Certificats accordés: (a) A ceux qui détiennent des di plômes d’Acadénne ou d’Ecole Supérieure pour le français et 1 an- 5lais avec école normale, certificat e seconde classe intérimaire.(b) A ceux qui détiennent des diplômes d’école modèle ou intermédiaire pour le français et l’anglais avec école normale, certificat de troisième classe bon pour un an.(c) A ceux qui détiennent ejes di plômes d’école supérieure accordés en vertu du règlement 160 du Conseil de l’Instruction publique de la Province de Québec, tel que révisé et amendé au 1er janvier 1923, des certificats de seconde classe intérimaire seront accordés.Ce règlement se lit comme suit: Règ.160 — “Ceux qui possèdent des diplômes d’école modèle conférés par une école normale avant l’adoption des nouveaux règlements, après enseignement de pas moins de deux ans auront droit à un diplôme d’école supérieure en passant avec succès un examen sur les matières du cours supérieur de l’école normale.” NOTES L—'Les instituteurs auxquels des certificats de seconde classe intérimaire ont été émis en vertu du paragraphe (a) peuvent, en passant l’examen en histoire, en anglais, et l’une ou l’autre des matières suivantes, physique, chimie, ou biologie au grade XII, se qualifier pour un certificat de première classe intérimaire en complétant avec satisfaction le cours pédagogique d^é-cole d’été prescrit en vertu des règlements.2.—'Des instituteurs auxquels des certificats de troisième classe ont été remis en vertu du paragraphe (b) peuvent se qualifier pour des certificats de seconde classe intérimaire, en suivant le cours pédagogique de dix-huit semaines qui s’ouvre chaque année en janvier à l’Ecole Normale.1 v 3.— Les diplômes académiques accordés aux gradués de toute université de la province de Québec à la suite d’examen sans 'avoir suivi une école normale ne sont pas reconnus.4.— Toute personne demandant un certificat d’institutenr doit soumettre au département les documents suivants dans le texte original : (a) Le diplôme d’enseignement qu’il possède.(b) Une déclaration officielle du Département de l'Instruction Publique de Québec certifiant que celui-ci est valide et en vigueur et que le candidat a rempli toutes les conditions du Département, et indiquant le cours scolaire et pédagogique pour lequel il a été accordé.(c) Un certificat de bonnes moeurs daté dans les trois mois du temps où il est présenté.(d) Un témoignage récent de l’inspecteur d’école sous lequel il vient d’enseigner.5.—‘Les candidats qui détiennent des certificats de culture physique devront les soumettre à l’enregistrement.Les femmes mariées dont les certificats portent leur nom de fille doivent soumettre les documents nécessaires établissant leur changement de nom.Tous les documents U Arôme Délicieux n du Thé Vert SALAD A1 11 est dû au mélange des jeunes feuilles et des bourgeons.Supérieur à aucun thé Japon ou Gunpowder.Essayez4e ! H «MF LA MUSIQUE soumis seront renvoyés sous pli re- supériorité, puisque c’est une dou- suivi un cours scolaire et pédagogi- Régina—1er novembre 1924.M.FERNAND FRANCELL Comme nous l’avons déjà annoncé, le distingué ténor de l’Opéra-Comi- 3uc donnera son second récital ici imanche prochain au théâtre Or-pheum, à 3 heures de l’après-midi.Voici le programme gu'il exécutera.1.(a) Lente et froleuse, Ftesco-baldi; (b) Violettes fleurs câlines, Scarlatti; (c) O soeurs de la brise, Gluck; (d) Du moment qu’on aime, Gretry; (e) Phebus et Pan, Bach.2.(a) Soir, Gabriel Fauré; (b) Clair de lune.Gabriel Fauré; (c) Adieu, Gabriel Fauré; (d) Green, Claude Debussy; (e) La flûte enchantée, Maurice Ravel; (f) I-a chanson des noisettes, Gabriel Dupont.3.(a) Le passé qui file, Louis Beydts; (b) Aimant la rose, Rims-ky-Korsakoff; (c) Invitation au voyage, Henri Duparc; (d) Chanson d’automne, Reynaldo Hahn; (e) L’heure exquise, Reynaldo Hahn; (f) Ma poupée chérie, Déodat de Sé» verac.4.(a) Laissez-moi penser à mon aise, Raoul Laparra (dédié à F.Francell); (b) L’enterrement du Duc de Guise, Raoul Laparra: (c) Petit Jean revenant de Lille, Raoul Laparra; (d) Philis le long de la prairie, XYlIIlème siècle; (e) Les filles de la Rochelle, XVHIème siècle; (f) Plaisir d’amour, Martini.Au piano, Mme Francell-Fernet.L’OPERETTE Si Schubert s’était borné à écrire six cents mélodies, parmi lesquelles il en est trois qui auraient suffi pour l’immortaliser, il ne serait qu’un brillant météore dans l’histoire de l’art germanique.Par ses oeuvres symphoniques, ses compositions pour piano et s'a musique de chambre, il se rattache étroitement au groupe de» trois créateurs de la symphonie : Haydn, Mozart et Beethoven; il est digne de partager leur gloire comme l’un des maîtres les plus puissants et les plus complets de la musique instrumentale.Les deux morceaux de la symphonie inachevée en si mineur furent écrits en octobre ’1822, la même année que le fragment littéraire intitulé “Mon rêve”.Mais autant la prose de Schubert a un caractère vague et imprécis, autant ces deux morceaux sont burinés avec netteté.Cette “Symphonie inachevée” dont on dit tant de bien, est intercalée dans “Chanson d‘Amour” que nous représentera la Société canadienne d’opérette, les 10 et 12 février prochains.Que le public amateur de belle musique ne manque pas l’occasion d’entendre bon nombre d’oeuvres de Franz Schubert qui nous seront données dans les meilleures conditions.Au Monument National et en foule pour entendre “Chanson d’Amour”, qui sera interprétée pour la première fois en français à Montréal les 10 et 12 février prochains.(Communiqué).Enrayez un rhume en un jour Prenez les comprimés laxatifs de Bromo Quinine (les premiers comprimés inventés contre rhumes et grippe)).Remède sûr et éprouve.La boîte porte la signature de E.-W.Grove, 30c.Fabriqués au Canada.Euchre militaire à Saint*Zotique C’est ce soir qu’aura lieu le euchre militaire annuel de la Cie des Zouaves du Cercle paroissial Saint-Zotique dans ses salles sises en arrière du no 2209 Notre-Dame ouest.Toutes les compagnies de zouaves de Montréal ont promis d’être présentes en uniforme.Un orchestre bien réputé fera ies frais de la partie musicale.Pbis de deux cents prix sont actuellement exposés.La distribution des prix se fera aux gagnants qui auront.le plus de parties poinçonnées afin d’éviter toute critique.Il y aura de la place pour tous tes amis des zouaves.(Communiqué) Donnez-nous, faites-nous donner des annonces.C’est l’un des bons moyens d’alimenter la caisse du journal.Les tout petits du conservatoire Lassalle Le lundi, 23 février, à 8 heures 15 p.m.aura lieu dans la salle St-Sirtpice sous la présidence de M.et M.L.-Q.David, une soirée amusante avec le concours des tout-petits du conservatoire.Une soixantaine de fillettes et de petits garçons joueront trois pièces en un acte: “Réception 1830”; “Le martyre d’une poupée” et “Un tribunal eh robes blanches”, »ous la direction de madame Eugène Lassalle.L’art de dire M.JEAN MELANOON A DONNE UNE CAUSERIE SUR CE SUJET AU college DE SAINT-JEAN, CES JOURS DERNIERS Ces jours derniers, a la salle académique du collège St-Jean, M.Jean Meîançon, professeur de diction, donnait une conférence sur l’art de dire.Il y traita de l’importance de l’étude de la diction qui est le complément de l’éducation; des qualités de la parole et de la bonne articu lation.Il a donné des exemples nombreux d’articulation parfaite, de Îymnastique des lèvres, mettant en eu le* muscles buccaux.Dans la deuxième partie, M.Me-lançon a traité du langage que l’on voit, c’est-à-dire de la mimique, de l’expression et du geste.La démonstration qu’il fit des qualités et des défauts de la mimique fut intéressante.Un grand nombre d’élèves ont pris des notes.M.Jean Meîançon a recité plusieurs pièces tragiques et comiques précédées d’une explication instructive.M.le chanoine Papineau, supérieur du collège a remercié M.J.Meîançon, comme étant non seulement un ami sincère mais aussi un bienfaiteur de la maison et a invité les élèves à mettre en pratique les nombreux conseils qu’il venait de leur donner.Au banquet Montpetit Au banquet offert à M.Edouard Montpetit, samedi soir, à l’hôtel Windsor, par l’Association des anciens élèves de l’Ecole des sciences sociale®, économique® et politiques de l'Université de Montréal, les .santés suivantes Seront portées: le Canada, !!a province de Québec, la France, la Belgique, l’Université de Montréal, notre hôte.Les organisateurs reçoivent chaque jour de nouvelles adhésions.En voici quelques-unes des dernières: Dr Arthur Beauchamp, MM.Gustave Marin, A.Leblond de Bru-math, Théodude Rhéaume, député, L.D.Jasmin, professeur à la faculté de philosophie, J.E.Clément, Rosario Gene-st, Arthur Vallée, Dr Ernest Charron, Dr J.G.Gendreau, Arthur St-Pierre, Alexandre Gottr, Adélard Leduc, Rodolphe Bédard, Ernest Bertrand, Clarence Hogua, Dr A.Beaudoin, A.Léveillé, Percy Villeneuve, J.A, Paulhus, Jean Tef-lier, R.H.Beaulieu, F.E.Fontaine.Les personnes qui n’ont pas encore reçu de cartes d’invitation et qui désirent prendre part à cette manifestation en l’honneur de M.Montpetit sont priées de communiquer sans retard soit avec M.Hector Perrier, avocat, chambre 501, édifice Power, Main 7051; soit avec M.Yves Tessier-Lavigne, 404, rue Saint-Hubert, Est 4047, ou avec M.Emile Benoist, au Devoir, 336, Notre-Dame est, Main 7460.La session provinciale bat son plein, la session fédérale va bientôt commencer.Si vous voulez être exactement renseigné sur ce qui se passe à Québec et à Ottawa, lisez le “Devoir”.Feuilleton du “Devoir*11 MIGUY par Pierre Perrault n (Suite) Restait Lia.Au moral on ne pouvait souhaiter mieux.Le seul point en supens était I’epreuve de la pleine lumière; le .soleil a des franchises!.• • Et dans son impatience d être fixée, Mlle de Maryls bougonnait contre les paresseux qui ne peuvent s'arracher aux douceurs du lit.N’y tenant plus, la vieille fuie «e porta au-devant de .sa cousine jusqu’au bas de Tescajier.Lia descendait souriante, reposée.Quand elle la vit au grand jour.Mille de Maryls eut un rire de triomphe., — EtonnaAte! Etonnante! murmurait-elle en la considérant.Je ne vous demande pas si vous avez bien dormi; votre viaage m'a déjà répondu.Donnez-moi votre secret pour rajeunir, ma toute belle.Ma parole! vous ne portez pas plus de trente ans.Petite, restée mince, la démarche gracieuse, les mouvement juvéniles, Mme de Trescoult avait de ces traits un peu flous qui ne se forment jamais et se fanent assez tard.De grands yeux bruns s’ou-î vraient, étonnés, curieux comme des yeux d’enfant, dans ce visage au teint de rose d’automne, mais! très pur, que des cheveux blonds à reflet d’or rouge nimbaient de: leurs ondes naturelles: non.elle ne portait pas plus de trente ans.Florestine décida qu’elle en aurait vingt-neuf, et, pressée de te publier avec hier, d’autres rhoses, elle s’en alla chez le pâtissier à l’heure des commandes, certaine d’y rencontrer quelqu'une de ses amies.Lia était remontée écrire* à son fils.La maltresse de céans ne réintégra le logis qu’au moment de se mettre à table.Elle rapportait une physionomie radieuse cie sa course matinale.,— Je vous prédis des succès fous, dit-elle à Mme de Trescault.Et d’abord, ceci pour votre gouverne, je vous#ai donné vingt-neuf ans.— Vingt-neuf ans! Et mon fils?observa Lia abasourdie.— Votre fils suit le mouvement: c’cst indiqué.Vous êtes bien sûre qu’il ne viendra pas, au moins?Je vous avoue que j’ai tablé là-de«sus.—- Non, il ne viendra pas, il aime trop son Farges et, surtout, tient trop à ce que je m’y plaise.C’est une jolie construction Renaissance, l’intérieur a été décoré primitivement avec une parfaite sûreté de.goût; on en peut faire quelque chose de très bien, mais à la condition de respecter Je style, et Jean ne s’en rapporte qu’à lui du soin d’y veiller.“C’est moi,, au contraire, qui retournerai quelques jours là-bas, au moment de choisir les tentures.” Florestine sourit, approuvant d« la tête.Et elle reprit: — Si on vous demande où est votre fils de douze ana, sachez qu’il réside, et pour longtemps, chez sa tante Rinnca.— Ma bonne Florestine, mais c’est invraisemblable.,.Quelle raison de.— Rien n’est invraisemblable en ce monde, ma chère amie.Je lui ai donné un caractère difficile.— Oh! s’écria Lia scandalisée.,.— Un bambin de douze ans, la belle affaire! Son père, étant en froid avec notre famille et redoutant qu’il ne vous causât trop d’ennui, l’a confi à votre beau-frère, loqrucl ne doit vous le rendre qu’une fols son éducation terminée.N’allez pas me démentir au moins.— Je n’oserais.repartit Mme de Trescault, mais un Français faisant son éducation en Orient, cela devra paraître bizarre à vos amis.— Ils n’y prendront pas garde, déclara Florestine d’un ton insouciant.—Vous croyez?murmura Lia.Ollivler l’avait accoutumée à un tel rezpect de la vérité que ces mensonges l’effarouchaient un peu, tout innocents ou’ils parussent, d’autant qu'elle n en pénétrait pas le motif.Naïvement elle s’en informa.— Je tiens à ce que le séjour au Puy vous soit agréable, ma petite Lia; votre vie n été si monotone! Vous m’avez fait bien pitié, allez! — J’étais parfaitement heureuse avec mon mari, prononça d’une voix grave la veuve d’OIlivier de Trescault; mais Je sens fort bien, alouta-t-elle, «ur les lèvres un sourire éclos subitement, qu’il est tout un côté de la vie que j’ignore.—Le côté amusant, parbleu! Et voilà pourquoi je veux vous en montrer un patlt coin.Mais les femmes de notre âge sont délaissées, ma chère.Tous les hommages vont à la jeunesse.Vous en avez l'apparence: tant mieux; profitez-en.Quelle singulière morale! Qu’en eût pensé son pauvre mari?.Cette réflexion traversa l’esprit de Lia la durée d’un éclair.Mais elle admirait si fort Mlle de Maryls, elle lui trouvait tant d’esprit qu’elle se fût jugée présomptueuse d’oser blâmer une de ses idées.Ce devait être elle-même qui ne voyait pas juste.Elle avait bien le droit de s’amuser un peu.Son âge ne regardait qu’elle.Florestine avait raison; et ce serait si divertissant de se voir traitée en toute jeune femme .On l’inviterait peut-être à danser?Sa physionomie s’était épanouie peu à peu.— Enfin! pensa Florestine, qui, une minute, avait été inquiète.Vous ne portez encore que du noir?s’informa-t-elle.— Je me suis fait faire ces temps-ci une capote mauve, répondit Mme de Trescault avec une nuance d’embarras.— A la bonne heure! Vous la mettrez demain pour aller à la musique.— Si cela peut vous faire plaisir.— Très grand plaisir.Elles ne sortirent pas l’après-midi, Mlle de Maryls tenant à débuter par un coup de théâtre.Le lendemain seulement, vers quatre heu- Grands Magasins MIXED Les facilités de paiement spéciales de notre Club des Amateurs de beaux Meubles PENDANT FEVRIER 10% comptant —¦ solde en 10 versements mensuels égaux — sans intérêts — mêmes prix qu’au comptant — achats de 50.00 ou plus.IE CHEZ-SOI MODÈLE rM,e «us Sot Sa# , rue Votre-I'*m* Kit, # Montréal, i>«i-1*01*1 I AIP.K «t reaponi.him* n •r/ei.nronr.Fs tnzi.ijfiiEK - mnaSIrnlcui el in rétalrt t LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI.5 FEVRIER 1925 LA NAVIGATION Sir Lomer Le banquet des Fermiers-Uni* ç^pef- pmharnué^E MINISTRE DE L’ACRÎCULTr- S C51 vlliuai l|uc RE recommande la loopE; SIR LOMER ET LADY GOUIN SONT PARTIS DE NEW-YORK HIER A BORD DU PAQUEBOT FRANCE — LE MONTCLARE DOIT ARRIVER A SAINT-JEAN, DEMAIN New-York, 5.— On remarquait au nombre des passagers du paquer bot France, qui est parti de New-York hier, sir Lomer Gouin et lady Gouin et M.le chanoine Ernest Dimnet.M.CHARLES LE DANTEC M.Charles Le Dantec, commissaire à bord du paquebot France de la Corn RATION ET L’ETABLISSEMENT DE CAISSES POPULAIRES DANS LES CAMPAGNES — LE CONGRES Les Fermiers-Unis de Québec, réunis en congrès, ont donne, nier cnlr ipur hnnnuet annuel, au \iger, de _______________ ________ agriculture, et de M.Charles Duquette, maire de Montréal.Environ deux cents convives, dont plusieurs dames, ont pris part à ces agapes.M.Caron a parlé des problèmes actuels de l’agriculture, insistant sur la coopération et le crédit ogri nom OU uauueuoi rruuvc w cole; il a déclaré que la formation pagnie générale trnmallnnti- d’un parti pontique agrai™ '" "»' fproutu au .porte d’Iu.pee- prov.nçe n^p" du pavs.L’un des moyens de rendre s.^ .t._5.__ J»* que, est - teur de la compagnie.Il y a plus de trente ans que M.Le Dantec voyage.B a parcouru, au total, deux mil- a parcouru, lions de milles.LE MOUVEMENT DES NAVIRES Le Montclare, du Pacifiqijé-Cana-dien, venant de Liverpool, doit arrive rà Saint-Jean demain.Le Montlaurier, du Pacifique-Canadien, appareillera à Saint-Jean demain et se mettra en route pour Liverpool.Le Montcalm, du Pacifique-Canadien, arrivera à Liverpool demain.L’JSmpress of Canada, du Pacifique-Canadien, venant de Hong-Kong et d’Yokohama, doit arriver a Vancouver lundi.Le Berengaria, de la compagnie Cunard, venant de Southampton, est arrivé à New-York hier.Le Samaria, de la compagnie Anchor, appareille à New-York aujourd’hui et se met en route pour la Méditerranée où il fera une excursion.Le Celtic, de la compagnie White Star, venant de Liverpool et ^ de Queenstown, arrivera à New-York demain soir ou samedi matin.Le Winifredian, de la compagnie White Star, venant de Liverpool, doit arriver à Boston demain.La France, de la Compagnie générale transatlantique, a appareillé à New-York hier et est en route pour Plymouth et le Havre.Le DeGrasse, de la Compagnie générale transatlantique, a appareillé au Havre hier et est en route pour New-York.L'Andania, de la compagnie Gu-nard, appareillera à New-York samedi et se mettra en route pour Plymouth.Cherbourg et Hambourg.Ce paquebot est affecté au service conjoint que les compagnies Cunard et Whtie Star ont établi entre Hambourg et New-York, via Plymouth et Cherbourg.LE SECOND PONT DE L’ILE PERROT LA CHAMBRE PROVINCIALE AUTORISE LE GOUVERNEMENT A EMPRUNTER $250,000 POUR CONTINUER LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION — LES PONTS DE PEAGE OUTREMONT M.E.LACROIX NOMME GERANT L’INGENIEUR EN CHEF D’OU-TRBMONT SUOCEDE EN PERMANENCE A M.J.DUCHASTEL DE (MONTROUGE Québec, 5.(D.N.C.) Le département des travaux publics a été autorisé par l’Assemblée législative, hier après-midi, h emprunter une somme de $200.000 pour continuer les travaux de construction du second pont de Tile Perrot.C’est M.Galipeauit qui a demandé cette autorisation 0 la Chambre, expliquant que le premier pont a coûté $289,-000 et le second actuellement en construction a déjà coûté $215,000.Sur la somme de $600,000 déjà votée pour ces travaux, on a déjà dépensé un montant de $504,000, et il reste $96.000.Les ingénieurs prévoient que le second pont coûtera $540.000.Il faudra donc encore $229,000 pour terminer les travaux et les ingénieurs conseillent nu gouvernement d’emprunter $250,000 pour pouvoir rencontrer les travaux) supplémentaires qui pourraient sur-jsoir venir.D’un autre côté, le gouvernement fédéral est prêt à donner un octroi de $100.000 à la province pour la construction de ces ponts; le gouvernement provinciale demande et espère obtenir $150,000.Si cette somme était accordée, il ne serait pas nécessaire d’emprunter les *2.10,000 votées hier.Le premier pont de nie Perrot, nommé pont Taschereau, est un pont de péage et M.Sauve demande au gouvernement si c’est son intention de eon l’agriculture prospère, dit-il, c’est l’ouverture de nouveaux marchés, aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs.Les cultivateurs de Québec, poursuit M.Caron, ont besoin de f> unir pour faire face à la concurrence sur le marché anglais des provinces de l’Ouest comme la Saskatchewan et aussi de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Il ne faut pas oublier que les lois en Nouvelle-Zélande ne sont pas les mêmes qu’ici; c’est ainsi que les fabriques de produits laitiers doivent être construites en pierre, en béton et en tôle; de plus, l’inspection du lait est très sévère.Nous sommes encore jeunes pour réclamer tout à la fois et il y a la liberté individuelle à ménager.Le gouvernement de Québec a fait beaucoup pour l’industrie laitière; c’est ainsi que les produits laitiers, d’après notre loi provinciale, doivent être payés suivant leur richesse et non par leur pesanteur seulement.Nous avons eu, cette année, de meilleurs produits que par le passé.L’un des meilleurs moyens a la disposition des cultivateurs pour arriver au succès, c’est la coopération.Par elle, la Nouvelle-Zélande et l’Australie font accepter leurs produits.Nous avons ici, dans la province, la Coopérative Fédérée qui accuse un cïïTftre d’affaires très considérable; il faut la supporter.Kn Nouvelle-Zélande, 98 pour cent des cultivateurs sont formés en coopération.,, „ Parlant du crédit agricole, M.Caron ne favorise guère l’octroi de crédits par le gouvernement; il approuve plutôt l’oeuvre des Caisses populaires; elles sont sous la direction du clergé et de civils et offrent de grands avantages; l’argent reste à la campagne, au lieu de s’en aller dans les grands centres, d’où il revient rarement.En terminant, M.Caron promet l’aide du gouvernement pour toutes les demandes raisonnables faites par les cultivateurs et leurs associations.M.le maire a dit quelques paroles de bienvenue aux congressistes; il leur a recommandé de conserver le marché de Montréal, qui est _ le plus important du pays, et conseillé de se former en association non politique mais fraternelle, comme les avocats, les médecins, les notaires, etc.LES SEANCES Le congrès a poursuivi ses délibérations, l’après-midi, sur les questions soumises par le comité des résolutions.Après un long débat, les Fermiers-Unis se sont prononcés en faveur d’une taxe plus élevée sur les produits américains qui inondent le marché canadien et de l’embargo sur les matières premières exportées à l’étranger.Les délégués ont exprimé leurs regrets de l’attitude de l’Union Catholique des Cultivateurs envers les Fermiers-Unis; ils ont déclaré que la nouvelle organisation ne servira qu’à disséminer les forces des agriculteurs qui ont maintenant trois organisations distinctes.Le congrès se terminera jeudi Lts conseillers municipaux d’Ou-tremont ont nommé, hier soir, M.Emile (Lacroix, ingénieur en chef et gérant de la ville d’Outremont, poste qu’il occupe temporairement depuis Je départ de M.J.Duchastel de Montrouge, il y a six mois.M.Lacroix est au service de la municipalité depuis quinze ans.Le conseil a constaté avec satisfaction les progrès de la construction dans Outremcmt depuis Je dé# but de l’année.Les .permis de construction octroyés en janvier atteignent une valeur de $203,000, contre $105,000 seulement en janvier 1923 et aucun en janvier 1922.Les maisons à double logement (duplex) sont en grande demande dans certaines parties de la municipalité; mais fe règJement de la construction prohibe ce genre de maison^.Le conseil étudiera un amendement qui en permettra Té-rectlon, se rendant ainsi à la demande formulée par Û’Armée du Salut, la compagnie Abel Fortin et d’autres.Un citoyen proteste auprès des conseillers contre les abus des cir-culairos; on en distribue tefllement, dit-il, par tout le quartier, que cela devient une nuisance publique.Le conseil a pris bonne note de la protestation; il se renseignera auprès des autres municipalités des règlements qu’ils ont adoptés à ce sujet, et agira ensuite en conséquence.Le maire Joseph Beaubien présidait la réunion, ayant à ses côtés les échevins J.Ethier.J.D.Hudson, G.O.Mesder, E.W\ Sayer, P.Rolland, R.O.Grothé, Ernest Pitt et A.Dansereau.M.Lacroix, le gérant et M.E.T.Sampson, secrétaire et trésorier de la ville, assistaient à la réunion.RESOLUTIONS DE GRATITUDE LES CANADIENS FRANÇAIS DES! COMTES D’ESSEX ET DE KENT EXPRIMENT LEUR ADMIRATION ET LEUR GRATITUDE A M.HENRI BOURASSA ET A M.LE SENATEUR BELCOURT Windsor, Ont., 5 (Spécial au De-noir) — Le Dr Paul Poisson a été élu président du comité centrai des Sociétés St-,Iean-Ba.ptiste de Kent et d’Essex au congrès annuel qui a eu lieu mardi après-midi à Tilbury.Les 65 délégués des sociétés St-Jean-Baptiste de Kent et d’Essex ont appuyé à l’unanimité sur proposition du docteur Laçasse de Tc-cumseh, les résolutions suivantes: 1—Les Canadiens français des comtés de Kent et d’Essex réunis en assemblée générale annuelle ce 3 février 1925, saisissent cette occasion pour renouveler à l’honorable sénateur Belcourt.président de l’Association Canadienne-Française d’Eduoation, l’expression de leur indéfectible fidélité à la cause dont il est l’invincible champion et Tin-fatigable défenseur; * é» * Les Canadiens français des comtés de Kent et d’Essex réunis en assemblée générale ce 3 février 1925, profitent de cette occasion pour adresser à (M.Henri Bourassa, directeur du Devoir, Montréal, l’expression de leur sincère et profonde admiration et de leur cordiale gratitude pour être venu au cours de 1924 les visiter et les réconforter de sa magnifique éloquence dans les luttes que les franco-ontariens ont à faire pour la conservation de Jour fol, de leur langue et de leurs traditions ancestrales.LE RADIO NOUVEA TIFF Cartes postales illustrées Voyage du “Devoir” en Acadie 13 sujets, phototypie noire, la série, 25 sous, (27 sous franco).Sujets au choix, 2 pour 5 sous (6 franco).I-jC cent, au choix, 1.50 (1.60 franco).Le mille, au choix, 10.00 (10.65 franco).LISTE DES SUJETS 1.—Grand-Pré.— Eglise du Souvenir et monument d'Evangéli- ne.No 2.— Grand-Pré, — Les saules d’Evangéline.3.—Grand-Pré.— La Grande Prèe, l’église et les saules dans le lointain.4-Grand-Pré.— Le Puits d’Evangéline et les Saules.5.—.-Grand-Pré.— Le ¦monument d’Evan-gèlinc par Hébert.6-Grand-Pré.— La messe des pèlerins au moment de Télé-vatlon.8.—Horton Landing.— Bénédiction de la Croix commémorative de l’embarquement.9.— Horton Landing.— M.Bourassa porte la parole.14.—St-Léonard, N.B.— M.Bourassa répond aux souhaits de bienvenue.16.— St-Joseph de Mem- ramcook.— Groupe de voyageurs.17.— Panorama de St-Jo- seph de Memram-cook.25—Putmico Ouest, N.-E.— Réception à la porte de 1 église.30.— Shediac.— M.Bourassa dit an-revoir & la terre acadienne.DEFILE HISTORIQUE DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE DÉ JUIN 1924 12 sujets, phototypie noire, 25 sous (27 sous franco).La douzaine (141 cartes), 2.50, (2.65 franco).(Se vendent en série seulement.) No 1.Jacques Cartier explore le St-Laurent (1534).2.— Champlain à Qué- bec (1608).3.— Louis Hébert, pre- mier colon du Canada (1617).Martyre du Père Viel (1625).Fondation de Montréal (1642).Soeur Marguerite Bourpeoys (1653).Mgr de Laval, premier évêque du Ca- 4.6 da (1663).S—Cavelier de la Salle, fondateur de la Louisiane (1682).9.— De la Verendrye, explorateur des Montagnes Rocheuses (1743).10.— Les provinces du Canada.11.—Duvernay, fondateur - de la Société Salnt- Jean - Baptiste (1834).12.— Saint Jean Baptiste, patron des Canadiens français.Service de Librairie du “Devoir” 336, RUE NOTRE-DAME EST, MONTREAL Les marchands de bois ILS ONT TENU LEUR DIX-SEPTIEME CONGRES HIER A QUEBEC.Québec, 5 (S.P.C.), — L’Association canadienne des Marchands de bois a tenu hier à Québec son dix-septième congrès.Quatre cents délégués étaient présents.Le maire Samson leur a souhaité la bienvenue au nom de la ville de Québec.M.George W.Gricr, président de l’association, a payé un tribut d'hommages à sir William Price, mort dans les circonstances trafiques que l’on sait.L’année 1924, dit-il.a révélé aux marrhands< canadiens que l’Europe, loin d’être un pays d’exportations pour le Canada, a été exactement le contraire et qu’elle a fait concurrence aux marchands canadiens, aux Etats-Unis mêmes jusqu’à Buffalo.Il faut donc, continue M.Gner, que nous ce sur un pied de réelle efficacité et que nous établissions des échel les dans les qualités de bois.Il se peut que dans un avenir plus ou moins rapproché les Etats-Unis soient forcés d’en passer par nos conditions pour les prix du bois, mais ce jour n’est pas encore arrivé.Les Fermiers-unis | Canes Protessionneiies si Canes ü*Affaires [ Cartier.IX.L.TA.Mata U» ftan-Vietar Cartier, IX.X L.-J.Barda, LL- B CARTIER ET BARCEL0 AVOCAT Chambra T»Sa.ImauabU “Pow»r" tl aaaaf.ro« Cral* Montrial LES ELECTIONS EN EGYPTE D’APRES U S PREMIERS RAPPORTS Z AGIX)UUPAGHiA AURAIT ETE DEFAIT LE CONCERT DONNE PAR U-POSTE DU CHEMIN DE FER NATIONAL A MONCTON AUX AMATEURS DU ROYAUME-UNI A EU UN GRAND SUCCES Le concert donné par le poste IGNRA du Chemin de fer National du Canada, à Moncton, N.-iî., aux l e (’Hire 5 ,SJP.A.) — L’étec-! a“,atcurs 4e radio ** Royaume-Uni, tion préliminaire a eu lieu paisible lêsVihl^.^ ment au Caire et dans la Haute- tlttucr a imposer des taux de péages I T'gyvit.D’après les derniers rap-sur les ponts qu’il construit.11 ; Prts Adlcy Sarvat et Sidky-pacha rappelle que le gouvernement -n-mt i auraient été désignés comme élec-promis d’abolir ces pont»; de péage 1 teurs.11 semble que Zagloul-pacha M.Galipeauit réplique en disant ;a été défait par le président de la que la construction de ponts sem-i blables à ceux de File Perrot coûte i très cher et qu’il est juste que la re-i gion qui en relire des avantages paît une partie des intérêts sur le; capital engagé dans ces travaux.Des prix spéciaux sont faits pour les cultivateurs.M, Sauvé demande une politique uniforme et fait une comuaraison entre le pont cons-troit à Terrebonne et celui demandé a Bellefeuille et pas encore cons-Iruit.Cour d'appel.Talaat-pocha.Il v a eu des troubles à MéhaUe-tél-kcbir dès 8 heures du matin.Comme le parti nationaliste n’avait pas de représentant au premier comité iirésidentiel, le candidat nationaliste a fait une requête auprès de l’officier de district, mais celui-ci a refusé de l'entendre sous prétexte que c’était contraire à la loi.Un groupe de nationalistes l’ont alors attaqué et l'ont blessé légèrement ainsi que d’autres membres du comité.Ils ont ensuite fait feu par centaines que les câblogrammes arrivent de la Grande-Bretagne pour annoncer la réception du concert et des discours et féliciter les organisateurs.M.William Philips, gérant européen du Chemin d« fer National du Canada, a aussi câblé que son bureau, à Londres, reçoit des monceaux de télégrammes de toutes les parties du Royaume-Uni.Fait à noter, Londres est pratiquement la seule ville de la Grande-Bretagne qui a eu quelques difficultés à suivre le concert donné par le Canada du poste CNRA.On explique cette anomalie en disant que c’est l’oscillation créée par de trop nombreux postes récepteurs essayant de capter les ondes de CNRA qui a empi M.Galipeauit répond que dans Te wnne’.*C* n,u*i *>n’ attaqué sa maison.«•n ooô snnn« «l,?0jr c*nt 8,uri Des renforts sont alors arrivés et de Glasgow.' ninlci?,;»?* D0?.1 emt maintenu l'ordre jusqu’à 2 heu-! Grâce à l’expenence qui vient d’ê-Belleteuiile, il coûterait ! rt,s alors que la foule a attaqué dcjlwt faite par le Chemin de fer Na-n «omernement n a n0„Vemi le poste de police.Deuxltionnl du Canada il est évident que Vs rfj?u • con.sentemf?t ; nationalistes ont été blessés et 26 il» transmission transatlantique par Uentrettin P S a se char8és€ry.* PouV information s’adresser par téléphone: Clairval 5116-J.AVIS LEGAUX Cour supérieure Province de Québec, District de Montréal.No 28M., , DANE MINNIE VALLEE, épouse de feu Henri Hervieux, en son vivant médecin, des cité et district de Montréal, c.i-qnallté de légataire uni vers «lie 6 la succession de feu dame Marie-Louise Badeaux, en son vivant veuve de feu ,Tean-B.Vallée, demanderesse, VS HENRI VAILEE, commis, des cité et district de Montréal, en 1920, et maintenant de lieux Inconnu», Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.t I>ép.-l*rotonotalre Montréal, 4 février 1925.Province de Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal.No 93.Lamontagne Limitée, demanderesse, vs .SénécaJ, défendeur, .Le 13femi! jour de février 1925, à 10 heures de l'avant-midi, h la place d’affaires dudit défendeur, nu no 221, me Préfontalnc, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en chevaux, camions* meubles de bureau, etc, Conditions : ARGTvNT COMPTANT.J.-M.DEHCHEN’KAUX» H.C.S.Montréal, 5 février 1825.Province do Qulboc COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 12623.Joscrp4i~Odilon Dupuis, Lud*er Clément et Wilfrid Gadoury, tou» trois estimateurs des cité et district de Montréal, faisant affaires ensemble- tous la* raison sociale de Coumoiçnie dWrbltrage de Montréal, demanderesse, vs J.-C.Lacroix, du même lieu défendeur.14éme Jour de février 19Û5, à 10 heure* de l'avont-mkU, au domicile dudit défendeur, au no 487, rue Maisonneuve, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice le* biens et effets dudit défendeur saisis en celte cause, consistant en un gramophone, meuble* de ménage, e*Condltion# : ARGENT COMPTANT.Mail LA FRANCE.H.C.8.Montréal, 5 février 1925.CUNARD ANCHOR ANCHOR-DONALDSON DE HALIFAX 23 fév.Antonia, à Plymouth, Cher., Londres 2 mars, Carmanla, à Queenstown, Liverpool 9 mars, Ausonia, à Ply., Cher., Londres 16 mars, Curonia, à Queenstown, Liverpool 30 mars, Antonia, à Ply., Cher., Londres 30 mars, Saturnia, ù Glasgow.!3 avril, Athenia, à Glasgow 13 avril, Caronia, à Queenstown, Liverpool 20 avril, Andania, à PJy., Cher., Hambourg DE NEW-YORK 7 fév., Berengaria, à Cherbourg, S’thampton , 7 fév., Andania, à Ply., Cher., Hambourg '1 14 fév., Caronia, 6 Queenstown, Liverpool j 14 fév., Assyria, à Moville, Glasgow I 21 fév., Aquitania, à Cher., Southampton J 21 fév.Columbia, h Moville, Glasgow 21 fév., Antonia, à Ply., Cher., Londres 21 fév., Laucastria, à Queensfn, Liverpool 23 fév., Berengaria.à Cher., Southampton 28 fév., Carmanla, h Queensfn, Liverpool | 28 fév., Camcronia, à Moville, Glasgow -7 mars, Aurania, à Queenstown, Liverpool 7 mars, Ausonia, Il Ply , Che.r., Londres 7 mars, Athenia, h MoviUe, Glasgow 14 mars, Caronfa, à Queenstown, Liverpool 14 mars, Andania, à Ply., Cheir., Hambourg i H mars, Aquitania, à Cher., Southampton CROISIERES — DE NEW-YORK 17 fév., Mauretania k la Méditerranée.24 fév., Tuscania, aux Indes Occidentales Province de Québec COUR DE CIRCUIT Dlatrlc! d* Montréal.No 22182.N.-H.Adam*, marchand de bols des cité et district d# Montréal, demandeur, vs Torn Bedes, du même lieu, défendeur.Le I7ème Jour de février 1925, à 19 heures de l’avant-mldi, au domtctle dudit défendeur, au no 88, rue enrôlais, en la cité da Montréal, seront vendus par autorité de Justice les bien* et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-B.COUTU, H.C.S.Montréal, 4 février 1925.Pour la pose de nouveaux rails Le Pacifique*.Canadien vient de placer des commandes pour 300 milles de rails destinés au renouvellement des vieux rails sur certaines sections des lignes de l’Est l’été prochain.La Algoma Steel Corporation du Sault-Ste-Marie, devra fiour sa part en fabriquer 280 miles de 100 Ibs, qui seront employés , au parachèvement de la voie dou-j ble entre Fort-William et Winnipeg Brecht)res illustrée*, liât** de* départ*, etc., sur demande à IUE ROtURI KhtuKQ LO^ LTD.Mes* réal (téléphore Main 9993) sa de* agau» locaux.- D'INVENTION 3n tous paya.Demandes le GUIDE DE ^'INVENTEUR qui »«» envoy# gratis MARION * MARION 884, RUE UNIVERSITE TEL.I VF *474 La “Old City” s’installe rue Saint-Paul-Est La nouvella •uceunute d* Montréal d* la OLD CITY MFG.CO.de Qaé-bee.9 la suite d* t'Ineendl# d» Is rue Lemeyne.unra *ei bureaux *« entrepôts à 17 ru* Balnt-Paol est «t sera prête i eerrlr *a cllentôl* vers le 19 février.Bureaux tsmporalree t édifie* Bail-largeen.329 ro* Ontario est.L* férant t J.-B.Poirier.et pour le renouvellement do quelques milles entre Trois-Rivières et Québec.La British Empire Steel a reçu une commande pour 20 milles de rails de 85 livres destinés aux lignes de la compagnie dans le Maine.________________ Donnez-nous, faites-nous donner des annonces.C’est l’un des bons moyens d’alimenter la caisee du journal.5 VOLUME XVI — No 29 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 5 FEVRIER 1925 ’éducation des Juifs COUR D’APPEL SERA APPELEE A DECIDER LA QUESTION DE DROIT._________ Québec, 5 (DJî.C.) — C’est le 23 vrier prochain que la Cour d'Ap-] entendra la cause relative & éducation des enîan’s Juifs dans i cité de Montré:*!, cause que le uvernement provincial lui de-an de d'entendre.Cette décision a été prise, hier, ar la Cour d’Appel, après que M.'harles Lanctôt, assistant-procu-eur général, eut soumis à la Cour ’Appel les points sur lesquels le ouvernement lui demande de se rononcer.Cette cause sera entendue à _èbec et les factums devront ¦tre remis au Tribunal avant le 16 évrier.Les membres de la Com Ission spéciale qui a fait une lon-e étude et un rapport très détail-du problème éducationel à Montai seront appelés comme témoins.Les questions soumises à la Cour ’Appel par ie gouvernement sont suivantes: 1— Le statut de Québec, 1903, ouard VII, chapitre 16 est-il ul- H C*S *?2— En vertu du dit statut (a) des ersonneiS appartenant à la reli-’on juive peuvent-elles être appe- à faire partie du bureau des issaires des.écoles protestan-de la cité de Montréal, (b) Le ureau des .commissaires des éco-protestantes de la cité de Mont 'al est-il tenu de nommer des nstituteurs juifs dans ses écoles, si Res sont fréquentées par des en ants professant la religion juive?3— La législature a-t-elle le pou-oir de passer une loi pourvoyant ce que des personnes professant a religion juive soient nommées: (a) Commissaires des écoles rotantes de la cité de Montréal?(b) Membres du comité protes-nt du Conseil de l’instruction Pu- lique: (c) membres consultants de ces eux corps?4— La législature peut-ell© pas-er une loi obligeant la Commision des écoles de la cité de Mont-éal à nommer des instituteurs rofessant la religion juive dans eurs écoles fréquentées par des nfants professant cette religion?5— La législature peut-elle pas-r une loi pourvoyant à la nomi- ration de personnes professant la eligion juive dans la Commission inanciére métropolitaine suggérée lans le projet soumis par AIM.lirsch et Cohen?6— La législature peut-elle pas er une loi pour établir des écoles éparées pour les personnes qui ne ont ni catholiques ni protestan- s?7— Si l’Acte de 1903 est inroonsti-utionnel, les protestants ont-ils le roit en vertu de la loi actuelle de ,uébec de permettre aux enfants rofessant la religion juive de fré-uenter les écoles: la) comme faveur (b) en droit (c) La province peut-elle obliger les protestants à recevoir les nfants professant la religion juive an* de telles conditions?” Société Canadienne d’Histoire Naturelle Samedi, le 7 février, à 2 heures 0 p.m., aura lieu au laboratoire de otanique de l’Université de Mont-éal, une réunion ordinaire de la ociété d’histoire naturelle.L’or-re du jour comporte l’étude de hisieurs projets intéressants la onstitution de la Société.IM.Jacques Rousseau présentera ne communication sur “Les fossi->s de la région de Neuville”, et M.Daviault en présentera une autre ur "l’appareil digestif des insec->S." _ Conducteur de tram blessé Joseph Favreau, 30 ans, 51 IB, ème avenue Rosemont, conducteur e tranrwaf, a eu le crâne fracturé ier soir, aux garages d’Hoohelaga.e trolley de son tram s’est brisé t une dés extrémités a frappé Fa-reau sur la tête.ASPIRINE a , bave*; LA POLITIQUE DE M.MEIGHEN LE CHEF DE L’OFPOSITiON FEDERALE DEMANDE LA REVISION DU TARIF Ottawa, 5.(S.FjC.) — Dans un avis de motion présenté hier, le chef de l’opposition officielle, Al.Arthur Meignen, fait prévoir que ie groupe conservateur gardera son attitude traditionnelle sur la question du tarif.Sa motion demande la révision immédiate du tarif de manière à protéger les produits naturels tels que les produits de la terre, le poisson, fe charbon, et les produits usinés.Tout en préconisant une préférence, elle dit qu’aucune préférence ne devrait être accordée aux dépens de l’ouvrier canadien et que toute préférence devrait être conditionnée à l’usage des ports canadiens.Elle recommande l’égalisation du tarif de transport par tout le Dominion et l’établissement d’une commission de tarif fiscal.Le chef du troisième parti, M.Robert Forke, laisse entendre que les progressistes s’arrêteront à la présente session sur la réduction du tarif ferroviaire.“Nous voulons, un tarif plus bas sur les marchandises et nous voulons qu’il soit consacré par une loi, dit-il dans une interview.Peu nous importe que les autres parties du pays fassent de même.L’égalisation est une bonne chose, mais si l’on veut que l’Ouest fasse des progrès, il est essentiel qu’on lui en fournisse les moyens et qu’on lui accorde un tarif de transport raisonnable.” Il déclara que l’Ouest n’oubüe-rait la convention du Corbeau que s’il obtenait l’équivalent d’une façon permanente au moyen d’une loi.COMMISSION METROPOLITAINE LES MEMBRES DE CETTE COA1- MISSION ONT SIEGE HIER.Les commissaires métropolitains ont siégé, hier, comme à l’orditiai-rc, sans se préoccuper de la motion du conseil municipal qui réclame l’abolition de la commission métropolitaine et l’annexion des municipalités soumises à sa juri diction.Ils ont au contraire étudié le projet de soumettre un amende ment à la charte pour percevoir des taxes dues par des municipalités.On a annoncé le prolongement des voies de tramway de la rue Notre-Dame jusqu’au Bout de l’Isle, à condition que la rue soit élargie dans la municipalité de Pointe aux Trembles.Les frais d’expropriation s’élèveront à $57,800.M.Albert Hudon, qui représente les municipalités de l’est, dans la commission, a soulevé un débat animé, lorsqu’il a déclaré que des $160,000 déjà votés par la municipalité de Pointe aux Trembles, il en est resté $50,000 qui ont passé à d’autres fins; M.Hudon a même dénoncé un ancien membre du conseil municipal de Pointe aux Trembles.L’affaire a été référée pour en quête a un comité spécial, composé de AfAf.Brodeur, DeSerres, Beau-bien, Hudon et Valllancourt.La commission a approuvé l’emprunt de la municipalité de Lachi-ne au montant de $60,200.à condition que le budget de Lachine soit rajusté pour couvrir les charges de l’emprunt, et à condition également que la commission négocie elle-même l’emprunt.Une tranche du budget de Pointe aux Trembles est approuvée pour les mois de janvier et février.DOULEURS TRAVERSANT LE DOS Soulagées par le Composé Végétal de Lydia E.Pmkh&m Mitchell, Ont.—"J’ai pria votre remède plusieurs années.Je ne le prends pas constamment, mais je ne m’en passe jamais.Je l’ai d’abord pris pour douleurs dans l’abdomen et douleurs étouffantes, maux de tête et douleurs de dos.J’ai tout mon travail domestique à faire, et souvent, je ne pouvais me lever.J'ai vu la réclame du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham dans le journal, et Mme John Miller m’en a aussi (çarlé.Chaque fois que j’en prends, ’je me sens mieux et le recommande toujours à mes amies.Je consens à répondre aux lettres de femmes s’informant de ce remède, et vous pouvez utiliser cette lettre comme témoignage.” — Mme P.J.Wass-man, Mitchell, Ont.De l’une à l’autre les femmes font connaître la valeur du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Un tel téiiioignage devrait engager toute femme, souffrant des maux si communs à son sexe, à' essayer ce remède connu.Savez-vous que, dans une récente enquête chez les femmes employant le Composé Végétal de Lydia E, Pinkham, plus de 220,000 réponses furent reçues.A la Question, “Avez-vous bénéficié de remploi de ce remède?” 98% ont répondu “OuL” Ceci signifie que 98 femmes sur 100 jouissent d’une meilleure santé, parce qu’elles ont bien essayé ce remède.ANTIKOR-LAURENCE EnLÈV/ ¦PROMPTEMENT'* I (.OQSrtpRuts u Durillons.SOa.EfflCKE.ÎMS DOULEUR- f FRANCO BAS) la POSTE mmêmà S.E.le cardinal Mundelein va à Rome Chicago, 5 (S.P.C.)_S.E, le cardinal Mundelein est parti hier pour accomplir son pèlerinage à Rome à l’occasion de l’Année Sainte.Il é-tait accompagné du chanodier du diocèse, Aigr È.J.She.il, et de Mgr D.J.DiMimel.Ils croient qu’ils seront de retour vers le 27 mars.Le cardinal Mundelein profitera de son voyage pour lancer le plus grand nombre possible d’invita-tions, chez les prélats étrangers, pour le congrès eucharistique international qui aura lieu à Chici en 1926.ic ago Un Japonais parlera au Canadian Club Aéfiez-vous des contrefaçons! A moins que vous ne voyiez le xn de Bayer en croix sur le pact ou les pastilles, vous n’obte-z pas les véritables aspirines yer reconnues sûres par des mil-ns et prescrites par les méde-is depuis plus de vingt-trois ans Rhumes Maux de têta Alaux de dents Lumbago Nephrite Rhumatisme Névralgie Douleurs N’acceptez que les "Pastilles d’As-irine de Bayer".Chaque paquet on décacheté contient un mode 'emploi éprouvé.Les boites facl-¦ment maniables de douze pastil-:s ne coûtent que quelques cents, es pharmaciens en vendent aus-des bouteilles de 24 et de 100.Aspirine est la marque de fabrf-ue (enregistrée au Canada) de la ianufacture"de mono-acetlcacldes-Sr de salicilicacide de Bayer, uolqu’ll soit bien reconnu que le lot Aspirine signifie produit de nyer afin de protéger le public entre les contrefaçons, nous étam-rons sur les tablettes de la com-gnie Bayer la marque générale fabrique, le nom de Bayer en ix.Lundi prochain, AI.Yusuke Tssi-rumi, qui fut agent commercial pour le Japon en Chine, en Europe, et en Amérique, donnera la causerie lundi midi, an "Canadian Club”, Il parlera des effets de la loi d’immigration «ur la vie Japonaise, AVIS AVIS est par les présentes donné que **L* Caminunauté des Soeurs de charité de h Providence” s’adressera à la législature d* la province de Québec à sa plus prochaine session pour demander certains amendements à la loi 47 Victoria, chapitre 53, par laquelle les actes la constituant en corporation ont été roforulun, particulière-' ment quant a son' pouvoir d'emprunter ét autres fins sembliNcs.Montréal, le 15 -Janÿfér t&23.St-Jacqnes, Fillon et Hoala, avocate de la requérante, L’INSTRUCTION PUBLIQUE LE FONDS DE PENSION DES INSTITUTRICES.—LES MANUELS CLASSIQUES.Québec, 4 (D.N.C.) — Le comité catholique du Conseil de l’Instruction Publique a rapidement expédié, hier matin, la besogne qui lui avait été préparée pour sa session de février.Le fait est qu’il y avait peu de questions de grande iiropor tance soumises au comité.Le comité a adopté le rapport du sous-comité chargé de l’examen des livres classiques, rapport recommandant les ouvrages suivants: “Histoire générale ou Histoire de l’Eglise d’après le nouveau programme”, présenté par la Librairie Beauchemin, Montreal et "Arithmétique-Cours Supérieur”, présenté par tes Frères aes Ecoles chrétiennes.Le comité a renvoyé de nouveau au comité spécial qui avait été chargé de cette étude la question de la formation de ligues dites "Ligues dies petites mères”.Une étude plus approfondie de ce projet devra être faite par le comité spécial.Le comité catholique a refusé de prendre aucune attitude au sujet ¦d'un projet soumis .par les anciens élèves de l’Ecole des Sciences sociales, économâqutes et politiques de l’Université de Alontréal relativement à la préparation d’instituteurs et d'institutrices qui désireraient exercer leur carrière parmi tes Canadiens de l’Ouest.la* comité catholique répondra poliment à sir Robert Borden qu’il a reçu de lui une communication relative à la part due l’on pourrait «cotes +++++++, VS PETIT BOTTIN DU MONDE PROFESSIONNEL On a “souvent besoin d’un plus “ferré” quesof’— dirait Lafontaine Avocats Tél.Main 4062-4063 Archambault & Marcotte 30.ST-JACQUES, MONTRÉAL JoMph Archambault C.B., M.P.Émile Marcotta Avocat de la Couronne L.!.B.Dentiste Bureau: 466, rue Atwater, anale Notre-Dame Dr R.Laporte Spécialité: EXTRACTION DE DENTS DIFFICILES Téléphone: Weatmount 6664 Notaire L.-D.Clément 30, rue Saint-Jacques Tél.Main 8558 Rés, Westmount 1190-J Avocat Til.Kala 1702 Tél.Clalrval 0(96 W.-A.Baker, c.r.Avecet 18 RI E ST-JACQUES MONTREAL Dentiste’ Dr Ad.L’Archevêque 448, PARC LAFONTAINE Tél.Bêlait Odt An tie Christophe Colomb Notaires" Edouard Jeannette Charles Dnvsl Jeannette & Duval Réglements de successions — Prêts et Pincements — Incorptststlons Tél.Est 0368 706, STE-CATHERINF.EST AVOCat Tél.Main 5328 Aldéric Blain b.a., l.l.l.Bureau du jour: 50, rue Notre-Dame ouest.Immeuble Dulu th, chambre 21 Aviseur légal de l’Association des Hommes d’affaires de Montréal-Nord Dentiste Heures de bureau: 6 a.m.O 6 p.m.Dr Paul E.Perrault Extraction et traitement sans douleur 655 RUE ONTARIO EST Tél.Est 8272—W Angle Ave Pspineau Notaire Téléphone: Main 3238 Horace Lippe Placements d’arftem — Organisation de compagnies — Administration de propriétés, etc.11.PLACE D’ARMES MONTRÉAL Avocat Tél.Bureau : Main 5556 Domicile: Est 0683 Eugène Simard b.a.,l.l.l.IMMEUBl K “SAUVEGARDE” 62, Notre-Dame Est Montréal Dentiste" Heures de bureau: l e matin, de 6 h midi.L’apris-mldi.de 2 0 6.Le soir de 7 à 9.Dr G.PJamondon 1430, RUE ONTARIO EST.Tél.Clainral 3021 An&ta Frontenac Optométriste 864 ave Mont-Royal est Tél.Rtlalr SOIS Institut d’Optique Robert Consultez'!*ou» pour ?otre vue.Pleine sutiafac* tion garantie, prompt service et prix raisonnable».Spécialité: yeux artificiel», lunette d’opéra, boussole, télescope, etc.Avocats Vanier & Vanier Anatole Vanier T(L Main 2632 Guy Vanier 67 SAINT-JACQUES Dentiste Tél.Bélalr 4037 De » a.m.6 9 p.m Dr 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Consultation: de 12 A 8 p.m.Dr J.-M.-A.Valois Spécialités: Vole, Urinaires — Electfothéraple Tél.Èst 5417 40.RUE SAINT-DENIS Professeur th.Est 6i62.Cours préparatoire du professeur René Savoie, I.C.I.E.Droit.Médecine, Pharmacie, Art dentaire Cours Class’que, Commercial, Leçons privées 238, RUE SAINT-DENIS Près Ecole Polytechnique Montréal.Dentiste Téléphone Est 9238 Dr A.Heynemand 275.RUE SAINT-DENTS MONTRÉAL Tél.: Belalr 2143 Notaire Chs Archambault, e.c.s.Heures de bureau: 1 à 5 p.m., 6 A 8 le soir 755 MONT-ROYAL EST Orfèvre M.Josse, de nos jonrs, ne compterai» plus sur Molière pour faire savoir qu'il est orfèvre.Sa carte dans notre Boltin publierait partéut sa compétence.Faite» de même.Aux Assise» Oswald Argott, 18 ans.accusé de tentative de meurtre, a été acquitté hier en Cour d’assises.La plaignante, une jeune fille, était disparue et on n’a pu la retracer.D’après la plainte qu’elle avait portée, le jeune homme l’aurait menacée de mort avec un coutelas de chasse.Henri Bourdon, accusé de vol de deux faux cols, a avoué sa culpabilité.La sentence sera prononcée à la fin du terme.Ce matin le jury a commencé à entendre la cause de Mme Napoléoji Demuy, accusée du meurtre d’une jeune fiHe, par «ne opération illégale qui a entraîné la mort.Le contrôle des compagnies Québec, 5 (D.N C.) — On of Orme que le gouvernement amendera, cette «ession-ei la loi votée l’an dernier ou sujet du contrôle sur les compagnies incorporées par lettres patentes dons ra province de Québec.L’amendement que l’on présenterait aurait pour effet de donner à la Commission des Servie® Publics le pouvoir de faire enquête «ur ces compagnies en certains ca«, avant que lea lettres patentes ne leur soient accordées.Le gouvernement agirait suivant les recommandations de la Commission des services publics.donner dans les écoles h l’enseignement -pour faire connaître la Ligue des Nations.Une demande avait été présentée aru comité pour augmenter le fonds de pension des instituteurs et institutrices.Cette demande sera bou-mise à la commission administrative du fonds dfe pension.M.J.E.Prévost avait donné avis de motion pour présenter un projet relatif aux moyens à prendre pour accroître la compétence du personnel enseignant des écoles rurales et pour augmenter les salaires de ceux et celles qui donnent l’enseignement dans ces écoles.M.Prévost était absent et a demandé de garder cet avis de motion pour la prochaine réunion.Les obsèques du notaire G.-A.Morin Les funérailles du notaire G.-A.Morin auront lieu à Saint-François-Xavier de Brompton à 9 heures vendredi matin.La dépouille mortelle a été transportée hier matin de La gare Bona-venture par le trnin de 8 heures 20.Le fisc français Paris, 5.— L’année 1924 pourra compter dans les annales fiscales de la France.Près de 26 milliards de francs ont été, en effet, versés au cours de cette année, par les contribuables français, dans les caisses du Trésor, au titre des différents impôts et revenus.Par rapport à l’année précédente, les recouvrements de 1924 présentent une augmentation de près de 4 milliards çt demi de francsl Durant le seul mois de décembre Il a été recouvré 2 milliards 730 millions de francsl * Oes résultats permettent de dire qu’en 1924 le contribuable français a fait un effort fiscal considérable et sans précédent.$15,000_EN PRIX 1er prix, Faulo d’un millionnaire, $11,500.00.2ème prix, $2,000.00 en argent.Sème prix, $1,000.00 en argent, 4ème prix, $500.00 en argent.Sème prix, $100.00 en argmt.Achetez des billets! Courez xotte chance tout en faisant l’aumôue au Refuge Don-Bosco.Prix des billets: 1 pour $0.2»; 10 pour $1.00: 100 pour $5.00; 600 pour $25.00; 3.000 pour $100.0^, et 25,000 pour $500.00.Ecrivez à l'abbé Philippon, pt e, directeur, ou téléphonez 6821.Refuge Don-Bosco, Québec.Vous recevrez vos billets par la retour du courrier./r / ^SYN WC AT V 3 [ CATHOLIQUE.] No 1 NATiONALj Les syndicats catholiques CERCLE LEON XIII Le Cercle Léon XIII se réunit, ce soir, à 8 heures 15 p.m., à la salle No 1, Edifice des syndicats catholiques, 655, deMontigny est.M.l’abbé A.BoilttRi donnera sa deuxième conférence sur la circulation des richesse».Tous tes membres sont cordialement priés d’omsister.Par ordre, AVIS AUX CORDONNIERS Vendredi soir, à la salle No t, (2ème plancher) Edifice des syndicats catholiques des travailleurs en chaussures (cor don ni ers-rmn \ -leurs, cordonniers-machinistes et cordonntensdreesens).La principale question à Tordre du Jour sera celle de l'assurance collective au décès pour les membres du Syndicat.Il y a une proposition excellents sur la table.La deuxième question est celle du trouble qui sévit actuellement dons une manufacture de chaussures de la ville.Rapport de M.G.Uuricr, agent d’affaire*, sur tes questions actu ailes.Seuls, les mempnes du Syndicat sont admis à la réunion.Municipalités poursuivies LE MINISTRE DlT LA VOIRIE A PRIS DBS PROCEDURES CONTRE 49 _ Québec.5.(D.N.C.) — Quarante-neuf municipalités sont actuellement poursuivies par le gouvernement provincial qui entend se faire payer certaines sommes dépensées pour des travaux de voirie.C’est !M.Perrault qui a fait cette déclaration hier, à l’Assemblée législative, en réponse à une question posée par M.Dufresne, député de Jo-liette.Le gouvernement a Pintention de continuer les procédures et d’exiger le paiement total des sommes qu’il réclame.U a fait envoyer des lettre* d’avocat à 153 municipalités au sujet des sommes dépensées Hour travaux de voirie et 11 entend continuer ses réclamation».M.Perrault a déclaré aussi à M.Dufresne que les chemins de la mu-nicipailité de St-Thomas, dans le comté de Joliette ont été construits par la Canadian Highway Engineering and Constructing Co., et la Canadian Highivay Engineering Lid.Le contrat était à un prix unitaire de $118,687.66 et actuellement le Aux Marchands et aux Administrateurs Plaignez le Vendeur qui n’est pas libre— Le vendeur qui ne peut pas se servir du Longue Distance sans être critiqué ne parcourt probablement pas son territoire de la manière la plus économique.Il a pour concurrents des vendeurs qui ?appellent leurs clients entre visites ; obtiennent des renouvellements de commandes; ou vendent de nouveaux articles ; — des vendeurs qui, lorsqu’ils voyagent, téléphonent d’un centre important à leurs clients des petites villes ; — des Gérants des Ventes qui encouragent leurs vendeurs à se servir du Longue Distance parce qu’il ménage do l’argent et du temps.De deux vendeurs qui savent conserver une juste proportion entre les dépenses et les ventes, celui qui se sert le plus du Longue Distance est ordinairement celui qui réussit le mieux.F.G.WEBBER Gérant CHAQUE NOUVEL ABONNE AJOUTE A LA VALEUR DE VOTRE TELEPHONE coût de ccs qhemins fait l’objet d’un litige entfe la corporation municipale et les entrepreneurs.Ceux-ci réclament $100,9.11.32 de la municipalité.Permis de construction Le» pirmis de construction accordés hier ne représentent qu’une valeur de $16,500 dont 84,500 pour les modifications.Les deux principaux permis sont: Rue Saint-Denis, quartier Ville- J ray, une maison formant 3 loge-, ments, 25 x 50, à 2 étogra; coût, ! $7,000.Propriétaire, A.Lambert,' 212, 2ème avenue de Rosemont.Rue Mokon, quartier Rosemont, i une maison formant 3 logements.| 25 x 45, & 9 étages; coût, $5,000.Propriétaire, C.Beaudry.1501 Cha-!' bot.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 336 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone, Main 7460).AVIS Relatif à l’incendie La Cle Géraino-Yilrail Inc.GLACES ET MIROIRS la Commercial Plate Glass Assurance Ce.Isidore Cru peau, Agent d’assurance Font affaires comme d’habitude Bureaux provisoires: 1488c BOULEVARD SAINT-LAURENT Premier étage Téléphone Belair 6401* t s LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 5 FEVRIER 1925 VOLUME xvi — : COMMERCE ET FINANCE : Le marché des vivres Le tableau suivant indique les arrivage* de beurre, de fromage et d'oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le mercredi précédent et le jour correspondant l’an dernier COTES DES TITRES ETRANGERS (Cours fournis par Walter Kavanagh et Cie) (Cours fournis par Walter Kavanagn et ciej Emprunt de guerre national britannique 5 p.c.1927.$103 — lOo fév.janv.fév.Beurre, colis .11 24 161 Fromage, meules .14 13 38 Oeufs, caisses .955 560 381 Recettes ferroviaires L*s recettes brutes du Chemin de fer national du Canada durant la semaine terminée le 31 janvier 1925 se sont élevées à $5,605,956.00 une diminution de $189,919.00 sur la semaine de 1924 correspondante.Les recettes brutes du même réseau du 1er janvier an 31 janvier 1925 se sont élevées à $10,716,468.-00, une diminution de $1,612,023.00 sur lia (période de 1924 correspondante.Emprunt de guerre national britannique 5 p.c.1929.99M«—102 VSi I Emprunt de guerre national d’unification 4% .1960-1990 85 — 87 ^’‘Emp.intérieur français 4 p.c.1917.f* Emp.français “de la victoire” 5 p.c.1920 .Americau Can .“ ^.» Les pétroles russes en France Moscou.— La direction du “Naphtsyndicat” (Syndicat pan-russe du pétrole) vient d’être informée de Paris qu’une grosse transaction a été conclue avec un groupement pétrolier français n’entrant pas dans le consortium de la ^Standard OU" ou dans d’autres firmes similaires.La firme française a commandé 160,000 tonnes de benzine (65 pour 100 de benzine lourde et 35 pour 100 de légère) et 70,000 tonnes d’huiie luin-efkm-h».D’après cet accord, la livraison de ces produits doit être effectuée dans l'espace de deux ans.La -première année le “Naphtsyndicat” s’engage à expédier en France 70,- 000 tonnes de benzine et 30,000 ton- New-Haven .M nés d’huile; dans le courant de la ,an'Ajm*rleaQ FeUol«um .75 deuxième année il enverra le reste.Grosnyt.— Des froids sans précédent continuent à Grosnyt depuis K lus d’une semaine et atteignent tsqu'à 30 degrés.Les travaux ont dû être interrompus en grande Partie, causant ainsi des pertes sensibles._ , Ia's conduites d’eau et de pétrole ont gelé.I>e 80 à 100 puits ont été fermés.L’extraction de naphtc, principaitemient non paraffiné, est tombée à 60,000 ponds par jour.Le transport du naphte aux usines se fait avec difficulté et comme il y vi- Bons à lots français 5 1920.meats ô p.c.Gouvernement allemand 5 p.c Gouv.allemand 4 % %, Emp.de Coercition de 99 Mi - -102 85- -87 26- -29 32 — 34 37- -38 .(*) 1750 — 1850 ._ i 1922.(*) 24 — 28 Consolidés prussiens '3Mi p.c.2%—3!i Ville de Berlin 4 p.c.1922.(*) 175 —2o0 Ville de Berlin, émissions d’avant-guerre .14—¦ 16 Ville de Hambourg 4Va p.c.1919.(*) 400 —aOO Ville de Hambourg, émissions d’avant-guerre.A~~le Deutsche Bank Stock.33 — 35 Krupp Limited, 5 p.c.3 — 4 Austrian Federal 6 p.c.1922.7 —11 ViMe de Vienne 5 p.c.1923.10 —14 Nous cotons: ., Les titres français par 1000 francs; Les valeurs anglaises par £20; Les titres allemands par 1000 marcs; Le signe (*) signifie 1,000.000 de marcs.Bourse de New-York L'aar* fournis pnr U mnloon Gooffrlon # On.coarfori, t»l nato».rnt Notre-Oomo, Montr.nl.Oo.Midi 123 a 40 Va 118% 99 V* LA MATINÉE À LA BOURSE a des complications oans l’approv: sionnement d’eau, les usines devront être closes.Le forage a également baissé.La prise des mesures nécessaires demande de très grosses dépenses.La régie française Paris, 5 — Le produit de la vente des tabacs pendant le mois de décembre dernier s’est élevé à 183.-568,000 frs contre 162,762,000 frs en décembre 1923.Pour ce seul mois, le progrès est de 20,806,000 francs, sur lesquels il revient 9,-100.420 francs au départeauent de la Si4ne.Les recouvrements de l’année 1924 représentent, au total, une somme de 1.973.659,900 francs, contre 1,753,700,000 durant l’année 1923.Nous nous rapprochons, comme on le voit, du chiffre de 2 milliards.On remarquera, d’autre art, que.pour l'exercice écoulé, a régie accuse sur le tabac soul, un accroissement du moulant des ventes d’environ 220 millions de francs.Mentionnons, enfin, que les recouvrements de l’année 1924 provenant de la vente des allumettes et briquets se totalisent par 121,-445,100 francs contre 110,910.100, soit une amélioration de 4,529,000 francs.Les pelleteries American Inter.—- American Locomotive .izu American Smelting .99 American Sumatra Tobacco .J*28 American Tel.and Tel.WjJ American Woolen .o-’J» o-v.Anaconda .4J» 44 v* Atdhison T.and S.F.117% 118% Huldwiu Locomotive .Bid timoré and Ohio.81% fl % Bethlehem Steel .J* California Petroleum .28% .Canadian Pacific .lêl Central Leather .2JJ 21 'j Chandler Motor .29% 29% Chicago Rock Island .48% 48% Chino Copper .2fi Corn Products .39% 39% (>>»den Oil .34% 34% Oucihle Sterd .7i% '0% General Motor .7ô% 74% General Electric .214% 242% Erie HR.33% 32% Internntlonad Nickel .2"% 27% Inter.Mere.Prf.52% 62% Maxwell Motor A.78 70 Missouri Pacific .39% 40 New-York Centrai .123% 123% Northern Pacific .70% 71% Pan-American B, .73 Pennsylvania RR.47% 47% Pierce Arrow .12t% 121% Reading .79% 79% Royal nutdh .56% 56% Sinclair Oil Cons.23% 23% Southern Pacific .108% 106% Southern Ry.90% 9! % Stand.Oil of New-Jersey .46% 4ü% StiBletoaker .45% 45% Texas Oil .47% 48% En Ion Bag .151 lôlV* Union Pacific .151% 151% U.^S.fmlustrlat Alcohol .80% 81% U.-S.Rubber .218% 230 U.-S.Steel .126% 126% Vanadium .28% 30% WesUnghouse .73% 73% WIHys OverUnd .10 10 Bonne des mines G (Cours faarnls psr Meant A CU, Liée.«, rue de l’Rêpitalt oavert.t0.3ta.na.eff.dem.off.dcm.Atlas .1 4% Argonaut Gold .46% 47% Baldwin .2% 2% Beaver Consolidated .33% 34% Bidgood .7% 744 Buckinghatn .4 Castle Tretheway .75 111 If ton Cousolidatesi .16 16% Conlusas .225 Consolidated West Uome .17% 17•¦% Crown Reserve .49 50 Dome Mines .1540 1575 God»! Dale .18% 19 Hattie Gold Mines Limited .5 2% tCdllnger Consolidated .1485 149o Indian .« 6% Keeley .228 229 Kirkland Lake .43 43% laike Shore Mines Limited .490 Ca Hose .44 44% Lorrain .16% 17% McIntyre .te&S Moneta .16 16% McKln Dar.Savage .1» 19% Mining Corp.of Canada .266 369 Nlpisslng .630 660 Nexvray Mines Ltd.25 26 Peterson Lake .1#% 10% Preston Fast Dome .9% lô Rouyn CWd .?Temiskaming .34 27 Tm* Hughes .130 Isa Tough Oakes .96 36% \lpond Consolidated .126 VViwt Tree .ss/ Wright Hargraves .428 440 L’ASSEMBLEE DE LA MONTREAL L.H.& P.L’assemblée annuelle des actionnaires du Montreal Light, Heat & Power a eu lieu hier.Le rapport financier a été présenté et adopté et les directeurs ont été réélus.Dans son allocution, le président, sir Herbert Holt, a répondu aux récents articles du Star.11 a cité des chiffres dans le but de démontrer que les taux de la M.L.H.& P.plus bas que ceux de toutes ill Pour le troisième jour des enchères de la Canadian Fur Auction Saîes Ço.l.td, hier, à l’hôtel Mont-Roval, les ventes se sont élevées à environ j sont „ue w un deim-milhon de dollars La vente,les vifies du continent, la plus remarquable a été celle de 1 Après avoir soulittné V.raidxl ?a5p^upartSdur Québec 7tVdeaFIle0dr ’ l.i°n /V1 C>ueb DEMANDE D’ELEVES — Justpi’* 25 mot», 20 «nus, et 1 sou par mot auppltmcn-taire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES — Jusqu’à 25 mot», 20 sou», 1 »ou par mot supplémentaire.CHAMBRES A LOUER — 15 sou» Jusqu’à 20 mots, 1 sou par mot supplémentaire.TROUVE — Jusqu'à 20 mot», 20 sous, 1 »ou par mot supplémentaire.PERDU — Jusqu’à 20 mots, 20 sou», t sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAfiASINS.ETC., A LOUER -Jusqu'à 20 mots, 25 sou», 1 sou par mot supplémentaire.A VENDRE — Jusqu'à 20 mots.20 sous.1 sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES — Tarif sur demande.AVIS LEGAUX — 15 sou* la ligne ngathe.NAISSANCES, DECES.MESSES — 50 sous par Insertion.REMERCIEMENTS — 50 sou».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.— «1.00 par Insertion.NOUVEAU SERVICE POUR LA FRANCE Deux nouveaux palais flottants ne prenant que des passagers de première classe, les ‘‘MJ.VNTCWASKA" et "MINNETONKA” (21,700 tonneaux», effectuent un service régultef idéal entre New-Vork, Cherliouis et Londres.MINNEWASKA Fév.14 Mars 14 Avril 25 MINNETONKA Fév.28 Mars 28 Mai SI Tous renseignement» Mtppltémerdm res, prix et plaun fournis sur do mando par le directeur de notre Service de langue française.211 roc McGill.Montréal, Main 7750 1 ou die» le» agent* lew eaux.WHITE STAR DOMINION LINE COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL COLLEGE DE BARBIER Voulex-vou» occuper une excellente position.avec le phis haul salaire payé?Quel, que» semaine» d'apprentissage suffisent Système moderne, Wwlttou assurée, pourcentage payé en apprenant.S'adresser " ‘ “¦ nier College, 02.St-’ Molar Bar College.Laurent EMPLOI DEMANDE Homme sérieux, recommandé et quulifté, désire place comme organiste ou maître de chapelle.Meilleures références.Alph.Grenier.Tél.Est 2835 J.CHAMBRE ET PENSION Réparations terminées, belles chambres, bonne pension pour jeunes gens, 0.00 à 8.00 par semaine.Maison St-Joseph, 10!) ouest, Lagau-chetière.26-2 TRANSPORT lleveistoke, 5.— Le .vau» de 109 pieds qu’a parfaiteine.nt réussi hier sur scs skis le jeune Arthur Johnson, enfant de neuf ans .seulement, a été la grande ‘sensation de notre carnaval, qui doit se prolonger jusqu’à vendredi soir.Des centaines KS CLUBS I>K LA N.H.L.Service de 15 minutes de 30 minutes de 15 minutes de 30 minutes de G V.N.Jombic-Britanmqu© ait été témoin lieront à ce faire Icw» adieu» coin-^depuis 19HS.Le Areuvyim et la pt&-jdo t2»6i»7J tonnes, soit euvirou HamiHon .15 Canadien «.a M Toronto .11 Ottawa .10 1 Montréal .8 R Boston .2 1 i Sun edi : — Canadien à Toronto;! Boston à Montréal, au Forum et Hamilton à Ottawa,.I — !»e 10, Toronto à Boston.IlOO a.m.à 8.iH) ft.ui.« üJ-àiü p.rjUv 3*30 p.m.h 7.ÜÛ p»i))< 3 00 M.iJi.à 12 nuimit f’OlNiE-AUX-TKEMm.ES via Nette D*n>« Da rein da NeUe-Oama ri létt avenuei evrvica U*; .15 minute* du 6.00 K.ru.à 4 00 p.m, JH ’ minute» do 4.M p ut.à 6.45 p.m.21 JJ m dûtes du ty à >.3o p.m.n I 20 indu te- du Î.30 p.m.à 12.10 a n», | 30 minutes do 12.10 son.à 1.20 a.m.^ parnivr tramway pour Puinte-aux-Trembl»# “l à MO a.m.Dernln tramway de Pain U *« aux Tremble* à J.10 ».m.D* 7.0» à 8.45 a.m.et, de 4 4$ à 6.16 p.m., tramway» supplémentaire* pour et de la Hart* «’Arma* La cotiNtruciion maritime en Grande-Bretagne Londres, 5 «— A la fin de 1924 le tonnage maritime en -out* do construction on Gran.de-Urriagn >¦ était 118,000 tonnes de 1923.de moins qu’en fin La session provinciale bat son plein, la session fédérait! va bientôt commencer.Si vous voulez être exactement renseiffne sur ce qui se passe à Québec et à Ottawa, lisez le “JÜevok’g v f \ 5 février 1925 MONTREAL JEUDI I-E DEVOIR Notes de Vhonorable juge Belleau dans la cause de Jeanne Plante contre William Zannis Jeanne Plante, une catholique romaine, avait épousé le 30 avril 1918, un grec schismatique du nom de Zaunis devant le pasteur protestant de St-Matthew de Québec — Elle a demandé Pannulation de son mariage - M.le juge BeUeau déclare le mariage valide aux yeux de la loi, tout en étant invalide aux yeux de l'Eglise catholique — M.le juge BeUeau attire l’attention de nos législateurs sur le sujet du mariage civil dans notre province.UNE CONSEQUENCE DU JUGEMENT DU CONSEIL PRIVE DANS LA CAL SE DEP A T1E-TREMBLA Y.Québec, ô (D.N.G.) — M.le juge Belleau, en rendant jugement dan» .la cause de Plante v» ZannU, pour annulation de mariage civil, a fait de» remarques au sujet de la loi fé> dérale et île la position deï provinces.Voici le compte rendu de ce jugement: JEANNE PLANTE demanderesse vs VV.ZANNLS défendeur.La défenderesse, autorisée en justice, poursuit le défendeur en nullité de mariage.Elle est née en 1894, à St-Michal de Bellechasse, de narents catholiques romains, a été baptisée à l’egli-se dé sa paroisse et a depuis toujours appartenu à l’Eglise catholique-io-maine.Le JO avril 1918, elle a épouse le défendeur, un grec schismatique, devant le ministre protestant de réalise St-Mathieu, à Québec, et a toujours vécu avec lui jusqu'à ces derniers temps.Cinq enfants sont nés de leur mariage dont trois sont vivants.Aujourd’hui, Jeanne Plante poursuit Zannis en nullité de mariage, alléguant que leur union a été célé- iidité, étaient reconnus et consacré* par les récits, le» ordonnance», les déclarations, des Rois et les arrêts des Parlements.Les Tribunaux séculier» étaient tenus de juger les causes de mariage d’après les décrets et canons de l’hgliie.Nous sommes entrés sous le nouveau régime inauguré par la conquête imbus de ces idées et de cet esprit que l’état de choses qui a immédiatement suivi semblait justifier.L’administration de la justice fut lente à se réorganiser.11 n’j; avait pas d'avocats.L’attitude défiante et souvent hostile des vaincus en face des vainqueurs, le petit nombre de ceux-ci, la mentalité essentiellement religieuse de la papulation conquise, entretenaient entre les catholiques et les protestants un fossé large et profond, qui s’opposait aux mariages mixtes et maintenait cher les catholiques les règles et les directions de î’Bglise.Il s'écoula un grand nombre d’années avant que nos tribunaux nient à s’occuper des causes de mariage.Aussi, il n’est pas étonnant que dans ces conditions et dans cette disposition d’esprit, la tendance ait été à interpréter les capitulations et les traités qui garantissaient la liberté religieuse aux habitants du pays.brée sans publication de bans et sans comme continuant et prolongeant dispense et que l’autorité religieuse j ici l’état des relations qui existaient du diocèse à laquelle son cas a été soumis, a jugé qu’il n’y avait pas de mariage, et qu’aux yeux de l Eglise catholique elle était libre, ce qui entraîne comme consèquenoe nécessaire, la nullité de son mariage devant la loi, et elle demande à la Cour de prononcer cette nullité et d’adjuger sur les effets civils de ce mariage.Le défendeur admet quil a contracté mariage avec la demanderesse devant un ministre de la religion protestante, qu’ils ne se sont présentés devant aucun autre et qu’ils ont vécu ensemble jusqu’à ces derniers temps.Le juge Belleau fait remarquer que ce que la demanderesse produit comme étant la sentence du tribunal ecclésiastique n'est pas à proprement parler un jugement annulant son mariage quant au lieu aux yeux de l’Eglise catholique, mais une simple déclaration de (’Official de Québec, à l’effet : “Que la Dame Jeanne alias “Aldina Plante a été baptisée dans “l’Eglise catholique, et était soumise “comme telle à ses prescriptions tou-“chant le mariajge; que les catholt-“(•ues, même quand ils contractent “avec une partie non catholique, “doivent se marier en presence du “curé du lieu ou de l’ordinaire, ou “d’un prêtre délégué par eux; que "l'union contractée par ladite Dame “n’est pas regardée par l’Eglise cti-“tholique comme un mariage, mais “comme une union en dehors des "règles de légitimité, et qu’elle n au-"ra qu’à demander en temps et lieu “un certificat de liberté pour cou-“tracter mariage.” Cette procédure est conforme au rapport du consulteur de 1 official, à l'effet quo “l’Eglise ne fait pas de “procès pour déclarer concubinaire "une union qui a été faie à son insu “et sans sa participation.Dans ce “cas, il suffit d’une déclaration d e-“tat libre, laquelle peut être donnée “à la suite d’une enquête extra-juch-“ciaire." Ce n'est là.d’ailleurs, qu line question de forme.La déclaration suffit et a tout son effet pour les frais de la cause.L’absence de publication îles bancs n’est pas mentionnée dans la déclaration de l’Official, mais je crois qu'elle se rattache sutfisam-menl à la célébration par le cure de la partie catholique pour permettre a la demanderesse de.1 invoquer comme second motit de nullité de son mariage.11 est produit pour suppléer a la publication des bancs, la dispense ou licence émanée de l’autorité civile, permettant l’omission de cette entre l’Eglise catholique et le pou- 1*1 voir civil en France.La cause Lussier-Archambault Cette tendance se manifesta dès les premières causes intentées en invalidation de mariage.L’une des plus anciennes dont Tes annales judiciaires fassent mention remonte à 1848, près d’un siècle après la conquête.C’est celle de Lussier vs Archambault, que l’on trouve rapportée à XI, L.C., page 53.11 y fut décidé par la Cour d’Appel composée de trois juges, dont deux protestants, Smith et Day, que dans une action de nullité de mariage entre deux catholiques, le Tribunal Civil contr,,;'f 116 ’T.ppiu311*.la nullité avant ! Fnvilè«ts! SPCC*?UX bu Elle t “UX t*rmCS deS articles j Tremblay, ne peut prononcer qu’un décret de l’autorité ecclésiastique ait préalablement déclaré le sacrement nul.C’était fortnelletrenî reconnaître le lien spirituel et sacramentel du mariage, et subordonner la juridiction civile à la juridiction ecclésiastique sur la question de validité.Cette décision fit autorité et fut suivie dans Mignault vs Hopeinan, Laramée vs Evans, VaMIancourt vs Lafontaine, et plusieurs autres consignées dans nos annules.C’était l’ancien droit en vigueur comme sous lu coutume de Paris.Et malgré quelques arrêts isolés au contraire, on avait lieu de croire notre jurisprudence définitivement fixée dans le sens de cette référence du tribunal civil au tribunal ecclésiastique dans toutes les causes de validité de mariage où des catholiques étaient intéressés.C’était bien l’idéal proposé par le Pape Pie IX au roi de Sardaigne en 1852 : “d’Etat ou César n son dû et Dieu le sien, où le pouvoir civil prenant pour point Je départ ta validité ou non-validité d’un mariage tel que déterminé par l’Eglise, atspose alors des effets civils.” Etait-ce le rêve ou l’illusion généreuse d’esprit tellerjtent imprégnés des idées de l’ancien régime et confiants dans la générosité du nouveau qu’ils voyaient dans la loi plutôt ce qui aurnit dû s’y trouver que ce qu’il y avait en réalité?Dans tous les cas, rendons hommage au sens religieux, à la largeur de vue et à l’esprit d’impartiale équité de ces magistrats, catholiques et protestants.Nous vivions dans cette atmosphère réconfortante, lorsqu’est survenu.éclatant comme la foudre dans un ciel serein, le jugement désormais fameux du Conseil Pri-dans la cause de DêpaUe vs résumons: "Les lois qui régissent le Canada à la codification dérivaient des événements qui en avaient fait une possession britannique, c’est-à-dire de la conquête et des lois qui l’avaient suivie.La condition de l’Eglise établie qui était celle de l’Eglise catholique en France, comme la religion protestante Tétait en Angleterre, a cessé automatiquement à la conquête pour faire place au nouvel état do choses créé par les capitulations et les traités qui sont la charte des droits de l’Eglise catholique au Canada.Les termes des capitulations de Montréal et de Québec, du traité de Paris et de l’Acte de Québec sont clairs.Ils octroyaient aux habitants du pays le libre exercice de la religion du pays.Tout individu est libre de la professer et de la pratL quer.et ce droit doit être respecté et maintenu dans son intégrité.Liberté, mais non obligation.11 peut changer à son gré son allégeance à l’Eglise catholique.Aucune juridiction ecclésiastique ne lui est imposée.11 a les droits de tout citoyen au point de vue religieux, sans être sujet cependant aux incapacités qui frappaient alors les dissidents en Angleterre.L’Eglise elle-même peut établir et maintenir des tribunaux ecclésiastiques avec juridiction sur ses membres, qui restent libres cependant de s’y soumettre ou de s’y soustraire à leur choix.Affaire de conscience et de liberté individuelle.Mais la loi ne donne à leurs décisions aucune sanction au point de vue civil”.Le juge BeUeau cite textuellement cette partie et continue: “En d’autres ternies, pour tout catholique, liberté de conscience absolue, droit d’appartenir à l'Eglise catholique et d’en suivre les pratiques et les enseignements sans aucune entrave, niais aussi sans contrainte.Pour l’Eglise elle-même, entière ’action en dehors de tout les tenait du pouvoir civil en France en raison de sa position particulière d’E-glise d’Etat.“L’Eglise libre dans l’Etat libre." Lord Moulton référé au statut 14-15 Vie.chapitre 175 qui reconnaît et confirme l’existence de la liberté religieuse telle qu’octroyée par les traités.M.Belleau ajoute; “Voilà nettement défini et définitivement résolu le problème des relations de l’Eglise catholique avec le pouvoir civil au Canada au début de la domination anglaise.11 ne faut pas le perdr de vue dans Pin-terprétation des lois qui ont été codifiées en 1867.Je ne commente pas.je ne discute pas, je regrette.Je n’ai pas à m'occuper des conclusions auxquelles en arrive le Conseil privé dans l’interprétation à donner à l’article 127.Il me suffira de mentionner que le seul effet qu’il lui reconnaît, est de permettre au ministre des différentes dénominations traire liberté d’i tière, elles ont cesse d’avoir force de loi à la conquête.Et d’ailleurs, M n’y a pas lieu de rechercher quelle a pu etre la loi avant le code quand le code lui-même la formule sans ambiguité.La conclusion s’impose que les articles 128 et 129 donnent à tout fonctionnaire autorisé à tenir des registres de Téta» civil, le pouvoir général de célébrer les mariage» tout eu les exemptant de célébrer ceux contre lesquels il existe quelques empêchements d’après la doc* trine et la discipline «le leur église.Cette excmptiari même ne •‘'Jt «'«nd émoi dans les oer-criVè 32 „ vVdité „!x veux de :> c«»« judiciaires et relisieux.C'Mait loi mariage entre'.me Pytl-( 2 catholique et une partie non-catho °.c emuon ae *llls* Umie devant un ministre de la reü- P^mler moment d'effervescence «"an nrnt,J,nto anrès l’obteniD-1 P*ssé’ °» demanda, s il n y avait _____ marier devant un ministre uinations religieuses de se sous- autre religion, c’est ce que le Gon-_ ire à l’obligation de célébrer i ci|e de Trente le défend.Le Con-des mariages que ne reconnaît pas j privé nous répond que le Con-leur Eglise.Il n’affecte pas la capacité des parties à contracter.Les formalités de la célébration du mariage cile de Trente u’est pas la loi.En 1912, dans un jugement très élaboré, qui fut fort critiqué dans certains milieux, le juge Ch arbon- neau a décidé que tous les fonctionnaires autorisé* à tenir des rc-Kt j’en viens à ce qui nous inté- j gistres ont juridiction concurrente gion protestante après Pobternp tion d’une dispi*11**’ de publication ou licence, en autorisant l’omission, émanée de l’autorité civile.En d’.autres termes célle de la validité d‘un mariage contracté par une partie catholique en dehors de toute participation de l'Eglise catholique.La question n’e&t pas nouvelle, comme d’ailleurs toutes celles se rattachant au chapitre du mariage qui ne peuvent manquer, au milieu d’une population mixte, d'être d'actualité constante et de soulever des conflits d’opinions et trop souvent des contestations et des procès re-grettsWes.Il est de doctrine catholique que le mariage est d'institution divine et de sa nature un acte religieux, que l’Eglise o élevé à la dignité de sacrement.“Quod Dcus conjunxit homo non soparct”.Et en vertu du droit canonique le mariage d'un catholique céléihré devant un ministre dissident est invalide et partant ne crée aucun Tien, ni aucun droit i la vie conjugale.C’est le décret ‘ne temere” devenu loi générale le 19 svrtl 1908.Sous la régime français, la religion catholique étant religion d’Etat, le» pouvoirs civil et religieux vivaient en parfaite harmonie et se prêtant un appui mutuel, le mariage garda son caractère d’acte essen-tieUement religieux."Le mariage est un lien formé de la main de Dieu”, disait Je grand jurisconsulte Domat, qui en proclamait hautement le caractère sacramental.Les décrets et décision» de» Conciles, ceux spécialement du Concile de Trente, concernant la célébration du mariage, sa publicité, le* règles de discipline à observer pour aa va reste plus particulièrement, les for malités de la célébration du mariage, sa publicité et la compétence des fonctionnaires autorisés à le célébrer; car la demanderesse demande à faire annuler son mariage parce que, catholique, elle a été mariée par un ministre protestant et sans publication de bancs.Lord Moùlton aborde ce sujet, après celui du statut des participants.Si Ton remonte au statut 35 Geo.HI, chap.4, qui a organisé la tenue des registres de l'Etat civil et aux Statuts Refondus du Bas-Canada, chnp.20, on y trouve, chose remarquable et très importante, ref pour célébrer les mariages.Le jugement du Conseil Privé lui donne raison.Comment ne pas dire avec lui que l’article 129 est trop clair pour en chercher le sens ailleurs que dans ses termes?C’est bien aussi l’opinion de T aviseur de TOffieia-üté de Québec, M.le chanoine Gignao, quand il (lit: “ Je conclus que la daine Vldina Plante n’aura qu’à demander en temps et lieu un certificat do liberté, Tunion qu’elle a faite à l’église Saint-Mathieu n’ayant pas aux yeux de T Eglise catholique, En 1869, des doute» a’étant élevés sur la constitutionnalité d’une loi votée par la législature du Nouveau-Brunswick, sir John McDonald référa la question aux officiers en loi du bureau colonial en Angleterre.La réponse est dans le sens que dit le juge Belleau, “que la législature «lu Nouveau-Brunswick était oom-pétente a passer le bill en question”.Je ne sache pas que cette inter-plétation ait jamais été remise en question; et je me demande ce qui peut dans ces conditions empêcher (a législature de notre province de donner force de loi aux règles de discipline de l’Eglise _ catholique pour la validité du mariage tout en reconnaissant le même privilège aux églises dissidentes.Si elles veulent en user.Tout le monde y trouverait son compte, les consciences seraient soulagées.C’est dans l’esprit de notre législation d’accorder aux autres croyances ce que nous réclamons pour la nôtre.C’est Je moyen de désarmer les mauvaises dispositions et la critique et d’assures: ainsi la paix et l’harmonie parmi nous.Nos lois de l’instruction publique çpri re posent sur cette base de Tegalité des droits pour toutes les croyances, oui été acceptées de bonne grâce par nos concitoyens dissidents.Elles fonctionnent sans friction et font Tob-jet de l’admiration des étrangers par l’esprit de libéralité dont elles témoignent.Je suis convaincu que Téttément protestant accepterait avec une égale bonne grâce un changement qui donnerait satisfaction aux consciences cahotiques sans toucher aux libertés dont il jouit.Sous le régime de liberté religieuse créée par l’Edit de Nantes en France, le mariage protestant était célébré _par le ministre protestant et le mariage catholique par le prêtre catholique.L’élément protestant trouvait la loi libérale et équitable pour tous.Et d’ailleurs, comme le disait sir L.-N.Casault.dans Durocher vs Du-gré, peut-on supposer qu’une croyance religieuse qui se recrute parmi les citoyens éclairés et bien pensants se glorifierait de la célébration par ses ministres de mariages de jeunes filles ravies ou échappées du domicile de leurs parents ou de jeunes gens en rupture d’autorité pater^ nelle, contractant des unions, qui aboutissent presque toujours à des séparations humiliantes, souvent scandaleuses et pour les époux et pour leur famille, comme cela se voit dans tous les cas de cette^ nature soumis à nos tribunaux?N’y a-t-il pas là, à part le point de vue religieux, une question d’ordre social d’importance primordiale?Voici une loi qui dit à la demanderesse qu’elle est mariée, tenue d’habiter avec son mari et de vivre avec lui comme mari et femme, et la voix de ®a conscience qui lui crie que son union est un concubinage, qu'en cohabitant avec cet homme, elle est un objet de scandale et se retranche de la communauté des fidèles de son église.Pénible dilemme Voici d’un autre côté un juge ca-1 tholique, placé dans ce dilemme: forcer la demanderesse à vivre en révolte avec l’Eglise et «avec sa pro-1 pre conscience, ou forfaire au serment qu’il a prêté d’administrer la justice conformément à la loi, au meilleur de su conscience et de son jugement.Se peut-il que des problèmes de cette importance et de cette gravite sc posent dans notre religieuse province de Québec?L’on n’a pas assez remarque, je crains, que si M décision du Conseil Privé a porté sjécialement sur T article 127 qm’il avait à interpréter.Lord Moulton a donné, au nom de ses collègues, une règle d’interprétation qui affecte tout le chapitre des formalités de la célébration du mariage, qui renverse là-dessus toute notre jurisprudence et qui lie pratiquement tous nos tribunaux.Ce sont précisément le* articles qui se rapportent aux fonctionnaires aptes à célébrer, à la publication des bans, aux dispenses et aux licences, toutes matières qui sont de La compétence exclusive de la législature.Et ce sont les cas les plus fréquents d’infractions aux regies disciplinaires de l'Eglise depuis la promulgation du décret Ne feincre sur les mariages clandestins.C’est celui qui m'est soumis.Je crois de mon devoir d’attirer là-dessus «l’attention des autorités religieuses et du législateur.Je dois avouer en attendant que je n’envisage pas de gaieté de coeur la situation inextricable que va créer le jugement que je suis appe- pas un fondement sérieux à cette nouvelle orientation de notre jurisprudence sur les questions de mariage et s'il ne convenait pas plutôt d’envisager froidement 1» position qui nous est fuite par ce jugement et de tâcher d’en tirer le plus possible en se rendant bien compte de sa portée véritable afin de faire notre profit des enseignements qu’il comporte et des initiatives qu'il suggère.La cause Dépatie-Tremblay Dans cette cause de Dépatie vs Tremblay, le Conseil Privé avait à interpréter l’article 127 du Code Civil, qui se rapporte aux empêchements dirimants du mariage.Les parties étaient toutes deux catholiques et s'étaient mariées sans avoir obtenu dispense d'un emnè-de parenté nu degré prolii-âé par l’Eglise qu’elles ignoraient.Le mari poursuivait en nullité et sur production de ta sentence de i’Evéque déclarant le mariage nul.la Cour Supérieure adjugea sur les effets civils et le Jugement fut confirmé en révision.(Tétait conforme à la jurisprudence établie et suivie depuis un grand nombre d'années.Mats, sur Tappel de grâce, la cause fut entendue devant le Conseil Privé, qui infirma le jugement et déclara le mariage valide.Le Conseil Privé ne sc contenta pas de décider le point particulier qui lui était soumis, mais il en prend orcasion d’étudier toute notre législation sur le mariage, et en particulier le chapitre qui traite des formalités relatives à sa célébration.C’est lord Moulton qui parle au nom de ses collègues, écoutons et qu’aucun de ces actes ne réfère mix l'apparence et la figure d'un «ma-croyances religieuses de ceux qui j riage.J'ai dit aux yeux de T Eglise se marient.Prêtres catholiques et ; catholique; Je suis convaincu ministres protestants autorisés à te- que, aux yeux de la loi civile, l’unir de» registres sont tous aptes à nion faite par la dame Plante, en eéJèbrer des mariages que les parties soient catholiques ou non catholiques.Et dans la longue énumération de ce que doit constater Ten-tréc au registre aucune mention n’est faite de lia relligion à laquelle appartiennent les parties.Aucune loi n’astreint le catholique à suivre en oela les régies et la discipline de son Eglise.Il peut s’adresser à tou» fonctionnaires autorises à tenir un registre.C'est pour lui une affaire de conscience.Il est libre.¦ Le code a reproduit sans en rien changer Ses statuts antérieurs sur ce point.I 128-.“Le mariage doit être célé- bré publiquement, devant un fonctionnaire compétent reconnu par la loi.” 129—“Sont compétents à célébrer les mariages, tous prêtres, curés, ministres, ou autres fonctionnaires autorisés par la loi à tenir et garder des registres de l’Etat civil.’'Cependant, aurun des fonctionnaires ainsi autorisés ne peut être contraint à célébrer un mariage contre lequel il existe quelque empêchement, d'après les doctrines el croyance* de aa religion et la discipline de l'Eglise à laquelle il appartient.” Pa* plus dans ces articles du code que dan* les statuts antérieurs on ne trouve que le seul curé du domicile est autorisé à célébrer le mariage des catholiques et le seul ministre protestant, autorisé à marier les protestants.C’est la loi positive, et même s’il existait sous le présence d’un ministre de l'église anglicane, sera regardée comme valide el aura tous vils”.iu„ «I.¦.lé à renare.Mais, devant un texte de loi aussi clair et «aussi formel que le Jugement d’un tribunal dont Tautorité s'impose, il me reste la seule alternative de remplir mon devoir de magistrat chargé d’in- j terprèter la loi et de l'appliquer, j laissant à d’autres toute la responsabilité.Malheureusement pour ln demanderesse, elle devra, comme le dit M.le Chanoine Gignac.subir les conséquences de l’acte qu’elle a posé le 30 avril 1918.Le mariage sera donc déclaré valide, et l’action de la demanderesse renvoyée avec dépens.C’est l’oeuvre de notre propre léqi.slation Pour ce (pii «st de l'article 127, la décision du Conseil privé es» grave do conséquence, puisqu’elle touche mix statuts des participants au mariage, sujet que l’acte de la Confèdéraion laisse à la juridiction exclusive du parlement fédéral qui nous n imposé le divorce.Mais pour ce qui touche aux formalités de la célébration du mariage, la position qui est faite à l’église catholique n'est pas sans remède.(Test le fait ni de TAngle terre, ni des traités, ni de la cons «rit, mais avec franchise, c’est l’oeuvre de notre propre legislation, codifiée par des jurisconsultes en majorité catholiques, à laquelle notre législateur catholique a donné sa sanction et qu'il laisse subsister depuis, même après le solennel avertissement que constitue le jugement du Conseil pri-vé.Qu'avons-nous à dire?Quelle excuse pouvons-nous apporter?Par la sous-sertion ‘2 de la section 92 de l’Acte de l’Amérique Britannique ou Nord, tout ce qui se rattache aux formaliés de la célébration du mariage est de la coin-étenee exclusive des provinces.V» M«w.««av O ai crxsuc?iC Pts» aav s s.aviv|3I>C NJIT«r* |f«V*aMWc»» «-r*- irègtme français d’Eglis* catholique Nous avons là-dessus une autorité discours de bienvenue et aux affat éwblie des ordonnances sur la ma- que personne ne récusera.res de routine._ TELEPHONE EST 8000 EXTBA SPECIAL 240 Pyjamas en Fianelletie es effets ri- jeg Jeune» Libéraux] L’Association de la Jeunesse libérale a tenu hier son assemblée annuelle à la suite des élections.M.Bernard Bourdon, président sor-| tant de charge a félicité le nouveau président, M.Armand Lebeau.Ce dernier a remercié les membres j de l'Association de l’honneur qui lui a été fait.Le nouveau conseil de 1 Association se trouve composé des officiers suivants: président.Armand Lebeau, avocat; 1er vice-président.Georges Caron: 2èmc vice-président.Adolphe Gadoury; secrétaire, Emile Doueet; trésorier, P.-E.Lé-tourneau; commissaire - ordonna («.iis» ni xiv^ il ci 11, t N y 1*1 xlv **» * “fl N* t —- lia * .i ; _ « /* # e» » i v c.titntion de 1867.Disons-le avec, re-
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