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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 23 avril 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-04-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME XV.—No 95 MONTREAL, MERCREDI 23 AVRIL 1924 TROIS SOOT US NUMERO Abonnements par la poste « Édition qaotidienno CANADA.U-0* * ETATS-UNIS ET UNION POSTALE., $S.M MONTREAL ET BANUEUE.Édition hobdomadairo CANADA.sxoo ETATS-UN» ET UNION POSTALE.Directeur : HENRI BOURASSA LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE^ Main 746Û SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main B121 Admlaiatntlaa, MiJa 6153 FAIS CE QUE DOIS ! Ce que nous faisons pour les enfants Nous sommes sûrement l’une des villes du monde dont la population compte le plus d’enfants.C’est un honneur.C’est un honneur qui comporte des obligations.Mais notre gouvernement municipal se soucie assez peu en vérité de l’honneur et des obligations.Et le malheur, c’est qu’il peut prétendre, à sa décharge, que ses prédécesseurs ont fait comme lui.Pourtant un fait de cette importance devrait dominer l’administration de la ville, devrait inspirer nombre de mesures spéciales.C’est à Montréal que l’on compte le plus de familles nombreuses et c’est à Toronto, où les familles sont moins nombreuses que chez nous, que les règlements de construction favorisent la famille.Montréal est une ville d’enfants et de flats', Toronto est une ville de peu d’enfants (relativement) et de beaucoup de cottages.A cette imprévision de nos règlements de construction — si tant est que nous en ayons en pratique — on aurait dû au moins remédier en favorisant l’aménagement des parcs.Quelle erreur! Montréal est sûrement — les statistiques l’établissent — la seule ville de son importance où les parcs et les terrains de jeu soient si rares, dont la superficie en jardins publics soit si petite.Les maisons n’ont pas de cour.Pour tout terrain de jeu les enfants ont la chaussée sillonnée d’automobiles et de tramways.Et naturellement, les quelques terrains de jeu et jardins publics que nous possédons sont situés où la population est le moins dense, dans les endroits les moins facilement accessibles.Nous n’avons p-as de terrains de jeu en nombre suffisant.Il faudrait en acheter, pensez-vous.C’est vite dit.Nous n’utilisons même pas ceux que nous avons.L’un, cédé expressément à la ville pour en faire un endroit d’amusement, pour les enfants, rue de Lorimier, est occupé, partie par des voitures municipales, — c’est une cour, co-mme on dit, — partie par un distributeur d’essence, qui paie ou ne paie pas loyer.Nous avons un parc immense qui a coûté cher.Certains de nos échevins le déplorent hypocritement tous les ans.Ils ne peuvent souffrir que ce qu’ils soupçonnent avoir été un beau gâteau se soit partagé avant leur règne, avant qu’ils en aient pu rdu! manger leur part.Quel argent perdu! dit-on.Quel dommage! De ce têrrain qui pourrait être utile, productif, on ne songe à rien tirer.On ne songe pas à le rendre accessible.On ne songe pas à l’orner.On ne songe pas à le tenir propre.On ne songe pas à l’éclairer.Bien pis! on le transforme en dépotoir et tous les ans le département de l'incinération s’applique à remplir une coulée qui devra être évidée quand or.arfénagera un parc.Voilà le cas que l’on fait de ce terrain.Mais cependant, pour être juste, il faut admettre qu’on en utilise une partie.-— Pour les enfants?Vous ne voudriez pas! Pour les adultes.On y a mis un terrain de golf.Vous pensez que les adultes n’ont rien à craindre de la promiscuité de la rue, qu’ils ont passé l’àge où les mauvaises compagnies peuvent avoir le maximum de nocivité, vous pensez qu ils peuvent assez facilement se garer contre les voitures et les automobiles, et même les tramways, éviter de jouer à la balle ou au cerceau, et que, s’ils veulent prendre de l’exercice, ils peuvent faire de la marche ou, en tout cas, se transporter au loin.Mais vous ne raisonnez pas comme nos autorités municipales.Les enfants, elles s’en moquent un peu.Qu’ils jouent où ils le pourront.Dans la rue ou encore dans ces petits dépotoirs que le service d’hygiène laisse couver sous la neige l’hiver et qui fleurissent au printemps et répandent des milliers et des milliers de mouches que le service d’hygiène nous recommande ensuite de tuer soigneusement.Les gamins et les caniches en peuvent faire leurs délices, y fouiller à leur aise.Il y en a presque autant que de terrains vagues — surtout dans les quartiers pauvres.Il y en a presque autant que de panneaux-réclames.Mais il faut les conserver, ces petits dépotoirs qui doivent dilater le coeur et l’odorat de M.l’échevin Desroches; ils servent de prétexte à la semaine du grand nettoyage! Le peu de terrains de jeu que nous avons sont mal outillés.Les enfants font la queue près des balançoires et des glissoires, les jours de beau temps.* * * Cela durera-t-il toujours?Aurons-nous constamment cette insouciance pour l’enfance?Continuerons-nous à l’ignorer dans notre législation municipale, comme nous l’ignorons trop sou- 7 1.-1 " -* " - Veil le ridicule de la situation est poussé jusque là, ce sont les sociétés anglaises qui s’occupent le plus des enfants, bien que Protestants et Anglais en comptent moins que nous; ce sont les sociétés anglo-protestantes qui se préoccupent de les surveiller dans les parcs et c’est la partie anglo-protestante de la ville qui compte le plus de terrains de jeu et les mieux organisés.Louis DUPIRE.l'cctualitê Incidents d’élections Aux dernières dépêches, la cam-1>ai]ne électorale est ouverte pour tout de bon, en France; car, à ce f/u'on apprend, M.Tardieu, un des députés de M.Clemenceau, et qui jouir un certain rôle au temps dit traité de Versailles, a assisté à une assemblée très mouvementée, ces /ours-ci.hile fut, au vrai, si tumul-tueusè, qu’il ne put s’u faire entendre.L'auditoire, en majeure partie formé de communistes, lui tomba ilessus à bras raccourcis, comme à coups de pieds redoublés.M.Tardieu, dont la belle assurance, au Palais Bourbon, sent parfois la faillite et aussi l'arrogance, s'est cette fois-là fait assez rudement malmener.Les communistes français, il faut le dire, entendent au reste la liberté de parole d’assez curieuse V/çnn.On ne saurait s’en étonner, U on se rappelle qu'il y a quelques mois, dans un quartier de Paris, au murs d’une réunion de clans communistes assez hostiles l'un envers l'aulre, il y eut une bagarre si sérieuse que trois ou quatre des camarades g perdirent la vie.Au lieu de sc borner à des invectives, les amis de Janine et de Trotsky avaient échangé des balles de revolvers.Chez nous, les assemblées électorales, parfois très tapageuses, se terminent rarement de façon aussi tragique.A Saint-Hyacinthe, par exemple, en 1911, les remous de la foule firent redouter un.moment qu'elle ne montât à l'assaut de l'estrade où des adversaires politiques se disaient des choses déplaisantes.Ce ne fut qu'une alerte.La bonne humeur revint aussitôt que l’un f» laissen* pas prévoir •uie amélioration dans nos finances nationales.On apporte aussi d'autres rai sons qui porteraient le gouvernement à brusquer les élections générales cet automne.Si le cabinet risque une autre session, dit-on.il devra, une fois de plus, faire des conrcsslons importantes à l’ouest pour obtenir une majorité parlementaire.Et c'est «me chose uu'il peut difficilement faV« sans dlmi- mur un peu «s 1910 la biin(llIe p0ssé{,ait (lcs possession ncs Euchre des , „ .valeurs du Chicago-Mihvaukee Elec-\ fi ce des adeiuie Q^1 ' /rie Railway si 624 votes; B.le.559 votes Washington, 23 (S.P.A.) L'ambassade mexicaine a reçu de son gouvernement la nouvelle que la révolte est pratiquement terminée depuis que les troupes féJérales se sont emparées du Yucatan.On opère encore dans le sud.mais le gouver- dernières villes révolutionnaires dominées par les a obte-Roussetm, compta-et Georges-S.Burrows, dessinateur, 400 votes; un • cul candidat est reste sur le car- • eau, c’est M.Herbert Potter, qui a • eçu 374 votes.Le conseil municipal de ) ambert se compose.l0LemmaKire Gordon et les ècbcvins t.-H Cantin, IL Baird, J.-IL Foster.'V’m.McRae.B.Rousseau et (icot- cs-S.Burrows.Saint* maintenant La loi Lemieux s’applique Toronto, 23.(S.P.C.) — La sec-!'on d’appel de la Cour supreme ¦ (’Ontario a déclare hier que la loi terni eux était légale et valable dans 1 « nrovince di,OntW'io* # ' I.a Toronto Hydro Electric Sam-nlssion demandait la destitution •u bureau d’arbitrage nomme par l Murdock, le ministre du travail, -nis prétexte qu'il n’avait pas juridiction dans la province d’Ontuno J, disnit-s-Uc, la lui Lemieux Euchre ( e soir, à la salle de ITmmaeu-lée-Conception, il y aura un euchre au profit de l'oeuvre du foyer de la maison Saint-Joseph.Des centaines de prix seront distribués aux gagnants._____ Au Trocadéro ne .’applique pas.Ce Jette lof décrète que ni les ou* fiers ni les patrons ne pourront téelarer la grève avant un avis de trente jours et que les parties pourront recourir à 1 arbitrage.Paris.6.(par courrier).- l’nc manifestation orcanlsée ,pur 1(’ co' mité rentrai des fêtes civiles a eu lieu hier matin au palais du Troca-cléro, à la mémoire du président ŸYoodrow Wilson.Des allocutions ont été prononcées par MM.Mille, président du conseil de l’ordre du Grand Orient de F’rnnce; Gassin., au nom de la Fédération des associations pour la Société des nation*- Ferdinand Buisson, député, r résident de la Li- Sue des droits ne l’homme; Jou-nnx, secrétaire général de la C.G.T.; Paul Roncour, député, nrési-dent d’honneur de la Fédération nationale des combattants républicains et Puinlevé, ancien président du conseil, président de la Ligue de lu République.Une partie artistique organisée par M.Vlriuin Gémier, avec le concours d’artistes de l'Odèon et des intermèdes musicaux ont été fort applaudis par l’assistance.un demi-million.A.-C.Frost, en contractant un emprunt en 1910, avait pris pour un demi-million de ces actions afin d’obtenir un emprunt, et les avait prises à pleine valeur.Il avait réussi à emprunter ainsi sept cent mille dollars.FTost n’en a jamais réellement payé d’intérêt jusqu’à aujourd’hui.La banque a prêté à Frost somme de quatre millions, et y a perdu juste deux millions.En 1920, la banque rapportait à sir Thomas White que ses avances à Frost avaient diminué alors qu’en réalité elles avaient augmenté de $418,000.Quant aux prêts à la compagnie Pellatt ils étaient garantis pur des terrains, mais ceux-ci ont été détenus trop longtemps et par suite (rune décroissance de demande presque complète, la valeur en a été considérablement affectée.Les dépôts faits à la banque ont varié de dix à quinze millions par année si l’on ne tient lias compte des dépôts privilégiés du gouvernement.Les pertes nettes de la banque varient de neuf millions à neuf millions et demi.C’est-à-dire que le capital et les réserves ont été entièrement lavées et qu’il reste un déficit net de neuf millions.Sir Thomas White n témoigné.11 a produit une série de lettres relatives à l’affaire de la Home Rank, y compris les lettres privées que lui avait remises son secrétaire.11 a déclaré que Ton avait fait des déela-raions eTOnées à -et égard et qu'il serait prèl à témoigner, à Ottawa i comme à Toronto.Sir Thomas White rappelle que ces document! lui ont été remis par j son secrétaire, qu'il en a averti le procureur général de la province d'Ontario, aussitôt et lui a offert de les lui remettre quand bon lui setn-1 blêmit.Le témoin produit une lettre de i M.Crerar en mars 1916.où ce dernier déclare que la situation s'est i grandement améliorée et qu’il ne I croit pas nécessaire une intervén* j lio i de l’extérieur.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick lut avait demandé aussi dans une lettre confidentielle, son avis sur la banque.Sir Thomas a répondu que la banque paraissait en assez bon état, bien qu’il ne put lui en donner d'assurance officielle, j et lui a conseillé de distribuer scs argents dans toutes les banques.-****•- M.M.DIEUMEGARDE A son assemblée régulière, Je syndicat catholique des plombiers a voté des sympathies à M.Diéume-garde.agent d’affaires, pour le deuil dont il vient d'ôtre frappé par lu perte de son épouse.Le secrétariat des syndicats catholiques se joint au syndicat des plombiers pour présenter à M.Dieu-megarde ses plus vives condoléances.SYNDICAT DES MENUISIERS Le syndicat catholique et national des menuisiers s’assemble ce soir, à 8h.15, à la salle no 1, édl-des syndicats, 655, de Monti-M.IL Binette, agent d’af-donnera son rapport, Le comité exécutif, le comité d’examen donneront leurs rapports.Rapports des délégués aux différents conseils.Tous les membres sont priés sans faute d’assister.SYNDICAT DES CORDONNIERS Le syndicat des cordonniers convoque tous les membres des locaux no 1 et 2 à Thsemblée générale de ce soir, 8 heures 15 p.m., à la salle .no 2, édifice des syndicats.On pro-.! cédera à l’élection d’un trésorier général.Rapport de l’exécutif général.Rapport de M.G.Laurier, agent d’affaires.Tous les membres sor.priés d’assister.Par ordre.SYNDICAT DES CARROSSIERS Ce soir, à «8 heures 15 p.m.à la salie no 4.édifice des syndicats, 655.de Montigny est, assemblée régulière du syndicat catholique et national des carrossions.Rapport de l'exécutif.Rapport du comité ohargé d’organiser la fête de same* ill soir.Le syndicat des carrossiers organise en effet pour samedi soir de cette semaine unef été de famille, à ToccaSion de laquelle aura lieu le | tirage d’une quantité d’objets qui ont été donnés au syndicat à cette fin.Les recettes de oéttc fête iront à la caisse en maladie et au décès du syndicat.Tous les membres des syndicats sont invités à cette soirée.Entrée libre.On exécutera un joli programme musical à cette occasion.La soirée aura lieu à la salle principale des syndicats, 655, de Mcntigny èst.SCIERIES MECANIQUES De par le monde entier “T il n’y a meilleur le lait de pas tse lait que Borden.C'est un fait par* tout établi par les autorités.BORDEN’S Fai m Products Cb.Lîu York 5Ô53 avenue et rue Saint-Louis.Travail d’études d’un membre.Demain soir, à 8 heures 15 p.m., 1 à la salie paroissiale de Dominion ; Park, grande assemblée ouvrière.M.l’abbé Aimé Boileau, directeur des Oeuvres sociales, M.J.Comeau, trésorier de la C.T.C.C., M.le cure de la paroisse, porteront la parole a ce*, e grande réunion.Tous les ouvriers sont invités.^ Au collège Sainte-Marie LU LEGATAIRE UNIVERSEL | Le 24 et le 28 avril courant,-au-1 ra lieu dans la salle du Gesù, une' séance dramatique et musicale.j Le Cercle Melancon y jouera la; comédie classique de Régnard "Lcj Légataire universel”.î.e Cercle Melançon, qui depuis 25 ans donne chaque année des, représentations au profit des oeu i vres paroissiales, des hôpitaux et I des colleges de la province, sç compose d’anciens élèves du Collège i Sainte-Marie.Les frères Melançon.l’avocat Ko-1 ben Câlder, le docteur Prince et : MM.Henri Fortier et Jos.Lamar ; ehè seront les artistes qui interpré-j teront "Lé Légataire universel".: 11 serait superflu de parlcê icj de la valeur artistique de ces messieurs et des autres membres du cercle.La bonne tenue littéraire, le bon choix de son répertoire, Tétudc consciencieuse des oeuvres offertes, la diction impeccable de ses membres, la mise en scène soignée et i’interprétaton de bon goût ont, chaque année, assuré au cerclé de grands succès, Cetté représentation, comme on le sait, est donnée au profit du nouveau collège.L’occasion est bonne.Aidons, tout en encourageant de véritables artistes de chez-nous, la construction nécessaire du nouveau collège des Jésuites.(Communiqué) La tombe de Chateaubriand Saint-Malo, 31 mars, (par cour-jricr).— La Société d’archeologie I de Saint-Malo est actuellement pré-i occupée par la situation inquiétan-i te dans laquelle parait se trouver ! le tombeau de Chateaubriand sur j ! le Grand Ré.i Le tombeau de l’illustre écrivain | 'crait en effet à la merci d’un ébou-j ! lement, par suite de la formation ' d’excavations et l’élargissement j i progressif de failles nombreuses à proximité de la tombe, située à l’une des extrémités du Grand Bé.La Société d’archéologie a char- ; i gé l’un de ses membres.M.Tnl>bé j ! Descottcs, de procéder a une visi- j j te des lieux.Un craint qu’on ne puisse arri- | ver à consolider le tombeau et l’on 1 envisage le déplacement de la sé- j pulture.Le rapport de M.Dcscot- : tes fixera sur cette question.Le syndicat catholique et national ries ouvriers de scieries mécaniques s’assemble ce soir, à 8 h.15 p.m.à In salle no 3, édifice des syndicats.655.de Montigny est.Tous les membres sont priés d'assister.Rappor des délégués, des officiers et de Tagent d’affaires.A LACHINE Le Cercle d’études Saint-Michel se réunira ce soir, à 8 heures p.m., à la salle des syndicats, angle 15e M.MacDonald à Pari» Londres, 4 avril, (par courrier) Selon le Daily Express, M.Mac-Donald se rendrait à Boris vers U* milieu du mois de mat pour avoir avec M.Poincaré un entretien privé sur la question des réparations telle qu’elle aura été exposée dr.nî le rapport des experts.Le 16 avril M.MacDonald sera reçu à diner, par M.de Saint-i.Au-laire, ambassadeur de Fran ICC.Les enfants pleurent pour avoir “Castoria” Un succédané inoffensif de Thuile de ricin, du parégorique, gouttes et sirops pour la dentition — Pas de narcotiques.des Mère*.»" emploie le (.»»torln 1us qu’un culte, celui de la science! Voilà ce que pensaient et disaient, il y a quarante ans, les philosophes de l’école de Taine et de Renan.Emile Zola vulgarisa les conséquences morales — ou plutèit immorales — de ces doctrines en écrivant l’oeuvre que l’on sait! De plus, il formait à son école les jeunes écrivains qui fréquentaient les “Soirées de Mé-dan”; et Paul Bourget lui-même avoue quelque part qu’elles furent le “Credo de sa jeunesse”.De fait, ses premières oeuvres, qui, évidemment, sont d’un tout autre caractère que celles de Zola, se ressentent de l’influence du Déterminisme philosophique.Mais il ne tardera pas à briser les chaînes de cette philosophie de mort pour devenir un ouvrier de libération contre ce qu’on a appelé: le Scientisme.Quelques voix s’étaient élevées déjà cependant en faveur du Spiritualisme: le discours de réception de Pasteuf à l’Académie avait été une premiere protestation contre le Matérialisme incrédule.Verlaine, le poète de cette époque empoisonnée, avait fait entendre ce chant de repentir qu’est “Sggessse”; mais ça ne devait être qu’un entr’acte dans sa propre vie.D'autres encore s’étaient faits entendre, ou plutôt avaient essayé de parler, mais sans qu’on les écoutât.C’est avec Melchior de Voguë et ses études sur le Roman russe, mais surtout avec “Le Disciple” de Paul Bourget, en 1889, que l’évolution commença.Bourget prenait position nettement, malgré le réalisme de scs descriptions, contre le Matérialisme avilissant qui considérait le vice et la vertu comme des produits semblables au sucre et au vitriol.Brunetière prit sa défense dans la Revue des Deux Mondes.Tous deux devaient continuer leur évolution jusqu’au Catholicisme vrai, comme d’autres écrivains de renom, tels que Huysmans, François Cop-pée.Ces conversions retentissantes posaient à nouveau le problème religieux devant le grand public qui se demandait si elle était bien aussi fine qu’on avait voulu le dire, la religion qui faisait de telles conquêtes.Les intellectuels, eux, affectaient le silence: ils en sortirent cependant, quand Brunetière entra en plein dans la bataille par son article intitulé: “Après une visite au Vatican et publie dans la Revue des Deux Mondes du 1er janvier 1895.Brunetière continua, sans se soucier du bruit, son évolution lente et raisonnée, jusqu’au jour où, en 1900, il annonçait qu’il était arrivé au port, à la foi.“Si, maintenant, disait-il vous me demandez ee que je crois, non pas ce que je sais mais ce que je crois, je vous répondrai: allez le demander à Rome!” Cette conversion, à cause de l’éminente personnalité de Brunetière, eut un retentissement considérable dans les milieux intellectuels français.Cette fois,, la littérature française e-st libérée du joug matérialiste qui pesait sur elle; le catholicisme apparaît dans sa splendeur intellectuelle; la génération du renouveau peut venir cl se tourner vers l'Eglise et marcher tout droit au catholicisme .Parmi les “Maître de 1 Heure”, comme M.Giraud appelle certains écrivains qui ont exercé plus d'influences sur les jeunes, il en est qui ont tracé le che-mn qui mène a la foi.les uns, catholiques pratiquants, les autres ne cachant pas leurs sympathies: Avec Brunetière et Bourget, on peut citer encore Maurice Barrés, qui vien d’achever son évolution reli-gieuse; René Bazin qui fut toujours fidèle au catholicisme et s’en inspire dans son oeuvre littéraire; Henry Bordeaux, le .Savoyard fidele à sa petite patrie qu’il choisit le cadre et les personnages de scs romans, fidèle aussi à soutenir de sa plume les causes qui assurent la grandeur dune nation; les foyers, l’éducation, 1 esprit de sacrifice, l’idée religieuse; et tout récemment, il plaidait éloquemment la cause des prêtres do France dont il avait contemple la glorieuse misère".On pourrait en citer d'autres; on pourrait nommer dos historiens et des sociologues comme Georges Go-yau.Mgr Bnudrillart et l'abbé Bré-mond; on pourrait montrer qu’au théâtre meme des oeuvres de valeur relèvent le niveau moral.On pourrait aussi s’arrêter à la génération actuelle, la génération des convertis, car ils le sont en grand nombre, et cela encore est un motif d’espérance, puisque c’est une preuve de la perpétuelle actualité du catholicisme.Paul Claudel, qui a commencé ce mouvement de conversion, pouvait écrire à Charles Morice: "Quand je me suis converti il y a quelque vingt-cinq ans, j’étais à peu près le , seul poète chrétien de ma généra-j lion.Aujourd’hui, Je vois de tous 1 côtés la lumière du Christ réparai-irti dent les ârul “ possibilité de produire immédiate-1 ment deux fois plus que la demun-j de moyenne.Cela veut dire aussi Ce soir au Saint-Denis Rappelons que le concert de la Symphonie de Boston avec l’éminent chef d’orchestre Pierre Mon-teux aura lieu ce soir au théâtre St-Denis, sous les auspices de M.Louis-H.Bourdon, imprésario.Voici le programme qui sera exécuté: Ouverture: “Le Vaisseau Fantôme’’, Wagner, Symphonie No 3.Op.43 (en Do mineur) “Le Poème Divin”, Scria-bine (Né le 10 janvier 1872 à Mos cou, mort à Moscou le 27 avril 1915) — Luttes — Voluptés — Jeu Divin.(Intermède de dir minutes.) “La Valse” Poème Chorégraphi que.Ravel."Impressions d’italio.’’ Suite d’orchestre.Charpentier — Sérénade — A la Fontaine — Sur la Mule — Sur les Sommets — Naples.On parle de M.Larkin qu’il y a beaucoup plus de travailleurs engagés dans cette industrie que le nombre nécessaire pour atteindre la production requise, j Comme il y a une demande cons-| tante d’ouvriers dans d’autres in-i dustrics, les mineurs qui ne pourri.ut pas conserver leur emploi ac-1 tuel pourront se placer assez facilement ailleurs.D’ailleurs, le secrétaire Davis, du Federal Employ-\mer* Bureau, dit que ce départe-! ment emploiera toutes Ls ressource, dont il dispose pour aider les prochains chômeurs dans leurs recherches d’un nouvel emploi.M.Arthur Sauvé à Outremont L’INAUGURATION OFFICIELLE DE L’ASSOCIATION LIBERALE-CONSERVATRICE DE LA CITE D’OUTREMONT DONNERA LIEU A UN GRAND RALLIEMENT POLITIQUE LES CLUBS CONSERVATEURS “J’ai guerre.étant donné les conditions difficiles, mais je tiens à ce que revivent : lies anciennes coutumes, et je m’ap-i puic pour cela, non sur des tradi-i lions mais sur un article du code) i même.” L’avocat a dégrafé d’un geste nerveux le malencontreux faux-col et, l’a dissimule dans la toge ciccro- ! nienne.Le juge Bruneau de son côté a ; vertement tancé les avocats babil-j lards.Le juge entendait une cause j et avait peine à ouïr les arguments pour et contre, tant les avocats ha-; vardaient dans l’asistance.Ce voy-! ant, M.Bruneau a demandé le silence.Cette sunpjique n’a pas eu i d’effets brillants car cins rues ^an,niountt et Bloomfield, 1(‘ gouvernement King revenait au ^ in1tîll^uf^,,on, officielle de 1 Asso-pouvoir aux prochaines élections ci-ation_ liberale-conservatnce de la générales.d üutrcimuit.M.Arthur Sauvé, < lu f de l’opposition provinciale, sera le principal orateur.Au nombre porteront la parole on MM.Es-L.Patenaude, Jacques-Cartier à la Lé-C.-A.Smart, j présiden honoraire de l’Associa L’expérience acquise par M.Lar kin dans les affaires semi-diplimia-1‘i’1, tiques depuis qu’il est à Londres le ! î" désignerait tout particulièrement i’n.’"' .1.brl*-*.membres font chacun en moyenne 500 heures de travail par jan, sur le terrain qui leur est alloué.Les vieux ouvriers surtout cultivent Hour lopin de terre avec ardeur.serait tus«iu au lenm-inuiu.- ¦ .-, La Cour d’appel, division de trois ; occupation joue pour eux le juges, entendra le 26 avril prochain, «u*me role que le sport pour les jeu* la série de causes suivantes: Que e terrain leur appartienne Commission des I.hpieurs et Sans-'ou non Ils lut prodiguent tous leurs earlier; Jeppawey contre Coin, des soins et s imposent meme des sacri-Liuueurs et le Procureur général de .f*.c,c-s l)OU,r1 ,e rei,.dr (,-U(' vous mélangerez de ma-au bouillon, tlu sel, xi cua cès.^ ^ Excellent *ervice de trains pour Toronto Le chemin he fer National du Canada, avec sa voie double, offre un service de trains insurpassé entre Montréal et Toronto.Vtnter-national Limité part de Montréal à 10.00 a.m.tous les jours avec wagon-boudoir, observatoire-bibliothèque à compartiments, wagon-salon et wagon-lit.Les trains de nuit partent de Montréal à 7.30 p.m., à 9.15 p.m., tous 1rs jours sauf le samedi et à 11.00 p.m.tous les jours.Des wagons club-boudoir et Hls à compartiments sont attachés aux trains de 9,15 p.m.et de 11.00 p.m., un wugon-boudolr-lit â celui de 7.30 p.m.Service également commode nu retour de Toronto.Pour autres renseignements, re GRANDEUR CONGRESS Perfection GARANTI TABAC ares tenue de places, s’adresser à n’importe quel agent ou au bureau des billets de la ville du chemin de fer National du Canada, 230 rue Saint-Jacques, téléphone: Main 3620.(réc.) Ce canal Alexandra, Egypte, 23, (S.P.A.) — Des archéologues feront des rc cherches pour localiser un canal souterrain qui aurai» existé il v a des milliers d’années lors île l'érection de» pyramides d’Egypte.Hérodote raconte que Te corps de Chéops, le constructeur des pyramides, a été enterré sur une ile formée par un canal qui conduisait l'eau du NU vers les pyramides.L’eau baisse Owen Sound.Ont.23 (S.P.C.) Le niveau de l'eau est très bas pour cette saison de l'année.On croit que le canal de Chicago est AMTIKOR-LAURENCE pHLèVC -PROMPTEMENT 1 (ûtf Wtmts iT Durillons .sûtt.ffficia.sêw Douieua- EH VENTE WRIOUTZS^0" FRANCO PAR l.A POSTf KBS tPEJMZY&UJL le reiupd* rprouyé, Inoffennif pour its yeux faibles, fatigue!* rotifls et larmsf-«nlM.Est presrrti eantrt toutes les affections de U NOLRYHOL comprend un t#* nique et un onguent.Se rend $1.00 Is balte.rrnr ENtC CHEZ TOUSu.PMAKHMim une des causes de cette situation anormale.I®-FEUILLETON DU “DEVOIR”-«I Si$aSSSSS$$S6S3S33SSS;l| 'sssossssssssssasssssa:; (sJ SOLANGE ïMORTHONE par Clément d’Othe 12 (S/ifWt - Vous aimiez beaucoup mon père?di Solange, bouleversée devant cette explosion de chagrin.— Ab! si je l'aimais!.de toute mon âme.je l'aimais, je l’aime encore; et vous, ajouta-t-elle en se rapprochant de l'orpheline, je vous chéris depuis longtemps déjà, mais ce soir encore plus que jamais!.Ht la pauvre femme, saisissant avec empressement les mains qui se tendaient vers elle, les couvrait de lamies e» de baisers, — Obi AUdiyuoiaelle, comme vous lui ressemblez!.c’est 3ui.je le retrouve en vous, M.le baron lui-même a été frappé de cette ressemblance.je l'ai vu.—Vous croyez que mon grand-père?.—Je crois qu’un jour viendra où il vous aimera.—J’en doute, répartit Solange d’une voix attristée.Et entre la vieille femme et la jeune f Me l'intimité s établil vite.A toutes les questions posées par l’orpheline, Catherine répondait, heureuse et rajeunir.Elle avait, avec une tendresse maternelle, aidé Mlle de Morthooe à sc déshabiller, i t celle-ci se laissait caresser, dorloter; c’était si bon de sentir cette rhaude affection au milieu rfc l’indifférence, voire même de la haine qui l’entourait.Elle était courbée, et Cnthe, bordait le lit comme pour ur.petit enfant.—Dormez bien.Mademoiselle.surtout ne vous faites pas de peine.Elle allait sc relirer quand Solange lu rappela près d’elle : —Désormais, lorsque nous serons seules, comme ce soir, je vous défends de m'appeler Mademoiselle, Et puis, ajouta-t-elle timidement, personne ne m’a encore embrassée affectueusement Ici?.La vieille Rouquarièze semblait hésiter, mais, devant ce regard suppliant, elle pencha sa figure ridée et flétrie sur le jeune et beau visage; elle déposa un long baiser suite front brûlant que nimbait l'opulente chevelure dénouée, et tout bas tout bas.elle murmura dans un sanglot: Bonsoir, mon.nnge.Dieu vous garde.Et elle parti» sans même se retourner; son tablier ne suffisait plus à étancher l'omise.-Oh! la douce enfant, qui donc pourrait n« pas l'auaari, v.Ahl plus que jamais, je suis résolue à la dé-j fendre contre tous ces Espagnols de malheur.La bonne Cathc se grisait de se» propres paroles.Ce baiser si doucement, si gentiment demandé faisait tressaillir de joie le vieux coeur longtemps sevré d’amour, et une comparaison s’établissait aussitôt entre celle jeune fille si belle, si simply si courageuse d’an» son abandon, et les enfants de dona Isabelle, fier* cl sol-lenunt orgueilleux.Tandis que Galbe allait, elle aussi, se reposer, Solange «'était relevée sans bruit et, enveloppée dans sa longue robe de nuit, elle avait doucement ouvert la fenêtre.La nuit était calme, In lune éclairait d’un pâle reflet la campagne n-Urirpij,,.Tout était mystérieusement silencieux, et la jeune fille aurait voulu faire pénétrer cet apaisement dan* son âme agitée.- Mon Dieu, merci, dit-elle.Au milieu de l'abandon général, vous (D'avec gardé un coeur compatissant.Désormais.Morthone me paraîtra moins sévère et moinvjom-bre, car je ne suis plus seule.Mais donnez-moi U force nécamire pour boire Juequ'4 U lie le calice d'amer- tume que vous m'avez préparé (fans cette demeure ancestrale.Oh! mes parents bien-nimés! maintenant que Je suis dans cette maison d’où vous ave* été bannis, veillez sur mol!,.Longtemps elle resta ainsi, prolongeant sa prière.Du sein de cette nature, 1! lui semblait entendre des voix montant jusqu’à elle, des voix douces chantant la résignation.et la bonté de Dieu.Oui, Dieu qui veille sur les petits oiseaux n’nhnndonncmit pas l'orpheline san* défense.Forte de cette espérance, elle referma lu fenêtre et vint se blottir sous le* couvertures.Sa dernière pensée fut pour la chère retraite quittée le matin.—Si Mère supérieure avait assisté à ma réception, comme elle aurait souffert! Puis, se souvenant aussitôt de la promesse de son amie: —Oh! ma Germaine bien-aimée, c'est grâce sans doute à la prière que tout à l’heure tu adressais nu ciel pour mol que d'autres lèvres que les tiennent m’ont ce soir murmuré fions uc> baiser ton affectueux “bfimot:, mon nngç”.Les yeux ds la jeune fille se fermèrent dies eetu vision.Quand Solange s'éveilla, le soleil emplissait sa chambre; m\n gai* rayon* pénétraient partout.Lu jeune fille était confuse de son retard, A l’Annonciation, elle était citée comme un modèle d'exactitude, et aujourd’hui pour la première fois que la cloche ne la réveillait plus, elle avait dormi jusqu’à une heure indue?.Une fois n’est pas coutume, heureusement.Après les fatigues d’un si long voyage, ce réveil tardif était pardonnable.Elle s’habilla à la hâte, releva régllgemment et sans coquetterie les soyeuses boucles d’or, et, après une prière ardente, elle descendit.Les émotion» de la veille avaient encore pâli son visage, et cette pâleur ajoutait à sa distinction native; elle était, ce matin-là, vraiment en beauté lorsqu’elle entra dans la salle à manger où sa tante paraissait l’attendre impatiemment.—Ahl vous voilà enfin!!.Vous avez contracté de singulières habi-, tudes de paresse dans votre couvent; le choix de mon père n'a pas été heureux! • —N'imputez pus à relies qui m’ont élevée ie retard de ce matin.Ja ma suis endormie très tard et,.Et vous pensez venir ici jouer à la châtelaine: mais sachez bien que mes domestiques ne «on» nas à votre service, vous ne .serez paa j un surcroît d'occupation pour veux I de mon père.I -Mais je pense bien me servir moi-même, dit Solange, très digne, i Et vous avez dû y être habituée dès votre enfance, souligna Noël qui venait d’entrer, un mauvais sourire aux lèvres.En attendant, continua dona Isabelle, votre déjeuner vous attend â la cuisine.Allez le prendre la en ! compagnie de Cnthe.j Sans même s'en douter, l'orgueilleuse femme venait d'atténuer par ce seul nom toute l’insulte que ressentait si vivement L'orpheline.Ce mot “Cnthe" avait fait vibrer son âme, elle serait certainement très bien à la cuisine, auprès de la vieille Houaunrièze, et c’est souriante qu’elle répondit : Bien, ma tante, j'y vais.Celle-ci exaspérée par cette douce tranquillité, le visage empourpré de colère : Appelez-moi Madame.Solange, calme, soutenant sans faiblir le regard plein de haine, répondit d'une voix bien assurée : -Non, ma tante.f.» tufnre) Ce 'Bum*» est imprrm» «u Kb U.Wjlf, S»la» Vinrent.* Montré.!, par J tüipn MUAU POPULAIM’- 'ê ffMioriMblmê U*tt*i»>, Jae.-J.nouch«r«t, **r»nr 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 23 AVRIL 1924 COMMERCE ET FINANCE A Wall Street Le marché des vivres Le tableau suivant indique les arrivages de beurre ,de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le mardi précédent et le iour correspondant l’an dernier: 1924 1923 23 avril lü 24 avril Beurre, colis 15.31 1332 583 Fromage, meules 893 201 1921 Oeufs, caisses, 6954 4402 3793 LES ENCHERES A l'enchère de la Coopérative fédérée de Québec, tenue hier au Board of Tr.ide, on a offert 350 colis de beurre de crémerie dont 100 colis de no 1 pasteurisé vendus à 28s.% et 250 colis de no 2, vendus à 27s.la livre.Comparativement à la semaine précédente ces prix marquent une avance de Va*., mais comparativement à la date correspondante l’an dernier ils indiquent une diminution de 4 à 4s.lé.L’Asia Banking Corporation M.J.-W.Ross, commissaire du commerce canadien à Shanghaï écrit en date du 17 mars 1924: L”‘Asia Banking Corporation , ui avait été organisée en 1919, ans le but de promouvoir les mté-rêts américains dans l’Extrême-Orient* et de financer les entreprises américaines, vient de suspendre ses opérations.Cette banque qui avait l’appui d’importants intérêts financiers des Etats-Unis a débuté d’une manière agressive et a rapidement ouvert des succursales dans les quatre principaux ports de la Chine, de même ou’à Vladivostoc.k.nu Japon et aux Philippines.Les affaires de cette banque, en Chine, ont été transférées à l’“Internatio-nal Banking Corporation” et l’“A-sia Bank” cesse ses opérations.On ne connaît pas encore les raisons ou causes de cette suspension, mais il semble compris que les intérêts américains qui contrôlaient l’“Asia Bank” sort étroitement associés avec L’international Banking Cor imration”.La disparition de cette institution bancaire et de la "Park Union Bank” peut servir à démontrer que l’expansion des affaires bancaires dans ce pnvs n’est pas chose très encourageante.C’est ce qu'a fait remarquer un banquier éminent du Canada anrès une vi site à la Chine et au Japon, il y a quelque'; années.Comme il existe déjà plusieurs puissantes banques malaises, américaines et continentales dont les méthodes sont aussi modernes mie celles de toutes les banques étrangères, il semble que le terrain n’est pas très engageant pour de nouvelles institutions bancaire'- dans l’Extrême-Orient.La production de nos carrières Les carrières du Canada ont produit en 1922 ‘des matériaux évalués à .85,974.993.Les valeurs des principales pierres extraites sont respectivement : pierre à chaux 84,-175.941: granit, $1,486,250; marbre.*231.894: grès.$80.908.les valeurs des rendements respectifs des principales provinces sont: On-«eria, , *«», Paptil., Vlrt-I*rè*.A.-J, Uwaal.Dlr* •alnU.Cathatln*.D.ia.ntlgnr, B.lnt-Andrè at iatnt-ChrUt.pha.
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