Le devoir, 18 décembre 1919, jeudi 18 décembre 1919
/OLUME X.— No 295 MONTREAL, JEUDI 18 DECEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 oo ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE.3 00 oc** 9 ?“ tV- .¦ S3SSSaC88B 1 Rédaction et administration 4%.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Nain 7460 SERVICE DE NUIT : Kfdnction, Main 5121 Administration, Main 5151 Directeur : HENRI BOURASSA FAiS CE QUE DOIS ! LA MISSION JELLICOE h Le partage des charges — Défense du Pacifique — Résurrection des Dreadnoughts Pour apprécier à sa juste valeur la politique préconisée par lord Jellicoe et en mesurer les conséquences ultimes, il faut en dégager nettement le principe fondamental, les objectifs qu’elle vise et les données concrètes qu’elle comporte.» Qu'on me permette de procéder à rebours de cet énoncé.Dans les matières qui touchent à la politique, à la politique anglaise surtout, il est plus facile et plus pratique de saisir d’abord les faits, puis de remonter aux principes en passant par les objectifs immédiats.La première question de fait qui se pose, c’est celle du coût de l’organisation navale qu’on veut imposer à l’Empire et de la part respective de dépenses qui ressortira à chacun des pays “autonomes”.Pour l’océan Pacifique seul, ou plutôt pour l’établissement naval d’Extrême-Orient fFar-Eastcrn Fleet), lord Jelilcoe estime le coût annuel à cent millions de piastres, soit, au taux de cinq pour cent, l’intérêt de deux milliards.Si la répartition devait se faire en raison du chiffre des deux milliards.Si la répartition devait se faire en raison du chiffre des populations et des intérêts commerciaux engagés, la part du Canada serait, selon l’amiral, de $12,300,000 par année.Mais, vu l'obligation du Canada de participer à la défense de l’Atlantique, où les colonies austrafasiennes n’ont aucun intérêt — retenons cette constatation -—, lord Jellicoe suggère de répartir ces cent millions de dépenses anmvelles entre l’Angleterre (7.')%), l’Australie (20%) et la Nouvelle-Zélande (5%).Pour l’Inde, il ne peut en être question, dit-il, “car cet empire, qui n’est “pas un Dominion*autonome, est maintenu par la force des armes et “exige la présence d’une puissante force armée”.Cette franche déclaration d’un homme de guerre fait contraste avec les hypocrites expostulations des politiciens anglais sur le bonheur qu’éprouvent les Indiens à jouir librement des bienfaits de la domination britannique.Mais passons.La part du Canada, dans la défense du Pacifique, se bornera donc “à établir et à maintenir sur ses côtes occidentales une petite flotte de “croiseurs légers, pour la protection de son commerce dans ces eaux” — c’est-à-dire dans tout l’océan Pacifique, depuis Vancouver jusqu’à Singapour.Par contre, le Canada devra construire et entretenir une flotte de guerre complète — a naval force — à l’Est, dans l’océan Atlantique.A quelles fins ?Pour tous les besoins de l'Empire, apparemment ; mais là-dessus nous retrouverons notre amiral lorsque nous rechercherons les objectifs généraux de la politique qu’il préconisé h * * * Ce qu’il nous en coûterait pour construire et entretenir cette “petite flotte” sur le Pacifique et cette grosse flotte sur l’Atlantique, lord Jellicoe ne nous l’a pas encore révélé.Il le dira sans doute dans son rapport an Gouvernement canadien.D’ores et déjà, on peut être certain que la d'pense prévue sera considérable et.si le Canada s’engage dans cette galère, la dépense réelle double, triple, quintuple.On sait ce qu’il en co'te pour établir et maintenir une flotte de guerre.On sait ce que valent, en tout pays et chez nous plus qu’ailleurs, les prévisions budgétaires.Quand il s’agit de budget de guerre et de "contributions impé riales” surtout, l’écoeurante mixture de loyalisme exalté et d’effrontées gabegies__qui a souillé toute notre administration militaire, nous autorise à prévoir les plus fantastiques écarts entre les prévisions et les réalités.Qu’on se rappelle les treize millions de déboursés d’Etat prévus pour la construction du Transcontinental ; les promesses rassurantes de nos (politiciens sur la valeur d^ë garanties offertes à l’Etat par les compagnies du Grand-Tronc et du Canadien-Nord ; et qu’on regarde, après quinze ans, la largeur et la profondeur du gouffre creusé par l’imprévoyance, l’impéritie ou la vénalité des gardiens du trésor public ! Au sortir de la réunion du Canadian Club d’Ottawa, où lord Jellicoe a le plus dévoilé ses desseins, M.Bilodeau notait l’ineffable réflexion d’un des badauds cossus qui foisonnent dans ces machines à pistonnage impérialiste : "After all, it is only a small matter of fifty millions or so.” Négligeons le côté odieux et burlesque de cette mentalité de''parvenu accoutumé à faire danser les millions.des autres ; ne retenons que l’incommensurable jocrisserie.Cinquante millions pour l’organisation d’une flotte complète et d’une demi-flotte ?Allons donc ! c’est à peine suffisant pour d’établissement des chanjiers maritimes et des cales de radoub.Et l'entretien?et la réfection’?et l’équipement?Cinquante millions par année serait plus près de la vérité.Du reste, la question d’argent est, au début surtout, la moins importante en ees matières — bien que ce soit, en apparence, celle qui préoccupe le plus les politiciens partagés entre le désir de travailler au grand oeuvre de la réorganisation de l’Empire et la crainte de faire rouspéter les contribuables.Ee gouvernement britannique — tant qu’il sera aux mains des impérialistes — fera aux coloniaux de grosses concessions sur la question argent pourvu qu’ils acceptent le principe de la solidarité impériale.Cette pratique leur a si bien réussi dans le passé ! Qu’ils arivent à nous faire prendre le doigt dans l’engrenage d’une politique permanente de défense navale, ils attendront la prochaine menace de guerre, réelle ou imaginaire, pour tourner la roue.Et alors, vogue la galère 1 En avant, les milliards et les conscrits ! Qu’on mesure la distance parcourue de 139!) à 1914—quinze ans—, la différence entre les trois mille Canadiens enrôlés pour la guerre d’Afrique et les cinq cent mille enrégimentés pour la guerre d’Europe, enre les quatre on cinq millions employés à aider Chamberlain et Cecil Rhodes à spolier les républiques sud-africaines et les deux milliards engloutis dans la croisade pour la civilisation ; alors, on aura une idée adéquate, dirait M.Borden, de ce qu’il en coûte de se laisser prendre dans l’engrenage impérial.« * * Ceci nous amènerait tout naturellement à recHercher l’objectif général de la politique dont lord Jellicoe est chargé de planter les jalons.Mais avant d’y arriver, signalons un autre fait qui nous en rapproche, du reste.• Dans son plan d’organisation de la flotte d'Extrême-Orient, le délégué impérial pourvoit à la construction et à l’entretien de huit dreadnoughts fou super-dreadnoughts) et de huit croiseurs cuirassés "de type moderne”.Il porte le coût d’entretien annuel de ces seize vaisseaux (y compris le pourcentage d’amortissement du coût de construction) à trente-cinq millions par année; soit, plus d’un tiers du Jmdget total qu’il veut attribuer à la défense du Pacifique.Voilà qui va réveiller toute la controverse entre les partisans et les adversaires des gros vaisseaux de combat.Les fidèles lecteurs du Devoir se rappellent peut-être ce que nous leur en avons fait connaître, au temps déjà lointain où le gros de l’opinion se partageait, sans y rien comprendre, entre la marine Laurier et la “contribution” Borden.Qu’on se rassure : nous n’nvon* pas l’intention de réveiller ces vieux débats.Pas plus aujourd’hui ou Vu «-e temps là, du reste, prétendons-nous à la moindre compétence technique en cos matières.Mais puisque nous sommes menacés d’une nouvelle poussée de navalismc impérial, force nous est de rappeler que, parmi les experts les plus haut cotés, il s’en est trouvé plus d’un pour condamner l'efficacité des gros navires de combat dont lord Jellicoe veut faire le noyau principal de sa flotte d’Extrême-Orient et, en tonte probabilité, de noire flotte de l’Atlantique.Les leçons de la grande guerre sont venues démontrer, d’abord, que le Canada n'avait pas plus besoin de In marine projetée en 1910 que de la contribution “d'urgtnoe” volée en 1913 ; — ensuite, que les adversaires de la ’’politique des dreadnoughts" avalent apparemment raison.En dépit des vantardises de Churchill qui jurait d'aller pourchasser les Alle- i Les citations et les chiffres ci-dessus sont empruntés nu résumé du rapport présenté par l’amiral JeHicoe au gouvernement australien et publié dans le Star (de Montréal), le 4 décembre 1919- mands “comme des rats” dans leurs tanières de Kiel et d’Heligoland et de les forcer à livrer bataille, la Grande Flotte anglaise n'a pas plus bougé que la grande flotte allemande.C’est la guerre sous-marine qui a seule menacé sérieusement l’Angleterre dans ses ravitaillements ; et c’est à l’aide de ses vaisseaux légers et rapides, de ses conire-torpilleurs, voire de ses navires de commerce armés, qu’elle a réussi à se débarrasser de cette inquiétante agression, que lui avait prédite les adversaires des dreadnoughts.Là-dessus lord Jellicoe lui-même nous apporte le témoignage de sa haute compétence.Comment donc expliquer que lord Jellicoe s’efforce de réveiller l’enthousiasme en faveur de ces énormes, vaisseaux si coûteux, si vite démo-tics — on vient de scrapper le dernier des dreadnoughts de 1905 — et qui semblent avoir si peu servi dans la dernière guerre ?i Nous .tenterons cette explication demain, en nous appuyant sur des témoignages d’experts recueillis à Londres, en 1914.Henri BOURASSA.i Un correspondant de la Gazette à Londres (numéro du 40 décembre) rapporte cette déclaration de lord Fisher, une autorité apparemment égale à lord Jellicoe : "Lord Fisher says that all surf ace ships are already potentially, if not actually, on the scrap heap." Or, ces “vaisseaux de surface” que lord Fihser ne trouvent bons qu’à mettre au vieux fer, ce sont précisément ceux que lord Jellicoe veut nous faire bâtir à la douzaine, à coups de centaines de millions.LES FERMIERS UNIS Ils ouvrent un congrès à Toronto “Nous allons prendre les rênes du gouvernement à T oronio”, dît M.Halbert, leur président — Les congressistes veulent le règne de la tolérance et de la bonne entente — Paroles symptomatiques.Toronto, 17 décembre.Les Fermiers Unis d’Ontario tiennent en ce moment leur sixième congrès annuel à la salle Massey, témoin impassible de tant de réuiflons politiques célèbres et qui peut contenir environ 3 50Q personnes.Les délégués sont un peu plus de deux mille et représentent 'ous les comtés de la province, ainsi qu’on pouvait le constater ce matin, par les caries indicatrices autour desquelles ils se ralliaient en groupes compacts : Prescott et Russe II étaient là, de même que Kent et Essex, avec leurs contingents de délégués français, et puis on retrouvait des noms rendus familiers par certains députés fédéraux : Simcoe, du colonel Currie Victoria-Haliburton, patrie de Sam Hughes, Perth à M.H.B.Morphy etc., etc.La réuniqn avait pour but principal d’apporter des modifications de détail à la constitution ; elle a donné lieu à des discussions intéressantes, mais laissant toutes une impression d’ordre et de concorde remarquables.Le président est M.R.R.Halbert, qui vient d’être élu député d’Ontario-nord, et dont l’active énergie est telle que l’on s’étonne qu’il n’ait pas recueilli un millier de voix, au moins, de majorité.Le secrétaire est M.J.J.Morrison, à qui on a offert lé poste de premier ministre, à ce que prétend M.Halbert qui doit savoir ce dont il parle.Ces deux hommes sont seuls sur l’estrade et conduisent les délibérations avec une poigne qui pour être toujours courtoise, n'est pas sans approcher assez souvent jle l’autocratie ; mais personne ne s’en plaint et le meilleur esprit règne dans l’assemblée, qui remplit plus qu’aux deux-tiers l’immense salle à deux étages.Ce soir, y prendront la parole le premier ministre Drury et dès membres de son cabinet ; tout promet une réunion propre à réchauffer le coeur des vainqueurs* de ces semaines-ci, dont la satisfaction se fait jour à chaque instant.* # * On a présenté ce matin le rapport financier de l’année, qui accuse un surplus de $15,11(10 environ soit $32 000 de recettes et $17,000 de dépenses, ceci à part, bien entendu, des opérations de ['Association coopérative des fermiers.qui a transigé pour plus de .3 millions, tant en céréales qu'en bétail, etc.Ces deux éléments, politique et économique, se soutiennent mais ne se confondent pas.Ce n’est pas la Coopérative, par exemple, qui a gagné les élections, c'est 1T.F.O.(United Farmers oj Ontario) ou, comme l’a traduit un fantaisiste local, "Us for Ourselves'', ce qui est injuste pour le moment en tout cas, car ils ne cessent de répéter qu'ils vont gouverner dans l'Intérêt général et non pjis dans le leur propre à l’exclusion des autres.M.Morrison a déclaré incidemment que Y Association compte 48.-OÜO membres, au lieu de 23,000 de l'année dernière, et qu’il espère toucher le chiffre de 75,000 l’an prochain.C'est être ambitieux ; nuis les résultats acquis sont de nature à faire naître l'optimisme.A ce compte, le Fv'mcrs’ Sun.orna ne de l’Association, commencerait d'etre une force journaliatique considérable, le fait est que l'on entend parler de le rendre quotidian, et qu’un nouveau rédacteur en chef lui sera prochainomenrr donné dans la personne d'un M.Ross, présentement directeur d’une feuille financière de Montréal.C’est un signe des temps que le président ait pu dire comme une chose toute naturelle que les Fermiers comptent prendre le contrôle du parlement fédéral comme ils l’ont fait de la législature provinciale, et qu'une aussi hardie prédiction ne provoque que des np-plaudluements satisfaits, mats ni indèris ni étonnés.La rbose semble devenue facile comme la noinina- -w t-extv* *‘ÇLillJ 1*.W fUISr,me les Fermiers le ve-ent, les Fermiers l’obtiendront, d Tmr'1 ,P' Uple” a trouvé sc .oui, et n en lajssera pas se oerrti ,t ,Çnie le pouvoir n’est pas toi sabilitis!mP KIUe de grosses re»PO -est sous l’empire de cette pe sev que s est ou verte la séance i ce matin, M.Halbert Rayant procl i-'.çe avec une franche énergie.I mt est que l’on pourrait dire q! hnsaceHfSe eSt LVnote doTninan clans cette assemblée, où les dii ttpants ne font rien, ne suggère nen, meme pour pp mjj r exempt, d-» ]a préséance’d’m question de procédure,“mais ce n tailt ‘lue pour vous faire attend due tout ]e monde fût arrivé luu®L ctepechons-nous.” On hh treSRVwfnS ^ n0t« sévère ^ tre d école rabrouant des élèv hop presses de s’en aller; M.H: iivlnt” a son nionde, un p avant midi, voyant que nlusieu centaines étaient debout pour sc m • Non, vous ne vous en allez n au montent où Don va modifier v tre constitution ; rappelez-vous q vous n des que les délégués de ce, malaise qui se manifeste, il y au ’ fond du coeur de cette jeune nation un germe morbide qui peut devenir dangereux, bien que le fond soit bon ; c’est qu 11 y a 'Tes, de quelque race ou de quelque trop d’esprit de clocher, trop de pro- religion qu il* soient, se complétant vincialisme, trop de préjuges, et pas les uns le» autre*; et c est seulement assez de largeur de vues, pas assez ainsi, per la co n c e n t r a 11 o n de to u t es d’esprit national et de Canadian!»- ce» forces^ vers un ^ me.Il faut guérir cette maladie, arracher ce qui est mauvais et le rejeter au loin.EieVons nos coeurs à la hauteur de la tâche, sachons faire de bonne coopération au besoin d’honorables concessions.Donnant donnant, Je puissant donnant phis J voulons que les que le faible, précisément parce province et de ___ qtt’il est puissant, tous marchant de seiit.' Oublions nos divergences d i- bien du plus grand nombre, que nous pouvons espérer voir ce payt atteindre les hautes destinées pour lesquelles lu providence et la nature l’ont manifestement désigné."Mettons-nous à l’oeuvre si nous voulons que les aspirations de notre * notre pays se reali- front, la main dans la main, quels qu’ils soient, capitalistes, ouvriers, hommes des champs, riches ou pau- dées; portons nos regards en avant, non en arrière, en un mot passons aux affaires du moment.f-_— PROCHAIN MARIAGE On annonce pour le 8 janvier le mariage de M.Geo.E.Michaud, fils de Dame veuve Geo.E.Michaud, de St-AIphonse de Kam., avec Mlle.Alice Michaud, fille de M.Tos.Michaud, marchand d’Edmunston.Pas de faire-part.Décès BEAUDKY.— A Montréal, le 18 décembre 11119, à l’àge du 67 ans, 7 mois et 8 jours, est décédé le docteur J.A.Beaudry, officier supérieur du Conseil provincial d’hygiène.Avis des funérailles plus tard.LA FERRIERE, — A Montréal, te 16 décembre 1919, à Pàge de 70 ans, est décédée Dame F.X.I^ferrlère, née Gervais (Georgina).Les funérailles auront lieu .vendredi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure, de son époux.No 990 rue des Erables, à 7 heures 45, pour sc rendre à l’église de FImmaculce-Conception où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MONTREAL Les méthodes modernes pour l'examen des yeux veulent dire une connaissance précise des défauts oui affectent la vue et la correction obtenue par l’emploi des verres correcteurs donnant satisfaction.Assortiment complet de Inr(fiions, lunettes, yeux artificiels, lunettes marine et d'opiUn.Aussi un Brand ehoix de Thermomètres, Haromètres, de toutes sortes.Hygromètres et lloussolcs.Salons privés pour l’ajustement des yeux artificiels, aussi pour la correction dea yeux par les verres appropriés.CONSULTATIONS : — A i’IIMcï-Dieu par Rod.Carrière, de 9 ,h.90 h 11 h., excepté les mercredis et samedis.Aux Salons d’Optlque, par Rod.Carrière, de 1 h.Il â h.de l'après-mldi, par H.Sénèral.I'm.Carrière, Ad.Sènècnl, de 9 h.du matin à 8 h.du soir.Tél.Ilcll Est 2257.CARRIERE & SENEGAL 207, RUE STE-CATHERINE EST.$18,813,298.74 5,850,895.32 Produit net des emprunts .Excèdent des paiements sur le produit des emprunts $12,962,493.42 Montant alloué aux municipalités à date 13,310,712.06 Montant payé sur i celui.12,264,852.52 Balance payable à mesure que les travaux progressent , $ 1.045,859.54 L’état ci-dessus fait voir que les paiements aux municipalités et sur les routes gouvcrneinrntalos aux termes de la loi des Rons Chemins, 1912, telle qu’amendée par les statuts 5 George V, chapitré 3, et 7 George V, ebup.9, se sont élevés à $T8.813.298.74, sur le montant de $20,000,000.00 autorisé par la Législature.Le Trésorier ajoute que c’est l’intention du gouvernement de soumettre A la présente Législature un amendement à la loi des Bons chemins de 1912.telle qu’amendée par les statuts 5 George V, ch.3.et 7 George V, ch.9, autorisant le gouvernement à emprunter une somme additionnelle aux termes d’Iccux pour permettre de faire droit aux nombreuses demandes de bonnes routes, système qui a déjà rapporté à la province tant de renom et d’avantages.AUX APPROCHES DE L’HIVER Le retour 1 h.de l aprie-midl, 30.28.*• •• a | •• •# •• •• 2® • • oe « • o ••¦15 .20 J La protection du gibier Une délégation se rend auprès du ministre de la colonisation pour s’opposer à la limitation du ' temps de la chasse.Québec, 18.— (D.N.C.) — L'association pour ia protection du gibier et du poisson de la province de Québec est allée en délégation; ce matin, auprès de M.Perrault, ministre de la colonisation, des mines et des pêcheries pour protester contre certains amendements que le ministre ^ veut apporter à la loi de chasse et de pêche.La délégation a été présentée par M.Auguste Tessier, député de Rimoiiski.Les divers délégués qui ont pris la parole ont déclaré que les cerfs, orignaux.et caribous ne disparaissent pas si vite qu’on le prétend.Ils ne voient pas pourquoi on limiterait la saison.Ils prétendent que qui auront peut-être lieu prochainement.Le parlement anglais sera prorogé la semaine prochaine et se réunira dans la, seconde semaine de février.A cette late, le gouverne-' ment annoncera probablement la dissolution des Chambres pour connaître ]e sentiment du public sur le gouvernement.Le parti travailliste prépare sa campagne.Il Smith Falls.18.— (D.N.C.) — Le train du Pacifique Canadien, parti de Montréal, hier soir vers 10 h.20 à destination de Toronto, a déraillé prés d’ici à 1 h.35 ce matin.Un wagon a culbuté et plusieurs voyageurs ont été blessés légèrement.On attribue l'accident à une rail qui se serait fendu sous l’action du froid.LE CONGRES DE SAINT-YACINTHE •„t SEW'CE DE CLOTURE A EU uru cv: MATIN.Snint-Myaointlic, 18,— tl>.N.C.).Le Congrès de la Confédération des coopératives agricoles, commencé mardi dernier, s’est terminé ce matin à 0 lie lires 30.On a demandé à M.l'abbé .T.A.IL Al laire, de rester à son poste de missionnaire agricole pour continuer son ocuVrc.Un télégramme signé par le pré-sident cl Mgr ,T.L.(inerHn.vicaire général, avait été envoyé au délé-i(ur apostolique du Canada: Mgr Di Maria, délégué apostolique au Canada, Ottawa, Ont., Les membres de la Confédération des coopératives agricoles du Québec, tenant hn cniif/ès à Saint-flyaeiintlic et représentant rent paroisses de la province de Québec, envoient au représentant de Notre Saint Père le Pape, au Canada, l’expression de leur devourment A l'église et implorent sa bénédiction.Mgr DI Mania a répondu: M.Marient Président, Vous félicite pour dévoilement à rF.glise.t'envoie souhaits et bénédiction à Ions les membres Confédération sociétés coopérative agri- les chasseurs en rendant plus difficile le braconnage protègent efficacement le gibier.Si le gouvernement tient à limiter la saison, qu’il ne l’écourte pas d’un mois, mais seulement de dix jours, en la faisant commencer le 10 septembre.On a suggéré aussi de diviser la province en deux districts pour les fins de la chasse, et de faire commencer la saison plus tard dans les régions ou l’hiver commence également plus tard.Dans la région- du lac Saint-Jean, la saison d’hiver commence plus tôt que dans certaines autres parties de la province et la chasse au mois d’octobre serait impossible.mines; cependant certains modérés dans le parti disent que cette réforme est une méprise.Les rumeurs des couloirs du parlement disent que le gouvernement devancera les désirs des ouvriers et accordera en partie du moins la nationalisation des mines.Dans l’intervalle les ouvriers préparent leur campagne.Un train de secours a été expédié d’ici.Heureusement que pas une seule personne n’a été blessé grièvement.Les voyageurs ont pu continuer bientôt leur voyage jusqu’à Toronto où le train n'est arrivé qu’en retard de deux heures et dix minutes.cole, Québec, Di Maria.Les congressistes, à l’invitation le M.Louis LavaUêe, gérant de l'établissement,.ont visité les entrepôts des grains de semence de la Province de Québec, à Stc-Hosalie.Les différents romités du congres étaient présidés par MM.l’ab-be J.M.Allaire, comité des délilié-rnlioils ; J.H.Tousigimnt.comité des réceptions : l’abbé Map.Maynard.comité des finance» ; C.A Mousseau, comité d'achats et ventes.Le dernier a fait son rapport comprenant les opérations do la Lonfederatlon depuis le 1er janvier ItlH) jusqu’au 30 novembre dernier.Le chiffre des affaires effectuées par elle s’élève à $00,000., COMPARUTIONS F.-X.l'rimeau a comparu ce malin devant le magistral Lanctôt pour répondre à l’accusation d’avoir volé trois houtclllrs de cognac, valant sl(i.La caution fixée à $100, cet accuse subira l'enquête volontaire e 23 courant.Odlus Major et Emile Major ont nié être coupables du vol d'un paletot, d'une chaîne de montre et de jupes à M.Pli.Sl-Ar-nnud.Enquête le 24 décembre.L’enquête dans l'affaire de l'avenue de rHôtel-de-Vllle, où le constable Poulin a été poignardé par deux Maliens a commencé ce matin.Cette cause provoque une grande affluence de curieux, et elle s’ins-trult sinus une atmosphère empestée.LES PRIX DU TÉLÉPHONE LA VILLE RECLAME DE LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER UNE ENQUETE DES AFFAIRES DE LA COMPAGNIE DE TELEPHONE BELL, AFIN DE FIXER UN TARIF PERMANENT.Les administrateurs sont fatigués de la politique d’expédients de la Compagnie de Téléphone Bell qui tend, disent-ils, à maintenir en permanence les taux que la Commission des chemins de fer lui a fixés pour Une durée temporaire seulement.Us réclament la fin d’un pareil système et exigent une enquête des livres de la compagnie, afin d’établir définitivement un tarif permanent.A cet effet, ils ont adopté une résolution énergique, en la motivant des raisons suivantes: “Attendu que par son ordonnance No 2G4, la Commission des chemins de fer a fixé un tarif ipius élevé pour la Compagnie Bell de télé-aphone; “Attendu que cette augmentation de tarif n’est que temporaire et que la Comnyssion des Chemins de fer devra procéder avant longtemps à établir un tarif permanent; “Attendu que le tarif actuel de la Compagnie Bell Telephone ne repose, dans l’opinion de la ville de Montréal, sur aucune donnée scientifique et est en outre injuste pour les citoyens de Montréal; “Attendu que pour arriver à établir un tarif permanent, il sera nécessaire d’examiner toutes les affaires de la compagnie, de rechercher la valeur de son capital et probablement de faire une évaluation des biens meubles servant à l’exploitation de son réseau; “Attendu qu’il ne peut être établi de tarif permanent uniforme pour toutes les parties du Dominion, et qu’en conséquence, on devra établir la valeur du capital, au moins dans les grands centres, tels que Montréal, Toronto et d’autres; “Attendu que ces études seront considérables et qu’il est de l’intérêt de la ville de Montréal d’y prendre part; “Sur proposition du commissaire Ross, appuyée par le commissaire Marcil, il est “Résolu: Que la ville de Montréal s’adresse à la Commission des chemins de fer pour lui demander de fixer une date à laquelle les parties intéressées pourront se présenter devant elle pour discuter la question de savoir de quelle façon il sera procédé à l’étude des affaires de la Compagnie et, s’il y a lieu, à l’évaluation de ses propriétés.” UNE PROTESTATION Un groupe de policiers s’insurge contre la recommandation de surélever l’impôt foncier, si les revenus de la ville n’étaient point assez forts pour assurer le relèvement de salaires que l’union des pompiers réclamait.Ils prétendent que la lettre envoyée aux commissaires ne leur fut point soumise en assemblée générale, et qu’elle fut rédigée par les soins du comité exécutif seulement.L’affaire fera l’objet de protestations à l’assemblée des policiers, demain soir; on exigera probablement un retrait ou du moins une rectification auprès des commissaires.LES PAVAGES M.Doucet a soumis aux administrateurs son programme de l’année prochaine, pour les travaux de pavages, et les autres travaux de voirie.Il réclame une appropriation de $2.500.000 pour mener a bonne fin les pavages des principales rues de la ville.' Interrogé ce matin, le directeur des travaux publics nous a déclaré que la main-d’ocuvrc sera plus coûteuse, en 1020, mais que les matériaux resteront aux memes prix.PUNIS.MAIS EN RETARD Plusieurs employés du département des dessinateurs ont manifesté une surprise plutôt désagréable ce malin, lorsqu’ils sont allés retirer leur paye: il y manquait quelque chose, les uns $6, d'autres $10, un $13 et même un autre $37.Fit la raison ?C’est que le chef du département a consciencieusement enregistré depuis le début de l’année, les minutes de retard que ces employés perdaient le matin ou le midi avant d'arriver à leur travail, pour les accumuler toutes ensemble, cl leur retirer l'équivalent sur In dernière paye de l'année.Plusieurs, sinon la plupart, se pro mettent bien d'arriver à l’heure a l’avenir.DIVERS -La marquise de la maison Morgan, rue Sainte-Catherine, ne dispaYaitra point, puisque 'a ville vient de conclure un nouvel arrangement avec la maison, par lequel celle-ci se conforme nu nouveau règlement : la maison Morgan payera désormais 2n sous du pied carré au lieu de 5 sous comme autrefois.MM.S, O.Mouchard, (1c la trésorerie, et J, A.Prud'homme, de la Cour du recorder, (Militeront dé-flnlllvement l’emploi de la ville, à partir du 1er janvier.En vertu de l’article 373 de la charte, les administrateurs ont nommé les mêmes estimateurs pour une nouvelle année.— L'Association des éleveurs de volailles tiendra une exposition de la poule Chantcclcr au marché Ronsecoun, les IB, 20, 21 et 22 décembre.LES INDIENS EN COUR LA COMPARUTION DEVANT LE JUGE BAZIN DES CHEFS IROQUOIS, IMPLIQUES DANS LES TROUBLES DE CAUGHNAWAGA DONNE LIEU A DES SCENES PITTORESQUES.Une .salle d'audience où la grande majorité des assistants sont des Indiens authentiques et les témoins de même, tous habitants de la réserve de Caughnawaga, où les dépositions traitent des questions indiennes et où les témoins ont gardé; jusqu’en leur langage imagée, l’instinct de la race indienne, tel est le décor dans lequel l’enquête dans la cause de Peter G.Delisle s’est ouverte ce matin., devant le juge Bazin.Le chef de la tribu, on le sait, est occusé d’avoir incité les Indiens à la révolte, le 31 mars dernier.Des Indiennes avaient accompagné leurs maris comme témoins ou spectateurs; elles portaient le vêtement de ces indigènes et plusieurs ne parlaient que l’iroquois.Certains étaient des métis, mois les autres avaient les traits que l’imagination prête aux sauvages.Me N.-K.La-flamme occitpait pour la défense.Il a, au début de l’enquête, retracé pour la compréhension des faits rhislorique de cette réserve.Elle dépend du départemebnt des affaires indiennes à Ottawa et au point de vue civil, elle n’est ni paroisse, ni mission.Cependant, les autorités ecclésiastiques font desservir cete réserve par des missionnaires.Elle est régie par un conseil élu, qui communique avec un représentant du département fédéral.La réserve se compose d’indiens, de métis et de quelques blancs.La prétendue incitation à la révolte reprochée Par la Couronne, au chef.J>e-lisle, remonte à une assemblée publique, convoquée dans le but de discuter la réparation de l’église locale.Le chef aurait déclaré que lui et ses partisans s’opposeraient aux réparations, par la force, la lutte et voire par l’effusion, du -usa b sqooBf jojoj •auuoiput ong oui seraient chargés de les faire.Ces termes constituent l’offense criminelle.L’assemblée ey question était présidée par un notàble, nom-hé.Two Axe, (hache à deux tranchants).la?conseil et 400 auditeurs ont pris part à cette assemblée de protestation.Deux orateurs ont parlé, le chef Delisle et l’ex-chef Peter Jacobs.Ce (lender a témoigné, ce matin, comme téiftoin de la Couronne.Questionné par Mc Papineau-j\la-thieu, il a raconté les circonstances de l’incitation à la révolte.Il a donné des détails .pittoresques sur l'aspect de la réunion.Les Indiens fumaient le calumet et on discutait '•'¦>ut.Los discours étaient en lan-xnao a.14a ptassnp anb sjanb ‘Surs du témoignage en un anglais impeccable et il a déclaré savoir aussi bien la langue française.Me La-flamme a obtenu difficilement les éclaircissements désirés et l’interrogatoire a été à certains moments un concours d’esprit.L’Indien, très cultivé, a fait des remarques piquantes.Mais l’interrogateur Va relancé.Le fond de sa déposition sc résume à ceci: Jacobs n’est pas certain si Delisle a été le premier orateur ; il y avait beaucoup de bruit.La cause se continue.Me Laflamme a déclaré que la caille était beaucoup plus sérieuse au fond rtu’en apparence.Les Indiens veulent avoir le contrôle des sommes qu'ils dénensent pour l’entretien de leur église.Or.l^s réparations qu’ont aurait voulu faire à l'église, la tribu n’en aurait eu aucune administration.C’est pourquoi le chef Delisle a protesté contre cette nouvelle ingérence du département des affaires Indiennes, décrétant que l’église avait besoin de «1.000 de réparation.DU TEMPS*DOUX POUR DEMAIN C'EST CE QUE NOUS PREDISENT POUR DEMAIN, LES METEO-* ROLOGISTES.— EN ATTENDANT IL FAIT FROID.Le froid persiste.Aujourd'hui encore le mercure est descendu à 15 degrés sous zéro, A onze heures il était remonté A cinq en dessous ce qui est une légère amélioration en comparaison avec hier.Les gens disent pourtant qu'il fait très froid et ne font pas de différence entre les deux jours.Le froid ne serait donc pas une chose aussi relative qu'on le croit.Les météorologistes nous prédisent heureusement pour demain un temps plus doux.D'aucuns ne seront portes à s’en plaindre.TMENTE-HUIT DEGRES A WHITE Ml VER Toronto, 18.— (S, P, fl.).—• Le froid Intense persiste au rentre du Canada et dans la région des grands lacs mais dans l'ouest et dens le sud la température est plus modérée.A 8 heures re matin, à Qué-hcr, le thermomètre marquait 2(1 degrés eu dessous de zéro, à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, tfi degrés en-dessous de zéro, à Halifax, R en-dessous de zéro, à Montréal et à Ottawa, 12 en-dessous de zéro: White River tient le record avec 38 degrés rn-dessoUs de zéro, ce malin, et 48 pendant la nuit: Winnipeg a 2 degrés en-dessous.DE NOMBREUSES ORDINATIONS .4 LA BASILIQUE, SAMEDI ET DIMANCHE, S.G.Mgr GAUTHIER ORDONNERA VINGT-SIX NOUVEAUX PRETRES, ET UN GRAND NOMBRE DE DIACRES, DE SOUS-DIACRES ET DE CLERCS MINORES.Samedi et dimanche, à la Basilique, Sa Grandeur Mgr Gauthier ordonnera quatre-vingt-quatre séminaristes aux ordres mineurs, vingt et un au sous-diaconat, vingt-quatre au diaconat et vingt-six au sacerdoce.Dimanche, en l’église de Saint-Lambert, Mgr Bruneau, évêque de Nicolet, ordonnera un enfant de cette ville, Joseph Judes, qui célébrera sa première grand’-messe dans ia nuit de Noël.Voici les noms des séminariste^ qui entreront dans les ordres mineurs: E.Thibault, Manchester; A.Gervais, Providence; J.Cowley, E.Featherstone, F.Carroll, Spring-field; L.Larose, A.Vigeant, T.Bracken.A.Gareau, L.Lefebvre, J.O.Lesieur, E.Poirier, W.Ryan, J.B.Vinet, A.Bélanger, R.Charest, W.O’Kane, A.Yon, A.Bouillon, P.Gaza, A.Daliaire, A.David, R.Drouin, E.Jarry, R.Laurin, W.Martineau, A.Moisan, J.Papineau, R.Raymond, 1).Roy, Montréal; P.Brennan, L.Sévigny, Burlington ; W.Collins, J.Slowney, Dubuque ; V.Heaphy, J.Lipkus, H.McGim, Grand Rapids; O.Bibeau, H.Tobin, J.Morency, D.Jodoin, A.Morency, V.Boulier, Haileybury; J.Mc-Cowell, Hamilton; D.Côté.Hartford; A, Houle, E.Bérard, W.Cabana, O.Fafard, O.Lachapelle.A.Marion, O.Valois, Joliette; FA Sliney, Manchester: P.Dwyer, Pembroke : A.Gorki, Régiira; G.Poitras, H.Lapointe, E.Lavoie, St-Bonifacc : J.H.Bernard, E.Halde, C.Cour-noyer.N.Delorme, A.Lalime, P.Loiselle, J.Proulx, E.Trottier, Ed.McGuire, J.Sheehan.A.Sullivan, O.Dénommé, J.Drolet, G.Shea, 'Springfield; F.Shanley, Syracuse: A.Legendre.Z.Campeau, A.Lavallée.O.Naud, C.Valiquette, Montréal: G.Gougeon, Grand Rapids ; A.Grenier, Haileybury; A.Proulx.St-Hvacinthe; C.BlaTn.W.Leaky, R.Rhénume, Springfield.Seront reçus au sous-diaconat : A.Rédard, P.Dawson.G.Perras, A.Lemav, A.Thibodeau, J.Hudon, Montréal; A.Couture, Burlington: F.McHugh, Hamilton; O.Normand, Hartford; C.Bonin.W.Caillé, Jo-Hette; J.Cotter, Orgendsbury; A.Slominski, Pembrooke; D.Funey, Portland; A.Petit, Saint-Hyacinthe : W.Foran, Springfield; E.Buttimer, Syracuse; J.A.Kelly.Helenensis; F.Downrez, s.J.,; ,R Shea, s.J.,; F.MacDonald, s.J.Seront fails diacres: A.Bédard, P.Dawson, G.Perras.A.Lemay, A.Thibodeau, V.Caiimartin, J.Hudon.J.Groves, Montréal; O.Couture, Burlington: F’.McHugh, Hamilton: E.Mathieu, O.Normand, Hartford: C.Bonin, W.Caillé, Joliette; J.Colter.Ogdensburg; A.Dominski, Pembroke : 1).Feeney, Portland: A.Petit.St-Hyacinthe ; W.Foran, Springlfield; E.Butti-mer.Syracuse: J.Kelly, Helena: P.Downrez, s.j.; R.Shea, s.j.; F.Mac-Donald, s.j.Enfin les séminaristes suivants seront ordonnés à la prêtrise : C.Beauregard, R.Leconte, P.Morin, Haileybury; W.Whelan.Kingston: R.Ah ern, F.Hogan Manchester ; J.Murtagh, Ogdensburg: FA Carpentier, E.Hévcy.Portland; L.Gauthier, A.Hamelih, L.Kawnlianskas, S.Pcclan, J.Kuszaj, J.Longon, H.Burke, ,î.Donoghue, F.Donogbue, J.Engstrom, P.Fini.J.Gil.Croin, F.McCullough, L.McGran, J.Power.F.Powers.Springfield; E.Joval, Prince Albert.-e- M.THOMAS CAMPEAU rouRSurrÀsoN tour Nous avons rapporté hier, le raid des agents du capitaine Sauvé, au Museum, boulevard St-Lnurent, où l’on avait précédemment arrêté des individus sur qui pèse l’arcusntîon d'avoir conspiré pour voler, au moyen du jeu des trois cartes.La police aurait saccagé l'intérieur de l'établissement.Le propriétaire qui est l’ex-agent Thomas Campeau, a déposé une plainte contre les agents Binette, Laroche.Rocheleau et Laverdière, les accusant d’avoir causé des dommages pour $2.500.Mo René Chenevert.avornt de Campeau, nous disait que son client enregistrerait au civil une action | C des statuts provinciaux sur lesquels on se basa pour condamner le requérant, sont i n co n st it ut i o n n elles et iiltrn vires, UNE NOUVELLE DIFFICULTÉ UN GRAND NOMBRE DES SOLDATS DE D’ANNUNZIO NE VEULENT PAS QUITTER FIU-ME AVANT D’AVOIR LA CERTITUDE QUE CETTE VILLE SERA ANNEXEE A L’ITALIE.Fiume, 18.— (S.P.A.) — Des obstacles qui s’interposent dans le retrait des troupes de D’Annunzio soqt de nature à donner une nouvelle tournure à l’affaire de Fiume.Ces obstacles contribueront peut-être à faire rater les propositions faites par le général Badaglio, chef de l’état-major italien.Un grand nombre de soldats désirent rester à Fiume et exercent une forte pression dans ce sens.Ils veulent rester à Fiume jusqu’à ce qu’ils aient eu la promesse formelle que Fiume sera annexée à I Italie.Les éléments annexionnistes veulent de bonnes garanties.La proposition faite par le général Badaglio au sujet de l'annexion de Fiume veut que Fiume soit occupée par les troupes régulières italiennes mais non par des étrangers.II ne devra pas y avoir de missions ou de délégations anglaises, françai- *“ou 5'1™ LES SOCIALISTES AU PARLEMENT Rome, 18.— (S.P.A.) — Le parti socialiste parlementaire dit “La Tri-buna” a décidé de rendre son oppo- ._ sition plus forte dans le but d’ame- ie gouvernement provinoial' ne' nou’ l!?1' la.dissolution de la nouvelle vaut légiférer sur des matières cri- Chambre des députés, mineiles qui sont exclusivement du ressort du parlement fédéral.Enfin, le requérant conclut à ce que soil émis Tin bref de certiorari adressé au magistrat Lanctôt lui ordonnant de transmettre toutes les pièces du dossier de Lagacé à la cour qui prendra connaissance de la nouvelle contestation, ù ce que la loi susdite soit déclarée inconstitutionnelle, ultra vires et de nul effet.Essen, 18.— (S.P.A.) — Pour h première fois depuis leur fondatior les usines Krupp ont eu un déficit (h 3(5,000,000 de marks.Les usinæi Krupp construisent actuellement dei .unes n ne nui eiret, locomotives, des-camions pour mar ce qu enfin le procureur général chandises, des machines agricoles ei ‘ lîl nrrvvin*"**» cr»î:* m ; ~ Hoe lo , A____ (le la province soit mis en cause des appareils pour cinémas r»rvil»» n n 4 r» ¦ _ _ _ Bachelier és-.rt.t ès-.clences’.ppllq’ue*.rrofeseur au roil.g.ste-Marl.*t , *“ collège Loyola.Lnsalgnem.nt IndiTlduel à paiement ta-elle le jour «t le soir, n., T* l,nnr d*™** «> mraaionr*.fo’irnl* sur demande.238 RUE ST DU' is Tnt, gérant.ÙUEUàC.l’.Q »r |« ra« prlnelp«|o du rcnlr* roatiutrcclul r*7 COMET A BLES P.A.GAGNON lOMl’TAIILE LICKNUh t de paix.Cette tentative a •choué, mais il a obtenu le consen-b ’’mit unanime à ce que ces mesu-es -oient déférées au comité.Le sénateur démocrate Smith, de la Géorgie, a appuyé le plaidoyer du ’em Knox, en faveur d’un règlement M.Smith a déclaré que le temps des discussions académiques était passé el qu’il importait de s’uni en vue d’un compromis.Les sé-n leurs Nelson, du Minnesota, et deers, du Montana, favorables aux a .< ves, ont exprimé la même opinion.On dii que ce son! les démocrates ri déploient l’activité la plus gran-i dans les négociations qui se font privénienl parmi les sénateurs.Les ml:’icains semblent attendre que 0Llr Ui demander de rester requête au comité plénier 'll son pos;te de Premier ministre, car Le sénat a adopté un ‘ amende-1,a s,I,,,?îio,ï P0,UTe actue,l| exi«.i
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