Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 5 décembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1918-12-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
*¦» w »> »> IjjuI.t.ubtiiii 15)1» ÜL.UÀ SOüS Le.ni U IVI dm«J Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA KT ETATS-UNIS.5^5 00 jnion postale.;S0Ü Édition hebdomadaire CANADA.S3 00 ETATS-UNIS.2 50 JNION POSTALE.;> 00 Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION: - Main 7461 Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LA DE CE SOIR Un^ œuvre nouvelle — En pays inconnu M.Bourassa tait ce soir, au bénéfice des Soeurs de l'immaculée t inception, une conférence sur les oeuvres canadiennes d’apostolat à l’exlerieur.La jeune congrégation des Soeurs de ITinmaculce Concep-lion n’est encoie pleinement connue, croyons-nous, que d’un petit nombre de gens.Comme ses aînées, elle a travaillé, elle s’est dévouée, elle s est sacrifiée dans I ombre.La très grande distance qui sépare du pas s son champ d’apostolat a aidé à maintenir autour d’elle une sorte de \oiJe.(.est a peine si, de temps a autre, une lettre, une brochure, un distours sont venus projeter un rayon de lumière sur l’oeuvre admirable que res petites Canadiennes opèrent sur les lointains rivages de le ( Iiine.La dernière épidémie (Vinfluenza nous les a montrées ici même s cillant au lit de souffrance des pauvres Chinois.Quelques observateurs ont Pli.avec, leurs collaborateurs et collaboratrices laïques, deviner I étendue de leur dévouement quotidien auprès de ces étrangers.Lela est assez sans doute pour éveiller la curiosité de ceux qui veulent se renseigner, mais en dehors des autorités religieuses, encore une fois, qui connaît vraiment la somme de travail qui trouve, dans le couvent du chemin Sainte-Catherine, impulsion et direction?Au fait, qui connaît les oeuvres de nos congrégations d’hommes et de femmes, non seulement ici, mais a l’étranger?Certains sans doute ont une vue assez complète des travaux de telle ou telle société, mais de l’ensemble?Lest cette synthèse que le directeur du Devoir tentera ce soir d opérer au moyen de statistiques qui couvrent l’histoire de l’apostolat canadien-français depuis la cession du pays à l’Angleterre.Nous croyons (pie, même pour ceux qui soupçonnent l’importance des oeuvres canadiennes-françaises d’apostolat à l’extérieur, il y aura là des surprises.Nous ne savons pas à quel point nous avons été victimes de notre apathie et de la sublime conspiration du silence que les congrégations ont organisée autour de leurs oeuvres.La reunion de ce soir a, de fait, un double objectif: apporter un secours matériel à une congrégation qui en a un pressant besoin; faire connaître l’admirable travail que nos communautés poursuivent depuis si longtemps en dehors de nos frontières et que les Soeurs de l’immaculée Lonception •continuent aujourd’hui jusque chez les lépreux de l’Extrême-Orient, Pour celte double raison, nous prions nos lecteurs d’être nombreux au Monument national.Ils trouveront à s’instruire en faisant une oeuvre de la plus haute charité.Sur ce dernier point, l'émouvante lettre qu’écrivait, le 11 octobre dernier, Mgr l’Archevêque de Montréal qui sait bien, lui, ce que font les petites Soeurs de l'immaculée Conception, nous apporte le plus vif, le-plus pressant encouragement.‘‘.Vos héroïque* missionnaires canadiennes, les Soeurs de l’immaculée Conception de Montréal, sauvent des âmes et soignent de pauvres lépreuse:: en Chine, écrivait Sa Grandeur.Elles sont sur celte terre lointaine l'honneur et la gloire de notre pays.Pour r(-.pondre au Christ qui les appelait, elles n’ont recalé devant aucun sacrifice.Elles se ont données tout entières à ce qu’il g a de plus malheureux et de plus abandonné sur la terre.Elles ne se plaignent ni de cnrs labeurs, ni de tears souffrances.Mais elles sont panures, et te manque de ressources les empêche de se dévouer au gré de leur désir.Des amis généreux vont solliciter des secours pour rites.Donnons-leni donc un peu de notre or ou de notre argent, pour les belles oeuvres de miséricorde et de :el /"'•T W TT* 1 T O TP Go., 736 rue St .Urques.Montréal, uni-IVI /a EV % J g .I I ttu,‘ dirent.Etabli*) en I86A.Incorporée ATA*-** A W ^ * en 1913 : 34 ans «ans avoir fait perdra un client.mes de la province de Québec; et les grosses granges que Fon voit là-bas sont ici inconnues.On n’engrange ici ni le foin, ni le grain.Le grain se bat sur le champ et est, de là, transporté aux élévateurs.Le foin et.la paille se conservent très bien, mis en meules.Une écurie, une étable, et, si Fon le désire, un abri ou remise pour les machines agricoles, sont les seules constructions nécessaires.Si parfois, il en est qui doutent de nos avantages, de notre position, de nos ressources, nom les invitons à venir nous visiter.En deux jours, trois lignes transcontinentales conduisent chez nous le visiteur de Québec et.de Alontréal.Le temps le plus favorable pour visiter est depuis la dernière quinzaine de juin jusqu’à l'automne.Josepli-P.Gagnon, curé.Saint-Adolphe, Alan.1 L'OBERA LA GIOCONDA La troupe San Carlo a donné hier soir, au Majesty’s, une bonne interprétation de l’oeuvre de Pon-chielli.La beauté des décors, la richesse des costumes et surtout les ressources extraordinaires des principaux artistes au programme ont compensé l’obsédante mélancolie de la musique à laquelle les choeurs ont cependant apporté une agréable diversion.Mme Amsden, dans le rôle écrasant de La Gio-conda, n’a pas manifesté la moindre faiblesse.Sa superbe voix de soprano s’est jouée des difficultés les plus ardues et son expression si juste n’a pas été moins appréciée de l’assistance.Dans les rôles respectifs de La Cieca et de Laura, Mmes Fernanda et De Mette ont été également fort goûtées.M.Salazar a fait un Enzo plein de feu et M.Royer a déployé un art consommé dans la personnification de Barn a-ba, rôle que la riche voix de baryton de l’artiste met en plein relief.Le timbre de M.De Blasi, — Alvise — si robuste dans les notes moyennes, nous donne l’illusion de croire qu’il pourrait atteindre avec plus de force les sons graves.Les choeurs ont été très bien rendus.A la direction de l’orchestre, M.Gaetano Mcrola a rempli consciencieusement sa tâcher Sous sa baguette agile, les instrumentistes ont accompli un beau travail et l’exécution de la “Danse des Heures”, à l’intermède du troisième acte, leur a même obtenu les honneurs du rappel.Si seulement quelques-uns des instruments, les cuivres surtout, n’eussent éclaté à certaines parties de l'accompagnement au point d’é-toiiffcr les voix, c’eût été presque très bien.Sauf ces quelques restrictions, on peut affirmer que le succès d’ensemble de la pièce a été remarquable.Pb.F.B.après-midi est une des plus faibles donnée par la troupe San-Carlo et clic devra se reprendre dans les derniers jours qui lui restent si réellement elle tient à sa réputation.POUR LES SŒURS GRISES Un groupe de dames vient de décider d’organiser ne grande tombola au profit des Soeurs Grises.Ces fêtes, qui auront lieu mercredi, jeudi, vendredi et samedi prochain, avaient été fixées à une date beaucoup plus éloignée; mais la dernière épidémie a fait un si grand nombre d’orphelins qu’on a cru devoir leur porter secours immédiatement.Parmi les nombreuses attractions préparées tout spécialement pour ces fêtes, il convient de signaler celles de vendredi et de samedi après-midi.Elles consistent en une partie de cartes et un thé.Il y aura de plus, concert tous les soirs.Les organisatrices de la tombola ont voulu s’adresser au public en donnant à ces fêtes le nom de l’Appel des berceaux.Cette prière est des plus touchantes et des plus invi-tntes.11 suffit d’autre part pour toucher la générosité du public de rappeler le bien accompli parles Soeurs Grises, au cours de la récente épidémie.Leur dévouement, durant ces jours sombres, leur a donné à notre gratitude des droits incontestables.Les recettes, comme nous l’avons déjà indiqué, iront à la Crèche et à l’Orphelinat.FAUST N ont Adressa nu "Drvoir” Faust clail à l’affiche hier après-midi au théâtre His Majesty's.Ça n’a vraiment pas été un succès au point de vue distribution et interprétation.On eût aimé un peu plus de vie et d'action dans le jeu de Méphistophélrs qui était interprété par signor Bozzano.Mlle Sophie Charlebois a fait une Marguerite telle quelle, tandis qu'Agostini dans Faust a réussi à s’attirer des applaudissements de ei dr-là.Hoz-II zano lui-même a chanté d'excellentes parties.I ont J opera a été c liante en italien.à l'exception de quelques parties, tellx- que “Portez lui nies aveux" rendue par Mlle Fernanda.On se demande pour quelle raison on n a pas chante en français comme la semaine dernière.Cdln eût mieux disposé les assistants qui n'ont pas été comblés par ailleurs.L'orchestre sous la direction de signor Me roi a a joué de lionnes parties si on excepte celles où les cuivres ont trop éclaté et ont complètement étouffé la voix des artistes.L’interprétation de Faust hier Le temps quü fait ailleurs.Toronto, 5.— La perturbation qui se manifestait hier sur la Nouvelle Angleterre est maintenant au large de la côte de la Nouvelle-Ecosse el une autre s’approche des grands lacs, venant de l’ouest.H est survenu de légères giboulées dans toutes les provinces.Lacs et baie Géorgienne: vents modérés, s’adoucissant, avec légères giboulées ou pluie ce soir.Vendredi; forts vents du sud-ouest à l'ouest, légères averses ou giboulées, mais presque partout beau et doux.Vallée de l’Ottawa et haut Saint-Laurent: beau et froid aujourd’hui.Vendredi : température plus élevée, avec quelques légères giboulées locales.Bas Saint-Laurent: beau et froid ce soir.Température plus élevée vendredi, avec légères giboulées locales.Golfe et rive nord: vents «le l’est au nord, légères giboulées locales.Vendredi : vents modérés, beau cl froid.Provinces maritimes: vents violents, rafales du nord-est et du nord, giboulées locales, un peu plus froid.Vendredi: vents du nord-ouest, beau et modérément froid, Lac Supérieur : vents frais, nuageux, neige occasionnelle.Vendredi : vents violents du nofd-ouest, beau et plus froid.Manitoba: forts vents du nord-ouest, giboulées locales, devenant beaucoup plus froid.Saskatchewan cl Alberta: giboulées locales, mais presque partout beau el tournant tout à fait au froid.Ill 1.1.VI Dt: THERMOMETRE Réclame et vérité.L’appellation, n’est-ce pas, est quelque peu mystérieuse?.Qu’est-ce donc en somme?Tout d’abord, ce doit être évidemment un titre.En titre de volume qui “vient de paraître”?Non pas.Un titre de conférence?Exactement.Et un titre de conférence qui devra paraître : il esl des conférences qui sont des actes.Mais que signifie donc ce titre?.Il parait que ce sont les idées qui gouvernent h- monde?disait, hier soir.Je R.P.Louis Lalande à la troisième conférence publique du cercle La Haye de PA.G.J.C.Je crois cine l’on se trompe: ce sont les mots t les mots menteurs, s’il vous plaît.Bien que les mots soient faits pour servir les idées, en fait, ils servent le plus souvent à cacher la pensée qui s’y irouve et cela s’appelle: réclame, réclame dans le langage, dans nos relations, dans notre savoir.Réclame et vérité, c’est donc “l'agonie de la vérité”.Tous les jours, sous mille formes diverses, la réclame et la vérité viennent à nous, comme deux infatigables voyageuses, demander à nos intelligences et à nos coeurs l’hospitalité.Que se passe-t-il?Nous accueillons la réclame avec bienveillance et nous repoussons le plus souvent la vérité.Par réclame, il ne faut donc pas entendre que le-boniment dont se composent les annonces: ce mensonge est inoffensif; il n’y a que les gogos qui s’y laissent prendre, C’est plutôt quand il s'agit des personnes; le mensonge devient alors plus grave: se tromper sur quelqu’un est ordinairement pis que sc tromper sur quelque chose.De louie la progéniture née de la réclame, c’est l’opinion et le préjugé ui’il faut craindre davantage: c’est-à-dire ces jugements légers, écho du caprice, de la mode et des passions; ces jugements qui, à peine éclos, el grâce à notre connivence, possèdent, à l’instar de certains oiseaux précoces, assez de plumes et assez d’ailes pour s’envoler partout.L’opinion et le préjugé faussent, d’abord le langage.Le mot nous en-traîne souvent pur sa magie à l’extrè- 1 me opposé de ridée qu’il renferme.: Prenez le mot liberté.Combien d’hommes a-t-il jetés dans l'esclava- ! ge?N’est-ce pas d’autre pari au mol j de fraternité que les révolutionnai- i res français menaient des multitudes | à l’échafaud?Et que dire du mot t .sécularisation! Depuis qu’on a tout ; sécularisé, la charité est devenue de la philanthropie, le ciel, l’au-delà, l’aumône une oeuvre humanitaire et le dévouement, de l’altruisme: on a sécularisé jusqu’au vocabulaire.C’est encore la réclame qui a fail porter contre la religion catholique tant d’opinions faciles à détruire.Les vérités de la foi sont devenues vieilles, mais vieilles, comme si le blé, qui se sème toujours de la même façon, ne produisait pas toujours le même pain.L’Eglise, elle, est rétrograde.Et pourtant, c’est elle qui a produit les de Lesseps.les Pasteur, les Rossi, les Pecci el combien d’autres.La réclame, dans le détail de nos vies, est encore celle qui fait loi.La vérité nous avaty montré le bonheur dans les devoirs et les joies de la famille ; mais la réclame est venue et elle a dit : Mais c’est dans les théâtres, dans les clubs, dans les bals, qu’est le bonheur.Nous avons eu peur de la réclame, de son sourire moqueur, et nous sommes allés nous étourdir dans le tourbillon des fêtes mondaines.Oh 1 la tristesse alors en entrant au logis ! Toujours ces mêmes meubles ! Toujours cette même vie.platitude ! La réclame a même faussé jus- j qu’à l’histoire et les sciences.Vous j aurez beau dire que la Saint-Bar- ! thélemi est le fait d’une reine am- ! bilieuse, on vous criera toujours : j la Saint-Barthélemi.N’essayez pas | de démontrer qu’il ne s’agissait pas j de question de foi ou de dans toute cette affaire de car on vous criera encore lée.Inutile de s’étonner alors monde esl devenu le monde leron: celui où l’on baille sa vie.mensonge ne comblera jamais coeur.Faites la place à la vérité et le monde reprendra alors le cnraclè-| re que Dieu lui a donné.Lu conférence était présidée par Me Anatole Vaftier.président du comité régional de l’A.G.J.C.A la fin de la soirée, il devait prononcer une jolie allocution.NAISSANCE MOÜSSl JvtÛ A Montrénf, In ‘XJ novembre 1918, Eèpousp fin M.J.(i.Mousseau, comptable, une fille.Parrain et marraine, M.et Mme Dr J.O.Mousseau.On nous prie de rappeler au public que les cartes pour la soirée au bénéfice de Sainte-Justine, qui devait avoir lieu le 22 octobre sont valables, pour la soirée du 17 décembre.Les porteurs de cartes peuvent commencer à les échanger, aujourd’hui, contre des coupons de fauteuils, chez Archambault, dans l’est, et chez Lindsay, dans l’ouest.A partir du 9 courant, le solde des sièges sera mis en vente, et les porteurs de cartes perdront leur privilège de premier choix, s’ils ne s’en -sont déjà prévalus.La représentation du “Caïd” à laquelle s’ajoute le charme d’une conférence de M.Edouard Mont-petit, garantit à l’organisation une salle comble.Qu'on se hâte ! Où acheter demain (Enregistre conformément à la loi v-» » X I »* r» 1 O n , .1 v.- _ tténidrnc» : 1S6 Jeai»ii«-Mane«—Tél.Est 5S?3.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, RUE ST-JACUCES.—BUREAU 76-Tél.Main 26SL TélénXon» s Main 2U.ANATOLE VANIER Avneat 97, RUE ST-JACQUES Uur.ua M tout entière.f Communiqué).SESSION FÉDÉRALE EN JANVIER servatif contre les maux qui la me- | nacent et aussi un moyen de refaire I promptement et sûrement une santé délabrée.C'est le fameux secret de l’éterncUe jeunesse ! Pas de vieillesse prématurée chez celles qui se servent des prodigicu-ses Pilules Rouges de ta Compagnie De notre correspondant) Chimique Franco-Américaine, car , BLawa, 4.Le cabinet u decide celles-là seront toujours gratifiées a peu près definitivement que la j sanK r|chet Onéreux et très session s’ouvrira au milieu de jan- abondant, vicr ou au commencement île février, i Le programme général a été préparé ! Même au retour de l’âge, les fem-et soumis au gouvernement hier et ' mes qui prennent des Pilules Rouges les choses commencent à prendre j sc sentent tout naturellement rajeu-forme.II est question d’une augnien- j nies; c’est qu’à l’intérieur coule sans talion do l’indemnité sessionnellc i cesse un sang nui les ranime, les vi-qui serait dorénavant de $3,000, ou | vifie, les rajeunit, BANQUES D’EPARGNE La banque d'eparonb de la cite ki du nisrnicT dp.Montreal.Bnrli\ras* d’ornement* rl'éfflisM, irtenferla, rontcllcria, vrrniRNag* à l'or.A.! GIROUX, ••rent» 207 SstntJactMOft, Unis I CADRAS La Git Wisintainar & Fils inc.lianufacturier dr caürra.moulures et ml- fnirs, importateur de chrAnos» grarurr*, vitres convexes et ordinnfres.Vieux uudres réiiures, redorés i miroira rénrKentés.Une spécialMé.(iros et détail.I8»G0 bfnil.81'Laurent.iLauuIttclurû : * Liarka.lai.Mala L&U, COüiMil RS EN IMMEUBLES K.JC’tTlî A l'.ITU courtier» rn fmniriiblei téta b II 1SK5), expert» en propriété*, erllflea treiilt Foncier.35 Snlnt .Ibcuoc».l'rél» ter» «I 2émo bypotuéquea.CoUec(l**i, achat* étM., fOL.IX.— No 286 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 5 DECEMBRE 1918 5 U DOCUMENTATION ECONOMIQUE ET IA LEGISLATION INDUSTRIELLE \Rfsuiné du cours dr M.Montpetit à Laval.) I.I XQL'ETES ET DOCUMENTA- TION' La législation industrielle ne va pas sans offrir de sérieuses difl'i-:ullés.Au point de vue économique, l intervention de l’Etat dans le domaine des entreprises privées, si légitime et si nécessaire qu’elle soit, ne laisse pas d’avoir pour limite la vie même de l’industrie.Elle doit respecter l’initiative individuelle qui est le ressort économique pur excellence.Dans des circonstances graves, on comprend que ce .principe le cède aux exigences de l’intérêt national.Pendant la guerre, l’organisation des forces productives a été un moyen de dé-fensc ; et elle sera, pendant la première période de l’après-guerre, un moyen do relèvement.L’Etat continuera de réglementer l’industrie.Cela ne.durera qu’un temps.On re-viondra à plus de liberté lorsque Ls dangers à éviter seront disparus et que les conditions générales seront redevenues normales.Déjà plusieurs arrêtés en Conseil ont modifié la politique de l’Etat fédéral en matière économique ; et, par exemple, les restrictions apportées aux emprunts effectués par les provinces et les municipalités ont été enlevées (Gazette officielle, 21 novembre 1918).Mais même en temps de guerre si l’intervention rigoureuse est admissible, elle ne saurait se produire avec efficacité que si elle tient compte des éléments de toute production.Poussons les choses à l’extrême : si l’Etat se substitue à l’initiative privée et décide de prendre à sa charge une exploitation, comme c’est le cas lorsqu’on crée un monopole, cela n’ira pas sans un recours aux procédés ordinaires de mise en valeur.11 convient donc, si on veut légiférer, de connaître les véritables besoins de l’industrie.Au point de vue social, il peut arriver que des lois soient volées non pas tant pour remédier à un état de choses constaté que pour faire droit à des revendications d’associations ou de groupes ; et que ccs lois aillent ainsi au delà de leur objet immédiat.Là peut être l’origine de ces lois dont j’appiica-lion est impossible, qui Sont condamnées à n’exister que dans des textes.On en trouverait des exemples.On entendra dire souvent : “ Il a bien une ioi qui fut faite autrefois, seulement elle demeure lettre morte ”.Pourquoi ?(l’est que l’on n’a pas pris garde au caractère même de la société que l’on tente de réformer, aux habitudes collectives, aux moeurs, à l’esprit public.Qu’est-ce à (lire sinon que pour bâtir une législation industrielle ou sociale, il faut avoir étudié le milieu auquel on désire l'imposer (Gustave Le Bon : Psychologie politique, et défense sociale, p là ; A.Crétinon : Droit individualiste et droit social, Semaine sociale de Bordeaux, 1909.) Voilà deux conclusions identiques ; et qui démontrent l’importance dè la documentation.Comment parviendra-t-on à grouper les renseignements précis dont on aura besoin ?Par les méthodes ordinaires : l’expérience, et, par exemple, cplie des autres peuples ; l’histoire, leçon du passé ; la monographie, sorte de coup de sonde jeté ici et là ; la statistique, arme à double tranchant, qu’il importe de brandir à bon escient ; l'observation, que nous avons si peu développée chez nous et qui, bien dirigée, sans cesse affinée, nous vaudrait tant.Cela tient en ce mol : interroger.Los compétences d’abord, ou ce que Frédéric Le Play appelait les “ autorités sociales ” : quelle source d’information, variée et sûre, jaillie de la pratique journalière ou de l’étude constante, l’Etat peut trouver chez les hommes qu'un long métier a formés.L’abîme est trop profond qui les sépare des gouvernants.C’est une collaboration à susciter.I.es faits ensuite ; et ce sera au moyen d’enquêtes conduites par les ministères, poussées à fond, atteignant toutes les manifestations sociales, et publiées sous une forme claire et, autant que possible, moins rébarbative (Paul Pie, Traité élémentaire de législation industrielle).II.—MINISTERES ET CONSEILS CONSULTATIFS Les ministères du travail sont d'institution relativement récente : Belgique (1895), Etats-Unis (1903), France (1905), Angleterre, en pleine guerre.Non pas que le travail fût ignoré; mais il fut d'abord confié à d'autres ministères.1.1 en fut ainsi au Canada.a) Ministère fédéral.— L'adoption.en 1900, de la loi sur la conciliation préventive en matière de grèves conduisit à l’organisation d’un ministère ou, plus exactement, d’une sorte de sous-ministère du travail, que les Trade Unions réclamaient depuis longtemps avec raison.L’article 10 de cette loi (63-64 Victoria, Ch.24) est ainsi rédigé: “Afin de répandre des données statistiques et d’autres renseignements exacts au sujet des conditions de la main d’oeuvre, le ministre établira un département du travail et en aura charge, lequel département recueillera, compilera et publiera, sous une forme convenable, des renseignements statistiques et autres au sujet de la main d’oeuvre, instituera et conduira des enquêtes sur les questions industrielles importantes, au sujet desquelles il n’est pas aujourd’hui facile d’obtenir des renseignements satisfaisants, et publiera, au moins, une fois par mois, une publication qui sera appelée la Gazette du Travail, qui contiendra des renseignements au sujet de l'état du marché, de la main d’oeuvre, et autres questions analogues, et qui sera distribué ou que l’on pourra se procurer en conformité des termes et conditions prescrits par le ministre à cet égard”.Quelle prose! mais il ne s'agit pas de cela.Le “département” était rattaché au ministère des Postes; et voilà comment l’honorable M.iMuloek fut le premier de nos ministres du travail.Le rédacteur de la Gazette du travail, M.Mackenzie King agissait comme sous-ministre.En 1909, le ministère du Travail fut séparé des Postes (8-9 Edouard VII ,Ch.22) et constitué indépendamment (article 2).M.Mackenzie King, élu député de Waterloo Nord, en 1906, fut choisi comme ministre (Rapport du ministère du Travail, 1909; texte de la loi créant le ministère).Le ministère s’occupe: lo de l’application des lois ouvrières (conciliation, coalitions, justes salaires, travail étranger); 2o de faire des enquêtes (prix de la vie, émeute de Vancouver de 1907, instruction technique); 3o de grouper des correspondants qui le renseignent sur les conditions du travail en général et dont les travaux paraissent dans la Gazette du Travail; to de recueillir et de coordonner des statistiques touchant les syndicats ouvriers, les grèves et les lockouts, les accidents du travail, les budgets de.famille, les prix (ce service est aujourd'hui sous l’habile direction du sous-ministre, M.A.-C.Ackland): 5o de publier des documents officiels, dont voici la liste : Gazette du travail; rapport annuel du ministère; des rapports annuels sur les différends entre patrons et ouvriers; sur les coalitions industrielles; sur les variations des prix de gros; sur l'organisation ouvrière; un rapport quinquennal sur les grèves et les lock-outs; une brochure annuelle, déjà indiquée, reproduisant les textes des’ législations adoptées par ie parlement fédéral et les divers parlements provinciaux; un rapport spécial (quatre volumes) sur l’instruction technique; des bulletins (voir le rapport annuel du ministère ou i'An-nuaire statistique fédéral).h.Ministère provincial.—A Québec.nous avons le Ministère des travaux publics et du travail (Statuts refondus, 1909, art.2361; el 5 Edouard VII, ch.12).Ce Ministère, en ce qui concerne le travail, a surtout pour objet de surveiller l'application de certaines lois: celles, en particulier, qui réglementent le travail des usines, qui instituent l’inspection du travail, qui tendent à prévenir les grèves par la concilia-tio, qui organisent le placement.11 peut, en outre mener des enquêtes,— ce pourquoi il a des pouvoirs considérables (art.2369),— et recueillir des données statistiques.Il publie un rapport annuel qui est intéressant, on y trouvera des renseignements précieux sur nos industries au point de vue de la législation sociale; on y suivra la marche des progrès qui.après bien des efforts et grâce à de patientes activités, ont pu être réalisés.I! serait bon de créer un sous-ministère distinct du travail, ou.tout au moins, un Bureau centrai.— comme ont fait les provinces d’Ontario et de Saskatchewan -— et d’étendre le domaine de son action à toutes les manifestations de la vie ouvrière.Nous y gagnerions beaucoup.C’est le moment, si les questions intéressant le travail sont celles qui vont retenir l’attention et susciter les plus vives préoccupations.A côté de ces ministères, des pays ont constitué des corps consultatifs, conseils ou offices.Cela permet de consulter périodiquement Tes autorités sociaies et les compétences spécialisées.L’Angleterre, depuis la guerre, a rnultiplié ses “boards” et leur a même donné un rôle très actif.On jugera s’il serait nécessaire d’amorcer une amélioration en ce sens, et, comme on a créé jadis un Conseil d’agriculture, s’il serait à propos de réunir un Conseil supérieur du commerce et de l’industrie ou un Conseil supérieur du travail, comme on a fait en France, en Belgique et partout ailleurs.Quant aux offices du travail, du type de l’Office du travail français ou du Bureau of Labor Statistics américain, ils sont un service du ministère qu’il est toujours facile d’organiser.Dans ce même ordre d’idées, on voit quel avantage une institution centrale-bureau, Conseil ou Office — pourrait tirer de la collaboration des Chambres de commerce, des Associations de manufacturiers et des Fédérations ouvrières.III.— INTERNATIONALISATION Déjà, en 1818, Robert Owen avait conçu l’idée d’une législation internationale généralisant par tout le monde Jes principes essentiels universellement reconnus et appliqués.Après plusieurs tentatives faites en 1889 (Conseil fédéral suisse) et en 1890 (Conférence de Berlin) et après les deux Congrès de Zurich (nettement favorable) et de Bruxelles (plus hésitant) tenus tous deux, en 1897; le projet fut enfin mis à exécution, en 1900 à la suite du Congrès de Paris.L’Association pour la protection légale des travailleurs fut fondée, qui, depuis 1901, a son siège à Bàle et qui est le centre de l’action commune de toutes les “sections nationales”.La difficulté était de savoir si on pourrait internationaliser la législation du travail.Les conditions économiques ne sont pas les mêmes dans tous les pays; et des raisons tirees de la situation où se trouve telle nation au point de vue, par exemple, (ie la main-d’oeuvre ou d’un autre élément du prix de revient, pouvaient être opposés à ceux qui désiraient harmoniser les législations.Aussi bien l’Association eut-elle soin de ne mettre à l’étude que des questions bien déterminées et sur lesquelles l’accord était déjà fait en principe: l’interdiction du travail de nuit des femmes, l’interdiction de l’emploi du phosphore blanc dans l’industrie des allumettes (Raoul -lay; La Protection légale des travailleurs: voir également les Discussions de la section nationale française.Sème série, 1905-1906.) traités internationaux pour la protection légale des travailleurs, leur sanction).Enfin l’action de l’Office de Bâle est facilitée par les Sociétés diverses qui s’intéressent, dans les principaux pays, aux problèmes ouvriers : Musées sociaux (France, New-York), sociétés d’E-conomie politique et sociale (France), Instituts sociologiques (Belgique), Offices spéciaux (Milan).— Voir en particulier l’Année sociale internationale de 1911-1914 et l’ouvrage déjà cité de M.Paul Pic.IV.LE CONTRAT LIBRE.Dans toutes les législations nationales, le même principe do base subsiste : le contrat libre.Stimulé par la concurrence le travail libéré est l’agent actif ci sûr de la prospérité générale.Mais cette liberté du travail, fondement de tout régime industriel depuis l'abolition des Corporations obligatoires et de l’esclavage, ne peut pas être absolue.La loi y apporte des atténuations, soit qu’elle ait pour objet de protéger les plus faibles, soit qu'elle tente de prévenir les maux que le jeu des intérêts pourrait faire naître.Distinguons: lo Le travail industriel; 2o le travail ouvrier.Tout homme peut exercer l'industrie qui lui plaît, sauf à obéir à certaines dispositions législatives.La loi protège tout ce qui est brevet d’invention, marque de commerce ou nom commercial, droits d’auteur (Statuts révisés du Canada, 1906, eh.60, 70, 71).Il y a des industries dont l’exploitation est réservée à l’Etat, ce sont les monopoles ;¦ les postes, par exemple, la frappe de la monnaie, l’exploitation des chemins de fer, la fabrication des allumettes, du tabac, de l’alcool.Des municipalités ont également pris à leur compte tels grands services publics : les transports urbains, la distribulion de l’eau et de la force hydraulique, l’éclairage électrique, l’installation des bains et lavoirs.Et cela pose un point de doctrine des plus controversés (Paul Leroy-Beaulieu: l’Etat moderne et ses fonctions; Yves Guyot: La gestion par l’Etat et les Municipalités).D’autres industries, quoique laissées à l’initiative individuelle ont été étroitement réglementées: les produits pharmaceutiques, les articles en or et en argent, les produits alimentaires, la fabrication et la vente des alcools.L’ouvrier peut aussi choisir son métier librement.Encore existe-t-il une restriction d’ordre général : certaines professions ne sont ouvertes que lorsqu’un jury s’est assuré de la science et des qualités des candidats : ce sont les professions dites libérales, et on ne les appelle pas ainsi parce qu'elles sont fermées.Mais, en principe, l’ou- vrier est bien libre de disposer de ses bras.A ce point qu'il ne pourrait louer ses services “que pour un ; temps limité ou pour une entre- ' prise déterminée” (art.1667, code civil).Pourrait-il s’engager à ne pas travailler, consentir à ne pas exercer un métier’?.Oui, à la condition que le contrat soit limité quant au temps et quant à l'espace; : que la convention soit faite pour | un temps et pour un rayon déterminé.On peut s’engager à ne pas exercer un métier dans un rayon de cinq milles ; ou pour une période d’un an.Il suffirait même de déterminer, soit l’espace, soit le temps (Fuzier-Herman; The United Shoe Machinery Go.of Canada vs Brunet et al., notes de M.'le juge Pelletier).Cette liberté du travail est une des conquêtes de notre époque ; mais encore une fois, elle ne peut pas être intangible.Elle le cède à l’humanité.“Entre le faible et le fort, disait Lacordaire, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit.’5 Voilà la raison d’être des lois sociales.UN) Le Piano tel o way Le choix de tous les artistes.C’est le “nec plus ultra” des pianos droits ou à queue.Faites venir notre brochurette “A’'.; Nos megasin* sont ourerts tou» les I soirs, de 7 h.30 à S h., les mercredis et jeudis exceptés, j Visitez nos Salons de Phonographes.CHEZ LINDSAY ON PARLE LE FRANÇAIS GW.LINDSAY LIMITED Siège ooeftt! ï 512 Sle-Cathêrine ouest.Succursale : 394 Ste-Catherine est.MONTREAL Québec, Ottawa, Trois-Rivières, Kings- j ton, Brockviile et Belleville* En J 906, deux conventions furent arrêtées.La convention sur l’interdiction du travail de nuit des femmes fut ratifiée par la Grande-Bretagne.la France, la cBlgique et par huit autres pays; l’Algérie et la Tunisie ainsi que certaines colonies anglaises donnèrent leur adhésion.Le rapport du bureau sur l’activité de l’Association (1908-1910) laissait prévoir que “les cinq colonies canadiennes (?) et les cinq colonies australiennes de la Grandc-Breta- ; gne” suivraient l’exempte de la Non- ! velle-Zélande (p.5).11 ne parait pas (lue le Canada sc soit rendu à ce désir.11 en est tout autrement en ce qui concerne la seconde convention qui fut ratifiée par la Grande-Bretagne et bon nombre de ses colonies.Une dépêche du secrétaire d’Etat pour les colonies expédiée le 17 décembre 1909 pressentit le Canada (Rapport du Ministère du travail, 1909 et 1910, p.113).Le 24 novembre 1910, un projet de loi était déposé par M.Mackenzie King: l’adoption en fut retardée par une question de procédure (Gazette du Travail de février 1911).En 1914.le Parlement canadien vota noire “loi ayant pour obiet de prohiber la fabrication (art.3), l’importation (art.4), et la vente (art.5), des allumettes fabriquées avec du phosphore blanc” (4-5 Georges V.Ch.12.sanctionnée le 27 mai 1914).Les fabriques sont soumises au régime de l’inspection; et des sanctions sévères sont prévues.Cette participation du Canada à un mouvement international ne manque pas d’intérêt.L’Association projetait, avant la guerre, de faire accepter d’autres réglementations (poisons industriels, travail de nuit des mineurs, travail à domicile.etc.) La paix venue, il est certain qu'elle poursuivra sa tâche (voir les Bulletins de l'Office in-j ternational).Elle sera aidée par ces traités d’un caractère nouveau j que les pays ont conclus depuis ! quelques années et dont l’objet pre- j mirr est d’internationaliser un | noint de législation sociale: traités italo-suissc de 1904 et de 1910: Irai- i té franco-italien, traité franco-belge j de 1906.IM.Millcrand disait:: “Let I traités de travail méritent de deve- j nir une branche du droit des gens”.Aujourd’hui surtout : et ta pratique de ces conventions va certainement se développer (Albert Matin: I.es traités ouvriers; Ignace Sinzot: Les Normandin-Turcotte Limitée Spécialistes en Manteaux : I mm mm * TO Nous exposons maintenant plusieurs délicieux modèles de Paris et de New-York, en fourrure de qualité supérieure, et ils plaisent tellement, dans leur élégance toute distinguée qu’ils ne peuvent jamais perdre leur popularité.Manteaux en mouton de Perse Actuellement un assortiment spécial de manteaux en mouton de Perse dans les styles maintenant en vogue est offert à des prix extraordinairement aussi bas que $150 ET PLUS Catalogue envoyé sur demande Avec an« ?•riété plus qn'ordinair* d«» modèlen ri* i.tiHi.isie, nous avons aussi un astortimrnt très complot des lignes régulières, et nos prix, rom m* de cou-lumr, sont its pîus bas du Canada pour de* fourrures de meilleur* qualité.Normandin-Turcotte, Limitée, 257 OUEST RUE STE-CATHER1NE (VU-fc-vls de I» maison Almy Limitée) Nos Magasins Fourmillent de Cadeaux gants La liste — incomplète — suivante vous aidera dans le choix de vos achats pour Noël et le Nouvel an.* * * EPINGLES DE CRAVATES * + * (ttAVATfcS j JARRETIERES ROUTONS DE MANCHETTES rjc 3|( BRETELLES | SERRE-RRAS RAS BT CHAUSSETTES * * | TRICOTS ECHARPES DE SOIE * * * PYJAMAS | MOUCHOIRS ECHARPES DE LAINE * * * PANTOUFLES | BOITES A COLS SERVICES A BARBE -—- ¦ ,4 , * * * "s.MANDOLINES t PORTE-FEUILLE PANIERS A OUVRAGE * * * MONTRES | VALISES MONTRES-BRACELETS * * * ENCRIERS ! CENDRIERS ARTICLES SPORTIFS * * * PATINS 1 SACOCHES FERS ELECTRIQIIES j; * * * BIJOUX | BROCHES SERVICES A EAU * * ïfr RAQUETTES | VIOLONS SERVICES DE TABLE * * * GRILLE-PAIN | CASSEROLES APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES j 5(C Sf: ^ GANTS ! MOUCHOIRS BOITES DE COUTURE * * * PEIGNES | BONBONS PORTE-PLUME RESERVOIR * * * CHOCOLATS | FAUTEUILS TAMPONS BUVARD * * * CANIFS | V AUBES EPINGLES A CHAPEAUX * * * LAMPES ELECTRIQUES Limited Téléphone Uptown 7000 mm mMi mm .v-i i&cÜil FEUILLETON DU DEVOIR mmm Le Miracle des Perles m mmmmmmmmmmmmmi.PAR MATHILDE ALANIC .ifwÊMilliiiillllltalli 5 (Suite) Un murmure sympathique acquiesça.Les jeunes personnes, grimpées, à sa suite, sur la plateforme de la tour, n’avaient garde de contredire la châtelaine de Van-deuil.Filles, pour la plupart, de propriétaires des environs, ou de bourgeois de Bayeux conviés il l’inauguration de la laiterie, elles avaient entendu, maintes fois, leurs parents vanter les frères de ia Fa-gery, qui avaient su rehausser la dignité d’une famille déjà notable.On respecte partout la fortune et le succès, mais, en Normandie, peut-être plus encore.Pour res petites filles, c’était une aubaine de se voir reçues à Vnndcuil, d'appro-chpr cette jolie et hautaine Andrée, qui donnait le ton au chef-lieu, de connaître les élégances de son intimité.et d’admirer, de tout près, son collier de perles.—Des vraies, ma chère).Crois-tu!.Cependant Rertildc de la Paine, moins facile à éblouir, et incapable de retenir sa pensée, manifestait sa surprise.—Ma chère Andrée, il est tout à fait pittoresque de vous voir faire le procès d’une innovation qui enthousiasme votre pèrei -Oh! oui, Andrée! s’il vous entendait, il en serait chagrin! dit plus lias une voix cristalline d'enfant.lit la petite Yvette Mauduit, pour atténuer d’une caresse le timide reproche, appuya ca joue fraîche sur l’épaule de Mlle de la Fngery.File seule, de toutes celles qui étaient assemblées là, pouvait risquer une telle familiarité.Yvette n’était pourtant que la fille d'une veuve, qui vivait modestement, au village, de médiocres ressources.Mais son père, officier de marine, mort des fièvres aux Antilles, avait été un ami de collège des MM.de La Fage-ry.F.t Urbain, le banquier de Bayeux, servait de tuteur à l’orpheline.—Papa connaît mon opinion! déclara Andrée avec un soupir.Mais rien n’y a fait.Il parait que ces sortes de choses ont beaucoup de mérites, que tous les gens qui veulent le bien public doivent chercher à les propager.Et comme papa veut du bien à tout l’univers, alors.—Il sacrifie les préférences de sa fillet conclut Bertilde avec entrain.C'est d'une grandeur quasi-romaine, cela, et tout à l’honneur de M.de ia Fagery.Mais j'aperçois ees messieurs dans le parc.Us s’orientent vers la laiterie.Ne serait-ce pas le moment de les rejoindre, pour assister à ia bénédiction?—En effet, lo vilain tuyau commence à vomir de la fumée! fit Andrée avec dégoût.Le» machines vont se mettre en branle.Niions! puisqu'il nous faut honorer la pe- tite fête de notre présence.La troupe folâtre dégringola l'escalier en spirale, aux marches de grès usées, et, bientôt, l’essaim de robes claires se répandit sur les pelouses, comme une envolée de grandes libellules.Et, par une avenue de vieux châtaigniers, les jeunes filles atteignirent bientôt la laiterie, siluée à l’extrémité du parc, dans une dépression de terrain, au bord d’un ruisseau.Un rassemblement de curieux et d’invités encombrait déjà la terrasse cimentée qui précédait le bâtiment, éclatant de blancheur sous son toit de tuiles vermillon.Des fleurs et des drapeaux décoraient rentrée.Les portes vitrées grandes ouvertes laissaient voir les turbines de métal, les énormes bacs de hois, tout un enchevêtrement de tuyaux, de courroies et de gouttières.Le vénérable curé de Vandeuil bénit ers engins, inventés par les hommes pour faire fructifier les dons du Seigneur, et appela la protection du Ciel sur l’entreprise.Alqrs, sous 1rs yeux de la foule, l’organisme mécanique s’anima.Des deux côtés du chemin, arrivaient à la file des petits chariots, couverts de hâches, tirés par des chevaux ou des ânes.Us apportaient, en do lourdes Jarres de tôle.la traite journalière, recueillie dans un périmètre de cinq lieues, sur les fermes des deux frères de la Fagery et de quelques propriétaires amis.Bernard pesait et contrôlait le précieux breuvage.Un seau monte-charge automatique, où se déversaient les bidons, ne cessait, de s’élever, le long de la muraille, jusqu’au réservoir d’où le lait parvenait ensuite aux écréineuses centrifuges.Les ronflements de ia locomobile qui mettait en branle l'ou-lillagc compliqué scandait celte scène active, comme un ordre de travail impérieusement répété.Cette petite solennité devait surtout servir de démonstration, pour la propagande de l’idée.M.de la Fagery, excité comme tout innovateur.alait de l'un à l’autre, prêchant ses théories favorites à ses amis et à ses voisins.11 jubilait, en exhibant les produits obtenus par les essais de la veille — les jolis petits pains, découpés mécaniquement par des moules, et que des ouvrières enveloppaient, avec prestesse.d’élégants papiers à vignettes.On y goûterait nu lunch.ha qualité était excellente.Et des débouchés de vente étaient déjà assurés, à Paris et à Londres.Pasteurisation.froid artificiel.union des producteurs.Ces formules revenaient sans cesse dans ses propos, avec l'éloge réitéré de son coadjuteur, M.Montai, un homme actif, de sens lucide, plein de savoir, d’activité et doué d'ini-lintive.Bernard, patient et méthodique, expliquait aux curieux les péripé-ties'dc la fabrication et l’action des différents appareils.Guy, adossé à une échelle, la cigarette au coin de la bouche, le monocle à l’oeil, observait, d'un oeil de dédain narquois.—Dis donc.Andrée, fit-il à sa cousine, en négligeant de baisser la voix, en as-tu assez, toi aussi, de la leçon de choses?Moi, je trouve ça rasant, je ne te dissimule pas.Bernard, à cinq pas de là, eut un mouvement involontaire, prouvant qu’il avait entendu la réflexion désobligeante.Yvette, arrêtée près d’Andrée, rougit de l'offense injustement faite, et ses yeux bleus s'obscurcirent d’une ombre chagrine, en regardant l’offenseur.—Oh! moi.je m'intéresse beaucoup à ces choses-là, fit-elle, en élevant sa jeune voix, bravement, .le suis une paysanne, il est vrai.Je sais traire une vache, baratter, filer et Iricoler oemme les mères-grands.Guy adoucit son air moqueur en un sourire câlin: —Vous êtes pétrie de perfections, mie Yvette, on le saitl Peut-être.au surplus, trouverais-je moi-même un certain intérêt à ccs histoires d« petit-lait, de caséine, etc.Mais •£ monsieur m’agace.Il est trop maître d’école.Ne trouves-tu pas, Andrée?Le type du parfait pédant!.Mlle de la Fagery répondit d’une moue souriante et d’un mouvement de télé évasif.Ce geste n’était pas achevé que Montai sc retourna encore.comme averti de l’hostilité si proche.Un éclair traversa ics yeux du jeune homme.Guy reçut un coup d’oeil de mépris, cinglant comme un coup de cravache.Le jeune de la Fagery se redressa avec un rire insouciant, secoua, du bout de l'ongle, la cendre de sa cigarette, et, se penchant vers Yvette Mauduit, chantonna : —Ne permettez-vous pas, ma belle demoiselle, qu’on vous offre lo bras.pour vous conduire à table?.(A suivre) RIE t’OPULAIRE (à responMbllité MuuN» ï N.Chevrier.«Frant ufaiAnl. a LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 5 DECEMBRE 1918 VOL.No 286 LE DEVELOPPEMENT DE NOS JEUNES ENFANTS FLEMING EST SUPÉRIEUR BELLE SEANCE DE BOXE, HIER SOIR, AV PARC SO H MER.— BURNS RESISTE AVEC VAILLANCE A SON DANGEREUX ADVERSAIRE.FAITS DIVERS A l’une des dernières réunions de la section parisienne de l’Hexa-gramnie, M.Georges-Simon Savi-gny, journaliste, conférenciant sur la question de l’enseignement, a été conduit à parler de l’éducation physique.Ses paroles valent d’être rapportées ici.elles aideront sûrement la cause du National: “I.a grande préoccupation de la société devrait être d’assurer le développement physique des jeunes enfants, de façon à faire îles hommes vigoureux, ce qui a tout de même son importance.Cela en outre présentera un avantage; ceux qui auront ainsi grandi à peu près librement, se courberont moins facilement une fois arrivés à l'âge des hommes.” Oui, l’important dans l’éducation de l’enfant c’est de se préoccuper de son développement physique.La science est fréquemment si vaine et si décevante! Que peut-elle donc contre la souffrance?Que peut-elle surtout contre la mort?La culture physique qui donnera j •à l’enfant au moins la santé, la sécurité matérielle de son être physique, ne la trompera pas.Elle lui permettra d’éprouver intensément les joies corporelles et, pour aussi prosaïque que cela paraisse, ce sont des dons desquels bien peu d’humains savent se désintéresser et s’abstraire réellement.La parfaite intégrité physique a sur la possession de la science cet avan- tage indéniable que si.pas plus qu’elle, elle n’est capable d’éviter la mort, elle est au moins capable d’éviter la souffrance.Et cela aussi c’est bien quelque chose.Simon Savigny pense que “cela a tout de même son importance”.Ce “tout de même’’, nous serions presque sensé de le reprocher à Savigny si nous ne savions qu’il a voulu souligner d'une pointe d’ironie celle importance.Cela n’est pas seulement important, C’EST MEME ES S,EN TI EL.ici, il y a sur l'enfant trop de contrainte, trop de compression, et c’est ce qui empêche qu’il y ait beaucoup de véritables citoyens.Les hommes qui ont enraeiné dans le coeur cette fierté de la liberté ne tolèrent pas l’outrage, qu’il soit adressé à eux on à leur nation.Nous aimons ce geste héroïque qui, sous la menace insolente, fait lever la tête.Si nous éduquions nos enfants selon ces principes, il y aurait tout de même un peu moins de lâcheté dans ce monde et conséquemment un peu moins de laideur.Savigny fait bien de nous aider à clamer ces vérités rédemptrices des fautes de notre race et de notre époque.11A R ENTS CANADIENS - FR AN-ÇAIS, FAITES SUIVRE DES COURS DE CULTURE PHYSIQUE; A VOS ENFANTS.- LE NATIONAL EST PRET A LES RECEVOIR.LA POLICE DE (PROPOS DE MONTRÉAL HOCKEY LES POLICIERS ELIRONT LES OFFICIERS DE LEUR ASSOCIATION ATHLETIQUE, LE 11 COURANT.— DEUX SONT ACCLAMES.L'Association Athlétique Amateur de la Police de Montréal a tenu, hier après-midi, son assemblée annuelle, au gymnase de l’Annexe de la rue Gosford.Rapports de l’exercice de l’an dernier et de l’état financier ont été présentés et approuvés.La situation de l’A.A.A.P.de Montréal est excellente ; Après avoir versé au Fonds de pension de la police une somme de §7,000 et accordé diverses sommes à des oeuvres de bienfaisance et des gratifications à nombre de ceux qui se sont occupés de cette Association, cette dernière reste avec un encaisse en banque de $1,587.34.Le bureau des directeurs devant être renouvelé, les candidats se sont présentés nombreux ; les élections auront lieu le 11 courant.A l’assemblée d’hier, le chef Pierre Bélanger a été nommé président honoraire.Pour la présidence, deux candidats sont sur .les rangs ; l’inspecteur Egan et le capitaine Carie.Pour la première vice-présidence, les capitaines Tourangeau et Dander, au U.Pour la deuxième vice-présidence, le capitaine Gonnian et le lieutenant Lefebvre.Pour le posle de agents H.Mignot et ter.Pour le poste de trésorier, l’ins-i pecteur Robert et l’agent Lebeau.Les autres candidats sont ; au siège No 1 : Le détective Henri Giguère, élu par acclamation.QUI SERA LE PATI NOIR JUBILEE?— UNE ASSEMBLEE DES MAGNATS AURA LIEE A MONTREAL.LA SAISON S’OUVRIRAIT LE 18 DECEMBRE.secrétaire, tes W.E, Carpen- Au siège No 2 : l’agent Cléments I et le lient.Barrett.Au siège No 3 ; les agents Brooks et Gauthier.Au siège No 4 : l’agent Bergeron est élu par acclamation.Au siège No 5, les agents Duro-clier et Godbout.Au siège No (5, le capitaine Ainey et l'agent Beaudry.Au siège No 7.les sergvnts Lari-vière, Gregory, l'agent Laberge, l’ex-agent Rae.Au siège No 8, le lient.Childs, le sergent de Rellefeuille, les agents Thisdaie, Frenetic et AVarrai.Au siège No 9, le capitaine Marauda, les agents Trudel, Dufort et Beauchamp.Au si ègc No 10, les sergents Poirier, Dligué, les agents Langlois, Vézina et Lavoie.Ont été nommés scrutateurs, le lieutenant Bajot, Jus.Lefebvre et le const.Ouellette ; auditeurs, l’ex-quartier-maltre Holland et l'ex-ca-yilaini Ménard.LE NATIONAL OUVERT AUX VISITEURS Plusieurs personnes désireuses de Kc joindre au National s’enquièrent «i elles peuvent visiter le Palestre français.UN GRAND TOURNOI INTERALLIÉ Paris, 5.— Les officiers de t’armée améribalne qui sont actuellement en France sont à préparer un grand tournoi athlétique Inter-allié qui sera qualifié d'OIympiades Militaires.Le général Pershing a donné tout son appui à ce projet et les finales de tournoi seront disputées à Paris.Tous les entraîneurs de l’armée, ceux de.la Y.M.C.A.et des Chevaliers de Colomb seront mis à la dis position des concurrents.Les soldats américains se rencontreront dans des events spéciaux, mais la majorité des épreuves seront ouvertes aux soldats des nations alliées.Ceux qui ont assisté à la rencontre Frankie Fleming avec Joe Burns, hier soir, au parc Soluner, sont retournés chez eux avec cette conviction que Joe Burns est un bon boxeur, mais que Frankie Fleming est de beaucoup son supérieur.Pour les Canadiens-français, le résultat de la bataille n’a pas été de nature à les surprendre, mais pour nos amis Irlandais, dont le coeur a toujours balancé entre les deux rivaux d'bier, le résultat a eu pour effet d’en convaincre plusieurs que leur compatriote de La-prairie est plus expérimenté et parlant de là plus boxeur que l’aspirant de la Pointe St-Gharles.Ce fut quand même un beau combat et Joe Burnp a droit à des félicitations pour avoir tenu durant dix rondes contre un homme de la valeur de Frankie.Celui-ci n’a pas été lent à se mettre à l’oeuvre.Dédaignant sa vieille tactique d’examiner et d’étudier son rival pendant quelques reprises.Fleming “rentra ’’ dès le son du timbre et malmena son rival durant trois reprises.Assuré que ses coups avaie.nl suffisamment porté pour affaiblir le moral de son adversaire, tout en lui martelant le nez, Fleming prit aisément les choses dans les rondes suivantes.A la septième, les chances furent partagées.A la neuvième et à la dixième, Fleming mena, et plusieurs sont d’avis qu’il aurait fallu bien peu d’efforts de sa part pour envoyer son rival au pays des rêves.Les préliminaires furent intéressantes.Fleming est le meilleur homme.UN MONUMENT POUR LES SPORTIFS Toronto.5.— Les gens de Toronto ont toujours eu l’orgueil de se réclamer du bataillon des sportifs qui a été organisé chez eux.Quelques-uns des officiers de ce régiment qui sont de retour du front viennent de proposer que l’on érige un monument en l’honneur de ceux qui onl donné leur vie pour la cause de l’humanité.Les clubs athléti-! entendu Le patinoir Jubilee a certainement eu une très bonne presse depuis le commencement de l’automne.Lucien Riopel et Albert Allard, aidés de Bill Sutherland et al., ont donné à ce patinoir une réputation “alii Canadian”.Aux dernières nouvelles, Lucien Riopel et Albert Allard réclament chacun des droits à la glace.On dit que M.Allant est en négociation avec Percy Quinn et que celui-ci devra lui donner une réponse sans tarder, car Albert est disposé à faire des affaires avec le plus haut enchérisseur.à condition toutefois que Lucien Riopêl soit contraint d’évacuer les lieux.TROIS CLUBS DANS LA LIGUE.Ottawa, 5.—- Personne ne semble s’intéresser outre mesure au prochain circuit de la N.H.L.Les amateurs locaux semblent toutefois favorables à un circuit de trois clubs au lieu de quatre, comme cela s’est vu les années passées.Trois équipes permettraient aux amateurs de voir les Toronto et le Canadien six fois à l’oeuvre chacun à Ottawa.Les directeurs du club Ottawa ne veulent pas encore se prononcer, mais il appert qu’ils sont favorables à un circuit de trois clubs, vu qu’une telle organisation réunirait les meilleurs joueurs de l'Est du Canada.Une assemblée de la N.H.L., aura lieu prochainement à Montréal pour l'adoption du calendrier des joutes.Il est rumeur que la saison s’ouvrira le 18 décembre en cette ville, alors que le Canadien rencontrera les Ottawa."SPRAGUE” AVEC OTTAWA.Le club Ottawa a fait publier aujourd'hui.qu’il avait accepté tes conditions posées par Sprague (.leghorn, pour jouer sur la défense des Sénateurs.Comme, ce joueur est également réclamé par George Kennedy, il faudra la sanction de la \.H.L., pour que les Ottawa puissent retenir ses services.ON MANQUE DE PATINOIRS.Ottawa, 4.La ligue locale de hockey est organisé, mais la place manque actuellement à quelques-uns de ses clubs.Comme les pati-noirs locaux ne peuvent donner l’accommodation voulue à tous les clubs, le président Plant a convoqué une assemblée des clubs pour jeudi, afin de pouvoir remédier à cette situation embarrassante.* Le rond à Curling Rideau a été offert a certains clubs, s’ils veulent y jouer leurs parties.Les candidats ne font aucunement défaut, et plusieurs Canadiens-français joueront cet hiver .sur des équipes anglaises.ques, etc., seront invités à souscrire à cette oeuvre, et Ton espère que le monument pourra être dévoilé le printemps prochain.Ce projet est bien accueilli, et nul doute que l’argent nécessaire sera rapidement souscrit.TtTE PAR UNE LOCOMOTIVE.Un homme que plus tard l’on a reconnu être Denis McCarthy, 54 ans, et demeurant au No 183, avenue Atlantique, par sa carte d’enregistrement, a été frappé par une locomotive alors qu’il marchait sur la voie du C.P.H., à St-Lau-rent, vis-à-vis la traverse Breslay, hier soir.La mort a été instantanée.Le corps a été ramené à la gare Viger, où le wagon de la morgue est allé le chercher.D'après les renseignements que Ton a eus, hier soir, McCarthy n’était pas un employé de la compagnie.TUE PAR UN TRAIN.Le cadavre d'un soldat, C.Aber-netny, 35 ans, du 4e bataillon de dépé)t, a été trouvé à la traverse de la rue Ottawa, sur la voie du Grand-Tronc, par un constable de cette compagnie.Il est évident qu’il a été frappé par un train qui venait de passer quelques minutes avant.Le corps a été envoyé à la morgue pour enquête.DEPOSITION ANTE MORTEM.On a pris la déposition ante mortem du constable Ernest Boucher, hier après-midi, car les médecins de l’hôpital Général, où il a été transporté, à la suite de l’agression dont il a été l'objet de la part d’un Italien, dans un café, craignent que des complications graves ne se déclarent.Il a le poumon gauche attaqué et on ne serait pas surpris du tout s’il mourrait de ses blessures.Il a désigné son agresseur comme étant un nommé Joseph Barbiéri, un individu qui aurait déjà eu des démêlés avec la police.Celui-ci et son frère, Giovanni, ont été amenés au lit du blessés et l'agent a reconnu le premier comme son agresseur et l'autre comme ayant pris part à la mêlée.Boucher était dans la salie publU que quand le maire Martin est allé le visiter.Celuici a fait immédiatement transporter le blessé dans une chambre privée où le commissaire est allé le voir et lui a donné l’assurance que la ville pourvoirait aux besoins de sa famille.Boucher jouit d’une force peu commune.Après avoir été ainsi poignardé, il réussit quand même à maîtriser Barbiéri et il le conduisit à l'hôpital Générai, où il s’affaissa, après avoir remis son orisonnier entre bonnes mains.Les deux prévenus ont comparu devant le juge Lanctôt, hier iprès-midi, et celui-ci, après avoir ’ la preuve, a décide qu il y OUTREMONT A L’APPUI DE MONTRÉAL LA VILLE VOISINE ENTEND JOINDRE SES PROTESTATIONS A CELLES DE LA METROPOLE CONTRE LA CIE DU TELEPHONE.à procès.Ils subiront volontaire aujour- L’ASSEMBLEE avait matière leur examen d’hui même.Aux dires de ciuelques témoins oculaires, un caporal du nom de Jo-! seph C.Marchand, entra avec sa i soeur dans un café de la rue Ste-Catherine, près St-Denis.(C est par erreur que nous avions dit St-Denis OF l’A A A N I près Ste-Catherine).Après avoir LÎE, L Ji.ft.ft.iV ; mnnuê ils allaient i L’assemblée annuelle de riation Athlétique d’Amateurs Nationale aura lieii te 11 décembre, à S h.30 du soir, au siège social, 80, rue Ghenier, angle de la rue St-André.Le.rapport du dernier exercice financier et une copie de la nouvelle constitution seiront soumis aux membres.j mange, ils allaient sortir du restau-.rant, lorsque Barbiéri s’approchant I Asso-; (ju COUpie) insulta la jeune fille.Juste à .ce montent, le constable entrait dans le café par affaire.H vit la scène et avertit Tllalien de se conduire mieux.Celui-ci sauta sur le constable et ses amis vinrent à la LE CONCERT DU PROF.AUER Voici le programme du concert de Léopold Auer, dimanche prochain au His Majesty’s, sous la direction de M.Louis II.Bourdon qui n’apparaitra qu’une fois dans chacune des grandes villes : t.Sonate (Kreutzer) op.47 en la majeur, Beethoven; II.Concerto (allegro, Andante, Allegro conspirito), Nardini; III.Sonate, en sol majeur, Locatelli; IV.Séréade, Haydm-Auer; Vivace, Haydm-Auer; V.Chaconne, Vitali.C’est à la demande d'Ysaye, que le prof.Auer jouera la fameuse Sonate de Beethoven.(Communiqué).LE RETOUR DE NOS SOLDATS (De notre correspondant) Ottawa, 4.— Il est à peu près décidé aujourd’hui que les soldats reviendront par unites de bataillons selon leur demande, et non pas simplement à mesure des besoins économiques du pays, ainsi que l’avait d’abord décide le gouvernement.Sir Robert Borden aurait cédé là-dessus aux représentations du général Currie, commandant des troupes canadiennes.Ce système sera moins avantageux pour le pays mais plus agréable aux soldats.UN DISCOURS DE MJ30NAR LAW (Service de la Presse associée) Londres, U — Portant la parole à Bootle, hier soir, M.Bon r Law, chancelier de l’Echiquier, a confirmé le fait que le gouvernement anglais a décidé d’exercer la plus forte pression possible sur les Alliés pour qu’üs réclament la reddition de Guillaume et lui fassent subir un procès.Le chancelier a annoncé également que te gouvernement a nommé un comité pour examiner scientifiquement l’étendue des indemnités que l’ennemi peut payer.Le gouvernement proposera cette façon de procéder aux Alliés et croit qu’ils l'adopteront.Une commission étu-j (liera ensuite toute la question et décidera quelle somme peut être ob ! tenue.Des mesures seront prises j pour en assurer te paiement.Le colonel House, représentant américain, n'a pu assister aux con-; férences, à Londres, lundi et hier, a ajouté M.Bonard Law, et il a été i impossible de prendre une décision (sur ce point.Il n’exprime es vues du gouvernement L’agent Penticost.qui passait près de l’endroit fut averti par un passant qu’il se passait quelque chose d’anormal dans le café.Il entra pendant que l’homme qui l’avait prévenu fut chargé d’avertir le poste de police voisin.La mêlée était générale dans le café quand l’escouade de policiers entra._ Seul Joseph Barbiéri put être fait prisonnier.Les autres italiens purent s’enfuir, mais quelques heures plus tard Giovanni Barbiéri fut arrêté dans un autre café par des détectives.Deux hommes gisaient sur le carreau, le constable Penticost et un chauffeur d’auto du nom de Rémi Reskin.dont la condition est criti-oue.On espère les sauver tous les deux, mais Ton entretient peu d’espoir de sauver Boucher.AUX ASSISES La session de novembre de la Cour d’assises, qui a été remise à nlus tard, à cause de l’épidémie de grippe, «’ouvrira lundi prochain, le 9 courant.T.cs deux premières causes à être entendues sont celtes de Louis Racine, accusé d’homicide, et d’Emile Ouellette, accusé d’un acte infamant, dont le procès avait été commencé aux dernières sessions.JOUEURS CONDAMNES Le juge Cusson a condamné Dhni-trio Rondasanos à un mois de prison, hier, pour avoir tenu une maison de jeu au No 158 boulevard St-Laurent.Nick Zapinis, 14 rue du Marché, devra passer 15 jours en prison pour une offense analogue.Louis Humaine, un barbier, 237a, Ste-Catherine ouest, passera deux jours à l’ombre pour avoir tenu un livre de pari à sa place d’affaires.DEUX ACCIDENTS Wilfrid Brodeur, 28 ans, dont l’adresse est inconnue, u été transporté à l’hôpital Western hier, des usines de la “Canadian Car and Foundries”, où il s’était pris la main dans un engrenage.Tl fallut lui amputer quatre doigts et une partie de |la main.Thomas Flemming, 48 ans, 1361, avenue Greene, a glissé sur le par-uiiet de la salle d’attente, à la gare Windsor, et s’est fracturé un coude.11 a été admis à l’hôpital Général.Son état n’est pas sérieux.Séance régulière du conseil municipal d’Oulrcmont hier soir sous ia présidence du maire Beaubien.ITune des principailes questions discutées a été l'augmentation des tarifs du téléphone.Outremont a décidé d’appuyer Montréal dans son opposition à cette mesure.L’ingénieur de la ville, M.Duchas-tel de Montrouge, expliqua qu’il s'est présenté dernièrement devant la Commission des chemins de fer pour s’opposer à cette augmentation.Il était accompagné en cette circonstance de l'expert de Montréal.Il faut cependant que la ville lasse aussi quelque chose dans ce sens et le secrétaire est chargé de préparer un mémoire à cette fin.La compagnie McArthur Irwin, qui vient d'installer une manufacture dans les limites de ta ville, demande que Ton pose un égout rue Rockland, depuis la rue Ducharme jusqu’aux voies du Pacifique-Canadien.Sur recommandation rie l’ingénieur de ta ville, le conseil décide de construire Tégout en question et la compagnie s’engage à payer une taxe annuelle pendant 10 ans.Le terme expiré, cet égout restera la propriété de la ville.L’entreprise ne coûtera que $1,500 et sera de nature à favoriser une nouvelle industrie qui a l’intention rie s'établir dans les limites de la ville.Lorsque la ville voudra se servir de ce tuyau, elle en aura parfaitement le droit comme il a été stipulé dans k* contrat.L’idée de Tingénieur a été immédiatement adoptée par les éehe-yins et les travaux vont commencer incessamment.Sur proposition de Téchevin Goyer, il a été décidé de mettre des affiches sur les poteaux ou dans des endroits bien en vue dans le voisinage des écoles.Les automobiles seront priés d’aller plus lentement dans ces endroits oû il y a souvent des enfants et où malheureusement trop d’accidents surviennent.Cette mesure est déjà en vigueur dans d’autres villes et a donné de bons résultats.Au commencement de la séance, les échevins ont protesté contre un article paru dans un quotidien de Montréal, article dans lequel on cherche noise à l’ingénieur de la cité.L’article est dû à un arrêt temporaire de la M.W.et P.Co.qui n’est pas du ressort de Tingénieur.Lors de cet arrêt, on a d’ailleurs pris toutes les dispositions pour parer aux inconvénients et tout a été réparé en quelque temps.Les échevins suivants assistaient a la séance; Robert Cook, J.-G.Pi-cher.E.-W.Sayer, G.-O.Messier, L.-E.Gauthier, J.-U.Rolland, et M.L.-T.Simpson, secrétaire, et M.Du-chastel de Montrouge, ingénieur de la cité.Il y aura une autre séance du conseil le 18 courant.La i Maison de Taylor HOTEL MARTINIQUE J i Jj iiiU'i J i ijlA fil mi Vî'MiH 600 chamhresf 400 bains I Broadway, 32e et 33e rues, New-York Entrée directe au ‘‘Subway’' de Breadvray et au “Tube” de l’Hudson.À un bloc de In gare PenneylTanie.Egalement à portée des lieux d’amuaement», des grands magasine et du district de» affaires.Tarif : $2.00 et plus par jour.SPECIALITE 155 chambre® agréable», arec ealle de bain privée, $3.00 PAR JOUR Le# restaurant» de l’Hâtel Martinique sont bien connu» pour la bonne chère qu’on y trouve et leurs jirix raisonnables.GUÉRISSEZ La GRIPPE ESPAGNOLE Employez pour ceia le remède logique au Goudron (antiseptique puissant des naïqueuses respiratoires) à t'HtilbF DE FOIE DE MORDE (adoucissant et reconstituant du poumon et de tout le système) et autres spécifiques des RHUMES, TOUX, BRONCHITES et AFFECTIONS PULMONAIRES.En Vente Partout.DR.ED MOBIN & CIE., Limitée, QUEBEC, Cnn.ACADEMIE CANADIENNE ROYALE DES ARTS (Canadian Royal Academy of Arts) Exposition de peinture, de sculpture et de dessins d’architecture, dans le LOCAL DE L ASSOCIATION DES ARTS, 679 ouest RUE SHERBROOKE du 22 novembre au 21 décembre Admission tous les jours, do 0 h.et demie du matin à 6 Ii.du soir, 25s.Lundi et jeudi soir, de 8 à 10 h., 10s.Lntrée libre, lundi et samedi, de 2 à i’i h.du soir.Jeudi, de 9 h.et demie du matin à 6 h.du soir.L’INDUSTRIE LAITIERE UN CONGRÈS A VALLEYFIELD OUVERTURE OFFICIELLE, HIER, SOUS LA PRESIDENCE DE SA GRANDEUR Mgr EMARD.CITE DE MONTRÉAL REGLEMENTS Nos 677, 678 ET 679 Avis public est par les présentes (tonne (pie le Conseil de la Cite de Montréal, en \(>rlu des pouvoirs à lui conférés par ia Charte de ladite Cité, a adopté, b une as-scmblée tenue le 2 décembre 1918, les réglements suivants : i (1) Règlement No 677 pour amender (a) le règlement No 260 qui a pour titre “Règlement concernant la construction, les mo~ J dJfications, les réparations, l’enlèvement et ! l’inspection des bâtisses dans la Cité de I Montréal, et pour prévenir les accidents par le feu” —• et (b) le règlement No 126, intitulé “Règlement concernant l’alignement et le | niveau des rues, ruelles et places publiques de la Cité de Montréal”.(2) Règlement No 678 pour amender le règlement No 296 relatif aux marchés, tel qu’u- ; mondé par le règlement No 641, et pour j abroger ledit règlement No 641.(3) Règlement No 679 concernant l’enlève-ment et la manière de disposer des charognes, restes d’animaux, et des viandes corrompues ou mauvaises, et pour abroger les règlements Nos 254, 253 et .149.Les parties intéressées peuvent obtenir | tout renseignement voulu par rapport à ces ! règlements en s'adressant au soussigné.RENE BAL’SET, Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de Ville.Montréal, 3 décembre 1918.COMPAGNIE DES TRAMWAYS OE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBI!R.BAIN FOUR 1917-18 SECOUSSE S'SMIQUE EN CHILI M.GARFIELD A DÉMISSIONNÉ Washington, -L Le roiitrôlcuT du conibu.stihlt', Garfield, a démissionné »>t le président Wilson a accepté sa démission.On ignore s’il lui sera nommé un successeur.fService de In PreMe Associée* Santiago, Chili, 5.— Un tremble mont de terre a secoué hier, toute la partie nord du Chili ; il a causé dos dommages considérables dans les villes de Copiapo, d’une popula donc que i lion de 12,1)00 Âmes et de VaHenar, inginis.j comptant 5,000 habitants.Ailleurs, I les dommages sont légers.Les derniers rapports annoncent i que dix pour cent des édifices de Copiapo ont été démolis ; plusieurs | personnes ont perdu la vie et des milliers se trouvent sans abri.Les secousses sismiques se sont fait .sentir au RrésiO, en Argent!re et dans la plupart des Etats de i l’Amérique du Sud.s ; Valleyfield, 5.— La Société d’industrie laitière a tenu, hier, la séance d’ouverture officielle de son congrès, sous la présidence d’honneur de Mgr Emard.L’élite de la ville et du clergé de Valleyfield, les principaux représentants de la classe agricole, MM.Mercier et Caron, membres du gouvernement provincial, MM.Papineau el Robb, députés, et M.Farand étaient présents.Le Dr S.-W.Larocque, maire de Val-leyfield, a souhaité la bienvenue aux congressistes.M.Gustave Boyer, président de ia Société, a fait l’historique de l’Ecole de Laiterie de Saint-Hyacinthe et de la coopérative des Fromagers de Québec.M.Caron, ministre de T Agriculture, a dit de la Société d’industrie laitière qu’elle est une institution véritablement progressive et nationale.II est du devoir et de l’intérêt du gouvernement de l’encourager.Le paysan, a proclamé l’orateur, a été le principal artisan de la victoire.Le laboureur a valu le soldat dans la tranchée.Nos cultivateurs ont été admirables de travail et de persévérance.La preuve, c’est que la province est à la tête de la Confédération, pour la surproduction, cette année.On évalue notre récolle à 8200,000,000.C’est le grand signe de notre prospérité, car l’agriculture est à la base du commerce et de l’industrie.L’industrie laitière s’est développée, en 1918, comme! lout le reste.On évalue à $50,000,-000 nos produits laitiers de cette i année.\ M.Caron a parlé de l’Association des cultivateurs québécois.Il a ex- i primé l’opinion que les associations j existantes suffisent.Toutefois, s’il ; est nécessaire de fonder une union des fermiers, il faut que lout le mon- i de puisse en faire partie sans objection et (pie les chefs inspirent confiance, à tous les points de vue.Mgr Emard et M.Mercier, minis-' Ire de la Colonisation, onl également porté la parole.I.a Société a fait, hier, l’élection de ses dignitaires pour l’exercice 1918-1919.Â~la’ARBITRAGE Lima, Pérou, 5.— Le congrès péruvien a virtuellement accepté de soumettre à l’arbitrage la question des taxes qui a fait Tobjet d'une longue controverse entre le gouvernement et la Compagnie International Petroleum.Les arbitres seront nommés par le Pérou et la Grande-Bretagne.Tl s’agit de quarante et un mille réclamations.MINISTRE ARGENTIN.Buenos-Ayrcs.5.Le Dr Antonio Sarngna vient d'être nommé ministre de l'Argentine an Pérou ; ce poste est vacant depuis plusieurs mois.Henderson seulement, 12.00 8.80 a.m.4.30 p.m.7.20 p.m.8.30 p.ru.LAC HI NE.— Du bureau de Poste.Service de : — 30 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.ro.2«i min.rie 8.00 a.m.à 4.00 p.m.30 min.de 4.00 p.m.à 7.10 p.m.10 min.de 7.10 p.m.à 12.00 minuit.DK LACHINE.— Service o* : — 20 min.de 5.30 a.m.à 5.50 a.m.30 min.de 5.50 a.m.à 9.00 a.m.$0 mjn.de 9.00 a.m.à 1.00 p.m.30 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.; 20 mm.de 8.00 p.m.à 12.10 a.m.! Dernier extrn ù 12.50 a.m.SALT - AU - HIX O L LET ET SAINT-\1NCKNT DE PAUL.— De Saint-Denis £ Raint-Vincent.— Service de : — 35 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 mîn.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.80 min.de K 00 p.m.à 11.30 p.m Tramway pour H n.m.Tramway pour Saint-Vincent.12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT DE PAUL A SAINT-DENIS.— Service de ; 15 min.de 5.45 a.m.à 20 min.de 8.30 a.m.h 15 min.de 4.30 p.m.à 20 min.de 7.30 p.m.à 80 min.de 8.30 p.m.ii 12.00 minuit.Tramway de Henderson A Saint-Denis, 12.21 a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis, 1.10 a.m.CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet.— ; Service de : — 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.— Service de i ~ 20 min.de 5.40 a.m.& 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.A 12.20 a.m.! MONTAGNE.— De Pave, du Pure et Mont-Royal.— Service de : — j 20 min.de 5.40 a.m.fi 12.20 n.tn.I DE L’AVE.VICTORIA.— Service de : — | 20 min.de 5.50 n.m, à 12.30 a.m.1 DE L’AVE.VICTORIA A SNOWDON : — ! 30 min.de 5.50 a.m» fi 8.30 p.m.BOUT DE LT LE.— De La sa lie Notrc- i Dame.— Service de i — fiO min.fie 5.00 n.m.A 12.00 minuit.TETREAULTVILLK.— De Lasalle et Notre-Dame» service de : — 35 min.de 5.00 a.m.tk 9.00 a.m.80 min.de 9.00 n.m.A 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.A 7.30 p.m.80 min.de 7.00 p.m.A 12.00 minuit.1 POINTE-AUX-TREMBLKS.vin Noire-Dame.— De Notre-Dame et lcre avenue, Mal-•onneiive.service de : — }5 min.de 5.15 a.m.à 8.50 p.m.0 min.de 8.50 p.m.A 12.30 n.m.j Dernier tramway additionnel pour le Boulevard Bernard.U 1.30 a.m.LES REMISES PAR POSTE Nous demandons à nos mnis et à ceux qui font affaire avec nous de.nous foire tenir leurs remises de fonds par mandats poste on bons postaux.Si l'on veut envoyer un cheque, nous demandons qu’on le fasse accepter payable au pair à Montréal et dûment timbré.Autrement, l’administration de vra déduire 1rs frais de change de la remise cl les débiter à ceux qui nous auront envoyé de pareils chèques.LOEWS PREMIERE SEMAINE D’ANNIVERSAIRE CHARLIE CHAPLIN Dans sa comédie d’un million de dollars : “SHOULDER ARMS” ALICE BRADY dans : “THE ORDEAL OF ROSETTA".Vaudeville extraordinaire Colini's Variety, danseurs — Cook el Lorenz — Les Merchante* — Scott et Christy — Arthur Sullivan.Représentations continuelles : 1 à 11 11.Après-midi, 10-15s ; soirées, 15-25s ; samedis, dimanches et jours de fête, prix des soirées.Si.DENIS Représentations continuelles de 1 à 11 heures p.m.5 actes de vaudeville et magnifiques filins.“BOSTON BLACKIE’S LITTLE POL”.Dernière production du Metro, avec Bert Lyllell — 9 acrobates arabes — 4 autres numéros.Prochainement : Charlie Chaplin.‘TL-E.Trudeau, limitée”.Avis est donné au public que, en vertu de la lot des compagnies tic Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province tic Québec, des lettres patentes, en date du 7èiue jour de novembre 1913, constituant en corporation MM.llormisdas-Eusèbe Trudeau, marchand de bois, de la ville de Saint-Laurent, district de Montréal ; H.Gérin-Lajoie, avocat et conseil du roi, Joseph-Henri Gérin-Lajoie, Henry Üudyk, avocats, et Joseph-Emile Côté, comptable, tous quatre des cité et district de Montréal, dans les buts suivants : Manufacturer, acheter, vendre, échanger et autrement disposer de bois de charpente, de construction et de toute espèce do produits analogues et généralement de toute espèce de marchandises quelles qu’elles soient ; Fabriquer, acheter, vendre et autrement faire le commerce de toutes sortes de machineries employées dans toutes J es industries du bois et dans toute» les industries s’y rapportant ; Acheter, vendre, louer ou autrement acquérir et disposer de limites forestières et de terres à bois, mettre en valeurs nuciine terre pouvant être acquise par lu compagnie dans le cours de ses affaires pour des fins agricoles ou pour toutes fins pour lesquelles telles terres seraient convenables, acquérir aussi des terres, de chutes «Peau et des droits de prise d'eau dans le but de faire des opérations industrielles avec pouvoir de les vendre, louer ou d’en disposer autrement ; Produire de l’énergie électrique ou autre pouvoir pour les fins de ses propres afin 1res et disposer de leurs excédent dans Je comté Lahclîc et.plus spécialement dans lu paroisse do F Annonciation ; Acheter, noliser ou autrement acquérir des vaisseaux, chalands, allèges et tous navires généralement et les exploiter pour les affaires de la compagnie seulement ; Exercer toute autre industrie, inanufae-tuKère ou autre, que la compagnie jugera pouvoir convenablement exercer en rapport avec ses affaires ou de nature, directement ou indirectement, à augmenter ou rendre profitables aucune des propriétés ou de» droits de la compagnie ; Acquérir ou entreprendre en tout ou en partie les affaires, propriétés et passif do toute personne ou compagnie exerçant aucune industrie que ia compagnie est autorisée d’exercer ou possédant des propriétés convenant aux objets de la compagnie ; Demander, acheter ou autrement acquérir tous brevets, concessions et autres chose» semblables, conférant des droits exclusifs, non exclusifs ou limités, ou aucun secret ou autre information se rapportant à aucune invention qui semblerait de nature à pouvoir être employée pour les fins de cette compagnie ou dont l'acquisition semblerait, directement ou indirectement, avantageuse pour cette compagnie ; les employer, utiliser, développer ou octroyer des licences, et autrement faire valoir les biens, droits, informations ainsi acquis ; S’associer ou conclure des arrangements au sujet du partage des profits, la reunion des intérêts, la coopération, les risques communs, les concessions réciproques ou autrement avec toute personne ou couipugivUi exerçant ou engagée ou se proposant d’exe»-ecr ou de s’engager dans une entreprise ou transaction que la» présente compagnie est autorisée à exercer ou entreprendre’, ou toute industrie ou transaction capable d’être conduite île façon tx profiter directement ou indirectement à cette compagnie, et prêter îles fonds, garantir les contrats ou autrement assister toute telle personne ou compagnie ; prendre ou autrement acquérir et détenir des actions' ou valeurs de toute telle compagnie, et les vendre, détenir, ré-émettre avec ou sans garantie ou autrement en disposer ; Prendre ou autrement acquérir et détenir des actions d’aucune autre compagnie ayant, en tout ou en partie, des objets similaires à ceux de la compagnie ou exerçant aucune industrie capable d’etre, directement ou indirectement, avantageusement conduite pour la eompugnic ; r.onclurc des arrangements avec toutes autorités municipales, locales ou autres qui seront de nature à atteindre les objets de la compagnie, ou aucuns d’eux, et obtenir de ces autorités tous les droits, privilège», concessions que la compagnie jugera désirable d’obtenir, et exécuter ou exercer et se conformer à tous tels arrangements, droits, privilèges et concessions ; Vendre ou autrement disposer en tout ou en partir de l’entreprise de la compagnie» pour telle compensation que la compagnie jugera convenable, et en particulier potf?des actions, débenturrs ou valeurs d’aucun# •nitre comiingnic ayant, eu tout mi en partie, des objets similaires h ceux de cette compagnie ; Vendre, améliorer, gérer, faire valoir, échanger, louer, exploiter, mettre en valeur ou autrement disposer, en tout ou en partir, «le la propriété et de» droits de la compagnie ; Acheter, prendre à hall ou en échange, louer ou autrement acquérir aucune propriété personnelle et aucuns droits et privilèges que la compagnie jugera nécessaires ou utiles pour les fins de ses affaires et eu particulier toute machinerie, Justnllatiotl et nuirchandises en magasin ; Faire toutes ou aucune de» choses ci-dessus comme principaux, agents, entrepreneurs ou autrement, soit seuls ou conjointement avec d’dntrcs ; Faire toutes telles aulrat rhoses qui sembleront nécessaires pour atteindre les objets ci-dessus, «oui le nom de “H.-K.Trudeau, limitée”, avec un capital social de vingt mille piastres (*20.000.00), divisé ru deux cents (2001 actions de cent piastres ($100 00) (hnctinc.La principale place ^’affaires «le la corporation sera à Montreal, dans le.district de Montréal.Daté du bureau «lu secrétaire da la pro* vlnce, ce septième Jour de novembre 1918.Lp ftous-secrétaire de la province.C.-J.SIMARD. VOL.IX.— No 286 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 5 DECEMBRE 1918 ?COMMERCE ET FINANCE CHAMBRE DE COMMERCE LE MESSAGE WILSON LA MATINEE À LA BOURSE LES ACTIONS MONTREAL POWER FONT F SCORE L’OR-JET DE QUELQUES AFFAIRES, MAIS ELLES FLECHISSENT SOUS LE POIDS DES REALISATIONS DE BENEFICES.— LA SEANCE.ÇA ET LA Les recettes d’exploitation du iirand-Tronc, pour les dix derniers jours de novembre, s’établissent à 1,990.921, en augmentation de $773,111, soit 03.2^«, sur la période correspondante de l’année dernière.C’esl la période hebdomadaire la plus brillante de la compagnie.Les recettes mensuelles de l’entreprise se totalisent à $6,109,272, soit une plus-value de $2,087,880, soit 51.2%, sur l’an passé.LE MARCHE DES VIVRES LE PRIX DES BETES A CORNES SUR PIED MONTE DANS DES PROPORTIONS VARIANT DE 25 A 50 SOUS LES 100 LIVRES — NOS EXPORTATIONS AUX ETATS-UNIS.AiirMFNTATiniiomEYinNc iPLACEMENTS DE NOVEMBRE AUviMcn i A^liUli KtrLtAlUNo mus offrons, sujet a vente préalable, les debentures suivantes: EXAGEREE TARDIVES == RAPPOlt- A New-York, le fait marquant ré-Md!- dans 1 autorisation que la Bourse a obtenue de réduire aux proportions initiales la marge exigible pour Je, affaires à terme traitées sur le parquet.On voit dans ce relâchement des restrictions récentes un encouragement aux capitalistes de taille modeste.Us pourront profiter, avec plus d’aisance, dus occasions de réaliser des bénéfices.Sur notre place, on continue de s’entretenir de l’absorption projetée des usines hydro-électriques, sous la juridiction, de Ja Montreal ‘¦‘iVamway & Power, par la Montreal Light, H.t Power, On constate que, !•¦ cas échéant, l’opération sera à i avantage des deux firmes.L'ensemble des affaires demeure calme.Les Montreal Power continuent de faire l’objet de plusieurs opérations, à des cours fléchissant notablement, par suite des réalisations de bénéfices.Ces valeurs ouvrent à 86, contre 80 L en clôture d’hier, et rétrogradent é 841 a vers midi.Les autres valeurs sont peu traitées.Les Iron sont à peu près stationnaires, à 60 1-2 (ex-dividende 1 1-2 pour cent ; 10 parts de Canadian Car changent de mains à 31 3-4 ; des lots désassortis de Montreal Cotions se vendent a 59 ; les Brompton Paper s’inscri-ent à 59 ; les Shawinigun remontent à 116 et s'y maintiennent avec fermeté ; 10 des actions hors cote Laurentide Power trouvent preneur à 61 Vé ; les Consolidated Felt sc traitent à 7% ; les North American Pulp, valeur également hors cote, se négocient à 2% les Quebec Railway s’échangent, par lots fractionnés, à 17 ; et les Maple Leaf font 130 (ex-divvidende).Pour ce qui est des actions de priorité, les Canadian Car se présentent à 85 ; les Montreal Cotton se fixent à 100 ; des lots fragmentés de Can.Cement trouent acquéreur à 91 ; et quelques rares parts de Banque d’Ilochclaga s’absorbent à 141.L’ensemble des affaires de la matinée a porté sur 2,897 parts.l.es actions Dominion Steel Cov-l>oration viennent ex-dividende i ; 1-2 p.c., aujourd’hui.OPERATIONS DE L'APRES-MIDI D’HIER Actions: ordinaires Brazilian.50 à GO 1-2, 50 à 50 t-2.A s best un f.orp.25 â 40, 50 à 40.Alnel K'unlti.G à 22, 25 à 22.('an.Stcîiimhip.15 à 40.1 à 4(i, 35 4 à 40.Canadian (Jar.75 à 31 1-2, 25 à 31 1-2, 5 à 31 1-2.Steel (Jo.of Can.25 à 00, 25 h 60, 25 à 00, 25 it 00, 50 il 00.Mont.!.H.and P.Cons.(Civic Invest.).225 à 86, 30 à 85 7-8, 25 à 85 7-8, 100 à 85 3-4, 25 à 85 5-1, 1 tt 85 1-2, 250 à 85 3-1, 355 à 85 3-1, 100 à 85 1-2, 50 à 85 1-8, 1200 il 85, lUDO à 85, 50 à 85 3-4, 25 à 85 1-2.51 à 85 1-4, 25 à 85 1-4, 1 à 85, 25 à 85 1-2, 85 à 85 3-4, 225 à 86, 225 à 80 1-8.Can.Forgings.75 à 200, 25 à 200, 50 à 199 1-2.St.Lawrence Flour Mills.10 A 92, 5 à 82 1-2.Dom.Steel Corp.25 à 02, 75 à 62, 50 a 62, 25 à 02, 25 û 02, 25 à 02.25 à 62.Wayngamack.25 a 50 1-2.Dom.Textile.25 à 100, 5 a 100.Ottawa Tract.10 à 07, 3 à 67.Shawinigan.75 à 110.75 à 116.10 n 116, 100 à 116, 15 à 115 3-4.5 à 113 3-4, 5 à 1 !5 7-8, 5 ù 116, 25 à 115 3-4, 25 il 115 3-4.Emprunts de iruerre Dominion 1931.$1000 Dominion 1937.$1000 Actions de priorité Can.Steamship.25 à Dhiiçation* Canaria Ornent.$2000 Une dépêche de New-York porie que la Banque de Réserve fédérale américaine a accédé, hier, à la demande des autorités de la Bourse de New-York permettant à celle-ci de réduire de 36 et 37 Va à 20%, comme antérieurement, la marge exigible pour les affaires à terme traitées sur le parquet.La Bourse de New-York a obtenu cette concession après avoir donné l’assurance qu’elle est maintenant en mesure de maîtriser le marché.Il est entendu que ees restrictions seront remises en vigueur, si la fiabilisation du marché monétaire le commande.Les compensations des banques de Ja ville d’Ottawa, pour la hui-laine écoulée aujourd’hui, se présentent à $10,375; celles de la ville de Toronto, à 881,756,732; celles de Brantford (Ont.), à $1,059,666; celles de Hamilton (Ont.), à $6,515,-759; celles de London (Ont.), à $3,462,852, et celles de Windsor (Ont.), à $1,169,105.Les nouvelles télégraphiques revues de Wall Street fout connaître que l’ouverture du marché new-yorkais des valeurs mobilières, aujourd’hui, ira guère répondu à l’attente générale.On avait pensé, dans les milieux financiers de la métropole américaine, que le relâchement des restrictions imposées sous l’inspiration des établissements de crédit dans le but exprès de prévenir ies abus de la spéculation.Les cours de début ont été irréguliers.Les aciéries, les cuprifères, les.fabriques de matériel de chemins de fer et le groupe de la propulsion ont perdu des fractions, mais la cote s’est vite raffermie sur l’impulsion des demandes d’information relatives aux voies ferrées et des transports maritimes, de même que des spécialités comme ies tabacs et les sucrifères.DECLARATIONS D£ DIVIDENDES Shaiuinigan Water and Power Ço.— Dividende trimestriel régulier de 1 3-4 p.c., échéant le 10 janvier aux actionnaires inscrits le 27 décembre.•46,! N 5K>.;i 90 LS.98.“THE CLASH” Le remarquable volume de M.William-'Henry Moore sur la ques-lion des langues et des races au La-i nada se vend maintenant $1.75, pour la nouvelle édition, et $1.96 par la poste.On peut se le procurer au Devoir.C’est un ouvrage imprimé sur papier fort, relié toile, et qui a 335 pages.On ne saurait trouver de livre d’une plus grande ictuulité à donner à des gens de langue anglaise, ni de meilleure étude de la question bilingue au Canada, pour les bibliothèques auxquelles ont accès les Anglo-Canadiens.LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New York ei à Montréal (26 novembre 1918) : i ivre sterling \ New-York A Montréal Papier à 60 jours.473.00 170.70 Id., à demande 475.75 482.95 Par câble sous- marin.476.45 483.65 Cour du change new-yorkais sur la place montréalaise, 1 1-2 de prime.Le franc (N.-Y.).545 5-8.Taux d'escompte, à Londres, 3 3-8%.Taux d’escompte de la Banque d'Angleterre, 5%.BOURSE DE NEW-VORK t onr» fourni» par MM.Brnneatt ot De* «.I .G!> au.An».I.ooï.1.2 G; n U.Ster*! v m Sm-rit.S^’> l.ehtghVai.J ,riÿ ; a « aeon.M no;-, WG Mak.Mot».A le h.Men Alex.Pci t a.15J î fifii.: At tan «Juif m ion N.Y.N JI.-i.V, feu ,Î4 Cat».P.*L .Rubb U.S.70, (ï> C.i u Hr.d, «H iè Sinclair OU| MG .M Par Tinteniiédiaire des marchands à commission (jobbers), les prix se présentent comme suit ; Blanc, en rayon.30 à 32s Blaiy;, extrait,en bidons de 5 à 10 livres .Blanc, extrait,en bidons de 30 livres.Blatte, extrait, en bidons de 60 livres.28 à 28s J/i 27 à 27s Vv 26 à 26s’i volailles DÉLÉGATION AUPRÈS DE L'EMPEREUR (Service de lu Presse Associée) Copenhague, 5.— Une dépêche de Berlin dit que le conseil des soldais et des ouvriers ont envoyé une délégation à la Haye.Elle doit négocier avec l’ex-empereur dans la capitale des Pays-Bas.Unici Stce Culm C.S.| Del ÀHud.j i»t.Seeur j Kriepc.Nol hriepr.Nd'i) Mi* Urdia Gén.Moto j Cr.N or .or.H idu & l .ert 1 Inü.Alcoh : ln»p.Copp i inter, priv.j lut.M.orp; ^ feoutkPac.' to.u .30 Sont.1UÎL ! ; 19 jUu tt'4 P i .l'di?U.S, Sttt.or.l U814 f.s.hlerl|i 112 .J.rtahC*ptpc VS'T 1IU HH) Vùg.Clic.*3 I 4 7% VV » afcloghoil j 43*'„ | WiUy«Del 25>:; .choix, la livre, qualité secon- 88s 36s 38s 30s 29s 20s 32s LES BILLETS DE L0ZEAU DES MINES La troisième série des billets du soir de Lozeau se vend 50 sous l'unité, 55 sous par la poste.N ne reste aucun exemplaire des deux premières séries.On peut se procurer la troisième au Devoir ou chu/, l’auteur, 343, rue Drolet, en ville, de même que dans toutes les bonnes librairies de la province.LA NOTE AMERICAINE résume chaque noir la journée financière.Pour la recevoir gratis il suffit (le s'adresser à M.J.A.SAUVE nu burrnti «If Montréal de la Maiion BRYANT, DUNN & Co., Hue Halnl-Françnla-Xavter, No» 84.88.rSLBPHONE MAIN 4960.Cours fournis pur la muison Bryant, Dunn nutl f’.n.rue .Sulnt-Fruiiçois-Xavier, No 80, Montreal.De- Off re.mande.Ailumic.OU 10 Vp«»\.4 Hailey.ftléj Beaver.Boston (irerk.'U .'IS r.oiiingus.‘S.\a Crown Res.*.!2 DiiviiKon.1,5 Donir ., j[\ ’.'(D/ij Dotiu* l.»ikr.IS |f1 Dome Mines.,, .nui» ^at> L’OCCUPATION pB_ LES POILUS EN PAYS TEUTON .4 1 Oàne ARMER EltAXÇAISE TRAVERSE LA FROSTIERE ET OCCUPE.SAXS ISCIDEST, LA VALLEE DE LA SARRE — LA POPULATION PLUS ETONNEE QU’ABATTUE — UN BONJOUR EX FRANÇAIS.|____ALLEMAGNE RIEN POUR LA PRESSE L’ANCIEN KAISER NE VEUT PAS \ FAIRE MAINTENANT DE DELLA RA Tl ON S A UN JOURS A LISTES: IL ATTEND QUE LES ACCUSATIONS LANCEES CONTRE LUI SOIENT FORMULEES COMME TOUT LE MONDE.von llindcnburg à ses Irou- Avec l'année française en Allemagne, 5.— La 10e armée française en roule vers le Rhin et .Mayen ¦ a franchi la frontière allemande 1N70, occupant la vallée de la Sarre.L'avance en territoire leu-on s'est accomplie sans incident.Selon les apparences, elle se continuera en bon ordre et dans le calme.La population des districts atteints semble plus étonnée qu'abattue.Les personnes qui viennent directement en contact avec les officiers et les soldats français montrent plus de politesse que de déplaisir.L.i fonctionnaires impériaux encore en fonctions reçoivent les autorités militaires françaises avec froideur, mais sans rudesse.Les événements historiques ne troublent apparemment pas le cours de la vie urbaine et rurale.Les femmes et les jeunes garçons font le labourage.Les affaires se poursuivent aclivemcnl dans des villes de 10,000 à 20,000 habitants comme Sarrelouis et Surrebrouck.I.cs rues sont remplies de personnes qui font leurs emplettes.11 y a un nombre extraordinaire d’enfants qui examinent les montres où sont exhibés les jouets et les présents de Noël.La plupart des habitants ne font pas attention aux uni-fonnes français.Quelques-uns jettent un sombre regard sur les troupes.D’autres les contemplent avec étonnement comme s'ils ne croyaient pas encore à la réalité de la situation.Les enfants accueillent cordialement les soldats français.Ns emploient presque aussi souvent le mot “bonjour” que le mot “guten tag”.La plupart ont appris la signification du mot “sou", et exploitent innocemment leur science.Jusqu’ici, les troupes du général Mangin n’ont rencontré qu’une légère résistance passive de la part des fonctionnaires allemands.Le peuple se montre non seulement docile, niais parfois chaudement hospitalier.T
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.